LEÇON 2 : L’UNION EUROPÉENNE DANS L’ESPACE
Section 1 : l’UE, une institution européenne parmi d’autres.
I. Le conseil de l’Europe
A) Organisation et activités
Apparu à la fin de la 2 ème GM, plusieurs propositions apparaissent pr
promouvoir une nouvelle organisation en EU occidentale afin d’éviter que
la guerre se reproduise. En 1946, Discours de Churchill dans lequel il
invite l’All et Fr à se réconcilier et à construire les « Etats-Unis d’Europe ».
Plusieurs organisations de forment :
- Union occidentale, créée en mars 1948
- OECE, créée en avril 1948 pr coordonner la distribution du Plan
Marshall
- Congrès se tient à La Haye en mai 1948, visant à créer une union
pôl en Europe. Ce Congrès met en lumière une opposition entre ceux
qui veulent créer une organisation fédérale eu et ceux qui prônent
une simple entente gouv (pb de degré de coopération)
5 mai 1949 : signature du Traité de Londres. Il instaure le Conseil de
l’Europe (Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-
Bas, Norvège, Suède et RU). Ce traité entre en vigueur le 3 août 1949.
Maintenant 46 états membres : comment intégrer ? Différents critères :
Intégrer le principe de prééminence du droit : protection contre
l’arbitraire et l’immixtion des autorités publiques. Il permet de garantir
le principe de l’égalité des délits et des peines. On peut un peu
rapprocher cela du principe d’état de droit.
Critère géographique : même s’il est moindre puisque le Conseil
s’étend jusqu’au Caucase.
Critère politique : être en mesure d’organiser des élections libres,
ratifier la Conv.EDH.
Abolition de la peine de mort en temps de paix ou instaurer un
oratoire qui l’abolira. La Conv.EDH consacre un droit à la vie MAIS elle a
été signée en 1949, bcp d’états avaient encore la peine de mort.
Néanmoins, avec le temps ont été admis des protocoles additionnels,
notamment le protocole 6 en 1983 sur l’abolition de la peine de mort
en temps de paix. Bien plus tard, dans les années 2000 on abolira la
peine de mort en tout temps. ⚠️ les protocoles ne sont pas
obligatoirement signés par les pays membres au nom de leur
souveraineté ; on n’impose pas l’abolition de la peine de mort en
temps de guerre pour donc protéger leur souveraineté.
Certains états bénéficient d’un statut d’observateur auprès du conseil des
ministres : Vatican, USA, Canada et Mexique.
Depuis 2009, statut de partenaire pour la démocratie a été instauré :
permet à des états/régions +/- voisines de participer aux travaux de
l’assemblée parlementaire. Ce sont des états qui n’ont pas
géographiquement vocation à s’intégrer au conseil de l’Europe, mais qui
souhaitent s’approprier les valeurs de celui-ci : les parlements
nationaux vont envoyer une délégation : Maroc, Jordanie, Palestine et
Kirghizstan.
Organes du Conseil de l’Europe :
Le Conseil de l’Europe fonctionne selon un modèle d’intégration bien –
avancé que celui de l’Europe. C’est un fonctionnement
intergouvernemental.
Comité des ministres : composé des représentants des états
membres qui se réunissent 1x/an mais aussi des représentants
permanents qui se réunissent 1x/semaine. Les états assurent
successivement la présidence de ce comité (pendant 6mois). Il est
chargé d’adopter les conventions adoptées par le Conseil de
l’Europe et des résolutions (= expression formelle de la volonté
d’une organisation, c’est une prise de position qui n’a pas de valeur
juridique. Elles donnent des orientations). En droit international, on
parle de soft Law = droit qui n’a pas de valeur obligatoire, a une visée
plutôt incitative et persuasive. Le Conseil de ministres agit grâce à la
soft Law et va faire usage de sa magistrature d’influence en
adressant aux états membres des recommandations à visée
persuasive.
Assemblée parlementaire : ⚠️ne pas confondre avec le Parlement
européen, élu au suffrage universel direct. L’Assemblée parlementaire
est composée des parlementaires nationaux. 306 membres, nombre de
représentants proportionnel à la pop. Les délégations qui sont envoyées
à cette assemblée doivent refléter les principales formations pôl
nationales.
Siège à Strasbourg dans le même hémicycle que le Parlement Européen
(mais ne se réunit que 4x/ an donc pas grave).
Elle a un rôle exclusivement consultatif ; instance de discussion.
Elle adresse des recommandations au comité des ministres pr orienter
ses discussions. Elle peut adopter des résolutions à disposition des
états membres pr orienter leur pôl nationale. Enfin, elle participe à
l’élection des juges de la CEDH.
CEDH : ⚠️à ne pas confondre avec la CJUE. La CEDH a été instituée par
la Conv.EDH signée à Rome le 4 nov. 1950. La CEDH institue un
mécanisme juridictionnel qui permet aux états/indiv de faire respecter
leurs droits. Depuis 1998, le droit au recours indiv est
obligatoire : les requérants peuvent s’adresser directement à la CEDH.
Toute personne qui vit sous la juridiction d’un état ayant ratifié la
Conv.EDH. On peut la saisir seulement si on a déjà épuisé toutes les
voies de recours interne : principe de subsidiarité. MAIS elle statue
seulement en droit pr vérifier si l’état en question a violé les
droits/libertés prévues par la Conv.EDH : ce n’est pas une juridiction de
4e instance. Elle prononce des constats de violation et parfois des
satisfactions équitables (indemnités).
Elle est composée de 46 juges (1 par état) dont le mandat est de 9 ans
non-renouvelables. Elle peut être saisie par un état pr faire constater un
manquement aux dispositions de la convention ou de ses protocoles
additionnels (par un autre état) : recours interétatique consacré à
l’art. 33 de la Conv. pour faire respecter l’ordre interétatique
européen. MAIS recours phare est le recours individuel garanti à l’art.
34, ouvert à toute personne physique, organisation non-gouv,
associations (certaines personnes morales). Le requérant doit avoir un
intérêt juridique à agir.
Conséquences des constats de violations : ils ont une force
obligatoire (en théorie) et les états sont sensés s’y conformer sous 6
mois. Cela peut impliquer une réforme législative OU rouvrir la
procédure juridique mais cela dépend du bon vouloir des états. Pr palier
à cela, on a confié le contrôle d’exécution des arrêts au comité des
ministres. La Cour refuse les actions popularistes.
Dans la CEDH on ne trouve pas le principe de dignité humaine, mais il
va être reconnu à l’art. 3 sur la torture.
B) Les liens entre le Conseil de l’Europe et l’UE
Les liens entre les deux doivent être distingués car il ne s’agit pas du
même ordre juridique.
Ils apparaissent de manière concomitante (mai 1949 et mai 1950). Les
finalités sont au fond identiques, puisque le but de la CECA est de
rapprocher All et Fr et réinstaurer la paix en Europe ; les deux institutions
font différemment mais la finalité est la même (même si elle apparaît en
2nd temps pour l’Union).
Grâce à l’action de la CJUE et l’adoption de nv traités et l’élaboration de la
Charte des droits fondamentaux, cet objectif de respect des droits
fondamentaux va entrer dans le but de l’Union.
Relations existantes entre CEDH et l’UE
1/ La CEDH ne fait pas partie des sources du droit de l’union, ce
n’est pas une source de droit primaire mais une source d’inspiration pr
la CJUE (même la principale avant l’existence de la Charte pour élaborer
les principes généraux du droit de l’UE).
2/ Adhésion de l’UE à la CEDH. Le parlement européen y faisait déjà
allusion en 1994 car c’était avant l’adoption de la Charte ; le Parlement
considérait qu’il fallait considérer à l’union une source de droits
fondamentaux. Depuis l’adoption du Traité de Lisbonne, on ne se pose plus
la question de savoir si c’est une bonne idée car l’art. 6 §2 du TUE dispose
que l’Union adhère à la CEDH ».
Mais ce n’est pas pcq c’est écrit que immédiat : l’indicatif vaut impératif.
L’adhésion est une obligation mais l’Union n’a pas encore adhéré à la
CEDH pr l’instant car bcp d’étapes.
Relations conflictuelles, réticences entre l’UE son adhésion à la
CEDH
Différents problèmes : (à remettre en forme)
- Problème de compétence : en 1996, la CJUE rend un avis et
considère que la communauté européenne n’a pas la compétence pr
adhérer à la CEDH. A l’époque, l’UE n’avait pas de perso juridique. A
l’inverse, à l’époque seuls des états pouvaient ratifier la CEDH, or
l’UE n’est pas un état.
Pour pallier ce problème :
o Traité de Lisbonne 13 déc. 2007 : permet à l’UE d’obtenir
la personnalité juridique
o Protocole 14 qui a modifié l’art. 59 de la CEDH, permettant
désormais aux organisations internationales d’adhérer à la
CEDH.
- Problème de rapport de subsidiarité entre les 2 ordres
juridiques : quel ordre doit primer ? Depuis l’adoption de la Charte,
on avait une concurrence de textes (Conv.EDH VS Charte). Comment
ces deux textes pouvaient-ils coexister ? Au-delà, l’adhésion à la
CEDH ne devait pas modifier les compétences de l’UE. Solutions :
o Adopter un mécanisme interne pr s’assurer que la CJUE
effectue un contrôle interne sur les actes de droit de l’UE
avant le contrôle externe opéré par la CEDH.
o Pb que pose le protocole n°16 (dernier à être entré en
vigueur). C’est un protocole qui permet aux Cours Suprêmes
des états membres d’interroger la CEDH sur la conformité du
droit national à la Convention. Dans certaines circonstances,
les états membres doivent poser à la Cour une question
préjudicielle (doute sur droit de l’UE).
Il pourrait avec le protocole 16 avoir une concurrence : que les états
membres interrogent la CEDH et non plus la CJUE.
- Problème de l’adhésion à la CEDH ne devait pas altérer
l’autonomie de l’ordre juridique de l’UE : les états membres de l’UE
ne pouvaient pas se départir des obligations issues du droit de
l’Union en invoquant le système de protection de la CEDH,
notamment pcq celui-ci pourrait sur certains aspects intégrer un
degré de protection + élevé que celui du droit de l’Union.
o Groupe 46+1 réfléchit à l’adhésion de l’Union à la CEDH : ces
négociations ont débuté en 2010 et après 3 ans, 1 er accord
trouvé en 2013.
o En déc. 2014, la CJUE 2/13 se prononce sur ce projet et n’est
pas d’accord avec : cet avis a mis un très gros coup d’arrêt à
ce processus d’adhésion de l’UE à la CEDH. La CJUE estime
que les conditions d’adhésion ne respectent pas le principe
de confiance mutuelle : principe qui exclue qu’un état
membre vérifie le respect des droits fondamentaux d’un autre
état membre.
Perspective d’adhésion relancée en avril 2023 : les négo ont trouvé un
nouvel élan avec la publication d’un rapport par le comité directeur pr les
droits de l’homme, chargé de mener ces négo. Dans cet avis de 2023, des
solutions sont avancées pr répondre aux craintes de la Cour :
- L’adhésion de l’UE à la CEDH ne doit pas affecter l’application du
principe de confiance mutuelle
- Sur le protocole 16, le rapport indique qu’un état membre ne pourra
pas saisir la CEDH pr avis lorsque le droit de l’UE impose
obligatoirement à une juridiction de soumettre à la CJUE une
question préjudicielle.
MAIS : c’est un avis qui permet de trouver des solutions, mais on attend un
nv avis de la CJUE.
Vis-à-vis des instit européennes, l’adhésion devra être acceptée par le
Conseil de l’UE après approbation du parlement européen. L’adhésion de
l’UE à la CEDH devra être ratifiée par chaque état membre de l’UE. Enfin, il
faudra que toutes les parties à la CEDH acceptent l’adhésion de l’UE.
II. Les autres organisations européennes
A) Les organisations de sécurité et de défense : l’exemple de
l’OSCE
En déc. 1994, lors du Sommet de Budapest, a été créée l’OSCE. Cette
organisation succède à de multiples conférences sur la sécurité, qui se
sont tenues entre 1975 et 1989. De toutes ces conférences, on retient
l’acte final d’Helsinki en août 1975 qui contient différents
engagements en matière pôl et militaire.
Sur le plan géographique, l’OSCE regroupe les pays l’Europe centrale,
occidentale et orientale mais également des pays d’Asie centrale et du
Caucase, tout en intégrant les USA, le Canada et la Mongolie.
Elle contient 57 états donc toutes les décisions sont adoptées par
consensus, cad en l’absence d’opposition manifeste par l’un des états
membres (organisation intergouv).
Le but de l’OSCE est de prévenir les conflits en gérant les crises pôl, en
procédant au règlement pacifique des différents (maintien de la paix). Elle
vise également à réduire les armements en Europe en plafonnant les
équipements militaires.
L’OSCE promeut aussi la protection des minorités nationales, et +
largement la protection des droits de l’homme. Il y a aussi un volet de
coopération dans la culture et l’environnement.
Organisation qui mène des pôl de sensibilisation.
Sur le plan organisationnel : (schéma)
Sommets : réunion des chefs de l’état qui donne une impulsion pôl à
l’OSCE.
Conseil des ministres des affaires étrangères, qui se réunit au
moins une fois/ an. C’est l’organe décisionnel.
Conseil permanent basé à Vienne (Autriche) composé de
représentants des états membres, et prend donc des mesures
d’exécution.
Assemblée parlementaire de l’OSCE composée des représentants
élus des états membres et se réunit une fois par an (+ 300
parlementaires). Elle permet de faire le lien avec les parlements
nationaux en les informant de ce qu’il se passe au sein de l’OSCE.
Stabilité en Europe.
B) Les organisations économiques : l’exemple de l’OCDE
Permet aux pays industrialisés d’Europe, d’Am. Du nord et d’Asie Pacifique
de se réunir pr établir des pôl éco communes.
Création en 1948 son objectif était d’assurer la reconstruction éco de
l’Europe avec le Plan Marshall.
18 états à l’origine + 2 associés (Canada + USA), et aujourd’hui 34 états
membres.
Ce qui compte c’est d’être une démocratie pluraliste qui fonctionne selon
les règles de l’économie de marché : tous les états ne peuvent donc pas
intégrer l’OCDE si leur économie ne répond pas à leurs critères.
L’UE participe à l’OCDE par l’intermédiaire de la commission EU.
But de l’OCDE est d’augmenter le niveau de vie, d’accroitre le commerce
international et faire progresser la croissance économique en coordonnant
les pôl économiques. L’objectif est de créer un véritable espace de
discussion pr entamer des négociations sur le plan économique, qui ont
permis l’adoption de traités internationaux (fiscalité, lutte contre la
corruption, contre l’évasion fiscale…).
Elle vise également à accompagner la transition éco de certains pays vers
l’éco de marché.
Section 2 : l’UE et le monde
I) La participation aux organisations internationales
A) Le statut de membre
L’UE s’enrichit au contact d’autres organisations internationales :
elle est membre de l’OMC, elle a le statut d’observateur à l’ONU et a des
relations avec la ASEAN, MERCOSUR. Elle passe des accords privilégiés
avec certains groupements de pays notamment dans les caraïbes, le
pacifique et les PECO.
Art.216 du TFUE, l’union est habilitée à contracter avec des
organisations internationales et des états.
Art.220 du TFUE, liste les liens qu’entretient l’union avec les organes des
nations unies et leurs instit spécialisées, mais aussi avec le Conseil de
l’Europe, l’OSCE et l’OECE.
On compte en Europe 38 bureaux de liaison d’orga interna auprès de
l’union (Interpole, Ligue des États arabes, Conseil de l’Europe, OMS, Croix
rouge, Union africaine etc…).
B) Les autres statuts
Il est possible que l’organisation internationale ne permette pas
l’adhésion de l’union car seuls des états peuvent y participer. Dans ce
cas, elle doit se contenter d’un statut inférieur mais qui lui permet de
participer aux travaux réguliers de organes sans en être membre, elle peut
avoir le statut d’observateur permanent mais sans le droit de vote pr
s’exprimer en séance et présenter des propositions.
Au sein du FMI, c’est la banque centrale européenne (BCE) qui a un
statut d’observateur.
L’UE est observateur permanent auprès de l’ONU, de l’OMS, de l’UNESCO
etc…
L’UE est appelée à participer à des enceintes internationales (G7, G20)
dans ce cadre, le président de la BCE y participera ou le commissaire
chargé des affaires éco et monétaires au sein de la commission euro.
II. L’extension du champ des relations extérieures
A) Des relations originellement limitées au domaine commercial
Dès la création de la CEE en 1957, concentration sur l’union éco car cette
union avait pr fonction de renforcer l’unité interne des états membres.
MAIS les pères fondateurs de la CEE avaient conscience que cette unité
interne ne pouvait se passer d’une dimension externe -> l’une des pôl
initiale créée intègre une dimension internationale.
Exemples :
- PAC (pôl agricole commune), tournée vers l’objectif d’autosuffisance
alimentaire, mais qui élabore dans le même temps une pôl
internationale d’exportation.
- Union douanière, permet le libre commerce au sein de l’espace
éco euro mais il faut forcément réfléchir à la question des
exportations et aux tarifs douaniers fixer pr les interna -> fixation
d’un tarif intérieur commun
Problème : le traité de Rome n’indique pas si cette pôl s’applique à
d’autres secteurs que celui du commerce des marchandises. Càd,
le traité de Rome n’indique pas si l’union dispose de la possibilité de
mener une action extérieure dans d'autres domaines que l’action
commerciale.
Arrêt AETR, 1971, Cour de Justice : interprétation souple du traité, elle
indique que les domaines couverts par la pôl commerciale commune ne
sont pas limitativement énumérés dans le traité de Rome. L’union peut
aller au-delà et négocier des accords internationaux en matière éco même
si pas explicitement cité dans le traité de Rome.
Admet que la communauté puisse agir sur le plan externe à
chaque fois qu’elle est compétente sur le plan interne (éco).
Ex : pôl commerciale commune, l’accord Union/Mercosur : les
négociations de cet accord sont anciennes (1999). L’objectif principal est
de supp les droits de douanes entre les partenaires éco. Il
comprend aussi des règles d’ouverture des marchés publiques.
Raison pr laquelle les agriculteurs européens sont inquiets, car
concurrence directe avec ceux du Mercosur et craignent de perdre des
parts de marchés et que ça entraîne une baisse des € car les producteurs
d’Amérique du Sud produisent à plus bas coût.
Autre risque est de ne pas respecter les standards européens.
B) L’extension des compétences
1) En matière de politique étrangère et de sécurité
Le Traité de Maastricht a ajouté 2 piliers de coopération
intergouvernementale (relatif à la PESC et JAI). On a intégré les questions
de paix et sécurité dans le champs européen, donc aujourd’hui on trouve
dans le préambule du TUE des références aux relations
extérieures de l’UE.
Le Traité d’Amsterdam va instituer une fonction de représentants pr la
pôl euro de sécurité commune.
Depuis le Traité de Lisbonne, cette fonction s’appelle haut
représentant pr les affaires européennes et la pôl de sécurité. Il ne
va pas ex représenté l’UE à l’ONU, il est vice-président de la commission
euro, le chef de la diplomatie euro et va exprimer la positon de l’UE dans
les organisations internationales et au sein des conférences
internationales.
Le traité institue aussi le service euro pr l’action extérieure -> 145
délégations dans le monde qui représentent l’UE.
Sur le plan des organes on retrouve le Comité Pôl de Sécurité (COPS),
constitué d’ambassadeurs des états membres auprès de l’union qui
préparent et suivent les travaux de la PESC et assurent le contrôle pôl et la
direction des opérations de crise.
2) En matière de défense commune
2 évolutions majeures :
1/ Le passage de la communauté européenne de défense à l’union
de l’Europe occidentale (CED -> UEO). En 1950, un président du conseil
français (René Pleven) propose de créer une communauté
européenne de défense, càd une armée commune composée d’unité de
différentes nationalités.
En 1954, l’AN enterre le projet (gaulliste et communiste y étaient
opposés). Pr compenser va être créer l’UEO la même année -> 9
membres, seule organisation compétente en matière de défense
européenne.
Le Traité de Bruxelles prévoit à l’art.5 une obligation de défense
mutuelle.
Flop car subordonnée à l’OTAN et pendant la guerre froide lieu de
discussion pôl, dépourvue de capacité d’action.
À la fin de la GF on se demande que faire de l’UEO, avis divergeant : RU
considérait que l’UEO n’avait pas à s’occuper des questions de défenses
car appartenait à l’OTAN. MAIS évolution avec traité de Maastricht, l’UEO a
acquis la compétence d’exécuter les décisions ayant un lien avec le
domaine de la défense.
Flop car peu de pvr et pdt les guerres des Balkans c’est l’OTAN qui
intervient. Elle est restée un forum de consultations pôl puis
dissoute en 2010.
Le traité de Lisbonne va intégrer une clause de défense collective et va
être créé la pôl euro de sécurité et de défense commune (PESDC).
En 1998 est décidé qu’il fallait doter l’union d’une capacité autonome
d’action appuyé sur des forces militaires -> acte de naissance de la pôl
euro de sécurité et déf. Lors du Conseil européen de Nice va être
décidé la création d’une nvlle structuré de déf et le traité de Lisbonne va
rebaptiser la pôl eu de sécurité et de déf la pôl euro de sécurité et de
défense commune.
On y retrouve la clause de solidarité qui impose à chaque état de portée
assistance aux états membres touchés par une catastrophe ou un acte
terroriste (art.222 TFUE). Il y a aussi une clause de défense collective
(art.42 §7 TUE).
Méthode intergouvernementale
À l’heure actuelle, l’Union dispose d’une force de réaction militaire
composée d’une force multinationale pouvant intervenir sur des missions
spécifiques.
Exemple : 11 opérations militaires en cours et 14 opérations civiles.
Opération militaire au Niger, en Ukraine, en Méditerranée, Côte
Somalienne, Bosnie.
Opérations civiles au Kosovo, Moldavie, Géorgie, Arménie, Ukraine
(opération EULEX), but étant dans le respect de l’état de droit. Au M-O elle
intervient sur les territoires palestiniens (EUPOL) mission de police. Force
présente en Irak (EUAM) mission de conseil.
La question de la création d’une force militaire commune persiste tjr ajd.