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Milieux Ferromagnetiques Cours

Ce document traite des milieux ferromagnétiques et de leur importance dans l'électromagnétisme, en reformulant les équations de Maxwell pour mieux les étudier. Il aborde des concepts tels que le moment magnétique, l'aimantation, et les pertes d'énergie dans les bobines à noyau ferromagnétique. Les matériaux ferromagnétiques, comme le fer et le nickel, sont caractérisés par des moments magnétiques permanents qui s'alignent même sans excitation magnétique.

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Milieux Ferromagnetiques Cours

Ce document traite des milieux ferromagnétiques et de leur importance dans l'électromagnétisme, en reformulant les équations de Maxwell pour mieux les étudier. Il aborde des concepts tels que le moment magnétique, l'aimantation, et les pertes d'énergie dans les bobines à noyau ferromagnétique. Les matériaux ferromagnétiques, comme le fer et le nickel, sont caractérisés par des moments magnétiques permanents qui s'alignent même sans excitation magnétique.

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Lycée Naval, Spé 2.

S
Électromagnétisme.
N
06. Milieux ferromagnétiques ou
S
M
Milieux ferromagnétiques
i
Dans ce chapitre, on s’intéresse aux milieux magnétiques et plus particulièrement
aux matériaux ferromagnétiques, très présents dans la problématique de la conver- Remarques :
sion de puissance. L’objectif est de proposer une reformulation des équations de → le moment magnétique s’exprime en A · m2 dans le système international d’uni-
Maxwell plus adaptée à l’étude de ces milieux. tés ;
−→ ~ ; pour une bobine de
→ en présence d’un bobinage de N spires, M = N iS
1000 spires, comme pour un aimant usuel, le moment magnétique est de l’ordre
1 Moment magnétique d’un aimant permanent de 1 à 10 A · m2 ;
→ dans une vision classique (non réaliste), on peut envisager que le moment
1.1 Cartes de champ magnétique magnétique de l’aimant est créé par les électrons en rotation autour des noyaux
qui forment autant de boucles de courant.
Sur la figure ci-dessous, on constate que les lignes de champ magnétique d’un
aimant (à gauche) sont similaires à celles créées par une spire (à droite).
Expression du champ magnétique et carte de champ


On considère un dipôle magnétique de moment magnétique M = M~uz situé à
l’origine O. En un point M (r, θ, ϕ) de l’espace, on peut montrer que le champ
N magnétique créé par le dipôle a pour composantes :
µ0 2 cos θ µ0 sin θ
S Br = M 3 , Bθ = M 3 , Bϕ = 0
4π r 4π r
En exploitant les symétries et quelques points particuliers, on obtient la carte des
lignes de champ magnétique créées par le dipôle magnétique à grande distance :
Soit a la taille caractéristique de l’aimant ou de la bobine. À une distance r grande
devant a, les lignes de champ de l’aimant et de la spire sont identiques. Aussi, dans
cette approximation, on assimile l’aimant et la spire à des dipôles magnétiques de
−→
moment magnétique M.

1.2 Moment magnétique


Moment magnétique d’une boucle de courant ou d’un aimant

Pour une boucle de courant plane, délimitant une surface d’aire S, et parcourue
par un courant i, on définit le moment magnétique :
−→ En première approximation, le champ magnétique créé par la Terre peut être
M = iS~
assimilé à un champ magnétique dipolaire. En France, son intensité est de l’ordre
~ étant orienté conformément au courant.
le vecteur surface S de 50 µT. Cette valeur peut être comparée au champ magnétique créé par un

1
solénoïde : 10 à 100 mT sans noyau de fer doux, de l’ordre de 1 T avec noyau de 2 Équations de Maxwell dans un milieu magnétique
fer doux.
Dans toute la suite, on se place dans l’ARQS et on néglige le courant de déplace-
1.3 Actions subies par un dipôle magnétique ment vis à vis des autres termes de l’équation de Maxwell-Ampère.

Il est bien connu que l’aimant d’une boussole s’oriente dans le champ magnétique
2.1 Aimantation d’un milieu
terrestre.
On considère un matériau magnétique ; au sein de ce matériau, on isole un petit


Expressions (résultats admis) volume dτ qui possède un moment magnétique δ M, on définit le vecteur aiman-
tation, plus simplement l’« aimantation », selon :
Très généralement, un dipôle magnétique placé dans un champ magnétique −→
~ ext possède une énergie potentielle :
extérieur B −
→ δM
M=
−→ ~ dτ
Ep = −M.B ext

Il en résulte : 2.2 Courants d’aimantation


−−→ −−→ −
→ ~ 
→ une force exercée sur le dipôle : f~ = −gradEp = grad M.Bext On admet que les effets magnétiques de cette aimantation sont équivalents à la
présence de courants liés :

→ ~ ~jlié = −→−→
→ un moment exercé sur le dipôle : ~Γ = M ∧ Bext rotM
Les courants d’aimantation ou « courants liés » sont associés aux dipôles magné-
Conséquences tiques au sein du matériau par opposition aux courants libres, les électrons qui
circulent dans le matériau.
→ Le moment exercé par le champ magnétique extérieur tend à aligner le moment
magnétique sur le vecteur B ~ ext ;
→ la force exercée par le champ magnétique extérieur tend à attirer l’aimant vers 2.3 Équation de Maxwell-Ampère et excitation magnétique
les zones de champ intense.
Au sein du matériau magnétique, le vecteur densité de courant ~j a deux origines :
→ Ces deux effets contribuent à diminuer l’énergie potentielle du système.
rotation → le courant de conduction, dû au déplacement des électrons libres, auquel on
M de l’aimant associe la densité de courant ~jlibre ;
B ext
θ → le courant d’aimantation qui modélise les propriétés magnétiques du matériau,
uz M x
B ext auquel on associe la densité de courant ~jlié .
Dans le cadre de l’ARQS et pour un matériau magnétique, l’équation de Maxwell
prend la forme :
−→ ~   −→−→
déplacement de l’aimant rotB = µ0~j = µ0 ~jlibre + ~jlié = µ0~jlibre + µ0 rotM
Schéma de gauche : ~Γ = −MB sin θ~uz , le moment tend à ramener le dipôle le
!
−→ B ~ −

long de la direction du champ magnétique. C’est à dire : rot − M = ~jlibre .
µ0
~ ext = Bext (x)~ux
Schéma de droite : on considère un champ magnétique B
−−→ −→  ∂B (x) On est alors incité à introduire un nouveau champ vectoriel, appelée vecteur exci-
f~ = grad M.B ~ ext = M ext ~ux tation magnétique, ou plus simplement « excitation magnétique », défini selon :
∂x

2

→ ~ à H.
~
~ c’est à dire d’une équation reliant M (ou B)
~ = B −−
H

M
µ0 Pour la plupart des matériaux (paramagnétiques, diamagnétiques), une aimanta-
tion ne peut exister qu’en présence de courants libres. Pour certains matériaux,
L’équation de Maxwell-Ampère s’exprime alors simplement à l’aide du vecteur une aimantation peut perdurer en l’absence de courants libres, on parle de ma-
excitation magnétique : tériaux ferromagnétiques.
−→ ~ ~
rotH = jlibre

2.4 Les équations de Maxwell dans un milieu magnétique


3 Les milieux ferromagnétiques
Dans un milieu magnétique et dans le cadre de l’ARQS, les équations de Maxwell 3.1 Définition
s’écrivent :
Les matériaux ferromagnétiques sont caractérisés par l’existence de moments
→ Équation de Maxwell-Gauss : divE ~ = ρ (équation inchangée, ρ est a priori magnétiques permanents microscopiques qui interagissent fortement.
ε0
nulle dans un milieu magnétique) Ces moments ont tendance à s’aligner même en l’absence d’excitation magnétique.

→ Équation de Maxwell-Thomson : divB ~ = 0, équation inchangée, B


~ est à Le fer, le cobalt, le nickel et un certain nombre de leurs alliages sont ferromagné-
flux conservatif. tiques. Selon leurs caractéristiques, ils peuvent servir à la réalisation d’aimants
permanents ou de transformateurs.
−→ ~ ∂B~
→ Équation de Maxwell-Faraday : rotE =− , équation inchangée.
∂t
−→ ~ ~ 3.2 Cycle d’hystérésis
→ Équation de Maxwell-Ampère : rotH = jlibre
Principe
Cette dernière équation amène à plusieurs remarques importantes :
? l’excitation magnétique s’exprime en A · m−1 ; L’objectif est de représenter M en fonction de H,ou B en fonction de H, ce qui

→ ~ = µ0 −
est équivalent compte tenu de la relation B
→ ~
M +H .
? dans un milieu non magnétique, M = ~0, H ~ = B/µ
~ 0 et on retrouve l’équation
v
de Maxwell-Ampère habituelle ; i
? sous forme intégrale, l’équation de Maxwell-Ampère conduit au théorème
d’Ampère pour un milieu magnétique :
Pour cela, à l’aide d’une bobine, on impose une excitation magnétique (via un
I
~ ~l = Ilibre,enlacé
H.d courant libre i) à un matériau ferromagnétique et on mesure le champ magnétique
résultant.
Cette équation montre l’importance pratique de l’excitation magnétique car c’est
elle qui est liée aux courants libres, grandeur mesurée par l’ampèremètre et direc- Le détail de la réalisation pratique est expliqué en annexe et sera présenté en
tement accessible à l’expérimentateur. expérience de cours.
~
~ = B −− → ~ = µ0 −
→ 
Enfin la relation H M qui se réécrit B M +H ~ montre que les Courbe de première aimantation et cycles d’hystérésis
µ0
sources du champ magnétique sont les courants libres et l’aimantation. On s’intéresse pour l’instant au cycle représenté sur la figure de gauche.
→ Relation constitutive du matériau : pour résoudre le problème, il faut bien sûr → Courbe de première aimantation : partant d’un matériau désaimanté (M = 0,
disposer d’une équation spécifiant les caractéristiques magnétiques du matériau, B = 0), on augmente i, donc H. On observe une augmentation du champ magné-

3
tique jusqu’à une saturation (au niveau mésoscopique, l’ensemble des domaines µr peut atteindre 105 pour un matériau doux (bien évidemment µr = 1 pour le
magnétiques sont alors alignés avec l’excitation magnétique). vide).
B B
Bsat
3.3 Pertes d’une bobine à noyau
courbe de Br
première relation linéaire On cherche à évaluer les pertes d’énergie au sein d’une bobine entourant un noyau
aimantation B= µ H
H
ferromagnétique. La bobine est assimilée à un solénoïde infini, on appelle S sa
H
−Hc Hc
section, ` sa longueur et N le nombre de spires.
v
i

matériaux durs matériaux doux

Dans la pratique, les pertes sont de trois types :


Lorsque l’excitation diminue, le point représentatif ne décrit pas la même courbe.
→ Les pertes cuivre : ces pertes sont associées aux résistances de l’enroulement
Si on utilise une excitation sinusoïdale, la courbe est celle d’un cycle d’hystérésis.
comme pour une bobine sans noyau.
La courbe présente deux points remarquables :
→ Les pertes fer : ces pertes se produisent au sein du noyau ferromagnétique,
→ le champ rémanent Br : il traduit la persistance du champ magnétique et de
elles se décomposent en deux aspects :
l’aimantation en l’absence d’excitation ;
→ l’excitation coercitive Hc (ou "champ coercitif") : c’est la valeur à donner à H ? Les pertes par courant de Foucault : le champ magnétique variable dans la car-
pour annuler le champ magnétique. casse crée un champ électrique (Maxwell-Faraday) et des courants induits en vo-
lume (~j = σ E)~ qui entraînent une dissipation par effet Joule (~j.E
~ = σE 2 ).
Milieux durs et milieux doux Cette puissance augmente comme le carré de la fréquence, on peut limiter cette
dissipation en feuilletant le matériau en tôles minces séparées par des couches
On distingue deux types de milieux en fonction de l’allure du cycle : d’isolant. Il est aussi possible d’utiliser des matériaux magnétiques isolants comme
→ Les matériaux durs : le cycle d’hystérésis est large et le champ coercitif élevé les ferrites.
(Hc > 104 A · m−1 ), avec des champs rémanents Br de l’ordre du tesla ; difficiles ? Les pertes dues à l’hystérésis :
à désaimanter, ils sont utilisés comme aimants permanents.
Exemples : acier, alliages tels que l’Alnico (Fe, Co, Ni, Al). La bobine reçoit une puissance instantanée : pH = v × i avec v = −e comme
l’indique le schéma électrique équivalent de la bobine :
→ Les matériaux doux : le cycle d’hystérésis est étroit et le champ coercitif est
i
faible (Hc ∼ 10 A · m−1 ), ils sont faciles à désaimanter. On les utilise comme v e
noyaux dans les transformateurs (exemple : Fer+3% silicium).
En première approximation, hors saturation, on modélise ces matériaux doux par On ne tient pas compte de la résistance des fils, ce terme ayant été pris en compte
une relation constitutive linéaire entre le champ magnétique et l’excitation ma- dans les pertes cuivre.
gnétique : dΦ dB
La force électromotrice est e = − = −N S .
B = µH = µ0 µr H dt dt
Pour un solénoïde infini, le théorème d’Ampère appliqué pour H et les courants
Dans cette expression, µ désigne la perméabilité et µr la perméabilité relative Ni
du milieu. libres conduit à : H = .
`

4
En combinant ces expressions, on obtient pour la puissance instantanée : → Modèle sans fuite : on suppose que les lignes de champ magnétique sont cana-
dΦ dB ` × H dB lisées par le matériau ferromagnétique qui se comporte comme un tube de champ
pH (t) = v × i = −e × i = i = NS × = S` × H magnétique (schéma de gauche). Le flux magnétique est donc le même à
dt dt N dt
S × ` = V représente le volume du noyau ferromagnétique. Sur une période, la travers toute section du tore.
puissance
Z moyenne dissipée
Z Tvaut : Justification (schéma de droite) : le contour Γ1 , de longueur `1 et le contour Γ2 ,
T I
1 V dB V V de longueur `2 , représentent des lignes de champ, en conséquence :
PH = pH (t)dt = H(t) dt = HdB ⇒ PH = × Airecycle I I
T 0 T 0 dt T cycle T ~ ~` = Hint × `1 et
H.d ~ ~` = Hext × `2
H.d
C’est à dire, pour la puissance volumique (avec f la fréquence) : Γ1 Γ2
I Ces deux contours enlacent les mêmes courants, le théorème d’Ampère assure que :
PH,v = f × HdB Hint `1 = Hext `2 = N i
cycle
Les longueurs `1 et `2 étant voisines, on peut considérer que Hint ≈ Hext .
L’aire du cycle sera d’autant plus faible que le matériau est doux.
En conclusion, le noyau d’une bobine subissant une excitation sinusoïdale (par Dans le matériau, Bint = µ0 µr Hint ; à l’extérieur, Bext = µ0 Hext , on en déduit :
exemple la carcasse d’un transformateur) doit : Bext Hext 1
= ≈ 1
→ être réalisé, dans tous les cas, à l’aide de matériaux doux (cycle étroit, pertes Bint µr Hint µr
hystérésis faibles), Le champ magnétique est bien localisé au sein du matériau ferromagnétique.
→ en privilégiant, à basse fréquence, des matériaux feuilletés (réduire les pertes
par courant de Foucault), Pour simplifier les calculs, on supposera de plus que la norme du champ magné-
→ en privilégiant, à haute fréquence, des ferrites (oxyde de fer+autres oxydes) tique est homogène dans tout le matériau.
qui sont des matériaux isolants (absence de courants de Foucault).
Inductance propre
4 Applications Le long d’une ligne de courant intérieure au tore, le théorème d’Ampère s’écrit :
Ni
4.1 Bobine à noyau de fer doux H × ` = Ni ⇒ H =
`
Principe de l’étude Pour ce matériau doux, on en déduit le champ magnétique :
On enroule une bobine de N spires autour d’un matériau ferromagnétique de µ 0 µr N i
B = µ0 µr H donc B =
forme toroïdale : `
Le flux total du champ magnétique à travers les N spires de la bobine vaut :
µ0 µr N 2 S
B µr =1 Γ1 Φ = B × NS ⇒ Φ = i
i i Γ2 `
i
+ Par définition, l’inductance propre est liée au flux propre selon Φ = L × i :
µr >> 1 µ 0 µr N 2 S
L=
`
Dans cette expression S est la section droite du matériau ferromagnétique, l sa
longueur moyenne et µr sa perméabilité relative.
→ Matériau linéaire : on suppose un matériau ferromagnétique, homogène, iso-
~ = µ 0 µr H
trope et linéaire (fer doux) : B ~ L’inductance propre de la bobine est donc considérablement augmentée par la
présence du noyau de fer doux (µr  1).

5
Énergie magnétique et densité volumique d’énergie magnétique On admettra que les lignes de champ magnétique sont orthogonales à
l’interface dans un entrefer.
Connaissant l’inductance propre de la bobine à noyau de fer doux, on en déduit
l’énergie magnétique stockée au sein du matériau ferromagnétique : → Champ magnétique : le champ magnétique étant à flux conservatif, le flux à
travers une section droite du matériau ferromagnétique est égal au flux à travers
1 µ 0 µr N 2 S 2 µ0 µr N i 2 B2
 
1 1 une section droite de l’entrefer.
Em = Li2 = i = ×S×`= ×V
2 2 ` 2µ0 µr ` 2µ0 µr Be S = Bi S ⇒ Be = Bi
avec V le volume du matériau. → Excitation magnétique : on applique le théorème d’Ampère pour une ligne de
B2 courant, on appelle ` la longueur dans le matériau ferromagnétique et e la longueur
représente la densité d’énergie volumique au sein de ce matériau ferro-
2µ0 µr dans l’entrefer. I
magnétique doux non saturé. On admettra la généralisation de ce résultat à une ~ ~` = N i ⇒ He × e + Hi × ` = N i
H.d
géométrie quelconque. C

L’énergie magnétique stockée dans Zun On obtient le jeu d’équations :


Z Zferromagnétique doux, non saturé, est :
Be = Bi ; He × e + Hi × ` = N i ; Be = µ0 He
B2
Em = dτ
V 2µ0 µr La dernière relation traduit simplement le fait que le vide est un milieu linéaire
non magnétique (µr = 1).
Pour résoudre le problème, il est nécessaire de connaître la relation liant Bi et Hi
4.2 Électroaimant au sein du matériau magnétique.
Principe
Milieu magnétique doux linéaire non saturé
Un électroaimant est un circuit magnétique, alimenté par une bobine (N spires,
intensité i) enroulée autour du circuit. Le circuit magnétique est interrompu par Pour un matériau supposé linéaire, Bi = µ0 µr Hi , on en déduit :
Be Be µ0 N i
une ou plusieurs zones nommées entrefer. ×e+ × ` = N i ⇒ Be =
µ0 µ0 µr `
e+
µr
En considérant µr  1 (pouvant atteindre 105 ), l’expression se simplifie selon :
i entrefer
i µ0 N i
e Be ≈
e
Un entrefer étroit permet d’obtenir un champ magnétique particulièrement intense
pouvant atteindre des valeurs de l’ordre du tesla.

L’objectif est d’obtenir un champ magnétique intense et bien défini au sein de Milieu magnétique réel
l’entrefer. Dans le cas général, il faut effectuer une résolution graphique à l’aide du cycle
d’hystérésis sachant que le système d’équations conduit à l’équation :
Champ magnétique et excitation magnétique créés Bi µ0 N i µ0 `
× e + Hi × ` = N i ⇔ Bi = − × Hi
µ0 e e
On note avec un indice e les champs dans le vide au niveau de l’entrefer et avec Les solutions correspondent à l’intersection de la droite et du cycle d’hystérésis.
un indice i les champs à l’intérieur du ferromagnétique. Les solutions à courant nul correspondent au cas d’un aimant permanent.

6
Bi grande).
courant non nul
Le courant au primaire est mesuré grâce à la résistance R :
R×`
uR = Ri1 ⇒ uR = H
courant nul N1
Hi
La tension uR (observée en voie X de l’oscilloscope) est proportionnelle à H.
→ Champ magnétique :
La tension u2 au secondaire est liée au champ magnétique selon :
dΦ dB
u2 = −e2 = = N2 S
dt dt
Pour des fréquences telles que ω  1/(R2 C), le montage à amplificateur opéra-
tionnel se comporte comme un intégrateur :
Annexe. Tracé expérimental d’un cycle d’hystérésis Z
1 N2 S
vs (t) = − u2 (t)dt ⇒ vs (t) = − B(t)
On cherche à représenter, pour un matériau ferromagnétique, la courbe donnant R1 C R1 C
le champ magnétique (ou l’aimantation) en fonction de l’excitation magnétique.
La tension en sortie de l’ALI est donc proportionnelle au champ magnétique (vs
et B étant de moyenne nulle, la constante d’intégration est nulle).
Dispositif expérimental
Pour réaliser la courbe B = B(H), on utilise le dispositif présenté ci-dessous :
C Capacités exigibles :
N1 spires R1 → À partir d’une formule fournie exprimant le champ d’un dipôle magnétique,
i1 N2 spires
décrire le champ créé par un aimant à grande distance et représenter qualitative-
R2
i2 ment les lignes de champ magnétique.
− Y
u1 u2 Utiliser les expressions fournies de l’énergie potentielle, de la résultante et du mo-
+
vs ment. Décrire qualitativement l’évolution d’un dipôle magnétique dans un champ
R
extérieur.
Citer l’ordre de grandeur du champ géomagnétique en France.
uR Γ noyau
X → Définir le champ d’aimantation d’un milieu magnétique.
ferromagnétique
→ Associer à une distribution d’aimantation une densité de courants liés équiva-
→ Excitation magnétique : −→−→
lente ~jlié = rotM (relation admise).
L’excitation magnétique se calcule à partir du théorème d’Ampère appliqué au ~ et écrire l’équation de Maxwell-Ampère dans
→ Définir l’excitation magnétique H
contour Γ de longueur l :
N1 i1 + N2 i2 N1 i1 un milieu magnétique.
H × ` = N1 i1 + N2 i2 ⇒ H = ≈ En déduire qualitativement que les sources de H ~ sont les courants électriques
` ` ~
libres, et que les sources de B sont les courants électriques libres et l’aimantation.
Pour la dernière expression, on suppose que l’intensité est très faible au secondaire
(il suffit pour cela que la résistance d’entrée de l’intégrateur soit suffisamment → Représenter l’allure des cycles d’hystérésis (H, M ) et (H, B) d’un milieu ferro-

7
magnétique.
Distinguer milieu dur et milieu doux, citer des exemples.
Tracer le cycle d’hystérésis d’un milieu ferromagnétique.
→ Modéliser un milieu doux par une relation constitutive linéaire. Définir la per-
méabilité relative et donner un ordre de grandeur.
→ Circuit magnétique avec ou sans entrefer : décrire l’allure des lignes de champ
dans un circuit magnétique sachant que les lignes de champs sortent orthogona-
lement à l’interface dans un entrefer.
En appliquant le théorème d’Ampère et la conservation du flux magnétique, ex-
primer le champ magnétique produit dans l’entrefer d’un électroaimant.
→ Bobine à noyau de fer doux modélisé linéairement : établir l’expression de l’in-
ductance propre de la bobine à noyau, vérifier l’expression de l’énergie magnétique
RRR B 2
Emag = dτ
2µ0 µr
→ Perte d’une bobine à noyau réel : exprimer le lien entre l’aire du cycle hystérésis
et la puissance moyenne absorbée. Décrire les différents termes de perte d’une
bobine à noyau : pertes fer par courants de Foucault et par hystérésis, pertes
cuivre.

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