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Af 3810

Le document traite de l'acoustique, en se concentrant sur les ondes élastiques et leur propagation dans différents milieux. Il présente les équations générales de conservation de la matière, de la quantité de mouvement et de l'énergie, ainsi que des exemples de propagation d'ondes dans des fluides et des solides. Les auteurs, Daniel Royer et Eugène Dieulesaint, abordent également les effets de la viscosité et les techniques de génération d'ondes acoustiques.

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Le document traite de l'acoustique, en se concentrant sur les ondes élastiques et leur propagation dans différents milieux. Il présente les équations générales de conservation de la matière, de la quantité de mouvement et de l'énergie, ainsi que des exemples de propagation d'ondes dans des fluides et des solides. Les auteurs, Daniel Royer et Eugène Dieulesaint, abordent également les effets de la viscosité et les techniques de génération d'ondes acoustiques.

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27/09/2008

Acoustique
Équations générales
par Daniel ROYER
Ingénieur de l’École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de Paris (ESPCI)
Professeur à l’université Denis-Diderot, Paris 7
et Eugène DIEULESAINT
Ingénieur de l’École Supérieure d’Électricité (ESE)
Professeur émérite à l’université Pierre-et-Marie-Curie, Paris 6

1. Présentation .............................................................................................. AF 3 810 – 2


2. Propagation d’un ébranlement mécanique ...................................... — 2
2.1 Onde longitudinale dans une barre ........................................................... — 3
2.2 Onde transversale sur une corde tendue .................................................. — 3
3. Équations de conservation.................................................................... — 4
3.1 Conservation de la matière (équation de continuité) ............................... — 4
3.2 Conservation de la quantité de mouvement ............................................. — 5
3.3 Conservation de l’énergie ........................................................................... — 5
3.4 Équations locales......................................................................................... — 6
3.5 Lien avec la théorie cinétique des gaz ....................................................... — 7
Principales notations ....................................................................................... — 8
Références bibliographiques ......................................................................... — 8

e titre « Acoustique » désigne ici l’étude des ondes élastiques et plus précisé-
L ment de leurs modes de propagation. Le qualificatif élastique est plus géné-
ral que le qualificatif acoustique qui, en principe, se rapporte à des phénomènes
audibles, c’est-à-dire d’une fréquence comprise entre 20 Hz et 20 kHz mais
« Acoustique » a l’avantage d’être aussi un substantif.
La fréquence des ondes étudiées ici (qui incluent naturellement aussi bien les
infrasons que les ultrasons) n’est pas a priori limitée. Ces ondes sont des pertur-
bations mécaniques, de l’état d’équilibre d’un milieu. Elles ne se propagent que
dans les milieux matériels : gaz, liquide ou solide. La structure de ces milieux
impose une limite supérieure à la fréquence ; la longueur d’onde doit rester
grande par rapport à la longueur caractéristique du milieu (libre parcours moyen
pour un fluide, distance interatomique pour un solide). La fréquence des ondes
étant très inférieure à cette limite, le milieu est considéré comme continu. Par
ailleurs, l’atténuation qui croît avec la fréquence et avec le désordre du milieu
doit autoriser la propagation sur plusieurs longueurs d’ondes.
Les phénomènes étudiés sont macroscopiques : nous ne considérons pas
le mouvement individuel des molécules constituant le milieu mais celui d’une
particule de fluide ou de solide. Ce terme désigne un élément de volume infini-
tésimal à l’échelle des dimensions physiques du milieu, contenant néanmoins
un grand nombre de molécules. L’acoustique fait appel à la mécanique des flui-
des et à la mécanique des solides déformables.
L’article « Acoustique » fait l’objet de plusieurs fascicules :
AF 3810 Équations générales
AF 3812 Propagation dans un fluide
AF 3814 Propagation dans un solide
Les sujets ne sont pas indépendants les uns des autres.
Le lecteur devra assez souvent se reporter aux autres fascicules.

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ACOUSTIQUE _________________________________________________________________________________________________________________________

1. Présentation élastiques est accompagnée d’un champ électrique. L’importance de


ce couplage électromécanique, fonction de la direction, se déduit
aussi de la surface des lenteurs. Les dimensions d’un solide sont, en
réalité, finies. Il faut adjoindre à l’équation de propagation des condi-
La propagation des ondes élastiques, c’est-à-dire des différents tions aux limites. Les solutions sont des ondes guidées.
mouvements mécaniques possibles dans un fluide et dans un
solide, est étudiée à partir des équations générales de conservation Un cas intéressant est celui du solide semi-infini (c’est-à-dire
de la matière, de la quantité de mouvement et de l’énergie. Les d’épaisseur grande devant la longueur d’onde), à la surface duquel
équations différentielles qui déterminent les mouvements autorisés se propage, de façon non dispersive, une onde, appelée onde de
à se propager ne sont pas linéaires et leurs solutions ne se formu- Rayleigh. Parmi les autres ondes guidées, nous décrivons :
lent pas analytiquement. — les ondes de Lamb qui progressent dans une plaque en se
réfléchissant sur ses faces ;
■ L’étude se simplifie lorsque le milieu est un fluide parfait
— les ondes de Love, ondes transversales horizontales qui se
[AF 3 812] dans lequel n’intervient aucune viscosité, conduction ther-
propagent en partie dans une couche, en partie dans son substrat.
mique ou relaxation : les grandeurs évoluent adiabatiquement,
l’entropie se conserve. La propagation de ces ondes est dispersive, comme celle des
Avec l’hypothèse de mouvements petits par rapport à un état ondes guidées par un cylindre dont nous abordons seulement l’ana-
d’équilibre, il est possible de linéariser les équations et d’expliciter lyse.
leurs solutions à l’aide de l’équation d’état. La seule onde capable ■ L’objectif de l’article « Acoustique » est de décrire les modes de
de se propager dans un fluide parfait est une onde longitudinale : propagation des vibrations mécaniques dans un milieu maté-
suite de compressions et de dilatations. Sa vitesse de phase (vitesse riel sans se soucier des moyens de les exciter. Si on exclut les
du son) et l’énergie élastique qu’elle transporte se calculent. La secousses sismiques dont l’homme n’est pas maître, les techniques
notion d’ondes planes facilite l’examen de leur réflexion et de leur de génération consistent en une transformation (transduction) de
réfraction au passage d’un milieu à un autre et conduit à la caracté- signaux électriques en oscillations mécaniques reposant sur un cou-
risation d’un milieu par une impédance acoustique. La notion plage magnétostrictif, pour les fréquences basses (f < 100 kHz), ou
d’ondes sphériques émises par un élément de surface conduit au piézoélectrique quelle que soit la fréquence (f → 10 GHz).
diagramme de rayonnement d’une source.
Ces techniques sont décrites dans les articles qui traitent des appli-
Le problème de divergence d’un faisceau se rencontre quelle que cations de ces ondes. Depuis la première (invention du sonar par A.
soit la nature des ondes ; aussi des calculs intermédiaires, qui sont Langevin), les domaines qu’elles ont pénétrés se sont multipliés :
développés aussi bien en optique qu’en électromagnétisme, sont traitement du signal (télécommunications) [2], médecine (échogra-
omis ici [1]. phie, vélocimétrie) [3], métallurgie (contrôle non destructif) [4].
Lorsque l’amplitude de la pression acoustique n’est plus très
Nous commençons par étudier dans le paragraphe 2 la propaga-
petite, les termes quadratiques ne sont plus négligeables ; ils sont à
tion unidimensionnelle d’un ébranlement mécanique longitudinal
l’origine d’effets non linéaires que nous évoquons. L’hypothèse d’un
dans une barre, puis, d’un ébranlement transversal le long d’une
fluide parfait comme un gaz n’est pas très réaliste puisqu’en pratique
corde tendue.
les ondes acoustiques s’atténuent lors de leur propagation. Nous
examinons donc les effets de la prise en compte, dans un gaz ou dans Dans le cas d’un fluide ou d’un solide, les équations de propaga-
un liquide, de la viscosité – introduction de contraintes tangentielles tion dérivent des relations exprimant les lois générales de conserva-
entre deux couches adjacentes de fluide qui donnent lieu à la propa- tion de la masse, de la quantité de mouvement de l’énergie (§ 3). La
gation possible d’un mouvement de cisaillement – et d’un temps de notion nécessaire de contraintes mécaniques y est introduite.
relaxation – diminution de l’amplitude de l’onde de pression.
■ La propagation des déplacements mécaniques dans un solide
[AF 3 814] dont les « particules » sont, par hypothèse, immobiles en
l’absence de toute excitation, est régie par une équation formelle-
2. Propagation
ment simple, du moins si l’atténuation est négligeable. Cette hypo- d’un ébranlement
thèse est d’ailleurs plus raisonnable que dans le cas d’un fluide
puisque le solide est plus ordonné. L’équation tridimensionnelle est mécanique
une généralisation de l’équation unidimensionnelle propre à un
fluide parfait.
L’étude de la propagation des ondes acoustiques dans un fluide
Deux grandeurs tensorielles jouent un rôle fondamental (elles non visqueux est (comme nous l’avons dit dans le paragraphe 1)
apparaissent, brièvement, à propos du fluide visqueux) : a priori plus simple que dans un solide car son comportement méca-
— la contrainte mécanique dont le caractère tensoriel provient du nique est défini par un seul module élastique et l’onde acoustique
fait qu’une force a trois composantes et que l’élément de surface sur est représentée par une grandeur scalaire : la pression acoustique.
lequel elle s’exerce est repéré par les composantes de sa normale ; Mais le fait que chaque molécule de fluide ne puisse pas être suivie
— la déformation qui traduit la différence relative des déplace- dans son mouvement conduit à utiliser la représentation d’Euler et
ments de deux points matériels voisins, c’est-à-dire des extrémités les termes de convection qui interviennent rendent les équations
d’un élément de longueur infinitésimale ; elle inclut allongement, tor- non linéaires. La description lagrangienne, plus directe, s’applique
sion, courbure de l’élément mais exclut la rotation simple ; en consé- au cas du solide puisque chaque particule est identifiable par sa
quence, elle est définie comme la partie symétrique du gradient des position au repos. Toutefois, la propagation des ondes y est com-
déplacements ; elle constitue un tenseur du deuxième ordre. plexe car le comportement mécanique d’un solide isotrope est décrit
Les solutions de l’équation de propagation pour un cristal sont par deux modules d’élasticité. Il en faut plus si le milieu est aniso-
avantageusement représentées sous la forme d’une surface des len- trope.
teurs (analogue à la surface des indices en optique). Cette surface Deux exemples combinent les aspects les plus simples du fluide
est, en optique, composée de deux nappes, ici, en acoustique, de et du solide. Il s’agit de la propagation d’une compression dans une
trois nappes puisque, pour une direction donnée, trois ondes sont barre ou d’un ébranlement transversal dans une corde tendue.
susceptibles de se propager. Celle-ci met en évidence l’intérêt des Commencer par leur étude présente l’avantage de conduire rapide-
axes de symétrie suivant lesquels les modes de propagation sont ment à l’équation de propagation des ondes acoustiques, à l’expres-
purs, vecteur d’onde et vecteur d’énergie étant en général portés par sion de leur vitesse de phase et aux solutions propagatives et
cet axe. Dans un cristal piézoélectrique, une au moins des ondes stationnaires.

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_________________________________________________________________________________________________________________________ ACOUSTIQUE

2.1 Onde longitudinale dans une barre communique une accélération à cet élément de masse ρ0 Adx telle
que :
2 2
∂ u ∂f ∂ u
Considérons une barre, par exemple métallique, de section A et ρ 0 A --------- = ------ = AY ---------2 (4)
de longueur L (figure 1) dont l’extrémité à l’origine O est fixe. Obser- ∂t
2 ∂x ∂x
vons la partie située entre les sections M et N d’abscisses respecti- où ρ0 est la masse volumique (kg/m3) de la barre dans son état de
ves x et x + ∆x. repos.
Si une traction est exercée selon l’axe x par une force F, la barre L’équation du second ordre aux dérivées partielles :
s’allonge (son diamètre diminue, mais nous ne portons notre atten-
2 2
tion que sur le mouvement de la matière selon x). Les sections M et ∂ u 2∂ u
N viennent en M’ et N’ d’abscisses x ’ et x ’ + ∆x ’. Le déplacement ---------
2
= c ---------2 (5)
de la section M est : ∂t ∂x
u (x ) = x ’ – x , avec c = Y ⁄ ρ0 ,
et celui de la section N : est appelée équation de propagation des ondes planes. Elle régit
l’évolution, dans le temps et dans l’espace, du déplacement de
u (x + ∆x) = x ’ + ∆x ’ – (x + ∆x) = u (x) + ∆(x ’ – x) = u + ∆u. (1) matière. Il est facile de vérifier que la solution générale est de la
La déformation S au point M est, par définition, la limite de forme :
l’allongement relatif de l’élément MN lorsque sa longueur ∆x tend u (x, t) = f (x – ct) + g (x + ct) (6)
vers zéro
ou
u(x + ∆x) – u(x) du
S ( x ) = lim -------------------------------------------- = ------- . (2)
u (x, t) = F  t – --- + G  t + --- .
∆x → 0 ∆x dx x x
(7)
c c
Lorsque la traction varie avec le temps :
Les fonctions f et g d’une part, F et G d’autre part, sont arbitraires,
u = u (x, t), elles représentent une perturbation se propageant à la vitesse c res-
pectivement dans le sens des x croissants et dans celui des x
S est une dérivée partielle : décroissants. Lorsque, comme ici, la matière ne se déplace que sui-
∂u vant x, c’est-à-dire sous la forme de compressions et de dilatations,
S = ------ . l’onde correspondante est dite longitudinale.
∂x
La déformation est un rapport sans dimension. Une origine des
abscisses n’est nécessaire que pour repérer la section observée. La
barre reste déformée tant qu’elle est maintenue sous tension par la 2.2 Onde transversale sur une corde
force extérieure. Dès qu’elle est supprimée, elle revient à son état tendue
initial. Les sections M’ et N’ sont rappelées en M et N par une force
mécanique interne f.
La tension mécanique, définie comme la densité de la force par ■ Soit un fil (corde) dont l’extrémité x = 0 est ancrée dans un sup-
unité de surface (f /A) est proportionnelle à la déformation, tant que port fixe et dont l’autre extrémité x = L est soumise à une force F.
celle-ci reste petite (∂u/∂x << 1). Ce comportement linéaire du maté- L’expérience montre qu’une perturbation, créée en écartant une
riau s’exprime par la loi de Hooke, à l’aide du module d’Young Y : petite portion du fil de sa position d’équilibre puis en la relâchant, se
divise en deux parties qui se propagent en sens inverses à la même
f ∂u vitesse (figure 2 a).
---- = YS = Y ------- . (3)
A ∂x Cette vitesse croît quand on augmente F, décroît quand on aug-
Si f M’ = f (x + u, t) est la force qui s’exerce sur la surface M’, celle qui mente la masse de la corde par unité de longueur ρ < (kg/m). Cela se
s’exerce sur la surface N’ est : comprend en appliquant la loi de Newton à un élément MN de lon-
gueur au repos ∆x (figure 2 b).
∂f
f N’ = f (x + u + dx + du, t) = f (x + u, t) + ------ (dx + du).
∂x La résultante F des forces de tension s’exerçant sur cet élément a
pour composantes :
La résultante des forces agissant sur la tranche M’N’ :
∂f ∂f ∂u ∂f  F x = F ( cos α 2 – cos α 1)
f N’ – f M’ = ------ (dx + du) = ------ (1 + ------- )dx ≈ ------ dx 
∂x ∂x ∂x ∂x  F y = F ( sin α 2 – sin α 1).

Si le déplacement transversal u (x, t) de chaque point de la corde est


suffisamment petit pour que la pente de la déformée tan α = ∂u/∂x
soit très petite devant l’unité, la force est transversale :
x x + ∆x Fx = 0
0 M N L x
u u + ∆u
et
2
∂u ∂u ∂ u
f + ∆f F F y ≈ F  ------- –  ------- ≈ F ---------2 ∆ x .
f
∂ x x + ∆ x  ∂ x x ∂x
0 M' N' x
Cette force communique à l’élément MN, de masse ρ < ∆x une accé-
lération telle que
Les sections M et N qui délimitent l'élément ∆x se déplacent
de quantités différentes u (x ) et u (x + ∆x ) et viennent en M' et N' 2 2
∂ u ∂ u
ρ< ---------
2
= F ---------2 . (8)
Figure 1 – Allongement d’une barre sous l’action d’une force F ∂t ∂x

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Ces deux équations différentielles ont pour solutions :


∆x

F  cos kx  
0 L f(x) =   
 sin kx  

F et :  (10)
x t=0 
 cos ωt  
g(t) =   
 sin ωt  
F 
x t>0
ou toute combinaison linéaire de ces fonctions.
La solution nulle en permanence à l’extrémité x = 0 :
a la perturbation momentanée, produite en x à un instant t = 0,
a se scinde en deux parties qui se propagent à la même vitesse u (x, t) = (a cos ωt + b sin ωt) sin kx
a en sens inverses
et au point x = L est telle que :
sin kL = 0, soit kL = nπ.
u
FN Les fréquences des modes propres de vibration d’une corde
N
α2 de longueur L, fixée à ses deux extrémités, sont des multi-
M c
α1 ples (harmoniques) de la fréquence fondamentale f1 = ------- :
2L
FM
πc c
ω n = n ------ ⇒ f n = n ------- . (11)
L 2L

Les coefficients a et b se calculent à partir de la déformée et


de la vitesse initiales de la corde.
0 x x + ∆x x Cette observation s’applique aussi à la barre lorsque son
extrémité L est fixe comme son origine O. Si une compression
b forces exercées sur l'élément MN ou une dilatation est excitée continûment d’une manière ou
d’une autre (par exemple par effet magnétostrictif ou piézoélec-
Figure 2 – Corde tendue trique), un régime d’ondes stationnaires s’établit.
Les fréquences des modes propres sont données par
la formule (11).
Cette équation est semblable à la relation (5). La comparaison mon-
tre que l’ébranlement transversal se propage à la vitesse :

c= F ⁄ ρ< . 3. Équations de conservation


■ Lorsque la corde est fixée en deux points x = 0 et x = L, le dépla- Les équations de propagation d’une onde acoustique dans un
cement u (x, t ) est constamment nul en ces points. Si le mouvement fluide compressible ou dans un solide élastique se déduisent des
est entretenu, il s’établit un régime d’ondes stationnaires. Résol- équations de conservation de la matière, de la quantité de mouve-
vons dans ce cas l’équation (5) par la méthode de séparation des ment et de l’énergie. Pour écrire ces équations, nous adoptons la
variables en cherchant une solution sous la forme d’un produit description eulérienne du mouvement : toutes les grandeurs physi-
d’une fonction de l’espace et d’une fonction du temps : ques sont représentées par des fonctions du temps t et de la posi-
tion x dans le repère de référence, supposé galiléen, et nous
u (x, t) = f (x) g (t). considérons un volume fixe V quelconque intérieur au milieu. Dans
le cas d’un fluide, la surface S qui le délimite est traversée par les
La substitution dans l’équation de propagation conduit à : particules au cours de leur mouvement.

2 2
1 d g 2 1 d f
---------- ---------- = c ---------- ---------2-
g ( t ) d t2 f(x) dx 3.1 Conservation de la matière
(équation de continuité)
Le membre de gauche est fonction uniquement de t, celui de droite
uniquement de x ; étant égaux, ils ne peuvent être que constants. En
posant cette constante égale à –ω 2, il vient : La masse volumique d’un fluide compressible varie en respectant
la loi de conservation de la matière. Le flux de matière, au point x et
à l’instant t, est égal au produit de la masse volumique ρ (x, t) et du
2
d g 2  vecteur vitesse des particules v (x, t). La masse traversant par unité
---------2- + ω g ( t ) = 0 
 de temps l’élément de surface dS de normale unitaire l orientée
dt
 vers l’extérieur est égale à ρv. l dS.
et :  (9)
L’intégrale de cette quantité sur la surface S représente la diminu-
2 
d f 2  tion par unité de temps de la masse contenue dans le volume fixe V :
---------2- + k f ( x ) = 0 
dx 
∫ρ ∫ ρv
d
– ------ dV = .l dS (12)
dt
avec ω = ck. V S

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soit, en notation tensorielle et en utilisant la règle de sommation sur


l’indice muet j : x3

∫ ρ V ∫ ρv
d
------ d + j lj dS = 0 (13)
dt ∆F3 ∆F
V S

avec vj l j = v1 l 1 + v2 l 2 + v3 l 3 = v. l . ∆ S2

∆F2
3.2 Conservation de la quantité x2
de mouvement
∆F1
x1
D’après la deuxième loi de newton, la quantité de mouvement
change à une vitesse égale à la résultante des forces agissant sur le
volume V fixe. Ces forces s’exercent directement dans le volume, ∆F1
comme la pesanteur, avec une densité F (x, t) par unité de masse ou
On a par exemple : T12 = lim
∆S2 0 ∆S2 ( )
par l’intermédiaire de la surface S délimitant le volume V avec la
densité surfacique T. C’est le cas des actions exercées par la matière
située à l’extérieur de V qui se transmettent de proche en proche par Figure 4 – Élément de surface ∆S2 perpendiculaire à l’axe x2 sur
les forces de liaison entre les molécules (milieu condensé) ou par les lequel s’exercent trois contraintes : T12, T22, T32
collisions (milieu dilué). Comme leur rayon d’action est très petit du
point de vue macroscopique, leur résultante s’exprime par l’inté-
grale sur la surface S de forces élémentaires T ( l ) dS. Cette égalité étant vérifiée quelle que soit la surface S, les compo-
Le vecteur T ( l ), appelé tension mécanique, dépend de x et t mais santes de la tension mécanique T ( l ) sont
aussi de l’orientation de l’élément de surface dS, définie par le vec-
teur unitaire l normal à S (figure 3). Ti ( l ) = Tij l j . (15)
Dans le cas d’un fluide parfait, cette force est normale à l’élément Les neufs quantités Tij (xi, t), qui ne dépendent que de la position
de surface et dirigée vers l’intérieur du volume V. La théorie cinéti- x et du temps t, forment le tenseur des contraintes. Ce tenseur défi-
que (§ 3.5) montre qu’elle s’exprime en fonction de la pression nit l’état mécanique du matériau : la force exercée sur une surface
hydrostatique p : unité par la matière située du côté de sa normale estTi = Tij l j . Si
Ti = – p l i . l’élément de surface est perpendiculaire à un axe ( l j = δjk), alors :

Dans un solide ou dans un fluide visqueux, il apparaît des efforts Ti = Tik


tangentiels. Écrivons la condition d’équilibre du volume V, compte
δij étant le symbole de Kronecker ; Tik est la i-ième compo-
tenu des forces en volume ; pour chaque composante (i = 1, 2, 3) :
sante de la force agissant sur l’unité de surface perpendi-
culaire à l’axe k (figure 4).

∫T S
i ( l ) dS +
∫ ρF
V
i dV = 0. Écrivons que la quantité de mouvement change à une vitesse
égale à la force totale appliquée :
D’après le théorème de Green, ρFi est la divergence d’un tenseur de

∫ ∫ ρv v ∫ ρF ∫T
rang 2 : – Tij : d
------ ρv i dV + ( i ) j lj dS = i dV + ij lj dS (16)
dt
∂T V S V S
ρF i = – ---------ij- . (14)
∂ xj
Dans le premier membre, la dérivée est le taux de variation au
L’intégrale de volume se transforme en une intégrale de surface : cours du temps de la quantité de mouvement ρvi contenue dans le
volume V et l’intégrale de surface représente la quantité de mouve-

∫T ∫T
ment sortant pendant l’unité de temps.
i ( l ) dS – ij lj dS = 0 .
Le second membre est la quantité de mouvement créée par les
S S
forces Fi agissant en volume et par les tensions mécaniques
Ti = Tij l j exercées sur la surface S.

l
3.3 Conservation de l’énergie
dS V
Pour appliquer le premier principe de la thermodynamique, intro-
dV duisons l’énergie interne spécifique, c’est-à-dire par unité de masse,
e et le vecteur densité de flux de chaleur q (x, t).
S
La densité totale d’énergie E par unité de volume est la somme
de l’énergie interne ρe, d’origine moléculaire, et de l’énergie cinéti-
F dV
que du mouvement macroscopique de vitesse v :

1 2
E = ρe + --- ρv (17)
Figure 3 – Équilibre d’un volume V fixe intérieur au milieu 2

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Cette expression est démontrée dans le cas d’un gaz à l’aide de la ■ Leur écriture se simplifie en introduisant la dérivée lagrangienne
théorie cinétique (§ 3.5).
d ∂ ∂
Le bilan énergétique s’écrit pour le volume V : ------ = ----- + vj -------- , (25)
dt ∂t ∂ xj

∫ E V ∫ Ev ∫q ∫ ρF v ∫T
d qui représente la dérivée pour une particule suivie dans son
------
dt
d + j lj dS + j lj dS = i i dV + ij lj vi dS (18)
mouvement ; d/dt est aussi appelée dérivée particulaire. En effet,
V S S V S pendant un intervalle de temps ∆t, une particule P se déplace de vj ∆t
selon l’axe xj et la valeur d’une grandeur g liée à cette particule est
Dans le premier membre, la dérivée est le taux de variation de à l’instant t + ∆t :
l’énergie contenue dans le volume V. Les deux intégrales de surface
représentent l’énergie emportée par unité de temps en raison du ∂g ∂g
gP(t + ∆t) = g (xj + vj ∆t, t + ∆t) = gP(t) + -------- v j ∆ t + ------- ∆ t .
déplacement de matière et la quantité de chaleur sortant pendant ∂ xj ∂t
l’unité de temps par conduction.
Lorsque ∆t tend vers zéro, le rapport ∆g/∆t a pour limite la dérivée
Le second membre est égal à la puissance fournie par les forces particulaire :
exercées à l’intérieur du volume V ou sur la surface S.
dg ∂g ∂g ∂g
------- = ------- + v j -------- = ------- + v .= g . (26)
dt ∂t ∂ xj ∂t
3.4 Équations locales La dérivée eulérienne ∂g/∂t, qui représente la variation de g au
point fixe x est une dérivée locale. Le terme non linéaire v.∇g traduit
la variation de g due au changement de position de la particule (phé-
Les formes intégrales (13), (16), (18) s’appliquent toujours, même nomène de convection).
en présence de discontinuités. Dans une région où les grandeurs Pour la conservation de la matière [relation (22)], il vient :
sont continues et dérivables, faisons tendre le volume V vers zéro
afin de les remplacer par des équations différentielles locales. Il faut ∂ vj

auparavant convertir les intégrales de surface en intégrales de ------- + ρ -------- = 0. (27)
volume à l’aide du théorème de Green : dt ∂ xj

En groupant autrement les termes de la relation (23) :


∂ Aj
∫S
A j <j dS =
∫V
---------dV ,
∂ xj
(19) ∂v
∂t
∂ vi ∂ρ
∂ t ∂ xj
∂ ∂T
ρ  --------i + v j -------- + v i ------ + -------- ( ρv j ) = ρF i + ---------ij-
∂ xj ∂ xj
et transformer les dérivées temporelles, compte tenu du fait que V et compte tenu de la conservation de la matière, la conservation de
est un volume fixe : la quantité de mouvement se met sous une forme qui exprime
directement la deuxième loi de Newton :

∫B x t ∫
d ∂B
------ ( i, ) dV = ------- ( x i, t ) dV . (20)
dt ∂t d vi ∂ T ij
V V ρ -------- = ρF i + ---------- . (28)
dt ∂ xj
■ L’équation de conservation de la matière [relation (13)] s’écrit,
pour tout volume V, aussi petit soit-il : Le produit de la masse volumique par l’accélération de la particule
(de fluide) suivie dans son mouvement est égal à la densité de force


∂ρ ∂ par unité de volume. En l’absence de toute force extérieure, celle-ci
------ + -------- ( ρv j ) dV = 0 (21)
∂ t ∂ xj est due seulement aux contraintes internes Tij par lesquelles le
V milieu extérieur agit sur la particule.
soit : Transformons l’équation de conservation de l’énergie [relation (24)] :
∂v ∂v ∂q ∂T
------- + E --------j – T ij --------i + --------j = vi  ρF i + ---------ij- ,
∂ρ ∂ dE
------ + -------- ( ρv j ) = 0. (22) dt ∂ xj ∂ xj ∂ xj  ∂ xj 
∂ t ∂ xj
∂ vj 1 dρ
En effet, si cette égalité n’était pas vérifiée en un point, par conti- en remplaçant, au premier membre, -------- par – --- ------- (équation de
∂ xj ρ dt
nuité le premier membre de la relation (22) aurait toujours le même
signe dans un petit volume autour de ce point et la relation (21) ne continuité) et en tenant compte, au second membre, de l’équation
serait pas satisfaite. de conservation de la quantité de mouvement :

La forme locale de l’équation de conservation de la quantité dE E dρ ∂v ∂q d vi


------- – --- ------- – T ij --------i + --------j = ρv i -------- .
de mouvement [relation (16)] est : dt ρ dt ∂ xj ∂ xj dt

∂ ∂ Il vient :
----- ( ρv i ) + -------- ( ρv i v j – T ij ) = ρF i (23)
∂t ∂ xj
∂v ∂q 2
ρ ------  --- – Tij --------i + --------j = --- ρ ---------- .
d E 1 dv
(29)
et celle de la conservation de l’énergie [relation (18)] : dt ρ ∂ xj ∂ xj 2 dt

∂E ∂ Comme E = ρ  e + --- v  et après élimination de l’énergie cinétique,


1 2
------- + -------- [ Ev j – T ij v i + q j ] = ρF i v i (24) 
∂ t ∂ xj 2 
l’équation de conservation de l’énergie se met sous une forme :
1 2
avec la relation (17) : E = ρe + --- ρv .
2 de ∂v ∂q
Les équations (22) à (24) constituent le système complet d’équa- ρ ------- – Tij --------i + --------j = 0, (30)
dt ∂ xj ∂ xj
tions différentielles régissant la dynamique des milieux continus.

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équivalente au premier principe de la thermodynamique. Comme 〈 m 〉 = ρ la formule (34) conduit à l’expression (17) de
En mécanique des milieux continus, on remarque que les lois de 1 2
l’énergie dans laquelle le terme --- ρv est bien l’énergie addition-
conservation font intervenir des grandeurs rapportées à 2
l’unité de volume : la quantité de mouvement ρvi et son flux nelle due au mouvement moyen du fluide.
ρvivj dans l’équation (23), l’énergie E et son flux Evj dans (24).
■ L’énergie cinétique moyenne transportée par unité de temps
En mécanique et en thermodynamique, les grandeurs caractéris- est égale au flux du vecteur :
tiques sont rapportées à l’unité de masse : la vitesse vi et l’énergie
massique 1 2 1 2 1 2
J = 〈 --- mV V 〉 = 〈 --- mV 〉 v + 〈 --- m ( v + u ) u〉 .
2 2 2 2
E v
--- = e + ------ .
ρ 2 Le premier terme du membre de droite est égal à Ev. Comme
Nous avons donc transformé les équations (23) et (24) en tenant 〈 mu〉 = 0, il vient :
compte de la conservation de la masse. Il est naturel de voir appa-
raître alors la dérivée lagrangienne puisque celle-ci s’applique à une 1 2
particule dV suivie dans son mouvement, dont la masse ρdV est J = Ev + 〈 --- mu u〉 + 〈 m ( u . v ) u〉 . (36)
2
constante.
● Le deuxième terme est le vecteur densité du flux de chaleur q
introduit dans l’équation (18). Il est égal au flux moyen d’énergie
cinétique dû au mouvement moléculaire (diffusion de la chaleur) :
3.5 Lien avec la théorie cinétique des gaz
+∞


1 2 1 2 3
q j = 〈 --- mu u j〉 = --- mu u j f d u . (37)
2 2
La notion de contrainte mécanique est assez intuitive pour un –∞
solide ou un liquide visqueux. Dans le cas d’un gaz, la théorie ciné-
La j-ième composante 〈 mu i v i u j 〉 du troisième terme s’écrit –
tique fournit une interprétation statistique des termes Tij et Tijvi qui
Tijvi en introduisant le tenseur des contraintes, défini par :
apparaissent dans les équations de conservation (23) et (24).
Soit f (x, V, t) la densité de probabilité locale de la distribution des +∞


3
vitesses des molécules. La quantité f (x, V, t)d3xd3V représente le T ij = – 〈 mu i uj 〉 = – mu i u j f d u . (38)
nombre de molécules contenues dans l’élément de volume –∞

d3 x = d x 1 d x 2 dx 3 , ● Les composantes du vecteur densité du flux d’énergie sont :


centré à l’extrémité du vecteur x, dont la vitesse est comprise entre Jj = Evj + qj – Tijvi. (39)
V et V + dV (V est un vecteur qui ne peut être confondu avec V
volume). La masse volumique ρ (x, t) est définie par la moyenne de ● Pour trouver la signification du tenseur des contraintes, déve-
la masse m : loppons le tenseur densité du flux de quantité de mouvement :

+∞ Mij = 〈mViVj 〉 = 〈mVi 〉vj + 〈m(vi + ui)uj 〉.


3
ρ ( x, t ) = m f ( x, V, t )d V = 〈 m 〉 . (31)
Comme 〈mVi 〉 = ρvi [relation (32)] et 〈muj 〉 = 0, il vient, compte
–∞
tenu de l’expression (38) :
La quantité de mouvement macroscopique ρv de la particule de
fluide d3x est donnée par la moyenne de l’impulsion mV des Mij = ρvivj + 〈muiuj 〉 = ρvivj – Tij. (40)
molécules :
La contribution des contraintes dans l’équation de con-
+∞ servation (23) peut être interprétée comme la moyenne de la densité

∫ du flux de quantité de mouvement dû aux fluctuations de la vitesse


3
ρv = mVf ( x, V, t )d V = 〈 mV 〉 . (32)
des molécules par rapport à la vitesse moyenne v du fluide [5].
–∞

Elle est nulle si le gaz est au repos. ■ Les particules d’un gaz parfait n’interagissant pas entre elles :
Soit u la déviation de la vitesse moléculaire V par rapport à la 〈muiuj 〉 = 0 si i ≠ j.
vitesse moyenne v :
Le tenseur des contraintes est diagonal, sa trace est, d’après (35)
V=v+u (33) et (38), égale à :
avec 〈 mu〉 = 0 . Tii = – 〈muiui 〉 = –2ρe.
L’énergie totale par unité de volume du gaz, supposé monoatomi- 3
que, est la moyenne de l’énergie cinétique de translation des L’énergie interne d’une mole de gaz parfait est --- RT , celle de
l’unité de masse est égale à : 2
molécules :

1 2 1 2 1 2 3 RT 3p
E = 〈 --- mV 〉 = --- 〈 m 〉 v + 〈 --- mu 〉 + 〈 mu 〉 v . (34) e = --- -------- = --- --- (41)
2 2 2 2M 2ρ

Le deuxième terme du membre de droite représente l’énergie puisque pV = nRT et


interne par unité de volume : Tii = T11 + T22 + T33 = –3p.
+∞


1 2 3 1 2 Chaque composante de la diagonale du tenseur des contraintes est
ρe = --- mu f ( x, u, t )d u = 〈 --- mu 〉 ; (35) égale à –p :
2 2
–∞

le troisième est nul puisque 〈 mu 〉 = 0. Tij = –pδij.

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Principales notations Principales notations


Symbole Définition Symbole Définition
A module d’élasticité adiabatique u déplacement mécanique
c (c 0 ) vitesse du son dans un fluide (petites amplitudes) Ua densité d’énergie potentielle acoustique (par unité
de volume)
cV (cp) capacité thermique massique à volume (pression)
constant(e) v vitesse des particules
cijkl tenseur des constantes élastiques (rigidités) V L (V T ) vitesse des ondes élastiques longitudinales
(transversales)
eijk tenseur des constantes piézoélectriques
e énergie interne massique Y module d’Young

E (E a ) densité d’énergie hydrodynamique (acoustique) par Z impédance acoustique


unité de volume
α coefficient d’atténuation
F densité de force (par unité de volume)
β paramètre de non-linéarité
h enthalpie massique
Γi < (γj) tenseur de Christoffel (piézoélectrique)
Ia intensité acoustique
δij symbole de Kronecker
J (J a ) densité du flux d’énergie hydrodynamique
(acoustique) εij taux de déformation
k (k ) vecteur (nombre) d’onde ζ viscosité de volume
l normale unitaire η viscosité de cisaillement
m vecteur lenteur
ηijk < tenseur de viscosité
n vecteur unitaire de propagation
θ I ,R,T angle d’incidence, de réflexion, transmission
p (p 0 ) pression thermodynamique (au repos)
κ conductivité thermique
pa pression acoustique
λ, µ constantes de Lamé
q (q ) densité du flux (quantité) de chaleur
ν coefficient de Poisson
r (t ) coefficient de réflexion (transmission)
ρ, ρ < masse volumique, masse linéique
R constante molaire des gaz
τij tenseur des contraintes visqueuses
s entropie massique
φ potentiel scalaire
Sij tenseur des déformations
T Tension mécanique Φ potentiel électrique

Tij tenseur des contraintes χ coefficient de compressibilité

T température absolue c potentiel vecteur

Les indices muets des coordonnées sont en italique. Les indices muets des coordonnées sont en italique.
La répétition de l’un d’entre eux implique une sommation. La répétition de l’un d’entre eux implique une sommation.

Références bibliographiques
[1] BRUNEAU (M.). – Manuel d’acoustique fondamentale, Hermès, Paris (1998).
[2] ROYER (D.) et DIEULESAINT (E.). – Ondes élastiques dans les solides, Tome 2.
Génération, interaction acousto-optique, applications, Masson, Paris (1999).
[3] SAPRIEL (J.). – Ultrasons. Techniques de l’Ingénieur, Traité d’Électronique, Article
E 1 910 (1995).
[4] KRAUTKRÄMER (J.) et KRAUTKRÄMER (K.). – Utrasonic testing of materials,
Springer-Verlag, Berlin (1990).
[5] WHITHAM (G.B.). – Linear and non linear waves, p. 147, John Wiley, New York
(1974).

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