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Terminologie et modèles des réseaux informatiques

Le document présente les concepts fondamentaux des réseaux informatiques, y compris la terminologie, les topologies, les protocoles et les modèles de communication. Il décrit également les modèles OSI et TCP/IP, en expliquant les différentes couches et leurs fonctions respectives, ainsi que le rôle des protocoles Ethernet, IP, UDP et TCP dans la transmission des données. Enfin, il aborde le processus d'encapsulage des données à travers les différentes couches du modèle Internet.

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Terminologie et modèles des réseaux informatiques

Le document présente les concepts fondamentaux des réseaux informatiques, y compris la terminologie, les topologies, les protocoles et les modèles de communication. Il décrit également les modèles OSI et TCP/IP, en expliquant les différentes couches et leurs fonctions respectives, ainsi que le rôle des protocoles Ethernet, IP, UDP et TCP dans la transmission des données. Enfin, il aborde le processus d'encapsulage des données à travers les différentes couches du modèle Internet.

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Réseaux - Rappels de 1ère

1) Terminologie des réseaux


En toute généralité, un réseau est un ensemble de noeuds ou composants reliés entre eux par des liens.

• Un réseau informatique est un réseau dont les noeuds sont des équipements informatiques (ordinateurs, rou-
teurs, concentrateurs, etc.) et les liens peuvent être de nature diverse (cables de cuivres, fibre optique, liaisons
satellites, ondes radios, etc.). Les réseaux informatiques permettent l’échange d’information entre les noeuds.

Les liaisons entre les ordinateurs et les équipements peuvent avoir différentes topologies :

Chaque topologie a ses avantages et ses inconvénients. Suivant la topologie choisie, les règles pour communiquer
entre les équipements seront différentes.

• Une interface est le point de raccordement entre un lien et un noeud. Elle peut être matérielle (une carte ré-
seau intégrée à l’ordinateur) ou logicielle (l’ensemble des fonctions systèmes permettant d’envoyer et recevoir les
données).

• Un protocole est un ensemble de règles permettant d’établir, mener et terminer une communication entre deux
entités. Dans le cadre des réseaux informatiques, les protocoles sont utilisés pour garantir différentes propriétés
lors de la transmission de données, comme :
• l’abscence d’erreur (l’information est transmise sans perte de données) ;

• l’efficacité (l’information est transmise le plus rapidement possible) ;

• ou encore la confidentialité (seul le destinataire peut obtenir l’information).

• Un service réseau est une application capable de communiquer en réseau et proposant des fonctionnalités. Ex :
• Un sevice Web fournit à des programmes spéciaux (les navigateurs Web) les ressources qu’ils demandent (des

pages Web au format HTML)


• Un service de messagerie instantannée ("tchat") propose des salons de discussions

• Des applications spéciales (par ex. sur téléphones) se connectent au service et permettent à leurs utilisateurs

d’échanger des messages.

• Un serveur est un dispositif matériel ou logiciel exécutant un service. On utilise le même mot pour désigner
à la fois la machine où s’exécute le service et le logiciel qui permet son exécution. Par exemple le serveur Web
Apache est un logiciel offrant le service de distribution des pages Web via le protocle HTTP. Il s’exécute sur un
serveur matériel.

De manière duale, on appelle client à la fois la machine et l’application se connectant par le réseau à un serveur.
Par exemple le navigateur Web est l’application cliente se connectant au serveur Web.

• Le modèle client-serveur est la principale manière de concevoir des applications en réseau sur Internet. Dans
ce modèle, un serveur (logiciel) propose un service (par exemple la distribution de page Web). Le serveur est
perpétuellement en attente de connexions. Les clients se connectent à tout moment et sont traités de manière
individuelle. En particulier ils ne communiquent qu’avec le serveur et ne communiquent pas entre eux. Cela
donne une architecture en étoile, le serveur s’exécutant quelque part sur le réseau et les clients s’y connectant de
n’importe quel endroit et à n’importe quel moment.

1 NSI Tle - 2023/24


2) Modèle OSI, modèle TCP/IP modèle OSI
Les réseaux informatiques ont une organisation en différentes couches
d’abstraction. Cette organisation en couches à été formalisée en 1984 numéro nom PDU
dans le modèle OSI (Open System Interconnection) :
Chaque couche est indépendante et possède un rôle bien défini. En 7 Application données
particulier, elle offre des fonctionnalités que le niveau supérieur peut 6 Présentation données
utiliser. Chaque couche définit une unité de données de protocole
(PDU pour Protocol Data Unit) qui est la quantité d’information que 5 Session données
la couche est capable de transmettre « en un coup ». 4 Transport segment
Dans les couches 1 à 4, le protocole ignore absolument le contenu des
messages qu’ils transmet : ce sont de simples suites d’octets. C’est 3 Réseau paquet
généralement dans les trois premières couches (et en particulier dans la 2 Liaison trame
couche Application) que le protocole a un lien direct avec l’utilisation
qui est faite de l’ordinateur par un utilisateur. 1 Physique bit

• Les couches hautes (6 et 7) traitent les données échangées (exécution de commandes, mise en forme, affichage, etc).
• Les couches moyennes (4 et 5) gèrent les communications et les ressources (processus et mémoire) nécessaires à
l’échange des messages entre équipements terminaux (stations ou serveurs).
• Les couches basses (1, 2 et 3) assurent la transmission et l’acheminement des informations à travers le réseau sur
le support (câbles, transmissions sans fil, etc).

Modèle Internet (TCP/IP)

Le modèle OSI peut être considéré comme une approche théorique aux réseaux. Mais bien avant la publication de cette
norme, un réseau informatique global s’est développé en suivant ses propres principes, le réseau Internet. Initialement
conçu en 1970 comme un projet militaire américain, le projet ARPANET a rapidement évolué pour devenir la paire
de protocole TCP et IP en 1974.

Le protocole IP (Internet Protocol) a pour but l’adressage des machines sur le réseau ainsi que le routage des paquets
(c’est-à-dire la manière d’envoyer des données entre deux noeuds distants en passant par des noeuds intermédiaires).
Le protocole TCP (Transmission Control Protocol) réutilise les fonctionnalités offertes par IP pour permettre l’envoi
de messages de longueurs arbitraire et garantir à l’envoyeur que le destinataire a bien reçu l’information.
Ces protocoles sont standardisés par l’IETF (Internet Engineering Task Force) qui propose un modèle plus simple que
le modèle OSI, nommé modèle Internet et constitué de quatre couches :

numéro nom exemples de protocoles numéro OSI


4 Application HTTP POP IMAP DNS 5, 6, 7
3 Transport TCP UDP 4
2 Internet IP ICMP RIP ARP 3
1 Accès réseau Ethernet Wi-Fi Bluetooth 1, 2

la couche Accès réseau gère la partie physique de l’envoie de l’information : le signal électrique envoyé sur les câbles,
le signal lumineux sur la fibre optique ou les ondes électromagnétiques utilisées pour le wifi, la 4G, le satellite.
la couche Internet (IP) gère l’acheminement des paquets (entités élémentaires de données d’environ 1500 octets) à
travers le réseau de l’expéditeur aux destinataires. Les routeurs, ces machines chargées du transit et de l’acheminement
des paquets de données appartiennent a cette couche. L’adresse IP est utilisée pour identifier les différente machines
connectées (ordinateurs, routeurs, objets). Ces adresses IP sont intégrées dans l’en tête du paquet et font parti des
1500 octets de données envoyées.
la couche transport (TCP) gère le découpage en paquet de l’information et va détecter et corriger les erreurs et s’as-
surer que les paquets soient bien arrivés à destination.
la couche application correspond au logiciel utilisé pour la communication de données (navigateur, applis du smart-
phone, logiciel spécialisé,...)

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3) La couche Accès réseau et le protocole Ethernet
La couche la plus basse du modèle Internet regroupe tous les aspects physique du réseau. Ici, on ne considère comme fai-
sant partie d’un même réseau que des machines reliés directement entre elles par la même technologie (réseau Wi-Fi ou
réseau cablé utilisant le protocole Ethernet par exemple). On parle alors de réseau local ou LAN (Local Area Network).

Dans un réseau local de type Ethernet, chaque interface matérielle (chaque carte réseau pour simplifier) possède une
adresse sur 48 bits (soit 6 octets) dite adresse MAC . Ces adresses sont traditionnellement données en hexadécimal
en séparant chaque octet. Exemple : 98 : f 3 : 96 : d1 : 26 : a8

Dans le protocole Ethernet, les données sont organisées en trame . Tous les champs d’une trame sont constitués d’un
nombre entier d’octets. La figure ci-dessous illustre le format d’une trame ethernet :

préfixe @ MAC destination @ MAC source longueur données suffixe


8 octets 6 octets 6 octets 2 octets 46 à 1500 octets 4 octets

4) La couche Internet et le protocole IP


Le protocole IP (Internet Protocol) permet la transmission d’un paquet de données, depuis une machine source vers
une machine cible, en « routant » le paquet par des noeuds intermédiaires :

Le premier rôle de ce protocole est l’ adressage , qui permet d’associer à chaque interface de chaque machine un iden-
tifiant unique appelé adresse IP, indépendamment de la couche de liaison sous-jacente.
Chaque machine connectée à un réseau IP (que ce soit un réseau local de quelques machines ou un réseau internet)
possède une ou plusieurs adresses IP qui permettent de les contacter. Généralement, une machine possède une adresse
IP par interface. Le protocole IP définit aussi pour toutes les machines une adresse spéciale, reliée à une adresse
virtuelle appelée localhost ([Link]) qui correspond à la machine sur laquelle on se trouve, même si cette dernière
n’est pas connecté à Internet et ne dispose d’aucun périphérique réseau.

Le deuxième rôle du protocole IP est le routage , c’est-à-dire, la transmission de proche en proche des données depuis
l’emetteur jusqu’a la destination finale. En effet, toutes les machines du réseau n’étant pas directement connectées
les unes aux autres, le protocole permet de définir comment acheminer les données. Pour cela il définit d’abord la
notion de sous-réseau. Un sous-réseau IP est un ensemble de machines toutes connectées et donc toutes accessibles
directement. Elles doivent donc être (en simplifiant) toutes sur le même réseau local. Parmi ces machines, au moins une
joue un rôle particulier : c’est une passerelle (gateway). On rencontre aussi le terme de routeur. Une passerelle possède
au moins deux interface réseau. Chacune est connectée physiquement à un sous-réseau différent. La passerelle possède
une table de routage, c’est-à-dire la liste des adresses joignable depuis cette interface pour chacune des interfaces
réseau qu’elle possède. Lorsqu’une machine envoie un paquet de données à une autre machine, elle regarde l’adresse
de destination. Si c’est une adresse du sous-réseau, elle envoie directement la donnée. Sinon, elle envoie le paquet de
données à sa passerelle par défaut. La passerelle par défaut regarde alors l’adresse de destination. Si c’est une adresse
de son deuxième sous-réseau, elle l’envoie à la machine concernée. Sinon elle l’envoie à une deuxième passerelle se
trouvant sur le deuxième sous-réseau qui se chargera de la transmette et ainsi de suite jusqu’a la destination finale.
Pour pouvoir mener à bien ce processus de routage, la machine source encapsule les données qu’elle souhaite envoyer
dans un paquet IP :

préfixe @ IP source @ IP destination données

5) La couche de transport et les protocoles UDP et TCP


Le protocole IP vu précédement, permet de créer une communication entre deux machines physiques. D’un point de
vue pratique, ce que l’on essaye d’établir est une communication entre deux programmes qui s’exécutent, en particulier
entre un client s’exécutant sur un poste client et un serveur s’exécutant sur un serveur physique. Mais sur une machine,
il peut s’exécuter différents services réseaux (serveur Web, serveur de messagerie, serveur de bases de données, etc). Il
nous faut donc un moyen d’identifier pour une adresse IP donnée, avec quel service on souhaite communiquer. C’est le
premier rôle des protocoles de la couche de transport que sont UDP (User Datagram Protocol) et TCP (Transmission
Control Protocol). Ces deux protocoles définissent un numéro de port , c’est-à-dire un identifiant numérique associé
à un service particulier. Par exemple, le numéro de port par défaut pour le Web non sûr (protocole HTTP) est le

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80, celui pour le Web sécurisé (protocole HTTPS) est le 443 mais, ce ne sont que des conventions, un serveur Web
peut très bien attendre des connexions sur un tout autre port. Il faudra alors que le navigateur Web qui souhaite se
connecter au serveur spécifie ce port.

Le protocole UDP se limite essentiellement à cette fonctionnalité. Lorsqu’une application souhaite communiquer à
travers le réseau avec une autre application par le protocole UDP, sur une machine distante, elle spécifie l’adresse IP
de la machine distante et le numéro de port sur lequel l’application serveur est en attente de connexion et envoie un
datagramme UDP (la spécification du protocole parle de datagramme plutôt que de paquet pour UDP). Ce data-
gramme contient un entête (suite d’octets précédant les données) contenant entre autres la longueur du datagramme
et les numéros de ports source et destination puis les données. Ce datagramme est encapsulé dans un paquet IP,
lui-même encapsulé dans une trame (par exemple Ethernet) et envoyée sur le réseau.
À la reception, le système d’exploitation de la machine de destination extrait le paquet IP de la trame, puis extrait le
datagramme UDP du paquet IP. Il consulte alors le numéro de port pour savoir à quel service il faut rendre disponibles
les données transmises dans le datagramme. Les fonctionnalités du protocole UDP s’arrêtent là, en particulier en ce
concerne les erreurs de transmissions. UDP ne propose pas plus qu’IP sur lequel il s’appuie. Il est donc possible qu’un
datagramme UDP soit perdu (problème sur le réseau par exemple) et l’envoyeur n’aura aucune notification. Un autre
défaut d’UDP est que si une application envoie deux datagrammes l’un à la suite de l’autre, elle n’a aucune garantie
que l’application réceptrice les reçoive dans le même ordre.

Le protocole TCP résout ces problèmes grâce à un système d’accusés de réception. Le protocole permet d’envoyer à
un programme destination des données de taille arbitraire, dans l’ordre, de détecter les erreurs de transmissions et, si
besoin, de retransmettre automatiquement les fragments de données perdus ou corrompus. Lorsqu’un client souhaite
se connecter à un serveur avec le protocole TCP, il initie une mise en place de connexion en trois temps (three way
handshake). Ce processus relativement simple permet de réaliser un canal de communication avec détection d’erreurs
au-dessus d’IP. Il illustre aussi l’intérêt du découpage des données en paquets, qui permettent de ne retransmettre que
les parties perdues et non pas l’intégralité du message.

6) Encapsulage

Données à envoyer - couche Application

Création d’un segment - couche Transport

Création d’un paquet IP - couche Internet

Création d’une trame Ethernet - couche Accès réseau

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