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Exercice N°1

Le document présente un exercice de conception d'une police de caractère pour la lettre 'v' minuscule, utilisant des courbes de Bézier. Il détaille les étapes de tracé, d'étude et de calcul des courbes à partir de points définis dans un repère orthonormal, ainsi que des questions sur le reverse engineering et les méthodes de génération de trajectoires. Les réponses incluent des explications sur les raisons industrielles du reverse engineering, les étapes du processus, et des définitions de surfaces.

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Exercice N°1

Le document présente un exercice de conception d'une police de caractère pour la lettre 'v' minuscule, utilisant des courbes de Bézier. Il détaille les étapes de tracé, d'étude et de calcul des courbes à partir de points définis dans un repère orthonormal, ainsi que des questions sur le reverse engineering et les méthodes de génération de trajectoires. Les réponses incluent des explications sur les raisons industrielles du reverse engineering, les étapes du processus, et des définitions de surfaces.

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EXERCICE n°1:

On se propose de concevoir une nouvelle police de caractère pour la lettre


« v »minuscule, tracée dans le plan muni d'un repère orthonormal (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗) . La courbe formant
cette lettre est la réunion de deux courbes de Bézier : 𝑪𝟏 et 𝑪𝟐 .
Dans le repère (O, ⃗i, ⃗j) , on se donne les points O, A, B, C, et F de coordonnées :
O ( 0 ; 0 ), A ( – 5 ; 3 ), B ( – 2 ; 4 ), C ( – 4 ; – 5 ) et F ( 2 ; 5/2 ). Le point E est le symétrique
du point C par rapport au point O.
La courbe de Bézier 𝑪𝟏 est obtenue à partir des quatre points de définition A, B, C et O
dans cet ordre.
La courbe de Bézier 𝑪𝟐 est obtenue à partir des quatre points de définition O, E, A et F
dans cet ordre.
Partie A. Tracé de l'arc de courbe 𝑪𝟏 3.5pts
1. Sur l'annexe, placer les points A, B, C et O puis les tangentes à la courbe 𝐶1 aux points A et
O. 0.5pt
2. Pour tout t appartenant à l'intervalle [0 ; 1], on note 𝑀1 (𝑡) le point de paramètre t de la
1 1
courbe 𝑪𝟏 . Sur l'annexe les points 𝑀1 (4) et 𝑀1 (2) sont déjà placés.

Pour chaque valeur de 𝑡 ∈ [0 ; 1], l'algorithme de construction par barycentres successifs


(appelé algorithme de De Casteljau), permet de construire le point 𝑀1 (𝑡). Utiliser cet
3
algorithme pour construire 𝑀1 (4). On laissera apparents les traits de construction. 1pt

3. A l'aide des éléments construits, tracer l'allure de la courbe 𝑪𝟏 sur l'annexe à rendre avec la
copie. 2pt
Partie B. Étude et tracé de l'arc de courbe 𝑪𝟐 8pts
Pour tout t appartenant à l'intervalle [0 ; 1], on note 𝑀2 (𝑡) le point de paramètre t définissant la
courbe de Bézier 𝐶2 .

On rappelle que les polynômes de Bernstein 𝐵3𝑖 (𝑡) de degré 3, pour i prenant les valeurs, 0, 1,
2 ou 3, sont définis pour tout t appartenant à l'intervalle [0 ; 1] par :
3!
𝐵𝑛𝑖 (𝑡) = 𝑡 𝑖 (1 − 𝑡)3−𝑖
𝑖! (3 − 𝑖)!
Comme l'origine du repère est un des points de définition, les points 𝑀2 (𝑡) sont donc définis
par la relation vectorielle simplifiée :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀2 (𝑡) = 𝐵31 (𝑡). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐸 + 𝐵32 (𝑡). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐴 + 𝐵33 (𝑡). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐹 Pour 𝑡 ∈ [0 ; 1].
1) Déterminer les coordonnées du point E. Placer les points E et F sur l'annexe à rendre
avec la copie. 0.5pt
2) Développer, réduire et ordonner le polynôme 𝐵32 (𝑡). 1pt
3) On admet que, pour tout t appartenant à l'intervalle [0 ; 1], on a :
𝐵30 (𝑡) = −𝑡 3 + 3𝑡 2 − 3𝑡 + 1
𝐵31 (𝑡) = 3𝑡 3 − 6𝑡 2 + 3𝑡
𝐵33 (𝑡) = 𝑡 3
Montrer que l'abscisse x du point 𝑀2 (𝑡) de la courbe 𝑪𝟐 admet pour expression :
𝑥 = 𝑓(𝑡) = 29𝑡 3 − 39𝑡 2 + 12𝑡 Pour 𝑡 ∈ [0 ; 1] 1pt
4) Étude de 𝑓 (𝑡).
a) Calculer 𝑓 ′ (𝑡), où 𝑓 ′ est la dérivée de la fonction 𝑓, définie sur l'intervalle [0 ; 1] par:
𝑓(𝑡) = 29𝑡 3 − 39𝑡 2 + 12𝑡. On admet que la fonction f est dérivable. 0.5pt
b) Résoudre l'équation 𝑓 ′ (𝑡) = 0 sur l'intervalle [0 ; 1]. Donner une valeur approchée à
10−2 près des deux solutions que l'on nommera 𝑡1 𝑒𝑡 𝑡2 , avec 𝑡1 < 𝑡2 . 0.5pt
c) On admet que l'ordonnée y du point 𝑀2 (𝑡) de la courbe 𝐶2 a pour expression :
𝑦 = 𝑔(𝑡) = 8.5𝑡 3 − 21𝑡 2 + 15𝑡, Pour 𝑡 ∈ [0 ; 1]
On admet également que la fonction g ainsi définie est strictement croissante sur
l’intervalle [0; 𝛼], décroissante sur l'intervalle [𝛼 ; 1], où 𝛼 ≈ 0,52, que 𝑓 (𝛼) ≈ – 0,23 et
que 𝑔(𝛼) ≈ 3, 32 à 10−2 près.
Dresser le tableau des variations conjointes des fonctions f et g sur l'intervalle [0 ; 1]. 1pt
5) À l'aide du tableau des variations conjointes précédent, préciser le ou les points de la courbe
𝐶2 où la tangente est parallèle à l'axe des abscisses.
Préciser également le ou les points de la courbe 𝐶2 où la tangente est parallèle à l'axe des
ordonnées. 1.5pt
6) Tracer les tangentes à la courbe 𝐶2 aux points 𝑀2 (0), 𝑀2 (𝑡1 ), 𝑀2 (𝛼), 𝑀2 (𝑡2 ) et 𝑀2 (1),
puis tracer la courbe sur l'annexe à rendre avec la copie. 0.25*5+0.75pt

CORRECTION
1. Voir l'annexe. Par propriétés d'une courbe de Bézier, la tangente au point A est colinéaire au
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et la tangente au point O est colinéaire au vecteur 𝐶𝑂
vecteur 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . (Tracées en pointillés
vert).
2. L'algorithme de construction par barycentres successifs (appelé algorithme de De Casteljau)
permet de construire le point M (t) de la courbe de Bézier. Le schéma de principe est le
suivant :

Points de Coefficients Barycentres Coefficients Barycentres Coefficients Point M(t)


definition I J de la courbe
𝑃0 = 𝐴 1 − 𝑡 = 1/4
𝐼1 1 − 𝑡 = 1/4
𝑡 = 3/4 𝐽1
𝑃1 = 𝐵 1−𝑡 = 1/4 t= 3/4 1-t=1/4
𝐼2
𝑡 = 3/4 𝑀(𝑡)
1 − 𝑡 = 1/4
𝑃2 = 𝐶 1 − 𝑡 = 1/4 𝐽2 t=3/4 𝑡 = 3/4
𝐼3
𝑡 = 3/4
𝑃3 = 𝑂 t=3/4

Ainsi, le point 𝐼1 est le barycentre des points 𝑃0 = 𝐴 et 𝑃1 = 𝐵 affectés des


coefficients1 – 𝑡 𝑒𝑡 𝑡.
3. Voir l'annexe.

1. Le point E est le symétrique du point C par rapport à l'origine du repère. Nous avons donc :
C(−4, -5) donc E(4, 5). Voir l'annexe pour le placement.
2. D'après la formule 𝐵32 (𝑡) = 3𝑡 2 − 3𝑡 3
3. En utilisant la relation vectorielle simplifiée puis en développant en ligne, nous obtenons:
𝑥 = 𝑓(𝑡) = 29𝑡 3 − 39𝑡 2 + 12𝑡
4. Étude de f (t).
a) 𝑓(𝑡) = 29𝑡 3 − 39𝑡 2 + 12𝑡 soit 𝑓 ′ (𝑡) = 87𝑡 2 − 78𝑡 + 12
b) ∆= 1908, 𝑡1 = 0.197. 𝑒𝑡 𝑡2 = 0.699.
c) Le tableau des variations conjointes des fonctions f et g sur l'intervalle [0 ; 1] est :
t 0 𝑡1 𝛼 𝑡2 1
′ (𝑡)
𝑓 + 0 - - 0 + +
𝑓(𝑡) 2
0 -0.23
𝑔′ (𝑡) + + 0 - -
𝑔(𝑡) 3.32
0 2.5

5. La tangente est parallèle à l'axe des abscisses au point M(α) et la tangente est parallèle
à l'axe des ordonnées au points M(t1) et M(t2).
6. Voir l'annexe. Les tangentes sont tracées en pointillés vert.
Question 1 3pts
Citer les raisons industrielles du reverse engineering.
Réponse
 En bureau d´études lors de phases de l’analyse de l’existant ou lorsque toute trace
numérique du produit à été perdue. Ce cas industriel est le plus complexe car on
espère récupérer le modèle CAO sans posséder aucune donnée (2D ou 3D) au préalable,
 En maintenance ( “ As designed / as maintained ” ) Comparer le produit physique
avec son modèle CAO afin d’observer son usure et prévoir sa maintenance
 En production ( “ As designed / as made”) Le produit fabriqué ou en cours de
fabrication est numérisé puis nous comparons cette donnée 3D (ou 2D) avec le produit
numérique initial telle qu’une maquette numérique afin de s’assurer de sa conformité.
Question 2 3pt
Le processus de RE se décompose en trois grandes étapes ! Lesquelles
Réponse
1. L’acquisition des données: l’objet physique est numérise en données de deux ou trois
dimensions;
2. Le traitement des données : les données peuvent être segmentées par exemple afin d’extraire
des surfaces canoniques (plan, cylindre, sphère) ou des surfaces complexes;
3. La reconstruction du modèle CAO : les surfaces extraites peuvent par exemple être épaissies
et si nécessaires retravaillées afin de reconstruire un solide en 3D.
Question 3 1pt
Définir les surfaces gauches.
Réponse
Toutes surfaces non développables, alors que les surfaces développables sont des surfaces qui
peuvent être « remise à plat » sans étirement ni déchirement.

Question 5 3pts
Plusieurs méthodes de génération de trajectoires complexes de l’outil, existent dans l’industrie !
Citer au moins trois (3) méthodes
Réponse
La méthode iso paramétrique,
La méthode des plans parallèles,
La méthode des surfaces guides.

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