Verbes : infinitif, groupe, temps, mode…
Les verbes conjugués permettent de situer des faits qui ont lieu :
dans le passé : Les serfs ne mangeaient guère.
dans le présent : Ils n’ont plus rien à manger. - dans le futur : Ils récolteront le blé.
Dans une phrase, d’autres mots apportent également des indications de temps (jadis, hier, ce
matin, maintenant, demain…). On les appelle des indicateurs de temps.
Un verbe a un radical et une terminaison.
préparer : prépar -er
La terminaison du verbe varie selon la personne et le temps. Il existe six personnes de
conjugaison :
1ère personne du singulier → je, 1ère personne du pluriel → nous,
ème
2 personne du singulier → tu, 2ème personne du pluriel → vous,
3ème personne du singulier → il (elle, on), 3ème personne du pluriel → ils (elles).
L’infinitif sert à nommer les verbes. On reconnaît l’infinitif d’un verbe grâce à sa terminaison : -
er, -ir, -re, -oir.
Les verbes à l'infinitif sont classés en trois groupes :
le 1er groupe comprend tous les verbes dont l’infinitif se termine en –er (sauf aller). Ce sont les
plus nombreux : imaginer, regretter, chercher, lever...
le 2ème groupe comprend les verbes en –ir qui se conjuguent sur le modèle de finir (je finis, nous
finissons) : jaillir, garnir, salir, saisir...
le 3ème groupe comprend tous les autres verbes : aller, courir, faire, vouloir
Le verbe peut être conjugué à un temps simple (un seul mot) ou à un temps composé (deux
mots : auxiliaire être ou avoir conjugué à un temps simple suivi du participe passé du verbe).
J’écris J’ai écrit
Temps simple Temps composé
Il existe plusieurs modes qui font également varier le verbe. Les plus utilisés sont
l’indicatif et l’infinitif. Les autres modes sont le conditionnel, l’impératif, le
subjonctif et le participe
Exercices
EXERCICE 1
Mettez au présent de l'indicatif les verbes entre parenthèses.
Exemple
Elle les (entendre) ______________________________ crier de loin.
Réponse
Elle les entend crier de loin.
Des fleurs sauvages (orner) ______________________________ ma fenêtre.
André et Pierre (parler) ______________________________ souvent de leur voyage au
Saguenay.
Julien et moi (faire) ______________________________ des projets pour le mois prochain.
Aline dit : « Je ne (retrouver) ______________________________ pas mon stylo bleu. »
Christine, tu (avoir) ______________________________ des cheveux magnifiques.
L’avion des Dubois (arriver) ______________________________ à l’instant.
Qu’est-ce que Paul et toi (désirer) ______________________________ comme cadeau
d’anniversaire ?
Faire des heures supplémentaires (représenter) ___________________________________ un
nouveau défi pour moi.
Tes amis (raconter) ______________________________ toujours les mêmes histoires.
Nathalie et toi (utiliser) ______________________________ souvent les pistes cyclables du
quartier.
EXERCICE 2
Mettez au présent de l’indicatif les verbes entre parenthèses.
Exemple
Zoé (vouloir) ______________________________ apprendre à nager. Sa grand-mère
l’(encourager) ______________________________ grandement.
Réponse
Zoé veut apprendre à nager. Sa grand-mère l’encourage grandement.
Lorsque Charles (entrer) ______________________________ dans la classe, les étudiants
fatigués
(regarder) ______________________________ le professeur.
Les rues de Montréal (être) ______________________________ différentes, et chaque quartier
de la ville
(posséder) ______________________________ son caractère.
Marie (venir) ______________________________ de perdre ses clés. Elle les (chercher)
______________________________ partout.
Tout le monde (commencer) ______________________________ à s’agiter. Quelques élèves
(relire) ______________________________ leurs réponses avec attention. Dans quelques
instants, ils (aller)
______________________________ remettre leur examen au professeur, qui (compter)
______________________________ les dernières secondes.
Charlotte est curieuse. Lorsque tout le monde (dormir) ______________________________,
nous croyons que la gentille petite fille (dormir) ______________________________ aussi,
qu’elle est endormie comme les autres. Mais non : Charlotte (monter)
______________________________ l’escalier et (entrer)
EXERCICE 3
Mettez au présent de l’indicatif les verbes entre parenthèses.
Exemple
Pendant la récréation, quelques enfants (jouer) ______________________________ au hockey,
d’autres (s’employer) ______________________________ à fabriquer un bonhomme de neige,
d’autres enfin (se réfugier) ______________________________ sous le préau pour se
réchauffer.
Réponse
Pendant la récréation, quelques enfants jouent au hockey, d’autres s’emploient à fabriquer un
bonhomme de neige, d’autres enfin se réfugient sous le préau pour se réchauffer.
○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○
Le chat (épier) ___________________________ les hirondelles qui (voleter)
___________________________ dans le vent.
Ses doigts de fée (réussir) ______________________________ de magnifiques broderies qui
(exclure)
______________________________ tout amateurisme.
Mon comptable (résoudre) ______________________________ toujours les problèmes fiscaux
qui me (créer)
______________________________ des maux de tête.
Le vent (charrier) ______________________________ les odeurs sucrées de la boulangerie, qui
(s’insinuer)
______________________________ dans nos narines comme pour les flatter.
Le meunier (moudre) ______________________________ la farine qui (servir)
______________________________ à la préparation de la pâte.
Sache, Antoine, que tu (être) ______________________________ très précieux pour la
compagnie :
tu (évaluer) ______________________________ bien le travail à faire, tu (se plier)
______________________________ volontiers à ses exigences, tu (répandre)
______________________________ la bonne humeur et tu (courir)
______________________________ régler les conflits entre les travailleurs.
Lucie (craindre) ______________________________ ton chien parce qu’il (mordre)
______________________________ sans raison apparente.
Ta conduite est étrange : il y a deux jours, tu (se repentir) ______________________________
de nous avoir blessés; hier, tu nous (bourreler) ______________________________ et nous
(étiqueter) ______________________________ de menteurs; et maintenant, tu (feindre)
______________________________ de ne pas nous connaître.
EXERCICE 4
Conjuguez les verbes entre parenthèses à l’imparfait de l’indicatif. Assurez-vous d’accorder
correctement le verbe avec son sujet.
Exemple
Zoé (vouloir) ______________________________ apprendre à nager. Sa grand-mère
l’(encourager) ___________________________________ grandement.
Réponse
Zoé voulait apprendre à nager. Sa grand-mère l’encourageait grandement.
○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○○
Le silence (être) ______________________________ presque total. Seuls quelques oiseaux
perdus dans l’hiver
(jeter) ______________________________ de petits cris.
Ces adolescentes qu’il (connaître) ______________________________ à peine lui (décocher)
______________________________ des sourires qui auraient séduit les joueurs les plus coriaces
de son équipe. Mais à lui, cela ne lui faisait aucun effet.
Quand elle écrivait des poèmes, ma sœur choisissait ses mots avec soin. Elle les
(tracer) ______________________________ avec application dans ce cahier à couverture rouge.
Elle le (regarder) ______________________________ avec insistance. Il ne pouvait pas la voir
parce qu’elle était au milieu d’une foule d’étudiants qui (bouger)
______________________________, (parler)
______________________________, (manger) ______________________________.
Les deux femmes (manger) ______________________________ et (boire)
______________________________ tranquillement quand tout a commencé. Elles ont dû se
précipiter sous la table et rester là jusqu’à l’arrivée
de la police.
Les hommes se sont levés et ont commencé à se battre. Tout le monde les (regarder)
______________________________ : ils offraient un spectacle à la fois comique et effrayant.
Lorsque les bombardements reprenaient, nous (joindre) ______________________________
nos mains et
(prier) ______________________________ pour être épargnés.
Au début, nous (croire) ______________________________ qu’il était tombé à l’eau; quant à
vous, vous (conclure) ______________________________ qu’il avait subi une forte averse.
C’est vous qui (avoir)
______________________________ raison.
C’est nous qui (créer) ______________________________ nos propres modèles avant
d’apprendre que nous
(payer) ______________________________ beaucoup plus cher ainsi.
Même en temps d’examen, vous (louer) ______________________________ des cassettes vidéo
tous les soirs.
Vous (jouer) ______________________________ ainsi un jeu très dangereux.
Présentation du résumé
1. Définition
Le résumé consiste à réécrire un texte plus brièvement, en respectant un nombre imposé de mots,
tout en retenant les informations essentielles.
2. Intérêt de l’exercice
Du point de vue des compétences :
Le résumé répond à des besoins pratiques : lors des études et dans la vie professionnelle, toute
recherche documentaire passe par un travail de résumé, nécessaire pour conserver une trace
écrite (fiches) des documents consultés.
Du point de vue de l’apprentissage :
Le résumé est un exercice formateur. Il apprend à analyser un texte pour le comprendre puis le
reformuler. Cela développe les capacités de lecture et de rédaction, en obligeant à respecter une
exigence de rigueur.
* Du point de vue de l’évaluation : Le résumé constitue un test
de culture générale : il est impossible de résumer correctement un texte si l’on n’est pas un peu
au courant du thème traité dans ce texte ;
d’intelligence : le résumé exige une bonne compréhension du texte (pour éviter les contresens),
de la logique et de l’objectivité (pour respecter la pensée d’autrui sans l’interpréter) ;
d’expression : une syntaxe claire et rigoureuse, un vocabulaire riche et précis (en particulier le
vocabulaire abstrait) sont nécessaires pour reformuler des idées en les condensant.
3. Règles du résumé
* Suivre l’ordre du texte d’origine
Il faut respecter le mouvement du raisonnement, la succession des idées. Attention : cela ne
signifie pas qu’il faille réduire tous les paragraphes dans les mêmes proportions ; certains
paragraphes peuvent être sans grand intérêt. C’est la suite des idées principales qui doit être
rendue. * Conserver le même système d’énonciation
Le résumé utilise les mêmes pronoms et les mêmes temps verbaux que le texte d’origine. Par
exemple, si le texte d’origine utilise la première personne du singulier (je) et le présent de
l’indicatif, le résumé fera de même. Il ne faut pas prendre de distance par rapport au texte ; sont
donc exclues les formules du type :
« Selon l’auteur… » ou « L’auteur dit que… ». *Reformuler le texte
Il faut absolument éviter de faire un assemblage de citations. Le rédacteur du résumé doit utiliser
son propre vocabulaire. Cependant, pour les mots-clés, il est inutile de chercher des équivalents
approximatifs qui conduiraient à gauchir le texte. Exceptionnellement, on peut citer entre
guillemets une formule courte qui paraît particulièrement significative. * Respecter le nombre de
mots imparti
Il faut faire figurer à la fin du résumé le nombre exact de mots utilisés (ce total sera vérifié et
toute erreur sévèrement sanctionnée).
On dispose d’une marge de plus ou moins 10 %. Par exemple, pour un résumé demandé en 200
mots, +/- 10 %, on peut utiliser entre 180 et 220 mots. Toujours se rapprocher de la limite haute.
Attention : Soyez attentif à la méthode de comptage partiel indiquée dans la consigne. Certains
concours demandent de placer une barre tous les 20 ou tous les 50 mots ; d’autres demandent
d’indiquer en face de chaque ligne le nombre de mots qu’elle contient.
Comment compter les mots ?
La règle de base pour le résumé repose sur une définition visuelle : un mot est une unité typographique isolée par
deux blancs. Exemple : Jean de La Fontaine = 4 mots ; Charles de Gaulle = 3 mots. Tous les « petits mots »
(articles, conjonctions, pronoms) comptent pour un mot.
Cas particuliers :
Les dates comptent pour un mot (ex : 1789 = 1 mot).
Les pourcentages comptent pour un mot (ex : 50 % = 2 mots). Les sigles comptent pour un mot (ex : SNCF = 1
mot)
Les mots composés : on considère que le tiret sépare deux mots au même titre qu’un espace. Exemples : c’est-à-
dire = 4 mots, après-midi = 2 mots, chou-fleur = 2 mots.
Mais aujourd’hui = 1 mot ; socio-économique = 1 mot, puisque les deux unités typographiques sont insécables.
Mentionner les références du texte
Même si ce n’est pas toujours obligatoire, il paraît de bonne méthode d’indiquer à la fin du
résumé l’auteur et la source (journal, revue, ouvrage…) du texte. Dans tous les cas, ces
indications n’entrent pas dans le décompte des mots.
4. Préparation de l’exercice
Il faut allier une préparation générale, consistant en lectures diversifiées (en particulier de la
presse) et en prise de notes sur des livres, et une préparation pratique consistant tout simplement
à s’entraîner au résumé, de préférence en temps limité — une des principales difficultés de
l’exercice consistant à le réaliser vite et bien.
Méthode
Schéma de la méthode :
Phase d’analyse
Première lecture
Analyse préalable du texte
Au niveau du paragraphe
Au niveau de l’ensemble du texte
Phase de synthèse
Établissement du plan du texte et de celui du résumé
Rédaction du résumé
Présentation, écriture, révision
Présentation détaillée des différentes étapes :
I. ANALYSE
Cette première phase du travail peut être réalisée directement sur la photocopie, en portant des
annotations sur le texte et dans ses marges : soulignement à l’aide de différentes couleurs,
phrases en style télégraphique, symboles de relations logiques.
A. La découverte du texte
1. Observation des références du texte
Avant de commencer à lire le texte, il faut examiner les références qui l’accompagnent : nom de
l’auteur, titre du livre d’où il est extrait, date de publication. Même si l’on ignore qui est l’auteur,
ces indications donnent une première idée sur la nature et le sujet du texte, éventuellement sur
son orientation idéologique.
2. Première lecture
Lors de la première lecture du texte, on peut surligner les références culturelles qu’il mentionne :
noms propres, titres d’œuvres, dates, etc. — afin de déterminer rapidement le domaine de
connaissance dont relève le texte (histoire, sociologie, philosophie, critique littéraire…)
Après la première lecture, pour faire un premier bilan, on note en tête de son brouillon :
Le thème du texte,
La thèse défendue par l’auteur.
B. L’analyse préalable du texte
1. Au niveau du paragraphe
La véritable unité de pensée d’un texte est le paragraphe, non la phrase. Un paragraphe bien
structuré est construit comme une dissertation en raccourci : énoncé du sujet / argument /
exemple / formule conclusive. Même lorsque la structure est plus souple, chaque paragraphe
contient en principe une idée importante et la division en paragraphes est révélatrice du plan du
texte. Travail à l’intérieur de chaque paragraphe :
a) Souligner les mots-clés, les expressions-clés, voire les phrases-clés (mais les passages
soulignés doivent être courts).
Pour repérer les mots et expressions clés, deux indications :
Ils sont souvent à droite du verbe, en position grammaticale de régime (complément d’objet ou
attribut du sujet) ;
ils sont souvent organisés en séries complémentaires ou en paires opposées.
Encadrer les articulations logiques et rétablir celles qui sont seulement suggérées (en effet, donc,
c’est pourquoi, en revanche, d’abord, ensuite, enfin…)
Retrouver l’unité du paragraphe et l’énoncer sous forme d’une proposition (« phrase-étiquette »).
À ce stade, on peut utiliser des symboles (= ≠ // →).
2. Au niveau de l’ensemble du texte
Repérer les paragraphes d’introduction, de conclusion, de transition.
Rassembler les paragraphes qui se rattachent à la même idée, par exemple, associer un
paragraphe d’exemples à l’idée que ces exemples illustrent.
Lors de ce rapprochement entre les paragraphes, il faut être attentif :
Aux répétitions (relier par un trait les passages qui concernent le même sujet) ;
Aux digressions (se demander si un passage qui s’éloigne du thème principal est important ou
non) ; - aux exemples (distinguer ceux qui n’ont qu’un rôle d’illustration de ceux qui font
progresser le raisonnement).
II. SYNTHESE
Cette deuxième phase du travail se fait en écrivant au brouillon. Numérotez les feuilles que vous
utilisez et n’écrivez qu’au recto, pour avoir tout sous les yeux.
C. Établissement du plan du texte et de celui du résumé
L’important, pour établir le plan d’un texte, n’est pas de le diviser en sections successives, mais
de faire apparaître les hiérarchies et les enchaînements d’idées.
Dans un premier temps, il faut établir un plan très détaillé (parties, sous-parties, sous-sous-
parties…). On marque la hiérarchie de ces sous-ensembles par des chiffres et des lettres : I. / A. /
1°) / a)
Ce n’est qu’ensuite qu’on regarde ce qui devra être éliminé pour le résumé.
Il est obligatoire de conserver globalement le plan du texte dans le résumé, même si quelques
changements de détail sont possibles pour clarifier et simplifier sa structure.
D. Rédaction du résumé
On fait une première rédaction au brouillon avant de recopier au propre. Au brouillon, il faut
toujours prévoir de grandes marges et des interlignes aérés pour faire des corrections et des
réajustements.
Pour le comptage des mots, une méthode simple : sur sa feuille de brouillon, numéroter les lignes
(de 1 à 11 pour un résumé en 100 mots ; de 1 à 22 pour un résumé en 200 mots) et écrire 10 mots
par lignes, en utilisant à cette fin dix colonnes tracées à la règle. Cette méthode évite d’avoir à
recompter les mots après chaque retouche et permet, en outre, de vérifier tout au long de la
rédaction du résumé qu’il conserve le bon rapport de proportionnalité par rapport au texte à
réduire (la moitié du résumé doit correspondre à peu près à la moitié du texte).
Lors du premier jet, il vaut mieux faire trop long que trop court, car il est plus facile d’éliminer
certains éléments que d’en rechercher après coup pour grossir l’ensemble. Lors de la rédaction, il
faut être attentif à :
Trouver des formules personnelles en cherchant des synonymes ;
Mettre en valeur la progression du raisonnement en insistant sur les articulations logiques ;
Respecter l’équilibre du texte en accordant à chaque partie du raisonnement la place qui lui
convient, sans en développer une au détriment des autres.
E. Présentation, écriture, révision
L’apparence visuelle du travail est déterminante : une écriture lisible, sans rature. Après avoir
écrit son résumé au propre, le relire pour vérifier l’orthographe et la ponctuation.