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Étude des fonctions g et f sur R+

Le document traite de l'étude de fonctions numériques, en particulier f et g, en analysant leur dérivabilité, variations, et limites. Il démontre que g est décroissante sur ]0, 1[ et croissante sur ]1, +∞[, et que f a un minimum en x = 1. Enfin, il explore la convergence d'une suite récurrente définie par une fonction contractante.

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Problème 1

Le but de ce problème est d’étudier dans la partie A la fonction numérique f définie sur ]0, +∞[ par

f(x) = x + 1 x+ ln x .
x2

Partie A
Soit g la fonction numérique définie sur ]0, +∞[ par g(x) = x3 − x − 2 ln x + 1.
2
1. Montrons que la fonction g est dérivable et que pour tout x ∈]0; +∞[, g 0 (x) = (x−1)(3xx +3x+2) .
La fonction g(x) est dérivable sur ]0, +∞[, car elle est composée de polynômes et de la fonction
logarithme, qui est dérivable sur cet intervalle.
Calculons la dérivée de g :

d 3 d d d 2
g 0 (x) = (x ) − (x) − 2 (ln x) + (1) = 3x2 − 1 − .
dx dx dx dx x
Réécrivons g 0 (x) avec un dénominateur commun :

3x3 − x − 2
g 0 (x) = .
x
Factorisons le numérateur :

3x3 − x − 2 = (x − 1)(3x2 + 3x + 2).


Donc :

(x − 1)(3x2 + 3x + 2)
g 0 (x) = .
x
2. Étudions les variations de la fonction g et déterminons le signe de g(x). Pour étudier le signe de
g 0 (x), observons que g 0 (x) = 0 lorsque x − 1 = 0, c’est-à-dire x = 1. Le polynôme 3x2 + 3x + 2 n’a
pas de solutions réelles (son discriminant est négatif). Ainsi :
– Pour x < 1, g 0 (x) < 0 (car (x − 1) < 0).
– Pour x > 1, g 0 (x) > 0 (car (x − 1) > 0).
Donc, g est décroissante sur ]0, 1[ et croissante sur ]1, +∞[.
Calculons g(1) :

g(1) = 13 − 1 − 2 ln(1) + 1 = 1 − 1 − 0 + 1 = 1.
Pour x → 0+ :

g(x) → −∞ (car − 2 ln x → +∞).


Pour x → +∞ :

g(x) → +∞.
Ainsi, g(x) change de signe : g(x) < 0 pour x ∈]0, 1[ et g(x) > 0 pour x > 1.

1
3. Déterminons les limites de f en 0 et en +∞.
Pour x → 0+ :

1 ln x 1 ln x
f (x) = x + + 2 → +∞ (car → +∞ et 2 → 0).
x x x x
Pour x → +∞ :

1
f (x) → +∞ (car x et → 0).
x
g(x)
4. Montrons que pour tout x ∈]0; +∞[, f 0 (x) = x3
puis donnons le tableau de variations de f . Nous
trouvons :

1 2 ln x
f 0 (x) = 1 − 2
− .
x x3
En utilisant g(x), nous avons :

g(x)
f 0 (x) = .
x3
Le tableau de variations de f montre que :
– f est décroissante sur ]0, 1[ et croissante sur ]1, +∞[.
– Le minimum de f est en x = 1, où f (1) = 1 + 0 + 0 = 1.

Partie B
Soit h la fonction définie sur ]0; +∞[ par h(x) = x + ln x.
a. Étudions le sens de variation de h puis montrons que l’équation h(x) = 0 admet une solution unique
α sur l’intervalle [0.4; 0.7]. La dérivée de h est :

1
h0 (x) = 1 + > 0 pour x > 0,
x
donc h est strictement croissante.
Calculons h(0.4) et h(0.7) :

h(0.4) = 0.4 + ln(0.4) ≈ 0.4 − 0.916 = −0.516,

h(0.7) = 0.7 + ln(0.7) ≈ 0.7 − 0.357 = 0.343.


Donc, h(x) change de signe entre 0.4 et 0.7, et il existe une unique solution α dans cet intervalle.
b. Montrons que l’on a : e−α = α. Comme h(α) = 0, nous avons :

α + ln α = 0 =⇒ ln α = −α =⇒ e−α = α.
a) Vérifions que la droite d’équation y = x est asymptote oblique à (C) en +∞. Regardons le compor-
tement de f (x) par rapport à y = x :
   
1 ln x 1 ln x
lim (f (x) − x) = lim x+ + 2 −x = lim + 2 = 0.
x→+∞ x→+∞ x x x→+∞ x x
b) Utilisons les résultats de la question 1)a) pour déterminer les positions relatives de (C) et (∆).
Puisque y = x est une asymptote et que f (x) → +∞ quand x → +∞, cela signifie que la courbe
(C) sera au-dessus de (∆) pour de grandes valeurs de x.

2
Construisons (C) et (∆) dans le repère orthonormal (O;~i; ~j).
R2
a) Calculons par intégration par parties l’intégrale I = 1 lnt2t dt.
Posons u = ln t et dv = t12 dt. Ainsi, du = 1t dt et v = − 1t . L’intégrale s’écrit :
Z  2 Z
2 ln t 1
I = uv −
1
v du = − + dt.
t 1 t2
2
b) En déduisons l’aire, en cm , de la portion de plan limitée par la courbe (C), la droite (∆) et les
droites parallèles à l’axe des ordonnées d’équation x = 1 et x = 2.

Partie C
Dans cette partie, notons :
a) I désigne l’intervalle [0.4; 0.7].
b) α est le réel mis en évidence au B/1.
c) ϕ est la fonction définie sur R par ϕ(x) = e−x .
d) Soit u la suite récurrente définie par :
(
un+1 = ϕ(un ), ∀n ∈ N,
u0 = 0.4.
1) Montrons qu’on a pour tout x ∈ I :
a) ϕ(x) ∈ I. Puisque ϕ(x) = e−x et que x ∈ [0.4, 0.7], on a :

ϕ(0.4) = e−0.4 ≈ 0.6703 et ϕ(0.7) = e−0.7 ≈ 0.4966.


Ainsi, ϕ(x) ∈ [0.4, 0.7].
b) |ϕ0 (x)| ≤ 0.7. La dérivée est :

ϕ0 (x) = −e−x =⇒ |ϕ0 (x)| = e−x ≤ e−0.4 ≈ 0.6703.


c) |ϕ(x) − α| ≤ 0.7|x − α|. Comme ϕ est contractante, pour x ∈ [0.4, 0.7], on a :

|ϕ(x) − ϕ(α)| ≤ |ϕ0 (c)||x − α| ≤ 0.7|x − α| pour un c entre x et α.


2)
a) Montrons qu’on a pour tout n ∈ N, |un − α| ≤ 0.7n |u0 − α|. Par récurrence, montrons que pour tout
n ∈ N, |un − α| ≤ 0.7n |u0 − α|.
– *Initialisation* : Pour n = 0,
|u0 − α| = |0.4 − α| ≤ |u0 − α|.
– *Hérédité* : Supposons que cela soit vrai pour un certain n ∈ N. Alors,
|un+1 − α| = |ϕ(un ) − ϕ(α)| ≤ |ϕ0 (cn )||un − α| ≤ 0.7|un − α|,
où cn est un point entre un et α. En utilisant l’hypothèse de récurrence, on a :
|un+1 − α| ≤ 0.7|un − α| ≤ 0.7 · 0.7n |u0 − α| = 0.7n+1 |u0 − α|.
Par le principe de récurrence, nous avons prouvé que pour tout n ∈ N,
|un − α| ≤ 0.7n |u0 − α|.
b) Déduisons que la suite un converge vers α. Puisque |un − α| ≤ 0.7n |u0 − α|, lorsque n tend vers
l’infini, 0.7n → 0. Ainsi, nous avons :
|un − α| → 0.
Cela implique que la suite un converge vers α.

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