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Prédimensionnement

Le document traite du prédimensionnement des poutres, planchers et semelles dans les constructions en béton armé, en précisant les critères de calcul pour chaque élément. Les poutres sont classées en isostatiques et hyperstatiques, avec des règles spécifiques pour leur hauteur et largeur. Les planchers et semelles sont également détaillés, incluant les conditions de résistance et d'homothétie pour assurer leur efficacité structurelle.

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Le document traite du prédimensionnement des poutres, planchers et semelles dans les constructions en béton armé, en précisant les critères de calcul pour chaque élément. Les poutres sont classées en isostatiques et hyperstatiques, avec des règles spécifiques pour leur hauteur et largeur. Les planchers et semelles sont également détaillés, incluant les conditions de résistance et d'homothétie pour assurer leur efficacité structurelle.

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1 Prédimensionnement des poutres

1.1 Les Poutres

Les poutres sont des éléments horizontaux en béton armé sollicitées par des moments de
flexion et des efforts tranchants. Leur rôle est la transmission des charges du plancher aux
poteaux.

Le calcul des poutres se fera en flexion simple avec les sollicitations les plus défavorables.

Figure 1: Dimensions géométriques d'une poutre


Avec :
b : La largeur de la poutre.

h : La hauteur de la poutre.

L: La longueur de la poutre.

Le prédimensionnement des poutres suit la règle décrite comme suite :

 Calcul de la hauteur h :

1.1.1 Pour une poutre isostatique


L
 Si les poutres sont trop chargées (chargées sur deux cotés): h ≥
10
L
 Si les poutres sont moyennement chargées (chargées sur un seul côté) :h ≥ 12
L
 Si Les poutres sont peu chargées (aucun coté n’est chargé) :h ≥
15
Figure 2: Types des poutres isostatiques

1.1.2 Pour une poutre hyperstatique

Nous distinguons trois cas :


L
 Poutre porteuse dans deux côtés : ………h ≥ 12

L
 Poutre porteuse dans un côté : ………….h ≥ 14

L
 Poutre non porteuse : ………………….h ≥ 16

Avec :
h : La hauteur de la poutre.

L: La longueur entre axes d’appuis de la poutre.

Figure 3: Types des poutres hyperstatiques

 Calcul de la largeur b :
La valeur minimale de la largeur b de la poutre est:b=25 cm.

Les dimensions de la section transversale de la poutre, h et b étant respectivement la plus


grande et la plus petite dimension, doivent satisfaire les conditions exigées par le RPS 2011 :
b
 Le rapport largeur/hauteur doit être : ≥ 0.25
h
 La largeur b de la poutre doit être : b ≥ 200 mm

2 Pré-dimensionnement des planchers

2.1 Les Planchers

Les planchers sont des plans horizontaux séparant deux étages d'un bâtiment et capables de
supporter les charges d’utilisation, elles doivent répondre aux critères relatives au confort
thermique ainsi qu’à la résistance et la stabilité, sans oublier le rôle technique de support de
canalisations et réseaux divers.

2.1.1 Planchers à corps creux

Les planchers à corps creux sont composés de trois éléments principaux :

- Entrevous
- Poutrelles en béton armé
- Dalle de compression armée (hourdi)

Cette solution, très communément employées dans les bâtiments d’habitation

Nous posons à écartement réguliers (60 cm pour le cas de notre projet) des poutrelles en
béton armé préfabriquées et nous remplissons l’intervalle avec des hourdis de béton .Les
parois latérales est supérieurs des hourdis servent de coffrage aux poutrelles et à la dalle de
compression en béton coulé sur toute la surface du plancher. La paroi inférieure sert de tenir à
l’enduit de plafond en plâtre.

La dalle de compression est armée d’un simple quadrillage d’armatures constitué, en général,
par une nappe de treillis soudé.
Figure 4: Plancher à corps creux
L’épaisseur des planchers hourdis doit obéir à la règle suivante :

L
H≥ ;
22.5 ¿
¿
Avec :
H : L’épaisseur totale du plancher.

L: La longueur de la dalle entre nus dans le sens de la portée.

A noter que le sens de la portée de la dalle est souvent le sens dont la plus petite dimension.

2.1.2 Dalle pleine

Une dalle pleine en béton armé c’est une plaque qui s’a appuyé directement sur les poteaux
avec éventuellement un épanouissement de ces derniers en forme de chapiteau ayant pour but
de réduire la portée de la dalle. Elle présente une bonne isolation aux bruits aériens ainsi que
une bonne résistance au feu.

L’intérêt économique résume dans la simplicité du coffrage et de la possibilité de son emploi


du fait qu’elle ne nécessite pas forcément un gros matériel de levage

Figure 5: Dalle pleine


Pour le cas des dalles pleines, nous les employées dans notre projet souvent dans la cage
d’escalier.

Pour ce type de plancher, nous distinguons deux cas :


Dalle porte dans un seul sens

{
Lx
Dalleisostatique :h ≥
Lx 20
 α= < 0.4 alors : ¿
Ly Lx
¿ Dalle continue :h ≥
25

Dalle porte dans deux sens :

{
Lx
Dalleisostatique :h ≥
Lx 30
 α= ≥ 0.4 alors : ¿
Ly Lx
¿ Dalle continue :h ≥
40
Avec :

h: L’épaisseur de la dalle pleine.

L x: La plus petite dimension de la dalle.

L y : La plus grande dimension de la dalle.

3 Pré-dimensionnement des semelles

3.1 Les fondations

Les fondations d’une construction sont des éléments qui assurent la transmission des efforts
au sol. Elles constituent la partie essentielle de l’ouvrage puisque de leur bonne conception et
réalisation découle la bonne tenue de l’ensemble.

Nous distinguons entre les fondations superficielles et profondes :


Figure 6: Types de fondations
Avec :

D : Profondeur d’ancrage des semelles.

B: La largeur de la semelle.

Les fondations superficielles sont telles que leur profondeur n’excédés pas en générale 2 à 3
mètres.

Elles peuvent être :

 Des semelles isolées, sous poteaux.

 Des semelles continues (filantes), sous les voiles.

Pour le cas de notre projet, selon le rapport géotechnique nous avons adopté des fondations
superficielles à l’aide des semelles isolées rigidifiés par des chainages ainsi que des semelles
filantes au-dessous des voiles.

Ces semelles sont calculées à l’état limite de service pour leurs dimensions extérieures.
3.1.1 pré-dimensionnement des semelles isolées

Figure 7: Caractéristiques géométriques d'une semelle isolée

Le pré-dimensionnement d’une semelle isolée repose sur les conditions suivantes :

3.1.1.1 Condition de résistance

Pour le calcul la surface portante de la semelle isolée, nous avons :

N ser
S= A∗B ≥
σ sol

Avec :

N ser : L’effort normal service appliqué sur la semelle provenant du poteau en ( MN ) .

σ sol: La contrainte admissible du sol est : σ sol =0.3 Mpa

3.1.1.2 Condition d’homothétie

Nous considérons des semelles à débord égale et nous utilisons la relation suivante :

 Pour une Semelle Isolée soumise à un effort normal centré :

a A⇒
=
b B
A=
S∗a
b √
et B=
S∗b
a √
Avec :

A : La plus petite dimension de la semelle.

B: La plus grande dimension de la semelle.


a : La largeur du poteau.

b : La longueur du poteau.

3.1.1.3 Condition de rigidité

 La largeur A et la longueur B de la semelle.

 La hauteur utile d de la semelle : d=max ⁡ ( B−b


4
;
4 )
A−a

 La hauteur totale de la semelle : H t =d ( m )+ 0.05 ( m )

3.1.1.4 Vérification

Après avoir déterminé les dimensions de la semelle, nous pouvons calculer son poids propre,

afin de vérifier que la capacité portante du sol est toujours supérieure à la contrainte transmise

au sol.

N ser ( G+ Q )+ PPsemelle
σ sol = ≤ σ sol
S

Avec :

PPsemelle= A x B x H t x densité du béton ( 25 kN /m3 )


S= AxB

3.2 Pré-dimensionnement des voiles

Selon l’article 7.3.1.4 du RPS 2011, l’épaisseur minimale du voile est fonction de la hauteur
nette he de l’étage et des conditions de rigidité des extrémités.

 (
e min =min 15 cm ,
he
20 )
pour un voile non rigidifié à ses deux extrémités.

 (
e min =min 15 cm ,
he
22 )
pour un voile rigidifié à une extrémité.

 (
e min =min 15 cm ,
he
25 )
pour un voile rigidifié à ses deux extrémités.
Figure 8: Types des voiles

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