Module
: un roman à thèse : « Le dernier jour d’un condamné. »
Séquence
: 2.
Durée
: 2 heures.
Niveau
: 1er bac.
Contenu
: lecture méthodique.
Support
: « Chapitre VI. » pp. 17-20
Objectifs :-Etudier les motifs d’écriture.
-Repérer l’hésitation du condamné.
-Dégager la visée argumentative du monologue intérieur.
I. Présentation du texte :
Lecture magistrale et lectures individuelles de quelques apprenants.
Explication de quelques mots difficiles.
II. Identification du texte :
Quel est le titre de cette œuvre ? Le dernier jour d’un condamné, 1829.
Quel est l’auteur de l’œuvre ? Victor HUGO (1802 – 1885).
Quel est le genre du roman ? Roman à thèse.
Deux œuvres du même auteur Notre dame de Paris, Les misérables.
Quel est le type du chapitre ? Texte argumentatif.
Sous quelle forme le passage est présenté ? Un monologue.
De quelle focalisation s’agit-il dans ce chapitre ? La focalisation interne.
III. Situation du passage :
Il s'agit du chapitre 6 du Dernier Jour d’un Condamné, dans lequel le narrateur écrit son journal pour
échapper à l’angoisse de la mort. À travers son récit, il exprime son rejet de la peine capitale et en dénonce
l’inhumanité.
IV. Hypothèse de lecture :
Pourquoi le narrateur décide-t-il d’écrire malgré sa situation désespérée ?
Comment ce passage dénonce-t-il la peine de mort ?
V. Les axes de lecture :
I . L’écriture comme échappatoire 📝
-Le condamné écrit pour fuir son angoisse et atténuer sa souffrance.
-L’écriture lui permet d’observer et de comprendre son propre état d’âme :« D’ailleurs, ces angoisses, le seul
moyen d’en moins souffrir, c’est de les observer, et les peindre m’en distraira. »
-Le texte adopte la forme d’un monologue intérieur où le condamné dialogue avec lui-même.
Il utilise des questions rhétoriques pour exprimer son doute initial : « Est-ce que je puis avoir quelque chose à
dire, moi qui n’ai plus rien à faire dans ce monde ? »
Progression du raisonnement : Au début, il doute de l’utilité de l’écriture, mais il finit par se convaincre de sa
nécessité pour exprimer son expérience.
Cette introspection va conduire le narrateur à utiliser son écrit comme un moyen de dénoncer la peine
de mort.
II- Un plaidoyer contre la peine de mort
Dans ce passage, l’écriture du condamné prend une tournure plus engagée. À travers son récit, il critique
violemment la peine de mort, non seulement pour la souffrance physique qu’elle inflige, mais surtout pour
l’aspect moral et psychologique de l’exécution : « Qu’est-ce que la douleur physique près de la douleur morale !
»
Le condamné critique également les juges, qu’il accuse de ne pas voir le condamné comme un être humain
pensant, mais seulement comme un objet à éliminer. Il espère que son témoignage servira à sensibiliser ceux
qui appliquent la loi, en particulier les juges et les bourreaux.
VI- Synthèse :
Le narrateur justifie l’acte d’écriture car il remplit deux fonctions :
L’écriture est une thérapie pour moins souffrir.
Sa souffrance doit servir d’exemple pour abolir cette peine inhumaine.