Exemple
Les consommations annuelles, en milliers d’DH, des matières intégrées aux produits sont les
suivantes :
Références 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Consommations 2 650 400 150 750 9 400 300 90 30 60 450
Tableau statistique
Références Consommations Cumul des Cumul des
Références Consommations ordre ordre références Consommations
décroissant décroissant en % en %
1 2 650 5 9 400 10 66
2 400 1 2 650 20 85
3 150 4 750 30 90
4 750 10 450 40 93
5 9 400 2 400 50 96
6 300 6 300 60 98
7 90 3 150 70 99
8 30 7 90 80 100
9 60 9 60 90 100
10 450 8 30 100 100
14 280
Méthode 20/80
Groupe 1 : 20/85
Groupe 2 : 80/15
Les références 5 et 1 font partie du groupe 1, elles sont déterminantes pour l’activité de l’entreprise
et doivent faire l’objet d’une gestion budgétaire rigoureuse.
Les références du groupe 2 seront gérées avec plus de souplesse car elles représentent 80 % du
nombre de références mais seulement 15 % des consommations.
Représentation graphique des goupes 1 et 2
y
% cumulés des consommations
100
15 %
85
1 2
% cumulés des références
x
0 20 100
20 % 80 %
Méthode ABC
Groupe A : 10/66
Groupe B : 30/27 c’est-à-dire (40 – 10) / (93 – 66)
Groupe C : 60/7 c’est-à-dire (100 – 40) / (100 – 93)
La référence 5 représente le groupe A, elle est déterminante pour l’activité de l’entreprise et doit
faire l’objet d’une gestion budgétaire rigoureuse.
Les références 1, 4 et 10 font partie du groupe B, elles seront gérées avec plus de souplesse.
Les références 2, 3, 6, 7, 8 et 9 font partie du groupe C, l’objectif se limitera à éviter la rupture de
stock.
Représentation graphique des goupes A, B et C
y
% cumulés des consommations
100
93
66
A B C
% cumulés des références
0 10 40 100
Exercice
Loi 20/80 Loi ABC
On vous fournit la liste des matières d’une entreprise classées par montant des achats décroissants.
Références a b c d e f g h i j k l m n p p Total
Coût achat 800 500 260 96 80 70 70 50 30 20 10 6 5 1 1 1 2 000
Vérifier si la loi 20/80 s’applique. Déterminer la loi ABC.
Corrigé
Références a b c d e f g h i j k l m n p p
Coût achat 800 500 260 96 80 70 70 50 30 20 10 6 5 1 1 1
% coût total 0,4 0,25 0,13 0,05 0,04 0,04 0,04 0,03 0,02 0,01 0,01 0,003 0,003 0,001 0,001 0,001
% cumulé 0,4 0,65 0,78 0,83 0,87 0,9 0,94 0,96 0,98 0,99 0,99 0,996 0,999 0,999 1,000 1,000
%
cumulé 6,25 12,5 18,75 25 31,25 37,5 43,75 50 56,25 62,5 68,75 75 81,25 87,5 93,75 100
référence
18,75 % des références (a, b, c) représentent 78 % du coût d’achat total. L’entreprise, pour ces références, fait des prévisions au
plus juste. Pour les autres, elle se permet d’utiliser des techniques moins complexes et moins onéreuses.
Selon la méthode ABC, 12,5 % des références (a, b) représentent 65 % du coût d’achat, 31,25 %
des références (c à g) représentent 28,8 % du coût d’achat,
56,26 % des références (h à p) représentent 6,2 % du coût d’achat.
L’entreprise affine ses prévisions selon les classes auxquelles appartiennent les références.
Le budget des approvisionnements
1 Les approvisionnements à budgéter
La gestion des approvisionnements a permis de déterminer les conditions optimales afin de minimiser
les coûts. Ces choix conditionnent le service approvisionnement. Le budget des approvisionnements
doit mettre en évidence l’échelonnement des prévisions dans le temps en faisant apparaître les
commandes (date et valeur), les livraisons (entrées), les sorties (consommation) et le stock en fin de période.
L’entreprise peut utiliser des méthodes de gestion différentes selon les matières. En effet, elles n’ont pas
toutes la même valeur pour l’entreprise, les enjeux stratégiques peuvent être différents. L’entreprise concentre
ses moyens sur les approvisionnements les plus importants, et procède à une analyse plus générale pour les
autres. Pour déterminer ces approvisionnements, elle peut utiliser :
– la loi de Pareto (20/80) : 20 % des références approvisionnées représentent 80 % des achats en valeur.
Si l’objectif est de minimiser les coûts alors il faut se concentrer en priorité sur les références qui induisent
le plus gros coût d’achat ;
– la loi ABC :
• 5 à 10 % des références approvisionnées représentent 60 à 70 % des achats en valeur : les prévisions
sont établies avec précision, il faut éviter au maximum les ruptures de stock,
• 30 à 25 % des références approvisionnées représentent 25 à 30 % des achats en valeur : la gestion est
plus souple, les prévisions sont moins précises, les risques de rupture existent,
• 60 à 70 % des références approvisionnées représentent 5 à 10 % des achats en valeur : le réapprovi-
sionnement est en général standardisé, il n’existe pas une véritable gestion des stocks.
APPLICATION CORRIGÉE
On vous fournit la liste des matières d’une entreprise classées par montant des achats
décroissants.
1. Vérifier si la loi 20/80 s’applique.
2. Déterminer la loi ABC.
Réf. a b c d e f g h i j k l m n o p Total
Coût
achat 800 500 260 96 80 70 70 50 30 20 10 6 5 1 1 1 2 000
Correction
1. Loi 20/80
Réf. a b c d e f g h i j k l m n o p
Coût
800 500 260 96 80 70 70 50 30 20 10 6 5 1 1 1
achat
% CT 0,40 0,25 0,13 0,05 0,04 0,04 0,04 0,03 0,02 0,01 0,01 0,003 0,003 0,001 0,001 0,001
%
0,40 0,65 0,78 0,83 0,87 0,94 0,94 0,96 0,98 0,99 0,99 0,996 0,999 0,999 1,000 1,000
cumul.
%
cumul. 6,25 12,50 18,75 25 31,25 37,50 43,75 50 56,25 62,50 68,75 75 81,25 87,50 93,75 100
réf.
20 % des références (a, b, c) représentent 78 % du coût d’achat total. L’entreprise, pour ces
références, fait des prévisions au plus juste. Pour les autres, elle se permet d’utiliser des
techniques moins complexes et moins onéreuses.
2. Loi ABC
Selon la méthode ABC :
– 12,50 % des références (a, b) représentent 65 % du coût d’achat ;
– 31,25 % des références (c à g) représentent 28,80 % du coût d’achat ;
– 56,26 % des références (h à p) représentent 6,20 % du coût d’achat.
L’entreprise affine ses prévisions selon les classes auxquelles appartiennent les références.
Ces méthodes doivent être adaptées. Certaines références, peu onéreuses, peuvent être essentielles
pour la production, or par ces méthodes elles sont totalement omises.
Application simple :
Le tableau suivant liste les références en stock.
Référence A B C D E F G H
Volume 1 000 100 50 200 410 300 2 000 1 500
Valeur en Kb du 500 200 50 100 50 3 500 600 1 000
stock
Identifier les références sur lesquelles l’attention doit être portée.
Représenter graphiquement la courbe de concentration.
Correction
Il convient de classer les références par ordre décroissant des valeurs.
Remarque. Il ne faut surtout pas intégrer les volumes stockés en les cumulant car il s’agit d’articles
différents ; leur somme n’a pas de signification (« ajout de carottes et de navets ! »). Il convient d’affecter un
poids identique à chacune des références de 1/8 soit 12,5 %.
Référence F H G A B D C E Total
Valeur en Kb 3 500 1 000 600 500 200 100 50 50 6 000
% valeur 58 % 17 % 10 % 8% 3% 2% 1% 1% 100 %
% cumulé 58 % 75 % 85 % 93 % 97 % 98 % 99 % 100 %
% référence 12,5 % 12,5 % 12,5 % 12,5 % 12,5 % 12,5 % 12,5 % 12,5% 100 %
% cumulé 12,5 % 25,0 % 37,5 % 50,0 % 62,5 % 75,0 % 87,5 % 100 %
Les références F et H sont les articles dont la gestion des stocks doit être
suivie avec précision. Pour les autres, on se contentera d’une gestion plus
souple.
Remarque. La référence C qui représente un poids insignifiant en valeur du stock peut cependant
exiger un suivi rigoureux si son coût de rupture est élevé (stocks de sécurité), alors que cette sélection l’ignore.
De plus, cette approche de sélection des références perd de son intérêt pour les entreprises informatisées
qui peuvent pratiquer un suivi systématique des stocks, voire un réassort automatique (commande
auprès des fournisseurs par système EDI, échange de données informatisées).