Thème :La Sénégambie : la dislocation du
Djolof et l’émergence des nouveaux
royaumes
PRESTATAIRES
PLAN
Introduction
I. Qu’est-ce que le Djolof ?
II. Les causes de la dislocation du
Djolof
III. L’émergence des nouveaux
royaumes
1. Le Cayor et le Baol
2. Le Walo
3. Le Fouta-Toro
4. Le Sine et le Saloum
Conclusion
Support de cours
Introduction
L’empire du Djolof est fondé par Ndiadiane Ndiaye au XIVe(14e)
siècle. Il s’étendait entre la vallée du fleuve Sénégal au nord et la
Gambie au sud. Il se disloque au milieu du XVIe(16e) siècle pour
donner naissance à des royaumes indépendants.
I. Qu’est-ce que le Djolof ?
Fondé par les ancêtres des actuels Wolofs sur le territoire de
l’actuelle Sénégambie, l’empire de Djolof est un des grands états
musulmans médiévaux d’Afrique de l’Ouest. Le Djolof était un
empire situé dans l'actuel Sénégal qui d'après la tradition fut fondé
par Ndiadiane Ndiaye fils de Aboudarday et de Fatoumata Sall,
premier bourba djolof. Il fut vassal de l'empire du Mali et de l'empire
songhaï. Celui-ci avait été élu comme chef dans ce qui allait devenir
le royaume du Walo, au nord-ouest de l'actuel Sénégal, dans la
région du fleuve. De là, il réunit toutes les populations d'ethnie wolof
pour fonder cet empire au XIIIe(13e) siècle. C'est le clan des N'diaye
qui dirigea l'empire. Ce patronyme wolof existe toujours aujourd'hui.
Les habitants du Djolof, sont appelés les Djolof-Djolof.
II. Les causes de la dislocation
Dans la deuxième moitié du XV(15e) siècle, les populations de
l’Empire de Djolof sont les premières d’Afrique noire à être
entrées en contact avec des explorateurs portugais. Les premiers
d’entre eux étaient arrivés entre 1444 et 1446 sur les côtes de la
Sénégambie. Ils allaient d’abord se livrer à des rapts avant, à la
suite d’une résistance des populations locales, de convaincre
celles-ci de participer aux débuts de la traite négrière. Vers 1455
Cada Mosto, un voyageur portugais rapporte déjà que l’empereur
de Djolof vendait des esclaves aux Chrétiens comme il le faisait
aux populations arabo-berbères. D’autres Européens comme les
Espagnols et les Français allaient progressivement apparaître
dans la région. Djolof allait principalement s’enrichir de chevaux
et d’armes. A cette époque, le trône du Djolof avait été récupéré
par un souverain originaire du Walo qui avait conquis la région
méridionale du Nammandiru. L’un de ses descendants aurait été
un roi nommé Cukuli mentionné par les Portugais. Une trentaine
d’années plus tard, le Bourba aurait été un roi puissant appelé
Biram. Assassiné, sa mort allait entraîner une compétition pour le
pouvoir entre son fils ou frère, le prince héritier Jyeleen et un
autre prétendant. Elle allait tourner à l’avantage du second et le
premier allait voyager au Portugal en1488 pour obtenir le soutien
du roi du Portugal par qui il allait être officiellement reçu et à qui il
allait faire allégeance. Il allait se convertir au christianisme en
échange de troupes portugaises lui permettant de conquérir le
trône de Djolof et d’entretenir des liens commerciaux privilégiés
avec les Européens dont bénéficiaient davantage des états
côtiers comme le Cayor et le Sine. Les Portugais allaient par cet
accord obtenir le droit de construire une forteresse près du fleuve
Sénégal, espérant s’offrir une présence stratégique dans la
région. Le projet tombera toutefois à l’eau lorsque Jyeleen allait
être assassiné par l’Amiral portugais responsable du voyage. Les
états du Cayor et du Sine allaient s’enrichir et se renforcer,
affaiblissant l’autorité du Bourba. Le second, sous la conduite du
roi sérère Mbegane Ndour allait conquérir l’état du Saloum alors
sous domination de Djolof à la fin du XVe(15e) ou au début du
XVIe (16e) siècle. Avant cela, un chef peul, Koli avait conquis le
Tekrour, frontalier de Djolof avant, peut-être, de s’emparer de
l’état du Nammandiru, autrefois sous dépendance de Djolof. En
1549, lors de la bataille de Danki, le Djolof allait être vaincu par le
Cayor sous le leadership d’Amari Ngoné Sobel, fils du Damel
Déthié Fu Njoogu Fall. Apportant le tribut au Bourba de Djolof
Lélé Fouli Fak qui l’ignora pendant une semaine, Amari Ngoné
Sobel s’en alla irriter. Après le départ du prince de Cayor, le
Bourba se lança à sa poursuite où il fut tué lors d’une embuscade
tendue par Amari Ngoné Sobel. La mort de Lélé Fouli Fak allait
entraîner la déclaration d’indépendance du Cayor par rapport au
Djolof, puis de fait une émancipation de toutes les anciennes
provinces de Djolof. Cela allait sonner la fin du puissant empire
de Djolof, qui s’il allait survivre sous la forme d’un royaume
jusqu’au XIXe(19e) siècle n’allait plus être, avec le Cayor, le Walo
et du Baol l’un des quatre royaumes wolofs.
II. L’émergence de nouveaux royaumes
1.Le Cayor et le Baol
Le Cayor profite de la situation de faiblesse pour occuper le
Djolof après la victoire de Amary Ngoné Sobel sur le Bourba
Djolof Lélé Fouli Fak à la bataille de Danki en1549.Le Cayor
dont la capitale était Mboul était divisé en plusieurs provinces :
le Guet, le Sagnakhor, le Djender, le Gandiol. Amary Ngoné
Sobel devient Damel du Cayor après la mort de son père
Déthié Fou Ndiogou Fall. À la mort de son oncle Niokhor
Ndiaye il prend le titre de Teigne au Baol. À sa mort, les deux
royaumes se séparent. Le Cayor sera dirigé par son fils
Massamba Tacko et le Baol par son neveu Malick.
2. Le Walo
Cette défaite entraîne l’indépendance du Walo et des royaumes
sérères. Le Walo qui est localisé dans la basse vallée du Sénégal
s’étendait sur les deux rives. Son histoire est marquée par
l’existence de trois familles régnantes rivales : Loggar, Dieuss,
Tediek. Le Brak issu de la dynastie des Mbodj est assisté par un
conseil de sages appelés Seb-ak-baor détenant l’essentiel des
pouvoirs. Le Brak est entouré de trois ministres dont le Djogomay
chargé de l’administration des eaux du Sénégal, le Diawdin chargé
des terres et le Malo chargé du trésor. La position du Walo explique
son intérêt pour le commerce caravanier et le commerce atlantique
grâce au comptoir de Saint-Louis. À partir du comptoir un réseau de
relations commerciales est mis en place permettant l’échange de
produits comme la gomme, l’or, l’ivoire et surtout les esclaves. Le
Brak prélève des taxes sur ce commerce. Mais l’activité
commerciale sera perturbée par les pillages et les razzias des
Maures Trarza et Brakna au nord du royaume. Malgré son
indépendance le Walo qui présente des faiblesses, devient le vassal
du Fouta en 1638, il perd une partie de son territoire au profit du
Cayor.
. 3. Le Fouta-Toro
Il est entre les mains des Peuls animistes dirigés par Koli Tenguella
qui fonde la dynastie des Deniankés. Celle-ci domine le Fouta
jusqu’à la révolution Torodo dirigée par Thierno Souleymane Ball en
1776.
4.Le Sine et le Saloum
Au sud de la Sénégambie les Guéléwars mandingues originaires
du Gabou forment une aristocratie dans les royaumes sérères.
Au XVIe(16e) siècle Meïssa Wali Dione forme le royaume du Sine
et son neveu Mbengane Ndour fonde au XVe(15e) siècle celui du
Saloum.
CONCLUSION
Le morcellement politique est le fait majeur en Sénégambie dans
la deuxième moitié du XVIe(16e) siècle. Mais avec la pénétration
de l’Islam, il y aura une nouvelle forme d’organisation sociale.
BIBLIOGRAPHIE
www.sunudaara.com
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