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Les Crises Éco.

Le document traite des crises économiques, de la dette souveraine et du chômage, en expliquant leurs causes, conséquences et théories associées. Il aborde également des concepts tels que l'effet de contagion, le comportement procyclique des banques, et les différentes approches théoriques du chômage. Enfin, il examine les implications des politiques d'austérité et les théories du marché du travail, tout en illustrant ces idées par des exemples historiques.

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Les Crises Éco.

Le document traite des crises économiques, de la dette souveraine et du chômage, en expliquant leurs causes, conséquences et théories associées. Il aborde également des concepts tels que l'effet de contagion, le comportement procyclique des banques, et les différentes approches théoriques du chômage. Enfin, il examine les implications des politiques d'austérité et les théories du marché du travail, tout en illustrant ces idées par des exemples historiques.

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Une crise économique est une période de perturbation marquée par un ralentissement brutal de

l'activité économique. Elle se manifeste par une baisse de la production, une hausse du chômage,
une chute des investissements et souvent une instabilité des marchés financiers. Les crises peuvent
résulter de déséquilibres internes (dette excessive, bulle spéculative) ou de chocs externes (conflits,
pandémies, crises financières mondiales). Elles ont des effets durables sur la croissance, les finances
publiques et le niveau de vie des populations.

La dette souveraine est la dette contractée par un État, généralement pour financer ses dépenses
lorsque les recettes publiques sont insuffisantes. Elle devient insoutenable lorsque le remboursement
de cette dette compromet gravement les services publics essentiels (santé, éducation, salaires),
mettant en danger le développement du pays. On parle aussi de dette odieuse lorsqu’elle a été
contractée par un régime pour des intérêts personnels ou répressifs, sans bénéfice pour la
population. Enfin, une dette illégale est une dette contractée en violation des lois nationales ou
internationales, souvent sans transparence ni consentement démocratique.

La crise de l'emploi désigne une situation où le marché du travail ne parvient pas à offrir
suffisamment d'emplois stables et de qualité. Elle prend plusieurs formes, telles que le chômage de
masse, où une grande partie de la population est sans emploi, la précarisation des emplois, avec des
contrats temporaires ou mal rémunérés, et le sous-emploi, où les travailleurs sont sous-utilisés par
rapport à leurs compétences. On observe aussi des disparités du taux d'emploi, où certaines
populations (jeunes, femmes, seniors) sont plus touchées, et enfin les NEET (Not in Education,
Employment, or Training), des jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation.

Le chômage désigne la situation d'une personne en âge de travailler, capable et désireuse de


travailler, mais ne trouvant pas d'emploi. Il existe plusieurs formes de chômage : le chômage
structurel, dû à des déséquilibres à long terme dans l'économie (comme la délocalisation des
industries), le chômage conjoncturel, causé par des fluctuations économiques temporaires
(récession), le chômage technologique, lié aux avancées technologiques qui rendent certains emplois
obsolètes, le chômage frictionnel, dû à la recherche temporaire d'un emploi entre deux postes, et le
chômage d'inadéquation, où les compétences des travailleurs ne correspondent pas aux besoins du
marché.

Les crises économiques remontent à l'industrialisation du XIXᵉ siècle, souvent déclenchées par des
déséquilibres financiers. La Grande Dépression de 1929 a marqué un tournant majeur, suivie d'autres
crises, comme celle de 2008, liée à l'effondrement du marché immobilier. Ces crises ont façonné les
politiques économiques mondiales et entraîné des réformes importantes.

Les dettes publiques existent depuis l'Antiquité, mais leur importance a grandi au XVIIᵉ siècle avec les
premières émissions d'obligations d'État. Après la Seconde Guerre mondiale, les pays ont
massivement emprunté pour financer leur reconstruction. Depuis, les dettes publiques ont continué
d'augmenter, avec des périodes de restructuration, notamment dans les années 1980 pour les pays
en développement.
Le chômage existe depuis l’Antiquité, mais c’est au XIXᵉ siècle, avec l’industrialisation, que les
premières grandes vagues de chômage ont émergé, liées aux mutations économiques et aux crises
industrielles. Le chômage de masse a pris une ampleur significative pendant la Grande Dépression de
1929, où des millions de personnes ont perdu leur emploi. Depuis, les crises économiques, les
évolutions technologiques et les mutations du marché du travail ont continué de façonner les
dynamiques du chômage à travers le monde.

L'effet de contagion désigne la propagation d'une crise ou d'un choc économique d'un pays à un
autre, généralement en raison de la mondialisation des marchés financiers et des échanges
commerciaux. Par exemple, lors de la crise financière de 2008, les problèmes économiques des États-
Unis ont rapidement affecté d'autres pays, comme les pays européens, en raison de leur forte
intégration dans les marchés financiers mondiaux.

La théorie canal bancaire ou mécanisme de transmission bancaire de Robert Bayyo, Mario Dehove
et Robert sur le rôle des banques dans la transmission des crises souligne que les banques, en tant
qu’intermédiaires financiers, jouent un rôle crucial dans la propagation des crises économiques.
Lorsque les banques subissent des pertes ou des tensions de liquidité, elles réduisent leurs prêts, ce
qui entraîne un ralentissement de l’économie. Par exemple, lors de la crise financière de 2008, la
faillite de grandes banques comme Lehman Brothers a provoqué une contraction du crédit, aggravant
la récession mondiale.

Les banques et investisseurs adoptent souvent un comportement procyclique, amplifiant les


tendances existantes. En période de crise, ils resserrent les conditions de crédit, vendent des actifs
pour limiter les pertes, ce qui accentue la dépréciation de ces actifs et exacerbe la crise. En plus,
certaines régulations financières, bien qu'établies pour stabiliser le système, peuvent parfois
renforcer les phases de crise, notamment en contraignant les banques à maintenir des niveaux de
capital plus élevés en période de crise. Lors de la crise de 2008, ces normes ont conduit à des
évaluations excessivement faibles des actifs bancaires, ce qui a intensifié la panique et réduit
davantage la confiance, exacerbant la récession.

Les banques, fragilisées, deviennent alors plus prudentes dans la distribution de leurs crédits. Il existe
même des situations de stress où elles n'accordent presque plus de prêts : on parle alors de « credit
crunch ». Évidemment, un tel comportement affecte agents économiques qui cherchent des
financements. Par exemple, pendant la crise financière de 2008, les banques, confrontées à des
pertes massives et à une baisse de confiance, ont réduit considérablement leurs prêts, entraînant
une récession économique mondiale.

L’effet de richesse négatif désigne la baisse de la consommation des ménages lorsque leur
patrimoine (valeur des biens, actions, immobilier) diminue. Par exemple, lors de la crise de 2008, la
chute des prix de l’immobilier aux États-Unis a réduit la richesse des ménages, les poussant à moins
consommer, ce qui a aggravé la récession.
Un effet-revenu peut se produire : lorsqu’un pays est touché par une crise, sa croissance ralentit et
son revenu national diminue, ce qui entraîne une baisse de ses importations. Cela impacte ses
partenaires commerciaux. Par exemple, lors de la crise de la zone euro en 2011, les pays du sud de
l’Europe ont réduit leurs achats à l’étranger, affectant les exportations de pays comme l’Allemagne.
L’ampleur de l’effet dépend du niveau d’ouverture du pays et de la répartition géographique de ses
échanges.

Les crises peuvent provoquer un effet-prix, aussi appelé effet de compétitivité prix, sur le commerce
international. Lorsqu’un pays est en crise, sa monnaie se déprécie, ce qui rend ses produits moins
chers à l’exportation. Il devient alors plus compétitif que d’autres pays dont la devise est restée
stable. Par exemple, pendant la crise asiatique de 1997, la chute des monnaies locales a rendu les
exportations de pays comme l’Indonésie ou la Thaïlande plus attractives, mettant sous pression les
exportateurs de pays voisins comme la Corée du Sud. De plus, la crise peut entraîner une fuite des
capitaux vers des monnaies plus stables, ce qui aggrave la dévaluation et perturbe encore plus les
échanges mondiaux.

Joseph Stiglitz soutient que les conséquences d’un moratoire sur la dette sont souvent exagérées.
Selon lui, il y a peu de preuves montrant qu’un défaut de paiement empêche un pays d’accéder aux
marchés financiers pendant longtemps. Par exemple, la Russie a pu emprunter à nouveau deux ans
après avoir suspendu unilatéralement ses paiements, sans prévenir ses créanciers. Ainsi, la menace
de perdre l’accès au crédit est, en pratique, moins grave qu'on ne le pense.

Les libéraux affirment qu'une suspension de paiement serait catastrophique, car elle nuirait à la
confiance des investisseurs et exclurait le pays des marchés financiers. Par exemple, après le défaut
de paiement de l'Argentine en 2001, le pays a été exclu pendant plusieurs années des marchés
internationaux et a dû faire face à des coûts d’emprunt élevés pour se financer.

La théorie soutenue par Eduardo Levy Yeyati et Ugo Panizza est souvent associée à l'idée de la
"récupération post-défaillance" Elle suggère que, dans certains cas, un défaut de paiement peut
conduire à une amélioration de la situation économique à long terme, en permettant au pays de se
libérer d'une dette insoutenable et de repartir sur des bases économiques plus solides. Par exemple,
après le défaut de paiement de l'Argentine en 2001, le pays a connu une forte reprise économique
dans les années suivantes.

L'affirmation de Carmen Reinhart et Christoph Ritschl repose sur ce qu'on appelle la "théorie de la
restructuration de la dette" ou "théorie de la réduction de la dette". Selon cette théorie, une
réduction de la dette (par défaut ou restructuration) peut permettre aux pays de retrouver une
croissance économique plus forte et d'améliorer leur situation financière à long terme. Par exemple,
après la restructuration de sa dette en 2001, l'Argentine a connu une forte reprise économique.

L’hypothèse la trappe de la dette repose sur le fait que les pays qui s'endettent trop dépassent un
seuil où il devient très difficile de se désendetter efficacement. En effet, à mesure que la dette
augmente, les paiements d'intérêts deviennent de plus en plus lourds, absorbant une part croissante
des ressources du pays. Cela empêche le pays de financer des investissements productifs ou de
stimuler sa croissance économique, le piégeant ainsi dans un cercle vicieux de dettes. Un exemple de
la trappe de la dette est celui du Zimbabwe dans les années 2000. Le pays a vu ses paiements
d’intérêts augmenter, consommant une grande partie de ses ressources, ce qui a empêché toute
reprise économique et l’a plongé dans une crise prolongée.

L’aléa moral dans le cadre de la dette publique excessive se produit lorsque les gouvernements
prennent des risques excessifs en s'endettant, parce qu'ils s'attendent à être secourus par des
institutions comme la Banque centrale ou le FMI en cas de problème. Par exemple, lors de la crise de
la dette européenne en 2010, certains pays comme la Grèce ont accumulé de grandes dettes,
pensant que l’Union européenne et la BCE les aideraient en cas de crise, ce qui a conduit à une crise
financière majeure.

Les déséquilibres économiques structurels (comme une faible compétitivité ou des systèmes sociaux
insoutenables) peuvent entraîner des déficits budgétaires récurrents, augmentant ainsi la dette
publique. Pour la réduire, les institutions comme le FMI recommandent souvent des politiques
d'austérité, qui réduisent les dépenses publiques. Cependant, ces mesures peuvent aggraver la crise
économique, comme cela a été le cas en Grèce pendant la crise de la dette européenne, où
l’austérité a entraîné une récession prolongée.

L'approche marxiste explique que le chômage provient du remplacement des travailleurs par des
machines, permettant aux capitalistes de réduire les coûts et d’augmenter leurs profits. Par exemple,
l’automatisation dans l’industrie automobile a entraîné la perte d'emplois au profit des machines.

L'approche classique et néoclassique explique que le chômage résulte d'un déséquilibre entre l'offre
et la demande de travail. Selon eux, le chômage est volontaire (les travailleurs choisissent de ne pas
accepter les emplois disponibles) ou dû à des imperfections du marché (comme les salaires trop
élevés ou les régulations). Par exemple, si les salaires minimums sont trop élevés, certains
employeurs ne peuvent pas embaucher, ce qui crée du chômage. Un exemple réel est la France dans
les années 1990, où l'augmentation du salaire minimum a conduit à un chômage plus élevé, car les
employeurs ont réduit leurs embauches face à des coûts salariaux plus élevés.
L'approche keynésienne explique que le chômage résulte d'un déséquilibre entre l'offre et la
demande de biens et services. Le chômage est involontaire, car des personnes veulent travailler mais
ne trouvent pas d'emploi. Selon les keynésiens, l'emploi dépend de la demande anticipée, pas des
salaires. Par exemple, pendant la crise économique de 2008, les gouvernements ont dû intervenir
pour stimuler la demande (par exemple, avec des plans de relance) afin de réduire le chômage.

La théorie du salaire d'efficience affirme que les employeurs peuvent offrir un salaire plus élevé que
celui du marché pour augmenter la productivité des salariés. Selon Harvey Leibenstein, la
productivité individuelle augmente avec le salaire réel. Joseph Stiglitz ajoute que ce "salaire
d'efficience" permet d'inciter les travailleurs à être plus productifs, car ils sont mieux payés. Par
exemple, Google offre des salaires élevés et des avantages attractifs à ses employés pour maximiser
leur productivité et attirer les meilleurs talents.

La théorie du capital humain de Gary Becker (1992) affirme que l'éducation et la formation sont des
investissements en capital humain. Plus une personne investit dans son éducation, plus elle a de
chances d'obtenir un salaire élevé à long terme. En d'autres termes, les personnes ayant une
formation supérieure ou des compétences spécialisées gagnent généralement mieux. Par exemple,
un médecin ou un ingénieur aura tendance à avoir un salaire plus élevé qu'un ouvrier non qualifié,
en raison de l'investissement en éducation qu'ils ont réalisé.

La théorie des contrats implicites de Costas Azariadis stipule que les entreprises et les travailleurs
établissent un accord implicite pour garantir une stabilité des revenus. En période favorable,
l'entreprise paie un salaire légèrement inférieur au salaire d'équilibre, économisant ainsi de l'argent
pour pouvoir offrir un salaire stable en période de récession. Cela fonctionne comme un contrat
d'assurance entre l'employeur et les employés. Par exemple, dans de grandes entreprises comme
Toyota, les employés bénéficient de salaire stable même pendant les périodes économiques
difficiles, car l'entreprise a économisé lors des périodes plus prospères.

La théorie du dualisme du marché du travail de Piore & Bluestone soutient que le marché du travail
est divisé en deux segments distincts. Le marché primaire regroupe les emplois stables, bien
rémunérés et protégés par les syndicats, offrant des avantages sociaux et des possibilités d'évolution
de carrière, comme ceux dans des entreprises technologiques comme Google. En revanche, le
marché secondaire concerne les emplois précaires, mal rémunérés et moins protégés, souvent sans
syndicats et avec peu de perspectives d'avancement, comme ceux dans l'hôtellerie ou la restauration
rapide.

La théorie du signal de Michael Spence suggère que, lors de l'embauche, les employeurs ne
connaissent pas directement les compétences des candidats. Pour combler cette incertitude, les
candidats envoient des signaux qui peuvent indiquer leur potentiel, comme un diplôme, une
expérience passée, ou même des caractéristiques personnelles (comme la situation familiale ou la
mobilité géographique). Ces éléments servent de preuves indirectes pour les employeurs, qui les
utilisent pour juger de la capacité des candidats. Par exemple, un candidat diplômé d'une grande
université envoie le signal qu'il a une formation de qualité, ce qui peut inciter l'employeur à le
considérer comme plus compétent.

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