Exemples D Evaluations Internet 1 Bac
Exemples D Evaluations Internet 1 Bac
« Heureusement pour moi, ces séances de bain étaient assez rares. Ma mère ne voulait point
s’embarrasser de l’enfant empoté et maladroit que j’étais. Pendant son absence, j’étais livré à mes
timides fantaisies. Je courais pieds nus dans le derb, imitant le pas cadencé des chevaux, je hennissais
fièrement, envoyais des ruades. Parfois, je vidais simplement ma Boîte à Merveilles par terre et
j’inventoriais mes trésors. Un simple bouton de porcelaine me mettait les sens en extase. Quand je
l’avais longtemps regardé, j’en caressais des doigts la matière avec respect. Mais il y avait dans cet
objet un élément qui ne pouvait être saisi ni par les yeux, ni par les doigts, une mystérieuse beauté
intraduisible. Elle me fascinait. Je sentais toute mon impuissance à en jouir pleinement. Je pleurais
presque de sentir autour de moi cette étrange chose invisible, impalpable, que je ne pouvais goûter de
la langue, mais qui avait un goût et le pouvoir d’enivrer. Et cela s’incarnait dans un bouton de
porcelaine et lui donnait ainsi une âme et une vertu de talisman.
Dans la Boîte à Merveilles, il y avait une foule d’objets hétéroclites qui, pour moi seul, avaient un sens
: des boules de verre, des anneaux de cuivre, un minuscule cadenas sans clef, des clous à tête dorée,
des encriers vides, des boutons décorés, des boutons sans décor. Il y en avait en matière transparente,
en métal, en nacre. Chacun de ces objets me parlait son langage. C’étaient là mes seuls amis. Bien sûr,
j’avais des relations dans le monde de la légende avec des princes très vaillants et des géants au cœur
tendre, mais ils habitaient les recoins cachés de mon imagination. Quant à mes boules de verre, mes
boutons et mes clous, ils étaient là, à chaque instant, dans leur boîte rectangulaire, prêts à me porter
secours dans mes heures de chagrin.»
1- D’où ce passage est-il extrait ? 1pt
2- Présentez brièvement l’auteur et précisez le genre de son œuvre. 2pts
3- Citez deux œuvres du même auteur. 2pts
4- Situez le texte dans le roman. (Evénements précédents et sujet ou fait relatif au texte étudié) 2pts
5- Quel est le pronom personnel utilisé par le narrateur ? Pourquoi le narrateur utilise-t-il ce pronom ?
Relevez un autre indice du texte pour justifier votre réponse. 3pts
6- Est-ce que l’enfant aimait aller au bain ? Quel est le terme qui le montre ? 2pts
7- Quelle était son occupation favorite ? 2pts
8- Relevez du texte deux mots ou expressions appartenant au champ lexical du mystère. 2pts
9- Que contenait la boîte? 1pt
10- Quel est la figure de style employée dans l'énoncé suivant: « Chacun de ces objets me parlait son
langage.» 2pts
Remarque : 1pt est réservé pour l’entretien de la feuille. Bon courage !
Correction
1- Ce passage est extrait de La boîte à merveilles de Ahmed Sefrioui.
2- Ahmed Sefrioui est un écrivain marocain d’expression française né en 1915 à Fès et mort en 2004. En 1954, il a écrit un
roman autobiographique intitulé La boîte à merveilles.
3- Le Chapelet d’ambre/ La maison de servitude/ Le jardin de sortilège ou le Parfum des légendes.
4- Ce texte se situe juste après la séance de bain maure marquée par l’ennui de Sidi Mohamed au milieu des femmes. Dans ce
passage, le narrateur présente ses véritables amis, à savoir les personnages imaginaires et les objets de sa boîte à merveilles.
5- Le narrateur utilise le pronom personnel « je » car ce récit est autobiographique. Les indices qui le montrent sont : moi,
ma, mes.
6- Non, il n’aimait pas aller au bain. L’emploi de l’adverbe « heureusement » justifie cette réponse.
7- Il aimait jouer avec sa Boîte à Merveilles.
8- Les mots ou expressions appartenant au champ lexical du mystère sont : une mystérieuse, étrange chose invisible,
impalpable, légende, des géants, ces objets me parlait.
9- La boîte contenait des objets hétéroclites.
10- La personnification : « Chacun de ces objets me parlait son langage.»
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Niveau : Tronc Commun
Support :
Il s'appelait M.Souquet, c'était notre instituteur de français. Je n'avais pas encore tout à fait
neuf ans, alors que lui devait avoir la cinquantaine. Il n'était pas grand et avait un gros ventre.
C'était un homme sévère pourvu d'énormes moustaches grises tombantes.
Il était gentil mais autoritaire sur le chapitre du travail et de la conduite. Il n'hésitait pas, à
certains moments, à lever une voix forte qui faisait vibrer les vitres de la classe. M.Souquet
qui n'aimait pas les mauvais élèves, les frappait en laissant tomber son poing sur les têtes.
J'eus l'occasion, à mon tour de faire connaissance avec ce poing. Lors d'une dictée, (Suite...)
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Niveau: 1ème année du baccalauréat.
Durée: 2 heures.
Module: La Boite à merveilles.
Semestre: première.
Année scolaire: 2012/2013.Le soir, je revins à la maison mort de fatigue, mais très fier de ma
journée.
Devant mes parents je me vantai de mes multiples exploits. Je réussis à les convaincre que
sans moi aucun résultat sérieux n'aurait été obtenu. Mon père me félicita. Il dit à ma mère que
je devenais vraiment un homme. Je me mis au lit.
Pendant mon sommeil, il m'arriva de me mettre sur mon séant, de hurler des ordres, de
distribuer des injures. Ma mère me recouchait avec des gestes tendres, des phrases
affectueuses.
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Contrôle continu No 2
Ma mère me calma:
Elle leva les yeux au ciel et se tut, confondue par tant de niaiserie.
Je crois n'avoir jamais mis les pieds dans un bain maure depuis mon enfance. Une vague
appréhension et un sentiment de malaise m'ont toujours empêché d'en franchir la porte. A bien
réfléchir je n'aime pas les bains maures. La promiscuité, l'espèce d'impudeur et de laisser-aller
que les gens se croient obligés d'affecter en de tels lieux m'en écartent. Même enfant, je
sentais sur tout ce grouillement de corps humides, dans ce demi-jour inquiétant, une odeur de
péché. Sentiment très vague, surtout à l'âge où je pouvais encore accompagner ma mère au
bain (Suite...)
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La voix de ma mère me tira des profondeurs du sommeil .Je nageai un bon moment
dans une lumière rouge parcourue d'étincelles et d'astres errants puis j'ouvris les
yeux .Vite je les refermai, espérant retrouver le noir si reposant et si frais .La voix
insistait : -Réveille-toi, il est trois heures du matin. Je t'ai préparé ton beau gilet ta
chemise neuve et ta sacoche .Ouvre les yeux ! Réveille-toi donc ! Je pleurnichai, je me
frottai énergiquement les paupières de mes poings fermés .Je tentai plusieurs fois de me
recoucher mais ma mère fut impitoyable .Elle se mouilla la main et me la passa sur la
figure, (….) .J'entrouvris mes cils avec précaution. Mon père, habillé d'une djellaba de
laine fine, me souriait :
-Prépare-toi pour fêter l'Achoura au Msid avec tes camarades .Du courage ! Du courage
! Ce fut dans un état de somnambule que je me lavai les yeux, me rinçai la bouche, me
rafraîchis les membres .Je retrouvai ma lucidité lorsque ma mère me passa à même la
peau, ma chemise neuve (…). Je mis mon gilet rouge aux dessins compliqués et bien en
relief. Ma sacoche en bandoulière, je complétai cet ensemble très élégant par la djellaba
qui dormait au fond du coffre de ma mère .Elle sentait la fleur d'oranger et la rose
séchée. Me voilà devenu un autre homme ! J'étais complètement réveillé .J'avais hâte de
partir à l'école .Les vêtements, les chaussures, tout était neuf .Plein de dignité et
d'assurance, je précédai mon père dans l'escalier.
I-Compréhension : (5points)
5-Répondez par vrai ou faux. –Au « Msid »l'enfant fêtera : (1,5 point)
L'enfant disait : « il y a une année nous avons été ici avec notre famille »
La mère affirmait à sa fille que son grand-père avait vécu à cet endroit là 30 ans
Production écrite
Texte
Beaucoup d'éducateurs, et aussi de parents, ont aujourd'hui le sentiment qu'il leur faudrait
réagir d'une façon quelconque contre l'influence que les films exercent sur les enfants, et qu'ils
jugent souvent dangereuse. Certes, ces films n'expriment pas d'ordinaire ouvertement les idées
et les opinions contraires à la morale, et ils ne prennent pas parti de façon manifeste en faveur
des gangsters et autres mauvais garçons ; mais bien des gens, et en particulier beaucoup
d'éducateurs, pensent qu'ils peuvent créer un « climat » affectif et intellectuel nocif pour les
spectateurs n'ayant pas une maturité d'esprit suffisante.
En effet le monde que nous dépeint le cinéma est rarement une image fidèle de la réalité. La
vie de famille, de travail, la culture et la religion par exemple, ne semblent guère y avoir
d'importance. Il n'est donc pas exagéré de dire que beaucoup de films risquent de donner au
spectateur sans expérience ni esprit critique l'impression que le crime et la sexualité exercent
une influence prédominante dans le monde.
..
4-L'auteur est-il d'accord avec leur point de vue ? Justifiez votre réponse par une phrase
du texte. 2pts
….
5-Donnez un titre au texte. 1pt…
.
6-Relevez dans le texte : 2pts
un connecteur logique exprimant la conséquence …
un connecteur logique exprimant l'opposition. …
7. En utilisant le mode impératif: 4pts
Dites à votre ami de se lever immédiatement..
Dites à vos amis de se dépêcher...
Dites à tout le monde (vous également) de s'amuser.
Dites à votre petite sœur de ne pas avoir peur.
II- Production écrite :(10 points)
Pensez-vous que les films exercent une influence dangereuse sur les enfants ? Rédigez un
texte argumentatif dans lequel vous défendez votre point de vue à l'aide d'exemples et
d'arguments pertinents.
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Durée: 2 heures.
Module: La Boite à merveilles.
Semestre: première.
Année scolaire: 2012/2013.Le soir, je revins à la maison mort de fatigue, mais très fier de ma
journée.
Devant mes parents je me vantai de mes multiples exploits. Je réussis à les convaincre que
sans moi aucun résultat sérieux n'aurait été obtenu. Mon père me félicita. Il dit à ma mère que
je devenais vraiment un homme. Je me mis au lit.
Pendant mon sommeil, il m'arriva de me mettre sur mon séant, de hurler des ordres, de
distribuer des injures. Ma mère me recouchait avec des gestes tendres, des phrases
affectueuses.
Le matin, je me préparai pour partir à l'école, ma (Suite...)
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Texte
A six ans j'étais seul, peut-être malheureux, mais je n'avais aucun point de repère qui me
permît d'appeler mon existence : solitude ou malheur.
Je n'étais ni heureux, ni malheureux. J'étais un enfant seul. Cela, je le savais. Point farouche
de nature, j'ébauchais de timides amitiés avec les bambins de l'école coranique, mais leur
durée fut brève. […].
La nuit, la maison retomba dans le silence je me sentis triste. Je sortis ma boîte, la vidai sur un
coin de matelas, regardai un à un mes objets. Ce soir, ils ne me parlaient pas. Ils disaient
inertes, maussades, un peu hostiles. Ils avaient perdu leur pouvoir magique et devenaient
méfiants, secrets. Je les remis dans leur boîte. Une fois le couvercle rabattu, ils se réveillèrent
dans (Suite...)
EPREUVE DE FRANÇAIS.
TEXTE.
Papa, d'origine montagnarde comme ma mère, après avoir quitté son village situé à une
cinquantaine de kilomètres de la grande ville, avait au début éprouvé des difficultés à gagner
sa vie et celle de sa jeune épouse. Dans son pays, on était pillard et paysan. A Fès, il fallait
pour vivre exercer quelque industrie citadine ou monter un petit commerce. Dans notre
famille, vendre et acheter a toujours été considéré comme le métier le plus vil.
Mon père se souvint avoir été à un moment de sa jeunesse dans l'atelier de l'un de ses oncles
maternels, tisserand de couvertures. Il s'acheta donc un minimum de matériel, loua un coin
dans un atelier et s'installa tisserand. Il faisait honnêtement son travail, améliorait de jour en
jour sa production. Bientôt, ses articles furent très disputés (Suite...)
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4-localisez sur le passage deux champs lexicaux et remplissez le tableau ci-dessous : (3pts)
champ lexical
les mots constituant le champ lexical
5- le narrateur et son père, où sont-ils ? et pourquoi ? (1.5)............................
.........................
6- pourquoi une foule de campagnards est descendue en ville ? (1pt) ........................
......................... 7- quelles figures de styles comportent les propositions soulignées ? (1pt)
1-........2 -.............. 8- quelle est la valeur du présent de l'indicatif du verbe en gras ?
(0.5pt)........................ 9-donnez la signification des mots suivants :(1.5pts)
aparté :....................... réplique : .................. scène : .......................
production écrite : (8pts) achoura est un événement important pour les habitants de foum
jamaa. vous en tant qu'habitant(e) de ce merveilleux village, écrivez un texte où vous décrivez
les préparatifs des familles et l'enthousiasme des enfants.
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Je me trouvai seul, les mains croisées sur mon ventre en flammes, plus bête que jamais au
milieu de toutes ces inconnues et de leurs fastueux baluchons. Je m'habillai. Ma mère vint un
moment m'entourer étroitement la tête dans une serviette qu'elle me noua sous le menton, me
munit de toutes sortes de recommandations et s'engouffra dans les salles chaudes par cette
porte noire qui me faisait face et d'où s'échappaient toutes sortes de rumeurs. J'attendis sur
l'estrade jusqu'au soir. Ma mère finit par venir me rejoindre, l'air épuisé, se plaignant de
violents maux de têtes. Questions de compréhension:
1. Relevez des indices qui montrent qu'il s'agit un texte tiré d'une autobiographie
2. Quel est le type du texte? justifiez
3. Où se trouve le narrateur? justifiez votre réponse par une phrase du texte
4. Pourquoi le narrateur parle-t-il d'inconnues?
5. Pourquoi la mère donne des recommandations au narrateur?
6. Quels sont les temps et les valeurs des verbes soulignés?
Production écrite: Mme Lefèvre était volée une autre fois. Fâchée et désespérée, elle décida
de vendre sa maisonnette et de déménager. Donc tous les trois …..continuez l'histoire en
élaborant un schéma narratif de votre choix
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Matière : langue française
Professeur : A. Elasfouri
Texte:
J'avais peut être six ans .Ma mère était une cire fraîche et les moindres événements s'y
gravaient en images ineffaçables.Il me reste cet album pour égayer ma solitude, pour me
prouver à moi-même que je ne suis pas encore mort.
A six ans,j'étais seul, peut être malheureux, mais je ne n'avais aucun point de repère qui me
permit d'appeler mon existence:solitude ou malheur .mais leur durée fut brève .Nous habitions
des univers différents .j'avais un penchant pour le rêve .le monde me paraissait un domaine
fabuleux .Une féerie grandiose où les sorcières entretenaient un commerce familier avec des
puissances invisibles .je désirais que l'invisible m'admit à participer à ses mystères .Mes petits
camarades de l'école se contentait du visible,surtout quand ce visible se concrétisait en
sucreries d'un bleu céleste ou d'un rose de soleil couchant .Ils aimaient
grignoter,sucer ,mordre à pleines dents .Ils aimaient aussi jouer à la bataille ,se prendre à la
gorge avec des airs d'assassins ,crier pour imiter la voix de leur père ,s'insulter pour imiter les
voisins, commander pour imiter le maître d'école .
Moi je ne voulais rien imiter, je voulais connaître.
Questions:
Répondez au choix:«2pts pour chaque réponse»
1-Ahmed Sefrioui est né en: a-1915
b-1916
c-1917
2-Qui parle dans ce texte : a- le narrateur
b-l'auteur
c- le personnage principal
3-Genre :………………………………………………
4-Type :………………………………………………
5-Focalisation :………………………………………………
6-L'autobiographie :………………………………………………
7-Le narrateur souffre de : a- la solitude
b- le malheur
c- la tristesse
8-Quelle solution le narrateur trouve-t-il?.
………………………………………………………………………………
9-Qu'est ce que vous avez compris de la boîte à merveilles d'Ahmed Sefrioui:
a- les événements:……………………………………………………………
b- les personnages:
10-Quelle est la tonalité de ce texte:…………………………………………
…………………………………………………………………………………………….
Evaluation
Texte support
Le soleil était clair et chaud. Un chat blanc et noir reposait sur le mur et suivait mes
mouvements de ses yeux à demi fermés. Je ne m'en approchai point. Le coup de griffe du
matou pensionnaire de Sidi Ali Boughaleb m'avait appris à me méfier des chats qui
ronronnent au soleil.
Ma mère s'inquiétait déjà de mon absence, elle m'appelait à la cantonade. Je m'engageai dans
l'escalier pour redescendre. Quelqu'un montait pieds nus. Les pas mous et le froufrou des
vêtements se rapprochaient. Apparut Rahma. Ma mère ne (lui) parlait plus depuis leur dispute.
Les deux femmes évitaient de se rencontrer, moi, je ne savais pas s'il fallait lui sourire ou me
sauver. Je me plaquai contre le mur et attendis que les événements décidassent pour moi. En
arrivant à ma hauteur, Rahma (Suite...)
……………………………………………………………………………..
Texte: tronc commun
Je me levai en hate, écartai légèrement un pan du rideau et restai pétrifié(1): Fiona venait
d'entrer dans la cage du grand aigle. Sa silhouette se découpait dans la nuit grace à la clarté de
la pleine lune.Arrivée près du rapace, elle s'accroupit et ne bougea plus. L'oiseau poussa alors
un cri strident et s'envola à travers la volière en décrivant des cercles silencieux. L'esprit de
Fiona semblait voltiger autour d'elle. Les ailes du grand aigle frolèrent sa chevelure,
soulevèrent ses mèches comme pour insuffler au corps immobile l'énergie du vol nocturne.
Soudain l'oiseau brandit ses serres et se cambra pour atterrir sur l'épaule de Fiona. Celle-ci ne
broncha pas.
J'étais abasourdi. Pas un cri, pas un mot ne pouvaient sortir de ma bouche.
Fiona fit alors un mouvement. Oh! Pas un geste brusque: un léger mouvement de tete ,presque
imperceptible. J'eus du mal à distinguer ce qui se produisit ensuite, car un nuage voila la lune.
Lorsque la cage fut à nouveau éclairée, Fiona et l'oiseau n'avaient pas bougé. En revanche, le
spectacle qui s'offrait à moi acheva de me glacer les veines.
Eric SIMARD le Souffle de la pierre d'Irlande, conte Les fantastiques, Ed. Magnard,1999
(1)-Figé, paralysé.
-Compréhension- langue:
-1-Nous avons ici quel type de texte?
-Relevez deux caractéristiques qui le montrent.
-2-Quels sont les personnages de cet extrait?
Titre de l’œuvre:...............................................................................................
Date de parution:..............................................................................................
Genre de l’œuvre:...............................................................................................
Auteur: ...............................................................................................................
2-Quel est le personnage principal dans ce passage ? Quel pronom personnel le remplace ? 2p
3-Répondez par vrai ou faux : 2p
Le narrateur aimait le M’sid et le fqih : ………………
Sidi Mohamed détestait le bain maure : ………………..
4-Relevez dans le texte : 2p
•Un verbe conjugué qui renvoie au moment de l’énonciation :
•Un verbe conjugué qui renvoie au moment des faits :
5-Pourquoi Sidi Mohamed n’aimait pas aller au bain maure ? 2p
6-Quelle image donne Sidi Mohamed sur le fkih ? Justifiez votre réponse par un exemple du texte. 2p
7-A quel type de texte appartient le paragraphe en gras ? Justifiez votre réponse.2p
8-Relevez dans le texte deux mots qui appartiennent au champ lexical du bruit. 2p
9-Aimiez-vous aller au bain maure quand vous étiez enfant? Justifiez votre réponse par deux arguments 2p
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Texte support :
J'avais peut-être six ans. Ma mémoire était une cire fraîche et les moindres événements s'y gravaient en
images ineffaçables. Il me reste cet album pour égayer ma solitude, pour me prouver à moi-même que je ne suis
pas encore mort.
A six ans j'étais seul, peut-être malheureux, mais je n'avais aucun point de repère qui me permît
d'appeler mon existence : solitude ou malheur.
Je n'étais ni heureux, ni malheureux. J'étais un enfant seul. Cela, je le savais. Point farouche de nature,
j'ébauchai de timides amitiés avec les bambins de l'école coranique, mais leur durée fut brève. Nous habitions
des univers différents. J'avais un penchant pour le rêve. Le monde me paraissait un domaine fabuleux, une féerie
grandiose où les sorcières entretenaient un commerce familier avec des puissances invisibles. Je désirais que
l’Invisible m'admît à participer à ses mystères. Mes petits camarades de l'école se contentaient du visible,
surtout quand ce visible se concrétisait en sucreries d'un bleu céleste ou d'un rose de soleil couchant. Ils
aimaient grignoter, sucer, mordre à pleines dents. Ils aimaient aussi jouer à la bataille, se prendre à la gorge
avec des airs d'assassins, crier pour imiter la voix de leur père, s'insulter pour imiter les voisins, commander
pour imiter le maître d'école.
Moi, je ne voulais rien imiter, je voulais connaître.
I. Compréhension de l’écrit :
1. Complétez le tableau suivant : (2pts)
Les souvenirs d'enfance restent gravés dans la mémoire. Rédigez un texte où vous évoquez vos premiers
souvenirs à l'école, vos sentiments et vos commentaires.
Texte :
Dès notre arrivée nous grimpâmes sur une vaste estrade couverte de nattes. Après avoir payé soixante-quinze
centimes à la caissière nous commençâmes notre déshabillage dans un tumulte de voix aiguës, un va-et-vient
continu de femmes à moitié habillées, déballant de leurs énormes baluchons des caftans et des mansourias, des
chemises et des pantalons, des haïks à glands de soie d'une éblouissante blancheur. Toutes ces femmes parlaient
fort, gesticulaient avec passion, poussaient des hurlements inexplicables et injustifiés. Je retirai mes vêtements et
je restai tout bête, les mains sur le ventre, devant ma mère lancée dans une explication avec une amie de
rencontre. Il y avait bien d'autres enfants, mais ils paraissaient à leur aise, couraient entre les cuisses humides, les
mamelles pendantes, les montagnes de baluchons, fiers de montrer leurs ventres ballonnés(…).
Moi, je me sentais plus seul que jamais. J'étais de plus en plus persuadé que c'était bel et bien l'Enfer. Dans les
salles chaudes, l'atmosphère de vapeur, les personnages de cauchemar qui s'y agitaient, la température, finirent
par m'anéantir. Je m'assis dans un coin, tremblant de fièvre et de peur. Je me demandais ce que pouvaient bien
faire toutes ces femmes qui tournoyaient partout, couraient dans tous les sens, traînant de grands seaux de bois
débordants d'eau bouillante qui m'éclaboussait au passage. Ne venaient-elles donc pas pour se laver ? (…)
Heureusement pour moi, ces séances de bain étaient assez rares. Ma mère ne voulait point s'embarrasser de
l'enfant empoté et maladroit que j'étais. Pendant son absence, j'étais livré à mes timides fantaisies. Je courais
pieds nus dans le derb, imitant le pas cadencé des chevaux, je hennissais fièrement, envoyais des ruades. Parfois,
je vidais simplement ma Boîte à Merveilles par terre et j'inventoriais mes trésors. Un simple bouton de
porcelaine me mettait les sens en extase.
I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)
A. CONTEXTUALISATION DU TEXTE :
1.Complétez le tableau suivant après l’avoir reproduit sur votre copie : (1 pt)
Titre de l’œuvre : La boîte à merveilles
Auteur : Ahmed Sefrioui
Siècle : 20ème siècle
Genre littéraire : Roman autobiographique
2.- a) Qui est le narrateur dans le texte ? (0,5 pt)
B. ANALYSE DU TEXTE :
3.-Indiquez deux caractéristiques du lieu décrit qui ont mis le narrateur très mal à l’aise. (1 pt)
- Le bruit, les hurlements, l’agitation, gesticulation, la chaleur… (Le tumulte de voix, le va-et-vient
continu des femmes …)
4.- a) En vous appuyant sur les deux premiers paragraphes, indiquez si cette proposition est vraie ou fausse :
« Le narrateur sentait tout le temps la présence de sa mère et des autres personnages à ses côtés » (0,5 pt)
- Proposition fausse.
5.- a) Dans le 2ème paragraphe, le narrateur a utilisé une hyperbole pour donner une image plus forte et plus
sombre de l’endroit où il se trouvait. Relevez cette hyperbole. (0,5 pt)
b) Pour justifier l’emploi de cette hyperbole, citez une sensation physique et un sentiment éprouvés par le
narrateur. (0,5 pt)
- La fièvre et la peur.
6.- a) Comme effet direct de tout cela, est-ce que les personnages continuaient à se présenter devant le narrateur
sous leur aspect (forme) naturel ? Justifiez votre réponse par une expression du texte. (0,5 pt)
Non, ils ne se présentent pas sous leur aspect naturel : « … les personnages de cauchemar qui s'y
agitaient… »
b) Pour décrire sa propre situation dans ce lieu, le narrateur a-t-il employé une tonalité : ironique, pathétique ou
comique ? (0,5 pt) - Une tonalité pathétique.
7.- a) Relisez la phrase soulignée dans le texte « Ne venaient-elles donc pas pour se laver ? », puis dites si le
narrateur se posait cette question : (0,5 pt)
- parce qu’il était étonné de voir ces femmes s’agiter au lieu de se laver.
- parce qu’il était étonné de voir ces femmes s’agiter au lieu de se laver.
b) Cette interrogation est-elle formulée au discours : direct, indirect ou indirect libre ? (0,5 pt)
8.- a) Pourquoi la mère n’emmenait-elle pas souvent son enfant dans le lieu décrit dans le texte ? (0,5 pt)
- Car sa mère ne voulait pas s'embarrasser de l'enfant empoté et maladroit qu’il était.
b) Est-ce que l’enfant s’ennuyait alors pendant l’absence de sa mère ? Dites brièvement pourquoi. (0,5 pt)
9.- À la place du narrateur, auriez-vous éprouvé les mêmes sentiments que lui dans le lieu où l’emmenait sa mère
? Dites pourquoi. (1 pt)
- Exemple : Je n’aurais pas éprouvé les mêmes sentiments car je ne suis pas aussi timide et solitaire que le
narrateur.
10. - À votre avis, la mère avait-elle raison de laisser son enfant seul et sans contrôle dans la rue pendant son
absence ? Justifiez votre point de vue par un argument personnel. (1 pt)
- Exemple : À cette époque, la rue ne constituait pas un danger car les voisins jouaient un rôle dans la
protection des enfants.