PCSI 1 Devoir surveillé no 5 : 2024/2025
Samedi 18 janvier
3h
Les résultats doivent être encadrés.
Les calculatrices sont interdites.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé,
il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition
en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.
Exercice 1 :
Les questions de cet exercice sont indépendantes.
1. Calculer : ³p p ´
lim x4 + x2 − x4 + 1 .
x→+∞
2. On pose :
f : R+∗ → R
¢ 1
1 + x(ln x)2 ln x .
¡
x 7→
La fonction est-elle prolongeable par continuité en 0 ?
3. On pose :
f : R+ → R
( ⌊x⌋
si x ̸= 0
x 7→ x
0 si x = 0.
Etudier la continuité de f .
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Problème 1 :
Soit n ∈ N∗ . L’objectif de ce problème est d’étudier les matrices A ∈ Mn (R) telles que A 2 = A.
Partie 1 : Propriétés de la trace
Soit A = (a i , j ) ∈ Mn (R). On appelle trace de A et on note tr (A), le réel :
n
X
tr (A) = a i ,i .
i =1
1. Montrer que : ∀M , N ∈ Mn (R), tr (M N ) = tr (N M ).
2. Montrer que : ∀M ∈ Mn (R), ∀P ∈ GL n (R), tr (P M P −1 ) = tr (M ).
Partie 2 : Cas général en taille 2
µ ¶
a b
3. Déterminer les matrices A = ∈ M2 (R) telles que A 2 = A.
c d
4. Soit A ∈ M2 (R) telle que A 2 = A.
Montrer que tr (A) ∈ {0, 1, 2}.
5. (a) Déterminer les matrices A ∈ M2 (R) telles que A 2 = A et tr (A) = 0.
(b) Déterminer les matrices A ∈ M2 (R) telles que A 2 = A et tr (A) = 2.
6. Soit A ∈ M2 (R) telle que A 2 = A.
Montrer que A ∈ GL 2 (R) ⇐⇒ tr (A) = 2.
Partie 3 : Un exemple en taille 3
On pose :
3 1 −2 1 1 0
1
A= 1 3 2 et P = 1 −1 2
4
−1 1 2 0 1 1
7. Calculer tr (A).
8. (a) Montrer que P est inversible et calculer P −1 .
(b) Calculer D = P −1 AP .
(c) A est-elle inversible ?
9. Sans calculer A 2 , montrer que A 2 = A.
10. (a) Montrer que I 3 + A est inversible et exprimer son inverse en fonction de I 3 et A.
(b) Montrer que I 3 − A n’est pas inversible.
11. Soit p ∈ N∗ .
(a) Montrer qu’il existe D 1 , D 2 ∈ M3 (R) que l’on déterminera telles que I 3 + A = P D 1 P −1 et I 3 − A = P D 2 P −1 .
(b) Calculer (I 3 + A)p .
(c) Calculer (I 3 − A)p .
Partie 4 : Etude avec une hypothèse supplémentaire en taille n
Soit A ∈ Mn (R). Dans toute cette partie, on suppose que A 2 = A et qu’il existe P ∈ GL n (R) telle que D = P −1 AP soit
diagonale.
12. Quelles sont les matrices inversibles vérifiant ces hypothèses ?
13. Montrer que tr (A) ∈ [[0, n]].
14. Montrer que A ∈ GL n (R) ⇐⇒ tr (A) = n.
15. (a) Montrer que I 3 + A est inversible et qu’il existe (a, b) ∈ R2 que l’on déterminera tel que (I 3 + A)−1 = aI 3 + b A
(b) Montrer que I 3 − A n’est pas inversible.
16. Soit p ∈ N∗ .
(a) Calculer (I 3 + A)p .
(b) Calculer (I 3 − A)p .
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Partie 5 : Décomposition en taille n
Pour tout (i , j ) ∈ N2 , on note δi , j le symbole de Kronecker :
½
1 si i=j,
δi , j =
0 sinon
Pour tout (r, s) ∈ [[1, n]]2 , on note E r,s la matrice de Mn (R) dont tous les coefficients sont nuls sauf le coefficient (r, s) qui vaut
1.
On pose :
E = {A ∈ Mn (R), A 2 = A}.
17. Soient r, s, k, l ∈ [[1, n]].
Montrer que E r,s .E k,l = δs,k E r,l .
18. (a) Soit r ∈ [[1, n]], montrer que E r,r ∈ E .
(b) Soit r, s ∈ [[1, n]] tels que r ̸= s, montrer que E r,r + E r,s ∈ E .
19. Montrer que toute matrice M ∈ Mn (R) s’écrit comme combinaison linéaire d’éléments de E .
20. Toute matrice M ∈ Mn (R) s’écrit-elle comme somme d’éléments de E ?
Problème 2 :
L’objectif de ce problème est de trouver toutes les fonctions f : R → R continues telles que :
µq ¶
∀(x, y) ∈ R2 , f x 2 + y 2 = f (x) f (y). (∗)
1. Déterminer les fonctions constantes vérifiant (∗).
Dans toute la suite du problème, on considère f : R → R continue, non nulle vérifiant (∗).
2. Montrer que f est paire.
3. Montrer que f (0) = 1.
4. Supposons qu’il existe x 0 ∈ R+∗ tel que f (x 0 ) = 0. On pose :
x0
∀n ∈ N∗ , x n = p .
2n
(a) Montrer que :
∀n ∈ N, f (x n ) = 0.
(b) En déduire une contradiction et conclure.
5. Montrer que : ∀x ∈ R, f (x) > 0.
6. On pose :
g: R+ → R¡
p ¢
x 7 → ln f ( x) .
(a) Montrer que g est définie et continue sur R+ .
(b) Montrer que :
∀(x, y) ∈ (R+ )2 , g (x + y) = g (x) + g (y).
(c) Montrer que : ∀n ∈ N, ∀x ∈ R+ , g (nx) = ng (x).
(d) Montrer que : ∀x ∈ Q+ , g (x) = xg (1).
(e) En déduire qu’il existe a ∈ R tel que :
∀x ∈ R+ , g (x) = ax.
7. En déduire f .
8. Conclure.
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