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UCAO Consolidation 2023

Ce document traite de la consolidation des bilans et des comptes de résultats des groupes de sociétés, en définissant les notions de groupe, de contrôle, de filiales et de participations. Il explique également les obligations légales liées à l'établissement de comptes consolidés et les étapes de la consolidation, notamment le périmètre de consolidation et les pourcentages de contrôle et d'intérêt. Enfin, il aborde les exceptions et les critères d'exemption pour les groupes de dimension modeste.

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UCAO Consolidation 2023

Ce document traite de la consolidation des bilans et des comptes de résultats des groupes de sociétés, en définissant les notions de groupe, de contrôle, de filiales et de participations. Il explique également les obligations légales liées à l'établissement de comptes consolidés et les étapes de la consolidation, notamment le périmètre de consolidation et les pourcentages de contrôle et d'intérêt. Enfin, il aborde les exceptions et les critères d'exemption pour les groupes de dimension modeste.

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Chapitre Introduction à la consolidation :

La consolidation des bilans et des comptes de résultats


Les rapports existant entre les entreprises unies par des liens économiques ou financiers
communs sont nombreux aujourd’hui, et les phénomènes de concentration et d’intégration
économique qu’entraine l’économie concurrentielle tendent à en accentuer chaque jour les
effets. D’où l’idée de posséder une vue financière d’ensemble d’un groupe de société, comme
s’il s’agissait d’une seule entreprise, à l’aide d’une technique comptable particulière appelée
« consolidation ».

Section 1 : PRINCIPES GENERAUX

I. NOTION DE GROUPE DE SOCIETES ET DE CONTROLE

1) La notion de groupe

Le terme « groupe », est généralement utilisé en consolidation pour désigner l’entité


constituée par la société-mère et les sociétés qu’elle contrôle.
La consolidation déborde cette notion restrictive du « groupe » : sont consolidés, non
seulement les sociétés constituant le groupe, mais également celles qui lui sont associées : il
est tenu compte du cas particulier des sociétés communes à plusieurs groupes.

2) La notion de contrôle

Cette notion est la suivante : une société est considérée comme en contrôlant une autre :

- Lorsqu’elle détient directement ou indirectement une fraction du capital lui


conférant la majorité des droits de vote dans les assemblées générales de cette
société
- Lorsqu’elle dispose seule de la majorité des droits de vote dans cette société en
vertu d’un accord conclu avec d’autres associés ou actionnaires et qui n’est pas
contraire à l’intérêt de la société ;
- Lorsqu’elle détermine en fait, par les droits de vote dont elle dispose, les décisions
dans les assemblées générales de cette société.
Elle est présumée exercer ce contrôle lorsqu’elle dispose directement ou indirectement
d’une fraction des droits de vote supérieure à 40% et qu’aucune autre société ou
actionnaire ne détient directement ou indirectement une fraction supérieure à la sienne.

II. FILIALES ET PARTICIPATIONS

- Lorsqu’une société possède plus de la moitié du capital d’une autre société, la


seconde est considérée comme filiale de la première ;
- Lorsqu’une société possède dans autre société une fraction du capital comprise
entre 10% et 50%, la première est considérée comme ayant une participation dans la
seconde.

a) Les participations
« Les participations sont constituées par :
1
- Des titres de participation ;
- Des titres créant des liens d’associations avec d’autres sociétés
- D’autres moyens aux effets analogues ».

b) Les titres de participation


« Constituent des titres de participation, les titres dont la possession durable est
estimée utile à l’activité de l’entreprise, notamment parce qu’elle permet d’exercer une
influence sur la société émettrice des titres ou d’en assurer le contrôle ».
Il en résulte, soit une prise de contrôle, soit une prise de participation :
- Prise de contrôle : l’entreprise acheteuse des titres désire, dans ce cas, exercer une
influence déterminante sur la gestion de la société concernée, par l’intermédiaire de
représentants dans les organes de gestion (gérants ou administrateurs) ;
- Prise de participation : l’entreprise recherche dans ce cas la création de liens
durables avec la société émettrice dans le but d’obtenir des avantages divers, particulièrement
d’ordre économique, par exemple des relations commerciales privilégiées.
« Sauf preuve du contraire, sont présumés être des titres de participation ;
- les titres acquis en tout ou partie par Offre Publique d’Achat (O.P.A) ou par Offre
Publique d’Échanges (O.P.E) ;
- les titres représentant au moins 10% du capital d’une entreprise ».

III. LA CONSOLIDATION DES SOCIETES

1) définition

« Les comptes consolidés ont pour but de présenter le patrimoine, la situation financière et le
résultat des entreprises comprises dans la consolidation comme s’il s’agissait d’une seule
entreprise ».
La consolidation est donc une technique permettant l’établissement de comptes uniques
représentatifs de l’activité globale et de la situation d’un ensemble de sociétés apparentées
ayant de liaisons d’intérêt commun (ou dépendant d’un centre de décision commune), mais
gardant chacune une personnalité propre. La consolidation se distingue donc en cela de la
fusion qui entraîne dans le cadre d’une fusion absorption la disparition de la personnalité
morale de la société absorbée.
La consolidation doit également être distinguée de la contraction comptable qui est
l’ensemble des opérations permettant d’intégrer les comptes de succursales dans les
comptes sociaux. En effet, contrairement à la filiale, la totalité des capitaux investis dans une
succursale appartient à la société initiale. Juridiquement, elle ne possède donc pas de capital,
ni aucune autonomie de direction

2) Les obligations légales

a) Obligation d’établir des comptes consolidés

Article 74 1er Alinéa

Toute entreprise qui a son siège social ou son activité principale dans l’un des Etats de
l’Union et qui contrôle de manière exclusive ou conjointe une ou plusieurs autres
entreprises, ou qui exerce sur elles une influence notable, établit et publie chaque année
2
les états financiers consolidés de l’ensemble constitué par toutes ces entreprises, ainsi
qu’un rapport sur la gestion de cet ensemble.

Article 75

L’établissement et la publication des états financiers consolidés sont à la charge des


organes d’administration, de direction ou de surveillance de l’entreprise dominante de
l’ensemble consolidé, dite entreprise consolidante.

Article 76

L’obligation de consolidation subsiste même si l’entreprise consolidante est elle-même


sous contrôle exclusif ou conjoint d’une ou plusieurs entreprises ayant leur siège social et
leur activité principale en dehors d’un pays de l’UEMOA. L’identité de cette ou de ces
entreprises est signalée dans l’Etat annexé de la société consolidante de l’UEMOA et dans
celui de l’ensemble UEMOA consolidé.

Article 77

Les entreprises dominantes de l’UEMOA, qui sont elles-mêmes sous le contrôle d’une
autre entreprise de l’UEMOA soumise à une obligation de consolidation, sont dispensées
de l’établissement et de la publication de comptes consolidés.

Toutefois, cette exemption ne peut être invoquée :

- si l’entreprise fait appel public à épargne ;


- si des états financiers consolidés sont exigés par un ensemble d’actionnaires
représentant au moins le dixième du capital de l’entreprise dominante.

b) Exception : Groupes de dimension modeste

Article 95

Sont consolidés les ensembles d’entreprises dont le chiffre d’affaires et l’effectif moyen de
travailleurs dépassent, pendant deux exercices successifs, des limites minimales fixées par les
autorités compétentes.

Ces limites sont établies sur la base des derniers états financiers arrêtés par les entreprises
incluses dans la consolidation.

3
1. Détermination des seuils

Dans un souci d’allègement des obligations qui résultent pour les entreprises consolidantes de
l’établissement de comptes consolidés, les ensembles d’entreprises dont l’importance est
réduite sont dispensés de produire ces comptes.

Les critères d’exemption sont établis en fonction du chiffre d’affaires et de l’effectif moyen
des travailleurs constatés pour l’ensemble consolidé pendant deux exercices successifs. Ils ne
doivent pas dépasser l’une et l’autre des limites fixées par les autorités compétentes. Pour
l’appréciation de cette disposition, le calcul des chiffres limites est fait à partir des derniers
comptes annuels arrêtés par les entreprises entrant dans l’ensemble consolidable.

2. Autres cas d’exemptions


Société dominante d’un groupe, elle-même filiale d’une société dominante située dans un
pays de l’UEMOA.

Sont exemptées de l’obligation d’établir de publier des comptes consolidés les entreprises
dominantes qui sont elles-mêmes sous le contrôle d’une entreprise de l’UEMOA soumise à
l’obligation d’effectuer une consolidation.

Toutefois, cette exemption ne joue pas dans les cas suivants :

 l’entreprise fait appel public à l’épargne (émission de valeur mobilières inscrites à la


cote officielle des Bourses de valeurs, émission de titres de créances négociables…) ;
 les actionnaires représentant au moins le dixième du capital demandent l’établissement
de comptes consolidés ;
 la personne morale dont l’entreprise est filiale n’établit pas ou ne publie pas de
comptes consolidés selon les dispositions prévues par le SYSCOA (hypothèse a priori
exclue, compte tenu des obligations édictées à l’article 74, le 1 er alinéa, et de la
définition de l’entreprise dans le règlement).

IV. -LES ETAPES DE LA CONSOLIDATION

A- Le périmètre de la consolidation

On appelle « périmètre de consolidation »l’étendue de l’organigramme de l’unité à


consolider.
«Les sociétés commerciales établissent et publient chaque année à la diligence du conseil
d’administration, du directoire, du ou des gérants, selon le cas, des comptes consolidés ainsi
qu’un rapport sur la gestion du groupe, dès lors qu’elle contrôlent de manière exclusive ou
conjointe une ou plusieurs autres entreprises ou qu’elles exercent une influence notable sur
elle (…) »

4
1) Les définitions fondamentales

a) Le contrôle exclusif :
« Le contrôle exclusif par une société résulte :
_soit de la détention directe ou indirecte de la majorité des droits de vote dans une autre
entreprise ;
_soit de la désignation, pendant deux exercices successifs, de la majorité des membres des
organes d’administration, de direction ou de surveillance d’une autre entreprise ; la société
consolidante est présumée avoir cette désignation lorsqu’elle a disposé au cours de cette
période, directement ou indirectement, d’une fraction supérieure à quarante pour cent des
droits de vote, et qu’aucun autre associé ou actionnaire ne détenait, directement ou
indirectement, une fraction supérieure à la sienne ;
_soit du droit d’exercer une influence dominante sur une entreprise en vertu d’un contrat ou
de clauses statutaires, lorsque le droit applicable le permet et que la société dominante est
actionnaire ou associée de cette entreprise ».

b) Le contrôle conjoint :
« Le contrôle conjoint est le partage du contrôle d’une entreprise exploitée en commun par un
nombre limité d’associés ou d’actionnaires, de sortes que les décisions résultent de leurs
accord ».

c)L’influences notable
« L’influence notable sur la gestion et la politique financière d’une entreprise est présumée
lorsqu’une société dispose, directement ou indirectement, d’une fraction au moins égale au
cinquième 20% des droits de vote de cette entreprise ».

2) Différence entre « pourcentage de contrôle » et « pourcentage d’intérêt »

Les éléments fournis par l’inventaire des participations permettent d’établir l’organigramme
de l’ensemble des sociétés à consolider, c’est-à-dire la représentation graphique des liaisons
financières existant entre elles.
Les indications de l’organigramme vont permettre de dresser la liste des associés et la
méthode de consolidation à retenir, à partir du pourcentage de contrôle de la société- mère
dans chaque société.

a)Le pourcentage de contrôle

Le pourcentage de contrôle est le nombre traduisant le lien de dépendances directe ou


indirecte entre la société-mère et l’une quelconque des sociétés de l’organigramme. Il est
exprimé en pourcentage de capital de la société concernée.
Le pourcentage de contrôle de la société –mère sur une société est obtenu en additionnant les
pourcentages de contrôle de toutes les sociétés du groupe y possédant une participation (la
chaîne ne doit pas être rompue).

5
EXEMPLE 1
Soit une société mère M et deux sociétés A et B dont les liens avec M sont les suivants :
Cas n°1 cas n°2 Cas n°3

M
M M
60% 70% 35%

A 45%
Filiale A 10% Filiale A 35%
55% 25% 25%
B
B B
Type de
Dépendance sous-filiale participation multiple participation simple
(Entre M et B) :

Pourcentage de contrôle de M dans B

Directement ………………….10% 35% 45%


Par la société A……………….55% 25% 0%
Total : 65% 60% 45%

(M ne contrôle pas B par


l’intermédiaire de A. La chaine
de contrôle ayant été rompue
en A).

Le pourcentage de contrôle ne doit pas être confondu avec le « pourcentage d’intérêt » qui
sert de base aux calculs de consolidation

b) Le pourcentage d’intérêt
Le pourcentage d’intérêt exprime la part de capitale détenue par la société-mère, directement
ou indirectement, dans chaque société consolidée.
Le pourcentage d’intérêts de la société-mère dans une société est obtenu en multipliant les
pourcentages de détention des sociétés constituant la (ou les) chaîne(s) de contrôle. S’il existe
plusieurs chaînes, les pourcentages d’intérêts se cumulent au niveau de la société placée en
haut de la chaîne (elle ne doit pas être rompue).

On distingue plusieurs sortes de dépendance :

1- La dépendance directe :
C’est le cas le plus simple où la société consolidée dépend directement et uniquement de la
société mère. Le pourcentage d’intérêts correspond exactement à la proportion du capital de la
société consolidée détenue par la société mère.
Exemple : si la société mère détient 80% d’une filiale, son pourcentage d’intérêts y est de
80%.

2- la dépendance indirecte :

6
* premier exemple : la société mère détient 80% de la société A qui détient elle-même 60%
de la société B.

M Le pourcentage d’intérêts de M dans B est de :

80% 80% x 60% = 48% .


A (Le pourcentage de contrôle serait de 60%).
60%

B %%

* Deuxième exemple : la société mère détient 80% de la société A qui détient 60% de la
société B.
En outre, la société mère possède directement 15% de la société B.
le pourcentage d’intérêts de M dans B est
de : M

80% (80% x 60%) + 15% = 48 + 15% = 63%.


15% ―
A
60% (le pourcentage de contrôle de B serait de :
60% + 15% = 75%).
B

*Troisième exemple : la société M détient 80% de la société A et 30% de la société B. la


société A possède 60% de la société C et la société B 10% de la société C.

Le pourcentage d’intérêts de la société-mère M dans la C s’élève à:


(80% x 60%) + (30% x10% )=
M
80% 48% + 3% = 51%.
30%

B (Le pourcentage de contrôle est de : 60% + 0%


A
60% (Chaine rompue en B) = 60%.
10%

3 La dépendance réciproque :

Les participations sont réciproque lorsqu’une société M détenant des titres d’une société F,
cette dernière détient elle-même des titres de la société M.
La liaison réciproque peut se schématiser de la façon suivante :

Imf = pourcentage d’intérêts de M dans F


M
Ifm = pourcentage d’intérêts de F dans M

7
F
L’existence de participations réciproques complique le calcul des pourcentages d’intérêts.
Plusieurs techniques mathématiques qui reposent sur un raisonnement unique peuvent être
utilisées : méthode algébrique, méthode des progressions géométriques, calcul matriciel. Nous
utiliserons ci-après les premières.
Les intérêts directs du groupe dans la société mère M ne sont plus de 100%, mais doivent
tenir compte des intérêts extérieurs par l’intermédiaire de F, soit : 100 – Ifm. Une partie de M
échappe ainsi au groupe puisqu’elle appartient à une société du groupe (F) dans laquelle, par
une participation réciproque, le groupe a des intérêts.
Le calcul ne peut se faire en une seule fois car on est en présence de boucles en nombre
infini. Pour la commodité des calculs, nous transformerons les pourcentages Imf% et Ifm% en
Imf et Ifm pour 1 franc. Ainsi, les intérêts directs du groupe dans la société mère ne sont plus
de 1 franc, mais doivent tenir compte des intérêts extérieurs par l’intermédiaire de F, soit :
1- Ifm (pour 1 F).

Les parts successives du groupe dans M sont donc les suivantes :


Première boucle : (1 – Ifm)
Deuxième boucle : (1 – Ifm) (Imf x Ifm)

Troisième boucle : (1 – Ifm) (Imf x Ifm)2

etc.

Nième boucle : (1 – Ifm) (Imf x Ifm)(n – 1)

Nous sommes donc en présence de termes formant une progression géométrique


décroissante illimitée (termes et raisons positifs) dont il convient de calculer la somme.

La formule générale S = a qn – 1 peut s’écrire, en changeant tous les signes de la fraction


q-1
S = a 1 – qn
1–q
Dans cette expression, la raison q est comprise entre 0 et 1 (progression géométrique
décroissante). Donc qn est aussi positif et inférieur à 1. Plus n grandit, plus q n qui reste positif,
est petit. Or, une progression géométrique est illimitée quand le nombre n de ses termes est
infiniment grand : lorsque n devient infiniment grand, qn rapproche de zéro, tout en restant
positif.
On dit alors que qn tend vers zéro, tandis que (1 – qn) tend vers 1.
La somme S des termes de la progression tend donc vers la valeur limite :
S=a1–0 ou :S = a
1–q 1-q

Dans le cas présent, le premier terme a est égal à : (1 – Ifm) et la raison q est égal à :
(Imf x Ifm). D’où les intérêts (S) du groupe dans M :

8
S = __(1 – Ifm)
1 – (Imf x Ifm)

* Les parts successives du groupe dans F sont les suivantes :

Première boucle : [(1 – Ifm) Imf]

Deuxième boucle : [(1 – Ifm) Imf] (Ifm x Imf)

Troisième boucle : [(1 – Ifm) Imf] (Ifm x Imf)2

Etc.

nième : [(1 – Ifm) Imf] (Ifm x Imf) (n – 1)

Là encore, nous sommes en présence de termes en progression géométrique décroissante


illimitée dont la raison q est égal à : (Imf x Ifm). Le premier terme a est égal, dans ce cas, à :
(1 – Ifm) Imf.

D’où les intérêts (S) du groupe dans F :

S = (1 – Ifm) Imf
1 – (Imf x Ifm)

EN RESUME
 INTERETS DU GROUPE DANS M = (1 – Ifm)
1 – (Imf x Ifm)

 INTERETS DU GROUPE DANS F = (1 – Ifm) x Imf


1 – ( Imf x Ifm)

Remarques :1- Les intérêts du groupe dans F sont également donnés par la relation :

INTERETS DU GROUPE DANS F = INTERETS DU GROUPE DANS M x Imf

2-Les intérêts du tiers ou « intérêts minoritaires » dans M sont donnés par la relation :

INTERETS DES MINORITAIRES DANS M = 1 - INTERETS DU GROUPE DANS M

9
3-Les intérêts du tiers ou « intérêts minoritaires » dans F sont donnés par la relation :

INTERETS DES MINORITAIRES DANS F = 1 - INTERETS DU GROUPE DANS F

 Exemple : la société M possède 60% de F qui possède elle-même 20% de M.

- Intérêts du groupe dans M :

1 – 0,2 = 0,48 = 0,9090909 , soit 90,91%.


1 – (0,6 x 0,2) 0,88

- Intérêts du groupe dans F :

(1 – 0,2) x 0,6 = 0,48 = 0,5454545, soit 54,55%


1 – (0,6 x 0,2) 0,88
- Les intérêts du groupe dans F peuvent être aussi calculés plus simplement en faisant :
90,91% x 60% = 54,55%.
- les intérêts du tiers ou « intérêts minoritaires » sont respectivement de :

100% - 90,91% = 9,09% dans M


Et de : 100% – 54,55% = 45,45% dans F
Schéma :
90,91%
M

60% 20%

90,91% x 60% = 54,55%

4-la dépendance circulaire:

Les participations sont circulaires lorsqu’intervient au moins une troisième société. Par
exemple, une société M détient des titres d’une société F qui, détient des titres d’une société
P, celle-ci ayant une participation dans M.

10
La liaison circulaire se schématise de la façon suivante :
M
Ipm
Imf
P
Ifp

Comme pour les participations réciproques, l’exercice de participations circulaires complique


le calcul des pourcentages d’intérêts. On est ramené à un raisonnement identique (voir
précédemment en ce qui concerne les prestations réciproques).

 Les parts successives du groupe dans M se caractérisent par les données suivantes :

Premier terme : (1 – Ipm).


Raison de la progression géométrique décroissante illimitée : (Imf x Ifp x Ipm).

D’où S = (1 – Ipm)
1 – (Imf x Ifp x Ipm)

 Les parts successives du groupe dans F se caractérisent par les données suivantes :

Premier terme : [(1 – Ipm) x Imf]


Raison de la progression géométrique décroissante illimitée : (Imf x Ifp x Ipm).

S= [(1 – Ipm) x Imf]


D’où 1 – (Imf x Ifp x Ipm)

 Les parts successives du groupe dans P se caractérisent par les données suivantes :

Premier terme : [(1 – Ipm) x Imf x Ifp]


Raison de la progression géométrique décroissante illimitée : (Imf x Ifp x Ipm).

S= [(1 – Ipm) x Imf x Ifp]


D’où 1 – (Imf x Ifp x Ipm)

11
EN RESUME

INTERETS DU GROUPE DANS M = (1 – Ipm)


1 – (Imf x Ifp x Ipm)

INTERETS DU GROUPE DANS F = [(1 – Ipm) x Imf]


1 – (Imf x Ifp x Ipm)

INTERETS DU GROUPE DANS P = [(1 – Ipm) x Imf x Ifp]


1 – (Imf x Ifp x Ipm)

Remarques: 1-Les intérêts du groupe dans F et dans P sont respectivement donnés par les
relations suivantes:

INTERETS DU GROUPE DANS F = INTERETS DU GROUPE DANS M x Imf

INTERETS DU GROUPE DANS P = INTERETS DU GROUPE DANS M x Imf x Ifp

ou
INTERETS DU GROUPE DANS P = INTERETS DU GROUPE DANS F x Ifp

2-les intérêts des tiers ou « intérêts minoritaires » sont donnés par les relations
suivantes :

INTERETS MINORITAIRE DANS M = 1 – INTERETS DU


GROUPE DANS M

INTERETS MINORITAIRE DANS F = 1 – INTERETS DU


GROUPE DANS F
- Intérêts du groupe dans M :
INTERETS MINORITAIRE DANS P = 1(1-–0,1)
INTERETS
= 0,9 DU
= 0,9221… = 92,21%.
1 – (0,6 x 0,4 x 0,1) 0,976
GROUPE DANS P

 Exemple : la société M - Intérêts du groupe dans F :

possède 60% de F, F (1- 0,1) x 0,6 = 0,54 = 0,5532 … = 55,32%


1 – (0,6 x 0,4 x 0,1) 0,976
détient 40% de P et P Ou 92,21%*60%= 55,32%
détient 10% de M. - Intérêts du groupe dans P :
(1- 0,1)x 0,6x0,4 = 0,216 = 0,2213… = 22,13%,
Schéma 92,21% 1- (0,6x 0,4 x 0,1) 0,976

Ou (92,21% x 60%) x 40% = 55,32% x 40% = 22,13%


M
- Les intérêts des tiers ou « intérêts minoritaires »
sont respectivement de : 12

100% - 92,21% = 7,79% dans M


100% - 55,32% = 44,68% dans F
Et de 100% - 22,13% = 77,87% dans P.
10% 55,32%
60% x 40%
P
=
22,13%
40%
F

92,21% x 60% = 55,32%

B – LES METHODES DE CONSOLIDATION

Consolider, c’est substituer au montant des titres de participation qui figure au bilan
d’une entreprise, la part des capitaux propres éventuellement retraités de l’entreprise émettrice
détenue par l’entreprise consolidante, y compris la quote-part du résultat de l’exercice, qui
correspond à ces titres.

Les méthodes de consolidation à appliquer selon les relations des sociétés avec la
société mère ainsi que les exclusions du périmètre de consolidation.

Le tableau récapitulatif ci-après résume les dispositions légales :

Relation entre les sociétés Méthode ou exclusion de consolidation


Contrôle exclusif Intégration globale (IG)*
Cas Contrôle conjoint Intégration proportionnelle (IP)
généraux Influence notable Mise en équivalence (ME)
Comptes annuels ayant une structure
nettement différente Mise en équivalence (ME)
exception Restrictions sévères et durable au contrôle Exclusion obligatoire
et à l’influence
Détention en vue d’une cession ultérieure.
Intérêt négligeable Exclusion possible
Informations difficiles à obtenir

*exception : mise en équivalence lorsque les comptes individuels ont une structure nettement différente

C’EST DONC LE POURCENTAGE DE CONTRÔLE (ET NON D’INTERETS) QUI EST


RETENU POUR LA DETERMINATION DE LA METHODE DE CONSOLIDATION A
EMPLOYER POUR CHAQUE SOCIETE CONSOLIDEE.

13
SCHEMA RECAPITULATIF

PERIMETRE DE CONSOLIDATION

ENSEMBLE CONSOLIDE (1) INFLUENCE


NOTABLE Sociétés associées AUTRES
MISE EN GROUPES
GROUPE EQUIVALENCE
Sociétés dépendantes ou liées :
- majorité de capital (filiales) Hors 20% des droits de
Ou grou vote (au moins)
CONTRÔLE - majorité des droits de vote pe
SOCIETE MERE Ou
EXCLUSIF
- pouvoir de désignation de plus
CONSOLIDANT de la moitié des dirigeants
E
CONTRÔLE
CONJOINT INTEGRATION
Sociétés
PROPORTIONNELLE communautaires
CO
d’intérêts

INTEGRATION GLOBALE
INTERETS DE LA SOCIETE MERE + INTERETS « MINORITAIRES »

PERIMETRE DE CONSOLIDATION
AUTRES
GROUPES

Exemples :

Soient la société- mère M et la société B dont les liens sont les suivants :

Cas 1 cas 2 cas 3


M M M

60%
60% 20% 40% 35%
A A
20% 10% A
20%
60%
B B B

Pourcentage d’intérêts de M dans B (pour indication)

1er cas 2e cas 3e cas

Directement …………………….10% 40% 35%

14
Par la société A………… ………12% 12% 12%

INTERETS DE M DANS B = 22% 52% 47%

Pourcentage de contrôle M dans B

Directement …………………….10% 40% (Chaine


35%
rompue
Par la société A………… ………20% 0% en A 20%
)
CONTRÔLE de M dans B 30% 40% 55%
(Type de contrôle)……………...(influence (influence (contrôle
notable) notable) exclusif)

Méthode de consolidation mise en mise en intégration


De B : équivalence équivalence globale
(ME) (ME) (IG)
Méthode
mise en intégration
de
Équivalence globale
(influence (contrôle
notable) 20% exclusif) 60%
consolidation intégration
De A : globale
(contrôle
exclusif) 60%

1) L’intégration globale consiste à :

- intégré dans les comptes de l’entreprise consolidante les éléments du bilan et du résultat de
l’entreprise consolidée après retraitement éventuel ;
- éliminer les opérations et comptes les concernant réciproquement ;
- répartir les capitaux propres et le résultat entre les intérêts de l’entreprise consolidante et les
intérêts des autres sociétés ou actionnaires dits « intérêts minoritaires ».

2) l’intégration proportionnelle consiste à :

- intégrer dans les comptes de l’entreprise consolidante la fraction représentative des


intérêts de l’entreprise détentrice des titres dans les éléments du bilan et du résultat de
l’entreprise consolidée après retraitements éventuels,
- éliminer les opérations et comptes les concernant réciproquement.

3) la mise en équivalence consiste à :

- substituer à la valeur comptable des titres détenus, la quote-part des capitaux propres
(y compris le résultat de l’exercice déterminé d’après les règles de consolidation.
15
Remarque : La consolidation s’effectue, en principe, selon la méthode de consolidation par
paliers (la méthode de consolidation directe peut également être utilisée), c'est-à-dire en
consolidant successivement des sous- ensembles consolidés dans des ensembles plus grands.

C- LA REALISATION DE LA CONSOLIDATION

1) Les travaux préparatoires

Ces travaux préparatoires à la consolidation concernent :


a) l’établissement de l’organigramme de l’entité à consolider ;
b) l’homogénéisation des données comptables utilisées, afin que la valeur significative
des comptes consolidés soit préservée ;
c) la transmission des dossiers comptables au service de la consolidation.

2) les retraitements et ajustements préalables


Ils ont pour objet de corriger les insuffisances des documents transmis par les sociétés
consolidées ainsi que les divergences de pratique comptable et de méthode d’évaluation, de
façon à assurer l’homogénéité des comptes consolidés.
Ils sont effectués sur les comptes de chaque société consolidée par le service de consolidation.

Cas d’intégration globale :


La totalité des capitaux propres de la société dépendante ayant été consolidée, il convient de
la répartir entre :
-d’une part, les intérêts de la société-mère qui constituent, soit des Réserves consolidées »,
soit le « Résultat consolidé » ;
-d’autre part, les intérêts des tiers, enregistrés au compte « Intérêts minoritaires » qui englobe
leur part dans les réserves et le résultat.

Cas d’intégration proportionnelle :


Seuls les intérêts de la société-mère dans la société multi groupe étant intégrés, les montants
finaux obtenus pour chaque société constituent les montants des « Réserves consolidées » et
du « Résultat consolidé ».
Il suffit donc de procéder à un virement (pour solde) des comptes des sociétés aux comptes
consolidés.

Cas de mise en équivalence :


La quote-part de la société mère dans les réserves et le résultat de la société mise en
équivalence sont virés aux « Réserves consolidées » et au « Résultats consolidé ».

- schéma récapitulatif de décision-


(à lire de droit à gauche)

20% > non 40% ≥ non 50% ≥ non Droits de vote non Influence non Partage du
Droits de vote Droits de vote Droite de vote > 50% ? dominante contrôle avec
? ≥ 20% ? > 40% ? par contrat ou d’autres
statut ? groupes ? 16
Oui Oui Oui
Influence Direction Autres
notable justifiée ? groupes avec
justifiée ? % inférieur ?

non oui non oui non oui oui oui oui

CONTROLE
INFLUENCE CONTRÔLE EXCLUSIF CONJOINT
Structure de
NOTABLE
Structure de comptes compatible ? comptes
compatible?
FIN
Oui

Non oui non oui

MISE EN EQUIVALENCE

INTEGRATION
PROPORTIONNELLE

17
60%

18

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