MP* Formulaire : révisions SLCI S2I
Systèmes Linéaires Continus Invariants
1 – Rappels :
1.1 - Définition : e(t) s(t)
S.L.C.I.
d n s( t ) d m e( t )
Le système est décrit par une équation différentielle: a n ... a 0 s( t ) = bm ... b 0 e( t ) (1)
dt n dt m
- linéaire : ei (t) si(t) ei (t) si(t)
e1 + e2 (t) s1(t) + s2(t)
- continu : e(t) et s(t) sont des fonctions continues du temps
- invariant : les coefficients ai et bi ne dépendent pas de t
1.2 - Transformée de Laplace : f(t) F(p) = 0 e pt f (t )dt
Quelques propriétés utiles :
- linéarité : [f1(t) + f2(t)] = [f1(t)] + [f2(t)] = F1(p) + F2(p)
[ f(t)] = [f(t)] = F(p)
- théorème du retard : [f(t - )] = e -.p F(p)
- théorème de l'amortissement : [e -t f(t)] = F(p+)
df (t )
- théorème 1 de la dérivation : [ ] = p F(p) - f(0+)
dt
d n f(t) n
- théorème 2 de la dérivation : n = p .F(p) avec conditions initiales nulles
dt
- théorème de la valeur initiale : lim f (t ) lim p F(p) quand la limite existe
t0 p
- théorème de la valeur finale : lim f (t ) lim p F(p) quand la limite existe
t p 0
1.3 - Transformée de Laplace des signaux tests :
- Fonction de Dirac ou impulsion unité (t): [(t)] = 1
si l'entrée e(t) = (t) alors la sortie s(t) est appelée réponse impulsionnelle
u(t) 1
- Echelon unité u(t) : [u(t)] =
1 p
t
0
si l'entrée e(t) = u(t) alors la sortie s(t) est appelée réponse indicielle
1
- Fonction rampe : t.u(t) [t.u(t)] =
1
p2
t
0 1
si l'entrée e(t) = t.u(t) alors la sortie s(t) est la réponse à une rampe
p 1
- [sin t.u(t)] = [cos t.u(t)] = 2 [e-at] =
p 22
p 2 pa
ces transformées seront données si besoin
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Synthèse sur les transformées de Laplace (fond gris = à savoir)
Fonction temporelle Transformée de Laplace
f(t) F(p)
f(t-) e-.p F(p)
df ( t )
pF(p) – f(0+)
dt
d 2 f (t )
2
p2 F(p) – pf(0+) – f '(0+)
dt
d n f(t)
pn F(p) avec C.I. = 0
dt n
(t) 1
1
u(t)
p
tn 1
.u(t) p n 1
n!
1
e-at.u(t)
p+a
1
t e-at.u(t)
(p a ) 2
sin t . u(t)
p 2
2
p
cos t . u(t)
p 2
2
lim f (t ) lim p . F(p ) si la limite existe
t 0 p
lim f (t ) lim p . F(p) si la limite existe
t p0
1.4 - Fonction de transfert :
On prend des conditions initiales nulles pour définir la fonction de transfert. Le niveau initial importe peu : c'est
l'écart par rapport à une consigne qu'on étudie.
d n s( t ) d m e( t )
an n
... a 0 s( t ) = b m m
... b 0 e( t ) an pn S(p) +...+ a0 S(p) = bm pm E(p) +...+ b0 E(p)
dt dt
S(p) bm p ... b0
m
fonction de transfert (ou transmittance) du système : H(p) =
E (p) a n pn ... a 0
L'équation différentielle décrit le système dans le domaine temporel et E(p) S(p)
H(p)
l'équation S(p) = H(p) . E(p) le décrit dans le domaine symbolique :
Les zéros sont les racines du numérateur de H(p) et les pôles les racines du dénominateur.
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Si b0 est différent de 0, on peut mettre H(p) sous la forme canonique suivante :
K = gain statique
K(1 ... b'm' p m' )
H(p) = avec n = n’ + ordre du système
p (1 ... a'n' p n' ) = classe du système
1.5 - Fonction de transfert équivalente :
E(p) S(p) E(p) S(p)
- fonctions de transfert en série : H1(p) H2(p) H(p)
avec H(p) = H1(p) . H2(p)
S(p) E(p) S(p)
E(p)
- système asservi en boucle fermée : + H(p) Hbf (p)
H (p )
H bf (p )
1 H(p ).G(p ) G(p)
retour unitaire si G(p) = 1
2 - Analyse temporelle : (réponses indicielles de signaux tests) u(t) s(t) = ?
H(p)
2.1 - Réponse indicielle d'un système du 1er ordre :
ds(t ) K Forme canonique indispensable
s(t ) Ke(t ) H (p ) K = gain statique
dt 1 p
= constante de temps
t
K K K
Réponse indicielle ? e(t) = u(t) E(p) = 1 S(p) = p(1+τ.p) = p − 1 s(t) = K ( 1 e
)
p p+
τ
K
- pente à l'origine = K/ 0,95K
- pente nulle à l'infini
- s(0) = 0
- s() = 0,63 K 0,63K
Exemple : H ( p) K
- s(3) = 0,95 K 3 = temps de réponse à 95% 1 0,1p
- lim s(t ) K
t
- si échelon d’amplitude e0 en entrée tout est
multiplié par e0 en sortie (système linéaire !!!)
2.2 - Réponse indicielle d'un système du 2nd ordre :
d 2s( t )
K
2m
ds( t )
s( t ) K 2 e( t ) H(p )
2m 1
dt 2 0 dt 0 0 1 p 2 p2
0 0
Forme canonique toujours indispensable
0 = pulsation propre ou = 1/ 0 = constante de temps
m (ou ou z) = coefficient d'amortissement (facteur de qualité en phys : Q = 1/(2m))
K = gain statique
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1er cas : système amorti (m 1) 2 racines réelles p1 et p2 < 0
K
K 0 e p 2 t e p1 t
s( t ) K ( )
2 m2 1 p 2 p1
- pente nulle à l'origine
- pente nulle à l'infini
- lim s(t ) K
t
- si échelon d’amplitude e0 en entrée tout est
multiplié par e0 en sortie (système linéaire !!!)
Dès qu'on s'éloigne de t = 0, le système amorti du 2nd
ordre est comparable à un 1er ordre. Au début, le 1er
ordre réagit plus vite (pente à l'origine non nulle).
2ème cas : système sous-amorti ou pseudopériodique (m < 1) 2 racines complexes conjuguées
1
s( t )K (1 e m0 t sin ( 0 1m 2 t arccos(m)))
1m 2 D1
- pente nulle à l'origine et à l'infini
T
- lim s(t ) K
t
2
- pseudopériode T T/2
0 1 m2
- si échelon d’amplitude e0 en entrée tout est
multiplié par e0 en sortie (système
linéaire !!!)
mk
1 m2
- k ème dépassement Dk = Ke Saut quand une "arche" rentre dans
m la bande de réponse à 5%
- 1er dépassement relatif en % d1 = e 1m
2
- ces 2 dernières formules ne sont quasi
plus utilisées. On préfère souvent l’abaque
ci-dessous.
Temps de réponse à 95% (0*Tr5%) en fonction de
l'amortissement :
- Pour m = 0,69, on a le meilleur temps de
réponse (à 0 constant).
- Pour m > 0,7, un seul dépassement (< 5%)
en général, on considère que le système est
quasi non oscillant.
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3 - Analyse fréquentielle ou harmonique : e0 sint s(t) = ?
H(p)
3.1 – Définitions :
On étudie la réponse d'un système soumis en entrée à un signal sinusoïdal en régime permanent.
Si e(t) = e0 sin t, on sait que la sortie s(t) = s0 sin ( t + ) s0 et le déphasage dépendent de .
On pose e = e0 ejt et s = s0 ej(t+). Alors, e(t) et s(t) représentent les parties imaginaires de e et s.
s b 0 ... b m ( j)
m
s
de (1) , an (j )n s+...+ a0 s = bm (j )m e +...+ b0 e d'où H( j) = 0 e j
e a 0 ... a n ( j) n
e0
On a donc s0 = e0 |H(j)| et = Arg (H(j))
Le module de H(j) donne donc le gain G du système (rapport entre les amplitudes d'entrée et sortie) et
l'argument donne le déphasage entre l'entrée et la sortie.
3.2 - Représentations graphiques de la fonction de transfert :
3.2.1 – Diagramme de Bode :
G = 20 log | H(j)|
On représente H(j) sur 2 courbes en fonction de
(axes des abscisses gradués en log()) :
0 1 2 3 log
- le module G (gain) en décibels (dB): GdB = 20 log | H(j)|
- la phase en degrés ou radians = Arg (H(j))
0 1 log
Intérêt :
si H = H1 . H2 (fonctions de transfert en série) :
alors 20 log |H| = 20 log |H1| + 20 log |H2|
et Arg (H) = Arg (H1) + Arg (H2)
Nota :
- en mécanique, < 0 (réponse en retard) et G 0 quand (caractère passe-bas des servomécanismes).
- variation de K translation verticale de G et invariant
G
3.2.2 – Diagramme de Black (ou Black-Nichols) : Hors programme
On représente le module G de H(j) en dB
en fonction de la phase exprimée en degrés
et on gradue la courbe en .
sens des
croissants
3.2.3 – Diagramme de Nyquist : Hors programme Im(H(j))
Pour chaque valeur de , on représente H(j) Re(H(j))
O
dans le plan complexe et on gradue la courbe
en . Le gain (OA) et le déphasage sont
directement lisibles pour chaque valeur de . sens des
croissants
A
Pour info
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3.3 - Système à action proportionnelle :
G
H(j) = K Pour info
20 log K
exemple: capteur G Im(H(j))
20 log K
K
Re(H(j))
Bode Black Nyquist
3.4 - Intégrateur pur :
G Pour info
20 log K (-1)
K
H( j) 1 K 10 Im(H(j))
j G
20 log K-20 Re(H(j))
-90°
=K
gain G = 20 log K - 20 log
phase = - 90° -90°
Bode Black Nyquist
Remarque : La pente du gain est de - 20 dB par décade (noté -1car H(p) = p -1).
3.5 - Dérivateur pur :
G Pour info
(+1)
20 log K
H(j) = jK 1 Im(H(j))
G
1/K
gain G = 20 log K + 20 log
phase = 90° 90°
90°
=1/K Re(H(j))
Bode Black Nyquist
3.6 - Retard pur :
G
H(j) = e-j
1 Pour info Im
G
gain G = 0
phase = -
0 Re
1
0 1/
log - - log
0 - 1 rad -
Bode Black Nyquist
3.7 - Système du 1er ordre :
K K
H(j) = d'où G = 20 log et = - arc tan ()
1 j 1 2 2
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3.7.1 - Diagramme de Bode :
G
20 log K A
On trace d'abord les diagrammes asymptotiques :
3 dB
- quand <<1, H(j ) K et = 0° 1
(cf système à action proportionnelle) 1/2 1/ 2/
(-1)
K
- quand >>1, H(j ) et = -90°
j
(cf intégrateur donc pente -20dB/décade)
1/
pulsation de cassure en A :
20 log K = 20 log K - 20 log = 1 d'où = 1/ -45°
-90°
G(1/) = 20 log K - 20 log 2 = 20 log K - 3 dB
G(1/2) = 20 log K - 20 log 125
. = 20 log K - 1 dB
de même, pour = 2/, l'écart entre le gain et le lieu asymptotique vaut 1 dB.
0 1/2 1/ 2/
0 -26° -45° -63° -90°
Nota :
- une modification de K se traduit par une translation verticale de la courbe de gain et n'a pas d'influence
sur la phase (vrai H(p)).
- une modification de la constante de temps déplace la pulsation de cassure.
3.7.2 - Diagramme de Black :
Une modification du gain statique K se traduit par une
translation verticale de la courbe de gain. (On utilise ce
diagramme pour la correction des systèmes asservis).
3.7.3 - Diagramme de Nyquist :
K ( 1 j ) K K
H ( j ) j =a+jb
1 2 2
1 2 2
1 22
a2 + b2 = Ka (a - K/2)2 + b2 = (K/2)2
Im
donc le lieu de Nyquist est un cercle de rayon K/2 K/2 K Re
centré en (K/2,0) (en fait, seul le ½ cercle inférieur = =0
est parcouru car –90° 0°). -45°
= 1/
Quand le lieu de Nyquist d'un 1er ordre est connu, on a K et par simple lecture. Pour info
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K
3.10 - Système du 2nd ordre : H ( p)
2m p2
1 p 2
0 0
K
H( j)
2
2 m on note u = = pulsation réduite
(1 ) j 0
0
2
0
K
- module : |H(j)| = GdB = 20 log K - 10 log[(1-u2)2 + 4m2u2]
(1 u ) 4 m u
2 2 2 2
2
la dérivée s'annule pour m < : résonance pour la pulsation r = 0 1 2 m2
2
K
|H(jr)| =
2 m 1 m2
Plus m est faible, plus la résonance est importante : caractérisée par le facteur de surtension (rapport entre gain à
1
la résonance et gain statique) Q =
2 m 1 m2
2 mu
- phase : = - arc tan attention : vrai pour u < 1 !!
1 u2
3.10.1 - Diagramme de Bode :
m< 0.7
G() = 20 log K - 10 log [(1 - u2)2 + 4 m2 u2 ] GdB
20 log K
-0: G 20 log K et 0 m> 0.7
1
r 0
-: (1 - u ) + 4 m u u
2 2 2 2 4
(-2)
G 20 log K - 40 log u
-180°
- = 0 : G = 20 log K/2m
0
= -90°
-90°
m
-180°
Nota : si m > 1, on a alors 2 racines réelles :
K 1
H= . = H1 . H2 (diagramme asymptotique plus précis)
1 1 p 1 2 p
1 1 1
1 . 2 = log log 2 log 0
0
2
1 2
(-1)
1 1
donc log 0 est au milieu de log et log
1 2 (-2)
1/1 0 1/2
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3.10.2 - Diagramme de Black : m<0,7 G dB
20 log K
m>0,7
-180°
3.10.3 - Diagramme de Nyquist :
K(1u 2 ) 2K m u
H( j) j Im
(1u ) 4m u
2 2 2 2
(1u ) 4m 2 u 2
2 2
K Re
=0
-=0: H(j) = K
K
- = 0 : H(j) = - j et = - 90°
2m
- = r (si m<0,7) : gain max
m
0
-: H(j) 0- et -180°
Pour info
4 – Identification :
Identifier un système réel c’est déterminer un modèle (dit de comportement) associé à ce système. L’objectif est
donc de traduire le comportement global du système. Dans ce contexte, les informations seront expérimentales ;
elles seront obtenues en excitant le système à l’aide d’entrées connues (échelon, rampe, sinusoïde, …) et en
comparant les valeurs expérimentales des sorties avec celles théoriques correspondantes. Un modèle de
comportement peut alors être construit.
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Trois exemples « classiques »
Modèle de comportement associé
Diagramme de Bode relevé expérimentalement
sous forme de fonction de transfert
K
H(p )
1 Tp
Le gain statique K est relevé sur la courbe de gain en basse
fréquence (zone de pente nulle).
La constante de temps T est relevée :
- sur la courbe de phase : valeur à - 45 °
ou
- sur la courbe de gain à l’intersection des asymptotes.
La 1ère solution est plus précise !
K
H(p)
p(1 Tp)
Le gain statique K est relevé sur la courbe de gain :
pour une valeur particulière, par exemple =1, la lecture du
gain donne la valeur de K (il faut d’abord déterminer T).
La constante de temps T est relevée :
- sur la courbe de phase : valeur à - 135 °
ou
- sur la courbe de gain à l’intersection des asymptotes
La 1ère solution est plus précise !
K
H(p )
2m 1
1 p 2 p2
n n
Le gain statique K est relevé sur la courbe de gain en basse
fréquence, dans la zone où la pente est nulle.
La pulsation propre n est déterminée par la mesure de la
pulsation où la phase atteint -90° (ou à la cassure sur le gain).
Le coefficient d’amortissement m est déterminé à la
résonance :
par la mesure de Ar : Ar K
2m 1 m 2
ou par celle de r : r n 1 2m2
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