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Maths App PCG

Le cours de mathématiques appliquées pour les classes de premières STT vise à enseigner aux élèves des concepts tels que les rapports, les proportions, les calculs commerciaux et les statistiques. Il est structuré en 12 chapitres, abordant des thèmes allant des mathématiques financières aux statistiques descriptives. À la fin du cours, les élèves doivent être capables d'effectuer divers calculs et d'analyser des données statistiques.

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Le cours de mathématiques appliquées pour les classes de premières STT vise à enseigner aux élèves des concepts tels que les rapports, les proportions, les calculs commerciaux et les statistiques. Il est structuré en 12 chapitres, abordant des thèmes allant des mathématiques financières aux statistiques descriptives. À la fin du cours, les élèves doivent être capables d'effectuer divers calculs et d'analyser des données statistiques.

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COURS DE MATHEMATIQUES APPLIQUEES

CLASSES DE PREMIERES STT

Mohamadou Awalou
LCF/CG
Diplômé de la FSEG de l’Université de Ngaoundéré
(00237) 650737515//693900542//620477614
leroyprod09@[Link]

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I- PRESENTATION GENERALE DU COURS
Niveau : 1ère STT Horaire Hebdomadaire : 02 heures
Cours : MATHS APPLIQUEES Volume horaire annuel : 44 heures
Nombre de Chapitres : 12 Coefficient : 2 (CG/FIG) ; 1 (ACC)

Objectifs généraux :

A la fin de ce cours, l’élève doit être capable de :


- Etablir par calcul des rapports et des proportions entre des grandeurs données ;
- Effectuer les calculs commerciaux ;
- Effectuer les opérations financières à court terme ;
- Déterminer les éléments d’une suite arithmétique et d’une suite géométrique ;
- Observer, enregistrer et procéder au regroupement des données d’une population
statistique ;
- Déterminer les éléments caractéristiques d’une série statistique ;
- Etablir et utiliser les indices simples et les indices synthétiques nécessaires à la vie
économique, à l’activité commerciale et comptable.

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II- ELEMENTS DU PROGRAMME
PREMIERE PARTIE : MATHEMATIQUES FINANCIERES
THEME 1 : RAPPORTS ET PROPORTIONS
Leçon 1 : Les rapports
Leçon 2 : Les proportions et les grandeurs proportionnelles

THEME 2 : LES PARTAGES


Leçon 3 : Les partages proportionnels simples
Leçon 4 : Les partages proportionnels complexes

THEME 3 : POURCENTAGES ET CALCULS COMMERCIAUX


Leçon 5 : Les pourcentages
Leçon 6 : les calculs commerciaux

THEME 4 : INTERETS SIMPLES


Leçon 7 : Généralités et problèmes de calcul des intérêts simples
Leçon 8 : Représentation graphique de l’intérêt simple et de la valeur acquise

THEME 5 : ESCOMPTE COMMERCIAL


Leçon 9 : Généralités sur l’escompte commercial
Leçon 10 : Le bordereau d’escompte

THEME 6 : EQUIVALENCE DES EFFETS


Leçon 11 : Equivalence des effets

THEME 7 : SUITES NUMERIQUES


Leçon 12 : La progression arithmétique
Leçon 13 : La progression géométrique

DEUXIEME PARTIE : STATISTIQUES


THEME 8 : DESCRIPTION STATISTIQUE D’UNE POPULATION
Leçon 14 : Généralités sur la statistique
Leçon 15 : Les tableaux statistiques

THEME 9 : REPRESENTATION GRAPHIQUE DES SERIES STATISTIQUES


Leçon 16 : Cas d’un caractère qualitatif
Leçon 17 : Cas d’un caractère quantitatif

THEME 10 : CARACTERISTIQUES DE POSITION OU DE TENDANCES


CENTRALES
Leçon 18 : Le mode
Leçon 19 : La médiane
Leçon 20 : La moyenne

THEME 11 : CARACTERISTIQUES DE DISPERSION


Leçon 21 : Les écarts
Leçon 22 : les quantiles

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THEME 12 : LES INDICES
Leçon 23 : Les indices simples
Leçon 24 : Les indices synthétiques

Références bibliographies :
 Emmanuel Mbabi, Mathias Ateba Ambassa, Ruben Dieudonné Mayo, Crépin Singock
Sotong, Mathématiques appliquées premières STT, Editions BMCO, 2016.
 Jeanvier Mguemo, Mathématiques appliquées et statistiques STT, Editions clé,
Yaoundé Cameroun, 2015.

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PREMIERE PARTIE : MATHEMATIQUES FINANCIERES

THEME I : LES RAPPORTS ET PROPORTIONS

Introduction du thème
Ce thème augmente les acquis de l’élève sur les fractions et les composantes d’un
rapport. Il permet de percevoir l’utilité des fractions en sciences de gestion.

Leçon 1 : Les rapports


OPO : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir les rapports ; suite de rapports égaux
- Maîtriser les propriétés des rapports ;
- Résoudre les problèmes relatifs aux rapports.

I- DEFINITION ET PROPRIETES DES RAPPORTS


1- Définition d’un rapport
Le rapport (x) de deux nombres a et b est le quotient exact de la grandeur (a) sur la
𝐚
grandeur (b) non nul (b≠0). Les nombres (a) et (b) forment un rapport : = 𝐱. Les nombres
𝐛
(a), (b) et (x) sont les termes du rapport, a=numérateur, b=dénominateur et x le quotient.
Exemple de rapport : 15/3=5

2- Propriétés des rapports


Les opérations sur les rapports suivent les mêmes règles que les opérations sur les
fractions. Ainsi :
- Propriété 1 : On ne change pas la valeur d’un rapport si on multiplie ou divise ses
deux termes par un même nombre non nul.
- Propriété 2 : Les rapports sont soumis aux mêmes opérations que les fractions
(addition, soustraction, multiplication et division).
 Sous-propriété 1 : addition ou soustraction de plusieurs rapports
𝑎 𝑐 𝑒 𝑎+𝑐+𝑒
+ 𝑏 + 𝑏= 𝑏 (Mêmes dénominateurs)
𝑏
𝑎 𝑐 𝑒 𝑎∗𝑑∗𝑓+𝑐∗𝑏∗𝑓+𝑒∗𝑏∗𝑑
+ 𝑑 + 𝑓= (Dénominateurs différents)
𝑏 𝑏∗𝑑∗𝑓
 Sous-propriété 2 : multiplication de plusieurs rapports
𝑎 𝑐 𝑒 𝑎∗𝑐∗𝑒
* * =
𝑏 𝑑 𝑓 𝑏∗𝑑∗𝑓
 Sous-propriété 3 : division de deux rapports
𝑎 𝑐 𝑎 𝑑
÷ 𝑑 =𝑏 * 𝑐
𝑏
Application : Effectuer les opérations suivantes :
11 4 7 28 13 19 10 41 75 23 12
+ + ; - + ; x 39 x 21 ; 7 ÷ 5 ;
5 3 2 6 9 4 8

Solution : Effectuons les opérations


11 4 7 11∗3∗2+4∗5∗2+7∗5∗3 66+40+105 𝟐𝟏𝟏
+ + = = = 𝟑𝟎
5 3 2 5∗3∗2 30
28 13 19 28∗9∗4−13∗6∗4+19∗6∗9 1008−312+1026 𝟏𝟕𝟐𝟐
- + = = =
6 9 4 6∗9∗4 216 𝟐𝟏𝟔
10 41 75 10∗41∗75 𝟑𝟎𝟕𝟓𝟎
x 39 x 21 = =
8 8∗39∗21 𝟔𝟓𝟓𝟐
23 12 23 5 23∗5 𝟏𝟏𝟓
7
÷ 5
= 7 x 12 = 7∗12= 𝟖𝟒

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II- SUITES DES RAPPORTS EGAUX
1- Définition
Une suite de plusieurs rapports égaux est égale au rapport donc le numérateur est la
somme des numérateurs et le dénominateur la somme des dénominateurs.
𝒂 𝒄 𝒆 𝒂+𝒄+𝒆
= = =
𝒃 𝒅 𝒇 𝒃+𝒅+𝒇
2- Application
Application :
L’économe d’un super marché récapitule les dépenses et les consommations de
yaourts du mois de janvier. Le prix unitaire est resté à 1250 Frs, le kilogramme pendant tout le
mois. On vous présente le tableau suivant :
Dates 05 /01 13/01 16/01 25/01 30/01
Quantités achetées (kg) 14 16,5 22 32 18,5
Travail à faire :
1- Former les rapports des prix payés aux quantités achetées ;
2- Former un nouveau rapport égale au précédent qui a pour numérateur la somme des
numérateurs et dénominateur la somme des dénominateurs.

Solution :
1- Formons les rapports des prix payés aux quantités achetées
Dates 05 /01 13/01 16/01 25/01 30/01
Quantités achetées (kg) 14 16,5 22 32 18,5
Prix payés (Quantités x 1250) 17500 20625 27500 40000 23125
𝑷𝑹𝑰𝑿 𝑷𝑨𝒀𝑬𝑺 1250 1250 1250 1250 1250
Rapports =
𝑸𝑼𝑨𝑵𝑻𝑰𝑻𝑬𝑺 𝑨𝑪𝑯𝑬𝑻𝑬𝑬𝑺

2- Formons un nouveau rapport


17500+20625+27500+40000+23125
Nouveau rapport = =1250
14+16,5+22+32+18,5

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Leçon 2 : Les proportions et les grandeurs proportionnelles
OPO : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir les proportions, grandeurs directement proportionnelles et inversement
proportionnelles ;
- Résoudre les problèmes relatifs aux proportions, aux grandeurs directement
proportionnelles et inversement proportionnelles.

I- LES PROPORTIONS
1- Définition
On appelle de proportion l’égalité de deux rapports ; a, b, c et d forment une
proportion si et seulement si pour tout b et d ≠o (c’est-à-dire b et d différents de zéro ou non
nuls).
𝒂 𝒄
On a : =
𝒃 𝒅
Dans cette proportion, a et d sont les extrêmes, b et c sont les moyens.

2- Propriétés
a- Les propriétés fondamentales
- Dans une proportion le produit des extrêmes est égal au produit des moyens.
a*d = b*c
- Etant donné une proportion, on obtient une nouvelle proportion en permutant les
moyens
- Etant donné une proportion, on obtient une nouvelle proportion en permutant les
extrêmes
- Etant donné une proportion, on obtient une nouvelle proportion en égalisant les
inverses de chaque rapport.

a- La quatrième proportionnelle
On appelle de quatrième proportionnelle (x) à trois nombres, le quatrième terme de
la proportion dont les trois autres sont connus.
𝒂 𝒄 𝒃𝒄
= →𝒙= .
𝒃 𝒙 𝒂
Application : Soit un ensemble ordonné de 7, 11, 14 et x. on vous demande de calculer la
valeur de la quatrième proportionnelle x.

7 14 𝟏𝟏∗𝟏𝟒 𝟏𝟓𝟒
Solution : 11 = d’où 7x = 11*14 donc x= = =22
𝑥 𝟕 𝟕

b- La moyenne proportionnelle
On dit que (x) est la moyenne proportionnelle de a et b si, x occupe la position des
moyens dans une proportion où a et b sont les extrêmes.
𝒂 𝒙
C'est-à-dire : = → 𝒙𝟐 = 𝒂𝒃 d′ où𝒙 = ∓√𝒂𝒃
𝒙 𝒃
Application : Donner la moyenne proportionnelle de 9 et 16.
9 𝑥
Solution : 𝑥= 16 d’où x2 = 9*16 donc x=√9 ∗ 16=√144=12

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II- LES GRANDEURS PROPORTIONNELLES
1- Définition d’une grandeur
On appelle grandeur tout élément mesurable auquel on peut attribuer une valeur
numérique. Exemple : La quantité, le poids, la taille, la distance…

2- Grandeurs directement proportionnelles


Deux grandeurs sont directement proportionnelles lorsque les diverses valeurs de
l’une sont proportionnelles aux différentes valeurs correspondantes de l’autre.
Ainsi, les valeurs X, Y et Z sont directement proportionnelle à a, b et c si et seulement si :
𝑿 𝒀 𝒁
= = = k (coefficient de proportionnalité)
𝒂 𝒃 𝒄
Application 1 : On vous présente les primes de rendement du premier trimestre de M. Bolo,
agent commercial, par rapport à la quantité de produits vendus.
Mois Janvier Février Mars
Primes en FCFA 15 000 24 000 9 000
Produits vendus 4 000 6 400 2 400
Travail à faire : montrer que la prime mensuelle reçue par Monsieur BODO est directement
proportionnelle à la quantité de produits vendus.

Solution : vérifions les égalités suivantes :


15000 24000 9000
= 3,75 ; = 3,75 ; = 3,75
4000 6400 2400
𝟏𝟓𝟎𝟎𝟎 𝟐𝟒𝟎𝟎𝟎 𝟗𝟎𝟎𝟎
On se rend compte que : 𝐊 = 𝟒𝟎𝟎𝟎 = 𝟔𝟒𝟎𝟎 = 𝟐𝟒𝟎𝟎 = 𝟑, 𝟕𝟓
Ces trois rapports ont la même valeur, on dit alors que la prime mensuelle est directement
proportionnelle à la quantité de produits vendus.

3- Grandeurs inversement proportionnelles


Les trois grandeurs, X, Y et Z sont inversement proportionnelles aux nombres a, b
et c si et seulement si :
𝑿 𝒀 𝒁
𝟏 = 𝟏 = 𝟏 =k (coefficient de proportionnalité)
𝒂 𝒃 𝒄
Après simplification, on a :
X*a = Y*b = Z*c = K (coefficient de proportionnalité)
On dit alors que deux grandeurs sont inversement proportionnelles si et seulement
si le produit de leurs mesures correspondantes est constant.
Application : Le tableau ci-contre présente la longueur d’un pagne acheté en fonction du
prix.
Longueur du pagne 250 75 50
Prix du pagne 12 40 60
Travail à faire : montrer que la longueur du pagne acheté est inversement proportionnelle
aux prix unitaire du mètre.

Solution : vérifions les égalités suivantes :


𝟐𝟓𝟎 × 𝟏𝟐 = 𝟑 𝟎𝟎𝟎 ; 𝟕𝟓 × 𝟒𝟎 = 𝟑 𝟎𝟎𝟎 ; 𝟓𝟎 × 𝟔𝟎 = 𝟑 𝟎𝟎𝟎

Ces trois produits ont la même valeur, on dit alors que la longueur du pagne est
inversement proportionnelle au prix.

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THEME II : LES PARTAGES

Introduction du thème
On appelle de partage la répartition d’un ensemble d’éléments en part plus ou moins
égales suivant un ensemble de critère bien définie. On distingue :
- Les partages proportionnels simples (directement et inversement proportionnels) ;
- Les partages proportionnels complexes.

Leçon 3 : Les partages proportionnels simples


OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir les partages directement proportionnels et inversement proportionnels ;
- Résoudre les problèmes relatifs aux partages directement proportionnels et
inversement proportionnels.

I- PARTAGES DIRECTEMENT PROPORTIONNELS


1- Définition
Pour effectuer un partage directement proportionnel, on utilise la relation de
proportionnalité. Ainsi, partager une somme S en parts directement proportionnelles aux
nombres a, b et c ; c’est trouvé X, Y et Z tel que :
X+Y+Z=S
𝐗 𝐘 𝐙 𝐒
= 𝐛 = 𝐜 = k avec k = 𝐚+𝐛+𝐜
𝐚
2- Applications
Application 1 :
Partager la somme de 420 000 FCFA en parts proportionnelles aux nombres 4, 3 et 5.
Solution : Trouvons les parts de chacun
X + Y + Z = 420 000
𝑿 𝒀 𝒁 𝟒𝟐𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝟒𝟐𝟎 𝟎𝟎𝟎
= 𝟑 = 𝟓 = k avec k= 𝟒+𝟑+𝟓 = 𝟏𝟐 = 35 000
𝟒
Les parts :
𝑋
= 35 000 d’où X=4*35000=140000 Vérification :
4
𝑌
= 35 000 d’où Y=3*35000=105000 140000+105000+175000=420000
3
𝑍
= 35 000 d’où Z=5*35000=175000
5

Application 2 : Méthodes des numérateurs


Partager 40700FCFA à 3 enfants en parts directement proportionnels aux nombres 3/2, 5/4 et
1/3.
Solution : Trouvons les parts de chacun
X + Y + Z = 40700
𝐗 𝐘 𝐙
= 𝟓/𝟒 = 𝟏/𝟑= k
𝟑/𝟐

𝟑 𝟓 𝟏 𝟑∗𝟒∗𝟑+𝟓∗𝟐∗𝟑+𝟏∗𝟐∗𝟒 𝟑𝟔+𝟑𝟎+𝟖 𝟕𝟒
Calculons𝟐 + 𝟒 + 𝟑 = = = 𝟐𝟒
𝟐∗𝟒∗𝟑 𝟐𝟒

Partage par rapport aux numérateurs X + Y + Z = 40700


𝐗 𝐘 𝐙 𝟒𝟎𝟕𝟎𝟎
𝟑𝟔
= 𝟑𝟎 = 𝟖 = k avec k= 𝟕𝟒 = 550

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Les parts
𝑋
= 550 d’où X=36*550=19800 Vérification
36
𝑌
= 550 d’où Y=30*550=16500 19800+16500+4400=40700
30
𝑍
= 550 d’où Z=8*550= 4400
8

II- PARTAGES INVERSEMENT PROPORTIONNELS


1- Définition
Il est un partage directement proportionnel aux inverses des nombres proportionnels.
Partager une somme S en parts inversement proportionnelles au nombre a, b et c, c’est trouvé
X, Y et Z tel que :
X+Y+Z=S
𝐗 𝐘 𝐙
𝟏 = 𝟏 = 𝟏 =k (coefficient)
𝐚 𝐛 𝐜
NB : k est déterminé de la même manière que dans la méthode des numérateurs.

2- Application
M. Mouchili désire distribuer une prime de 1 770 800 FCFA à trois de ses meilleurs
ouvriers Kain, Capoelle et Joy. Pour cela, il partage cette somme en parts inversement
proportionnelles aux nombres 5, 4, et 2 représentant le nombre de jours d’absence de chacun
des ouvriers.
Travail à faire : Déterminer la part chaque ouvrier.

Solution : Trouvons les parts de chacun des ouvriers


X + Y + Z = 1 770 800
X Y Z
= = 1/2 = K
1/5 1/4
1 1 1 1∗4∗2+1∗5∗2+1∗5∗4 𝟖+𝟏𝟎+𝟐𝟎 𝟑𝟖
Calculons + + = = =
5 4 2 5∗4∗2 𝟒𝟎 𝟒𝟎
Partage par rapport aux numérateurs X + Y + Z = 40700
X Y Z 𝟏𝟕𝟕𝟎𝟖𝟎𝟎
= 10 = 20 = k avec k= 𝟑𝟎 = 46600
8
Les parts :
𝑋
= 46600 d’où X=8*46600 = 372800 Vérification
8
𝑌
= 46600 d’où Y=10*46600= 466000 372 800+466000+932000=1 770 800
10
𝑍
= 46600 d’où Z=20*46600=932000
20
Les parts de chacun sont :
- Kain : 372 800 FCFA ;
- Capoelle : 466 000 FCFA ;
- Joy : 932 000 FCFA.

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Leçon 4 : Les partages proportionnels complexes
OPO : A la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir les partages composés, mixtes et erronés ;
- Résoudre les problèmes relatifs aux partages proportionnels complexes (composé,
mixte et erroné).

Introduction : On distingue trois types de partages complexes :


- Les partages composés ;
- Les partages mixtes ;
- Les partages erronés.

I- PARTAGES COMPOSES
1- Définition
C’est lorsqu’une somme S est partagée de manière directement proportionnelle aux
grandeurs a, b et c et à la fois aux grandeurs d, e et f. le problème consiste à étudier le
système suivant :
X+Y+Z=S
𝐗 𝐘 𝐙 𝐒
= = = k avec k=
𝐚∗𝐝 𝐛∗𝐞 𝐜∗𝐟 𝐚∗𝐝+𝐛∗𝐞+𝐜∗𝐟
2- Application
Un employeur partage une somme de 7 260 000 FCFA entre 03 employés Bouldi,
Oldi et Tinibu de manière proportionnelle à leurs âges et à leur ancienneté dans l’entreprise.
Bouldi Oldi Tinibu
Ages 21 25 30
Ancienneté 5 8 10
Travail à faire : Déterminer la part de chacun.

Solution : Trouvons les parts de chacun


X + Y + Z = 7 260 000
𝑋 𝑌 𝑍 𝟕 𝟐𝟔𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝟕 𝟐𝟔𝟎 𝟎𝟎𝟎
= = = k avec k= = = 12000
21∗5 25∗8 30∗10 𝟏𝟎𝟓+𝟐𝟎𝟎+𝟑𝟎𝟎 𝟔𝟎𝟓
Les parts
𝑋
= 12000 d’où X=105*12000= 1260000 Vérification
105
𝑌
= 12000 d’où Y=200*12000=2400000 1260000+2400000+3600000=7 260000
200
𝑍
= 12000 d’où Z=300*12000=3600000
300
Les parts de chacun sont :
- Bouldi : 1 260 000 FCFA ;
- Oldi : 2 400 000 FCFA;
- Tinibu : 3 600 000 FCFA.

II- PARTAGES MIXTES


1- Définition
C’est lorsqu’il est à la fois directement proportionnel et inversement proportionnel.
Ainsi partager la somme S en parts directement proportionnelles aux nombres a, b, et c et
inversement proportionnelles aux nombres d, e et f, revient à résoudre le système suivant :
X+Y+Z=S
𝑿 𝒀 𝒁
𝟏 = 𝟏 = 𝟏 = k (coefficient)
𝒂∗ 𝒃∗ 𝒄∗
𝒅 𝒆 𝒇

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2- Application
Le directeur de la Sté DJANGO veut partager une gratification de 13 320 000 Frs à 03
de ses employés Sani, Souley et Oummoul de manière inversement proportionnel à leur
échelon et directement proportionnel à leur nombre d’enfants en charges.
Sani Souley Oummoul
Echelon 300 400 350
Nombre d’enfants 3 2 4
Travail à faire : Déterminer la part de chacun
Solution :
X + Y + Z = 13320000 X + Y + Z = 13320000
𝑋 𝑌 𝑍 X Y Z
1 = 1 = 1 =k 3 = 2 = 4 =k
3∗ 2∗ 4∗
300 400 350 300 400 350
3 2 4 3∗400∗350+2∗300∗350+4∗300∗400 420000+210000+480000
Calculons + + = =
300 400 350 300∗400∗350 42000000
𝟒𝟐+𝟐𝟏+𝟒𝟖 𝟏𝟏𝟏
= =
𝟒𝟐𝟎𝟎 𝟒𝟐𝟎𝟎
Partage par rapport aux numérateurs
X + Y + Z = 13320000
X Y Z 𝟏𝟑𝟑𝟐𝟎𝟎𝟎𝟎
= = = k avec k= = 120000
42 21 48 𝟏𝟏𝟏
Les parts
𝑋
= 120000 d’où X=42*120000=5040000 Vérification
42
𝑌
= 120000 d’où Y=21*120000= 2520000 5040000+2520000+7560000=13 320 000
21
𝑍
= 120000 d’où Z=48*120000=5760000
48
On les parts suivantes :
Sani : 5040 000 FCFA ; Souley : 2520 000 FCFA ; Oummoul : 5760 000 FCFA

III-
PARTAGES ERRONES
1- Définition
C’est lorsqu’il y’a des erreurs dans le partage. Il est donc question de rectifier cette
erreur pour cela on devrait :
- Faire le partage vrai ;
- Faire le partage tel qu’il a été fait avec erreur ;
- Ecrire l’équation résultante de l’erreur ;
- Déterminer la somme à partager et ensuite les différentes parts.

2- Application
Une somme est partagée entre 03 personnes proportionnellement aux nombres 14, 12,
et 10. La personne chargée de faire le partage se trompe et le fait à raison de 8, 12 et 10.
Après le partage, la première personne constate qu’elle a reçue 35 200Frs de moins.
Travail à faire : déterminer la somme à partager et la part de chacun.

Solution :
- Faisons le partage vrai
X+Y+Z=S
𝑋 𝑌 𝑍 𝐒 𝐒
= = = k avec k= = 𝟑𝟔
14 12 10 𝟏𝟒+𝟏𝟐+𝟏𝟎
𝑋 𝑌 𝑍 𝑆
Exprimons les parts de chacun en fonction de S :14=12 = 10 = 36

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𝟏𝟒𝑺 𝟏𝟐𝑺 𝟏𝟎𝑺
On a : X= ; Y= ; 𝐙=
𝟑𝟔 𝟑𝟔 𝟑𝟔

- Faisons le partage tel qu’il a été fait avec erreur


X’ + Y’ + Z’ = S
𝐗′ 𝐘′ 𝐙′ 𝑺 𝐒
= = = k avec k= = 𝟑𝟎
𝟖 𝟏𝟐 𝟏𝟎 𝟖+𝟏𝟐+𝟏𝟎
X′ Y′ Z′ S
Exprimons les parts de chacun en fonction de s : 8 =12 = 10 = 36
𝟖𝑺 𝟏𝟐𝑺 𝟏𝟎𝑺
On a : X’= 𝟑𝟎 Y’= 𝐙′ =
𝟑𝟎 𝟑𝟎

- Ecrivons l’équation résultante de l’erreur


𝟏𝟒𝑺 𝟖𝑺
X – X’ = 35200 - 𝟑𝟎 = 35200
𝟑𝟔

- Déterminons la somme à partager et ensuite les différentes parts.


14𝑆 8𝑆 14S∗30−8S∗36 420S−288S 132S
- 30 = 35200 =35200 =35200 1080=35200 132S=38 016 000
36 36∗30 1080
S=38016000/132 S =288 000
Les parts :
14𝑆 14∗288000
X= 36 = = 𝟏𝟏𝟐𝟎𝟎𝟎 ;
36
12𝑆 12∗288000
Y= = = 𝟗𝟔𝟎𝟎𝟎 ;
36 36
10𝑆 10∗288000
Z = 36 = = 𝟖𝟎 𝟎𝟎𝟎
36
Vérification : 112 000 + 96 000 + 80 000=288 000
𝟖𝑺 𝟖∗𝟐𝟖𝟖𝟎𝟎𝟎
Vérification : X’= = = 76 800 ; X – X’ = 112 000-76 800= 35 200 FCFA
𝟑𝟎 𝟑𝟎

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THEME III : POURCENTAGES ET CALCULS COMMERCIAUX
Leçon 5 : Les pourcentages
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la notion de pourcentage ;
- Distinguer les types de pourcentages ;
- Résoudre les problèmes relatifs aux calculs de pourcentages.

I- DEFINITION DE LA NOTION DE POURCENTAGE


Le pourcentage est un rapport ayant pour dénominateur 100. Le dénominateur peut
aussi être 1000 ou 10000. A cet effet, le pourcentage du nombre A dans le nombre B est un
nombre α tel que :
𝑨 𝜶 𝟏𝟎𝟎∗𝑨
= . Ainsi, α= 𝑩 et A= α% de B.
𝑩 𝟏𝟎𝟎
De façon générale, le pourcentage peut être écrit de trois manières différentes :
- Sous la forme d’un rapport α/100 ;
- Sous forme d’un nombre suivi du signe pourcentage : x% ;
- Sous forme d’un nombre décimal.
Application : Un panier comporte 20 fruits donc 5 oranges. Déterminer le pourcentage
d’oranges dans les fruits.
𝟓
Solution : le pourcentage d’oranges = 𝟐𝟎=25%

II- LES TYPES DE POURCENTAGES


On distingue 02 types de pourcentages :
- Les pourcentages directs ;
- Les pourcentages indirects.
1- Les pourcentages directs
Un pourcentage est dit direct lorsqu’il s’applique à une grandeur connue.
Application : Dans une ville de 180 000 habitants on a 25% d’enfants. Quel est le nombre
d’enfant dans cette ville ?
𝟏𝟖𝟎𝟎𝟎𝟎∗𝟐𝟓
Solution : nombre d’enfant de cette ville= 𝟏𝟎𝟎 = 45000 enfants
Il existe trois types de pourcentages directs :
- Les pourcentages additifs,
- Les pourcentages successifs ;
- Les pourcentages par tranches.

a- Les pourcentages additifs


Les pourcentages sont dit additifs lorsqu’ils s’additionnent les uns avec les autres.
Application : Soit les effectifs des classes par niveau d’un lycée. Présenter dans le tableau ci-
après :
Classes 1ereA 2eA 3eA 4eA 2nde 1ère Tle Total
Effectifs 120 200 100 110 86 124 138 878
Travail à faire :
a- Calculer les pourcentages respectifs par classes
b- Quel est le pourcentage des classes du premier cycle ?

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Solution :
a- Calculons les pourcentages respectifs par classes
Classes 1ereA 2eA 3eA 4eA 2nde 1ère Tle Total (B)
Effectifs (A) 120 200 100 110 86 124 138 878
𝐀 13,67% 22,77% 11,38% 12,52% 09,79% 14,12% 15,75% 100%
𝐏 = 𝐁*100

b- Le pourcentage des classes du premier cycle :


Pourcentages des classes du 1er cycle = 13,67 + 22,77 + 11,38 + 12,52 = 60,34%

b- Les pourcentages successifs


On dit que les pourcentages sont successifs lorsqu’ils se calculent en cascade c'est-à-
dire les uns après les autres.

Application : M. Dabboudé achète les marchandises pour 520 000 FCFA, on lui accorde un
rabais de 5% et une remise de 10%. Quelle somme a-t-il déboursée pour cet achat ?

Solution :
Libellés Calculs Montants
Montant brut - 520 000
Rabais (5%) (520000*5) / 100 = 26 000
Net commercial 1 520000 – 26000 = 494 000
Remise (10%) (494000*10) / 100= 49 400
Somme à débourser 494000 – 49400 = 444 600

c- Les pourcentages par tranches


On parle de pourcentage par tranche lorsqu’à chaque partie d’un ensemble on
attribue un pourcentage spécifique.
Application :
La SABC accorde les ristournes en fin d’année à ses grossistes en fonction du chiffre
d’affaires, selon le barème suivant :
Tranches de CA en FCFA Ristournes
[0 ; 1 000 000[ 0,5%
[1 000 000 ; 2 000 000[ 1%
[2 000 000 ; 5 000 000[ 2%
[5 000 000 ; 10 000 000[ 2,5%
+ 10 000 000 3%
Travail à faire : Déterminer la ristourne d’un client dont le CA est de 15 000 000 FCFA et le
cas d’un client qui a un CA de 2 500 000FCFA.

Solution :
1- Ristourne d’un client donc le CA est de 15 000 000 FCFA
TRANCHES BASE DE TAUX RISTOURNES CUMUL
CALCUL
[0 ; 1 000 000[ 1 000 000 0,5% 5 000 5 000
[1 000 000 ; 2 000 000[ 1 000 000 1% 10 000 15 000
[2 000 000 ; 5 000 000[ 3 000 000 2% 60 000 75 000
[5 000 000 ; 10 000 000[ 5 000 000 2,5% 125 000 200 000
[10 000 000 ; 15 000 000[ 5 000 000 3% 150 000 350 000
Le montant de la ristourne est de 350 000 Frs

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2- Ristourne d’un client donc le CA est de 2 500 000FCFA
TRANCHES BASE DE CALCUL TAUX RISTOURNES CUMUL
[0 ; 1 000 000[ 1 000 000 0,5% 5 000 5 000
[1 000 000 ; 2 000 000[ 1 000 000 1% 10 000 15 000
[2 000 000 ; 2 500 000[ 500 000 2% 10 000 25 000
Le montant de la ristourne est de 25000 Frs

2- Les pourcentages indirects


Un pourcentage est dit indirect lorsqu’il s’applique à une quantité inconnue. On
distingue 02 types de pourcentages indirects :
- Les pourcentages en dedans ;
- Les pourcentages en dehors.

a- Les Pourcentages en dedans


Un pourcentage est dit en dedans lorsque la quantité inconnue à laquelle il
s’applique est inférieure à la quantité connue.
Application : Le prix TTC d’une marchandise est de 477 000FCFA. Quel était son prix HT ?

Solution : sachant que la TVA est de 19,25%,


Le prix HT= 477 000/1,1925 =400 000 FCFA

b- Les pourcentages en dehors


Un pourcentage est dit en dehors, lorsque la quantité inconnue à laquelle il
s’applique est supérieure à la quantité connue.
Application 1 : Après une remise de 10%, une marchandise coute 360000FCFA. Quel est le
prix marqué ?
Solution 1 : prix marqué=360000/ (1 – 0,1) = 360000/0,9 = 400 000 Frs

Application 2 : Après avoir bénéficier d’une réduction de 20%, une marchandise coûte 336
000FCFA. Quel est le prix marqué ?
Solution 2 : prix marqué=336000/ (1 – 0,2) = 336000/0,8 = 420 000 Frs

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Leçon 6 : Les calculs commerciaux
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir les types de coûts, taux de marge et taux de marque, coefficient
multiplicateur ;
- Déterminer les éléments des calculs commerciaux.

I- LESTYPES DE COUTS
1- Formules de calcul des types de coûts
Un coût est un ensemble de charges calculé à un stade donné. Exemple : le coût
d’achat, le coût de revient…
Le calcul des coûts diffère selon le type d’entreprise. On distingue principalement les
entreprises commerciales et les entreprises industrielles.
Eléments Entreprises commerciales Entreprises industrielles
Prix d’achat net (PAN) PAN= Prix marqué - Réductions PAN= Matières premières (MP)-Réductions
Coût d’achat (CA) CA des m/ses =PAN + frais d’achat CA des MP=PAN + Frais d’achat
Coût de production (CP°) - CP°=CA des MP + Frais de production
Coût de revient (CR) CR=CA + Frais de distribution CR= CP° + Frais de distribution
Prix de vente (PVHT) PVHT= CR + Bénéfice ou marge PVHT= CR + Bénéfice ou marge
PVTTC PVTTC = PVHT x 1,1925
2- Applications
Application 1 : Un client achète un meuble à 250 000 FCFA, s’il obtient une réduction de
10000 FCFA, quel sera son prix d’achat net ?
Solution : Son prix d’achat net (PAN) = 250000 – 10000= 240 000FCFA

Application 2 : Le prix d’achat d’une marchandise est de 50 000 FCFA et les frais d’achat
s’élèvent à 10% du PAN. Calculer le coût d’achat (CA).
Solution 2 : CA = 50 000 + (10%*50000) = 55 000 FCFA.

Application 3 : le coût d’achat d’une matière première est de 100 000 FCFA, les frais de
transformation et de fabrication s’élèvent respectivement à 25000 FCFA et à 5% du coût
d’achat. Calculer le coût de production (CP).
Solution 3 : CP°= 100000 +25000+ (5%*100 000) = 130 000 FCFA

Application 4 : le coût de production d’une marchandise s’élève à 80 000 FCFA. Les charges
de distribution s’élèvent à 10% du coût de production. Calculer son coût de revient (CR).
Solution 4 : CR = 80 000 + (80 000*10%) = 88 000 FCFA.

Application 5 : M. LAÏNDE se rend au marché pour faire les achats, il achète les
marchandises pour 75 000 000 F, il dépense 500 000 F pour le transport et 300 000 Fpour les
emballages. Pour faire connaître ses produits, il dépense 50 000 F pour la publicité.
Déterminer son prix de vente s’il veut réaliser un bénéfice de 15 000 000 F.

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Solution :
CA= 75 000 000 + 500 000 + 300 000 = 75 800 000 FCFA
CR = 75 800 000 + 50 000 = 75 850 000 FCFA
PVHT = 75 850 000 + 15 000 000 = 90 850 000 FCFA
PVTTC = 90 850 000 x 1,1925 = 108 338 625 FCFA

II- MARGE COMMERCIALE ET COEFFICIENT MULTIPLICATEUR


1- Marge Commerciale (M)
C’est la différence entre le prix de vente et le coût d’achat. M = PV – CA
a- Taux de marge (Tm)
C’est le pourcentage du bénéfice ou marge bénéficiaire par rapport au coût d’achat.
Désignons par CA le coût d’achat ou de coût de revient, 100 la base du taux, M la marge en
valeur absolue (M n’est pas négatif), Tm le taux de marge en pourcentage et PV le prix de
vente.
CA M PV
100 Tm 100+Tm
CA M PV
D’où la relation = Tm = 100+Tm
100
CA M 𝐌𝐚𝐫𝐠𝐞×𝟏𝟎𝟎
Cas 1 : 100 = Tm → 𝐓𝐦 = 𝐂𝐀
M PV 𝐌𝐚𝐫𝐠𝐞×𝟏𝟎𝟎
Cas 2 :Tm = 100+Tm → 𝐓𝐦 = 𝐏𝐕−𝐌𝐚𝐫𝐠𝐞
Application 1 : Déterminer le taux de marge d’un sac de riz dont le prix de vente est 18 000
FCFA et le coût d’achat 15 000 FCFA.
(18000−15000)×100
Solution 1 :T𝐦 = = 𝟐𝟎%
15000

Application 2 : Déterminer le taux de marge d’un bien dont la marge bénéficiaire est de 5000
FCFA et le coût d’achat de 45 000 FCFA.
5000×100
Solution 2 :T𝐦 = = 𝟏𝟏, 𝟏𝟏%
45000

b- Taux de marque (TM)


C’est le pourcentage de la marge commerciale ou bénéfice par rapport au prix de vente
CA M PV
100-TM TM 100
CA M PV
D’où la relation = TM = 100
100−TM
M PV 𝐌𝐚𝐫𝐠𝐞×𝟏𝟎𝟎
Cas 1 : TM = 100 → 𝐓𝐌 = 𝐏𝐕
CA M 𝐌𝐚𝐫𝐠𝐞×𝟏𝟎𝟎
Cas 2 :100−TM = TM → 𝐓𝐌 = 𝐂𝐀+𝐌𝐚𝐫𝐠𝐞
Application 1 : Déterminer le taux de marque d’un bien dont le prix de vente est 12000
FCFA et le coût d’achat 9000 FCFA.
(12000−9000)×100
Solution :T𝐌 = = 𝟐𝟓%
12000

Application 2 : Quel est le taux de marque d’un bien dont la marge bénéficiaire est 2500
FCFA et le prix de vente 15 000 FCFA.

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2500×100
Solution :T𝐌 = = 𝟏𝟔, 𝟔𝟕%
15000

c- Relation entre le taux de marge et le taux de marque


Si le pourcentage de la marge commerciale sur coût d’achat est de Tm% et celui de la
marge commerciale sur le prix de vente est de TM%, les rapports entre le PV et le CA étant
égaux, on a :
PV PV 𝟏𝟎𝟎 + 𝐓𝐦 𝟏𝟎𝟎
= → =
CA CA 𝟏𝟎𝟎 𝟏𝟎𝟎 − 𝐓𝐌
Donc connaissant un taux, on peut déterminer l’autre.

2- Le coefficient multiplicateur (K)


C’est le nombre par lequel il faut multiplier une quantité quelconque A pour obtenir
une autre quantité B. Ainsi, K est le coefficient multiplicateur qui permet de passer de A à B.
𝐁
Si B = K × A on a: 𝐊=𝐀
Application 1 : Un commerçant achète des ignames de 52 000 FCFA qu’il vend à 69 825
FCFA. Trouver le quotient qui permet d’obtenir le prix de vente à partir du prix d’achat.
PV 𝟔𝟎 𝟖𝟐𝟓
Solution 1 : PV = K*PA on a K = PA A. N: 𝐊 = 𝟓𝟐 𝟎𝟎𝟎 = 𝟏, 𝟑𝟑

Application 2 : On a vendu à 75 000 FCFA une marchandise achetée à 60 000 FCFA.


Déterminer le coefficient multiplicateur permettant de passer du CA au PV.
PV 𝟕𝟓 𝟎𝟎𝟎
Solution 2 : PV = K*CA on a K = CA A. N: 𝐊 = 𝟔𝟎 𝟎𝟎𝟎 = 𝟏, 𝟐𝟓

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THEME IV : LES INTERETS SIMPLES
Leçon 7 : Généralités et problèmes de calcul des intérêts simples
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la notion d’intérêt simple ;
- Résoudre les problèmes liés au calcul des intérêts simples.

I- GENERALITES SUR LES INTERETS SIMPLES


1- Définition
On appelle intérêt le prix payé par l’emprunteur au prêteur pour utiliser un capital
donné pendant une durée déterminée. Ou encore c’est la rémunération d’un capital prêté ou
placé à un certain taux pendant une durée déterminée. Il est aussi appelé loyer du capital.
Remarque : l’emprunteur est celui qui reçoit l’argent ou qui paye les intérêts ; par contre le
prêteur est celui qui donne l’argent à l’emprunteur ou qui reçoit les intérêts.

2- Formules de calcul de l’intérêt simple


L’intérêt dépend à la fois du capital prêté ou placé C (la somme d’argent prêtée), du
taux d’intérêt t et de la durée de placement n (temps mis ou prévu). Cette dernière peut être
exprimée en en année, en mois et en jours :
- L’année commerciale ou financière est composée de 12 mois de 30 jours chacun,
soit une durée totale de 360 jours ;
- L’année civile correspond quant à elle à l’année réelle avec son décompte de mois
dont 28, 29, 30 et 31 jours. Soit une durée totale de 365 jours ou 366jours pour
l’année bissextile (février 29 jours).
Durée de placement (n) Intérêts
En année 𝐂×𝐭×𝐧
I= 𝟏𝟎𝟎
En mois 𝐂×𝐭×𝐧
I= 𝟏𝟐𝟎𝟎
En jours 𝐂×𝐭×𝐧
I=𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎
Remarque : lorsque la durée de placement est exprimée en jour, les mois sont comptés pour
leur nombre exact de jour. Exemple : Janvier 31 jours, Février 28 ou 29 jours, etc.
Applications :
1- Quel est l’intérêt produit par un capital de 100 000 FCFA, placé pendant 2 ans au taux
de 5% l’an ?
2- Le 1er Mars 2022, M. Laïdé dépose 400 000 FCFA dans un compte d’épargne au taux
de 6%. Quel sera le montant de l’intérêt 8 mois plus tard ?
3- Calculer l’intérêt produit par un capital de 600 000 FCFA placé au taux de 4% le
30/05/N et retirer le 29/10/N.
4- Calculer l’intérêt produit par un capital de 700 000 FCFA placé au taux de 10% l’an,
pendant 60 jours.

Solutions : Calculons le montant de l’intérêt dans les cas suivants :


100000×5×1
1- I = = 10 000 FCFA
100
400000×6×8
2- I = = 16 000 FCFA
1200

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3- Décompte du nombre de jours :
Mai : 2 jours
Juin : 30 jours
600 000×4×152
Juillet : 31 jours on a :I = = 𝟏𝟎 𝟏𝟑𝟑, 𝟑𝟑 𝐅𝐂𝐅𝐀
36000
Août : 30 jours
Septembre : 31 jours
0ctobre : 28 jours
Total (n) : 152 jours
700 000×10×60
4- I = = 𝟏𝟏 𝟔𝟔𝟔, 𝟔𝟔 𝐅𝐂𝐅𝐀
36000

3- Notions d’intérêt post-compté et intérêt précompté


Les intérêts sont dits post-comptés lorsqu’ils sont payables à l’échéance, c’est-à-dire
au moment du remboursement du capital placé ou emprunté. Par contre, on parle d’intérêts
précomptés lorsqu’ils sont payables au moment de la mise à la disposition des fonds à
l’emprunteur. Ils sont retranchés directement au capital emprunté.

II- PROBLEMES DE CALCUL DES INTERETS SIMPLES


La formule générale met en relation l’intérêt I, le capital placé C, le taux de placement
t et la durée de placement n (I=C*t*n). A partir de cette formule, on peut exprimer une
quantité en fonction des autres.

1- La durée du placement (n)


En année 𝟏𝟎𝟎×𝐈
n= 𝐂×𝐭
En mois 𝟏𝟐𝟎𝟎×𝐈
n= 𝐂×𝐭
En jours 𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎×𝐈
n= 𝐂×𝐭
Application : déterminer la durée du placement de 1000 000 FCFA, dont le taux d’intérêt est
de 5% et le montant des intérêts de 150 000 FCFA.
Solution : déterminons la durée du placement dans les cas suivants
En année 100×150000
n= = 𝟑 𝐚𝐧𝐬
1000 000×5
En mois 1200×150000
n= = 𝟑𝟔 𝐦𝐨𝐢𝐬
1000 000×5
En jours 36000×150000
n= = 𝟏𝟎𝟖𝟎 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬
1000 000×5

2- Le taux de placement (t)


En année 𝟏𝟎𝟎×𝐈
t= 𝐂×𝐧
En mois 𝟏𝟐𝟎𝟎×𝐈
t= 𝐂×𝐧
En jours 𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎×𝐈
t= 𝐂×𝐧
Application : déterminer le taux d’un placement de 800 000 FCFA, dont la durée est d’un an
six mois et le montant des intérêts de 40800 FCFA.

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Solution : déterminons le taux de placement dans les cas suivants
En année 100×40800
t= = 𝟑, 𝟒%
800000×1,5
En mois 1200×40800
t= 800000×18 = 𝟑, 𝟒%
En jours 36000×40800
t= 800000×540 = 𝟑, 𝟒%

3- Le capital placé (C)


En année 𝟏𝟎𝟎×𝐈
C= 𝐭×𝐧
En mois 𝟏𝟐𝟎𝟎×𝐈
C= 𝐭×𝐧
En jours 𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎×𝐈
C=
𝐭×𝐧
Application : déterminer le montant d’un capital dont la durée de placement est de 15 mois,
le taux d’intérêt de 3,2% l’an et le montant des intérêts est de 52 000 Frs.

Solution : déterminons le montant du capital dans les cas suivants


En année 100×52000
C= = 𝟏𝟑𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
3,2×1,25
En mois 1200×52000
C= = 𝟏𝟑𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
3,2×15
En jours 36000×52000
C= = 𝟏𝟑𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
3,2×450
Calculs annexes :
12 mois → 1 an
15 mois → n an on a : n = 15/12=1,25 an

4- La méthode des nombres et des diviseurs fixes


Cette méthode est généralement utilisée lorsque la durée du placement est exprimée en
jours. Dans ce cas, la formule qui permet de trouver l’intérêt devient :
𝐍 𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎
𝐈= avec 𝐍 = 𝐂. 𝐧 et 𝐃 =
𝐃 𝐭
𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎
Le produit 𝐂. 𝐧désigné par N est appelé nombre, tandis que le quotient 𝐭 désigné par D est
appelé diviseur fixe attaché au taux t.
Application : utiliser la méthode des nombres et diviseurs fixes pour calculer le montant de
l’intérêt d’un capital de 500 000 FCFA, placé à 9% pendant 42 jours.

Solution : trouvons d’abord N et D


N = 500 000 × 42 = 21 000 000
36000 𝟐𝟏 𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎
D= = 4000On a :𝐈 = = 𝟓𝟐𝟓𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
9 𝟒𝟎𝟎𝟎
Lorsque plusieurs placements sont effectués au même taux d’intérêt, le diviseur D a la
même valeur pour tous ces placements. Ainsi l’intérêt global (Ig) fourni par ces différents
capitaux au même taux est déterminé ainsi :
∑ 𝑪𝒊 𝒏𝒊
𝐈=
𝐃
Application : utiliser la méthode des nombres et des diviseurs fixes pour calculer l’intérêt
global fourni par les capitaux suivants au taux de 10%.

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- Capital A : 300 000 FCFA ; durée 35 jours ;
- Capital B : 500 000 FCFA ; durée 52 jours ;

Solution : trouvons d’abord le diviseur fixe attaché au taux de 10%.


36000 (𝟑𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎×𝟑𝟓)+(𝟓𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎×𝟓𝟐)
D= = 3600 On a : 𝐈 = = 𝟏𝟎𝟏𝟑𝟖, 𝟑𝟖 𝐅𝐂𝐅𝐀
10 𝟑𝟔𝟎𝟎

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Leçon 8 : Représentation graphique de l’intérêt simple et de la valeur acquise
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir valeur acquise ;
- Représenter graphiquement l’intérêt simple ;
- Représenter graphiquement la valeur acquise.

I- REPRESENTATION GRAPHIQUE DE L’INTERET SIMPLE


1- Formule de représentation
Le calcul des intérêts simples a en principe deux variables à savoir le montant de
l’intérêt (I) et la durée de placement (n), c’est-à-dire que le montant des intérêts est
fonction du temps. Les autres grandeurs sont en principe constates à savoir le capital (C) et le
taux d’intérêt (t).
Sachant que l’intérêt produit par un placement est fonction linéaire croissante du
capital placé, du taux et de la durée de placement, si le capital et le taux sont constants, on a :
𝐂×𝐭
𝐈=𝐚×𝐧 avec 𝐚=
𝟏𝟎𝟎
Remarque : la durée de placement n est un réel positif.

2- Application
Faites une représentation graphique de la variation en fonction de la durée de
placement n exprimée en mois de l’intérêt produit par le placement d’un capital de 600 000 F,
au taux de 5% l’an.

Solution :
C×t×n 600 000 × 5 × n
I= → I= → 𝐈 = 𝟐𝟓𝟎𝟎𝐧
1200 1200

N 0 1 2 3
I 0 2500 5000 7500

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II- REPRESENTATION GRAPHIQUE DE LA VALEUR ACQUISE
1- Définition de la valeur acquise (Va)
La valeur acquise (Va) est le montant reçu à l’échéance ou la somme du capital placé
(C) et du montant de l’intérêt (I) produit par le capital pendant la durée de placement. On a la
relation suivante :
𝐕𝐚 = 𝐂 + 𝐈
Application : M. Djafarou a fait un placement de 2500 000 F au taux d’intérêt de 4,5% pour
une durée d’un an. Quelle est la valeur acquise par le capital placé ?

Solution : calculons la valeur acquise


2500000 × 4,5 × 1
Va = 2500 000 + = 2500000 + 112500 = 𝟐𝟔𝟏𝟐 𝟓𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
100

2- Représentation graphique de la valeur acquise


La formule de représentation graphique de la valeur acquise (Va) par un capital,
montre que cette dernière est fonction croissante du capital placé (C), du taux d’intérêt (t) et
de la durée de placement (n). n peut être exprimé en jours, mois ou années. Il s’agit d’une
équation de droite passant par deux points, de la forme y = ax+b :
𝐂×𝐭
𝐕𝐚 = 𝐚. 𝐧 + 𝐂 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐚=
𝟏𝟎𝟎
Application : faites la représentation graphique de la variation en fonction de la durée de
placement n exprimée en jours, de la valeur acquise par un capital de 10800 FCFA au taux de
10% l’an.
Solution :
10800 × 10 × 𝑛
Va = 10800 + → 𝐕𝐚 = 𝟑𝐧 + 𝟏𝟎𝟖𝟎𝟎
36000

N 0 5 10 15 20
Va 10800 10815 10830 10845 10860

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III- TAUX MOYEN ET TAUX EFFECTIF DE PLACEMENT
1- Taux moyen de placement
Le taux moyen d’une série de placements (t1,t2,…tk) est le taux unique (T) qui
appliqué aux capitaux placés et pour leurs durées respectives, conduirait au même intérêt
total.
∑ 𝐂𝐢 × 𝐭 𝐢 × 𝐧𝐢
𝐓=
∑ 𝐂𝐢 × 𝐧𝐢
Application : soient trois placements effectués le 25 mars 2017. Déterminer le taux moyen de
ces trois placements
Capitaux (Ci) Durées (ni) Taux d’intérêt (ti)
150 000 51 8%
100 000 68 7,5%
80 000 98 8,2%
Solution : déterminons le taux moyen des trois placements
(150 000 × 8 × 51) + (100 000 × 7,5 × 68) + (80 000 × 8,2 × 98)
T= = 𝟕, 𝟗𝟏%
(150 000 × 51) + (100 000 × 68) + (80 000 × 98)

2- Taux effectif de placement


On appelle taux effectif d’un placement, le taux T qui résulte du précompte de
l’intérêt. Pour parler du taux effectif d’un placement, il faut que l’intérêt soit précompté. Le
taux effectif qui résulte du précompte de l’intérêt est exprimé de la manière suivante :
Durées (n) Taux effectif (T)
Années 100 × t
T=
100 − t × n
Mois 1200 × t
T=
1200 − t × n
Jours 36000 × t
T=
36000 − t × n
Application : quel est le taux effectif d’un placement de 100 000 FCFA à intérêt précompté
au taux de 5% l’an, pour une durée d’un an.
Solution : calcul du taux effectif de placement (T) :
100 × 5 500
T= = = 𝟓, 𝟐𝟔%
100 − 5 × 1 95

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THEME V : ESCOMPTE COMMERCIAL
Leçon 9 : Généralités sur l’escompte commercial
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la notion d’escompte ;
- Calculer l’escompte commercial ;
- Résoudre les problèmes liés au calcul de l’escompte commercial.

I- ESCOMPTE COMMERCIAL ET VALEUR ACTUELLE COMMERCIALE


Situation de vie : M. Hamidou acheté le 15/11/2022 des sacs de riz pour 250.000FCFA chez
M. Alfaki. Hamidou ne paye pas immédiatement mais après un certain délai (crédit).
Hamidou reconnait sa dette envers Alfaki par un document appelé effet de commerce sur
lequel est indiqué le montant de sa dette de 250.000FCFA (valeur nominale) et la date
convenue pour le paiement le 31/12/2022 (échéance).
Si M. Alfaki a besoin d’argent avant le 31/12/2022 il peut vendre (négocier) l’effet de
commerce à sa banque cette opération s’appelle l’escompte.
La banque se substitue à M. Alfaki pour se faire payer la dette. La date de présentation de
l’effet en banque est appelée date de négociation et la somme d’argent remis au fournisseur
est appelée valeur actuelle.

1- Escompte commercial
C’est le montant de l’intérêt de la valeur nominale d’un effet de commerce pour la
durée séparant le jour de la négociation et l’échéance de l’effet.
Désignons par (e) l’escompte commercial ; (t) le taux d’escompte ; (Vn) la valeur
nominale de l’effet ; (n) la durée de la dette exprimée en nombre de jours (nombre de jour de
la date de remise à l’escompte à la date d’échéance). On a la formule de calcul suivante :
𝐕𝐧 × 𝐭 × 𝐧
𝐞=
𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎
Application : un effet de commerce de valeur nominale 2 000 000 FCFA, échéance le 20 mai
2018 a été négocié le 28 avril de la même année au taux d’escompte de 9%. Calculer le
montant de l’escompte.

Solution :
Décompte :
Avril : 30-28 = 2 jours la valeur de l’escompte est :
2000 000×9×32
Mai : 30 jourse = = 𝟏𝟔 𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
36000
Total : n = 32 jours

2- Valeur actuelle commerciale


Encore appelée valeur escomptée, c’est la somme effectivement mise par le banquier
à la disposition du bénéficiaire de l’effet suite à une remise à l’escompte.
Désignons par (Va) la valeur actuelle, (Vn) la valeur nominale et (e) l’escompte
commercial. La valeur actuelle s’écrit de la manière suivante :
𝐕𝐚 = 𝐕𝐧 − 𝐞
En remplaçant par sa valeur dans cette formule on a :
𝐕𝐧 × 𝐭 × 𝐧 𝐕𝐧 (𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 − 𝐭 × 𝐧)
𝐕𝐚 = 𝐕𝐧 − ou encore 𝐕𝐚 =
𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎

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Application : déterminer la valeur actuelle d’un effet de valeur nominale 1 000 000 FCFA,
taux d’escompte 8%, durée 60 jours.
1000 000(36000−8×60)
Solution : Va = = 𝟗𝟖𝟔 𝟔𝟔𝟔, 𝟔𝟕 𝐅𝐂𝐅𝐀
36000

II- PROBLEMES LIES AU CALCUL DE L’ESCOMPTE COMMERCIAL


1- Calcul de la valeur nominale (Vn) connaissant l’escompte (e)
𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 × 𝐞
𝐕𝐧 =
𝐭×𝐧
Application : Calculer la valeur nominale d’un effet dont l’escompte à 5 jours de son
échéance s’élève à 420 FCFA, au taux d’escompte de 4,5%.
36000×420
Solution :Vn = = 𝟔𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
4,5×5

2- Calcul de la valeur nominale (Vn) connaissant la valeur actuelle (Va)


𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 × 𝐕𝐚
𝐕𝐧 =
𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 − 𝐭 × 𝐧
Application : calculer la valeur nominale d’un effet à 40 jours de son échéance dont la valeur
actuelle est 125 615 FCFA, au taux de 2,75%.

36000×125 615 4 522 140 000 4 522 140 000


Solution :Vn = 36000−2,75×40 = = = 𝟏𝟐𝟔 𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
36000−110 35 890

3- Calcul de l’escompte connaissant la valeur actuelle (e)


𝐕𝐚 × 𝐭 × 𝐧
𝐕𝐧 =
𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 − 𝐭 × 𝐧
Application : calculer l’escompte d’un effet à 54 jours de son échéance dont la valeur
actuelle est 876 708 FCFA, au taux de 4%.
876 708×4×54 189 368 928
Solution : e = 36000−(4×54) = 35 784 = 𝟓 𝟐𝟗𝟐 𝐅𝐂𝐅𝐀

4- Calcul de la durée (n) et du taux d’escompte (t)


𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 × 𝐞 𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 × 𝐞
𝐧= 𝐞𝐭 𝐭 =
𝐕𝐧 × 𝐭 𝐕𝐧 × 𝐧
Application : Calculer le taux d’un effet de 126 000 FCFA, escompté à 36 jours de son
échéance ayant supporté 680 FCFA d’escompte.
36000×680
Solution : t = 126 000×36 = 𝟓, 𝟒%

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Leçon 10 : Le bordereau d’escompte
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir le bordereau d’escompte ;
- Etablir le bordereau d’escompte ;
- Calculer l’agio sur bordereau.

I- NOTION DE BORDEREAU D’ESCOMPTE ET CALCUL DE L’AGIO


1- Définition du bordereau d’escompte
Le bordereau de remise est un tableau ou sont inscrites les caractéristiques des effets
négocié. Le banquier possède alors au calcul de l’agio et porte le montant net de la
négociation au crédit du compte de son client.

2- L’agio sur bordereau d’escompte


On peut citer comme composantes de l’agio sur bordereau :
- L’escompte ;
- La commission d’endossement ;
- La commission d’encaissement ;
- La commission de service ;
- La commission de manipulation ;
- La commission de bordereau (elle est un pourcentage de la valeur nominale de chaque
effet)
- La commission fixe et/ou frais fixes ;
- Les commissions spéciales ;
- La TVA sur agio (Elle s’applique sur le montant de l’agio hors taxe c’est-à-dire la
somme de l’escompte et des commissions).
Remarques : En général, seule la commission d’endossement est proportionnelle au temps.
La commission d’encaissement n’existe pas dans certaines grandes villes. Les effets négociés
dans ces villes sont dits au pair ; Ainsi donc, les effets négociés au pair ne supportent pas de
commission d’encaissement.
Application : Soient les effets suivants négociés auprès de la BGFI-Bank de Ngaoundéré au
20 Avril 2022 par la société CHEIKH :
- 300 000 FCFA, Maroua au 24/04, commission d’encaissement 2% ;
- 360 000 FCFA, Ngaoundéré au 28/05, commission d’encaissement 2% ;
- 300 000 FCFA, Garoua au 17/06, commission d’encaissement 4% ;
- 270 000 FCFA, Banyo au 27/06, commission d’encaissement 2%.
Autres conditions d’escompte : taux d’escompte 6% ; commission d’endossement 1% par
effet ; commission de service 1,5% pour les effets de Garoua et Ngaoundéré ; commission de
bordereau 500 FCFA par effet ; minimum de 8 jours par effet ; deux jours de banque ; TVA
19,25% sur agio HT.
Travail à faire : établir le bordereau d’escompte : date de valeur 20/04/2017.
N.B : Seule la commission d’endossement est proportionnelle au temps. Arrondir tous les
résultats décimaux au franc inférieur.

Solution :
1) Calculs annexes
- Les escomptes sont :
300 000×6×10 360 000×6×40
Effet 1 : e1 = = 𝟓𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀 ; Effet 2: e2 = = 𝟐𝟒𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
36000 36000
300 000×6×60 270 000×6×70
Effet 3 : e3 = = 𝟑𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀 ; Effet 4: e4 = = 𝟑𝟏𝟓𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
36000 36000

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- Les commissions d’encaissement sont :
300 000 × 2% + 360 000 × 2% + 300 000 × 4% + 270 000 × 2% = 𝟑𝟎𝟔𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
- La commission de service : 360 000 + 300 000 = 660 000 × 1,5% = 𝟗𝟗𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
- Les commissions d’endossement sont :
300 000×1×10 360 000×1×40
Effet 1 : e1 = = 𝟖𝟑 𝐅𝐂𝐅𝐀 ; Effet 2: e2 = = 𝟒𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀
36000 36000
300 000×1×60 270 000×1×70
Effet 3 : e3 = = 𝟓𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀 ; Effet 4: e4 = = 𝟓𝟐𝟓 𝐅𝐂𝐅𝐀
36000 36000
- Les commissions de bordereau total : 500 x 4 = 2000 FCFA
- Agio HT sur bordereau :
Agio HT = e + commissions soit agio HT = 9050 + 44008 = 𝟓𝟑 𝟎𝟓𝟖 𝐅𝐂𝐅𝐀

2) Bordereau d’escompte
BGFI-Bank de Ngaoundéré
Effet à l’escompte Destinataire
Remise du 20 Avril 2022 Compte N°…….
N° Montant effet Lieu de Echéances Durées Escompte Endos.
paiement
1 300 000 Maroua 25/04 10 500 83
2 360 000 Ngaoundéré 28/05 40 2400 400
3 300 000 Douala 17/06 60 3000 500
4 270 000 Banyo 27/06 70 3150 525
Totaux 1230 000 - - - 9050 1508
Valeur nominale : 1230 000
Escompte : 9050
Endossement : 1508
Encaissement : 30600
Bordereau : 2000
Service : 9900
Agio HT : 53 058
TVA 19,25% : 10 213
Agio TTC : 63 271
Net d’escompte 1166 729

N.B : le net d’escompte est le montant net porté au crédit du compte client dans la banque
après une négociation complète d’un effet ou d’un groupe d’effets.
𝐧𝐞𝐭 𝐝′ 𝐞𝐬𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞 = 𝐕𝐧 − 𝐚𝐠𝐢𝐨𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐠𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐝′𝐞𝐟𝐟𝐞𝐭𝐬
net d′ escompte = 1230 000 − 63 271 = 𝟏 𝟏𝟔𝟔 𝟕𝟐𝟗 𝐅𝐂𝐅𝐀

II- TAUX REEL ET TAUX DE REVIENT D’ESCOMPTE


1- Taux réel d’escompte
Le taux réel d’escompte est le taux (T) qui, appliqué à la valeur nominale (Vn), pour
une durée de la période restant à courir exprimée en jours (n), permet d’obtenir l’agio hors
taxes de sorte que :
𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 × 𝐚𝐠𝐢𝐨 𝐇𝐓
𝐓=
𝐕𝐧 × 𝐧
Application : un effet de 60000FCFA ayant 60 jours à courir a supporté un agio HT de
1642,4.
Travail à faire : calculer le taux unique qu’il faut appliquer à la valeur nominale pour obtenir
le montant total de l’agio HT.

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Solution : T = (36000*1642,4) /60000*60= 16,12%

Le taux réel d’escompte permet de faire une comparaison des conditions d’escompte
faites par deux ou plusieurs banques. Il est question de déterminer la banque qui présente les
meilleures conditions pour une négociation des effets de commerce.

2- Taux de revient du Banquier (Tr)


C’est le taux qu’il faut appliquer sur la valeur actuelle HT ou TTC d’un effet pour
avoir directement le montant de l’agio HT ou Agios TTC.
𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 × 𝐚𝐠𝐢𝐨𝐇𝐓 𝟑𝟔𝟎𝟎𝟎 × 𝐚𝐠𝐢𝐨𝐓𝐓𝐂
𝐓𝐫𝐇𝐓 = ou𝐓𝐫𝐓𝐓𝐂 =
𝐕𝐚𝐇𝐓 × 𝐧 𝐕𝐚𝐓𝐓𝐂 × 𝐧
Application : calculer le taux de revient HT et le taux de revient TTC d’un effet de valeur
nominale 70000FCFA escompté dans les conditions suivantes : taux d’escompte 8%, taux
d’endossement 0,4%, commission de bordereau 0,2% de la valeur nominal de l’effet,
commission d’encaissement 150FCFA minimum de jour à courir 76 jours.

Solution :
- TrHT= (36000 *Agio HT) / (Va HT *n)
Escompte = (Vn *t*n) / 36000 ;
Escompte = (70000 *8*76) / 36000=1182,2
Commission d’endossement = (70000 *0,4*76) / 36000=59,1
Commission de bordereau = 70000*0,2 / 100 = 140
Commission d’encaissement= 150

Agios HT = 1531,3
TVA= 294,77
Agios TTC = 1826,07
Net a votre au crédit de votre compte= 68173,93
TRHT= (36000 *1531,3) / (68468,7 *76)= 10,59%

- TrTTC= (36000*Agio TTC) / (Va TTC*n) ;


Va TTC = 1531,3*1,1925 = 81648,62
TrTTC= (36000*1826,07) / (81648,62*76)= 10,59%.

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THEME VI : EQUIVALENCE DES EFFETS
Leçon 11 : Equivalence des effets
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Expliquer la notion d’équivalence des effets ;
- Résoudre les problèmes liés aux équivalences des effets.

I- Date d’équivalence et taux d’équivalence


1- Définition
On dit que deux ou plusieurs effets sont équivalents lorsqu’ils ont la même valeur
actuelle, à une date donnée, appelée date d’équivalence.

2- Calcul de la date d’équivalence de deux effets


Application : Trouver la date à laquelle les effets suivants sont équivalents au taux de 6%
l’an.
- 2985 FCFA, échéant au 15/01 ;
- 3010 FCFA, échéant au 6/03.

Solution :
15/1 16/3 Janvier : 31-15 = 16 jours
50 jours Février : 28 jours
Mars : 6 jours
Si n est le nombre de jours à courir pour la date d’équivalence, à partir de la date d’escompte
jusqu’à la date d’échéance, on aura :
(2985 × n × 6) (3010(n + 50) × 6)
2985 − = 3010 −
36000 36000
−500
𝐧= = −𝟐𝟎 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬
25
Ce qui correspond à une date d’équivalence du 4 février, soit +20 jours à partir du 15 janvier.

3- Calcul du taux d’équivalence


Application : Deux effets l’un de 90 000 FCFA, échéant au 18/2 et l’autre 90 150 FCFA
échéant au 10/3, sont équivalents le 9/1. Trouver le taux équivalent.

Solution :
9/1 18/2 10/3 si t est le taux recherché, on aura :

(90 000×𝑡×40)
40 jours 90 000 − = 90 150 −
36000
(90 150×𝑡×60)
36000
60 jours on trouve 𝐭 = 𝟐, 𝟗𝟖% ≈ 𝟑%

II- EQUIVALENCE DE DEUX GROUPES D’EFFETS


1- Echéance commune
On appelle échéance commune, la date à laquelle la valeur actuelle de l’effet
remplaçant est égale à la somme des valeurs actuelles des effets remplacés.
Application : on veut remplacer trois effets :
- 4500 FCFA au 10/2 ;
- 2300 FCFA au 15/3 ;
- 3700 FCFA au 14/4.

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Par un effet unique de 10 470 FCFA au taux de 6% l’an.
Travail à faire : déterminer la date de l’échéance commune

Solution : considérons la date d’échéance de l’effet le plus ancien comme origine (date
d’équivalence). Le tableau de calcul se présente ainsi :
Valeurs des effets (Vi) Echéance (ei) Nombres de jours ou Nombre (Vi*ni)
durées (ni)
4500 10/2 0 0
2300 15/3 33 75 900
3700 14/4 63 233 100
Total = 10500 - - 309 000
Si le diviseur fixe est 36000/6 = 6000, on aura donc l’équation :
309 000 (10470 × 𝑛)
10500 − = 10 470 −
6000 6000
21,5
𝐧= = 𝟏𝟐, 𝟑𝟐 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝟏𝟐 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬
1,745
La date d’échéance commune est le 22 février c’est-à-dire 12 jours à partir du 10 février.

2- Echéance moyenne
On appelle échéance moyenne de plusieurs effets, l’échéance commune de ces effets
lorsque la valeur nominale de l’effet unique est égale à la somme des valeurs nominales des
effets remplacés.
Si n est le nombre de jours à courir jusqu’à l’échéance moyenne cherchée, on aura :
∑𝐍
𝐧= 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐍 (𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞) = 𝐕𝐢 × 𝐧𝐢 𝐞𝐭 𝐕𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐭𝐬
∑ 𝐕𝐢
Application : Déterminer l’échéance moyenne des effets suivants
- 4000 FCFA au 30/4 ;
- 6000 FCFA au 30/5 ;
- 10 000 FCFA au 19/6.
Date d’équivalence le 31/3 ; taux annuel 6%.

Solution :
Valeurs des effets (Vi) Echéance (ei) Nombres de jours ou Nombre (Vi*ni)
durées (ni)
4 000 30/4 30 120 000
6 000 30/5 60 360 000
10 000 19/6 80 800 000
Total = 20 000 - - 1280 000
1280 000
𝐧= = 𝟔𝟒 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬
20 000
Soit une date d’échéance moyenne du 3 juin, c’est-à-dire 64 jours à partir de la date du 31
mars (date d’échéance).
Remarque : l’échéance moyenne est indépendante du taux d’équivalence.

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THEME VII : LES SUITES NUMERIQUES
Introduction du thème
On appelle progressions une suite mathématique qui est bien évidement logique. On
distingue deux types de progressions qui sont :
- La progression arithmétique ;
- La progression géométrique.

Leçon 12 : La progression arithmétique


OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la suite ou progression arithmétique ;
- Calculer une suite arithmétique (le terme, la raison, la somme).

I- DEFINITION, DETERMINATION DU TERME ET LA RAISON D’UNE


SUITE ARITHMETIQUE
1- Définition
C’est une suite de nombre réel tel que chacun de ses nombres autres que le premier
s’obtient en ajoutant au nombre précédent un même nombre appelé raison.
Une suite arithmétique de raison r (r étant un nombre donné) est une suite de nombres U1, U2,
U3, … Un tels que :
U2=U1+r ; U3=U2+r ; U4=U3+r

2- Détermination du terme d’une suite arithmétique


Considérant une suite arithmétique de premier terme U0 et de raison r. on a :
Un=Un-1+r
La somme U1+ U2+ U3+ U4+…+ Un= U0+ U1+ U2+ U3+…+ Un-1+ r = Un=U0+nr

3- Détermination de la raison d’une progression arithmétique


Si on extrait deux termes consécutifs, Up et Up+1, la raison r sera Up+1- Up, ainsi on peut
avoir :
- r positif : il s’agit d’une progression arithmétique croissante U1<U2< U3<U4 ;
- r négatif : il s’agit d’une progression arithmétique décroissante U1>U2> U3>U4.
- r nulle : il s’agit d’une progression arithmétique constante U1=U2=U3=U4
Si on extrait deux termes Up et Up+1séparer de quelque terme on procède de la manière
suivante :
Up+k=Up+ (p+k-p)r = Up+kr = Up+k - Up=kr
r= (Up+k - Up) / k
Application : Un expert a reçu une somme forfaitaire de 100 000 FCFA. En plus de ce
montant il reçoit chaque jour de travail une somme de 20 000 FCFA.
Travail à faire :
- Quelle est sa rémunération après un jour de travail ?
- Déterminer cette rémunération après 3 jours de travail
- Donner l’expression qui permet de trouver cette rémunération après n jours de travail,
puis conclure.
Solution : soit U la rémunération de l’expert et U0 sa rémunération initiale avant le travail :
Rémunération de l’expert après un jour de travail (U1) est :
U1 = 100 000 + 20 000 = 120 000 FCFA
Rémunération de l’expert après 3 jours de travail (U3) est :

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U3 = 100 000 + 20 000 × 3 = 160 000 FCFA
Expression de la rémunération de l’expert après n jours de travail (Un) :
Un = 100 000 + 20 000 × n
Conclusion : cette expression est sous la forme𝐔𝐧 = 𝐔𝟎 + 𝐧𝐫. Par conséquent la rémunération
de l’expert suit une progression arithmétique de raison r = 20 000 FCFA et de premier terme
U0 = 100 000 FCFA.

Remarque :
Si le premier terme de la suite est U1, on obtient : Un= U1 + (n-1) r
En général si le premier terme de la suite est Ua on a : Un= Ua + (n-a) r

II- SOMME DE n PREMIERS TERMES D’UNE SUITE ARITHMETIQUE


1- Formules de calcul
Si U1 désigne le premier terme et Un le dernier terme, on a pour tout entier naturel n :
𝐧(𝐔𝟏 +𝐔𝐧 )
S=
𝟐
Si le premier terme est U0 et le dernier terme Un, on a pour tout entier naturel n :
(𝐔𝟎 +𝐔𝐧 )
S= (𝒏 + 𝟏) 𝟐
2- Applications
Application 1 : Calculer la somme des 100 premiers nombres pairs.
Solution 1 : S= [(2 + 200) / 2] 100 = 10100

Application 2 : Pendant une semaine, NOL cotise tous les jours les sommes d’argent en
progression arithmétique, le premier terme étant 5000F (versement de Lundi) et de raison
400F.
Travail à faire : Calculer la somme totale que NOL aura constitué au soir du dimanche après
le dernier versement.

3- Calcul de la raison, du terme intermédiaire entre la somme totale à trois


termes consécutifs extrait d’une suite arithmétique
Si on considère S, la somme total de trois termes consécutif Up-1;Up et Up+1 on aura :
- Le terme intermédiaire Up=S/3, on dira que la moyenne arithmétique de la somme des
trois termes consécutifs s’une suite arithmétique est la valeur du terme intermédiaire
avec pour raison
𝐒−(𝟑∗𝐔(𝐏−𝟏)
r=
𝟑
Application : On met à votre disposition une somme de 2700FCFA constituée de trois
capitaux en progression arithmétique. Le produit des capitaux extrêmes est 770000FCFA.
Calculer chacun des capitaux ainsi que la raison de la progression.
Remarque : si on considère trois termes consécutifs et équidistant extrait d’une suite
arithmétique Up-1; Up et Up+1 on admet les propriétés suivantes :
𝐔(𝐩−𝟏)+𝐔(𝐩+𝟏)
- Terme intermédiaire : Up= 𝟐
𝐔(𝐩+𝟏)−𝐔(𝐩−𝟏)
- Raison : r = = Up - Up-1= Up+1- Up
𝟐

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Leçon 13 : La progression géométrique
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la suite ou progression géométrique ;
- Calculer une suite géométrique (le terme, la somme).

I- DEFINITION ET DETERMINATION DU TERME D’UNE SUITE


GEOMETRIQUE
1- Définition
On appelle suite géométrique une suite de nombres tels que : 02 nombres consécutifs
soient dans un rapport constant appelé raison que l’on note q. Soient U1, U2, U3, … Un les
termes d’une suite géométrique alors : U2=U1q ; U3=U2q=U1q2…

2- Détermination du terme d’une suite géométrique


Considérons une suite géométrique de premier terme U0 et de raison q :
Un = U0*qn
Si le premier terme de la suite est Ua et la raison q, on a : Un = Ua*qn-a
Application : une suite géométrique de premier terme U0=464 et de raison 2 est constituée de
plusieurs terme dons Un=475136
Travail à faire :
1- Calculer U1 à U8
2- Trouver le rang du dernier terme Un et déduire le nombre total des termes consécutifs
de cette suite.

II- PROPRIETES ET SOMME D’UNE SUITE GEOMETRIQUE


1- Propriétés des suites géométriques
Dans une suite géométrique, le carré de chaque terme excepte celui de Uo est égale au
produit des termes qui l’encadre
- Si Up-1; Up et Up+1 sont trios terme consécutifs d’une suite géométrique on peut écrire
(Up)2 = Up+1* Up-1
- Si dans une suite géométrique on extrait n+1 termes consécutifs le produit des termes
équidistants des extrêmes de cette suite extraite est égal au produit des termes
extrêmes
- La moyenne géométrique de trois termes consécutifs donne la valeur du terme
intermédiaire tel que : Up = √Up-1* Up *Up+1
- La raison est obtenue principalement par la formule suivante : q= Up+1 / Up
Remarque :
- Si q>1, il s’agit d’une suite géométrique croissante ;
- Si 0<q<1, il s’agit d’une suite décroissante ;
- Si q=1, il s’agit d’une suite géométrique constante.

2- Somme de n premiers termes d’une suite arithmétique


Considérons une suite géométrique de premier terme Uo et de raison q, la somme
Sn=∑Ui est égale à :
𝐔𝐨(𝟏−𝐪𝐧)
Sn=
𝟏−𝐪
Si le premier terme est U1, alors Sn est
S= [(qn-1) / (q-1)] U1si q est différent de 1.

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Application 1 : Calculer la somme des termes de la progression suivante : 2 ; 4 ; 8 ; 16 ; 32 ;
64 ; 128 ; 256.
Application 2 : les ventes d’une entreprise croissent de 10% chaque année, si à la création de
l’entreprise le chiffre d’affaires réalisé était de 2 000 000F, quel sera le chiffre d’affaires à la
10èmeannée d’existence et quel sera le chiffre d’affaires total réalisé au bout de ses 10
premières années.

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DEUXIEME PARTIE : STATISTIQUES
THEME VIII : DESCRIPTION STATISTIQUE D’UNE POPULATION
Leçon 14 : Généralités sur la statistique
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Maitriser les notions de base en statistique ;
- Observer et dépouiller.

I- NOTIONS DE BASE
1- Définitions
Statistique : C’est une technique qui permet de rassembler et d’étudier tous les
renseignements susceptibles de mesurer l’évolution d’un phénomène.
Les statistiques : Ensemble des données numériques qui concernent l’évolution d’un
phénomène étudié au moyen de la statistique.
La population statistique : C’est l’ensemble de personne ou d’éléments soumis à une
étude statistique.
Individus ou unité statistique : C’est un élément de la population statistique.
Echantillon de la population : C’est une partie de la population sur laquelle porte
l’étude.
Effectif total (N) : C’est le nombre de personne qui constitue une population
statistique.

2- Les types de caractères


Caractère statistique : C’est l’aspect particulier de l’individu auquel on s’intéresse. Il
peut être quantitatif ou qualitatif.
a. Caractère qualitatif
C’est un caractère dont les variables ne sont pas mesurables. Exemple la couleur, le
sexe…
b. Caractère quantitatif
C’est un caractère dont les variables sont mesurables. Exemple la taille, le poids… Le
caractère quantitatif peut être discret et continu. Le caractère quantitatif est discret lorsque
les valeurs observées sont isolées. Tandis que le caractère quantitatif est continu lorsque les
valeurs peuvent être présentées sous forme d’intervalle (Etant appelé la classe).
(𝐛𝟏+𝐛𝟐)
Classe = [b1 ; b2 [ ; L’amplitude d’une classe = b2-b1 ; Le centre d’une classe = 𝟐
Modalité (xi): C’est une rubrique associée à un caractère. C’est l’ensemble de valeur que peut
prendre un caractère statistique. Exemple le caractère sexe comporte deux modalités.
Effectif d’une modalité (n): C’est le nombre de fois qu’une modalité est observée.
Fréquence (fi): C’est le quotient de l’effectif d’une modalité par l’effectif total.
𝐧 𝐧
𝐟𝐢 = × 𝟏𝟎𝟎 ou 𝐟𝐢 =
𝐍 𝟏𝟎𝟎
La collecte des renseignements : elle se fait relativement à un ensemble soit aux moyens
du recensement impliquant tous les éléments de l’ensemble (enquête exhaustive) soit aux
moyens d’un sondage ne portant que sur les éléments d’un échantillon (enquête partielle).

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II- LE DEPOUILLEMENT
1- Définition
C’est une méthode qui consiste à regrouper, à trier, à dénombrer et à totaliser les séries
statistiques de manière à les rendre utilisable dans une analyse.

2- Les types de dépouillement


Le dépouillement peut se faire par :
- Des pointages carrés ( )
- Des pointages en bâtonnets (IIII)
Application :
Les jets d’un dé de manière successif ont donné les résultats suivants
4 3 6 2 1 4 1 5
5 3 4 5 6 4 2 4
3 2 5 6 4 6 2 6
6 1 5 3 1 4 1 4

Travail à faire :
1- Combien de fois a-t-on jeté ce dé ?
2- Procéder au dépouillement.

Solution :
1- Le dé a été jeté 32 fois
2- Dépouillement
Modalités 1 2 3 4 5 6 Total
Pointages IIII IIII IIII IIII III IIII IIII 31

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Leçon 15 : Les tableaux statistiques

OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :


- Observer, enregistrer et regrouper les données d’une population ;
- Calculer les fréquences relatives ; les effectifs et fréquences cumulées.

Introduction
Les tableaux statistiques sont des tableaux à 02 ou plusieurs colonnes dans lesquelles
figures les modalités, les pointages, les effectifs des modalités. On peut parfois ajouter les
fréquences. Chaque tableau sera fait en fonction du caractère étudier.

I- CAS D’UN CARACTERE QUALITATIF


1- Tableau d’effectifs et Fréquences
Application : Au cours d’une enquête réaliser dans une région portant sur les couleurs des
véhicules, l’on a observé les renseignements suivants : Grise ; grise ; noire ; bleue ; bleue ;
blanche ; blanche ; blanche ; noire ; jaune ; grise ; grise ; noire ; noire ; blanche ; noire ; noire
; bleue ; grise et grise.
Travail à faire : Présenter les résultats dans un tableau statistique et calculer les fréquences
relatives.

Solution :
Modalités Grise Noire Bleue Blanche Jaune Total
Effectifs 6 6 3 4 1 20
Fréquences 30% 30% 15% 20% 5% 100%

2- Tableau effectifs et fréquences cumulées


Application : reprenons l’application précédente, puis calculons les effectifs cumulés et les
fréquences cumulées

Solution :
Modalités Grise Noire Bleue Blanche Jaune Total
Effectifs 6 6 3 4 1 20
ECC 6 12 15 19 20 -
ECD 20 14 8 5 1 -
Fréquences 30% 30% 15% 20% 5% 100%
FCC 30% 60% 75% 95% 100% -
FCD 100% 70% 40% 25 5% -

II- CAS D’UN CARACTERE QUANTITATIF


1- Caractère quantitatif discret
a- Tableau des effectifs et des fréquences
Application : Dans la ville de Touboro une enquête a été menée auprès de 30 familles afin de
savoir le nombre d’enfants par familles. Les personnes interrogées ont fourni les résultats
suivants : 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 0 ; 0 ; 1 ; 2 ; 1 ; 0 ; 0 ; 4 ; 3 ; 0 ; 3 ; 3 ; 2 ; 3 ; 4 ; 1 ; 3 ; 3 ; 4 ; 3 ; 0 ;
1 ; 2 ; 3 ; 2.

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Travail à faire : Présenter le tableau des effectifs, puis calculer les fréquences relatives.

Solution :
Modalités 0 1 2 3 4 Total
Pointages IIII II IIII IIII IIII IIII IIII -
Effectifs 7 5 5 9 4 30
Fréquences 23,33% 16,67% 16,67% 30% 13,33% 100%
(%)

b- Tableau des effectifs et fréquences cumulées


Reprenons l’application ci-dessus, calculons les effectifs cumulés croissants et décroissants.
Solution :
Modalités 0 1 2 3 4 Total
Effectifs 7 5 5 9 4 30
ECC 7 12 17 26 30 -
ECD 30 23 18 13 4 -
Fréquences (%) 23,33% 16,67% 16,67% 30% 13,33% 100%
FCC 23,33% 40% 56,67% 86,67% 100% -
FCD 100% 76,67% 60% 43,33% 13,33% -

2- Caractère quantitatif continu


a- Tableau des effectifs et des fréquences
Application :
Le gérant du magasin de la Sté CHEIKH récapitule les encaissements réalisés par son
magasin à la veille des fêtes de fin d’année (en millier de FCFA).
20 60 56 110 52 62 140 110
25 13 22 36 29 45 95 22
118 37 85 35 43 12 80 45
Travail à faire :
1- Regrouper les données du tableau ci-dessus dans les classes correspondantes ci-après :
[10 000 ; 50 000[; [50 000 ; 90 000[; [90 000 ; 130 000[; [130 000 ; 170 000[.
2- Effectuer le dépouillement.
3- Calculer les fréquences relatives.

Solution :
Modalités x103 [10 ; 50 [ [50 ; 90[ [90 ; 130[ [130; 170[. Total
Pointages IIII IIII III IIII I IIII I -
Effectifs 13 6 4 1 24
Fréquences 54,2% 25% 16,7% 4,1% 100%

b- Tableau des effectifs et fréquences cumulées


Reprenons l’application ci-dessus et calculons les effectifs cumulés croissants et
décroissants, les fréquences cumulées croissantes et décroissantes, les centres et les
amplitudes des classes.

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Solution :
Modalités x103 [10 ; 50 [ [50 ; 90[ [90 ; 130[ [130; 170[. Total
Effectifs 13 6 4 1 24
ECC 13 19 23 24 -
ECD 24 11 5 1 -
Fréquences (%) 54,2 25 16,7 4,1 100
FCC 54,2 79,2 95,9 100 -
FCD 100 45,8 20,8 4,1 -
Centres de classes (𝒄𝒊 ) 30 70 110 150 -
Amplitudes de classes (𝒂𝒊 ) 40 40 40 40 -

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THEME IX : REPRESENTATION GRAPHIQUE DES SERIES STATISTIQUES
Introduction
Les représentations graphiques sont utilisées pour synthétiser de façon visuelle les
informations contenues dans les tableaux statistiques. Ces représentations diffèrent selon que
le caractère est soit qualitatif ou quantitatif.

Leçon 16 : Cas d’un caractère qualitatif


OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Présenter un diagramme circulaire, à bandes, en tuyaux d’orgue ;
- Représenter un diagramme circulaire, à bandes, en tuyaux d’orgue.

Introduction
Trois modes de représentations sont généralement utilisés lorsque le caractère étudié
est qualitatif à savoir : Le diagramme circulaire (semi-circulaire ou en secteurs circulaires) ;
Le diagramme à bandes ; Le diagramme à tuyaux d’orgue.

I- DIAGRAMME CIRCULAIRE
1- Présentation
Ici, la surface totale est identifiée à celle d’un cercle et les parts relatives aux rubriques
correspondant aux surfaces des cercles.

2- Application
Application : A l’aide du tableau statistique ci-dessous.
Modalités Gris Orange Bleue Blanche Jaune Total
Effectifs 6 6 3 4 1 20
Travail à faire : calculer les fréquences et les angles au centre par rapport à chaque modalité,
dans le cas d’un diagramme semi-circulaire et d’un diagramme en secteurs circulaires.
Solution :
Angle au centre (Oi ) = fi × 1800 (diagramme semi-circulaire)
Angle au centre (Oi ) = fi × 3600 (diagramme en secteurs circulaires)
Modalités Grise Orange Bleue Blanche Jaune Total
Effectifs 6 6 3 4 1 20
Fréquences 30% 30% 15% 20% 5% 100%
Angles circulaire (360°) 108° 108° 54° 72° 18° 360°
Angles semi-circulaire (180°) 54° 54° 27° 36° 9° 180°

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Diagramme en secteurs circulaires
Jaune 18°

Blanche Grise
72° 108°

Bleue
54°
Orange
108°

Diagramme semi-circulaire

Jaune

Blanche Grise
36° 54°

Bleue
27° Orange
54°

II- DIAGRAMME A BANDES


1- Présentation
Cette représentation est un grand tuyau qui est divisé en rectangle dont la longueur est
proportionnelle à la fréquence ou à l’effectif de la modalité.
2- Application
Application : Une étude portant sur le pays d’origine de 125 personnes a donné le résultat
suivant :
Pays d’origine Nombre de personnes
Cameroun 75
Congo 15
Gabon 10
R.C.A 15
Tchad 10
Total 125
Travail à faire : Faite une représentation à bandes de cette série statistique
Solution :

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Diagramme à bandes
140
120 Tchad
R.C.A
100
Gabon
80 Congo
60
40 Cameroun
20
0
Nombre de personnes

Cameroun Congo Gabon R.C.A Tchad

III- DIAGRAMME EN TUYAUX D’ORGUE


1- Présentation
Chaque tuyau correspond à une modalité. Les bases des tuyaux sont constantes, et
leurs hauteurs proportionnelles à leurs effectifs ou à leurs fréquences.

2- Application
A partir de l’application précédente, faisons une représentation en tuyaux d’orgue de le
série statistique.
Solution :
Diagramme en tuyaux d'orgue
80
70
60
Effectifs

50
40
30
20
10
0
Cameroun Congo Gabon R.C.A Tchad
Pays

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Leçon 17 : Cas d’un caractère quantitatif
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Représenter les séries statistiques dont les caractères quantitatifs sont discrets ;
- Représenter les séries statistiques dont les caractères quantitatifs sont continus.

I- CAS D’UN CARACTERE QUANTITATIF DISCRET


Dans ce cas, il existe deux représentations possibles : le diagramme en bâtons et le
diagramme en escalier.
1- Diagramme en bâtons
Dans ce diagramme, chaque bâton représente une modalité. La longueur d’un bâton est
proportionnelle à l’effectif ou à la fréquence de la modalité.
Application : soit le tableau suivant représentant la distribution de 250 personnes selon le
nombre de pièces de leur logement.
Nombre de pièces Effectif
1 70
2 85
3 50
4 35
5 10
Total 250
Travail à faire : Faite une représentation en diagramme en bâtons de cette série statistique.
Solution :
Diagramme en bâtons
90
80
70
60
Effectifs

50
40
30
20
10
0
1 2 3 4 5
Nombre de pièces

2- Diagramme en escalier
Il est représenté sur la base des effectifs cumulés ou des fréquences cumulées. La
courbe obtenue est une courbe en escalier ascendante ou descendante.
Application : reprenons l’application précédente et traçons les diagrammes en escalier
ascendant et descendant.
Nombre de Effectif Fréquences FCC FCD
pièces
1 70 28 28 100
2 85 34 62 72
3 50 20 82 38
4 35 14 96 18
5 10 4 100 4
Total 250 100 - _-

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II- CAS D’UN CARACTERE QUANTITATIF CONTINU
A ce niveau nous verrons les histogrammes, le polygone des effectifs ou des
fréquences, les courbes cumulatives.
1- Les histogrammes
Dans le cas d’un caractère continu où les variables sont regroupées en classes se
valeurs, le diagramme de référence est l’histogramme. A chaque classe de variable on fait
correspondre la surface d’un rectangle ayant pour base l’amplitude des classes, deux cas
peuvent se présenter.
a- Cas où les amplitudes des classes sont égales
Application : Soit la répartition de 75 personnes selon le revenu net hebdomadaires.
Revenu [1500-1900[ [1900-2300[ [2300-2700[ [2700-3100[ [3100-3500[ Total
Nombre 36 9 15 7 8 75
de
personnes
Travail à faire : Construire l’histogramme de cette série statistique ainsi que le polygone des
effectifs.
Solution :
histogramme
40
35
Nombre de personnes

30 Polygone des effectifs ou


des fréquences
25
20
15
10
5
0
Revenu

[1500-1900[ [1900-2300[ [2300-2700[ [2700-3100[ [3100-3500[

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Remarque : le polygone des effectifs ou des fréquences est une courbe qui relie les sommets
de l’histogramme.

b- Cas où les amplitudes des classes sont inégales


Dans ce cas on corrige les effectifs de la manière suivante :
𝐄𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐢𝐠é
𝐄𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐝𝐚𝐥𝐢𝐭é
= × 𝐚𝐦𝐩𝐥𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞
𝐚𝐦𝐩𝐥𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭𝐞
Application : Reprenons l’application précédente en supposant que les classes sont ainsi :
Revenu [1500-2100[ [2100-2300[ [2300-2700[ [2700-2900[ [2900-3500[ Total
Nombre 36 9 15 7 8 75
de
personnes
Travail à faire : construire l’histogramme
Solution :
Revenu [1500-2100[ [2100-2300[ [2300-2700[ [2700-2900[ [2900-3500[ Total
Nombre de 36 9 15 7 8 75
personnes
Amplitudes 600 200 400 200 600 -
Eff. Corrigés 12 9 7,5 7 2,67 -

2- Les courbes cumulatives


Il s’agit ici de tracer le polygone des effectifs cumulés croissant et polygone des
effectifs décroissant On peut également tracer le polygone des fréquences cumulées
croissantes et décroissantes.
Application : une compagnie de transport s’intéresse au kilométrage effectué par ses
véhicules. Les statistiques recueillies sont représentées dans le tableau suivant :
Trajet en Km [10 ; 20[ [20 ; 30[ [30 ; 40[ [40 ; 50[ [50 ; 60[ [60 ; 70[ Total
Effectifs (ni) 09 13 22 10 07 04 65
Travail à faire : Tracer les polygones des effectifs cumulés croissant et décroissant, ainsi que
le polygone des fréquences cumulées croissantes et décroissantes.

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Solution :
Trajet en Km [10 ; 20[ [20 ; 30[ [30 ; 40[ [40 ; 50[ [50 ; 60[ [60 ; 70[ Total
Effectif (ni) 9 13 22 10 07 04 65
ECC 9 22 44 54 61 65 -
ECD 65 56 43 21 11 4 -
Fréquence (fi) 13,85 20 33,85 15,38 10,77 6,15 100
FCC 13,85 33,85 67,7 83,08 93,85 100 -
FCD 100 86,15 66,15 32,3 16,92 6,15 -

- Courbes cumulative à partir des ECC et ECD

- Courbes cumulative à partir des FCC et FCD

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THEME X : CARACTERISTIQUES DE POSITION D’UNE SERIE STATISTIQUE
Introduction
Encore appelées caractéristiques de tendance centrale, elles renseignent sur l’ordre
de grandeur de la série statistique étudiée. Elles permettent de savoir autour de quelles valeurs
se situe la variable d’une série statistique. Parmi les caractéristiques de position, on distingue :
le mode, la médiane et la moyenne.

Leçon 18 : Le mode (Mo)


OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir le mode ;
- Déterminer le mode d’une série statistique à caractère qualitatif et quantitatif.

Introduction
Le mode (Mo) encore appelé valeur dominante, c’est la valeur de la variable
statistique la plus fréquemment observée ; c’est-à-dire la valeur de la modalité qui correspond
à l’effectif le plus élevé. Autrement dit, le mode noté Mo est la modalité qui admet la plus
grande fréquence.

I- MODE D’UNE SERIE STATISTIQUE A CARACTERE QUALITATIF


Le mode dans une série statistique qualitative est toute modalité qui a le plus grand
effectif.
Application : la Sté Danfili spécialisée dans la vente des peintures pour automobile, veut
s’approvisionner en stock de peintures différentes. Mais avant de passer commandes, elle
aimerait savoir les couleurs les utilisées. Le résultat du dépouillement permet d’avoir le
tableau suivant :
Couleurs Jaune Bleue Rouge Noire Grise Blanche Total
Effectifs 22 9 14 12 17 11 85
Travail à faire : déterminer le mode de cette série statistique.
Solution : la modalité (couleur) jaune a le plus grand effectif. L’interprétation qui en résulte
est que l’on retrouve plusieurs véhicules de couleur jaune. On pourra commander plus de
peintures de couleurs jaunes.

II- MODE D’UNE SERIE STATISTIQUE A CARACTERE QUANTITATIF


1- Mode d’une série discrète
Le mode dans une série statistique discrète est toute modalité qui a le plus grand
effectif.
Application : les notes sur 20 de la première séquence en mathématiques appliquées des
élèves de la classe de première STT sont regroupées dans le tableau ci-dessous :
Notes 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 Total
ni 3 6 6 12 9 14 5 5 7 3 70
Travail à faire : Quelle est la note obtenue par le plus grand nombre d’élèves (le mode) ?

Solution : La modalité12 a le plus grand effectif. Le mode est donc 12. L’interprétation qui
résulte est que la note 12/20 est celle qui a été obtenue par le plus grand nombre d’élèves.

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2- Mode d’une série continue d’amplitude égale
Ici le mode est le centre de la classe modale. La classe modale est celle qui a l’effectif
le plus élevé.
Désignons par 𝐚𝐢 et 𝐛𝐢 respectivement les bornes inférieures et supérieures de la classe
modale, et par Mo le mode. On a :
𝐚𝐢 + 𝐛𝐢
𝐌𝐨 =
𝟐
Application : considérons la série statistique suivante
Classes [10-20[ [20-30[ [30-40[ [40-50[ [50-60[
Effectif (ni) 10 25 18 15 9
Travail à faire : Déterminer le mode de cette série
Solution :
La classe modale est : [20-30[
20+30
Le mode est le centre de la classe modale Mo = = 𝟐𝟓
2

3- Mode d’une série continue d’amplitude inégale


Le mode est égal également le centre de la classe modale, sauf que la classe modale est
celle dont l’effectif corrigé est le plus élevé ou la densité la plus élevée.
Désignons par : 𝐧𝐢 l’effectif réel, 𝐚𝐢 l’amplitude de la classe, l’effectif corrigé 𝑛𝑖′ s’obtient de la
manière suivante :
𝐧𝐢
𝐧′𝐢 = × 𝐚𝐦𝐩𝐥𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞
𝐚𝐢
Et le mode Mo par la formule suivante, où 𝐚𝐢 et 𝐛𝐢 sont respectivement les bornes inférieures et
𝐚𝐢 +𝐛𝐢
supérieures de la classe modale : 𝐌𝐨 = 𝟐
Application : déterminer le mode de la série statistique suivante :
Classes [20-25[ [25-35[ [35-50[ [50-55[ [55-65[
Effectif (ni) 3 10 12 8 6

Solution : trouvons l’amplitude𝐚𝐢 , l’effectif corrigé 𝐧′𝐢 et le centre de classes 𝐜𝐢


Classes 𝐧𝐢 𝐚𝐢 𝐧′𝐢 𝐜𝐢
[20-25[ 3 5 3 22,5
[25-35[ 10 10 5 30
[35-50[ 12 15 4 42,5
[50-55[ 8 5 8 52,5
[55-65[ 6 10 3 60
Total 39 - - -
On se rend compte que, d’après l’effectif corrigé, la classe modale est [50-55[, le mode
50+55
est le centre de cette classe, soit : Mo = = 𝟓𝟐, 𝟓
2

4- Détermination graphique du mode d’une série continue


Le mode d’une série continue peut-être déterminer graphiquement par l’utilisation de
la méthode des diagonales de la classe modale sur l’histogramme.

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Application : considérons la série statistique suivante et déterminons graphiquement le mode.
Classes 𝐧𝐢 𝐚𝐢 𝐧′𝐢
[100-110[ 4 10 4
[110-120[ 6 10 6
[120-140[ 16 20 8
[140-150[ 9 10 9
[150-180[ 15 30 5
Total 50 - -

Histogramme
A partir de l’histogramme, on se rend compte que la classe modale est [140-150[, puisqu’elle
est celle qui a le plus grand effectif. A partir de cette observation, on trace des diagonales à
l’intérieur du rectangle de la classe modale. Ces deux diagonales se croisent en un point. La
projection de ce point sur l’axe des abscisses donne le mode. Le mode est donc : Mo = 145.

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Leçon 19 : La médiane (Me)
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la médiane ;
- Déterminer la médiane d’une série statistique discrète et celle d’une série continue.

Introduction
La médiane d’une série statistique est le nombre, noté Me tel que 50% des modalités
sont inférieures ou égales à Me et 50% supérieures ou égales à Me. En d’autres termes, c’est
la valeur de la variable qui partage une série statistique préalablement rangée (ordre
croissant ou ordre décroissant) en deux parties égales.

I- MEDIANE D’UNE SERIE STATISTIQUE DISCRETE


1- Cas d’une série discrète simple
Pour calculer la médiane d’une série statistique discrète simple ou individualisée, il faut :
- Ordonner la série discrète, de manière croissante ou décroissante ;
- Calculer le rang de la médiane (P) :
𝐍
 Si le nombre d’observations(N) de la série est pair, le rang médian est : P= 𝟐
𝐍+𝟏
 Si le nombre d’observations de la série est impair, le rang médian est : P= 𝟐
- Puis déterminer la médiane (Me) :
𝐗 𝐩 +𝐗 𝐏+𝟏
 Si le nombre d’observations(N) de la série est pair : 𝐌𝐞 = 𝟐
 Si le nombre d’observations(N) de la série est impair, la médiane : 𝐌𝐞 = 𝐗 𝐏
Application 1 : déterminer la médiane de la série statistique suivante : 6 ; 11 ; 4 ; 12 ; 5 ; 6 ;
10 ; 9 ; 8.
Solution 1 : le nombre d’observations (N) est impaire, soit : N = 9.
- Ordonnons cette série de manière croissante : 4 ; 5 ; 6 ; 6 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12
- Déterminons le rang médian (P) : P = 9+1/2= 5e
- La médiane occupe la cinquième position (X5), d’où : Me = 8.

Application 2 : déterminer la médiane (Me) de la série statistique suivante : 12 ; 6 ; 10 ; 15 ;


7 ; 5 ; 8 ; 11
Solution 2 :
Le nombre d’observations (N) est paire, soit : N = 8.
- Ordonnons cette série de manière croissante : 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 10 ; 11 ; 12 ; 15
- Déterminons le rang médian (P) : P = 8/2= 4e
- La médiane occupe la cinquième position (X5), d’où : Me = 8+10/2 = 9.
Ce résultat n’a aucune signification statistique, car la médiane d’une série discrète doit
être une valeur de la série statistique ordonnée. Cette valeur est le nombre le plus proche du
résultat obtenu. D’où, on a : Me = 8 ou Me = 10.

2- Cas d’une série discrète groupée


Pour calculer la médiane d’une série discrète groupée, il faut :
- Calculer l’effectif cumulé croissant ;
- Calculer le rang médian (P) en tenant compte si l’effectif est pair ou impair ;
- Déterminer par interpolation linéaire la médiane.

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Désignons par Me la médiane ; X1 la modalité avant le rang médian ; X2 la modalité après
le rang médian ; ECC1 l’effectif cumulé croissant avant le rang médian et ECC2 l’effectif
cumulé croissant après le rang médian. Pour déterminer la médiane par interpolation linéaire,
on part du principe que :
𝐄𝐂𝐂𝟏 < 𝑃 < 𝐄𝐂𝐂𝟐
{
𝐗 𝟏 < 𝐌𝐞 < 𝐗 𝟐
A partir des encadrements ci-dessus, on pose l’égalité suivante :
P − ECC1 Me − X 1
=
ECC2 − ECC1 X2 − X1
De cette égalité, on obtient la médiane par la formule :
𝐏 − 𝐄𝐂𝐂𝟏 )
𝐌𝐞 = 𝐗 𝟏 + (𝐗 𝟐 − 𝐗 𝟏 ) ( )
𝐄𝐂𝐂𝟐 − 𝐄𝐂𝐂𝟏
Application : soit la série statistique ci-dessous, déterminer sa médiane.
Modalités (Xi) 4 8 10 14 Total
Effectifs (ni) 8 9 5 6 28

Solution : déterminons la médiane de la série statistique


Modalités (Xi) Effectifs (ni) ECC
4 8 8
8 9 17
19 5 22
14 6 28
Total 28 -
Le rang médian (P) : P = 28/2 = 14
L’interpolation linéaire donne les relations suivantes :
8 < 14 < 17
{
4 < Me < 8
14−8 Me −4 𝟏𝟒−𝟖
D’où : = → 𝐌𝐞 = 𝟒 + (𝟖 − 𝟒) (𝟏𝟕−𝟖) = 𝟔, 𝟔𝟕
17−8 8−4

II- MEDIANE D’UNE SERIE CONTINUE


1- Détermination algébrique ou par calcul de la médiane
Elle se détermine également par interpolation linéaire, à partir de la formule suivante :
𝐏 − 𝐄𝐂𝐂𝟏 )
𝐌𝐞 = 𝐋𝐢 + (𝐋𝐬 − 𝐋𝐢 ) ( )
𝐄𝐂𝐂𝟐 − 𝐄𝐂𝐂𝟏
Où 𝐋𝐢 est la borne avant le rang médian (ou limite inférieure) ; 𝐋𝐬 la borne après le rang
médian (ou limite supérieure) ; ECC1 l’effectif cumulé croissant avant le rang médian
etECC2 l’effectif cumulé croissant après le rang médian.

Remarque : lorsque le rang médian correspond à une valeur des effectifs cumulés croissants,
la médiane (Me) est la borne supérieure de la classe correspondante (classe médiane).

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Application 1 : soit la série statistique ci-dessous, déterminer la médiane
Classes 𝐧𝐢 ECC
[50-60[ 5 5
[60-70[ 7 12
[70-80[ 6 18
[80-90[ 5 23
Total 23 -
Le rang médian (P) : P = 23+1/2 = 12 d’où Me = 70

Application 2 : soit la série statistique ci-dessous, déterminer la médiane


Classes 𝐧𝐢 ECC
[20-30[ 4 4
[30-40[ 12 16
[40-60[ 8 24
[60-70[ 7 31
[70-100[ 13 44
Total 44 -
Le rang médian (P) : P = 44/2 = 22
L’interpolation linéaire donne les relations suivantes :
16 < 22 < 24
{
40 < Me < 60
𝟐𝟐−𝟏𝟔
D’où : 𝐌𝐞 = 𝟒𝟎 + (𝟔𝟎 − 𝟒𝟎) (𝟐𝟒−𝟏𝟔) = 𝟓𝟓

2- Détermination graphique de la médiane


Sur le graphique des courbes cumulatives des fréquences ou des effectifs, la médiane
(Me) est le point de rencontre des deux courbes (courbes des effectifs cumulés ou
fréquences cumulées), par projection sur l’axe des abscisses (valeurs du caractère).
Application : Déterminons graphiquement la médiane de cette série
Classes 𝐧𝐢 ECC ECD
[20-30[ 4 4 44
[30-40[ 12 16 40
[40-60[ 8 24 28
[60-70[ 7 31 20
[70-100[ 13 44 13
Total 44 - -

Page 55 sur 68
50
45
40
35

ECC et ECD
30
25
20
15
10
5
0
[20-30[ [30-40[ [40-60[ [60-70[ [70-100[

Courbe ECC Courbe ECD

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Leçon 20 : La moyenne (𝐗) ̅̅̅̅̅
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir la moyenne arithmétique, harmonique, géométrique et quadratique ;
- Déterminer les différentes moyennes.

Introduction
La moyenne est la caractéristique la plus représentative d’une série statistique dans la
mesure où son calcul intègre toutes les valeurs de la variable étudiée.

I- LES DIFFERENTES MOYENNES


On distingue :
- ̅) ;
La moyenne arithmétique (𝐗
- La moyenne harmonique (H) ;
- La moyenne géométrique (G) ;
- La moyenne quadratique (Q).

1- Formules de calcul
Lors du calcul de la moyenne, l’on fait une distinction entre la moyenne simple (série
individuelle) et la moyenne pondérée (série non individuelle). Le tableau ci-dessous présente
les formules de calculs des différentes moyennes :
Types de moyenne Simple Pondérée
Discret Continu
1 ∑ xi n i
̅=
X
̅) 1 ∑ xi N 1∑n c
Arithmétique (𝐗 ̅
X= N ou ̅
X= N i i
̅
X= ∑ 𝑓𝑖 𝑥𝑖
Harmonique (H) N N N
H= 1 H= n H= n
∑ ∑ i ∑ i
xi xi ci

Géométrique (G) G=√X. H G=√X. H G=√X. H

∑ ni x2i
Q=√
∑ x2i N ∑ ni c2i
Quadratique (Q) Q=√ ou Q=√
N N

Q=√fi xi2
Remarque : la moyenne harmonique est toujours inférieure ou égale à la moyenne
géométrique. Cette dernière est inférieure à la moyenne arithmétique. La moyenne
̅<𝐐
arithmétique, à son tour est inférieure à la moyenne quadratique. D’où : H < G <𝐗

2- Applications
Cas 1 : Une ménagère achète quatre biens dont les prix et quantités sont contenus dans le
tableau ci-contre.
Biens Cubes Oignons Savons Stylos
Prix (xi) 25 75 250 100
Quantités (ni) 80 20 15 50

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Travail à faire : Calculer les prix moyens arithmétique, harmonique, géométrique et
quadratique de ces biens.

Solution : Elaborons d’abord le tableau statistique relatif à cette série statistique


Biens Prix (xi) ni [Link] ni/xi ni.xi2
Cubes 25 80 2000 3,2 50 000
Oignons 75 20 1500 0,26 112 500
Savons 250 15 3750 0,06 937 500
Stylos 100 50 5000 0,5 500 000
Totaux - 165 12 250 4,02 1 600 000
A partir de ce tableau, on peut calculer toutes les moyennes.
- Moyenne arithmétique :X ̅ = 12 250 = 𝟕𝟒, 𝟐𝟒
165
165
- Moyenne harmonique : H = 4,02 = 𝟒𝟏, 𝟎𝟒
- Moyenne géométrique :𝐺 = √74,24 × 41,04 = 𝟓𝟓, 𝟏𝟗
1 600 000
- Moyenne quadratique :𝑄 = √ = 𝟗𝟖, 𝟒𝟕
165
Comparons ces moyennes : 41,04 < 55,19 <74,24 < 98,47
Application 2 : Soit la série statistiques suivante :
xi [30-40[ [40-50[ [50-60[ [60-70[ [70-80[ Total
ni 26 33 64 07 10 140
Travail à faire : calculer les moyennes de cette série statistique.

Solution : élaborons d’abord le tableau statistique relatif à cette série


Xi [30-40[ [40-50[ [50-60[ [60-70[ [70-80[ Total
Ni 26 33 64 7 10 140
Ci 35 45 55 65 75 -
[Link] 910 1485 3520 455 750 7120
ni/ci 0,74 0,73 1,16 0,10 0,13 2,86
2
[Link] 31 850 66 825 193600 29 575 56 250 378100
A partir du tableau, nous pouvons calculer les différentes moyennes.
- Moyenne arithmétique : X ̅=7120/140=50,85
- Moyenne harmonique : H=140/2,86=48,95
- Moyenne géométrique : G=√50,85 𝑥 48,95=49,89
378100
- Moyenne quadratique : Q =√ 140
= 51,96

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THEME XI : CARACTERISTIQUES DE DISPERSION D’UNE SERIE
STATISTIQUE
Introduction
Les caractéristiques de dispersion permettent d’avoir une idée de la distribution des
caractères à l’intérieur d’une série. Elles renseignent sur la dispersion des valeurs autour de la
valeur centrale de référence. On distingue deux caractéristiques de dispersion : les écarts et
les quantiles.
Leçon 21 : Les écarts
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir les écarts (étendue ; écart absolu ; variance ; écart-type ; coefficient de
variation) ;
- Déterminer les différents écarts.

I- L’ETENDUE (E)
1- Définition
Encore appelé « intervalle de variation », c’est la différence entre la plus grande et la
plus petite valeur observée (de la modalité). Pour une variable continue, l’étendue est la
différence entre la borne supérieure de la dernière classe et la borne inférieure de la première
classe.

2- Formule de calcul
Désignons par X une variable statistique réelle. L’étendue (E) de X est la différence
entre la plus grande valeur de X (𝐗 𝐦𝐚𝐱 ) et la plus petite valeur de X (𝐗 𝐦𝐢𝐧 ).
𝐄 = 𝐗 𝐦𝐚𝐱 − 𝐗 𝐦𝐢𝐧
Application 1 : trouver l’étendue de la série statistique suivante : 1, 3, 2, 8, 6.
Solution 1 : classons la série par ordre croissant : 1, 2, 3, 6, 8 ; E = 8 – 1 = 7

Application 2 : soit la série statistique suivante :


Classes [3-6[ [6-9[ [9-12[ [12-15[
Effectifs 10 9 5 13
Travail à faire : trouver l’étendue de la série statistique
Solution : l’étendue (E) : E = 15 – 3 = 12

II- L’ECART ABSOLU


1- L’écart absolu moyen (𝐄𝑿̅ )
C’est la moyenne arithmétique d’écart par rapport à une valeur centrale qui est la
moyenne.
Désignons par 𝐄𝑿̅ L’écart absolu moyen. Cet écart se détermine de la manière
suivante :
̅
∑ |𝐱𝐢 −𝐗|
- Pour une série discrète simple : 𝐄𝐗̅ = 𝐍
̅
∑ 𝒏𝒊 |𝐱𝐢 −𝐗|
- Pour une série discrète groupée : 𝐄𝐗̅ = 𝐍
̅
∑ 𝒏𝒊 |𝐜𝐢 −𝐗|
- Pour une série continue : 𝐄𝐗̅ = 𝐍

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Application : soit la série statistique ci-dessous
xi 2 4 5 7
ni 5 4 7 6
Travail à faire : déterminer la moyenne arithmétique et l’écart absolu moyen

Solution : les calculs intermédiaires sont effectués et les résultats portés dans le tableau
statistique ci-dessous, ce qui permet de trouver la moyenne arithmétique et l’écart absolu
moyen.
Xi ni [Link] |xi-𝐗̅| ̅|
ni|xi-𝐗
2 5 10 2,68 13,4
4 4 16 0,68 2,72
5 7 35 0,32 2,24
7 6 42 0,32 13,92
Total 22 103 6 32,28
103 𝟑𝟐,𝟐𝟖
Moyenne arithmétique : X ̅= = 𝟒, 𝟔𝟖et écart absolu moyen : 𝐄𝐗̅ = 𝟐𝟐 = 𝟏, 𝟒𝟔
22

2- L’écart absolu médian (EMe )


C’est la moyenne arithmétique d’écart par rapport à une valeur centrale qui est la
médiane. Désignons par 𝐄𝐌𝐞 l’écart absolu médian. Cet écart se détermine de la manière
suivante :
∑ |𝐱𝐢 −𝐌𝐞
- Pour une série discrète simple : 𝐄𝐌𝐞 = 𝐍
∑ 𝒏𝒊 |𝐱𝐢 −𝐌𝐞
- Pour une série discrète groupée : 𝐄𝐌𝐞 =
𝐍
∑ 𝒏𝒊 |𝐜𝐢 −𝐌𝐞
- Pour une série continue : 𝐄𝐌𝐞 = 𝐍
Application : soit la série statistique ci-dessous
Classes [2-4[ [4-6[ [6-8[ [8-10[
Effectifs (ni) 6 9 8 7
Travail à faire : déterminer la médiane et l’écart absolu médian

Solution : Les calculs intermédiaires sont effectués et les résultats portés dans le tableau
statistique ci-dessous, ce qui permet de trouver la médiane et l’écart absolu médian.
Classes ni ECC ci |ci-Me| ni|ci-Me|
[2-4[ 6 6 2 3 18
[4-6[ 9 15 5 1 9
[6-8[ 8 23 7 1 8
[8-10[ 7 30 9 3 21
Total 30 - - - 56
𝟓𝟔
Rang médian (P) : P = 30/2 = 15 d’où Me = 6 ; on a Ecart absolu médian : 𝐄𝐌𝐞 = 𝟑𝟎 = 𝟏, 𝟖𝟔

III- LA VARIANCE, L’ECART-TYPE ET LE COEFFICIENT DE VARIATION


1- La variance (V(x))
C’est un indicateur de la dispersion d’une série par rapport à sa moyenne. Elle est
toujours un nombre réel positif. Désignons par V(x) la variance des n valeurs associées à n
unités statistiques de la population, la formule de calcul est la suivante :
𝟏
- Pour une série discrète simple : 𝐕(𝐱) = ∑(𝐱 𝐢 − 𝐗 ̅) 𝟐
𝐍

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𝟏
- ̅ )𝟐 ;
Pour une série discrète groupée : V(𝐱) = 𝐍 ∑ 𝒏𝒊 (𝒙𝒊 − 𝑿
𝟏
- ̅ )𝟐
Pour une série continue : V(𝐱) = 𝐍 ∑ 𝒏𝒊 (𝒄𝒊 − 𝑿
Remarque : En développant la formule de la définition de la variance, on aboutit à la formule
𝟏
suivante : V(𝐱) = ∑ 𝐧𝐢 𝐱 𝐢𝟐 − 𝐗 ̅𝟐
𝐍
Application : considérons la série statistique ci-dessous, déterminons la moyenne
arithmétique et la variance.
xi 2 4 5 7
ni 5 4 7 6
Solution :
Xi ni [Link] (xi-𝐗̅) ̅)2
(xi-𝐗 ̅)2
ni.(xi-𝐗
2 5 10 -2,68 7,1824 35,912
4 4 16 -0,68 0,4624 1,8496
5 7 35 0,32 0,1024 0,7168
7 6 42 2,32 5,3824 32,2944
Total 22 103 -0,72 13,1296 70,7728
103 𝟕𝟎,𝟕𝟕𝟐𝟖
̅
Moyenne arithmétique : X = 22 = 𝟒, 𝟔𝟖 ; la variance : V(𝐱) = 𝟐𝟐 = 𝟑, 𝟐𝟏

2- L’écart-type (𝛅)
L’écart-type est la racine carrée de la variance. Il se calcule ainsi : 𝜹 = √𝐕(𝐱).
Lorsque l’écart-type est faible, cela signifie que les valeurs sont assez concentrées autour de la
moyenne. Lorsque l’écart-type est élevé, cela voudrait dire au contraire que les valeurs sont
plus dispersées autour de la moyenne.
Application : déterminons l’écart-type de l’application ci-dessus : 𝜹 = √𝟑, 𝟐𝟏 = 𝟏, 𝟕𝟗

3- Le coefficient de variation (CV) ou de dispersion


Le coefficient de variation est utilisé pour comparer la dispersion des séries
statistiques exprimées avec des unités différentes.
Désignons par CV le coefficient de variation, 𝛅l’écart-type et 𝐗̅ la moyenne
arithmétique, on a :
𝛅 𝛅
𝐂𝐕 = 𝐗̅ ou 𝐂𝐕 = 𝐗̅ × 𝟏𝟎𝟎
- Si CV= 50%, la dispersion est moyenne,
- Si CV <50%, la dispersion est faible
- Si CV >50%, la dispersion est forte
- Si CV=0, la dispersion est très faible
𝟏,𝟕𝟗
Application : déterminons le CV l’application ci-dessus : 𝐂𝐕 = 𝟒,𝟔𝟖 × 𝟏𝟎𝟎 = 𝟑𝟖%

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Leçon 22 : Les quantiles
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir les quantiles (quartiles ; déciles ; centiles) ;
- Déterminer les différents quantiles.

Introduction
Les quantiles sont des indicateurs de position attachés à une variable aléatoire réelle,
utilisée essentiellement en statistique. Concrètement, le quantile d’ordre α est la valeur ou une
des valeurs qui partage la série des valeurs en deux parties de fractions α et 1- α de l’effectif
total. Comme quantiles, on peut citer : Les quartiles ; Les déciles ; Les centiles.
Pour déterminer un quantile, il faut d’abord trouver le rang du quantile recherché,
puis par interpolation linéaire trouver la valeur de ce quantile. Il faut retenir que tous les
quantiles se calculent par interpolation linéaire.
I- LES QUARTILES
Ce sont des valeurs qui partagent une série statistique préalablement rangée en quatre
parties égales (même nombre d’observation).
Pour une série statistique, on a trois quartiles, notés Q1, Q2et Q3 désignant
respectivement le premier, deuxième et troisième quartile.

1- Le premier quartile (Q1)


Encore appelé quartile inférieur, c’est la valeur qui partage la série statistique en
deux parties inégales, telles que, 1/4 des observations rangées avant Q1 et 3/4 des
observations rangées après Q1.
𝐍
Son rang (𝐩𝐐𝟏 )s’obtient par la formule : 𝐩𝐐𝟏 = 𝟒 où N est l’effectif total
𝒑𝑸𝟏 −𝑬𝑪𝑪𝟏
𝐐𝟏 = 𝑿𝟏 + (𝑿𝟐 − 𝑿𝟏 ) ( )
𝑬𝑪𝑪𝟐 − 𝑬𝑪𝑪𝟏
2- Le deuxième quartile (Q2)
C’est la valeur qui partage la série statistique en deux parties égales, telles que, 1/2
des observations rangées avant Q2 et 1/2 des observations rangées après Q2. Le deuxième
quartile (Q2) est encore la médiane (Me). 𝐐𝟐 = 𝐌𝐞
3- Le troisième quartile (Q3)
Encore appelé quartile supérieur, il est la valeur qui partage la série statistique en
deux parties inégales, telles que, 3/4 des observations rangées avant Q3 et 1/4 des
observations rangées après Q3.
𝟑𝐍
Son rang (𝐩𝐐𝟑 )s’obtient par la formule : 𝐩𝐐𝟑 = 𝟒
𝒑𝑸𝟑 −𝑬𝑪𝑪𝟏
𝐐𝟑 = 𝑿𝟏 + (𝑿𝟐 − 𝑿𝟏 ) ( )
𝑬𝑪𝑪𝟐 − 𝑬𝑪𝑪𝟏
Remarques : on peut également calculer les éléments suivants :
- L’intervalle interquartile (𝐈𝐐 ) qui est la différence entre Q3 et Q1 : 𝐈𝐐 = 𝐐𝟑 − 𝐐𝟏
𝐈𝐐
- L’intervalle semi-quartile (𝐈𝐒 )qui est la moitié de 𝐈𝐐 : 𝐈𝐒 = 𝟐
𝐐𝟑 −𝐐𝟏 𝐈𝐐
- L’intervalle interquartile relatif (𝐈𝐫 ) :𝐈𝐫 = 𝐐𝟐
=𝐐
𝟐

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Application : soit la série statistique suivante
Classes [4-9[ [8-12[ [12-16[ [16-20[ Total
Ni 9 11 10 10 40
Travail à faire :
1- Calculer les quartiles Q1, Q2 et Q3.
2- Calculer les intervalles interquartile, semi-quartile et interquartile relatif.

Solution : trouvons d’abord les effectifs cumulés croissants et décroissants de cette série.
Classes [4-9[ [8-12[ [12-16[ [16-20[ Total
Ni 9 11 10 10 40
ECC 9 20 30 40 -
1- Les quartiles
𝟒𝟎
- Pour le premier quartile (Q1), rang (𝐩𝐐𝟏 ): 𝐩𝐐𝟏 = = 𝟏𝟎
𝟒
Par interpolation linéaire on a :
9 < 10 < 20
{
8 < 𝑄1 < 12
𝟏𝟎−𝟗
D’où : 𝐐𝟏 = 𝟖 + (𝟏𝟐 − 𝟖) (𝟐𝟎−𝟗) = 𝟖, 𝟑𝟔
𝟒𝟎
- Pour le deuxième quartile (Q2), rang (𝐩𝐐𝟐 ) : 𝐩𝐐𝟐 = = 𝟐𝟎 D’où : Q2 = Me =12
𝟐
𝟑×𝟒𝟎
- Pour le troisième quartile (Q3), rang (𝐩𝐐𝟑 ) : 𝐩𝐐𝟑 = = 𝟑𝟎
𝟒
Par interpolation linéaire on a :
20 < 30 < 32
{
12 < 𝑄3 < 16
𝟑𝟎−𝟐𝟎
D’où : 𝐐𝟑 = 𝟏𝟐 + (𝟏𝟔 − 𝟏𝟐) (𝟑𝟐−𝟐𝟎) = 𝟏𝟓, 𝟑𝟑
2- Calculs des intervalles
- Intervalle interquartile (𝐈𝐐 ): 𝐈𝐐 = 15,33 − 8,36 = 𝟔, 𝟗𝟕
6,97
- Intervalle semi-quartile (𝐈𝐒 ): 𝐈𝐒 = = 𝟑, 𝟒𝟖𝟓
2
𝟔,𝟗𝟕
- Intervalle interquartile relatif (𝐈𝐫 ) : 𝐈𝐫 = = 𝟎, 𝟓𝟖
𝟏𝟐

II- LES DECILES


Les déciles sont des valeurs qui partagent une série statistique préalablement rangée
en dix parties égales (même nombre d’observation).
Pour une série statistique, on a neuf déciles, notés, 𝐃𝟏 et 𝐃𝟗 . Le rang d’un décile
s’obtient de la manière suivante :
𝐤
𝐃𝐤 = 𝐍
𝟏𝟎
Avec k qui est un entier naturel et k va de 1 à 9, N est l’effectif total. Les déciles se calculent
par interpolation linéaire comme dans le cas du calcul des quartiles.
Remarque :
 Le cinquième décile (D5) est égal au deuxième quartile (Q2) : 𝐃𝟓 = 𝐐𝟐 = 𝐌𝐞
 L’écart inter-décile (Id) : Eid = 𝐃𝟗 − 𝐃𝟏
(𝐃𝟗 −𝐃𝟏 )
 Intervalle semi-décile (Isd) : I𝐬𝐝 =
𝟐

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(𝐃𝟗 −𝐃𝟏 )
 Intervalle inter-décile (Iid) : I𝐢𝐝 = 𝐃𝟓

III- Les CENTILES


Les centiles encore appelés percentiles, sont des valeurs qui partagent une série
statistique préalablement rangée en cent parties égales (même nombre d’observation).
Pour une série statistique, on a quatre-vingt-dix-neuf (99) centiles, notés 𝐏𝟏 et𝐏𝟗𝟗 . Le
rang d’un centile s’obtient de la manière suivante :
𝐤
𝐏𝐤 = 𝐍
𝟏𝟎
Avec k qui est un entier naturel, k va de 1 à 99 et N est l’effectif total. Les centiles se
calculent également par interpolation linéaire comme dans le calcul des quartiles.
Remarque :
 Le deuxième centile est égal au premier décile (𝐏𝟏𝟎 = 𝐃𝟏 )
 Le vingtième centile est égal au deuxième décile (𝐏𝟐𝟎 = 𝐃𝟐 )
 Le trentième centile est égal au troisième décile (𝐏𝟑𝟎 = 𝐃𝟑 )
 Le vingtième cinquième centile est égal au premier quartile (𝐏𝟐𝟓 = 𝐐𝟏 )
Par ailleurs, 𝐏𝟓𝟎 = 𝐃𝟓 = 𝐐𝟐 = 𝐌𝐞 𝐞𝐭 𝐏𝟕𝟓 = 𝐐𝟑

Application : soit la série statistique suivante


Classes [14-18[ [18-22[ [22-26[ [26-30[ [30-34[
Ni 15 20 18 10 12
Travail à faire :
1- Calculer les déciles D1, D2, D3 et D4
2- Calculer les centiles P1, P10, P20, P30, P40 et P50
3- Vérifier les liens entre les déciles et les centiles calculés

Solution :

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THEME XII : LES INDICES
Introduction
Les indices sont des valeurs économiques qui permettent de mesurer la variation
d’une grandeur (prix, quantité, chiffre d’affaires) dans l’espace (d’une région à une autre) et
dans le temps (d’une période à une autre). On distingue à cet effet : les indices simples
(l’étude porte sur une seule grandeur) et les indices synthétiques (l’étude porte sur plusieurs
grandeurs).

Leçon 23 : Les indices simples


OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir les indices simples ;
- Déterminer et interpréter les indices simples.

I- DEFINITION ET FORMULE DE CALCUL DES INDICES SIMPLES


1- Définition
L’indice simple encore appelé indice élémentaire est un nombre qui caractérise la
variation relative d’une grandeur mesurable en deux périodes (période de base ou période de
référence et la période actuelle ou période courante) et entre deux lieux différents au même
moment.

2- Formule de calcul
Soient 𝐏𝟎 la valeur d’une grandeur à la période initiale (référence) et 𝐏𝐭 la valeur à la
période suivante (t). L’indice simple noté I de la grandeur à la date (t) par rapport à la date (0)
est égale :
𝐏𝐭
𝐈𝐭/𝟎 = × 𝟏𝟎𝟎
𝐏𝟎
Remarque : lorsque l’indice est supérieur à 100, cela traduit une augmentation de 𝐈𝐭/𝟎 −
𝟏𝟎𝟎.Lorsque l’indice est inférieur à 100, cela traduit une diminution de 𝟏𝟎𝟎 − 𝐈𝐭/𝟎

Application : l’évolution du prix d’un kilogramme de lait en poudre au cours des trois
dernières années a donné le tableau suivant :
Années 2020 2021 2022
Prix 3250 3000 2800
Travail à faire :
1- En prenant pour année de base ou de référence 2021, calculer l’indice simple du prix
du kilogramme de lait en 2020 et en 2022.
2- Interpréter les résultats obtenus
Solution :
1- Calcul des indices simples des prix du kilogramme de lait en 2016 et 2018
3250
- Pour 2020, on a :I2016/2017 = 3000 × 100 = 𝟏𝟎𝟖, 𝟑𝟑
2800
- Pour 2022, on a : :I2018/2017 = 3000 × 100 = 𝟗𝟑, 𝟑𝟑
2- Interprétation : l’indice 𝐈𝟐𝟎𝟏𝟔/𝟐𝟎𝟏𝟕 étant supérieur à 100, cela traduit une augmentation
du prix du kilogramme de lait de 8,33% (soit 108,33-100) de 2017 à 2016. L’indice
𝐈𝟐𝟎𝟏𝟖/𝟐𝟎𝟏𝟕 étant inférieur à 100, cela traduit une diminution du prix du kilogramme de
lait de 6,67% (soit 100-93,33) de 2017 à 2018.

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II- PROPRIETES DES INDICES
1- Identités
Pt
It/0 = × 100 = 100avec Pt = P0
P0
2- Réversibilité
Pt P0
It/0 × I0/t = × =1
P0 Pt
Exemple : vérifier si les valeurs ci-dessous sont réversibles
P0 = 20 et P1 = 32
32 20 640
I1/0 × I0/1 = × = =1
20 32 640
3- Transférabilité
Soient 𝐏𝟎 , 𝐏𝟏 et 𝐏𝟐 lesvaleurs d’une grandeur aux dates 0, 1 et 2. On dit que les indices
sont transférables si : I2/0 = I2/1 × I1/0
Exemple : si dans quelques temps (année 2), le prix du fromage passe à 40 F. On vous donne
en outre P0 = 20F et P1 = 32F. Vérifier la transférabilité.
𝐼40 𝐼32 40 1280
I40/20 = × → = →2=2
32 20 20 640

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Leçon 24 : Les indices synthétiques
OPO : à la fin de cette leçon, l’élève doit être capable de :
- Définir les indices synthétiques ;
- Déterminer les indices synthétiques (Laspeyres, Paasche et Fischer).

I- DEFINITION ET TYPES D’INDICES SYNTHETIQUES


1- Définition
Les indices synthétiques encore appelé indices pondérés ou indices simples, sont
des indices donnant le sens de l’évolution des prix et des quantités vendues d’un ensemble de
produits. Un indice de prix se conçoit à quantités fixes et un indice de quantités se conçoit à
prix constants.
2- Les types d’indices synthétiques
On distingue plusieurs types d’indices synthétiques :
- L’indice synthétique de Laspeyres ;
- L’indice synthétique de Paasche ;
- L’indice synthétique de Fischer.
-
II- CALCUL DES INDICES SYNTHETIQUES
1- Indice des prix et des quantités de Laspeyres
Ils se conçoivent en prenant pour période de référence la date de base. Désignons par
𝐏
𝐋𝐭/𝟎 l’indice des prix de Laspeyres entre une époque actuelle (t) et une époque de base ou de
référence(0) ; et 𝐋𝐐𝐭/𝟎 l’indice des quantités. On a :
∑ 𝐐𝟎 𝐏𝐭 ∑ 𝐐𝐭 𝐏𝟎
𝐋𝐏𝐭/𝟎 = × 𝟏𝟎𝟎 ; 𝐋𝐐𝐭/𝟎 = × 𝟏𝟎𝟎
∑ 𝐐𝟎 𝐏𝟎 ∑ 𝐐𝟎 𝐏𝟎

2- Indice des prix et des quantités de Paasche


Ils se conçoivent en prenant pour référence la date actuelle ou courante. Désignons
𝐏 𝐐
par 𝐏𝐭/𝟎 et𝐏𝐭/𝟎 lesindices des prix et des quantités de Paasche respectivement entre une époque
actuelle (t) et une époque de base (0). On a :
𝐏
∑ 𝐐𝐭 𝐏𝐭 𝐐 ∑ 𝐐𝐭 𝐏𝐭
𝐏𝐭/𝟎 = × 𝟏𝟎𝟎 ; 𝐏𝐭/𝟎 = × 𝟏𝟎𝟎
∑ 𝐐𝐭 𝐏𝟎 ∑ 𝐐𝟎 𝐏𝐭
3- Indice des valeurs globales
∑ 𝐐𝐭 𝐏𝐭
𝐈𝐕𝐆 = × 𝟏𝟎𝟎
∑ 𝐐𝟎 𝐏𝟎
4- Indice de Fischer
C’est la moyenne géométrique simple des indices de Laspeyres et de Paasche.
𝐏 𝐐
Désignons par 𝐅𝐭/𝟎 et𝐅𝐭/𝟎 l’indice des prix et des quantités de Fischer respectivement entre
l’époque actuelle (t) et l’époque de base ou de référence (0). On a :
𝐐
= √𝐋𝐐𝐭/𝟎 × 𝐏𝐭/𝟎
𝐏 𝐐
𝐅𝐭/𝟎 = √𝐋𝐏𝐭/𝟎 × 𝐏𝐭/𝟎
𝐏
et𝐅𝐭/𝟎

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Application : on vous donne le tableau ci-dessous
Eléments Prix par Kg Quantités
0 1 0 1
Viande 20 30 10 12
Pain 0,5 1 30 20
Travail à faire : Calculer les indices synthétiques des prix et des quantités de l’année (1)
(base 100 ; année 0)
1- La pondération selon Laspeyres
2- La pondération selon Paasche
3- L’indice des valeurs globales
4- La pondération selon Fischer

Solution : présentons dans un tableau les calculs suivants : Q0 P0 ; Q1 P1 ; Q1 P0 etQ0 P1


Eléments 𝐐𝟎 𝐏𝟎 𝐐𝟏 𝐏𝟏 𝐐𝟏 𝐏𝟎 𝐐𝟎 𝐏𝟏
Viande 200 360 240 300
Pain 15 20 10 30
Total 215 380 250 330
Calcul des indices synthétiques des prix et des quantités de l’année 1 (base 100 ; année 0)
1- La pondération selon Laspeyres
330 250
LP1/0 = × 100 = 𝟏𝟓𝟑, 𝟒𝟖 ; LQ1/0 = × 100 = 𝟏𝟏𝟔, 𝟐𝟕
215 215
2- La pondération selon Paasche
P
380 Q 380
P1/0 = × 100 = 𝟏𝟓𝟐 ; P1/0 = × 100 = 𝟏𝟏𝟓, 𝟏𝟓
250 330
3- Indice des valeurs globales (IVG)
380
IVG = × 100 = 𝟏𝟕𝟔, 𝟕𝟒
215
4- La pondération selon Fischer
P Q
F1/0 = √153,48 × 152 = 𝟏𝟓𝟐, 𝟕𝟑 ; F1/0 = √116,27 × 115,15 = 𝟏𝟏𝟓, 𝟕𝟎

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