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Épreuves Orales Des Concours D'entrée Aux Grandes Écoles: Écoles Normales Supérieures - MP

Le document présente des épreuves orales pour les concours d'entrée aux grandes écoles, en particulier les Écoles Normales Supérieures - MP. Il contient une série de problèmes mathématiques variés, allant de la théorie des ensembles à l'analyse des groupes, en passant par des questions sur les espaces vectoriels et les polynômes. Chaque question est conçue pour tester des concepts fondamentaux en mathématiques avancées.

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Épreuves Orales Des Concours D'entrée Aux Grandes Écoles: Écoles Normales Supérieures - MP

Le document présente des épreuves orales pour les concours d'entrée aux grandes écoles, en particulier les Écoles Normales Supérieures - MP. Il contient une série de problèmes mathématiques variés, allant de la théorie des ensembles à l'analyse des groupes, en passant par des questions sur les espaces vectoriels et les polynômes. Chaque question est conçue pour tester des concepts fondamentaux en mathématiques avancées.

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Épreuves orales

des concours d’entrée


aux grandes écoles

Écoles Normales Supérieures - MP

1. a) Soient E un ensemble, ϕ une application de P(E) dans lui-même croissante pour l’inclusion. Montrer que ϕ admet un
point fixe.
b) Soient E et F deux ensembles, f une injection de E dans F , g une injection de F dans E. En considérant l’application qui à
l’élément A de P(E) associe E \ (g(F \ f (A))), montrer qu’il existe une bijection de E sur F .

2. Soit A un ensemble fini. Si u = (un )n∈N est un élément de AN , on note, pour n de N∗ , Lu (n) l’ensemble des (uk , . . . , uk+n−1 )
où k parcourt N, et Pu (n) = Card (Lu (n)).
a) Montrer : Pu (n) 6 Card (An ).
b) Pour tout ` de N, on pose σ` (u) = (un+` )n∈N .
Donner deux inégalités liant Pu (n) et Pσ` (u) (n).
c) Montrer que si u est périodique à partir d’un certain rang, (Pu (n))n∈N∗ est une suite bornée.
d) On suppose la suite (Pu (n)) non strictement croissante. Montrer qu’elle est bornée, puis que u est périodique à partir d’un
certain rang,
e) Que dire de la suite (Pu (n)) si elle est strictement croissante ?

\ de N. Établir\l’existence d’une extractrice ϕ : N → N telle que pour tout n de N il existe m


3. Soit (Ak )k∈N une suite de parties
dans N tel que n appartienne à Aϕ(k) ou à N \ Aϕ(k) .
k>m k>m

4. On munit E = ZN de sa structure de groupe additif : a + b = (an + bn ) si a = (an ) et b = (bn ). On note E ∗ l’ensemble


des morphismes de groupes de E dans Z. On note ek = (δk,n )n . Montrer que si un élément f de E ∗ est nul en chaque ek , f est
nulle.
Ind. On pourra considérer des suites du type (pn an ).

5. Soit (G, +) un groupe abélien. On définit ϕ : P(G) → N ∪ {+∞} comme suit. Soit A incluse dans G ; on considère les
parties B de A telles que pour tous éléments distincts b et b0 de B, b + b0 n’est pas dans A ; on note ϕ(A) le plus grand cardinal
d’une telle partie B.
a) Déterminer ϕ(A) si A est un sous-groupe de G.
b) Montrer que si A est la réunion de k ∈ N∗ sous-groupes de G alors ϕ(A) 6 k.
c) Ici G = Z. On suppose A incluse dans N∗ et Card(A) = 2k où k est un entier strictement positif. Montrer : ϕ(A) > k + 1.

6. Soit G un groupe fini de cardinal n > 2. Soit k un entier strictement positif. Soit g = (g1 , . . . , gk ) un élément de Gk ; on note
k = ν(g) ; on note A(g) l’ensemble des produits gi1 · · · gis où 0 6 s 6 k et 1 6 i1 < · · · < is 6 k, et a(g) = |A(g)|. On note
E la réunion des Gk .
a) Soit g dans E tel que A(g) = G. Montrer que ν(g) > log2 n.
b) Soit g dans E. Montrer l’existence de x dans G tel que, g 0 étant (g, x) :
2
a(g 0 )

a(g)
1− 6 1− .
n n
c) Établir l’existence de g dans E tel que A(g) = G et ν(g) 6 log2 (2n ln n).

7. Soit σ dans Sn . Déterminer la signature de la permutation µσ de Sn définie par : ∀g ∈ Sn , µσ (g) = σ ◦ g.

8. Soit p un nombre premier. On admet que le groupe multiplicatif du corps Fp est cyclique. Soit un entier n > 0. Pour tout Q de
Fp [X1 , . . . , Xn ] on pose
2 Revue de la filière Mathématiques

X
Sn (Q) = Q(x1 , . . . , xn ).
(x1 ,...,xn )∈Fn
p

a) Soit Q un élément de Fp [X] de degré strictement inférieur à p − 1. Montrer : S1 (Q) = 0.


b) On considère  des polynômes de n variables F1 , . . . , Fm sur Fp dont la somme des degrés est strictement inférieure à n.
On note V = (x1 , . . . , xn ) ∈ Fnp ; ∀i ∈ [[1, m]], Fi (x1 , . . . , xn ) = 0 .
Montrer que p divise le cardinal de V . Montrer que si le terme constant de chaque Fi est nul, alors V contient un autre élément
que (0, . . . , 0).
c) On suppose n > 2 et on donne des entiers a1 , . . . , a2n−1 . Montrer qu’il existe i1 , . . . , in distincts tels que ai1 + · · · + ain ≡
0 mod n.
d) Prouver le résultat admis.

9. Soient p un nombre premier, n1 , . . . , np des entiers strictement positifs. On note d le pgcd des ni . Montrer que le polynôme
X n1 + · · · + X np − p
est irréductible dans Z[X].
Xd − 1
10. Soient P et Q deux éléments de Z[X] non constants.
a) On suppose que l’ensemble {n ∈ N ; P (n) | Q(n)} est infini. Montrer que P divise Q dans Q[X].
b) On suppose que, pour tout couple (a, b) d’entiers relatifs distincts, P (b) − P (a) divise Q(b) − Q(a). Montrer qu’existe H
dans Q[X] tel que Q = H(P ).

11. Soit un entier n > 2.


a) Donner des réels a1 , a2 , . . . , an2 distincts tels que toute matrice de Mn (R) dont les coefficients sont les ai est inversible.
b) Montrer qu’il existe une solution avec des ai dans [1, 2].

12. Soit E un espace vectoriel sur C de dimension finie non nulle. Soient u et v deux endomorphismes de E.
a) On pose V (x, y) = (u(x), u(y)) pour tout (x, y) de E 2 . Établir l’existence d’un sous-espace vectoriel non trivial de E 2 ,
stable par V et ne s’écrivant pas F × F 0 où F et F 0 sont des sous-espaces vectoriels de E stables par u.
b) On suppose que les polynômes minimaux de u et de v sont premiers entre eux. On pose V : (x, y) ∈ E 2 7→ (u(x), v(x)).
Montrer qu’un sous-espace vectoriel de E 2 stable par V est de la forme F × F 0 avec F ⊂ E stable par u et F 0 ⊂ E stable par v.

13. Soient A ∈ Mn (R) et Graphe(A) l’ensemble {(X, AX) ; X ∈ Rn }.


a) Montrer que Graphe(A) est un sous-espace vectoriel de R2n et qu’il caractérise A.
b) À quelle condition un sous-espace vectoriel de R2n est-il le graphe d’une matrice ?
c) Soient (e1 , . . . , en , f1 , . . . , fn ) la base canonique de R2n et Rotk l’isomorphisme de R2n qui échange les composantes selon
ek et fk sans toucher aux autres. À quelle condition sur A existe-t-il une matrice A0 telle que Graphe(A0 ) = Rotk (Graphe(A)) ?
Dans ce cas, calculer A0 .
d) On note Sweepk (A) la matrice A0 de la question précédente. Que dire, sous réserve d’existence à chaque étape, de Sweep1 ◦
Sweep2 ◦ · · · ◦ Sweepn (A) ?
n
X Y
14. Soit A = (ai,j )16i,j,6n une matrice carrée réelle. On définit le permanent de A : perm(A) = aj,σ(j) . On suppose
σ∈Sn j=1
que tous les ai,j valent 0 ou 1 et on note k le nombre de ai,j nuls.
a) Montrer que si k < n alors perm(A) > 0.  
k
b) Montrer que si k 6 n alors perm(A) 6 n! 1 − .
2n

15. Soit K un corps.


a) Montrer l’équivalence entre : (i) K est algébriquement clos,
(ii) pour tout n ∈ N∗ , tout endomorphisme de Kn admet un vecteur propre.
b) Montrer que deux endomorphismes de Cn qui commutent ont un vecteur propre commun.

16. Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie, u et v dans L(E) admettant exactement les mêmes sous-espaces stables.
Montrer que u et v sont cotrigonalisables. Commutent-ils ?

17. Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie n > 1, u un endomorphisme de E et x1 , . . . , xn+1 des vecteurs propres
de u tels que, pour toute partie I de cardinal n de {1, . . . , n + 1}, (xi )i∈I soit libre. Que dire de u ?

Ak x
18. Soient A dans GLn (C) et x dans Cn \ {0}. On munit Cn d’une norme k k et on pose, pour k dans N, uk = . Étudier
kAk xk
la suite (uk )k>0 .
Revue de la filière Mathématiques 3

19. On munit Rn de la norme euclidienne canonique et Mn (R) de la norme d’opérateur associée. Montrer que l’enveloppe
convexe de On (R) est la boule unité fermée de Mn (R).

20. Donner un exemple de forme linéaire non continue.

21. Existe-t-il une norme N sur R2 telle que les seules isométries linéaires de (R2 , N ) soient id et − id ?

22. Soit A ∈ Mn (R). Montrer que les condition suivantes sont équivalentes :
i) A est une isométrie linéaire pour une norme N ;
ii) pour tout X de Rn , l’ensemble {An X, n ∈ Z} est borné ;
iii) A est diagonalisable sur C avec des valeurs propres de module 1.

23. Soient n > 2 un entier et f une application continue de Rn dans R.


a) On suppose f surjective. Montrer que l’ensemble des zéros de f n’est pas compact.
b) On suppose que f est convexe et que l’ensemble des zéros de f est un compact non vide. Montrer f (x) −→ +∞.
kxk→+∞

24. On note D le disque unité fermé de C. Soit f : D → C continue. À quelle condition existe-t-il g : D → C continue telle que
f = eg ?

25. a) Déterminer les morphismes continus de (C∗ , ×) dans (C∗ , ×).


b) Déterminer les morphismes continus de (GLn (C), ×) dans (C∗ , ×).

26. Soient a dans R et, pour n dans N, un = n(an! − ban!c). Montrer que (un )n>0 converge si et seulement si a ∈ (Q + Ne).

27. Soit f une application bijective de Z sur Z, lipschitzienne et de réciproque lipschitzienne. Montrer que l’une des deux
fonctions x 7→ f (x) − x, x 7→ f (x) + x est bornée.

28. Soient f : C → C continue et (zn )n>0 définie par z0 ∈ C et, pour n ∈ N, zn+1 = f (zn ).
a) On suppose que (zn ) a exactement une valeur d’adhérence α. Montrer que f (α) = α.
b) Que dire si (zn ) a exactement p valeurs d’adhérence α1 , . . . , αp ?

29. Pour tout n ∈ N∗ , on pose f (n) = n × ln(n) × ln(ln(n)) × · · · × ln(kn ) (n) où ln(k) est le logarithme itéré k fois et où kn
est le plus grand entier naturel k tel que ln(k) (n) > 1. Étudier la nature de la série de terme général 1/f (n).
 
x+y f (x) + f (y)
30. Soient I un intervalle ouvert de R et f : I 7→ R bornée telle que, pour tout (x, y) de I 2 , f 6 .
2 2
Montrer que f est convexe.

31. Soit f une fonction de R dans R. On suppose que, pour tout réel α, la fonction gα : x 7→ f (x + α) − f (x) est polynomiale.
Montrer que tous les polynômes gα , α ∈ R∗ , ont même degré ou qu’ils sont tous constants

32. Soit f ∈ C 0 (R, R) telle que


∀x ∈ R, lim (f (x + h) − 2f (x) + f (x − h)) = 0. Montrer que f est affine.
h→+∞

n
!
d2n+2 Y
33. Soit n ∈ N∗ . Montrer : 2n+2 (1 + x2 )n+1/2 = (2k + 1)2 (1 + x2 )−n−3/2 .
dx
k=0

34. Soient un entier N > 2 et f : [1, N ] → R une fonction de classe C 2 . On suppose : max |f 0 | < 1 et min f 00 > 0. Montrer que
le nombre de points à coordonnées entières du graphe de f est au plus égal à 1 + 2 N 2/3 .

35. Pour n dans N∗ , on note En l’ensemble des polynômes de degré n − 1 à coefficients dans {−1, 1} et on pose αn =
inf {max{|P (z)| ; z ∈ C, |z| = 1}.
P ∈En

a) Montrer que αn > n. n
On définit deux suites (Pn )n>0 et (Qn )n>0 de polynômes en posant P0 = Q0 = 1 et, pour n dans N : Pn+1 = Pn + X 2 Qn et
n
Qn+1 = Pn − X 2 Qn .
n
2X −1
b) Montrer que Pn et Qn sont de degré 2n − 1. Montrer que Pn = rk X k où les rk ne dépendent pas de n et sont dans
k=0
{−1, 1}.
c) Déterminer max {|P
√ n (z)| ; z ∈ C, |z| = 1}.
d) Montrer αn = O( n).
4 Revue de la filière Mathématiques

1
f (x + t) − f (x)
Z
36. Déterminer les f ∈ C 0 (R, R) telles que, pour tout x ∈ R, dt converge.
0 t2

37. a) Déterminer les fonctions de R dans R qui sont limites uniformes sur R d’une suite de polynômes réels.
b) Trouver les fonctions de R dans R pour lesquelles il existe une suite de polynômes (Pn ) qui converge uniformément vers f
sur tout segment de R.

38. Soit C l’algèbre des fonctions continues et 2π-périodiques de R dans R.


a) Pour f dans C et δ > 0, justifier l’existence de
ωf (δ) = sup{|f (x) − f (y)| ; (x, y) ∈ R2 , |x − y| 6 δ}.
Quelle est la limite de ωf (δ) lorsque δ tend vers 0 ?
b) Soit désormais (Tn )n>0 une suite d’applications linéaires de C dans C. On suppose que, pour f dans C à valeurs dans R+ et
n dans N, on a Tn (f ) > 0. On suppose aussi que, pour la norme de convergence uniforme : ∀f ∈ {1, sin, cos}, Tn (f ) −→ f.
n→+∞
Soient δ dans ]0, π/2[, y dans R et gy : x ∈ R 7→ 1 − cos(x − y). Pour f dans C et n dans N, montrer |Tn (f − f (y)1)| 6
2kf k∞
ωf (δ)Tn (1) + Tn (gy ). En déduire Tn (f ) −→ f .
1 − cos(δ) n→+∞

39. Soient S un segment de longueur > 0, f une fonction de classe C ∞ de R dans R. On munit l’espace C des fonctions continues
de S dans R de la norme uniforme. On note Vf le sous-espace de l’espace C engendré par les fonctions fa,b : x 7→ f (ax + b)
avec a dans R+∗ et b dans R. Décrire l’adhérence de Vf dans C.

40. Pour f ∈ C 0 ([0, 1], R) et n ∈ N∗ , on note


n    
X n k k
Bn (f ) : x ∈ [0, 1] 7→ x (1 − x)n−k f . On fixe n ∈ N∗ , f ∈ C 0 ([0, 1], R). On pose T 0 (f ) = f et T k (f ) =
k n
k=0
Bn (T k−1 (f )) pour k ∈ N∗ . Montrer T k (f ) − B1 (f ) ∞
→ 0 lorsque k → +∞.

41. On admet le théorème suivant. Si une série entière a un rayon de convergence infini et si sa somme est bornée sur C alors
cette somme est constante.
α|t|
On note G l’ensemble desZ f : R → C continues telles que, pour tout α > 0, t 7→ e f (t) est intégrable sur R. Pour f dans G,
x réel, on pose fˆ(x) = f (t) eixt dt.
R
a) Montrer que G n’est pas réduit à la fonction nulle.
b) Soit f dans G. Montrer que fˆ est de classe C ∞ .
Z +∞
c) Soient f dans G, a réel, z complexe. On pose ϕa (z) = eiz(t−a) f (t)dt. Montrer que ϕa est développable en série
a
entière sur C et bornée sur le demi-plan Im z > 0.
Z +∞
d) Soit f dans G telle que fˆ = 0. Montrer que eiz(t−a) f (t)dt est nul pour tous a, z. En déduire que ϕa est, pour tout a,
−∞
bornée sur C.
e) Montrer que f 7→ fˆ est injective.

42. On note E l’ensemble des f : [1, +∞[→ R continûment dérivables et bornées. Soit a un réel strictement positif. Si f ∈ E,
on considère (Ef ) l’équation différentielle y 0 − ay + f = 0.
a) Exprimer les solutions de (Ef ). Montrer qu’une et une seule de ces solutions est dans E ; on la note Φ(f ).
b) Montrer que Φ est un endomorphisme injectif de E. Déterminer les valeurs propres de Φ.
c) Soit f dans E, positive et intégrable sur [1, +∞[. Montrer que Φ(f ) est positive et intégrable sur [1, +∞[.

43. Soient f dans C 0 ([0, 1], R−∗ ) et (E) l’équation différentielle x00 + f (t) x = 0 sur [0, 1].
a) Décrire la structure de l’ensemble des solutions de (E), rappeler le théorème de Cauchy linéaire, mettre le système différentiel
associé à (E) sous forme matricielle.
b) Montrer que si x est solution de (E) et vérifie x(0) = x(1) = 0 alors x = 0.
c) Montrer qu’il existe ε > 0 tel que pour toute solution x de (E), on ait :
Z 1 Z 1 Z 1
2 2 0 2
ε x(t) dt 6 ε x (t) dt 6 (1 − t) x(t)2 dt.
0 0 0

44. Soit un réel positif ε. On note fε une solution du problème de Cauchy :


(Qε ) y 00 = y + εy 02 ; y(0) = 1, y 0 (0) = 0. Étudier l’erreur ∆ε = fε − f0 .

45. Soient n ∈ N∗ , f une application de classe C ∞ de R dans R. Soit F l’application de Rn dans Rn définie par ∀x ∈
Rn , F (x) = f kxk2 x, où k k est la norme euclidienne canonique sur Rn . Donner une condition nécessaire et suffisante
sur f pour que F soit un C ∞ -difféomorphisme de Rn sur lui-même.
Revue de la filière Mathématiques 5

46. Soient n ∈
X > 2, A = {a1 , . . . , an } une partie de N∗ . On dit que A est à sommes distinctes si, pour toutes parties
N avec nX
I et J de A, ai = aj ⇒ I = J. On note f (n) le cardinal maximal d’une partie A à sommes distinctes incluse dans
i∈I j∈J
{1, . . . , n}.
a) Montrer que f (n) > log2 (n) + O(1).
b) Montrer que f (n) 6 log2 (n) + log2 (log2 (n)) + O(1).
c) En considérant X ⊂ A un sous-ensemble aléatoire uniforme de A, montrer que
1
f (n) 6 log2 (n) + log2 (log2 (n)) + O(1).
2
47. Soient n ∈ N∗ , Q ∈ K[X1 , . . . , Xn ] de degré d ∈ N∗ . Soit S une partie finie non vide de K, U1 , . . . , Un des variables
d
aléatoires indépendantes suivant une loi uniforme sur S. Montrer que P (Q(U1 , . . . , Un ) = 0) 6 ·
|S|

48. On considère des variables aléatoires réelles X, Y, Z, discrètes. On suppose que X + Y suit la même loi que X + Z.
a) Peut-on affirmer que Y et Z suivent la même loi ?
b) Et si X, Y et Z sont indépendantes et à valeurs dans N ?
c) Et si X, Y et Z sont indépendantes et bornées ?
d) Et si X, Y et Z sont indépendantes ?

49. Soit (εn )n>1 une suite de variables aléatoires définies sur un espace probabilisé (Ω, A, P ), indépendantes et telles que
1 X εn
P (εn = −1) = P (εn = 1) = pour n > 1. Étudier la convergence de la série √ .
2 n

50. Soit X une variable aléatoire discrète à valeurs dans R+ . Soient X1 et X2 deux variables aléatoires indépendantes suivant la
même loi que X. On suppose X1 + X2 ∼ 2X. Montrer que X est presque sûrement constante.

51. Soit n ∈ N∗ . On définit la matrice aléatoire Mn = (Xi,j )16i,j,6n ), où les Xi,j sont des variables de Rademacher indépen-
dantes, P (Xi,j = 1) = P (Xi,j = −1) = 1/2.
a) Calculer E(det(Mn )) et V (det(Mn )).
b) Que dire des lois de det(Mn ) et − det(Mn ) ?
Yn
c) Soit A dans Mn (R) ; on pose Y = tA A. Montrer : det Y 6 Yi,i .
i=1
d) Montrer qu’il existe a ∈]0, 1[ tel que, quand n → +∞, P (| det Mn | = nn/2 ) = O(an ).
e) Soit ε > 0. Que dire de P (| det Mn | > nn/2−ε ) ?

52. Soient σn une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur le groupe symétrique Sn , Cn la variable aléatoire donnant le
nombre de cycles de σn .
a) Montrer que l’on peut écrire Cn ∼ (X1 + · · · + Xn ), où, pour tout i, Xi est une variable de Bernoulli de paramètre 1/i et où
les Xi sont mutuellement indépendantes.
b) En déduire que Cn est concentré autour de ln(n).

53. Pour n ∈ N∗ , soient (Xi,j )16i,j6n une suite de variables aléatoires i.i.d. suivant chacune la loi uniforme sur Z/2Z, M la ma-
trice (Xi,j )16i,j6n . On note rn l’espérance du rang de M . Déterminer un équivalent de rn , puis un développement asymptotique
à deux termes de rn lorsque n → +∞.

54. Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N telle que P (X = 0) > 0. On dit que X est infiniment divisible si, pour tout n
de N∗ , il existe n variables aléatoires Xin , 1 6 i 6 n, à valeurs dans N, i.i.d., telles que X ∼ (X1n + · · · + Xnn ).
a) Donner un exemple de variable aléatoire infiniment divisible. Donner un exemple de variable aléatoire X à valeurs dans N,
telle que P (X = 0) > 0 et non infiniment divisible. !
+∞
X
i
b) Montrer que X est infiniment divisible si et seulement si GX peut s’écrire sous la forme z 7→ p0 exp bi z où p0 et les
X i=1
bi sont des éléments de R+ et bi converge.
c) Interpréter de manière probabiliste le résultat de la question précédente.

55. Soit X une variable aléatoire à valeurs dans Z, à support fini, non constante presque sûrement. Soit (Xn )n>1 une suite de
variables aléatoires i.i.d. suivant chacune la loi de X. Pour n ∈ N, on pose Sn = X1 + · · · + Xn .
c1
a) Montrer l’existence de c1 dans R+∗ tel que ∀n ∈ N∗ , √ 6 sup{P (Sn = k) ; k ∈ Z}.
Z π n
1 n
E(eitX ) e−ikt dt.

b) Montrer que P (Sn = k) =
2π −π
6 Revue de la filière Mathématiques

c2
c) Montrer l’existence de c2 dans R+∗ tel que ∀n ∈ N∗ , sup{P (Sn = k) ; k ∈ Z} 6 √ .
n

56. Soit X une variable aléatoire discrète à valeurs dans R+ . On pose ΦX : λ ∈ R+∗ 7→ E e−λX . Montrer que ΦX est


continue sur R+ et de classe C ∞ sur R+∗ . Montrer que ΦX caractérise la loi de X.

57. Soient p un nombre premier, n ∈ N∗ , K = Z/pZ. On note K=n [X] (resp. K<n [X]) l’ensemble des polynômes de degré
égal (resp. strictement inférieur) à n à coefficients dans K. Soit Pn (resp. Qn ) une variable aléatoire suivant la loi uniforme
sur K=n [X] (resp. K<n [X]) ; on suppose Pn et Qn indépendantes. Calculer l’espérance du nombre d’étapes dans l’algorithme
d’Euclide relatif à (Pn , Qn ).

58. Pour n ∈ N∗ , soient Xn et Yn deux variables aléatoires indépendantes suivant la loi uniforme sur le groupe Sn .
a) Montrer que P (Xn Yn = Yn Xn ) → 0 quand n → +∞.
b) Donner une expression de P (Xn Yn = Yn Xn ).

59. On définit la notion de graphe G = (S, A) où S est l’ensemble des sommets et A ⊂ {{x, y}; (x, y) ∈ S 2 avec x 6= y} est
l’ensemble des arêtes. On dit que deux graphes sont isomorphes s’il existe un bijection entre les deux ensembles de sommets
qui respecte les arêtes. Soit p ∈ ]0, 1[. On prend S = N. On considère des graphes sur N tels que, pour tous x, y ∈ N tels
que x 6= y, l’arête {x, y} est présente avec probabilité p fixée, les variables de Bernoulli associées à ces paires étant supposées
indépendantes.
a) Soient p, p0 ∈]0, 1[ et Gp , Gp0 deux variables aléatoires qui vérifient la loi précédente pour les paramètres respectifs p et p0 .
Montrer que, presque sûrement, Gp et Gp0 sont isomorphes.
b) Montrer qu’il est presque sûr que, pour toute partition (N1 , N2 ) de N, le graphe de Gp induit sur N1 ou celui induit sur N2
est isomorphe à Gp .

Écoles Normales Supérieures - PC

60. Soit E = u ∈ C 2 ([0, 1], R) ; u(0) = 0 et u(1) = 1 . Si u appartient à E, on pose



Z 1 
2
J(u) = u2 + u0 . Déterminer inf {J(u), u ∈ E} .
0

61. a) Soit f : R2 → R de classe C 1 . On pose u : x 7→ f (x, x) et g : (x, y) 7→ f (y, x). Calculer u0 . Calculer la différentielle de
g en (a, b).
b) Soit f : R2 → R de classe C 1 . Soit α ∈ R+∗ . On dit que f est α-homogène si et seulement si : ∀(x, y) ∈ R2 \ {0}, ∀t ∈ R+∗ ,
∂f ∂f
f (tx, ty) = tα f (x, y). Montrer que f est α-homogène si et seulement si ∀(x, y) ∈ R2 , x +y = αf .
∂x ∂y
c) Déterminer les f : R3 → R de classe C 1 telles que :
∂f ∂f ∂f
∀(x, y, z) ∈ R3 , (z − y) + (x − z) + (y − x) = 0.
∂x ∂y ∂z

62. Soient X et Y deux variables aléatoires à valeurs dans N. On note X ≺ Y si, pour tout t ∈ R, P (X > t) 6 P (Y > t).
a) Montrer que X ≺ Y si et seulement si, pour toute fonction h : N → R+ croissante et bornée, on a E (h(X)) 6 E (h(Y )).
b) On suppose que X ∼ P(λ) et Y ∼ P(µ). Montrer que X ≺ Y si et seulement si λ 6 µ.
c) On suppose X et Y indépendantes et X ≺ Y . Montrer que P (X 6 Y ) > 1/2.

École Polytechnique - MP

63. a) Soit (A, +, ×) un anneau tel que x2 = x pour tout x ∈ A. Montrer que A est commutatif.
b) Montrer que la conclusion subsiste si on suppose que x4 = x pour tout x ∈ A ou bien si on suppose que x3 = x pour tout
x ∈ A.

64. a) Soient a et b deux entiers naturels supérieurs ou égaux à 2 premiers entre eux. Montrer que les groupes Z/aZ × Z/bZ et
Z/abZ sont isomorphes.
b) Montrer que tout groupe abélien fini est isomorphe au produit direct de groupes cycliques dont les cardinaux sont des puis-
sances de nombres premiers.
( n ) n
X X
n
65. Soient z1 , . . . , zn ∈ C et M = sup ei zi , (e1 , . . . , en ) ∈ {−1, 1} . Montrer que |zi | 6 2M .
i=1 i=1

66. a) Trouver les P de C[X] stabilisant le cercle unité U de C.


Revue de la filière Mathématiques 7

b) Trouver les F de C(X) stabilisant le cercle unité U de C.

67. Soient A et B dans M2 (Z) telles que A + kB soit inversible dans M2 (Z) pour tout k de {0, . . . , 4}. Montrer que A + 5B
est inversible dans M2 (Z).

68. Soient K un corps, V un K-espace vectoriel de dimension finie et Φ : Mn (K) → L(V ) un morphisme
 d’algèbres. Montrer

A 0 ··· 0
 .. .. 

0 A . . 

que n divise dim V et qu’il existe une base β de V telle que, pour toute A de Mn (K), Matβ (Φ(A)) = .. .
.. ..

 
 . . . 0 
0 ··· 0 A

69. Soit C l’espace des fonctions continues et 2π-périodiques de R dans C. Si h est un nombre réel, soit τh l’endomorphisme de
C de translation par h : si f est dans C, alors ∀x ∈ R, τh (f )(x) = f (x + h). Déterminer les sous-espaces de dimension finie de
C stables par tous les τh .

70. Montrer que SLn (C) est connexe par arcs.


n 
Y
71. Soit A : [0, 1] → Md (R) une fonction continue. Étudier la convergence de la suite de terme général En = Id +
k=1
1 
A k/n) .
n
72. Soit (un )n>0 une suite réelle telle que un+1 − un − u2n → 0. Montrer que soit un → 0, soit un → +∞.
tan n
73. Montrer que la suite de terme général un = ne converge pas vers 0.
n
Ind. On utilisera la décomposition en fraction continue de π/2 dont on admettra qu’il existe une infinité de réduites dont le
dénominateur est impair.
+∞
X
74. Soient (an )n>0 et (bn )n>0 deux suites de réels > 0 telles que an = 1, la série de terme général bn converge et la série
n=0
de terme général nan diverge.
a) Montrer qu’il existe une unique suite réelle (un )n>0 telle que, pour tout n ∈ N,
Xn
un = uk an−k + bn .
k=0
b) Montrer que la suite (un ) est bornée.
c) On suppose que un → ` ∈ R. Montrer que ` = 0.

75. Soient a, b ∈ R avec a < b et f : [a, b] → R de classe C 2 . Montrer que


2 b − a 00
kf 0 k∞ 6 kf k∞ + kf k∞ .
b−a 2
M
76. Soient M et R dans R+∗ , (vp,q )(p,q)∈N2 une suite double de nombres réels telle que, pour tout (p, q) de N2 , |vp,q | 6 p+q .
X R
a) Justifier l’existence de v(t, x) = vp,q tp xq pour |t| < R et |x| < R.
(p,q)∈N2
b) Montrer que l’équation différentielle x0 (t) = v(t, x(t)) admet une unique solution développable en série entière au voisinage
de 0 et vérifiant la condition initiale x(0) = 0.

77. Soient n > 2 un entier, X une variable aléatoire suivant la loi uniforme sur {1, . . . , n}. Montrer qu’il existe deux variables
aléatoires indépendantes Y et Z définies sur un même espace probabilisé, à valeurs dans N, non certaines, indépendantes, telles
que X ∼ Y + Z si et seulement si n n’est pas premier.

78. a) Soient n ∈ N∗ , p ∈]0, 1[ et X une variable aléatoire suivant la loi binomiale de paramètres n et p. Montrer que, pour tout
√  p(1 − p)
x > 0, P |X − E(X)| > x n 6 .
x2
b) Soient a, b ∈ R tels que a < b et X une variable aléatoire discrète, centrée et à valeurs dans [a, b]. Montrer que ∀s > 0,
2 2
E(esX ) 6 es (b−a) /8 .
8 Revue de la filière Mathématiques

c) Soient X1 , . . . ,Xn des variables aléatoires discrètes, réelles bornées et indépendantes. Soient a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn des
réelstels que, pour tout  i, ai 6 Xi 6 bi . Posons Sn = X1 + · · · + Xn . Montrer que ∀t > 0, P (Sn − E(Sn ) > t) 6
−2t
exp Pn 2
. Comment peut-on majorer P (Sn − E(Sn ) 6 −t) ?
i=1 (bi − ai )

79. Soient X1 , . . . , Xn des variables aléatoires indépendantes identiquement distribuées suivant la loi uniforme sur {−1, 1}. On
S  2
n
pose Sn = X1 + · · · + Xn . Montrer que ∀r ∈ R+∗ , P > r 6 e−nr /2 .
n
+∞
X +∞
X
1 1
80. On note ` l’ensemble des suites (un )n>0 telles que |un | < +∞. Pour u = (un )n>0 dans ` , soit N (u) = |un |.
n=0 n=0
a) Montrer que (`1 , N ) est un espace normé.
+∞
X
b) Soit P la partie de `1 constituée des suites u = (un )n>0 d’éléments de R+ telles que un = 1. On se donne par ailleurs
n=0
+∞
X
une suite double (Pi,j )(i,j)∈N2 d’éléments de R+ telle que, pour tout i ∈ N, Pi,j = 1. Justifier, pour u = (un )n>0 dans `1 ,
j=0
+∞
X
la définition de (uP ) dans `1 telle que, pour tout j dans N : (uP )j = ui Pi,j .
i=0
c) On suppose dans la suite qu’existe c dans R+∗ et w = (wn )n>0 dans P tels que, pour tout (i, j) de N2 , Pi,j > c wj . Montrer
que c 6 1. Que dire si c = 1 ?
+∞
X
d) Soit u = (un )n>0 dans `1 telle que un = 0. Montrer : N (uP ) 6 (1 − c)N (u).
n=0
e) Montrer qu’il existe une unique u dans P telle que uP = u.

Écoles Polytechnique - ESPCI - PC

81. Soit f : [0, 1] → R dérivable et non identiquement nulle. On suppose qu’il existe M > 0 tel que ∀x ∈ [0, 1], |f 0 (x)| 6
M |f (x)|. Montrer que f ne s’annule pas.

82. Soient p1 et p2 deux nombres premiers, n ∈ N. On suppose que 2 6 p1 < p2 6 n. On munit l’ensemble {1, . . . , n} de
la probabilité uniforme. Soient E1 = {k ∈ {1, . . . , n}, p1 | k} et E2 = {k ∈ {1, . . . , n}, p2 | k}. Montrer que E1 et E2 sont
indépendants si et seulement si n s’écrit sous la forme n = k p1 p2 + `p1 avec (k, `) ∈ N et 0 6 `p1 < p2 .

Mines-Ponts - MP

83. Que dire de A ∈ Mn (R) telle que tA = A2 + A − In ?


 
84. Soit N une norme sur M2 (C). Étudier la suite N (Ak )1/k .
k>1
s r

q
85. On pose un = n+ n − 1 + ··· + 2+ 1.
a) Montrer que un → +∞.
b) Exprimer un+1 en fonction de un .
c) Montrer que ∀n ∈ N, un 6 n.
d) Montrer que un = o(n).
e) Donner un équivalent de un .

86. Soient a dans R+∗ et x = (xn )n∈N∗ la suite réelle telle que x1 = 1 et
a
∀n > 1, xn+1 = xn + .
(x1 . . . xn )1/n
a) Déterminer la limite de (xn ).
xn
b) Déterminer la limite de la suite de terme général .
ln n
87. Soit α ∈ R.
a) Déterminer le développement en série entière de ϕα :] − 1, 1[→ R, x 7→ cos(α arccos(x)).
b) Pour quelles valeurs de α la fonction ϕα est-elle polynomiale ?
Revue de la filière Mathématiques 9

1
t2
Z
88. Donner un équivalent de In = dt lorsque n tend vers +∞.
0 (1 + t + t2 )n
Z +∞
sh(tx)
89. Étudier F : x 7→ dt : domaine de définition (x ∈ R), caractère C ∞ , équivalents aux bornes.
0 t ch(t)

90. Soit n ∈ N∗ . Déterminer l’ensemble des vecteurs tangents à SLn (R) en In .

91. Soit (Ω, T , P ) un espace probabilisé.


a) Soient A1 et A2 dans T . Calculer P (A1 ∪A2 ) + P (A1 ∪ A2) + P (A1 ∪ A2 ) + P (A1 ∪ A2 ).
b) Soient A1 , . . . , An dans T . On pose Γ = A1 , A1 × · · · × An , An . Calculer
X
P (B1 ∪ · · · ∪ Bn ) .
(B1 ,...,Bn )∈Γ

Mines-Ponts - PSI

92. Soit u ∈ RN . Montrer qu’il existe des suites v, w respectivement croissante et décroissante telles que u = v + w.

93. Soient f et g deux fonctions continues sur R, avec f ◦ g décroissante. Montrer que f ◦ g et g ◦ f admettent un unique point
fixe.
Z π/2
sinp (x)
94. Soit p ∈ R. Déterminer selon p l’existence et la valeur de dx.
0 cosp (x) + sinp (x)

arctan(nx)
95. On pose, pour n ∈ N∗ , un (x) = , où x est un réel.
n2
X+∞
a) Déterminer l’ensemble de définition de la fonction S = un . Étudier sa continuité.
n=1
b) Trouver un équivalent de S en 0.
+∞
e−t eitx
Z
96. Soit f : x ∈ R 7→ √ dt.
0 t
a) Montrer que f est de classe C 1 sur R .
b) Montrer que lim f = 0.
x→+∞
c) Exprimer f à l’aide des fonctions usuelles.

Mines-Ponts - PC

97. Soit (xn )n>0 une suite de réels > 0. On suppose qu’il existe α et β dans R+ tels que α + β < 1 et : ∀n ∈ N, xn+3 6
αxn+2 + βxn . Montrer que xn → 0.

Centrale - MP

98. a) Montrer que l’ensemble des nombres premiers est infini.


b) Pour n ∈ N\{0, 1}, on note p(n) le plus grand diviseur premier de n et
n
on note E = {nn ∈ N \ {0, 1} ; p(n) < p(n + 1) < p(n + 2)}
Soit q un nombre premier différent de 2. Pour n ∈ N∗ , on note un = q 2 − 1 et vn = q 2 + 1.
Montrer que (un ∈/ E) ⇐⇒ (p(un ) >q oup(vn ) 6q).
vn vm
c) Montrer que ∀m, n ∈ N, m 6= n ⇒ ∧ = 1.
2 2
d) En déduire que E est infini.
kn
X
99. P YTHON. Pour n dans N∗ , on considère le développement en base 2 de n : n = εk,n 2k où kn est dans N, les εk,n sont
k=0
kn
X
dans {0, 1} et εkn ,n = 1. On pose L(n) = 2kn et S(n) = εk,n . On fixe α dans R+∗ .
k=0
a) Écrire les fonctions L et S en P YTHON.
X 1
b) Écrire en P YTHON une fonction d’argument (N, α) calculant la somme partielle à l’ordre N de la série .
L(n)α S(n)
10 Revue de la filière Mathématiques

X
c) Soit (an )n>1 une suite décroissante d’éléments de R+ . Pour n dans N, soit bn = 2n a2n . Montrer que an converge si et
X
seulement si bn converge.
X 1
d) Pour quelles valeurs de α la série α
converge-t-elle ?
L(n) S(n)

100. a) Trouver les f : R → R de classe C 1 telles que ∀x ∈ R, f 0 (x) = f (x) + f (−x).


b) On donne α ∈] − 1, 1[. Déterminer les fonctions f : R → R développables en série entière au voisinage de tout point telles
que ∀x ∈ R, f 0 (x) = f (x) + f (αx).
Z 1
101. Soit f : [−1, 1] → R continue. Pour k ∈ N, on pose Ik = f (t) tk dt et, pour n ∈ N avec n > 3, on pose an =
−1
Z 1
f (t)
dt.
−1 t + ln(n)
+∞
X (−1)k Ik
a) Montrer que an = .
(ln(n))k+1
k=0
(−1)p
b) On suppose qu’existe p ∈ N tel que I0 = · · · = Ip−1 = 0 et Ip 6= 0. Montrer que an ∼ Ip .
X
n→+∞ (ln(n))p+1
c) Donner une condition nécessaire et suffisante sur f pour que an converge.

102. P YTHON. Aux cinq sommets d’un pentagone sont postés des joueurs de discoplane. Au début du jeu, deux des joueurs,
voisins immédiats, ont entre les mains un discoplane. Ils envoient le discoplane à gauche ou à droite, et les receveurs font de
même à l’étape suivante. Le jeu s’arrête lorsque deux discoplanes sont entre les mains d’un même joueur. On note T la variable
aléatoire qui numérote l’étape à laquelle le jeu s’arrête.
a) Estimer numériquement E(T ).
b) Soit n > 1. On note an la probabilité que les deux discoplanes soient entre les mains de voisins immédiats à l’étape n, bn la
probabilité que les deux discoplanes soient entre les mains de joueurs non voisins immédiats (et différents) à l’étape n. On pose
+∞
X +∞
X +∞
X
A(z) = an z n et B(z) = bn z n . Exprimer P (T = n)z n à l’aide de A(z) et de B(z).
n=1 n=1 n=1
c) Conclure. Généraliser au polygone à 2p + 1 côtés.

103. Soit n un entier supérieur ou égal à 1. On dispose n + 1 boules blanches et noires dans une urne. On note X0 la variable
aléatoire indiquant le nombre de boules blanches dans l’urne à l’instant initial. On suppose que X0 suit la loi uniforme sur
[[1, n]]. On effectue alors l’opération « tirage-remplacement » suivante. On tire deux boules de l’urne. Si elles sont de couleurs
différentes, on les remet dans l’urne ; si elles sont de la même couleur, on les remplace par une boule noire et une boule blanche.
On itère ce « tirage-remplacement » et on note Xk la variable aléatoire qui indique le nombre de boules blanches à l’issue de la
k-ième opération.
a) Montrer, par un argument de symétrie, que l’espérance de Xk est constante.
b) On pose Uk = t(P (Xk = 1), . . . , P (Xk = n)). Construire A ∈ Mn (R) telle que ∀k ∈ N, Uk+1 = AUk .
c) Montrer que la suite (An ) est convergente.
n
X (nx)k
104. P YTHON. Pour n ∈ N et x ∈ R+ , soient Pn (x) = , fn (x) = e−nx Pn (x).
k!
k=0
a) Écrire une fonction P (n, x) qui renvoie la valeur Pn (x). Vérifier que P7 (0.1) = 2.0137348.
b) Tracer le graphe de la restriction de fn à [0, 2] pour quelques valeurs de n. Conjecturer un résultat relatif à la convergence de
la suite de fonctions (fn )n>0 .
k!
c) Soient n ∈ N, x ∈ [0, 1]. Montrer que, pour (k, n) ∈ N2 avec k > n : nk−n 6 . En déduire 0 6 1 − fn (x) 6
n
n!
(nx)
e−nx . Étudier la convergence simple de (fn )n>0 sur [0, 1[.
n!(1 − x)
(nx)k (nx)n
d) Soient n ∈ N∗ et x ∈]1, +∞[. Montrer que k ∈ N ∩ [0, n − 1] 7→ est croissante, puis que fn (x) 6 ne−nx .
k! n!
Étudier la convergence simple de (fn )n>0 sur ]1, +∞[.
n−1
X nk
e) Pour n ∈ N∗ , soit un = e−n . Pour n ∈ N∗ , montrer les relations
k!
k=0
Revue de la filière Mathématiques 11

+∞ k +∞
X n e−n nn nk−n n! X
un = 1 − e−n , puis 1 − 2un = (an + bn − cn ) où on pose, pour (n, k) ∈ N2 , λn,k = , an = λn,k ,
k! n! k!
k=n k=2n
2n−1
X n−1
X
bn = λn,k , cn = λn,k .
k=n k=0
 k−2n+1
1
f) Avec les notations précédentes, montrer, si k > 2n, λn,k 6 . En déduire la limite de (un )n>0 .
2

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