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Le document analyse l'œuvre de Rimbaud en mettant en avant des thèmes tels que la liberté, la nature, l'amour et l'engagement politique à travers ses poèmes. Il souligne la dualité de ses expressions poétiques, oscillant entre tradition et innovation, ainsi que son impact posthume sur la littérature. Enfin, il évoque la manière dont Rimbaud se représente en tant que poète errant, cherchant à s'affranchir des conventions littéraires tout en restant ancré dans son époque.

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Le document analyse l'œuvre de Rimbaud en mettant en avant des thèmes tels que la liberté, la nature, l'amour et l'engagement politique à travers ses poèmes. Il souligne la dualité de ses expressions poétiques, oscillant entre tradition et innovation, ainsi que son impact posthume sur la littérature. Enfin, il évoque la manière dont Rimbaud se représente en tant que poète errant, cherchant à s'affranchir des conventions littéraires tout en restant ancré dans son époque.

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Corrigé plan détaillé

I. Une ode à la liberté

1. « Le Forgeron », « L’Éclatante victoire de Sarrebrück », « À la musique » « Roman » ou


encore « Ma Bohème » font penser à l’idée de liberté.
2. « Le Forgeron » est dédié à la liberté politique, « Les effarés », à une émancipation
sociale et « Ma Bohème » à une liberté personnelle et poétique. D’autres associations
sont possibles.

3. Quatre poèmes sont consacrés à la nature. Nous pouvons relever « Sensation »,


« Roman », « Le Dormeur du val » et « Ma Bohème ». Cette nature est toujours un
cadre chaleureux et accueillant. De plus, cette nature est source de bonheur et de
libération : dans « Sensation », Il s’agit d’aller comme un bohémien ; dans « Roman »,
les « tilleuls verts de la promenade » sont témoins des premiers émois et des
premières ivresses poétiques ; dans « Ma Bohème », la nature est source de
libération et de création à la fois. Et dans « Le Dormeur du val », bien que la
révélation de la mort du soldat colore finalement ce poème, la nature est décrite
comme un cadre accueillant et chaleureux qui le berce et le protège, à l’image de la
nature qui tout à la fois plaint et entoure Ophélie.
Cette nature est en tout cas un endroit où le poète se sent en sécurité, et où il peut fuir, être
libre et créer.

4. Les poèmes amoureux de Rimbaud alternent entre l’amour adolescent, innocent et


enthousiaste, et l’amour plus grivois. On relève une expression lyrique de l’amour
adolescent dans « Première soirée », « Les Réparties de Nina » et « Rêvé pour
l’hiver », où le poète évoque des moments volés de découverte amoureuse.
Les autres poèmes, « Au Cabaret-Vert, cinq heures du soir », « La maline » et « À la
musique », relèvent d’un amour d’adolescent qui découvre la sexualité et qui fait preuve
d’autodérision : la tavernière au « Cabaret-Vert » le regarde avec des yeux vifs et lui révèle sa
vaste poitrine ; dans « La maline », la serveuse lui fait des avances, puis, dans « À la
musique », les femmes se moquent de lui. Cette seconde représentation amoureuse est celle
du jeune homme qui se retrouve dans les brasseries et les bars et qui découvre la sensualité
par le biais des femmes qui y servent ou qui s’y trouvent. On est alors assez loin de ses
représentations d’amoureux adolescent qui reprennent finalement des clichés comme
l’image du « petit wagon rose », dans « Rêvé pour l’hiver ».

5. Quatre poèmes sont consacrés à une émancipation politique : « Le mal », « Rage des
Césars », « Le Forgeron » et « Morts de Quatre-vingt -douze... ». Le poète au XIXe
siècle est un homme engagé : nous n’avons qu’à évoquer des figures comme Hugo
(député et ministre) ou Lamartine (candidat à la présidence de la IIe République), qui
précèdent Rimbaud. Dénoncer le gouvernement en place est une manière de
s’inscrire dans les mouvements de contestation qui agitent la France du XIX e siècle et
dans une volonté historique d’émancipation.
II. Une tempête au milieu du cadre.

6. Onze poèmes sur vingt-deux ont la forme d’un sonnet. Cela fait la moitié du recueil :
on pourrait dire alors que le poète a d’une part la volonté de respecter cette forme
poétique stricte et d’autre part l’intention de s’en libérer en faisant des poèmes dont
la forme est plus libre.

7. Cinq poèmes abordent des thématiques mythiques ou traditionnelles : d’une part,


des thématiques littéraires (« Ophélie », « Bal des pendus », « Le Châtiment de
Tartufe »), d’autre part des thématiques mythiques (« Soleil et chair », « Vénus
Anadyomène »). En tant que poète, il est assez traditionnel de faire allusion à d’autres
œuvres et d’autres références du panthéon littéraire. Les allusions mythologiques en
font partie, d’autant plus que le XIX e siècle redécouvre certains motifs mythologiques
antiques et se les approprie.

8. Non, Rimbaud ne s’est pas affranchi de l’alexandrin, mais il pratique certaines


entorses à la règle en effectuant des rejets (voir « Le Dormeur du val »).

9. Rimbaud est un cas particulier car son succès est pour beaucoup dû à Verlaine et a
surtout été posthume. Verlaine a fait de Rimbaud un mythe en le mettant dans la
catégorie des « Poètes maudits » et en faisant éditer les Illuminations, recueil ayant
provoqué beaucoup de scandale en raison de sa forme atypique.
Il se démarque ainsi du reste de sa génération, mais les thématiques des Cahiers inscrivent
Rimbaud dans une lignée de poètes du XIX e siècle qui évoquent la nature, l’amour et la
politique.

III. Un recueil de transitions.

10. Certains poèmes comme « Le Châtiment de Tartufe » ou « Le buffet » sont originaux


et ne se rattachent pas directement à une veine littéraire traditionnelle. Plus
largement, certains thèmes comme le vagabondage (« Ma Bohème »), l’adolescence
(« Roman ») ou la peinture de la petite bourgeoisie (« À la musique ») sont des
thèmes mineurs qui, s’ils ont des précurseurs, n’appartiennent pas à la grande
tradition littéraire.

11. Bien que s’inscrivant, pour certains de ses poèmes, dans la tradition littéraire,
Rimbaud introduit des contrepoints qui, d’une certaine manière, le libèrent de cette
filiation : ainsi « Vénus Anadyomène » est un pied-de-nez au genre du blason. Dans
« Ophélie », le poète se met en scène dans la partie III et introduit ainsi une distance
dans la convocation de cette figure tragique.

12. « Ma Bohème » met directement en scène un poète qui marche sans connaître sa
destination, et qui considère explicitement cette errance comme partie prenante de
son acte poétique : ainsi, Rimbaud se représente lui-même en train de se chercher.
On peut penser, plus indirectement, au « Buffet » : quel peut être le sens de ce poème, sinon
un exercice de style— une façon d’essayer sa plume ?
« Roman » ou « À la musique » représentent explicitement l’ivresse et les pulsions d’un
adolescent, et ses désirs de transgression de l’ordre établi. C’est particulièrement vrai dans
ce second poème, qui dresse un portrait de la société sérieuse et étriquée du Second Empire,
avec lequel le recentrement final sur le poète avide de baisers tranche radicalement.

13. D’une certaine manière, en concentrant le goût pour la nature, une soif absolu, la
volonté de sortir des sentiers battus, une forme de jeunesse assumée ( qui se traduit
par exemple par le « Oh ! là là ! », v.4) et, malgré tout cela, un effort de rigueur
littéraire ( en adoptant la forme de l’alexandrin), on peut dire, d’une certaine
manière, « Ma Bohème » concentre en lui l’essentiel des lignes de force des Cahiers
de Douai.
Il manquerait, pour être exhaustif, une charge politique plus explicite (mais le parti pris de se
livrer à la vie de bohème peut être compris comme une déclaration politique en soi) et une
part érotique : ici, c’est une jeunesse pure et seulement gonflée d’idéal que Rimbaud nous
donne à voir.

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