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Feuille5 App Lineaires Corrige

Le document présente des exercices d'algèbre linéaire concernant les applications linéaires, leur linéarité, et les noyaux et images de ces applications. Il inclut des exemples spécifiques d'applications et des solutions détaillées pour déterminer si elles sont linéaires, ainsi que des calculs de dimensions de noyaux et d'images. Les exercices sont accompagnés de solutions qui démontrent les propriétés des applications linéaires dans des espaces vectoriels.

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Feuille 5 – Applications linéaires Algèbre linéaire 1.

S2 – 2023/24

Exercice 1. Parmi les applications suivantes, déterminer lesquelles sont linéaires sur Solution de l’exercice 2. (a) Soit u = (x, y, z), v = (x′ , y ′ , z ′ ) ∈ R3 et soit λ ∈ R, on a
R.
f (λu + v)
f1 : R → R, x 7→ x2 + x = f (λ(x, y, z) + (x′ , y ′ , z ′ )) = f ((λx + x′ , λy + y ′ , λz + z ′ ))
f2 : R → R, x 7→ ax + b (où (a, b) ∈ R2 ) = ((λx + x′ ) + 2(λy + y ′ ), (λz + z ′ ) − (λx + x′ ), (λx + x′ ) + 4(λy + y ′ ) + (λz + z ′ ))
f3 : C → C, z 7→ z̄ = (λx + 2λy, λz − λx, λx + 4λy + λz) + (x′ + 2y ′ , z − x′ , x′ + 4y ′ + z ′ )
2 2
f4 : R → R , (x, y) 7→ (−y, 3x + 2y) = λ(x + 2y, z − x, x + 4y + z) + (x′ + 2y ′ , z − x′ , x′ + 4y ′ + z ′ )
f5 : C → C, z 7→ z̄z = λf (u) + f (v)
f6 : C → C, z 7→ 2z̄ + 1
(b) Soit v = (x, y, z) ∈ R3 , on a
f7 : R2 → R, (x, y) 7→ 2x + 3y

f8 : R3 → R2 , (x, y, z) 7→ (x − y, z + 1) x + 2y = 0

f9 : M2 (R) → R, A 7→ trace(A) = a11 + a22 v = (x, y, z) ∈ Ker f ⇐⇒ f ((x, y, z)) = (0, 0, 0) ⇐⇒ z−x=0

t x + 4y + z = 0
f10 : M2 (R) → M2 (R), A 7→ 2 A − A

f11 : R4 [X] → R, P 7→ P (1)


f12 : R4 [X] → R4 [X] , P 7→ P ′′ + 2P 1 2 0 0 a 1 2 0 0 a 1 2 0 0 a
−1 0 1 0 b −→ −1 0 1 0 b −→ 0 2 1 0 b+a
Les applications f3 , f5 , f6 sont elles C-linéaires ? 1 4 1 0 c 2 4 0 0 c−b 0 0 0 0 c − b − 2a
Solution de l’exercice 1. f1 n’est pas linéaire : f1 (1+1) = f (2) = 6, mais f1 (1)+f1 (1) =
D’où
1 + 1, donc f (1 + 1) ̸= f (1) + f (1) ; (
f2 n’est pas linéaire si b ̸= 0 : f (0) = b ̸= 0 ; si b = 0, f2 est R-linéaire : ∀x, y ∈ R et x = −2y
∀λ ∈ R, f (λx + y) = a(λx + y) = λ(ax) + ay = λf (x) + f (y). v = (x, y, z) ∈ Ker f ⇐⇒
z = −2x
f5 n’est pas linéaire : f5 (1 + 1) = f5 (2) = 4 et f5 (1) + f5 (1) = 1 + 1 = 2.
f6 et f8 ne sont pas linéaires : f6 (0) ̸= 0 et f8 (0, 0, 0) ̸= (0, 0). ⇐⇒ v = (−2y, y, −2y) ⇐⇒ v = y(−2, 1, −2)

Finalement Ker f = Vect(−2, 1, −2). Le noyau de f est donc de dimension 1.


Toutes les autres applications sont R-linéaires. Traitons par exemple f3 et f11 :
(c) Soit v = (a, b, c) ∈ R3 , D’après ce qui précède,
∀z, w ∈ C et ∀λ ∈ R, f3 (λz + w) = λz + w = λz̄ + w̄ = λf (z) + f (w).
∀P, Q ∈ R4 [X] et ∀λ ∈ R, f11 (λP + Q) = (λP + Q)(1) = λP (1) + Q(1) = v = (a, b, c) ∈ Im f ⇐⇒ c − b − 2a = 0 ⇐⇒ c = 2a + b
λf11 (P ) + f11 (Q).
d’où
f3 , f5 et f6 ne sont pas C-linéaires. Par exemple, pour f3 , on a f3 (i × 1) = f (i) = −i,
mais i × f (1) = i × 1 = i. v = (a, b, c) ∈ Im f ⇐⇒ v = (a, b, c) = (a, b, 2a + b) = a(1, 0, 2) + b(0, 1, 1)

Ainsi
Exercice 2. Soit l’application f : R3 → R3 définie par
Im f = Vect((1, 0, 2), (0, 1, 1))
f (x, y, z) = (x + 2y, z − x, x + 4y + z). La famille ((1, 0, 2), (0, 1, 1)) est génératrice dans Im f et comme les deux vecteurs
ne sont pas colinéaires, c’est une base de Im f . Donc dim Im f = 2.
(a) Montrer que f est un endomorphisme de R3 . On peut prendre comme vecteurs de la base de Im f les deux vecteurs (de départ de
(b) Trouver une base de Ker(f ). l’algo de Gauss) où nous avons choisi les pivots, soit (1, −1, 1) et (0, 1, 1).
(c) Trouver une base de Im(f ). (d) dim Ker f + dim Im f = 1 + 2 = 3. On peut remarquer que cette somme est égale
(d) Calculer dim Ker f + dim Im f . à dim R3 , l’espace de départ de f .

K. Koufany 2
Feuille 5 – Applications linéaires Algèbre linéaire 1. S2 – 2023/24

Exercice 3. Soit l’application f : R3 → R3 définie par Solution de l’exercice 4. (a) Par linéarité de f on a f ((3, 3)) = f ((2, 1) + (1, 2)) =
f ((2, 1)) + f ((1, 2)) = (0, 2, 1) + (1, 0, 1) = (1, 2, 2).
∀v = (x, y, z) ∈ R3 , f (v) = (x − z, 2x + y − 3z, −y + 2z) (b) On exprime d’abord (1, 0) et (0, 1) comme combinaisons linéaires de (2, 1) et
suffit de chercher a, b ∈ R tel que (1, 0) = a(2, 1)+b(1, 2) ce qui donne le système
(1, 2) : il(
et soit B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 .
2a + b = 1
(a) Montrer que f est linéaire. linéaire . On trouve a = 31 et b = − 31 d’où (1, 0) = 23 (2, 1) − 13 (1, 2).
(b) Calculer les coordonnées f (e1 ), f (e2 ) et f (e3 ) dans la base canonique. a + 2b = 0
(c) Déterminer une base de Ker f et une base de Im f . On fait de même pour (0, 1) pour trouver (0, 1) = − 13 (2, 1) + 32 (1, 2)
On en déduit, par linéarité de f , que
Solution de l’exercice 3. (a) On montre que f est linéaire de la même façon que dans
l’exercice 2.
2 1
(b) On a f ((1, 0)) = f ((2, 1)) − f ((1, 2))
3 3
 2 1
f (e1 ) = f ((1, 0, 0)) = (1, 2, 0) = e1 + 2e2
 = (0, 2, 1) − (1, 0, 1)
3 3
f (e2 ) = f (0, 1, 0) = (0, 1, −1) = e2 − e3 1
= (−1, 4, 1)

f (e3 ) = f (0, 0, 1) = (−1, −3, 2) = −e1 − 3e2 + 2e2

3
(c) Soit v = (x, y, z) ∈ R3 , De même, on trouve f ((0, 1)) = 31 (2, −2, 1)
 Finalement, par linéarité de f on a
x − z = 0

(x, y, z) ∈ Ker f ⇐⇒ 2x + y − 3z = 0 f ((x, y))
= f (x(1, 0) + y(0, 1)) = xf ((1, 0)) + yf ((0, 1))
   


−y + 2z = 0 1 1
= x (−1, 4, 1) + y (2, −2, 1)
3 3
1 0 −1 0 a 1 0 −1 0 a 1
= (−x + 2y, 4x − 2y, x + y)
2 1 −3 0 b −→ 2 1 −3 0 b 3
0 −1 2 0 c 0 0 −1 0 c+b 
1
 3 (−x + 2y) = 0

1 0 −1 0 a 1 0 0 0 a−b−c Déterminons le noyau de f . Soit (x, y) ∈ Ker f , donc 13 (4x − 2y) = 0
−→ 0 1 −1 0 b − 2a −→ 0 1 0 0 2a − c 1

3 (x + y) = 0
0 0 −1 0 c+b 0 0 −1 0 c+b
Donc v = (x, y, z) ∈ Ker f ⇐⇒ x = y = z = 0 et Ker f = {0R3 }. L’application linéaire −1/3 2/3 0 a −1 2 0 3a 0 3 0 3a + 3c
f est donc injectif et comme f : R3 → R3 , f est bijectif (c’est un automorphisme). On en 4/3 −2/3 0 b −→ 4 −2 0 3b −→ 0 −6 0 3b − 12c
déduit que Im f = R3 et que toute base de R3 est une base de Im f . On peut prendre par 1/3 1/3 0 c 1 1 0 3c 1 1 0 3c
exemple comme base (f (e1 ), f (e2 ), f (e3 )) c’est-à-dire (1, 2, 0), (0, 1, −1), (−1, −3, 2)).
0 1 0 a+c 0 1 0 a+c
Exercice 4. Soit f une application linéaire de R2 dans R3 telle que f ((1, 2)) = (1, 0, 1) −→ 0 −2 0 b − 4c −→ 0 0 0 2a + b − 2c
et f ((2, 1)) = (0, 2, 1). 1 1 0 3c 1 0 0 2c − a
(a) Déterminer f ((3, 3)).
On en déduit que (x, y) ∈ Ker f ⇐⇒ x = y = 0, donc Ker f = {(0, 0)}. De plus
(b) Déterminer f ((x, y)), pour (x, y) ∈ R2 .
v = (a, b) ∈ Im f ⇐⇒ 2a+b−2c = 0 ⇐⇒ v = (a, −2a+2c, c) = a(1, −2, 0)+c(0, 2, 1).
(c) Déterminer le noyau de f et son image.
Par suite, Im f = Vect((1, −2, 0), (0, 2, 1)) et dim Im f = 2.

K. Koufany 4
Feuille 5 – Applications linéaires Algèbre linéaire 1. S2 – 2023/24

Exercice 5. Soit l’application f : R3 → R2 définie par (3) Premier cas : m = −1. Si (a, b, c) ∈ Im(f−1 alors le système linéaire correspondant
donne
∀v = (x, y, z) ∈ R3 , f (v) = (−2x + y + z, x − 2y + z). −1 −1 a −1 −1 a
1 1 b → 0 0 b+a
(a) Montrer que f est linéaire. 1 1 c 0 0 c+a
(b) Donner une base de Ker f , en déduire dim Im f .
(c) Donner une base de Im f . Donc b = −a et c = −a. On trouve Im(f−1 = Vect{(1, −1, −1)}.
Deuxième cas : m = +1 alors le système linéaire correspondant donne
Solution de l’exercice 5. (1) Il est facile de montrer que f est linéaire.
(2) On trouve 1 −1 a 1 −1 a
Ker(f ) = Vect(1, 1, 1) 1 −1 b → 0 0 b−a
3 −3 c 0 0 c + 3a
C’est un sous-espace de dimension 1. D’après la formule du rang, dim(Im f ) = dim R3 −
dim(Ker f ) = 2. Donc b = a et c = −3a. On trouve Im(f1 = Vect{(1, 1, −3)}.
(3) Comme dim(Im f ) = 2 = dim R2 et que Im f est un sous-espace de R2 , on a Troisième cas : m ̸= ±1 alors d’après ce qui précède Ker(fm ) = {0} et donc d’après
Im f = R2 et toute base de R2 est une base de Im f . le théorème du rang dim Im fm = dim R2 − 0 = 2. Or

Exercice 6. Pour tout paramètre m réel, soit l’application fm : R2 → R3 définie par Im(fm ) = Vect(f (e1 ), f (e2 )) = Vect((1, 2 + m), (−1, −m, −2m − 1))
fm (x, y) = (mx − y, x − my, (2 + m)x − (2m + 1)y). et comme ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, il forment une base de Im fm .
(a) Montrer que, pour tout m, fm est une application linéaire. Exercice 7. Soit f : R4 → R4 l’application définie par
(b) Pour quelles valeurs de m, fm est-elle injective ?
(c) Déterminer une base de Im(fm ). f (x, y, z, t) = (x − y + z, 0, x + y − z + t, t)

Solution de l’exercice 6. (1) Il est facile de montrer que f est linéaire. et soit F = {(x, y, z, t) ∈ R4 | x + y − z − t = 0}.
(2) Déterminons le noyau de Ker(fm ). (a) Donner une base de Ker(f ) et sa dimension.
(b) Donner une base (la plus simple) de Im(f ) et sa dimension.
m −1 0 m −1 0 (c) A-t-on Ker(f ) ⊕ Im(f ) = R4 ?
1 −m 0 → 1 − m2 0 0 (d) Montrer que F est un sous-espace vectoriel de R4 , et donner en une base et sa
2 + m −2m − 1 0 2(1 − m2 ) 0 0 dimension.
(e) A-t-on Ker(f ) ⊕ F = R4 ?
Si m = ±1, alors on a
m −1 0 Solution de l’exercice 7. (a) Soit v = (x1 , x2 , x3 , x4 ) ∈ R4 . On montre facilement que
0 0 0 
0 0 0 x1 − x2 + x3 = 0 
x1 = 0


0=0
 
et dans ce cas (x, y) ∈ Ker(f±1 ) ⇐⇒ y = mx = ±x. Si m = 1, alors Ker f1 = Vect(1, 1) v ∈ Ker(f ) ⇔ ⇔ x2 = x3
x1 + x2 − x3 + x4 = 0
et si m = −1, alors Ker f−1 = Vect(1, −1) et dans les deux cas f± n’est pas injective. x4 = 0

 
x4 = 0

Si m ̸= ±1, alors on a
0 −1 0 Donc v = (0, x3 , x3 , 0) = x3 (0, 1, 1, 0), si on pose v1 = e2 +e3 = (0, 1, 1, 0) alors Ker(u) =
1 − m2 0 0 vect(v1 ) et donc la dimension de Ker(f ) est 1.
0 0 0 (b) On a d’après le cours
et dans ce cas Ker(fm ) = {0}. Dans ce cas fm est injective.
Im f = Vect(f (e1 ), f (e2 ), f (e3 ), f (e4 ))
Ainsi, fm est injective ssi m ̸= ±1.

K. Koufany 6
Feuille 5 – Applications linéaires Algèbre linéaire 1. S2 – 2023/24

Or (a) Pour tout vecteur v = xv1 + yv2 + zv3 déterminer f ◦ f (v).


f (e1 ) = (1, 0, 1, 0) = e1 + e3 ; f (e2 ) = (−1, 0, 1, 0) = −e1 + e3 ; (b) En déduire que f est un automorphisme de R3 , puis déterminer f −1 .
f (e3 ) = (1, 0, −1, 0) = e1 − e3 ; f (e4 ) = (0, 0, 0, 1, 1) = e3 + e4
Solution de l’exercice 8. (a) On montre facilement que f ◦ f (v) = v, pour tout v ∈ R3 .
donc (b) D’après (a), on a f ◦ f = IdR3 , donc f est un endomorphisme bijectif (un
automorphisme) et que f −1 = f .
Im(f ) = Vect (e1 + e3 , −e1 + e3 , e1 − e3 , e3 + e4 ) = Vect (e1 + e3 , e1 − e3 , e3 + e4 )
Exercice 9. Soit B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 et soit f l’endomorphisme de
car f (e2 ) = −f (e3 ), d’où R3 tel que
Im(f ) = Vect (e1 + e3 , e1 − e3 + e1 + e3 , e3 + e4 ) = Vect (e1 + e3 , 2e1 , e3 + e4 ) 1 2 2
f (e1 ) = − e1 + e2 + e3
= Vect (e3 , e1 , e3 + e4 ) = Vect (e3 , e1 , e4 ) 3 3 3
2 1 2
f (e2 ) = e1 − e2 + e3
La famille (e1 , e3 , e4 ) est une sous-famille de la base canonique de R4 qui est libre, elle 3 3 3
donc est libre (et génératrice) et par conséquent c’est une base de Im(f ) 2 2 1
f (e3 ) = e1 + e2 − e3
(c) Comme dim Ker(f ) + dim(Im(f )) = dim R4 Le tout est de savoir si le vecteur 3 3 3
v1 = e2 +e3 = (0, 1, 1, 0) générateur de Ker f appartient à Im(f ), si c’est le cas Ker(f ) ⊂ Soit E1 = {v ∈ R3 | f (v) = v} et E−1 = {v ∈ R3 | f (v) = −v}.
Im(f ) et il n’y a pas de somme directe et sinon ker(f ) ∩ Im(f ) = {0R4 } et il y a somme (a) Montrer que E1 et E−1 sont des sous-espaces vectoriels de R3 .
directe. (b) Montrer que e1 + e2 + e3 appartient à E1 et que e1 − e2 et e1 − e3 appartiennent
Mais v1 = e2 + e3 ̸∈ Im f = Vect(e1 , e3 , e4 ) car sinon e2 serait combinaison linéaire de à E−1 .
e1 , e3 , e4 ce qui contredit que (e1 , e2 , e3 , e4 ) est une base de R4 . Ainsi Ker f ∩Im f = {0R4 } (c) Que peut-on en déduire sur les dimensions de E1 et de E−1 ?
et donc Ker(f ) ⊕ Im(f ) = R4 . (d) Déterminer E1 ∩ E−1 .
Autre méthode : Pour montrer que Ker f et Im f sont supplémentaires on peut aussi (e) A-t-on E1 ⊕ E−1 = R3 ?
montrer que que (e2 + e3 , e1 + e3 , e1 − e3 , e3 + e4 ) est une base de R4 (la réunion d’une (f) Calculer f ◦ f et en déduire que f est un automorphisme de R3 et déterminer
base de Ker f et d’une base de Im f est une base de R4 ). f −1 .
(d) On montre facilement que F est un sous-espace vectoriel de R4 en montrant que
F est stable par combinaisons linéaires. Solution de l’exercice 9.
Autre méthode : On peut aussi remarquer que Exercice 10. Soit f : R3 [X] → R l’application définie par
φ : (x, y, z, t) 7→ x + y − z − t ∀P ∈ R3 [X], f (P ) = P (2).

est une application linéaire de R4 dans R et que F = Ker φ et que c’est donc un sous- (a) Montrer que f est une application linéaire.
espace de R4 . (b) Déterminer Ker(f ) et Im(f ).
On montre aussi (facilement) que la famille ((−1, 1, 0, 0), (1, 0, 1, 0), (−10, 0, 1)) en- Solution de l’exercice 10. (a) Soit λ ∈ R et soient P et Q deux vecteurs de R3 [X]. On a
gendre F et qu’elle est libre. C’est donc une base de F .
(e) Le vecteur v1 = (0, 1, 1, 0) ∈ Ker f et vérifie l’équation de F il est donc dans F . f (λP + Q) = (λP + Q)(2) = λP (2) + Q(2) = λf (P ) + f (Q).
D’où Ker f ⊂ F . Les sous-espaces Ker f et F ne sont donc pas supplémentaires dans Donc f est linéaire.
R4 . (b) Soit P ∈ R3 [X]. On a
Exercice 8. Soit f un endomorphisme de R3 et soit B = (v1 , v2 , v3 ) une base de R3 . P ∈ Ker f ⇐⇒ f (P ) = 0 ⇐⇒ P (2) = 0
On suppose que l’image de la base B est ⇐⇒ 2 est racince de P
f (v1 ) = −7v1 − 6v2 ⇐⇒ ∃a, b, c ∈ R : P (X) = (X − 2)(aX 2 + bX + c)
f (v2 ) = 8v1 + 7v2 ⇐⇒ ∃a, b, c ∈ R : P (X) = aX 2 (X − 2) + bX(X − 2) + c(X − 2)
f (v3 ) = 6v1 + 6v2 − v3 ⇐⇒ P ∈ Vect(X 2 (X − 2), X(X − 2), (X − 2))

K. Koufany 8
Feuille 5 – Applications linéaires Algèbre linéaire 1. S2 – 2023/24

Donc Ker f = Vect(X 2 (X − 2), X(X − 2), (X − 2)). Solution de l’exercice 13. (a) Si x ∈ Ker f ∩ Ker g, alors f (x) = g(x) = 0 et (f + g)(x) =
La famille (X 2 (X − 2), X(X − 2), (X − 2)) est génératrice dans Ker f et comme ces po- f (x) + g(x) = 0, d’où x ∈ Ker(f + g).
lynômes ont des degrés deux à deux distincts, il forment une famille libre. Par conséquent (b) Si x ∈ Im(f + g), alors il existe v ∈ E tels que x = (f + g)(v) = f (v) + g(v) ∈
(X 2 (X − 2), X(X − 2), (X − 2)) est une base de Ker f et on a dim Ker f = 3. Im f + Im g.
(b) D’après la formule du rang, dim Ker f + dim Im f = dim R3 [X], on a dim Im f = (c) Si x ∈ Ker f , alors f (x) = 0 et en composant par f , on a f 2 (x) = f (f (x)) =
dim R3 [X] − dim Ker f = 4 − 3 = 1. et Comme Im f ⊂ R e que ce deux espaces ont la f (0) = 0, d’où x ∈ Ker f 2 .
même dimension (égale à 1), il s’en suit que Im f = R. (d) Si x ∈ Im f 2 , alors il existe v ∈ E tel que x = f 2 (v) = f (f (v)), d’où x ∈ Im f .

Exercice 11. Soient a, b deux réels distincts et f : R4 [X] → R1 [X] l’application définie Exercice 14. Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E. Montrer
par (a) Im f ∩ Ker f = {0} ⇐⇒ Ker f = Ker f 2 .
∀P ∈ R4 [X], f (P )(X) = XP (a) + P (b). (b) E = Ker f + Im f ⇐⇒ Im f = Im f 2 .
(a) Montrer que f est une application linéaire. Solution de l’exercice 14. (a) ⇒ : Supposons Im f ∩ Ker f = {0}. L’inclusion Ker f ⊂
(b) Déterminer Ker(f ) et en donner une base. Ker f 2 étant toujours vraie (voir exercice 6), il suffit de montrer l’inclusion réciproque.
(c) Déterminer Im(f ) et en donner une base. Soit x ∈ Ker f 2 , alors f 2 (x) = 0 ou encore f (f (x)) = 0, d’où f (x) ∈ Ker f . Or f (x) ∈
Im f donc f (x) ∈ Im f ∩ Ker f = {0} et f (x) = 0 ce qui assure que x ∈ Ker f .
Solution de l’exercice 11. a) Soit λ ∈ R et soient P et Q deux vecteurs de R3 [X]. On a
⇐ : Supposons Ker f = Ker f 2 et soit x ∈ Im f ∩ Ker f . Alors f (x) = 0 et il existe
f (λP + Q)(X) = X(λP + Q)(a) + (λP + Q)(b) v ∈ E tel que x = f (v). D’où 0 = f (x) = f (f (v)) = f 2 (v), par suite v ∈ Ker f 2 . Or
Ker f = Ker f 2 , donc v ∈ Ker f et x = f (v) = 0. On en déduit que Im f ∩ Ker f = {0}.
= ...
(b) ⇒ : Supposons E = Ker f + Im f . L’inclusion Im f 2 ⊂ Im f étant toujours vraie
= λ(XP (a) + P (b)) + XQ(a) + Q(b) (voir exercice 6), il suffit de montrer l’inclusion réciproque. Soit x ∈ Im f , il existe alors
= λf (P )(X) + f (Q)(X) v ∈ E tel que x = f (v). Comme E = Ker f + Im f , il existe a ∈ Ker f, f (b) ∈ Im f tels
que v = a + f (b). D’où x = f (v) = f (a + f (b)) = f (a) + f 2 (b) = f 2 (b). Ce qui montre
Ainsi f (λP + Q) = λf (P ) + f (Q) et f est linéaire. que x ∈ Im f 2 .
(b) On montre comme dans l’exercice précédent que Ker f = Vect(X 2 (X − a)(X − ⇐ Supposons Im f = Im f 2 . Soit x ∈ E, alors f (x) ∈ Im f = Im f 2 . Il existe donc
b), X(X − a)(X − b), (X − a)(X − b)). Comme ces trois polynômes ont des degrés deux v ∈ E tel que f (x) = f 2 (v) ou encore f (x − f (v)) = 0. D’où x − f (v) ∈ Ker f et
à deux différents, ils forment une famille libre. Donc X 2 (X − a)(X − b), X(X − a)(X − x = (x − f (v)) + f (v) ∈ Ker f + Im f . Ainsi E = Ker f + Im f .
b), (X − a)(X − b)) est une base de Ker f et dim Ker f = 3.
(c) D’après la formule du rang, dim Im f = dim R4 [X] − dim Ker f = 5 − 3 = 2. Exercice 15. Soit f et g deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel E tel que
Comme Im f ⊂ R1 [X] et que ces deux espaces ont la même dimension (égale 2), on a f ◦ g = Id. Montrer
Im f = R1 [X]. (a) Ker f = Ker(g ◦ f ).
(b) Im g = Im(g ◦ f ).
Exercice 12. Soit f et g deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel E. (c) E = Ker f ⊕ Im g.
Montrer que g ◦ f = 0 si, et seulement si, Im f ⊂ Ker g.
Solution de l’exercice 15. (a) Il est clair que Ker f ⊂ Ker(g ◦ f ). Réciproquement, soit
Solution de l’exercice 12. Supposons que g ◦ f = 0. Soit y ∈ Im f , donc il existe x ∈ E x ∈ Ker(g ◦ f ), alors g ◦ f (x) = 0, puis en composant avec f on obtient f ◦ g ◦ f (x) = 0
tel que y = f (x). D’où g(y) = g(f (x)) = g ◦ f (x) = 0, ce qui veut dire y ∈ Ker g. d’où Id ◦ f (x) = 0 ou encore f (x) = 0. Ainsi x ∈ Ker f . Les deux inclusions montrent
L’autre implication est laissé au lecteur. que Ker f = Ker(g ◦ f ).
(b) Il est clair que Im(g ◦ f ) ⊂ Im g. Réciproquement, soit y ∈ Im g, alors il existe
Exercice 13. Soit f et g deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel E.
x ∈ E tel que y = g(x). Comme f ◦ g = Id, x = f (g(x)), donc g = g(x) = g(f (g(x))) =
(a) Comparer Ker f ∩ Ker g et Ker(f + g).
g ◦ f (f (x)) ∈ Im(g ◦ f ). Les deux inclusions montrent que Im g = Im(g ◦ f ).
(b) Comparer Im f + Im g et Im(f + g).
(c) Montrons d’abord que Ker f ∩ Im g = {0}. Soit x ∈ Ker f ∩ Im g, alors f (x) = 0
(c) Comparer Ker f et Ker f 2 .
et il existe z ∈ E tel que x = g(z). En composant cette dernière égalité par f on obtient
(d) Comparer Im f et Im f 2 .

K. Koufany 10
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0 = f (x) = f ◦ g(z) = Id(z) = z, d’où z = 0 et Ker f ∩ Im g = {0}. Solution de l’exercice 17. Supposons (a) et montrons (b). p et q sont deux projecteurs.
Montrons maintenant que E = Ker f + Im g. Soit x ∈ E, alors Soit x ∈ E alors

x = (x − g(f (x))) + g(f (x)) x ∈ Ker p ⇒ p(q) = 0


⇒ q ◦ p(x) = q(0) = 0
avec g(f (x)) ∈ Im g et x−g(f (x)) ∈ Ker f puisque f (x−g(f (x))) = f (x)−f ◦g ◦f (x) =
f (x) − Id ◦ f (x) = f (x) − f (x) = 0. Donc x ∈ Ker f + Im g et par suite E = Ker f + Im g. ⇒ q(x) = 0
En conclusion E = Ker f ⊕ Im g. ⇒ x ∈ Ker q
Exercice 16. Soit E un K-espace vectoriel et p ∈ L(E). Donc Ker p ⊂ Ker q. Comme p et q jouent le même rôle, on a Ker q ⊂ Ker p.
(a) Montrer que p est un projecteur si, et seulement si, Id − p l’est. Supposons (b) et montrons (a). Soit x ∈ E, comme E = Ker q ⊕ Im q alors x = u + v
(b) Exprimer alors Im(Id − p) et Ker(Id − p) en fonction de Im(p) et Ker(p). avec u ∈ Ker q et v ∈ Im q. D’où

Solution de l’exercice 16. (a) Si p est un projecteur (c-à-d p2 = p ◦ p = p) alors p(x) = p(u + v) = p(u) + p(v)

(Id − p) ◦ (Id − p) = Id ◦ Id − Id ◦ p − p ◦ Id + p ◦ p Or Ker q = Ker p, donc p(u) = 0. D’autre part, comme v ∈ Im q, v = q(v), donc
= Id − 2p + p p(x) = p(u + v) = p(u) + p(v)
= Id − p = 0 + p(q(v))
Donc p est un projecteur. = p(0 + q(v))
Pour l’implication réciproque on va utiliser ce qu’on vient de montrer : si Id − p est = p(q(u) + q(v))
un projecteur alors Id − (Id − p) = p est un projecteur. = p(q(u + v))
(b) Soit x ∈ E, on a
= p(q(x))
x ∈ Im(Id − p) ⇔ (Id − p)(x) = x
Ainsi p(x) = p ◦ q(x) et ceci pour tout x ∈ E, d’où p ◦ q = p.
⇔ x − p(x) = x Comme p et q jouent le même rôle, on montre de même que q ◦ p = q.
⇔ p(x) = 0
Exercice 18. Soit E un K-espace vectoriel et p, q deux projecteurs de E qui com-
⇔ x ∈ Ker p mutent.
(a) Montrer que p ◦ q est un projecteur de E.
(b) Monter que Ker(p ◦ q) = Ker p + Ker q et Im(p ◦ q) = Im p ∩ Im q.
Donc Im(Id − p) = Ker p. De même
Solution de l’exercice 18. (a) On a p et q sont deux projecteurs (p2 = p, q 2 = q) tels
x ∈ Ker(Id − p) ⇔ (Id − p)(x) = 0 que p ◦ q = q ◦ p.
⇔ x − p(x) = 0 Montrons que p ◦ q est un projecteur,
⇔ p(x) = x
(p ◦ q)2 = (p ◦ q) ◦ (p ◦ q) = p ◦ (q ◦ p) ◦ q
⇔ x ∈ Im p
= p ◦ (p ◦ q) ◦ q (p et q commutent)
= (p ◦ p) ◦ (q ◦ q)
Donc Ker(Id − p) = Im p. = p◦q
Exercice 17. Soit E un K-espace vectoriel et p, q ∈ L(E) deux projecteurs. Montrer (b) Soit x ∈ Ker p + Ker q, alors il existe u ∈ Ker p, v ∈ Ker q tels que x = u + v. On
qu’on a équivalence entre a
(a) p ◦ q = p et q ◦ p = q ; p ◦ q(x) = p ◦ q(u + v) = p ◦ q(u) + p ◦ q(v) = p ◦ q(u) = q ◦ p(u) = 0
(b) Ker p = Ker q.
| {z }
=0 car v∈Ker q

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d’où x ∈ Ker(p ◦ q). Ainsi x ∈ Ker p + Ker q ⊂ Ker(p ◦ q). Solution de l’exercice 20. (a) Il est clair que E et F sont deux sous-espaces vecto-
Réciproquement, soit x ∈ Ker(p ◦ q). Comme E = Ker p ⊕ Im p, on a x = u + v avec riels de R4 . Pour F , un vecteur (x, y, z, t) ∈ F ⇔ z = t = 0. On trouve alors
u ∈ Ker p et v ∈ Im p. On a F = Vect((1, 0, 0, 0), (0, 1, 0, 0)).
On montre ensuite que la famille
0 = (p ◦ q)(x) = (q ◦ p)(x) = (q ◦ p)(u) + (q ◦ p)(v) = (q ◦ p)(v) = q(p(v)) = q(v)
(v1 := (1, 0, 0, 1), v2 := (1, 0, 1, 0), v3 := (1, 0, 0, 0), v4 := (0, 1, 0, 0))
| {z }
p(v)=v car v∈Im p

donc v ∈ Ker q et x = u + v ∈ Ker p + Ker q. Ainsi Ker(p ◦ q) ⊂ Ker p + Ker q et par est une base de R4 (car libre), donc E ⊕ F = R4 (réunion d’une base de E et d’une base
suite Ker(p ◦ q) = Ker p + Ker q. de F est une base de R4 ).
Montrons maintenant que Im(p ◦ q) = Im p ∩ Im q. (b) Tout vecteur v ∈ R4 s’écrit donc de manière unique v = vE + vF avec vE ∈ E
Soit x ∈ Im(p ◦ q), alors il existe v ∈ E tel que x = p ◦ q(v) = p(q(v)) ∈ Im p. Comme p et vF ∈ F . Le projecteur sur E parallèlement à F est donné par pE (v) = vE . Soit v =
et q commutent, on a aussi x = p ◦ q(v) = q ◦ p(v) = q(p(v)) ∈ Im q. Ainsi x ∈ Im p ∩ Im q (x, y, z, t) ∈ R4 et déterminons sa décomposion dans E ⊕F . Pour cela il suffit d’exprimer
et Im(p ◦ q) ⊂ Im p ∩ Im q. v dans la base (v1 , v2 , v3 , v4 ) : cherchons α, β, γ, δ ∈ R tels que v = αv1 +βv2 +γv3 +δv4 .
Réciproquement, soit x ∈ Im p ∩ Im q, alors p(x) = x et q(x) = x, d’où p ◦ q(x) = x ce On obtient donc le système linéaire
qui entraı̂ne x ∈ Im(p ◦ q), car p ◦ q est aussi un projecteur. Donc Im p ∩ Im q ⊂ Im(p ◦ q) 
et par double inclusion Im(p ◦ q) = Im p ∩ Im q. 
 α+β+γ =x

δ = y
Exercice 19. Soit E un K-espace vectoriel. Soit s un endomorphisme de E tel que
β=z
s2 = Id. On pose F = Ker(s − Id) et G = Ker(s + Id).



α=t

(a) Montrer que F ⊕ G = E.
(b) Montrer que s est la symétrie vectorielle par rapport à F et parallèlement à G.
d’où 
Solution de l’exercice 19. (a) F et G sont des s.e.v. de E car noyaux d’applications 
α=t

β = z
linéaires.
Soit x ∈ F ∩ G, alors (s − Id)(x) = 0 et (s + Id)(x) = 0, ce qui conduit à s(x) = x et 
γ =x−z−t
s(x) = −x, donc x = 0. D’où F ∩ G = {0}.

δ=y

Soit x ∈ E. Posons u = 12 (x + s(x)) et v = 12 (x − s(x)). On a x = u + v, s(u) = 12 (s(x) +
s2 (x)) = 21 (s(x) + x) = u, donc u ∈ F et s(v) = 21 (s(x) − s2 (x)) = 12 (s(x) − x) = −v, et
donc v ∈ G. Par conséquent F + G = E. Ainsi F ⊕ G = E. (x, y, z, t) = tv1 + zv2 + (x − z − t)v3 + yv4
| {z } | {z }
(b) Puisque E = F ⊕ G, ∀x ∈ E, ∃!u ∈ F et ∃!v ∈ G tels que x = u + v. Par ∈E ∈F
définition de F et G on a s(x) = s(u) + s(v) = u − v. Donc s est la symétrie vectorielle d’où
par rapport à F parallèlement à G. pE ((x, y, z, t)) = tv1 + zv2 = (z + t, 0, z, t).
Exercice 20. Dans l’espace vectoriel R4 , on considère les parties E et F définies par On trouve de même le projecteur sur F parallèlement à E

E = Vect((1, 0, 0, 1), (1, 0, 1, 0)) pF ((x, y, z, t)) = (x − z − t)v3 + yv4 = (x − z − t, y, 0, 0)


F = {(x, y, z, t) | 2z + t = 0 et z − 3t = 0}.
(c) Soit sF la symétrie vectorielle par rapport à F , parallèlement à E, alors ∀v ∈ R4 ,
4
(a) Montrer que E et F sont des sous-espaces vectoriels de R et qu’ils sont sF (v) = 2pF − Id. Ainsi
supplémentaires.
(b) Soit (x, y, z, t) un élément quelconque de R4 . Donner son image par le projecteur sF ((x, y, z, t)) = 2pF ((x, y, z, t)) − Id((x, y, z, t))
sur E parallèlement à F , puis son image par le projecteur sur F parallèlement à E. = 2(x − z − t, y, 0, 0) − (x, y, z, t)
(c) Déduire de ce qui précède l’image de (x, y, z, t) de R4 par la symétrie vectorielle = (x − 2z − 2t, y, −z, −t).
par rapport à F , parallèlement à E.

K. Koufany 14
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Exercice 21. On considère les applications linéaires p et q de R3 dans R3 données pour Solution de l’exercice 24. (a) Montrons d’abord que f est linéaire. Soit (un )n et (vn )n
tout (x, y, z) ∈ R3 par : deux suites réelles convergentes et soit λ ∈ R. On note u = lim un et v = lim vn . Donc
lim(λun + vn ) = λu + v. On a

p(x, y, z) = (−y − z, −x − z, x + y + 3z) f (λ(un )n + (vn )n ) = f ((λun + vn )n ) = λu + v = λf ((un )n ) + f ((vn )n )


q(x, y, z) = (x − 2y, −y, −2x + 2y − z).
Montrons maintenant que f est un projecteur. Soit (un )n une suite réelle convergente
(a) Montrer qu’il existe deux sous-espaces vectoriels F, G de R3 tels que F ⊕ G = R3 et u = lim un . On a f ((un )n ) = (un )n − u et comme la suite (un )n − u est convergente
et tels que p est le projecteur sur F parallèlement à G. Déterminer F et G. et converge vers 0, alors son image par f est f ((un )n − u) = (un )n − u − 0 = (un )n − u,
(b) Montrer qu’il existe deux sous-espaces vectoriels H, L de R3 tels que H ⊕ L = R d’où
et tels que q est la symétrie vectorielle par rapport à H, parallèlement à L. Déterminer f ◦ f ((un )n ) = f (f ((un )n )) = f ((un )n − u) = (un )n − u = f ((un )n )
H et L. Ainsi f ◦ f = f et f est un projecteur.
(b) Soit (un )n ∈ E avec u = lim un .
Solution de l’exercice 21.
On a
Exercice 22. Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E. Montrer que les
conditions suivantes sont équivalentes (un )n ∈ Ker f ⇐⇒ (un )n − u = 0 ⇐⇒ (un )n = u ⇐⇒ (un )n est constante
(a) Ker(f 2 ) ⊂ Ker(f ).
Donc Ker f est l’espace des suites réelles constantes.
(b) Ker(f ) = Ker(f 2 ).
Soit (un )n ∈ E avec u = lim un .
(c) Ker(f ) ∩ Im(f ) = {0}.
On a
Solution de l’exercice 22.
(un )n ∈ Im f ⇐⇒ f ((un )n ) = (un )n ⇐⇒ (un )n − u = (un )n ⇐⇒ u = 0.
Exercice 23. Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension n.
Montrer Donc Im f est l’espace des suites convergente qui convergent vers 0.
(b) Puisque f est un projecteur, E = Ker f ⊕ Im f . D’après la question (a), E0 =
Ker f = Im f ⇐⇒ f 2 = 0 et n = 2rg(f ). Im f , donc un sous-espace supplémentaire à E0 dans E est Ker f qui est l’espace des
suites réelles constantes. Sa dimension est dim Ker f = 1.
Solution de l’exercice 23. Supposons Ker f = Im f , alors d’après le théorème du rang
n = dim Ker f + dim Im f = 2 dim Im f = 2rg(f ). L’égalité Ker f = Im f implique aussi Exercice 25. (CPU) Soient f, g ∈ L(E) tels que f ◦ g ◦ f = f et g ◦ f ◦ g = g.
f 2 = f ◦ f = 0 (voir exercice 12). (a) Montrer que E = Ker(f ) ⊕ Im(g).
Réciproquement, supposons f 2 = 0 alors (toujours d’après l’exercice 12) Im f ⊂ (b) Montrer que f (Im(g)) = Im(f ).
Ker f . Si de plus n = 2rg(f ) alors d’après le théorème du rang dim Ker f = dim Im f ,
Solution de l’exercice 25. (a) Soit x ∈ Ker f ∩Im g, alors il existe a ∈ E tel que f (a) = x
d’où Ker f = Im f .
et g(x) = 0. On déduit
Exercice 24. (CPU) Soit E l’espace des suites réelles convergentes. Soit l’application
x = f (a) = (f ◦ g ◦ f )(a) = (f ◦ g)(x) = f (g(x)) = f (0) = 0
f : E → E qui à chaque suite (un ) de E associe la suite de terme général

f (un ) = un − u D’où Ker f ∩ Im g = {0}.


Soit x ∈ E, on a
où u = limn→+∞ un . x = x − (g ◦ f )(x) + (g ◦ f )(x)
(a) Montrer que f est un projecteur de E Il est claire que g ◦ f (x) ∈ Im g. De plus
(b) Déterminer Ker f et Im f ;
(c) Soit E0 le sous-espace vectoriel des suites qui convergent vers 0. f (x − (g ◦ f )(x)) = f (x) − f ◦ g ◦ f (x) = f (x) − f (x) = 0
Déterminer un sous-espace supplémentaire à E0 dans E. Donner sa dimension.

K. Koufany 16
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donc x − (g ◦ f )(x) ∈ Ker f . On en déduit que E ⊂ Ker f + Im G. L’autre inclusion étant (c) La deuxième inégalité est bien connue et provient de Im(f ◦ g) ⊂ Im f qui donne
évidente. Par conséquent E = Ker f ⊕ Im g. rg(f ◦ g) ≤ rg f et de Im(f ◦ g) = f (g(E)) = Im f↑g(E) qui donne rg(f ) ≤ rg g car le rang
Remarque : Oo peut montrer de même (en utilisant g◦f ◦g = g) que E = Ker g⊕Im f . d’une application linéaire est inférieure à la dimension de l’espace de départ. Montrons
(b) Il est claire que f (Im g) ⊂ Im f . Réciproquement, soit y ∈ Im f , alors il existe maintenant la première inégalitê. Comme déjà écrit Im(f ◦ g) = Im f|g(E) donc par la
x ∈ E tel que y = f (x). On décompose x dans la somme directe E = Ker f ⊕ Im g, donc formule du rang
x = u + g(a) où u ∈ Ker g et a ∈ E. Il s’ensuit que rg(f ◦ g) = dim g(E) − dim Ker f|g(E)

y = f (x) = f (u + g(a)) = f (u) + f ◦ g(a) = f (g(a)) ∈ f (Im g). Or Ker f⌈g(E) ⊂ Ker f donc

Ainsi f (Im(g)) = Im(f ). rg(f ◦ g) ≥ rg g − dim Ker f = rg f + rg g − dim F

Exercice 26. (CPU) Soit E un espace vectoriel de dimension finie et f, g ∈ L(E). Exercice 27. (CPU) Soient E, F deux espaces vectoriel de dimensions finies et f, g ∈
Établir : L(E, F ).
(a) dim Ker(f ◦ g) ≤ dim Ker(f ) + dim Ker(g). Montrer que dim Ker(f + g) ≤ dim(Ker(f ) ∩ Ker(g)) + dim(Im(f ) ∩ Im(g)).
(b) dim(Im(f ) ∩ Ker(g)) = rang(f ) − rang(g ◦ f ). (appliquer le théorème du rang à h = f| Ker(f +g) )
(c) rang(f ) + rang(g) − dim E ≤ rang(f ◦ g) ≤ min(rang(f ), rang(g)).
Solution de l’exercice 27.
Solution de l’exercice 26. (a) Soit H un supplémentaire de Ker f dans E. On considère
h : H → E la restriction de g ◦ f à H. Exercice 28. (CPU) Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E vérifiant
(1) (a) Si x ∈ Ker h alors x ∈ Ker g ◦ f et si x ∈ Ker f alors x ∈ Ker g ◦ f donc Ker
f 2 − 3f + 2Id = 0.
h + Ker f ⊂ Ker g ◦ f .
Inversement, soit x ∈ Ker g ◦ f . On peut écrire x = u + v avec u ∈ H et v ∈ Kerf . (a) Montrer que f est un automorphisme et exprimer f −1 en fonction de f .
(g ◦ f )(x) = 0 donc h(u) = (g ◦ f )(u) = 0 d’où x ∈ Ker h + Ker f . (b) Montrer que E = Ker(f − Id) ⊕ Ker(f − 2Id).
(2) f réalise une bijection de H vers Im f donc
Solution de l’exercice 28.
rg(h) = rg (g|Im f )

Or d’après le théorème du rang on a


 
rg g|Im f + dim Ker g|Im f = dim Im f

donc
rg(h) = rg(f ) − dim Ker g|Im f ≥ rg(f ) − dim Ker g
(3) dim Ker g ◦ f ≤ dim Ker h + dim Ker f . donc

dim Ker h = dim H − rg(h) ≤ rg(f ) − (rg f − dim Ker g) ≤ dim Ker g

puis l’inégalité rg h ≥ rg f − dim Ker g.


(b) L’application h = g| Im(f ) : Im(f ) → E est linéaire. D’après la formule du rang,

dim Im(f ) = dim Ker(h) + dim Im(h)

Or Im(h) = Im(g ◦ f ) et Ker(h) = Im(f ) ∩ Ker(f ). D’où

dim(Im(f ) ∩ Ker(g)) = rang(f ) − rang(g ◦ f )

K. Koufany 18

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