Feuille5 App Lineaires Corrige
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S2 – 2023/24
Exercice 1. Parmi les applications suivantes, déterminer lesquelles sont linéaires sur Solution de l’exercice 2. (a) Soit u = (x, y, z), v = (x′ , y ′ , z ′ ) ∈ R3 et soit λ ∈ R, on a
R.
f (λu + v)
f1 : R → R, x 7→ x2 + x = f (λ(x, y, z) + (x′ , y ′ , z ′ )) = f ((λx + x′ , λy + y ′ , λz + z ′ ))
f2 : R → R, x 7→ ax + b (où (a, b) ∈ R2 ) = ((λx + x′ ) + 2(λy + y ′ ), (λz + z ′ ) − (λx + x′ ), (λx + x′ ) + 4(λy + y ′ ) + (λz + z ′ ))
f3 : C → C, z 7→ z̄ = (λx + 2λy, λz − λx, λx + 4λy + λz) + (x′ + 2y ′ , z − x′ , x′ + 4y ′ + z ′ )
2 2
f4 : R → R , (x, y) 7→ (−y, 3x + 2y) = λ(x + 2y, z − x, x + 4y + z) + (x′ + 2y ′ , z − x′ , x′ + 4y ′ + z ′ )
f5 : C → C, z 7→ z̄z = λf (u) + f (v)
f6 : C → C, z 7→ 2z̄ + 1
(b) Soit v = (x, y, z) ∈ R3 , on a
f7 : R2 → R, (x, y) 7→ 2x + 3y
f8 : R3 → R2 , (x, y, z) 7→ (x − y, z + 1) x + 2y = 0
f9 : M2 (R) → R, A 7→ trace(A) = a11 + a22 v = (x, y, z) ∈ Ker f ⇐⇒ f ((x, y, z)) = (0, 0, 0) ⇐⇒ z−x=0
t x + 4y + z = 0
f10 : M2 (R) → M2 (R), A 7→ 2 A − A
Ainsi
Exercice 2. Soit l’application f : R3 → R3 définie par
Im f = Vect((1, 0, 2), (0, 1, 1))
f (x, y, z) = (x + 2y, z − x, x + 4y + z). La famille ((1, 0, 2), (0, 1, 1)) est génératrice dans Im f et comme les deux vecteurs
ne sont pas colinéaires, c’est une base de Im f . Donc dim Im f = 2.
(a) Montrer que f est un endomorphisme de R3 . On peut prendre comme vecteurs de la base de Im f les deux vecteurs (de départ de
(b) Trouver une base de Ker(f ). l’algo de Gauss) où nous avons choisi les pivots, soit (1, −1, 1) et (0, 1, 1).
(c) Trouver une base de Im(f ). (d) dim Ker f + dim Im f = 1 + 2 = 3. On peut remarquer que cette somme est égale
(d) Calculer dim Ker f + dim Im f . à dim R3 , l’espace de départ de f .
K. Koufany 2
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Exercice 3. Soit l’application f : R3 → R3 définie par Solution de l’exercice 4. (a) Par linéarité de f on a f ((3, 3)) = f ((2, 1) + (1, 2)) =
f ((2, 1)) + f ((1, 2)) = (0, 2, 1) + (1, 0, 1) = (1, 2, 2).
∀v = (x, y, z) ∈ R3 , f (v) = (x − z, 2x + y − 3z, −y + 2z) (b) On exprime d’abord (1, 0) et (0, 1) comme combinaisons linéaires de (2, 1) et
suffit de chercher a, b ∈ R tel que (1, 0) = a(2, 1)+b(1, 2) ce qui donne le système
(1, 2) : il(
et soit B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 .
2a + b = 1
(a) Montrer que f est linéaire. linéaire . On trouve a = 31 et b = − 31 d’où (1, 0) = 23 (2, 1) − 13 (1, 2).
(b) Calculer les coordonnées f (e1 ), f (e2 ) et f (e3 ) dans la base canonique. a + 2b = 0
(c) Déterminer une base de Ker f et une base de Im f . On fait de même pour (0, 1) pour trouver (0, 1) = − 13 (2, 1) + 32 (1, 2)
On en déduit, par linéarité de f , que
Solution de l’exercice 3. (a) On montre que f est linéaire de la même façon que dans
l’exercice 2.
2 1
(b) On a f ((1, 0)) = f ((2, 1)) − f ((1, 2))
3 3
2 1
f (e1 ) = f ((1, 0, 0)) = (1, 2, 0) = e1 + 2e2
= (0, 2, 1) − (1, 0, 1)
3 3
f (e2 ) = f (0, 1, 0) = (0, 1, −1) = e2 − e3 1
= (−1, 4, 1)
f (e3 ) = f (0, 0, 1) = (−1, −3, 2) = −e1 − 3e2 + 2e2
3
(c) Soit v = (x, y, z) ∈ R3 , De même, on trouve f ((0, 1)) = 31 (2, −2, 1)
Finalement, par linéarité de f on a
x − z = 0
(x, y, z) ∈ Ker f ⇐⇒ 2x + y − 3z = 0 f ((x, y))
= f (x(1, 0) + y(0, 1)) = xf ((1, 0)) + yf ((0, 1))
−y + 2z = 0 1 1
= x (−1, 4, 1) + y (2, −2, 1)
3 3
1 0 −1 0 a 1 0 −1 0 a 1
= (−x + 2y, 4x − 2y, x + y)
2 1 −3 0 b −→ 2 1 −3 0 b 3
0 −1 2 0 c 0 0 −1 0 c+b
1
3 (−x + 2y) = 0
1 0 −1 0 a 1 0 0 0 a−b−c Déterminons le noyau de f . Soit (x, y) ∈ Ker f , donc 13 (4x − 2y) = 0
−→ 0 1 −1 0 b − 2a −→ 0 1 0 0 2a − c 1
3 (x + y) = 0
0 0 −1 0 c+b 0 0 −1 0 c+b
Donc v = (x, y, z) ∈ Ker f ⇐⇒ x = y = z = 0 et Ker f = {0R3 }. L’application linéaire −1/3 2/3 0 a −1 2 0 3a 0 3 0 3a + 3c
f est donc injectif et comme f : R3 → R3 , f est bijectif (c’est un automorphisme). On en 4/3 −2/3 0 b −→ 4 −2 0 3b −→ 0 −6 0 3b − 12c
déduit que Im f = R3 et que toute base de R3 est une base de Im f . On peut prendre par 1/3 1/3 0 c 1 1 0 3c 1 1 0 3c
exemple comme base (f (e1 ), f (e2 ), f (e3 )) c’est-à-dire (1, 2, 0), (0, 1, −1), (−1, −3, 2)).
0 1 0 a+c 0 1 0 a+c
Exercice 4. Soit f une application linéaire de R2 dans R3 telle que f ((1, 2)) = (1, 0, 1) −→ 0 −2 0 b − 4c −→ 0 0 0 2a + b − 2c
et f ((2, 1)) = (0, 2, 1). 1 1 0 3c 1 0 0 2c − a
(a) Déterminer f ((3, 3)).
On en déduit que (x, y) ∈ Ker f ⇐⇒ x = y = 0, donc Ker f = {(0, 0)}. De plus
(b) Déterminer f ((x, y)), pour (x, y) ∈ R2 .
v = (a, b) ∈ Im f ⇐⇒ 2a+b−2c = 0 ⇐⇒ v = (a, −2a+2c, c) = a(1, −2, 0)+c(0, 2, 1).
(c) Déterminer le noyau de f et son image.
Par suite, Im f = Vect((1, −2, 0), (0, 2, 1)) et dim Im f = 2.
K. Koufany 4
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Exercice 5. Soit l’application f : R3 → R2 définie par (3) Premier cas : m = −1. Si (a, b, c) ∈ Im(f−1 alors le système linéaire correspondant
donne
∀v = (x, y, z) ∈ R3 , f (v) = (−2x + y + z, x − 2y + z). −1 −1 a −1 −1 a
1 1 b → 0 0 b+a
(a) Montrer que f est linéaire. 1 1 c 0 0 c+a
(b) Donner une base de Ker f , en déduire dim Im f .
(c) Donner une base de Im f . Donc b = −a et c = −a. On trouve Im(f−1 = Vect{(1, −1, −1)}.
Deuxième cas : m = +1 alors le système linéaire correspondant donne
Solution de l’exercice 5. (1) Il est facile de montrer que f est linéaire.
(2) On trouve 1 −1 a 1 −1 a
Ker(f ) = Vect(1, 1, 1) 1 −1 b → 0 0 b−a
3 −3 c 0 0 c + 3a
C’est un sous-espace de dimension 1. D’après la formule du rang, dim(Im f ) = dim R3 −
dim(Ker f ) = 2. Donc b = a et c = −3a. On trouve Im(f1 = Vect{(1, 1, −3)}.
(3) Comme dim(Im f ) = 2 = dim R2 et que Im f est un sous-espace de R2 , on a Troisième cas : m ̸= ±1 alors d’après ce qui précède Ker(fm ) = {0} et donc d’après
Im f = R2 et toute base de R2 est une base de Im f . le théorème du rang dim Im fm = dim R2 − 0 = 2. Or
Exercice 6. Pour tout paramètre m réel, soit l’application fm : R2 → R3 définie par Im(fm ) = Vect(f (e1 ), f (e2 )) = Vect((1, 2 + m), (−1, −m, −2m − 1))
fm (x, y) = (mx − y, x − my, (2 + m)x − (2m + 1)y). et comme ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, il forment une base de Im fm .
(a) Montrer que, pour tout m, fm est une application linéaire. Exercice 7. Soit f : R4 → R4 l’application définie par
(b) Pour quelles valeurs de m, fm est-elle injective ?
(c) Déterminer une base de Im(fm ). f (x, y, z, t) = (x − y + z, 0, x + y − z + t, t)
Solution de l’exercice 6. (1) Il est facile de montrer que f est linéaire. et soit F = {(x, y, z, t) ∈ R4 | x + y − z − t = 0}.
(2) Déterminons le noyau de Ker(fm ). (a) Donner une base de Ker(f ) et sa dimension.
(b) Donner une base (la plus simple) de Im(f ) et sa dimension.
m −1 0 m −1 0 (c) A-t-on Ker(f ) ⊕ Im(f ) = R4 ?
1 −m 0 → 1 − m2 0 0 (d) Montrer que F est un sous-espace vectoriel de R4 , et donner en une base et sa
2 + m −2m − 1 0 2(1 − m2 ) 0 0 dimension.
(e) A-t-on Ker(f ) ⊕ F = R4 ?
Si m = ±1, alors on a
m −1 0 Solution de l’exercice 7. (a) Soit v = (x1 , x2 , x3 , x4 ) ∈ R4 . On montre facilement que
0 0 0
0 0 0 x1 − x2 + x3 = 0
x1 = 0
0=0
et dans ce cas (x, y) ∈ Ker(f±1 ) ⇐⇒ y = mx = ±x. Si m = 1, alors Ker f1 = Vect(1, 1) v ∈ Ker(f ) ⇔ ⇔ x2 = x3
x1 + x2 − x3 + x4 = 0
et si m = −1, alors Ker f−1 = Vect(1, −1) et dans les deux cas f± n’est pas injective. x4 = 0
x4 = 0
Si m ̸= ±1, alors on a
0 −1 0 Donc v = (0, x3 , x3 , 0) = x3 (0, 1, 1, 0), si on pose v1 = e2 +e3 = (0, 1, 1, 0) alors Ker(u) =
1 − m2 0 0 vect(v1 ) et donc la dimension de Ker(f ) est 1.
0 0 0 (b) On a d’après le cours
et dans ce cas Ker(fm ) = {0}. Dans ce cas fm est injective.
Im f = Vect(f (e1 ), f (e2 ), f (e3 ), f (e4 ))
Ainsi, fm est injective ssi m ̸= ±1.
K. Koufany 6
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est une application linéaire de R4 dans R et que F = Ker φ et que c’est donc un sous- (a) Montrer que f est une application linéaire.
espace de R4 . (b) Déterminer Ker(f ) et Im(f ).
On montre aussi (facilement) que la famille ((−1, 1, 0, 0), (1, 0, 1, 0), (−10, 0, 1)) en- Solution de l’exercice 10. (a) Soit λ ∈ R et soient P et Q deux vecteurs de R3 [X]. On a
gendre F et qu’elle est libre. C’est donc une base de F .
(e) Le vecteur v1 = (0, 1, 1, 0) ∈ Ker f et vérifie l’équation de F il est donc dans F . f (λP + Q) = (λP + Q)(2) = λP (2) + Q(2) = λf (P ) + f (Q).
D’où Ker f ⊂ F . Les sous-espaces Ker f et F ne sont donc pas supplémentaires dans Donc f est linéaire.
R4 . (b) Soit P ∈ R3 [X]. On a
Exercice 8. Soit f un endomorphisme de R3 et soit B = (v1 , v2 , v3 ) une base de R3 . P ∈ Ker f ⇐⇒ f (P ) = 0 ⇐⇒ P (2) = 0
On suppose que l’image de la base B est ⇐⇒ 2 est racince de P
f (v1 ) = −7v1 − 6v2 ⇐⇒ ∃a, b, c ∈ R : P (X) = (X − 2)(aX 2 + bX + c)
f (v2 ) = 8v1 + 7v2 ⇐⇒ ∃a, b, c ∈ R : P (X) = aX 2 (X − 2) + bX(X − 2) + c(X − 2)
f (v3 ) = 6v1 + 6v2 − v3 ⇐⇒ P ∈ Vect(X 2 (X − 2), X(X − 2), (X − 2))
K. Koufany 8
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Donc Ker f = Vect(X 2 (X − 2), X(X − 2), (X − 2)). Solution de l’exercice 13. (a) Si x ∈ Ker f ∩ Ker g, alors f (x) = g(x) = 0 et (f + g)(x) =
La famille (X 2 (X − 2), X(X − 2), (X − 2)) est génératrice dans Ker f et comme ces po- f (x) + g(x) = 0, d’où x ∈ Ker(f + g).
lynômes ont des degrés deux à deux distincts, il forment une famille libre. Par conséquent (b) Si x ∈ Im(f + g), alors il existe v ∈ E tels que x = (f + g)(v) = f (v) + g(v) ∈
(X 2 (X − 2), X(X − 2), (X − 2)) est une base de Ker f et on a dim Ker f = 3. Im f + Im g.
(b) D’après la formule du rang, dim Ker f + dim Im f = dim R3 [X], on a dim Im f = (c) Si x ∈ Ker f , alors f (x) = 0 et en composant par f , on a f 2 (x) = f (f (x)) =
dim R3 [X] − dim Ker f = 4 − 3 = 1. et Comme Im f ⊂ R e que ce deux espaces ont la f (0) = 0, d’où x ∈ Ker f 2 .
même dimension (égale à 1), il s’en suit que Im f = R. (d) Si x ∈ Im f 2 , alors il existe v ∈ E tel que x = f 2 (v) = f (f (v)), d’où x ∈ Im f .
Exercice 11. Soient a, b deux réels distincts et f : R4 [X] → R1 [X] l’application définie Exercice 14. Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E. Montrer
par (a) Im f ∩ Ker f = {0} ⇐⇒ Ker f = Ker f 2 .
∀P ∈ R4 [X], f (P )(X) = XP (a) + P (b). (b) E = Ker f + Im f ⇐⇒ Im f = Im f 2 .
(a) Montrer que f est une application linéaire. Solution de l’exercice 14. (a) ⇒ : Supposons Im f ∩ Ker f = {0}. L’inclusion Ker f ⊂
(b) Déterminer Ker(f ) et en donner une base. Ker f 2 étant toujours vraie (voir exercice 6), il suffit de montrer l’inclusion réciproque.
(c) Déterminer Im(f ) et en donner une base. Soit x ∈ Ker f 2 , alors f 2 (x) = 0 ou encore f (f (x)) = 0, d’où f (x) ∈ Ker f . Or f (x) ∈
Im f donc f (x) ∈ Im f ∩ Ker f = {0} et f (x) = 0 ce qui assure que x ∈ Ker f .
Solution de l’exercice 11. a) Soit λ ∈ R et soient P et Q deux vecteurs de R3 [X]. On a
⇐ : Supposons Ker f = Ker f 2 et soit x ∈ Im f ∩ Ker f . Alors f (x) = 0 et il existe
f (λP + Q)(X) = X(λP + Q)(a) + (λP + Q)(b) v ∈ E tel que x = f (v). D’où 0 = f (x) = f (f (v)) = f 2 (v), par suite v ∈ Ker f 2 . Or
Ker f = Ker f 2 , donc v ∈ Ker f et x = f (v) = 0. On en déduit que Im f ∩ Ker f = {0}.
= ...
(b) ⇒ : Supposons E = Ker f + Im f . L’inclusion Im f 2 ⊂ Im f étant toujours vraie
= λ(XP (a) + P (b)) + XQ(a) + Q(b) (voir exercice 6), il suffit de montrer l’inclusion réciproque. Soit x ∈ Im f , il existe alors
= λf (P )(X) + f (Q)(X) v ∈ E tel que x = f (v). Comme E = Ker f + Im f , il existe a ∈ Ker f, f (b) ∈ Im f tels
que v = a + f (b). D’où x = f (v) = f (a + f (b)) = f (a) + f 2 (b) = f 2 (b). Ce qui montre
Ainsi f (λP + Q) = λf (P ) + f (Q) et f est linéaire. que x ∈ Im f 2 .
(b) On montre comme dans l’exercice précédent que Ker f = Vect(X 2 (X − a)(X − ⇐ Supposons Im f = Im f 2 . Soit x ∈ E, alors f (x) ∈ Im f = Im f 2 . Il existe donc
b), X(X − a)(X − b), (X − a)(X − b)). Comme ces trois polynômes ont des degrés deux v ∈ E tel que f (x) = f 2 (v) ou encore f (x − f (v)) = 0. D’où x − f (v) ∈ Ker f et
à deux différents, ils forment une famille libre. Donc X 2 (X − a)(X − b), X(X − a)(X − x = (x − f (v)) + f (v) ∈ Ker f + Im f . Ainsi E = Ker f + Im f .
b), (X − a)(X − b)) est une base de Ker f et dim Ker f = 3.
(c) D’après la formule du rang, dim Im f = dim R4 [X] − dim Ker f = 5 − 3 = 2. Exercice 15. Soit f et g deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel E tel que
Comme Im f ⊂ R1 [X] et que ces deux espaces ont la même dimension (égale 2), on a f ◦ g = Id. Montrer
Im f = R1 [X]. (a) Ker f = Ker(g ◦ f ).
(b) Im g = Im(g ◦ f ).
Exercice 12. Soit f et g deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel E. (c) E = Ker f ⊕ Im g.
Montrer que g ◦ f = 0 si, et seulement si, Im f ⊂ Ker g.
Solution de l’exercice 15. (a) Il est clair que Ker f ⊂ Ker(g ◦ f ). Réciproquement, soit
Solution de l’exercice 12. Supposons que g ◦ f = 0. Soit y ∈ Im f , donc il existe x ∈ E x ∈ Ker(g ◦ f ), alors g ◦ f (x) = 0, puis en composant avec f on obtient f ◦ g ◦ f (x) = 0
tel que y = f (x). D’où g(y) = g(f (x)) = g ◦ f (x) = 0, ce qui veut dire y ∈ Ker g. d’où Id ◦ f (x) = 0 ou encore f (x) = 0. Ainsi x ∈ Ker f . Les deux inclusions montrent
L’autre implication est laissé au lecteur. que Ker f = Ker(g ◦ f ).
(b) Il est clair que Im(g ◦ f ) ⊂ Im g. Réciproquement, soit y ∈ Im g, alors il existe
Exercice 13. Soit f et g deux endomorphismes d’un K-espace vectoriel E.
x ∈ E tel que y = g(x). Comme f ◦ g = Id, x = f (g(x)), donc g = g(x) = g(f (g(x))) =
(a) Comparer Ker f ∩ Ker g et Ker(f + g).
g ◦ f (f (x)) ∈ Im(g ◦ f ). Les deux inclusions montrent que Im g = Im(g ◦ f ).
(b) Comparer Im f + Im g et Im(f + g).
(c) Montrons d’abord que Ker f ∩ Im g = {0}. Soit x ∈ Ker f ∩ Im g, alors f (x) = 0
(c) Comparer Ker f et Ker f 2 .
et il existe z ∈ E tel que x = g(z). En composant cette dernière égalité par f on obtient
(d) Comparer Im f et Im f 2 .
K. Koufany 10
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0 = f (x) = f ◦ g(z) = Id(z) = z, d’où z = 0 et Ker f ∩ Im g = {0}. Solution de l’exercice 17. Supposons (a) et montrons (b). p et q sont deux projecteurs.
Montrons maintenant que E = Ker f + Im g. Soit x ∈ E, alors Soit x ∈ E alors
Solution de l’exercice 16. (a) Si p est un projecteur (c-à-d p2 = p ◦ p = p) alors p(x) = p(u + v) = p(u) + p(v)
(Id − p) ◦ (Id − p) = Id ◦ Id − Id ◦ p − p ◦ Id + p ◦ p Or Ker q = Ker p, donc p(u) = 0. D’autre part, comme v ∈ Im q, v = q(v), donc
= Id − 2p + p p(x) = p(u + v) = p(u) + p(v)
= Id − p = 0 + p(q(v))
Donc p est un projecteur. = p(0 + q(v))
Pour l’implication réciproque on va utiliser ce qu’on vient de montrer : si Id − p est = p(q(u) + q(v))
un projecteur alors Id − (Id − p) = p est un projecteur. = p(q(u + v))
(b) Soit x ∈ E, on a
= p(q(x))
x ∈ Im(Id − p) ⇔ (Id − p)(x) = x
Ainsi p(x) = p ◦ q(x) et ceci pour tout x ∈ E, d’où p ◦ q = p.
⇔ x − p(x) = x Comme p et q jouent le même rôle, on montre de même que q ◦ p = q.
⇔ p(x) = 0
Exercice 18. Soit E un K-espace vectoriel et p, q deux projecteurs de E qui com-
⇔ x ∈ Ker p mutent.
(a) Montrer que p ◦ q est un projecteur de E.
(b) Monter que Ker(p ◦ q) = Ker p + Ker q et Im(p ◦ q) = Im p ∩ Im q.
Donc Im(Id − p) = Ker p. De même
Solution de l’exercice 18. (a) On a p et q sont deux projecteurs (p2 = p, q 2 = q) tels
x ∈ Ker(Id − p) ⇔ (Id − p)(x) = 0 que p ◦ q = q ◦ p.
⇔ x − p(x) = 0 Montrons que p ◦ q est un projecteur,
⇔ p(x) = x
(p ◦ q)2 = (p ◦ q) ◦ (p ◦ q) = p ◦ (q ◦ p) ◦ q
⇔ x ∈ Im p
= p ◦ (p ◦ q) ◦ q (p et q commutent)
= (p ◦ p) ◦ (q ◦ q)
Donc Ker(Id − p) = Im p. = p◦q
Exercice 17. Soit E un K-espace vectoriel et p, q ∈ L(E) deux projecteurs. Montrer (b) Soit x ∈ Ker p + Ker q, alors il existe u ∈ Ker p, v ∈ Ker q tels que x = u + v. On
qu’on a équivalence entre a
(a) p ◦ q = p et q ◦ p = q ; p ◦ q(x) = p ◦ q(u + v) = p ◦ q(u) + p ◦ q(v) = p ◦ q(u) = q ◦ p(u) = 0
(b) Ker p = Ker q.
| {z }
=0 car v∈Ker q
K. Koufany 12
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d’où x ∈ Ker(p ◦ q). Ainsi x ∈ Ker p + Ker q ⊂ Ker(p ◦ q). Solution de l’exercice 20. (a) Il est clair que E et F sont deux sous-espaces vecto-
Réciproquement, soit x ∈ Ker(p ◦ q). Comme E = Ker p ⊕ Im p, on a x = u + v avec riels de R4 . Pour F , un vecteur (x, y, z, t) ∈ F ⇔ z = t = 0. On trouve alors
u ∈ Ker p et v ∈ Im p. On a F = Vect((1, 0, 0, 0), (0, 1, 0, 0)).
On montre ensuite que la famille
0 = (p ◦ q)(x) = (q ◦ p)(x) = (q ◦ p)(u) + (q ◦ p)(v) = (q ◦ p)(v) = q(p(v)) = q(v)
(v1 := (1, 0, 0, 1), v2 := (1, 0, 1, 0), v3 := (1, 0, 0, 0), v4 := (0, 1, 0, 0))
| {z }
p(v)=v car v∈Im p
donc v ∈ Ker q et x = u + v ∈ Ker p + Ker q. Ainsi Ker(p ◦ q) ⊂ Ker p + Ker q et par est une base de R4 (car libre), donc E ⊕ F = R4 (réunion d’une base de E et d’une base
suite Ker(p ◦ q) = Ker p + Ker q. de F est une base de R4 ).
Montrons maintenant que Im(p ◦ q) = Im p ∩ Im q. (b) Tout vecteur v ∈ R4 s’écrit donc de manière unique v = vE + vF avec vE ∈ E
Soit x ∈ Im(p ◦ q), alors il existe v ∈ E tel que x = p ◦ q(v) = p(q(v)) ∈ Im p. Comme p et vF ∈ F . Le projecteur sur E parallèlement à F est donné par pE (v) = vE . Soit v =
et q commutent, on a aussi x = p ◦ q(v) = q ◦ p(v) = q(p(v)) ∈ Im q. Ainsi x ∈ Im p ∩ Im q (x, y, z, t) ∈ R4 et déterminons sa décomposion dans E ⊕F . Pour cela il suffit d’exprimer
et Im(p ◦ q) ⊂ Im p ∩ Im q. v dans la base (v1 , v2 , v3 , v4 ) : cherchons α, β, γ, δ ∈ R tels que v = αv1 +βv2 +γv3 +δv4 .
Réciproquement, soit x ∈ Im p ∩ Im q, alors p(x) = x et q(x) = x, d’où p ◦ q(x) = x ce On obtient donc le système linéaire
qui entraı̂ne x ∈ Im(p ◦ q), car p ◦ q est aussi un projecteur. Donc Im p ∩ Im q ⊂ Im(p ◦ q)
et par double inclusion Im(p ◦ q) = Im p ∩ Im q.
α+β+γ =x
δ = y
Exercice 19. Soit E un K-espace vectoriel. Soit s un endomorphisme de E tel que
β=z
s2 = Id. On pose F = Ker(s − Id) et G = Ker(s + Id).
α=t
(a) Montrer que F ⊕ G = E.
(b) Montrer que s est la symétrie vectorielle par rapport à F et parallèlement à G.
d’où
Solution de l’exercice 19. (a) F et G sont des s.e.v. de E car noyaux d’applications
α=t
β = z
linéaires.
Soit x ∈ F ∩ G, alors (s − Id)(x) = 0 et (s + Id)(x) = 0, ce qui conduit à s(x) = x et
γ =x−z−t
s(x) = −x, donc x = 0. D’où F ∩ G = {0}.
δ=y
Soit x ∈ E. Posons u = 12 (x + s(x)) et v = 12 (x − s(x)). On a x = u + v, s(u) = 12 (s(x) +
s2 (x)) = 21 (s(x) + x) = u, donc u ∈ F et s(v) = 21 (s(x) − s2 (x)) = 12 (s(x) − x) = −v, et
donc v ∈ G. Par conséquent F + G = E. Ainsi F ⊕ G = E. (x, y, z, t) = tv1 + zv2 + (x − z − t)v3 + yv4
| {z } | {z }
(b) Puisque E = F ⊕ G, ∀x ∈ E, ∃!u ∈ F et ∃!v ∈ G tels que x = u + v. Par ∈E ∈F
définition de F et G on a s(x) = s(u) + s(v) = u − v. Donc s est la symétrie vectorielle d’où
par rapport à F parallèlement à G. pE ((x, y, z, t)) = tv1 + zv2 = (z + t, 0, z, t).
Exercice 20. Dans l’espace vectoriel R4 , on considère les parties E et F définies par On trouve de même le projecteur sur F parallèlement à E
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Feuille 5 – Applications linéaires Algèbre linéaire 1. S2 – 2023/24
Exercice 21. On considère les applications linéaires p et q de R3 dans R3 données pour Solution de l’exercice 24. (a) Montrons d’abord que f est linéaire. Soit (un )n et (vn )n
tout (x, y, z) ∈ R3 par : deux suites réelles convergentes et soit λ ∈ R. On note u = lim un et v = lim vn . Donc
lim(λun + vn ) = λu + v. On a
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donc x − (g ◦ f )(x) ∈ Ker f . On en déduit que E ⊂ Ker f + Im G. L’autre inclusion étant (c) La deuxième inégalité est bien connue et provient de Im(f ◦ g) ⊂ Im f qui donne
évidente. Par conséquent E = Ker f ⊕ Im g. rg(f ◦ g) ≤ rg f et de Im(f ◦ g) = f (g(E)) = Im f↑g(E) qui donne rg(f ) ≤ rg g car le rang
Remarque : Oo peut montrer de même (en utilisant g◦f ◦g = g) que E = Ker g⊕Im f . d’une application linéaire est inférieure à la dimension de l’espace de départ. Montrons
(b) Il est claire que f (Im g) ⊂ Im f . Réciproquement, soit y ∈ Im f , alors il existe maintenant la première inégalitê. Comme déjà écrit Im(f ◦ g) = Im f|g(E) donc par la
x ∈ E tel que y = f (x). On décompose x dans la somme directe E = Ker f ⊕ Im g, donc formule du rang
x = u + g(a) où u ∈ Ker g et a ∈ E. Il s’ensuit que rg(f ◦ g) = dim g(E) − dim Ker f|g(E)
y = f (x) = f (u + g(a)) = f (u) + f ◦ g(a) = f (g(a)) ∈ f (Im g). Or Ker f⌈g(E) ⊂ Ker f donc
Exercice 26. (CPU) Soit E un espace vectoriel de dimension finie et f, g ∈ L(E). Exercice 27. (CPU) Soient E, F deux espaces vectoriel de dimensions finies et f, g ∈
Établir : L(E, F ).
(a) dim Ker(f ◦ g) ≤ dim Ker(f ) + dim Ker(g). Montrer que dim Ker(f + g) ≤ dim(Ker(f ) ∩ Ker(g)) + dim(Im(f ) ∩ Im(g)).
(b) dim(Im(f ) ∩ Ker(g)) = rang(f ) − rang(g ◦ f ). (appliquer le théorème du rang à h = f| Ker(f +g) )
(c) rang(f ) + rang(g) − dim E ≤ rang(f ◦ g) ≤ min(rang(f ), rang(g)).
Solution de l’exercice 27.
Solution de l’exercice 26. (a) Soit H un supplémentaire de Ker f dans E. On considère
h : H → E la restriction de g ◦ f à H. Exercice 28. (CPU) Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E vérifiant
(1) (a) Si x ∈ Ker h alors x ∈ Ker g ◦ f et si x ∈ Ker f alors x ∈ Ker g ◦ f donc Ker
f 2 − 3f + 2Id = 0.
h + Ker f ⊂ Ker g ◦ f .
Inversement, soit x ∈ Ker g ◦ f . On peut écrire x = u + v avec u ∈ H et v ∈ Kerf . (a) Montrer que f est un automorphisme et exprimer f −1 en fonction de f .
(g ◦ f )(x) = 0 donc h(u) = (g ◦ f )(u) = 0 d’où x ∈ Ker h + Ker f . (b) Montrer que E = Ker(f − Id) ⊕ Ker(f − 2Id).
(2) f réalise une bijection de H vers Im f donc
Solution de l’exercice 28.
rg(h) = rg (g|Im f )
donc
rg(h) = rg(f ) − dim Ker g|Im f ≥ rg(f ) − dim Ker g
(3) dim Ker g ◦ f ≤ dim Ker h + dim Ker f . donc
dim Ker h = dim H − rg(h) ≤ rg(f ) − (rg f − dim Ker g) ≤ dim Ker g
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