Utorial: Introduction Intuitive À La Géométrie Projective
Utorial: Introduction Intuitive À La Géométrie Projective
PATRICK E TYNGIER
Ecole Supérieure d’Informatique - Electronique - Automatique
J UIN 2003
Introduction intuitive
à la géométrie projective
Version 1.0
Réalisé dans le cadre des TPED (projets de fin d’études) mosaicage d’images et 3D à
partir d’un flux video encadrés par
1 Introduction 4
2 La stratification de la géométrie 6
2.1 La géométrie euclidienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 La couche métrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3 La couche affine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.4 La géométrie projective . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.5 Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1
5 Pour aller plus loin 28
Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2
TABLE DES FIGURES
3
CHAPITRE 1
Introduction
4
F IG . 1.1 – Photographie d’une table carrée
SECTION 2.1
La géométrie euclidienne
En déplaçant un objet non déformable dans son environnement comme par exemple
une chaise, il est possible de lui faire subir uniquement des composées de translations
dans trois directions, ainsi que des composées de rotations autour de ces trois directions
tel que représenté dans la figure 2.1. Tout déplacement réalisable "physiquement dans
la réalité" sur cet objet est une transformation qui correspond au groupe euclidien et
l’environnement dans lequel nous évoluons peut donc ainsi être décrit comme "eucli-
dien".
Mathématiquement, ces transformations dites transformations rigides s’écrivent :
!
! (2.1)
%3% 1
les matrices de rotations ont des propriétés particulières quant à leur structure. Une
matrice de rotation est un endomorphisme tel que et 57698:%
6
2.2. LA COUCHE MÉTRIQUE
SECTION 2.2
La couche métrique
La couche métrique est très similaire à la couche euclidienne vue ci-dessus. Ses
transformations possèdent un degré de liberté supplémentaire puisque les distances ab-
solues ne sont plus nécessairement conservées. Cependant la figure 2.2 montre que les
distances relatives sont conservées : un cube reste un cube dans une transformation du
groupe métrique, mais sa taille peut varier. Cela reviendrait à avoir la possibilité de
pouvoir modifier la taille de notre chaise, en plus de pouvoir lui appliquer des transla-
tions et des rotations.
Mathématiquement, les transformations de ce groupe s’écrivent de la même manière
que dans l’équation 2.1 avec quelconque.
La couche euclidienne est donc incluse dans la couche métrique.
SECTION 2.3
La couche affine
L’espace affine est un espace dans lequel les contraintes sont moins importantes
que dans l’espace métrique et dans lequel les transformations obtiennent des degrés de
liberté supplémentaire. Il est plus général que l’espace métrique car les transformations
affines n’y imposent plus la conservation des angles. Ainsi, le cube des figures 2.1 et
2.2 pourra devenir un des rhomboèdres1 de la figure 2.3 au travers d’une transformation
de l’espace affine. Mathématiquement, ces transformations s’écrivent :
1 Le Grand dictionnaire de Larousse donne la définition suivante : Rhomboèdre : Parallélépipède dont les
<='><7(<=
<?
<?)><-'<? -< !
<?)><-'<? -< ! (2.2)
"<=><=(<7( ED
où @
?
<
>
?
< '
-
< '
< < ' < ' et 576A8:@CB
On en déduit que la couche métrique est incluse dans la couche affine.
SECTION 2.4
La géométrie projective
S1
Plan affine
Droite infinie
S2
Plan affine
Droite infinie
SECTION 2.5
Résumé
F IG . 2.7 – Un cube dans un espace projectif n’ayant pas son plan à l’infini dans sa
position canonique
Couche projective
Couche Affine
Couche métrique
Couche Euclidienne
SECTION 3.1
Vers les coordonnées homogènes
Dans la section précédente, nous avons vu que le plan projectif pouvait être ap-
préhendé comme le plan affine augmenté d’une droite particulière qu’est la droite à
I
* I + I ! /K1
l’infini. Pour repérer un point dans le plan affine (ou même Euclidien), on utilise en
général des coordonnées cartésiennes dans J tel queI . Cependant, ce
système de coordonnées n’est pas utilisable dans un plan projectif car il y est impos-
sible de représenter les points à l’infini. On se rappellera que dans le plan projectif les
points à l’infini ne sont pas de manière obligatoire "effectivement à l’infini et peuvent
se retrouver dans le plan affine". (Voir section 2.4 et figure 2.6). Un nouveau système
de coordonnées comportant une dimension supplémentaire doit être introduit. Un point
dans le plan projectif est donc représenté par un vecteur de J; il s’agit des coordon-
nées homogènes du point. Dans la pratique, il ne faut alors pas s’imaginer le plan
projectif comme un espace à 3 dimensions, bien qu’il s’exprime à l’aide d’un vecteur
J
de .
SECTION 3.2
Correspondance entre les coordonnées classiques et homogènes
ML ON
Soit un point I dans le plan affine de coordonnées I et I
!
. L’ob-
jectif est d’établir une correspondance dans le plan projectif à l’aide des coordonnées
13
3.3. ET LES POINTS À L’INFINI ?
I
homogènes. Pour effectuer une correspondance du point entre le plan affine en coor-
données classiques et le plan projectif en coordonnées homogènes il faut établir l’hy-
pothèse suivante :
hyp 1 tous les points à l’infini, du plan projectif sont "effectivement à l’infini", c’est à
dire que la droite à l’infini (qui contient tous les points à l’infini) est dans sa position
canonique.
La figure 2.4 illustre une telle configuration. Ainsi, dans le plan projectif, le point I
TR S
s’écrit à l’aide d’un vecteur de J
grâce à la correspondance bijective : P
P Q
$ J ! /VURTS J #
+
*I I +
PXW(* I I ! Z
/ Y !
*I I /
+ +
L N # le point I dans le plan projectif respectant l’hy-
+ + /
En appliquant cette correspondance,
pothèse ci-dessus, s’écrira : *
Les coordonnées homogènes d’un point possèdent quelques particularismes que
n’ont pas les coordonnées classiques. En effet, un point est défini à un scalaireI cD
# \
près. Ainsi I [^]:I ]
où est un scalaire et
I 7+ ],I -! + / L N # [ #D
est un symbole d’équivalence si- L N D_a`bB
,+ ?
! + /
gnifiant que
*I I
et
[d* `eI `eI ` * + + /f [ * g + + G / [d* ` + ` + ` / _a`hB
représentent le même point. Par exemple, on a
et donc
,
. Toutes
I
ces représentations désignent le même point dans le plan projectif.
SECTION 3.3
Et les points à l’infini ?
*I I /
,+ ! ? + I ! jD k# D D # D
Les points à l’infini dans le plan projectif s’écrivent donc de la manière suivante :
I
i ! .i + + /
où et représentent la direction du point à l’infini. Par exemple, soit
D R # D i
un point tel que i , et ( D R #i D * R # D +R # +D/ D +#+D/
), ce point représente
+ + / est équivalent au point puisque * + + / [
le point à l’infini dans la direction de l’axe des ordonnées. On remarquera que le point
* i * et [ *
l
représente aussi le point à l’infini dans la direction de l’axe des ordonnées. Pour mieux
comprendre la raison de ce dernier point, il faut observer la figure 2.4 et se rappe-
ler qu’en section 2.4 nous avions précisé que les points diamétralement opposés de la
droite à l’infini étaient les mêmes.
I D
Soit un point à l’infini dans un plan projectif. Si ce point est "effectivement à l’in- + !
*I I / +
fini" comme dans le cas de l’hypothèse (1), alors il s’écrira sous la forme # .
*I I /
,+ ?
! +
Dans le cas contraire, si ce point "n’est plus effectivement à l’infini", (cas d’une vue en
perspective) alors il pourra s’écrire sous la forme
l’’
x
x x’
l x’’
l’
l
x’’’
SECTION 3.4
Définitions et propriétés en dimensions 2
Avant de continuer ce chapitre, il est désormais nécessaire de donner une définition
plus mathématique du plan projectif noté m
. Les définitions qui suivent, proviennent
toutes de [Fau03] ou [Pol99]
3.4.1
Points, lignes et principe de dualité
m n n n
* n n n 9/21
Un point de est défini par 3 nombres , et non tous nuls. Ils forment un
vecteur n, , de J
défini à un scalaire près.
o o o
o * o o o /21
Une droite est de la même manière définie par 3 nombres , et non tous nuls.
Il forment aussi un vecteur , , de defini à un scalaire près. J
pD
Le principe de dualité1 énonce qu’il n’y a pas de différence formelle entre un point
o1 n
et une droite dans le plan projectif.
L’équation permet en effet de définir à tour de rôle, soit un point, soit une
n qD
o1 n
droite. Dans le premier cas, le point estvu comme le point de concours de différentes
droites représentées par le vecteur , et vérifiant o
dite alors équation de droites ED o
o1 n
du point(voir figure 3.1) à gauche. Dans le deuxième cas, la ligne est vue comme en
ensemble de points représentés pas le vecteur , et vérifiant dite alors équation n
de points de la droite. (Voir figure 3.1 à droite)
* I | + I ! | + /21
dans sa position canonique, la droite à l’infini s’écrit . En effet, prenons
I | , la droite o|
à l’infini est telle que _aI | tm + o | ! + I . | K/ 1
La
_~I * I I I t m
I I! I.
seule possibilité est alors celle énoncée ci-dessus puisque ,
, et ne peuvent être tous nuls.
Les points absolus sont deux points particuliers de la droite à l’infini. Ils permettent
notamment de calculer des angles entre 2 droites dans le plan projectif. On se rappellera
que les transformations métriques (et donc euclidiennes) conservent les angles. Ceci
provient de l’invariance des points absolus au travers des transformations métriques et
euclidiennes.
* I + I ! 1 + I . / D
Nous nous plaçons ici dans le cas où la droite à l’infini est dans sa position canonique.
(cela correspond à l’hypothèse 1, voir page 14). Tout point I
d’un
cercle dans le plan projectif vérifie une équation quadratique de la forme . I x@ I
Tous les cercles du plan projectif ont la particularité de couper la droite à l’infini sur
les deux points absolus. Ce concept est certes plus complexe mais son importance sera
@
! . D
capitale dans la suite. Prenons l’exemple du cercle tel que soit la matrice identité
pour calculer l’expression canonique des points absolus. L’équation obtenue est donc :
I I I
D
(3.1)
ED I tel que I
calcul il contraindre
.
Puisque les points absolus sont positionnés sur la droite à l’infini, pour effectuer leur
, ce qui donne :
I I!
# D # D
(3.2)
+ '
+ Y R effet
être réelle. + En
W + Y.
La solution ne peut bien évidemment pas la résolution de l’équation
3.2 donne comme racine I W et I
U
– l’image d’un point RTS I par la l’homographie est donnée par :
I uI (3.3)
– l’image U R:d’un S droite o par l’homographie est donnée par :
o {1o (3.4)
– l’image d’une U RTS conique 1 @ par l’homographie est donnée par :
@ { @ { (3.5)
– l’image d’une RU:S conique1 duale @y par l’homographie est donnée par :
@ y u@ y (3.6)
Le rapport harmonique3 est très important puisque c’est la seule grandeur qui est
invariante sous une transformation projective. Le rapport harmonique %I
de 4 points
4 R R
colinéaires (qui définissent donc une droite projective) est donnée par :
Plan affine
Droite infinie
P4
13
23
P3
P2
24
P1
14
13 24
RPeucl =
14 23
où
représente la distance euclidienne entre deux points i et j tel que représenté dans
la figure 3.4.
o o o Ko
Le rapport harmonique de 4 droites dans le plan projectif se calcule de la manière
¡ oZ¢
o
suivante : Soient 4 droites , , et , concourantes en , et une droite ne passant
¡ I I I I
o o oK
pas par . , , et sont respectivement les points d’intersection des droites ,
oZ¢
I I I I
, et Quelque soit le choix de la droite , le rapport harmonique des 4 droites est
;
le rapport harmonique des 4 points , , et .
o + o o £+ oK£ I + I e I + I¤£ (3.9)
¥
o o Y ¡ o o
La formule de Laguerre permet de calculer à l’aide des points absolus l’angle entre
0 Y I§ I
2 droites et se coupant en un point . et désignent respectivement les droites
W¦¡I§ W¦¡I§
et , où et sont les points absolus sur la droite à l’infini.(voir
l2i
P2i l2
l1i
P1i
Droite à l’infini
l1
figure 3.5) #
¥ G o¦¨©eW o + o + o + o Y (3.10)
SECTION 3.5
Conclusion
Chaque couche géométrique est caractérisé par des invariances au travers des
transformations associées. Le tableau suivant résume ces invariances :
Géométrie Invariance
SECTION 4.1
Du plan projectif au plan affine
4.1.1 Description
Reprenons comme exemple la photographie de la table carrée présentée en intro-
duction (figure 1.1). Une prise de vue photographique suit le modèle de caméra pré-
senté en figure 4.1. La scène en dimension 3 possède différents plans indépendants et
leur projection sur le plan image impose pour chacun d’entre eux des transformations
différentes. Par exemple, le plan formé par le socle carré de la table subit une transfor-
mation telle que ce n’est plus un carré sur le plan image. Ainsi, pour tout autre plan
de la scène 3D, la transformation ne sera pas nécessairement la même. Il en résulte
l’impossibilité de travailler simultanément sur tous les plans. Dans cette section, nous
nous intéressons au plan formé par le socle de la table et notamment à la déformation
du carré. Ce dernier est dans la figure 1.1 typiquement en représentation projective.
En effet, si nous étions dans une représentation euclidienne ou affine, les côtés
opposés seraient parallèles au sens le plus commun. (c’est à dire, que des droites pa-
#
rallèles ne se coupent jamais). La figure 4.2 montre que cette dernière assertion est
fausse puisqu’en prolongeant les côtés (censés être parallèles) de la table, les droites
se coupent relativement vite.1 On définit ainsi deux points et @ @G
. Ces deux points
#
sont ce qu’on appelle en perspective des points de fuites. Ils correspondent à des points
où toutes les parallèles d’une même direction convergent. La droite définie par ces i
deux points @ et @3G
est la droite à l’infini. Pour les raisons évoquées auparavant, cette
droite n’est pas dans sa position canonique.
Afin de diminuer les temps de calculs, nous travaillerons, sur les images de la figure
4.3, dont la configuration est très similaire à la photographie de la table carrée. Dans
1 C’est une connaissance à priori [bien qu’évidente] de la scène fondé sur notre expérience de la vision
20
4.1. DU PLAN PROJECTIF AU PLAN AFFINE
Optical ray
Optical axis
kc
R2 C
ic
i2
jc
j2
R3 C2
i3 R1 kc2
i1
j3 jc2
ic2
j1
Retinal plane
la première image, les points de fuites ainsi que la droite à l’infini sont clairement
identifiés. Au contraire dans la deuxième image (joueurs d’échec) ceux-ci ne sont pas
identifiés car ce sont exactement les mêmes que dans la première image. On cherche
alors les conséquences qu’impliqueraient une transformation projective du plan repla-
çant la droite i
dans sa position canonique. Lorsque la droite à l’infini est dans sa
position canonique, elle devient insensible à toute transformation du groupe affine ou
euclidien et dans ce cas, les droites parallèles se coupent à l’infini. 2 . Cela revient à dire,
qu’en replaçant la droite à l’infini dans sa position canonique, le nouveau plan serait
assimilable à un plan affine dans lequel les droites qui convergent vers un point de fuite
redeviendrait parallèles au sens le plus commun. L’objectif est à présent de présenter
la formulation mathématique.3
.
o| (4.1)
« { 1 . On a :
² ® D°= R # ±
duale caractérisée par
« { 1 1 o| (4.2)
D
³® D°7 R # ± #± & D
et ainsi :
1 #
« { ª | 1 o| o| (4.3)
Les résultats obtenus sont assez satisfaisant car le parallélisme dans le plan concerné
par la transformation est totalement retrouvé. La figure 4.3 illustre bien qu’en renvoyant
la droite à l’infini dans sa position canonique (et donc aussi les points de fuite), la forme
géométrique retrouve son parallélisme. D’autres résultats sont présentés en annexe.
SECTION 4.2
Du plan projectif au plan euclidien
4.2.1 Description
Dans l’étape précédente, l’homographie «
permettait de recaler un plan projectif
vers un plan affine et ainsi de retrouver le parallélisme de certaines droites. La présente
étape consiste à trouver la transformation permettant de recaler un plan projectif vers
une plan euclidien. Dans les cas affines et euclidiens, la droite à l’infini est dans sa
position canonique. La différence entre les deux couches géométrique provient de la
position des points absolus sur la droite à l’infini. Ce sont d’ailleurs les points absolus
qui permettent de déterminer l’angle entre deux droites grâce à la formule de Laguerre
# D # R D
et les transformations de la couche affine ne conservent pas nécessairement les angles.
W +(+ Y W + + Y
En effet, dans une représentation euclidienne, les points à l’absolus sont dans leur po-
sition canonique ( et ) contrairement à une représentation affine. Pour
recaler un plan projectif, il est dans un premier temps plus judicieux de décomposer le
raisonnement en deux étapes : le recalage affine effectué précédemment puis le reca-
lage euclidien.
Prenons pour exemple le recalage affine de la première image de la figure 4.3. Dans
cette représentation, les deux droites extérieures forment un angle relativement aigu.
Cependant, nous savons pertinemment que l’angle entre ces deux droites est un angle
droit. La formule de Laguerre permet de calculer grâce aux points absolus des angles
entre deux droites (que ce soit dans un plan projectif, affine ou même euclidien). En
utilisant la formule de Laguerre dans le sens inverse on peut ainsi obtenir la position
des points absolus connaissant des angles de la scène. Deux angles totalement indépen-
dants l’un de l’autre seront nécessaires au calcul des deux points absolus. A présent,
la connaissance de la position des points absolus permet d’appliquer la transformation
explicitée ci-dessous afin de les repositionner canoniquement.
Cette assertion permet d’écarter la composante ¶ car tous les points de la droite à l’infini en position
canonique ont pour propriété : ¶H·"¸
4
«
sa position non canonique).
– Appliquer la transformation , aux deux points trouvés. Cela permet de
connaître la position de ces deux points lorsque la droite à l’infini est en po-
sition canonique. (la dernière coordonnée est alors nulle car le point est renvoyé
"effectivement à l’infini").
– Calculer le paramètre projectif de ces deux points sur la droite à l’infini. Il suffit
<: ¹
de normaliser par exemple la première coordonnée et de conserver la valeur de
la deuxième coordonnée. On obtient et .
– Recommencer les 4 dernières étapes sur des droites totalement indépendantes <, ¹
# #º
dont l’angle est droit. (d’après une connaissance à priori). On obtient et .
G
– En utilisant la formule Laguerre, on obtient un système d’équation dont la so-
lution donne le produit # # DG # D
et la somme des paramètres des points
* + D + ;#/ * + G + /
projectifs. Les paramètres projectifs s’en déduisent alors simplement et les points
#
absolus s’écrivent :# et (facultatif)
28
BIBLIOGRAPHIE
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