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6.ethique Medicale

Le document aborde l'éthique médicale, définissant les règles de conduite pour les professionnels de santé et les questions éthiques liées à la pratique médicale, notamment en matière de recherche biomédicale, de transplantation et de procréation médicalement assistée. Il souligne l'importance de la dignité du patient et les implications éthiques des décisions médicales, tout en intégrant des perspectives religieuses, notamment islamiques. Enfin, il évoque les défis contemporains tels que le trafic d'organes et la bioéthique.

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6.ethique Medicale

Le document aborde l'éthique médicale, définissant les règles de conduite pour les professionnels de santé et les questions éthiques liées à la pratique médicale, notamment en matière de recherche biomédicale, de transplantation et de procréation médicalement assistée. Il souligne l'importance de la dignité du patient et les implications éthiques des décisions médicales, tout en intégrant des perspectives religieuses, notamment islamiques. Enfin, il évoque les défis contemporains tels que le trafic d'organes et la bioéthique.

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UNIVERSITE MENTOURI CONSTANTINE

FACULTE DE MEDECINE DR. B. BENSMAÏL

L’ETHIQUE MEDICALE

Docteur HAMZA CHOUTI


Maitre Assistant en Médecine Légale au
C.H.U. de Constantine
Introduction

Plan du cours : DEFINITIONS

L’ETHIQUE MEDICALE L’ETHIQUE MEDICALE

LES QUESTIONS RELATIVES A


L’ETHIQUE

LE QUESTIONNEMENT ETHIQUE

LE CONSEIL NATIONAL DE L’ETHIQUE


ET DES SCIENCES DE LA SANTE

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE
Introduction
La « société médicale » ne diffère pas du reste de
la société ; elle a donc besoin pour son
fonctionnement d’un certain nombre de règles lui
permettant de s’organiser.
Ces règles sont :

• sociales (Droit),
• corporatistes (déontologie),
• professionnelles (éthique)
• personnelles (morale).
DEFINITIONS
Certaines règles sont communes au reste
de la société :

C’est aussi le cas de la


C’est le cas du Droit : morale :

• = ensemble des
principes qu’un individu
se fixe ou accepte sous
•Droit l’influence de
•= ensemble de règles nombreux éléments
dirigeant la vie en société , sociaux, religieux,
définis par le législateur, culturels, personnels…
dont le non-respect
implique une sanction ;
morale
D’autres règles sont plus spécifiques
de l’exercice médical :

déontologie : éthique :
• = ensemble des principes
moraux reconnus d’une
personne ou d’un groupe.
•déontologie C’est en pratique « la
•= ensemble des éléments philosophie ou la science
constitutifs des devoirs du
médecin ; l’Ordre des de la morale » valide pour
pharmaciens garantit au un groupe social et à un
travers de ces règles un moment donné…
exercice médical au service
des patients au travers du
respect de leur dignité.
éthique
La morale : L’éthique :

•Le mal Le positif Le négatif


•Le bien

Il s’agit donc, d’une réflexion qui intervient là où les lois


n’existent pas, où elles ne sont pas explicites et là où elles
sont désuètes. Dans ces cas les décisions font donc
normalement appel à d’autres référentiels non obligatoirement
écrits.
La réflexion médicale
Quel que soit l’angle ou reste guidée par le
le texte sous lequel un premier principe
problème posé peut être commun à tous ces
envisagé, référentiels :
la dignité du malade !
• Éthique médicale : • Bioéthique :
Partie de l’éthique vaste sujet qui concerne
consacrée aux questions les questions morales
morales relatives à la liées au développement
pratique médicale. des sciences
S’intéresse principalement biologiques de manière
aux problèmes soulevés plus générale.
par l’exercice de la
médecine.
Éthique médicale :
Désigne les règles de bonne conduite auxquelles
sont soumis les professionnels de santé dans
l’exercice de leurs professions. Elle implique les
règles de déontologie, d’éthique scientifique et de
bioéthique. (art. 339. Loi de la santé)
…notamment les principes du respect de la dignité
de la personne, de l’honneur, de l’équité, de
l’indépendance professionnelle, des règles de
déontologie ainsi que des consensus factuels. (art.
340. Loi de la santé)
Bioéthique :
Ensemble des mesures liées aux activités
relatives à la transplantation et à la greffe
d’organes, de tissus et de cellules, au don et à
l’utilisation du sang humain et de ses dérivés,
à l’assistance médicale à la procréation et à la
recherche biomédicale. (art. 354. Loi de la
santé)
LES QUESTIONS RELATIVES A
L’ETHIQUE
1. Les questions
relatives au patient

Ces questions sont


nombreuses, dont :
doivent désormais concilier
1.1- Les
sécurité et indépendance du
recherches
malade : consentement libre et
biomédicales :
éclairé, retrait possible de
l’essai, gratuité,…
• Les essais cliniques ou thérapeutiques posent
relativement moins de problèmes éthiques
lorsqu’ils sont précédés d’essais sur les animaux et
que le maximum d’assurances a été pris
concernant leur innocuité et que le consentement
éclairé du sujet a été obtenu.
• L’expérimentation quand à elle, soulève beaucoup
d’interrogations éthiques. Elle est, selon le mot de
Jean Bernard « moralement nécessaire mais
nécessairement immorale » (1994)
• Point de vue de l’Islam:

L’expérimentation sur l’animal est autorisée. Partant du


principe que la présence sur terre des animaux et autres
créations n’a pour but que d’être au service de l’homme
(transport, nourriture, habillement…), l’expérimentation qui
est indispensable à l’homme peut être permise.
Les essais thérapeutiques sur l’homme sont également
autorisés sous réserve de certaines conditions:
✔ La personne doit être pleinement responsable,
✔ Liberté
✔ Gratuité,

✔ Sécurité
1. Les questions
relatives au patient
(suite) :
1.1- Les
recherches
biomédicales
1.2- La
transplantation
d’organes et de
tissus :
En Islam, le don d'organe est reconnu et valorisé comme
une bonne action.

« Quiconque sauve la vie d’un seul être humain est


considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité toute
entière » (Coran 5/32)

Le Conseil Supérieur Islamique Algérien, dès 1985, a


encouragé le prélèvement sur donneur vivant et sur
cadavre et reconnaît le concept de mort encéphalique.

1
9
- La greffe des glandes génitales, du pénis et de la vulve est

religieusement prohibée.

-La greffe des organes génitaux

non porteurs de propriétés

génétiques est autorisée en cas

de nécessité légitime et sur

la base de règles et critères

conformes
2 à la Chariaa.
0
Le donneur vivant apparenté

La transplantation à partir
d’un donneur vivant apparenté
pose un problème éthique :
sujet sain par définition,
exposé aux risques
(chirurgicaux et autres) et n’est
donc pas la solution idoine.

D’autres problèmes sont souvent posés, à savoir:


- le délai de validité du consentement,
- conjoint donneur chez un polygame (épouse réservoir
d’organes),
- avis des receveurs mineurs,
- âge maximum pour être candidat à la transplantation
- les sujets très jeunes (et surtout les jeunes filles)
2
1 peuvent-ils donner à leurs parents âgés?
Le trafic d’organes,
tourisme médical…:

Cette situation soulève plusieurs


questions d'ordre éthique:

- Convient-il que les pauvres pourvoient


à la santé des riches?
- Qu’en est-il de la responsabilité des receveurs ?
-Sont-ils alors éthiquement coupables ?
- Ne devraient-ils pas plutôt être considérés comme des
2 victimes ?
2
A-t-on le droit de condamner ou demander à des malades

de sacrifier leur droit à la santé au nom de l’éthique ou de

la bonne conscience ?

- Quel est le rôle des autorités des pays receveurs ?

-A-t-on le droit de favoriser

certains? (prise en charge à

l’étranger
2 !!! )
3
2. L’enfant « à naitre » :
Il est également concerné par de nombreuses questions :

1.2- La contraception : en Algérie :

Avant 1962 En 1967 En 1968 En 1974


Aucune Ouverture du Le conseil Début du
planification premier planning islamique programme
entreprise pour familial à Alger. supérieur algérien national
réduire la autorise la d’espacement
croissance contraception à des naissances
démographique condition qu’elle
soit individuelle.
Point de vue de l’Islam:
• Il faut noter que l’espacement des naissances a été
expressément recommandé par le prophète ( Paix et Salut à
Lui) dans les hadiths (cf Abou Daoud) préconisant d’éviter
une nouvelle grossesse pendant la période d’allaitement ( Al
Ghayl). Comme la période d’allaitement optimale par le
Coran est de 24 mois, la durée optimale d’espacement entre
deux naissances est la durée de la grossesse à laquelle
s’ajoute la durée de l’allaitement soit 9 mois + 24 mois, c’est-
à-dire 33 mois. (Ibn Al Qayim, Zaad Al Miad et Al Qaradhaoui)
• Le prophète Mohammed ( Paix et Salut à Lui) a de son vivant toléré une
méthode contraceptive qui avait cours en son temps. C’est le « azl » ou
contraception par coïuts interruptus.
• Les conditions de licéité de la contraception sont au nombre de quatre
(Hammouda A., 1993):
Préservation de la santé de la mère et de l’enfant.
Préjudice occasionné par une famille nombreuse et incapacité d’y
subvenir.
Désir d’aisance matérielle.
Accord de l’épouse.
• Le débat aujourd’hui est focalisé par les méthodes
employées que par le principe d’espacement des
naissances. Les méthodes employées doivent par
principe répondre au principe d’innocuité, de
réversibilité et d’exercer leurs effets avant la
fécondation.
• Parmi ces méthodes, on a:
L’abstinence périodique
Diaphragmes féminins, préservatifs masculins ou
féminins,…
Contraception orale
Dispositifs intra-utérins
• L’avortement ne peut être considéré comme
une méthode contraceptive.
• La stérilisation est obtenue par ligature des trompes
chez la femme et par ligature du canal séminal chez
l’homme (vasectomie). La stérilisation définitive est
rejetée par l’Islam sauf pour raison médicale expresse
(préserver la santé de la mère ou sa vie ou afin d’éviter
une maladie héréditaire).
• Le Code de déontologie médicale algérien, dans son
article 33, interdit aux médecins de pratiquer la
stérilisation sans une raison légale.
• La castration est criminalisée par la loi algérienne
(article 274 du Code pénal algérien)
∙ 2.2- La procréation médicalement assistée et
le diagnostic préimplantatoire :
Aperçu historique:
Les arabes connaissent l’utilité de l’insémination artificielle des
chamelles surtout par un male de race et de force, et on se
procurait son sperme contre rémunération.
La première insémination humaine homologue a été tentée en
1970 par un médecin écossais John Hunter.
Louise Brown, fut le premier bébé éprouvette à naitre au monde
en juillet 1978, en Angleterre.
En 1984, fut pratiquée la première insémination hétérologue aux
USA par Pancoast…
Techniques de procréation
médicalement assistée:

L'insémination

Artificielle:

La technique consiste à déposer


à l'intérieur du vagin, du col
utérin ou de la cavité utérine un
peu de sperme, ou du sperme
préparé au laboratoire, (sperme
du conjoint ou d’un donneur).
Fécondation in vitro et
transfert d'embryons
(F.I.V.):
Consiste à faire réaliser la
fusion de l'œuf et du
spermatozoïde au
laboratoire plutôt qu'à
l'intérieur de la trompe de
Fallope de la patiente.
Grâce à cette technique, il y
a maintenant des dizaines
de milliers d'enfants qui sont
nés de par le monde.
Don de gamètes:
• Don d'ovocyte :
• Congélation du sperme:
Il n'en demeure pas moins qu'il y a des recommandations
indispensables. Elles concernent la santé du donneur et la
nécessité d'éliminer du don tous les donneurs porteurs de
maladie vénérienne, d'hépatite, ou, de façon plus récente,
du virus HIV.
• Congélation des ovocytes :
La première naissance qui a suivi une congélation
d'ovocytes humains a été rapportée en 1986 mais depuis il
n'y a eu que peu de naissances signalées.
• Don d'embryon:
A partir du moment où le couple est stérile mais que
l'utérus de la femme est fonctionnel, ce dernier peut avoir
recours au don d'embryon.
On réalise une FIV avec du sperme et des ovocytes de
donneurs, puis on implante l'embryon dans l'utérus de la
mère.
Le don est strictement anonyme. Il est impossible pour les
couples donneurs de connaître le couple receveur de leur
don et inversement.
Congélation des embryons humains :
Les embryons de mammifères sont congelés et
stockés avec succès depuis 1972, Chez l'humain, la
première naissance obtenue à partir d'un embryon
congelé a été obtenue en 1984 en Australie ; A
l'heure actuelle la congélation des embryons est une
technique très répandue qui permet d'augmenter les
chances cumulatives de grossesse.
Le diagnostic préimplantatoire:
Cette technique vise à détecter chez l’embryon une anomalie
susceptible de le faire éliminer avant de procéder à son
implantation dans l’utérus. Certains pays préfèrent recourir à des
manipulations sur des embryons dont le développement s’est
arrêté pour acquérir l’expertise des gestes nécessaires au
diagnostic préimplantatoire. Il est possible, par cette méthode, de
dépister les maladies génétiques causées par la déficience d’un
seul gêne, telles que la chorée de Huntington.
Problèmes éthiques:

L’emploi de ces techniques soulève de nombreux problèmes


éthiques: tentative de détournement de méthode à des fins
eugéniques ou de permettre d’obtenir des enfants à la carte,
procréation d’embryons humains par fécondation in utéro en vue
de leur utilisation à des fins commerciales ou industrielles, mères
de substitution ou mères porteuses, fourniture rétribuée de sperme
ou d’ovocytes, P.M.A. par convenances personnelles, embryons
surnuméraires, insémination post mortem, garde des embryons…
Point de vue de l’Islam :
• L’islam est à ce titre plus humain. Toute sa démarche est fondée
sur le respect de la structure familiale et sa cohésion ainsi que
sur la transparence de la filiation et du statut des enfants.
• Le traitement licite de l’infertilité est non seulement autorisé
mais encouragé par l’islam.
Le Séminaire sur les implications éthiques de l’utilisation des
techniques de procréation assistée pour le traitement de la
stérilité, organisé par l’Université d’El Azhar du 25 au 27 aout
1997, a fait les recommandations suivantes:
• La P.M.A. est opérée dans le cas de rapports conjugaux non
interrompus par le divorce ou par la mort, et où une telle
procréation s’avère médicalement nécessaire.
• Le sperme utilisé dans l’insémination doit provenir du mari.
• L’œuf fécondé doit venir de l’épouse.
• La femme fécondée doit être l’épouse dont l’œuf a été fécondé par
le sperme de son mari.
• La fécondation au moyen d’une tierce personne sous forme de don
de sperme, d’œuf, d’embryon ou d’utérus est interdite.
• En cas de grossesse multiple, le nombre d’embryons peut être réduit
si la continuation de la grossesse met en danger la vie de la mère et
menace le bon déroulement de la gestation. Ceci ne peut se faire
qu’après le consentement préalable et réfléchi des deux conjoints et
ne doit pas dépasser 40 jours, à partir de la date de fécondation.
• La cryoconservation du sperme, des cellules séminales, des ovules et des
tissus génito-urinaires est interdite sauf en présence de garanties contre tout
métissage ou manipulation génétique. En cas de nécessité absolue les
ovules fécondés in vitro, de plus de 3 ou 4, peuvent être cryopreservés et
appartiennent exclusivement aux deux conjoints. Ils peuvent en cas de
besoin être implantés in vivo chez la même femme dans un cycle suivant.
Ces cellules ne peuvent en aucun cas servir dans un but commercial.

• L’utilisation des embryons et ovules congelés à des fins de recherche


médicale sur les méthodes de conservation et de traitement de la stérilité ne
peut avoir lieu qu’en cas de nécessité absolue, sous réserve de
consentement préalable librement et volontairement accordé par les deux
conjoints.
• Choisir le sexe du fœtus peut se faire pendant les premières
phases, lorsqu’il est encore à l’état de spermatozoïdes ou
d’embryon, à condition qu’un tel choix soit uniquement opéré
à des fins thérapeutiques.
Il y a lieu de souligner de façon nette, la nécessité absolue de
respecter les principes religieux, philosophiques et éthiques de
notre société et qui sont:
✔ Le respect de la vie (l’embryon est une personne potentielle)
✔ Le respect de la filiation.
3.2- L’avortement :
En Algérie: interdit
• Exception médicale (art. 308 du Code Pénal):
- La future mère encourt un danger extrême, réel, qui
menace sa vie ou son équilibre physiologique
- Le danger est sous la dépendance certaine de la
grossesse
- Il n’existe aucun autre moyen que l’avortement
thérapeutique pour sauver la femme enceinte.
• Exception non médicale
- Grossesse subie à la suite d’actes de violences ou de
relations incestueuses
Point de vue de l’Islam:

L’Islam interdit l’avortement de convenance pratiqué pour des


raisons économiques, esthétiques ou de confort; l’avortement
sélectif pratiqué en vue de choisir le sexe de l’enfant et
l’avortement effectué pour se procurer des organes ou des tissus
embryonnaires. La commercialisation d’organes ou des tissus
embryonnaires est également interdite.
Deux dérogations sont accordées : pour sauver la mère menacée de mort par la
grossesse et en cas de preuve d’un embryon gravement malformé. Dans ce
dernier cas, l’avortement devra intervenir avant la fin du 4ème mois. Au-delà de
cette date, tout avortement est considéré comme un péché irrémissible (n’ayant
pas droit au pardon): « Ceux qui tuent, sottement, dans leur ignorance, leurs
enfants sont perdants » (Coran 6, 140).
3. Les questions intéressant la société des
hommes
1.3- Dépistage et prévention des maladies.

2.3- Le secret et les nécessités d’information et de


propagation des maladies.
Exemple : Sida et éthique :
Le 1er aspect éthique est de considérer cette affection comme une
maladie transmissible qui quand elle se déclare, est pratiquement
toujours mortelle.
Les tests de dépistage ne sont pas obligatoires sauf pour le
don de sang ou d’organe.
La déclaration de la maladie est obligatoire mais de façon
anonyme « respect du secret médical ».
Beaucoup de situations posent un problème :

✔ Le secret médical s’impose.

✔ Préserver la relation de confiance avec son patient.


✔ S’efforcer de le convaincre d’informer son conjoint de sa
sero-positivité. La situation est dramatique pour un
mineur ; il faut lui révéler de la façon la plus adaptée sa
sero-positivité, l’informer de sa responsabilité vis à vis de
l’entourage et les précautions à prendre pour éviter
d’autres contaminations.
3.3- Les thérapies géniques

4.3- Le risque de dérive vers l’eugénisme


L’eugénisme est la science qui cherche justement les conditions les
plus favorables pour la reproduction : du grec EU qui signifie:
bon.

L’eugénisme négatif est préventif : Avant la grossesse : grâce aux

conseils aux couples.


En aucun pays au monde, il n’existe de législation interdisant le
mariage de personnes que menace la mise au monde d’une
progéniture tarée.
Les découvertes d’action sur le génome humain ne
constituent pas pour l’humanité un danger plus grand
que les découvertes d’action par des transfusions de
sang ou les transplantations d’organes.
5.3- L’euthanasie, les soins palliatifs et
l’accompagnement :
L’euthanasie provient de l’accolement de deux mots grecs:
eu qui signifie bon et thanatos qui correspond à mort. La
définition actuelle est loin de correspondre au sens
étymologique premier de « bonne mort » ou « mort
douce ». On pourrait parler de mort médicalement assistée.
En fonction des procédés utilisés, on a :
L’euthanasie active: acte mettant délibérément fin à la vie,
exécuté par une autre personne que la personne concernée
(habituellement un médecin), à la demande de cette dernière
(se trouvant habituellement dans une situation médicale sans
issue).
L’euthanasie passive = abandon thérapeutique = décision
de non traitement : il s’agit de laisser faire la nature, c’est-
à-dire laisser mourir le malade, dans une situation qui évolue
inexorablement vers la mort.
• Le suicide assisté : considéré comme une euthanasie
volontaire. Une autre personne aide le malade à mourir en lui
préparant un mélange de médicaments (tel un cocktail
lytique) ou en lui faisant une injection.
• La sédation contrôlée : en milieu hospitalier, et qui consiste
à administrer une médication au malade pour obtenir la
sédation de ses douleurs. Le niveau de sédation va de l’effet
anxiolytique, à la sédation légère et peut aboutir jusqu’au
sommeil profond
Schématiquement, les débats dans les pays occidentaux en
matière d’euthanasie tournent autour de deux grands axes:

• Elle est moralement justifiée sur la base du droit de l’individu


à disposer de sa propre vie. C’est le cas notamment du patient
qui se trouve dans une situation médicale terminale et qui
présente des souffrances aigues.

• Elle est par principe moralement inacceptable car elle porte


atteinte au droit à la vie d’autrui.
• La démocratisation du respect des droits de l’homme fait
qu’aujourd’hui le droit du malade est respecté et la cas échéant
son refus d’un traitement accepté.
• Peut-on alors parler de problème majeur de conscience en
créant un antagonisme entre le devoir de respecter la vie à
celui de soulager les souffrances?
Point de vue de l’Islam:

En Islam, la vie est d’essence divine. Elle est sacrée. C’est Dieu
qui la donne et c’est Lui qui fixe son terme (Ajal) par un décret
que nul ne connait. En conséquence, nul ne peut avancer ni
reculer ce terme. Le croyant se soumet à ce décret divin.
En Algérie:

• Il n’existe pas de définition juridique de la mort, en outre


peut être relevé : l’avis du comité consultatif national d’
éthique du 07/11/1988 ainsi que l’arrêt du conseil d’état
du 02/07/1993 suivant lesquels l’individu en état de mort
cérébrale est mort.
• Une personne en état de mort cérébrale n’est pas une
personne vivante, donc le fait de provoquer ou hâter sa
mort ne correspond pas à une euthanasie.
• Vous ne pouvez pas disposer librement de votre corps.
L’interdiction d’euthanasie constitue l’une des
applications du principe d’indisponibilité du corps
humain.
• En outre l’euthanasie est pénalement réprimée, elle
peut constituer un meurtre, un homicide involontaire,
un délit de non-assistance à personne en danger, un
empoisonnement ou une provocation au suicide.
• De plus la personne qui provoque l’euthanasie peut être
condamnée à payer des dommages et intérêts et si elle
a agi dans sa profession, elle encourt des sanctions
disciplinaires, donc vous ne pouvez pas bénéficier
légalement d’une euthanasie.
• La tentative d’euthanasie active est punissable. Il faut un
commencement d’exécution et que la tentative n’ait pas
été suspendue ou qu’elle n’ait manqué son effet qu’on
raison de circonstances indépendantes de la volonté de
son auteur.
• La tentative d’euthanasie passive, qu’elle ait aboutit à la
mort de l’intéressé ou non- est toujours répréhensible. Le
délit est constitué si le péril et l’abstention volontaire de
secours sont réunis, sans résultat nécessaire.
Ailleurs:
6.3- Le clonage :
C’est la production d’un ensemble de cellules filles
identiques issues d’une même cellule (dite mère) par
divisions mitotiques.
En pratique, le clonage est souvent synonyme de la
création d’un double génétiquement identique.
L’obtention d’un mammifère par la technique du clonage à
partir d’une cellule adulte a été réalisée pour la première
fois le 5 juillet 1996 en Ecosse avec la Brebis Dolly*.
* La brebis Dolly souffrant de troubles pulmonaires incurables a été euthanasiée le 14
février 2003;
Le clonage soulève des questions éthiques de la plus grande
gravité: compromet l’indéterminabilité génétique, surévalue le
lien biologie/génétique, instrumentalise les êtres humains, les
réduisant ainsi au niveau d’outils, ce qui serait contraire à la
dignité humaine (Unesco 14 mai 1997).
Pour éviter les dérives, certains pays ont interdit totalement et
définitivement le clonage reproductif dans l’espèce humaine.
Point de vue de l’Islam :

Le clonage effectué sur les animaux dans le but d’améliorer l’espèce est
licite à la condition de ne pas mutiler ou faire souffrir les animaux.

Quand au clonage humain, les remarques suivantes s’imposent:

• Il est considéré comme une modification de la création de Dieu, il est


par conséquent interdit.

• Le clonage met fin à la règle du mariage, laquelle est un élément capital


dans la construction de la société;

• Le clonage perturbe la filiation naturelle, le « frère jumeau » devient le


fils…

• A cela s’ajoute le risque de clonage d’un individu sans son


consentement;
• Si le clonage productif d’un être humain est totalement
interdit, le clonage thérapeutique utilisant des cellules
multipotentes et visant à recréer des parties spécifiques du
corps humain (myocarde, tissu cérébral, tissu rénal, muscle…)
dans le but de fournir un traitement adéquat impossible à
réaliser par les méthodes classiques et tout à fait compatible
est non seulement permis mais également recommandé par
l’Islam (El Qaradhaoui, 2001).
7.3- La fin de vie

Droit à ne pas souffrir pour les malades.


LE CONSEIL NATIONAL DE
L’ETHIQUE ET DES SCIENCES DE
LA SANTE
- Dans le monde, la France fut le premier pays à avoir
élaboré des Lois bioéthiques (Lois de juillet 1994).
- En Algérie :
∙ La loi n° 85-05 du 16 février 1985 relative à la protection
et la promotion de la santé modifiée et complétée par la
loi n° 90-17 du 31 juillet 1990 notamment son article
168/1 fixe le code de l’éthique médicale au chapitre 3 du
titre IV et crée le conseil National de l’Ethique des
Sciences de la Santé qui marque la naissance de
l’Ethique Médicale en Algérie
• La loi n°18-11 du 2 juillet 2018 relative à la
santé, fixe le code de l’éthique médicale au
titre VII« éthique, déontologie et bioéthique
médicale ».
• La composition, les missions, l’organisation et
le fonctionnement du conseil, sont fixés par
voie réglementaire
= Le Décret exécutif n° 96-122 du 06 avril 1996 fixe la
composition, l’organisation et le fonctionnement du
conseil national de l’Ethique des sciences de la santé,
qui n’a été installé qu’en 1996.
∙ Le conseil national de l’éthique des sciences de la santé
siège à Alger, et est composé de :
un représentant du ministre chargé de la défense nationale,
un représentant du ministre chargé de la justice,
un représentant du ministre chargé de la santé et de la
population,
un représentant du ministre chargé du travail, de la protection
sociale et de la formation professionnelle,
deux (2) représentants du ministre chargé de l’enseignement
supérieur et de la recherche scientifique,
neuf (9) professeurs en sciences médicales désignés par le
ministre chargé de la santé,
trois (3) praticiens de la santé désignés par le ministre chargé
de la santé,
un représentant du conseil supérieur islamique,
un représentant du conseil national de déontologie médicale
• Ce conseil peut être saisi par toute personne pour toute
question entrant dans le cadre de sa mission.

- Le Code de déontologie médicale n° 92-276 du 06 juillet


1992 fixe les principes, les règles et les usages.
• Les droits naturels et légitimes des patients suscitent de
nouvelles obligations chez les médecins.

• Celles-ci sont particulièrement sensibles dans


l’environnement de la fin de vie-avant, pendant et après
le décès- témoignant en cela que l’individu reste
redevable du respect de sa dignité en toutes
circonstances.
• Si le Conseil de l’Ordre de médecins est là pour veiller
sur le respect des règles professionnelles établies, l’
éthique vise, elle, à établir de nouvelles règles dans les
zones de « vides juridiques ».
• Coordination T.W. FAICT- Médecine Sociale Médecine Légale Ethique et Déontologie. ellipses
2003.

• Mostéfa KHIATI- Islam et Bioéthique. R2ponses de l’Ethique de


l’Islam aux Progrès Technologiques Médicaux. Editions FOREM.
• BENHARKAT Abdelaziz – Cours d’Ethique.
• TIDJANI Mohamed Bachir – La déontologie médicale.
• BELHADJ Lahcen – Déontologie médicale.
• AYADI N.- Ethique de la procréation. Faculté de médecine d’Oran. Module d’éthique. 2012 – 2013
• Code de déontologie médicale - Décret exécutif n°92-276 du 6 juillet 1992.

• Site du Conseil National d’Ordre : http://www.cnomedecins-dz.com.

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