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Isometrie

Le document traite des isométries vectorielles et affines dans les espaces euclidiens de dimensions 2 et 3, en définissant les concepts d'isométrie vectorielle et affine, ainsi que leurs propriétés. Il présente des théorèmes sur la conservation du produit scalaire, la caractérisation des isométries et la décomposition d'une isométrie en produit de réflexions. Des exemples et des cas spécifiques en dimension 2 et 3 sont également discutés, notamment les symétries et les rotations.

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Le document traite des isométries vectorielles et affines dans les espaces euclidiens de dimensions 2 et 3, en définissant les concepts d'isométrie vectorielle et affine, ainsi que leurs propriétés. Il présente des théorèmes sur la conservation du produit scalaire, la caractérisation des isométries et la décomposition d'une isométrie en produit de réflexions. Des exemples et des cas spécifiques en dimension 2 et 3 sont également discutés, notamment les symétries et les rotations.

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Résumé de la séance du 02 avril 2012

2.3 Isométries vectorielles et affines en dimensions 2 et 3 17

2.3 Isométries vectorielles et affines en dimensions 2 et 3

2.3.1 Quelques résultats généraux


Définition 2.15. (isométrie vectorielle) Soient E et F des espaces vectoriels euclidiens de
dimensions finies. On appelle isométrie (vectorielle) de E dans F, toute application linéaire
ϕ: E F telle que pour tout v ∈ E , "ϕ(v)" = "v ".

On notera tout de suite qu’une isométrie (vectorielle) est injective.

Théorème 2.16. (conservation du produit scalaire) Si E et F sont des espaces vectoriels


euclidiens de dimensions finies, alors ϕ: E F est une isométrie si et seulement si ϕ conserve
le produit scalaire: ∀ u , v ∈ E , < ϕ(u ), ϕ(v ) > = < u , v > .

Ce théorème se démontre en utilisant la forme polaire du produit scalaire:


1
∀u , v ∈ E , < ϕ(u ), ϕ(v ) > = 2 ("ϕ(u ) + ϕ(v )"2 − "ϕ(u )"2 − "ϕ(v )"2)

Si E = F , on vérifie facilement que la composée de deux isométries est une isométrie et que
l’inverse d’une isométrie est une isométrie. Ainsi, l’ensemble des isométries (vectorielles) de E a
une structure de groupe pour la loi de composition des isométries. Ce groupe est noté O(E) et
s’appelle groupe orthogonal de E. C’est un sous-groupe du groupe linéaire GL(E) (groupe des
applications linéaires bijectives de E dans E).

Définition 2.17. (isométrie affine) Soient X et Y deux espaces affines euclidiens, on appelle
isométrie affine de X dans Y, toute application affine f : X Y qui conserve les distances eucli-
diennes, c’est-à-dire telle que pour tout (A, B) ∈ X 2 , d(f (A), f(B)) = d(A, B).

Lorsque X = Y , l’ensemble des isométries affines de X, noté souvent Is(X) a une structure de
groupe pour la loi de composition des applications affines. C’est un sous-groupe du groupe affine
GA(X). Une application affine f : X X est une isométrie si et seulement si f ∈ O(X ).

Exemple 2.18.
1. Les symétries orthogonales (vectorielles ou affines) sont des isométries.
2. Si X est un espace affine euclidien, toute translation tv de vecteur v ∈ X est une isomé-
trie.

Théorème 2.19. (caractérisation des isométries vectorielles) Soient E un espace vecto-


riel euclidien de dimension finie n et ϕ: E E une application linéaire. Alors les assertions
suivantes sont équivalentes:
1. ϕ est une isométrie
2. Il existe une base orthonormée de E dont l’image par ϕ est une base orthonormée de E
3. L’image de toute base orthonormée de E par ϕ est une base orthonormée de E.

Note 2.20. Soient E un espace vectoriel euclidien de dimension finie n, ϕ: E E une isomé-
trie. Une base orthonormée B de E étant donnée, si S est la matrice de ϕ dans la base B, alors
les vecteurs colonnes de la matrice S forment une base orthonormée de Rn (muni du produit
scalaire usuel). Autrement dit, si In est la matrice identité n × n, on a tS × S = In. Une telle
matrice est dite orthogonale. Les propriétés du déterminant nous permettent d’affirmer que
det(S) = ± 1.

Nous admettrons que l’on peut définir le déterminant det(ϕ) de l’endomorphisme ϕ de E,


indépendamment de la base de l’espace vectoriel euclidien E choisie. Les isométries vectorielles
dont le déterminant vaut + 1 sont appelées isométries positives. C’est un sous-groupe du groupe
orthogonal O(E), noté O +(E) ou SO(E) (groupe spécial orthogonal).
18 Géométrie euclidienne

2.3.2 Décomposition d’une isométrie en produit de réflexions


Théorème 2.21. (décomposition d’une isométrie vectorielle en produit de réflexions)
Soient E un espace vectoriel euclidien de dimension n, ϕ: E E une isométrie vectorielle.
Alors on peut décomposer ϕ en un produit de s réflexions vectorielles, avec s ! n. Autrement dit,
si ϕ IdE, il existe H1, , Hs des hyperplans vectoriels de E (avec s ! n) tels que ϕ = sHs◦ ◦sH1
(où sHi est la réflexion par rapport à Hi).
Ce théorème se prouve par récurrence sur la dimension n (n " 1) de E.
Nous allons l’expliciter pour n = 1 et n = 2.
Si dim(E) = 1, prenons un vecteur unitaire e1 de E.
L’isométrie ϕ est entièrement déterminée par la donnée de ϕ(e1). Comme "ϕ(e1)" = "e1", on
a ϕ(e1) = ± e1. Si ϕ(e1) = e1, ϕ est l’identité et (par convention) s = 0. Si ϕ(e1) = − e1, s = 1
(symétrie centrale). Le théorème est vérifié.
Si dim(E) = 2.
1
• Supposons qu’il existe un vecteur non nul v tel que ϕ(v) = v. Soit alors e1 = "v "
v. e1 est
un vecteur unitaire et on a ϕ(e1) = e1. Notons D1 la droite vectorielle engendrée par e1.
Soit alors D2 la droite vectorielle orthogonale à D1. Comme ϕ conserve le produit sca-
laire, on a f (D2) = D2. Prenons alors e2 un vecteur unitaire directeur de D2. ϕ étant une
isométrie, on a alors ϕ(e2) = ± e2.
Si ϕ(e2) = e2, alors ϕ = IdE . Si ϕ(e2) = − e2 et alors ϕ = sD1. Le théorème est vérifié.
• Supposons qu’il n’existe pas de vecteur fixé par ϕ. Prenons alors un vecteur non nul quel-
conque v. On a ϕ(v) v. Soit D2 la droite vectorielle orthogonale au vecteur ϕ(v) − v (si
ϕ(v) − v, alors (ϕ(v) + v) est un vecteur directeur de D2:
1 1
ϕ(v) = 2 (ϕ(v) + v) + 2 (ϕ(v) − v)). La transformation ψ = sD2 ◦ ϕ est une isométrie et on a
ψ(v) = v. D’après le point précédent, il existe une droite vectorielle D1 telle que ψ = sD1.
De l’égalité sD1 = sD2 ◦ ϕ on déduit en composant à gauche avec sD2, que sD2 ◦ sD1 = ϕ.
Ceci prouve le théorème en dimension 2.
La démonstration en dimension supérieure se fait de manière analogue.
Remarque 2.22. (le cas de la dimension 3) Soient E un espace vectoriel euclidien de
dimension 3, ϕ: E E une isométrie vectorielle.
1. Fait: ϕ admet 1 ou − 1 pour valeur propre. En effet, le polynôme caractéristique de ϕ
(P ϕ(x) = det(ϕ − x IdE ) étant de degré 3 et à coefficients réels, il admet au moins une
racine réelle. On peut s’en convaincre au moins de deux façons:
a) En utilisant le théorème de D’Alembert-Gauss: ”tout polynôme non constant de
degré n à une variable à coefficients dans C admet admet n racines (comptées avec
multiplicités) dans C”. P ϕ(x) étant à coefficients réels, si r est racine de P ϕ(x), il
en est de même de son conjugué r̄ . P ϕ(x) étant de degré 3 (degré impaire), il
admet au moins une racine réelle.
b) La fonction polynomiale réelle f : R R définie par f (x) = P ϕ(x) est continue, et
lim f (x) = + ∞, lim f (x) = − ∞.
x −∞ x +∞
Le théorème des valeurs intermédiaires dit qu’il existe λ ∈ R tel que f (λ) = 0.
Si λ ∈ R est valeur propre de ϕ de vecteur propre associé v, on a
ϕ(v) = λv. v étant non nul et ϕ conservant la norme, on en déduit |λ| = 1, donc λ = ± 1.
2. Soit e1 ∈ E un vecteur propre associé à une valeur propre λ = ± 1 de ϕ.
Si D est la droite vectorielle engendrée par e1, on a ϕ(D) = D (droite stable par ϕ). D ⊥ = V est
un plan vectoriel de E et on a E = D ⊕ V .
Comme ϕ conserve le produit scalaire, nous avons ϕ(V ) = V . La restriction ϕ |V de ϕ à V est
une isométrie. Si (e2, e3) est une base orthonormée de V , alors (e1, e2, e3) est une base
orthonormée 
 de E et par rapport à cette base, la matrice de ϕ est de la forme
±1 0 0
 0  où S ∈ O(2).
 
S
0
2.3 Isométries vectorielles et affines en dimensions 2 et 3 19

Soit E un plan vectoriel euclidien. En se fixant une base de E, nous pouvons identifier E tout
simplement à R2.
Considérons donc le plan vectoriel euclidien usuel muni de sa base dite canonique B = (e1, e2) où
e1 = (1, 0) et e2 = (0, 1). Ce choix de base correspond à une orientation (que l’on considère posi-
tive, ou directe) de'R2. Soit( ϕ: R
2
R2 une isométrie vectorielle
' ( dont la matrice dans la base
a c t 1 0
canonique est S = . Nous avons donc S × S = , ce qui signifie que les coeffi-
b d  0 1
 a2 + b2 = 1

cients de la matrice S vérifient le système suivant: ac + bd = 0 .
 c2 + d2 = 1

De la seconde équation nous tirons (c, d) = λ( − b, a), avec λ ∈ R. Les deux autres équations
nous'imposent(alors λ2 ='1. La matrice
( S s’écrit alors sous l’une des deux formes suivantes:
a −b a b
S= ou S = , avec a, b ∈ R vérifiant a2 + b2 = 1. Dans le premier cas on
b a b −a
a une isométrie positive tandis que dans le second on a une 'isométrie(négative. Le groupe SO(2)
a −b
est décrit par l’ensemble des matrices 2 × 2 de la forme S = avec a2 + b2 = 1.
b a
Les éléments de S O(2) = O +(2) sont appelés rotations vectorielles.

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