Déploiement services Cloud
Université Internationale de Tunis
L3SI
Enseignant
Adel BEDOUI
Année universitaire : 2024/2025
1
Chapitre 1
Généralités sur le Cloud Computing
2
1.1 INTRODUCTION
Architecture sans serveur
Une architecture réseau sans serveur, le « Workgroup » (groupe de travail):
• réservée aux partages de fichiers et/ou d’applications,
• sans une véritable sécurité et centralisation d’informations, puisque pas
de serveur (Difficultés de maintenir les données et les sauvegardes à
jour),
3
1.1 INTRODUCTION
Exemple d’architecture sans serveur: le « Workgroup » Application
192.168.0.2
WAN IP 88.174.178.118
192.168.0.254
Table de routage 192.168.0.202
192.168.0.11
DNS Free 212.27.40.240/241 192.168.0.12
4
1.1 INTRODUCTION
Exemple d’architecture réseau sans serveur, le « Workgroup » Application
192.168.0.254 / Modem ADSL
192.168.0.202
192.168.0.11
192.168.0.12
DNS1/2 212.27.40.240/241
5
1.1 INTRODUCTION
Architecture avec serveur
Exemple d’architecture réseau avec serveur, le « serveur » Application
192.168.0.1
192.168.0.254 / Modem ADSL
192.168.0.202
192.168.0.11
192.168.0.12
DNS1/2 212.27.40.240/241
6
1.1 INTRODUCTION
Une architecture client serveur est composée d’un serveur de fichiers et/ou d’applications
Sans serveur Avec serveur
7
1.1 INTRODUCTION
L’architecture client serveur est composée d’un serveur de fichiers
Ce serveur de fichier peut être sous Linux, puisqu’il ne nécessite pas
d’installation d’application. L’intérêt est l’absence de licence pour se
connecter au Windows Server. On privilégie aussi les serveurs Linux
pour les applications en mode Web.
L’architecture client serveur est composée d’un serveur de fichiers
et/ou d’un partage d’applications installées sur le serveur.
Ce serveur d’application et de fichiers ne peut être que sous Windows
Server, puisque la plupart des applications fonctionnent dans le monde
Microsoft.
8
1.1 INTRODUCTION
Le TSE (Terminal Server Edition) ou le client léger, on revient à la
centralisation
Une structure de réseau flexible pour plus de productivité
Les entreprises d'aujourd'hui placent de plus hautes exigences dans leur réseau
qu'avant. Les directions ont besoin d'instruments afin d'augmenter leur
productivité et leur rentabilité, elles demandent donc à travailler avec des
systèmes qui permettent à leurs employés d'avoir accès à leurs données de
manière flexible et indépendante de leur emplacement.
Qu’est-ce qu’un Terminal Server ?
Un ordinateur central (Terminal Server) contient tous les programmes
importants, qui sont nécessaires aux utilisateurs et employés. Ils se connectent
aux applications par une End-machine (machine autre que le Terminal Server).
Il n'est donc plus nécessaire d'installer les programmes sur toutes les machines,
avec une solution Terminal Server, on n‘a besoin que d'un ordinateur avec écran,
clavier, souris et carte réseau! Accédez aux applications modernes (Microsoft
Office, solution ERP, gestion commerciale, etc.) avec des appareils simples. On
travaille rapidement et confortablement aussi avec de gros documents.
9
1.1 INTRODUCTION
Le TSE ou le client léger, on revient à la centralisation
10
1.1 INTRODUCTION
Le TSE ou le client léger, l’informatique redevient centralisée.
Une administration centrale économise du temps et apporte de la
flexibilité
Dans un environnement Terminal Server, les programmes utiles, les utilisateurs
et tous les droits d'accès sur le serveur sont définis. Si une mise à jour de logiciel
est impérativement nécessaire, celle-ci sera mise à jour seulement sur le
Terminal Server et tous les utilisateurs en bénéficieront. Le temps où
l'administrateur courait de PC en PC est révolu.
Raccorder simplement vos succursales ou vos Home-Office
Les employés ont besoins d'un accès flexible et mobile aux données et
programmes? Une nouvelle succursale est ouverte? Internet ou un raccordement
VPN professionnel offre un accès sans restriction sur le Terminal Server.
L'intégration s'effectue très aisément par rapport à d'autres solutions et grâce à
son environnement central, la sécurité des données et la surveillance des
utilisateurs est en tout temps garantie.
11
1.1 INTRODUCTION
Exemple d’alternative à TSE: le Web Access (documents stockés On Line)
• Permet à 3, 5, 10, 20, 50 ou 100 personnes d’accéder simultanément
• Rend possible le lancement des applications sans avoir à les installer sur
chaque poste
• Accorde l’utilisation de vos documents et messagerie depuis un autre poste
local (maison, ami, ...)
• Solution simple, économique et performante pour travailler "anywhere from
any desktop «
• Transforme un simple « PC » Windows Vista / Server en serveur TSE,
permettant de donner la liberté de faire tout ce qu'un serveur TSE vous
procure, difficultés et coût exorbitants en moins.
12
1.1 INTRODUCTION
La délocalisation dans un Data Center
La délocalisation permet de mettre un serveur hardware chez un Data Center et
via Internet d’accéder à ses fichiers comme s’ils étaient dans l’entreprise, y compris
en le virtualisant (liaison VPN).
L’avantage principal
est la sécurité
puisqu’un data center
est considéré un coffre
fort.
• Souvent l’aspect
sécurité informatique
n’est pas pris en
compte dans
l’entreprise. Il est
courant de trouver des
serveurs sans salle
sécurisée et sans
sauvegarde à jour …..
13
1.1 INTRODUCTION
Des serveurs d’applications peuvent être en mode hébergés dans des DATA CENTER
14
1.1 INTRODUCTION
Après le mode Workgroup, le client serveur, le SAAS / ASP, le WEB 2.0
De plus en plus, les programmes (applications logiciels) sont orientés WEB
et les serveurs d’applications sont en mode hébergé dans des DATA
CENTER.
Evolution du Web
• Evolution du Web 1.0 Pages statiques codées par des informaticiens
• Evolution du Web 1.5 Pages statiques + bases de données (Mysql,
Postrgr) codées par des informaticiens
• Evolution du Web 2.0 Pages dynamiques et modifiables facilement par des
non informaticiens
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1.1 INTRODUCTION
Après le mode Workgroup, le client serveur, le SAAS / ASP, le WEB 2.0
• De plus en plus, les programmes SAAS explosent :
• Google Drive et Google Apps Business
• Microsoft Office 365 / Microsoft Web Access et Skydrive
• Prochainement, les compétences SI risquent de disparaître si les
Directeurs de Systèmes d’Information ou les responsables SI ne
s’approprient pas l’évolution digitale des entreprises.
1988 1994 TICE /
1970 2000 Le
Informatique NTIC - Le Web 2012 Le digital
Informatique numérique
PC Multimédia (1.0)
16
1.2 DEFINITION
« Le Cloud Computing est un modèle qui offre aux utilisateurs du réseau un accès à la
demande, à un ensemble de ressources informatiques partagées et configurables, et qui
peuvent être rapidement mises à la disposition du client sans interaction direct avec le
prestataire de service »
17
1.2 DEFINITION
…….partant d’un besoin « interne » sont nées les solutions « cloud » commerciales
Fournisseur
“CLOUD”
Entreprise B Entreprise A
Mise à disposition d’une « infrastructure ICT distante » à des entreprises tierces: 18
le « cloud computing »
1.2 DEFINITION
La livraison de ressources et de services à la demande par internet.
Acheter des ressources informatiques sous forme de service.
Ressources : des réseaux, des serveurs, de l’espace de stockage, des
applications et des services.
Être approvisionnées rapidement avec un effort de gestion et une
interaction avec le fournisseur de services minimes.
Haute disponibilité
19
1.3 Les trois grands modèles de service du cloud
Infrastructure Plateforme Software
(As A Service) (As A Service) (As A Service)
Applications Applications Applications
Données Données Données
Couche
Application Runtime Runtime Runtime
Managé par le FSC
Middleware Middleware Middleware
Managé par le FSC
OS OS OS
Virtualisation Virtualisation Virtualisation
Managé par le FSC
Couche Serveurs Serveurs Serveurs
Infrastructure
Stockage Stockage Stockage
Réseau Réseau Réseau
1.3 Les trois grands modèles de service du cloud
On distingue 3 modèles :
Infrastructure Plateforme Software
(As A Service) (As A Service) (As A Service)
IaaS PaaS SaaS
Les IaaS (Infrastructure as a Service) : seul le serveur est dématérialisé.
Un prestataire propose la location de composants informatiques comme des espaces de
stockages, une bande passante, des unités centrales et des systèmes d’exploitation.
Les utilisateurs d’une IaaS peuvent donc utiliser à la demande des serveurs virtuels situés
dans des Data Centers sans avoir à gérer les machines physiques (coûts de gestion,
remplacement de matériel, climatisation, électricité….)
L’IaaS offre une grande flexibilité, avec une administration à distance, et permet
d’installer tout type de logiciel. En revanche, cette solution nécessite la présence
d’un administrateur système au sein de l’entreprise, comme pour les solutions
Serveur classiques.
21
1.3 Les trois grands modèles de service du cloud
Infrastructure Plateforme Software
(As A Service) (As A Service) (As A Service)
IaaS PaaS SaaS
Les PaaS (Plateform as a Service):
le matériel (serveurs), l’hébergement et le framework
d’application (kit de composants logiciels structurels) sont dématérialisés. L’utilisateur loue
une plateforme sur laquelle il peut développer, tester et exécuter ses applications.
Le déploiement des solutions PaaS est automatisé et évite à l’utilisateur d’avoir à
acheter des logiciels ou d’avoir à réaliser des installations supplémentaires, mais ne
conviennent qu’aux applications Web.
Les principaux fournisseurs de PaaS sont : Microsoft avec AZURE, Google avec
Google App Engine.
22
1.3 Les trois grands modèles de service du cloud
Infrastructure Plateforme Software
(As A Service) (As A Service) (As A Service)
IaaS PaaS SaaS
Les SaaS (Software as a Service) : le matériel, l’hébergement, le framework
d’application et les logiciels sont dématérialisés et hébergés dans un des Data Centers
du fournisseur.
Les utilisateurs consomment les logiciels à la demande sans les acheter, avec une
facturation à l’usage réel. Il n’est plus nécessaire pour l’utilisateur d’effectuer les
installations, les mises à jour ou encore les migrations de données.
Les solutions SaaS constituent la forme la plus répandue de Cloud Computing.
23
1.3 Les trois grands modèles de service du cloud
Les principaux acteurs d’IaaS, de PaaS et de SaaS et prestataires de Cloud public
dans le monde sont :
24
1.4 Les quatre types d’hébergement
La seconde typologie concerne le type d’hébergement de l’offre de Cloud Computing.
On distingue 4 catégories :
Privés Publics Hybrides Communautaires
Clouds privés : l’ensemble des ressources est exclusivement mis à disposition d’un
seul client. Le Cloud privé peut être géré par l’entreprise utilisatrice elle-même ou par un
prestataire externe qui met à disposition de l’utilisateur un parc de machines s’adaptant à la
demande de l’utilisateur (Cloud privé virtuel). A noter qu’une même infrastructure peut accueillir
plusieurs Cloud privés virtuels appartenant à différents utilisateurs, chacun pouvant accéder à son
Cloud privé via son propre réseau.
25
1.4 Les quatre types d’hébergement
Privés Publics Hybrides Communautaires
Clouds publics : les utilisateurs ont accès à des services Cloud via l’Internet public
sans savoir précisément où sont hébergées leurs données ni où sont exécutés leurs
traitements. Les ressources informatiques et bases de données de l’utilisateur peuvent être
hébergées dans n’importe quel Data Center du prestataire et peuvent passer d’un Data Center à
l’autre pour optimiser les capacités du prestataire.
26
1.4 Les quatre types d’hébergement
Privés Publics Hybrides Communautaires
Cloud hybrides : ils associent à la fois des infrastructures et des Cloud privés et publics.
Une partie des données ou des infrastructures est gérée en interne par l’entreprise,
dans ses locaux ou chez un prestataire et communique avec des ressources Cloud.
Le Cloud hybride permet de différencier le lieu de traitement des données selon
qu’elles soient stratégiques ou pas: les données sensibles pourront alors être
traitées dans les murs de l’entreprise alors que les autres le seront par un Cloud
public plus rentable, plus performant. Le Cloud public peut également être une
solution pour lisser un pic d’activité lorsque les capacités de l’entreprise sont dépassées.
27
1.4 Les quatre types d’hébergement
Privés Publics Hybrides Communautaires
Cloud communautaires: permettent à plusieurs entreprises ou organisations de
partager des ressources en mode Cloud, qui sont alors exclusivement dédiées à ces
organisations. Le Cloud communautaire peut être géré par les organisations membres ou par
un prestataire externe. Le Cloud communautaire peut également permettre à plusieurs
utilisateurs de se constituer un Cloud ayant les caractéristiques d’un Cloud privé en
termes de sécurité et de ressources dédiées, à moindre coût et avec un gage d’indépendance vis-à-
vis d’un prestataire de Cloud public.
28
1.4 Les quatre types d’hébergement
29
1.5 CARACTERISTIQUES DES SERVICES CLOUD
Qualité de Accès aux
Haute
Sécurité service de Services
disponibilité
bout en bout Anywhere
Supervision Service Self Service Facturation à
24x7 Management (Portail) l’usage
30
1.5 SERVICES CLOUD
Forces Faiblesses
• Permet une plus grande flexibilité • Nécessite une profonde refonte du
(dimensionnement à la demande) ; système informatique ;
• Permet un espace de stockage virtuel ; • L’accessibilité des données dépend de
• Accessibilité des données de n’importe celle d’internet ;
quel terminal ;
• Permet une réduction des coûts • Opacité sur la localisation et donc la
d’investissement ; sécurité des données ;
• Facilite le travail collaboratif ; • Complexité contractuelle avec le
fournisseur de Cloud ;
• Nombreux Datacenter à proximité ; • Nombreuses start-up fragiles ;
• Bénéficie de réseaux THD et de • Flou sur la localisation de ses données
communication de première importance et leur sécurité ;
;
• Un réseau d’acteurs du Cloud déjà • Perte de contrôle de son infrastructure
présent et structuré autour et dépendance vis-à-vis du fournisseur de
d’associations professionnelles ; Cloud ;
31
1.6 Data Center: définition
32
1.6 Data Center: définition
33
1.6 DATA CENTER: CARACTÉRISTIQUES ET ARCHITECTURE
Un Data Center est constitué essentiellement de :
Serveurs (Machines physiques)
Stockage
Eléments réseau (switch, routeur, câbles)
Systèmes de distribution d’énérgie
Systèmes de climatisation
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1.6 DATA CENTER: CARACTÉRISTIQUES ET ARCHITECTURE
➢ Centres de calcul
➢ Serveurs organisés en rack
➢ Switch haut débit sert un rack de 40-80 serveurs physiques →
ToR (Top of the Rack) switch
➢ Chaque serveur physique va héberger quelques dizaines de
machines virtuelles.
➢ Racks interconnectés par réseau haut débit
➢ Architecturation du réseau est important pour les performances
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1.6 DATA CENTER: CARACTÉRISTIQUES ET ARCHITECTURE
➢ Deux types d'applications :
➢ Services ouverts vers l'extérieur du DC
➢ Ex typique : service Web
➢ Attention, une simple recherche par mot-clef chez Google est envoyée sur
des clusters de quelques milliers de CPU
➢ Applications de type Big Data
➢ Grande masse de données réparties sur les serveurs
➢Tâches de calcul envoyées vers les données car elles sont trop massives pour
être envoyées à un seul ordinateur qui ferait tous les calculs
➢ Objectif : on veut le même débit entre 2 serveurs (ou VM)
quelle que soit leur position → très forte contrainte !
36
1.6 DATA CENTER: CARACTÉRISTIQUES ET ARCHITECTURE
➢ Combien de machines virtuelles par serveur physique ?
➢ 1 serveur avec :
➢ P processeurs
➢ C cœurs par processeur
➢ Technique d'hyperthreading : technique (implémentée sur les processeurs) permettant
de faire tourner 2 processus simultanément
➢ PxCx2 processus pouvant s'exécuter simultanément → PxCx2 machines virtuelles
➢ Au total : 1 rack de 40 serveurs physiques quadriprocesseurs quadri-cores
➢ 40 x 4 x 4 x 2 = 1280 VM par rack → gros besoin réseau
37
1.6 DATA CENTER: CARACTÉRISTIQUES ET ARCHITECTURE
Trois couches:
Couche Core
Couche Aggregation
Couche d’Acces avec
des switchs ToR
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1.6 DATA CENTER: CARACTÉRISTIQUES ET ARCHITECTURE
Architecture de Clos
➢ Charles Clos, 1953
➢ Pour les réseaux à commutation de circuits (voix)
➢ Des chemins multiples de même longueur entre chaque couple de serveurs
➢ Exemple: réseau à 3 étages
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1.6 DATA CENTER: CARACTÉRISTIQUES ET ARCHITECTURE
Variante fréquente : leaf and spine (feuille et dorsale)
L'architecture Leaf-Spine est à deux couches, composée de commutateurs « feuilles » (Leaf) et de commutateurs «
troncs » (Spine). Les serveurs et le stockage sont reliés aux commutateurs Leaf qui, à leur tour, sont connectés aux
commutateurs Spine.
Les commutateurs Leaf forment un maillage aboutissant au tronc, constituant ainsi la couche d'accès qui offre des
points de connexion réseau aux serveurs. Les commutateurs Spine présentent une densité de ports élevée et forment
le cœur de l'architecture.
Cette architecture contribue à réduire la latence (délai de transmission) et les goulets d'étranglement, car chaque
charge utile ne doit transiter que par un commutateur Spine et un commutateur Leaf pour atteindre sa destination.
40
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Niveaux de disponibilité
• Les entreprises attendent une très haute disponibilité;
• Investir dans du matériel et des logiciels informatiques hautement
disponibles nécessite des solutions supportées par une infrastructure de site
présentant une disponibilité équivalente;
• Quatre niveaux de disponibilité («Tier » en anglais), allant du niveau I sans
redondances au niveau IV permettant d’héberger des applications critiques
avec une disponibilité de 99,99%;
• Dès la phase de conception d’un Data Center, le niveau peut figurer dans les
appels d’offres de construction ou d’hébergement.
41
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Niveaux de disponibilité
• Le choix de la disponibilité du Data Center a un impact direct sur le coût: plus de
60% du budget d’investissement peut être lié à ce niveau;
• Cet indicateur permet de dimensionner plusieurs éléments :
■ la performance du Data Center (espaces physiques dédiés aux serveurs IT,
espaces techniques, densités supportées),
■ l’investissement nécessaire à la mise en place du site (construction,
équipement, maintenance…),
■ le retour sur investissement.
• Le choix du « Niveau de disponibilité » a également un impact important sur la
consommation énergétique et donc sur les émissions de CO2 liées
42
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Niveaux de disponibilité
Niveau I : Ces sites n’ont qu’un seul chemin d’alimentation électrique et de
refroidissement. Le temps d’arrêt du site nécessaire à l’entretien ou en cas de panne
est évalué à 28,8 heures par an, soit une disponibilité de 99,671%.
Niveau II : Ces sites ont un seul chemin d’alimentation électrique et de
refroidissement, mais intègrent des éléments redondants réduisant l’arrêt des
équipements informatiques. Ils permettent d’atteindre une moyenne de 22,7 heures
d’arrêt par an, soit une disponibilité de 99,749%.
Niveau III : Le niveau 3 requiert plusieurs voies d’alimentation et de refroidissement.
Les alimentations sont doublées au niveau des serveurs. La maintenance du site n’a
pas d’impact sur la disponibilité du Data Center. La disponibilité atteint 99,982% avec
1,6 heures d’arrêt dans l’année.
43
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Niveaux de disponibilité
Niveau IV : Aux exigences des niveaux inférieurs, s’ajoute une double alimentation de tous les
équipements de refroidissement. Les chemins d’alimentation sont indépendants, cloisonnés et
actifs. Un phénomène ne doit pas avoir d’impact sur plusieurs chemins de distribution. Le temps
d’arrêt est de 25 mn par an, soit une disponibilité de 99,995%.
Les retours d’expérience montrent les limites des sites de niveau IV. Le doublement des
infrastructures et, par conséquent, de l’espace nécessaire à l’hébergement des équipements
techniques génère des coûts de fonctionnement élevés. Une grande partie des entreprises
choisissent donc de construire un site de niveau III en développant certaines redondances
empruntées au niveau IV.
44
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Site de secours
Dans le cas de risques pouvant toucher un site même très résistant, il est
primordial de mettre en place un plan de secours sur un second site distant.
En effet, quel que soit le niveau de redondance d’un site unique, il ne sera pas
protégé contre les risques à fort impact (phénomènes climatiques, etc.).
Cependant toutes les utilisations n’ont pas vocation à être hébergées sur un Data
Center de niveau IV. Il est donc important que celui-ci soit conforme aux
nécessités opérationnelles et aux engagements de l’entreprise.
45
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Disponibilité de l’énergie électrique
Pour les Data Centers, la continuité de service est un défi majeur. Pour y parvenir,
la fiabilité, la qualité et la maintenabilité de l’alimentation électrique fournie sont
essentiels.
D’autres besoins complémentaires garantissent la performance globale d’un Data Center:
- Réduction du coût total de possession (Total Cost of Ownership - TCO) avec des solutions
moins énergivores, moins encombrantes et plus flexibles pour agir sur les différents coûts d’un
data center (opex, capex, etc.).
- Flexibilité de l’infrastructure électrique avec l’ adaptation de la configuration et de la
puissance de l’alimentation aux besoins en constante évolution.
- Gestion de la capacité de l’alimentation électrique avec le suivi, l’optimisation et l’allocation
des ressources énergétiques.
- Limitation de l’impact environnemental avec la réduction des consommations énergétiques
et des émissions de gaz à effet de serre, et l’anticipation des réglementations.
46
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Un objectif : réduire le PUE (Power Usage Effectiveness)
La norme ISO/CEI 30134-2:2016 « Technologies de l'information -- Centres de
données -- Indicateurs de performance clés -- Partie 2 : Efficacité dans l'utilisation
de la puissance (PUE) » définit plusieurs catégories de PUE.
𝐸𝑛é𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚é𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝐷𝑎𝑡𝑎 𝐶𝑒𝑛𝑡𝑒𝑟
PUE =
𝐸𝑛é𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚é𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 é𝑞𝑢𝑖𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠
• PUE basique (Catégorie 1) : cette mesure impose une conversion de l’ensemble
des mesures en kilowattheure (kWh). Elle inclut également les sources d’énergie
autres que l’électricité du réseau. Le PUE 1 se calcule sur une période de 12 mois.
47
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
• PUE intermédiaire (Catégorie 2) : cette mesure reprend les exigences de la
catégorie 1. La mesure de la consommation de l’informatique s’effectue en revanche
au niveau des PDU (Power Distribution Units). On distingue donc plus nettement
l’infrastructure des équipements IT et on peut plus facilement mesurer un pPUE
(partial PUE).
• PUE avancé (Catégorie 3) : cette mesure reprend les exigences de la catégorie 2.
Elle l’affine en exigeant que la mesure de consommation de l’IT soit réalisée
équipement par équipement. Un data center dont l’efficacité est optimale aura un
PUE de 1, là où le PUE mondial moyen d’un data center se situe entre 1,8 et 1,89.
Le réduire est donc une priorité afin d’assurer une infrastructure toujours plus
performante.
48
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Double alimentation électrique
Climatisation à double circuit Onduleur 160 KVA
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Un Data center peut avoir une ou plusieurs activités :
• Data center interne d’entreprise
• Data center d’hébergement en colocation
• Data center d’hébergement de services de cloud computing
• Data center de calcul intensif
La disponibilité d’un Data center est définie par la formule suivante :
Disponibilité = (Temps moyen entre les ruptures de services)/(Temps moyen
entre les ruptures de service + temps moyen de rétablissement)
Le niveau de disponibilité choisi en phase de conception détermine la redondance des
équipements de l’infrastructure mise en place.
50
1.6 DATA CENTER: MESURES DE DISPONIBILITÉ ET D’EFFICACITÉ
Supérficie (m2): un Data center peut avoir une superficie dédiée à l’hébergement allant de quelques
dizaines de mètres carrés inclus dans un bâtiment (on parle alors de salle informatique) jusqu’à
plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés (Data center géant). Entre ces deux extrêmes, toutes les
situations sont rencontrées et répondent à des besoins différents.
Densité éléctrique (Kw/baie , KVA/baie) : la densité exprimée en kW ou kVA par baie définit la
puissance maximale qui pourra être utilisée par les équipements informatiques au sein d’une baie
informatique. La densité peut aller de quelques kW à plusieurs dizaines de kW (cas de la haute densité).
Localisation: la localisation géographique et les conditions climatiques influent sur la performance du
Data center, à la fois par la caractérisation de l’air neuf (plus ou moins chaud, plus ou moins humide) et
sur le potentiel d’utilisation des énergies renouvelables (source d’énergie renouvelable disponible à
proximité, temps d’utilisation du freecooling).
51
1.6 DATA CENTER: CLASSIFICATION
La classification des Data Centers est étroitement liée aux niveaux de
disponibilité. En effet, cette classification en tiers (quatre niveaux : Tier I, II, III,
IV) est un système élaboré par l’organisation Uptime Institute qui vise à établir
une hiérarchie entre les différents Data Centers. L’objectif d’une telle
classification est de permettre notamment aux usagers d’identifier facilement un
centre de données qui répondra à leurs exigences en matière de sécurité des
données, de disponibilité des applicatifs hébergés et de stabilité de
l’infrastructure hébergeant les architectures IT.
52
1.6 DATA CENTER: CLASSIFICATION
Quelles que soient leur taille et leurs particularités, les Data Centers doivent
répondre à différents critères. Il existe plusieurs organismes proposant des
classifications (Syska Hennessy, TIA 942, BICSI 002), mais le plus connu est
Uptime Institute qui délivre des certifications. Depuis 2015, il en a certifié plus de
1000 !
Cet organisme consultatif indépendant classe les Data Centers en quatre
niveaux : TIER I, II, III et IV. Chaque niveau reprend les caractéristiques de
l'échelon précédent, en y ajoutant des améliorations supplémentaires. L’objectif
est d’évaluer la qualité et la fiabilité des capacités d’hébergement d’un
centre de données.
53
1.6 DATA CENTER: CLASSIFICATION
54
Source :https://uptimeinstitute.com/TierCertification/certMaps.php
1.6 DATA CENTER: CLASSIFICATION
Tier I – « Basique »
Il s’agit d’un centre de données composé d’une seule alimentation électrique, sans
aucune redondance que ce soit pour l’infrastructure ou la climatisation. Une grande
partie des maintenances et pannes génèrent un arrêt du site,
• Taux de disponibilité : 99,671 %
• 28,8 heures (moyenne) d’interruption par an
Tier II – Redondance partielle
Certains composants de distribution électrique sont redondés, mais le chemin de
distribution électrique ne l’est pas. La planification des opérations de maintenance
sur les composants redondés évite tout impact sur le matériel informatique.
• Taux de disponibilité : 99,749 %
• 22,7 heures (moyenne) d’interruption par an
55
1.6 DATA CENTER: CLASSIFICATION
Tier III – Maintenance concurrente
De multiples chemins de distribution existent mais un seul est utilisé (distribution en
mode actif/passif). Tous les composants sont redondés et tout le matériel informatique
est à double alimentation. Aucune maintenance ne doit provoquer un arrêt.
• Taux de disponibilité : 99,982 %
• 1,6 heure (moyenne) d’interruption par an
Tier IV – Tolérance aux pannes
Il y a plusieurs sources d’alimentation. Chaque système est redondé et physiquement
compartimenté. Ce Data Center supporte automatiquement l’arrêt imprévu d’un
composant. Refroidissement continu : la température en salle est donc maintenue
même pendant une coupure électrique.
• Taux de disponibilité : 99,995 %
• 25 minutes (moyenne) d’interruption par an 56
1.6 DATA CENTER: CLASSIFICATION
Indisponibili Maintenance
Type Taux de Tolérance
Caractéristiques té statistique à chaud
de Tier disponibilité aux pannes
annuelle possible
Tier I Non redondant 99,671 % 28,8 h Non Non
Redondance
Tier II 99,749 % 22,7 h Non Non
partielle
Tier III Maintenabilité 99,982 % 1,6 h Oui Non
Tolérance aux
Tier IV 99,995 % 25 mn Oui Oui
pannes
57
Références
ISAE – France 2014/2015
Introduction au Cloud Computing, G. Urvoy-Keller - DUT R&T, 08/02/2016
Data Center Basics, Roch Glitho - PhD Associate Professor and Canada Research Chair, Concordia
University
Data Center et développement durable, Syntex numérique, juin 2011
Les différentes classifications d'un Datacenter, Charlotte Petyt, 23 avril 2018
Fabien Muller – Hubert Hollender
Architecture n-tiers – ISAE, 2014-2015
http://www.linux-vs.org
CLOUD COMPUTING, Généralités et enjeux V0, Benjamin LISAN, 20/03/2015
Cloud et sécurité SEC2207, Pascal Sauliere, Architecte-Direction Technique et Sécurité-Microsoft
France
Anton Boyko, Microsoft Azure MVP, Ninja Azure Consultant
Architecture microservices avec Docker, Gauthier C.
Samuel Masué, Software engineer , FAP-AIS-EB
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