1.
Expliquez en détail le principe de l'effet de serre tel que décrit dans le cours, en identifiant les
principaux gaz à effet de serre et leur contribution relative. Comment les activités humaines modifient-
elles cet équilibre naturel ?
Le principe de l'effet de serre est un phénomène naturel essentiel à la vie sur Terre. Il s'agit du
processus par lequel certains gaz présents dans l'atmosphère piègent une partie de la chaleur émise
par la surface terrestre, empêchant ainsi cette chaleur de s'échapper directement vers l'espace. Sans
cet effet, la température moyenne de la Terre serait beaucoup plus basse, rendant la planète
inhabitable.
Le processus se déroule en plusieurs étapes :
Source d'énergie : Le Soleil est la principale source d'énergie de la Terre.
Absorption et Réflexion : Une partie de l'énergie solaire incidente est réfléchie directement vers l'espace
par l'atmosphère et la surface terrestre. Le reste est absorbé par la surface de la Terre (terres et
océans), ce qui la réchauffe.
Émission de rayonnement infrarouge : La surface terrestre réchauffée émet à son tour de l'énergie sous
forme de rayonnement infrarouge (chaleur rayonnante) vers l'atmosphère.
Piégeage de la chaleur : C'est à ce stade que les gaz à effet de serre (GES) interviennent. Une partie
de ce rayonnement infrarouge traverse l'atmosphère et s'échappe vers l'espace. Cependant, une autre
partie est absorbée par les molécules de GES présentes dans la basse atmosphère. Ces molécules
réémettent ensuite cette énergie dans toutes les directions, y compris vers la surface de la Terre. Ce
processus de réémission de chaleur vers la surface est ce qui maintient la Terre à une température
propice à la vie.
Principaux gaz à effet de serre et leur contribution relative:
Vapeur d'eau (H₂O) : C'est le GES le plus abondant et le plus puissant, contribuant à environ 60% de
l'effet de serre total.
Dioxyde de carbone (CO₂) : Contribue à environ 26% de l'effet de serre.
Ozone (O₂) : Contribue à environ 8% de l'effet de serre.
Protoxyde d'azote (N₂O) et Méthane (CH₂) : Ensemble, ils contribuent à environ 6% de l'effet de serre.
Les activités humaines ont considérablement modifié la composition de l'atmosphère, augmentant la
concentration des gaz à effet de serre et intensifiant ainsi l'effet de serre naturel, ce qui conduit au
réchauffement climatique.
Dioxyde de carbone (CO₂) : Les activités humaines sont responsables de 56% de l'accroissement de
l'effet de serre dû aux émissions de CO₂. La combustion de carburants fossiles (pétrole, charbon, gaz
naturel) est la principale source de ces émissions. La déforestation réduit également la capacité
naturelle de la Terre à absorber le CO₂.
Méthane (CH₂) : Contribue à 16% de l'accroissement. L'agriculture et l'élevage (notamment les
méthanogènes des ruminants) sont des sources importantes
Chlorofluorocarbures (CFCs) : Contribuent à 12% de l'accroissement.
Ozone (O₂) : Contribue à 11% de l'accroissement.
Protoxyde d'azote (N₂O) : Contribue à 5% de l'accroissement.
En augmentant la concentration de ces gaz, les activités humaines réduisent la quantité de chaleur qui
peut s'échapper vers l'espace, entraînant un piégeage accru de l'énergie dans l'atmosphère et, par
conséquent, un réchauffement global de la planète.
-2. Décrivez les cinq composantes du système Terre et expliquez comment elles interagissent dans le
contexte du changement climatique. Quel est le rôle de l'être humain dans ce système ?
Le système Terre est un ensemble complexe et interconnecté de sphères qui interagissent
constamment. cinq composantes principales : la lithosphère, l'atmosphère, l'hydrosphère, la cryosphère
et la biosphère. L'être humain est également reconnu comme une force influençant ce système.
La Lithosphère :
C'est l'enveloppe rigide externe de la Terre, comprenant la croûte terrestre et la partie
La lithosphère est impliquée dans le cycle du carbone à long terme (roches sédimentaires, volcans).
Les activités humaines (extraction de combustibles fossiles, déforestation pour l'agriculture) modifient
l'utilisation des terres, ce qui a un impact sur les cycles biogéochimiques et les émissions de GES.
L'érosion des sols, influencée par les changements climatiques (sécheresses, inondations), affecte
également la lithosphère.
L'Atmosphère :
C'est la couche gazeuse qui entoure la Terre. Elle absorbe une partie du rayonnement solaire et une
partie du rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre, qu'elle renvoie vers la surface (effet de
serre).
L'atmosphère est au cœur du changement climatique. Les émissions de GES (CO₂, CH₂, N₂O, etc.)
dues aux activités humaines augmentent sa capacité à piéger la chaleur, entraînant un réchauffement.
Les changements de température et de pression atmosphérique influencent les régimes de vents, les
précipitations et la fréquence des événements climatiques extrêmes. Elle interagit avec toutes les
autres sphères par les échanges de chaleur, d'eau et de gaz.
L'Hydrosphère :
Elle est constituée de l'ensemble des eaux sur Terre (océans, lacs, rivières, eaux souterraines). Les
océans jouent un rôle fondamental en absorbant une partie du flux lumineux solaire et en redistribuant
la chaleur via les courants océaniques (comme le Gulf Stream). Ils constituent un important réservoir
de chaleur et de carbone.
Les océans absorbent une grande partie de la chaleur excédentaire et du CO₂ atmosphérique, ce qui
ralentit le réchauffement de l'atmosphère mais entraîne leur propre réchauffement et leur acidification.
Le réchauffement de l'eau provoque son expansion thermique, contribuant à l'élévation du niveau de
la mer. Les changements dans les courants océaniques peuvent modifier les régimes climatiques
régionaux.
La Cryosphère :
Elle regroupe toutes les formes de glace sur Terre (glaciers, calottes polaires, banquise, neige,
permafrost). La glace a une capacité réfléchissante élevée (albédo), renvoyant une grande partie du
rayonnement solaire vers l'espace.
Le réchauffement climatique entraîne la fonte des glaces (glaciers, calottes, banquise). Cette fonte
réduit l'albédo de la Terre, car les surfaces sombres (océans, terres) absorbent plus de chaleur, créant
une boucle de rétroaction positive qui accélère le réchauffement. La fonte des inlandsis (Groenland,
Antarctique) contribue directement à l'élévation du niveau de la mer.
La Biosphère :
C'est l'ensemble de la vie sur Terre, incluant la végétation terrestre, les animaux et les micro-
organismes. Elle joue un rôle crucial dans l'absorption et le piégeage du carbone (photosynthèse).
La biosphère absorbe le CO₂ via la photosynthèse, agissant comme un puits de carbone. Cependant,
la déforestation et la dégradation des écosystèmes réduisent cette capacité. Le changement climatique
affecte la biodiversité (extinction, migration d'espèces) et la répartition des écosystèmes. Les
changements dans la biosphère peuvent également libérer du carbone stocké (par exemple, feux de
forêt, dégel du permafrost).
Rôle de l'être humain dans ce système :
Agent de perturbation : Par la combustion de combustibles fossiles, la déforestation, l'agriculture
intensive et l'industrialisation, l'humanité émet des quantités massives de GES, modifiant la composition
de l'atmosphère et perturbant les cycles naturels du carbone, de l'eau et de l'énergie.
Agent de réponse : L'humanité est également capable de mettre en œuvre des actions d'atténuation
(réduction des émissions) et d'adaptation (ajustement aux impacts inévitables) pour faire face au
changement climatique. Les politiques internationales comme la CCNUCC et l'Accord de Paris
témoignent de cette capacité à agir collectivement.
En résumé, le système Terre est un équilibre dynamique où chaque sphère influence les autres. Les
activités humaines ont introduit une perturbation majeure, principalement par l'augmentation des GES,
ce qui a des répercussions en cascade sur toutes les composantes du système, modifiant les climats
locaux et globaux.
- Des facteurs climatiques qui entraînent un réchauffement ou un refroidissement. Choisissez
deux de ces facteurs (un pour le réchauffement, un pour le refroidissement) et expliquez leur
mécanisme d'action sur le climat.
Pour le réchauffement : Les augmentations dans les gaz à effet de serre (GES) atmosphériques.
Pour le refroidissement : Les changements dans l'albédo (réflexivité) de l'atmosphère et de la surface
de la Terre.
Facteur de Réchauffement : Augmentations dans les GES atmosphériques
Mécanisme d'action : Ce facteur est directement lié à l'intensification de l'effet de serre. Les gaz à effet
de serre (comme le CO₂, le CH₂, le N₂O) ont la propriété d'absorber le rayonnement infrarouge
(chaleur) émis par la surface de la Terre. Lorsque la concentration de ces gaz augmente dans
l'atmosphère, leur capacité à absorber et à réémettre ce rayonnement infrarouge s'accroît.
Processus : L'énergie solaire arrive sur Terre, une partie est absorbée par la surface et réémise sous
forme de chaleur infrarouge. Une atmosphère plus riche en GES agit comme une couverture plus
épaisse : elle piège davantage de cette chaleur infrarouge, la réémettant vers la surface terrestre au
lieu de la laisser s'échapper vers l'espace.
Conséquence : Ce piégeage accru de chaleur entraîne une augmentation de la température moyenne
de la Terre, c'est le réchauffement climatique. Le cours indique clairement que les augmentations des
GES atmosphériques "emmagasinent plus de chaleur Les activités humaines, notamment la
combustion de combustibles fossiles, sont la cause principale de l'augmentation des concentrations de
ces gaz.
Facteur de Refroidissement : Changements dans l'albédo (réflexivité) de l'atmosphère et de la surface
de la Terre
Mécanisme d'action : L'albédo est la mesure de la capacité d'une surface à réfléchir le rayonnement
solaire. Une surface avec un albédo élevé réfléchit une grande partie de l'énergie solaire incidente,
tandis qu'une surface avec un albédo faible en absorbe davantage. Les changements dans l'albédo
peuvent donc entraîner un refroidissement ou un réchauffement. Ici, nous nous concentrons sur les
changements qui induisent un refroidissement.
Processus : Un albédo accru signifie que plus de rayonnement solaire est renvoyé directement vers
l'espace avant d'être absorbé par la Terre. Moins d'énergie solaire est absorbée, ce qui conduit à un
refroidissement de la surface terrestre et de l'atmosphère.
Exemples de causes d'un albédo accru (et donc de refroidissement) :
Augmentation de la couverture nuageuse : Les nuages, en particulier les nuages bas et épais, ont un
albédo élevé et réfléchissent une part significative du rayonnement solaire.
Augmentation des aérosols atmosphériques : Certaines particules en suspension dans l'atmosphère
(comme les aérosols sulfatés provenant des éruptions volcaniques ou de la pollution industrielle)
peuvent réfléchir la lumière solaire, augmentant l'albédo atmosphérique.
Augmentation des surfaces glaciaires et enneigées : La neige et la glace ont un albédo très élevé. Une
expansion des calottes glaciaires ou de la couverture neigeuse (par exemple, lors d'une période
glaciaire) réfléchit plus de lumière solaire, entraînant un refroidissement. Le cours mentionne que les
changements liés à la couverture terrestre et de glace influencent la quantité de rayonnement solaire
disponible pour l'absorption
Conséquence : Un albédo accru se traduit par une "réduction du rayonnement solaire" absorbé par le
système Terre, ce qui a un effet de refroidissement sur le climat.
Ces deux facteurs illustrent comment des modifications dans la composition atmosphérique (GES) ou
dans les propriétés réfléchissantes de la Terre (albédo) peuvent avoir des impacts opposés sur le bilan
énergétique global de la planète et, par conséquent, sur sa température moyenne.
4. Analysez les principales causes anthropiques du changement climatique mentionnées dans le cours
(activités humaines, déforestation, agriculture/élevage). Pour chacune, décrivez son impact spécifique
sur les émissions de gaz à effet de serre.
Activités humaines (Combustion de carburants fossiles) :
Description : Cette catégorie englobe la consommation massive de pétrole, de charbon et de gaz
naturel pour la production d'énergie (électricité, chauffage), les transports (véhicules, avions, navires)
et l'industrie.
Impact spécifique sur les émissions de GES : La combustion de ces carburants fossiles libère
d'énormes quantités de dioxyde de carbone (CO₂) dans l'atmosphère. Le CO₂ est le principal gaz à
effet de serre émis par les activités humaines et contribue à 56% de l'accroissement de l'effet de serre
dû aux activités humaines (page 22). Le cours mentionne également la libération de méthane (CH₂),
bien que le CO2 soit le gaz prédominant de cette source. L'accumulation de ce CO₂ supplémentaire
intensifie l'effet de serre, entraînant le réchauffement global.
Déforestation :
Description : Il s'agit de la destruction des forêts, principalement pour l'expansion agricole, l'exploitation
forestière, l'urbanisation et l'extraction de ressources.
Impact spécifique sur les émissions de GES : La déforestation a un double impact sur le cycle du
carbone et les émissions de GES :
Libération de CO₂ : Lorsque les arbres sont coupés et brûlés ou laissés à se décomposer, le carbone
qu'ils ont stocké pendant leur croissance est libéré sous forme de CO₂ dans l'atmosphère. Les forêts
agissent comme d'importants puits de carbone, absorbant le CO₂ par la photosynthèse.
Réduction de la capacité d'absorption : La destruction des forêts réduit la capacité globale de la Terre
à absorber le CO₂ atmosphérique. Moins d'arbres signifie moins de CO₂ retiré de l'atmosphère, ce
qui contribue à son accumulation et à l'intensification de l'effet de serre. Le cours le formule
succinctement : "La destruction des forêts réduit la capacité de la terre à absorber le CO₂
Agriculture et élevage :
Description : Cette catégorie inclut les pratiques agricoles modernes et l'élevage intensif d'animaux.
Impact spécifique sur les émissions de GES : L'agriculture et l'élevage sont des sources significatives
de plusieurs GES :
Méthane (CH₂) : Le cours met spécifiquement en évidence les "méthanogènes des ruminants. Les
processus digestifs des animaux comme les vaches, les moutons et les chèvres produisent du
méthane, un GES beaucoup plus puissant que le CO₂ sur une période de 20 ans. Le méthane
contribue à 16% de l'accroissement de l'effet de serre dû aux activités humaines.
Protoxyde d'azote (N₂O) : Bien que non explicitement détaillé dans la description de la page 2 pour
l'agriculture, le N₂O est un autre GES majeur provenant de l'utilisation d'engrais azotés dans
l'agriculture et de la gestion des déjections animales. Le N₂O contribue à 5% de l'accroissement de
l'effet de serre dû aux activités humaines (page 22).
Dioxyde de carbone (CO₂) : Certaines pratiques agricoles, comme le labourage excessif ou la
conversion de terres (par exemple, des tourbières), peuvent également libérer du CO₂ stocké dans les
sols.
En somme, ces trois catégories d'activités humaines sont les principaux moteurs des émissions
anthropiques de gaz à effet de serre, perturbant l'équilibre énergétique de la Terre et conduisant au
réchauffement climatique observé.
5. En vous basant sur les données historiques et les projections discutez de l'évolution des
températures mondiales. Quels sont les principaux constats et les prévisions pour les décennies à venir
?
Le cours fournit des données historiques et des projections claires sur l'évolution des températures
mondiales, soulignant une tendance au réchauffement significative et accélérée.
Principaux Constats (Données Historiques) :
Réchauffement Exceptionnel au XXe Siècle: Le siècle dernier (période 1906-2005) s'est distingué par
un réchauffement exceptionnel de 0,74°C.
Réchauffement Anthropique Actuel: Les estimations indiquent que les activités humaines ont déjà
provoqué un réchauffement planétaire d'environ 1°C au-dessus des niveaux préindustriels, avec une
fourchette probable allant de 0,8°C à 1,2°C.
Années Record de Chaleur: Les années 2024 et 2023 (et les 10 dernières années en général) sont
considérées comme les plus chaudes jamais enregistrées selon l'OMM, avec un dépassement de
1,5°C. Cela indique une série continue de records de température.
Anomalies de Températures Observées: Le graphique des anomalies de températures moyennes en
surface (1850-2012) montre une nette tendance à la hausse, en particulier à partir du milieu du XXe
siècle. La température moyenne mondiale (terre et océans) a augmenté de 0,85°C entre 1880 et 2012.
Influence Anthropique Démontrée: Les graphiques de la page 11 comparent les anomalies de
température observées avec des modèles simulant uniquement les perturbations naturelles (éruptions
volcaniques, activité solaire) et des modèles incluant les perturbations naturelles et l'accroissement des
gaz à effet de serre anthropiques. Il est clair que seul le second type de modèle (incluant les facteurs
anthropiques) parvient à reproduire fidèlement la courbe de réchauffement observée, confirmant que
le réchauffement actuel est largement attribuable aux activités humaines. La page 13 renforce ce point
en indiquant que les travaux du GIEC relient ce réchauffement aux activités humaines (50% en 1995 à
95% en 2013).
Paléotempératures (page 15) : Le graphique des paléotempératures sur Terre montre que, bien que le
climat ait fluctué naturellement sur des millions d'années, le réchauffement actuel est d'une ampleur et
d'une rapidité sans précédent par rapport aux variations naturelles récentes.
Prévisions pour les Décennies à Venir (Projections) :
Objectif de 1,5°C (page 8) : Il est probable que le réchauffement planétaire atteindra 1,5°C entre 2030
et 2052 si l'augmentation se poursuit au rythme actuel. C'est un constat avec un "degré de confiance
élevé".
Scénarios d'Émission (pages 29-31) : Le cours présente des projections des valeurs moyennes du
réchauffement pour la fin du siècle (2090-2099) basées sur différents scénarios d'émission de GES :
Scénario "Convergent" (B1) : Réchauffement probable de 1,8°C (intervalle 1,1-2,9°C).
Scénario "Technologies énergétiques Non Fossile" (A1T) : Réchauffement probable de 2,4°C (intervalle
1,4-3,8°C).
Scénario "Régional" (B2) : Réchauffement probable de 2,4°C (intervalle 1,4-3,8°C).
Scénario "Technologies énergétiques Mixte/équilibré" (A1B) : Réchauffement probable de 2,8°C
(intervalle 1,7-4,4°C).
Scénario "Hétérogène" (A2) : Réchauffement probable de 3,4°C (intervalle 2,0-5,4°C). C'est le scénario
avec la plus forte augmentation de température parmi ceux détaillés dans le tableau de la page 30.
Scénario "Technologies énergétiques Tout Fossile" (A1F1) : Réchauffement probable
de 4,0°C (intervalle 2,4-6,4°C).
Concentration constante (niveau 2000) : Même si les concentrations de GES restaient constantes au
niveau de 2000, un réchauffement de 0,6°C (intervalle 0,3-0,9°C) serait encore attendu, en raison de
l'inertie thermique du système climatique.
Projections pour le futur: Le graphique des "projections pour le futur" (Global surface temperature
change relative to 1850-1900) montre que :
Les scénarios de "Fortes émissions" (SSP5-8.5, SSP3-7.0) prévoient une augmentation continue et
significative des températures, pouvant atteindre plus de 4°C d'ici 2100.
Les scénarios de "Stabilisation" (SSP2-4.5) et de "Contrôle des émissions" (SSP1-2.6, SSP1-1.9)
montrent une stabilisation ou une augmentation plus modérée des températures, soulignant l'impact
des efforts d'atténuation.
En conclusion, les données historiques confirment un réchauffement global rapide et sans précédent,
largement attribué aux activités humaines. Les projections futures indiquent que cette tendance se
poursuivra, avec l'ampleur du réchauffement dépendant directement des trajectoires d'émissions de
gaz à effet de serre adoptées par l'humanité dans les décennies à venir. Le dépassement de l'objectif
de 1,5°C semble imminent selon les tendances actuelles.
6. Décrivez les conséquences majeures du changement climatique sur les écosystèmes et les sociétés
humaines, telles que l'augmentation des températures, les événements climatiques extrêmes,
l'élévation du niveau de la mer et l'impact sur la biodiversité.
Augmentation des températures :
Description : C'est la conséquence la plus directe et fondamentale du changement climatique. La
planète se réchauffe en raison de l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère.
Impact sur les écosystèmes :
Stress thermique : Les espèces végétales et animales sont soumises à un stress thermique, affectant
leur croissance, reproduction et survie.
Déplacement d'aires de répartition : De nombreuses espèces tentent de migrer vers des latitudes ou
des altitudes plus froides, mais toutes ne peuvent pas s'adapter assez rapidement, entraînant des
disparitions locales.
Changements phénologiques : Altération des cycles saisonniers (floraison précoce, migration
d'oiseaux).
Déséquilibre des écosystèmes : Perturbation des interactions entre espèces (prédateurs/proies,
pollinisateurs/plantes).
Impact sur les sociétés humaines :
Vagues de chaleur : Augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur, entraînant
des risques pour la santé humaine (coups de chaleur, mortalité accrue, notamment chez les populations
vulnérables).
Impact sur l'agriculture : Réduction des rendements agricoles dans certaines régions due au stress
hydrique et thermique, menaçant la sécurité alimentaire.
Demande énergétique accrue : Augmentation de la consommation d'énergie pour la climatisation.
Événements climatiques extrêmes :
Description : Le réchauffement climatique entraîne des événements météorologiques plus fréquents et
plus intenses. Le cours mentionne spécifiquement les ouragans, les inondations, les sécheresses et
les vagues de chaleur.
Impact sur les écosystèmes :
Sécheresses : Assèchement des sols, réduction des ressources en eau, augmentation des feux de
forêt stress hydrique pour la végétation et la faune, dégradation des habitats.
Inondations : Destruction des habitats, érosion des sols, perturbation des écosystèmes aquatiques et
terrestres.
Tempêtes et ouragans : Dégâts physiques aux forêts et aux infrastructures côtières, salinisation des
sols.
Impact sur les sociétés humaines :
Catastrophes naturelles : Augmentation des pertes humaines et matérielles, destruction
d'infrastructures (habitations, routes, réseaux électriques).
Déplacements de populations : Forçage de populations à quitter leurs foyers en raison de l'inhabitabilité
des zones affectées.
Crises humanitaires : Pénuries d'eau et de nourriture, propagation de maladies.
Coûts économiques : Dégâts aux cultures, aux infrastructures, augmentation des primes d'assurance.
Élévation du niveau de la mer :
Description : Causée par deux phénomènes principaux : la fonte des glaces (glaciers, calottes polaires)
et l'expansion thermique de l'eau des océans à mesure qu'elle se réchauffe (page 3).
Impact sur les écosystèmes :
Perte d'habitats côtiers : Submersion des zones humides côtières, des mangroves, des récifs coralliens
et des écosystèmes estuariens.
Salinisation : Intrusion d'eau salée dans les aquifères côtiers et les sols agricoles, affectant la végétation
et les sources d'eau douce.
Impact sur les sociétés humaines :
Menace pour les zones côtières : Les villes côtières et les petites îles sont particulièrement vulnérables
à la submersion, à l'érosion côtière et aux inondations.
Déplacements de populations : Des millions de personnes vivant dans les zones de basse altitude
pourraient être forcées de se déplacer.
Impact sur les infrastructures : Dommages aux ports, aux infrastructures de transport et aux habitations
côtières.
Sécurité alimentaire : Perte de terres agricoles fertiles en raison de la salinisation.
Impact sur la biodiversité (Disparition ou déplacement d'espèces et Acidification des océans) :
Description : Le changement climatique modifie les conditions environnementales à un rythme trop
rapide pour que de nombreuses espèces puissent s'adapter. L'absorption accrue de CO₂ par les
océans modifie leur chimie.
Impact sur les écosystèmes :
Extinction d'espèces : Les habitats changent trop rapidement, entraînant la disparition (extinction) ou
le déplacement (migration) d'espèces qui ne peuvent pas s'adapter ou se déplacer assez vite (page 4).
Le cours mentionne que la vitesse de disparition actuelle est environ 1 000 fois plus rapide, conduisant
à la prédiction d'une 6e grande extinction (page 44).
Acidification des océans : L'absorption du CO₂ par les océans entraîne une diminution de leur pH, ce
qui nuit gravement à la vie marine, en particulier aux organismes à coquille ou squelette calcaire comme
les coraux, les mollusques et certains planctons (page 4). Cela affecte les chaînes alimentaires
marines.
Déséquilibre des écosystèmes : La perte de biodiversité réduit la résilience des écosystèmes face aux
perturbations futures.
Impact sur les sociétés humaines :
Sécurité alimentaire : La perte de biodiversité marine et terrestre affecte les ressources halieutiques et
agricoles.
Services écosystémiques : La dégradation des écosystèmes compromet les services essentiels qu'ils
fournissent (purification de l'eau, pollinisation, régulation du climat).
Impact économique : Perte de revenus pour les industries dépendantes de la biodiversité (pêche,
tourisme).
En somme, les conséquences du changement climatique sont vastes et interconnectées, menaçant la
stabilité des systèmes naturels et la prospérité des sociétés humaines à l'échelle planétaire.
Paramètres naturels influençant le climat
Plusieurs paramètres naturels peuvent entraîner des changements climatiques, souvent sur de très
longues périodes :
Cycles solaires : Le Soleil est la principale source d'énergie de la Terre. Les fluctuations de la production
solaire, notamment le cycle solaire d'environ 11 ans, peuvent modifier la quantité de rayonnement
solaire incident atteignant la Terre. Ces variations peuvent induire un réchauffement ou un
refroidissement du climat. Historiquement, des corrélations ont été observées entre la longueur du cycle
solaire et la température de l'hémisphère Nord.
Migration de l'Antarctique (Dérive des continents) : Sur des échelles de temps géologiques de millions
d'années, la position des continents influence grandement les courants océaniques et la circulation
atmosphérique, affectant ainsi le climat global. Par exemple, la migration du continent antarctique a
contribué à une diminution progressive de la température mondiale depuis au moins 2,5 millions
d'années (et même depuis 100 millions d'années), menant à la formation de calottes glaciaires.
Paramètres orbitaux de la Terre (Cycles de Milankovitch) : Ces cycles décrivent les variations de l'orbite
terrestre et de l'inclinaison de son axe, influençant la distribution saisonnière et latitudinale de l'énergie
solaire reçue par la Terre. Ils sont des moteurs clés des périodes glaciaires et interglaciaires.
Obliquité (Inclinaison de l'axe terrestre) : L'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre varie sur une
période d'environ 41 000 ans, passant de 22° à 24°30′. Une inclinaison plus forte entraîne des étés
plus chauds et des hivers plus froids, tandis qu'une inclinaison plus faible conduit à des étés plus frais
et des hivers plus doux. Ces variations affectent l'accumulation et la fonte des glaciers.
Excentricité de l'orbite terrestre : L'orbite de la Terre autour du Soleil varie d'une forme presque
circulaire à une forme plus elliptique sur une période d'environ 100 000 ans. Lorsque l'orbite est plus
elliptique, la distance Terre-Soleil varie davantage au cours de l'année, ce qui peut rendre les étés plus
chauds et les hivers plus froids, ou inversement, selon la position de la Terre sur son orbite.
Précession de l'axe de rotation : L'axe de rotation de la Terre "oscille" comme une toupie, décrivant un
cercle en environ 23 000 ans. Ce phénomène modifie le moment de l'année où la Terre est la plus
proche ou la plus éloignée du Soleil, influençant ainsi l'intensité des saisons.
Tendances observées du changement climatique au Maroc
Progression de l'aridité : Le Maroc connaît une avancée notable de l'aridité, qui se manifeste par une
extension des zones arides et semi-arides du sud vers le nord du pays. Cette tendance est clairement
mise en évidence par l'analyse de l'indice d'aridité de De Martonne, dont les comparaisons entre les
périodes 1961-1970 et 1991-2000 révèlent une dégradation progressive des conditions hydriques sur
une grande partie du territoire.
Diminution des précipitations : Les données historiques attestent d'une baisse significative des
précipitations moyennes annuelles. Sur la période 1955-2004, les précipitations cumulées durant la
saison pluvieuse ont montré une tendance générale à la diminution. Cette raréfaction de l'eau se reflète
également dans les régions montagneuses, où l'évolution des précipitations neigeuses, comme celles
observées à Ifrane dans le Moyen Atlas entre 1958 et 2006, indique une réduction marquée de
l'enneigement.
Augmentation des sécheresses : Parallèlement à la baisse des précipitations, le Maroc fait face à une
augmentation de la fréquence et de la durée des épisodes de sécheresse. L'analyse du nombre
maximal de jours consécutifs sans précipitations significatives (CDD) entre 1955 et 2004 confirme cette
tendance à l'allongement des périodes sèches, accentuant la pression sur les ressources en eau et les
systèmes agricoles.
Projections futures pour la région
Les modèles climatiques, tels que ceux basés sur le scénario A2 du modèle Arpège-Climat, prévoient
une aggravation de ces tendances à l'horizon 2050, avec des conséquences potentiellement sévères
pour le Maroc.
Hausse des températures : Les projections indiquent une augmentation significative des températures
moyennes sur l'ensemble du territoire marocain, avec des prévisions allant de +2°C à +5°C. Cette
élévation des températures s'accompagnera d'une intensification des vagues de chaleur estivales,
rendant les étés plus longs et plus intenses.
Poursuite de la baisse des précipitations : La diminution des précipitations devrait se poursuivre, voire
s'accentuer, avec des baisses projetées de 5% à 50% selon les régions. Cette réduction des apports
en eau affectera directement la disponibilité des ressources hydriques, cruciales pour l'agriculture et
l'approvisionnement en eau potable. Les régions du Rif et du Moyen Atlas, essentielles pour les
ressources forestières, sont particulièrement concernées par cette baisse.
Impacts sur les écosystèmes et la biodiversité : Les changements climatiques auront des répercussions
profondes sur les écosystèmes marocains. La diminution des précipitations et l'augmentation des
températures menacent la survie d'espèces emblématiques, comme le cèdre de l'Atlas. Les projections
montrent une contraction de l'enveloppe bioclimatique favorable à cette espèce, avec un risque de
disparition des conditions de croissance dans certaines zones, notamment dans le Moyen et Haut Atlas.
Cela pourrait entraîner une migration altitudinale des espèces, mais la capacité d'adaptation de ces
écosystèmes est limitée face à la rapidité des changements.
En conclusion, le Maroc est confronté à un défi climatique majeur, caractérisé par une aridification
croissante, une raréfaction des ressources en eau et une augmentation des phénomènes extrêmes.
Ces projections soulignent l'urgence d'adopter des stratégies d'atténuation et d'adaptation robustes
pour préserver les ressources naturelles du pays et assurer la résilience de ses populations face aux
impacts inévitables du changement climatique.
tous les evenemens extremes
Au Maroc, les tendances du changement climatique se manifestent par une augmentation de la
fréquence et de l'intensité de plusieurs événements extrêmes, qu'ils soient déjà observés ou projetés
pour l'avenir.
Événements extrêmes observés au Maroc :
Sécheresses : Une augmentation de la durée maximale des périodes de sécheresse a été observée
entre 1955 et 2004. Cela se traduit par un nombre plus élevé de jours consécutifs sans précipitations
significatives.
Diminution des précipitations : Bien que ce ne soit pas un événement "extrême" en soi, la baisse
générale des précipitations moyennes cumulées sur la saison pluvieuse (observée entre 1955 et 2004)
contribue directement à l'intensification des sécheresses et à la raréfaction de l'eau.
Diminution de l'enneigement : Les précipitations neigeuses, notamment dans des régions comme Ifrane
au Moyen Atlas, ont montré une tendance à la baisse entre 1958 et 2006, ce qui affecte les réserves
d'eau issues de la fonte des neiges.
Événements extrêmes projetés pour le Maroc :
Les projections futures, basées sur des modèles climatiques, indiquent une aggravation de ces
phénomènes :
Vagues de chaleur : Une augmentation importante du nombre et de l'intensité des vagues de chaleur
estivales est prévue.
Sécheresses prolongées : L'allongement des périodes intra-annuelles de sécheresse est attendu, avec
une persistance temporelle plus marquée, notamment au printemps.
Baisse continue des précipitations : Une diminution généralisée des précipitations est projetée, ce qui
exacerbera les conditions de sécheresse.
Autres événements extrêmes pertinents pour le Maroc (identifiés dans les indicateurs de vulnérabilité)
:
Les cadres d'évaluation de la vulnérabilité pour le Maroc incluent également d'autres types
d'événements extrêmes, soulignant leur pertinence pour la région :
Manque d'eau : Directement lié aux sécheresses et à la baisse des précipitations.
Feux de forêt : Les conditions de sécheresse et les vagues de chaleur augmentent le risque d'incendies.
Inondations en milieu urbain : Malgré la baisse des précipitations moyennes, des épisodes de pluies
intenses peuvent provoquer des inondations localisées, notamment en milieu urbain.
Crues torrentielles : Des pluies intenses et localisées peuvent entraîner des crues soudaines et
dévastatrices.
Hausse du niveau de la mer et inondations par submersion : Ces phénomènes menacent les zones
côtières, entraînant des inondations et l'intrusion d'eau salée.
Intrusion salée : L'avancée de l'eau de mer dans les aquifères côtiers due à la baisse du niveau des
nappes phréatiques et à la montée du niveau de la mer.
Érosion littorale : L'érosion des côtes due à l'action des vagues, des tempêtes et de la montée du niveau
de la mer.
Mouvements de terrain et érosion : Liés aux épisodes de pluies intenses ou à la dégradation des sols.
Tempêtes (vent, pluie, neige) : Des événements météorologiques intenses caractérisés par des vents
violents, des pluies abondantes ou des chutes de neige importantes.
Tempêtes par submersion littorale : Tempêtes qui, combinées à la marée haute, peuvent provoquer des
inondations côtières.
Maladies : Certains événements extrêmes peuvent favoriser la propagation de maladies.
Ces événements extrêmes, qu'ils soient déjà une réalité ou une menace future, représentent des défis
majeurs pour la résilience du Maroc face au changement climatique.
Indicateurs d'exposition
Les indicateurs d'exposition décrivent la nature et le degré de présence d'un phénomène climatique
extrême dans une zone donnée. Ils répondent à la question : "À quoi le système est-il confronté ?"
Définition : L'exposition fait référence à la présence de personnes, de moyens de subsistance,
d'écosystèmes ou d'infrastructures dans des lieux et des contextes qui pourraient être affectés par des
phénomènes climatiques extrêmes.
Exemples d'indicateurs (génériques pour tout phénomène extrême) :
Fréquence et intensité du phénomène (ex: nombre de jours de vague de chaleur par an, hauteur
maximale des crues, vitesse maximale du vent lors d'une tempête).
Durée du phénomène (ex: durée d'une période de sécheresse, durée d'une inondation).
Localisation géographique des zones à risque (ex: zones côtières pour la submersion marine, bassins
versants pour les inondations, zones arides pour la sécheresse).
Tendances historiques et projections futures du phénomène dans la région.
2. Indicateurs de sensibilité
Les indicateurs de sensibilité décrivent le degré auquel un système est affecté par un phénomène
climatique extrême, compte tenu de ses caractéristiques intrinsèques. Ils répondent à la question :
"Dans quelle mesure le système est-il susceptible d'être endommagé ou perturbé par ce phénomène
?"
Définition : La sensibilité est le degré auquel un système ou une population est affecté, positivement
ou négativement, par des stimuli climatiques.
Exemples d'indicateurs (génériques) :
Caractéristiques physiques/environnementales : Type de sol (pour la sécheresse/inondation),
topographie (pour les inondations/mouvements de terrain), biodiversité (pour la résilience des
écosystèmes), perméabilité des surfaces (pour les inondations urbaines).
Caractéristiques socio-économiques :
Démographie : Proportion de populations vulnérables (enfants, personnes âgées, malades
chroniques), densité de population dans les zones à risque.
Dépendance économique : Proportion de l'économie basée sur des secteurs sensibles au climat
(agriculture pluviale pour la sécheresse, tourisme côtier pour la montée des eaux).
Qualité des infrastructures : État des logements (résistance aux vents, à la chaleur), accès à l'eau
potable et à l'assainissement.
Santé : Prévalence de maladies, capacité du système de santé.
Caractéristiques institutionnelles : Niveau de gouvernance, capacité de planification urbaine.
3. Indicateurs d'adaptation
Les indicateurs d'adaptation décrivent la capacité d'un système à s'ajuster aux phénomènes
climatiques extrêmes, à modérer les dommages potentiels, à tirer parti des opportunités ou à faire face
aux conséquences. Ils répondent à la question : "Que peut faire le système pour réduire les impacts
négatifs ou s'ajuster ?"
Définition : La capacité d'adaptation est l'aptitude des systèmes, des institutions, des êtres humains et
d'autres organismes à s'adapter aux dommages potentiels, à tirer parti des opportunités ou à faire face
aux conséquences.
Exemples d'indicateurs (génériques) :
Mesures structurelles/physiques : Existence de digues, barrages, systèmes de drainage,
infrastructures résilientes (bâtiments résistants aux séismes/vents/chaleur), systèmes d'irrigation
efficaces, systèmes d'alerte précoce.
Mesures non structurelles/institutionnelles :
Politiques et plans : Existence de plans de gestion des risques de catastrophe, de politiques
d'urbanisme adaptées, de codes de construction.
Financières : Accès à des fonds d'urgence, assurances, investissements dans la résilience.
Technologiques : Accès aux technologies de communication, technologies d'économie d'eau, énergies
renouvelables.
Connaissances et sensibilisation : Niveau d'éducation de la population, campagnes de sensibilisation
aux risques, recherche scientifique sur le climat.
Gouvernance : Coordination entre les acteurs, participation citoyenne, capacité institutionnelle.
Comparez les objectifs et les principes de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques (CCNUCC) et de l'Accord de Paris.
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et l'Accord de
Paris sont deux piliers fondamentaux de la gouvernance climatique internationale, mais ils diffèrent par
leur nature, leur portée et leurs mécanismes, tout en partageant l'objectif ultime de lutter contre le
changement climatique.
1La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) :
Contexte et Date : Lancée en 1992 lors du Sommet de la Terre de Rio
Nature : C'est un traité international environnemental qui établit un cadre général pour les efforts
intergouvernementaux visant à faire face au changement climatique. Elle reconnaît l'existence du
problème et la nécessité d'une action.
Objectif Ultime (Article 2,: "Parvenir à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans
l'atmosphère à un niveau qui empêcherait les interférences anthropiques dangereuses avec le système
climatique." Ce niveau doit être atteint dans un délai suffisant pour :
Le Protocole de Kyoto (1997)
Contexte et Objectif : Le Protocole de Kyoto est le premier accord juridiquement contraignant issu de
la CCNUCC, adopté en 1997 et entré en vigueur en 2005. Il visait à réduire les émissions de GES des
pays développés d'une moyenne de 5,2 % par rapport aux niveaux de 1990, sur la période 2008-2012
(première période d'engagement). Une deuxième période (2013-2020) a été adoptée avec
l'Amendement de Doha, mais a eu une portée plus limitée.
L'Accord de Paris (2015)
Contexte et Objectif : Adopté lors de la COP21 à Paris en 2015, l'Accord de Paris est le successeur
du Protocole de Kyoto et représente une nouvelle approche de l'action climatique mondiale. Il vise
à renforcer la riposte mondiale à la menace des changements climatiques en maintenant
l'augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 °C et en poursuivant les efforts pour
la limiter à 1,5 °C.
Approche : Contrairement au Protocole de Kyoto, l'Accord de Paris est universel : tous les pays
(développés et en développement) sont tenus de soumettre des Contributions Déterminées au niveau
National (NDC), qui sont leurs propres plans d'action climatique. Ces NDC sont volontaires mais visent
à être de plus en plus ambitieuses au fil du temps
Elle explique comment ce pays va réduire ses émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux
effets du changement climatique, dans le cadre de l’Accord de Paris.
Chaque pays :
choisit ses propres objectifs,
met à jour sa NDC tous les 5 ans,
essaie de faire mieux à chaque fois.
Article 2 de l'Accord de Paris
L'Article 2 définissant ses objectifs à long terme et son ambition :
Objectif de température : "Contenir l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en
dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre l'action menée pour limiter
cette élévation à 1,5 °C
Objectifs d'adaptation : "Renforcer les capacités d'adaptation aux effets néfastes des changements
climatiques et de promouvoir la résilience à ces changements et un développement à faible émission
de gaz à effet de serre, d'une manière qui ne menace pas la production alimentaire."
Article 6 de l'Accord de Paris
L’article 6 concerne la coopération internationale entre les pays pour atteindre leurs objectifs
climatiques (leurs NDC), en utilisant des mécanismes de marché et non-marché.
L’article 6 permet aux pays de travailler ensemble (échanger, coopérer) pour réduire les émissions de
gaz à effet de serre, de façon plus efficace et moins coûteuse.
Article 6.2 – Transfert d’unités d’émissions (ITMO)
Un pays peut acheter ou vendre des réductions d’émissions à un autre.
Exemple :
Le pays A aide le pays B à financer un projet solaire.
Le pays A peut compter une partie des réductions d’émissions dans sa propre NDC.
Ce sont des transactions bilatérales entre pays
Article 6.4 – Mécanisme international de développement durable (MDD)
Création d’un nouveau marché du carbone supervisé par l’ONU, pour :
faciliter des projets verts dans les pays en développement,
permettre aux autres pays ou entreprises de racheter des crédits carbone.
Article 6.8 – Coopération non-marchande
Encourage les pays à travailler ensemble sans échange d’argent ou de crédits, par exemple :
partager des technologies,
faire des politiques communes (ex. : reboisement, adaptation),
coopération régionale.
COP22 : La COP22 (Marrakech, 2016) a lancé la mise en œuvre de l’Accord de Paris (COP21).
Elle a surtout porté sur l’aide financière aux pays en développement, la création de règles pour
suivre les engagements climatiques, et la mobilisation d’acteurs comme les villes et entreprises
pour agir contre le changement climatique.