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Important

La thèse de Halima Boutelli présente une étude sur un système hybride utilisant des sources d'énergie renouvelables pour le pompage de l'eau dans la région de Ouargla. Elle aborde les principes de l'énergie solaire et éolienne, ainsi que les systèmes hybrides, en mettant l'accent sur leur application pratique. La soutenance a eu lieu le 22 janvier 2023 devant un jury composé de plusieurs professeurs de l'Université Kasdi Merbah Ouargla.

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Important

La thèse de Halima Boutelli présente une étude sur un système hybride utilisant des sources d'énergie renouvelables pour le pompage de l'eau dans la région de Ouargla. Elle aborde les principes de l'énergie solaire et éolienne, ainsi que les systèmes hybrides, en mettant l'accent sur leur application pratique. La soutenance a eu lieu le 22 janvier 2023 devant un jury composé de plusieurs professeurs de l'Université Kasdi Merbah Ouargla.

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UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA

Faculté des Sciences Appliquées


Département de Génie Electrique

Thèse présentée en vue de l’obtention du diplôme de

Doctorat LMD
Domaine : Sciences et technologies
Filière : Electrotechnique
Spécialité : Electrotechnique
Présenté par :
BOUTELLI HALIMA
Thème :

Etude d’un système hybride à sources d'énergie


renouvelables dans la région de Ouargla :
Application au pompage de l’eau

Thèse soutenu publiquement le :22/01/2023

Devant le jury :
Mme Bouali Khadidja MCA Président UKM Ouargla
Mr Djafour Ahmed Pr Directeur de Thèse UKM Ouargla
MrLouazene Mohamed lakhdar MCA Co-encadreur UKM Ouargla
Mr Benyoussef Lakhdar MCA Examinateur UKM Ouargla
Mme Benbouza Naima MCA Examinateur UKM Ouargla
Mr Amieur Toufik MCA Examinateur UNIV Tebessa

Année universitaire 2022/2023


DEDICAES

C’est avec une immense joie que je dédie ce modeste travail aux êtres
les plus chers au monde, mes très chers parents pour tout leur soutien
moral durant ces années d'études et l'amour qu'ils m’ont toujours
témoigné.

Je dédie ce travail à mon cher mari pour le soutien moral et ses efforts
pour m'aider à terminer mon thèse.

Je dédie ce travail à chacun les a tous mes frères et sœurs et leur maris
et leur enfants petits et grands
À mes chers amis à mon cœur et exceptionnellement ma sœur
Khaoula
A tous ceux qui nos sont cher.

Halima .Boutelli

I
Remerciements

Remerciements

Avant tout, je remercie ALLAH, le tout puissant, de m’avoir donné le courage et la


volonté pour accomplir ce travail de recherche.

Je tiens à remercier, en tout premier, mon directeur de mémoire Monsieur


DJAFOUR AHMED, Professeur à l’Université d ‘Ouargla, pour son encadrement, son
suivi permanent et ses précieux conseils. Le présent travail a été effectué au laboratoire
de génie électrique (LAGE) au centre de recherche scientifique de l’Université
d’Ouargla, sous la direction du professeur DJAFOUR AHMED. Qu’il trouve ici mes
sincères remerciements pour avoir initié et soutenu mon travail et d’avoir fait preuve
d’une patience, et pour la confiance qu’il m’a accordée tout au long de cette thèse.
Quelques lignes ne suffiront évidemment pas à exprimer l’étendue de ma gratitude à
son égard.

Je voudrais remercier spécialement Mr LOUAZENE MOHAMED LAKHDAR,


maître de conférences à l’université d’Ouargla, co-directeur de cette thèse, pour avoir
assuré de manière agréable le suivi de mon travail et pour m’avoir fait profiter de son
expérience. Ses compétences scientifiques, ses conseils, sa disponibilité et sa qualité
humaine ont largement contribué à l’aboutissement de ce travail.

J’exprime mes sincères remerciements à Mme BOUALI KHADIDJA, maître de


conférences à l’Université KASDI MERBAH-OUARGLA, pour avoir accepté de juger
ce travail et pour m’avoir fait l’honneur de présider le jury.

J’exprime mes sincères remerciements à Mr BENYOUSSEF LAKHDAR, maître


de conférences à l’Université KASDI MERBAH-OUARGLA, pour l’intérêt qu’il a
porté à ce travail et pour ses conseils avisés et la motivation qu’il a su m’insuffler tout
au long de ce travail. Pour avoir accepté de le juger.

J’exprime mes vifs remerciements à Mr AMIEUR TOUFIK , maître de conférences


à l’Université LARBI TEBESSI, pour avoir accepté de juger ce travail.

II
Remerciements

Je tiens également à exprimer tout ma gratitude à Mme BENBOUZA NAIMA


,maître de conférences à l’Université KASDI MERBAH-OUARGLA, qui a accepté de
juger ce travail et pour m’avoir fait l’honneur d’être parmi les examinateurs.

Je remercie toutes les personnes que je n’ai pas pu citées ici et qui ont participé, de
près ou de loin, à la réalisation de ce travail.

Enfin, je ne pourrais terminer sans remercier mes parents, mon mari, et tous les
membres de ma famille de m’avoir soutenu et encouragé pour terminer le présent
travail.

III
Sommaire
Table des matières

Table des matières


Introduction générale.............................................................................................................01
Chapitre 01 : Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque
1.1 Introduction………………………………………………………………………….. 06
1.2 Energie solaire …………………………………………………………………….… 06
1.2.1 Soleil………………………………………………………………………….….… 06
1.2.2 Spectre du rayonnement …………………………………………………………... 06
1.3 Irradiation solaire mondiale………………………………………………………….. 08
1.4 Irradiation solaire en Algérie………………………………………………………… 09
1.5 Gisement solaire……………………………………………………………………... 11
1.5.1 Position du soleil et le temps……………………………………………………. 11
1.5.1.1 Coordonnées géographiques……………………………………………………. 11
1.5.1.2 Coordonnées du soleil…………………………………………………………... 12
1.5.1.3 Coordonnées horaire…………………………………………………………… 13
1.5.1.4 Temps…………………………………………………………………………... 14
1.6 Rayonnement solaire hors atmosphère ………………………………………….. 15
1.6.1 Eclairement ……………………………………………………………………... 15
1.6.2 L’irradiation journalière…………...…………………………………………….. 16
1.6.3 L’irradiation horaire……………………………………………………………... 16
1.6.4 L’irradiation journalière moyenne mensuelle hors atmosphère….……………… 16
1.7 Rayonnement solaire en présence de l’atmosphère ……………………………........ 17
1.8 L’indice de clarté…………………………………………………………………….. 18
1.9 Modèles du calcul de l’irradiation globale journalière mensuelle sur une surface
inclinée…………………………………………………………………………………… 19
1.9.1 Modèle Perrin& Brichambaut…………………………………………………… 19
1.9.2 Modéle de Capderou ……………………………………………………………. 19
1.10 Vérification expérimentale des modèles……………………………………………. 21
1.10.1 Procédure des mesures au niveau de laboratoire LAGE……………………… 21
1.10.2 Validation de modèle…………………………………………………………….. 22
1.10.3 Analyse statistiques ……………………………………..................................... 24
1.11 Energie solaire photovoltaïque…………………………………………………… 27
1.11.1 Historique et définition…………………………………………………………… 27
1.11.2 Développement et Installations du photovoltaïques dans le monde ……………. 27
1.12 Développement des énergies renouvelables en Algérie………………………….. 30
1.13 Cellules photovoltaïques………………………………………………………….. 31
1.13.1 Principe de fonctionnement les cellules photovoltaïques………………………. 32
1.13.2 Types de cellules photovoltaïques…………………………………………........ 33
A. Cellules monocristallines……………………………………………………………. 33
B. Cellules poly cristallines…………………………………………………………… 33
C. Cellules amorphes………………………………………………………………....... 34
1.13.3 Regroupement des cellules photovoltaïques………………………………..... 35
1.13.3.1 Association en série………………………………………………………….. 35
1.13.3.2 Association en parallèle ………………………………………….………….. 36

IV
Table des matières

1.13.4 Constitution du module photovoltaïque…………………………………………. 37


1.13.5 Panneaux photovoltaïques………………………..……….……………………... 38
1.14 Générateur PV………………………………...…………………………………. 39
1.14.1 Modèle d’une cellule solaire PV………………………………………………… 40
1.14.2 Paramètres des cellules photovoltaïques…………………………………...…… 41
A. Courant de court-circuit(ICC )…………………………………………………..… 41
B. Tension en circuit ouvert (Vco)……………………………………….................... 41
C. Point du fonctionnement Pm (Vm, Im)…………………………………............... 41
D. Facteur de forme FF………………………………………………......................... 40
E. Rendement η…………………………………………………………………........ 42
F. Résistance série (Rs)……………………………………………………................ 43
G. Résistance shunt (Rsh) …………………………………………………................ 43
1.15 Caractéristiques courant - tension d’un panneau photovoltaïque.………………. 44
1.16 Modélisation d’un module photovoltaïque……………………………………... 44
1.17 Effet de l’éclairement et de la température sur la caractéristique I-V…..……….. 47
1.17.1 Influence de la température……………………………………………………… 49
1.17.2 Influence de l’éclairement……………………………………………………….. 50
1.18 Conclusion ………………………………………………………………………. 51
Références du premier chapitre...................................................................................... 52

Chapitre 02 : Généralités sur l’énergie éolienne


2.1 Introduction ………………………………………………………………………..... 54
2.2 Energie éolienne……………………………………………………………………… 54
2.3 Potentiel éolien en Algérie……………………………………………………………. 56
2.4 Utilisation et développement d'énergie éolienne en Algérie………………………...... 58
2.5 Composition du vent………………………………………………………………….. 58
2.6 Classification du vent ………………………………………………………………… 58
2.7 Caractéristique de la vitesse du vent ………………………………………………… 59
2.8 Définition d’énergie éolienne ………………………………………………………… 60
2.8.1 Taille des éoliennes ………………………………………………………………… 60
2.8.2 Architecture d’une éolienne……………………………………………………........ 61
A. Fondation ………………………………………………………………………… 62
B. La tour ……………………………………………………………………………. 62
C. Le rotor …………………………………………………………………………… 62
D. La nacelle ………………………………………………………………………… 62
2.8.3 Fonctionnement d’une éolienne……………………………………………………. 63
2.8.4 Diffèrent types d’éolienne ………………………………………………………….. 63
2.8.4.1 Eolienne à axe vertical……………………………………………………………. 64
2.8.4.2 Eoliennes à axes horizontales……………………..………………………………. 65
2.8.5 Zones de fonctionnement de l’éolienne…………………………………………….. 66
2.9 Notions théoriques sur l’éolien………………………………………………………. 67
2.10 Facteur de puissance ………………………………………………………………... 68
2.11 Modélisation mathématique de la distribution du vent……………………………... 68
2.11.1 Distributions de Weibull………………………………………………………….. 69
2.11.2 Distributions de Rayleigh ………………………………………………………… 69

V
Table des matières

2.11.3 Distributions de Gamma ……………………………………………………….... 69


2.11.4 Distribution de Lognormal………………………………………………… 70
2.11.5 Détermination des paramètres de Weibull……………………………………….. 70
A. Méthode Moment ………………………………………………………………… 70
B. Méthode empirique de lysen……………………………………………………… 71
C. Méthode de facteur de modèle énergétique ………………………………………. 71
D. Méthode de la densité de puissance ……………………………………………… 71
E. Méthode alternative maximum likelihood……………………………………… 71
F. Méthode de variabilité du vent …………………………………………………… 72
G. Méthode d’Optimisation Swarm de Particules (PSO)…………………………….. 72
2.12 Extrapolation de la vitesse du vent et les paramètres du Weibull…………………... 73
2.13 Distribution mensuelle de Weibull (calculé par le programme)…………………….. 73
2.14 Générateur éolienne…………………………………………………………………. 77
2.15 Modèles de courbe de puissance………………………………………………….... 78
2.15.1 Modèle linéaire ………………………………………………………………….. 78
2.15.2 Modèle de chaing…………………………………………………………....….. 78
2.15.3 Modèle de Pallabazzer …………………………………………………………… 78
2.16 Types d’aérogénérateur dans le système éolien ……………………………………. 79
2.16.1 Génératrice synchrone …………………………………………...……………….. 80
2.16.2 Génératrice asynchrone……………………………………………...……………. 80
2.16.3 Génératrice asynchrone à double alimentation …………………………..……… 81
2.17 Différentes classes d’un système éolien…………………………………………….. 82
2.17.1 Système éolien à vitesse variable……………………………………..…………… 82
2.17.2 Système éolien à vitesse fixe …………………………………………...………… 82
2.18 Avantages et inconvénients de l’énergie éolienne…………………………...……… 82
2.19 Conclusion …………………………………………………………………..………. 83
Références de la deuxième chapitre……………………………………………………. 84

Chapitre 03 : Systèmes hybrides


3.1 Introduction ………………………………………………………………………… 86
3.2 Définition du système hybride ……………………………………………………… 86
3.3 Classification des systèmes hybrides ……………………………………………….. 87
3.3.1 Régime de fonctionnement……………………………………………………….. 88
3.3.2 Contenu du système hybride……………………………………………………… 88
3.3.2.1 Hybridation des sources renouvelables avec des systèmes de secours ………… 88
A. Systèmes éolien/source conventionnelle…………………………………………….. 89
B. Systèmes photovoltaïque/source conventionnelle……………………………………. 89
C. Systèmes photovoltaïque/éolien/diesel……………………………………………….. 92
3.3.2.2 Hybridation des sources purement renouvelables ……………………………… 93
A. Systèmes hybrides sans source conventionnelle……………………………….. 93
B. Systèmes éoliens / stockage……………………………………………………… 94
C. Système hybride photovoltaïque/éolien/stockage………………………………... 94
3.3.2.3 Hybridation des sources renouvelables avec unité de stockage à court –terme ... 95
3.3.2.4 Hybridation des sources purement renouvelables avec unité de stockage à court
et long –terme……………………………………………………………………………. 95

VI
Table des matières

3.4 Configuration de couplage du système hybride autonome ………………………… 96


3.4.1 Architecteur série …………………………………………………………………. 96
3.4.1.1 Configuration à bus DC………………………………………………………… 96
3.4.1.2 Configuration à bus AC…………………………………………………………. 97
3.4.2 Architecteur parallèle……………………………………………………………… 98
3.5 Critères d’optimisation du système hybride ………………………………………... 100
3.5.1 Le coût d’énergie produit ………………………………………………………… 100
3.5.2 La probabilité de perte de la charge (LPSP)……………………………………….. 100
3.6 Stratégies de supervision du système hybride………………………....................... 101
3.6.1 Stratégies de supervision dans un système hybride autonome …………………… 102
3.6.1.1 Les stratégies de supervision basée sur la Programmation Linéaire ‘Application
autonome’ ……………………………………………………………………………… 102
3.6.1.2 Les stratégies de supervision basées sur des techniques intelligentes–
Application autonome ………………………………………………………………….. 102
3.6.2 Les stratégies de supervision dans les systèmes hybrides connectés au réseau
électrique…………………………………………………………………………………. 102
3.6.2.1 Les stratégies de supervision basées sur la programmation linéaire Application
connecté au réseau ……………………………………………………………………... 103
3.6.2.2 Les stratégies de supervision basées sur des techniques intelligent Application
connecté au réseau ……………………………………………………………………… 103
3.7 Conclusion………………………………………………………………………….. 103
Références du troisième chapitre…………………………...………………………… 104

Chapitre 04 : Logiciel et méthodes de dimensionnement du système


hybride (PV/Eolien)
4.1 Introduction ………………………………………………………………………… 106
4.2 Notions importants sur l’irrigation ………………………………………………… 106
4.2.1 Eaux en Algérie…………………………………………………………………. 106
4.3 Ressources d'eau en Algérie………………………………………………………… 107
A. Eaux de pluie……………………………………………………………………. 107
B. Eaux de surface………………………………………………………………….. 107
C. Les eaux souterraines …………………………………………………………… 108
D. D. Les ressources en eaux du Sahara Algérienne………………………………….. 109
4.4 Carte des profondeurs……………………………………………………………….. 110
4.5 Transmission des eaux des nappes profondes du Sahara……………………………. 112
4.6 Qualité de l’eau …………………………………………………………………….. 112
4.7 Activité agricoles ………………………………. …………………………………. 112
4.8 Définition d’irrigation ……………………………………………………………… 113
4.8.1 Méthodes d’irrigation …………………………………………………………… 113
4.8.1.1 L'irrigation par aspersion…………………………………………………...…… 113
4.8.2.2 L’irrigation goutte à goutte……………………………………………………… 114
4.9 Estimation des besoins en eau d’irrigation…………………………………….….. 114
4.9.1 Evapotranspiration potentielle(E.T.P)………………………………...…………... 115
4.9.2 Evapotranspiration maximale(E.T.M)………………………………..……….….. 116
4.9.3 Calcul des besoins brut en eau BB (mm)………………………………………..… 117
4.9.4 Calcul des volumes mensuels (Vm) et journalier (Vj)……………………………. 117
4.9.5 Évaluation des besoins en eau…………………………………………………….. 118

VII
Table des matières

4.10 Principaux composantes du Système d’énergie hybride (photovoltaïque-éolien),


Application pompage d’eau……………………………………………………………... 119
4.10.1 Générateur PV…………………………………………………………………… 119
4.10.2 Les turbines éoliennes…………………………………………………………… 120
4.10.3 Pompes ………………………………………………...………………………… 120
4.10.4 Types d'ensemble électropompe ………………………………………………… 120
4.10.4.1 Pompes de surface …………………………………………………………….. 123
4.10.4.2 Pompe immergée ……………………………………………………….…….. 121
4.11 L'unité de stockage ……………………………………………………….………. 122
4.12Techniques de pompage ……………………………………………………...…….. 122
4.12.1 Pompage « au fil du soleil »…..……………………………………………...…... 122
4.12.2 Pompage d'eau avec batteries ……………………………………………….….. 123
4.13 Notion hydraulique ……………………………………………............................... 124
4.13.1 Débit (Q)…………………………………………………………………………. 124
4.13.2 Hauteur manométrique totale ……………………………………………………. 125
4.13.3 Détermination du diamètre optimal de la conduite……………………………… 126
4.13.4 Les pertes de charge dans un conduit……………………………………………. 126
4.14 Calcul l'énergie hydraulique Eh………………………………………………….. 128
4.15 Calcul de l'énergie électrique nécessaire ………………………………………...... 129
4.16 Dimensionnement du générateur PV………………………………………………. 129
4.16.1 Méthode analytique …………………………………………………………….. 130
4.17 Méthodes et logiciels de dimensionnement le système hybride ………….………. 131
4.17.1 Méthodes de dimensionnement du système …………………………………… 131
4.17.1.1 Méthode des moyennes mensuelles annuelle………………………………… 132
4.17.1.2 Méthode du mois le plus défavorable ………………………………………… 132
4.17.2 Logiciels de dimensionnement du système……………………………………... 132
4.18 Définition logiciel HOMER ………………………………………………………. 133
4.18.1 Principales caractéristiques ……………………………………………… 133
4.18.2 Interface de logiciel ……………………..…………………………………….. 136
4.18.3 Exécuter la simulation dans HOMER …………………………………………... 137
4.18.4 Résultats pouvant être obtenus ………………………………………………...... 138
4.18.5 Modélisation économique dans logiciel HOMER ………………………………. 138
4.19Conclusion ……………………………………………………………………….… 141
Références du quatrième chapitre…………………………………………………….. 142

Chapitre 05 : Application et Résultats de simulation

5.1 Introduction …………………………………………………………………………. 143


5.2 Méthodologie adoptée…………………………………………………………..…… 143
5.3 Paramètres à déterminer lors de la conception……………………………………… 143
5.4 Spécification de la région…………………………………………………..……….. 144
5.5 Caractéristiques climatiques ……………………………………………………….. 144
5.5.1 Température………………………………………………………………….……. 145
5.5.2 Humidité relative…………………….……………………………………………. 145
5.5.3 Vent ………………………………………………………………………………. 146
5.5.4 Insolation ……………….………………………………………………………… 146
5.6 Analyse du potentiel énergétique solaire et éolien disponible dans la région
d’Ouargla ………………………………………………………………………………. 146
5.6.1 Estimation du potentiel solaire dans la région d’Ouargla………………………… 146

VIII
Table des matières

5.6.1.1 Variation mensuelle de l’indice Kt et l’irradiation hors atmosphère et terrestre


(sur surface horizontale et inclinée)…………………………………………………….. 146
5.6.2 Estimation du potentiel du vent dans la région d’Ouargla ……………………..… 148
5.6.2.1 Evaluation de la densité de puissance moyenne……………………...…………. 149
5.6.2.2 Densité de puissance éolienne saisonnière …………….……………………….. 150
5.6.3 Exigence de pompage d'eau ……………………………………………………… 150
5.6.3.1 Source d’eau ……………………………….…………………………………… 150
5.6.4 Sélection de la pompe …………………………………………………………….. 151
5.6.4.1 Le débit horaire ………………………………………………………………… 151
5.6.4.2 Hauteur manométrique totale (Hmt)……………………………………………. 152
A. Rabattement du puits …………………………………………………………… 152
B. Diamètre de colonne de refoulement ………………………………………….. 152
C. Calculer les pertes de charge linéaires………………………………………….. 152
D. Calculer les pertes de charge singulières ………………………………………. 153
5.7 Les caractéristiques de la charge électrique ………………………………………… 153
5.8 Configuration du système hybride ………………………………………………….. 155
5.8.1 Choix de l’éolienne ……………………………………………………………… 156
5.8.2 Système PV ……………………………………………………………………….. 157
5.8.2.1 Puissance crête de générateur PV ……………………………………………... 158
5.9 Dimensionnement du système hybride (PV/Eolien) : Application au pompage
d’eau d’irrigation………………………………………………………………………... 159
5.9.1 . Application de la 1er méthode, moyennes mensuelles annuelles………………… 160
5.9.1.1 Bilan énergétique ………………………………………………………………. 162
5.9.2 Application de la 2éme méthode du mois le plus défavorable……………..………. 163
5.9.2.1 Bilan énergétique ……………………………………………………………….. 163
5.10 Evaluation du coût et comparaison entre les deux méthodes……………...………. 164
5.10.1 Calcul de l’investissement initial total …………………………………………... 165
5.10.2 Calcul des coûts sur la durée de vie …………………………………………….. 165
5.10.3 Calcul de l’amortissement total …………………………………………………. 165
5.10.4 Calcul de l’entretien et de la maintenance annuel total ……….………………… 167
5.11 Application pour les deux méthodes et comparaison entre eux …………………… 168
5.12 Dimensionnement et optimisation du système hybride moyennant le logiciel
HOMER ……………………………..………………………………………………….. 170
5.12.1 Description du système hybride et de son fonctionnement ……………………... 170
5.12.2 Interprétation des résultats de simulation ………………..……………………… 171
5.12.3 Analyse de la production énergétique du système hybride (PV/Eolien) ………. 172
5.12.5 La puissance générée par le système hybride…………………………………… 174
5.12.6 Gestion de l'énergie dans HOMER …………………………………………….. 175
5.13 Compression entre la première méthode/HOMER ………………………………. 178
5.14 Comparaison avec d’autres sources d’énergie (réseau classique)………………… 178
5.14.1 Définition du réseau électrique …………………………….…………………… 179
5.14.2 Les différents composants du notre installation…….…………………………… 179
A . Première ligne existante (MT).……………………………………………………… 179
B. IACM …………………………………………………………………………....... 179
A. Supports d’alignement……………………………………………………………… 179
D. Poste………………………………………………………………………………… 179
E . Comptage……………………………….................................................................... 180
5.14.3 Caractéristique de conducteurs …………………………………………………. 181
5.14.4 Facturation MT ………………………………………………………………….. 182

IX
Table des matières

5.14.5 Evaluation du coût de raccordement MT…………………………...…………... 183


5.14.6 Evaluation du coût de facture …………………………...……………………… 183
5.15 Calcul du coût du m3 d’eau pompée par (Réseau/système hybride) ……………… 184
5.16 Résultats et discussion ……………………………………………………………. 185
5.17 Conclusion ……………………………………………………...…………………. 190
Références du cinquième chapitre……………………...…………………………….. 191
Conclusion générale……………………………………………………………………. 192
Annexes…………………………………………………………………………………. 195

X
Liste des figures

Liste des figures

Figure (1.1) : Spectre du rayonnement solaire……………………………………….... 07


Figure (1.2) : Normes de mesures du spectre d’énergie lumineuse émis par le soleil,
notion de la convention AM…………………………………….................................... 08
Figure (1.3) : Le rayonnement solaire dans le monde(kWh/m²/an)…………………… 08
Figure (1.4) :Irradiation solaire globale reçue sur plan incliné à la latitude du
lieu(moyenne annuelle)………………………………………………………………… 09
Figure (1.5) :Energie solaire reçue…………………………………………………...... 10
Figure(1.6) :Coordonnées géographiques……………………………………………... 11
Figure (1.7) :Repère du soleil…………………………………………………………. 11
Figure (1.8) : Déclinaison du soleil en fonction du numéro du jour de l’année ……… 13
Figure (1.9) : Angle horaire ω du soleil……………………………………………….. 14
Figure(1.10) : Le prototype expérimentale…………………………………………..... 22
Figure (1.11) :L'irradiation solaire globale en fonction du temps, le 15 Avril 2017… 22
Figure(1.12) : L'irradiation solaire globale en fonction du temps, le 15 Mai 2017….. 23
Figure (1.13) : L'irradiation solaire globale en fonction du temps, le 15 Octobre 2017. 23
Figure(1.14) : L'irradiation solaire globale en fonction du temps, le 15 Décembre
2017…………………………………………………………………………………….. 24
Figure (1.15) : Le taux de croissance le solaire photovoltaïque entre (2000-2019)….. 28
Figure (1.16) : La production d’électricité à sources renouvelables en 2019………… 29
Figure (1.17) : La croissance moyenne annuelle de la production d'électricité entre
1990 et 2019 dans les pays de l'OECD………………………………………………… 30
Figure (1.18) : Objectifs du programme algérien des énergies renouvelables………… 31
Figure (1.19) : Coupe transversale d’une cellule PV typique…………………………. 32
Figure (1.20) : Cellules monocristallines…………………………………………….... 33
Figure (1.21) : Cellules poly cristallines………………………………………………. 34
Figure (1.22) : Cellules amorphes……………………………………………………... 34
Figure (1.23) : Caractéristiques résultantes d’un groupement de Ns cellules en série.. 35
Figure (1.24) : Cellules Photovoltaïque connecté en série…………………………….. 35
Figure (1.25) :Module PV constitué d’un groupe des cellules connectés en série….. 36
Figure(1.26) : Caractéristiques résultantes d’un groupement de Np cellules en
parallèle………………………………………………………………………………… 37
Figure(1.27) : Bande métallique d’une cellule………………………………………... 38
Figure (1.28) :Champ photovoltaïque composé de Nst strings en parallèle…..……… 39
Figure(1.29) : Schéma équivalent de cellule PV……………………………………… 40
Figure(1.30) :Le point du fonctionnement Pm, La tension en circuit ouvert, Courant de
court-circuit(ICC)……………………………………………………………….………. 41
Figure(1.31) : Caractéristiques I–V du GPV pour différentes valeurs de Rs……..….. 42
Figure (1.32) : Caractéristique I-V et P-V d’une cellule photovoltaïque……………… 47
Figure (1.33):Caractéristiques I–V du module PV pour différentes valeurs de
température et l’éclairement …………………………………………………………. 48
Figure(1.34) : Caractéristique I-V(a) et P-V(b) pour diffèrent valeurs de température
et éclairement constant(E=1000 W/m²)………………………………………………... 49
Figure(1.35) : Caractéristique I-V et P-V pour diffèrent niveaux de l’éclairement, à
une température constante (T=25°C)…………………………………………………... 51
Figure (2.1) : L'évolution de l'énergie éolienne dans le monde entre 1990 et2018…… 55
Figure (2.2) : Classification de potentiel éolien enAlgérie…………………………… 57
Figure (2. 3) : Croissement la taille des éoliennes entre 1980-2020………………….. 61

XI
Liste des figures

Figure(2.4) : Composants d’une éolienne……………………………………….……... 61


Figure(2.5) : Différents composants de la nacelle……………………………………... 63
Figure (2.6) : Eolienne à axe verticale…………………………………………..…… 64
Figure (2.7) : Eolienne à axe horizontale…………………………………………..… 65
Figure(2.8 ) : Courbe de la puissance éolienne en fonction de la vitesse du vent……..... 66
Figure(2.9) : Théorie de Betz : schéma de principe………………………………….. 67
Figure (2.10) : Distribution Saisonnier de Weibull - saison d’hiver -……….………….. 75
Figure (2.11) : Distribution de Weibull –saison de printemps. ……………………… 76
Figure (2.12) : Distribution mensuelle de Weibull - saison été -……………………….. 76
Figure (3.13) : Distribution mensuelle de Weibull - saison l’automne –……………….. 77
Figure (2.14) : Variation mensuelle des paramètres de Weibull……………………… 77
Figure(2.15) : La courbe de puissance de l’aérogénérateur type(ALLRUN)…….…… 79
Figure (2.16) : Système éolien basé sur la génératrice synchrone……………………. 80
Figure (2.17): Système éolien basé sur la génératrice asynchrone à cage à vitesse
constante……………………………………………………………………………… 81
Figure (2.18) : Système éolien basé sur la génératrice asynchrone GADA à vitesse
variable. ……………………………………………………………………………… 81
Figure (3.1) : Schéma général du système énergétique hybride, charges et stockage….. 87
Figure (3.2) : Système hybride avec connexion série …..…………….…………….... 90
Figure (3.3) : Système hybride avec connexion parallèle…………………………….... 91
Figure (3.4) : Configuration d’un système hybride à bus DC………….……………… 97
Figure (3.5) : Configuration d’un système hybride à bus AC…….…………………… 98
Figure (3.6) : Configuration d’un système hybride à l’architecteur parallèle………… 99
Figure (3.7) : Stratégies de supervision des systèmes hybrides………………..……….. 101
Figure (4.1) : Carte géographique des eaux souterraines au Sahara……………………. 109
Figure (4.2) : les quatre unités hydrologiques du Sahara Algérienne………………… 109
Figure (4.3) : Carte montrant les nappes aquifères du Sahara algérien Complexe
terminal - continental intercalaire…………………………………………………….. 110
Figure (4.4) : carte des profondeurs de la nappe albienne……………………..……….. 111
Figure (4.5) : Transfert des eaux des nappes profondes du Sahara…………………… 112
Figure (4.6) : Irrigation par aspersion…………………..……………………………. 114
Figure (4.7) : Irrigation par goutte à goutte…………………………………………… 114
Figure (4.8) : Les valeurs calculées de l’ETP et ETM (mm)………………………….. 116
Figure (4.9) : Besoin en eau d’irrigation par deux hectares de palmier dattier…..…….. 118
Figure (4.10) : Pompes de surface avec axe horizontal (a) et axe vertical…..…………. 120
Figure ( 4.11) : Pompes immergée en fosse sèche(c) et pompes immergée en forage... 121
Figure (4.12) : Pompage au fil du soleil……………………..…………………………. 123
Figure (4.13) : Pompage d'eau avec batteries…………………………………………. 124
Figure (4.14) : Données de base d’une pompe…………….…..……………………... 125
Figure (4.15) : Les pertes de charge dans un conduit…………………………………. 126
Figure (4.16) : Le processus de simulation dans le logiciel HOMER………………..… 134
Figure (4.17) : Architecture du package HOMER………..………………………….. 136
Figure (4.18) : Interface du logiciel HOMER………………………………………… 136
Figure (4.19) : Démarrage de la simulation dans HOMER………………………….. 137
Figure (4.20) : Résultats de simulation………………………………………………… 138
Figure (5.1): Localisation géographique de la région d'Ouargla………..…………….. 144
Figure (5.2): Variation mensuelle de l’irradiation globale sur un plan horizontale et sur
un plan incliné……………………………………………………………………...….. 148
Figure (5.3): Variation de la vitesse du vent mensuelle[SOURCE : ONM (2017)……... 150
Figure (5.4): La variation de densité de puissance saisonnière à Ouargla.……………. 150

XII
Liste des figures

Figure (5. 5): L'évolution du débit d’eau pour chaque mois. ………………………… 151
Figure (5.6): Évolution de la charge annuelle. ……......................................................... 154
Figure (5.7): Système d'énergie hybride (solaire-éolien) pour système d'irrigation
agricole. ……………………………………………………………………………… 155
Figure (5. 8): Variations mensuelles de la puissance fournie par différents modèles de
l’aérogénérateur. ………………………………………………………...…………… 156
Figure (5.9): :L'évolution des valeurs de puissance crête.……………………………. 158
Figure (5.10): Schéma de l'algorithme de dimensionnement.......................................... 159
Figure (5. 11): Variation les nombres des turbines éoliennes. …………………...…….. 160
Figure (5.12): Variation mensuelle de fraction de la charge ……………………..…… 161
Figure (5.13) :La production énergétique mensuelle du système (PV/E) selon le
méthode moyennes mensuelles annuelles ………………………………….. ……. 162
Figure.(5.14) : La production énergétique mensuelle du système (PV/E) selon méthode
du mois le plus défavorable . …………………………………………………………. 164
Figure (5.15) : Evaluation la durée de vie de chaque composant du système hybride
(PV/E). ……………………………………………………………………………….. 166
Figure (5.16) : Organigramme de calcul l’amortissement total………………………. 167
Figure (5.17) : Composantes du système hybride ……………………........................... 171
Figure (5.18) : Résultats de l’optimisation du système ………………………………. 172
Figure (5.19) : Production moyenne mensuelle d'électricité par le système hybride….. 173
Figure (5.20) : La distribution d’énergie photovoltaïque pendant l’année…………… 174
Figure(5.21) : Production éolienne durant l’année ………………………………… 174
Figure (5.22) : Variation de l'éclairement et vitesse du vent pendant un jour dans le
moisMai.………………………….................................................................................. 175
Figure (5.23) :Variation horaire de la charge ………………………………………. 176
Figure (5.24) :Variation horaire de la puissance de sortie du système ( PV/E)..…… 176
Figure (5.25) : Gestion de l'énergie du système PV/éolien pour un mois (février) à fort
rayonnement ………………………………................................................................... 177
Figure(5.26) : Gestion de l'énergie du système PV/éolien pour un mois(Juin) à faible
rayonnement ………………………............................................................................... 177
Figure (5.27) : Schéma explicatif de notre installation……........................................... 181
Figure (5.28) : Comparaison d'un système hybride avec une extension du réseau…… 186
Figure (5.29) : Le prix unitaire d'énergie active selon tarif 41………………………… 187
Figure (5.30) : Le prix unitaire d'énergie active selon tarif 42 ………………………… 187
Figure (5.31) :Le prix unitaire d'énergie active selon tarif 43………………………... 188
Figure (5.32) : Le coût de production d'électricité à partir de l'énergie (PV/E)………. 189
Figure (5.33) :Évolution du coût du kW des énergies solaire et éolienne entre (2012-
2020)…………………………….……………………………………………………... 189

XIII
Liste des tableaux

Liste des tableaux


Tableau (1.1) : Potentiel solaire en Algérie…………………………………………….. 10
Tableau (1.2) : Jour type du mois standard…………………………………………….. 16
Tableau (1.3) : Valeurs de l’irradiation journalière moyenne mensuelle hors
atmosphère………………………………………………………………………………... 17
Tableau (1.4) : Les valeurs d’albédo pour différents types de sol……………………… 18
Tableau (1.5) : Les différentes valeurs de l'indice de clarté……………………………. 18
Tableau(1.6) : La valeur empirique du rayonnement solaire direct I (W/m²) et diffus
D(W/m²) pour le modèle Perrin de Brichambaut………………………………………... 19
Tableau(1.7) : Caractéristiques techniques du Pyranomètre type3.3 ……………..…… 21
Tableau (1.8) : Valeurs des tests statistiques au 15 Avril, Mai, Octobre et Décembre
2017 pour les deux modèles……………………………………………………………... 26
Tableau (1.9) : Caractéristique de module solaire (type polycrystalline NeMo 54P)….. 48
Tableau (2.1) : Classification du vent d'après l'échèle de Beaufort……………………... 59
Tableau(2.2): La description de chaque zone…………………………………………. 66
Tableau (2.3) : Estimer les paramètres de Weibull par cinq méthodes dans la région
d’Ouargla…………………………………………………………………………………. 74
Tableau (4.1) : Profondeurs et épaisseur de la nappe Albienne dans quelques villes du
Sud algérien…………………………………………………………………….………… 111
Tableau (4.2) : les valeurs de P(%) pour Ouargla…………………………..…………... 119
Tableau (4.3) : Rendement de chaque type de système d'irrigation……..……………… 117
Tableau (4.4) : Evaluations des besoins en eau………………………………………... 118
Tableau (4.5) : coefficient ki pour différents types d’accessoires dans installation
hydraulique………………………………………………………………………………. 128
Tableau (5.1): Les données climatiques de la station d’Ouargla sur la période 2004-
2017 …………………………………………………………………………………….. 145
Tableau (5.2) : Estimation mensuelle de l'indice KT, l'irradiation……………...………. 147
Tableau (5.3) : Densité de puissance mensuelle (W/m²) et l’énergie délivrée (kWh/m²)
à 10 m…………………………………………………………………………….………. 149
Tableau (5.4) : Les caractéristiques du puit, selon la direction de l'hydraulique
d’Ouargla ………………………………………………………………………………… 151
Tableau (5.5) :Calcul la hauteur manométrique totale…………………………………... 153
Tableau (5.6) : Les caractéristiques techniques de la pompe immergée type JETLY –
DAB (S4F-10 T) ………………………………………………………………………… 153
Tableau (5.7) : Évaluation de la charge totale ………………………………………. 154
Tableau (5.8) : Caractéristiques des différents modèles de l’aérogénérateur ……….…. 156
Tableau (5.9) : Caractéristique de l’onduleur type SolarXhybrid-5 ………………..….. 158
Tableau (5.10) : Nombre des turbines éoliennes et fraction de charge. ……………... 160
Tableau (5.11) : Bilan énergétique du système (PV/Eolien) …………………………… 163
Tableau (5.12) : Dimensionnement du système par la méthode du mois le plus
défavorable ………………………………………………………………………………. 163
Tableau (5.13) : Bilan énergétique du système (PV/E) selon la deuxième méthode…... 164
Tableau (5.14) : Evaluation le coût de chaque composant. …………………………… 168
Tableau (5.15) : Comparaisons des résultats des deux méthodes de calcul. …………... 169
Tableau(5.16) : Paramètres techniques pour les composants du système hybride …… 171
Tableau (5.17) : Architecture du système …….............................................................. 172
Tableau (5.18) : La fraction d’énergie photovoltaïque/éolienne.………………........... 173
Tableau (5.19) : La consommation d’énergie par la charge et l’excès de l'électricité . 173
Tableau (5.20) : Le dimensionnement de système hybride selon (première méthode) 178
XIV
Liste des tableaux

Tableau (5.21) : Caractéristique de conducteurs ……………………………………… 182


Tableau (5.22) : Evaluation le coût de raccordement MT. ……………………..………. 183
Tableau (5.23) : Tarifs applicables aux clients moyenne tension classe A ……..……… 183
Tableau (5.24) : Le facteur d'énergie selon les différents Tarifs…………………...…… 184
Tableau (5.25) : Le coût du m3 d’eau pompée par Réseau/Système hybride …..……… 185

XV
Liste des abréviations et nomenclatures

Liste des abréviations et nomenclatures


Symbole Signification
NPC Coût actuel net ($)
O&M Coût d'exploitation et d'entretien ($/an)
NOCT Température de fonctionnement nominale de la cellule
RES Système d'énergie renouvelable
ETP Évapotranspiration potentielle
OMS Organisation mondiale de la santé
ETM Évapotranspiration maximale
HOMER Hybrid Optimization of Energy Resources
Sonelgaz Société nationale d'électricité et de gaz
PSO Particle Swarm Optimization
LPSP Loss of power supply probability
PV Photovoltaïque
GPV Générateur photovoltaïque
E Éolienne
TU Le temps Universel
GMT Greenwich Mean Time
ET Équation de temps
TSM temps solaire moyen au méridien
TSV le temps solaire réel
FAO Food and Agriculture Organization
PPM Présenteun point de puissance maximale
OECD Organization for Economic Cooperation and Development
RMSE La racine carrée de l’erreur quadratique moyenne
CC Coefficient de corrélation
MAPE Erreur absolue moyenne en pourcentage
AC Courant alternatif
DC Courant continu
SHR Système hybride d'énergie renouvelable
LPSP Loss of Power Supply Probability
RN Réseau de neurones
SH Système hybride
GA Algorithme génétique
V Tension (V)
e Rendement de la méthode d'irrigation (%)
βp Coefficient de température des cellules (°C)
Tc Température des cellules(°C)
Tr La température de référence (°C)
Nd Nombre de jours du mois
E Rayonnement solaire (W/m²)
RFU Dose pratique en (mm)
Ac La surface active du générateur PV(m²)
η Rendement (%)
Ee L'énergie électrique nécessaire (kWh)
v Vitesse du vent (m/s)
Rp Résistance shunt (kΩ)
Rs Résistance série (Ω)
A Surface traversée par le vent (m²)

XVI
Liste des abréviations et nomenclatures

C Le paramètre d'échelle de la distribution de Weibull (m/s)


k Le paramètre de forme de la distribution de Weibull
vm Volume mensuel d'eau d'irrigation (m³/j)
vj Volume journalier d'eau d'irrigation (m³/j)
h Le maximum d'heures d'ensoleillement à (1000W/𝑚²)
MT Moyenne Tension (kVA)
G Le rayonnement solaire quotidien moyen (Wh/m²)
F Force de Blaney-Criddle
kc Coefficient culturel
n Facteur d'idéalité
Vth Tension thermique(V)
q Charge sur l'électron (C)
P Puissance (W)
Iph Courant photonique (A)
Fm Facteur de correspondance
K Constante de Boltzmann
ρ La densité de l'air (kg/m3)
Kt Indice de clarté
Cp facteur de puissance (%)
Pdc Pertes de charge(m)
Pu Pluie utile en (mm)
I Courant (A)
Q Le débit (m3 /h)
H La hauteur manométrique totale (m)
Ta Température de l'air (°C)
βop Angle d’inclinaison optimale
θ Latitude de lieu (°)
δ Angle de déclinaison (°)
ꞷ (°) Angle horaire (°)
Cp Coefficient de puissance de la turbine éolien
Gsc Constante solaire (W/m²)
I le courant fourni par cellule
Ip Le courant dérivé par la résistance parallèle
Id Le courant traversant la diode
Dm Diamètre optimal de la conduite
Re Nombre de Reynolds
γ Viscosité cinématique
Eh Energie hydraulique(W)
s la surface balayée par les pales de l’éolienne (m²)
𝑓 La fraction de charge
Rproj La durée de vie du projet
Cann,tot Le cout total annualisé
CRF Facteur de récupération du capital
VD Vitesse de démarrage de la turbine (m/s)
Vn Vitesse nominale de la turbine (m/s)
VM La vitesse d’arrête (m/s)

XVII
Introduction générale
Introduction générale

INTRODUCTION GENERALE

Ces dernières années, le monde a connu une augmentation rapide de la demande


d'énergie, en plus de la croissance démographique et de l'amélioration du niveau de vie.
Cette demande croissante a conduit à l'incapacité de répondre aux besoins énergétiques.
Comme nous le savons tous, la production d'énergie à partir de combustibles fossiles tels
que le pétrole, le gaz naturel , le charbon et le nucléaire, est devenue une préoccupation
internationale en raison des polluants toxiques et le changement climatique résultant de
l'émission de gaz à effet de serre que est un effet secondaire indésirable , bien qu’il soit
un phénomène naturel qui permet de maintenir une température relativement constante à
la surface de la Terre (environ 15°C). Grâce à la présence de vapeur d'eau et de certains
gaz dans l'atmosphère (dioxyde de carbone, méthane, oxyde d'azote). Sans effet de serre,
la température moyenne de la planète serait d'environ -18°C, interdisant toute vie sur Terre
[1-2].

Parmi les moyens potentiels que de nombreux pays développés ont envisagés figure la
production d'énergie à partir de sources renouvelables, où l'énergie solaire et l'énergie
éolienne représentent la plus grande partie de la capacité de produire de l'énergie propre
dans le monde en raison de sa disponibilité, de sa facilité d'application et de la réduction
significative des coûts sur la durée dernière décennie. Pour utiliser ces sources pour mener
des études approfondies et précises avant d'entreprendre toute action, la première et la plus
importante étape pour la construction d'un site d'énergie renouvelable est de trouver le bon
endroit qui répond à tous les critères de décision.

Des opérations et des études de recherche en cours ont montré que ce type d'énergie
renouvelable présente des avantages majeurs pour augmenter le taux de participation de
ces énergies spécifiques à la production d'électricité, tout en limitant l'impact négatif sur
la consommation d'énergie et l'environnement. Aujourd'hui, les sources d'énergie
renouvelables, en particulier l'énergie solaire et éolienne, sont les sources d'énergie qui
connaissent la croissance la plus rapide. Leur développement, notamment l'énergie
solaire, au niveau résidentiel et industriel est considérable.

Page 1
Introduction générale

Cependant, les technologies renouvelables présentent certains inconvénients,


notamment parce qu'elles sont intermittentes et dépendantes de certaines conditions
climatiques. Cela peut affecter la fiabilité de l'alimentation électrique continue .Cela
signifie qu'un système autonome utilisant une seule source d'énergie renouvelable
nécessite une grande capacité de stockage pour répondre aux besoins énergétiques de la
charge et pour assurer une meilleure fiabilité de la production d'énergie [3]. Par exemple,
les installations solaires photovoltaïques doivent être influencées par leur nature autonome
pour fournir de l'énergie en continu tout au long de l'année. Cela nécessite de déterminer
le nombre d'unités nécessaires pour le pire mois de l'année. En conséquence, il y a un
surplus d'énergie pour le reste des mois et une augmentation significative du coût du
projet.

La recherche d'un système d'énergie renouvelable plus fiable et moins coûteux a


conduit à l'utilisation de systèmes hybrides tels que les petites éoliennes, les systèmes
photovoltaïques, micro-hydrauliques et de biomasse, qui varient considérablement dans
le temps et l'emplacement exact. Les problèmes causés par la nature changeante de ces
ressources peuvent être partiellement surmontés en intégrant deux sources dans un
mélange idéal [4]. La force d'une source peut surmonter la faiblesse de l'autre pendant une
certaine période de temps, et de nombreuses études de recherche dans différentes parties
du monde ont montré que la combinaison de l'énergie photovoltaïque et des éoliennes a
donné des résultats satisfaisants sur le terrain, et c'est la disponibilité de ressources et de
flexibilité dans la mise à l'échelle du système avec l'application d'une alternative
économiquement faisable, fiable et sans risque environnemental par rapport aux systèmes
de production d'énergie fossile. Malgré ces avantages du système hybride, cependant, il
existe des problèmes résultant de la complexité accrue du système par rapport aux
systèmes à alimentation unique. Cette complexité, causée par l'utilisation simultanée de
deux sources différentes, rend les systèmes hybrides plus difficiles à analyser. Étant donné
que le rayonnement solaire et la vitesse du vent dépendent fortement du site, le
dimensionnement ces systèmes hybrides nécessite une analyse complète de ces variables
pour un site donné en ce qui concerne le coût du système pour différentes combinaisons
de générateurs.

Page 2
Introduction générale

A l'échelle de notre pays, l'Algérie dispose d'une diversité d'énergies renouvelables,


sans aucun doute, l'énergie solaire est un grand atout pour notre pays. En effet, l'Algérie
possède l'un des plus grands gisements solaires du bassin méditerranéen. Avec plus de
deux millions de kilomètres carrés, l'Algérie reçoit quotidiennement un ensoleillement
important pour produire un maximum d'énergie. Ce qu’il faut savoir que sur une surface
horizontale de 1m², on peut avoir une énergie de l'ordre de 5kWh/m². De plus, sur la quasi-
totalité du territoire national, la durée d'insolation dépasse les 2000 heures annuelles et
peut atteindre 3900 heures sur les hauts plateaux et au Sahara [5].

Quant à l'énergie éolienne, en Algérie cette énergie change selon les régions, compte
tenu des multiples natures topographiques et climatiques. L'Algérie a un bilan modéré de
cette énergie, estimé à : 2 à 6 m/s. Les régions du sud du pays se caractérisent par une
vitesse de vent plus importante que celles du nord, notamment dans le sud-ouest où la
vitesse moyenne du vent est estimée à : 4 m/s, et elle atteint 6 m/s dans la région de l'Adrar.
Les trois régions situées au sud-ouest du Sahara (Tindouf, Ain Salah et Adrar) semblent
les plus propices à l'implantation de parcs éoliens car elles disposent à elles seules d'une
réserve économiquement exploitable d'environ 24 TWh/an (car la réserve technique
d'énergie éolienne dans l'ensemble de l'Algérie est estimée à 172 TWh heure/an, dont 37
TWh/an sont économiquement exploitables) [5].

Les objectifs de cette thèse sont :


- La présentation des différents systèmes d'alimentation électriques hybride ;

- L’optimisation de captation des ressources solaires et éoliennes ;

- L’étude et le dimensionnement de la configuration de système hybride choisi.

- Evaluation du coût de l’installation, suivi par une comparaison avec une autre
source d’énergie classique.

Page 3
Introduction générale

Dans le premier et le deuxième chapitres, on a abordé les issues conceptuelles des


énergies renouvelables : le solaire et l’éolien et différentes technologique d'exploitation
de ces énergies. Au début, on introduit une description générale de ces systèmes
(PV/Eolien) et leurs configurations. Suivi, par un état d’art des systèmes PV et éolienne
du point de vue technique et également la protection de ces systèmes.

Le troisième chapitre est consacré à une revue du système hybride d'énergie


renouvelable (HRES) pour la production d’électricité. Il présente le mode de
fonctionnement, les différentes structures du SHR, la configuration du système hybride.
On terminera ce chapitre par l'état de l’Art de la supervision du système hybride.

Le quatrième chapitre est dédié à l’étude des différents conception et notion pour
les station de pompage , suivi par les éléments théoriques qui permettent de déterminer
le dimensionnement des stations de pompage par un système hybride (PV/Eolien).

Dans le cinquième chapitre, on a présenté les modèles d’analyse de la source du


rayonnement de solaire et du vent appliqué précisément dans le site choisie 'Ouargla'.
Selon les étapes de dimensionnement, on a déterminé la quantité d'eau nécessaire à
l'irrigation et évalué l’énergie électrique nécessaire. Après, nous avons dimensionné un
système hybride constitué de systèmes de conversion d’énergie renouvelable, PV, éolien
pour alimenter un station de pompage avec un réservoir comme système de stockage où
l'eau est pompée dans le réservoir à une hauteur au-dessus du sol pour être distribuée par
gravité. Il s'agit d'assurer le réapprovisionnement en eau à l'intérieur du réservoir, de
stocker l'énergie excédentaire sous forme d'eau et d'éviter de surcharger la pompe,
l’évaluation du coût de l’installation, suivi par une comparaison avec une autre source
d’énergie classique sont effectuées.

En fin une conclusion générale sur le travail effectuée a été donnée.

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE

[1] M. Bencherif ,’’ Modélisation de systèmes énergétiques photovoltaïques et éoliens


intégration dans un système hybride basse tension ‘’, thèse de doctorat, université de
Tlemcen,2013.
[2] S.Petibon,’’ Nouvelles architectures distribuées de gestion et conversion de l’énergie
pour les applications photovoltaïques’ ’thèse de doctorat , l’université de
Toulouse,2009.

Page 4
Introduction générale

[3] K.S.Krishna, K. S. Kumar,’’ A Review on Hybrid Renewable Energy Systems.’’


Renewable and Sustainable Energy Reviews ,Vol.52,2015,pp 907–916.
[4] L.M. Halabi, S. Mekhilef, “ Flexible Hybrid Renewable Energy System Design for a
Typical Remote Village Located in Tropical Climate.” Journal of Cleaner Production
,Vol.177,2018,pp 908–924.
[5] Ministère de l'énergie, ‘’Synthèse des réalisations fournies par la structure en charge
des énergies renouvelables’’,2018.

Page 5
Chapitre 01 :
Rayonnement solaire et
énergie photovoltaïque
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.1 Introduction
Ces dernières années, le développement et l'exploitation des énergies renouvelables ont
connu une forte croissance. Les pays développés ont élaboré des lois qui encouragent
l'utilisation rationnelle des ressources traditionnelles et l'utilisation accrue de l'énergie
renouvelable .Aussi, plusieurs travaux de recherche ont été donc lancés dans plusieurs
laboratoires de recherche dans le domaine du développement durable, dans le but de satisfaire
la demande énergétique, et réduire les impacts négatifs des ressources fossiles sur
l'environnement.
Dans ce chapitre, Nous donnons une description générale d’énergie solaire, après cela on a
abordé les issues conceptuelles des systèmes photovoltaïques et différentes filière
technologique des photopiles suivi d’une description générale de ces systèmes et de leurs
configurations.
1.2 Energie solaire
L'énergie solaire est devenue de plus en plus attrayante comme source d'énergie, en raison
de son approvisionnement inépuisable et de sa nature intacte, et contraste fortement avec les
combustibles fossiles limités comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel. En revanche, la
lumière du soleil est la cause de réactions chimiques ou production d’électricité ; Cela est dû à
sa capacité à produire de la chaleur. Elle considérée, également, comme la source d'énergie la
plus renouvelable et la plus abondante sur Terre. Le rayonnement solaire peut être utilisé pour
produire de l'électricité directement à l'aide d'un système photoélectrique, de la chaleur solaire
thermique pour le chauffage ou la production d'électricité.

1.2.1 Soleil

Le soleil est situé au cœur du système solaire, qui est une étoile jaune, et une sphère
chaude de gaz incandescents d'un diamètre de 1, 39,109 m et éloignée de la Terre avec une
distance moyenne de 1. 49,1011 m. Sa température est d'environ 10 000 degrés Fahrenheit
(5500 degrés Celsius) à la surface et plus de 28 millions de degrés Fahrenheit (15,5 millions
de degrés Celsius) au centre.

1.2.2 Spectre du rayonnement


La couche terrestre reçoit une quantité d’énergie importante (180.106 GW) du soleil malgré
la grande distance qui les sépare.Donc l’énergie solaire est une bonne alternative aux autres
sources d'énergie. Cette énergie se présente sous forme de rayonnement électromagnétique,
dont la longueur varie de 0,22 à 10 micromètres.

Page 6
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

L'énergie associée à ce rayonnement solaire se décompose grossièrement comme suit :


 la bande des ultraviolets (0.29<λ< à 0.4μm) qui représente 9% de l'énergie totale
émise par le soleil.
 la bande visibles ( 0.4<λ< 0.8 μm)qui représente 47% de l'énergie totale.
 la bande des infrarouges (0.8 <λ <3.5μm) qui représente 44% de l'énergie totale.

Figure (1.1) : Spectre du rayonnement solaire [1] .

Afin de décrire le spectre solaire en termes d'énergie émise, on utilise le concept AM de


masse d'air. Le rayonnement solaire à distance (le soleil - la terre) transporte une énergie
totale estimée à 1350 watts / mètre carré (AM0) dans l'espace hors l'atmosphère terrestre (voir
Figure 1.1).
Le rayonnement solaire après avoir traversé l'atmosphère est soumise à une atténuation et
une modification de son spectre en raison de la survenue du phénomène de diffusion et
d'absorption dans l'eau, les gaz et les poussières, où la couche d'ozone absorbe une partie du
spectre provenant du soleil et en définissant les rayons ultraviolets considérés comme
dangereux pour la santé. Le rayonnement solaire direct reçu au niveau du sol (à une
inclinaison de 90 °) atteint 1000 W / m² en raison de l'absorption dans l'atmosphère (AM1).
Ces valeurs changent en fonction de l'inclinaison des rayons lumineux par rapport au sol,
donc plus l'angle de pénétration est bas, plus l'épaisseur de l'atmosphère à travers laquelle les
rayons doivent passer est grande, entraînant ainsi la perte d'énergie qui en résulte.

Page 7
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Par exemple, l'énergie directe transportée par le rayonnement solaire atteint la terre sous un
angle de 48 degrés correspond à environ 833 W / m² (AM1.5).

Figure (1.2) : Normes de mesures du spectre d’énergie lumineuse émis par le soleil, notion de
la convention AM [2].
1.3 Irradiation solaire mondiale
Malgré la distance éloignée entre le soleil et la terre d'environ 150*106 km, le Soleil reste la
source d'énergie la plus importante où la Terre reçoit l'énergie solaire en une heure de plus
que ce que le monde consomme en un an.

Le soleil envoie d'énergie sous forme du rayonnement estimé à 90*1015 gigawatts, mais la
terre ne peut recevoir que 180*106GW de cette énergie, pourtant cette quantité est très
importante.

Figure (1.3) : Le rayonnement solaire dans le monde (kWh/m²/an) [3]

Page 8
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

La figure (1.3) montre la distribution du rayonnement solaire dans le monde. On peut voir
à travers (figure 1.3) que la plupart des pays en développement ont un énorme potentiel
d'énergie solaire, par exemple, les pays du continent africain (Afrique) bénéficient d'environ
325 jours de soleil par an et reçoivent une moyenne de plus de 6 kWh d'énergie par mètre
carré par jour. L'Algérie est l'un des pays africains à fort potentiel en énergie solaire.

1.4 Irradiation solaire en Algérie

L'Algérie bénéficie d'environ 3 200 heures d'ensoleillement par an, profitant des conditions
climatiques favorables pour appliquer les technologies de l'énergie solaire. La durée moyenne
d'ensoleillement est d'environ 3 500 heures d'ensoleillement dans le désert du Sahara, qui
représente 86% du territoire algérien. L'énergie totale reçue est estimée à 16 9400 TWh / an,
soit 5 000 fois la consommation annuelle d'électricité du pays.

Figure (1.4) : Irradiation solaire globale reçue sur plan incliné à la latitude du lieu (moyenne
annuelle) [4]

Page 9
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

La figure (1.4) montre la distribution d'énergie moyenne annuelle reçue en Algérien, où


l’énergie annuelle reçue (surface horizontale de1 m²) dépasse 5.6 kWh/m² au sud, alors qu'elle
est d'environ 3 KWh/m² au nord.
Le sud représente 86% de la superficie totale de l'Algérie, où la durée des heures
d'ensoleillement est de 8 heures par jour, avec des valeurs croissantes pendant les mois d'été,
atteignant 12 heures / jour. De plus, compte tenu de sa situation géographique, la durée de
l'ensoleillement ne représente pas des différences entre les différents mois de l'année, ce qui
permet la disponibilité du soleil tout au long de l'année de manière longue et égale.
De plus, comme le montre le tableau (1.1), le durée moyenne d'ensoleillement varie entre
2650 h / an dans le nord à 3000 h/an aux hauts plateaux et 3500 h/an au sud, cela correspond à
une énergie solaire reçue de 1700 kWh / m²/an au nord ,1900 kWh / m² /an aux hauts plateaux
et 2263 kWh / m²/an au sud. Cela signifie que l'énergie potentielle annuelle sur 86% du
territoire est de 3500 kWh / m² (voir la figure (1.5)) [5].
Tableau (1.1) : Potentiel solaire en Algérie.

régions Durée moyenne Énergie moyenne reçue Surface (%)


d'ensoleillement (heures/an) (kWh/m²/an)
Côtier 2650 1700 4
hauts 3000 1900 10
plateaux
Sahara 3500 2263 86

1900 1700

2263

Figure (1.5) : Energie solaire reçue.

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Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.5 Gisement solaire

Le gisement solaire est un ensemble de données décrivant l'évolution du rayonnement


solaire disponible à un endroit donné au cours d'une période donnée. Nous entendons ici les
différentes caractéristiques du rayonnement solaire susceptibles d'affecter les performances du
système à un endroit donné.
1.5.1 Position du soleil et le temps
Les ondes électromagnétiques provenant du soleil transportent de l'énergie, et pour en
récupérer le maximum, il est nécessaire d'orienter le plus possible le récepteur par rapport aux
rayons lumineux. Il est, donc, primordiale connaître la position du soleil en fonction du temps.

1.5.1.1 Coordonnées géographiques [6-7]


 La latitude (θ)

C’est l'angle que fait le plan de l'équateur avec la verticale du lieu. Si sa valeur est positive,
le site se trouve dans l’hémisphère nord, sinon le site est dans l’hémisphère sud.

 La longitude(φ)

Cet angle est formé entre le méridien d'origine passant par Greenwich et le méridien local
qui passe par le point étudié. Si sa valeur est positive à l'ouest et négative à l'est du méridien
principal.

 L’altitude(ψ)

Ç’est la distance verticale qui sépare le point par rapport au niveau moyen de la mer.

Figure (1.6) : Coordonnées géographiques [44].

Page 11
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.5.1.2 Coordonnées du soleil


La hauteur du soleil et azimut du soleil, deux angles qui repèrent la direction du soleil dans le
ciel.

 La hauteur de soleil(h)
Est l'angle formé entre les surfaces horizontales avec la direction du soleil. Cet angle
s’annule au lever et au coucher du soleil, l'élévation solaire varie entre 90 ° (zénith) et - 90 °
(nadir), il est calculé par l'équation suivante [6-8].
sin(ℎ) = 𝑠𝑖𝑛(𝜃). sin(𝛿) + cos(𝜃) . cos(𝛿) . cos⁡(𝜔) (1.1)
Avec, θ : Latitude du lieu ;
δ : La déclinaison du soleil ;
ꞷ :L’angle horaire.

L'angle au lever du soleil peut être exprimé avec la relation suivante.

𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑠 ) = − tan 𝜃 tan 𝛿 (1.2)

 Azimut du soleil (𝜶)


C’est l'angle sur le plan horizontal, étant la projection de la direction du Soleil avec la
direction du sud .L'azimut est compris entre -180°≤ 𝛼 ≤180°, et c’est la fonction de la
déclinaison solaire δ (degrés), de la hauteur de soleil h, et de l'angle horaire 𝜔 (degrés) [6-9].
Il peut être calculé par la formule suivante :

cos( 𝛿).sin⁡(𝜔)
𝛼 = 𝑠𝑖𝑛−1 ( ) (1.3)
cos(ℎ)

Figure (I.7) : Repère du soleil [10].

Page 12
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.5.1.3 Coordonnées horaire


 la déclinaison(δ)
C'est l'angle formé par le Soleil sur sa trajectoire la plus extrême (midi) par rapport au plan
équatorial.Sa valeur en degrés est donnée par l'équation Cooper (1969) [11-12] :

284+𝑗
𝛿 = 23.45. sin⁡(2𝜋 ) (1.4)
365

j : est le numéro de jour dans l’année compté à partir du 1er janvier, c-à-d il varie de 1 à 365
ou 366 selon l’année (Année civile : N = 365 jours ; Année bissextile : N = 366 jours).
Déclinaison(δ) est variée entre deux valeurs extrêmes :-δ°≤ δ° ≤+δ°, δ°=23,45°. La figure
(1.8) représente la variation de la déclinaison du Soleil au cours de l’année.

Figure(1.8) : Déclinaison du soleil en fonction du numéro du jour de l’année N [10].

 Angle horaire du soleil (𝝎)


C’est l’angle formé entre la direction du méridien du lieu et les projections de la direction
du soleil, cet angle varie à chaque instant de la journée et donnée par la relation suivante [13]:

𝜔 = 15(𝑇𝑆𝑉 − 12) (1.5)

Avec, TSV : temps solaire vrai.

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Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Figure (1.9) : Angle horaire ω du soleil.


1.1.5.4 Temps [15-16]

 le temps solaire vrai


Le temps vrai à partir de la rotation de la terre autour de son axe. Il est donc directement lié
à l’angle horaire. La terre fait un tour complet en 24H il est midi (12H) lorsque le soleil est au
zénith. Il est donné par la relation suivante :
𝜔
𝑇𝑆𝑉 = 12 + 24(360) (1.6)

Avec, ꞷ :l’angle horaire.


 Le temps solaire moyen TSM
Signifie le temps local, qui est l'heure à laquelle correspond la rotation régulière de la Terre
autour du Soleil .Il peut être donné par la relation ci-dessous.

𝑇𝑆𝑀 = 𝑇𝑆𝑉 + 𝐸𝑇 (1.7)

Avec :
ET, équation du temps est donnée par la formule (1.10).
 Le temps universel (TU)
Est le temps solaire moyen du méridien, Il s'agit du méridien central du fuseau horaire et il
est connu sous le nom de Greenwich Mean Time (GMT) (méridien 0). Pour trouver l'heure
légale ou locale (TL), il est recommandé d'ajouter le décalage du fuseau horaire à l'heure. Il
est donné par la relation suivante.

𝑇𝑆𝑀 = 𝑇𝑈 + φ/15 (1.8)

Avec : φ : longitude du lieu, si positive (+) en Est, sinon négative en West.

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Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

 Équation de temps (ET)


Représente l'écart ET entre TSM (temps solaire moyen au méridien) et TSV (le temps
solaire réel). Comme elle est déterminée par la position solaire réelle, et malgré la présence
d'ambiguïté dans le signe, elle est parfois déterminée par le terme équation du temps, et elle
diffère d'un pays à l'autre en raison de l'absence d'accord international sur cette proposition
[17].
ET=TSV-TSM (1.9)

Pour être plus précis, l'équation du temps est donné par :

𝐸𝑇 = (9.87 sin(2𝐵) − 7.53 cos(𝐵) − 1.5 sin(𝐵)) (1.10)

Avec , N :numéro du jour.


ET :équation de temps en minutes .
360
𝐵 = (365) ∗ (𝑁 − 81) (1.11)

 Durée astronomique du jour [14]


À partir de la hauteur du Soleil(h), nous pouvons écrire les heures du lever et du coucher
du soleil selon la relation suivante (h=0) :

cos(ꞷ𝑠 ) = −(𝑡𝑔(𝜃). 𝑡𝑔(𝛿)) (1.12)

Donc, durée astronomique obtenue par l’équation (1.13)

2
𝑆0 = (15) arccos⁡(−𝑡𝑔(𝜃). 𝑡𝑔(𝛿)) (1.13)

Avec, ꞷs : L'angle au lever du soleil ;


θ : Latitude du lieu ;
δ : La déclinaison du soleil ;
S0 : durée astronomique.
1.6 Rayonnement solaire hors atmosphère

1.6.1 Eclairement

L’éclairement est le flux solaire qui traverse une zone unitaire perpendiculaire aux rayons
du Soleil et se situe dans la partie supérieure de l’atmosphère ; Il est basé sur la distance réelle
entre la Terre et le Soleil, qui varie selon les saisons.
Il est exprimé en W/m², est donnée par la relation suivante [17]:

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Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

̅ = 𝐺𝑆𝐶 (1 + 0.033𝑐𝑜𝑠 360𝑛)(𝑐𝑜𝑠𝜓. 𝑐𝑜𝑠𝛿. 𝑐𝑜𝑠𝜔 + 𝑠𝑖𝑛𝜓. 𝑠𝑖𝑛𝛿) [W/m²]


𝐻 (1.14)
365
Avec,
n : Le numéro de jour de l’année (n=1 pour le premier janvier, …etc.)
𝐺𝑆𝐶 : La constante solaire, 𝐺𝑆𝐶 =1367[W/m²].
1.6.2 L’irradiation journalière
L'énergie reçue sur une surface horizontale pendant une journée donnée, peut être obtenue
en intégrant l'équation précédente(I.14) du lever au coucher du soleil, on trouve [18].
24
𝐻0 = 𝑔0 (cos(𝜃). cos(𝛿). cos⁡(𝜔𝑠 ) + sin(𝜃) . sin⁡(𝛿)) [W/m²] (1.15)
𝜋

𝑛
𝑔0 = 𝐺𝑠𝑐 (1 + 0.033 cos 2𝜋⁡ 365)⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(I.16)

Avec,ꞷs : l’angle solaire .


⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡𝐺𝑆𝐶 : la constante solaire (W/m²).
δ : la déclinaison du soleil.
θ: latitude de lieu.
n: Le numéro de jour de l’année compte à partir du le premier janvier.
1.6.3 L’irradiation horaire
Pour calculer l'énergie reçue sur une surface horizontale pendant une heure donnée,
l'équation (1.14) est intégrée entre deux angles horaires 𝜔1 et𝜔2 , on trouve l'équation
(1.17)[18] :
12.36 360𝑛
𝐼0 = 𝜋
. 𝐺𝑆𝐶 (1 + 0.03𝑐𝑜𝑠 365
)(𝑐𝑜𝑠𝜃. 𝑐𝑜𝑠𝛿. (𝑠𝑖𝑛𝜔1 − 𝑠𝑖𝑛𝜔2 ) + (𝜔2 − 𝜔1 )𝑠𝑖𝑛𝜃. 𝑠𝑖𝑛𝛿) (1.17)

I0 : est exprimée en [W/m².h].

1.6.4 L’irradiation journalière moyenne mensuelle hors atmosphère

*Le jour type du mois


Pour une grandeur donnée, le jour type du mois est le jour du mois qui s'approche de la
moyenne mensuelle pour cette grandeur. La liste des jours types proposés par Klein [17] est
donnée par le tableau suivant :
Tableau (1.2) : Jour type du mois standard [18].
Mois Jan Fév. Mars Avr. mai Juin Juillet Aout Sep Oct. Nov. Déc.

jour 17 16 16 15 15 11 17 16 15 15 14 10
type
N° jour 17 47 75 105 135 162 198 228 258 288 318 344

Page 16
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

En utilisant les formules ((1.4), (1.12), (1.15)) et les données du tableau (1.2), on peut calculer
(H0) globale journalière moyenne pour chaque mois de l’année, les résultats de calcul pour la
région d’Ouargla sont regroupés dans le tableau suivant.
Tableau (1.3) : Valeurs de l’irradiation journalière moyenne mensuelle hors atmosphère.
Mois N° de jour δ Déclin(°) ̅̅̅̅
𝑯𝟎 (Wh/m².j)
Jan 17 -20.91 5583.7
Fev 47 .12.94 6931.5
Mars 75 -2.41 8566.4
Avr 105 9.41 10129
Mai 135 18.79 11118
Juin 162 23.08 11478
Jul 198 21.18 11271
Aut 228 13.45 10483
Sep 258 2.21 9110.7
Oct 288 -9.59 7395.6
Nov 318 -18.92 5890.9
Déc 344 -23.04 5197.7

1.7 Rayonnement solaire en présence de l’atmosphère


Le rayonnement solaire lors de son passage dans l'atmosphère est soumis au phénomène de
diffusion et d'absorption par des particules gazeuses telles que cristaux et poussières en
suspension, se transformant en chaleur et disparaissant du bilan des rayonnements utilisables
sur la Terre.
Le rayonnement diffusé dans l'espace est à nouveau exposé à la diffusion vers la terre ou
vers le ciel. Il peut être absorbé ou transmis.
Le rayonnement solaire est divisé en trois parties :
 Rayonnement direct : Les rayons parallèles, provenant directement du
soleil, sont quelque peu atténués (par absorption ou diffusion).
 Rayonnement diffus provenant du ciel : Ce rayonnement est isotrope,
de toutes les directions de l'espace. Une partie du rayonnement diffusé est renvoyée dans
l'espace.
 Rayonnement diffus provenant du sol : Il s'agit du rayonnement qui
est réfléchi sur la terre et consiste en un rayonnement direct et diffus qui atteint la terre puis se

Page 17
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

reflète dans cette dernière, qui se caractérise par la nature de la terre qui est souvent
déterminée par le coefficient de réflexion de la terre, également appelé "albédo".

Tableau (1.4) : Les valeurs d’albédo pour différents types de sol [19].
Surface albédo

Sol enneigé 0,7


Sol recouvert de feuilles mortes 0,30
Herbe verte 0,26

Forêt en automne ou champs dorés 0,26


Galets et pierres blanches 0,20
Herbe sèche 0,20
Sol argileux 0,17
Foret en hiver (arbres conifères sans neige) 0,07

1.8 L’indice de clarté

L'indice de clarté désigne le rapport entre le rayonnement au sol et le rayonnement


extraterrestre, et les valeurs de ce dernier changent selon des saisons et des lieux [20].
Tableau (1.5) : Les différentes valeurs de l'indice de clarté.

L'indice de clarté KT L’équation


horaire 𝐼
𝐾𝑇 =
𝐼0
journalière 𝐻
𝐾𝑇 =
𝐻0
mensuel 𝐻̅
𝐾𝑇 =
̅0
𝐻

Avec :
̅ : des valeurs mesurés ,généralement, ces données
I ,H, 𝐻 peuvent être mesurées par
Pyranomètre.
̅0 : Calculé avec des formules connues.
I0, H0,𝐻

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Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.9 Modèles du calcul de l’irradiation globale journalière mensuelle sur


une surface inclinée
De nombreux modèles utilisés pour calculer l'irradiation solaire sur la base de normes
atmosphériques et spatiales. Généralement, elle peut être exprimée en utilisant des méthodes
sous-expérimentales .dans cette étude, deux modèles (Perrin de Brichambaut et Capderou)
ont été implémentés en créant un code utilisant MATLAB (Math Works R2016A). Leur
organigramme est illustré dans l’annexe (A). Dans un premier temps nous avons tracé dans le
même graphique, les valeurs du rayonnement calculé par chaque modèle, et d'autre part nous
avons tracé les valeurs expérimentales du rayonnement.

1.9.1 Modèle Perrin de Brichambaut

Perrin & Brichambaut [21-22] ont proposé trois formules empiriques destinées au potentiel
du rayonnement solaire direct, diffus et global ; qui n'est que des paramètres astronomiques.
Les relations ci-dessus sont transformées en fonction des conditions atmosphériques, les
valeurs empiriques du rayonnement solaire direct et diffus pour Perrin & Brichambaut sont
illustrées dans le tableau suivant :

Tableau (1.6) : La valeur empirique du rayonnement solaire direct I (W/m²) et diffus


D (W/m²) pour le modèle Perrin de Brichambaut [23]
Conditions atmosphériques I(W/m²) D(W/m²)
zones industrials −2.23 D = 125 ∗ 0.45sin⁡(h)0.4⁡
I = 1260 exp ( )
4 sin(h + 1)
conditions normales −1.61 D = 125 ∗ 0.47sin⁡(h)0.4⁡
I = 1230 exp ( )
3.1 sin(h + 1)
Ciel clair −1.67 D = 125 ∗ 0.67sin⁡(h)0.4⁡
I = 1210 exp ( )
3.9 sin(h + 1)

1.9.2 Modéle de Capderou


Dans ce modèle, les rayonnements directs et diffus du ciel clair sont exprimés en fonction
des facteurs de turbidité de la liaison [24].

L'équation (1.18) donne le rayonnement direct dans un ciel clair [25].

9.4 sin(ℎ) −1
𝐼 = 𝐼0 𝐶𝑇 . 𝑒𝑥𝑝 [−𝑇𝐿 (0.9 + ) ] . sin(ℎ)⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.18)
𝑇1

Avec :

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Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

I0 : la constante solaire, qui est définie comme le flux d'énergie reçu par une unité de surface,
dans notre cas, la valeur qui a été choisie est de 1353 W/m² ;

CT : le coefficient de correction de la distance terre-soleil ;

TL : le facteur de trouble atmosphérique de Linke.

Le rayonnement diffus, Il peut être calculé par la formule suivante [23].

𝐷 = 𝐼0 𝐶𝑇 . exp(−1 + 1.06 log(sin(ℎ))) + 𝑎 − √𝑎2 + 𝑏 2 ). sin⁡(ℎ) (1.19)

Avec :
𝑎 = 1.1
{ (1.20)
𝑏 = log(𝑇𝐿 − 𝑇0 ) − 2.8 + 1.02. (1 − sin(ℎ))²

T0 : représente le trouble dû à l’absorption gazeuse.

Les sommes des deux composantes à savoir, le rayonnement solaire direct (faisceau) I et
diffus D expriment le rayonnement solaire global H sur une surface horizontale (β= 0), il est
exprimé par la formule suivante :
𝐻 =𝐼+𝐷 (1.21)
 Le facteur de trouble
Le rayonnement solaire peut être estimé par un modèle, qui utilise le facteur de turbidité du
lien global (T). Pour définir ce facteur, il existe plusieurs hypothèses qui nécessitent la
connaissance des paramètres climatiques.
le facteur de trouble atmosphérique de Linke peut être défini comme le nombre
d'atmosphères pures et sèches (sans aérosols ni vapeur d'eau, sans nuages) qui ne montrent
que l'absorption et la propagation par les gaz "fixes" de l'atmosphère qui doivent s'accumuler
pour la même raison que l’atténuation totale du rayonnement direct comme l'atmosphère
réelle, poussiéreuse et humide [26].
Ce facteur est donné dans les équations suivantes :
𝑇𝐿 = 𝑇0 + 𝑇1 + 𝑇2 (1.22)
Avec T0, T1, T2 sont donnés par les expressions suivantes.
𝑇0 = 2.4 − 0.9 sin(𝜃) + 0.1(2 + sin(𝜃))𝐴𝑡ℎ − 0.2. 𝑧 − (1.22 + 0.14⁡𝐴𝑡ℎ )(1 − sin(ℎ)) (1.23)
Avec, T1 : Indique Absorption par les gaz de l'atmosphère traduit (O2, CO2 et O3).
.𝑇1 = (0.89) 𝑧⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡ (1.24)
𝑇2 = (0.9 + 0.4𝐴𝑡ℎ )0.63𝑧 (1.25)

Page 20
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Le facteur sans dimension T2 représente la turbidité causée par les aérosols, où z est l'altitude
de l'emplacement mesuré avec l'unité mètre [26].
360
𝐴𝑡ℎ = sin⁡((365) . (𝑁 − 121) (1.26)

1.10 Vérification expérimentale des modèles


1.10.1 Procédure des mesures au niveau de laboratoire LAGE

Les données expérimentales qui ont été comparées dans cette étude ont été mesurées en
temps réel avec une petite station météo au laboratoire LAGE de l'université d’Ouargla. La
mesure commence à 08h10 et se termine à 17h00, tandis que les données d'irradiation solaire
globale ont été mesurées via un Pyranomètre de haute qualité (type 3.3). Les spécifications
techniques de cet appareil sont indiquées dans le tableau (1.7).
Tableau (1.7) : Caractéristiques techniques du Pyranomètre type 3.3.
Caractéristiques techniques Calibration de Pyranomètre
Plage de mesure 0~1300W/m2
Réponseentempérature - 20 °C +60 °C
Linéarité <1%
Gamme de longueurs d'onde (num) 380 nm -1100 nm
Erreurabsolue <10%
Courant de fonctionnement 4~20 mA
Tension de fonctionnement 9~30V DC

Ils sont fixés sur un plan d'horizon. D'autre part, celui-ci est connecté à un système central
d'enregistrement de données (BECKHOFF BX9000-00) ont servi à transistoriser et à
conditionner un appareil qui les mesure et les transmet à des fins de calcul électronique.
Programme Workbench (LabVIEW) utilisé pour contrôler et enregistrer des données, Lab.
VIEW affiche une information de données des cellules Excel.
Les données sont ensuite enregistrées chaque minute. Les mesures ont été effectuées par
quatre jours d'échantillonnage le 15 de chaque mois ; Avril, Mai, Octobre et Décembre.

Page 21
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Figure (1.10) : Le prototype expérimentale.

1.10.2 Validation de modèle

Les figures (1.11), (1.12) montrent la comparaison entre l'irradiation solaire globale
mesurée et calculée à l'aide de deux modèles ''PERRIN DE BRICHAMBAUT, Capderou ''
pour le 15 Avril et 15 Mai. Il ressort de cette courbe que l'irradiation solaire globale observée
atteint (989,63-1045,21) W/m² en milieu de journée et qu'il existe une bonne correspondance
entre l'irradiation solaire globale mesurée et calculée par le modèle Perrin de Brichambaut .
Ce résultat est cohérent avec celui obtenu par El Mghouchin et al [27], qui a estimé
l'irradiance solaire globale, et a trouvé que le modèle Perrin & Brichambaut est acceptable
pour estimer l'irradiance solaire globale sur un ciel clair et sur une surface horizontale.

Figure (1.11) :L'irradiation solaire globale en fonction du temps, le 15 Avril 2017.

Page 22
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Figure (1.12) :L'irradiation solaire globale en fonction du temps, le 15 Mai 2017.

Figure (1.13) :L'irradiation solaire globale en fonction du temps, le 15 Octobre 2017.

Page 23
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Le rayonnement solaire global mesuré et prédit à l'aide des deux modèles pour le 15
octobre 2017 est présenté dans (Fig.1.13). Il ressort de la courbe qu'il existe une bonne
correspondance entre le rayonnement solaire global mesuré et prévu pour Perrin &
Brichambaut, avec un pic de 770.30 W/m². Cependant, dans ces tracés on remarque que pour
ce site, en milieu de journée, les valeurs atteignent 775.66 W/m² alors que pour le modèle
Capderou les valeurs n'atteignent que 719 W/m² pour la même période de la journée.

Figure (1.14) : L'irradiation solaire globale en fonction du temps, le 15 Décembre 2017.


La figure (1.14) montre la comparaison entre le rayonnement solaire global mesuré et
prédit à l'aide des deux modèles pour le 15 Décembre. Il ressort clairement de la figure que le
rayonnement solaire global mesuré atteint 617.4 W/m².Le rayonnement solaire global prédit
pour Perrin & Brichambaut est tout à fait conforme aux données mesurées.

1.10.3 Analyse statistiques

La rigueur des modèles estimés sera évaluée par les tests statistiques [28-29], tels que le
coefficient de corrélation (CC), l'erreur quadratique moyenne (RMSE) et l'erreur moyenne en
pourcentage (MAPE). Ces tests sont généralement appliqués dans la comparaison des
modèles de rayonnement solaire. L'erreur quadratique moyenne renseigne sur la performance
des corrélations [30], ce qui permet de comparer les différences réelles entre les valeurs
estimées et celles mesurées, une faible RMSE est souhaitable.
Le coefficient de corrélation (CC) reflète la qualité du modèle ; plus le CC est proche de 1,
plus la qualité est meilleure et moins le CC atteignant zéro est la qualité du modèle [30]. Le

Page 24
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

MAPE positif montre une sur estimation tandis qu'une valeur négative indique une sous-
estimation, ce test qui pourrait être exprimé comme suit :
 Erreur quadrature moyenne
Le RMSE est toujours une valeur positive, une valeur nulle n’est pas le cas idéal. Cette
évolution renseigne sur les performances à court terme des modèles en permettant une
comparaison terme à terme de l'écart réel entre la valeur prédite et la valeur mesurée [30].
Cependant, une petite erreur importante dans la somme peut produire une augmentation
significative du RMSE :
∑𝑛
𝑖=1(𝐻𝑖𝑚 −𝐻𝑖𝑒 )²
𝑅𝑀𝑆𝐸 = √ (1.27)
𝑛
 Coefficient de corrélation

Le coefficient de corrélation, qui indique la force de la relation linéaire entre les grandeurs
prédites et mesurées, est calculé par :
∑𝑛 (𝐻
𝑖𝑚 𝑖𝑒 −𝐻 )²
𝐶𝐶 = ∑𝑖=1
𝑛 (𝐻 −𝐻̅̅̅̅̅)²
(1.28)
𝑖=1 𝑖𝑚 𝑚

 Erreur absolue moyenne en pourcentage

Le MAPE est un indicateur de précision dans lequel il exprime, généralement, la précision en


pourcentage.
𝐻𝑖𝑚 −𝐻𝑖𝑒
𝑀𝐴𝑃𝐸 = ∑𝑛𝑖=1 | | ∗ 100⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.29)
𝐻𝑖𝑚


n : indique le nombre d'observations.
Him ,Hie : avec les valeurs mesurées et prédites du rayonnement solaire global (W/m²).
̅̅̅̅̅
𝐻𝑚 : est le rayonnement global moyen mesuré.

Page 25
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Tableau (1.8) : Valeurs des tests statistiques, au 15 Avril, 15Mai, 15 Octobre et15 Décembre
2017 pour les deux modèles.
Jour Modèle CC RMSE (W/m²) MAPE(%)
15 Avril
2017

Perrin de Brichambaut 0.996 236.43 0.50


Capderou 0.995 266.82 0.56
15 Mai
2017

Perrin de Brichambaut 0.999 5.33 0.02


Capderou 0.997 107.53 0.4
Octobre
2017

Perrin de Brichambaut 0.999 24.06 0.06


15

Capderou 0.989 335.23 0.9


Décembre

Perrin de Brichambaut 0.995 71.39 0.6


2017
15

Capderou 0.986 124.42 1.04

Il convient de mentionner que MAPE et RMSE devraient être plus proches de zéro, si une
meilleure modélisation du rayonnement diffus et direct est requise. Le CC est compris entre 1
et -1. Ses valeurs autour de 1 ou -1 montrent une relation linéaire parfaite entre les valeurs
prédites et mesurées, alors qu'une valeur autour de zéro indique l'absence de relation linéaire.

Tableau (1.8) montre les valeurs des indicateurs statistiques (CC, RMSE et MAPE) le 15
avril 2017, pour Perrin & Brichambaut, Capderou. À ce jour, les valeurs moyennes
relativement plus élevées de RMSE ont été principalement observées pour le modèle de
Capderou, la valeur moyenne de RMSE étant de 266.82 W.m-2 et la valeur de CC étant de
0,995.
Tableau (1.8), représente des valeurs des tests statistiques (CC, RMSE et MAPE) au 15
mai 2017 pour les deux modèles précédents. À ce jour, les valeurs RMSE moyennes
relativement plus élevées ont été principalement observées pour le modèle Capderou, la
valeur RMSE moyenne étant de 107.53 W.m-2 et la valeur CC étant de 0,997, le MAPE atteint
également une valeur assez élevée (0.4 %), néanmoins, Perrin de Brichambaut donne un
ajustement presque exact aux données du rayonnement solaire global mesuré, où le CC atteint
0,999 et MAPE 0.02 %.
Évidemment, nous pouvons conclure que le modèle de Perrin & Brichambaut occupe le
premier rang dans la prédiction du rayonnement solaire global horaire sur une surface plane
selon les tests statistiques où le CC près de un (entre 0,995 et 0,999), RMSE (5.33–236.43 W

Page 26
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

/m²) et MAPE (0,02 % - 0.6 %). Ce modèle montre un potentiel élevé dans la prédiction de
l'irradiation solaire à Ouargla selon Gougui et al [31]. De ce fait, ce modèle sera utilisé dans
ce travail.
1.11 Energie solaire photovoltaïque

1.11.1 Historique et définition

En 1930, Hélio- électricité est apparue, qui est une transformation directe de l'énergie
solaire en énergie électrique au moyen de cellules d'oxyde de cuivre, puis de sélénium. En
1954, des cellules photoélectriques au sélénium ont été développées par les laboratoires de
Bell Compagnie Téléphone.Dans les années 1980, la technologie photovoltaïque a connu des
progrès constants, de nombreuses centrales électriques sont construites à partir de quelques
mégawatts.
L'énergie solaire photovoltaïque (PV) est la conversion directe de l'énergie des photons,
reçue du rayonnement lumineux (solaire ou autre) en énergie électrique. Pour cela, des
modules photovoltaïques constitués de cellules solaires constituées de matériaux sensibles aux
longueurs d'onde visibles sont utilisés pour réaliser cette transition énergétique.
Plusieurs cellules photoélectriques sont connectées en série / parallèle, formant un
générateur (G PV), qui a une caractéristique de tension de courant constant non linéaire I (V)
et présentant un point de puissance maximale (PPM).Cette caractéristique est liée à deux
facteurs principaux, le rayonnement et la température de la cellule.
1.11.2 Développement et Installations du photovoltaïques dans le monde
L'énergie photovoltaïque a connu un développement remarquable au cours des vingt
dernières années. Cela est dû à ses avantages qui ont suscité l'intérêt des pays
technologiquement avancés, qui ont conduit à une croissance du taux d'énergie solaire à une
valeur estimée de 35% par an depuis 1998.

Les pays européens sont les leaders sur les marchés de l'énergie solaire avec 97 GW de
capacité installée à la fin de 2015 : l'Allemagne pour 39.7 GW, soit 41 %), mais l'énergie
solaire n'est plus le monopole de l'Europe, car certains pays asiatiques ont montré un
développement remarquable dans le domaine de l'énergie solaire (à 96 GW), c'est ce qui fait
qu'elle occupe la première place dans un proche avenir [32].

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Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

OECD (Organization for Economic Cooperation and Development) a produit 354,5 TWh
d'électricité solaire PV en 2019, 12,0% de sa production totale d'électricité renouvelable. Les
cinq plus grands producteurs d'électricité solaire photovoltaïque de l'OECD étaient les États-
Unis avec 93,1 TWh, le Japon avec 74,1 TWh, l'Allemagne avec 47,5 TWh, l'Italie avec 23,7
TWh et l'Australie avec 14,8 TWh. Ensemble, ces cinq pays ont produit 71,0% de l'électricité
photovoltaïque de l'OECD[32].

Les pays avec la part la plus élevée de l'énergie solaire photovoltaïque dans leur production
d'électricité en 2019 sont le Luxembourg (10,9%), l'Italie (8,2%), la Grèce (8,1%),
l'Allemagne (7,8%) et le Canada (7,8%). Le Luxembourg importe la majeure partie de
l'électricité consommée dans le pays, ce qui conduit à une part de production solaire PV
supérieure à la moyenne. L'électricité provenant du solaire PV est passée de 88,7 GWh en
1990 à 354,6 TWh en 2019, atteignant un taux de croissance annuel de 34,5%, la plus rapide
de toutes les technologies d'électricité renouvelable [32].

Le taux de croissance a légèrement ralenti entre 2010 et 2019 (31,2%), le solaire


photovoltaïque passant de 30,7 TWh à 354,6 TWh. Les États-Unis, premier producteur parmi
les pays de l'OECD, ont augmenté leur production de 183 GWh en 2000 à 93,1 TWh en 2019,
reflétant un taux de croissance annuel moyen de 41,4% sur cette période [32].

Figure (I.15) : Le taux de croissance du solaire photovoltaïque entre (2000-2019) [32]

Page 28
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Depuis 1990, la production d'électricité de l'OECD à partir de sources d'énergie


renouvelables augmente à un rythme moyen de 2,8% par an, soit plus du double du taux de
production totale d'électricité (1,2%), reflétant la forte croissance des «nouveaux» produits
renouvelables, tels que solaire PV, éolien, déchets municipaux renouvelables et biogaz pour la
production d'électricité ces dernières années.

Dans l'OECD, la production hydroélectrique représente la plus grande part des sources
renouvelables dans la production d'électricité - mais elle a connu le taux de croissance moyen
le plus faible de toutes les sources d'électricité renouvelables de 1990 à 2019. L'éolien est
passé de 0,3% en 1990 à 28,3% de l'électricité renouvelable en 2019, un taux de croissance
annuel moyen de 20,4%, ce qui en fait la deuxième source renouvelable d'électricité[32].

La part de l'énergie solaire photovoltaïque dans la production d'électricité renouvelable de


l'OECD a connu un taux de croissance annuel moyen de 33,1% au cours de la même période.

Figure(I.16) : La production d’électricité à sources renouvelables en 2019[32]

Le taux de croissance annuel moyen de la production d'électricité renouvelable de 2010 à


2019 était de 4,9%. Cela a été fortement influencé par les taux de croissance élevés du solaire
PV (31,2%), du solaire thermique (22,6%) et de l'éolien (13,4%). Les taux de croissance
restants étaient la marée (7,5%), les biogaz (6,7%), les biocarburants liquides (3,9%), les
biocarburants solides (3,2%), la géothermie (2,9%), déchets municipaux renouvelables (1,4%)
et hydro (0,3%). La croissance de la production d'électricité à partir de nouvelles énergies
renouvelables a été de 14,9% pour cette période[32].

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Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Figure (1.17) : La croissance moyenne annuelle de la production d'électricité entre 1990 et


2019 dans les pays de l'OECD [32].

1.12 Développement des énergies renouvelables en Algérie

L'Algérie à lancer un projet de développement des énergies renouvelables, le


gouvernement algérien ayant misé sur la stratégie du développement des ressources
énergétiques inépuisables comme l'énergie solaire, et ceci dans le but de diversifier les
sources d'énergie et rechercher des solutions réalisables aux problèmes causés par les énergies
fossiles.

Le programme d'énergie verte en Algérie consiste à installer une source d'énergie


renouvelable estimée à 22 000 mégawatts à l'horizon 2030, et ceci au niveau du marché local.
Le gouvernement aspire également à exporter de l'énergie si les conditions du marché le
permettent [33-34].

22000 MW répartis selon le diagramme de la figure suivante :

Page 30
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Figure (1.18) : Objectifs du programme algérien des énergies renouvelables.

1.13 Cellules photovoltaïques


Une cellule photovoltaïque est un dispositif qui convertit l'énergie solaire en énergie
électrique. Cette conversion dépend des étapes de base suivantes :
 Capture de photons (absorption de photons avec une énergie supérieure à l'énergie du
gap)
 Conversion de l'énergie photonique en énergie électrique en créant des paires
d'électrons / trous dans le matériau semi-conducteur.
Il s'agit d'une méthode de génération d'énergie électrique en convertissant le rayonnement
solaire en électricité directe à l'aide de semi-conducteurs porteurs d'un effet photovoltaïque.
Le photovoltaïque utilise des panneaux solaires, qui sont constitués d'un certain nombre de
cellules solaires contenant des matériaux photovoltaïques.
Les matériaux photovoltaïques utilisés pour former les cellules photovoltaïques
comprennent le silicium monocristallin, le silicium poly -cristallin, le silicium amorphe, le
tellurure de cadmium, le séléniure d'indium, le sulfure de gallium. La taille de chaque cellule
est de quelques centimètres carrés.

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Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.13.1 Principe de fonctionnement des cellules photovoltaïques

En 1839, le physicien français BECQUEREL découvre l'effet photoélectrique, l'effet


photoélectrique consiste à convertir l'énergie lumineuse des rayons solaires (photon)
directement en électricité (Volt), Cela se fait en produisant et en transportant dans un matériau
semi-conducteur des charges électriques positives et négatives sous l'influence de la lumière.
Ce matériau est constitué de deux couches, l'une d'elles a un excès d'électrons et ce type est
appelé (dopée de type N) et l'autre à un déficit d'électrons et il est appelé (dopée de type P).
Initialement, la charge de la zone dopée N est positive, tandis que la zone dopée P est
chargée négativement donc, Il se crée un champ électrique entre elles qui tend à repousser les
électrons dans la zone N et les trous vers la zone P.
On obtient ainsi une jonction (fig.1.19), lorsque cette jonction est exposée à la lumière
(flux lumineux),
 Si cette énergie égale ou supérieure à la bande passante interdite (l’énergie de gap)
transfère leur énergie aux atomes, chacun faisant passer un électron de la bande de
valence à la bande de conduction et laissant également un trou capable de se déplacer,
générant ainsi une paire : électron - trou.
 Si les photons ont beaucoup plus d'énergie que (Eg), ils passent de la bande de valence
à un niveau instable de la bande de conduction. L'énergie excédentaire serait transférée
sous forme de photons de grille cristalline, puis perdrait en chaleur et l'électron
prendrait un niveau constant dans la bande de conduction.
 Si les photons ont moins d'énergie que (Eg), alors ils ne seront pas absorbés et leurs
énergies ne contribueront pas à la conversion photovoltaïque.

Figure (1.19) : Coupe transversale d’une cellule PV typique [35].

Page 32
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.13.2 Types de cellules photovoltaïques


Il existe de nombreux types de photovoltaïque. Chaque type se distingue par son efficacité
et son coût. Quel que soit le type, le rendement est encore très faible : entre 8 et 23% de
l'énergie que reçoivent les cellules. Il existe actuellement trois principaux types de cellules :

A. Cellules monocristallines

La première génération de cellules solaires est caractérisée par des cellules


monocristallines, qui sont une masse de silicium cristallisant en un monocristal avec une
épaisseur de substrat supérieure à 100 µm (figure 1.20). Le processus de fabrication de cette
génération de cellules nécessite beaucoup de temps et d'énergie, et c'est le plus coûteux. Ce
procédé se fait en faisant fondre le silicium brut et en formant une bande qui est ensuite
découpée en puces, ces dernières subissent plusieurs traitements (traitement de surface à
l'acide, dopage et création d'une jonction PN, dépôt d'une couche antireflet, synthèse de
complexes), de sorte que. Les cellules deviennent rondes ou semi-carrée avec une couleur
uniforme et son rendement est de 15% à 20%. Cette technologie est considérée comme plus
raffinée et mature. Sa production mondiale a atteint environ 84 % du marché PV.

Figure (1.20) : Cellules monocristallines.


B. Cellules poly cristallines
Cette génération de cellules est constituée d'une masse de silicium poly-cristallin de
plusieurs nuances de couleur ou des matériaux de composés II-VI comme (GaAs), (CdTe),
(CuInSe2), (TiO2) (fig.1.21). Quant à son coût de production, il est considéré comme moins
cher que les cellules monocristallines, et son efficacité atteint 11% à 15%.
Cette génération de cellules s'est fait sentir sur le marché du photovoltaïque grâce à sa
capacité à générer des gains de productivité.

Page 33
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Pour fabriquer cette génération de cellules, nous avons besoin de 2 à 3 fois moins d'énergie
que la première génération (monocristalline) et elle produit également une petite quantité de
déchets de coupe. Cette caractéristique la rend plus attractive que la première génération.

Figure (1.21) : Cellules poly cristallines.

C. Cellules amorphes

Cette génération de cellules est constituée de très fines couches de silicium situées sur du
plastique souple, du verre ou du métal. Le coût de réalisation de cette génération est faible,
mais son efficacité ne dépasse pas 8%.l'avantage de cette génération c’est qu’elle est
fonctionnée sous éclairement faible ou diffus, Elle est également moins chère que les autres
technologies. Mais son efficacité ne dépasse pas 8%.
Malgré le faible rendement de ces panneaux par rapport à la technologie de première et
deuxième génération, des panneaux de grande surface et à faible coût peuvent être produits en
utilisant un peu de silicone brut.

Figure (1.22) : Cellules amorphes.

Page 34
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.13.3 Regroupement des Cellules photovoltaïques.

1.13.3.1 Association en série


Pour augmenter la tension pour le même courant, les cellules sont connectées en série tout
en les connectant en parallèle conduit à une augmentation du courant tout en maintenant la
tension et ceci afin d'obtenir la puissance maximale sous l'effet température et éclairement.
Le raccordement de la cellule à une série augmente la tension (figure 1.23), et permet ainsi
d’accroître la puissance de l’ensemble, le photovoltaïque de première génération est réalisé en
ajoutant 36 cellules en série (ns) (𝑉𝑐o,ns=0,6×36=21,6𝑉) pour obtenir une tension optimale du
panneau 𝑉𝑜pt proche de celle d’une tension de batterie de 12V [36].

Figure (1.23) : Caractéristiques résultantes d’un groupement de Ns cellules en série[35].

Pour obtenir un panneau photoélectrique, des diodes de protection sont ajoutées, dont l'une
est connectée en série pour éviter les courants de retour, tandis que la seconde qui intervient
en cas de déséquilibre d’un ensemble de cellules est connectée en parallèle (dite diode by-
pass) voir la figure (1.24).

Figure (1.24) : Cellules Photovoltaïque connecté en série.

Page 35
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Dans le module photovoltaïque, pour augmenter la tension, les cellules 𝑛𝑠 sont connectées
en série, Cela se fait en faisant passer le même courant à travers toutes les cellules et la
caractéristique résultant du montage en série est obtenue en ajoutant les tensions élémentaires
à chaque cellule.
Ce système d’association est généralement le plus communément utilisé pour les modules
photovoltaïques du commerce. Comme la surface des cellules devient de plus en plus
importante, le courant produit par une seule cellule augmente régulièrement au fur et à mesure
de l’évolution technologique alors que sa tension reste toujours très faible.
La figure (1.25) représente un module PV qui est constitué d’un groupe de cellules
connectées en série pour avoir une tension plus ou moins élevée.

Figure (1.25) : Module PV constitué d’un groupe des cellules connectés en série.

1.13.3.2 Association en parallèle


D'autre part, la connexion des cellules (np) en parallèle permet d'augmenter le courant de
sortie du générateur. Dans une matrice de cellules symétriques connectées en parallèle, les
cellules sont soumises à la même tension et la caractéristique résultante de la matrice est
obtenue en additionnant les courants (Fig.1.26).Les caractéristiques électriques d’une
association parallèle de Np cellules peuvent être résumées par la relation suivante [36] :

𝐼𝑃𝐶𝐶 = 𝑁𝑃 . 𝐼𝐶𝐶 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.30)

Page 36
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Figure (1.26) : Caractéristiques résultantes d’un groupement de Np cellules en


parallèle[35].

Les deux types de regroupement peuvent être utilisés pour obtenir les valeurs souhaitées de
tension et de courant.
1.13.4 Constitution du module photovoltaïque
Une seule cellule photovoltaïque produit moins de 2 watts à 0,5 V, donc afin d'augmenter
la puissance de sortie, plusieurs cellules sont assemblées en série pour former un module PV,
et ces modules sont raccordés entre eux (série et/ou parallèle) pour former des panneaux
photovoltaïques.

 Pour le câblage des cellules photovoltaïques : Les cellules sont fixées les unes aux
autres par une bande métallique fine (cuivre étamé), du contact en face avant (-) au
contact en face arrière (+).
 Ces cellules sont enfermées sous vide entre deux membranes thermoplastiques
transparentes (EVA : Ethylène Acétate de Vinyle).
 Souvent, ces cellules sont enfermées dans un cadre en aluminium avec un joint
circonférentiel pour permettre la dilatation.
 Le verre à l'avant permet de protéger mécaniquement les cellules et laisse passer la
lumière du soleil.

Page 37
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Bande métallique Cellule

Figure (1.27) : Bande métallique d’une cellule.


Généralement, Le module photovoltaïque est un circuit composé de 36 cellules connectées
en série, recouvertes de verre et de plastique, et ceci pour le protéger de l'humidité .Il est
également pourvu d'un cadre et d'un coffret de jonction électrique.
Donc, pour les cellules série, qui forment elles-mêmes des branches en parallèle, la
puissance disponible en sortie du générateur PV est fournie par la relation suivante :
𝑃𝑃𝑉 = 𝑉𝑃𝑉 . 𝑛𝑠 ⁡. 𝐼𝑃𝑉 . 𝑛𝑝 (1.31)
Avec ,PPV : la puissance disponible en sortie du GPV ;
VPV: la tension à la sortie du GPV ;
IPV: le courant de sortie du GPV.
1.13.5 Panneaux photovoltaïques

Les panneaux photovoltaïques sont un groupe de modules photovoltaïques interconnectées


entre eux (série et / ou parallèle), installés sur une ossature métallique qui leur permet d'être
fixés à un angle spécifique.Le nombre de module du générateur photovoltaïque est déterminé
selon la puissance requise, en tenant compte des conditions climatiques (température –
éclairement).
Généralement, le champ photovoltaïque est constitué de plusieurs modules connectés en
série, et ça s'appelle un string. Ces strings sont connectés en parallèle.
Des diodes en série sont installées dans chaque branche (une diode anti-retour) afin
d'empêcher qu'une branche de cellules connectées en série reçoive de l'énergie d’autres strings
connectés en parallèle (figure 1.28) [36-37].

Page 38
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Figure(1.28) : Champ photovoltaïque composé de Nst strings en parallèle.


Si vous souhaitez obtenir un générateur PV avec un courant de sortie plus élevé, vous
pouvez, soit utiliser des cellules PV avec une grande surface et un meilleur rendement, soit
combiner plusieurs modules PV avec des caractéristiques similaires en même temps.

Pour qu'un générateur PV fonctionne de manière optimale, toutes les cellules (𝑛𝑠, 𝑛𝑝)
doivent se comporter de la même manière. Pour se faire, il doit provenir de la même
technologie, du même lot de production, et doit subir aux mêmes conditions de
fonctionnement (l'éclairement, température, vieillissement et inclinaison).

La puissance du générateur photovoltaïque serait idéale si chaque cellule fonctionnait à sa


puissance maximale indiquée P max. Cette puissance est la caractéristique P (V) maximale du
générateur et correspond à la tension de sortie optimale Vopt et du courant optimal noté
(Iopt).

Cette caractéristique dépend fortement de l'éclairement auquel le générateur est exposé et


de sa température.

1.14 Générateur PV

Le générateur photovoltaïque est constitué de nombreuses cellules connectées les unes aux
autres en série ou/et en parallèle, ces cellules fonctionnent pour convertir la lumière (photon)
en électricité sous l'influence de conditions standard(E=1000 w/m², T=25°C, AM =1.5).
Puissance maximale produite par les cellules silicium dans 150mm² atteint environ 2.3 Wc
sous tension 0.5 V. Le reste de l'énergie est faible et insuffisant pour la plupart des
applications, il faut donc connecter de nombreuses cellules pour obtenir un générateur
photovoltaïque capable de produire de l'énergie conditionnée au besoin d’utilisation.
Page 39
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.14.1 Modèle d’une cellule solaire PV

Une cellule photovoltaïque peut être modélisée par l'équation qui définit le comportement
constant d'une jonction PN dans une diode classique. Dans cette équation, le courant de court-
circuit et les différentes résistances qui représentent les pertes dues aux connexions sont prises
en compte. La figure ci-dessous montre le schéma électrique équivalent d'une vraie cellule
PV.

Figure (1.29) : Schéma équivalent de cellule PV[18].

En statistique, le comportement de la cellule photovoltaïque constituée d'une jonction PN


à base de silicium peut être décrit par l'équation suivante :
𝐼 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼𝑑 − 𝐼𝑝 (1.32)

Avec,
I : le courant fourni par cellule.
Iph : le photo-courant dépendant de l’éclairement (G)
Id : Le courant traversant la diode, est donné par relation suivante.

𝑉+𝐼.𝑅𝑠
𝐼𝑑 = 𝐼0 [exp ( ) − 1] (1.33)
𝑛𝑉𝑇
Ip : Le courant dérivé par la résistance parallèle, est donnée par l’équation suivante.
𝑉+𝐼.𝑅𝑠
𝐼𝑃 = (1.34)
𝑅𝑝
Où :
I0: Le courant de saturation inverse d’une diode.
𝐾𝑇
VT: La tension thermique. 𝑣𝑇 = .
𝑒

e : charge d’électron (1.602*10-19 C).


K: constante de Boltzmann (1.381*10-23 J/K)
Rp : résistance parallèle.
Rs : résistance série.
n: Facture de non idéalité de la jonction comprise entre 1 et 5 dans la pratique.

Page 40
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

T: La température effective de la cellule en kelvin.


L'équation reliant le courant délivré par un module PV constituée par la mise en série de
Ns cellules et la tension à ses bornes est donnée par l'équation (1.35) (appliquant la loi de
Kirchhoff) [38].

V+Rs I
I = Iph − I0 [exp ( vth
)− 1] − (V + R s I)/R p (1.35)

1.14.2 Paramètres de cellules photovoltaïques

Par les paramètres de cellules photovoltaïques (Icc, Vco, Im,Vm,FF), il est possible de
comparer différentes cellules éclairées dans des conditions identiques. Ces paramètres sont
principalement extraits de caractéristiques courant-tension.

A. Courant de court-circuit(ICC )

Le courant de court-circuit Icc est la valeur du courant lorsque la tension aux bornes de la
cellule est nulle (V=0). Il croît linéairement avec l’intensité d’éclairement de la cellule et
dépend de la surface éclairée, de la longueur d’onde du rayonnement, de la mobilité des
porteurs et de la température. D’où, en annulant la tension V dans l’équation (1.31), on obtient
[39]:

𝐼 𝑅 𝐼𝐶𝐶⁡⁡ 𝑅𝑆
𝐼𝑐𝑐 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼𝑠 (exp ( 𝐶𝐶⁡⁡ 𝑆
) − 1) − (1.36)
𝑛𝑉 𝑡ℎ 𝑅𝑝

Pour la plupart des cellules solaires (dont la résistance série est très faible), donc on peut
𝐼 𝑅
négliger la partie : 𝐼𝑠 (exp ( 𝐶𝐶⁡⁡ 𝑆
) − 1)⁡, la relation courant de court-circuit est alors :
𝑛𝑉 𝑡ℎ

𝐼𝐶𝐶⁡⁡ 𝑅𝑆
𝐼𝑐𝑐 ≈ (1.37)
𝑅𝑝

B. La tension en circuit ouvert (Vco)

C’est la tension mesurée aux bornes de la cellule et pour laquelle le courant débité par la
cellule solaire est nul, elle est donnée par l’équation suivante[40]:

Iph
Vco = nVth log (1 + )⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.38)
Is

C. Le point du fonctionnement Pm (Vm, Im)

La puissance maximale est très importante pour évaluer la performance d’une cellule
photovoltaïque éclairée. Sa grandeur est donnée par l'équation suivante :

Page 41
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

𝑃𝑚 = 𝐼𝑚 × 𝑉𝑚 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.39)

Le point de fonctionnement Pm (Vm, Im) qui est situé au coude de la caractéristique I-V, avec
les valeurs de tension et courant maximum.

Figure (1.30) : Le point du fonctionnement Pm, La tension en circuit ouvert, Courant de


court-circuit(ICC).

D. Fqcteur de forme FF

Le facteur de forme est le rapport entre la puissance maximale et le produit (Icc×Vco), Ce


paramètre compris entre 0 et 1 [12], on l’exprime en %. Est donné par la relation (1.40) :

𝑃𝑚 𝐼 ×𝑉
𝐹𝐹 = 𝐼 = 𝐼𝑚×𝑉𝑚 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.40)
𝑐𝑐 ×𝑉𝑐𝑜 𝑐𝑐 𝑐𝑜

Généralement le facteur de forme prend des valeurs entre 0.6 et 0.85.

E. Rendement 

Rendement des cellules photovoltaïques peut être défini comme la proportion d'énergie de
sortie acquise à partir de la cellule photovoltaïque divisée par rapport à l'énergie reçue du
soleil [41]. Il peut également prendre le rendement du module PV par la relation suivante.

𝑚 𝑃 ⁡
𝜂 = 𝑆×𝐸 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.41)

Page 42
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Avec S est la surface de la cellule (m²) et E est l’éclairement (W/m²).

Ou d’après l’équation (1.40) :𝑃𝑚 = 𝐹𝐹 × 𝐼𝑐𝑐 × 𝑉𝑐𝑜

𝐹𝐹×𝐼𝑐𝑐 ×𝑉𝑐𝑜
𝜂= (1.42)
𝑆×𝐸

F. Résistance série (Rs)

Rs est une résistance série liée à la résistivité volumique et à l’impédance des électrodes et
des matériaux. La pente de la courbe courant-tension au point Voc représente l’inverse de la
résistance série (1/Rs) [14]. Elle peut être donnée par la relation suivante :

𝑑𝐼 𝑛𝑉𝑇
𝑅𝑠 = − 𝑑𝑣 − 𝑉+𝐼𝑅𝑠 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.43)
𝐼0 exp( )
𝑛𝑉𝑇

𝑑𝐼 𝑛𝑉𝑇
𝑅𝑠 = − 𝑑𝑣 |𝑣𝑐𝑜 − 𝑣 +𝐼𝑅𝑠 ⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.44)
𝐼0 exp( 𝑐𝑜 )
𝑛𝑉𝑇

Figure (1.31 ) :Caractéristiques I–V du GPV pour différentes valeurs de Rs.


G. Résistance shunt (Rsh)

Rsh est une résistance shunt liée aux effets de bord et aux recombinaisons volumiques. La
pente de la courbe courant-tension au point Icc représente l’inverse de la résistance shunt

Page 43
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

(1/Rsh).En général, la valeur de Rsh est plus grande que Rs d’au moins un ordre de grandeur.
Pour minimiser les pertes, il faut diminuer Rs et augmenter Rsh. Le cas idéal est représenté par
Rsh égale à l’infini et Rs égale à zéro [42].

1.15 Caractéristiques courant - tension d’un panneau photovoltaïque

Il est difficile de donner un caractère source du courant ou de tension à un panneau


photovoltaïque sur toute l’étendue de la caractéristique courant tension. Le panneau
photovoltaïque est donc à considérer comme une source de puissance. On s’aperçoit alors de
l’existence d’un point Pm où la puissance se trouve être maximale. Il est sans aucun doute
intéressant de se placer sur ce point pour tirer le maximum d’énergie et ainsi exploiter au
mieux la puissance crête installée. Certains régulateurs solaires réalisent donc une adaptation
d’impédance pour qu’à chaque instant on se trouve proche de ce point de puissance maximale
(Maximum Power Point Tracking (MPPT)) [3].

1.16 Modélisation d’un module photovoltaïque

Plusieurs modèles mathématiques sont utilisés pour simuler le fonctionnement d’un


module photovoltaïque. Ces modèles se différencient par la méthode de calcul et le nombre
des paramètres intervenants dans la caractéristique courant - tension.
Nous avons choisi un modèle simple nécessitant que les paramètres donnés par le
fabriquant. Programme ‘MATLAB’ peut être trouvée sur l’annexe (B). La caractéristique I-V
de ce modèle est présentée ci-dessous [43]

V+R I
I = Iph − I0 [exp ( 𝑛V s ) − 1] − (V + R s I)/R p (1.45)
th

Le photo-courant dépendant de la lumière, ce courant correspond également au courant de


court- circuit :

𝐺
Iph = 𝐼𝑠𝑐,𝑟𝑒𝑓 [1 + 𝛾 ∗ (𝑇𝑐 − 𝑇𝑐,𝑟𝑒𝑓 )]⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.46)
𝐺𝑟𝑒𝑓

Avec,

-I0, saturation inverse de la diode ;

-Vth, tension thermique ;

-q, charge d’électron (1.60217646 × 10 –19 C) ;

-K,constante de Boltzmann (1.3806503 × 10 –23J/K);

Page 44
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

-Tc, température des cellules ;

-n, facteur d'idéalité ;

-I=courant de module (A) ; V= Tension de module (V).

-Isc,ref,le courant de court-circuit à l'état standard (T=25°C,G=1000W/m²);

-G,irradiation (W/m²);

-Gref ,irradiation à température de référence(1000 W/m²);

-γ,Coefficient de température des cellules ;

-Tc,ref,température des cellules aux conditions standard (25°C).

- Tc est lié à la température ambiante moyenne du mois Ta ,Tc donnée par l'équation suivante
(1.47).

𝑁𝑂𝐶𝑇−20
𝑇𝑐 = 𝑇𝑎 + ( ) ∗ 𝐺⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.47)
800

Où :

-Ta, température ambiante (°C);

-NOCT, température nominale de l’opération de la cellule (°C);et dépendent du type de


module PV considéré.

Le courant de saturation inverse d'une diode est donné par l'équation (I.44)

3
𝑇𝑐 𝑔 𝐸 ∗𝑞 1 1
I0 = 𝐼0,𝑟𝑒𝑓 (𝑇 ) exp [( 𝑛∗𝐾 ) ∗ (𝑇 − 𝑇 )] (1.48)
𝑐,𝑟𝑒𝑓 𝑐,𝑟𝑒𝑓 𝑐

Avec :
I0,ref, Le courant de saturation à la condition standard.

Si l’on suppose que la résistance parallèle est infinie (Rp=∞), l’équation (I.44) devienne :

V+R I
I = 𝐼𝑠𝑐 − I0 [exp ( 𝑛V s ) − 1]⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.49)
th

Pour résoudre l’équation de caractéristique courant tension (non linéaire), on utilise la


méthode de Newton-Raphson décrite par :

Page 45
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

𝑓(𝑥 )
𝑥𝑛+1 = 𝑥𝑛 − 𝑓′(𝑥𝑛 )⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡⁡(1.50)
𝑛

Avec :
ƒ'(𝑥𝑛) : Le dérivé de la fonction ƒ(𝑥𝑛),
𝑥𝑛 : La présente itération,
𝑥𝑛+1 : L’itération suivante.
Ainsi, on réécrit l’équation (I.49) sous la forme suivante :
V+R I
f(I) = 𝐼𝑠𝑐 − I − I0 [exp ( 𝑛V s ) − 1] = 0 (1.51)
th

Donc en remplaçant dans l’équation (I.50) on calcule le courant (I) par les itérations [18]:

V+𝐼𝑛 Rs
𝐼𝑠𝑐 −𝐼𝑛 −𝐼0 [exp( )−1]
𝑛VT
𝐼𝑛+1 = 𝐼𝑛 − 𝑅 V+𝐼𝑛 Rs (1.52)
−1−𝐼0 .( 𝑠 ).[exp( )]
𝑛𝑉𝑇 𝑛VT

Pour généraliser notre calcul pour différents éclairements et températures, nous utilisons le
modèle qui déplace la courbe de référence à de nouveaux emplacements.

3/𝑛
𝑇 −𝑞𝐸𝑔 1 1
𝐼0 = 𝐼0 (𝑇𝑟𝑒𝑓 ). (𝑇 ) . [exp ( ) . (𝑇 − 𝑇 )] (1.53)
𝑟𝑒𝑓 𝑛𝑘 𝑟𝑒𝑓

Le constructeur des panneaux photovoltaïques fournit les paramètres du panneau (Icc ,Voc ,
Pm) sous les conditions standard de fonctionnement (l’éclairement de 1000W/m² et une
température de 25°C, AM 1.5)
Figure (1.32) donne les caractéristiques I(V) et P(V) pour les conditions climatiques
standard (E =1000 W/m²,T =25 °C), se divise en trois parties :
 La zone (I) où la cellule se comporte comme un générateur de courant Icc
proportionnel à l’éclairement ;
 La zone (II) où la cellule se comporte comme un générateur de tension Vco ;
 La zone (III) où l’impédance interne du générateur varie rapidement. [12]

Page 46
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Figure(1.32) : Caractéristique I-V et P-V d’une cellule photovoltaïque.

1.17 Effet de l’éclairement et de la température sur la caractéristique I-V

Dans notre expérience, pour vérifier l’influence de différentes valeurs de température et de


l’éclairement sur le module PV. Nous avons utilisé un module PV qui est installé sur le toit
du laboratoire électrique de l'université d’Ouargla face au sud et fixé en position horizontale.
Un kit de capteur, qui comprend le Pyranomètre de type 3.3 monté dans le plan du module est
utilisé pour mesurer l'irradiance incidente, et des thermocouples de type K sont insérés à
différents points de l'unité solaire. Le premier thermocouple a mesuré la température
extérieure qui est placé à l'ombre du module, d'autre part, le second fixé sur la feuille arrière
du panneau pour mesurer sa température.

Au cours des expériences, la température extérieure, la température du panneau et le


rayonnement solaire global sont pris comme données d'entrée pour l'unité de gestion de
l'alimentation. Les données mesurées sont traitées au moyen de la carte d'acquisition de
données du PMU qui utilise l'interface utilisateur graphique Lab VIEW que les données
enregistrées prennent la forme d'un fichier texte pouvant être lu par une feuille de calcul
Microsoft Excel dans l'ordinateur. Le type de technologie de panneau photovoltaïque dans la
journée expérimentale est le polycristallin (multi-Si) NeMo®54 P, la catégorie du panneau
PV utilisé et ses données de performance sont présentées dans le tableau (1.9), (la fiche
technique de ce panneau PV est donnée dans l’annexe (C)).

Page 47
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Tableau (1.9) : Caractéristique du module solaire (type polycrystallineNeMo54P)

Specification
STC NOCT
Puissance de sortie maximale 220 W 155W
Tension nominal 24V
Tension en circuit ouvert 33.77V
Tension auMPP 27.54V 23.40V
Courant au MPP 8.08A 6.62A
Courant de court-circuit 8.62A 7.02A
Size 990×1480×38(mm)
Coefficient de température du courant de court-circuit 0,05% K
Coefficient de température de tension ouverte -032% K

La figure(1.33) montre la caractéristique courant-tension d’un module photovoltaïque. Ces


valeurs expérimentales ont été trouvées sous l’influence de différentes valeurs de température
et d’éclairement.

La température et l’éclairement ont un effet sur la caractéristique I-V de la cellule


photovoltaïque en termes de valeurs (Icc,Vco, Im et Vm), mais la forme générale reste la même.

Figure (1.33) : Caractéristiques I–V du module PV pour différentes valeurs de température et


l’éclairement (type Polycrystalline NeMo 54P)

Page 48
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

1.17.1 Influence de la température

La température est un facteur très important pour influencer sur la caractéristique de la


cellule photovoltaïque. Les caractéristiques électriques d’une cellule PV dépendent de la
température de jonction au niveau de la surface exposée. La Figure I.34 donne l’allure
générale des caractéristiques électriques d’un module photovoltaïque pour différentes valeurs
de température et un éclairement constant(E=1000 W/m²).

Nous remarquons sur la figure que lorsque la température augmente, elle provoque
l’augmentation du courant de court-circuit(Icc) .en même temps On observe une diminution de
tension de circuit ouvert.

La figure (1.34) montre que lorsque la caractéristique température augmente plus la


puissance du panneau diminue, et cela se traduit par la diminution de la tension à ces bornes.
Donc la température influe négativement sur la tension du circuit ouvert (Vco).

T=25 °C
T=30 °C
8
T=40 °C
T=45 °C
T=50 °C

6
courant(A)

0
0 5 10 15 20 25 30 35

tension (V)

Page 49
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

250
T=25°C
T=30°C
T=40°C
T=45°C
200 T=50°C

150
Puissance (W)

100

50

0
0 5 10 15 20 25 30 35
tension(V)

Figure (1.34): Caractéristique I-V et P-V pour diffèrent valeurs de température et éclairement
constant(E=1000 W/m²).

1.17.2 Influence de l’éclairement

Figure (1.35) illustre les caractéristiques (I-V) pour différents niveaux de l’éclairement, à
une température constante (T=25°C). On remarque que pour différents niveaux d’éclairement,
le courant optimal subit une variation importante, par contre, la tension du circuit ouvert varie
légèrement,

Page 50
Chapitre 01 Rayonnement solaire et énergie photovoltaïque

Figure (1.35 ) : Caractéristique I-V et P-V pour diffèrent niveaux de l’éclairement, à une
température constante (T=25°C).

1.18 Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons présenté les différents concepts entrant dans la conception
énergétique : le solaire photovoltaïque, y compris tous les éléments constitutifs des systèmes
photovoltaïques, ainsi que les principes de leur fonctionnement.
Selon notre thèse, il semble que l'énergie renouvelable la plus intéressante du point de
vue des caractéristiques énergétiques en Algérie soit le solaire PV. Cette énergie est largement
disponible avec un énorme potentiel qui améliore son utilisation pour l'approvisionnement
énergétique, en particulier les sites isolés dans les différentes régions de l’Algérie.

Page 51
Références de 1er chapitre

[1] C. Alain Roulet,’’ Thermique du Bâtiment - Tout le confort avec peu d'énergie, Polycopié Section Génie
Civil 4ème année’’, cours, institut de technique du bâtiment, laboratoire d'énergie solaire et de physique
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[5] Ministère de l'énergie, ‘’Synthèse des réalisations fournies par la structure en charge des énergies
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[35] https://energieplus-lesite.be/theories/photovoltaique6/caracteristiques-electriques-des-cellules-et-des-
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Energy System Using HOMER: A Case Study’’, International Journal of Ambient Energy,
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[44] https://coursgeologie.com/coordonnees-geographiques-209/

Page 53
Chapitre 02 :
Généralités sur l’énergie
éolienne
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

2.1 Introduction
L’énergie éolienne est considérée comme une source d’énergie écologique et plus rentable
renouvelable, durable. De plus, l'énergie éolienne ne consomme pas d’eau qui la rend plus
attrayante que les centrales thermiques qui nécessitent un usage intensif d'eau douce pour le
refroidissement, en particulier dans les zones chaudes ou arides.

Au niveau de notre pays, l’Algérie dispose d'une diversité des sources d'énergies
renouvelables (solaire, éolienne) et cela dans une superficie de 2 381 741 km². L’état algérien
a achevé plusieurs projets liés à l'énergie éolienne, par exemple à la wilaya d’Adrar, elle a
créé une grande station d’un parc éolien [1]. Pour découvrir le potentiel d'énergie éolienne et
les possibilités d'installer d'autres stations.

Ce chapitre est consacré à des rappels sur les systèmes éoliens à travers les concepts
physiques régissant leur fonctionnement. Ces rappels sont suivis par une définition de
l’énergie éolienne de manière générale, puis la formation des vents et leurs différents types, le
principe de fonctionnement de l’éolien et les différentes technologies qui sont utilisées pour
capter l'énergie du vent (capteur à axe vertical ou à axe horizontal), ainsi que l’atlas éolien
d’Algérie.

2.2 Energie éolienne


La ressource éolienne provient du mouvement des masses d'air qui est indirectement dû
aux rayons du soleil sur le sol. Comme certaines régions de la planète se réchauffent et se
refroidissent dans d'autres, une différence de pression apparaît et les masses d'air se déplacent
constamment. Depuis l'Antiquité, l'énergie éolienne a été utilisée pour propulser des navires
puis des moulins à blé et des installations de pompage d'eau. Les premières utilisations
connues de l'énergie éolienne remontent à environ 2000ans avant J.-C environ. Hammourabi
Fondateur du pouvoir de Babylone avait conçu tout un projet d'irrigation de la Mésopotamie à
l'aide de l'énergie éolienne. La première description écrite de l'utilisation des moulins à vent
en Inde remonte à environ 400 J.-C environ.

En Europe, les premiers moulins à vent sont apparus au début du Moyen Âge. Ils étaient
utilisés au début pour moudre le grain, d'où le nom de «moulins», tel qu'il était utilisé aux
Pays-Bas pour drainer les lacs ou les terres inondées. Depuis le XIVe siècle, les moulins à
vent sont visibles dans toute l'Europe et sont devenus la principale source d'énergie. Ce n'est
qu'en Hollande et au Danemark, au milieu du XIXe siècle, que le nombre d'éoliennes est

Page 54
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

estimé à plus de 30 000 respectivement et dans toute l'Europe à 200 000. Avec l'arrivée de la
machine à vapeur, les moulins à vent commencent à disparaître graduellement [4].

L'arrivée de l'électricité donne à Paul La Courne l'idée en 1891 d'associer une éolienne à
un générateur. Ainsi, l'énergie éolienne peut être «redécouverte» et réutilisée (dans les années
40 au Danemark, 1 300 éoliennes). Au tournant du siècle dernier, les éoliennes sont apparues
en grand nombre (6 millions d'articles manufacturés) aux États-Unis car elles étaient le seul
moyen d'obtenir de l'énergie électrique dans une campagne isolée. Dans les années 1960,
environ un million d'éoliennes ont été mises en service dans le monde. La crise pétrolière de
1973 a relancé la recherche et les projets éoliens dans le monde. Les éoliennes connaissent
une croissance sans précédent depuis près de 30 ans [4].

Figure(2.1) :L'évolution de l'énergie éolienne dans le monde entre 1990 et 2018 [2]

En 2019, les éoliennes ont produit 28,3% de l'électricité renouvelable dans l'OECD. Entre
1990 et 2019, l'énergie éolienne est passée de 3,8 TWh à 838,5 TWh, atteignant un taux de
croissance annuel moyen de 20,7%. Il s'agit du deuxième taux de croissance le plus rapide de
l'électricité renouvelable après le solaire photovoltaïque.

La production d'électricité éolienne est passée de 269,8 TWh à 838,5 TWh entre 2010 et
2019, entraînant un taux de croissance de 13,4%. L'éolien a enregistré le troisième taux de
croissance le plus rapide de cette période, derrière le solaire PV (31,2%) et le solaire
thermique (22,6%). Parmi les régions de l'OECD, la production d'électricité éolienne est la
plus élevée d'Europe de l'OECD, avec 53,4% de la production totale de l'OECD en 2019 et un

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

taux de croissance moyen de 24,5% par an depuis 1990. En termes absolus, les États-Unis,
l'Allemagne et le Royaume-Uni sont les plus grands producteurs d'électricité éolienne en 2019
au sein de l'OECD, produisant respectivement 303,4 TWh, 126,0 TWh et 64,1 TWh [2].

2.3 Potentiel éolien en Algérie


L'Algérie est un pays connu pour son climat et sa topographie variés, il existe donc une
différence de ressources éoliennes d'un endroit à l'autre. Notre pays est divisé en deux grandes
zones géographiques au nord de la Méditerranée et se caractérise par un littoral de 1200 km et
un relief montagneux (représenté par les deux chaînes de montagnes de l’Atlas tellien -
l’Atlas saharien) séparés du sud par des plaines et des hauteurs, avec un climat continental. Le
sud est également caractérisé par un climat désertique [3].

Le sud est caractérisé par des vitesses de vent plus élevées que le nord, en particulier le
sud-est, et cela a été démontré par des cartes de vent développées par de nombreux
chercheurs. La vitesse moyenne du vent dans les régions du nord est faible, cependant on
observe la présence de microclimats dans les sites côtiers d'Oran, Bejaia et Annaba, sur les
hauteurs de Tebessa, Biskra, Messila et Al Bayyad (6-7 m / s), selon le premier atlas. Le vent
d'Algérie a été créé en 1990. La région d'Adrar a enregistré les vitesses de vent les plus
élevées sont de l’ordre de 6 m/s au cours de 10 ans de mesures, les mesures sont à la base des
cartes des vents élaborées par les chercheurs de la CDER.

Des travaux de recherche ces dernières années ont montré qu'il existe un potentiel de vent
important et exploitable dans d'autres régions du sud, notamment Tamanrasset, Djanet et Ain
Saleh. Donc, le gisement éolien en Algérie en cours d’évaluation.

Les chercheurs du centre de développement sont parvenus aux conclusions suivantes :


 Dans les régions du sud, le printemps est la saison la plus active, suivi de l'été.
 Les régions situées dans le sud du pays sont plus ventés، avec des vitesses de vent allant de
(1,2-6,3 m/s) par an، où des vitesses de vent ont été enregistrées à 6,3 m / s maximum dans
la région de l’Adrar، suivies par Hassi R’mel à une vitesse estimée à 6,1 m / s.
 La densité annuelle (mean power density) varie selon la région, la valeur la plus élevée
étant enregistrée à Hassi R'mel avec 295 W/m².

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

 La production annuelle d'énergie varie entre (273.59- 5467.07 MWh) dans les régions
d'Adrar et de Hassi R'mel, respectivement, en utilisant différents modèles de turbines.
La carte des vents en Algérie peut être classée selon les régions suivantes (classification
PNL):
Dans la classe n ° 5 : on trouve Adrar et Hassi Rmel avec une vitesse annuelle moyenne
du vent de (6.37-6.11 m/s) respectivement, donc deux régions sont considérées comme
ayant un bon potentiel éolien.
Dans la classe n ° 4 : on trouve Tindouf avec une vitesse annuelle moyenne du vent de
(5.67m/s), cette région est considérée comme appropriée pour les applications de
l'énergie éolienne.
Dans la classe n° 3 : la zone d'Ain Saleh est classée dans la catégorie n° 3, avec une
vitesse moyenne annuelle du vent de (5.13m/s). L'énergie éolienne peut être utilisée dans
cette région, mais avec des mâtstrès hauts.
Dans la classe n° 2 : on trouve Chacun des Mechria, Bordj-Badji-Mokhtar, Timimoun,
Djelfa, In-Amenas, Biskra, le Port d’Oran et Arzew quant à eux. Ces zones ne sont pas
adaptées à l'exploitation de l'énergie éolienne.
Le reste régions sont classées en class n° 1.

Figure (2.2) : Classification de potentiel éolien en Algérie [5].

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

2.4 Utilisation et développement d'énergie éolienne en Algérie

La première expérience de l'Algérie avec les éoliennes remonte à 1957, lorsque la société
National Electricité et Gaz d’Angleterre a racheté un aérogénérateur d'une puissance de 100
kilowatts et a été installé sur le site Grands Vents (Alger).
Le Programme National de Développement des Energies Renouvelables en Algérie, adopté
en 2011, qui vise à atteindre une capacité totale de 2200 mégawatts d'ici 2030, l'éolien
conserve une part (5010 MW) après l'énergie photovoltaïque avec part (13575 MW).Où a mis
en place le premier projet éolien à Adrar en juin 2014 d'une puissance estimée à 10
mégawatts. Il représente 5% de l'énergie électrique fournie par le réseau local [5].
Ce projet consiste en 12 éoliennes sur une superficie de 30 hectares et est situé dans la
zone (Kabertène), à 72 km au nord d'Adrar. Cette centrale de production d’électricité est le
premier du genre au niveau national. Dans le cadre de la coopération franco-algérien, les
capacités nationales de mise en œuvre ont été liées à ce projet qui a été confié au consortium
(CEGELEC).Deux sociétés du groupe Sonelgaz, ETTERKIB et INERGA ont pris en charge
le montage des installations et les travaux de génie civil [5].
Leur participation reflète la vision stratégique du Groupe Sonelgaz qui vise à développer
l'intégration nationale et à maîtriser les nouvelles technologies dans le domaine des énergies
renouvelables.
2.5 Composition du vent

Ce que l'on entend par le concept de vent est le mouvement des masses d'air dans
l'atmosphère, et cela est dû à la différence de températures due à un chauffage solaire inégal,
où la plus grande quantité de rayonnement atteint la région équatoriale, en revanche, nous
trouvons les régions polaires moins de irradiée, donc l'air provenant de la région équatoriale
est plus chaud et plus léger. Cet air atteint les couches extérieures de l'atmosphère et se
déplace vers les régions polaires, puis il est échangé dans les couches inférieures pour retour
l'air frais des régions polaires.
La vraie raison de la turbulence du vent (changement de vitesse et de direction) est la
présence de forces de frottement et d'obstacles dans la couche inférieure de l'atmosphère, qui
s'étend jusqu'à une hauteur de 100 mètres.
Les mers ont également un rôle important dans le mouvement des masses d'air, qui sont de
nature similaire aux vents géostrophiques, et ces vents sont appelés vents locales.

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

2.6 Classification du vent


Les vents peuvent être classés en fonction de leur vitesse et de leurs effets, dans le tableau
ci-dessous, les vents sont classés selon l'échelle de Beaufort, établie en 1805.

Tableau (2.1) : Classification du vent d'après l'échèle de Beaufort [6-7].

Classification Vitesse (m/s) Effet au sol Hauteur de


vagues(m)

Classe 1 <1 Pas de vent, la fumée monte 0


verticalement
Classe 2 [0.6-1.7] La fumée fléchit 0-0.2

Classe 3 [1.8-3.3] Les feuilles bougent 0.2-0.6

Classe 4 [3.4-5.2] Les feuilles s'agitent 0,6-1

Classe 5 [5.3-7.4] Les petites branches bougent 1-2

Classe 6 [7.5-9.8] Les grosses branches bougent 2-3

Classe 7 [9.8-12.4] Les grosses branches s’agissent et on 3-4


le sent dans les maisons
Classe 8 [12,5 - 15,2] Il agite les branches et gène la 4-5.5
marche
Classe 9 [15,3 - 18,2] Il casse les branches et agite de gros 5.5-7
arbres
Classe 10 [18,3 - 21,5] Il arrache les tuiles des toits 7-9

Classe 11 [21,6 - 25,1] Il arrache et abat les arbres 9-11.5

Classe 12 [25,2 -29] Il provoque des dégâts énormes 11.5-14

Classe 13 >29 Destruction générale de tout ce qu'il >14


rencontre

2.7 Caractéristique de la vitesse du vent

La relation entre la puissance d'éolienne disponible, la vitesse de la masse d'air et la surface


de la roue de turbine peut être exprimée par l'équation suivante [8] :
1
𝑃 = 2 𝜌𝑠𝑣 3 (2.1)

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Avec,

P : la puissance moyenne (W) ;


ρ: désigne la masse volumique en (kg/m3), ce paramètre variant avec la latitude et la
température.( d’environ 1.25 kg/m3).
s : la surface balayée par les pale de l’éolienne (m²).
v : la vitesse moyenne de vent (m/s).

2.8 Définition d’énergie éolienne

Les éoliennes sont utilisées pour produire de l'électricité en convertissant l'énergie


cinétique du vent en énergie mécanique puis en énergie électrique.
L'énergie mécanique résultant de l'énergie cinétique du vent peut également être exploitée
de deux manières différentes.
 Soit conservation de l'énergie mécanique : en l'utilisant directement pour pomper de
l'eau (moulins à vent qui pompent des turbines pour abreuver le bétail) ou pour conduire des
navires en les poussant avec légitimité.
 Soit Convertie en énergie électrique : dans ce cas, l'énergie mécanique est
convertie en énergie électrique en ajoutant un générateur électrique pour produire un courant
alternatif ou continu, après quoi il est connecté au réseau électrique ou fonctionne
indépendamment.
2.8.1 Taille des éoliennes

Afin d'optimiser l'exploitation de l'énergie éolienne, les fabricants d'éoliennes se font


concurrence pour fabriquer des turbines plus puissantes et donc plus grandes tailles, car
l'énergie captée par la turbine est liée au carré du rayon du rotor.

Les éoliennes peuvent être divisées en trois classes principales selon leur puissance nominale.

 Éoliennes de petite puissance : inférieure à 40kW.


 Éoliennes de moyenne puissance : de 40kW à quelques centaines de kW.
 Éoliennes de forte puissance : supérieure à 1MW.

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Figure (2.3) : Croissement la taille des éoliennes entre 1980-2018[30].


2.8.2 Architecture d’une éolienne
La figure ci-dessous montre les composants de l'éolienne, et elle est divisée en deux
parties : une partie mécanique et une partie électrique. Toutes les pièces sont étudiées et
modélisées et ceci afin d'obtenir de meilleures performances et fiabilité du système en plus de
réduire le coût d’investissement.[9] Ces composants sont succincts ci-dessous :

Figure(2.4) : Composants d’une éolienne [10].

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

A. Fondation : généralement, la fondation Consiste en béton armé. Ils doivent être


suffisamment solides pour permettre l'installation complète du corps de l'éolienne et le
support lourd des autres pièces. Dans le cas des éoliennes offshore (installations offshore),
elles doivent supporter non seulement diverses pressions, mais aussi celles provoquées par la
force des vagues et des courants offshore sur le mât [9].

B. La tour(mât) :Il s'agit d'un tube d'acier dont il existe trois types de tour la tour haubanée, à
treillis, ou tributaire, et cette dernier est le plus répandu. La vraie raison en est la présence
d'un dispositif de contrôle et assure une sécurité claire pour le personnel chargé de la
maintenance. Il devrait également être plus élevé pour améliorer la capture du vent et éviter
autant que possible les perturbations au sol[9].
C. Le rotor : C’est un élément mécanique qui convertit l'énergie cinétique du vent en énergie
mécanique et il se compose de 1, 2 ou 3 pales .Ce qui distingue les turbines à 1 ou 2 pales,
c'est qu'elles sont moins lourdes, mais elles font beaucoup de bruit et sont moins rendement
énergétique, donc elles font 80 % des fabricants de turbines adoptent avec 3 pales et plus [9].

D. La nacelle : la nacelle est installée à l'interface du vent où sont assemblés les éléments
mécaniques permettant de connecter la nacelle au générateur électrique. La nacelle fait
tourner l’axe، mais sa vitesse n'est pas suffisante pour produire de l'électricité, il est donc
connecté à un multiplicateur qui augmente la vitesse et la transfère au deuxième axe, qui fait
tourner le générateur, et ce dernier produit un courant électrique. Si le vent dépasse une
certaine limite, l'éolienne s'arrêtera automatiquement de fonctionner grâce aux freins à disque
pour éviter les surcharges [9].
La figure (2.5) montre les différents composants de la nacelle :

 Multiplicateur : Il permet d'adapter la vitesse de l'éolienne à la vitesse d’une


génératrice électrique. en augmentant la vitesse de rotation entre l'arbre principal et
l'arbre secondaire qui entraîne la génératrice électrique.
 Génératrice : Il existe différents types de la génératrice électrique.
 Le système d'orientation des pâles :Il permet la rotation de la nacelle à l’extrémité
supérieure de la tour, autour de l’axe vertical. généralement, La rotation est effectuée
par des moteurs électriques, par l’intermédiaire d’une couronne dentée.
 Système de refroidissement : Le générateur et le multiplicateur sont refroidis par
radiateurs (d’eau ou d’huile), ventilateurs.

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

 Contrôleur électronique : C’est un ordinateur situé à l'arrière de la nacelle qui


remplit plusieurs fonctions, surveillance du fonctionnement des turbines, contrôler le
fonctionnement de la machine lorsque la vitesse du vent est suffisante, gérer le pas des
pales, le freinage de la machine, ainsi que diriger le rotor et la nacelle vers le vent pour
obtenir le plus de puissance tout en maintenant la stabilité de l'installation.

Figure(2.5) : Différents composants de la nacelle[31].


2.8.3 Fonctionnement d’une éolienne
L'électricité peut être produite à partir de l'énergie éolienne, où les centrales éoliennes sont
installées sur terre (le Parc terrestre) ou en mer.

Éolienne est un dispositif qui convertit une partie de l'énergie cinétique du vent en énergie
mécanique (au niveau de la turbine) puis en énergie électrique via une génératrice qui est
transmise au réseau électrique. En raison du fait que le vent est une ressource incontrôlable, il
est difficile d'assurer une transmission régulière de l'énergie, de sorte que cet appareil se
compose de plusieurs éléments coûteux et technologiquement avancés.
2.8.4 Différent types d'éolienne

Il existe différentes profils d'une éolienne. Il existe deux principaux types d’éoliennes : les
éoliennes à axe vertical et les éoliennes à axe horizontal.

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

2.8.4.1 L’éolienne à Axe verticale


Les éoliennes verticales ont la capacité à capter des vents légers, donc elles n'ont pas
besoin d'être dirigées vers le vent, et elles nécessitent moins d'espace par rapport aux
éoliennes horizontales, mais leur production d'électricité est inférieure à celle des turbines
horizontales et ont également moins rendement et démarrent à une vitesse inférieure en raison
du grand poids du rotor [11].

Figure (2.6) : Eolienne à axe verticale[11].

 Éolienne verticale Darrieus : Ce type d'éolienne est installé dans des zones très
venteuses où les vents dépassent 220 km / h ,Il fait également moins de bruit que les turbines
horizontales, consomme moins d'espace, mais a moins rendement.
 Les éoliennes domestiques Savonius :Ce nom est dû à l'inventeur qui a obtenu un
brevet en 1929.Ce type de turbine peut fonctionner avec des vents légers, quelle que soit leur
direction, et sont également moins bruyants, mais moins rendement.

Les avantages des éoliennes verticales sont les suivants :


- Le rotor n'a pas besoin d'un mécanisme de rotation au direction du vent.
- Il n'a pas besoin de tour si le (générateur - multiplicateur ... etc.) peut être posé au sol.
Les inconvénients sont les suivants :
-L'efficacité de ce type de turbine n’est pas impressionnante et n'est pas particulièrement
efficace dans les régions à vitesse de vent modérée.
-Il ne démarre pas automatiquement, donc il peut provoquer un dysfonctionnement s'il est
connecté au réseau. Cependant, la génératrice peut être utilisée comme un moteur qui absorbe
le courant du réseau pour démarrer une turbine.

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

2.8.4.2 Eoliennes à Axes Horizontales

Les turbines à axe horizontal sont les plus courantes et les plus répandues et cela est dû à
leur efficacité aérodynamique également en termes d'économie, leur coût est inférieur à celui
des éoliennes verticales.Ainsi lors de notre étude ultérieure, nous présenterons une partie
détaillée de ce type des turbines « lois théoriques et principe de fonctionnement » [12].

Figure (2.7) : Eolienne à axe horizontale


On peut distinguer des éoliennes dont l’hélice est en amont par rapport au vent, « hélice au
vent » et ceux dont l’hélice est en aval par rapport au vent, « hélice sous le vent ».

Avantage :

-Il dispose d'un grand choix de modèles avec son prix compétitif، sa technologie éprouvée.

Inconvénients :

- performances médiocres dans des vents turbulents, installation au terrain uniquement, bruit.

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

2.8.5 Zones de fonctionnement de l’éolienne


Habituellement, les fabricants de turbines donnent une courbe de puissance transformée
d’une turbine. Où nous pouvons définir quatre zones de fonctionnement de la turbine en
fonction de la vitesse du vent [13].

Figure(2.8 ) :Courbe de la puissance éolienne en fonction de la vitesse du vent[13].


Avec.
VD :la vitesse du vent correspondant au démarrage de turbine.Elle est variée entre(2.5m/s-
4 m/s), selon les constructeurs.
Vn :La vitesse du vent à laquelle la puissance extraite correspond à la puissance nominale
de la génératrice. Selon les fabricants.
VM :La vitesse du vent, qui doit être dépassée, pour déconnecter l'éolienne en raison de la
force mécanique sur l'extrémité des pales. Pour la grande majorité des éoliennes, la V M est
de 25 m / s.
Tableau (2.2) : La description de chaque zone.
Zone Vitesse Description
(m/s)
I V<VD La vitesse du vent est très faible. La turbine peut tourner mais l’énergie à
capter est très faible
II VD<V<Vn C'est dans cette zone que l'énergie maximale est captée par vitesse du
vent, Il existe différentes méthodes pour optimiser l'énergie extraite.
III Vn<V<VM L'énergie disponible devient trop importante. Ainsi, la puissance extraite
est finie, tout en restant au plus près de la puissance nominale de la
turbine (Pn).

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

2.9 Notions théorique sur l’éolienne

Albert Betz a établi la théorie globale de l'éolienne à axe horizontal. Il est supposé a
constaté que l'éolienne est placée dans l'air se déplaçant à l'infini dans en amont de la vitesse
V et à l’infini en amont d'une vitesse ʋ [13].
Étant donné que l'énergie ne peut être produite qu'en convertissant l'énergie cinétique, la
vitesse ʋ est nécessairement inférieure à V. En conséquence, le courant de fluide traverse
l'éolienne pendant la détente

Figure (2.9) :Théorie de Betz : schéma de principe[13].

Avec :
V0 : vitesse axiale initiale du vent
S0 : surface à l’entrée du tube de courant
V1 : vitesse du vent dans le plan du rotor
S1 : surface du rotor
V2 :vitesse du vent à l’aval du rotor
S2 : surface à l’aval du rotor
L'air étant incompressible, la conservation d'un débit volumique peut s'écrire avec la
formule suivante.
𝑆0 𝑉0 = 𝑆1 𝑉1 = 𝑆2 𝑉2 (2.2)

Sur la base de la théorie d'Euler (la variation de la quantité de mouvement du vent entre
l’amont et l'aval du l’hélice), la force appliquée aux pales de l’aéromoteur peut être écrite
avec la relation suivante :
𝐹 = 𝜌𝑆1 𝑉1 (𝑉0 − 𝑉2 ) (2.3)

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

On trouve ainsi la relation qui exprime la puissance mécanique qui est fournie au
l’aéromoteur.

𝑃 = 𝐹𝑉1 = 𝜌𝑆1 𝑉1 2 (𝑉0 − 𝑉2 ) (2.4)

Une addition, La masse d'air élémentaire dm traversant l'éolienne pendant le temps dt est
donnée par la relation suivante.
𝑑𝑚 = 𝜌𝑆1 𝑉1 𝑑𝑡 (2.5)

Lorsque la vitesse passe de valeur V0 à V2, la variation de l'énergie cinétique de masse dm


peut être déterminée par la relation suivante.

1
𝑑𝑤𝑐 = 2𝑑𝑚(𝑉 2 −𝑉 2 ) (2.6)
0 2

La variation de l'énergie cinétique de la masse d'air par seconde est :

𝑑𝑤𝑐
𝑃𝑐 = = 1/2𝜌𝑆1 𝑉1 (𝑉02 − 𝑉22 ) (2.7)
𝑑𝑡

Donc, selon le théorème de Betz mentionné, la puissance récupérable peut être écrite par:

1
𝑃𝑟 = 4𝜌𝑆 (𝑉 2 (2.8)
1 0 +𝑉2 ) (𝑉0 −𝑉2 )

2.10 Facteur de puissance (CP)

Le rapport entre la production annuelle et la production maximale s'appelle le facteur de


capacité, et sa valeur varie entre 30 et 40, ce qui est considéré comme très élevé dans les
zones côtières.
On peut souligner ici que les éoliennes sont conçues pour produire le plus d'énergie à une
vitesse de vent spécifique et ne sont pas conçues pour un facteur de capacité optimal [8].

𝐶𝑝 = (100. 𝑃𝑚𝑜𝑦 )/𝑃𝑚𝑎𝑥 (2.9)

2.11 Modélisation mathématique de la distribution du vent

La distribution de la vitesse du vent est une étape importante dans l’estimation du potentiel
éolien d'une région. Pour déterminer facilement les caractéristiques techniques et
économiques de cette dernière, il existe modèles associant puissance et exponentielle qui était
utilisée, mais la distribution de Weibull est le plus appliqué.

Page 68
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Les modèles usuels étant :


* La distribution de Weibull.
* La distribution de Rayleigh.
* Distribution de Gamma.
* Distribution de Lognormal.
*La distribution hybride de Weibull.

2.11.1 La distribution de Weibull


La distribution de Weibull utilisé pour les analyses statistiques des données, il est plus
connu et préférable de représenter la distribution de la vitesse du vent [14] .La densité de
probabilité de distribution Weibull est donnée par :

dF(v) k v k−1 v k
𝑓(𝑣) = = c (c) exp (− ( c) ) (2.10)
dv

Où f (v) représente la fraction de temps pendant laquelle, la vitesse du vent est égale ou
inférieure à v [32,], k (0 <k <10) est le paramètre de forme sans unité. Et c (c > 1 m/s) est le
paramètre d'échelle.
De plus, les valeurs des paramètres de Weibull k et c dépendent des caractéristiques du vent
du site étudié, le designer doit déterminer ces paramètres à partir des données de vent.
2.11.2 Distribution de Rayleigh

La distribution Rayleigh est un cas particulier de la distribution de Weibull, pour k le


paramètre de forme égale à 2. Sa densité de probabilité est donnée comme suit :

𝑣 𝑣 2
𝑓(𝑣) = 2 (𝑐 2 ) exp ((− 𝑐 ) ) (2.11)

2.11.3 Distribution de Gamma


La distribution gamma est une autre distribution largement utilisée, son importance est
attribuée à sa relation aux distributions normales et exponentielles .Cette distribution s’écrit
[15] :

𝑣 𝑘−1 𝑣
𝑓(𝑣) = Г(𝑘)𝑐 𝑘 exp (− 𝑐 ) (2.12)

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Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Où : Г fonction de Gamma, c est le paramètre d'échelle et k est le paramètre de forme.


2.11.4 Distribution de Lognormal

Il est aussi appelé distribution de Galton, cette distribution est basée sur un logarithme
façon normale [16]. Il peut être écrit comme suite :
1 1 ln(𝑣)−𝑘
𝑓(𝑣) = 𝑐.𝑣.√2𝜋 𝑒𝑥𝑝 [− 2 ( ) ²] (2.13)
𝑐

2.11.5 Détermination des paramètres de Weibull


Il existe plusieurs méthodes ont été proposées pour déterminer les paramètres de Weibull tels
que :
 Méthode de l’écart-type(Moment method).
 Méthode empirique de Lysen
 Méthode de facteur de modèle énergétique
 Méthode de densité de puissance.
 Méthode Alternative maximum likelihood.
 Méthode de variabilité du vent (empirical method)
 Méthode d'optimisation Swarm de Particules (PSO)

A. Méthode Moment :En 1977, Justus et Mikhaïl [17] ont introduit cette méthode. Cette
méthode est basée sur l'écart type et les moyens des vitesses du vent pour déterminer les deux
paramètres k et c. Le paramètre de forme (k) peut être calculé de manière itérative à l'aide de
l'équation (2.15).
1
vm = cГ (1 + k) (2.14)

3 1 1/2
σ = c [Г (1 + k) − Г2 (1 + k)] (2.15)

Avec Γ est la fonction gamma, et donnée par la relation suivante :


Г(𝑉) = ∫0 𝑡𝑡−1 𝑒 𝑡−1 𝑑𝑡 (2.16)

Le paramètre d'échelle est calculé à l'aide de l'équation (2.17).

1 1/𝑘
𝑐 = (𝑛 ∑𝑛𝑖=1 𝑣𝑖𝑘 ) (2.17)

Page 70
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

B. Méthode empirique de Lysen[17] : De manière constructive de la méthode


empirique introduite par Lysen, le paramètre de forme (k) est calculé par équation (Ⅱ.18) et le
paramètre d'échelle (c) est calculé comme (2.19).
𝑣 −1.086
𝑘 = ( 𝜎𝑚 ) (2.18)

0.433 −1/𝑘
𝑐 = 𝑣𝑚 (0.568 + ) (2.19)
𝑘

C. méthode de facteur de modèle énergétique : Mathématiquement, EPFM est donné


par l'équation(II.20). Il s'agit d'une méthode dynamique basée sur le fait que l'énergie peut être
extraite efficacement du vent [18-19].
the average power of the wind
EPFM = the power of the average wind (2.20)

La première étape de cette méthode consiste à calculer le facteur de modèles d'énergie Epf,
qui est donné par la relation suivante.

(1/𝑛 ∑𝑛 3
𝑖=1 𝑣𝑖 )
𝐸𝑝𝑓 = 1 (2.21)
( )3
𝑛 ∑𝑛
𝑖=1 𝑣𝑖

Peut être déterminé le paramètre de forme par Equation (II.22) et le paramètre d'échelle par
Equation(Ⅱ.17).

3.69
𝑘 = 1 + (𝐸 (2.22)
𝑝𝑓 )²

D. Méthode de la densité de puissance [1] :Cette méthode est nouvelle et plus précise
pour déterminer les paramètres d'échelle et de forme, le paramètre (k) est calculé par itération
de la méthode numérique.
3
̅̅̅
𝑣 3̅ Г(1+ )
𝑘
𝐸𝑝𝑓 = 𝑣̅3 = 1 (2.23)
Г3 (1+ )
𝑘
Le paramètre d'échelle (c) est calculé par l'équation suivant.

𝑣𝑚
𝑐= 1 (2.24)
Г(1+ )
𝑘
E. Méthode Alternative maximum likelihood[19] :Cette méthode basée sur une
procédure de calcul simple a été développée en raison de la caractéristique itérative de la
méthode du maximum de vraisemblance appelée méthode du maximum de vraisemblance
alternative.

Page 71
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Les paramètres k et c sont calculés par les équations suivantes :

1/2
𝜋 𝑛(𝑛−1)
𝑘 = 6 [𝑛(∑𝑛 2 )−{∑𝑛
] (2.25)
𝑖=1 𝑙𝑛𝑣 𝑖=1 𝑙𝑛𝑣}²

1 1/𝑘
𝑐 = 𝑛 [∑𝑛𝑖=1 𝑣𝑖𝑘 ] (2.26)

F. Méthode de variabilité du vent (empirical method) :Cette approche expérimentale


consiste à estimer k, à partir de la variabilité du vent et de la vitesse moyenne du vent.

10.5𝑉 0.5 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑓𝑎𝑖𝑏𝑙𝑒


𝑘 = {0.94𝑉 0.5
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑛𝑒 (2.27)
0.5
0.83𝑉 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒

Le paramètre ‘c’est calculé à partir de la formule suivante :


𝑉
𝑐= 1 (2.28)
Г(1+ )
𝑘

G. méthode d'optimisation swarm de particules (PSO) :PSO est une méthode de


recherche stochastique et basée sur la population. Il a été introduit par Russell Eberhart et
James Kennedy en 1995 [20].
PSO est une méthode inspirée de la vie artificielle, elle est essentiellement développée à
partir du comportement des troupeaux d'oiseaux pour résoudre des problèmes d'optimisation
complexes. Un algorithme PSO utilise une population dans le processus de recherche appelée
essaim, chaque particule individuelle de l'essaim représente une solution candidate.
La position d'une particule est influencée par la meilleure particule personnelle qui est la
meilleure position de la particule elle-même par rapport à sa position précédente.
Contrairement aux autres techniques basées sur la population, PSO n'utilise que deux
équations [20] :
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗1 + 𝑐1 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉1 = 𝜔𝑉 𝜑1𝑖 (𝑝 ⃗⃗⃗𝑖 − ⃗⃗⃗⃗
𝑍1 ) + 𝑐2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜑2𝑖 (𝑝 ⃗⃗⃗⃗𝑔 − ⃗⃗⃗⃗
𝑍1 ) (2.29)

Avec :
w est le poids d'inertie, pi est la meilleure position, pg est le meilleur global trouvé par
l'essaim,c1 et c2 sont des paramètres constants positifs, 𝜑1, 𝜑2 sont des poids générés
aléatoirement à chaque étape pour chaque composant de particule.

Page 72
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

A chaque itération de chaque particule, sa position est mise à jour en ajoutant le vecteur
vitesse au vecteur position par l'équation suivant [21] :
⃗⃗⃗
𝑍𝑖 = ⃗⃗⃗
𝑍𝑖 + ⃗⃗𝑉𝑖 (2.30)

PSO est utilisé pour maximiser / minimiser une fonction donnée. Les paramètres de
Weibull sont déterminés en minimisant la fonction objective donnée dans la relation suivante :

1
𝑜(𝑖) = 𝑛 ∑𝑛𝑖=0(𝑓𝑟é𝑒𝑙 (𝑉𝑖 ) − 𝑓𝑤𝑒𝑖𝑏𝑢𝑙𝑙 (𝑉𝑖 ))² ( 2.31)

Où : f réel, f𝑤𝑒𝑖𝑏𝑢𝑙𝑙 sont respectivement les distributions de fréquences réelles et estimées.

2.12 Extrapolation de la vitesse du vent et les paramètres du Weibull

En général, les mesures de vitesse du vent sont effectuées à 10 m altitude au-dessus de la


surface de la terre. Cependant, il faut pour estimer la vitesse du vent à différentes altitudes, la
formule d’extrapolation (Eq. 2.32) de la vitesse du vent pour différents les altitudes doivent
être utilisées [22].
𝐻 𝛼
𝑉 = 𝑉0 (𝐻 ) (2.32)
0
Avec ,
1
𝛼= 𝐻𝑔 (2.33)
ln( )
𝑟0

2.13 Distribution mensuelle de Weibull (calculée par le programme)


Elles ont été établies par le biais d’un programme informatique par logiciel Matlab qui se base
sur des données météorologique des vents (à 10 m) relevant de la station de service
météorologique dans la région d’Ouargla.
La détermination des paramètres de Weibull (Ket C) est une étape indispensable avant
l'estimation de la puissance du vent. Dans cette partie, nous avons déterminé ces paramètres
en utilisant cinq méthodes : méthode des moments (MOM), la méthode empirique de Lysen
(EML), méthode de la densité de puissance (PDM), méthode de facteur de modèle
énergétique (EPFM) et méthode d'optimisation Swarm de particules (PSO). Les résultats sont
énumérés dans le tableau (2.3).

Page 73
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Tableau (2.3) : Estimer les paramètres de Weibull par cinq méthodes dans la région
d’Ouargla.
Mois V(m/ Méthode (écart Méthode Méthode de la méthode de méthode
s) type) empirique de densité de facteur de modèle d'optimisation
Moment Lysen puissance énergétique swarm de
particules (PSO)

K(-) C(m/s) K(-) C(m/s) K(-) C (m/s) K (-) C (m/s) K (-) C (m/s)
Jan 2.88 1.3470 3.1446 1.3470 3.1468 1.3740 3.1841 1.3740 3.1554 1.2868 3.0909
fév 3.67 1.9629 4.1494 1.9629 4.1519 1.9947 4.2330 1.9947 4.1508 1.7823 4.1179
Mars 4.56 2.5749 5.1501 2.0686 5.1528 2.1399 5.1883 2.5339 5.1512 1.9933 4.6811
avr 4.50 2.2563 5.0823 2.2563 5.0842 2.2631 5.1041 2.2631 5.0822 2.3855 5.1550
Mai 4.27 1.1553 4.4998 1.1553 4.5004 1.0428 4.3180 1.0428 4.3492 2.2287 5.2620
juin 4.59 1.0025 4.5974 1.0025 4.5930 1.0183 4.6166 1.0183 4.6272 2.4893 5.5614
juil 3.80 2.3106 4.2924 2.3106 4.2937 2.3810 4.3064 2.3810 4.2905 2.2931 4.2586
Août 3.83 2.1922 4.3274 2.1922 4.3292 2.2744 4.3522 2.2744 4.3265 2.2827 4.3227
Sept 4.12 2.0686 4.6479 2.5749 4.6485 2.5339 4.6424 2.1399 4.6499 2.7187 4.6857
oct 3.12 1.8223 3.5183 1.8223 3.5208 1.8709 3.5525 1.8709 3.5220 1.7561 3.4372
nov 2.82 1.4880 3.1277 1.4880 3.1303 1.4891 3.2371 1.4891 3.1280 1.4297 3.0386
déc 2.39 1.2766 2.5810 1.2766 2.5825 1.3388 2.6469 1.3388 2.6054 1.3132 2.6107

Les valeurs de paramètre de forme K estimé par la méthode du moment et la méthode


empirique de Lysen sont très proches, elles varient entre (1,2766 à 2.5749).Le paramètre
d'échelle mensuelle varie de 2,5810 à 5.1501 ms-1 par la méthode du moment mais par la
méthode empirique de Lysen, il varie de 2,5825 à 5,1528 ms-1.
Le paramètre de forme mensuel varie de 1,3388 à 2,5339 par l’estimation de la méthode de
densité de puissance et méthode de facteur de modèle énergétique. Le paramètre d'échelle
-1
mensuelle varie de 2,6469 à 5,1883 ms par la méthode de densité de puissance et elle varie
de 2,6054 à 5,1583 ms -1 par la méthode du facteur de modèle énergétique dans l'année.
Le paramètre de forme mensuel estimé par la méthode(PSO) varie de 1,2868 à 2,4833 et le
paramètre d'échelle mensuelle varie de 2,6107 à 5,5624 ms -1 dans l'année.
Le tableau(2.3) montre que les vents mensuels les plus élevés se produisent au printemps et en
été, en ‘’mars, avril, mai, juin et juillet’’. En revanche, octobre, novembre, décembre et
janvier ont des vents faibles, cela est évident par les petites valeurs mensuelles des vitesses de
vent, elles vont de (2,39 à 3,12 ms-1).
Les figures (2.10), (2.11), (2.12), (2.13), représentent la variation saisonnière de la
distribution de Weibull. Les chiffres montrent que la vitesse du vent couvre une large plage
-1
allant jusqu'à 4,30 ms au printemps et en été, tandis que le la vitesse moyenne du vent peut
atteindre 3,60 ms -1 en hiver, 3,30 ms-1 en l'automne.

Page 74
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Quant aux deux paramètres de Weibull, le paramètre de forme (K) est assez important
pendant les quatre saisons quand il dépasse la valeur 2,96 au printemps et en été. Le
paramètre d'échelle (C) est un facteur très important pour connaître le potentiel éolien et
dépend principalement des valeurs mesurées du vent mensuel moyen la vitesse. Il varie de (3-
5,56 ms-1), ce paramètre atteint son maximum au printemps (voir figure II.11), cela confirme
que l'atmosphère n'est pas stable tout au long de l'année sur la région de Ouargla, et l'existence
de vents saisonniers et comme indiqué dans les figures ci-dessous.

Figure (2.10):Distribution Saisonnier de Weibull - saison d’hiver -

Page 75
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Figure (2.11) : Distribution de Weibull –saison de printemps.

Figure (2.12) : Distribution mensuelle de Weibull - saison été -

Page 76
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Figure (2.13) : Distribution mensuelle de Weibull - saison l’automne –

6
Vitesse du vent (m/s)
Facteur de forme K
facteur d’échelle C(m/s)
paramètre de Weibull et vitesse moyenne

1
Jan fév Mars avr Mai juin juil Août Sept oct nov déc

mois

Figure (2.14) : Variation mensuelle des paramètres de Weibull.


2.14 Générateur éolienne
Au cours des 15 dernières années, l'énergie éolienne a contribué à répondre aux besoins
énergétiques humains sous une forme mécanique puis électrique. Cette énergie a également su
se démarquer et faire ses preuves en apportant une contribution significative au bilan
énergétique, et ce grâce à un prix du kilowatt compétitif par rapport aux autres sources.

Page 77
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

L'énergie produite par l'éolienne peut être estimée grâce à la courbe de puissance qui donne
la connaissance de cette énergie à partir de la vitesse du vent. Chaque éolienne a sa propre
courbe de puissance donnée par son constructeur. Dans les prochaines étapes nous
présenterons trois méthodes de modélisation de la courbe de puissance.
2.15 Modèles de courbe de puissance

De nombreux modèles ont été utilisés pour ajuster les caractéristiques d'une puissance de
sortie d'éolienne, telles que modèle linéaire, modèle de Chang et modèle de Pallabazzer. Dans
la suit nous présente les trois modèles le plus connu.

2.15.1 Modèle linéaire [23-26]

Ce modèle est considéré comme le plus simple, car on suppose que la variance entre la
vitesse de démarrage et vitesse nominale est linéaire, et ce modèle est exprimé par la relation
suivante :
0 if v < vin
n
a + bv if vin ≤ v ≤ vr
{ (2.34)
PRE if vr ≤ v ≤ voff
0 if v > voff
Avec a et b, constants est donne par :
𝑣𝑑
𝑎=𝑣
𝑛 −𝑣𝑑
{ 1 (2.35)
𝑏=𝑣
𝑛 −𝑣𝑑

2.15.2 Modèle de Chang [24]


Les auteurs (Chang et Tu, 2007) présentent dans leur article un polynôme du troisième
ordre qu'ils considèrent comme la partie centrale de la courbe, et exprimé par l’équation
suivante :
p = a1 V 3 + a 2 V 2 + a 3 V + 𝑎 4 (2.36)

Avec a1, a2, a3 et a4 sont des paramètres calculés à partie la courbe de puissance du
générateur éolien

2.15.3 Modèle de Pallabazzer[25]


Dans ce modèle, la courbe de puissance est non linéaire entre la vitesse de démarrage et la
vitesse nominale, contrairement au modèle précédent, et la puissance produite peut être
exprimée par la relation suivante :
𝑉 2 −𝑣 2
𝑃 = (𝑣2 −𝑣𝑑2 ) (2.37)
𝑛 𝑑

Page 78
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Dans la plupart des études de la littérature, l'équation suivante est utilisée pour simuler la
puissance électrique d'une éolienne.

0 𝑠𝑖 𝑉 < 𝑣𝑑
𝑉 𝑘 −𝑣𝑑𝑘
𝑃𝑛 × 𝑘 −𝑣 𝑘
𝑃𝑖 = 𝑣𝑛 𝑑 𝑠𝑖 𝑣𝑑 ≤ 𝑉 ≥ 𝑣𝑛 (2.38)
𝑃𝑛 𝑠𝑖 𝑣𝑛 ≤ 𝑉 ≥ 𝑣𝑎
{ 0 𝑠𝑖 𝑉 > 𝑣𝑛

Où,
-Pn est la puissance électrique nominale de la machine,
-Vn la vitesse nominale,
-Vd est la vitesse de démarrage,
-Va la vitesse d’arrêt.
La figure 2.15 représente la courbe de la puissance en kW d’aérogénérateur type ALLRUN.
Ce courbe ont été obtenu à par le programme nommé « eol.m » dans l’environnement
MATLAB (organigramme peut être trouvé dans l'annexe D).

Figure(2.15) : La courbe de puissance de l’aérogénérateur type(ALLRUN).


2.16 Types d’aérogénérateur dans le système éolien
L'utilisation de machines électriques dans les turbines est très importante et indispensable,
cela est dû à l'application la plus courante des éoliennes, qui est la production d'énergie. Il
existe de nombreux types de machines électriques pour produire de puissance éolienne. La
machine électrique appropriée est sélectionnée pour chaque application de turbine en fonction
de facteurs techniques et économiques.

Page 79
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Les machines synchrones(GS) et asynchrones à cage d'écureuil (GAS) sont les générateurs
de courant alternatif les plus courants.
On retrouve souvent l'utilisation de (MADA) dans les turbines de grande puissance environ
MW. L'inconvénient qui réduit la fiabilité de ce système est la présence d’une boîte de
vitesses qui adapte la vitesse de la turbine et ce cas nécessite généralement un entretien
régulier.
2.16.1 Génératrice synchrone
Les caractéristiques de cette machine, qui peuvent être résumées dans les points suivants :
 offre des couples très importants avec des dimensions géométriques appropriées.
 Les zones isolées ne conviennent pas à ce type de génératrice sauf s'il y a une batterie
de condensateurs ou d’une source de tension indépendante.
 le circuit d'excitation de son inducteur nécessite présence de la fourniture d’une
puissance réactive et du réseau.

Figure (2.16) : Système éolien basé sur la génératrice synchrone[27].


2.16.2 Génératrice asynchrone
Ce type de génératrice a une très grande dominance par rapport aux autres types, et cela est
dû à plusieurs raisons, notamment : réduction des coûts ; Installation facile (standardisation)
qui ne nécessite pas de complexité ; Moins d'entretien requis et taux de défaillance très peu
élevé.
Le plus souvent ce type de génératrice est connecté à une batterie de condensateurs et à un
démarreur automatique avec des résistances et ceci afin de limiter le flux de courant
transitoire lorsqu'il est connecté au réseau.Lors de l'utilisation de ce type de génératrice dans
les grandes éoliennes, il est nécessaire d'ajouter un multiplicateur de vitesse mécanique entre
la turbine et la machine asynchrone en raison de la faible vitesse de rotation [27].

Page 80
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Figure (2.17) : Système éolien basé sur la génératrice asynchrone à cage à vitesse
constante[32].

2.16.3 Génératrice asynchrone à double alimentation ‘GADA’

La machine asynchrone à double alimentation présente un atout considérable. Son principe


est issu de celui de la cascade hypo synchrone, c’est une solution à vitesse variable. La
machine asynchrone à double alimentation GADA à rotor bobiné présente un stator triphasé
identique à celui des machines asynchrones classiques et un rotor contenant également un
bobinage triphasé accessible par trois bagues munies de contacts glissants, ce qui diminue
légèrement leur robustesse ; mais cette machine est un peu plus complexe que l’ancienne
machine car elle nécessite un multiplicateur de vitesse.
Le système éolien à vitesse variable basé sur une GADA est illustré sur la figure (2.18). La
turbine, via un multiplicateur, entraîne la GADA, laquelle est raccordée directement au réseau
électrique par le stator et également au travers de convertisseurs statiques triphasés à IGBT
(Insulated Gate Bipolar Transistor) par un rotor muni de systèmes bagues/balais [28].

Figure (2.18) : Système éolien basé sur la génératrice asynchrone GADA à vitesse

variable[28].

Page 81
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

2.17 Différentes classes d’un système éolien


Les systèmes éoliens à axe horizontal sont classés en deux catégories différentes :
2.17.1 Système éolien à vitesse variable

Ces systèmes fonctionnent à des vitesses différentes ou égales à la vitesse nominale, donc
pour assurer ce fonctionnement plusieurs techniques sont mises en service consacrées aux
points suivants :

 Technique mécanique : cette technique est basée sur des paramètres aérodynamiques
comme outil de changement de vitesse, dans cette situation il existe deux modes « stall
control » (basé sur l’accrochage et le décrochage de la génératrice à la turbine), durable car
c’est la forme des pales qui provoque la perte de force de portance au –delà d’une certaine
vitesse du vent, mais malheureusement la courbe de puissance chute vitement. C’est donc
considéré comme une solution inutile.et le « pitch control » (basé sur l’abaissement et
l’augmentation de l’angle de calage des pales, qui permet d’ajuster la portance des pales à la
vitesse du vent pour maintenir une puissance sensiblement constante).
 Technique électrique : pour varier la vitesse, cette technique utilisée les convertisseurs
statique.
 Technique hybride : pour améliorer le rendement de production et de sécurité du
système, cette technique utilisée les deux techniques précédentes.
2.17.2 Système éolien à vitesse fixe

Ce sont des systèmes qui fonctionnent pour des vitesses fixes et bien déterminées afin de
produire de l’électricité selon les normes. Cette vitesse est définie selon le générateur
électrique utilisé. Ce genre de système est destiné à travailler pour des vitesses égales à la
vitesse nominale et cela si on admet que la vitesse nominale est celle qui donne au générateur
électrique la possibilité de générer une puissance électrique à 50Hz.

2.18 Avantages et inconvénients de l’énergie éolienne


Avantages
 l’énergie éolienne est une énergie renouvelable contrairement aux énergies fossiles.
 L’énergie éolienne est une énergie propre. Elle n’a aucun impact néfaste sur
l’environnement comme les autres sources d’énergie qui ont causé un changement radical du
climat par la production énorme et directe du CO2.
 L’énergie éolienne ne présente aucun risque et ne produit évidemment pas de déchets
radioactifs contrairement à l’énergie nucléaire [29].

Page 82
Chapitre 02 Généralités sur l’énergie éolienne

Inconvénients
 Nature stochastique du vent a une influence sur la qualité de la puissance électrique
produite, ce qui représente une contrainte pour les gérants des réseaux.
 Coût de l’énergie éolienne reste plus élevé par rapport aux autres sources d’énergie
classique surtout sur les sites moins ventés.
 Bruit : il a nettement diminué grâce aux progrès réalisés au niveau des Multiplicateurs.
[29].
2. 19 Conclusion
Dans ce deuxième chapitre, nous avons présenté les éoliennes, leurs composants, leur
classification, les matériaux utilisés dans leur fabrication, ainsi que leurs avantages et
inconvénients.
Nous avons également défini les critères utilisés pour les classer, notamment le facteur de
puissance, qui conduit à la détermination du potentiel éolien.
Les éoliennes sont conçues pour produire de l'électricité au prix le plus bas possible, par
conséquent, les éoliennes sont généralement construites pour atteindre leur performance
maximale à environ 15 m/s. En fait, il n'est pas possible de concevoir des éoliennes qui
maximisent leur efficacité à des vitesses de vent plus élevées, car cela est rare.

Page 83
Références de 2ème chapitre

[1] H.Boutelli, A. Djafour, M. B. Danoune, “ Estimation of Wind Power Density in Ouargla Region
Using Weibull Distribution.” International Journal of Control, Energy and Electrical Engineering
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[2] Rapport statistique,’’ Renewables Information Overview 2020
edition’’,iea,https://www.iea.org/reports/renewables-2020 .
[3] N. Kasbadji Merzouk, ‘’Carte des Vents de l’Algérie’’, Rev. Energ. Ren. Valorisation, (1999), pp209-
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[4] A. Mirecki,’’Etude comparative de chaînes de conversion d’énergie dédiées à une éolienne de petite
puissance’’, Thèse de doctorat, l’institut national polytechnique de Toulouse, 2005.
[5] Ministère de l'Energie, Synthèse des réalisations fournies par la structure en charge des énergies
renouvelable,2018.https://www.energy.gov.dz/?rubrique=energies-nouvelles-renouvelables-et
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[6] http://meteo45.com/formation du vent le 30-04-2015.
[7] J.Christain,’’Les énergies renouvelables’’, Deuxième édition réactualisée par Système Solaire,
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[8] N. Kasbadji Merzouk ,’’Evaluation du gisement énergétique éolien contribution à la détermination
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[9] A. Abdelli,’’Optimisation multicritère d’une chaîne éolienne passive’’, thèse de doctorat à l’institut
national polytechnique de Toulouse ,2007
[10] T. Philippe, Th. Claude, ‘’projet technologique (étude d'une éolienne)’’, université de Québec,2007,
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[11] N. Cherfia ,’’ Etude d’une Chaine de Conversion de l’Energie Eolienne’’, thèse de doctorat de
Constantine,2018.
[12] Wind Flower. Toshiba Plant Systems & Services Corporation. http://www.eyorozu.
com/products/windflower/index_j.htm
[13] M.Latreche,’’Tahar Commande Floue de la Machine Synchrone à Aimant Permanant (MSAP)
utilisée dans un système éolien’’, Mémoire de Magister Université de Setif , 2012.
[14] A.Lashin, A. Shata,’’analyse de potentiel énergétique éolien en Port-Said ‘’, Énergies renouvelables
et de l'énergie durable Avis, Egypt, DOI : www.elsevier.com/locate/rser, 2012.
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[16] B. Safari, ‘’Modeling wind speed and wind power distributions in Rwanda’’, Renew Sustain Energy
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[17] C.G. Justus, W. R. Hargraves ,A. Mikhail ,D.Graber ,”Methods for estimating wind speed frequency
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[18] J.L. Nsouandélé, D.K. Kidmo, S.M. Djetouda and N. Djongyang ,” Estimation statistique des
données du vent à partir de la distribution de Weibull en vue d’une prédiction de la production de
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Cameroun”,Revue des Energies Renouvelables ,Vol. 19,2016, pp 291 – 301, .
[19] P.K. Chaurasiya,S.Ahmed, V.Warudkar, ” Study of different parameters estimation methods of
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SODAR”,Alexandria Engineering Journal,Vol.57,2018,pp 2299-2311.
[20] R. Eberhart, J. Kennedy,” A New Optimizer Using Particle Swarm Theory”,Sixth International
Symposium on Micro Machine and Human Science. 0-7803-2676-8/95, 1995, IEEE.
[21] E. Assareh M.A. Behrang , M.R.Assari , A. Ghanbarzadeh,” Application of PSO (particle swarm
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[22] T.R.Ayodele, A.S.O.Ogunjuyigbe, T.OAmusan,’’ Wind Power Utilization
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10.1016/j.jclepro.2016.04.060.
[23] A. B. Asghar, L.Xiaodong,’’ Estimation of wind speed probability distribution and wind energy
potential using adaptive neuro-fuzzy methodology’’, Neurocomputing, 2018, doi:
10.1016/j.neucom.2018.01.077.

Page 84
Références de 2ème chapitre

[24] T.J. Chang,Y.L Tu,’’ Evaluation of monthly capacity factor of WECS using chronological and
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2010.
[25] R.Pallabazzer ,’’Evaluation of wind-generator potentiality’’, Solar Energy, vol. 55,1995, pp. 49-59.
[26] S. Mathew , G.S. Philip,’’Advances in Wind Energy Conversion Technology,’’ Springer-Verlag
Berlin Heidelberg, 2011, DOI 10.1007/978-3-540-88258-9.
[27] T. Douadi, ‘’Etude et commande d’un système éolien à base d’une génératrice asynchrone’’, thèse de
magistère de l’université de Batna.
[28] A. Davigny, ‘’ Participation aux services systèmes de ferme d’éoliennes à vitesse variables intégrant
du stockage inertiel d’énergies’’, thèse de doctorat de l’université de Lille, 11 décembre 2007.
[29] S. El aimani,’’ Modélisation de différentes technologies d'éoliennes intégrées dans un réseau de
moyenne tension’’, thèse de doctorat de l'université de Lille, 2004.
[30] S. Haddi,’’ Contribution à l’optimisation de l’insertion des énergies renouvelables dans un réseau
électrique intelligent (Smart Grid)’’, thèse de doctorat de l'université SETIF1, 2018.
[31] projet-eolien.com. info.projet-eolien.com/faq. [En ligne] [Citation : 13 mars 2016.]
http://www.info.projet-eolien.com. 3.
[32] A.Guediri,’’ Etude et commande d’une chaine de conversion éolienne moyenne puissance raccordée
au réseau moyenne tension’’, thèse de doctorat de Biskra,2017.

Page 85
Chapitre 03 :

Systèmes hybrides
Chapitre 03 Systèmes hybrides

3.1 Introduction

Aujourd'hui, partout dans le monde, l'électricité est un besoin fondamental pour le


développement économique. Son importance relative croît avec les progrès techniques,
l'industrialisation et le besoin de confort moderne. L'augmentation de la production est
synonyme d'amélioration de la qualité de vie et de création de richesse. Cependant, les
combustibles fossiles fournissent actuellement la majorité de cette production, mais face à
l'épuisement de ces ressources énergétiques, aux problèmes environnementaux et à
l'augmentation considérable des besoins énergétiques, la recherche de nouvelles ressources
énergétiques est l'une des priorités de la politique énergétique de nombreux pays. Les énergies
renouvelables représentent une alternative écologique aux énergies fossiles. Leur exploitation
permettrait de fournir de l'électricité partout, notamment sur les sites isolés, et d'éviter la
création de nouvelles lignes électriques.
Les sources d'énergie renouvelables (SER) ont connu une baisse significative du prix d'achat,
rendant leur utilisation dans ces régions très avantageuse par rapport aux sources
conventionnelles. L'intermittence de ces sources est l'un des obstacles au développement des
sources d'énergie renouvelables (SER). La variabilité subie par les ressources (soleil, vent, etc.)
n'est pas corrélée à la demande de charge. Pour cela il y a toujours intérêt à coupler plusieurs
sources différentes et former ce qu'on appelle un système hybride.
Ce chapitre est une revue du système hybride d'énergie renouvelable (SHR) pour la
production d'électricité. Il présente le mode de fonctionnement, les différentes structures du
SHR et le logiciel de dimensionnement utilisé pour évaluer le comportement du Système
Hybride Renouvelable (SHR).

3.2 Définition
L'un des inconvénients des énergies renouvelables est qu'elles sont variables et non garanties,
donc ce problème peut être résolu en couplage de nombreuses sources d'énergie entre certaines
d'entre elles. Ce système s'appelle un système hybride (SH), et il combine deux ou plusieurs
technologies d'énergie renouvelable telles que les éoliennes et les panneaux photovoltaïques et
comprend également certains équipements électroniques de puissance et systèmes de stockage.
Trois architectures s’imposent parmi les (SHR) à savoir : architecture à bus CC, architecture à
bus CA et architecture mixte à bus CC-CA.

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Chapitre 03 Systèmes hybrides

Il existe plusieurs configurations pour les systèmes d'énergie renouvelable hybrides, leur
intérêt essentiel est la possibilité d’autonomie énergétique qu’ils permettent vu qu’ils ne
dépendent pas d’une seule source. Ils peuvent résoudre en très grande partie le problème de la
disponibilité de l’énergie. Les systèmes d’énergie hybrides peuvent être connectés aux réseaux
électriques ou autonomes[1].
Ces derniers sont regroupés selon leur fonction électrique : les éléments de génération
(sources), les éléments de charge et les éléments de stockage.

Figure (3.1) : Schéma général du système énergétique hybride, charges et stockage [1].
Ces dernières années, de nombreuses recherches ont été menées sur la conception,
l'amélioration, le contrôle et l'exploitation des systèmes d'énergie renouvelable hybrides.
Les efforts de recherche et développement dans les technologies des énergies renouvelables
telles que le solaire, l'éolien et d'autres sources d'énergie renouvelables doivent se poursuivre
afin d'améliorer leurs performances et leur fiabilité.
3.3 Classification des systèmes hybrides
Il existe plusieurs classifications de systèmes hybrides selon la norme choisie. Dans le reste
du chapitre, les classifications les plus répandues seront présentées.

Page 87
Chapitre 03 Systèmes hybrides

3.3.1 Régime de fonctionnement

Les systèmes hybrides sont divisés en deux groupes : dans le premier groupe, le système
hybride fonctionne en parallèle avec le réseau électrique, il s'appelle le réseau connecté et il
permet de supporter la charge du système électrique du pays.
Quant au second groupe, ils fonctionnent de manière autonome et sont généralement
installés dans des zones isolées loin du réseau électrique pour répondre aux besoins des
consommateurs (tels que les villages isolés, les zones montagneuses, etc.) [2]
3.3.2 Contenu du système hybride (La structure du système)
Lors de la classification d'un système hybride selon sa structure de système, trois critères
sont pris en considération. Le premier critère est la présence ou nan le dispositif de stockage.
La présence de stockage garantit la disponibilité de l'énergie électrique pendant les périodes
sans ressource primaire à convertir en électricité. Les dispositifs de stockage peuvent être des
électrolyseurs avec réservoirs d'hydrogène, des batteries rechargeables, ...etc.
Le deuxième critère de classification d'un système hybride est le critère lié au type de sources
d'énergie renouvelables utilisées, où la structure du système hybride peut contenir un système
photovoltaïque, une éolienne, un transducteur hydraulique (centrales hydroélectriques ou
utilisation de vagues) ou une combinaison de ces sources. Pour choisir la source utilisée, un
critère important à prendre en compte est la présence du potentiel énergétique disponible, qui
dépend de la localisation du système hybride. L'autre facteur limitant est l'alimentation
électrique du consommateur. Son importance détermine le besoin d'une source supplémentaire,
d'un périphérique de stockage, / ou d'une source conventionnelle, etc.
Le dernier critère de classification est la présence ou non d'une source d'énergie
conventionnelle. Cette source classique peut être un générateur diesel, une petite turbine à
gaz…etc.
3.3.2.1 Hybridation des sources renouvelables avec des systèmes de secours
En raison de la nature précaire des sources d'énergie renouvelables, des unités d'alimentation
de secours sont intégrées pour atteindre un niveau élevé de sécurité énergétique locale. Par
exemple, un générateur diesel, de petites turbines à gaz et des piles à combustible sont
généralement utilisés comme sources secondaires pour assurer une source d'énergie durable [3].

Page 88
Chapitre 03 Systèmes hybrides

A. Systèmes éolien/source conventionnelle


Les recherches menées sur le système hybride composé d'éoliennes et d'un générateur
diesel ont montré qu'il n'y a pas une grande variété de configurations et c'est parce que les
éoliennes produisent un courant alternatif identique à celui produit par un générateur diesel,
contrairement aux recherches menées sur les systèmes hybrides photovoltaïques.
Les systèmes hybrides sont considérés comme des générateurs diesel et des éoliennes
largement répandus sur les îles en raison de la présence de brises de mer. Ces études diffèrent
selon la taille des îles, par exemple - de petites îles comme les îles Canaries[4], en passant par
des îles moyennes comme la Corse [5], voire de grandes îles comme l'Angleterre [6].
Il existe différents types de charges utiles alimentées par le système hybride (Eolien /diesel) :
des habitations isolées [4], des bâtiments publics [7], des villages [16] , production éolienne
d’électricité [9], un petit quartier résidentiel de 280 logements [15].
Certaines études suggèrent que le système hybride fonctionne de manière autonome, incluant
souvent un stockage qui peut être idéal [10], classique par batteries [6] , Certains chercheurs ont
également utilisé un électrolyseur et une pile à combustible avec stockage d'hydrogène comme
solution alternative de stockage d'énergie [11-12].
B. Systèmes photovoltaïque/source conventionnelle
Les systèmes autonomes contiennent souvent des batteries ainsi que d’autres dispositifs de
stockage. Les batteries et la photovoltaïque produisent un courant continu. D'un autre côté, les
moteurs diesel peuvent entraîner des générateurs DC ou AC. Le plus souvent, la plupart du
temps, les consommateurs exigent du courant alternatif. Nous distinguons différentes structures
de systèmes par type de machine électrique associé à un moteur diesel. Ces structures sont
décrites et classées selon le type de flux énergétiques. Chaque composition, ses avantages et
ses inconvénients sont listés ci-dessous.
Dans ce cas, il s'agit de la connexion série, dans laquelle le générateur diesel est connecté
au bus de courant continu. La connexion peut être directe (dans le cas d'un générateur DC) ou
via un redresseur.
L'installation photoélectrique et la batterie sont également connectées à ce bus. Il est fourni
au consommateur via un onduleur. Schéma fonctionnel du système hybride Avec une telle
configuration représentée sur la figure (3.2).

Page 89
Chapitre 03 Systèmes hybrides

Dans cette configuration, le générateur diesel peut entraîner la charge à travers les
convertisseurs électroniques ou charger la batterie. Selon la stratégie de gestion du système
hybride, l'énergie générée par l'installation photovoltaïque peut directement alimenter la charge
ou traverser la batterie. Le rôle de ce dernier est de réparer la tension du bus DC et de réduire
le besoin de générateur diesel (réduire le coût du diesel).

Figure (3.2) : Système hybride avec connexion série.


Ce type de structure présente plusieurs avantages dont les plus importants sont :
 facilité de mise à l’échelle du générateur diesel.
 Schéma électrique simplifié grâce à l’absence de commutation d’alimentation AC.
 Le démarrage du générateur diesel n’est pas associé à la panne du courant.
 Grâce à l’onduleur, il est possible de fournir au consommateur une tension adaptée à la
forme, la valeur, et la fréquence du signal.
Malgré ces avantages, il y a, en revanche, les inconvénients de ce type de structure, on les
mentionne :
 La puissance fournie est convertie deux fois avant d'atteindre le consommateur, ce qui rend
le rendement relativement faible dans le cas d'un générateur diesel AC.
 Une éventuelle panne de l'onduleur coupera complètement l'alimentation électrique.
 La batterie doit être de grande taille.
 L'onduleur ne peut pas fonctionner en parallèle avec le générateur diesel. C’est pourquoi il
doit être dimensionné de manière qu’il puisse couvrir la charge maximale possible.

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Chapitre 03 Systèmes hybrides

La deuxième configuration d’un système hybride avec source conventionnelle est une
connexion parallèle. Dans cette installation, le générateur diesel est connecté via un bus de
courant alternatif tandis que le générateur photovoltaïque et les batteries sont connectés au bus
de courant continu. Les deux bus sont connectés à des convertisseurs électroniques, Il peut
fonctionner comme un onduleur lorsque la charge est satisfaite par les panneaux
photovoltaïques et/ou la batterie. Soit comme redresseur, Lorsque le générateur diesel couvre
la consommation d’électricité et participe à la charge de la batterie. Dans ce cas, la charge est
alimentée par deux bus simultanément.

Figure (3.3) : Système hybride avec connexion parallèle.


Les avantages de cette configuration sont :
 Meilleur rendement, car les sources fonctionnent à une puissance plus proche de leur
puissance nominale. De plus, il n'y a pas de transfert de l'énergie produite par le
générateur diesel.
 Réduction du nombre de convertisseurs électroniques, ce qui réduit le câblage
nécessaire et l'investissement initial pour construire le système hybride.
 La défaillance du convertisseur électronique ne coupe pas l'alimentation de la charge.
Les inconvénients de ce type de structure sont :
 Dans le bus continu, il est difficile de contrôler ;
 le contrôle automatique est nécessaire pour le bon fonctionnement du système ;
 Les batteries vieillissent rapidement.

Page 91
Chapitre 03 Systèmes hybrides

C. Systèmes photovoltaïque/éolien/diesel
L'objectif principal de la mise en place d'un tel système est de diversifier les sources
d'énergie, en particulier celles qui sont renouvelables, qui sont connues pour fluctuer, et les
conditions climatiques contrôlent la quantité d'énergie produite. Ainsi, une réduction plus
importante de la quantité de carburant consommé. Parce que les sources renouvelables peuvent
se compléter et économiser plus d'énergie.
Pour de nombreuses applications d'intérêt sensible et stratégique telles que les relais de
télécommunication, les postes frontaliers, les foyers isolés et les réfrigérateurs pour le transport
et le stockage des vaccins, hors réseau électrique conventionnel, la disponibilité continue de la
source d'énergie primaire est vitale et conditionne dans une large mesure les systèmes fiabilité
et leur fonctionnement continu.
Les solutions technologiques conventionnelles apportées par les groupes électrogènes diesel
sont d'une part, coûteuses en raison des coûts élevés de maintenance et d'approvisionnement en
carburant et présentent des inconvénients liés au bruit et surtout à l'émanation des émissions de
gaz à effet de serre, d'autre part [13]. Les nouvelles solutions technologiques apportées par les
systèmes d'énergies renouvelables basés essentiellement sur l'énergie éolienne et solaire
connaissent des taux de croissance extrêmement élevés ces dernières années. Les systèmes
d'énergie solaire et éolienne sont omniprésents, disponibles gratuitement, respectueux de
l'environnement, et ils sont considérés comme des sources de production d'électricité
prometteuses en raison de leur disponibilité et de leurs avantages topologiques pour les
productions d'électricité locales. Pour tirer profit de chaque solution technologique, le couplage
– dans un système hybride – d'un générateur diesel avec des sources d'énergie renouvelables
est si souvent l'option la plus économique [14]. Dans ce contexte, diverses techniques
d'optimisation pour le dimensionnement de systèmes hybrides ont été rapportées dans la
littérature.
Les auteurs ont suggéré que dans le nord du Brésil, il est économique de convertir les
systèmes diesel jusqu'à 50 kW de puissance en systèmes hybrides. Conformément le travail de
[17] , les systèmes d'alimentation hybrides PV/diesel conduisent à une réduction substantielle
des coûts d'exploitation et de maintenance et des polluants atmosphériques émis dans
l'atmosphère locale par rapport à celui d'un seul système diesel. Dans [15], une stratégie de
contrôle a été introduite pour un système hybride isolé comprenant PV, générateur diesel et
PHS. La stratégie proposée tente de réduire la consommation de carburant et les émissions de
CO2.

Page 92
Chapitre 03 Systèmes hybrides

L'utilisation d'un système hybride photovoltaïque/éolien/diesel peut être une approche plus
fiable pour répondre à la demande électrique des régions éloignées par rapport aux systèmes
photovoltaïques uniquement/éoliens. Cela est dû au fait que le recours à une seule technologie
entraîne généralement un surdimensionnement du système, augmentant ainsi les coûts initiaux
de l'usine. D'autre part, combiner un générateur diesel avec un système photovoltaïque et/ou
éolien permet de garantir la consommation minimale de carburant diesel et par conséquent de
minimiser les coûts d'exploitation et l'empreinte carbone du système.
Les logiciels commerciaux de simulation disponibles sont :HOMER [16],Hybrid2[18].
3.3.2.2 Hybridation des sources purement renouvelables
Deux ou plusieurs sources renouvelables peuvent être combinées pour leurs avantages
complémentaires. Par exemple, les systèmes hybrides les plus répandus comportent la liaison
éolienne PV. L'avantage de combiner ces deux sources d'énergie se justifie par le fait qu'elles
offrent la meilleure ressource commune. La complémentarité de ces deux sources est très
importante, tant au niveau annuel que quotidien. En effet, les vents soufflent davantage en hiver
et en automne et diminuent au printemps alors que le rayonnement solaire est le plus intense
en été. De même, au cours d'une journée, un Le rayonnement solaire est le plus fort pendant la
journée tandis que le vent peut également souffler la nuit. Cela permet l'intégration saisonnière
et quotidienne des ressources d'énergie solaire et éolienne par exemple, Site isolé pour une
disponibilité énergétique plus fiable, qui dépend bien sûr de l'emplacement [19].
A. Systèmes hybrides sans source conventionnelle
Ces systèmes hybrides fonctionnent principalement en mode autonome dans des zones où
l'accès au réseau ou à l'approvisionnement en carburant est coûteux voire difficile.
 Systèmes hybrides photovoltaïque/stockage

L'installation photovoltaïque doit contenir une autre source d'énergie, pour satisfaire la
demande de charge pendant la nuit ou en cas de manque d'ensoleillement. . Ce type de système
est utilisé pour électrifier les maisons, les villages. Certaines études ont étudié le problème de
la modélisation et de l'analyse ; d'autres se sont penchés sur le dimensionnement optimisé[16-
18].

Le paramètre optimisé est soit le coût de l'énergie produite, soit la probabilité de perte de la
charge, dans les deux cas, l'objectif est d'assurer une alimentation continue de la charge au
moindre coût. La présence d'une capacité de stockage est nécessaire dans une installation
photovoltaïque autonome, pour alimenter la charge pendant les périodes d'insuffisance de
source renouvelable.

Page 93
Chapitre 03 Systèmes hybrides

Dans une étude réalisée par [20], sur l'utilisation de système PV pour alimenter les zones
rurales et isolées en eau domestique, [21] il a été mentionné que l'énergie photovoltaïque est
plus compétitive pour le pompage de l'eau.

Les recherches dans la littérature ont étudié les différents types de stockage : le stockage
par utilisé les batteries, un électrolyseur avec réservoir d’hydrogène.

B. Systèmes éoliens / stockage


L'interconnexion d'une éolienne avec un dispositif de stockage peut se faire pour deux
raisons principales : la première est de jouer le rôle de tampon dans le cas d'un système hybride
relié au réseau électrique, c'est-à-dire de lisser les variations rapides de la puissance de
l'éolienne. Le second rôle est de stocker de l'énergie à long terme pour un système autonome.
Les modes de stockage utilisés peuvent être les batteries, un électrolyseur avec stockage
d’hydrogène, ou un stockage d'air comprimé.
C. Système hybride photovoltaïque/éolien/stockage
Les systèmes présentés précédemment présentent l'inconvénient majeur du manque de
diversité des sources de production (une seule source renouvelable est utilisée). Il en résulte un
surdimensionnement des composants pour assurer une alimentation continue de la charge, ce
qui engendre un investissement initial élevé et une augmentation du prix du kilowattheure
produit. Ces obstacles peuvent être surmontés en ajoutant une deuxième source d'énergie.
Il existe un vaste éventail de documents publiés traitant des éventuels, analytiques et des
méthodes heuristiques pour le dimensionnement optimal des systèmes hybrides. Les larges
applications des méthodes heuristiques dans les problèmes d'optimisation des systèmes
hybrides sont augmentées en raison de leurs capacités flexibles. Ces méthodes sont très utiles
dans les optimisations avec des fonctions objectives complexes en considérant le temps de
calcul normal. L'utilisation de solutions flexibles dues à l'obtention de résultats optimaux est un
autre avantage des méthodes heuristiques. Différentes méthodes permettant d'atteindre la taille
optimale des systèmes hybrides sont présentées dans [22]. Certains facteurs tels que la
température, la vitesse du vent et le rayonnement solaire ont des impacts significatifs sur
l'optimisation des systèmes hybrides qui sont considérés dans [33].
Dans [24], les dernières réalisations de la recherche concernant l'utilisation de techniques de
calcul dans l'optimisation des systèmes hybrides sont présentées. Algorithme génétique (GA)
[26], optimisation d'essaim de particules (PSO) [25], algorithme de compétition impérialiste
(ICA), [27] optimisation d'essaim d'abeilles artificielles [24] sont quelques algorithmes
appliqués pour optimiser la taille des systèmes électriques hybrides. De plus, dans [28],

Page 94
Chapitre 03 Systèmes hybrides

respectivement, l'algorithme différentiel évolutif, les méthodes de recherche PSO et


PSO/harmonie sont utilisés pour optimiser la taille des composants du système hybride.
Dans [29], le dimensionnement optimal d'un système de production d'électricité PV/diesel
est présenté avec l'objectif de minimiser le coût du système et les émissions de polluants par un
algorithme de recherche d'harmonie. Dans [30], le nombre optimal de panneaux
photovoltaïques, d'éoliennes et de parcs de batteries est déterminé en tenant compte du coût
annuel inférieur par l'optimisation du loup gris. L'algorithme inspiré de la luciole est utilisé dans
[31], pour le dimensionnement optimal du système hybride renouvelable avec pour objectif la
minimisation des coûts d'électricité et en tenant compte du taux d'insatisfaction de la charge.
Un cadre pour la conception optimale d'un système hybride photovoltaïque/éolien/pile à
combustible est présenté dans [32] en utilisant la recherche d'harmonie et le chaos pour
minimiser le coût du cycle de vie.
Dans [33], l'optimisation du système hybride photovoltaïque/éolien/batterie est étudiée en
considérant le coût annuel total minimal et avec le concept de probabilité de perte d'alimentation
en utilisant des algorithmes évolutionnaires.
3.3.2.3 Hybridation des sources renouvelables avec unité de stockage à court-terme
L'association des dispositifs de stockage à court-terme (batteries, volant d’inertie…) avec
des sources d'énergie renouvelables peuvent garantir la fiabilité et la sécurité du système de
production d'électricité distribuée, tout en maximisant les avantages des énergies
renouvelables. L'excédent et le déficit de production d'énergie peuvent être optimisés ou ajustés
par les unités de stockage d'énergie pour augmenter l'efficacité énergétique [19].
3.3.2.4 Hybridation des sources purement renouvelables avec des unités de stockage à
court et à long-terme.
Pour mieux garantir la performance et éliminer les fluctuations de puissance du système
hybride à base de sources renouvelables, dans certaines applications, en plus de l’insertion des
systèmes de stockage à court-terme, des systèmes de stockage à long-terme comme les piles à
combustibles avec des électrolyseurs ont été installés. Elles contribuent en effet à garantir
l’autonomie du SH, en constituant une réserve d’énergie lorsque les sources produisent en
excédent, et en la restituant lorsqu’elles ne produisent momentanément plus assez [34].

Page 95
Chapitre 03 Systèmes hybrides

3.4 Configuration de couplage du système hybride autonome

L'objectif principal du réseau hybride est de fournir une source d'énergie stable, continue et
à faible coût pour la charge, de sorte que les sources d'énergie ne soient pas connectées de
manière aléatoire, mais plutôt en choisissant la meilleure pour les besoins de la charge, en tenant
compte de l'aspect économique (coût le plus bas).
Il existe de nombreuses configurations de systèmes hybrides autonomes, mais deux d'entre
elles dominent les systèmes hybrides : la configuration série et la configuration parallèle.
Le nom de ces configurations indique le nombre et le type de bus auxquels sont connectées
les unités panneaux solaires + éoliennes + batteries, ainsi que leurs modes de fonctionnement
dans le système multi-sources
L'un des critères les plus importants pris en compte lors du choix d'une structure de réseau
hybride indépendante est la qualité de l'organisation du bus, la facilité de mise en place des
installations électriques, le coût et la durée de vie.
3.4.1 L’architecteur série
3.4.1.1 Configuration à bus DC
Dans l’architecture série comme indique dans la figure Ⅲ.4, toutes les sources recouvrables
sont connectées au DC bus par de convertisseurs électroniques appropriés. Des sources à
courant continu(CC) on peut directement connecter au DC-bus ou via un convertisseur DC/DC
si nécessaire.
Les puissances délivrées par les modules à courant alternatif (générateur éolien et groupe
Diesel) sont redressées en tension grâce à des convertisseurs AC/DC. La charge est alors
alimentée par un onduleur (convertisseur DC/AC).
Parmi les avantages les plus importants de cette structure est le système de commande qui
est facile à mettre en œuvre, le générateur diesel est dimensionné, la charge peut être alimentée
avec la tension et la fréquence appropriées, grâce à l'onduleur.
Un inconvénient de cette structure :
 L’rendement du système est faible en raison des pertes des convertisseurs,
 L'onduleur ne peut pas fonctionner en parallèle avec le générateur diesel، C'est
pourquoi il doit être dimensionné de manière à ce qu’il puisse couvrir les pics de
demande de la charge,
 un problème dans l'onduleur entraîne une coupure totale de l’alimentation électrique.

Page 96
Chapitre 03 Systèmes hybrides

Figure (3.4) : Configuration d’un système hybride à bus DC.

3.4.1.2 Configuration à bus AC


Cette structure est considérée comme plus récente que son prédécesseur et s'est développée
en raison de l'émergence de l'électronique de puissance et de l’apparition des onduleurs plus
efficaces et moins chers.
Cette structure est constituée d'un seul porteur de courant alternatif auquel toutes les unités
sont connectées au système hybride (voir Figure Ⅲ.5) L'un des avantages de cette structure est
qu'elle fournit une tension alternative et alimente la charge en continu, et en cas de pénurie de
puissance au niveau du bus, le générateur démarre automatiquement
Quant au côté négatif de cette structure, c'est la difficulté d'imposer la fréquence et
l'amplitude de la tension du bus et de l'adapter à la charge, car il y a une difficulté à synchroniser
toutes les unités du réseau, donc cette structure est considérée dans une large mesure adapté aux
grands réseaux avec la présence des moyens logistiques nécessaires.

Page 97
Chapitre 03 Systèmes hybrides

Figure (3.5) : Configuration d’un système hybride à bus AC.

3.4.2 Architecteur parallèle


Dans cette configuration, deux bus sont utilisés, un bus de courant alternatif auquel sont
connectés des éoliennes et un générateur diesel et la charge , et un bus DC où sont connectées
des sources DC telles que des batteries et /ou des panneaux solaires.
Les deux bus sont également reliés à l'aide d'un convertisseur bidirectionnel . Lorsque le
générateur diesel couvre la demande de la charge, il participe à la charge de la batterie, dans ce
cas le convertisseur bidirectionnel fonctionne en mode redresseur. Lorsque les panneaux
solaires ou/et les batteries fournir l'énergie nécessaire à la charge, convertisseur bidirectionnel
fonctionne en mode onduleur.
De cette façon, l'énergie nécessaire à la charge peut être fournie par les deux bus et
simultanément la figure (3.6) montre la structure de cette configuration.

Page 98
Chapitre 03 Systèmes hybrides

Le côté positif de cette composition réside dans plusieurs points que nous mentionnons :
 Abaissement le nombre de convertisseurs,
 L'alimentation d’électrique ne se coupe pas en cas de problème au niveau des
convertisseurs,
 Bon rendement car l'énergie d'un générateur diesel n'est pas convertie et que les autres
sources fonctionnent à une puissance proche de sa puissance maximale.
Quant au côté négatif de cette composition, il est centré sur les trois points principaux :
 L'effet des impulsions émises par le convertisseur sur les batteries (entraînant le
vieillissement des batteries),
 Une tension sinusoïdale doit être fournie de manière synchrone avec la tension du
générateur diesel à partir de l'extrémité du convertisseur bidirectionnel,
 Le contrôle de la tension du bus continu est assez difficile.

Figure (3.6) : Configuration d’un système hybride à l’architecteur parallèle.

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Chapitre 03 Systèmes hybrides

3.5 Critères d’optimisation du système hybride


Pour optimiser le système hybride en fonction du site d'installation, de nombreux critères
sont pris en compte[2], dont les plus importants sont énumérés ci-dessous :

Critères d’optimisation

Le coût d’énergie produite La probabilité de perte de la charge

3.5.1 Le coût d’énergie produite

Il existe plusieurs approches de calcul des coûts qui dépendent principalement de l'énergie
requise par le consommateur, du coût d'investissement initial d'achat des composants du
système, du coût de leur installation, du coût de maintenance et de remplacement (pour les
composants qui ont une durée de vie plus courte que le composant qui détermine la durée de
vie d'un système hybride).
3.5.2 La probabilité de perte de la charge (Loss of Power Supply Probability ‘LPSP’)
Le LPSP est défini comme la probabilité qu'une alimentation électrique insuffisante se
produise lorsque le système hybride (module PV, éolienne et batterie de stockage) est incapable
de satisfaire la demande de charge.
Un LPSP de 0 signifie que la charge sera toujours satisfaite et un LPSP de 1 signifie que la
charge ne sera jamais satisfaite .La perte de probabilité d'alimentation (LPSP) est un paramètre
statistique pour mesurer le système performances pour une répartition de charge supposée ou
connue. Le LPSP est donnée par la relation suivante [35] :

∑𝑚
𝑖=1(𝐸𝑙𝑜𝑎𝑑,𝑖 −𝐸𝑝𝑟𝑜𝑑,𝑖 )
LPSP = ∑𝑚
(Ⅲ.1)
𝑖=1 𝐸𝑙𝑜𝑎𝑑,𝑖

Avec :
Eload,i est l’énergie demandée par le consommateur pour la période i.
Eprod,i est l’énergie produite.
m : est le nombre de périodes pour lesquelles la recherche est réalisé.

Page 100
Chapitre 03 Systèmes hybrides

3.6 Stratégies de supervision du système hybride


Actuellement, un grand nombre de recherches sont menées sur les systèmes hybrides et leurs
applications. Le besoin d'une stratégie efficace de gestion de l'énergie survient lorsque plus
d'une source d'alimentation est utilisée pour faire fonctionner une charge donnée. Ce besoin ne
se limite pas seulement à un système hybride autonome, mais également à des systèmes
hybrides connectés au réseau électrique. L'un des rôles les plus importants qu'une stratégie de
contrôle des systèmes indépendants peut jouer est :
- Assurer la continuité de l'alimentation des charges dans toutes les conditions ;
-Assurer une utilisation maximale des ressources renouvelables :
-Les intégrer dans le problème d'optimisation pour améliorer la production d'énergie,
-Protégez les composants contre d'éventuels dommages dus à une surcharge et augmentez
également la stabilité du système d'alimentation.
Comme pour les systèmes hybrides connectés au réseau, le rôle d'une stratégie de contrôle
de l'énergie comprend le contrôle du flux d'énergie dans les deux sens vers le réseau et vice
versa [1].
Dans la section suivante, en analysant les différents travaux de recherche sur ce sujet qu’ils
peuvent être classés selon leur problématique de la manière suivante :
La figure (3.7) présenter un résumé des différentes stratégies de supervision du système
hybride.

Figure (3.7) : Stratégies de supervision des systèmes hybrides [1]

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Chapitre 03 Systèmes hybrides

3.6.1 Stratégies de supervision dans un système hybride autonome


Certaines études ont utilisé la programmation linéaire pour mettre en œuvre l'algorithme de
gestion de l'énergie, tandis que d'autres ont utilisé des techniques basées sur l'intelligence
artificielle. Vous trouverez ci-dessous un examen des différentes méthodes de surveillance des
systèmes hybrides autonomes.
3.6.1.1 Les stratégies de supervision basée sur la Programmation Linéaire ‘Application
autonome’
Dahman et al [36] dans ses travaux de recherche ont développé une stratégie pour une gestion
énergétique optimale d'un système hybride autonome composé d'un système solaire
photovoltaïque, d'une éolienne, d'un générateur diesel et d'une batterie de stockage d'énergie.
L'objectif de ce travail est d'abord de faire fonctionner le sous-système PV à la puissance
maximale en utilisant l'algorithme de suivi du point de puissance maximale PPM pour alimenter
la charge, et une éolienne a été démarrée pour compléter le générateur PV en cas de panne
d'énergie. Le générateur diesel est conçu pour répondre à la demande de charge, en chargeant
les batteries en cas de pénurie d'énergie des sources et lorsque la batterie a atteint sa charge
minimale. Les résultats obtenus confirment l'efficacité de la stratégie proposée.
3.6.1.2 Les stratégies de supervision basées sur des techniques intelligentes– Application
autonome
Développé par Palma-Pinky et al. [37] Dans ses recherches, une stratégie de gestion de
l'énergie basée sur le réseau de neurones (RN) pour un système autonome composé d'un GPV,
d'une éolienne et d'un générateur diesel et batterie.
Le modèle fournit des points de consigne en ligne pour chaque unité de production, mode
de fonctionnement et signal aux consommateurs, sur la base d'une approche de gestion de la
demande. Le but de la conception de cette stratégie est de réduire les coûts d'exploitation tout
en répondant aux exigences de charge électrique.
3.6.2 Les stratégies de supervision dans les systèmes hybrides connectés au réseau
électrique.
Les deux sous-sections suivantes incluent certaines des études qui ont été utilisées dans la
stratégie de gérance énergétique dans un système hybride connecté au réseau : programmation
linéaire à mettre en place, tandis que d'autres ont eu recours à des techniques basées sur
l'intelligence artificielle.

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Chapitre 03 Systèmes hybrides

3.6.2.1 Les stratégies de supervision basées sur la Programmation Linéaire – Application


connecté au réseau
Pascal et al [38] ont présenté une stratégie de gestion de l'énergie pour un système hybride
comprenant GPV, éoliennes et batteries connectées au réseau électrique. Cette stratégie est
utilisée pour les prévisions de production d'énergie renouvelable, de puissance d'entrée/sortie
par système hybride unitaire et de batterie. Le réseau électrique compense en permanence tout
déséquilibre de puissance, tandis que les batteries ne compensent que les fluctuations
quotidiennes et la différence entre la puissance mesurée et la puissance projetée.
3.6.2.2 Les stratégies de supervision basées sur des techniques intelligentes– Application
connecté au réseau
L'algorithme proposé par Bahmani et Azizipanah [39] vise à développer des stratégies
correctives pour le système hybride. Déterminer les dimensions optimales d'un système de
stockage utilisant des batteries dans un petit réseau incluant des sources d'énergie renouvelables
(PV, éolien, etc.). Cette technique a été mise en œuvre en formulant d'abord la fonction de coût
dans laquelle les coûts de maintenance sont pris en compte avant de formuler le problème
d'optimisation.
3.7 Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons présenté les principales caractéristiques et composantes d'un
système hybride et aussi une revue de différentes études réalisées dans la littérature relatives
aux Systèmes Hybrides d'Énergie Renouvelable (SHR). Il met en évidence l'importance des
sources d'énergie renouvelables hybrides, la classification la plus utilisée, la structure et les
configurations du système.

Page 103
Références de 3ème chapitre

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Références de 3ème chapitre

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Page 105
Chapitre 04 :
Logiciel et méthodes de
dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)
Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.1 Introduction
Dans nos jours, la demande en eau devient de plus en plus importante, notamment dans les
zones rurales et les sites isolés où l'accès à l'énergie conventionnelle est difficile voire
pratiquement impossible. Ce phénomène a conduit à un intérêt croissant pour l'utilisation des
énergies renouvelables comme nouvelle source d'énergie.
L’interconnexion de plusieurs sources d’énergie renouvelable (panneaux photovoltaïques,
petites centrales hydroélectriques ou éoliennes, dans un système d’énergie hybride, peut avoir
une incidence profitable sur la production d’énergie électrique en termes de coût et de
disponibilité cela aide à la réalisation d'un système de pompage autonome, fiable et efficace ;
et apporte une solution pratique et économique au problème de pénurie d'eau, en particulier
dans les régions désertiques.

Ce chapitre détaille plus précisément avec les éléments théoriques qui permettent de
déterminer le dimensionnement du système hybride (PV/Eolien) qui peut être utilisé pour
l’irrigation dans une région saharienne (Ouargla – Algérie).

4.2 Notions importantes sur l’irrigation


4.2.1 Eaux en Algérie

L'eau est un indicateur du mode de vie humaine, car elle affecte, par sa qualité, sa
disponibilité ou sa rareté, la pensée, le comportement, la santé et la vie quotidienne des gens,
pour rester avant tout une source de prospérité ou de retraite.

L'Algérie souffre d'un grave problème représenté par le manque d'eau, qui est principalement
lié à la sécheresse (le manque de pluie pendant de nombreux mois) en raison de son
appartenance au climat méditerranéen, en plus de la forte population, la diversité des zones
économiques l'activité et la demande croissante de consommation, ce qui appelle à trouver des
solutions adaptées.

Pour fournir de l'eau potable, de gros efforts doivent être faits dans le domaine de la
mobilisation des ressources en eau, qui vise à :
 Fournir de l'eau potable aux citoyens,
 Couvrir les besoins des unités industrielles,
 Répondre aux exigences de l'agriculture, en particulier les grandes zones à haute
fertilité,

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

 Rejet des eaux usées par les riverains et les usines en séparant le réseau d'épuration dans
les zones peuplées dans le cadre de la mise en place de stations d'épuration et de
traitement des eaux usées pour éviter les risques de pollution.
4.3 Ressources d'eau en Algérie
Parmi les sources traditionnelles d’eau les plus importantes en Algérie sont les suivantes :
A. Eaux de pluie

La pluie est une importante source d'eau en Algérie, et le pourcentage des précipitations
varie d'une région à l'autre, où le taux de précipitations sur la capitale du pays. La station
pluviométrique en Algérie) est estimé à environ 700 mm au cours de l'année, tandis que les
précipitations diminuent en se dirigeant vers les régions occidentales pour atteindre les
précipitations moyennes les précipitations atteignent environ 400 mm, et vers les régions
orientales du pays, on constate que la quantité de pluie atteint 1200 mm au niveau de certaines
zones et 500 mm dans les hauts plateaux de l'est, alors qu'elle est quasi inexistante dans le sud
du pays. Une partie de la pluie tombante est répartie sur les cours d'eau de surface et s'infiltre
dans des puits souterrains, tandis que la majeure partie est perdue dans le processus
d'évaporation.

B. Eaux de surface
La puissance hydrique en Algérie est estimée à environ 18 milliards de mètres cubes par an,
répartis comme suit : 12,5 milliards de mètres cubes par an dans les régions du Nord, dont 10
milliards de flux de surface et 2,5 milliards de ressources souterraines (renouvelables). 5,5
milliards de mètres cubes par an dans les zones sahariens, dont 0,5 milliards de flux de surface
et 5 milliards de ressources souterraines.

Le ruissellement des eaux de surface comprend notamment la partie nord du pays, qui couvre
une superficie d'environ 300 000 km² et est soumise au contrôle d'un réseau national de mesure
des ressources en eau, des précipitations et des changements climatiques, qui compte 200
stations exploitées par l'Agence nationale des ressources en eau.

Le volume moyen des ressources en eau de surface en Algérie est d'environ 13 milliards de
mètres cubes. Il est divisé en 17 bassins, qui sont divisés en trois types :

 bassins des montagnes de l'Atlas El Telli : Il couvre une superficie d'environ 130 000
km² et une capacité d'environ 3 milliards de m3. Ses précipitations varient entre 400
et 1 200 mm/an.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

 Les bassins des hautes plaines : d'une superficie d'environ 100 000 km², et d'une
capacité d'environ 750 millions de m3.Les précipitations moyennes varient entre 300-
400 mm/an.
 Les bassins sahariens : d'une superficie d'environ 100 000 km² et d'une capacité
d'environ 700 millions de m3. Ses précipitations varient entre 100 et 300 mm/an.

Ces ressources de surface sont représentées dans un ensemble de vallées et de rivières dont
les plus importantes sont les Wadi Chlef et Al Kabeer, qui produisent plus de deux milliards de
m3 par an, en plus des Wadi Sebous, Somam et Yusr, qui produisent entre (500 millions de m3et
un milliard de m3).

Afin de développer la capacité de mobilisation des eaux de surface, de nombreux ouvrages


ont été construits, alors qu'en 1962 il n'y avait que 13 barrages pour stocker 450 millions de
mètres cubes d'eau utilisés principalement pour l'irrigation des plaines agricoles de l'ouest du
pays, et actuellement il y a 93 barrages d'une capacité totale de 1,9 milliard de mètres cubes
d'eau.
C. Les eaux souterraines
 Eaux souterraines dans le nord :

Les ressources en eaux souterraines du nord, exploitables, sont estimées à deux milliards de
m3/an. Actuellement, 90 % des eaux souterraines, soit 8,1 milliards de m3, sont exploitées, et
75 % du volume de ces ressources en eaux souterraines sont concentrés dans les principaux
aquifères.

 Eaux souterraines dans le sud :


Ces eaux s’étendent dans le Sahara algérien dans les régions d'Al-Manea, Adrar, Ain Salah,
Biskra et Ouargla, ses profondeurs vont de 10 mètres à 2000 mètres, et il contient de grandes
quantités d'eau. Dans la région saharienne, il y a des couches d'eau, dont deux s'étendent
jusqu'au territoire libyen.
Selon l'étude des ressources en eau du Sahara, l'étude nationale des ressources en eau et
Programme des Nations Unies pour le développement, e processus d'exploitation de ces
ressources en eaux souterraines peut être porté à 5 milliards. Les eaux souterraines en Algérie
ont un caractère stratégique dans le développement global du pays, car l'eau est une ressource
rare et précieuse en Algérie.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Elle nécessite de la valoriser et de rationaliser son utilisation pour répondre aux besoins des
citoyens et de l'économie nationale.

Figure (4.1) : Carte géographique des eaux souterraines au Sahara[1].

D. Les ressources en eaux du Sahara Algérienne


Le Sahara algérien peut être divisée en quatre unités hydrogéologiques qui sont :
-l'unité Saoura - Tindouf,
- l'unité Chott Melrhir,
-Unité du Hoggar Tassili,
-Unité du Sahara septentrional : Ce système aquifère est constitué des aquifères du
Continental Intercalaire (Nappe Albienne) et du bâtiment composite s'étendant majoritairement
dans le territoire saharien algérien.

Figure (4.2) : Les quatre unités hydrologiques du Sahara Algérienne [2].

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Les nappes du Continental Intercalaire et Complexe Terminal sont des aquifères .Ils peuvent
être plus ou moins chauds selon leur profondeur, c'est pourquoi ces gisements sont considérés
comme les principales ressources géothermiques du Sahara algérien.
De la figure ci-dessous (4.3), nous notons que la région de Ouargla est située dans les nappes
albiennes, qui est le plus chaud.

Figure (4.3) : Carte montrant les nappes aquifères du Sahara algérien Complexe terminal -
continental intercalaire [3]

4.4 Carte des profondeurs

Grâce à l'analyse de près de 150 puits (pétroliers et hydrauliques), la profondeur du réservoir


a été cartographiée (figure 4.4) dans la zone d'étude. Ces profondeurs sont exprimées par rapport
au niveau de la mer.
A travers cette carte, on peut remarquer la présence d’une nappe libre à l’extrême Ouest (la
proéminence de l'aquifère à Adrar et Ain Salah) qui est captif à l'est.
L'aquifère Continental Intercalaire s’enfonce à plus de 500 m dans la partie centrale du
bassin, et de là s'approfondit de plus en plus vers le nord-est en formant un bassin subsidient à
la limite de la flexure sud atlasique.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Figure (4.4) : Carte des profondeurs de la nappe albienne [4]


-On peut également noter que les profondeurs maximales enregistrées sont supérieures à 2000
mètres.Cette observation correspond aux régions de Touggourt et de Biskra.

-La région Est est considérée comme un réservoir d'eau souterraine، qui contient 40% de l'eau
souterraine totale، donc cette région est plus importante géothermique puisque elle est assez
profonde pour procurer la chaleur aux eaux.

Tableau (4.1) : Profondeurs et épaisseur de la nappe Albienne dans quelques


villes du Sud algérien [5]

Région Profondeur (m) Epaisseurs (m)


Touggourt 1600 500
EL Oued 2000 500
Ouargla 1000 700
Ghardaia 500 800
El Golea 200 600
Adrar 0 Affleure 200
In Salah 0 Affleure 300

A travers le tableau (4.1), on constate que la région d’Ouargla a une épaisseur de (700 m),
qui est considérée comme la région la plus importante du sud-est de la nappe Albienne [5].

Page 111
Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.5 Transmission des eaux des nappes profondes du Sahara

Il existe deux processus importants dans le transfert de l'eau des aquifères profonds du désert
: 1- Un transfert sud-nord qui s'effectue du Sahara Septentrional vers les « hauts plateaux » et
2- Le transfert sud-sud : d'Ain Salah à Tamanrasset.

Figure (4.5) : Transfert des eaux des nappes profondes du Sahara.

4.6 Qualité de l’eau

L 'organisation mondiale de la santé (OMS) fournit des normes internationales relatives à la


qualité de l'eau et à la santé humaine qui sont utilisées comme référence de base et fiable pour
établir des normes d'eau potable au niveau des pays du monde afin d'éliminer les problèmes liés
aux éléments suivants : suspendu sédiments (organiques ou inorganiques), métaux dissous et
micro-organismes pathogènes.

4.7 Activité agricoles

Production de dattes dans la région d’Ouargla était la principale activité agricole. Au départ,
la production était uniquement destinée à l'autoconsommation. Elle s'est développée et exportée
depuis 1925.
Que les exploitants commencent à exporter les dattes d de qualité en profitant de
l’amélioration des conditions de transports automobiles entre le sud et le nord. En 1949, la
production annuelle variait entre 60 000 et 75 000 quintaux [22].

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Actuellement, l'État travaille à encourager l'investissement dans le secteur agricole à travers


plusieurs concessions accordées à l'investisseur compris l'octroi de prêts et de terres agricoles,
ainsi que des prix compétitifs pour les engrais où l'Etat algérien a inscrit un projet visant à
planter un million de palmiers fructueux dans le but d'atteindre plus de 100 000 tonnes annuelles
de dattes à perspectives 2027 dans la Wilaya de Ouargla, ce qui renforcera les capacités de
production de dattes de l'Etat. La saison agricole (2016/2017), environ 4,1 millions quintaux.
Cette production réalisée concerne spécifiquement les types de dattes de base représentés dans
« Deglet Nour », « Ghars » et « Deglat Al Bayda »

4.8 Définition d’irrigation

L'irrigation est définie comme le processus de transport, de récupération et de distribution


d'eau aux plantes cultivées et à diverses cultures pour répondre à leurs besoins en eau, grâce
auquel les plantes peuvent être approvisionnées avec leurs besoins alimentaires ajoutés
artificiellement en les ajoutant à l'eau d'irrigation.
Le processus se déroule de différentes manières et en quantités variables selon de
nombreuses considérations, notamment le type de plante, la nature du sol, ses propriétés
physiques, sa teneur en nutriments, et selon la saison de croissance et la période de l'année.
4.8.1 Méthodes d’irrigation

Tous les types d'irrigation des plantes actuellement utilisés peuvent être classés d'une
manière ou d'une autre dans les deux principales méthodes d'irrigation, utilisant souvent l'un
des types d'irrigation suivants :

4.8.1.1 L'irrigation par aspersion

Il est considéré comme l'un des types modernes d'irrigation et dépend de la distribution de l'eau
au champ au moyen d'un tuyau principal qui se ramifie dans le sol en branches secondaires,
chacune se terminant par un arroseur (un outil qui pulvérise de l'eau sur les environs sous forme
de brume). Les arroseurs sont répartis sur le terrain afin qu'ils couvrent toute la superficie du
terrain d'une manière similaire aux précipitations.
L'un des inconvénients de cette méthode est la perte d'eau par évaporation, et en cas de vents
forts dans la région, le processus de distribution de l'eau est perturbé car le vent entraîne l'eau.
Parties aériennes des plantes, augmentant ainsi la propagation des maladies fongiques qui
favorisent généralement les milieux humides.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Figure (4.6) : Irrigation par aspersion [6].

4.8.1.2 L’irrigation goutte à goutte

Elle est également appelée irrigation de précision ou irrigation à faible volume, et elle est
considérée comme l'une des méthodes modernes, et c'est le type le plus efficace et permet
d'économiser la quantité d'eau et présente de nombreux avantages. L'un des meilleurs avantages
de ces types d'irrigation est de réduire considérablement le gaspillage d'eau, de réduire le risque
de croissance des mauvaises herbes dans le sol et de réduire le potentiel de salinisation du sol.

Figure (4.7) : Irrigation par goutte à goutte [6].

4.9 Estimation des besoins en eau d’irrigation

L'irrigation est l'un des processus agricoles importants dans les cultures. L'irrigation est
définie comme la méthode industrielle pour fournir aux plantes l'eau qui leur permet de bien
pousser. Ou c'est ajouter de l'eau aux terres agricoles pour répondre aux besoins des plantes qui
y poussent pour mener à bien leurs activités vitales, physiologiques et chimiques en quantités

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

suffisantes que la plante absorbe à travers les poils absorbants du système racinaire, ainsi qu'elle
est utile pour laver ou réduire la concentration de sels dans le sol.

La programmation de l'irrigation est l'un des facteurs affectant les opérations agricoles et la
faisabilité économique des projets agricoles. L'importance de la programmation réside dans son
impact direct sur l'économie d'eau d'irrigation et l'amélioration de la productivité.

4.9.1 Evapotranspiration potentielle(E.T.P)

Elle correspond à la quantité d'évaporation transmise par les plantes bien pourvue en eau, où
la variation des taux d'évaporation des valeurs dans le temps et dans l’endroit entraîne une
variation du volume des besoins en eau des terres agricoles et de leurs cultures cultivées.
Le processus d'évaporation dépend d'un ensemble de variables, dont ce qui est lié au couvert
végétal en termes de type et de densité, y compris ce qui est lié à la qualité du sol en termes de
texture et de couleur et ce qui est lié aux variables climatiques(le rayonnement solaire, la
température, la vitesse du vent, la clarté du ciel et la pression atmosphérique). Elle entraîne une
diminution la pression atmosphérique entraîne une augmentation du taux d'évaporation et de
l'humidité relative, ce qui constitue une relation inverse avec les valeurs d'évaporation.
Plus l'humidité relative est élevée, plus la valeur d'évaporation est faible, et tous ces facteurs
affectent la variation de la distribution temporelle et spatiale de la quantité d'eau évaporée dans
la zone d'étude.
L'ETP peut être évalué à partir de formules empiriques (Turc 1961 , Bouchet 1963, etc.).
C'est aussi la formule de Blaney-Criddle modifiée par la FAO 1983, qui convient bien aux
régions arides et semi-arides. Cette formule est donnée par la relation suivante[7] :
ETP = a. F + b (4.1)

Avec :
-(a,b),coefficient de correction en fonction des trois paramètres (humidité, vitesse du vent,
ensoleillement).
-F, la force d'évaporation de Blaney-Criddle, est donnée par la relation suivante :

F = P. (0.46t + 8.13) (4.2)


Où :
- t ,température moyenne en (°C).
- P(%) , d'heures diurnes de la période considérée par rapport au totale annuel des heures
diurnes, pour le site d’Ouargla ces valeurs présentées dans le tableau suivant.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Tableau (4.2) : Les valeurs de P(%) pour Ouargla [7].


Mois Jan Fév. Mars Avr. Mai Jun Jul Aout Sep Oct. Nov. Déc.
P(%) 7.2 6.97 8.37 8.75 9.63 9.60 9.77 9.28 8.34 7.93 7.11 7.05

4.9.2 Evapotranspiration maximale(E.T.M)


Il fait référence à la quantité d'eau réellement évaporée du sol et excrétée par la plante dans
les conditions météorologiques locales dominantes et les conditions liées à l'humidité du sol et
à la couverture végétale.
L'évapotranspiration maximale est calculée après connaissance de deux facteurs (type de
culture - salinité de l'eau) , et donnée par l'équation suivant [7].
ETM = K c . ETP (4.3)

Avec , Kc coefficient culturel.


L'évapotranspiration de référence ETP a été calculée par la méthode (Penman-Monteith), en
utilisant le logiciel de support -CROPWAT 8.0 développé par le FAO, basé sur le document
d'irrigation et de drainage de la FAO 56. FAO56 a adopté le P-M (Penman-Montieth) méthode
comme standard global pour estimer ETP à partir de données météorologiques. Les résultats de
calcul d’ETP à partir de données météorologiques de la région d’Ouargla par l’utilisation de
logiciel CROPWAT 8.0, sont représentés dans la figure ci-dessous :

Figure (4.8) : Les valeurs calculées de l’ETP et ETM (mm)

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.9.3 Calcul des besoins brut en eau BB (mm)


La relation suivante donne les besoins unitaires pour chaque culture et le mode d'irrigation
choisi, qui est caractérisé par le coefficient (C), ce coefficient représente les rendements qui
affectent à la fois le transport, la distribution et l'irrigation [7].
BB = (ETM − Pu − X. (RFU))/e (4.4)

Avec,
Pu : pluie utile en (mm).
X : coefficient entre (0 et 1).
RFU : dose pratique ou réserve en eau facilement utilisable du sol (mm).
e : rendement de mode d'irrigation choisi en(%), différentes valeurs de rendement sont données
dans le tableau ci-dessous selon le type de système d'irrigation.
Tableau (4.3) : Rendement de chaque type de système d'irrigation[7].

Technique d’irrigation Rendement (%)


Micro-irrigation (goutte à goutte) 90
Irrigation sous pression 80
Irrigation par sillon 50

4.9.4 Calcul des volumes mensuels (Vm) et journalier (Vj)


En utilisant la relation(4.3) (4.4), les besoins mensuels et journalier en eau peuvent être
calculés [7] :
𝑉𝑚 = 𝐵𝐵. 𝑆. 𝐶. ƒ (4.5)
𝑉𝑗 = 𝑉𝑚 /𝑁𝑗 (4.6)

Avec

Vm : volume mensuels (m3/ha).

Vj : volume journalier (m3/ha).

S : surface du périmètre (ha).

C : coefficient de couvrage qui dépend du système d’irrigation.

ƒ: facteur de conversion est égale 10.

Nj : le nombre des jours de mois.

Page 117
Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.9.5 Évaluation des besoins en eau

La quantité d'eau nécessaire pour l'irrigation dépendent des facteurs météorologiques (,


l’humidité, la vitesse du vent, la température, l’évapotranspiration du sol, et la saison de
l’année), la méthode d’irrigation, et le type de culture. Dans notre cas nous avons calculé les
besoins mensuels journaliers en eau de deux hectares de palmier à Ouargla. Le tableau (4.4) est
donne les besoins en eau pour irriguer deux hectares de terrains agricoles.

Tableau (4.4) : Evaluations des besoins en eau.


mois Vm (m3/ha) Vj (m3/ha)
janv. 1000,14 32,26
févr. 1214,26 43,36
mars 2311,1 74,55
avr. 3136,9 104,56
mai 4088,9 131,9
juin 4749,7 158,32
juil. 5258 169,61
août 4939,4 159,33
sept. 3423,02 114,10
oct. 2398,66 77,37
nov. 1271,9 42,39
déc. 931,23 30,03

Figure (4.9) : Besoin en eau d’irrigation par deux hectares de palmier dattier.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

La courbe de la figure (4.9) a été tracée sur la base des résultats du tableau (4.4). On note à
travers cette figure que la demande en eau augmente à un rythme continu pendant les mois de
printemps et d'été jusqu'à ce qu'elle atteigne son pic au mois de Juillet avec une valeur de
(169,61 m3/j ) contrairement aux mois d'automne et d'hiver. On constate une diminution
progressive de la demande en eau pour atteindre la quantité d'eau minimale requise au cours du
mois de Décembre, avec une valeur estimée de (30,039 m3/j).
4.10 Principaux composantes du système d’énergie hybride (photovoltaïque-
éolien) de pompage d’eau.

Dans notre cas particulier, nous nous intéressons à un système d'énergie renouvelable
hybride qui combine deux générateurs, une éolienne et un générateur photovoltaïque, pour le
stockage de l'énergie, où l'eau est pompée et stockée dans un réservoir à une hauteur au-dessus
du sol , afin d'être distribuée par gravité lorsque les rayonnements solaires et la vitesse du vent
sont insuffisants.

Ces deux sources produisent un courant continu qui peut être converti en courant alternatif,
grâce à l’intégration d'un onduleur dans le circuit. En couplant et en connectant ces systèmes
avec une pompe immergée, nous obtiendrons les avantages suivants :

 fonctionnement ininterrompu du système ;


 La possibilité de conserver l'énergie excédentaire produite par ce système ;
 Sécurisation des approvisionnements quelles que soient les conditions
météorologiques.
En général, le système hybride (PV/Eolien) se compose des équipements résumés ci-dessous :

4.10.1 Générateur PV

La structure du générateur PV est composée d’un nombre de modules séries Ns et d’un


nombre de modules parallèles Np.
Les panneaux solaires sont assemblés (en série ou en parallèle) en fonction de la puissance
requise par l'utilisateur. Le point de fonctionnement du générateur photovoltaïque est
caractérisé par :
𝐼𝐺𝑃𝑉 = 𝑁𝑃 ∗ 𝐼𝑃𝑉 (4.7)
𝑉𝐺𝑃𝑉 = 𝑁𝑆 ∗ 𝑉𝑃𝑉 (4.8)

Avec

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

- IGPV, VGPV est le courant et la tension du générateur photovoltaïque.


-NP, Ns sont les nombres des modules en parallèle et en série respectivement.
4.10.2 Turbines éoliennes
Dans notre cas, l'éolienne est utilisée pour assister le générateur photovoltaïque dans
l'alimentation de la motopompe, notamment lors des périodes d'activité le vent dans la région.
4.10.3 Pompes
Un dispositif mécanique utilisé pour transférer des fluides d'un endroit à un autre en
augmentant la pression du fluide et en lui fournissant de l'énergie pour déplacer les tubes à
l'endroit requis, et cette énergie doit être suffisante pour permettre au fluide de surmonter les
effets de frottement et la gravité.
4.10.4 Types d'ensemble électropompe

4.10.4.1 Pompes de surface

Les pompes de surface sont conçues pour pomper l'eau à partir de sources de surface telles
que des sources, des étangs, des réservoirs ou des puits peu profonds. La plupart de nos pompes
de surface sont soit des pompes à membrane, soit des pompes à palettes rotatives et peuvent
fonctionner directement à l'énergie solaire pour un fonctionnement simple et peu coûteux. Ces
pompes peuvent être à axe horizontal ou à axe vertical.

(a)

(b)
Figure (4.10) : Pompes de surface avec axe horizontal (a) et axe vertical(b).

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.10.4.2 Pompe immergée

C'est à l'origine une pompe centrifuge équipée d'un moteur thermique ou électrique qui peut
fonctionner alors qu'elle est immergée sous la surface de l'eau et le moteur électrique est
toujours au fond.

Comme son nom l'indique, la pompe immergée est conçue pour fonctionner avec ensemble
complet qui composé de la pompe et du moteur, immergé (complètement) dans le liquide ou le
milieu à traiter. Ce type de pompe possède un moteur hermétiquement fermé à proximité du
corps de pompe. Le boîtier fermé autour du moteur est généralement rempli d'huile pour le
protéger des dommages en empêchant la pénétration de tout liquide susceptible de provoquer
un court-circuit.
Lorsque la pompe est immergée, il y a une pression de liquide positive à l'entrée de la pompe.
Cette condition peut créer une plus grande efficacité en raison de la plus faible énergie requise
pour déplacer le fluide à travers le chemin de fluide de la pompe.
Une pompe immergée fonctionne en poussant le fluide pendant le processus de pompage,
par opposition à l'aspiration. Ceci est très efficace car la pompe utilise la hauteur du fluide
lorsqu'il est immergé pour fonctionner et aucune énergie n'est dépensée pour aspirer le fluide
dans la pompe. L'effet positif d'une pompe immergée est que le moteur est refroidi par le fluide
qui l'entoure, ce qui évite la surchauffe. On retrouve différents types de pompes immergées
électriques telles que : Pompes immergées en forage, Pompes immergées en fosse sèche.

(c) (d)

Figure ( 4.11) : Pompes immergée en fosse sèche(c) et pompes immergée en forage(d).

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.11 L'unité de stockage

Le stockage d'énergie peut se faire de deux manières : le stockage d'énergie électrique ou le


stockage d'eau. Cette dernière méthode est souvent utilisée car il est plus pratique de stocker
l'eau dans des réservoirs que de stocker l'énergie électrique dans des batteries coûteuses et
fragiles. Aussi, le système de stockage par batterie génère des surcoûts, comme : des problèmes
d'entretien de la batterie et l'obligation de la remplacer après 3 à 5 ans d'utilisation. Le réservoir
peut souvent être construit localement et la capacité de stockage peut varier de un à plusieurs
jours. Ce réservoir ne nécessite pas d'entretien complexe et facile à réparer.

4.12 Techniques de pompage

Pour pomper de l'eau avec un système hybride (PV/Eolien), deux techniques sont possibles :

- Dans la première technique, l'énergie renouvelable est consommée en "temps réel", on


parle alors d'un "pompage au fil du soleil ". Cette solution nécessite le stockage de l'eau
dans un réservoir (l'eau pompée pendant la journée est stockée pour une utilisation
ultérieure le soir par exemple).
- La deuxième méthode consiste à utiliser le stockage d'énergie, cette fois via des
batteries. L'énergie stockée pendant la journée peut être utilisée plus tard pour pomper
de l'eau.
4.12.1 Pompage « au fil du soleil »
Comme nous le verrons, la méthode de pompage « au fil du soleil » permet d'avoir un
système hybride plus simple, plus fiable et moins coûteux qu'un système qui utilise des batteries
pour stocker d'abord l'énergie (voir la figure 5.13).
Dans cette technique, c'est l'eau elle-même qui est pompée et stockée lorsqu'il y a
suffisamment d'énergie. L'eau est stockée dans un réservoir à une hauteur au-dessus du sol afin
qu'elle soit, si nécessaire par la suite, distribuée par gravité. Il faut souligner ici que le réservoir
d'eau peut souvent être construit localement. De plus, il ne nécessite pas d'entretien complexe
et peut être réparé facilement. La capacité de stockage de l'eau peut varier de un à plusieurs
jours selon la production et la consommation d'énergie.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Figure (4.12) : Pompage au fil du soleil[8].

4.12.2 Pompage d'eau avec batteries

Le mode de pompage de l'eau utilisant l'énergie stockée sur batteries peut avoir l'avantage
de garantir une alimentation stable des équipements (possibilité de pompage en l'absence de
soleil et le vent).
L'énergie est stockée pour être également utilisée pour d'autres besoins futurs.
L'inconvénient majeur de cette technique est qu'elle comporte plusieurs composants qui
influencent négativement la fiabilité et le coût global du système. Par exemple, les batteries
sont fragiles et sont souvent les premiers éléments à changer.
De plus, les contrôleurs utilisés pour réguler la charge et la décharge des batteries. Vieillissent
rapidement et peuvent ne pas être fiables. Les batteries introduisent également un degré de perte
d'efficacité d'environ 20 à 30 % de la production d'énergie.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Figure (4.13) : Pompage d'eau avec batteries.

4.13 Notion hydraulique

Les stations de pompage sont constituées d'une ou plusieurs pompes qui aspirent des
volumes d'eau et les refoulent sous une certaine pression dans les canalisations du réseau. Les
paramètres nécessaires pour dimensionner la pompe sont le débit de fonctionnement et la
hauteur à laquelle la pompe refoulera.

4.13.1 Débit (Q)

La quantité d’eau que la source d’eau est capable de fournir à tout moment est suffisante
pour répondre aux besoins de la culture[9].
Le débit est mesuré soit en litres par minute, soit en mètres cubes par heure, peut être calcule
par la formula suivante :
𝑉
𝑄 = 𝑁𝑗 (4.9)
𝑓

Avec, Vj : volume journalier (m3/ha), Nf : nombre d’heure par jour de pompage avec le débit Q.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.13.2 Hauteur manométrique totale(Hmt)


La hauteur manométrique totale se compose de la somme algébrique des quatre quantités
suivantes [9] :
 Hauteur géométrique(Hg) : est la différence de hauteur entre le point de vidange(le plan
d'utilisation) de l'eau et le niveau dynamique de l'eau dans le puits (voir Figure 4.15). Il
est calculé par la formule suivante :
𝐻𝑔 = 𝐴 + 𝐵 + 𝐶 (4.10)

Avec, A,B,C : représente le plan d'utilisation de l'eau, le niveau dynamique de l'eau et le niveau
statique, respectivement.
𝑃𝑎 −𝑃𝑒
 différence de pressions entre les niveaux du liquide coté aspiration et coté
𝜌.𝑔

refoulement en cas de réservoirs fermés.


Avec , 𝜌: Masse volumique de l’eau (kg / m3)
g : accélération de la pesanteur (m / s²)
 ΔH : somme de toutes les pertes de charge dans les tuyauteries d’aspiration et de
refoulement.
𝑉𝑎2 −𝑉𝑒 ²
 différence de vitesse.
2.𝑔

En pratique, la différence de vitesse étant négligée, et pour le cas des réservoirs ouvert la
relation de Hmt et donnée par formula suivante :
𝐻 = 𝐻𝑔 + ∆𝐻 (4.11)

Figure (4.14) : Données de base d’une pompe.

Page 125
Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.13.3 Détermination du diamètre optimal de la conduite


Le choix du diamètre économique est considéré comme un compromis entre dépenses
d'investissement et dépenses de fonctionnement. Lorsque le diamètre du tuyau augmente, cela
augmente les dépenses d'investissement, mais la perte de charge est réduite, ce qui entraîne une
diminution des dépenses énergétiques. En revanche, si le diamètre du tube est plus petit, cela
entraînera une perte de charge plus importante, Ce dernier point nous amène à penser qu'il existe
un diamètre optimal ou un diamètre économique.
Actuellement, le diamètre économique est déterminé par une des relations suivantes [7-10] :
1. Bresse : 𝐷𝑚 = 1.5(√𝑄) (4.12)

2. Bonnin : 𝐷𝑚 = √𝑄 (4.13)
3. Munier (1961) : 𝐷𝑚 = (1 + 0.02ℎ)𝑄 (4.14)

Avec, Q : est le débit en m3 .


Les relations précédentes de (Bresse, Bonnin et Munier) donnent un calcul direct et rapide
du diamètre du tube.
4.13.4 Les pertes de charge dans une conduite
Les pertes de charge peuvent être définies comme une chute de pression due à la résistance
rencontrée par les fluides en écoulement : les actions de cisaillement entraînent des pertes
d'énergie. Ces pertes sont divisées en deux types [7] :

Figure (4.15) : Les pertes de charge dans un conduit.

Page 126
Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

* Linéaires ou régulières: Il s'agit d'un type de perte qui se situe le long des tubes et peut être
exprimé par la relation suivante[7].
λ.V2 .L λ.L
∆HL = = 2.g.D.A2 .3600² . Q² (4.15)
2.g.D

Avec :
Q : débit de l’écoulement en (m3/h)
L : longueur de la conduite en (m)
A : section de la conduite (m²)
V : vitesse moyenne de l’écoulement du fluide en (m/s)
D : diamètre de la conduite en (m)
g : Accélération de la pesanteur, égale à 9.81 m/s².
-On peut calculer la vitesse moyenne de l’écoulement par la relation suivante :
4∗𝑄
𝑉𝑚 = ² (4.16)
𝜋∗𝐷𝑚

-calculer de coefficient de frottement (λ) : le coefficient de frottement dépend de la nature


du tube , de la vitesse d'écoulement , de la viscosité cinématique et du nombre de Reynolds, Re.
Étant donné ce nombre par la relation suivante.
𝑉.𝐷
𝑅𝑒 = (4.17)
𝛾

Avec :
𝛾 : viscosité cinématique égale à 10-6 m²/s.
Pour calculer le coefficient de frottement (λ), il y a deux possibilités :
64
1er cas : si (Re < 2300 ) donc l’écoulement est Linéaires on a 𝜆 = 𝑅
𝑒

2 ieme cas : si (Re > 2300) donc l’écoulement est turbulent, et coefficient (λ) peut être donnée
par la relation de Nikuradse .
1 K
= −2log(3.7.D) (4.18)
√λ

Avec
K : coefficient dépend de la nature du conduits, soit égale à 10-4 pour les conduits nouvelles
dont la nature du matériau (fonte, acier, béton), soit égale à 2*10 -3 pour les conduits en fonte
posées plusieurs années .

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

*Les pertes de charge singulières : Ces pertes se situent dans les pièces spéciales qui règlent
le sens ou la section du passage du fluide (raccord, T, soupapes, clapets, etc.). Elle est donnée
par la relation suivante[7].
ki .V² i k
∆Hs = ∑ = ∑ 2.g.A2.3600² Q² (4.19)
2.g

Avec :
ki : coefficient qui dépend les pièces spéciales qui règlent le sens ou la section du passage
du fluide.
Tableau (4.5) : Coefficient ki pour différents types d’accessoires dans installation
hydraulique [7].
Accessoires ki Accessoires ki
Coude à 90° 1.13 Joint de démontage 1.1
Crépine 0.13 Clapet de non-retour 1.7
Coude à 22.5° 0.07 Divergent 0.166
Coude à 45° 0.24 Convergent 0.166
Vanne papillon 0.24

Donc, la relation des pertes de charge dans un conduit totales devenir :

λ.L i k
∆𝐻𝑡 = ∆𝐻𝐿 + ∆𝐻𝑠 = (2.g.D.A2 .36002 . 2.g.A2 .36002 ) Q²
(4.20)

4.14 Calcul l'énergie hydraulique Eh

Pour le dimensionnement hydraulique, l'utilisateur introduit les données essentielles telles


que le volume d'eau quotidien requis, la hauteur de pompage totale, le nombre d'heures de
pompage par jour, le matériau de la qualité du tuyau, la longueur du tuyau, la pression nominale
et l'efficacité de la pompe, puis la taille de la pompe et du système hydraulique est calculé selon
l'équation suivante [11]:
𝜌.𝑔.𝐻.𝑄
𝑃= (4.21)
𝜂𝑏 .𝜂𝑒


P : est la puissance de pompage en W ;
𝜌 : est la masse volumique de l'eau en kg/m3 ;
g : est l'accélération locale due à la gravité, 9,81 m/s2
H: est la hauteur de refoulement totale en m ;

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Q : est le débit en m3 ;

ηb : est le rendement de la pompe et ηe est le rendement du moteur électrique.

L'énergie hydraulique nécessaire (kWh/jour) est donnée par la relation suivante [12]:
𝐸ℎ = 𝑣𝑗 𝐶ℎ 𝐻𝑚𝑡 (4.22)

Avec : Ch : constante hydraulique (kg.s.h/m²) ;

Vj : est la quantité d'eau journalière requise (m3/j) ;

Hmt : hauteur manométrique totale (m).

4.15 Calcul de l'énergie électrique nécessaire

L'énergie nécessaire pour soulever une certaine quantité d'eau sur une certaine hauteur donnée
pour une journée est calculée à l'aide de l'équation suivante[9] :

𝐸ℎ
𝐸𝑒 = 𝜂 (4.23)
𝑜𝑛𝑑 𝜂𝑚𝑝

Avec :

Ee : Énergie électrique [kWh/ j]

ηond : Le rendement de l'onduleur.

ηmp : Le rendement du groupe motopompe.

4.16 Dimensionnement du générateur PV

L'objectif principal du dimensionnement d'une installation photovoltaïque est de déterminer


le nombre de panneaux solaires nécessaire pour mettre en place un système photovoltaïque, qui
est nécessaire pour satisfaire les besoins énergétiques à tout moment.

Le dimensionnement de l'installation des systèmes de pompage d'eau photovoltaïques


autonomes comprend la recherche de la taille du générateur photovoltaïque et du mélange de
réservoir de stockage les moins chers et répond à la demande attendue pour les besoins de
charge.

Afin d'obtenir une taille de générateur PV appropriée, il existe deux méthodes : analytique
et graphique. La méthode analytique a été utilisée dans cette étude. Il est basé sur la relation

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

entre la puissance du générateur photovoltaïque et l'énergie du rayonnement solaire. Toutes les


relations de cette méthode sont décrites comme suit

4.16.1 Méthode analytique

Après évaluation de l'ensoleillement moyen journalier, incident sur les panneaux


photovoltaïques, et calcul du volume d'eau journalier nécessaire pour irriguer 02 hectares de
palmiers dattiers et la hauteur manométrique totale de pompe, la puissance nominale
correspondant au générateur photovoltaïque Pc peut être calculé à l'aide de l'équation
suivante [13] :

𝑃𝑐 = 𝜂𝑝𝑣 𝐴𝑃𝑉 𝐺𝑟𝑒𝑓 (4.24)


Avec :

𝑃𝑐, puissance de sortie du générateur PV sous condition standard(W) (T=25°, E=1000W/m²).

η PV, Le rendement du générateur à température de référence (25°C).

APV, La surface active du générateur (m²).

Gref, irradiation à température de référence (1000 W/m²).

Après avoir calculé la puissance dans des conditions standard, on peut calculer l'énergie
électrique journalière en fonction de l'angle d'inclinaison (β) des panneaux par l'équation
suivante [14] :

𝐸𝑒 = 𝜂𝑃𝑉 𝐴PV Gd (𝛽) (4.25)


Le rendement global PV (ηpv) est obtenu comme suit.

𝜂𝑝𝑣 = 𝐹𝑚 [1 − 𝛾(𝑇𝑐 − 𝑇𝑟 )]𝜂𝑔 (4.26)

Avec, Fm :facteur de couplage ;


𝛾 :Coefficient de température des cellules ;
Tr :température des cellules aux conditions standard (25°C) ;
Gd(β) : L’irradiation moyenne journalière incidente sur le plan des modules à
l’inclinaisonβ.
Tc : est lié à la température ambiante moyenne du mois Ta, Tc donnée par l'équation
suivante [15] :

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

𝑁𝑂𝐶𝑇−20
𝑇𝑐 = 𝑇𝑎 + ( )∗𝐺 (4.27)
800

Où, Ta : température de l'air (°C) ;

NOCT, température nominale de fonctionnement de la cellule (°C), et dépendent du type


de module PV considéré.
G : l’éclairement dans les conditions CSM (W/m²).
À partir des équations ci-dessus et après avoir ajouté l'onduleur (transformateur CC à AC), la
puissance peut être calculée à l'aide de la formule suivante [16].

𝐺𝑟𝑒𝑓 𝐸ℎ
𝑃𝐶 = 𝐹 ∗𝜂 (4.28)
𝑚 [1−𝛾(𝑇𝑐 −𝑇𝑟 )𝜂𝑔 ]𝐺𝑑 (𝛽) 𝑀𝑃 𝜂𝑖𝑛𝑣

4.17 Méthodes et logiciels de dimensionnement le système hybride

4.17.1 Méthodes du dimensionnement du système

À ce point, nous allons présenter les équations mathématiques qui permettent de décrire les
deux méthodes de dimensionnement. La première méthode utilise la moyenne des valeurs
mensuelles par an, alors que, la deuxième méthode introduit la notion du mois le plus
défavorable.
Dans cette étude de dimensionnement, les deux méthodes sont utilisées (la moyenne
mensuelle annuelle et la moyenne du mois le plus défavorable) de l’énergie totale incidente.
L’énergie totale produite par les deux générateurs (PV-Eolien) qui alimentent la charge est
exprimée les relations suivante :
𝐸𝐿 = 𝐸𝑃𝑉 ∗ 𝐴𝑃𝑉 + 𝐸𝑒𝑙 ∗ 𝐴𝑒𝑙 (4.29)
𝐸𝐿 ∗ 𝑓 = 𝐸𝑃𝑉 ∗ 𝐴𝑃𝑉 (4.30)
(1 − 𝑓) ∗ 𝐸𝐿 = 𝐸𝑒𝑙 ∗ 𝐴𝑒𝑙 (4.31)

Où, f représente la fraction de la charge alimentée par la source photovoltaïque et (1−f) celle
alimentée par la source éolienne. La valeur limite f = 1 indique que la totalité de la charge est
alimentée par la source PV. Quand f=0, ceci correspond à une alimentation 100 % éolien.
EL : la charge électrique requise (kWh);
Eel : l’énergie totale produite par le générateur éolien (kWh/j);
EPV : l’énergie totale produite par le générateur photovoltaïque (kWh/j) ;
Apv : surface de générateur photovoltaïque (m) ;
Ael : surface de générateur éolien (m).

Page 131
Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.17.1.1 Méthode de moyennes mensuelles annuelles

Dans cette méthode, la taille des générateurs photovoltaïque et éolien est tirée des valeurs
̅̅̅̅ . De la même manière, la charge
̅̅̅̅̅ , Eel
moyennes annuelles de chaque contribution nommée Epv
est représentée par la valeur moyenne mensuelle annuelle. Par conséquent, les surfaces des deux
générateurs photovoltaïque et éolien sont données les équations suivant[17] :

̅̅̅̅̅
𝐸𝑒𝑙
1 − 𝑓 = 𝐴𝑒𝑙 ∗ ̅̅̅̅
(Ⅳ.32)
𝐸𝐿

̅̅̅̅
𝐸
𝐿
𝐴𝑃𝑉 = 𝑓 ∗ ̅̅̅̅̅̅ (Ⅳ.33)
𝐸 𝑃𝑉

4.17.1.2 Méthode du mois le plus défavorable

Le dimensionnement des composants du système (générateurs photovoltaïque et éolien) se


fait en fonction du mois le plus défavorable pour le solaire et pour l’éolien. Les surfaces
nécessaires pour les deux générateurs sont exprimées par les relations suivantes [17].

𝐸𝑒𝑙,𝑚
1 − 𝑓 = 𝐴𝑒𝑙 ∗ max( ) (Ⅳ.34)
𝐸𝐿,𝑚

𝐸
𝐴𝑃𝑉 = 𝑓 ∗ 𝑚𝑎𝑥(𝐸 𝐿,𝑚 ) (Ⅳ.35)
𝑃𝑉,𝑚

4.17.2 Logiciels du dimensionnement du système


Il existe de nombreux programmes de dimensionnement, dont les plus célèbres sont
mentionnés dans le diagramme suivant :

Logiciels de dimensionnement

HOMER RAPSIM Hybrid2

RAPSIM (Remote Area Power Supply Simulator) : Il s’agit d’un logiciel de


simulation qui est utilisé pour mettre à l’échelle des systèmes hybrides isolés tels que les
installations photovoltaïques, les éoliennes et les Diesel.

Page 132
Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Hybrid2 : Ce logiciel est dédié à l’étude de différents systèmes hybrides avec


différents composants. Il dispose des outils nécessaires pour effectuer des analyses
économiques. Les résultats peuvent être présentés de deux façons - des résultats sommaires ou
des résultats détaillés avec une différence au fil du temps.
HOMER ((Hybrid Optimization Model for Electric Renewables) : Ce logiciel,
peut modéliser des systèmes hybrides qui fonctionnent en parallèle avec le réseau électrique ou
dans un système autonome. Il a également des modèles de générateurs conventionnels et de
sources d’énergie renouvelables. En outre, le Logiciels contient des algorithmes d’optimisation
qui l’utilisent pour choisir le meilleur système hybride.

4.18 Définition du logiciel HOMER

Ce logiciel a été développé afin de simuler des systèmes à énergie renouvelable ou fossile.
L'un des points forts de ce logiciel est sa capacité à simuler des systèmes hybrides qui combinent
différentes sources d'énergie qui peuvent être renouvelables ou fossiles ou une combinaison des
deux. La première version de ce programme a été réalisée par le Laboratoire américain des
énergies renouvelables en 1992. Après cela, de nombreux exemplaires ont été publiés, qui ont
été subis à des améliorations afin d'améliorer l'efficacité du programme et de satisfaire les
besoins des utilisateurs. Ce logiciel est utilisé dans de nombreux pays (plus de 190 pays) et
environ 40 000 utilisateurs. Dans notre travail nous utiliserons la version Homer 2.81 beta
version 2009 [18].

4.18.1 Principales caractéristiques

Le processus de simulation est divisé dans le logiciel Homer en trois sections principales :
simulation, optimisation des systèmes et enfin, analyse de sensibilité de ces systèmes. Logiciel
est doté d'un ensemble de configurations possibles, agencées la valeur du NPC (Net Présent
Cost) et le coût initial du projet.
HOMER effectue trois tâches principales : la simulation, l'optimisation et l'analyse de
sensibilité. Dans le processus de simulation, HOMER modélise les performances d'une
configuration de système micro électrique particulière chaque heure de l'année pour déterminer
sa faisabilité technique et son coût de cycle de vie
Dans le processus d'optimisation, HOMER simule de nombreuses configurations de système
différentes à la recherche de celle qui satisfait les contraintes techniques au coût de cycle de vie
le plus bas. Dans le processus d'analyse de sensibilité, HOMER effectue plusieurs optimisations

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

sous une gamme d'hypothèses d'entrée pour évaluer les effets de l'incertitude ou des
changements dans les entrées du modèle. L'optimisation détermine la valeur optimale des
variables sur lesquelles le concepteur du système a le contrôle, telles que la combinaison de
composants qui composent le système et la taille ou la quantité de chacun. L'analyse de
sensibilité permet d'évaluer les effets de l'incertitude ou des changements dans les variables sur
lesquelles le concepteur n'a aucun contrôle, telles que la vitesse moyenne du vent ou le prix
futur du carburant.

Analyse de sensibilité

Optimisation

Simulation

Figure (4.16) : Le processus de simulation dans le logiciel HOMER.

La figure (4.17) illustre la relation entre la simulation, l'optimisation et l'analyse de


sensibilité. L'ovale d'optimisation entoure l'ovale de simulation pour représenter le fait qu'une
seule optimisation consiste en plusieurs simulations. De même, l'ovale d'analyse de sensibilité
englobe l'ovale d'optimisation car une seule analyse de sensibilité consiste en plusieurs
optimisations.

Simulation :

HOMER modélise une configuration particulière du système en effectuant une simulation


horaire de série chronologique de son fonctionnement sur une année. HOMER parcourt l'année
une heure à la fois, calculant l'énergie renouvelable disponible, la comparant à la charge
électrique et décidant quoi faire avec l'énergie renouvelable excédentaire en période d'excès, ou
la meilleure façon de produire (ou d'acheter sur le réseau) puissance supplémentaire en temps
de déficit.

A l'issue d'un an de calculs, HOMER détermine si le système satisfait aux contraintes


imposées par l'utilisateur sur des quantités telles que la fraction de la demande électrique totale

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

desservie, la part d'électricité produite par des sources renouvelables ou les émissions de
certains polluants.

HOMER calcule également les quantités nécessaires pour calculer le coût du cycle de vie du
système, telles que la consommation annuelle de carburant, les heures de fonctionnement
annuelles du générateur, la durée de vie prévue de la batterie ou la quantité d'électricité achetée
annuellement auprès du réseau.

Optimisation et analyse de sensibilité


Alors que le processus de simulation modélise une configuration système particulière, le
processus d'optimisation détermine la meilleure configuration système possible. Dans
HOMER, la meilleure configuration de système possible, ou optimale, est celle qui satisfait les
contraintes spécifiées par l'utilisateur au coût actuel net total le plus bas. Trouver la
configuration optimale du système peut impliquer de décider de la combinaison de composants
que le système doit contenir, de la taille ou de la quantité de chaque composant et de la stratégie
de répartition que le système doit utiliser. Dans le processus d'optimisation, HOMER simule de
nombreux systèmes différents.
configurations, rejette celles qui ne sont pas réalisables (celles qui ne satisfont pas aux
contraintes spécifiées par l'utilisateur), classe celles qui sont réalisables en fonction du coût
actuel net total et présente celle qui est réalisable avec le coût actuel net total le plus bas comme
la configuration optimale du système.
Le but du processus d'optimisation est de déterminer la valeur optimale de chaque variable
de décision qui intéresse le modélisateur. Une variable de décision est une variable sur laquelle
le concepteur du système a le contrôle et pour laquelle HOMER peut considérer plusieurs
valeurs possibles dans son processus d'optimisation. Les variables de décision possibles dans
HOMER incluent :
 La taille du champ photovoltaïque
 Le nombre d'éoliennes
 La présence du système hydraulique La taille de chaque générateur
 Le nombre de batteries
 La taille du convertisseur AC-DC
 La stratégie d'expédition (l'ensemble des règles régissant le fonctionnement du
système).

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Input *système optimal


*ressource disponible HOMER Analyse et *coût courant net
*composants du système modélisation *économie d'énergie nette
*demande de charge *fraction d’énergie excès
*optimisation

*coût total
Output
*consommation de carburant
Configuration optimale
*énergies renouvelables
du système
*fraction

Figure (4.17) : Architecture du package HOMER


4.18.2 Interface de logiciel
Le logiciel HOMER est simple d'utilisation et son interface est similaire aux logiciels
courants, il contient donc un Menu en haut ainsi que des icônes qui peuvent être utilisées sans
aller dans les menus. On peut considérer que l'interface HOMER contient trois zones
importantes comme le montre la (Figure 4.19).Zone 1 : Dans cette zone, nous pouvons définir
le système et aussi en fait le choix de l'équipement qui sera inclus dans le modèle du système.
Alors les ressources de la zone 02 sont définies comme indiqué dans figure (Ⅳ.19) et dans la
zone 03 les résultats de la simulation sont affichés.

Figure (4.18) : Interface du logiciel HOMER.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.18.3 Exécuter la simulation dans HOMER


Après avoir saisi les données liées à la consommation d'énergie, les équipements (panneaux
solaires photovoltaïques, éoliennes, générateurs, onduleurs, batteries ou autres équipements) et
les ressources nécessaires telles que les données d'énergie solaire ou éolienne, ainsi que les
données liées au carburant utilisé par le générateur, certains paramètres économiques peuvent
également être modifiés. D'autres paramètres permettent divers contrôles du système (en
particulier au niveau de la simulation des batteries et des groupes électrogènes).
Dans le domaine de la ressource, on peut également fixer des sanctions pécuniaires pour les
émissions émises ou un seuil limite d'émission à ne pas dépasser lors de la réalisation de la
simulation. Enfin, certaines contraintes peuvent être requises comme une fraction minimale
d'énergie renouvelable à avoir dans le système. Une fois toutes les sections terminées, la
simulation peut être lancée en cliquant sur l'icône "calculer" (Figure 4.20)

Figure (4.19) : Démarrage de la simulation dans HOMER.

Page 137
Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

4.18.4 Résultats pouvant être obtenus


Après avoir saisi toutes les données et lancé la simulation, les résultats (voir la figure 4.21)
apparaissent dans une liste avec de nombreuses configurations différentes organisées selon la
valeur NPC (coût à valeur actuelle) et le coût initial du projet.

Cette liste peut être affichée via « categorized » et « overall »le premier résultat présenté
dans la liste est le plus économique parmi toutes sortes de systèmes de simulation. De
nombreuses simulations sont réalisées afin d'améliorer chaque type de système et de se
d’éliminer des systèmes non viables.

Figure (4.20) : Résultats de simulation


4.18.5 Modélisation économique dans logiciel HOMER
L'économie joue un rôle essentiel à la fois dans le processus de simulation d'HOMER, dans
lequel il exploite le système de manière à minimiser le coût actuel net total, et dans son
processus d'optimisation, dans lequel il recherche la configuration du système avec le coût
actuel net total le plus bas.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Cette section explique pourquoi le coût du cycle de vie est la mesure appropriée pour
comparer l'économie de différentes configurations de système, pourquoi HOMER utilise le total
de coût actuel net (NPC) comme valeur économique du mérite et comment HOMER calcule le
total de coût actuel net.
Les sources d'énergie renouvelables et non renouvelables ont généralement des
caractéristiques de coût très différentes. Les sources renouvelables ont tendance à avoir des
coûts d'investissement initiaux élevés et des coûts d'exploitation faibles, tandis que les sources
non renouvelables classiques ont tendance à avoir des coûts d'investissement faibles et des coûts
d'exploitation élevés. Dans son processus d'optimisation, HOMER doit souvent comparer
l'économie d'un large éventail de configurations de système comprenant des quantités variables
de sources d'énergie renouvelables et non renouvelables. Pour être équitables, de telles
comparaisons doivent tenir compte à la fois des coûts d'investissement et des coûts
d'exploitation. L'analyse des coûts du cycle de vie le fait en incluant tous les coûts qui
surviennent pendant la durée de vie du système.
HOMER utilise le total de coût actuel net (NPC) pour représenter le coût du cycle de vie
d'un système. Le NPC total condense tous les coûts et revenus qui surviennent pendant la durée
de vie du projet en un seul montant forfaitaire en dollars d'aujourd'hui, les flux de trésorerie
futurs étant actualisés au présent en utilisant le taux d'actualisation. Le modélisateur précise le
taux d'actualisation et la durée de vie du projet.

HOMER suppose que tous les prix augmentent au même rythme pendant la durée de vie du
projet. Avec cette hypothèse, l'inflation peut être exclue de l'analyse en utilisant simplement le
taux d'intérêt réel (corrigé de l'inflation) plutôt que le taux d'intérêt nominal lors de
l'actualisation des flux de trésorerie futurs au présent. L'utilisateur HOMER saisit donc le taux
d'intérêt réel, qui est à peu près égal au taux d'intérêt nominal moins le taux d'inflation. Tous
les coûts dans HOMER sont des coûts réels, ce qui signifie qu'ils sont définis en termes de
dollars constants. L'analyse des coûts du cycle de vie le fait en incluant tous les coûts qui
surviennent pendant la durée de vie du système.

Pour chaque composant du système, le modélisateur spécifie le coût en capital initial, qui se
produit l'année zéro, le coût de remplacement, qui se produit chaque fois que le composant doit
être remplacé à la fin de sa durée de vie, et le coût d'exploitation et de maintenance qui se
produit chaque année de la durée de vie du projet. L'utilisateur spécifie la durée de vie de la
plupart des composants en années.

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Le coût de remplacement d'un composant peut différer de son coût en capital initial pour
plusieurs raisons. Par exemple, un modélisateur peut supposer qu'une nacelle d'éolienne devra
être remplacée après 15 ans, mais que la tour et les fondations dureront toute la vie du projet.
Dans ce cas, le coût de remplacement serait considérablement inférieur au coût en capital initial.

Pour chaque composant, HOMER combine les coûts d'investissement, de remplacement,


d'entretien et de carburant, ainsi que la valeur de récupération et tout autre coût ou revenu, pour
trouver le coût annualisé du composant. Il s'agit du coût annuel hypothétique qui, s'il se
produisait chaque année de la durée de vie du projet, produirait un coût actuel net équivalent à
celui de tous les

Les coûts et les revenus individuels associés à cette composante pendant la durée de vie du
projet. HOMER additionne les coûts annualisés de chaque composant, ainsi que tous les coûts
divers, tels que les pénalités pour les émissions de polluants, pour trouver le coût total annualisé
du système. Cette valeur est importante car HOMER l'utilise pour calculer les deux principaux
mérites économiques du système : le coût actuel net total et le coût actualisé de l'énergie.

HOMER utilise l'équation suivante pour calculer le total de coût actuel net [19-20]:

𝐶(𝑎𝑛𝑛,𝑡𝑜𝑡)
𝐶𝑁𝑃𝐶 = 𝐶𝑅𝐹 (4.36)
(𝑖,𝑅 𝑝𝑟𝑜𝑗)


Cann,tot : est le coût total annualisé,
i : le taux d'intérêt réel annuel (le taux d'actualisation),
Rproj : la durée de vie du projet,
CRF : est le facteur de récupération du capital et donné par l'équation suivante [19] :

𝑖(1+𝑖)𝑁
𝐶𝑅𝐹(𝑖, 𝑁) = 𝑖(1+𝑖)𝑁 −1 (4.37)

Où : i est le taux d'intérêt réel annuel et N le nombre d'années.


HOMER utilise l'équation suivante pour calculer le coût actualisé de l'énergie [21]:

𝐶𝑎𝑛𝑛,𝑡𝑜𝑡
𝐶𝑂𝐸 = 𝐸 (4.38)
𝑝𝑟𝑖𝑚 +𝐸𝑑𝑒𝑓 +𝐸𝑔𝑟𝑖𝑑,𝑠𝑎𝑙𝑒𝑠

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Chapitre 04 Logiciel et méthodes de dimensionnement du système hybride
(PV/Eolien)

Avec :
- Eprim et Edef sont les quantités totales de charge primaire et reportable, respectivement, que le
système dessert par an ;

-Egrid,sales est la quantité d'énergie vendue au réseau par an.

Le dénominateur dans l'équation (4.38) est une expression de la quantité totale d'énergie utile
que le système produit par an. Le coût actualisé de l'énergie est donc le coût moyen par
kilowattheure d'énergie électrique utile produite par le système.

4.19 Conclusion

Dans ce chapitre, nous présentons une étude qui a conduit à la détermination du volume d'un
système hybride de pompage d'eau dans un puits. Nous avons parlé de différents éléments de
ce système hybride. Deux technologies de pompage ont été abordées : le pompage au fil du
soleil et le pompage d'une batterie. Nous avons montré les avantages de pomper (au fil du
soleil).

Nous avons pu expliquer, à travers ce chapitre, tous les types de pompes et leurs principes
de fonctionnement, nous avons également fourni d’importantes définitions nécessaires pour
comprendre l'étude pratique qui sera présentée dans le chapitre suivant.

Page 141
Références de 4ème chapitre

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Boumerdes,2006.
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Page 142
Chapitre 05 :
Application et Résultats
de simulation
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.1 Introduction
Les conditions météorologiques sont l'un des facteurs les plus importants contrôlant la
présence d'énergie solaire et éolienne, donc avant d'installer le système hybride dans un endroit
précis, il faut étudier ses conditions météorologiques. Nous parlons ici d'ensoleillement et de
vitesse du vent.
L'objectif principal est de déterminer la configuration optimale qui offre le coût le plus bas
et qui répond aux besoins en puissance de la charge, qui dans ce cas est le pompage de l'eau de
l'aquifère blanc.
Nous allons dans ce chapitre appliqué les deux méthodes et logiciel(HOMER) pour
l’optimisation économique et le dimensionnement du système hybride sur le site d’Ouargla.
5.2 Méthodologie adoptée
Ces deux méthodes nécessitent des données mensuelles de l’irradiation solaire et de la
vitesse du vent et les besoins de l’eau. Sur ce fait, nous avons suivi les étapes suivantes.
 Evaluation du potentiel énergétique photovoltaïque et éolien dans la région d’Ouargla.
 Estimation du L’énergie fournie par le système PV.
 Estimation du L’énergie fournie par le système éolienne
 Estimation du débit d’eau.
 Hypothèse de dimensionnement :
- 1er scénario et calcul des surfaces PV et éolienne nécessaire.
-2eme scénario et calcul des surfaces PV et éolienne nécessaire.
 Détermination du dimensionnement du système de pompage hybride par « HOMER ».
5.3 Paramètres à déterminer lors de la conception
Lors de l'installation d'un système hybride, le concepteur du système pour combiner sources
d'énergie et moyens de stockage doit atteindre deux objectifs, à savoir :
 Assurer une production suffisante pour couvrir les besoins énergétiques.
 Assurer le coût minimum d’énergie consommé par les utilisateurs.
D'après la description du système et l'analyse de son fonctionnement, il apparaît que le
concepteur doit déterminer les deux paramètres suivants :
 Puissance nominale de l’aérogénérateur : c'est la puissance que fournit par
l’aérogénérateur lorsque le vent entrain la génératrice a ca vitesse nominale.
 Puissance crête du panneau photovoltaïque : c'est la puissance que fournit par le
panneau lorsqu'il reçoit un ensoleillement de 1000 W/m², exprimée en Watt crête (Wc).

Page 143
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.4 Spécification de la région

Ouargla est située dans le sud-est du pays (Lat: 31 ° 57'N; Log: 5 ° 19'E; Altitude: 141m)
couvrant une superficie de 211 980 km² . Il reste l'une des communautés administratives les
plus étendues. Elle est bordée au nord par la province de Djelfa, El Oued et Biskra, la Tunisie
à l'est, Ghardaïa à l'ouest, Tamanrasset et Illizi au sud [1]

La région d’Ouargla est caractérisée par un climat saharien qui a des températures élevées
et une forte évaporation avec des précipitations exceptionnellement faibles et par une faiblesse
de la vie biologique de l'écosystème.

Figure (5.1) : Localisation géographique de la région d'Ouargla [1].

5.5 Caractéristiques climatiques


La caractérisation du climat est effectuée à partir de mesures statistiques annuelles et
mensuelles sur des données atmosphériques locales : température, pression atmosphérique,
précipitations, ensoleillement, humidité et la vitesse du vent. Sont également pris en compte
leur récurrence ainsi que les phénomènes exceptionnels.

Page 144
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Tableau (5.1) : Les données climatiques de la station d’Ouargla sur la période 2008- 2017[2].

Paramètre Température (°C) Vent Durée Humidité


Mois Max Min Moy (m/s) d'Insolation (%)
(h)
Janvier 19,5 4,5 12,0 2,88 248 54
Févier 21,5 6,6 14,1 3,67 238 45
Mars 26,3 10,4 18,4 4,56 267 39
Avril 31,3 14,8 23,1 4,50 280 35
Mai 35,9 19,9 27,9 4,27 300 29
Juin 40,7 24,5 32,6 4,59 244 25
Juillet 43,8 27,7 35,7 3,80 328 22
Aout 43,1 27,4 35,2 3,83 333 25
Septembre 38,2 23,0 30,6 4,12 267 35
Octobre 32,7 17,1 24,9 3,12 266 41
Novembre 24,6 10,0 17,3 2,82 249 50
Décembre 19,5 5,9 12,7 2,39 225 57
SOURCE : ONM (2017)

5.5.1 Température
La région d’Ouargla est caractérisée par un climat désertique et sec, donc les températures
sont élevées dans la plupart des mois de l'année. Le tableau ci-dessus montre des données de
température pour une période comprise entre ( 2008-2017) où l'on note que la température de
Novembre à Avril est inférieure à la moyenne annuelle(23.70 °C), tandis que les mois restants
sont supérieurs à la moyenne annuelle où le pic a été enregistré en Juillet avec une valeur de
(35.7°C ), qui est considéré comme le mois le plus chaud, et en Janvier pour le mois le plus
froid la température a été enregistrée à ( 12°C).
5.5.2 Humidité relative

Rapport entre la quantité de vapeur d’eau contenue dans un volume d’air à une température
donnée et la quantité maximale de vapeur d’eau que peut contenir ce même volume d’air à la
même température et mesuré en %. Le tableau ci-dessus montre la variation de l'humidité
moyenne mensuelle .Elle est très faible en Juillet avec une valeur de 22%, atteignant un
maximum de 57 % au mois de Décembre.

Page 145
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.5.3 Vent
Le tableau (5.1) montre que la région de Ouargla n'a pas un fort taux du vent annuel où il
atteint (3.71 m/s), on note cependant la présence des vents de mousson pendant les mois de
printemps et d’été atteindre jusqu'à (4,07 m/s – 4,44 m/s) respectivement. Ces vents peuvent
être exploités dans les applications de petites ou moyennes puissances.

5.5.4 Insolation

On remarque d’après le tableau (5.1), qu’Ouargla dispose d’environ 3245 heures


d’ensoleillement par an, bénéficiant d’une situation climatique favorable à l’application des
techniques solaires. La durée moyenne d’ensoleillement atteint près (847 h -905 h) dans les
deux saisons printemps et été et atteint (711 h-782 h) en hiver et en automne.

5.6 Analyse du potentiel énergétique solaire et éolien disponible dans la


région d’Ouargla

Il existe une multitude de sites favorables pour la production d’énergie décentralisée sur le
territoire national de l’Algérie. Notre point d’intérêt est de focaliser sur la production hybride
PV/éolien, le choix du site a été basé sur la disponibilité des données météorologiques.
5.6.1 Estimation du potentiel solaire dans la région d’Ouargla
L'énergie solaire est la source d'énergie la plus abondante sur la Terre. Elle est à l'origine de
la majorité des énergies renouvelables. Le rayonnement solaire peut être utilisé pour produire
de l'électricité directement en utilisant des semi-conducteurs ‘photovoltaïques’, ou de la chaleur
solaire thermique pour le chauffage.
5.6.1.1 Variation mensuelle de l’indice Kt et l’irradiation hors atmosphère et terrestre (sur
surface horizontale et inclinée)
Le tableau 5.2 montre l’estimation mensuelle de l'indice Kt, l'irradiation hors atmosphère et au
sol (horizontale, inclinée).

Page 146
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Tableau (5.2) : Estimation mensuelle de l'indice Kt, l'irradiation.

Mois Kt l’irradiation Irradiation journalière Irradiation


hors globale sur surface journalière
atmosphère horizontale (β=0°) globale sur inclinée
(kWh) (kWh/m².j) (β=32°) (kWh/m².j)

Janvier 0.60 5.5837 3.5608 5.4900


Févier 0.62 6.9315 4.3791 5.9097
Mars 0.62 8.5664 5.1674 5.9847
Avril 0.61 10.129 6.2121 6.2704
Mai 0.59 11.118 6.6314 6.0571
Juin 0.59 11.478 6.7337 5.8935
Juillet 0.64 11.271 7.1005 6.3081
Aout 0.63 10.483 6.7111 6.4854
Septembre 0.59 9.1107 5.5948 6.1359
Octobre 0.6 7.3956 4.5741 5.8506
Novembre 0.59 5.8909 3.7929 5.6624
Décembre 0.60 5.1977 3.0917 4.8409

L'indice de clarté exprime le rapport entre le rayonnement sur terre et le rayonnement hors
atmosphère, qui est indiqué dans le tableau ci-dessus.
Les valeurs de cet indice varient entre 0,59 pour les quatre mois de (Mai, Juin, Septembre,
Novembre) et 0,64 pour le mois de Juillet. On peut donc dire que le climat est ensoleillé toutes
les saisons.
La figure (5.2) montre la variation mensuelle de l'irradiation globale aux niveaux horizontal
(β=0°) et incliné à l'angle de latitude (β=32°). Nous pouvons remarquer sur cette figure que la
collecte du flux solaire à l'angle de latitude en hiver et en automne était supérieure à la collecte
du flux solaire à plan horizontal.
Ainsi, la puissance d'irradiation au plan horizontal en Janvier atteint 3.56 kWh/m².j, tandis
qu'au plan incliné elle atteint 5.49 kWh/m².j du même mois, ainsi qu'au mois de Septembre, la
puissance d'irradiation atteint 5.59 kWh/m².j au plan horizontal, tandis qu'au plan incliné atteint
6.13 kWh/m².j.

Page 147
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

On note également que la densité du flux solaire pendant la saison estivale sur le plan incliné
est légèrement inférieure au flux solaire sur le plan horizontal, cela est dû à la direction du
Soleil, qui est verticale pendant l'été, donc afin de capter le flux solaire maximal, les panneaux
solaires doivent être ajustés à un angle relativement faible. C'est-à-dire que pour obtenir un flux
solaire maximal, les panneaux solaires doivent être réglés à des angles optimaux en fonction de
chaque saison.

Figure (5.2) : Variation mensuelle de l’irradiation globale sur un plan horizontale et sur un
plan incliné.
5.6.2 Estimation du potentiel du vent dans la région d’Ouargla
Nous avons obtenu les données utilisées dans cette étude auprès du service météorologique
de la région d’Ouargla. Les mesures de la vitesse du vent ont été effectuées chaque jour pendant
dix ans (2008-2017) à une hauteur de10m.
La figure (5.3) représente la distribution mensuelle de la vitesse du vent, cette figure montre
la vitesse du vent à une valeur maximale de 5.65 m/s en Juin, alors que la vitesse du vent
minimale de 1.85 m/s est enregistrée en Décembre.

Page 148
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

6
2008 2009 2010

5 2011 2012 2013

2015 2016 2017


Vitesse du vent (m/s)

0
Jav Fév Mars Avr Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Mois

Figure (5.3) : Variation de la vitesse du vent mensuelle [SOURCE : ONM (2017)]

5.6.2.1 Evaluation de la densité de puissance moyenne éolienne


Pour une estimation approximative de la densité de puissance et la densité de l’énergie, nous
proposons de prendre la résultante de méthode "PSO" afin d’éviter un surdimensionnement ou
un sous-dimensionnement des aérogénérateurs à installer dans cette région.
Le tableau suivant présent les moyennes de densités des puissances et des énergies
mensuelles calculées à base de la méthode « PSO ».
Tableau (5.3) : Densité de puissance mensuelle (W/m²) et l’énergie délivrée (kWh/m²).
Mois Densité de Puissance (W/m²) Densité d’énergie délivre
(kWh/m²)
Janvier 46.0465 34.258
Févier 59.8709 40.233
Mars 251.5078 187.121
Avril 95.479 68.744
Mai 107.0966 79.679
Juin 116.405 83.811
Juillet 55.4674 41.267
Aout 58.2199 43.315
Septembre 66.0531 47.558
Octobre 38.6788 28.777
Novembre 37.819 27.229
Décembre 28.7791 21.411

Page 149
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Les résultats présentés dans le tableau (5.3) montrent que les valeurs mensuelles de la densité
de puissance et la densité d’énergie, ces valeurs variaient entre (28,77-251,50) W / m², et entre
(21.14- 187.12) kWh / m² respectivement, où la valeur de puissance la plus élevée a été
enregistrée au cours du mois de Mars (251.5078 W/m²), pour une vitesse moyenne mensuelle.
Au contraire, nous trouvons au cours du mois de Décembre la densité de puissance descend à
son niveau le plus bas (28.7791 W/m²).

5.6.2.2 Densité de puissance éolienne saisonnière


La figure (5.4) montre la variation de densité de puissance saisonnière, les valeurs maximales
de 64,05 à 103,80 W / m² sont enregistrées au printemps pour les hauteurs (10m, 50m)
respectivement, tandis que les valeurs minimales de (45.06-73.03) W / m², sont enregistrées en
hiver pour les hauteurs (10m, 50m) respectivement. Ainsi, la densité de puissance est élevée
sur le site d'Ouargla en deux saisons (printemps - été) et faible en hiver et en automne.

10m 50m
densité de puissance (W/m²)

120
100
80
60
40
20
0
hiver Printemps Été Automne
saison

Figure (5.4) : La variation de densité de puissance saisonnière à Ouargla.


5.6.3 Exigence de pompage d'eau
5.6.3.1 Source d’eau

La puissance de la pompe est déterminée en fonction du niveau dynamique et de la


profondeur du puits. Dans cette étude, la source d'eau est le puit de l'institut (DIF 150), qui
présente les caractéristiques suivantes (voir tableau 5.4).

Page 150
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Tableau (5.4) : Les caractéristiques du puit, selon la direction de l'hydraulique d’Ouargla [7]

Nappe méo pliocène


Profondeur 64 mètres
Niveau statique 7.26 mètres
Niveau dynamique 16.00 mètres
Débit d’exploitation 30 l/s
Diamètre du puit 13 ″ 3/8

5.6.4 Sélection de la pompe

La sélection de la pompe est basée sur deux facteurs :


-le débit d'eau horaire (Q) ;
-la hauteur manométrique totale (Hmt).
5.6.4.1 Débit horaire

Dans cette étude, le pompage de l'eau avec un système hybride conserve la méthode de pompage
« au fil du soleil ». Ainsi, pour estimer le débit maximum de la pompe en m 3/h, la valeur de la
demande journalière (Vj) de chaque mois a été divisée par le nombre d'heures d'ensoleillement
journalier maximum pour le même mois. On observe dans la figure (5.5) que le débit d'eau le
plus important a été enregistré au cours du mois de Juin avec une valeur de 20,09 (m3/h), tandis
que les mois d'hiver ont enregistré des débits d'étiage d'une valeur de 4,02 (m3/h) au cours du
mois de Janvier. Le débit horaire est indiqué par la courbe ci-dessous :

Figure (5.5) :L'évolution du débit d’eau pour chaque mois.

Page 151
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.6.4.2 Hauteur manométrique totale (Hmt)

A. Rabattement du puits :

Pour le débit de (30l/s) on a un rabattement : 8.74 m

Pour le débit de (1l/s) on a un rabattement : 0.291 m


Pour notre débit de pompage de (170 m3/j), et le temps de fonctionnement journalier moyen du
système de (7 heures) donc le rabattement est 1.963 m.
B. Diamètre de colonne de refoulement :

Colonne de refoulement est constituée de tubes en acier qui ont la réputation bien méritée
d'être les structures de forage les plus fiables. Elle garde l'eau propre et sert fidèlement ses
propriétaires pendant cinquante ans. Ce tube est bien adapté pour une pompe de puits, Il peut
être coupé, plié et soudé ; permettant très peu de pièces spéciales pour le champ de pose. En
plus des tubes en acier traditionnels, le marché propose des variétés : émaillées ; galvanisées ;
de l'acier inoxydable.

Le diamètre optimal est calculé par la relation (4.13), donc on a choisi 𝐷𝑚 = 63 𝑚𝑚.
C. Calculer les pertes de charge linéaires :

Pour calculer la valeur de la perte de charge linéaire dans les conduites de suspension
jusqu'au bassin, on doit déterminer le nombre de Reynolds par la relation (4.17). Mais avant
cela, il faut calculer la vitesse d'écoulement dans les tuyauteries par la relation (4.16) :
Alors, le régime d’écoulement turbulent pacque (Re> 2300), λ est déterminé par la relation
de Nikuradse. Finalement ∆𝐻𝐿 est calculé par la relation (4.15)).
D. Calculer les pertes de charges singulières
Pour calculer la perte de charges singulières pour chaque équipement de puit, nous utilisons la
relation (4.19)
Donc les pertes de charge totale est :
∆𝐻 = ∆𝐻𝐿 + ∆𝐻𝑆 = 2.983 𝑚 (5.1)

Page 152
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Tableau (5.5) : Calcul la hauteur manométrique totale


Vitesse d'écoulement dans les tuyauteries :
𝑉𝑚 = 2.16 (𝑚/𝑠)
Nombre de Reynolds :
𝑅𝑒 = 136080
Pertes de charge linéaires :
∆𝐻𝐿 = 1.909 𝑚
Pertes de charges singulières
∆𝐻𝑠 = 1.074 𝑚
la hauteur manométrique totale (Hmt)
23.94 m

Choix de la motopompe utilisée est porté sur une gamme de pompes immergées proposées
par le constructeur JETLY –DAB . Cette gamme est constituée de pompes de dimensions
différentes ; chaque type de pompe est disponible avec un nombre de roues variable afin
d’obtenir le point de fonctionnement requis. Pour notre étude, les caractéristiques de la pompe
utilisée sont représentées dans le tableau suivant (La fiche technique est en annexe E).

Tableau (5.6) : Les caractéristiques techniques de la pompe immergée type JETLY –DAB
(S4F-10 T)
Pompe Immergée (S4F-10 T)
Caractéristiques électrique Caractéristiques hydraulique
Tension (V) Triphasé 400V Débit minimum (m 3 /h) 9
Intensité nominale (A) 7.8 Débit maximum (m 3 /h) 24
puissance mécanique 3 Débit nominal (m 3 /h) 18
(kW)
vitesse de rotation 2800tr/min HMT à débit minimum (m) 52
fréquence de moteur 50 Hz HMT à débit maximum (m) 22

5.7 Caractéristiques de la charge électrique


Pour concevoir et optimiser n'importe quel système, il est essentiel de comprendre et
d'étudier les exigences de charge de l'emplacement souhaité. Cette étape est cruciale lors de la
conception d'un système dans lequel elle pourrait conduire à sous-estimer ou surestimer la
consommation. Par conséquent, il est essentiel de comprendre le comportement stochastique de
l'énergie disponible pour servir la charge.

Page 153
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Dans cette étude, l'énergie nécessaire pour élever une certaine quantité d'eau à une certaine
hauteur pendant une journée est donnée par l'équation 4.23.

Tableau (5.7) : Évaluation de la charge totale.


Mois Énergie hydraulique nécessaire Énergie électrique requise
par jour (kWh) par jour (kWh)
Janvier 2.28 3.53
Février 3.07 4.75
Mars 5.28 8.17
Avril 7.40 11.46
Mai 9.34 14.46
Juin 11.21 17.36
Juillet 12.01 18.60
Août 11.28 17.47
Septembre 8.08 12.51
Octobre 5.48 8.48
Novembre 3.00 4.64
Décembre 2.12 3.29

Dans cette étude, pour calculer l'énergie électrique nécessaire. Tout d'abord, l'énergie
hydraulique a été calculée comme indiqué dans le tableau (5.7), dont la charge de type AC
fonctionne en continu tout au long de l'année avec une moyenne de 10,39 kWh.

Le profil annuel de charge est donné sur la figure (5.6) l'énergie électrique nécessaire a
enregistré des niveaux élevés au printemps et en été avec 18,60 (kWh/j) (cette valeur est
enregistrée en juillet). En hiver et en automne, cependant, les valeurs d'énergie nécessaires sont
moins par rapport aux mois intermédiaires de l'année, qui atteignent 3,29 (kWh/j) en Décembre.

Figure (5.6) : Évolution de la charge annuelle.

Page 154
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.8 Configuration du système hybride

Pour connaître les spécifications du système hybride, il est nécessaire d'avoir une bonne et
complète compréhension des exigences de pompage du système d'irrigation goutte à goutte.
Le développement et la conception d'un système hybride d'énergie renouvelable et durable
ont été réalisés à l'aide de deux méthodes et du logiciel HOMER.
Ce système alimente en électricité une pompe submersible pour irriguer un terrain de deux
hectares de palmeraies situé dans la région d’Ouargla.
Dans ce travail, la méthode de pompage "au fil du soleil" a été sélectionnée. Cette méthode
permet d'avoir un système hybride plus simple, plus fiable et moins cher qu'un système qui
utilise des batteries pour stocker l'énergie. Dans la première technique, c'est l'eau elle-même
qui est pompée et stockée lorsqu'il y a suffisamment d'ensoleillement et de la vitesse du vent.
L'eau est pompé dans un réservoir à une hauteur au-dessus du sol pour être distribuée par
gravité, et ce type de stockage d'énergie redondant assure le renouvellement de l'eau à l'intérieur
du réservoir, et évite également de surcharger la pompe.
Il faut souligner ici que le réservoir d'eau peut souvent être construit localement. De plus, ça
ne nécessite pas un entretien complexe et peut être réparé facilement. Selon le modèle et la
consommation, la capacité de stockage de l'eau peut varier de un à plusieurs jours. Comme le
montre la figure (5.7).

Figure (5.7) : Système d'énergie hybride (PV-éolien) pour système d'irrigation agricole [14].

Page 155
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.8.1 Choix de l’éolienne

Après avoir recueilli des connaissances sur la densité de puissance moyenne du site Ouargla,
où Ouargla était classée en catégorie (1) (la plus faible), et la densité énergétique annuelle
pendant dix ans était égale ou inférieure à 100 kWh/ m² et densité annuelle de puissance (P / A
= 130 W/m²). Cependant, dans certaines études, cette puissance est considérée comme une
puissance équitable comme mentionné dans [4]. Cette puissance peut être utile pour certaines
applications, en particulier pour les utilisations d'électricité à petite échelle. Par conséquent, 2
éoliennes de petite taille avec une puissance allant de 7 kW à 60 kW ont été sélectionnées chez
différents fabricants. Il est important de noter que certains facteurs doivent être pris en compte
lors du choix d'une éolienne : (1) Coût abordable. (2) Facteur de puissance acceptable. (3)
Vitesse de coupe inférieure à la vitesse moyenne du vent. Quelques caractéristiques
importantes d'une éolienne particulière sont présentées dans le tableau suivant :

Tableau (5.8) : Caractéristiques des différents modèles de l’aérogénérateur [5-6]


Model FLTXNY ALLRUN

Puissance nominale (kW) 1 3


Hauteur du met (m) - 8
Diamètre du rotor (m) 2.8 4
Vitesse de démarrage (m/s) 3 3
Vitesse nominale (m/s) 10 12
Vitesse d’arrêt (m/s) 40 30

Figure (5.8) : Variations mensuelles de la puissance fournie par différents modèles de


l’aérogénérateur.

Page 156
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Le graphique présenté à la figure (5.8) a été dessiné à partir du tableau (5.8), qui met en
évidence les caractéristiques les plus importantes de différents modèles de l’aérogénérateur
proposés.
La figure (5.8) présente les différentes variations mensuelles de la puissance fournie par une
éolienne (exprimée en Wh/j/m²). On note que les puissances maximales fournies sont celles des
FLTXNY (1kW) produit de puissance comprise entre 16 W – 72.3 W, ALLRUN (3kW)
couvrant une gamme de 69.35 W à 265.36 W.
Nous remarquons d'après les résultats précédents que ALLRUN (3kW) offre des meilleures
performances, il a été, donc, choisi dans la suite de notre dimensionnement du système, sa fiche
technique peut être trouvée sur l’annexe (F).

5.8.2 Système PV

Les panneaux solaires convertissent les rayons (d'énergie) solaires en énergie électrique sous
l'influence du PV, et ces panneaux sont connectés en série ou en parallèle ou en combinant les
deux.

Il existe de nombreux paramètres qui ont un impact sur l'énergie produite par les panneaux,
parmi ces paramètres nous mentionnons la puissance crête des panneaux et leur surface, ainsi
que l’irradiation, qui est également affecté par la situation géographique, la saison et les
conditions météorologiques.

L’énergie électrique quotidienne produite par le générateur photovoltaïque peut être calculée
selon la relation suivante [7] :

𝐸′𝑝𝑣 = 𝐾𝑝 . 𝑃𝑐 . 𝐸𝑖 /𝐺𝑟𝑒𝑓 (5.2)

Avec , kp : coefficient de productivité moyenne du générateur (PV).


Pc : puissance crêt (kW).
Ei : l’irradiation globale journalière moyenne dans le plan des modules.
Gref : l’éclairement énergétique de référence (1000 W/m²).
E´pv est donnée en kWh/j, Ei en kWh/m².j, et Gref en kW/m² avec Gref =1kW/m². Donc la relation
(5.7) devient :
𝐸′𝑝𝑣 = 𝐾𝑝 . 𝑃𝑐 . 𝐸𝑖 (5.3)

Page 157
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.8.2.1 Puissance crête de générateur PV


À partir des équations ci-dessus et après avoir ajouté l'onduleur (transformateur CC à CA),
la puissance crête peut être calculée à l'aide de la formule suivante [8] :

0.002725∗Vj ∗Hmt
PC = (5.4)
Kp ∗Ei ∗ηinv ∗ηmp

Dans cette étude, les modules utilisés sont en silicium Polycristallin avec une puissance
maximale d'environ 220 Wc, les autres données nécessaires au calcul de la puissance crête sont
résumées comme suit :

les valeurs des volumes journaliers d'eau(Vj) nécessaire sont indiquées dans la figure
(4.9).
le rendement de l’onduleur est de 98% (les caractéristiques techniques sont représentées
dans le tableau suivant).
le rendement de motopompe est 68%.
Tableau (5.9) : Caractéristique de l’onduleur type SolarXhybrid-5[9]
Type Puissance. Tension Tension de La fréquence Le rendement
D’onduleur (W) d’entrée (V) sortie(V) Hz %
SolarXhybrid-5 5000 12-48 380/220 50/60 +-0.5% 98%

La figure ci-dessous montre l'évolution des valeurs de puissance crête pour chaque mois avec
deux inclinaisons (β=0° et β=32°).

Figure (5.9) :L'évolution des valeurs de puissance crête.

Page 158
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.9 Dimensionnement du système hybride (PV/Eolien) : Application au


pompage d’eau d’irrigation
L’étape la plus importante pour le dimensionnement du système à sources d'énergies
renouvelables (PV/Eolien) pour l’application au pompage qui dépend essentiellement des
données climatiques (température, ensoleillement, la vitesse du vent) et de la hauteur HMT de
l’eau.
Le but principal étant de déterminer la configuration optimale qui offre le moindre coût et
qui répond au besoin énergétique de la charge, qui est dans ce cas le pompage de l’eau de la
nappe albienne.
Pour atteindre cet objectif, nous avons utilisé deux méthodes : (méthode des moyennes
mensuelles/ annuelles, méthode du mois le plus défavorable) et le logiciel HOMER afin de
déterminer le dimensionnement du système hybride. Les résultats sont résumés ci-dessous.

Entrées
 données météorologique
 propriété des plantes
 surface totale

Eau requise pour Evaluation de l’énergie


l’irrigation renouvelable
Disponible

Détermination de la taille du système par les deux méthodes

Evaluation et optimisation du coût

Figure (5.10) : Schéma de l'algorithme de dimensionnement.

Page 159
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.9.1 . Application de la 1er méthode, moyennes mensuelles annuelles


Le tableau (5.10) montre la production mensuelle d'énergie pour chacun des deux systèmes
: solaire et éolien en fonction des potentiels énergétiques disponibles de la région pour répondre
à la demande d’énergie avec une moyenne journalière de 10.39 kWh.

Tableau (5.10) : Nombre des turbines éoliennes et fraction de charge.

Mois Epv E el EL NE ƒ
(kWh/*j) (kWh/*j) (kWh)
janv. 7,51 2,55 3,53 0 1
févr. 7,61 3,68 4,756 0 1
mars 7,38 4,64 8,17 1 0,90
avr. 7,89 5,43 11,46 1 0,68
mai 8,169 5,79 14,46 2 0,56
juin 8,33 6,36 17,36 2 0,48
juil. 8,76 3,49 18,60 3 0,47
août 8,35 3,63 17,47 3 0,47
sept. 7,56 4,18 12,51 1 0,60
oct. 7,39 2,39 8,48 1 0,87
nov. 7,63 2,16 4,64 0 1
déc. 6,70 1,66 3,29 0 1
Val. Moyenne 7,77 3,83 10,39 1,16 0,75

Figure (5.11) : Variation des nombres des turbines éoliennes.

Page 160
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

La figure (5.11), montre une différence dans le nombre des turbines éoliennes d'un mois à
l'autre, où nous remarquons qu'il change (de 0 à 3), atteignant un pic pendant les mois d'été
(Juillet, Aout), cela est dû à la demande croissante d'énergie du mois d'Avril au milieu de l'année
(les mois d'été). Puis le nombre des turbines éoliennes diminue progressivement pendant les
mois d’automne, jusqu’à ce qu'il soit inexistant en hiver, lorsque le système photovoltaïque sera
capable de couvrir les besoins énergétiques sans recourir à l'exploitation du système éolien.

Cette méthode de dimensionnement nécessite de prendre les valeurs moyennes de chacun ‘’


les panneaux solaires, les turbines éoliennes et la charge’’. Les résultats de cette méthode
montrent que le nombre moyen des turbines au cours d'une année est de l’ordre de 1.

Figure (5.12) : Variation mensuelle de fraction de la charge.


ƒ représente la fraction de la charge alimentée par la source photovoltaïque ou la source
éolienne. Si ƒ=1 la totalité de la charge est alimentée par la source photovoltaïque, quand ƒ= 0
cela correspond à une alimentation 100% éolienne.

La figure (5.12) montre le changement de la fraction, où l'on constate qu'en début et en fin
d’année (Janvier, Février, Novembre et Décembre) l’énergie photovoltaïque est suffisante pour
alimenter la charge, cependant, les mois restants de l'année, le système éolien contribue à
assurer les besoins énergétiques.

Page 161
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.9.1.1 Bilan énergétique


La figure ci-dessous montre la production mensuelle d'un système hybride composé d'un
générateur photovoltaïque et de turbines éoliennes.
Nous remarquons sur la figure (5.13) que l'énergie produite par le générateur photovoltaïque
dépasse l'énergie produite par les éoliennes, en particulier pendant les mois d'automne et
d'hiver, où la plus faible valeur d'énergie produite par les turbines a été enregistrée en Décembre
(1664,6 Wh/j).Par contre, on constate que l'énergie produite par le système photovoltaïque
atteint (6700,84 Wh/j) le même mois.
Le pic d'énergie produite par le générateur photovoltaïque atteint (8763,33 Wh/j) au cours
du mois de Juillet, en ce qui concerne les turbines éoliennes, le pic d'énergie produite atteint
(6368,8 Wh/j) au cours du mois de Juin

Figure (5.13) : La production énergétique mensuelle du système (PV/Eolien) selon la 1ère


méthode : moyennes mensuelles annuelles.

Le tableau (5.11), montre l'énergie, consommée et excédentaire, produite annuellement. On


note que le générateur photovoltaïque produit 2800,28 kWh/an d’énergie , avec un pourcentage
allant jusqu'à 67 %. Alors que les 34% restants proviennent de la production des éoliennes avec
une valeur de 1380,80 kWh/an. En ce qui concerne la consommation d'énergie, la valeur est de
3743,74 kWh/an avec un pourcentage de 90%, tandis que les 10% restants représentent un
surplus (un excédent) d'énergie estimé à 437,35 kWh/an.

Page 162
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Tableau (5.11) : Bilan énergétique du système (PV/Eolien).

Composant production Consommation Excès


PV E La charge
Energie (kWh/an) 2800,28 1380,80 3743,74 437,35
[%] 67 34 90 10

5.9.2 Application de la 2éme méthode du mois le plus défavorable

Pour déterminer le dimensionnement du système hybride (le générateur PV et les turbines


éoliennes) à l'aide de cette méthode qui dépend du mois le plus défavorable pour chacun ‘’PV,
éolien et la charge’’. Les résultats de cette méthode sont présentés dans le tableau ci-dessous

Tableau (5.12) : Dimensionnement du système par la méthode du mois le plus défavorable.

Epv (kWh/*j) Eel (kWh/*j) EL (kWh) NE ƒ(%)


6,70 1,664 18,60 8 36,02

D’après les résultats du tableau(5.12), nous constatons que le nombre de turbines nécessaires
pour couvrir les besoins énergétiques est de l'ordre de 8 avec un générateur photovoltaïque
‘’Polycristallin ‘’ d'une puissance nominale de 220 Wc et d'une superficie de 10,22 m², et la
faction de la charge devient 36,02 %.

5.9.2.1 Bilan énergétique

On note sur la figure (5.14) que la production des turbines pour l'énergie atteint 50,95 kWh/j
au cours du mois de Juin. Cela est dû à une augmentation du nombre de turbines, qui a atteint
8 turbines (selon la méthode du mois le plus défavorable). A également enregistré la plus faible
valeur d'énergie produite au mois de Décembre avec une valeur de 13,31 kWh/j.

Quant à l'énergie produite par le générateur photovoltaïque, elle varie entre (6,700 kWh/j et
8,76 kWh/j).

Page 163
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Figure (5.14) : La production énergétique mensuelle du système (PV/E) selon 2éme méthode
du mois le plus défavorable.

Le tableau (5.13) montre la production annuelle d'énergie, qui s'élevait, au total, à 13 846,72
kWh/an. 20,22% produits par le générateur photovoltaïque et 79,77% produits par éoliennes.
Quant à l'énergie consommée, elle représente 27,03% et le reste est un surplus, qui est estimé à
10 102,99 kWh/an.

Tableau (5.13) : Bilan énergétique du système (PV/Eolien) selon la deuxième méthode.


Composant production Consommation Excès
PV E La charge
Energie(kWh/an) 2800,28 11 046,44 9922,86 10 102,99
[%] 20,22 79,77 27,03 72,96

5.10 Evaluation du coût et comparaison entre les deux méthodes

La première étape de l'analyse économique est une connaissance précise des prix de tous les
composants du système)(générateur, onduleur, pompe, réservoir, forage).Il est également
important de connaître le coût du financement en capital, en plus la valeur actuelle des coûts
d'exploitation, d'entretien et de remplacement sur la durée de vie prévue du système de
pompage.

Page 164
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.10.1 Calcul de l’investissement initial total


Cela signifie l'investissement initial, qui est le prix que l'investisseur paie lors de l'installation
de son système. Le coût total peut être calculé en utilisant la relation suivante [10] :
Itotal = CGPV + Cel + Cond + Cmp + Cfor + Cres + Cacc (5.5)
Avec ,CGPV : Le coût du générateur PV est donné par la relation suivante.

CGPV = Pmodule ∗ Nmodule (5.6)

Ou , Pmodule : prix de module, Nmodule : nombre de modules.


Cel, Cond, Cmp, Cfor, Cres,Cacc :coût de turbines éoliennes, coût de l’onduleur, motopompe,
forage , réservoir et accessoires respectivement.
5.10.2 Calcul des coûts sur la durée de vie
Le coût global annuel de la valeur actualisée peut être calculé selon la relation suivante.

CGA = Atot + Etot (5.7)


Avec , Atot: L’amortissement total. Etot: L’entretien et la maintenance totale.

5.10.3 Calcul de l’amortissement total

Le coût de l'énergie peut être calculé en tenant compte de la consommation dans le temps et
on prenant compte de deux facteurs principaux, à savoir, la durée de vie des composants du
système et les bénéfices réalisés par le système pendant la durée de vie de son activité.
L’amortissement total annuel est donné par l’expression suivant [10-11] :

Atotal = AGPV + Ael + Aond + Amp + Afor + Ares + Aacc (5.8)

Dans notre travail, la durée de vie de chaque composant du système est donnée dans la figure
(5.15).L'amortissement de chaque composant est calculé par les formules suivantes [12] :

Page 165
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

L'amortissement

Composant
Générateur PV Turbine éolien Onduleur Groupe motopompe
𝐂𝐆𝐏𝐕 Cel Cond Cmp
𝐀 𝐆𝐏𝐕 = Ael = Aond = Amp =
𝐍𝟏 N2 N3 N4

Composant
Réservoir Forage Accessoires
𝐂𝐫𝐞𝐬 Cfor Cacc
𝐀 𝐫𝐞𝐬 = Afor = Aacc =
𝐍𝟓 N6 N7

Avec : N, Durée de vie active du composant

Figure (5.15) : Evaluation la durée de vie de chaque composant du système hybride


(PV/Eolien).

Pour résumer et simplifier la compréhension et le calcul de l'investissement initial et de


l'amortissement, nous donnons le diagramme suivant.

Page 166
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Les données d'entrées

N module et Prix Cel, Cond, Cmp,


module Cfor, Cres ,Cacc

Calcul du coût le générateur


PV

Calcul l’investissement total du système hybride, application au pompage

Durée de vie de chaque composant


N1 ; N2 ; N3 ; N4 ; N5 ; N6 ; N7

Calcul l’amortissement total annuel total du système hybride, application au pompage

Figure (5.16) : Organigramme de calcul l’amortissement total.

5.10.4 Calcul de l’entretien et de la maintenance annuel total

Il est nécessaire d'entretenir périodiquement le système afin de s'assurer qu'il fonctionne


correctement et dans ses meilleures conditions, mais il est difficile d'évaluer le coût de la
maintenance dans le temps, car cela nécessite une réelle expérience sur le terrain, Cependant,
théoriquement, il peut être donné un ordre de grandeur réaliste.
On peut calculer le coût de l'entretien annuel total par la relation suivante [12] :
Etotal = EGPV + Eel + Eond + Emp + Efor + Eres + Eacc (5.9)
Considérant que le coût de l’entretien de chaque composant du système est donné par les
relations suivantes :

Page 167
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

l’entretien

Composant
Générateur PV Turbine éolien Onduleur Groupe
motopompe
𝑬𝐆𝐏𝐕 = 𝐂𝐆𝐏𝐕 ∗ 𝐑𝐭 𝟏 Eel = Cel ∗ Rt 2 Eond = Cond ∗ Rt 3 Emp
= Cmp ∗ Rt 4
Composant
Réservoir Forage Accessoires
𝐄𝐫𝐞𝐬 = 𝐂𝐫𝐞𝐬 ∗ 𝐑𝐭 𝟓 Efor = Cfor ∗ Rt 6 Eacc = Cacc ∗ Rt 7
Avec : Rt, le coefficient d’estimation du coût de l’entretien

5.11 Application pour les deux méthodes et comparaison entre eux


L'analyse des performances du système seule n'est pas suffisante car le coût du système est
souvent le critère de conception le plus important pour l'investisseur. Par conséquent, le coût
du projet a été calculé en fonction des résultats obtenus par les deux méthodes (moyennes
mensuelles annuelles et mois le plus défavorable)
Le coût du projet est divisé en coût initial, c'est-à-dire le prix brut, coût d’amortissement et
coût d'entretien et de maintenance.
Le tableau (5.14) montre le coût initial, l'amortissement et la maintenance pour chacun des
composants du système, où la durée de vie des composants varie de 7ans (groupe motopompe)
à 25 ans (générateur PV), le coefficient d’estimation du coût de l’entretien passe de 1% à 5%.

Tableau (5.14) : Evaluation du coût de chaque composant.

architecture de l’investissement l’amortissement l’entretien annuel


système initial (DA) total(DA) (DA)
Générateur PV 140000 5600 2800
Turbine éolien 673968 33698.4 13479.36
Onduleur 250064 35723.42 12503.2
Groupe motopompe 222507.59 31786.79 4450.15
Réservoir 300000 42857.14 3000
Accessoires 50000 25000 1000
réseau d'irrigation 200000 10000 4000

Page 168
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

*Pour la 1ère méthode : Le coût d’investissement total du projet est de (20 39938,07 DA) et
ceci après le calcul du coût d'amortissement estimé à (16 2165,77 DA) et du coût d'entretien,
qui s'élevait à (41232,71 DA), Où le prix d'une turbine éolienne a été estimé à (673968 DA) qui
est le prix le plus élevé parmi tous les équipements du projet.
*Pour la 2 ème méthode : Le coût d’investissement total du projet est de (53 57742,57 DA) et
ceci après le calcul du coût d'amortissement estimé à (31 7203,37 DA) et du coût d'entretien,
qui s'élevait à (10 3247,75 DA).
Lorsque l'on compare deux méthodes en termes de coût total du projet, nous notons que le
coût global annuel selon la méthode 2 est deux fois plus élevé que le coût total du projet en
utilisant la première méthode et cela est dû au nombre élevé de turbines utilisées dans la
méthode 2 qui s'est traduite par un surplus d'énergie avec une augmentation du coût total (voir
le tableau 5.15).
Il est clair que la méthode 1 donne des résultats très satisfaisants en termes d'économie et de
production énergétique.
Tableau (5.15) : Comparaisons des résultats des deux méthodes de calcul.

Méthodes NE ƒ(%) Coût globale de projet (DA)


Méthode des moyennes mensuelles 01 24,75 20 39938,07
annuelles
Méthode du mois le plus défavorable 08 36,02 53 57742,57

Page 169
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.12 Dimensionnement et optimisation du système hybride moyennant le


logiciel HOMER
5.12.1 Description du système hybride et de son fonctionnement
Le logiciel HOMER a été utilisé pour estimer la conception optimale pour couvrir les besoins
énergétiques, en tenant compte de la faisabilité économique à travers plusieurs paramètres : le
nombre d'unités, les coûts d'investissement et d'exploitation, les coûts de remplacement, de
maintenance (O&M) et les heures de fonctionnement.
L'optimisation du système dans HOMER est basée sur les coûts et les tailles. Dans cette
partie, nous définissons la spécification technique, le coût initial et le coût de remplacement de
chaque composant.
Les paramètres techniques des composants du système hybride sont illustrés dans le tableau
(5.16).
 Le générateur photovoltaïque : Le coût initial et le remplacement des panneaux
photovoltaïques est de 1000 $/kW. Le coût de maintenance considéré en pratique est de
15 $/an, la durée de vie des panneaux PV est de vingt-cinq ans, le rendement de la cellule
est estimé à 13% en condition standard, et le panneau est fixé à l'altitude de Ouargla.
 L'éolienne : Dans ce travail, le type d'éolienne retenu est Générique 3kW avec une
puissance nominale de trois kilowatts. Le coût en capital de cette turbine est de 2 000 $
et le coût d'exploitation et d'entretien est de 180 $ par année. La durée de vie de
l'éolienne est de 20 ans.
 Le convertisseur (DC/AC) : Les deux générateurs (PV/E) produisent du courant
continu, mais la charge est basée sur le courant alternatif. L'utilisation d'un convertisseur
est nécessaire pour convertir le courant continu en courant alternatif. Le coût initial et
le coût de remplacement par kilowatt du convertisseur sont estimés à 300 $. De plus, le
coût d'exploitation et d'entretien est d'environ cinq $ par année. L'efficacité du
convertisseur est de 95 %, avec une durée de vie maximale de 15 ans.
La figure (5.17) montre le schéma relatif au logiciel HOMER du système hybride. Le
système étudié se compose d'une éolienne de type Générique de (3 kW), d'un générateur
photovoltaïque de (2 kW), et une moyenne annuelle de charge électrique de 10,39 (kWh/j) avec
un pic de 2,20 (kW). La charge électrique est liée à l'équipement via un convertisseur d'une
puissance nominale de 2 kW. La durée de vie du projet est estimée à 25 ans.

Page 170
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Tableau (5.16) : Paramètres techniques pour les composants du système hybride.

Paramètres Valeurs
Générateur PV Turbine éolien Convertisseur
puissance (kW) 1 3 1
Puissance nominale (kW) 1 3 300
Coût en capital ($) 1000 2000 300
Coût de remplacement ($) 1000 2000 0.5
O&M ($/ans) 15 180 15
Durée de vie (années) 25 20 15

Figure (5.17) : Composantes du système hybride


5.12.2 Interprétation des résultats de simulation
Le logiciel HOMER repose sur deux algorithmes d'optimisation. Tout d'abord, il collecte
des configurations possibles définies par lesquelles sont simulées par l'algorithme de recherche
de réseau d'origine. Ensuite, il utilise un algorithme propriétaire sans dérivé pour rechercher le
système le moins cher. Enfin, le logiciel HOMER affiche une liste de toutes les configurations
possibles du système hybride classées selon NPC.
Généralement, le logiciel HOMER est utilisé pour le dimensionnement et l’optimisation
d'un système hybride grâce à une analyse technique et économique. Le logiciel HOMER fournit
une analyse économique du système hybride, prenant en compte les contraintes qui expriment
la situation réelle afin de calculer le coût net.
Après la simulation par HOMER des configurations du système avec toutes les
combinaisons possibles d'éléments comme indiqué dans l'entrée. HOMER a éliminé de l'agrégat
toutes les configurations système infaisables, celles qui ne correspondent ni à la charge, ni aux
ressources disponibles, ni aux contraintes spécifiées. Par conséquent, obtenu l'optimisation des

Page 171
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

résultats présentés dans la figure (5.18) dans laquelle est affichée la liste des configurations
possibles pour ce système du plus rentable au moins rentable.
HOMER classe les résultats dans une liste selon la valeur du NPC (Net Present Cost), et le
coût initial du projet comme indiqué dans la figure (5.18). On remarque que le meilleur système
utilisé est celui du premier résultat, comme indiqué dans le tableau (5.17) où le système se
compose de générateur PV de 2kW, une turbine éolienne de 3 kW et un système de
convertisseur de 2 kW.

Figure (5.18) : Résultats de l’optimisation du système.


Tableau (5.17) : Architecture du système
Composant PV Turbines éoliennes Système de convertisseur
Nom PV modules Generic 3 kW Convertisseur
Valeur 2 kW 1 2 kW

5.12.3 Analyse de la production énergétique du système hybride (PV/Eolien)


Le système photovoltaïque à couvert 72 % des besoins de charge totaux de 3 511 kWh / an,
tandis que la source éolienne génère une énergie estimée à 1 259 kWh / an couvrant les 28%
restants pour répondre à la consommation au cours de l’année comme indiqué dans le tableau
(5.18).

Page 172
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

On note également qu'au printemps et en été les éoliennes sont plus performantes avec une
production de 26% de la production totale, mais moins par rapport à l'hiver et à l'automne, ceci
est dû à la présence des moussons dans la région. D'autre part, nous trouvons que la source
photovoltaïque est la plus productive, surtout pendant les saisons d'hiver et d'automne.
Tableau (5.18) : La fraction d’énergie photovoltaïque/éolienne
Composant Production %
Générateur PV 3 159 (kWh/an) 72
Turbines éoliennes 1 259 (kWh/an) 28
Totale 4 415 (kWh/an) 100

Comme la montre le tableau (5.19) on a constaté que l'énergie électrique totale produite (4 415
kWh/an) est consommée comme suit :

 Le système d'irrigation consomme (3 511 kWh/an).


 La quantité restante qui représente 513 kWh/an, peut être utilisée dans d’autres applications.

Tableau (5.19) : La consommation d’énergie par la charge et L’excès de l'électricité

Consommation kWh/an %
Charge AC 3 511 88,4
L’excès de l'électricité 513 11,6

Figure (5.19), indique ci-dessous l'énergie électrique produite par (générateur PV, générateur
éolien) au cours des mois de l'année, nous remarquons que la plus grande valeur de la
production d'énergie solaire sera au mois de Juin, environ (1,6 kW), et la valeur la plus basse
en Décembre, environ (0,8 kW), cette diminution est due à l'évolution du rayonnement solaire
au cours de l'année à Ouargla.

Figure (5.19) : Production moyenne mensuelle d'électricité par le système hybride.

Page 173
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.12.4 La puissance générée par le système hybride

 La puissance générée par le panneau photovoltaïque


La production de l'énergie électrique commence après le lever du soleil à tout moment, entre
(7 h et 9 h), en automne et en hiver, et entre (5 h et 7 h) au printemps et en été d'une quantité
minimale d'environ (200 à 400W). Toujours est-il qu'après cette heure, puisqu’à (10h et 11h),
elle augmente entre (0,8 et 1,8 kW), mais à midi elle atteint son maximum de (2 kW).
Progressivement décroissante voire inexistante au coucher du soleil entre (16h à 17h30) à
chacune des deux saisons : hiver et automne et entre (17h à 19h) en été et au printemps (voir
Figure 5.20). Pour un fonctionnement total de 4 389 h/an au prix de 0,0614 $/kWh.

Figure (5.20) : La distribution d’énergie photovoltaïque pendant l’année.


 La production d’énergie éolienne
L'énergie produite entre (5 h et 7 h) au printemps et en été est une quantité minimale
d'environ (0,3 à 1,8 kW). Toujours après cette heure, entre (10h et 11h) elle augmente entre (2,1
et 2,7 kW), mais à midi elle atteint son maximum de (3 kW) car l'atmosphère n'est pas stable
toute l'année sur le site d’Ouargla et l'existence de vents saisonniers (printemps et été). Le
fonctionnement total de l'éolienne est de 4 997 h/an au prix de 0,300 $/kWh. (Voir Figure 5.21)

Figure (5.21) : Production éolienne durant l’année

Page 174
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.12.5 Gestion de l'énergie dans HOMER


Le logiciel HOMER fonctionne pour concevoir des décisions de gestion de l'énergie entre
les sources d'énergie, le réseau, les dispositifs de stockage et les charges. Les données peuvent
être stockées par la passerelle pour une analyse ultérieure dans HOMER ou analysées en temps
réel pour surveiller l'impact des décisions de gestion de l'énergie.

Tout d'abord, les sources d'énergie et la variation horaire de la charge seront présentées dans
les figures (5. 22), (5.23).

Les résultats de la variation horaire de la puissance de sortie du système (PV/Eolien) sont


indiqués dans la Figure (5.24). Puis d'autres figures contenant des données mixtes seront
utilisées pour analyser la pénétration des énergies renouvelables et la manière dont la charge
est globalement satisfaite.

Figure (5.22) : Variation de l'éclairement et vitesse du vent pendant un jour dans le mois Mai.

Page 175
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Figure (5.23) : Variation horaire de la charge.

Figure (5.24) : Variation horaire de la puissance de sortie du système (PV/E).

Page 176
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Figure (5.25) : Gestion de l'énergie du système PV/éolien pour un mois (février) à fort
rayonnement
Dans la figure (5.25), la charge est tracée avec les courbes de la puissance de sortie pour le
système photovoltaïque. La partie majeure de la charge a été fournie par le système
photovoltaïque cela est dû à une diminution de la demande d'énergie avec un fort rayonnement
et des températures autour de T=25 °C au cours de ce mois (février).

Figure (5.26) : Gestion de l'énergie du système PV/éolien pour un mois(Juin) à faible


rayonnement
Pour évaluer le fonctionnement du système, les détails du flux de puissance entre les
différentes sources d'énergie sont analysés pour les mois de la saison des vents où le
rayonnement solaire est disponible par intermittence, c'est-à-dire d’Avril à Septembre (Figure
5.26). La charge électrique totale, la puissance de sortie PV et la puissance éolienne sont
étudiées. Nous remarquons sur la figure (5.26) que le système photovoltaïque ne peut pas
couvrir la charge, c'est pourquoi l'éolienne est utilisée pour fournir la puissance manquante.
Cela est dû à l'augmentation de la charge pendant les mois d'été avec une diminution de la
puissance de sortie du système photovoltaïque.

Page 177
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.13 Compression entre la méthode moyenne annuelle mensuelle /HOMER


Dans cette étape, nous avons comparé entre la première méthode et logiciel HOMER selon
le dimensionnement calculé par chacune d’elles.

Tableau (5.20) : Le dimensionnement de système hybride selon (première méthode/


HOMER).
Composant Logiciel HOMER 1er méthode
PV 2kW 1.5 kW
Turbines éoliennes 1 Turbine de 3 kW ‘’Generic’’ 1 Turbine de 3 kW ‘’ALLRUN’’
Convertisseur 2kW 5kW

D'après le tableau (5.20), nous remarquons que le dimensionnement selon la méthode


"moyenne annuelle mensuelle" est proche du dimensionnement selon HOMER, bien qu'il y ait
une légère différence du coût total du projet et cela est dû à une différence dans la qualité des
équipements choisis.
Lors du dimensionnement du système par la première méthode, nous sommes conscients de
tous les détails et les équations mathématiques, qui sont liés aux conditions climatiques ou aux
systèmes (PV/Eolien).
Contrairement à HOMER, qui est une boîte noire, nous ne connaissons pas les équations
avec lesquelles il fonctionne, ni la méthode utilisée pour déterminer le dimensionnement du
système hybride, pourtant les résultats obtenus ont montré l’utilité de l'étude économique avec
le logiciel HOMER et opter pour une meilleure configuration du système étudié, donc HOMER
est un outil très efficace, qui permet de designer des systèmes d'alimentation multi-sources de
manière optimale avec une étude techno-économique.
Le générateur PV est utilisé comme une source principale, tandis que la turbine éolienne est
employée comme une source supplémentaire. La somme algébrique de l'énergie générée par
ces deux sources est directement fournie à la charge (motopompe).
5.14 Comparaison avec d’autres sources d’énergie (réseau classique)
Les énergies renouvelables sont considérées comme respectueuses de l'environnement et
comme une source inépuisable, c'est pourquoi tous les pays développés se sont tournés vers des
systèmes énergétiques renouvelables, mais malgré cela, l'aspect économique a un impact sur le
choix du type de source d'énergie pour alimenter un projet. , nous présentons une comparaison
entre deux sources d'énergie (renouvelable et classique) Afin d'alimenter en électricité une zone
isolée pour irriguer un hectare de palmiers dattiers, le résumé des étapes est présenté ci-dessous.

Page 178
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.14.1 Définition du réseau électrique


Un réseau électrique est un ensemble des composants électriques interconnectés qui
permettent le transport de l’énergie électrique des centres de production aux consommateurs
d'électricité. L'énergie électrique est transmise et distribuée des centrales aux utilisateurs dans
leurs divers emplacements à travers un réseau électrique complexe contenant un grand nombre
de stations de commutation de tension différentes et à partir de lignes de transmission qui
transmettent l'énergie électrique, il existe quatre types de lignes, qui sont les suivantes :

 Lignes de distribution à basse tension (BT) : généralement ce type de ligne aérienne


et la tension varie entre (220V-380V), ce sont les lignes installées à l’intérieur des
édifices, usines et maisons pour alimenter divers récepteurs ; tel que, moteurs,
installations d’éclairage et électroménagères.
 Lignes de distribution à moyenne tension (MT) : Ce sont des lignes de transmission
qui sont des tensions comprises entre 1 kV et 35kV. ces lignes relient les clients aux
postes de transformation principaux de la compagnie d’électricité.
 Les lignes de transport à haute tension (HT) : Câbles électriques sortant d'une
centrale électrique pour fournir du courant à utiliser dans les usines et les maisons. Le
câble transporte des tensions très élevées de 100 000 volts ou plus. ces lignes relient les
postes de transformation principaux aux centrales de génération.
5.14.2 Différents composants de notre installation
Notre installation moyenne tension(M.T) est composée de plusieurs éléments (voir la figure
suivante), qui sont répertoriés comme suit :
A. Première ligne existante (MT) : dérivée de la ligne principale, elle a deux types de
tension (30kv) pour les zones rurales et (10kv) pour les agglomérations.
B. IACM : Il s'agit d'un interrupteur aérien à commande manuelle, qui est destiné à isoler
l'installation en cas de réparation ou d'entretien, et ce après avoir coupé la basse tension,
Il existe deux types (ligne IACM et poste IACM).
C. Supports d’alignements : Ce sont des colonnes de fer de différentes formes qui portent
seulement la charge de la ligne .Il y a des distances entre ces tours qui dépendent de la
valeur de la tension et du type de conducteur.
D. Poste : Il reçoit la haute tension et la convertit en moyenne tension ou inversement(en
passant d’un niveau de tension à une autre), et elle est distribuée à travers le poste vers
plusieurs zones appartenant à ce dernier via des lignes de tension de 30 KV ou 10 KV.
Ces lignes sont des lignes électriques aériennes ou des câbles .Il reçoit la haute tension

Page 179
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

et la convertit en moyenne tension ou inversement(en passant d’un niveau de tension à


une autre), et il est distribué à travers la poste vers plusieurs zones appartenant à ce poste
via des lignes de tension de 30 kV ou 10 kV. Ces lignes sont des lignes électriques
aériennes ou des câbles. Le poste contient généralement les exigences pour recevoir les
lignes électriques entrantes et sortantes à travers des interrupteurs et des disjoncteurs. il
contient également des transformateurs électriques qui convertissent la tension électrique
reçue en tension électrique requise pour l'utilisation. La station contient également une
salle de contrôle qui comprend des appareils de mesure.il existe trois types de
postes (poste de livraison, poste de distribution, poste mixte).
E. Comptage : un système de comptage est un ensemble d’équipements permettant le
décompte des énergies et la collecte des données associées .Le comptage peut être classé
en trois types, qui sont divisés selon de puissance requise :
F. Comptage : système de comptage est un l’ensemble des équipements permettant le
décompte des énergies et la collecte des données associées .Le comptage peut être classé
en trois types, qui sont divisés selon de puissance requise :
* comptage de type A :
Ce type de comptage est réalisé sur la basse tension pour un abonné HTA et PMD Inférieure
ou égale à 500 KW. (Donc ce type qui convient à notre installation parce que les puissances des
moteurs de toute la gamme de pompes sont inférieures à 50kW).

*Comptage de type B :
Ce type de comptage est réalisé sur la moyenne tension en amont du transformateur avec la
Puissance du transformateur entre (630kVA< STR ≤ 2500 kVA), et PMD supérieure à 500 KW
et inférieure ou égale à 2000 kW.

Page 180
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

*Comptage de type C :
Ce type de comptage sera réalisé sur la moyenne tension en amont du transformateur de
l’abonné et la puissance du transformateur supérieure à 2500 kVA, PMD supérieure à 2000
kW.

Figure (5.27) : Schéma explicatif de notre installation.


5.14.3 Caractéristique de conducteurs
Généralement, deux types des conducteurs électriques sont utilisés pour la moyenne tension
(30kV), les deux types sont : nus en Almelec (alliage cuivre aluminium), avec section 34.4 mm3
et 93.3mm3, En raison de la demande accrue de la ligne moyenne tension, la société nationale
de l'électricité et du gaz (Sonelgaz) est devenue dépendante de l'utilisation du conducteur de
type 93.3 mm3. (Pour notre installation nous choisissons la section de 93.3mm3).Toutes les
caractéristiques de ces conducteurs sont données dans le tableau suivant :

Page 181
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Tableau (5.21) : Caractéristique des conducteurs [7]


Désignation Section
34.4 mm3 93.3mm3
Diamètre extérieur 7.5 mm 12.5 mm
Masse linéique 108kg/km 256kg/km
Charge de rupture 1105dan 2605dan
Coefficient de dilatation 23*10-6 23*10-6
Résistance linéique à 20°C 0.957Ω/km 0.357Ω/km
Intensité admissible 140A 270A

5.14.4 Facturation MT
Après avoir raccordé la zone isolée à l'électricité avec une ligne de moyenne tension, il faut
calculer le montant mensuel de l'énergie consommée par l'investisseur, qui est donné par la
relation suivante [7] :

𝑅 = 𝑎 + 𝑐. 𝑃𝐶 + 𝑑. 𝑃𝑎 + ∑ 𝑒ℎ 𝐸ℎ + 𝑔(𝑊 − 𝑟. 𝐸) (5.15)
R : montant mensuel ;
a : Redevance Fixe : c’est le premier terme.

C’est le terme constant fixé en DA/mois, qui ne varie pas en fonction de la consommation
d’électricité. Elle est calculée pour couvrir les frais de gestion technique et commerciale :
entretien courant, l’entretien du raccordement au réseau ,vérification du comptage, la relève et
la facturation.

c.Pc et d.Pa : c’est le deuxième terme.


Il facture la puissance selon ses deux grandeurs : c et d est le prix unitaire en DA /KW/ mois,
et Pc : puissance mise à disposition ; Pa : puissance maximale absorbée .

eh*Eh + g (W– r E) = Troisième terme.


Ce terme facturant l’énergie active et l’énergie réactive.
eh : prix d’énergie active par poste horaire (h) ;
Eh : énergie consommé au cours du mois dans le poste horaire, h(∑Eh=E) ;
E :énergie consommée au cours du mois ;
g : prix de l’énergie réactive ;
W : énergie réactive consommé au cours du mois ;
𝑊
r : valeur de rapport 𝑡𝑔(𝜑 = 𝐸 ) ,égal 0.5.

Page 182
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

5.14.5 Evaluation du coût de raccordement MT


Notre objectif est d'évaluer le coût d'alimentation d'un puits avec une ligne moyenne tension
dans une zone à un kilomètre du centre-ville d’Ouargla.
En se basant sur les données de la Société Nationale d'Electricité et de Gaz (Sonelgaz) à
Ouargla, le coût du projet a été évalué et il est présenté dans le tableau ci-dessous.
Tableau (5.22) : Evaluation le coût de raccordement MT.
Désignation Prix (DA)

Total travaux neufs (MT) aériens 4446100.00

Transformateur (100 kva) 1400000.00

Accessoires de transformateur 600000.00

Comptage type (A) 6666.67

Disjoncteur 50000.00
Mis en œuvre (transfo,disj) 40000.00

Liaison basse tension (BT) 80000.00

TVA (19%) +faris généraux (15%) 530640.00

Totale 7153406.67

5.14.6 Evaluation du coût de facture


Les factures sont effectuées selon des tarifs spécifiques, et selon les différentes poste horaire
existantes, pour lesquelles la facturation de l’énergie est moins chère, c’est à dire le temps de
fonctionnement de notre système est dans des heures où le prix d’énergie est faible.
A compter du 1er Janvier 2016, la facturation de l'électricité livrée par les Sociétés de
distribution chargées de la commercialisation se fait uniformément sur tout le territoire national
(Annexe G), sur la base des tarifs hors taxes ci-après :

Tableau (5.23) : Tarifs applicables aux clients moyenne tension classe A [13]
Prix de
Code Redevance Prix de la puissance Prix de l’énergie active cDA/kWh l’énergie
Tarif Fixe DA/kW/mois réactive
DA/mois cDA/kWh
Mis à Absorbée pointe Pleine Nuit Hors jour Poste Malus Bonus
disposition pointe unique
41 38 673,35 25,85 116,15 872,02 193,76 102,40 - - - 45,53 9,11
42 515,65 38,70 180,58 872,02 - - 180,64 - - 45,53 9,11
43 515,65 38,70 154,56 - - 102,40 - 428,30 - 45,53 9,11
44 515,65 38,70 180,58 - - - - - 357,62 45,53 9,11

Page 183
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

La Sonelgaz a défini un système de tarification, pour les entreprises industrielles, basé sur une
différenciation du prix du kWh en fonction des périodes de consommation. Elle en a défini trois
postes horaires comme suit :
* les heures pleines (6h à 17 h et 21 h à 22h 30) : ce sont les heures de tous les jours de l’année
de (6heures à 17 heures et21 h à 22h 30), il s’agit des heures moyennement chargées.
*les heures de pointe (17h à 21 h) : ce sont les heures de tous les jours de l’année de (7 heures
à 21 heures), il s’agit des heures les plus chargées de la journée.
* les heures creuses (22h30 à 6 h) : ce sont les heures de tous les jours de l’année de 22 h 30 à
6 heures. Il s’agit de tranches horaires les moins chargées.
Les tarifs des heures de pointe sont onze fois plus élevés que ceux des heures creuses et cinq
fois plus élevés que ceux des heures pleines. Ce qui signifie que le prix du KWh est différent
selon les heures de consommation. La consommation en heures de pointe est fortement
décourageante.
Donc, le facteur d’énergie selon les Tarifs applicables aux clients moyenne tension classe A :
Pc=60kW , Pa=4.46 kW
Tableau (5.24) : Le facteur d'énergie selon les différents Tarifs .
Tarif Montant hors TVA (19%) (DA) Montant mensuel (DA)
41(nuit) 41313.64 49163,23
42(hors pointe) 6454.66 7681,04
43(nuit) 4098.25 4876,92
44(unique) 5771.63 6868,24

5.15 Calcul du coût du m3 d’eau pompée par (Réseau/Système hybride)


Le tableau (5.25) montre l'évaluation du coût total du projet, (raccordement à ligne de
moyenne tension, la facture au cours de l'année, le réseau d'irrigation avec tous les équipements
nécessaires).Pour faire une comparaison entre les deux systèmes (réseau classique /système
hybride basé sur les énergies renouvelables), le prix d'un mètre cube d'eau pompé dans le
système de réseau a été estimé à 5.54 DA.

Page 184
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Tableau (5.25) : Le coût du m3 d’eau pompée par Réseau/Système hybride.


Désignation Prix (DA) Durée(année) Annuité (DA)
Total travaux neufs (MT) aériens 4446100.00 50 88922
Liaison basse tension (BT) 80000.00 50 1600
Total (transfo,comp,disj) 2 096 666.67 20 104833.334
TVA (19%) + faris généraux (15%) 530640.00 50 10612.8
Total de raccordement (MT) 7 153 406.67 / 205968.134
Motopompe type( DAB S4F-10 T)) 222507.59 7 31786.79
Accessoires et mis en œuvre 50000.00 20 2500.00
Réseau d’irrigation 200000.00 20 10000.00
Réservoir 300000.00 20 15000.00
Total général 7 625914,26 / 265254.932
entretient 20000.00 1 20000.00
Facturation 58523.04 1 58523.04
Total par an / / 343777.972
Eau productible 170(m3/j)*365= 62050 (m3/an)
Coût par m3 d’eau pompée par réseau électrique 5.54 DA
Coût par m3 d’eau pompée par système hybride (PV/Eolien) 3.27 DA

5.16 Résultats et discussion

Sur la base des résultats obtenus précédemment, on constate que le prix du mètre cube pompé
par le réseau électrique est supérieur au prix du mètre cube pompé par le système hybride qui
dépend entièrement des énergies renouvelables.
Pour comparer le système hybride autonome avec l’extension au réseau à l'aide du logiciel
HOMER, il doit être d'abord spécifié via la fenêtre ‘’Ajouter/Supprimer’’. Ensuite, via un choix
de comparer le système autonome et l’extension de réseau (considérant que l'extension de
réseau est une alternative au système autonome). Après cela, la fenêtre de saisie apparaît (Coût
du capital $/km, Coût (O&M $/an/km), Prix d'énergie ($/kWh)) [14].
HOMER compare le coût d'extension du réseau avec le coût du système hybride autonome,
en calculant la distance d'extension du réseau au seuil de rentabilité. C'est la distance à laquelle
le total des coûts actuels nets ($) de l'extension du réseau est égal au coût total net actuel ($) du
système hybride autonome.

Page 185
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Les résultats présentés à la figure (5.27) ont noté que le coût d'extension du réseau est
directement proportionnel à la distance.
La distance (0,265 km) est la distance de rentabilité entre les deux systèmes. Avant cette
distance, l'extension du réseau était moins cher que le système autonome. A un point de (0, 265
km) le coût du système hybride équivaut au coût d'extension du réseau, mais la préférence va
au système hybride, parce que la facture de consommation d'électricité s'ajoute annuellement
au coût d'extension du réseau. Après (0,265 km), le système hybride autonome est meilleur en
termes de coût. Cela va continuer ainsi, car le coût de l'extension du réseau ne cesse
d'augmenter.

Figure (5.28) : Comparaison d'un système hybride avec une extension du réseau [14].

Les raisons de cette différence dans le prix du mètre cube pompé sont résumées dans les points
suivants :
* Concernant le réseau électrique: il y a plusieurs facteurs، qui sont:
-Éloignement du réseau électrique car le coût de raccordement à la moyenne tension est très
élevé.
-Une augmentation des redevances et du prix de l'énergie active. (Note les figures
5.28 ,5.29,5.30).
-La relation inverse entre la consommation et le prix de l'énergie.

Page 186
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Figure (5.29) : Le prix unitaire d'énergie active selon tarif 41.

Figure (5.30) : Le prix unitaire d'énergie active selon tarif 42

Page 187
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Figure (5.31) : Le prix unitaire d'énergie active selon tarif 43.


* Concernant le système hybride (PV/E) : Parmi les facteurs qui ont conduit à la baisse du
prix du mètre cube d'eau pompée sont :
-Le client ou l'investisseur n'est pas pénalisé pour sous-consommation car le prix de l'énergie
est principalement lié aux conditions climatiques (l’ensoleillement et vitesse du vent).
-Baisse importante du prix des panneaux photovoltaïques et des turbines.) Voir les figures
5.32, 5.33).
Le coût de production d'électricité à partir de l'énergie solaire photovoltaïque a diminué de
82 % entre 2010 et 2019. Cela est principalement dû à une baisse de 90 % des prix des panneaux
et à une baisse des coûts d'équilibrage du système. Ces facteurs ont contribué à réduire les coûts
d'installation de l'énergie solaire photovoltaïque d'environ quatre cinquièmes au cours de la
dernière décennie.
Le coût de la production d'électricité à partir de l'énergie éolienne terrestre et offshore a
diminué de 55 à 29 %, respectivement, au cours de la dernière décennie, enregistrant
respectivement 0.053 $/kWh et 0.115 $/kWh, en 2019. La baisse des prix des éoliennes
terrestres - qui a variait entre 55 % - 60% depuis 2010. Pour réduire les coûts d'installation,
tandis que l'augmentation des hauteurs d'arbre de turbine et des plages de rotation a stimulé le
facteur de puissance en conjonction avec des coûts d'exploitation et de maintenance réduits.

Page 188
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Figure (5.32) : Le coût de production d'électricité à partir de l'énergie (PV/Eolien).

Le graphique ci-dessous illustre l'évolution du coût actualisé de l'énergie de 2012 à 2020 et le


rapport du coût complet d'une énergie (incluant le coût d'investissement, de fonctionnement et
de fin de vie de l'équipement) sur l'énergie totale produite durant la période de vie de
l'équipement.

Figure (5.33) : Évolution du coût du kW des énergies solaire et éolienne entre (2012-2020).
Source : IEA

Page 189
Chapitre 05 Application et Résultats de simulation

Considérant que les zones agricoles situées dans la région de Ouargla sont éloignées et
isolées, et que la densité de population est très faible, et aussi le raccordement de ces zones au
réseau électrique coûte très cher.
D'autre part, nous constatons que le prix de la technologie des énergies renouvelables est
devenu raisonnable (abordable pour l'investisseur) et que la région bénéficie d'un énorme
potentiel solaire et de forts vents saisonniers, ce qui encourage son exploitation comme source
d'énergie renouvelable dans le domaine de l'investissement agricole.

5.17 Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons présenté les résultats d’une étude qui a conduit au
dimensionnement d'un système hybride (PV/Eolien) pour irriguer 02 hectares de palmiers qui
sont situés dans la région d’Ouargla ; Ce dimensionnement a permis d’utiliser les résultats dans
le volet économique. On a choisi les équipements de façon à satisfaire la charge électrique. Le
logiciel HOMER fait une étude économique et énergétique du système hybride
(photovoltaïque/éolien).

Le résultat économique calculé est estimé à un coût initial nécessaire de 7 900 $ équivalent
à 1 110 850.60 DA et un coût annuel de 14 989 $ équivalent à 2 103 719.64 DA , ce système
se compose d’un générateur éolien de 3kW et un générateur PV de 2kW, malgré la convergence
des résultats obtenus, à la fois, pour la première méthode et le logiciel HOMER, les résultats
obtenus ont montré l'utilité de l'étude économique avec le logiciel HOMER ce qui nous a
permis de choisir la meilleure configuration pour le système étudié.

Page 190
Références de 5ème chapitre

[1] https://www.univ-ouargla.dz/index.php/fr/accueil/presentation-de-l-universite/willaya-
de-ouargla.html.
[2] Station Météorologique (NOM) d’Ouargla dans [2008-2017].
[3] FAO, “Crop Evapotranspiration -Guidelines for Computing Crop Water Requirements-
FAO Irrigation and Drainage.” Rome, Italy,1998, vol.N°56,pp 7–65.
[4] F. Fazelpour, E. Markarian,N. Soltani,’’Wind energy potential and economic assessment
of four locations in Sistan and Balouchestan province in Iran’’. Renewable Energy,vol.
109,2017 ,pp 646-667.
[5] https://www.flytpower.com/fltxny-2kw-horizontal-wind-turbine-generator-48v-96v-
120v-230v-with-2000w-grid-tie-mppt-inverter-bult-in-wifi-limiter-product/
[6] https://www.alibaba.com/product-detail/ALLRUN-brand-vertical-Wind-generator-
vawt_515719720.html.
[7] A.Djafour,’’Etude d’une station de pompage photovoltaïque dans une région saharienne
‘‘, Thèse de magister, université d’Ouargla, p.39,2000.
[8] M.Al-Smairan.,’’ Application of photovoltaic array for pumping water as an alternative
to diesel engines in Jordan Badia, Tall Hassan station: Case study’’,Renewable and
Sustainable Energy Reviews.vol.16 ,2012,pp 4500-4507.
[9] https://www.wattuneed.com/fr/onduleurs-et-convertisseurs/17814-onduleur-monophase-
solax-x1-hybride-hv-de-3t-5t-0768563816727.html.
[10] B.Chabot From cost to prices: ‘’Economic analysis of PV energy and services progress in
photovoltaics research and applications ‘’, Vol 6,1998,pp 55-68 .
[11] B. Bouzidi, ‘’Analyse de la faisabilité et la rentabilité économique de systèmes de
pompage d’eau par énergie solaire photovoltaïque’’, mémoire de magister, Ecole
Nationale Polytechnique, Alger,2004.
[12] M.L.Louazene,’’ Etude technico-économique d'un système de pompage photovoltaïque
sur le site de Ouargla’’,mémoire de magister université de Batna,2008.
[13] https://www.sonelgaz.dz/fr#filiales.
[14] H.Boutelli, A.Djafour ,M. B.Danoune ,’’An optimal design of wind -solar hybrid system
using HOMER for drip irrigation application. A case study Ouargla’’, International
Journal of Ambient Energy,Vol.43,NO.1,2022,pp 8861–8877, DOI:
10.1080/01430750.2022.2111352.

Page 191
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale

L’interconnexion de plusieurs sources d’énergie renouvelable (panneaux photovoltaïques,


petites centrales hydroélectriques ou éoliennes), dans un système d’énergie hybride, peut avoir
une incidence profitable sur la production d’énergie électrique en termes de coût et de
disponibilité. Dans ce contexte le travail développé dans cette thèse a pour but de déterminer le
dimensionnement optimal et la réalisation d’une analyse technico-économique d'un système
hybride d'énergies renouvelables (PV-Eolien) destiné à alimenter un profil de charge (irrigation
de 2 hectares de palmier). Le système (PV/Eolien) est totalement autonome, l’objectif de ce
système est de produire de l’électricité pour satisfaire à tout instant la demande d’une
motopompe pour irriguer une surface dans un site isolé à Ouargla.

Le système étudié est composé essentiellement d'un générateur photovoltaïque, d'une


éolienne, et d'une pompe immergée de type (JETLY –DAB /S4F-10 T) avec la présence de
convertisseurs.

Au début de ce travail un état de l’art a été abordé sur les rayonnements solaires et les
énergies, photovoltaïque et éolienne. Une étude sur l’aspect énergétique des deux sources
hybrides (solaire et éolienne) a été menée pour la caractérisation et la modélisation du flux
solaire incident et aussi pour la chaine de production éolienne.

De nombreux modèles empiriques ont été développés dans la littérature pour prédire le
rayonnement solaire global sur la surface horizontale. Dans cette étude, deux modèles globaux
de rayonnement solaire ont été développés, ces modèles se concentrant sur les coordonnées
géographiques et les conditions atmosphériques telles que la visibilité de l'atmosphère.

Les modèles de rayonnement solaire horaire ont été développés à l'aide du code MATLAB
(Math Works R2016A), qui est un outil interactif de simulation de systèmes dynamiques. Le
code MATLAB fournit un ensemble complet d'outils de modélisation qui peuvent être utilisés
pour développer rapidement des schémas fonctionnels détaillés des systèmes. Le programme
écrit en MATLAB permet de déterminer le rayonnement solaire global sur une surface
horizontale pour deux modèles après introduction des coordonnées géographique et le numéro
du jour de l’année et également quelques données atmosphériques.

Page 192
Conclusion générale

Pour la chaine de production éolienne, nous avons développé un code Matlab qui permet de
calculer la puissance générée par l’éolienne choisie, en utilisant la distribution de Weibull
(fonction de probabilité) de la vitesse de vent pour chaque heure. La vitesse mensuelle moyenne
du vent sur le site d’Ouargla était relativement variée entre (1,85-5,65 ms-1), Les paramètres de
Weibull ont été calculés par cinq méthodes.

Ensuite, nous présentons une étude basée, les caractéristiques du sol de la région de Ouargla
et la méthode moderne d’irrigation qui a conduit grâce au données météorologiques de la région
et l’utilisation au logiciel CROPWAT 8.0 développé par le FAO à la détermination de
L'évapotranspiration de référence ETP et par la suite au calcul du volume optimal d’eau
nécessaire pour l’irrigation de notre périmètre.

Finalement et pour établir un dimensionnement optimal de ce système, notre étude s'est


appuyée sur deux méthodes et le logiciel HOMER pour l'optimisation économique et le
dimensionnement du système c.-à-d. de trouver le couple (Nombre de panneaux, Nombre de
turbine éolienne), qui permet de satisfaire la demande de la motopompe et de minimiser le coût
du système. Pour évaluer la compatibilité technique et la fiabilité économique du notre système.

Les principaux résultats de notre étude montrent que

1 – Les quantités d’eau nécessaires à l’irrigation sont très influences par le type de culture, les
paramètres du climat local, les caractéristiques du sol et la technique d’irrigation.

2 – La configuration du système de pompage au fil de soleils et la meilleure façon de diminue


le prix du système et d’utiliser rationnellement les quantités d’eau pompées par l’installation.

4 –L’évaluation du coût du système hybride de pompage (PV/Eolien) montrent que le coût du


mètre cube d'eau se situe aux environs de 3.27 DA, mais plusieurs facteurs peuvent influer ces
résultats.
5 – En comparant le coût de cette technique avec celle du réseau électrique, nous remarquons
que le coût du système alimenté par réseau électrique est déterminé par les investissements
élevés du raccordement au réseau moyenne tension en plus la facturation mensuelle, notre
estimation du coût du mètre cube d’eau pompée par utilisation du réseau électrique avec
réalisation de 1km de ligne moyenne tension a donné dans le cas de l’irrigation par goutte à
goutte, une valeur de 5.54 DA/m³ , ces résultats montrent :

Page 193
Conclusion générale

- Dans le cas d’utilisation du réseau L’influence de la consommation et l’éloignement de


première ligne existante sur le prix de l’énergie.
- Dans le cas d’utilisation des systèmes hybrides (PV- Eolien) pour le pompage l’influence du
prix des modules solaires et le prix de l’installation éolienne influe sur le prix de l’énergie
produite, car l’installation de ces systèmes est déterminée par l’investissement initial lourd en
capital.
Donc nous pouvons conclure pour le présent que les applications les plus prometteuses
de pompage hybride (PV/Eolien) pour l’irrigation à Ouargla se situent dans les lieux isolées
avec faible densité de population et qui présentent de faibles profondeurs des eaux souterraines.
Mais l’utilisation du réseau pour le pompage est en fait réservée aux zones où la densité
d’abonnés potentiels /km de ligne est supérieure.
Comme perspective, pour le futur plusieurs facteurs laissent prévoir une diminution des
frais d’investissement et une amélioration de la compétitivité du pompage avec les systèmes
hybrides (PV/Eolien) parmi ces facteurs :
-L’expérience aidant, la conception s’améliorera et l’adéquation entre les composants du
système sera optimisée, amenant un accroissement du rendement et une diminution de la
taille requise pour les générateurs.

-Plusieurs améliorations techniques dans la conception des générateurs photovoltaïques et


éoliens, et dans leur processus de fabrication les rendent moins chères.

Page 194
Annexes

Annexe A : Organigramme de calcul du rayonnement solaire par les modèles de Perrin


& Brichambaut et Capderou
Début

Définition des Choix du numéro du jour


coordonnées
géographiques du lieu
360
𝐵=( ) ∗ (𝑁 − 81)
365

Définition de l’intervalle
du temps Calcul de la équation de temps (ET)
𝐸𝑇 = (9.87 sin (2𝐵) − 7.53 cos(𝐵) − 1.5 sin(𝐵))

Conversion en temps légal(TL) Calcul de la déclinaison(δ) :


284+𝑗
𝛿 = 23.45. sin (2𝜋 )
365

Calcul du temps solaire vrai


𝜔
𝑇𝑆𝑉 = 12 + 24( )
360

Conversion en angle horaire

𝜔 = 15(𝑇𝑆𝑉 − 12)

La hauteur du Soleil h
sin(ℎ) = 𝑠𝑖𝑛(𝜃). sin(𝛿) + cos(𝜃) . cos(𝛿) . cos(𝜔)

Modèle de PERRIN & BRICHAMBEAU Calcul le facteur de trouble TL

Modéle de Capderou

Tracer du rayonnement

Fin

Page 195
Annexes

Annexe B : Programme MATLAB développé pour tracer les courbes caractéristiques


de module ‘’NeMo54P ‘’
clear all;close all;clc

N1=input('Donner le nombre de courbes a tracer =: ');


for n2=1:N1;

T1=input('Donner la valeur de température de la cellule


en °C =: ');%
G=input('Donner la valeur de rayonnement solaire en W/m2
=: ');%
%Rs=input('Donner la valeur de resistance en W/m2 =: ')
G0=1000;
ai=(0.05/100);% coefficient de variation de coutant
T=T1+273.6;
av=-0.32/100;%coefficient de variation de tension
Icc_ref=8.62;% courant de court-circuit de STC
Vco_ref=33.77;% tension de circuit ouvert de STC
Tref= 25 +273.6;% temperatur de reference
Iopn=8.08;
Vopn=27.54;
dT=T-Tref;
Icc=Icc_ref+ai*dT; %courant de court-
circuit pour n'importe quelle valeur de T°
Vco=Vco_ref-av*dT; %tension de circuit
ouvert pour n'importe quelle valeur de T°
Iop=Iopn+ai*(G/G0)
Vop=Vopn-av*(dT
Ns=36;% nombres des cellules dans le panneau PV
Rs=0.5;%resistance serie de cellule
q=1.6*power(10,-19);% constante de une charge electrique
K=1.38*power(10,-23);% constante de bouzelmen
Vt_ref=(K*T/q);
Vt=Vt_ref*(T/Tref);%tension thermique de la diode
V=0;% initialisation de vecteur de tension(pour le 2 eme
poucle for )
s=0.5;%pas de tension
Eg=1.11;%energie de gap
n=1.2;% facteur de idealite de diode
L=1;Np=1;
%Rs=(((Vt*log((1-
(Iop./Icc))*(exp(Vco./Vt))+(Iop./Icc))))-Vop)./Iop%%
%Rs= ( (Ns*n*K*T)/q *log(1-(Iopn/Icc_ref))+Vco_ref-Vopn
)/ Iopn

I=Icc;% valeur initiale de courant pour newton Raphson

%% debut de calcule de courbe I-V et P-V


VV=0:s:ceil(Vco);% vecteur de tension de sortie
for n1=1:length(VV);

Page 196
Annexes

Iph=Icc_ref*(1+ai*(dT))*(G/1000);% courant de photopile


Iss=(Icc)/( exp( (Vco+av*dT)/(Ns*Vt) )-1 );%courant de
saturation dans (STC)
Is=Iss*( (T/Tref)^3 ) * exp ( ( (q*Eg)/(n*K) )*((1/Tref)-
(1/T)) );% courant de saturation dans n'amprot quelle T°
%% debut de Newton Raphson
for n=1:20
II=I-( (Np*Iph-I-Np*Is*( exp( ( V+(Rs*I)) /(Ns*Vt))-1) )
)./( -1-((Np)*(Rs*Is)/(Ns*Vt) )*exp((V+(Rs*I))
/(Ns*Vt)));%-(Np/(Rp*Ns))*(Rs/1));
I=II;
end
%% fin de NR
if I<0% debut de condition de courant negative pour V
proche de Vco
I=0;
end% fin de condition
In(L)=I;
V=V+s;
L=L+1;
end
%% fin de calcule de courbe I-V et P-V de sous-champ
P=VV.*In;
Pn(n2)=max(P);
figure(1)
hold on
plot(VV,In,'linewidth',1.5)
grid on
figure(2)
hold on
plot(VV,P,'r','linewidth',1.5)
grid on

end

Page 197
Annexe C
Leistungsdaten NeMo® 54 P Standardleistungsklassen (weitere auf Anfrage erhältlich) Standard

Die Heckert Solar GmbH behält sich Spezifikationsänderungen vor. Dieses Datenblatt entspricht den Vorgaben der EN 50380. Heckert Solar GmbH reserves the right to make specification changes . This data sheet complies with the requirements of EN 50380.
Performance Data NeMo® 54 P
215 220 225 230

Nennleistung PMPP 215 STC 220 STC 225 STC 230 STC
Wp 151 NOCT 155 NOCT 159 NOCT 163 NOCT
Maximum Power PMPP

Maximal garantierte Toleranz


W 0/+4,99
Maximum Guaranteed Tolerance

25 Jahre Leistungsgewährleistung 10 Jahre 90 %, 25 Jahre 80 %


25 years performance warranty 10 years 90 %, 25 years 80 %

Modulwirkungsgrad STC
% 14,6 15,0 15,3 15,7
Efficiency of the Module STC

Auf Anfrage erhältlich


Black Edition * Available upon request

Kurzschlussstrom ISC 8,53STC 8,62 STC 8,73STC 8,83 STC


A 6,98 NOCT 7,02 NOCT 7,05 NOCT 7,08 NOCT
Short circuit current ISC

Leerlaufspannung UOC 33,53 STC 33,77 STC 34,01 STC 34,27 STC
V 29,94 NOCT 30,41 NOCT 30,88 NOCT 31,36 NOCT
Open circuit voltage UOC

Spannung bei Maximalleistung UMPP 27,23 STC 27,54 STC 27,76 STC 28,01 STC
V 22,93 NOCT 23,40 NOCT 23,88 NOCT 24,35 NOCT
Voltage at maximal load UMPP

Strom bei Maximalleistung IMPP 7,98 STC 8,08 STC 8,16 STC 8,25 STC
A 6,58 NOCT 6,62 NOCT 6,65 NOCT 6,68 NOCT
Current at maximal load IMPP

Maximale Systemspannung VDC


V 1000
Maximum System Voltage VDC

Rückwärtsbestromung IR
A 15,0
Reverse current feed IR

Temperaturkoeffizient ISC
%/K 0,05
Temperature coefficient ISC

Temperaturkoeffizient VOC
%/K -0,32
Temperature coefficient VOC

Leistungskoeffizient Pmax
%/K -0,42
Performance coefficient Pmax

Zertifizierte Schneelast
Pa 5400
Certified Snow Load

Zellen 54 polykristalline 6‘‘ Zellen, 3 Busbar, 3 Bypass-Dioden


Cells 54 polycristalline 6“ High Efficiency Cells, 3 busbar, 3 bypass diodes

Glas 3,2mm hochtransparentes, antireflexbeschichtetes ESG-Glas


Glass 3,2 mm highly transparent, anti-reflective coating ESG-glass

Rahmen 38 mm silber eloxierter Aluminiumrahmen


Frame 38 mm silver anodized Aluminum Frame

Solarbox Tyco Solarlok 4mm2 Stiftstecker +/-, Schutzklasse IP65 (Nichtbrennbarkeitsstufe 5VA)
Solar box Tyco Solarlok 4mm2 Male Cable Coupler +/-, Protection Class IP65 (flammability level 5VA)

Anschlusskabel Tyco Solarlok 4 mm2 Buchsenstecker +/-, Schutzklasse IP67


Connecting Cable Tyco Solarlok 4 mm2 Female Cable Coupler +/-, Protection class IP67

Modulabmessungen B x H x T mm 991 x 1481 x 38


Dimensions of the Module W x H x D

Modulgewicht
kg 16,3
Weight of the Module

TÜV Zertifikate
IEC 61215; IEC 61730; IEC 62716; Factory Inspection Certificate
TÜV Certificate

überreicht durch: | handed out by:


Abbildungen ähnlich.

Standard Testbedingungen STC: Einstrahlung 1000 Watt/m2 mit Spektrum AM 1,5 bei einer Zelltemperatur von 25°C. Geringe Wirkungsgradreduktion im
Teillastverhalten bei 25°C: bei 200 W/m2 werden 100% (+/- 2%) des STC Wirkungsgrades (100 W/m2) erreicht.
Nominal operating cell temperature NOCT: Einstrahlung 800 Watt/m2 mit Spektrum AM 1,5 bei einer Umgebungstemperatur von 20°C und einer Nennbe-
triebstemperatur von 48,2°C. Abmaße +/- 3 mm. Nennleistung Messtoleranzen +/- 3,5%, Datenblatt Toleranzen +/- 10% (außer Nennleistung). Technische
Änderungen vorbehalten. Alle Angaben ohne Gewähr. *Wir weisen darauf hin, dass der Ertrag der schwarzen Module (Black Edition) um bis zu 5% geringer
sein kann (pro 1°C erhöhte Modultemperatur sinkt die Leistung Pmax um 0,42 %). Bitte sorgen Sie deshalb für eine verbesserte Hinterlüftung.
Stand: 01/2015

Standard Test Conditions STC: Radiation 1000 watt/m2 with a spectrum of AM 1,5 at a cell temperature of 25°C. Slight reduction in efficiency under partial
load conditions at 25°C: in case of an irradiance of 200 W/m2 100% (+/-2%) of the STC efficiency is reached (100 W/m2).
Nominal operating cell temperature NOCT: Radiation 800 Watt/m2 with a spectrum of AM 1,5 at a surroundings temperature of 20°C and a nominal
operating cell temperature of 48,2°C. All measurements: +/-3 mm. Maximum power measurement tolerances +/- 3,5% except maximum power. Subject
to technical alternations. No liability is assumed for particulars. *We point out that the output of black modules can be up to 5 % less (increased module
temperature per + 1 °C the output Pmax drops by 0,42 %). Please arrange a better rear ventilation.

Heckert Solar GmbH l Carl-von-Bach-Straße 11 l D-09116 Chemnitz


Annexes

Annexe D : organigramme de calcul de la puissance fournie par un aérogénérateur

Début

Les valeurs d’entrées Vd, Vn, Va,V,Pn,𝜌

Calcul longueur de (V)

Si

V(i)< Vd V(i)>Va

P(i)=0

V(i)>Vd &&V(i)<Vn V(i)>Vn &&V(i)<Va

Calcul
L=V(i)²-Vd²
D= Vn²-Vd²

P(i)=Pn
P(i)=Pn*L/D

Fin

Page 199
Annexes

Annexe E : La fiche technique de motopompe (S4F-10T)

Page 200
Annexes

Annexe F: Spécification de turbine éolienne type (ALLRUN 3kW).

Page 201
Annexes

Annexe G

Page 202
‫الملخص‬
‫ ان الغرض من هذا العمل هو انشاء نظام هجني فعال يتكون من الواح كهروضوئية وتور‬.‫لقد شهد العامل توجه حنو أنظمة الطاقات املتجددة الهجينة واليت تعد البديل الواعد ملس تقبل الطاقة بعيدا عن الوقود الاحفوري‬
‫يف بداية العمل مت تقيمي الإماكانت الشمس ية يف املنطقة من خالل تطوير منوذجني ل إالشعاع الشميس يف بيئة ماتالب‬.‫ هكتار) مس تقةل عن الش بكة يف منطقة ورقةل‬02( ‫بينات الرايح لتغذية حمطة خض املياه لري مساحة‬
‫ اكرث فعالية لتقدير الاشعاع الشميس‬Perrin & Brichambaut ‫توحض النتاجئ اليت مت احلصول علهيا ان منوذج‬. ‫ جبامعة ورقةل‬LAGE ‫ومتت مقارنهتا مع البياانت املسجةل من حمطة ارصاد جوية صغرية مت تركبهيا يف خمترب‬
‫بعد ذكل مت تقدمي دراتة حول خصائص الرتبة‬.)‫ث‬/‫ م‬5.65-1.85( ‫كام مت تقيمي ا إلماكانت الرايحية سات تددام توييع ويبل وايذي اههر وجود تفاوت نس ي يف املتوت الشهري لعرعة الرايح واملقدر ب‬. ‫يف املنطقة‬
‫ مت اعامتد طرق (طريقة متوت‬، ‫يف الخري‬. ‫ هكتار من النخيل‬02 ‫مت حساب احلجم المثل للمياه لري مساحة‬، CROPWAT 8.0 ‫)وبرانمج‬2017-2008( ‫وطرق الري احلديثة سات تددام بياانت الرصاد اجلوية‬
‫ اههرت النتاجئ الهنائية تقارب يف أبعاد النظام الهجني اليت مت اعامتدها من قبل برانمج‬.‫ من اجل تطوير النظام بطريقة مثىل للحصول عىل اقل تلكفة للمرشوع‬HOMER ‫الس نوي الشهري وطريقة الشهر التوأ) وبرانمج‬
‫ قادرا عىل تلبية احتياجات الطاقة لضخ املياه بشلك ت نوي مع‬،‫ للك من اخلالاي الكهروضوئية و طاقة الرايح عىل التوايل‬3kW ،2kW ‫ حيث ان النظام املتكون من‬.‫ وطريقة متوت الس نوي الشهري‬HOMER
‫ مع مراعاة ان النظام يمت انشاه ليعمل ملدة‬،)‫ (دج‬2103661,18 ‫) ما يعادل‬14,989 $( ‫ اثبت حتليل اجلدوى الاقتصادية ان التلكفة الاجاملية للمرشوع قدرت‬.‫)من اجاميل انتاج الطاقة‬%11.6( ‫وجود فائض قدر ب‬
.‫ ويف الاخري اشارت املقارنة بني النظام املس تقل ومتديد الش بكة اىل افضلية النظام املس تقل يف املناطق املعزوةل ذات الكثافة الساكنية املنخفضة‬.‫عاما‬20
.‫ تقيمي التلكفة‬،‫ برانمج هومر‬،‫التحجمي‬،‫ خض املياه‬،‫طاقة الرايح‬،‫الكهروضوئية‬،‫ انظمةالطاقة املتجددة الهجينة‬:‫اللكامت املفتاحية‬

Résumé
Le monde c’est dirigé vers les systèmes d'énergie renouvelable hybrides, qui constituent une alternative prometteuse pour
l'avenir de l'énergie loin des combustibles fossiles, Le but de ce travail est de créer un système hybride efficace qui se
compose de panneaux photovoltaïques et d'une éolienne pour alimenter la station de pompage d'eau pour irriguer une
superficie non connecté au réseau électrique dans la région de Ouargla. Au début de travail, le potentiel solaire de la région a
été évalué en développant deux modèles de rayonnement solaire dans l'environnement MATLAB, et ils ont été comparés aux
données enregistrées à partir d'une petite station météorologique installée au laboratoire LAGE de l'Université d'Ouargla. Les
résultats obtenus montrent que le modèle de Perrin & Brichambaut est plus efficace pour estimer le rayonnement solaire dans
la région d’Ouargla. Le potentiel du vent a été évalué à l'aide de la distribution de Weibull, qui montré une variation relative
de la vitesse moyenne mensuelle du vent estimée à (1,85-5,65 m/s). Ensuite nous présentons une étude sur les caractéristiques
de sol et les méthodes d'irrigation modernes qui a conduit grâce au de données météorologiques (2008 -2017) et le logiciel
CROPWAT 8.0 à la détermination de L'évapotranspiration de référence ETP, et par la suite le volume d'eau optimal a été
calculé pour irriguer 02 hectares de palmiers. Pour atteindre les objectifs souhaités de ce travail, des méthodes (la méthode
moyenne mensuelle annuelle et la méthode du mois le plus défavorable) et le logiciel HOMER ont été adoptés afin de
développer un système optimal pour obtenir le coût de système le plus bas. Les résultats finaux ont montré une convergence
dans les dimensions du système hybride qui a été adopté par HOMER et la méthode de moyenne mensuelle annuelle. Comme
de telle sorte que le système qui est composé de 2kW, 3kW pour l'énergie photovoltaïque et éolienne respectivement, est
capable de répondre aux besoins énergétiques du pompage de l'eau annuellement avec un surplus estimé à (11,6%) de la
production totale d'énergie. L'analyse de faisabilité économique a prouvé que le coût total du projet était estimé à 14 989 $
équivalent 2 103661,18 DA, en tenant en compte que le système a été établi pour fonctionner au moins 20 ans. Enfin, la
comparaison entre le système hybride (PV/Eolien) et l'extension du réseau électrique a indiqué la préférence du système
hybride dans les zones isolées avec une densité faible de population.

Mots clés : Systèmes d'énergie renouvelable hybrides, photovoltaïque, énergie éolienne, pompage d'eau, dimensionnement,
HOMER, évaluation des coûts.

Abstract
The world is headed towards hybrid renewable energy systems, which are a promising alternative for the future of energy
away from fossil fuels, The goal of this work is to create an efficient hybrid system consists of photovoltaic panels and a wind
turbine to power the water pumping station to irrigate an area not connected to the electricity grid in the Ouargla region. At the
beginning of work, the solar potential of the region was assessed by developing two models of solar radiation in the MATLAB
environment, and they were compared with data recorded from a small weather station installed at the LAGE laboratory of
Ouargla University. The results obtained in this study depict that Perrin & Brichambaut model is more effective to estimate the
total solar intensity on a horizontal surface for clear sky over Ouargla city. The wind potential was assessed using the Weibull
distribution, which showed a relative variation in the monthly mean wind speed estimated at (1.85-5.65 m/s). Then we present
a study on soil characteristics and modern irrigation methods who led grace to meteorological data (2008 -2017) and
CROPWAT 8.0 software, to the determination of ETP reference evapotranspiration, and subsequently, optimal water volume
was calculated to irrigate 02 hectares of palm trees. To achieve the desired objectives of this work, methods (the annual
monthly average method and the worst month method) and the HOMER software were adopted in order to develop an optimal
system to obtain the lowest system cost. The final results showed a convergence in the dimensions of the hybrid system that
was adopted by HOMER and the annual monthly mean method. As the system consisting of 2kW, 3kW for photovoltaic and
wind power respectively, is able to meet the energy needs of water pumping annually with an estimated surplus of (11.6%) of
the total energy production. The economic feasibility analysis showed that the total cost of the project was estimated at 14,989
$ equivalent 2 103661,18DA, taking into account that the system was established to operate for at least 20 years. Finally, the
comparison between the hybrid system (PV/Wind) and the extension of the electricity grid indicated the preference of the
hybrid system in isolated areas with low population density.

Keywords: Hybrid renewable energy systems, photovoltaics, wind energy, water pumping, sizing, HOMER, cost evaluation.

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