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Salmi le dernier jour d’un condamné
Arguments contre la peine de mort
1- Dans les jugements il y a deux poids, deux mesures selon que l'on est "puissant ou
misérable ".
2- Dieu a interdit qu’on tue Caïn, le premier meurtrier.
3- Il arrive que la foule ait non pas horreur du crime, mais pitié de l'homme exécuté.
4- Il est inhumain de faire mourir un homme en pleine santé, au milieu de sa vie.
5- Il est moralement grave de tuer un homme avant qu’il ait pu régler ses problèmes avec
lui- même et avec la société.
6- Il n’y a aucun respect de la mort, ni pour le condamné ni pour son cadavre.
7- Il y a moins de crimes de sang dans les pays qui ont aboli la peine de mort.
8- L’exécution peut causer de longues et atroces souffrances physiques.
9- L’homme sait qu’il est mortel, mais il ne lui appartient pas de connaître à l’avance le
moment de sa mort.
10- La famille du condamné est innocente; pourtant, elle est aussi victime de ce châtiment.
11- La justice politique ou militaire est partiale et change selon le pouvoir en place.
12- La misère sociale est un facteur de délinquance et peut pousser au meurtre.
13- La peine de mort est un meurtre; ceux qui la décident et l'exécutent sont des meurtriers.
14- La peine de mort ne règle rien : pour survivre, les membres de la famille des condamnés
plongent à leur tour dans la délinquance.
15- La sentence de mort est une vengeance déguisée et non un acte de justice.
16- La société a le devoir de protéger et d’éduquer les plus démunis : c’est l’ignorance et le
malheur qui les poussent au crime.
17- La souffrance morale des condamnés n’est pas prise en compte, or c’est une vraie et
longue torture.
18- La vie humaine est inviolable : voilà le principe absolu.
19- Le droit de vie et de mort n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu.
20- Le mode de vie dans les prisons peut conduire au crime.
21- Le spectacle de la mise à mort est dangereux, car il renforce la cruauté populaire.
22- L'échafaud n'a pas de valeur dissuasive : certains condamnés ont déjà assisté à des
exécutions publiques.
23- L'enquête n’est pas toujours menée avec le sérieux requis.
24- Les exécutions publiques n'ont aucun effet éducatif. Elles sont vécues comme un
spectacle, comme une fête.
25- Les familles de condamnés sont déshonorées, ruinées et, pour survivre, plongent à leur
tour dans la délinquance.
26- Les juges ne mesurent pas toujours la gravité de leur décision.
27- Les juges ne sont pas infaillibles. Or, dans le cas de la peine de mort, l'erreur judiciaire est
irréparable.
28- Les magistrats sont parfois plus préoccupés d'eux-mêmes et de leurs plaisirs que du
procès et de la vie d’un homme.
29- Les procès sont parfois bâclés, expéditifs.
30- Même si elle refuse de le voir, la société porte sa part de responsabilité dans la
délinquance.
31- On oublie que le condamné a une conscience morale et un cœur.
32- On peut punir sévèrement et avec justice sans tuer.
33- Pour une même faute, les verdicts ne sont pas les mêmes selon les pays, les époques et
les régimes politiques.
34- Un criminel a besoin qu’on lui laisse le temps du repentir.
35- Une exécution est un acte de barbarie.