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Chapitre 1 SF

Le document présente une introduction aux systèmes de gestion de fichiers sous Linux, en expliquant l'historique de Linux et son développement à partir du projet GNU. Il décrit les différentes distributions Linux, leurs versions serveur et bureau, ainsi que les systèmes de fichiers, les inodes et l'organisation des partitions. Enfin, il aborde les fonctions des systèmes de fichiers et les types de systèmes de fichiers, tant journalisés que non journalisés.

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Chapitre 1 SF

Le document présente une introduction aux systèmes de gestion de fichiers sous Linux, en expliquant l'historique de Linux et son développement à partir du projet GNU. Il décrit les différentes distributions Linux, leurs versions serveur et bureau, ainsi que les systèmes de fichiers, les inodes et l'organisation des partitions. Enfin, il aborde les fonctions des systèmes de fichiers et les types de systèmes de fichiers, tant journalisés que non journalisés.

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ISET de Sfax

Département Technologie de l’Informatique

Mastère Professionel : DSIR :


Développement des Systèmes d’Information et des
Réseaux

Administration Système Linux

Chapitre 1
Les systèmes de gestion des fichiers
sous Linux Par : Azer ZAIRI
Courriel : [Link]@[Link]
Introduction générale à Linux

Linux a commencé en 1991 en tant qu’un petit projet de Linus Torvalds.

Comme le système UNIX, Linux était aussi écrit en langage C.

Il a rendu la source disponible gratuitement et d’autres se sont joints à lui pour
façonner ce nouveau système d’exploitation.

Avant ça, il y avait un autre projet opensource était lancé : le projet GNU (GNU,
pas UNIX).

C’est un système d’exploitation libre créé en 1983 par Richard Stallman,

En 1985 Richard Stallman a fondé la FSF (Free Software Foundation) dans le
but de protéger légalement le projet GNU et de promouvoir les logiciels libres.

GNU construisait son propre système d’exploitation avec les outils, tels que les
compilateurs et les interfaces graphiques.

La source étant disponible gratuitement, Linux a pu cibler ses outils et fournir un
système complet.

Autrement, la plupart des outils qui font partie du système Linux proviennent de
ces outils GNU.
Remarque : En janvier 2004, l’UNESCO élève le logiciel libre au rang de
patrimoine mondial de l’humanité et confère à GNU la valeur symbolique de
« Trésor du monde »

2
Les distributions Linux (1)


Puisque Linux est un logiciel open source plusieurs communautés ont
développé des distributions différentes.

Pratiquement, pour avoir un nouveau système Linux :

il suffit de prendre le Kernel de Linux

et quelques outils GNU,

et y ajouter des applications plus orientées utilisateur,

Comme UNIX, il existe de nombreuses versions différentes des
distributions.

De nos jours, il existe des distributions qui se concentrent sur l’exécution
des fonctions :

de serveurs,

d’ordinateurs de bureau (DeskTop)

Des appareils mobiles (Android,...)

ou même d’outils spécifiques à l’industrie comme les objets connectés, la
conception électronique (Raspberry,…) ou le calcul statistique.

3
Les distributions Linux (2)

Les deux principaux acteurs du marché sont Red Hat et Debian.

La différence la plus visible est le gestionnaire de paquets, bien qu’il existe
d’autres différences telles que l’emplacement des fichiers et les scripts de
configurations des services systèmes.

Les distribution Redhat respectent la norme FHS (Filesystem Hierarchy Standard)
beaucoup plus que celles de Debian

Il existe des centaines de distributions Linux.

Principales distributions compatibles RedHat :

RHEL : Redhat Entreprise Linux : Version payante

Fedora : Distribué par Redhat

CentOS : C’est une recompilation de tous les paquetages RHEL et distribués
gratuitement

Scientific Linux

SUSE

Principales distributions compatibles Debian :

Ubuntu : développé par Canonical

Kali Linux

Parrot Security

4
Les versions serveurs et les versions bureaux

Linux peut être distribué en version “Server” ou “DeskTop”

La version Serveur :

Est plus adaptée pour les solutions professionnelles des serveur

Elle possède seulement un environnement texte, sans interface graphique

Mondialement, Linux est très performant dans l’exécution d’applications serveur

en raison de l’optimisation des ressources matérielles,

ce qui augmente sa fiabilité et son efficacité.

Sans oublier la sécurité qui est un facteur clé dans le choix d’une solution

La version bureau (Desktop) sont plus adaptée pour l’utilisation personnelle, car elle
intègre beaucoup d’applications de bureau : des jeux, des applications de bureautique et des
outils créatifs.

Un bureau Linux exécute un système appelé X Window, également connu sous le nom de
X11.

Le serveur Linux X11 est [Link], qui permet aux logiciels de fonctionner en mode
graphique.

L’interface graphique et les icônes sont gérées par un autre logiciel appelé gestionnaire de
fenêtres ou environnement de bureau.

Autrement, un poste de travail Linux en texte seul, devient un bureau graphique avec
l’ajout de X-Windows et d’un environnement de bureau ou d’un gestionnaire de fenêtres.
Remarque : Pour des raisons de sécurité le superutilisateur root ne peut pas se connecter
directement à l’environnement graphique. Car les processus en tâche de fond de X11 peuvent
provoquer des failles, si elles sont exécutées en tant que root.

5
Les systèmes de fichiers sous Linux
Introduction

 Un système de fichiers (file system ou filesystem) ou système de


gestion de fichiers (SGF) est une structure de données
permettant de stocker les informations et de les organiser dans des
fichiers sur des mémoires secondaires (disque dur, disquette, CD-
ROM, clé USB, disques SSD, etc.).
 Une telle gestion des fichiers permet :
 de traiter,
 de conserver des quantités importantes de données
 ainsi que de les partager entre plusieurs programmes
informatiques.
 Un SGF offre à l'utilisateur une vue abstraite sur ses données et
permet de les localiser à partir d'un chemin d'accès.

7
Fonctions d’un système de fichiers

 Le système de gestion des fichiers assure plusieurs fonctions :


 Manipulation des fichiers : des opérations sont définies pour
permettre la manipulation des fichiers par les programmes
d’application, à savoir : créer/détruire des fichiers, insérer, supprimer
et modifier un article dans un fichier.
 Allocation de la place sur mémoires secondaires : les fichiers
étant de taille différente et cette taille pouvant être dynamique, le SGF
alloue à chaque fichier un nombre variable de blocs dans la mémoire
secondaire.
 Localisation des fichiers : il est nécessaire de pouvoir identifier et
retrouver les données ; pour cela, chaque fichier possède un
ensemble d’informations descriptives (nom, adresse…) regroupées
dans un inode.
 Sécurité et contrôle des fichiers : le SGF permet le partage des
fichiers par différents programmes d’applications tout en assurant la
sécurité et la confidentialité des données.

8
Restriction des noms

 Différentes méthodes permettent d'associer un nom de fichier à


son contenu.
 Dans le cas des systèmes de fichier d'Unix (ou de Linux) ;
 Les fichiers et les répertoires sont identifiés par un numéro
unique le numéro d'inode.
 Ce numéro permet d'accéder à une structure de données
(inode) regroupant toutes les informations sur un fichier à
l'exception du nom,
 Notamment la protection d'accès en lecture, en écriture ou
des listes de dates, ainsi que le moyen d'en retrouver le
contenu.
 Le nom est stocké dans le répertoire associé à un numéro
d'inode.
 Cette organisation présente l'avantage qu'un fichier unique sur
disque peut être connu du système sous plusieurs noms.
9
Métadonnées

 Chaque fichier est décrit par des métadonnées (conservées dans l'inode sous
Linux/Unix), alors que le contenu du fichier est écrit dans un ou plusieurs blocs
du support de stockage, selon la taille du fichier.
 Les métadonnées les plus courantes sous UNIX sont :
 droits d'accès en lecture, écriture et exécution selon l'utilisateur, le groupe,
ou les autres ;
 dates de dernier accès, de modification des métadonnées (inode), de
modification des données (block) ;
 propriétaire et groupe propriétaire du fichier ;
 taille du fichier ;
 nombre d'autres inodes (liens) pointant vers le fichier ;
 nombre de blocs utilisés par le fichier ;
 type de fichier : fichier simple, lien symbolique, répertoire, périphérique,
etc.
 Remarque : Sur la plupart des systèmes Unix, la commande stat permet
d'afficher l'intégralité du contenu de l'inode.

10
Systèmes de fichiers non journalisés
 ext et ext2 : Extented FS version 2 (Linux, BSD)
 exFAT : Extended File Allocation Table (nouveau système de fichiers
proposé par Microsoft pour remplacer la FAT sur les supports amovibles)
 FAT : File Allocation Table (DOS/Windows, Linux, BSD, OS/2, Mac OS X).
Se décompose en plusieurs catégories :
 FAT12 ; FAT16 ; FAT32 ; VFAT ; FATX : système de fichiers
pour Xbox.
 FFS : Fast File System (BSD, Linux expérimental)
 HFS : Hierarchical File System (Mac OS, Mac OS X, Linux)
 HPFS : High Performance FileSystem (OS/2, Linux)
 minix fs (minix, Linux)
 S5 (UNIX System V, Linux)
 Unix File System : (BSD, Linux en lecture seule)

11
Systèmes de fichiers journalisés
 Ext3 : (Extented FS) - notamment pour l'ajout de la journalisation (Linux, BSD)
 Ext4 : Extented FS version 4 - notamment pour une capacité de 1 exa-octet et
les Extents (Linux >=2.6.28)
 HFS+ (Mac OS X, Linux)
 JFS (AIX, OS/2, Linux)
 JFS2 AIX5
 LFS : (Linux)
 NSS : Novell Storage Services (Netware et Suse Linux)
 NTFS : New Technology FileSystem (Windows NT/2000/XP/Vista, Linux (écriture
disponible grâce au pilote NTFS-3G), Mac OS X (écriture disponible grâce au
pilote NTFS-3G)
 ReiserFS (Linux, BSD en lecture seule)
 Reiser4 (Linux expérimental)
 Spufs : Synergistic processing unit filesystem
 UFS+ : Unix FS + journal (BSD, Linux en lecture seule)
 XFS (Irix, Linux, BSD en lecture seule)
12
Les inodes
 inode (INdex nODE) : nœud d'index
 Les inodes sont des structures de données contenant des informations
concernant les fichiers stockés dans certains systèmes de fichiers (notamment
de type Linux/Unix).
 À chaque fichier correspond un numéro d'inode (i-number) dans le système
de fichiers dans lequel il réside, unique au périphérique sur lequel il est situé.
 Les inodes contiennent notamment les métadonnées des systèmes de fichiers,
et en particulier celles concernant les droits d'accès.
 Les inodes peuvent, selon le système de fichiers, contenir aussi des
informations concernant le fichier, tel que son créateur (ou propriétaire), son
type d'accès (par exemple sous Unix : lecture, écriture et exécution), etc.
 Les inodes sont créés lors de la création du système de fichiers.
 La quantité d'inodes est généralement déterminée lors du formatage et
dépendant de la taille de la partition.
 Elle indique le nombre maximum de fichiers que le système de fichiers peut
contenir.

13
Les partitions
 Une partition est définie par :
 son type
 Son emplacement de début
 Sa taille (ou son emplacement de fin)
 Une seule partition est activée au niveau du BIOS
 Cette activation indique où le BIOS doit aller chercher le noyau du système
d’exploitation pour le démarrage
 Il existe 3 types de partitions :
 Les partitions principales : Leur nombre est limité à quatre et elles supportent
tous les types des systèmes des fichiers
 Les partitions étendues : Elles ne peuvent contenir que des partitions logiques
et ne peuvent pas avoir un système de fichiers. Elles sont incluses dans les
partitions principales
 Les partitions logiques : Elles sont contenues dans les partitions étendues.
Elles ne sont pas limitées en nombre et acceptent tous les types des systèmes
des fichiers.

14
Organisation des partitions sous Linux (1)

 Tous les périphériques ont des fichiers descripteurs sous le répertoire


/dev.
 Les disques de type IDE ont des descripteurs commençant par hd
 Les disques de type SATA (Serial Advanced Technology Attachment) ont des
descripteurs commençant par sd
 Une lettre additionnelle est ajoutée au descripteur pour désigner le
périphérique.
 Il y a généralement deux contrôleurs IDE en standard dans les cartes mères.
 Chaque contrôleur supporte deux périphériques : en total quatre
périphériques de supports de stockage ou d’archivage (Disque dur, lecteur
CD/DVD, leucteur ZIP,…)

Primaire Secondaire
Maître a c
Esclave b d

Désignation des périphériques IDE

15
Organisation des partitions sous Linux (2)

 Les périphériques de stockage utilisant les bus séries, tels que les disques
SATA ou USB sont désignés en fonction de leur position dans la chaîne :
sda, sdb, sdc, sdd,…
 De même, les périphériques SCSI (Small Computer System Interface)
sont désignés en fonction de leur position dans la chaîne SCSI : sca, scb,
scc, scd,…
 Chaque partition logique aura un numéro incrémental

Primaire Secondaire
ID0 a c
ID1 b d
Désignation des périphériques SATA et SCSI
 Exemples
 Le périphérique maître sur le contrôleur IDE primaire est : sda

 La troisième partition du périphérique esclave sur le contrôleur

secondaire est : hdd3


 La deuxième partition du deuxième disque SATA est : sdb2

16
Organisation des partitions sous Linux (3)

 Les mémoires de stockage électronique ont aussi des désignations spécifiques.


 Les disques SSD : Solid-State Drive : Sont des mémoires flash permettant le
stockage de données.
 Les disques SSD peuvent être connectés aux bus SATA ou NVME
 Pour ceux connectés au bus SATA, ils auront les mêmes désignations que
ceux des disques SATA classiques : sda, sdb,...
 Les disques NVME : Non-Volatile Memory Express :
– C’est une spécification d'interface permettant à un ordinateur
d'accéder à un périphérique de stockage permanent à travers un bus
PCI Express.
– Il s'agit de donner l'accès de façon performante à la mémoire flash
sans passer par le protocole disque SCSI et donc avec un temps
d'accès réduit et avec le minimum des ressources du processeur
– Les disque NVMe ont les drivers de la forme: /dev/nvme0n1
– Les partitions auront des numéros successifs de la forme pN, ou N
est le numéro de la partition.
 Exemples
 La première partition du premier disque SSD-NVME aura le driver :
/dev/nvme0n1p1

17
La commande fdisk (1)

 Cette commande permet de créer, configurer ou afficher les informations


sur les partitions
 Exemple
root@localhost# fdisk -l /dev/sda
Disk /dev/sda: 60.0 GB, 60060155904 bytes
255 heads, 63 sectors/track, 7301 cylinders
Units = cylinders of 16065 * 512 = 8225280 bytes
Device Boot Start End Blocks Id System
/dev/sda1 * 1 4 32098+ 83 Linux
/dev/sda2 5 7299 58597087+ 5 Extended
/dev/sda5 5 1098 8787523+ 83 Linux
/dev/sda6 1221 3652 19535008+ 83 Linux
/dev/sda7 3653 7299 29294496 83 Linux
/dev/sda8 1099 1220 979933+ 82 Linux swap
Partition table entries are not in disk order

18
La commande fdisk (2)

 Les opérations principales de fdisk sont :


 p créer une partition
1. partition primaire (1-4), étendue (1 max) ou logique (dans
la partition étendue)
2. numéro de partition (si primaire ou étendue)
3. cylindre de début de la partition (RETURN pour valeur
proposée)
4. dimension de la partition (valeur absolue en cylindres ou
tailles comme 16M, 5000M ou 5G, etc)
 d supprimer une partition (numéro)
 t changer le type de la partition (numéro, type ; l pour liste)
 w pour inscrire les changements
 q pour quitter

19
La commande fdisk (3)

Exemple
[root@localhost]# fdisk /dev/sda
Command (m for help): p
Disk /dev/sda: 60.0 GB, 60060155904 bytes
255 heads, 63 sectors/track, 7301 cylinders
Units = cylinders of 16065 * 512 = 8225280 bytes
Device Boot Start End Blocks Id System
/dev/sda1 * 1 4 32098+ 83 Linux
/dev/sda2 5 7299 58597087+ 5 Extended
/dev/sda5 5 1098 8787523+ 83 Linux
/dev/sda6 1221 3652 19535008+ 83 Linux
/dev/sda7 3653 7299 29294496 83 Linux
/dev/sda8 1099 1220 979933+ 82 Linux swap

20
La commande fdisk (4)

 Linux utilise deux types de partitions :


 Linux native : Elle contient l’arborescence du
système de fichier et le noyau (Kernel) de Linux.
 Exchange Linux (swap) : C’est la mémoire
d’échange sous Linux.
 Remarque :

La mémoire vive et l'espace d'échange
constituent ensemble la mémoire virtuelle du
système.

Généralement la mémoire swap est le double
de la mémoire vive

21
Norme de la hiérarchie des systèmes de fichiers

 Parmi les normes prises en charge par la Foundation Linux on peut citer le
Filesystem Hierarchy Standard (FHS).
 Cette norme spécifie un ensemble de règles et de lignes directrices qu’il
est recommandé de suivre, pour organiser les répertoires et leurs
contenus.
 Cependant, ces directives peuvent être contournées, soit par des
distributions entières, soit par des administrateurs sur des machines
individuelles.
 La norme FHS classe chaque répertoire système de deux manières :
– Un répertoire peut être catégorisé comme partageable ou non, ce
qui signifie si le répertoire peut être partagé sur un réseau et utilisé
par plusieurs machines.
– Le répertoire est placé dans une catégorie :

de fichiers statiques (le contenu du fichier ne changera pas)
ou de fichiers variables (le contenu du fichier peut changer).

Remarque: Les distributions compatibles Redhat respectent le standard


FHS, beaucoup plus que les distributions compatibles Debian

22
Arborescence des fichiers sous Linux (1)

 La racine du système des fichiers est : /


 Les principaux répertoires sont :
 /boot : contient principalement le fichier binaire du noyau ainsi que les
ressources nécessaires à son lancement au démarrage
 /dev : contient les fichiers des périphériques de la machine ainsi que
les fichiers spéciaux
 /etc : répertoire très important où sont stockés tous les fichiers de
configuration du système et des différents démons.
 /home : répertoire où sont stockés par défaut les répertoires
personnels des utilisateurs du système
 /proc : contient les informations nécessaires au noyau. C’est une
arborescence virtuelle généralement en lecture seul, sauf /proc/sys
 /tmp : permet aux applications et aux utilisateurs d’avoir un espace
d’échange où ils peuvent stocker leurs fichiers temporaires. Il est
effacé à chaque redémarrage de la machine

23
Arborescence des fichiers sous Linux (2)

 /usr : contient les fichiers nécessaires aux applications, la


documentation, les manuels, les fichiers sources ainsi que des
librairies généralement statiques
 /usr/local : arborescence qui sert à installer les logiciels
supplémentaires
 /var : contient les fichiers de log des différents démons, ainsi
que les spools de mail, impression,…
 /bin et /sbin : contiennent l’ensemble des fichiers binaires
indispensables au démarrage de la machine et les
commandes essentielles d’administration
 /lib et /usr/lib : contiennent les librairies nécessaires aux
commandes

24
Types des systèmes des fichiers (1)

 Les principaux types des systèmes des fichiers supportés par Linux et
leurs commandes de création sont résumés dans le tableau suivant

Système de fichiers Commande de création


mke2fs
ext2 mkfs.ext2
mkfs -t ext2
mke2fs –j
ext3 mkfs.ext3
mkfs -t ext3

mkfs.ext4
ext4
mkfs -t ext4
reiserfs mkreiserfs
[Link]
xfs
mkfs -t xfs
[Link]
vfat
mkfs -t vfat

25
Types des systèmes des fichiers (2)

 La syntaxe générale de création des systèmes de fichiers est :


mkfs –t <Type de fichier> <Partition>
 Il est aussi possible de transformer une partition ext2 en ext3 avec
la commande tune2fs
tune2fs –j /dev/sda1
Exemple : Formatage de la partition sda1 avec création d’un
système de fichiers de type ext3
 Les trois commandes suivante sont équivalentes :
 mkfs.ext3 /dev/sda1
 mkfs –t ext3 /dev/sda1
 mke2fs –j /dev/sda1 # Création de journal spécifique

26
Contrôle de l’intégrité du système de fichiers et
réparation

 Si le système de fichier est endommagé ou corrompu, l’utilitaire fsck est


utilisé pour vérifier et corriger le système
 La syntaxe générale de la commande est :
fsck –t <Type du système de fichers> <Partition>
fsck.<Type du système de fichers> <Partition>
 Il y a aussi des commandes équivalentes pour chaque type de système de
fichiers (fsck.ext3,…)
 L’option –i permet à l’utilitaire fsck de corriger les problèmes trouvés
 Une vérification de toutes les partitions est réalisée au démarrage du
système par le lancement automatique de la commande fsck
 La commande e2fsck est équivalente à fsck –t ext2
 En cas de grand problème il est utile d’utiliser l’utilitaire debugfs

27
Montage et démontage d’un système de fichiers (1)

 Pour pouvoir utiliser un système de fichiers, il doit être monté sur un


point de montage de l’arborescence Linux
 Son contenu est alors accessible comme un simple répertoire
 Le système Linux réalise diverses tâches de vérification afin de s’assurer
du fonctionnement correct.
 La commande mount permet de monter le système de fichiers
 Elle a deux arguments :
 Le premier est le fichier spécial correspondant à la partition
contenant le système de fichiers
 Le second est le répertoire de montage (point de montage)
 Au cas où Linux ne parvient pas à le déterminer automatiquement, il peut
être nécessaire de spécifier le type de fichier avec l’option –t
 La commande umount permet de démonter le système de fichiers
 Exemple
 mount /dev/sdb1 /mnt/flashdisque
 umount /mnt/flashdisque ( ou umount /dev/sdb1)

28
Montage et démontage d’un système de fichiers (2)

 La commande df permet de connaître le taux d’utilisation de


toutes les partitions montées du système.
 L’option –h (human) facilite la lecture en utilisant des unités de
taille plus commodes (Mo, Go, To,…)
 La commande du (disk usage) permet de connaître l’espace
occupé par une arborescence.
 L’option –s permet d’afficher le total des partitions
 L’option –k permet d’afficher le total en kilo-octets
 Exemple
 du –ks /usr/local

29
Les droits sur les fichiers et les répertoires

 Linux permet de spécifier les droits dont disposent les utilisateurs


sur un fichier ou un répertoire par la commande chmod
 On distingue trois catégories d’utilisateurs :
 u : Le propriétaire (user)
 g : Le groupe
 o : Les autres (others)
 On distingue aussi trois types de droits :
 r : lecture (read)
 w : écriture (write)
 x : exécution

30
Les droits spéciaux (1)

 Il existe trois droits spéciaux :


 suid : set user ID

 sgid : set group ID

 sticky bit

 Ils peuvent être positionnés par la commande chmod


 SUID
 Lorsque le bit suid est positionné, une commande se

lancera avec l’uid de son propriétaire, ce qui permet


d’acquérir ses droits durant l’exécution de la commande
 Ce bit est positionné par l’option s de la commande

chmod, ou le premier bit (à gauche) de ce groupe de


droit
 Exemple

chmod 4777 /bin/cat


chmod u+s /bin/cat
31
Les droits spéciaux (2)

 SGID
 Il a le même principe pour les fichiers exécutables, mais
il donne des droits pour le groupe
 suid peut aussi être attribués à un dossier : dans ce cas
tout fichier créé dans un dossier portant le sgid aura
comme groupe propriétaire le groupe du dossier
 Ce bit est positionné par l’option s de la commande
chmod, ou par le deuxième bit de ce groupe de droits
 Exemple
 chmod 2755 /home/etudiant
 chmod g+s /home/etudiant

32
Les droits spéciaux (3)

 sticky bit
 Si le sticky bit est placé sur un dossier, seul le
possesseur d’un fichier pourra le renommer ou le
supprimer, mais tous les utilisateurs pourront y
avoir accès.
 C’est le cas des répertoires /tmp ou /var/mail
 Ce bit est positionné par l’option t de la commande
gchmod, ou le troisième bit de ce groupe de droits
 Exemple
 chmod 1666 /home/etudiant/partage
 chmod o+t /home/etudiant/partage

33
Modifier le propriétaire et le groupe sur les fichiers et
les répertoires

 Linux permet de spécifier le propriétaire d’un


fichier ou d’un répertoire par la commande chown
 Exemple
 chown etudiant /home/linux/[Link]
 Linux permet de spécifier le groupe d’un fichier ou
d’un répertoire par la commande chgrp
 Exemple
 chgrp /groupe_etudiants /home/linux/[Link]

34
Les quotas

 L’attribution des quotas dans un système de fichiers est un


outil qui permet de maîtriser l’utilisation de l’espace disque
par les utilisateurs
 Les quotas ne sont par toujours possibles avec le système
des fichiers reiserfs
 Pour activer les quotas il faut passer par plusieurs étapes
 Éditer le fichier /etc/fstab et rajouter usrquota dans les
options de montage
 Remonter la partition sur laquelle on définit les quotas
 Vérifier les quotas avec la commande quotacheck
 Éditer les quotas pour chaque utilisateur avec edquota
• edquota –u <utilisateur>
 Activer la gestion des quotas par la commande quotaon
 Afficher un résumé des informations sur les quotas définis par
la commande repquota

35
Recherche des fichiers

 La recherche dans l’arborescence du système de fichier peut se faire


grâce à des utilitaires tel que :
 find, locate, which, whereis, whatis et apropos

 find est la plus ancienne commande de recherche d’Unix

 locate est identique à find, mais elle utilise une base de données

 On peut mettre à jour la base des données par la commande

updatedb
 La commande slocate est la version sécurisée de locate, donc elle

n’affiche pas les fichiers auxquels l’utilisateur n’auraient pas accès


 which est utilisée pour trouver l’emplacement d’un programme

 whereis est similaire à which, mais elle peut aussi chercher dans les

pages de manuel et les codes sources


 whatis cherche des commandes dans l’intégralité des systèmes de

fichiers comme which, mais elle utilise une base de données qui
contient une courte description ainsi que des mots clefs
 La base des données esr créée en utilisant la commande

makewhatis
 apropos utilise la même base de données que whatis et donne plus

d’informations
36

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