Département de physique - chimie
LEPC/ LE Math_ Semestre 2
Module : Optique géométrique
Pre. F. KRIMECH
Chapitre V :
Instruments d’optiques
Sommaire
Introduction
Grandeurs caractéristiques des instruments d’optique
Grossissement
Puissance
Pouvoir de résolution ou pouvoir séparateur
L’œil humain (Œil normal)
Caractéristiques de l’œil
Quelques défauts de l’œil
L’appareil photographique réflex
La lunette astronomique
Le microscope
Grandeurs caractéristiques des instruments d’optique
Grossissement
Le grossissement 𝒈 d’un instrument d’optique est défini par le rapport
du diamètre angulaire α’ sous lequel est vue l’image A’B’ d’un objet
donné par un instrument d’optique à celui α sous lequel l’objet AB est
vu à l’œil: 𝒈 = 𝜶/𝜶′
Puissance
La puissance P d’un instrument d’optique est définie par le rapport du
diamètre apparent α’ de l’image à la taille AB de l’objet : P = α'/ AB.
La puissance s’exprime en dioptries, AB en mètre et α’ en radians. On
définit la puissance intrinsèque d’un instrument en se plaçant dans les
conditions où l’on observe l’image à travers l’instrument sans fatiguer
l’œil. L’image doit être à l’infini et donc l’objet dans le plan focal
objet de l’instrument.
Pouvoir de résolution ou pouvoir séparateur
Le pouvoir de résolution ou pouvoir séparateur d’un instrument représente la plus
petite distance entre deux points que l’instrument permet de distinguer l’un de
l’autre Si "d" est la distance minimale distinguée de deux objets et "a" la distance
de ces objets, le pouvoir de résolution est défini par : 𝜺 = 𝒂/b
Le champ
Le champ est défini par l’angle maximal sous lequel on peut voir l’image à travers
l’instrument d’optique. Il est limité par la pupille de sortie de l’instrument. Si r est le
diamètre de cette pupille et OP la distance œil pupille, on a : 𝒕𝒈 𝜽 = 𝒓⁄𝑶P
L’œil humain (Œil normal)
Caractéristiques de l’œil
Punctum Remotum et Punctum Proximum : Un œil normal (dit emmétrope)
au repos (pas d’accommodation) perçoit une image nette d’un point éloigné à
l’infini (l’image se forme sur la Rétine). Ce point, le plus éloigné pour une vision
nette, est appelé punctum Remotum (P.R.). Pour un œil normal au repos, le foyer
image F’ est donc sur la rétine, ou plus exactement au centre de la fovéa. Si on
rapproche l’objet, l’œil étant toujours au repos, son image se déplace et se forme
en arrière de la rétine. Pour voir nettement cette image, le cristallin se déforme
sous l’effet des muscles, et sa distance focale varie de manière à ramener le foyer
image sur la rétine et à considérer l’objet A à l’infini. On dit que l’œil
accommode ». Ce phénomène se poursuit jusqu’à une distance minimum où
l’œil ne peut plus former l’image sur la rétine. Cette valeur représente la distance
minimale de vision distincte dm : le point A correspondant est le punctum
Proximum (P.P.).
Pouvoir de résolution : La rétine est pavée de nombreuses cellules
qui jouent le même rôle que les pixels d’un capteur d’appareil
photo. La différence réside dans le fait que la répartition n’est pas
homogène : la densité de cellules est plus importante au centre d’où
un maximum d’acuité visuelle au centre. Lorsque deux points
lumineux donnent lieu à deux images ponctuelles reçues par la
même cellule, ces deux images ne sont pas distinguées mais au
contraire perçues comme un point unique. On retiendra qu’un œil
normal arrive à distinguer deux points lumineux séparés de 1 mm à
la distance de 3 m ce qui correspond à un pouvoir de séparation
angulaire. = 1’ = 1 / 60°
Quelques défauts de l’œil
Un œil est dit anormal ou “amétrope”, lorsqu’il présente quelques
anomalies de fonctionnement par rapport à l’œil emmétrope. Citons
en quelques une :
Myopie : anomalie de l’œil dans laquelle l’image d’un objet
éloigné se forme en avant de la rétine. L’œil est trop convergent.
On peut corriger la myopie en plaçant devant l’œil une lentille
divergente.
Hypermétropie : anomalie de l’œil dans laquelle l’image d’un
objet éloigné se forme en arrière de la rétine. L’œil n’est pas assez
convergent. En plaçant une lentille convergente adaptée on corrige
l’hypermétropie.
Astigmatisme : anomalie de l’œil dans laquelle un même point
d’un objet donne une tache image entraînant une vison floue, de
loin comme de près. La cornée (et parfois le cristallin) présente une
forme irrégulière que l’on corrige en plaçant devant l’œil un verre
présentant deux courbures différentes suivant deux axes
perpendiculaires.
Presbytie : La presbytie n’est pas à proprement parler une
anomalie de l’œil, il s’agit d’un vieillissement normal du cristallin
qui l’empêche d’accommoder de manière satisfaisante. Le punctum
Proximum s’éloigne avec l’âge.
L’appareil photographique réflex
L’appareil photo Réflex est constitué de trois éléments:
La lunette astronomique
Principe de la lunette astronomique : La lunette astronomique permet
d’observer les détails d’objets lointains (considérés à l’infini). Elle est
constituée de deux parties :
L’objectif : dont le rôle est de ramener l’image d’un astre sur Terre.
L’objectif est une lentille convergente de grande focale f1 ; qui projette
l’astre dans son plan focal.
L’oculaire qui joue le rôle d’une loupe de focale f2. L’oculaire permet de
grossir l’image que donne l’objectif. La lunette donne donc d’un objet
considéré à l’infini, une image virtuelle à l’infini. Le système ne présente
donc pas de foyer (ses foyers sont à l’infini) : on dit que la lunette est
afocale. Pour qu’il en soit ainsi, il suffit de placer le foyer image de
l’objectif dans le plan focal objet de l’oculaire. L’encombrement d’une
lunette vaut donc : D = f1 + f2.
Pour une observation précise, et afin de corriger les aberrations géométriques
et chromatiques LES TELESCOPES (instrument d’observation des astres
construit à partir de miroirs) présente l’avantage de produire des
grossissements supérieurs avec moins d’aberrations et moins
d’encombrement ; ils présentent deux parties :
– La partie Objectif ; lentille corrigée ou miroir sphérique de grande
focale.
– La partie Oculaire ; former par un ensemble de lentilles convergentes
et de miroirs permettant d’obtenir le grossissement voulu.
Grossissement
Le microscope
Le microscope, à l’instar de la lunette astronomique, se compose de deux éléments :
Un objectif, convergent dont le rôle est d’agrandir l’objet observé. Pour cela on
cherchera à rapprocher l’objet du plan focal objet de l’objectif.
Un oculaire, qui se comporte comme une loupe et qui permet de grossir l’image
intermédiaire. L’objectif et l’oculaire sont solidaires dans un tube que l’on peut
translater minutieusement à l’aide d’une molette. On note ∆ = F1F2 l’intervalle
optique. Le réglage consiste à placer l’objet suffisamment proche du plan focal
objet afin que l’image se forme dans le plan focal objet de l’oculaire. Ce dernier
en donne alors une image à l’infini évitant à l’œil un effort d’accommodation. La
construction des rayons montre que l’image virtuelle est retournée par rapport à
l’objet étudié.
Grossissement