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Chapitre 3

Le chapitre 3 traite de la conception des circuits combinatoires, qui dépendent uniquement de leurs entrées, en utilisant l'algèbre de Boole. Il présente les circuits élémentaires tels que les additionneurs, comparateurs, multiplexeurs et décodeurs, ainsi que les étapes de synthèse d'un circuit logique. Des exemples pratiques illustrent la conception et le fonctionnement de ces circuits dans les systèmes numériques.

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Chapitre 3

Le chapitre 3 traite de la conception des circuits combinatoires, qui dépendent uniquement de leurs entrées, en utilisant l'algèbre de Boole. Il présente les circuits élémentaires tels que les additionneurs, comparateurs, multiplexeurs et décodeurs, ainsi que les étapes de synthèse d'un circuit logique. Des exemples pratiques illustrent la conception et le fonctionnement de ces circuits dans les systèmes numériques.

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Chapitre 3 :

CONCEPTION DES CIRCUITS


COMBINATOIRES
Introduction

Un circuit combinatoire est un circuit dont les sorties ne dépendent que des entrées. Il est
défini par une ou plusieurs fonctions logiques

L’Algèbre de Boole et les fonctions logiques sont donc le support théorique des circuits
combinatoires. Il est possible d’utiliser des circuits combinatoires pour réaliser d’autres circuits
plus complexes.

L’objectif de ce chapitre est de connaître les circuits élémentaires :

- Fonctions arithmétiques : additionneurs, comparateurs.

- Fonctions combinatoires : multiplexeurs, démultiplexeurs, décodeurs, codeurs.

I- SYNTHESE D'UN CIRCUIT LOGIQUE COMBINATOIRE

La synthèse d'un système combinatoire nécessite un cahier de charge qui décrit le


fonctionnement de ce système. Pour pouvoir concevoir un circuit numérique, on a besoin
d'analyser son fonctionnement et tirer une définition logique de sa/ses sorties. Les étapes de
synthèse sont comme suit :

➢ Bien comprendre le fonctionnement du système.

➢ Définir les variables d’entrées et de sortie.

➢ Etablir la table de vérité.

➢ Ecrire les équations algébriques des sorties ( à partir de la table de vérité).

➢ Effectuer des simplifications

➢ Tracer le logigramme optimal en utilisant les portes logiques de base

Exemple d’un cahier des charges :

Quatre interrupteurs commandent une lampe de la façon suivante : La lampe s’allume si au


moins trois interrupteurs sont fermés

1
Réalisons le circuit logique qui permet de contrôler le fonctionnement de la lampe.

- Chaque entrée représente un interrupteur à 4 entrées pour ce circuit :

Inter. 1 à A , Inter. 2 à B , Inter. 3 à C, Inter. 4 à D

Inter. 1 fermé: A=1 sinon A =0

Inter. 2 fermé : B=1 sinon B =0

Inter. 3 fermé : C=1 sinon C =0

Inter. 4 fermé : C=1 sinon D =0

- Une seule sortie: Etat de la Lampe Û L

L=1 : Lampe allumée; L=0 : Lampe éteinte

L = 1 si au moins trois interrupteurs sont à l’état 1sinon L = 0.

Etablissons alors la table de vérité :

Dans ce qui suit, nous allons étudier les principaux circuits logiques combinatoires utilisés
dans les systèmes numériques tels que les circuits arithmétiques, les codeurs, transcodeurs….

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II- CIRCUITS ARITHMETIQUES

II-1 Additionneurs
L'addition arithmétique en binaire est effectuée de la même façon que l'addition décimale,
avec une table d'addition plus simple puisqu'il n'y a que quatre cas qui peuvent se manifester
lorsqu'on additionne des bits qui ne prennent que deux valeurs 0 ou 1 :

0+0=0 0+1=1 1+0=1

1 + 1 = 0 + retenue de 1 sur le bit de rang supérieur.


a) Demi Additionneur :
Un demi additionneur est un circuit logique combinatoire capable d’effectuer l’addition
arithmétique de deux bits a et b. La figure n°1 illustre son symbole, son circuit logique et sa
table d vérité. Les sorties sont la somme (S) et la retenue (r).

On peut déduire directement que :

𝑆 = 𝐴 𝐵̅ + 𝐴̅𝐵 = 𝐴 ⊕ 𝐵

𝑅 = 𝐴𝐵

b) Additionneur 1 bit complet :

L’additionneur complet 1 bit possède 3 entrées A, B et Rn-1 (chacune sur 1 bit). Il possède
deux sorties : S ( somme) et Rn (retenue). Après avoir dressé la table de vérité, les fonctions
logiques peuvent être simplifiées algébriquement pour donner les équations booléennes
suivantes :

S = 𝑅𝑛−1 ⊕ 𝐴 ⊕ 𝐵

𝑅𝑛 = 𝑅𝑛−1 (𝐴 ⊕ 𝐵) + 𝐴𝐵

3
Le schéma logique correspondant est :

A
B S
Rn-1

On peut représenter ce circuit sous forme d’une boite noire

A Additionneur 1 S
B bit Rn

Rn-1
c) Additionneur sur 4 bits :

Pour effectuer l'addition de deux nombres de 4 bits, il suffit de chaîner entre eux par 4
additionneurs 1-bit complets (ADD1, ADDA2,…). La retenue est ainsi propagée d'un
additionneur à l'autre : C’est un additionneur série.

4
Résultat :

II-2 Comparateurs
Un comparateur est un circuit, d’identification, combinatoire qui effectue la comparaison de
deux nombres binaires A et B. Les trois résultats de comparaison des deux nombres A et B
S(A>B), E(A=B) et I(A<B) sont directement disponibles en sortie.

Comparateur de 2 bits

Il permet de faire la comparaison entre deux nombres A (a2 a1) et B (b2 b1) chacun sur
deuxbits.

La réalisation peut se faire de plusieurs façons :

5
➢ Par construction de la table de vérité :

➢ La simplification algébrique des fonctions logiques donne :

➢ Autrement, on peut trouver les fonctions logiques de la façon suivante :

6
III- CIRCUITS DE TRANSCODAGE
III-1 Transcodeur

C’est un circuit combinatoire qui permet de transformer un code X ( sur n bits) en entrée en un
code Y ( sur m bits) en sortie.

Exemple :
On désire réaliser un transcodeur permettant de convertir un nombre sur 4 bits du système de
numération binaire réfléchi (Code Gray) vers le système de numération binaire naturel. Notre
transcodeur possède 4 entrées (G4 G3 G2 G1) et 4 sorties (B4, B3, B2, B1).

Table de vérité :
G4 G3 G2 G1 B4, B3, B2, B1

0 0 0 0 0 0 0 0

0 0 0 1 0 0 0 1

0 0 1 1 0 0 1 0

0 0 1 0 0 0 1 1

0 1 1 0 0 1 0 0

0 1 1 1 0 1 0 1

0 1 0 1 0 1 1 0

0 1 0 0 0 1 1 1

1 1 0 0 1 0 0 0

1 1 0 1 1 0 0 1

1 1 1 1 1 0 1 0

1 1 1 0 1 0 1 1

1 0 1 0 1 1 0 0
1 0 1 1 1 1 0 1
1 0 0 1 1 1 1 0

1 0 0 0 1 1 1 1

7
Fonctions logiques simplifiées :

La simplification algébrique des fonctions de sortie Bi donne :


• B 4 = G4
• B 3 = G4  G3
• B 2 = G4  G3  G2  B 2 = B 3  G2
• B 1 = G4  G3  G2  G1  B 1 = B 2  G1
Logigramme :

III-2 Décodeur binaire

C’est un circuit combinatoire qui convertit un nombre en binaire pur vers son équivalent
endécimal. Il est constitué de N entrées de données et 2N sorties. Pour chaque combinaison
binaireen entrée, une seule sortie est active à la fois.

Exemple : Décodeur binaire 3 → 8


Table de vérité :

8
Fonctions logiques simplifiées :

Les fonctions logiques simplifiées sont directement tirées de la table de vérité car chaque
fonction de sortie Si est à l’état 1 pour une seule combinaison d’entrée.

Logigramme :

Remarque :
Un décodeur peut être utilisé pour faire la synthèse (le design) d’une fonction logique,
comme par exemple un additionneur 1 bit complet (3 entrées et deux sorties) peut être
réalisé avec un décodeur 3 vers 8 et deux portes OR à 4 entrées.

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III-3 L’encodeur binaire

Il joue le rôle inverse du décodeur binaire. Il possède 2N entrées et N sorties. Ils permettent
de coder chaque entrée qui indique le chiffre décimal en un code binaire pur. Ils possèdent une
seule entrée qui est active à la fois.
Il existe aussi l’encodeur BCD

Exemple: L’encodeur binaire (codeur) 4 → 2

Table de vérité :

Fonctions logiques :

D’après la table de vérité, on peut remarquer que :


S1=1 si (A2=1) ou (A3=1)  S1=A2+A3

S0=1 si (A1=1) ou (A3=1)  S0=A1+A3


Logigramme :

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IV- CIRCUITS D’AIGUILLAGE

IV-1 Multiplexeur

Il possède 2N entrées d’information, N entrées de sélection (commandes) et une seule sortie.

Un multiplexeur (Mux) se comporte comme un commutateur dans lequel un code


numérique appliqué aux entrées de sélection, commande les entrées de données qui sont
raccordées à la sortie.

Exemple 1 : Multiplexeur 4 → 1

Pour chaque code appliqué sur C1 C0, S prend l’une des entrées comme le montre la T.V :

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Logigramme :

Exemple 2 : Multiplexeur 8 → 1

La table de vérité de ce Multiplexeur est la suivante :

La fonction logique de sortie S est :

Remarque :

Il convient de se rappeler que les portes logiques ne sont pas les seuls éléments possibles
pour réaliser des circuits logiques. En effet, les fonctions logiques peuvent être bien implantées
par des multiplexeurs. Nous verrons par la suite l’exemple d’un additionneur 1 bit complet.

Pour ce faire, deux multiplexeurs 8 vers 1 sont nécessaires : Le premier pour réaliser la
fonctionde la somme et l’autre pour réaliser celle de la retenue.

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Fonction de la somme :

On pose :

Ce qui donne :

Fonction de la retenue :

Ici on a :

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IV-2 Démultiplexeur

Il joue le rôle inverse d’un multiplexeur ; il permet de faire passer une information dans l’une
des sorties selon les valeurs des entrées de commandes.

Il possède une seule entrée de donnée, N entrées de sélection et 2N sorties

Exemple :

Les fonctions logiques de sortie de ce multiplexeur sont :

Logigramme du Démux 1 vers 4 :

C0 C1

Entrée I

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