Corps de Nombres et Réciprocité Quadratique 1
ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES
Concours d’entrée X-ENS - Année 2025
Durée : 4 heures
La qualité de la rédaction et la clarté des raisonnements seront des éléments essentiels
de l’appréciation des copies. Tous les résultats doivent être démontrés, sauf si une
question invite explicitement à les admettre ou à les utiliser. L’usage de calculatrices est
interdit.
—
Le sujet est composé de plusieurs parties indépendantes, mais les résultats démontrés
dans une partie peuvent être utilisés dans les parties suivantes (en les citant explicite-
ment).
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Préambule : Nombres et Entiers Algébriques
Dans tout ce problème, Q désigne le corps des nombres rationnels, Z l’anneau des
nombres entiers, et C le corps des nombres complexes.
Définition 0.1. Un nombre complexe α ∈ C est dit algébrique s’il est racine d’un
polynôme non nul à coefficients rationnels.
Définition 0.2. Un nombre algébrique α est dit entier algébrique s’il est racine d’un
polynôme unitaire (c’est-à-dire dont le coefficient dominant est 1) à coefficients entiers
relatifs.
1 Partie I : Propriétés Fondamentales des Nombres et
Entiers Algébriques
1. L’ensemble des nombres algébriques est un corps. Soient α, β ∈ Q (l’en-
semble des nombres algébriques). On suppose β ̸= 0.
a) Montrer que si α est un nombre algébrique, alors Q(α) est une extension finie de Q.
Réciproquement, montrer que si K est une extension finie de Q, alors tout élément de
K est algébrique sur Q.
b) Soient α et β des nombres algébriques. Montrer que Q(α, β) est une extension finie
de Q. (On pourra utiliser le résultat de la question 1.a) et la transitivité des degrés
d’extensions : [L : K] = [L : M ][M : K]). En déduire que α + β, αβ, et α/β (si β ̸= 0)
sont des nombres algébriques. Conclure.
Épreuve de Mathématiques - Niveau X-ENS
Corps de Nombresminimal
2. Polynôme et Réciprocité
d’un Quadratique
nombre algébrique. Soit α un nombre algébrique. 2
a) Justifier que l’ensemble des polynômes de Q[X] ayant α pour racine est un idéal non
nul de Q[X].
b) Démontrer qu’il existe un unique polynôme unitaire Pα (X)(X) ∈ Q[X] de degré mi-
nimal ayant α pour racine. (On appellera Pα (X)(X) le polynôme minimal de α sur
Q.)
c) Prouver que Pα (X)(X) est irréductible sur Q.
3. Caractérisation des entiers algébriques. Soit α un nombre algébrique. On note
Pα (X)(X) son polynôme minimal sur Q.
a) Démontrer le lemme de Gauss pour les polynômes : Soit P (X) ∈ Z[X] un
polynôme primitif (i.e. le PGCD de ses coefficients est 1). Si P (X) peut être écrit
comme le produit de deux polynômes Q(X), R(X) ∈ Q[X], alors il existe des rationnels
c1 , c2 tels que c1 Q(X) ∈ Z[X] et c2 R(X) ∈ Z[X], et c1 c2 est une unité dans Z. (On
pourra raisonner par l’absurde, en considérant un nombre premier p divisant le contenu
des coefficients.)
b) Soit α un entier algébrique. Montrer que Pα (X)(X) ∈ Z[X]. (Indication : α est racine
d’un polynôme unitaire Q(X) ∈ Z[X]. Par la question I.2.c), Pα (X) divise Q(X) dans
Q[X]. Utiliser le lemme de Gauss en considérant les contenus des polynômes.)
c) Réciproquement, si Pα (X)(X) ∈ Z[X], justifier que α est un entier algébrique.
4. L’ensemble des entiers algébriques est un anneau. Soient α, β des entiers
algébriques. On souhaite montrer que α + β et αβ sont des entiers algébriques.
a) On dit qu’un nombre complexe z est un entier algébrique si et seulement si l’anneau
Z[z] (le plus petit sous-anneau de C contenant Z et z) est un Z-module de type fini.
Démontrer cette équivalence.
b) Soient M et N deux Z-modules de type fini. Montrer que le produit cartésien M ×N =
{(m, n) | m ∈ M, n ∈ N } est un Z-module de type fini.
c) Montrer que si α est un entier algébrique, alors Z[α] est un Z-module de type fini.
d) En déduire que Z[α, β] (le plus petit sous-anneau de C contenant Z, α et β) est un
Z-module de type fini.
e) Utiliser la propriété de la question 4.a) pour conclure que α + β et αβ sont des entiers
algébriques. (On n’oubliera pas de justifier que 0 et 1 sont des entiers algébriques.)
Un corps de nombres K est une extension finie de Q. L’anneau des entiers de
K, noté OK , est l’ensemble des entiers algébriques contenus dans K.
5. Prouver que OK est un sous-anneau de K.
—
2 Partie II : Corps Quadratiques et leurs Anneaux d’En-
tiers
Soit d un entier sans facteur carré (c’est-à-dire que d ̸= 0, 1 et n’est divisible
√ par le
carré d’aucun nombre premier). On considère le corps quadratique K = Q( d).
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√
Corps de Nombresque
1. Démontrer et Réciprocité
K = {a + bQuadratique
d | a, b ∈ Q}. Quelle est la dimension de K en tant3
que Q-espace vectoriel ?√
2. Pour α = a + b d ∈ K (avec a, b ∈ Q), on définit √ NK/Q (α) et la
√ la norme
trace √TrK/Q (α) de√α sur Q comme suit : NK/Q (α) = (a + b d)(a − b d) et TrK/Q (α) =
(a + b d) + (a − b d). Vérifier que NK/Q (α) et TrK/Q (α) sont des nombres rationnels.
3. Démontrer qu’un élément α ∈ K est un entier algébrique si et seulement si
TrK/Q (α) ∈ Z et NK/Q (α) ∈ Z. (On considérera le polynôme X 2 − TrK/Q (α)X + NK/Q (α)
et on utilisera la question I.3.b et I.3.c.) √
4. Déterminer l’anneau des entiers OK pour K = Q( d) en distinguant les cas sui-
vants :
√
a) Démontrer que si d ≡ 2 (mod 4) ou d ≡ 3 (mod 4), alors OK = Z[ d].
h √ i
b) Démontrer que si d ≡ 1 (mod 4), alors OK = Z 1+2 d . (On vérifiera d’abord que
√
1+ d
2
est bien un entier algébrique dans ce cas.)
—
3 Partie III : Discriminant d’un Corps Quadratique
Soit K un corps de nombres de degré n = [K : Q].
1. Trace et norme par rapport au polynôme minimal. Soit α ∈ K tel que
K = Q(α). Soit Pα (X)(X) = X n + an−1 X n−1 + · · · + a0 ∈ Q[X] le polynôme minimal de
α.
a) Démontrer que la multiplication par α, notée mα : K → K, x 7→ αx, est un Q-
endomorphisme de K.
b) Écrire la matrice de mα dans la base {1, α, . . . , αn−1 } de K sur Q.
c) En déduire que TrK/Q (α) = −an−1 et NK/Q (α) = (−1)n a0 .
2. Trace et norme par les plongements. On admet que, pour une extension sépa-
rable K/Q de degré n, il existe exactement n plongements distincts de K dans C, notés
σ1 , . . . , σn . On admet également que si K = Q(α), les images de α par ces plongements
sont les n racines Pn distinctes de Pα (X)(X) Qn dans C. Démontrer que pour tout α ∈ K,
TrK/Q (α) = j=1 σj (α) et NK/Q (α) = j=1 σj (α). (On pourra utiliser une base de la
forme {1, α, . . . , αn−1 } et le fait que les racines d’un polynôme sont les valeurs propres de
sa matrice compagnon.)
3. Discriminant d’une base. Soient ω1 , . . . , ωn une base de K sur Q. Le discrimi-
nant d’une base est défini par Disc(ω1 , . . . , ωn ) = det((TrK/Q (ωi ωj ))1≤i,j≤n ). Démontrer
que Disc(ω1 , . . . , ωn ) = (det(σj (ωi )))2 .
4. Discriminant du corps. Le discriminant du corps K, noté DiscK , est le dis-
criminant de n’importe quelle Z-base de OK .
a) Démontrer que DiscK est un invariant bien défini, c’est-à-dire indépendant du choix
de la Z-base de OK . En déduire que DiscK est un entier relatif. (On pourra utiliser la
matrice de changement de base et ses propriétés.)
√
b) Calculer DiscK pour K = Q( d).
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√
Corpsi) de
Si Nombres et Réciprocité
d ≡ 2 (mod 4)√ou d ≡ 3Quadratique
(mod 4), la base de OK est {1, d} (d’après II.4.a)).4
Calculer Disc(1, d).
n √ o √
ii) Si d ≡ 1 (mod 4), la base de OK est 1, 1+2 d (d’après II.4.b)). Calculer Disc 1, 1+2 d .
Conclure la valeur de DiscK en fonction de d.
—
4 Partie IV : Décomposition des Nombres Premiers
dans les Corps Quadratiques
√
Soit K = Q( d) un corps quadratique, où d est un entier sans facteur carré. Soit
p un nombre premier dans Z. L’idéal (p) = pOK se factorise de manière unique en
e
un produit d’idéaux premiers de OK : (p)OK = Pe11 · · · Pgg . Pour chaque Pi , on note
fi = [OK /Pi : Z/pZ] son degré résiduel. Pg
1. Relation fondamentale. Démontrer la relation fondamentale : i=1 ei fi = [K :
Q]. (On pourra considérer l’isomorphisme OK /pOK ∼
Lg ei
= i=1 OK /P i et comparer les
ei
dimensions sur Z/pZ. On justifiera que dimZ/pZ (OK /Pi ) = ei fi et dimZ/pZ (OK /pOK ) =
[K : Q].)
2. Définitions des comportements de p. Un nombre premier p est dit ramifié
dans K si au moins un ei > 1. Un nombre premier p est dit inerte dans K si (p)OK
reste un idéal premier (i.e. g = 1, e1 = 1, f1 = [K : Q]). Un nombre premier p est dit
totalement décomposé dans K si (p)OK est le produit de [K : Q] idéaux premiers
distincts de degré 1 (i.e. g = [K : Q], ei = 1, fi = 1 pour tout i).
3. Critère de ramification de Dedekind. On se propose de démontrer le critère de
Dedekind : Un nombre premier p ramifie dans K si et seulement si p divise le discriminant
du corps DiscK .
a) Démontrer que OK est un anneau de Dedekind (on admettra qu’il est noethérien et
intégralement clos). Montrer que tout idéal premier non nul de OK est maximal.
b) Démontrer que p ramifie si et seulement si l’anneau OK /pOK contient des éléments
nilpotents non nuls. (Un élément x est nilpotent si xk = 0 pour un certain k ∈ N∗ .)
√
c) Rappeler la valeur de OK en √ fonction de d (Partie II.4). On note OK = Z[θ] où θ = d
si d ≡ 2, 3 (mod 4) et θ = 1+2 d si d ≡ 1 (mod 4). Soit Pθ (X)(X) le polynôme minimal
de θ sur Q. Justifier que Pθ (X)(X) est un polynôme unitaire à coefficients entiers.
d) Démontrer l’isomorphisme d’anneaux : OK /pOK ∼ = (Z/pZ)[X]/(Pθ (X)(X) (mod p)).
(On pourra utiliser le théorème d’isomorphisme.)
e) En déduire que p ramifie dans K si et seulement si le polynôme Pθ (X)(X) a une racine
multiple modulo p.
f) Démontrer qu’un polynôme Q(X) ∈ (Z/pZ)[X] a une racine multiple modulo p si et
seulement si Q(X) et sa dérivée formelle Q′ (X) ont un facteur irréductible commun
dans (Z/pZ)[X], ou de manière équivalente si Disc(Q) ≡ 0 (mod p). (On rappellera
la définition du discriminant d’un polynôme.)
√ Pθ (X)(X) pour chacun des cas de d.
g) Calculer le discriminant du polynôme √ (On trou-
vera Disc(Pθ (X)(X)) = 4d si θ = d et Disc(Pθ (X)(X)) = d si θ = (1 + d)/2.)
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Corps
h) de Nombres
Conclure et Réciprocité
la preuve du critère Quadratique
de Dedekind : p ramifie dans K si et seulement si p5
divise DiscK .
4. Caractérisation du comportement de p. Caractériser le comportement
√ (rami-
fié, inerte, totalement décomposé) de tout nombre
premier p dans Q( d) en fonction de
p et d. On utilisera le symbole de Legendre ap .
a) Cas p impair :
i) Si p | DiscK , en déduire que p ramifie.
ii) Si p P∤ DiscK , l’idéal (p)OK se décompose en g idéaux premiers de degré fi tels
que p ne ramifie pas, ei = 1. Donc 2 = f1 + · · · + fg .
ei fi = 2. Puisque
— Montrer que si dp = 1, alors Pθ (X)(X) (mod p) est réductible et a deux
racines distinctes. En déduire que (p)OK = P1 P2 avec P1 ̸= P2 et f1 = f2 =
1. Conclure que p est
totalement décomposé.
d
— Montrer que si p = −1, alors Pθ (X)(X) (mod p) est irréductible. En dé-
duire que (p)OK est un idéal premier, i.e. g = 1, f1 = 2. Conclure que p est
inerte.
b) Cas p = 2 :
i) Si d ≡ 2 (mod 4) ou d ≡ 3 (mod 4) : Calculer DiscK . Démontrer que 2 ramifie
dans K.
ii) Si d ≡ 1 (mod 4) : Calculer DiscK . Démontrer que 2 ne ramifie pas dans K. Dans
ce cas, Pθ (X)(X) = X 2 − X + (1 − d)/4.
— Montrer que si d ≡ 1 (mod 8), alors (1 − d)/4 est pair. En déduire que X 2 −
X + (1 − d)/4 ≡ X(X − 1) (mod 2). Conclure sur le comportement de 2.
— Montrer que si d ≡ 5 (mod 8), alors (1 − d)/4 est impair. En déduire que
X 2 − X + (1 − d)/4 ≡ X 2 + X + 1 (mod 2). Conclure sur le comportement
de 2.
—
5 Partie V : Preuve de la Loi de Réciprocité Quadra-
tique
Dans cette partie, on se propose de démontrer la loi de réciprocité quadratique à
l’aide des outils développés précédemment. Soient p et q deux nombres premiers impairs
distincts. La loi de réciprocité quadratique s’énonce :
p q p−1 q−1
= (−1) 2 2
q p
1. Symbole de Legendre et critère d’Euler.
a) Définir le symbole de Legendre ap pour un entier a et un nombre premier impair p.
b) Démontrer le critère d’Euler : ap ≡ a(p−1)/2 (mod p).
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Corps de Nombres
2. Premier et Réciprocité
supplément. Quadratique
Démontrer que −1 = (−1)(p−1)/2 . (Utiliser le critère6
p
d’Euler.)
3. Construction du corps quadratique. On considère p∗ = (−1)(p−1)/2 p.
a) Montrer que p∗ est un entier sans facteur carré.
b) Démontrer que p∗ ≡ 1 (mod 4).
√
c) En déduire que le discriminant du corps quadratique K = Q( p∗ ) est DiscK = p∗ .
√
4. Décomposition de (q) dans K = Q( p∗ ). Utiliser les résultats de ∗la
Partie IV
p
pour caractériser la décomposition de l’idéal (q) dans OK en fonction de q .
a) Démontrer que q ramifie dans K si et seulement si q divise p∗ . Puisque q ̸= p, justifier
que q ne ramifie pas dans K.
∗
b) Démontrer que si pq = 1, alors (q)OK = Q1 Q2 (totalement décomposé).
∗
c) Démontrer que si pq = −1, alors (q)OK = Q est inerte.
5. Lien avec les corps cyclotomiques. Soit ζp = e2πi/p une racine p-ième primitive
de l’unité. On considère le corps cyclotomique Q(ζp ).
a) Démontrer que le groupe de Galois Gal(Q(ζp )/Q) est isomorphe à (Z/pZ)× . (On ad-
mettra que le polynôme cyclotomique Φp (X) = X p−1 + · · · + X + 1 est irréductible
sur Q.)
b) Justifier que (Z/pZ)× est un groupe cyclique d’ordre p − 1.
c) Démontrer que si p est un nombre premier impair, le groupe (Z/pZ)× contient un
unique sous-groupe d’ordre 2. (Un sous-groupe d’indice 2. On pourra utiliser la struc-
ture des groupes cycliques.)
d) En utilisant la théorie de Galois, démontrer qu’il existe un unique sous-corps quadra-
tique de Q(ζp ).
√
e) On admettra que ce sous-corps quadratique est K = Q( p∗ ). (Ce résultat provient
Pp−1 a a
de la théorie des sommes de Gauss. On peut montrer que G = a=1 p ζp est un
élément de Q(ζp ) dont le carré est p∗ , ce qui implique K ⊆ Q(ζp ).)
f) On étudie la décomposition de l’idéal (q) dans OQ(ζp ) .
— Démontrer que l’anneau des entiers de Q(ζp ) est Z[ζp ].
— Démontrer que les nombres premiers ramifiés dans Q(ζp ) sont exactement les di-
viseurs de p. En déduire que q ne ramifie pas dans Q(ζp ).
— Soit f le degré résiduel d’un idéal premier de OQ(ζp ) au-dessus de q. Démontrer que
f est le plus petit entier positif tel que q f ≡ 1 (mod p). (Ceci est une propriété
fondamentale des extensions cyclotomiques : f est l’ordre de q modulo p dans
(Z/pZ)× .)
— Démontrer que q est totalement décomposé dans Q(ζp ) si et seulement si q ≡ 1
(mod p).
g) Utiliser le lien entre la décomposition de (q) dans K et son degré résiduel fK/Q (q). *
√
Démontrer que q est totalement décomposé dans K = Q( p∗ ) si et seulement si f
(l’ordre de q modulo p) est pair. (On pourra utiliser que fK/Q (q) divise f .) * Démontrer
√
que q est inerte dans K = Q( p∗ ) si et seulement si f est impair. * En déduire que
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Corpsq de=Nombres
1 si f etpair
est Réciprocité
et q Quadratique
= −1 si f est impair. (Utiliser le critère d’Euler et la7
p p
définition de f .)
6. Conclusion de la loi de réciprocité quadratique. ∗ En comparant les résultats
p q
des questions 4.b), 4.c) et 5.g), établir la relation : q = p . Puis, utiliser la question
V.2 pour conclure la démonstration de la loi de réciprocité quadratique.
7. Deuxième supplément de la loi de réciprocité quadratique.
Démontrer le
2 (p2 −1)/8
deuxième supplément de la loi de réciprocité quadratique : p = (−1) pour un
nombre premier impair p. (Utiliser
√ les critères de décomposition du nombre premier 2
dans le corps quadratique Q( 2) (Partie IV.4.b) et la Partie III.4.b pour DiscQ(√2) ).
—
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