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Droit de Transport-1

Le droit des transports englobe les règles régissant le contrat de transport de personnes et de marchandises, ainsi que l'organisation des infrastructures et services associés. Il se compose de normes variées selon les modes de transport, incluant des conventions internationales et des lois nationales spécifiques. Au Burkina Faso, le transport terrestre est prédominant, avec des exigences strictes pour l'accès à la profession de transporteur routier, incluant des conditions d'honorabilité, de capacité financière et technique.

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Droit de Transport-1

Le droit des transports englobe les règles régissant le contrat de transport de personnes et de marchandises, ainsi que l'organisation des infrastructures et services associés. Il se compose de normes variées selon les modes de transport, incluant des conventions internationales et des lois nationales spécifiques. Au Burkina Faso, le transport terrestre est prédominant, avec des exigences strictes pour l'accès à la profession de transporteur routier, incluant des conditions d'honorabilité, de capacité financière et technique.

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DROIT DES TRANSPORT

Le transport joue un rôle important dans le développement de l’économie.

I--Définition de droit des transports

Droit des transports : selon le lexique des termes juridiques, le droit des transports est l’ensemble
des règles applicables au contrat de transport de voyageurs et de marchandises portant le statut du
personnel. Véhicule où matériel.

Cette définition mérite de mettre en exergue la principale caractéristique du transport qui est le
déplacement d’une personne ou marchandises d’un point à un autre.

Le déplacement est effectué sur la base d’un contrat dont la conclusion et l’exécution varie d’un
mode de transport à un autre.

Le déplacement principal objet du contrat de transport permet dont de distinguer d’autres types de
contrats notamment le contrat de déménagement dans lequel le déplacement ne constitue pas.

L’entreprise en charge de déménagement doit exécuter les prestations supplémentaires auquel le


transport n’est pas tenu. Exemple : démonté et monté les mobiliers.

Toutefois cette définition semble être incomplète dans la mesure où elle ne prend pas en compte
l’organisation et le fonctionnement des secteurs du transport.

Le droit des transports a vocation à réjouir les infrastructures les moyens ainsi que les services y
afférents (article 3 de la loi portant loi orientation des transports au Burkina Faso.)

Il convient de noter que l’expression droit des transports ne suggère pas l’existence d’un corps unifié
des règles relatifs aux transports. Il est plutôt un ensemble de règles disparate qui varie d’un monde
de transport à un autre. Il comprend seulement les conventions internationales, les accords
bilatéraux conclus entre le Burkina Faso et les autres États mais aussi les dispositions de droit
interne. Cependant, il existe un certain °Cousinage° entre les différentes règles régissant les
différents modes de transport. Ainsi, la réglementation de certaines règles de transport en a assuré
d’autres. A titre d’exemple, le transport aérien s’est inspiré du transport maritime.

2- Les sources du droit de transport

Exercice : la convention A/P2/5/82 de la CEDEAO le 29 Mai 1982 réglementant les transports


routiers Inter Etat,

L’acte uniforme ohada du 03 mars 2002 relatifs aux contrats de transport de marchandises routier

Recherche les deux textes


Identifier le champ d’application de chaque texte, relevé éventuellement les différences entre ces
deux textes du point de vue de leur champ d’application.

3-Mode de des transports

Le transport aérien est le transport qui circule entre deux aéroports.

Quant au transport terrestre, ils sont les activités par lesquels une personne physique ou morale
déplace d’un point à un autre par voie routière ferré ou pluviales des personnes ou des marchandises
au moyen d’un véhicule approprié. Au niveau du transport terrestre, il comporte 05 carbures de
transport qui sont

-le transport routier des personnes ou des voyageurs

-le transport routier des matières dangereuses ; exemple : essence, le gaz, les explosifs

-le transport routier d’agrégats, d’excréta et d’ordures

-le transport routier des bois de chauffe et de charbon de bois.

-le transport routier des marchandises terrestre.

3- distinction entre le transport public et le transport privé

Au terme de l’article 04 de la loi portant loi des transports terrestres au BF, le transport public
désigne : <<les transports effectuer à titre onéreux pour le compte autrui par des personnes
publiques ou morale autorisée à cet effet>>>. Tandis que les transports privé ou au compte propre
désigne : <<les transports des marchandises ou des personnes effectuer par des personnes physique
ou morale pour leur besoin exclusif à l’aide de véhicule appartement au prix en location régulière à la
condition que le transport ne constitue que l’accessoire ou le complément de l’ensemble des
activités de l’entreprise.>>

Exercice différence :

Titre I : la réglementation des transports terrestres au


Burkina Faso

Le transport terrestre constitue le principal mode de transport au Burkina Faso, en rappel, il


comprend le transport routier, pluvial et ferroviaire. Le transport routier est le transport par les
personnes ou marchandises, qu’il s’agisse de service régulier ou de services occasionnel

Quant au transport pluviales, il est le transport effectuer sur les plans d’eau, de fleuve, de lac et
d’étangs au moyen de véhicule approprié homologué par l’autorité administrative compétente

Le transport ferroviaire est le transport par voie ferrée de personnes et de marchandises.


Sous titres 1 : le transport routier.

Chapitre 1 : les conditions d’accès et d’exercice de la profession de transporteur routier.

(La conception du droit, le transporteur n’est pas le chauffeur.)

Section 1 : les conditions d’accès à la profession

Paragraphe 1 : les conditions tenant à la personne du transporteur

L’exercice de la profession du transporteur routier est subordonné à certaines conditions tenant à la


nationalité, à la qualité du commerçant, à l'honorabilité, la capacité financière et à la capacité
technique et professionnelle.

S’agissant de la nationalité, le transporteur routier doit être burkinabè ou avoir la nationalité d’un
pays membres de la CEDEAO ou de l’umoa ou d’un pays tiers accordant la réciprocité au burkinabè. Il
doit être immatriculé au registre du commerce du crédit immobilier avec la mention activités du
transport.

I—la condition d’honorabilité

La condition d’honorabilité est satisfaite dès lors que le candidat à la licence

Qu’il n’est pas en faillite ou qu’il n’a pas fait l’objet d’une condamnation figurant aux casiers
judiciaires bulletin n°2.

L’honorabilité est exigé de :

--le commerçants chefs d’entreprise.

-Les associés et les gérants des sociétés à nom collectif.

-- les associés commandités et les gérants des sociétés en commandite simple

-les gérants des sociétés à responsabilité limitée

-le président du conseil d’administration, le président directeur général et les directeurs généraux et
directeur généraux des sociétés anonymes (SA).

- la personne physique qui assure, la direction permanente effective et l’activité de transport ou de la


personne qui assure.

II—la justification de capacité financière.

La condition de capacité financière est satisfait dès lors que le requérant justifier qu’il possède à titre
de propriété ou en contrat de crédit-bail au moins un véhicule approprié à la catégorie de transport
qu’il envisage ou qu’il possède des ressources propres certifiée par deux attestations de capacité
financière délivré par une institution financière reconnu. Pour se faire il doit produire à l’appui de ses
demandes :

-les copies des cartes grises des véhicules ou l’attestation de capacité financière.
-les copies certifié du ou des contrats de crédit-bail le cas échéant.

-les copies certifié du ou des contrats de location.

III—la justification de la capacité technique ou professionnelle.

Il est satisfait à la capacité technique et professionnel si le requérant justifie d’une expérience


minimale dans le domaine de transports et/ou qu’il possède des ressources humaines compétente
ayant le profil des gestions de r et de des fiscalités

Le requérant doit produire à l’appui de sa demande :

-les documents justifiant les qualifications du personnel.

-le plan de ses installations

-les copies des titres de propriété ou un contrat des locations de siège

L’exigence de la capacité technique et professionnelle est fonction du type et de la catégorie de la


licence demandée. A titre illustratifs, pour la licence T1 et M1 le requérant doit disposer d’un numéro
ifus qui est assujettie au RSI justifier d’une expérience de trois ans dans le transport routier des
personnes ou des marchandises ou avoir un bac plus 2 en transport et logistique ou en gestion, il doit
être disposer d’un pack de véhicules de plus de cinq unité quel que soit le PTAC d’un service
administratif et ou financier et comptable et d’un sévices logistique.

Sur un plan d’ensemble, l’analyse de ses différentes conditions révèle une certaine rigueur de la part
du législateur tendant à durcir les conditions d’accès à la profession.

Paragraphe 2 : l’exigence d’une licence.

Le requérant qui satisfait les conditions su demandé

Il existe 02 types de licence :

-la licence T1 qui correspond au transport au compte d’autrui et la licence de type T2 correspondant
au compte propre.

Quant à la catégorie de licence, elle se présente comme suit :

-- les licences P1 pour les transports des personnes ou de voyageurs

- les licences M1 et M2 pour le transport de marchandises diverses

-la licence à classe unique D pour le transport de marchandises dangereuses

-la licence Z1 pour le transport routier d’agrégats et la licence Z2 pour le transport d’excréta et ou

-la licence B pour le transport de bois chauffe ou de charbon de bois

-la licence L pour le louage de véhicule

Les licences délivrées pour l’exercice la profession de transporteur routier sont tous valable pour cinq
ans. La licence délivré pour la profession de transporteur routier est individuel, incessible, non
transférable et ne peut être loué. Elle donne droit à l’exploitation d’un nombre indéterminé de
véhicule dans la ou les catégories autorisés. En cas de changement d’activité, la licence doit être
restituée à la direction générale des transports terrestres et maritimes ou à la direction générale des
transports territorialement compétents dans un délai de 30 jours suivant la cessation ou le
changement d’activité.

Section 2 : l’exercice de la profession du transporteur routier

Paragraphe 1 : le droit des transporteurs

La licence de transporteur routier donne droit au transporteur d’exploiter son entreprise dans la
limite de l’autorisation qui lui a accordé il a le droit de fixer ses prix et tarifs conformément à la
liberté de concurrence. Les transporteurs a aussi le droit de se constituer en association de syndicat
pour assurer la défense de leurs intérêts matériel et moraux.

Paragraphe 2 : les obligations du transporteur

Tout transporteur est tenu de respecter le cahier de charge de sa catégorie. Tout comme les autres
transporteur, le transporteur routier est tenu d’avoir une carte d’autorisation de transport qui est
une reconnaissance du droit d’exploitation accordé à chaque véhicule après dépôt d’un dossier
composé des éléments ci-dessous :

--une demande sur formulaire fournir par l’administration et durement rempli.

-une copie de la licence du transport routier

-la carte grise d’une ou des véhicules affecté au transport public. Une attestation d’assurance en
cours de validité par véhicule

-un certificat de visite technique en cours de validité.

Aucune carte de transport ne peut être délivré pour un véhicule de plus de 20 ans d’âge or les semis
remorque et remorque. Cette limite est abaissée à 15ans en ce qui concerne les personnes ou de
voyageurs.

Le transporteur doit informer tout usager sur les moyens qui lui sont offerts sur les modalités de leur
utilisation, sur les prix et sur les tarifs y afférents. Il doit aussi se conformer aux règles de sécurité,
d’hygiène, de respecte de l’environnement et de cadre de vie et à la réglementation sociale et fiscal
en vigueur. Les transporteurs qui ne respectent pas les obligations auxquelles ils sont assujettis sont
susceptibles de sanction conformément au article 57 et suivant du décret pourtant fixation des
catégories de transport routier et des conditions d’exercice des transporteurs routiers. Les sanctions
peuvent consister en un retrait temporaire et définitif de la licence après avis des commissions
consultatives des transports concerné.

Le retrait temporaire d’une durée de 1 à trois mois est prononcé dans les cas suivants :

-la location, le prêt, la cession ou le transfert d’une licence de transport.

--l’expiration de la licence de transport

-l’utilisation d’une licence ne correspondant pas à la catégorie pour laquelle elle est délivrée

-lorsque le transporteur ne se conforme pas au règle de sécurité, d’hygiène, de respecte de


l’environnement et du cadre de vie et à la réglementation sociale et fiscal en vigueur.
Quant aux retraits définitifs, il peut intervenir dans les cas suivants :

-l’utilisation d’une licence de type T2 pour effectuer le transfert pour compte d’autrui

-le non renouvellement de la licence dans le délai de trois mois suivant l’expiration

-le constat de plus de deux retraits temporaires dans l’année.

Les sanctions sont prononcées sur la base de l’infraction constatée par les corps de contrôle.

Chapitre 2 : le contrat de transport de marchandises par route

Le contrat de transport de marchandises par route est régie au Burkina Faso par le droit
communautaire et le droit national notamment la loi portant loi d’orientation de transport terrestre
au Burkina Faso, le décret n°2014-683/PRES/PM/MIDT/MEF/MATS/MICA portant fixation des
catégories de transport routier et dans conditions d’exercice de la commission de transporteur
routier et les arrêtés portant cahier de charge des transporteurs routiers de marchandises.

Au terme de l’article2 B de l'acte uniforme relatif au contrat de transport de marchandises par route.
Le contrat de transport de marchandises est :<<tout contrat par lequel une personne physique ou
morale le transporteur s’engage principalement et moyennant énumération à déplacer par route
d’un lieu à un autre par le biais d’un véhicule la marchandise qui lui est remise par une autre
personne appelé l’expéditeur>>

Quant à la marchandise, elle est définie à l’article 2 E comme tout bien mobilier.

Ainsi définit, le contrat de transport de marchandises est un contrat à titre onéreux et à caractère
consensuel. Il se distingue de la commission de transport dans laquelle, le commissaire fait exécuter
l’opération par une autre personne alors que dans le contrat de transport, le transporteur assure lui-
même l’exécution de l’opération. Il faut le distinguer du remorquage, dont la qualification dépend
essentiellement des circonstances de fait. Ainsi lorsque le transporter de véhicule ne joue aucun rôle
dans l’opération, il y a contrat de transport pur et simple. Mais si le véhicule……

Mais on retombe dans le contrat de transport lorsque le véhicule est relié à la dépanneuse par une
barre métallique rigide car il s’agit là d’un mode de transport qui ne laisse une marge de manœuvre
au conducteur du véhicule en panne.

Il faut distinguer aussi le contrat de transport des autres offert par la société de transport : c’est par
exemple le conditionnement. Qui est la Mani l’entrepôtage la gestion de stock, les prestations
informations. Faut il y va des contrats distinctes qui se juxtapose au contrat de transport ou voir un
seul et même contre. La jurisprudence française est plutôt favorable à une solution Commune

L’acte uniforme OHADA, trouve application dès lors que le contrat de transport de marchandises par
route considéré, implique que pour son exécution, le territoire, d’un État membre de l’OHADA, la
nationalité et le domicile ne font pas obstacle à son application. En revanche, l’acte uniforme OHADA
ne s’applique pas au transport de marchandises dangereuses, Au transport funéraire (transport des
cadavres), au transport de déménagement ou au transport effectué en vertu des conventions
postales Internationale.

L’article1. 1 de la convention relative au contrat de transport international de marchandises par


route, adopté le 19 Mai 1956 à Genève :<<la présente convention s’applique à tous contrats de
marchandises par route à titre onéreux au moyen de véhicule, lorsque le lieu de la prise en charge de
la marchandise et le lieu prévu pour la livraison, tel qu’ils sont indiqués au contrat, sont situés dans
deux pays différents dont l’un au moins est un pays contractant, il en est ainsi quelques soit le
domicile et la nationalité des parties.>>

Comparer le champ d’application des deux textes.

La différence entre carte d’autorisation de transport et la licence.

Ressemble :- instruments juridiques qui s’applique dans le contrat de transport de route

-dans les 02 contrats, la nationalité, le domicile ne font pas obstacle.

Dissemblance : droit fondamental : la convention de Genève, c’est une convention relative au


transport international alors que l’acte uniforme régit les transports internationaux que nationale.

Intérêt : évidemment que l’acte uniforme de l’OHADA est large inspiré de la convention de Genève
de transport par route.

Résolution du cas.

Éléments fondamental : contrat de marchandises en l’espèce l’anacarde est une marchandise.

Deuxième élément, l’acte uniforme ne s’applique pas au transport de marchandises dangereuses or


l’anacarde n’est pas une marchandise dangereuses, cas d’espèce la marchandise est éligible.

Troisième élément, l’exécution du contrat : dans un Etat membre, vue le raisonnement, l’acte
uniforme à vocation de s’appliquer.

Section 1 : la formation du contrat de transport

Paragraphe 1 : les parties au contrat.

Article 3 de l’acte uniforme relatif au contrat de transport. Le contrat de transport existe dès lors que
le donneur d’ordre et le transporteur sont d’accord sur le transport de marchandises moyennant un
prix convenu. On pourrait donc croire que les parties au contrat de transport sont donc le donneur
d’ordre et le transporteur. Malheureusement l’acte uniforme ne donne aucune définition de la
notion de donneur d’ordre. La deuxième partie au contrat de transport est le transporteur qui est
défini comme une personne physique et morale qui prend la responsabilité du marchandises du lieu
de départ au lieu de destination au moyen d’un véhicule routier (article 2.k) AUCEMR mais il existe
une troisième partie qui s’assimile au donneur d’ordre qui est le destinataire, il n’y est pas une partie
du contrat car il intervient peu dans son exécution.

Paragraphe 2 : le consentement des parties

Article 3 de l’acte uniforme précise bien que le contrat existe dès l’accord de volonté des parties. Il
s’agit ici d’une application du principe de consensualisme. Ainsi, le pire n’est pas une condition de
validité, le contrat pouvait être conclu par un simple appel téléphonique. Toutefois, il ne peut être
considéré conclut si les parties sont restés au parti de pourparlers. (Cours d’appel mouer, 2eme
chambre 25 octobre 1984 Koweït shopping u herpin contre geterie)

L’écrit n’est pas une condition de validité du contrat mais peut servir à titre de preuve selon l’article 2
c de l’AUCEMR. l’écrit est :‹‹ une suite de lettres de caractère de chiffres ou de tout autre signe ou
symbole doté d’une signification intelligible et mis sur papier faisant appel au technologie de
l’information ››cette définition de l’écrit repose comme source d’adapter l’instrument juridiques aux
protagoniste des transports routiers qui dans la plupart des pays concernés ne peut faire la langue
française qu’un usage approximatif. Elle est aussi pris en compte révolution en admettant le sport
électronique. On peut en conclure qu’il existe 02 sortes de l’écrit au moins :

✓ l’écrit sur papier

✓ L’écrit dématérialise sous forme de sport électronique.

L’article 4 de L’AUCEMR rappelle à juste titre que l’absence ou irrégularité de la lettre de voiture ou
les mentions figurant au alinéa 1 & 2 de même que la perte de la lettre de voiture n’affectent ni
l’existence ni la validité du contrat de transport. Mais quand elle existe, elle fait fois jusqu’à preuve
de contraire des conditions du contrat de transport et la prise en charge de la marchandise par le
transporteur (article 5.1 AUCEMR).

Dès la conclusion du contrat la responsabilité des parties qu’être contractuelle. Les règles de la
responsabilité civile délictuelle doivent être écartée au profil des règles du contrat de transport
notamment la restitution de la durée de la prescription (article 25 AUCEMR)

Paragraphe 3 : l’objet du contrat

L’objet du contrat est le déplacement de la marchandise. Le déplacement de la marchandise qui le


distingue du contrat de dépôt qui est caractérise par sa sédentarité.

Section 3 : l’exécution du contrat de transport des marchandises

L’exécution du contrat Commence par la préparation du déplacement et se poursuit avec


l’exécution du chargement la prise en charge de la marchandise, le déplacement et la livraison.

L’emballage et le conditionnement de la marchandise incombe à l’expéditeur à moins que le contrat


ou les usages ne prévoit le contraire. L’expéditeur assure la responsabilité de tous les dommages et
peuvent en découler même lorsque le recours à une autre personne pour l’exécution des dites
tâches (article 7.1AUCERMR)

SI au moment la prise en charge le transporteur découvre apprend reconnu, il doit informer la


personne responsable et l’invité à y remédier dans un délai raisonnable.

Si elle n’exécute pas, le transporteur n’est plus alors tenu de transporter la marchandise mais si au
cours du transport, il y a bris d’emballage, le transporteur prend les mesures qui lui paraissent les
meilleurs dans l’intérêt d’ayant droit à la marchandise et l’en

Si l’emballage est brisé ou la marchandise présente un danger, il faut la sécurité pour l’intégrité des
personnes ou des marchandises, le transporteur peut mettre fin au transport, en déchargeant les
marchandises ayant droit à la marchandise doit être informé.

Paragraphe 1 : la prise en charge de la marchandise

Au terme de l’article 10 de L’AUCEMR le transporteur retenu lors de la prise en charge de la


marchandise de vérifier l’exactitude des mentions des règles de la voiture, l’État apparente de la
marchandise de l’emballage .si il n’a pas les moyens de faire, il doit motivé les réserves sur la lettre
de voiture. L’absence de ce réserve implique que la marchandise a été prise en bon état apparente
mais la question se pose : la prise en charge de marchandises
Distingue 02 types de prise en charge de marchandises : matériel et juridique.

I_la prise en charge juridiques.

La prise en charge juridique résulte de l’établissement de la lettre de voiture par les parties. Elle ne
concerne pas le contrat de transport lui-même mais elle indique les modalités d’exécution dès lors
l’acceptation de ce document engage la responsabilité de transporteur importe que les
marchandises soient entre poser dans son magasin ou celui du client, il sera alors présumé
responsable de perte de marchandises ou des dommages subit. (Cours d’appel de Paris 25 juillet
1976 bulletin du transport 1976 page 382)

II~ la prise en charge matériel

Elle consiste pour le transporteur à prendre effectivement possession de la marchandise à


transporter.

Cet acte emporte 02 conséquences majeures.

Paragraphe 1 : la présomption de la responsabilité du transporteur

Pour tous les dommages susceptibles de survenir au cours du chargement même de celle que
l’expéditeur aurait déjà placé dans le véhicule. C’est pourquoi le transporteur doit procéder à toutes
les vérifications nécessaires. En théorie, il peut même demander l’ouverture des colis afin de
s’assurer la véracité des dires de l’expéditeur.

Si lors des vérifications, il découvre une anomalie, une inexactitude ou une fausse déclaration, il doit
contrôler les circonstances, rectifie le document du transport, formulé les réserves, motives,
provoquer l’expertise refuser d’effectuer le transport.

Paragraphe 2 : le déplacement de la marchandise

Lors du déplacement, le transporteur doit respecter le délai de livraison et gérer les incidents de
trajet.

I—la duré du transport

La durée du transport va rentrer dans la charge de marchandises jusqu’à livraison. Cette durée peut
être convenu en avance par les parties et faute d’accord elle ne peut excéder un délai raisonnable
d’après les circonstances de fait. Durant le transport l’expéditeur à des droits.

Durant le transport, l’expéditeur a le droit de disposer de la marchandise (article 11AUCEMR)


notamment en demandant au transporteur d’arrêter le transport de modifier le lieu prévu pour la
livraison ou de livré le marchandises à un autre destinataires mentions peut aussi être faite dans la
lettre de voiture par l’expéditeur que ce droit appartenant au destinateur.

L’exercice du droit de disposer la marchandise est soumis aux conditions ci-dessus.

✓ présenté l’original la lettre de voiture sur lequel doit être inscrit les nouvelles institutions donné au
transporteur.
✓ dédommager le transporteur des frais et des préjudices qu’entraîne l’exécution de cette nouvelle
institutions.

✓ l’exécution doit être possible au moment où les institutions provient à la personne qui doit les
exécuter et ne doit ni entravé l’exploitation normal de l’entreprise du transporteur ni porter
préjudice au destinateur et expéditeur d’autres envoyé

✓ Si le transporteur n’est je à mesure d’exécuter les nouvelles institutions reçus, il doit en informer
immédiatement la personne dont émanent les institutions. Si le transporteur passe ou les exécutes
sans exigé la présentation de l’original, la lettre de voiture, il sera responsable envers l’ayant droit du
préjudice posé par ce fait.

II. Les empêchements à la livraison

Durant le transport, le transporteur doit apporter à la marchandise tous les soins d’un père de
famille, s’il survient des circonstances qui rendent impossible l’exécution complète du contrat, il doit
recueillir de nouvelles institutions. Ces institutions doivent être donnée par l’ayant droit à la
marchandise, si avant l’arrivée de celle-ci au lieu prévu pour la livraison, l’exécution du contrat dans
les conditions prévues dans la lettre de voiture devient impossible faute d’institutions à temps de la
part de l’ayant droit à la marchandise et si les circonstances permet une exécution dans les
conditions autres que celles prévues dans la lettre de voiture, le transporteur garde les mesures qui
lui paraît utile dans l’intérêt de l’ayant droit à la marchandise.

En revanche, si l’exécution s’est révélée impossible après l’arrivée de la marchandise au lieu convenu
sans qu’il y ait faute de la part du transporteur, les instructions doivent être reçues de l’expéditeur.

Si le destinataire a négligé ou refuse de prendre livraison la marchandise, il pourra tjrs le faire tant
que le transporteur n’a pas reçu d’institutions contraire.

Dans tous les cas le transporteur a droit au remboursement des frais qui lui cause la demande
d’institutions où l’exécution de ses institutions sauf si ces frais sont la conséquence de sa faute. Il
pourra alors décharger la marchandise sur la base des faits reçu de le transport sera réputé terminer.

Il peut aussi

Paragraphe2 : la livraison de la marchandise

La livraison est un moment cruciale de l’exécution du contrat de transport dans la mesure où elle
satisfait les attentes du destinateur et libère du transporteur de sa cargaison. Il convient alors à la
définir, d’en donner la preuve et d’analyser les précautions à prendre par le transporteur du moment
de la livraison.
I. Définition et la preuve de la livraison
Mais selon la deuxième école soutenue par le professeur Rodière la première conception livraison
matérielle relève d’une confusion entre livraison et enlèvement, la livraison s’opérant dès l’instant où
le transporteur met la marchandise à la disposition du destinateur et l’accepte, c’est la thèse de la
livraison juridique. Autrement, la question qui se pose est de savoir si la livraison réside dans la prise
de possession de la marchandise effectué ou dans la simple possibilité de possession, le législateur
OHADA semble avoir utilisé la première thèse livraison matérielle au regard de l’article 13 AUCEMR
qui dispose que « le transporteur est tenu de livrer la marchandise au lieu du dépôt de la livraison… »
S’agissant de la preuve de la livraison ,elle est constitué de la décharge fourni par le destinateur
conformément à l’article 13 -1 AUCEMR qui dispose que : « le transporteur est tenu de livrer la
marchandise au destinateur au lieu prévu pour la livraison et de remettre la copie de la lettre de
voiture qui accompagne la marchandise, le tout contre la décharge…. » A défaut d’une telle
décharge, la réalité de la livraison peut être établi par tout moyen y compris les témoignages ou
même les prévisions étant entendu que le seul paiement de l’envoie en cause, la réalisation d’une
expertise ne suffit pas à faire preuve de la livraison pour éviter les contestations ultérieures, le
transporteur devait étendre toutes les dispositions pour se faire délivré une décharge probante, par
exemple revu du cachet commerciale.

II. Le paiement des créances

Le paiement de créance est une obligation qui incombe au destinateur de la marchandise. A cet
effet article 15 du code : « avant de prendre livraison de marchandise le destinataire est tenu de
payer le montant des créances résultant de la lettre de voiture. En cas de contestation à ce sujet, le
transporteur n’est pas obligé de livré la marchandise que si une caution lui est fourni par le
destinateur »

La question de la nature juridique de ce paiement se pose ; s’agit-il d’une exécution du contrat de


transport ou d’un mandat détachable. La réponse à cette question permettra de détourner le délai
de la prescription qui variera selon que le paiement est une modalité d’exécution du contrat ou un
mandat détachable.

S’agissant du montant lui-même si le transporteur se rend compte au moment de la livraison que la


marchandise de celle décrite dans le contrat aussi sa valeur est supérieur à la valeur déclaré, il peut
réclamer il peut réclamer le prix qu’il aurait pu fixer pour ce transport.

S’agissant du débiteur de la créance, l’article 15 AUCEMR dispose que : « sauf stipulation contraire,
le donneur d’ordre est le débiteur de la créance mais si le contrat stipule ……. »

III. Les précautions à prendre lors de la livraison

La livraison met un terme au contrat de transport de marchandise, des précautions doivent être
prise de part et d’autre pour constater la bonne ou la mauvaise exécution du contrat.

1 - les précautions à prendre le transporteur

Au terme de l’article 15 -1 AUCEMR le transporteur est tenu de livré la marchandise contre


décharge délivré par le destinateur, elle constitue que le transporteur à exécuter entièrement le
contrat de transport doit dont toujours la réclamation au moment de la livraison.
Mais avant la livraison effective, le transporteur est tenu d’informé le destinateur de l’arrivé des
marchandises et de délai imparti pour leur enlèvement à moins que la livraison ne s’effectue à la
résidence ou à l’établissement du destinateur de prendre les dispositions utiles pour l’enlèvement de
la marchandise dans les délais qui lui sont impartis.

2- les précautions à prendre par le destinateur

Selon les dispositions de l’article 13-4 dès la livraison, le destinateur se substitue à l’expéditeur dans
ses droits résultant du contrat de transport et peut les faire valoir vis-à-vis du transporteur.
Exercice
cas pratique

Koffi commerçant burkinabè résident a Diébougou


a conclu un contrat de transport de marchandise avec
la société Nana ; société à responsabilité au capitale de
500 000 FCFA pour le transport de pagne de 08 Mars
selon les termes du contrat les marchandises devraient
être prise en charge au port de Djema (Ghana) et livrée
à OUAGADOUGOU à l’entrepôt de la société. Aussi il est
précisé que le transport se fera par la route.

A la livraison des marchandises ; Koffi a constaté que :

La quantité livrée est inférieur à celle qui devrait être


livré.

1 – quel est le droit applicable à ce contrat ? Justifier

2- quelles sont les dispositions que le destinateur


devrait prendre à la réception de la marchandise ?

3- quelle preuve le transporteur devrait réclamer


après la livraison de la marchandise ? Il vous informe
que par ailleurs qu’il n’y a pas eu de perte de
constatation communes des pertes qui est intervenu
depuis deux semaines.

4- qui assume la responsabilité de la perte de


marchandises. Justifier.

5- quelle différence faite vous entre le transport pour


compte propre et le transport pour compte d’autrui.

6- quel sont les différents catégories de transport


routier au Burkina Faso.
7- quel est l’objet du contrat de transport des
marchandises.

8- quel est la principale obligation qui pèse sur le


transporteur routier de marchandises ?

Section 3 : la responsabilité du transporteur routier.

Le transport routier assure deux types de responsabilité :

-une responsabilité pour perte ou avarie

-une responsabilité pour retard.

Le retard à la livraison est la non livraison dans le délai convenu à défaut de délai convenu, dans le
délai qu’il serait raisonnable s’accorder à un transporteur diligente compte tenu des faits.

La perte ou l’avarie résulte du non livraison de la marchandise ou de la livraison partielle intervenus


après l’explication du délai convenu ou faute de délai convenu 60jours après la prise en charge de la
marchandise par le transporteur.

Dans le transport super posé (le transport dans lequel en vue de l’exécution routier contenant des
marchandises, est transporté sans rupture de charge sur ou dans un véhicule non routier sur une
partie de parcours). Les règles OHADA sont d’application en absence de règles impérative définissant
d’autres modes de transport.

Paragraphe 1 : le fondement de la responsabilité du transport.

Le siège de la matière est l’article 16 de …..Qui pose en son alinéa 1 :<<le transporteur est tenu de
livrer la marchandise à destination, il est responsable de l’avalise, de la perte totale ou partielle qui
se produit pendant la période du transport, ainsi que le retard à la livraison>>

Le transporteur est responsable de ses propres actes ou omissions comme des actes ou omissions
de ses préposés ou mandataire agissant dans l’exercice de leurs fonctions. Il est aussi responsable
des actes ou omissions de toutes autres personnes auquel il recourt pour l’exécution du contrat de
transport lorsque ses personnes agissent aux fins de l’exécution du contrat.

Le législateur OHADA s’est fait ciel, les trois règles qui gouvernent le mécanisme de la
responsabilité civile contractuelle du transporteur.

-l'usager n'a pas approuvé la faute du transporteur, laquelle résulte du simple fait qu’il n'a pas donné
le résultat promis.

-pour se libérer, le transporteur doit expliquer le dommage et prouver qu’il provient d’une des trois
causes que la loi lui reconnaît (force majeure) il ne suffit donc pas de démontrer qu’il n'a pas commis
de fautes.

--le doute joue contre le transporteur, sa responsabilité demeure engagé chaque fois que la cause du
dommage n'a pas été complètement élucidas.

Paragraphe 2 : Les causes exonératoire de


Le contrat de transport engendre une obligation de résultat pour le transporteur, il ne peut se
désengager qu’en évoquant une cause étrangère, en fait, il lui appartient de prouver qu’il n'a pas
commis de fautes. Ainsi, au terme de l’article17 de ….le transporteur peut s’exonérer en prouvant
que la perte, l’avarie pour le retard à eu pour cause une faute ou un ordre de l’ayant droit, un vice
propre de la marchandise ou des circonstances que le transporteur ne pouvait pas éviter, et au
conséquent desquelles on ne pouvait remédier.

Le transporteur ne peut s’exonérer en invoquant la défectuosité du véhicule utilisé pour effectuer


le transport. Seule la jurisprudence sur le fondement de l’article16 alinéa 1 et de l’article17, le
transporteur pour s’exonérer doit justifier d’une cause d’exonération lié à un cas fortuit, ou à un cas
de force majeure (cours d’appel de Zinder, chambre judiciaire, arrêt n°24 du 27 Avril 2006 :ohadaca
K-10-289)

Paragraphe 3 : l’action en responsabilité contre le transporteur

L’action en responsabilité est visée contre le transporteur. Dans le transport successif (c’est le
transport dans lequel plusieurs transporteurs routiers se succèdent pour exécuter un unique contrat
routier par route.) l’action en responsabilité visé contre le premier transporteur ou contre le
transporteur qui exécutait la partie du transport au cours de laquelle le fait générateur est survenu
ou encore contre le dernier transporteur. Dans le transport successif, la responsabilité des
transporteurs. Néanmoins le transporteur intermédiaire doit inscrire sur la lettre de voiture présenté
par l'autre transporteur une réserve similaire à celles prévues à l’article10 alinéa 2 de…..

I—la résolution des litiges nés du contrat de transport des marchandises

Les litiges nés de l’exécution des contrats de transport de marchandises farouche peuvent être
résolu par voie d’arbitrage. Les parties ont également la possibilité d’insérer dans leur contrat une
clause attributive de juridiction. En droit burkinabè, la problématique des clauses attributive de
juridiction est résolue par l’article 51 du code de procédure civile, qui les interdits en principe de
telles clauses qui sont valables que dans l’hypothèse de toutes les parties au contrat ont la qualité de
commerçant. Elles doivent être spec de façon apparente dans l’engagement de la partie à qui elles
sont opposées, enfin, elle

A l’absence de convention d’arbitrage ou d’une clause attributive de juridiction, les règles


ordinaires de compétences juridictionnelles propres à chaque Etat ont vocation à s’appliquer. En
droit burkinabè, le problème est résolu par l’article 46 du code de procédure civile, qui autorise le
demandeur à saisir au choix le tribunal du domicile du défenseur, le tribunal du lieu où la promesse a
été faite ou la marchandise livrée et le tribunal dans le ressort duquel le paiement devrait être
effectué.

S’agissant du transport inter Etat, l’acte uniforme autorise le demandeur à porter son action soit
devant le tribunal du domicile du défendeur soit devant les juridictions de l’état ou la prise de la
marchandise a eu lieu, ou le siège de l’État du lieu de livraison.

La recevabilité de l’action en recours contre le transporteur est subordonnée à un recours préalable.


À cet effet, l’article 25 de … :<<l’action n’est recevable que si une réclamation écrite a été
préalablement fait au premier transporteur ou au dernier transporteur au plus tard 60jrs après la
date de livraison de la marchandise ou à défaut de livraison au plus tard 6 mois après la prise en
charge de la marchandise>>

II—les délais de prescription


L’action en responsabilité contre le transporteur doit être intentée dans le délai prescrit par l'acte
uniforme qui prévoit des prescriptions abrégées. En effet, les actions nées du contrat de
marchandises par route régie par l’AUDCTMR, se prescrivent par un an à compter de la date de la
livraison ou à compter de celle où la livraison aurait dû être faite. Ce délai est compte à trois ans en
cas de dol ou de fautes équipollent au dol.

III- le paiement de l’indemnité

En cas de retard dans la livraison, l’ayant droit qui a retrouvé un dommage du fait du retard peut
recevoir du transporteur une indemnité, dont le montant ne peut excéder le prix du transport.

Le transporteur qui a payé dispose d’une action récursoire contre les autres transporteurs qui sont
intervenus dans l’obligation. La part contributive de chaque transporteur est déterminée par les
règles de la proportionnalité. En considération soit du dommage qu’il a causé, soit de l’intérêt qu’il
tire du contrat de transport, si l’un des transporteurs est insolvable, sa part est repartie entre tous les
autres transporteurs proportionnellement à leur énumération.

Chapitre 3 : le contrat de transport routier

Le contrat de transport routier des personnes est une convention par laquelle une personne
physique ou morale appelé transporteur s’engage principalement contre rémunération à transporter
une autre personne appelé voyageur d’un point de départ à un point de destination, tout comme le
contrat de transport et de marchandises, le contrat de transport autour des personnes est un contrat
à titre onéreux, à caractère consensuel et bilatérale. L’écrit n’a est pas une condition de validité mais
contrairement au transport routier de marchandises, le contrat de transport routier des personnes
est généralement conclus entre un professionnel, le transporteur et un consommateur, le voyageur.
Aussi, contrairement au transport routier de marchandises, le transport routier de personnes est peu
règlementé ou tout le droit commun, il est régie par le droit des règlements relatifs au transport
terrestre notamment l’arrêté n°2015-0091/MIDT/SG/DGTM pourtant des charges du transporteur
routier des personnes

Section 1 : la formation du contrat.

Paragraphe 1 : les parties au contrat de transport

Le transporteur et le voyageur sont les deux parties au contrat de transport routier des personnes.
Si la capacité de transporteur n’est plus à rechercher, celle du voyageur doit être questionnée. Il
s’agit notamment de savoir si l’incapable peut conclure valablement un contrat de transport. En
principe, s’agissant particulièrement des mineurs ils doivent être menus d’une autorisation parentale
en bonne et due forme.

Paragraphe 2 : le consentement des parties

Le contrat de transport est par nature un contrat consensuel. Pour éclairer le consentement du
voyageur, l’article65 de l’arrêté portant cahier de charge du transporteur routier des personnes
dispose que :<<les transporteurs sont tenus de fournir aux voyageurs toutes les informations sur les
tarifs, les horaires, les itinéraires et les moyens de transport mis à leur disposition>>

Le contrat de transport étant consensuel, l’absence, la perte, l’irrégularité du titre de transport


n’affecte ni l’existence, ni la validité du contrat. Le titre de transport à une fonction oratoire. Pour le
voyageur, il est non seulement la preuve de l’existence du contrat mais aussi celle du paiement. Il
remplit aussi les fonctions de police, le voyageur doit se présenter à tous les postes de contrôle

Paragraphe 3 : l’objet du contrat

L’objet du contrat est de conduire le voyageur à destination saint et sauf accessoirement, le


transporteur doit assurer le transport des bagages en soute. En droit burkinabè, chaque voyageur, a
droit à une franchise bagages de 30 kg, (article 36 de l’arrêté portant fixation des cahiers de charges
de transporteur routier des personnes ou des voyageurs)

Section 2 : l’exécution du contrat de transport routier de personnes

Paragraphe 1 : les obligations des parties au contrat

I—les obligations du transporteur

La principale obligation du transporteur est la sécurité du voyageur. Il a l’obligation de le conduire à


destination saint et sauf. De cette obligation dérive les autres. Ainsi, le transporteur est tenu de
respecter le nombre de places assises, de respecter la limitation de vitesse, de communiquer les
consignes de sécurité à l’embarquement. L’embarquement et le débarquement des voyageurs se
font obligatoirement dans l'enceint des gares routières privé ou public. Le transporteur à l’obligation
d’exécuter personnellement le contrat ou à l’aide de ses préposés le contrat conclu avec les
voyageurs. En cas de sous traitement, il doit statuer préalablement que le sous-traitante dispose des
capacités nécessaires à l’exécution du contrat. Le transporteur a aussi l’obligation de se soumettre au
corps de contrôle et à respecter la durée légale de conduite. En effet, après 4 heures de conduite
effective, une pose sans interruption d’une heure est obligatoire.

FIN

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