Moïse RUTESHERWA & NEPA WA NEPA Déogratias
S.V.T.
1ère HSC
......................
1.
......................
Apprenons pour
apprendre !!
G e s t e
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COURS D’ECOLOGIE
- CONFORME AU NOUVEAU PROGRAMME DE
LA PREMIERE -
yv
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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INTRODUCTION GENERALE POUR LES DAS
« Nous ne trouvons pas des livres pour le programme DAS » ; « le
système APS est très difficile pour notre pays » ; « le programme DAS
n’est pas fait pour notre milieu » (…).
Nous entendons des plaintes concernant le programme du
Domaine d’Apprentissage des Sciences (D.A.S.) actuel dans notre pays,
la République Démocratique du Congo (R.D.C.), qui exige l’Approche
d’Apprentissage par Situation (A.P.S.). Nous quittons donc l’Approche
d’Apprentissage par Compétence (A.P.C.) pour basculer dans un
programme nouvel. Et ce changement n’arrange pas tous les
enseignants, surtout les plus vieux. Cependant, les livres de Science de
la Vie et de la Terre existent ; mais ils ne sont pas à la portée de tout-le-
monde chez nous. Il n’est pas facile de les trouver dans nos librairies.
L’Edition Loyola du Congo publie déjà des nouveaux livres pour les
autres domaines ; mais pas encore pour la S.V.T. ces livres viennent
d’ailleurs, où le système avait déjà commencé. L’APS nous exige une
connexion permanente sur internet, car, presque toute la documentation
se trouve en ligne : les articles, les livres, les encyclopédies, les
dictionnaires, les revues, les images et les vidéos.
Ayant conscience de cette difficulté, nous proposons quelques
brochures, qui aideront les enseignants des Sciences de la Vie et de la
Terre (S.V.T.) qui n’ont pas un accès facile à l’internet. Nos brochures
sont accompagnées d’un flash disk contenant les articles, les livres, les
images et les vidéos pour les cours d’Anatomie, de Botanique,
d’Ecologie, d’Evolution, de Géologie et de Zoologie. Elles seront mises
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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à jour régulièrement, au fur et à mesure que nous continuerons à trouver
d’autres éléments qui pourraient enrichir nos apprenants de 7 èmes
jusqu’en 4 èmes.
Cependant, si les enseignants comprennent mieux, le système
A.P.S. prépare les apprenants au système L.M.D. adopté par de
nombreuses universités et institutions aujourd’hui dans le monde et
dans notre pays. Les recherches dans des bibliothèques et sur internet
sont les seuls moyens pour affronter ces deux systèmes. Après avoir
donné le plan du cours, le cours est fini à 50%. La suite ne sera
consacrée qu’aux exposés des élèves et aux synthèses de l’enseignant
qui est le coach. Si dans le système L.M.D., l’étudiant n’est pas
contraint à passer toute les journées à l’université, dans le système
A.P.S., un apprenant malade, mais connecté, ne devrait pas manquer
son cours. Le confinement ne serait donc pas un motif de congé pour
lui. Le travail doit continuer, en ligne …
Toutefois, il n’est pas évident que tous les enseignants ayant accès
à l’internet soient à l’aise avec le système A.P.S. Voici quelques
consignes qui pourraient les aider à rendre l’enseignement aussi facile.
Internet vous offre toutes les possibilités pour mieux vous armer afin
d’aider et de guider vos apprenants sans trop de peines. En principe, ce
système exige aux écoles d’avoir des classes avec rétroprojecteur. Et
ces classes doivent être moins pléthoriques. Vous avez les apprenants
ayant accès à l’internet à la maison ? Ils sont aussi sur whatsapp ?
Demandez-leur de constituer un groupe dans lequel vous serez aussi
administrateur. Ce groupe ne sera pas pour des échanges inutiles, mais
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uniquement pour les partages sur le cours. Vous enverrez donc dans ce
groupe, le plan du cours et quelques liens importants en rapport avec ce
cours. Ces liens permettront aux apprenants de faire quelques
recherches avant la discussion de chaque thème. En classe, les
apprenants ne feront que la discussion par groupe et les exposés. Et vous
coach, ne ferez que la correction et la synthèse que chaque apprenant
prendra avec soin dans son cahier. Vos apprenants n’ont pas whatsapp
mais ont accès à un ordinateur à la maison ou à une télévision avec port
USB ? Le flash qui accompagne nos brochures les aidera pour la lecture
et la visualisation des livres, des images et des vidéos traitant les thèmes
du plan du cours.
Nos brochures s’inspirent du nouveau programme d’éducation de
notre pays. Parmi les livres de base en S.V.T. nous citons Biologie
Campbell, ‘la Bible des biologistes’ comme disait un Professeur de
Biologie. Et le livre d’Anatomie et Physiologie de Marieb.
Aujourd’hui ‘C’est pas Sorcier’ la science. Les informations sont
disponibles et nous avons les mêmes sources de connaissance avec nos
apprenants : Google, YouTub et les réseaux sociaux. Le travail de
l’enseignant est donc de recadrer, de filtrer et de synthétiser les
nombreuses connaissances que ces moyens nous offrent. L’enseignant
n’est qu’un simple coach. A l’apprenant de jouer, en suivant les conseils
de son coach ; car, étant au centre de sa propre formation, c’est d’abord
lui qui doit faire beaucoup de recherches après avoir reçu le plan du
cours. Au coach de ne pas tomber dans la paresse.
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A propos de la cotation, fini la mentalité de « remettez-moi mes
mots ». L’apprenant est libre de reformuler la réponse en ses propres
mots. En plus, la présence physique au cours vaut déjà quelques points ;
car un apprenant présent en classe, même s’il est resté calme pendant la
séance de cours, il ne peut jamais sortir la tête vide comme celui qui est
resté à la maison sans rien faire.
A propos des notions proposées dans le programme actuel.
Certains chapitres ne peuvent se donner qu’après avoir étudier d’autres
préliminaires qui ne sont pourtant pas proposées. Et d’autres très grands
chapitres qui sont présentés dans le guide et le programme comme de
petites notions … C’est au technicien que vous êtes d’ajouter ou de
détailler les notions, afin de faciliter la compréhension de vos
apprenants.
N.B. Chers parents, pour que votre enfant s’adapte facilement
dans ce nouveau système, les instruments nécessaires sont les livres, un
téléphone androïde soit une tablette soit un ordinateur connecté sur
internet. Ces instruments n’auront pas un impact négatif sur votre enfant
si vous l’avez bien éduqué.
Les remarques éventuelles concernant ce fascicule sont à adresser
directement à nos adresses
[email protected] &
[email protected] ou sur WhatsApp respectivement aux
(+243) 992 558 929 et/ou 997 356 617.
Toutes les remarques utiles seront prises en considération pour
l’amélioration de ce fascicule. Vous pouvez également consulter nos
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chaînes Youtube : Nepa Deogratias Isaya TV & Moïse Rutesherwa pour
les questions-réponses de TENASOSP et EXAMEN D’ETAT, les plans
des cours de SVT et les fruits de nos enquêtes sur les plantes
ornementales de la République Démocratique du Congo, notre beau
pays.
Que vive la Science et que vive l’esprit de recherche.
Bon travail à tous !!
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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INTRODUCTION
L’écologie est une science relativement ancienne puisque dès les années
1800 plusieurs auteurs (Humbolt, Guseloch) élaboraient les grands
concepts de cette matière sans la nommer encore, mais surtout en
considérant les végétaux. Dès 1859 Darwin expose dans son ouvrage
de « L’origine des espèces » les fondements de l’écologie, notions
confirmées avec ses travaux de recherches sur les vers de terre publiés
en 1881.
Toutefois la première définition de l’écologie est due au biologiste
allemand Ernst Haeckel en 1866 désignant ainsi la science de l’habitat
(oïkos : maison au sens de lieu de vie). L’écologie est donc la science
des études des êtres vivants et de leurs interactions, de leur milieu de
vie et des influences réciproques entre le milieu de vie et les êtres
vivants.
Aujourd’hui tout le monde est amené, sans forcément savoir, à faire de
l’écologie. Ainsi le pêcheur à la ligne sait quel type de poisson se
capture dans un cours d’eau rapide et bien aéré, ou au contraire dans
une rivière lente. Tout amateur de cueillette de champignons, connait
intuitivement les zones favorables. De même tout jardinier souhaitant
cultiver un coin de jardin, voire même un simple pot de fleur, doit
satisfaire à certaines exigences écologiques des végétaux.
Pour exister dans l’esprit du public, notamment en France, il a fallu près
d’un siècle (le premier ministère de l’environnement date de 1971). De
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nos jours, la notion d’écologie a quelque peu dérivé et a été repris par
des mouvements politiques comme si la sauvegarde de notre milieu de
vie et de la planète en général était une affaire de politique et non de
conscience de société. D’où une grande confusion entre écologie,
molysmologie (science des pollutions), protection de la nature
(conséquence souhaitable de l’écologie), écotoxicologie (influence des
polluants sur les êtres vivants en partie et écosystème en général).
Mais comment protéger notre environnement sans une connaissance
des notions de bases ?
Quoiqu’il en soit, sur le plan scientifique, nos connaissances de notre
environnement ont beaucoup progressé ces dernières décennies et
l’écologie est maintenant une science à part entière. Son but est une
compréhension globale des relations des organismes entre eux et avec
leur environnement. L’unité d’étude en écologie n’est pas l’individu
isolé mais la population dans son ensemble.
Ainsi l'écologie s'appuie sur des disciplines telles que la génétique,
l'éthologie, la géologie ou encore la climatologie. Car l'écologie est une
science holistique qui se soucie non seulement des interactions entre les
éléments d'un système, mais encore de l'évolution de ces interactions en
fonction des modifications apportées à leur environnement. L'objectif
des écologues encore appelés écologistes, même si le terme est devenu
ambigu est donc de déchiffrer la complexité des écosystèmes naturels.
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Plusieurs niveaux d'organisation des êtres vivants ont été définis par les
scientifiques : individu, espèce, population, communauté, écosystème,
biome et biosphère. En comprenant les interactions qu'ont les êtres
vivants entre eux, d'une même espèce ou non, et avec leur habitat, il est
possible de mieux saisir les impacts que peuvent avoir les activités
humaines sur l'ensemble de la biosphère.
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Chapitre premier : GENERALITE SUR
L’ECOLOGIE
1.1. Définition de concepts
1) Ecologie : C’est l’étude des interactions entre les organismes vivants
et le milieu, et des organismes vivants entre eux dans les conditions
naturelles ». En d’autres termes c’est l'étude des relations entre les
organismes vivants et les interactions entre ceux-ci et leur milieu.
2) L’autoécologie : Elle définit les rapport d’une seule espèce avec son
milieu et recherche notamment ses conditions de vie idéale. Elle est
centrée sur l’espèce, isolée des autres êtres vivants, ce qui est un
paradoxe mais se révèle pragmatique.
3) La démoécologie : c’est la science de la dynamique des populations.
C’est la base de l’écologie (la population étant unité de base). Elle
décrit la structure des populations, ses fluctuations et recherche des
explications à celle-ci.
4) La synécologie : c’est une science plus globale sur le plan de
l’écologie car elle étudie la structure et le fonctionnement de la
totalité de l’écosystème, c’est-à-dire de l’ensemble des
communautés (biocénoses) et de leur milieu de vie (biotope).
5) Environnement : c’est le cadre naturel (biotope) dans lequel les
organismes (biocénose) interagissent. De plus, il est possible de dire
que l’action de l’homme a un impact environnemental.
6) Biosphère : la partie de notre planète où la vie s’est développée. Elle
comprend 3 zones distinctes : l’hydrosphère (les milieux
aquatiques), l’atmosphère (les milieux aériens) et la lithosphère (les
milieux terrestres).
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7) Ecozone : une unité écologique de taille continentale. Chaque
territoire biogéographique se caractérise ainsi par une certaine
similitude dans la répartition de la faune et de la flore. On dénombre
8 écozones sur la surface terrestre : l’écozone Afrotropicale,
Indomalaise, Antarctique, Australasienne, Néarctique,
Néotropique, Océanienne et Paléarctique.
Figure 1 : Illustration de 8 différents écozones
Note : Pour distinguer une écozone d’un biome, on peut se souvenir
que les écozones sont « d’un seul bloc » alors que les biomes, eux,
sont répartis géographiquement en différents points de la planète.
8) Biome (ou écorégion) : regroupe l’ensemble des écosystèmes
caractéristique d’une aire biogéographique. Les biomes sont
délimités à partir de leur végétation et des animaux qui y sont
adaptées. Le biome est fondamentalement caractérisé par son climat,
en particulier températures et précipitations. Un même biome peut
être présent dans plusieurs écozones distinctes. Sur les continents, on
distingue de nombreux biomes terrestres. Leurs quantités peuvent
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varier selon les caractéristiques que l'on considère. Il est toutefois
reconnu que les biomes terrestres peuvent être classés en différents
groupes généraux dont : la toundra, la taïga (ou forêt boréale), la
forêt tempérée, la prairie tempérée, la savane (prairie) tropicale, le
désert et la forêt tropicale.
Figure 2 : Illustration de différents biomes terrestres
9) Paysage : basé sur aucune caractéristique scientifique, à proprement
parlé, le paysage est l’ensemble des éléments observables à partir
d’un lieu précis. Il ne se confond pas avec le milieu géographique,
qui comprend des éléments invisibles, mais il est l’aspect visible de
l’espace géographique.
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Figure 3 : Illustration d’un paysage au bord du lac kivu
10) Écosystème : l’ensemble des êtres vivants (la biocénose) qui
vivent au sein d’un milieu (le biotope) et qui interagissent entre eux
au sein de ce milieu et avec ce milieu. C’est l’unité de base de
l’écologie scientifique. Le concept d’écosystème se décline à toutes
les échelles de grandeur.
Figure 4 : Illustration d’un écosystème forestier
11) Biotope : un environnement physique particulier avec des
caractéristiques physiques spécifiques (température, humidité,
climat)
12) Biocénose : un ensemble d’êtres vivants (animaux, végétaux,
micro-organismes) en interaction, et donc en interdépendance.
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13) Population : une population est un groupe d’individus d’une
espèce particulière vivant dans un écosystème particulier à un
moment donné. Le nombre d’individus dans la population définit la
taille de la population. Par conséquent, la taille de la population varie
dans le temps en raison des naissances, des décès, de l’immigration
et de l’émigration. La population augmente ou diminue en fonction
des conditions environnementales et des ressources disponibles.
14) Individu : synonyme d’organisme, c’est la brique élémentaire de
l’écologie, le point de départ des niveaux écologique (vue plus haut).
Si l’on veut entrer dans les détails de l’individu, nous changeons
alors de champs d’étude et passons de l’écologie à la physiologie
(interaction et compréhension des organes).
15) Espèce disparue (ou éteinte) : une espèce qui n’a plus de
représentant vivant, que ce soit dans la nature ou en captivité.
16) Espèce parapluie : une espèce qui permet, en la protégeant, de
préserver un grand nombre d’autres espèces apparentées, grâce à une
niche écologique similaire. Un concept légèrement similaire existe
aussi avec les espèces dites « emblématiques ». Une espèce
emblématique désigne une espèce caractéristique d’un habitat. Elle
peut être utilisée comme symbole pour désigner un lieu, un pays, une
culture, une organisation ou une cause (ex : le Castor est l’emblème
du Canada).
17) Espèce ingénieure : espèces qui par leur seule présence et activité
modifient significativement à fortement leur environnement (ex : les
vers de terre permettent l’aération des sols en creusant des milliers
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de galeries et en retournant la terre de l’intérieur, favorisant ainsi une
activité microbienne favorable aux végétaux).
18) Espèce clé de voute : une espèce qui a un effet disproportionné
sur son écosystème au regard de sa population, en affectant ainsi de
nombreux autres organismes. Les espèces clé de voute entrainent
notamment des effets de cascades si elles venaient à disparaitre (ex :
si les abeilles disparaissaient, elles entraineraient avec elles une
multitude d’autre espèces qui sont liées aux fleurs qu’elles
pollinisent).
19) Effet en cascade : enchaînement inévitable et parfois imprévu
d’événements dus à un acte affectant un système.
20) Service écosystémique : concept écologique qui permet de
monétiser les phénomènes naturels, comme une « valeur » des
écosystèmes, voire de la Nature en général. Selon ce concept, « les
écosystèmes fournissent à l’humanité des biens et services
nécessaires à leur bien-être et à leur développement » (Millennium
Ecosystem Assessment, 2004).
21) Niche écologique : c’est l'ensemble des conditions et des
ressources abiotiques et biotiques nécessaires au maintien d'une
population. Elle détermine le rôle d'un individu dans son milieu. Les
vivants peuvent être producteurs, consommateurs ou décomposeurs.
La niche écologique peut être définie selon les lieux occupés, le
régime alimentaire et la période d'activité.
Les lieux occupés (ou l'habitat) comprend l'espace que les individus
d'une espèce parcourent pour combler leurs besoins (se nourrir, se
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cacher, se reposer, se reproduire, etc.). Il peut aussi comprendre le
territoire de migration.
Ex : A titre d'exemple, trois espèces d'oiseaux pourraient vivre
dans un même arbre, mais à des endroits différents sur cet arbre.
L'une pourrait favoriser les branches du bas, une autre le tronc et
la dernière la cime. Chaque niche écologique répondra aux
besoins spécifiques à chaque espèce d'oiseaux.
22) L’habitat est la partie d’un écosystème dans laquelle un individu
arrive à répondre à ses besoins essentiels (se nourrir, se reproduire,
se protéger, etc.).
23) Domaine vital : zone naturelle où un être vivant vit
quotidiennement. Cette zone permet à l’animal de répondre à ses
besoins primaires (nourriture, abri, partenaires de reproduction). Ce
concept peut être pris en compte à l’échelle de l’espèce mais aussi à
l’échelle d’une sous-espèce, d’une population ou même d’un
individu précis. C’est donc un concept qui décrit la répartition réelle
d’un animal.
24) Territoire : une zone géographique ou un lieu occupé par un
groupe (un clan, une famille) ou un individu isolé à un moment
donné. Le territoire n’implique pas l’espèce entière. La territorialité
est un mécanisme permettant de gérer les ressources disponibles
limitées des animaux de la même niche et elle est particulièrement
courante chez les carnivores. L’individu (chez les tigres par
exemple) ou le groupe (chez les chimpanzés par exemple) défend
activement ses frontières contre les intrusions. Un territoire est donc
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une partie du domaine vital plus large. Chez les espèces migratrices
(oiseaux, poissons, gnous, …) le domaine vital est immense et le
territoire varie en fonction de la période de l’année.
25) Fragmentation de l’habitat : phénomène artificiel de
morcellement de l’espace, c’est une notion primordiale en écologie
du paysage. Cette fragmentation peut empêcher une espèce de se
déplacer comme elles le devraient en l’absence d’activité humaine.
Selon l’ONU et le GIEC, la fragmentation des habitats est considérée
comme l’une des principales menaces à la biodiversité.
26) Corridor écologique : des connexions entre des réservoirs de
biodiversité, permettant le déplacement des populations. Certaines
populations animales ou végétales ont besoin de se disperser pour
finaliser leur cycle de vie, ainsi les corridors permettent la survie de
certaines espèces. Quelques exemples de corridors écologiques : les
couvertures végétales permanentes le long des cours d’eau, les cours
d’eau, points d’eau et zones humides, eux-mêmes, des bras de forets
connectant deux réservoirs de forets entre eux. Les corridors
écologiques peuvent prendre plusieurs formes et n’impliquent pas
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nécessairement une continuité physique. Des zones sans éoliennes ni
poteaux électriques permettent notamment, par l’absence d’ondes
électromagnétiques, des couloirs de circulations pour les chauves-
souris, par exemple.
27) La capacité limite du milieu stipule qu’un milieu peut supporter
un nombre maximal d’individus selon les ressources et l’espace qui
y sont disponibles.
28) Les facteurs abiotiques sont des facteurs non-vivants, c’est-à-dire
des caractéristiques du milieu de nature physique ou chimique qui
influencent les êtres vivants.
1.2. Niveaux supérieurs d’organisation des êtres vivants
Plusieurs niveaux d'organisation des êtres vivants ont été définis par les
scientifiques, d’où nous pouvons retenir : individu, population, espèce,
communauté, écosystème, biome et biosphère.
1) L’individu : c’est un organisme et est aussi un type d'organisme.
Par exemple, l’homme, le chat, la poule, le palmier, la baleine
grise, le ver ou la vache.
2) La population : c’est un ensemble d’individus d’une même
espèce vivant dans un lieu donné pendant le temps considérable.
Les populations sont définies géographiquement ; elles vivent dans
une région particulière. Mais la taille ou l'échelle de cette zone peut
être variable. Nous pouvons parler de la population humaine dans
une ville, un État, un pays ou un hémisphère.
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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3) L’espèce : C’est l’ensemble de tous les individus qui possèdent
des caractères communs et qui peuvent se reproduire ensemble.
En réalité il est possible que deux individus d’espèces différentes
se reproduisent ensemble, c’est une hybridation. Par exemple le
mulet qui est issu du croisement entre un âne et une jument. Mais
dans ce cas, les mulets sont stériles c’est-à-dire qu’ils ne peuvent
pas se reproduire entre eux. Cependant, il y a des cas où
l’hybride de deux espèces est fertile comme le cochonglier qui est
issus d’un cochon et d’un sanglier. Pour que l’hybride soit fécond
il est nécessaire que le génome des parents, en particulier le
nombre de chromosomes soit compatible.
4) La communauté : C’est ensemble des êtres vivants de différentes
espèces vivant dans un lieu donné avec les relations entre eux.
5) L’écosystème : Ce sont des relations qui existent entre eux les
êtres vivants (la biocénose) et leur environnement (le biotope). Par
exemple un lac, un fleuve, une forêt, …
6) Le biome : comprend un ensemble d'écosystèmes différents qui
peuvent avoir des interactions similaires avec les facteurs
abiotiques présents dans leur environnement.
7) La biosphère : C’est le niveau d'organisation écologique est le
plus complexe, car il englobe tous les niveaux d'organisation
précédents. La biosphère est un ensemble de biomes et, en fait, la
Terre (planète) possède une biosphère où l'on trouve tous les types
de biomes, d'écosystèmes, de communautés, de populations et
d'individus. Lorsque nous parlons de la biosphère, nous faisons
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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référence à l'ensemble des trois parties principales qui composent
cette planète dont :
La lithosphère : désigne la partie rocheuse, le sol ou la terre
de la planète terre.
L'atmosphère : c’est la partie gazeuse ou aérienne de la
planète Terre.
L'hydrosphère : englobe toutes les parties de l'eau de la
planète, qu'elle soit douce ou salée, de surface, souterraine ou
sous-marine, et quel que soit son état. C'est donc toute l'eau
de la Terre, où qu'elle soit et quel que soit son état.
Figure 5 : Illustration de la biosphère
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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Chapitre deuxième : FACTEURS ECOLOGIQUES
2.1. Définition
Les facteurs écologiques constituent les éléments d'un milieu qui ont
des impacts sur les cycles biologiques des populations animales et
végétales. D’où, c’est tout élément de l’écosystème qui peut avoir un
effet direct sur la vie, la croissance ou la reproduction d'une espèce.
Autrement dit c’est tout élément de l'environnement susceptible d’agir
directement sur les êtres vivants au moins durant une phase de leur
cycle (phase de croissance, de reproduction).
2.2. Types
Les facteurs écologiques se classent en deux catégories :
a) Les facteurs abiotiques (ou physico-chimiques)
Ce sont des facteurs non-vivants, c’est-à-dire des caractéristiques
du milieu de nature physique ou chimique qui influencent les êtres
vivants. Ils peuvent être classés de façon spatiale, c'est-à-dire en
tenant compte de la nature du milieu sur lequel ils s'exercent, en :
facteurs climatiques, facteurs édaphiques, facteurs
topographiques et facteurs hydrologiques. D’où nous pouvons
avoir différents éléments abiotiques tel que la température,
l'ensoleillement, l’humidité, le vent, les précipitations, le pH du
sol, la présence de minéraux dans le sol, l’aération du sol,
le relief, la salinité de l’eau, le pH de l’eau, …
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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Figure 6 : Illustration des facteurs abiotiques
Note : Les facteurs abiotiques ont tendance à influencer le cycle
biologique des individus d’une population. Un même facteur peut
faciliter la reproduction et la survie des individus d’une espèce, alors
qu’il peut nuire à la reproduction et à la survie d’une autre espèce.
L’impact des facteurs abiotiques est lié aux besoins spécifiques des
espèces.
b) Les facteurs biotiques :
Ils représentent l’influence des êtres vivants sur d’autres êtres vivants
d’un même milieu. Ils sont les plus souvent dépendants de la densité de
la population (nourriture disponible, pression de prédation, …). C’est
l’interactions des êtres vivants entre eux dans un biotope (milieu de vie)
donné. La présence d’un individu influence généralement le cycle
biologique des autres individus vivant dans le même milieu. Ces
interactions, appelées coactions, sont de deux types :
Homotypiques : lorsqu’elles se produisent entre individus de la
même espèce.
Hétérotypiques : lorsqu’elles ont lieu entre individus d’espèces
différentes. Il y a plusieurs facteurs biotiques, nous citons :
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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Figure 7 : Illustration des facteurs biotiques et ses relations
trophiques
Les êtres vivants exercent diverses influences sur le milieu où ils vivent.
Ces influences peuvent être de nature physicochimique. On peut citer
les influences mécaniques exercées par les racines des végétaux, par les
animaux fouisseurs, les influences climatiques liées au rejet de gaz, du
métabolisme de nombreux animaux ou de nombreux microorganismes
ou au rejet d'oxygène par les végétaux photosynthétiques (dioxyde de
carbone, méthane, et les influences diverses des êtres vivants modifiant
la composition chimique du milieu où ils vivent (urines, fèces, déchets
divers, toxines, etc.).
Bien sûr, on n'oubliera pas l'Homme à cause de ses déchets, ses
pollutions, ses rejets industriels, domestiques ou agricoles. En dehors
de cela, nous pouvons également énumérer d’autres éléments dont
la prédation, les maladies et le parasitisme, la compétition
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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(intraspécifique et interspécifique), la présence de nourriture, la
présence de partenaires pour la reproduction, la proximité de l’être
humain, la modification de l’environnement par un autre individu, etc.
Les gaz à effet de serre appartiennent aux facteurs biotiques mais sont
d'origine "non biotique", comme facteur limitant environnemental
lorsqu'ils sont en trop grande concentration quoique, à certains niveaux,
ils favorisent la vie.
Note : Lorsque ces facteurs nuisent aux cycles biologiques, on les
appelle facteurs limitants. D’où ces derniers sont des facteurs
abiotiques ou biotiques capables de freiner la croissance de la
population.
Figure 8 : Illustration d’une plante (être vivant) face aux différents
types de facteurs écologiques
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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Chapitre troisième : NOTION DE CHAINE
ALIMENTAIRE
3.1. Définition :
Une chaîne alimentaire est une suite dans laquelle on présente de quoi
se nourrit chacun des êtres vivants d'un écosystème. On peut aussi dire
qu'une chaîne alimentaire représente les relations trophiques entre
différents organismes vivants.
Autrement dit, la chaîne alimentaire, c'est l'ensemble des êtres vivants
qui se nourrissent les uns des autres. Elle établit des relations entre les
êtres vivants : elle indique « qui mange quoi ou qui mange qui ». Dans
un écosystème, un être vivant peut faire partie de plusieurs chaînes
alimentaires. L’ensemble des chaines alimentaires forme un réseau
trophique.
Exemple : Le nectar de la fleur est mangé par le papillon, le papillon
est mangé par la grenouille, la grenouille est mangée par le serpent, le
serpent est mangé par la chouette.
3.2. Différents maillons de la chaîne alimentaire
Figure 9 : Illustration de la succession des êtres vivants dans une
chaine alimentaire
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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C'est à partir de cette chaîne que l'équilibre de l'écosystème s'établit. La
chaîne alimentaire est constituée de cinq (5) maillons, dont :
Les végétaux ou les producteurs : représentent le premier
maillon de la chaîne alimentaire. Ce sont les végétaux
chlorophylliens. Ils utilisent l'énergie lumineuse pour transformer
la matière minérale (eau, ions minéraux, dioxyde de carbone) en
matière organique : c'est le processus de photosynthèse. Les
producteurs primaires sont autotrophes. Ils sont à la base de la
production de matière organique.
Les herbivores ou consommateurs primaires : sont des
animaux, mais pas nécessairement des mammifères, qui se
nourrissent de végétaux. Les consommateurs se nourrissent de
matière organique. Ils dépendent donc entièrement des
producteurs. Soit directement dans le cas des phytophages
(consommateurs primaires), soit indirectement dans le cas des
zoophages (consommateurs secondaires ou d'ordre supérieur).
Les consommateurs sont hétérotrophes. Les herbivores
représentent le deuxième maillon de la chaîne alimentaire.
Les carnivores ou consommateurs secondaires : sont des
animaux, souvent des mammifères, qui se nourrissent des
herbivores. Le mot carnivore signifie « qui mange de la chair, de
la viande ». À titre d'exemple, le lynx du Canada qui se nourrit
principalement du lièvre d'Amérique. On les appelle aussi les
prédateurs parce qu'ils chassent ce qu'ils mangent. L'herbivore qui
est chassé devient la proie.
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Les carnivores ou consommateurs tertiaires : sont des
prédateurs qui se nourrissent généralement des carnivores
primaires et à l'occasion des herbivores. Par exemple, le loup peut
se nourrir du lynx du Canada, mais aussi du lièvre d'Amérique.
Les carnivores secondaires ont très peu de prédateurs, sauf l'être
humain à l'occasion. Ils forment le quatrième maillon de la chaîne
alimentaire.
Les décomposeurs représentent le dernier maillon de la chaîne
alimentaire. Ils utilisent la matière organique morte (provenant
des producteurs et des consommateurs morts), dont ils assurent la
transformation en matière minérale. Il s'agit de la minéralisation.
On peut distinguer d'une part les détritivores (vautours, bousiers,
vers de terre) qui consomment des cadavres et des excréments,
d'autre part les transformateurs (bactéries, moisissures,
champignons) qui terminent la décomposition de la matière
organique jusqu'à sa minéralisation. Ceci permet le recyclage de
la matière. Ainsi, la chaîne alimentaire poursuit son cycle sans fin.
D’où la place d'un être vivant dans une chaîne trophique représente
son niveau trophique. Il en existe trois :
Le niveau des producteurs, ou producteurs primaires
Le niveau des consommateurs (consommateur 1, consommateur
2, consommateur 3, etc.)
Le niveau des décomposeurs
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3.3. Types de relations entre les êtres vivants dans une chaîne
alimentaire
Les interactions entre les êtres vivants peuvent être de deux types
(négatives ou positives).
Il existe une multitude de relations entre les différentes espèces d'un
écosystème, de l'union à l'antagonisme. Les principales interactions
sont la compétition, la prédation, le mutualisme, le commensalisme, la
symbiose et le parasitisme.
a) Compétition : est une relation entre des espèces qui ont besoin des
mêmes ressources (nourriture, eau, territoire, etc.). L'une des
espèces, généralement celle qui est la plus adaptée, tirera profit des
ressources disponibles dans le milieu. C’une relation entre des
espèces qui ont besoin des mêmes ressources (nourriture, eau,
territoire, etc.). L'une des espèces, généralement celle qui est la plus
adaptée, tirera profit des ressources disponibles dans le milieu. La
compétition entre deux espèces différentes est dite interspécifique.
Toutefois, la compétition peut également avoir lieu entre deux
individus de la même espèce. On dira alors que la compétition
est intraspécifique. Par exemple, lorsque les deux mâles veulent se
reproduire avec la même femelle, ils vont souvent se combattre et le
vainqueur aura accès à la reproduction.
b) La prédation : C’est une interaction de type antagoniste qui entraine
à court terme la disparition de l’un des deux individus, seul le
prédateur en tire bénéfice.
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On distingue :
Les espèces polyphages : se nourrissant de nombreuses
espèces animales ou végétales (ex : le renard)
Les espèces monophages : qui vivent aux dépens d'un seul
animal ou d'une seule plante.
Figure 10 : Illustration d’un prédateur (oiseau) avec une proie (poisson)
c) Le parasitisme : C’est l'exploitation du vivant par un autre vivant, le
parasite tire profit au dépens de son hôte. C’est une relation où une
espèce (le parasite) profite d'une autre espèce (l'hôte) en lui étant
nuisible. Selon la localisation du parasite on distingue :
Ectoparasites : sont fixés à l’extérieur de leur hôte. Dans la
plupart des cas, il s’agit d’hématophages (se nourrissant du
sang de leurs victimes).
Endoparasites : sont fixés à l’extérieur de leur hôte. Dans la
plupart des cas, il s’agit d’hématophages (se nourrissant du
sang de leurs victimes).
Figure 11 : La chenille qui se nourrit des feuilles d'un arbre l'affaiblit
et peut donc être considérée comme un parasite.
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d) Le mutualisme : c’est une relation de coopération, où deux espèces
tirent un avantage qui peut être lié à la protection, au déplacement ou
à l'alimentation. Par contre, cette relation n'est pas essentielle à la
survie des deux espèces, d’où c’est un phénomène d'association
bénéfique mais non obligatoire entre deux espèces vivantes. Le
mutualisme n'a pas seulement lieu entre deux espèces animales ; la
pollinisation des plantes par les abeilles est un autre exemple de
mutualisme : le nectar est une source de nourriture supplémentaire
offerte par les plantes en "échange" des services de pollinisateur des
abeilles.
Figure 12 : Une abeille se nourrissant du nectar de la fleur sans
l’endommager
e) Le commensalisme : c’est une interaction biologique à bénéfice non
réciproque où l’un des partenaires n’a aucune influence sur l’autre.
C’est une relation entre deux espèces, mais pour laquelle une seule
d’entre elles (le commensal) retire des bénéfices. L’autre espèce
(l’hôte) ne subit toutefois aucun dommage et n'en retire aucun
avantage.
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Dans le cas de ce type de relation, il est important de se souvenir que
la présence ou l'absence du commensal ne change absolument rien à
la vie de l'hôte.
Figure 13 : Les oiseaux qui copinent avec les bœufs
f) Le neutralisme : c’est lorsque les deux espèces sont indépendantes
: elles cohabitent sans avoir aucune influence l’une sur l’autre.
g) La symbiose : c’est un phénomène d'association obligatoire pour les
organismes avec un bénéfice réciproque. Ainsi, c’est une relation où
la survie de deux espèces dépend de leur association. C’est la forme
la plus évoluée des associations entre espèces. C’est l’exemple des
lichens, une association entre une algue chlorophyllienne
(autotrophe) et son champignon (hétérotrophe)
Figure 14 : Les lichens (champignons + algues) sur les arbres
h) L’amensalisme : c’est une interaction biologique interspécifique
(entre deux espèces différentes) dans laquelle une espèce inhibe le
développement de l’autre. Il est observé le plus souvent chez les
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végétaux. L’individu a un effet négatif par son comportement ou son
métabolisme sur un autre sans en retirer le moindre avantage.
Ex : Un dernier exemple courant est celui des animaux (les bovins
par exemple) qui piétinent les herbes sans les utiliser pour quoi que
ce soit, les tuant dans de nombreux cas.
Figure 15 : Piétinement des herbes par les bovins
i) La coopération : c’est l’association non obligatoire, collaboration
entre deux espèces permettant un bénéfice réciproque.
Ex : Le mycorhize est une coopération végétale
Figure 16 : Illustration d’un mycorhize végétal
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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Chapitre quatrième : ECOSYSTEME
4.1. Composition d’un écosystème
Une communauté vivante associée à son milieu de vie
UN BIOTOPE UNE BIOCENOSE UN ECOSYSTEME
Une aire géographique de Un peuplement qui se - Une machinerie vivante
surface ou de volume variable constitue dans des conditions - Une unité fonctionnel de base
soumise à des conditions dont écologiques données et se de la biosphère.
les dominant sont homogènes et maintient en équilibre
les ressources suffisantes pour dynamique.
assurer le maintien de vie.
Ecosystème = biocènose + biotope
D’où, tout écosystème est constitué :
D’un biotope (milieu de vie) : caractérisé par des conditions
physico-chimiques (température, luminosité, humidité, …)
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D’une biocénose (ensemble d’êtres vivants) : caractérisé par la
diversité des espèces vivant dans un milieu.
4.3. Principaux types d’écosystème en fonction du milieu
a) Les écosystèmes terrestres (désert, savane, jungle, forêt, prairie,
zone de culture,…)
Les forêts : ce sont des écosystèmes caractérisés par une
densité élevée de plantes ligneuses (arbres), qui abritent une
grande variété d’espèces animales et végétales. Il existe
différents types de forêts, tels que les forêts tropicales, les
forêts tempérées et les forêts boréales.
Figure 17 : Illustration d’une forêt
Les prairies : ce sont des écosystèmes caractérisés par une
végétation herbacée (herbes et graminées) qui couvre de
vastes étendues de terre. Elles sont souvent associées à des
régions semi-arides ou tempérées.
Figure 18 : Illustration d’une prairie
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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Les déserts : ce sont des écosystèmes caractérisés par des
conditions arides, avec des précipitations annuelles très
faibles. Les déserts sont souvent constitués de sable ou de
roches et sont habités par des espèces adaptées à des
conditions difficiles.
Figure 19 : Illustration d’un désert
Les toundras : ce sont des écosystèmes caractérisés par des
températures froides, de faibles précipitations et une
végétation basse et résistante.
Figure 20 : Illustration d’une toundra
La savane : C’est une prairie de zone chaude connaissant des
hivers doux et des été chauds et secs. La végétation est
composée d'herbes, d'arbustes et éventuellement de cactus. On
trouve des savanes en Afrique, Amérique du sud et en Inde.
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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Figure 21 : Illustration d’une savane
b) Les écosystèmes aquatiques (océan, mers, récifs, eaux côtières,
estuaires, étang, lac, rivière, cours d’eau) : on parle des
écosystèmes lotiques (dans lesquels l'eau ne circule que dans un
sens) et les écosystèmes lentiques (avec des eaux totalement ou
partiellement stagnantes).
Les rivières : ce sont des écosystèmes caractérisés par un
courant d’eau douce qui transporte des nutriments et des
minéraux, créant un habitat pour une grande variété
d’espèces aquatiques.
Figure 22 : La chute de Lofoï au Katanga
Les lacs : ce sont des écosystèmes d’eau douce stagnante,
qui peuvent contenir une grande variété d’espèces de
poissons, d’amphibiens et de plantes aquatiques.
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Figure 23 : Une pirogue sur le lac Kivu
Les zones humides : ce sont des écosystèmes qui se trouvent
à l’interface entre les écosystèmes terrestres et les
écosystèmes aquatiques. Elles abritent une grande variété
d’espèces animales et végétales et fournissent des services
écosystémiques importants, tels que la filtration de l’eau et
la protection contre les inondations.
Figure 24 : Illustration des zones humides
Les récifs coralliens : les récifs coralliens sont des
écosystèmes marins caractérisés par la présence de coraux,
qui abritent une grande variété d’espèces animales et
végétales marines.
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Figure 25 : Illustration des recifs corralliens dans un océan
Les estuaires : les estuaires sont des écosystèmes où l’eau
douce et l’eau salée se mélangent. Ils abritent une grande
variété d’espèces de poissons et d’oiseaux et sont importants
pour la reproduction de nombreuses espèces marines.
Les océans : les océans sont les plus grands écosystèmes de
la planète et abritent une grande variété d’espèces marines,
des plus petits organismes planctoniques aux plus grands
mammifères marins.
c) Écosystèmes mixtes (eau-terre) et aéroterrestres (air-terre) : les
zones humides, les mangroves, les marais, les cotes,..
Mangrove : ensemble de végétation se développant dans
la zone entre marées et régions littorales. Cette végétation
est composée principalement de palétuviers : des
arbres et arbustes capables de s’adapter à une vie en
eau saumâtre (mélange d’eau douce et d’eau de mer),
peu profonde.
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Figure 26 : Illustration de la mangrove
d) Écosystèmes artificiels ou non naturels ou encore anthropique
(créés par l’homme) : nous distinguons écosystèmes urbains,
écosystèmes agricoles, écosystèmes de barrages ou de
réservoirs.
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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Chapitre cinquième : EQUILIBRE ECOLOGIQUE
5.1. Définition
C’est l'équilibre naturel qui se réalise entre les êtres vivants et leur milieu,
en particulier au sein d'une chaîne alimentaire.
5.2. Les facteurs responsables de l'équilibre écologique
Un écosystème évolue, en l'absence de perturbation d'origine naturelle
ou humaine, vers un état d'équilibre appelé climax. Cependant, la
plupart des écosystèmes terrestres ou aquatiques sont perturbés par les
activités humaines. On parle de perturbation d'origine anthropique.
De manière simplifiée et pratique, les principaux facteurs sont
regroupés en deux, dont :
Les facteurs biotiques, liés aux composantes biologiques,
interactions du vivant sur le vivant, relations intraspécifiques (au
sein de la même espèce) et relations interspécifiques (entre deux
espèces différentes ou plus). Ce facteur résulte des différentes
interactions entre l'ensemble des êtres vivants du milieu (biocénose)
et le biotope.
Les facteurs abiotiques, liés aux conditions physico-chimiques du
milieu (biotope). C'est le cas de la température, la lumière, l'humidité
....
5.3. Facteurs responsables de la destruction d’un écosystème
Les facteurs directs de changement ou de destruction les plus
importants comprennent entre autres :
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
| 41
La transformation des habitats,
Le changement climatique,
Les espèces envahissantes,
La surexploitation et
La pollution
La pêche à grande échelle,
L’utilisation d'eau douce et
L'agriculture
A l'heure actuelle, dans la plupart des écosystèmes, la majorité des
facteurs directs de dégradation des écosystèmes et de
la biodiversité restent constants ou augmentent en intensité
Les écosystèmes souffrent surtout de la pêche à grande échelle, de
l'utilisation d'eau douce et de l'agriculture.
Les écosystèmes dépendent de cycles naturels fondamentaux tels que la
circulation continue de l'eau, du carbone et d'autres éléments nutritifs.
L'Homme, en augmentant sa consommation d'eau douce, ses émissions
de dioxyde de carbone et son usage d'engrais, a modifié ces cycles,
particulièrement au cours des 50 dernières années.
Quand l'Homme modifie un écosystème en vue d'en retirer quelque
chose, il le fait souvent au détriment d'autres composantes de
l'écosystème.
Par exemple, l'augmentation de la production alimentaire a tendance à
provoquer une diminution de la biodiversité. Par contre, le maintien ou
l'amélioration de certaines composantes d'un écosystème, comme par
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
| 42
exemple la création d'un parc en ville, peut également conduire à
des synergies positives qui améliorent toute une série de services.
5.4. Conséquences de la destruction d’un écosystème
Par ses actions, l'homme a considérablement transformé presque tous
les écosystèmes sur Terre. Les changements ont été particulièrement
rapides au cours des 50 dernières années et, à l'heure actuelle, les plus
rapides de ces changements ont lieu dans les pays en voie de
développement.
Le bien-être humain dépend fortement des écosystèmes et des bienfaits
qu'ils fournissent, tels que les aliments et l'eau potable. Or, au cours des
50 dernières années, l'Homme a eu un impact considérable sur son
environnement.
Afin de mieux comprendre les conséquences des modifications
actuelles des écosystèmes et d'évaluer des scénarios pour le futur, le
secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a lancé une étude scientifique
exhaustive, « l'Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire ».
Quelles actions pourrait-on prendre pour limiter les conséquences
néfastes de la dégradation des écosystèmes ? Une question pertinente
qui doit faire l’objet de méditation pour tout un chacun.
D’où, parmi les conséquences de la dégradation des écosystèmes, nous
pouvons retenir :
La perturbation de la croissance,
Les maladies respiratoires et cardio-vasculaires,
La propagations ou l’émergence des certaines maladies dans
le milieu environnant.
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La baisse de la qualité de vie,
La disparition des certaines espèces
Les stress,
La propagation des allergies, …
La disparition de forêts et d’autres végétations implique en même temps
la disparition d’espèces qui pourraient être à l’avenir des ressources
extrêmement importantes, non seulement pour l’alimentation, mais
aussi pour la guérison de maladies et pour de multiples services.
Mais il ne suffit pas de penser aux différentes espèces seulement comme
à d’éventuelles ‘‘ressources’’ exploitables, en oubliant qu’elles ont une
valeur en elles-mêmes. Chaque année, disparaissent des milliers
d’espèces végétales et animales que nous ne pourrons plus connaître,
que nos enfants ne pourront pas voir, perdues pour toujours.
Probablement, cela nous inquiète d’avoir connaissance de l’extinction
d’un mammifère ou d’un oiseau, à cause de leur visibilité plus grande.
Mais, pour le bon fonctionnement des écosystèmes, les champignons,
les algues, les vers, les insectes, les reptiles et l’innombrable variété de
micro-organismes sont aussi nécessaires. Certaines espèces peu
nombreuses, qui sont d’habitude imperceptibles, jouent un rôle
fondamental pour établir l’équilibre d’un lieu. Certes, l’être hu- main
doit intervenir quand un géo-système entre dans un état critique ; mais
aujourd’hui le niveau d’intervention humaine, dans une réalité si
complexe comme la nature, est tel que les constants désastres provoqués
par l’être humain appellent une nouvelle intervention de sa part, si bien
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
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que l’activité humaine devient omniprésente, avec tous les risques que
cela implique. Il se crée en général un cercle vicieux où l’intervention
de l’être humain pour résoudre une difficulté, bien des fois, aggrave
encore plus la situation. Par exemple, beaucoup d’oiseaux et d’insectes
qui disparaissent à cause des agrotoxiques créés par la technologie, sont
utiles à cette même agriculture et leur disparition devra être substituée
par une autre intervention technologique qui produira probablement
d’autres effets nocifs. (Saint P. François)
5.5. Pourquoi préserver les écosystèmes ?
Pourtant, l’être humain dépend des écosystèmes naturels au même titre
que tous les autres êtres vivants. Par exemple, l’agriculture qui fournit
notre nourriture dépend des caractéristiques de l’écosystème. Les
céréales ou les légumes ne poussent que dans certaines conditions de
température et d’humidité, sous certains climats, et à condition que
certains processus naturels aient lieu, comme la pollinisation. Si on
modifie trop profondément ces caractéristiques, il y a un risque que l’on
ne puisse plus produire ce que nous produisons aujourd’hui, ou plus de
la même façon. C’est ce qui se passe actuellement : à force d’exploiter
les sols pour l’agriculture, nous avons réduit la qualité organique de ces
derniers et ils sont moins propices aujourd’hui pour produire certains
aliments. De ce fait, la productivité des céréales baisse depuis plusieurs
années.
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Un autre exemple connu est celui des abeilles : elles sont un maillon
essentiel de certains écosystèmes, et leur disparition (à cause de
l’utilisation de pesticides et de l’urbanisation) pose déjà des problèmes.
--- Toujours étudier pour la vie et non pour les points ---
| 46
BIBLIOGRAPHIE
1) Neil A Campbell, 2012, Biologie campbell, 4ème Edition
2) Cours d’écologie générale, SASSOUI 2016
3) Notions d’écologie et biogéographie, pdf, inédit
4) Structure et Fonctionnement des écosystèmes terrestre et aquatique,
pdf, inédit
5) Lettre encyclique sur « Laudato si » du Saint Père François sur la
sauvegarde de la maison commune
6) Dr Fellah F., 2011, Biologie des populations et des organismes
7) Paul D. 2008, les réseaux trophiques, qui mange quoi
8) www.ufarevue.ch/fre/production-vegetale/des-complements-a-la-
fertilisation-classique
9) https://www.google.com/search?q=La+biosphère
10) www.officedelamer.com
11) www.google.com/search?q=biotope&tbm=isch&ved
12) www.google.com/search?q=▪%09Les+récifs+coralliens
13) www.greenfacts.org/fr/ecosystemes/index.
14) http://www.monanneeaucollege.com/chaine_alimentaire.htm
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Table des matières
INTRODUCTION GENERALE POUR LES DAS .............................. 2
INTRODUCTION ................................................................................. 7
Chapitre premier : GENERALITE SUR L’ECOLOGIE .................... 10
1.1. Définition de concepts .............................................................. 10
1.2. Niveaux supérieurs d’organisation des êtres vivants ................ 18
Chapitre deuxième : FACTEURS ECOLOGIQUES .......................... 21
2.1. Définition ................................................................................... 21
2.2. Types .......................................................................................... 21
a) Les facteurs abiotiques (ou physico-chimiques) ...................... 21
b) Les facteurs biotiques : ............................................................. 22
Chapitre troisième : NOTION DE CHAINE ALIMENTAIRE .......... 25
3.1. Définition : ................................................................................. 25
3.2. Différents maillons de la chaîne alimentaire ............................. 25
3.3. Types de relations entre les êtres vivants dans une chaîne
alimentaire ......................................................................................... 28
Chapitre quatrième : ECOSYSTEME ................................................. 33
4.1. Composition d’un écosystème ................................................... 33
4.3. Principaux types d’écosystème en fonction du milieu .............. 34
Chapitre cinquième : EQUILIBRE ECOLOGIQUE .......................... 40
5.1. Définition ................................................................................... 40
5.2. Les facteurs responsables de l'équilibre écologique .................. 40
5.3. Facteurs responsables de la destruction d’un écosystème ......... 40
5.4. Conséquences de la destruction d’un écosystème ..................... 42
5.5. Pourquoi préserver les écosystèmes ? ....................................... 44
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................... 46
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