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Cacsup Math

Le document présente un cours de géométrie structuré en chapitres, abordant les triangles, quadrilatères, angles, cercles, vecteurs, théorèmes de Thales et Pythagore, trigonométrie, repérage dans le plan, équations cartésiennes de droites, transformations géométriques, cônes et pyramides. Chaque chapitre contient des définitions, des constructions, des propriétés, des activités et des exercices pour illustrer les concepts. L'ensemble vise à fournir une compréhension approfondie des principes géométriques fondamentaux.

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Aime jean Claude Kodia
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1

SOMMAIRE
CHAPITRE 1 TRIANGLES ET DROITES REMARQUABLES
A/ LES TRIANGLES
1– Définition
2– Construction d’un triangle
2.1– Connaissant les longueurs des trois côtés (règles graduée et compas)
2.2– Connaissant les longueurs de deux cotés et la mesure d’un angle (règle graduée et
rapporteur)
2.3– Connaissant la longueur d’un côté et la mesure des angles adjacents à ce côté (règle
graduée et rapporteur).
3– Valeur des mesures des angles d’un triangle
B/ DIFFERENTES SORTES DE TRIANGLES
1- Triangle quelconque
2- Triangle isocèle
3- Triangle équilatéral
4- Triangle rectangle
5- Triangle rectangle isocèle
C/ DROITES REMARQUABLES DANS UN TRIANGLE
1- Médiane
2- Hauteur
3- Médiatrice
4- Bissectrice
D/ AUTRES PROPRIETES
1– Cas du triangle isocèle
2– Cas du triangle équilatéral
3– Cas du triangle rectangle

CHAPITRE 2 LES QUADRILATERES


1– Définition
2– Les quadrilatères particuliers
2.1– le parallélogramme
2.2– Le rectangle
2.3- Le losange
2.4– Le carré
2.5– Le trapèze

CHAPITRE 3 LES ANGLES


1– Activité
2– Définition
3– Construction d’un angle connaissant sa mesure
4– La bissectrice d’un angle
5- Comparaison des angles
5.1) Angles complémentaires
5.2) Angles supplémentaires
5.3) Les angles dans la configuration des droites parallèles
a) Les angles opposés par le sommet
b) Les angles correspondants
c) Les angles alternes – internes

2
CHAPITRE 4 LE CERCLE
1– Définition
2– Éléments caractéristiques
3– Construction
4– Corde d’un cercle
5– Diamètre d’un cercle
6– Positions relatives d’une droite et d’un cercle
7– Angles liés au cercle
7.1) Angle au centre du cercle
7.2) Angle inscrit au cercle
8– Propriétés fondamentales

CHAPITRE 5 LES VECTEURS DU PLAN


1– Activité
2– Définition
3– Caractéristiques d’un vecteur :
4– Vecteurs particuliers
4.1) Vecteur nul
4.2 Vecteur opposés : Deux vecteurs sont opposés, lorsqu’ils ont :
4. 3) Vecteurs égaux
5– Somme des vecteurs : Relation de Chasles
6– Construction de la somme de deux vecteurs de même origine
6.1) Produit d’un vecteur par un scalaire (k  IR*)
6.2) Condition d’alignement de trois points
6.3) Propriétés
6.4) Milieu d’un segment
6.5) Condition du parallélogramme

CHAPITRE 6 THEOREME DE THALES


I – Enoncé du théorème de THALES
1- Activité
2- Enoncé du théorème
II- Réciproque du théorème de THALES
1- Activité
2- Enoncé de la réciproque du théorème
III- Figures clés à utilisation du théorème de THALES
IV- Utilisation du théorème de THALES
1- Calcul des longueurs
2- Proportion
a) Activité
b) Je retiens
c) Programme de construction de la 4ème proportionnelle
3- Partage d’un segment dans un rapport donné
4- Parallélisme des droites

CHAPITRE 7 THEOREME DE PYTHAGORE


I – Enoncé du théorème de PYTHAGORE
1- Activité
2- Enoncé du théorème de PYTHAGORE

3
II- Réciproque du théorème de PYTHAGORE
1- Activité
2- Je retiens (Enoncé de la réciproque)
III- Utilisation du théorème de PYTHAGORE
1- Calculs des longueurs
2- La perpendicularité des droites
3- Calcul de la hauteur d’un triangle équilatéral
4- Calcul de diagonale d’un carré
5- Calcul de la diagonale d’un rectangle
IV- Relations métriques dans un triangle rectangle

CHAPITRE 8 TRIGONOMETRIE
I– Définition
II- Cosinus, sinus et tangente d’un angle aigu dans un triangle rectangle
III– Cercle trigonométrique
1– Définition
2– Relation fondamentale de la trigonométrie
IV– Tableau trigonométrique des angles usuels

CHAPITRE 9 REPERAGE DANS LE PLAN


1- Notion de repère Orthonormé (o,⃗ )
2- Coordonnées d’un point dans le repère
3- Composantes scolaires d’un vecteur
4- Coordonnées du milieu d’un segment
5- Coordonnées d’un point symétrique à un autre point
6- Egalité de deux vecteurs
7- Vecteurs colinéaires ou linéairement dépendants
8- Produit scalaire de deux vecteurs
9- Vecteurs orthogonaux
10- Carré scalaire d’un vecteur
11- Norme d’un vecteur
12- Distance de deux points du plan

CHAPITRE 10 EQUATIONS CARTESIENNES DE DROITES


1- Forme cartésienne de l’équation d’une droite
2- Forme réduite et coefficient directeur
3- Equation d’une droite passant par un point et de vecteur directeur donné
4- Equation d’une droite passant par deux points
5- Appartenance d’un point à une droite
6– Equation d’une droite passant par un point et de vecteur directeur donné
7- Représentation graphique d’une droite dans un repère orthonormé (o,⃗ ⃗⃗ ,
8- Positions relatives de deux droites à partir des équations cartésiennes
8.1) Droites parallèles
8.2) Droites parallèles à partir des équations réduites
8.3) Droites perpendiculaires à partir des équations cartésiennes
8.4) Droites perpendiculaires à partir de leur équation réduite
9- Coordonnées du point d’intersection de deux droites

4
CHAPITRE 11 TRANSFORMATIONS GEOMETRIQUES DU PLAN
I- Expression analytique d’une translation
1- Activité
2- Règle
3- Construction des images par une translation
II- Expression analytique d’une homothétie
1- Activité
2- Règle
3- Construction des images
3.1. Agrandissement (k  1)
3.2. Réduction (k  1)
III- Expression analytique d’une symétrie centrale
1- Activité
2- Règle
3- Construction des images
3.1- Par la symétrie orthogonale
3.2- Par la composée de deux symétries orthogonales
IV- La rotation
1- Activité
2- Définition
3) Construction des images
4- Propriétés
5- Expression analytique
V- La similitude
1- Définition
a) Activité
b) Définition
c) Propriétés
2- Construction de l’image d’une figure par une similitude
a) Activité
b) Construction

CHAPITRE 12 CÔNE DE REVOLUTION


A- Description
1- Définition
2- Propriétés
B- Construction du cône de révolution en perspective cavalière
1- Activité
2- Plan de construction
C- Section d’un cône de révolution par un plan parallèle

CHAPITRE 13 PYRAMIDE REGULIERE


A- Description
B- Construction d’une pyramide régulière en perspective cavalière
C- Représentation en perspective cavalière d’une pyramide non régulière

5
CHAPITRE 1 TRIANGLES ET DROITES REMARQUABLES

A/ Les triangles
1– Définition
a– Activité
 Place trois points A, B et C distincts et non alignés dans le plan.
 Identifie la figure obtenue. A

Solution
Je construis la figure B C

La figure obtenue est un triangle.


Je retiens :
E
Un triangle est un polygone qui a : trois côtés,
trois sommets et trois angles.
 E, F et G sont les trois (3) sommets
 EF, EG et FG sont les trois côtés F
 ̂ , ̂ et ̂ sont les trois angles G

2– Construction d’un triangle


2.1– Connaissant les longueurs des trois côtés (règles graduée et
compas)
a– Activité
MNP est un triangle tels que MN = 6 cm ; MP = 5 cm et NP = 4 cm.
Construis ce triangle.
Solution P

Je construis le triangle MNP


5 cm 4 cm

M N
6 cm
6
b– Règle : Pour construire un triangle connaissant les longueurs de
ses côtés :
 On trace avec la règle graduée l’un des côtés, (ici MN, le côté le
plus long) ;
 On trace un arc de cercle de centre M et de rayon 5cm ;
 On trace un arc de cercle de centre N et de rayon 4cm ;
 L’intersection des deux arcs de cercle est le point P.
Exercice
En utilisant la règle graduée et le compas, construis le triangle ABC
tels que AB = 5cm ; AC = 4cm et BC = 3cm.
2.2– Connaissant les longueurs de deux cotés et la mesure d’un
angle (règle graduée et rapporteur)
a–Activité
Construis le triangle ABC sachant que AB = 5cm, AC = 4cm et
mes ̂ = 60°.
Solution
Je construis le triangle ABC
C

4 cm

60°
A B
5 cm
b– Règle
Pour construire un triangle connaissant les longueurs de deux côtés et
la mesure d’un angle :
 On trace avec la règle graduée l’un des côtés donnés : AB
 On construit l’angle de mesure donnée à l’aide du rapporteur

7
 Sur le deuxième côté de l’angle, on place le troisième sommet de
ce triangle, en tenant compte de la mesure donnée.
Exercice
En utilisant la règle et le rapporteur, construis le triangle IJF tel que
IJ = 8cm, IK = 5cm et mes î = 50°.
2.3– Connaissant la longueur d’un côté et la mesure des angles
adjacents à ce côté (règle graduée et rapporteur).
a– Activité Construis le triangle MNP tel que MN = 5 cm ;
P
mes ̂ = 45° et mes ̂ = 70°.
Solution
Je construis le triangle MNP
45° 70°
b– Règle M N
5 cm
Pour construire un triangle connaissant la longueur d’un côté et les
mesures de deux angles ;
 On trace le côté donné avec la règle graduée ;
 On construit les deux angles adjacents à ce côté commun ;
 L’intersection des deux autres côtés des angles est le troisième
sommet du triangle.
Exercice

CAB est un triangle. On donne en cm : CA = 6cm ; mes ̂ = 60° et


mes ̂ = 30°. Construis ce triangle.
3– Valeur des mesures des angles d’un triangle
a– Activité

ABC est un triangle tel que mes ̂ = mes ̂ = 45° et AB = 5cm.

8
 Construis ce triangle ;
 Mesure et donne la valeur de l’angle ACB C

 Calcule mes ̂ + mes ̂ + mes ̂


Solution
5 cm
Je construis le triangle ABC
45° 45°
A B
Je mesure l’angle ̂ 5 cm

ABC est rectangle et isocèle et mes ̂ = 90°

Je calcule mes ̂ + meŝ + mes ̂ = 45° +45° + 90° = 180°

mes ̂ + mes ̂ + mes ̂ = 180°


b– Je retiens
Dans un triangle, la somme des mesures des angles vaut 180°.

Si ABC est un triangle alors mes ̂ + mes ̂ + mes ̂ = 180°


Remarque :
R1 : Si ABC est un triangle isocèle de sommet principal A alors :

mes ̂ = 180° – 2mes ̂ , car mes ̂ = mes ̂


̂
et mes ̂ = mes ̂ =

R2 : Pour un triangle équilatéral MNP, mes ̂ = meŝ = mes ̂ = .


Chaque angle mesure 60°.
Exercices

1/ ABC est un triangle tel que mes ̂ = 50° ; mes ̂ = 60° et AB = 5cm.

a) Détermine mes ̂
b) Construis ce triangle

2/ MNP est un triangle tel que MN = MP = 5cm et mes ̂ =72°.

9
a) Construis ce triangle
b) Identifie le triangle MNP
c) Détermine mes ̂ et mes ̂
3/ ABC est un triangle isocèle en A tel que BC = 5 cm et mes ̂ = 50°

a) Détermine mes ̂ et mes ̂


b) Construis ce triangle
B/ Différentes sortes de triangles
On distingue : le triangle quelconque, le triangle isocèle, le triangle
équilatéral, le triangle rectangle et le triangle rectangle isocèle.
1- Triangle quelconque
a) Activité 1
ABC est un triangle tel que AB= 4cm ; AV= 3cm et BC = 4, 5cm.
a) Construis ce triangle.
b) Identifie ce triangle. A

Solution
4 cm 3 cm

B C
4,5 cm

b) Définition
Un triangle quelconque est un triangle qui a ses côtés et ses angles de
mesures différentes.
c) Propriétés
Un triangle quelconque est un triangle qui a ses côtés et ses angles de
mesures différentes.

10
2- Triangle isocèle
a) Activité 2

IJK est un triangle tel que IJ = 4 cm, et meŝ = meŝ = 50°


a) Construis ce triangle K
Sommet principal
b) Donne la nature de ce triangle.
Solution 5 cm

IJK est un triangle isocèle 50° 50°


I J
b) Définition 4 cm

Un triangle isocèle est un triangle qui a :


 Deux côtés de même longueur ;
 Deux angles de même mesure.
3- Triangle équilatéral
a) Activité 3
MNP est un triangle tel que MN = MP = NP = 4 cm. C

a) Construis ce triangle
60°
b) Identifie ce triangle.
Solution
5 cm
MNP est un triangle équilatéral.
60° 60°
b) Définition A B

Un triangle équilatéral est un triangle qui a :


 Trois côtés de même longueur
 Trois angles de même mesure 60° chacun.

11
4- Triangle rectangle
a) Activité 4

SAC est un triangle tel que SA = 4 cm ; SC = 3 cm et mes ̂ = 90°


a) Construis ce triangle
b) Identifie ce triangle
Solution
SAC est un triangle rectangle en S.

Hypoténuse
3 cm

90°
S A
4 cm
b) Définition
 Un triangle rectangle est un triangle qui a deux côtés ayant des
supports perpendiculaires.
 Le côté le plus long est appelé hypoténuse.
5- Triangle rectangle isocèle
a) Activité 5

BKS est un triangle tel que BK = KS = 4cm et la mes ̂ = 90°


B
a) Construis ce triangle ;
b) Identifie le triangle BKS.
Solution
4 cm
Le triangle BKS est rectangle isocèle.

K S
4 cm

12
b) Définition
Un triangle rectangle isocèle est un triangle qui a :
 Deux cotés de même longueur ;
 Un angle droit (90°).
C/ Droites remarquables dans un triangle
On distingue : la médiane, la hauteur, la médiatrice et la bissectrice.
1- Médiane
a) Activité 1
ABC est un triangle tel que BC = 6cm ; AB = 5cm et AC = 4cm.
a) Construis ce triangle ;
b) Place les points I, J et K milieux respectifs des cotés AB, AC, et
BC.
c) Trace les médianes (AK) ; (BJ) et (CI).
A
Solution

I J

B C
K
b) Définition
Dans un triangle, la médiane est une droite issue d’un sommet et
passante par le milieu du côté opposé.
c) Propriété
Les trois médianes d’un triangle sont concourantes en un seul point
appelé centre de gravité du triangle.

13
2- Hauteur
a) Activité 2
MNP est un triangle quelconque. Construis les trois hauteurs du
triangle MNP.
M

Solution
H2

H3

N P
b) Définition H1

Dans un triangle, la hauteur est une droite issue d’un sommet et


perpendiculaire au support du côté opposé.
c) Propriété
Les trois hauteurs d’un triangle se rencontrent en un seul point appelé
orthocentre.
3- Médiatrice
a) Activité 3
CAB est un triangle quelconque. Construis les médiatrices des
segments [CA], [CB] et [AB]. Solution
C

A B

14
b) Définition
La médiatrice d’un segment est une droite perpendiculaire à ce
segment en son milieu.
c) Propriété
Dans un triangle, les trois médiatrices sont sécantes en un seul point
appelé centre du cercle circonscrit au triangle.
4- Bissectrice
a) Activité 4
BAC est un triangle quelconque.

a) Construis les bissectrices des angles ̂ ; ̂ et ̂


b) Trace le cercle inscrit dans ce triangle
B
Solution

A C

b) Définition
La bissectrice d’un angle est une droite qui partage cet angle en deux
angles de même mesure.
c) Propriété
Les bissectrices d’un triangle sont concourantes en un point unique
appelé centre de cercle inscrit dans le triangle.

15
D/ Autres propriétés
1– Cas du triangle isocèle
a) Activité
BAS est un triangle isocèle en A tel que BA = AS = 4cm et BS = 5cm
 Construis ce triangle
 Trace la hauteur (AH) issues du sommet principal A.
A
Solution

B S
H
(AH) est perpendiculaire à (BS)
H est milieu de [BS]

mes ̂ = mes ̂
b) Propriété
Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal est la
médiane, médiatrice et bissectrice.
2– Cas du triangle équilatéral
a) Activité
BAC est un triangle équilatéral de côté 5 cm.
a) Construis ce triangle
b) Trace les cercles inscrit et circonscrit à ce triangle.

16
B
Solution

A C

b) Propriété
Dans un triangle équilatéral, les hauteurs, les médianes, les
médiatrices et les bissectrices sont toutes confondues et se rencontrent
en un seul point. Ce point est appelé le centre de gravité, orthocentre,
centre du cercle inscrit et circonscrit.
3– Cas du triangle rectangle
a) Activité
ABC est un triangle rectangle en A tel que AB = 4 cm ; AC = 3cm et
BC = 5 cm.
a) Construis ce triangle
b) Place le point I milieu du segment [BC]. Identifie la droite (AI)
c) Construis le cercle de centre I et de rayon AI
Solution A
(C)

B C
I

AI =

17
b) Propriété
 Toute droite issue du sommet de l’angle droit d’un triangle
rectangle et qui passe par le milieu de l’hypoténuse est la
médiane de ce triangle ;
 Dns un triangle rectangle, le centre du cercle circonscrit est le
milieu de l’hypoténuse ;
 Dans un triangle rectangle, le rayon du cercle circonscrit est la
médiane c'est–à–dire la moitié de l’hypoténuse.
Exercice 1
Voici deux tableaux
(A) (B)
Centre du cercle inscrit Médiatrices
Centre de gravité Hauteurs
Orthocentre Bissectrices
Centre du cercle circonscrit Médianes

Relie par des flèches, les points d’intersections du tableau A qui


correspondent aux droites remarquables du tableau B.
Exercice 2

ABC est un triangle, sachant que AB = 5 cm ; mes ̂ = 40° et


mes ̂ = 110°
a) Construis ce triangle
b) Construis le cercle inscrit dans ce triangle
Exercice 3

ABC est un triangle tel que AB = 4 cm ; BC = 5 cm ; mes ̂ = 80°


a) Construis ce triangle
b) Construis le cercle inscrit dans ce triangle.

18
Exercice 4
Répond par vrai ou faux
a) La somme des angles d’un triangle est 90°.
b) Dans un triangle, les trois hauteurs sont concourantes au centre
de gravité.
c) Un triangle qui a deux côtés de même longueurs et un angle
droit est rectangle isocèle.
Exercice 5
ABC est un triangle rectangle en A tel que AB = 4cm ; AC = 3cm et
BC = 5cm.
1. a) Construis ce triangle.
b) Place le point I milieu du segment [BC].
2. a) Identifie le segment [AI] pour le triangle ABC
b) Précise la longueur du segment [AI].
3. (C) est un cercle circonscrit au triangle ABC

a) Construis ce cercle
b) Précise le centre et la longueur du rayon de ce cercle.

19
CHAPITRE 2 LES QUADRILATERES

1– Définition
Un quadrilatère est un polygone qui a quatre (4) côtés, quatre (4)
sommets et quatre (4) angles.
2– Les quadrilatères particuliers
2.1– le parallélogramme
a) Activité
ABC est un triangle tel que BC = 5 cm ; AB = 4, 5 cm et AC = 4 cm.

 Place le point K milieu du segment [AC].


 Construis le point D tel que ⃗⃗⃗⃗⃗ =⃗⃗⃗⃗⃗ .
 Identifie le quadrilatère BADC.
Solution A D

B
C

Le quadrilatère BADC est un parallélogramme.


b) Définition
Un parallélogramme est un quadrilatère ayant des côtés de mesures
égales et qui sont parallèles deux à deux.
AD = BC ; AB = DC
(AD) // (BC); (AB) // (DC).

20
c) Propriétés
P1 : Les diagonales d’un parallélogramme se coupent en leur milieu.
P2 : Les angles opposés d’un parallélogramme ont la même mesure.
P3 : Dans un parallélogramme, les angles consécutifs sont
supplémentaires.
2.2– Le rectangle
a) Activité
Construis un rectangle ABCD tel que AB = 5 cm et AD = 3 cm
(C)
Solution

A B

D C

mes ̂ = mes ̂ = mes ̂ = mes ̂ = 90°.


(AB) // (DC) ; AB = DC
(AD) // (BC) ; AD = BC

AC = BD ; P = (L + l) 2 ; A = Lxl

21
b) Définition
Le rectangle est un parallélogramme qui a quatre angles droits.
c) Propriété
P1 : Le rectangle est un quadrilatère dont les diagonales ont la même
longueur.
P2 : le rectangle est inscriptible dans un cercle dont le centre est
l’intersection des deux diagonales.
2.3- Le losange
a) Activité

 Construis deux segments [MN] et [PQ] de longueurs respectives


5 cm et 4 cm, perpendiculaires en leur milieu O.
 Identifie le quadrilatère MQNP.
P
Solution

(MN)  (PQ) ; MN ≠ PQ
MP = PN = NQ = QM.
M
P=C 4; A= N

D = grande diagonale
d = petite diagonale
Le quadrilatère MQNP est un losange Q

b) Définition
Le losange est un parallélogramme ayant 4 côtés de même longueur et
deux diagonales perpendiculaires.

22
c) Propriétés
Les diagonales d’un losange sont perpendiculaires mais n’ont pas la
même longueur.
M N
2.4– Le carré
a) Activité
Construis un carré MNPQ de côté 4 cm.
P=C ; C = côté

A=C

(MP)  (NQ) ; MP = NQ.


Q P
b) Définition
Un carré est un parallélogramme qui a quatre angles droits et quatre
côtés de même longueur.
c) Propriété
Les diagonales d’un carré sont perpendiculaires et de même longueur.
d) Remarque
Un carré est à la fois un rectangle et un losange.
2.5– Le trapèze
a) Activité
 Construis un triangle équilatéral BAC de côté 4 cm.
 Place les points E et F milieu respectifs des segments [AB] et
[BC].
 Identifie le quadrilatère EFCA.

23
B

Solution

(AF)  (AC)
E F
(AC)  (FH)
P = AB + BC + AC h

(
A= A C
H

B = grande base ; b = petite base ; h = hauteur.


b) Définition
Un trapèze est un quadrilatère ayant deux côtés opposés parallèles.
c) Propriété
Le trapèze a deux bases : la grande base et la petite base.
N.B : * Si les côtés non parallèles sont égaux, le trapèze est isocèle.
* Le trapèze est un rectangle lorsqu’il a deux angles droits.
Exercice 1
ABC est un triangle tel que AB = 7, 5 cm ; AC = 4 cm et BC = 3,2
cm. C est le milieu du segment [AE] et [BD].
a) Construis la figure
b) Identifie le quadrilatère ADEB
Exercice 2
(∆1) et (∆2) sont deux droites perpendiculaires en O. A et B sont deux
points de (∆2) tel que OA = OB = 3 cm.
1) Construis la figure puis identifie la droite (∆1) pour [AB].
2) Place le point C sur (∆1) tel que OC = OA. Identifie le triangle
ABC.

24
3) Construis le point D sur (∆1) tel que OC = OD. Identifie le
quadrilatère ADBC.
Exercice 3
ABCD est un parallélogramme de centre O tel que AB = 5 cm et AD
= 3 cm. E est la symétrique de C par rapport à D.
1.a) Construis la figure
b) Identifie la position relative des droites (OD) et (AE).

2.a) Trace le cercle (C) de diamètre [EC] puis le point M de l’arc ̆


tel que mes( ̂ ) = 80°.
b) Précise la nature du triangle ECM.
Exercice 4
ABC est un triangle tel que AB = AC = 4cm et BC = 6 cm. I est un
point tel que ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗
a) Construis le point D tel que I soit le milieu du segment [AD].
b) Identifie le quadrilatère ACDB.
Exercice 5
On considère les tableaux A et B suivants :
(A) (B)
1- Cercle 360°
2- Triangle 90°
3- quadrilatère 180°
Relie par une flèche, chaque configuration du tableau (A) à la somme
des angles du tableau (B)

25
CHAPITRE 3 LES ANGLES
1– Activité
Trace deux demi– droites [OA) et [OB) de même origine O. nomme la
zone comprise entre ces deux demi–droites.
Solution : Je trace deux demi– droites [OA) et [OB)
A

O
B

La zone comprise entre ces deux demi– droites est appelée : Angle ou
secteur angulaire.

L’angle ̂ est appelé angle saillant.


2– Définition
Un angle ou secteur angulaire, est une partie du plan comprise entre
deux demi–droites de même origine.
3– Construction d’un angle connaissant sa mesure
Construis des angles suivants en utilisant la règle et le rapporteur
mes ̂ = 80° ; mes ̂ = 120°
4– La bissectrice d’un angle
On appelle bissectrice d’un angle, la droite qui passe par le sommet de
cet angle et qui le partage en deux angles égaux (de même mesure).

Exemple : mes ̂ = 70° A

C
35°
70° 35°
O
B
26
La demi–droite [OC) est la bissectrice de l’angle ̂
5- Comparaison des angles
5.1) Angles complémentaires
Deux angles sont dits complémentaires, lorsque la somme des mesures
de ces deux angles est égale à 90°.

Si ̂ et ̂ sont complémentaires alors :


mes ̂ + mes ̂ = 90° ou mes ̂ + mes ̂ = rad

Exemple : On donne : mes ̂ = 60°. Trouve mes ̂ .

Sachant que les angles ̂ et ̂ sont complémentaires.

Solution : je trouve mes ̂ :

On sait que mes ̂ + mes ̂ = 90°  mes ̂ = 90° - mes ̂


AN : mes ̂ = 90° – 60° mes ̂ = 30°
5.2) Angles supplémentaires
Deux angles sont dits supplémentaires, lorsque la somme des mesures
de ces deux angles est égale à 180°.
mes ̂ + mes ̂ = 180° ou mes ̂ + mes ̂ = rad
5.3) Les angles dans la configuration des droites parallèles

mes ̂ = 60°

2 1
(d1) A

3
4

2
1
(d2) B

3
4

27
 Les droites (d1) et (d2) sont parallèles.
 La droite (d3) coupe (d1) en A (d2) en B.

d) Les angles opposés par le sommet


 Les angles ( ̂ et ̂ ) et ( ̂ et ̂ ) sont opposés par le sommet.
 Les angles ( ̂ et ̂ ) et ( ̂ et ̂ ) sont opposés par le sommet.
Théorème : Deux angles opposés par le sommet sont égaux.
Donc :
mes ̂ = mes ̂

mes ̂ = mes ̂

mes ̂ = mes ̂

e) Les angles correspondants


 Les angles ̂ et ̂ sont correspondants ;
 Les angles ̂ et ̂
Théorème
Deux angles correspondants sont égaux.
mes ̂ = ̂

mes ̂ = ̂

mes ̂ = ̂

mes ̂ = ̂

f) Les angles alternes – internes


 Les angles ̂ et ̂ sont des angles alternes – internes ;
 Les angles ̂ et ̂ sont des angles alternes – internes.
Théorèmes : Deux angles alternes – internes sont égaux.
Donc : mes ̂ = ̂ et mes ̂ = ̂

28
g) Les angles alternes – externes :
 Les angles ̂ et ̂ sont alternes – externes ;
 Les angles ̂ et ̂ sont les angles alternes – externes.
Théorèmes : Deux angles sont alternes – externes sont égaux.
Donc : ̂ = mes ̂ et ̂ = mes ̂

Exercice

ABC est un triangle tel que ̂ = 70° et mes ̂ = 40°.

Calcule ̂ puis donne la nature du triangle ABC.

29
CHAPITRE 4 LE CERCLE

1– Définition
Un cercle est un ensemble des points situés à égal distance d’un point
appelé centre.
On note : C (0, R) et on lit : cercle (C) de centre 0 et de rayon R.

2– Éléments caractéristiques
Un cercle est caractérisé par :
 Son centre
 Son rayon
 Sa corde et son diamètre.
3– Construction
Pour construire un cercle, il faut connaitre d’abord son centre et son
rayon.
Exemple : Construis le cercle (C) de centre O et de rayon R = 3 cm.
Solution
Je construis le cercle (C) de centre O et de rayon R = 3 cm.

R
(C)
O

30
4– Corde d’un cercle
Une corde, est un segment dont les deux extrémités appartiennent au
cercle. B

a) Construction

(C) O

b) Propriété
Une corde partage un cercle en deux arcs de cercles. Le petit arc est
noté ̂ et le grand arc noté : ̂
5– Diamètre d’un cercle
Le diamètre d’un cercle est une corde qui passe par le centre du cercle.
Il partage le cercle en deux parties égales.
a) Construction
(C)
Q

A B
O

b) Propriétés

P1 : Diamètre : D=2 R  R=

P2 : Périmètre P=2 ou
P=

31
P3 : Aire : A = R2 or R =  A=
Avec D = Diamètre ; R = rayon ; = (Pi) : = 3, 14.
6– Positions relatives d’une droite et d’un cercle
P1 : Lorsqu’une droite et un cercle ont deux points communs, on dit
qu’ils sont sécants.
A
On note : (C)  (d) = { }

(C)
O

(d)

P2 : Lorsqu’une droite et un cercle se rencontrent en un point, on dit


qu’ils sont tangents.

On note : (C)  (d) = { }

(C)
O
A

(d)

32
P3 : Lorsqu’ une droite et un cercle n’ont pas de points communs, on
dit qu’ils sont disjoints.

On note : (C)  (d) = ou (C)  (D) =

(C)
O

(d)

7– Angles liés au cercle


7.1) Angle au centre du cercle
a) Définition
Un angle au centre, est un angle dont le sommet est le centre du
cercle.
b) Construction
̂ est l’angle au centre qui intercepte l’arc ̂

O
(C)

A
B 33
7.2) Angle inscrit au cercle
a) Définition : Un angle inscrit, est un angle formé par deux cordes
de même origine.
Autre définition : Un angle inscrit, est un angle qui a pour sommet un
point du cercle.
b) Construction
̂ = est l’angle inscrit qui intercepte l’arc ̂
M

O
(C)

A
B

8– Propriétés fondamentales
P1 : La mesure d’un angle inscrit dans un cercle est la moitié de celle
de l’angle au centre qui intercepte le même arc.
Construction
 ̂ : l’angle inscrit, intercepte l’arc ̂
 ̂ : l’angle au centre, intercepte l’arc ̂
alors ̂
mes ̂ =
̂
mes = 2 mes ̂
M

O
(C)

2

A
34
B
Remarque très importante :
Si un angle est inscrit dans un cercle et s’il intercepte un demi– cercle,
alors cet angle est droit.

 ̂ : est l’angle inscrit dans le cercle (C)


 [ est un diamètre du cercle (C) alors mesure ̂ = 90°
A
(C)

O
B C

Exercice 1
Construis le cercle (C) de centre O et de rayon R = 4 cm. Sur (C),
place trois points A, B et C dans cet ordre tel que : mes ̂ = 100°.

Calcule mes ̂ .
Exercice 2
Construis le cercle (C) de centre O et de rayon R = 3 cm. Sur (C),
place trois points A, B et C dans cet ordre tel que : mes ̂ = 70°.
Calcule mes ̂
P3 : Dans un cercle, des angles inscrits qui intercepte le même arc ont
la même mesure.

 ̂ : l’angle inscrit, intercepte l’arc ̂ M


 ̂ : l’angle inscrit, intercepte l’arc ̂ N

Alors :
mes ̂ = mes ̂
(C)
O

A B
35
P4 : Quadrilatère dans un cercle
Si un quadrilatère est inscriptible dans un cercle, alors ses angles
opposés sont supplémentaires.
mes ̂ + mes ̂ = 180°

mes ̂ + meŝ = 180°

(C)

B D
O

C
Exercice
ABC est un triangle isocèle en A inscrit dans un cercle (C) de centre O
tel que l’angle ̂ soit aigu. D est le point diamétralement opposé à B.

1) Démontre que : mes ̂ mes ̂


2) Démontre que les angles ̂ et ̂ sont complémentaires.

36
CHAPITRE 5 LES VECTEURS DU PLAN

1– Activité
Trace un segment [AB] de 5 cm de longueur, orienté de A vers B.
Comment appelle t– on la figure obtenue ?
Solution
Je trace un segment [AB] de 5 cm orienté de A vers B
On a :
A B
Cette représentation est appelée : vecteur

On note ⃗⃗⃗⃗⃗ et on lit : vecteur AB.


A est l’origine et B l’extrémité.
2– Définition
Un vecteur, est un segment de droite orienté.
Remarque
Un vecteur peut être représenté par deux points ou par une lettre
surmontée d’une flèche.
Exemples

 Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

B C

 Le vecteur ⃗⃗⃗
⃗⃗⃗

37
3– Caractéristiques d’un vecteur
Un vecteur est caractérisé par :

 Son origine (point d’application)


 Son sens (celui du mouvement)
 Sa direction (horizontale, verticale et oblique)
 Sa longueur (norme, intensité)
4– Vecteurs particuliers
4.1) Vecteur nul
Un vecteur nul, est un vecteur dont l’origine et l’extrémité sont
confondues.

Exemple : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗

A A
4.2 Vecteur opposés
Deux vecteurs sont opposés, lorsqu’ils ont :

 La même direction,
 La même longueur
 Et, de sens contraire.
Exemple :
A B
A B
De ce fait, le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ a pour opposé ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Donc ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


D’une manière analogique :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

38
4. 3) Vecteurs égaux
a) Activité
On te donne la figure ci–dessous
B

A D

Place le point C pour que les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ soient égaux.
B C
Solution
Je place le point C
A
D
b) Je retiens : Deux vecteurs sont dites égaux, lorsqu’ils ont :

 La même direction
 La même longueur
 Et, de même sens.

Comme ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ alors ABCD est un parallélogramme.


Conséquence
Lorsque deux vecteurs sont égaux, les points qui les composent
forment un parallélogramme.

Exemple : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗ alors BEPC est un parallélogramme.


⃗⃗⃗⃗ =⃗⃗⃗⃗⃗ , alors SIDA est un parallélogramme.

39
5– Somme des vecteurs : Relation de Chasles
B
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗

A C
⃗⃗⃗⃗⃗

ou
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
C
A B

⃗⃗⃗⃗⃗

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Cette relation est connue au nom de relation de Chasles.


N.B : Cette relation n’est valable que lors que l’extrémité du premier
vecteur de la somme est l’origine du deuxième vecteur de la somme.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Exercice
En utilisant la relation de Chasles, réduis les sommes des vecteurs
dans les écritures suivantes :

a) ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


b) ⃗⃗⃗ = – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
c) ⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d) ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Solution
Je simplifie :

a) ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

or – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

40
⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗

b) ⃗⃗⃗ = – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


c) Or – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗  ⃗⃗⃗ = – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
 ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d) ⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Or – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ or ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗

⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗

e) ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; or – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et


– ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗
⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗ ⃗ = ⃗⃗⃗

6– Construction de la somme de deux vecteurs de même origine


Pour construire la somme de deux vecteurs de même origine, on
utilise la règle du parallélogramme.

Exemple : Construisons le vecteur : ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


C ⃗

⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

O
A

41
6.1) Produit d’un vecteur par un scalaire (k  IR*)

Soit deux vecteurs ⃗ et ⃗⃗⃗ non nul et k un réel donné.

Lors que ⃗ = ⃗⃗⃗ on dit que ⃗ et ⃗⃗⃗ ou linéairement


dépendant et k le coefficient de colinéaire de colinéarité ou coefficient
de dépendance.
Remarque très importante

R1) si k > 0, alors ⃗ et ⃗⃗⃗ ont le même sens.

R2) si k < 0, ⃗ et ⃗⃗⃗ sont de sens contraire.


Exemples
Construisons
a) ⃗ = ⃗⃗ avec k = 3 > 0 ⃗ et ⃗⃗ ont le même sens.

⃗ ⃗
b) ⃗ = ⃗⃗ avec k = 3 < 0, alors ⃗ et ⃗⃗ sont de sens contraire.

⃗ ⃗
Exercice

Construis les vecteurs a) ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ ; b) ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗ ;


c) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Solution

⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗

Avec k = > 0 ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ ont le même sens.

A C B

42
a) ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗ ; avec k = > 0, alors ⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗ ont le même sens.

I S T

b) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; avec k = – < 0 alors ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont de sens


contraire.

N M K

6.2) Condition d’alignement de trois points


Trois points sont dits alignés lorsque les vecteurs qui les composent
sont colinéaires. A, B et C sont alignés si ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont colinéaires
c'est–à–dire ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = k ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
6.3) Propriétés

P1) 0. ⃗ = 0

P2) (⃗ +⃗⃗⃗ ) = ⃗ + ⃗⃗⃗

P3) ( + )⃗ = ⃗ + ⃗⃗⃗

P4) ⃗ + ⃗ = 2 ⃗

P5) ⃗ + ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗ + ⃗


Exercice
1) Réduis la somme suivante en utilisant la relation de Chasles :
⃗⃗⃗⃗ = 2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

2) On donne : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =2⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ = 2⃗⃗⃗⃗⃗


a) Démontre que : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =2⃗⃗⃗⃗⃗⃗
b) Dis ce que tu constates des vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ ?

43
Solution
1) Réduis la somme suivante en utilisant la relation de Chasles :
⃗⃗⃗⃗ = 2 ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗ Or – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ = 2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2 ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2 (⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
+ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ = 2⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (2⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 2(⃗⃗⃗⃗⃗⃗ or ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗ = 2(⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ )= ⃗⃗⃗

6.4) Milieu d’un segment


Soit un segment [AB] et M son milieu

M B
A
M milieu du segment [AB] alors ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

M milieu du segment [AB] alors ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗


Exercice
A, B et C sont points non alignés. I est le milieu du segment [BC].
A
Démontre que : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2⃗⃗⃗⃗⃗
Solution

Je démontre que : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2⃗⃗⃗⃗⃗

Je fixe le point I dans ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ C


B
I
On aura ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ +(⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗

= ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ +⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗

= 2⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ or ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2⃗⃗⃗⃗⃗

44
6.5) Condition du parallélogramme
Soit ABCD un parallélogramme.
Si ABCD est un parallélogramme alors ;
A B
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
D
C
Exercices
1) A, B et C sont trois points du point non alignés. Place les points M
et N tels que :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

a) Démontre que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

b) Dis ce que tu constates des vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .


2) ABCD est un parallélogramme.
Démontre que :

a) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2⃗⃗⃗⃗⃗⃗


b) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 2⃗⃗⃗⃗⃗⃗
3) Simplifie :
⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗

⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


A
Solution

M N

B C
45
a) Je démontre que : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Je fixe le point A dans ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

On aura : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗

Or ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = – ⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗

= – ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

= (–⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )

= (⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )

= (⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )

D’où ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )

b) Je peux dire que les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont colinéaires avec k = .

46
CHAPITRE 6 THEOREME DE THALES

I – Enoncé du théorème de THALES


1- Activité
On considère la figure ci-dessous. (d1)

B
3,75cm
A
2,5cm

O
2 cm
M
3cm
N

(d2)

Les droites (AM) et (BN) sont parallèles.


1°) Donne les mesures de chaque segment
2°) Calcule les rapports :

a)

b)

c)

3°) Compare ces trois rapports


4°) Identifie la relation trouvée.
Solution
1°) Je donne les mesures de chaque segment

mes OA = 2, 5 cm ; mes OB = 6, 25 cm ; mes OM = 3 cm

47
2°) Je calcule les rapports

a) = = 1,25 cm

b) = = 1,25 cm

c) = = 1,25 cm

3°) Je compare ces trois rapports

4°) J’identifie la relation trouvée


Cette relation est le théorème de THALES.
2- Enoncé du théorème
Les droites parallèles d’terminent sur deux droites sécantes
quelconques des segments correspondants dont les longueurs sont
proportionnelles.

A A’

B B’

C C’

(d1) (d2)

Si (AA’) // (BB’) // (CC’) alors

48
II- Réciproque du théorème de THALES
1- Activité
Soit la figure ci-dessous.
A

4,5cm

E
3 cm

B C
6 cm D 4 cm

a) Montre que

b) Vérifie avec la règle et l’équerre, la position relative des droites


(AB) et (ED).
c) Identifie la relation trouvée
Solution

a) Je montre que

= 0,75 cm

= 0,75 cm

Donc = 0,75
b) Je vérifie la position relative des droites (AB) et (ED).
Les droites (AB) et (ED) sont parallèles
D’où (AB) // (ED)
c) La relation trouvée constitue la réciproque du théorème de
THALES.

49
2- Enoncé de la réciproque du théorème
On considère deux droites (AB) et (AC) sécantes en A.
Soit M un point de la droite (AB), soit N un point de la droite (AC).
Si les points A, B, M d’une part et les points A, C, N d’autre part sont
dans le même ordre et Si , alors les droites (BC) et (MN)
sont parallèles. B

M
C

III- Figures clés à utilisation du théorème de THALES


On considère un triangle ABC. Soit M un point de (AB), soit N un
point de (AC).
. A A N M
(1) (2) (3)

A
M N B C

B C M N

B C

Si (MN)// (BC)// alors

50
IV- Utilisation du théorème de THALES
1- Calcul des longueurs
a) Activité
ABC est un triangle tel que AB = 6 cm ; AC = 4 cm et BC =5 cm. E
est un point de  AB tel que AE = 4 cm. La parallèle à la droite (BC)
passant par E coupe la droite (AC) en F.
1°) Construis la figure
2°) Calcule AF et EF
Solution
1°) Je construis la figure.
C

A E B

2°) Je calcule AF et EF
(BC)// (EF), d’après le théorème de THALES

; AF =

AF =

AF = 2,6 cm

EF =

EF = = ; EF = 3,3 cm

51
b) Je retiens
Le théorème de THALES permet de calculer une longueur dans une
proportion connaissant trois autres longueurs.
Exercice 1 N

17,5
B 5,4
A
9
M
10,5
C

Sur la figure ci– dessus, les points A, B, M et A, C, N sont alignés.


Montre que les droites (MN) et (BC) sont parallèles.
Solution

On a : = = = = et = = = = .

Donc =

De plus, les droites (BM) et (CN) sont sécantes en A, les points C, A,


N sont alignés dans le même ordre que les points B, A, M.
D’après la réciproque de Thalès, on en déduit que les droites (BC) et
(MN) sont parallèles.
Exercice 2
1°) a) Construis le triangle ABC tel que : AB = 6cm, AC = 9 cm et
BC = 11cm.
Soit E un point appartenant à [AC] tel que : AE = 6 cm.
La parallèle à la droite (BC) passant par E coupe [AB] en F.
b) calcule AF et EF

52
2°) Soit ABC un triangle. M est un point de [AB] et N un point de
[AC]. On pose: BC = 8 cm; AB = 5cm; AM = 7, 5 cm; AC = 7 cm;
AN = 10, 5 cm
a) Fais la figure
b) Montre que les droites (MN) et (BC) sont parallèles.
2- Proportion
a) Activité
On considère le tableau de proportionnalité suivant :

x 6 9
y 5 d
Détermine d par calcul puis graphiquement.
Solution
Je détermine d

 Par calcul : = ; 6 × d = 9 × 5  d= ; d = 7,5


 Par graphique x

B
5 cm
A
6 cm
y
O
9 cm C d = 7,5 cm D

b) Je retiens
Etant donnés trois nombres a, b et c près dans cet ordre, il existe un
nombre d et un seul appelé quatrième proportionnelle tel que =

53
c) Programme de construction de la 4ème proportionnelle
En utilisant le compas et la règle gradué :

 Trace deux demi-droite OX) et (OY ;


 Marque les points A et B sur OX) tel que OA= a et AB = b
 Marque le point C sur (OY tel que OC = c
 Construis la parallèle à la droite (AC) passant par B qui coupe
(OY au point D.
 Mesure la longueur « d » du segment CD cherchée.
Exercice
Construis la 4ème proportionnelle des longueurs suivantes en les
prenant dans l’ordre ; a = 5 cm ; b = 3 cm ; c = 4 cm
3- Partage d’un segment dans un rapport donné
a) Activité

On considère un segment AB de longueur 6 cm.

Construis le point J intérieur au segment AB qui le partage dans le


rapport .

Solution
Je construis la figure.
D

5 cm

C
3 cm

A B
J

54
b) Je retiens
Soit l1 et l2 deux longueurs exprimées dans la même unité et un
segment AB donné. Dire qu’un point M partage le segmentAB
dans le rapport équivaut à poser = .

Le point M peut être intérieur ou extérieur au segment AB.


c) Programme de construction
En utilisant la règle graduée et le compas.

 Trace une demi-droite AX) ne contenant pas B.


 Marque les points C et D sur AX) tel que AC = l1 et CD = l2
 Construis la parallèle à la droite (BD) passant par le point C, elle
coupe la droite (AB) au point M cherchée.
Exercice

AB est un segment de longueur 8 cm.

Construis le point M qui partage le segmentAB dans le rapport .

4- Parallélisme des droites


a) Activité
1°) Construis un triangle ABC tel que AB = 6,5 cm ; AC = 8 cm et
BC = 9 cm.

2°) Marque sur AB le point M tel que AM = 3, 9 cm et sur le


segmentAC, le point N tel que AN = 4,8 cm.
3°) Démontre que les droites (MN) et (BC) sont parallèles.
Solution
1°) et 2°) Je construis la figure

55
AB = 6, 5 cm ; AC = 8 cm ; BC = 9 cm ; AM = 3,9 cm et AN = 4, 8
cm A

M N

B C

3°) Je démontre que les droites (MN) et (BC) sont parallèles

= 1,66 cm

= 1,66 cm

Je constate que ,66 cm

D’après la réciproque du théorème de THALES, (MN) et (BC) sont


parallèles
b) Je retiens
La réciproque du théorème de THALES permet de démontrer le
parallélisme des droites.
Exercice

Soit ABC un triangle. M est un point de AB et N un point de AC.


On pose BC = 8 cm; AB = 5 cm; AM = 7,5 cm ; AC = 7 cm et AN
= 10,5 cm.
a) Construis la figure
b) Démontre que les droites (MN) et (BC) sont parallèles.

56
Travaux dirigés sur le théorème de THALES
Exercice 1
ABC est un triangle tel que AB = 9 cm ; AC = 6 cm et BC = 7,5 cm.
Soit R un point de [AB] tel que AR = 3 cm et S un point de [AC] tel
que AS = 2cm.
a) Construis la figure
b) Démontre que =
c) Identifie la position relative des droites (BC) et (RS).
Exercice 2
ABC est un triangle tel que AB = 6 cm ; AC = 4 cm et BC = 8 cm. E
un point du segment [AB] tel que AE = 4 cm. La parallèle à la droite
(BC) passant par E coupe la droite (AC) en F.
a) Construis la figure ;
b) Calcule AF et EF.
Exercice 3
EPS est un triangle tel que PS = 8 cm ; EP = 6 cm et ES = 5 cm. Soit
D le point du segment [EP] tel que ED = 2,4 cm. La parallèle à la
droite (PS) passant par D coupe (ES) en T.
a) Construis la figure
b) Calcule ET et DT
Exercice 4
MNP est un triangle rectangle en P tel que MP = 8cm ; NP = 6 cm et
MN = 10 cm. E un point du segment [MP] tel que ME = 5,6 cm et F
un point du segment [MN] tel que MF = 7cm.
a) Construis la figure
b) Démontre que les droites (PN) et (EF) sont parallèles.

57
Exercice 5
EFG est un triangle tel que EF = 3 cm ; EG = 4 cm et FG = 5 cm. K
est un point de la demi droite [EF) d’origine E tel que EK = 6 cm. La
parallèle à la droite (FG) passant par K coupe (EG) en H.
a) Construis la figure
b) Calcule EH et KH.

Exercice 6
ABC est un triangle tel que AB = 4 cm ; AC = 5 cm et BC = 5,5 cm.
M est un point de la demi droite [AB) d’origine A tel que AM = 6 cm.
La parallèle menée de M à la droite (BC) coupe (AC) en N.

a) Construis la figure
b) Détermine AN et MN.

Exercice 7
ABC est un triangle tel que AB = 5 cm ; AC = 8 cm. Sur le segment
[AB], on place le point M tel que AM = 3 cm et sur le segment [AC],
le point N tel que AN = 4, 8 cm.
a) Construis la figure,
b) Démontre qu’AB ,
c) Identifie la position relative des droites (MN) et (BC).
Exercice 8
MNP est un triangle tel que MN = 8 cm ; MP = 6cm et NP = 4 cm. A
est un point de la demi droite [MN) tel que MA = 3 cm. La parallèle à
la droite (NP) passant par A, coupe (MB) en B.
a) Construis la figure ;
b) Calcule MB et AB.

58
Exercice 9
ABC est un triangle tel que AB = 6 cm ; AC = 7,2 cm et BC = 10 cm.
R est un point du segment [AB] tel que AR = 5cm. La parallèle à la
droite (BC) passant par R coupe (AC) en T.
a) Construis la figure ;
b) Calcule AT et TR.
Exercice 10
ABCD est un rectangle tel que AB = 8 cm et BC = 5 cm. M et N sont
des points des segments [AB] et [BC] tel que AM = 4 cm et BN = 2,5
cm.
a) Construis la figure
b) Montre que les droites (AC) et (MN) sont parallèles.

59
CHAPITRE 7 THEOREME DE PYTHAGORE

I – Enoncé du théorème de PYTHAGORE


1- Activité
Soit ABC un triangle tel que AB = 4 cm, AC = 3 cm et BC = 5 cm.
a) Construis ce triangle
b) Calcule AB2 ; AC2 ; BC2 et AB2 + AC2
c) Compare BC2 et AB2 + AC2
d) Identifie la relation trouvée
Solution
a) Je construis le triangle
B

4 cm 5 cm

A C
3 cm

b) Je calcule
AB2= (4 cm) 2AB2 = 16 cm2
AC2 = (3 cm) 2AC2 =9 cm2
BC2 = (5 cm) 2BC2 =25 cm2
AB2 + AC2 = 16 + 9 AB2 + AC2 = 25 cm2
a) Je compare
Je constate que BC2 = 25 cm2 et AB2 + AC2 = 25 cm2, donc
BC2= AB2 + AC2

60
b) J’identifie la relation trouvée
La relation trouvée est le théorème de PYTHAGORE
2- Enoncé du théorème de PYTHAGORE
Je retiens : Dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est
égal à la somme des carrés des deux côtés de l’angle droit.
Si ABC est un triangle rectangle en A.

Côté de l’angle droit Hypoténuse

A C

Côté de l’angle droit

On a : BC2 = AB2 + AC2 c’est le théorème de Pythagore

Si ABC est un triangle rectangle en A, alors BC2 = AB2 +AC2 ou


AB2 + AC2 = BC2

II- Réciproque du théorème de PYTHAGORE


1- Activité
On considère la figure suivante :
M

4,5 cm
6 cm

N P
7,5 cm

61
a) Démontre que NP2= MN2 + MP2
b) Vérifie avec l’équerre la position relative des droites (MN) et (NP)
c) Identifie la relation trouvée
Solution
a) Je démontre que NP2 = MN2 + MP2
(7,5)2 = (4,5)2 + (6)2
56,25 = 20,25 + 36
56, 25 = 56,25
Donc NP2= MN2 + MP2
b) Je vérifie avec l’équerre la position relative des droites (MN) et
(NP)
Les droites (MN) et (NP) sont perpendiculaires.
c) J’identifie la relation trouvée
La relation trouvée constitue la réciproque du théorème de
PYTHAGORE
2- Je retiens (Enoncé de la réciproque)
Dans un triangle, si le carré s’un côté est égal à la somme des carrés
des deux autres côtés alors ce triangle est rectangle.
Si ABC est un triangle tel que BC2 = AB2 + AC2 ; alors ABC est un
triangle rectangle en A.

III- Utilisation du théorème de PYTHAGORE


1- Calculs des longueurs
a) Activité
MNP est un triangle rectangle en M tel que : MN = 3,6 cm et MP =
4,8 cm.
1°) Construis ce triangle
2°) Calcule PN

62
Solution
1°) Je construis ce triangle
N

3,6 cm ?

M P
4,8 cm

2°) Je calcule PN
MNP est un triangle rectangle en M alors PN2= MP2+ MN2 (énoncé
du théorème de PYTHAGORE)
PN2= (4,8)2+ (3,6)2
PN = √( (
= √( (
=√
PN = 6 cm
b) Je retiens
Le théorème de PYTHAGORE permet de calculer la longueur d’un
côté dans un triangle, connaissant les deux autres longueurs.
2- La perpendicularité des droites
a) Activité
ABC est un triangle rectangle tel que : AB = 5,4 cm ; AC = 7,2 cm et
BC = 9 cm
1°) Construis ce triangle
2°) Démontre que ABC est un triangle rectangle
3°) Identifie la position relative des droites (AB) et (AC)

63
Solution
1°) Je construis ce triangle

5,4 cm
7,2 cm

B C
9 cm

2°) Je démontre que ABC est un triangle rectangle


AB2 = (5, 4 cm) 2 =29, 16 cm2
AC2 = (7, 2 cm) 2 =51, 84 cm2
BC2 = (9 cm) 2= 81 cm2
Je constate que 29, 16 + 51, 84 = 81
AB2 +AC2 = BC2
Donc, d’après réciproque du théorème de PYTHAGORE, le triangle
ABC est rectangle en A.
3°) J’identifie la position relative des droites (AB) et (AC)
Le triangle ABC est un triangle rectangle en A alors les droites (AB)
et (AC) sont perpendiculaires en A.
b) Je retiens
La réciproque du théorème de PYTHAGORE permet de démontrer
qu’un triangle est rectangle et que deux droites sont perpendiculaires.

64
3- Calcul de la hauteur d’un triangle équilatéral
a) Activité
ABC est un triangle équilatéral de côté 5 cm. H est le projeté
orthogonal de A sur la droite (BC).
1°) Construis la figure
2°) Calcule la hauteur AH
Solution
1°) Je construis le triangle et la hauteur AH
A

5 cm 5 cm
h

B C
H 5 cm

2°) Je calcule AH
Dans le triangle AHB, rectangle en H, d’après l’énoncé du théorème
de PYTHAGORE, AB2= AH2 + BH2
AH2 = AB2 – BH2
Or BH = CH = (triangle équilatéral)
AH2 = (5)2 – ( )2
AH2 = 25 – ( )  AH2 =
AH2 =

AH = √ =√ = √ ; AH = √ cm

65
b) Formule
Si a est la mesure des côtés d’un triangle équilatéral, la hauteur de ce
triangle est donnée par : h= √
4- Calcul de diagonale d’un carré
a) Activité
ABCD est un carré de côté 3 cm.
1°) Construis ce carré
2°) Calcule la longueur de la diagonale AC de ce carré
Solution
1°) Je construis ce carré

A 3 cm B

d
3 cm 3 cm

D 3 cm C

2°) Je calcule AC
Dans le triangle ABC rectangle en B, d’après le théorème de
PYTHAGORE,
AC2 = AB2 + BC2 ; AC2 = (3)2 + (3)2 ; AC2 = 9 + 9

AC2 = 18  AC = √ =√ = 3√

d = 3√ cm

66
b) Formule
La longueur de la diagonal d’un carré de côté C est donnée par : d = c √
5- Calcul de la diagonale d’un rectangle
a) Activité
ABCD est un carré de longueur 4 cm et largeur 3 cm.
1°) Construis ce rectangle
2°) Calcule la longueur de la diagonale AC.
Solution
1°) Je construis ce rectangle
4 cm
A B

d
3 cm
3 cm

D C
4 cm
2°) Je calcule la diagonale AC
Dans le triangle ABC rectangle en B, d’après le théorème de
PYTHAGORE,
AC2 = AB2 + BC2
AC2 = (4)2 + (3)2
AC2 =16 + 9

AC = √ =√

d = AC = 5 cm

67
b) Formule
Si ABCD est un rectangle de longueur L et de largeur alors sa
diagonale d est : d = √
IV- Relations métriques dans un triangle rectangle (page 45)
1- Activité
ABC est un triangle rectangle en A tel que AB = 6,4 cm ;
AC = 4,8 cm et BC = 8 cm. H est le projeté orthogonal de A sur (BC).
a) Construis ce triangle
b) Calcule AH ; BH et CH
c) Vérifie que AH2 = BH×CH
Solution
a) Je construis la figure A

6,4 cm 4,8 cm

C
B
8 cm H

b) Je calcule AH ; BH et CH
 AH× BC = AB×AC AH =

AH = AH = = 3, 84 cm

 AB2 = BH×BC  BH =

68
BH = BH = 5, 12 cm

 AC2 = BC×CH  CH =

(
CH =

CH = 2, 88 cm
c) Je vérifie que AH2= BH×CH
(3, 84)2 = (5,12) × (2,88)
14, 7456 = 14,7456
2
Donc AH = BH×CH
2- Je retiens
Si ABC est un triangle rectangle en A et H, le projeté orthogonal de A
sur la droite (BC) alors :
Théorème 1
Le produit des deux côtés de l’angle droit est égal au produit de
l’hypoténuse par la hauteur.
AB × AC = BC × AH (1)
Théorème 2
Le carré d’un côté de l’angle droit est égal au produit de l’hypoténuse
par la projection orthogonale de ce côté sur l’hypoténuse
AB2 = BC × HC (2)
AC2 = BC × CH

En effet AB2 + AC2 = BC × BH+ BC × CH


AB2 + AC2 = BC (BH + HC)
AB2 + AC2 = BC × BC
AB2 + AC2 = BC2, on retrouve le théorème de PYTHAGORE

69
Théorème 3
Le carré de la hauteur issue de l’angle droit est égal au produit des
deux segments qu’elle détermine sur l’hypoténuse.
AH2 = BH × HC

Exercice
Soit MKG un triangle tel que : GM = 4cm ; MK = 5cm et GK = 3cm.
a) Construis ce triangle et donne sa nature.
b) I est le pied de la hauteur issue de G. calcule les longueurs
suivantes : GI, IM et IK.

70
CHAPITRE 8 TRIGONOMETRIE
I– Définition
La trigonométrie est une partie des mathématiques qui établit un lien
entre les mesures des angles d’un triangle rectangle et les longueurs de
ses côtés.
Les formules de trigonométrie permettent :

 De calculer les longueurs des deux côtés d’un triangle lorsqu’on


connait la longueur d’un côté et les mesures d’au moins deux
angles.
 De calculer les mesures des deux angles autres que l’angle droit
si on connaît les longueurs d’au moins deux côtés.
Les applications sont nombreuses (calcul de la hauteur d’une
montagne, de la distance d’une planète, latitude de vol…).
Triangle rectangle
Un triangle rectangle est un triangle qui a un angle droit. Le côté
opposé à l’angle droit est appelé hypoténuse.
B

Côté de l’angle droit Hypoténuse

A C

Côté de l’angle droit

71
B

[AB] est le côté adjacent Hypoténuse


à l’angle ̂

A C

[AC] est le côté opposé à l’angle ̂

II- Cosinus, sinus et tangente d’un angle aigu dans un triangle


rectangle
Définitions : Dans un triangle rectangle :
Le cosinus d’un angle est le rapport du côté adjacent sur l’hypoténuse

Dans un triangle ABC rectangle en A, cos ̂ =

Le sinus d’un angle est le rapport du côté opposé sur l’hypoténuse

Dans un triangle ABC rectangle en A, sin ̂ =

La tangente d’un angle est le rapport du côté opposé sur le côté


adjacent.

Dans un triangle ABC rectangle en A, tan ̂ =

« Le sinus et le cosinus d’un angle aigu sont compris entre 0 et 1 ! »

72
« Le sinus est le rapport du côté opposé sur l’hypoténuse !
Le cosinus est le rapport du côté adjacent sur l’hypoténuse !
La tangente est le rapport du côté opposé sur le côté adjacent ! »

Remarque :
R1) Si deux angles sont complémentaires alors le sinus de l’un est égal
au cosinus de l’autre et leurs tangentes sont inverses l’une de l’autre.
̂ et ̂ complémentaire alors :

Sin ̂ = Cos ̂ ; Cos ̂ = Sin ̂ ; tan ̂ = ̂


ou tan ̂ = ̂


R2) Pour tout angle aigu de mesure , on a : tan =

III– Cercle trigonométrique


1– Définition
On appelle cercle trigonométrique, tout cercle dont le centre du cercle
est confondu à l’origine du repère (o,⃗ ) et dont le rayon est égal à 1.
y
R = 1.
1

K M

sin


x' –1 O 1 x
H
cos

–1

73
y'
Considérons le triangle OHM rectangle en H

On a: Cos or OM = 1  cos =
cos = OH (1)
Sin = OK  sin OK
Sin = MH (2)
N.B :
 L’axe des abscisses est appelé : l’axe des cosinus ;
 L’axe des ordonnées est appelé : l’axe des sinus.
2– Relation fondamentale de la trigonométrie
Considérons le triangle OHM rectangle en H.
D’après le théorème de Pythagore :
OM2 = OH2 + MH2
(1)2 = (cos ) 2 + (sin ) 2
1= cos2 + Sin2
Cos2 + Sin2

C’est la relation fondamentale de la trigonométrie


On en déduit :
cos2 = 1– sin2
cos = √
cos = 1– sin2
sin2 = 1 – cos2
sin = √
Exercice (Relation fondamentale)
1) On donne : Sin = 0,6. Calcule Cos

2) On donne : Cos . Calcule Sin

74
IV– Tableau trigonométrique des angles usuels

Mesure 0° ou 30° ou 45° ou 60° ou 180° ou


90° ou
d’angle 0rd rd

sinx 0 √ √
1 0

cosx 1 √ √ 0 –1

tanx 0 √ 1 indéterminée 0

Exercice
1) Dans un triangle ABC rectangle en B. on a : AC = 32,5 et sin ̂ =
Calcule :
a) cos ̂
b) AB et BC.
2) MNP est un triangle rectangle en N tel que tan ̂ = √ – 1.
Calcule tan ̂
3) ABC est un triangle rectangle en B tel que : mes ̂ = 60° et
BC = 12.
Calcul AB et AC.

75
CHAPITRE 9 REPERAGE DANS LE PLAN

1- Notion de repère Orthonormé (o,⃗ )


Un repère du plan est orthonormé (ortho normal) si
 Les axes portant les vecteurs et de base sont
perpendiculaires ;
 Les vecteurs et ont la même norme égale à 1 unité.
Repère :
y

1
Axe des abscisses

x' O x
–2 –1 1 2

–1

Axe des ordonnées

–2

y'

2- Coordonnées d’un point dans le repère


Tout point M du plan est repéré à partir de ses coordonnées x et y. on
écrit M(x ; y).
x c’est l’abscisse et y c’est l’ordonnée

76
Exemple : A (3 ; –2) ; B (–1 ; 0) et C (0 ; 4).
Exercices n°1
Dans un repère orthonormé (o, ⃗ ), on donne les points M (–3 ; 2) ; N
(0 ; 4) et C (5 ; 0). Place ces points dans le repère.
Solution n°1
Je place les points M (–3 ; 2) ; N (0 ; 4) et P (5 ; 0) dans le repère

4 N

M 2

P
x' O
–3 –2 –1 1 2 3 4 5

–1 x

–2

y'

Exercice n°2
Place dans le repère orthonormé (O; , ), les points A (3 ; –1) ; B (2 ;
5) et C (0 ; – 4).

77
3- Composantes scolaires d’un vecteur
a– Activité
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (0, , ), on donne les points
A (–5 ; –1) ; B (0 ; 2) et C (3 ; –2) calcule les coordonnées des
vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ .
Solution
Je calcule les composantes scalaires ou coordonnées des vecteurs

⃗⃗⃗⃗⃗ ( – ⃗⃗⃗⃗⃗ ( – )
) ; ; ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )

⃗⃗⃗⃗⃗ ( – ⃗⃗⃗⃗⃗ (
) ; ) ; ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
– - -

⃗⃗⃗⃗⃗ ( – ⃗⃗⃗⃗⃗ ( –
) ; ) ; ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )

b– Règle
A (xA ; yA) et B (xB ; yB) étant deux points du plan, les composantes

scalaires du vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont données par : ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )

NB : Dans la base (⃗⃗⃗ ⃗ ), on écrit ⃗⃗⃗⃗⃗ = (xB – xA) + (yA –yB)

Exemple : ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ; ⃗⃗⃗⃗⃗ = 5 + 3

A (–5 ; –1) ; ⃗⃗⃗⃗⃗ = –5 –

Exercice : On considère les points M (–3 ; 2) ; N (0 ; 4) et P (5 ; –2).


Calcule les composantes scalaires des vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .

78
4- Coordonnées du milieu d’un segment
a– Activité
On donne les points A (–3 ; 2) et B (0 ; 4). Déterminer les
coordonnées du point k milieu du segment [AB].
Solution
Je calcule les coordonnées du point k milieu du segment [AB]

xK ; xK = xK =

yK = yK = yK = 3

K( ; 3) ou K (–1,5 ; 3)

b– Règle
Soient les A et B du plan, les coordonnées du point M, milieu du
segment [AB] sont données par : xM =

yM =

Exercice : Dans le plan muni d’un repère orthonormé (o, ⃗ ⃗⃗⃗ , On


donne les points A (–3 ; 2) ; B (1 ; – 4) et C (0 ; 2).
Détermine :
a) Les coordonnées de K milieu du segment [AB] ;
b) Les coordonnées de P milieu du segment de [BC].
5- Coordonnées d’un point symétrique à un autre point
a– Activité : On donne les points A (–3 ; 2) et B (–1 ; –1) calcule les
coordonnées du point I image de A par la symétrie de centre le point
B.

79
Solution

A B I

Je détermine les coordonnées du point I

B(A) =I
1ère méthode de : B milieu de [AI]

xB = –1= –2 = –3 + xI –2 + 3 = xI xI = 1

yB = –1 = –2 = 2 + yI –2 –2 = yI yI = – 4

I (1; – 4)

2ème méthode: ⃗⃗⃗⃗⃗ =⃗⃗⃗ ou ⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗

⃗⃗⃗ ( – ) = ⃗⃗⃗⃗⃗ ( – )
– –
1
⃗⃗⃗ ( ) = ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
– –
xI +1 = 2 xI = 2 –1 xI = 1
yI +1 = –3 yI = –3 –1 yI = – 4
I (1; – 4)
b- Règle : Pour déterminer les coordonnées d’un point symétrique à
un autre on utilise l’expression du milieu d’un segment ou l’égalité
des vecteurs.
Exercice : On considère les points E (4 ; –3) et F (1 ; 5) ; calcule les
coordonnées du point G symétrique de E par rapport au point F.

80
6- Egalité de deux vecteurs
a– Activité

Dans le plan muni d’un repère orthonormé (o,⃗ ⃗⃗ on donne les points
A( 0 ;5) ; B(–2 ; 3) ;
C (–3 ; –1) et D (–5 ; –3).

 Montre que ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗


 Identifie le quadrilatère ABDC.
Solution

Je montre que ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗

⃗⃗⃗⃗⃗ ( – ) ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )


⃗⃗⃗⃗⃗ ( – ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ⃗⃗⃗⃗⃗ (


) ) )

Donc ⃗⃗⃗⃗⃗ =⃗⃗⃗⃗⃗ .

Identification du quadrilatère ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ donc le quadrilatère ABDC


est un parallélogramme.
b) Règles
Etant donnés quatre points A, B, C et D distincts du plan ;

 Si ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) et ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) alors x = x’

y = y’

 Si ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗ alors le quadrilatère ABDC est un parallélogramme.

81
Exercice1
On considère les points M (2 ; 3) ; N (3 ; –2) et P (–1 ; 4) ; détermine
les coordonnés du point Q tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗
Exercice 2
On donne les points A (3 ; 2) ; b (4 ; –1) ; C (5 ; –3) et D (6 ; y).
Détermines y pour que le quadrilatère ABCD soit un
parallélogramme.

7- Vecteurs colinéaires ou linéairement dépendants


a) Activité

Montre que les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) sont colinéaires.

Solution
x x’
Je montre que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ y( ) et y’
⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) sont colinéaires.

Je calcule xy’ – x’y = (2) (–6) – (4) (–3) = (–12) – (–12) = –12 + 12 = 0

Comme xy’ – x’y = 0, donc les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ sont colinéaires.
b) Règle

Deux vecteurs et ⃗ ( ) et ⃗ ( ) sont colinéaires si : xy’ – x’y = 0

c) Conséquence de la colinéarité des vecteurs


c1) Activité
On donne les points M (–5 ; – 6) ; N (3 ; 4) et P (–1 ; –1).

 Montre que les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗ sont colinéaires.


 Identifie la position des points M, N et P dans le plan.

82
Solution
x
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ y( )

⃗⃗⃗ – x’
( ) ; ⃗⃗⃗ y' ( )

Je calcule xy’ – x’y = (8) (5) – (4) (10) = 40 – 40 = 0

xy’ – x’y = 0, donc les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗ sont colinéaires.

Les points M, N et P étant distincts et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗ colinéaires donc les


M, Net P sont alignés.
c2) Règle

Etant donnés trois points A, B et C distincts tel que les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗ et
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ soient colinéaires alors ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ et les points A, B et C sont
alignés.
Exercices 1

Soit ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) et ⃗⃗⃗⃗⃗ ( )

Détermine x pour que les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ soient colinéaires.


Exercice 2
On donne les points A (3 ; 2) ; B (4 ; –1) et C(x ; –3). Détermine x
pour que les points A ; B et C soient alignés.
8- Produit scalaire de deux vecteurs
a) Activité

On considère les vecteurs ⃗ ( ) et ⃗ ( ). Calcule le produit scalaire


-
de ⃗ et ⃗

83
Solution
Je calcule le produit scalaire de ⃗ et ⃗
⃗ . ⃗ = x. x’ y .y’
= (2) (1) + (–5) (2)
= 2 – 10
⃗ .⃗ =–8

b) Règle : Le produit scalaire des vecteurs ⃗ ( ) et ⃗ ( ) noté ⃗ .


⃗ est le réel xy’ – x’y ⃗ . ⃗ = xy’ – x’y
9- Vecteurs orthogonaux
a) Activité

Démontre que les vecteurs ⃗⃗⃗ (2 ; 1) et ⃗ (3 ; –6) sont orthogonaux.


Solution
Je calcule x. x’ y .y’ = (2) (3) (1) (– 6) = (6) + (– 6) = 6 – 6 = 0
Comme x. x’ y .y’ = 0 donc les vecteurs ⃗ et ⃗ sont orthogonaux.

b) Règle : Deux vecteurs ⃗ ( ) et ⃗ ( ) sont orthogonaux si

x. x’ + y .y’ = 0
d) Conséquence de l’orthogonalité de deux vecteurs

Si les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ sont orthogonaux, les droites (AB) et (CD)
sont perpendiculaires.
Exercice 1

Montre que les vecteurs ⃗ ( ) et ⃗ ( ) sont orthogonaux.

84
Exercice 2
On donne les points A (2 ; 3) ; B (–1 ; 4) et C (–3 : y). Détermine
l’ordonnée y pour que les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ soient orthogonaux.
10- Carré scalaire d’un vecteur
a) Activité

Calcule le carré scalaire de chacun des vecteurs ⃗ ( ) et ⃗ ( )



Solution

Je calcule le carré scalaire des vecteurs ⃗ ( ) et ⃗ ( )



⃗⃗⃗ 2 = (2)2 + (1)2 ⃗ 2 = (3)2 + (– 6)2
= 4 +1 = 9 + 36
⃗⃗⃗ 2 = 5 ⃗ 2 = 45
b) Règle

Soit le vecteur ⃗ ( ). On appelle carré scalaire du vecteur ⃗ noté ⃗ 2, le


réel positif x2 + y2.

⃗ 2 = x2 + y2

Exercice : Calcule le carré scalaire des vecteurs ⃗ ( ) et ⃗ ( )



11- Norme d’un vecteur
a) Activité

Soit le vecteur ⃗ ( ) . Calcule la norme de ce vecteur.

85
Solution
Je calcule la norme de ⃗
2
‖ ‖ = √⃗ √ =√ =√ =5

b) Règle

La norme d’un vecteur ⃗ ( ) noté ‖ ⃗ ‖ est la racine carrée du carré


scalaire de ⃗ .

On note ‖⃗ ‖ = √

Exercice : Calcule la norme du vecteur ⃗⃗⃗ ( )

12- Distance de deux points du plan


a) Activité

Dans le plan muni d’un repère orthonormé (o,⃗ ⃗⃗ , on donne les points
A (–3 ;0) ; B (4 : –1) et C (7 ; 3). Calcule les distances AB ; AC et BC.
Solution
Je calcule

 d (A ; B) = AB = √( (
= √( (
=√( (
=√
=√
=√
= √
d(A ; B) = AB = √ cm

86
 d (A ; C) = AC = √( (
d (A ; C) = √( (
=√( (
=√
d (A ; C) = √ cm
 d (B ; C) = BC = √( (
= √( (
=√( (
=√
=√
d (B ; C) = BC = 5
b) Règle : La distance de deux points A et B du plan notée d (A ; B)
ou AB est la norme du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗ .

d(A ; B) = ‖⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = √( (

Exercice 1
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (O,⃗ ⃗⃗ , on donne les points
A (3 ; 0) ; B (0 : 4) et C (7 ; 3).
1.a) Place ces points dans le repère.
b) Calcule les distances AB ; AC et BC.
2. a) Calcule les coordonnés des vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ .
b) Montre que les vecteurs ⃗⃗⃗ ( ) ; et ⃗ ( ) sont orthogonaux.
3. a) Détermine les coordonnés du point M milieu du segment [BC].
b) Trouve les coordonnés du point D pour que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . Identifie
le quadrilatère ABDC.
4. a) Construis le cercle circonscrit au triangle ABC ;
b) Précise le centre puis la longueur du rayon de ce cercle.

87
Exercice 2
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (O, , ). On donne les
points A (0 ; –2) ; B (2 ; 2) et C (– 4 ; 0).
1.a) Place ces points dans le repère.

b) Montre que les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ sont orthogonaux.


2.a) Calcule les distances AB ; AC et BC.
b) Montre que le triangle ABC est rectangle isocèle.
3. a) Calcule les coordonnés du point K milieu du segment [BC].
b) Montre que les points B, k et C sont alignés.

4.a) Calcule les coordonnés du point D tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .


b) Identifie le quadrilatère ABDC.
Exercice 3

Le plan muni d’un repère orthonormé (o,⃗ ⃗⃗ ,


a) Place dans ce repère les points A (–2 ; –2) ; B (2 ; 4) ; C (3 ; –1)
et D (7 ; 5).
b) Démontre que ABCD est un parallélogramme.

88
CHAPITRE 10 EQUATIONS CARTESIENNES DE DROITES

1- Forme cartésienne de l’équation d’une droite


a) Activité
On donne l’équation suivante : 3x –2 = 6y + 4 (E)
 Montre que cette équation peut s’écrire sous la forme
ax + by + c = 0 où a, b et c sont des nombres réels à préciser.
 Détermine le vecteur directeur ⃗ de la droite représentative de
cette équation.
Solution
Je montre que l’équation (E) peut s’écrire sous la forme
ax + by + c = 0
3x –2 = 6y + 4
3x – 6y – 4 –2 = 0
3x – 6y – 6 = 0 (E)
ax + by + c = 0 avec a = 3 ; b = –6 et c = –6
Je détermine le vecteur directeur

(D) : 3x – 6y – 6 = 0 ; ⃗⃗⃗ (– ) ; ⃗⃗⃗ ( )

b) Règles
 Dans le plan, une droite (D) a pour équation cartésienne ou
générale ax + by + c = 0 où a, b et c sont des nombres réels.
 Si la droite (D) a pour équation cartésienne ax + by + c = 0, le
vecteur directeur de (D) a pour expression ⃗⃗⃗ (– )

89
Exercice
On donne l’équation x – 3 = 2y +1 (E)
a) Montre que (E) est une équation cartésienne d’une droite (D)

b) Détermine le vecteur directeur ⃗ de (D).


Solution
a) Je montre que (E) est une équation cartésienne de la droite
x – 3 = 2y +1
x – 2y –1 – 3 = 0
x – 2y – 4 = 0
(D) : x – 2y – 4 = 0
b) Je détermine le vecteur directeur ⃗ de (D).

(D) : x – 2y – 4 = 0 alors ⃗ ( )

2- Forme réduite et coefficient directeur


a) Activité
Soit l’expression – 2y +4x – 4 = 0 (S)
 Montre que (S) peut s’écrire sous la forme y = mx p
 Identifie le coefficient directeur de cette équation
Solution
 Je montre que 4x – 3 = 2y 1 peut s’écrire sous la forme y = mx
+p
(S) : 4x – 3 = 2y +1
4x – 2y –1 –3 = 0

90
–2y = –4x + 4
2y = 4x – 4

y=

y = 2x –2
 Le coefficient directeur est m = 2
b) Règle
 Dans le plan, une droite(D) peut être définie par son équation
réduite (D) : y = mx + p, où m et p sont des nombres réels.
 Si la droite (D) a pour équation y = mx + p, le vecteur directeur
de cette droite est ⃗ ( )
 Dans l’équation y = mx + p ; m est le coefficient directeur.
Exercice
On considère la droite (D) d’équation cartésienne 2x y +5 = 0
a) Ecris l’équation de (D) sous la forme réduite ;
b) Indique le coefficient directeur de cette droite.
Solution
2x + y +5 = 0
a) J’écris l’équation de (D) sous la forme réduite : 2x + y +5 = 0 ;
y = –2x – 5
(D) : y = –2x – 5
b) j’indique le coefficient directeur
(D) : y = –2x – 5 ; m = 2

91
3- Equation d’une droite passant par un point et de vecteur
directeur donné
a) Activité
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (O, , ). On donne le point
A(–2 ; 3) et de vecteur directeur ⃗ ( ). Ecris l’équation de la droite
(D) passant par le point A de vecteur directeur ⃗ .
Solution
Je détermine l’équation de (D)
Soit M (x ; y) un point de (D).

Les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗ sont colinéaires, c'est – à – dire xy’– x’y = 0

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( –
x x'
y
) ; y' ⃗ ( )

b(x –xA) – a(y –yA) = 0
5(x+2) – 2(y–3) = 0

5x + 10 – 2y + 6 = 0. (D) : 5x + 10 – 2y + 6 = 0 ou y = x +8

b) Règle
L’équation cartésienne d’une droite (D) passant par le point
A (xA ; yA) et de vecteur directeur ⃗ (a ; b) est :
(D) : b (x –xA) – a(y -yA) = 0

Exercice 1
Détermine l’équation cartésienne de la droite (D) passant par le point
K (3 ; –1) et de vecteur directeur ⃗ (– )

92
Exercice 2
On donne l’équation de la droite (D) : 2x + y +1= 0
a) Détermine le vecteur directeur ⃗ de cette droite.
b) Montre que la droite (D) passe par le point A (–2 ; 3).
4- Equation d’une droite passant par deux points
a) Activité
Ecris une équation de la droite (AB) passant par les points A (–3 ; 2)
et B (–1 ; 4).
Solution
Je détermine l’équation de la droite passant par les points A et B.

Soit M (x ; y) un point de (D) ; les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗ sont


colinéaires si xy’– x’y = 0

⃗⃗⃗⃗⃗ ( –
x'
) ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) ⃗⃗⃗⃗⃗ ( ) x ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( )
– y – y'

2 (y – 2) – (x + 3) = 0
2y – 2x –10 = 0 ou y – x –5
(AB) : – 2x + 2y –10 = 0 ou (AB) : – x + y –5 = 0
b) Règle
L’équation cartésienne d’une droite (D) passant par les points A et B
est donnée par : (xB -xA) (y - yB) – (yB - yA) (x- xA) = 0
Exercice
Ecris l’équation cartésienne d’une droite (D) passant par les points A
(0 ; 2) et B (3 ; 1).

93
5- Appartenance d’un point à une droite
a) Activité
On considère la droite (D) d’équation cartésienne : x – 3y –2 = 0.
Montre que cette droite passe par le point C (–1 ; –1).
Solution
La droite (D) passe par le point C si les coordonnés de C vérifient
l’équation de (D).
(D) : x – 3y –2 = 0

C  (D) si xc – 3yc –2 = 0 –1 – 3(–1) – 2 = 0 –1+3 –2 = 3 –3 = 0


vrai donc la droite (D) passe par le point c.
b) Règle
Un point A (xA ; yA) appartient à la droite (D) d’équation ax by c
si les coordonnés de A vérifient l’équation de la droite (D).
A  (D) si axA + byA + c = 0 avec A (xA ; yA) et (D) : ax + by + c = 0

Exercice
On considère la droite (D) : 2x – y + 3 = 0 et le point M (–1 ; 1).
Montre que la droite (D) passe par le point M.
6– Equation d’une droite passant par un point et de vecteur
directeur donné
a) Activité
Ecris l’équation de la droite (D) passant par le point A (2 ; –3) et de
coefficient directeur a = –2.
Solution
(D) a pour équation : ax + by + c = 0
Sa forme réduite est (D) : y = mx + p ou y = ax + b avec a = –2 ;

94
y = –2x + b

A  (D) si yA = – 2xA + b
–3 = –2(2) + b
–3 = – 4 + b
–3 + 4 = b
b=1 (D) : y = – 2x + 1
b) Règle
L’équation d’une droite (D) passant par un point A (xA ; yA) et de
coefficient directeur a donné est : (D) : y = a (x – xA) + yA
N.B : Cette équation est toujours écrite sous forme réduite.
Exercice
Ecris une équation de la droite (D) passant par le point B (3 ; –2) et de
coefficient directeur a = .

7- Représentation graphique d’une droite dans un repère


orthonormé (o,⃗ ⃗⃗ ,
a) Activité
Représente graphiquement les droites (D1) : 3x –y + 3 = 0 et
(D2) : 2x +y – 4= 0
Solution
Je représente graphiquement les droites (D1) et (D2)
(D1) : 3x –y + 3 = 0
x 0 –1
y 3 0
A (0 : 3) ; B (–1 ; 0)

95
(D2) : 2x +y – 4= 0
x 0 2
y 4 0
C (0 : 4) ; B (2 ; 0)
y

4
A

B D
x' O x
–3 –2 –1 1 2 3 4 5

–1

(D1) –2 (D2)

y'

b) Règle
Pour représenter graphiquement une droite dans un repère orthonormé
(o,⃗ ⃗⃗ , on détermine dans un tableau de valeurs, au moins deux points
par où va passer cette droite.
Exercice
Représente graphiquement les droites (∆) et (∆’) définies par leur
équation respective
2x – y – 5 = 0 et 2x – y + 3 = 0

96
8- Positions relatives de deux droites à partir des équations
cartésiennes
8.1) Droites parallèles
a) Activité
On considère les droites (d1) : 2x + y –1= 0 et (d2) : 6x + 3y –2 = 0.
Démontre que les droites (d1) et (d2) sont parallèles.
Solution
x
(d1) : 2x + y –1= 0 ; ⃗ (– )
y
x'
(d2) : 6x + 3y –2 = 0 ; ⃗ (– )
y'

(d1) et (d2) sont parallèles si leur vecteur directeur sont colinéaires.


(d1) // (d2) si xy’ – x’y = 0
Je calcule x. y’ – x’y = (–1) (6) – (–3) (2)
=–6+6
xy’ – x’y = 0 donc (d1) et (d2) sont parallèles.
b) Règle
Deux droites d’équations cartésiennes données sont parallèles si leur
vecteurs directeurs sont colinéaires.

⃗ (– )
x
(D) : ax + by + c = 0 ;
y

x'
(D’) : a’x + b’y + c’ = 0 ; ⃗ (– )
y'

(D) // (D’) si ⃗ et ⃗ sont colinéaire c'est-à-dire ab’ – a’b = 0

97
Exercice
Soient les droites suivantes (D1) : y = 2x –3 et (D2) : y = 2x + 4
Montre que les droites (D1) et (D2) sont parallèles.
8.2) Droites parallèles à partir des équations réduites
a) Activité
On considère les droites (d1) et (d2) telles que (d1) : y = 2x –3 et (d2) :
y = 2x + 4.
Montre que les droites (d1) et (d2) sont parallèles.
Solution
(d1) : y = 2x –3 ; a = 2
(d2) : y = 2x + 4 ; a = 2
a = a’ = 2, donc (d1) et (d2) sont parallèles
b) Règle
Deux droites d’équations réduites respectives y = ax + b et y = a’x +
b’ sont parallèles si a = a’ (elles ont le même coefficient directeur).

(d1) : y = ax + b
(d2) : y = a’x + b’
Si a = a’ alors (d1) // (d2)

Exercice
Montre que les droites (d) : y = x –5 et (d’) : y = x + 3 sont parallèles.

98
8.3) Droites perpendiculaires à partir des équations cartésiennes
a) Activité
On considère les droites (D1) et (D2) définies par :
(D1) : x + 3y –2 = 0 et (D2) : 6x – 2y + 3 = 0
Démontre que (D1) et (D2) sont perpendiculaires.
Solution
x
(D1) : x + 3y – 2 = 0 ; ⃗ (– )
y

x'
(D2) : 6x –2y + 3 = 0 ; ⃗( )
y'

(D1) et (D2) sont perpendiculaires si leur vecteur directeur sont


orthogonaux (xx’ yy’ = 0)
Je calcule xx’ yy’= (–3)(2) + (1)(6) = – 6 + 6
xx’ yy’ = 0 vrai, donc les droites (D1) et (D2) sont
perpendiculaires.
b) Règle
Deux droites d’équations cartésiennes données sont perpendiculaires
si leurs vecteurs directeurs sont orthogonaux.
x

(D) : ax + by + c = 0 ; y⃗ (– )
x'

(D’) : a’x b’y c’ = 0 ; ⃗y' (– )

Si a.a’ + b.b’ = 0 alors (D)  (D’)


Exercice
On considère deux droites (D1) : 2x – y +3 = 0 et (D2) : x + 2y – 5 = 0
Montre que les droites (D1) et (D2) sont perpendiculaires.

99
8.4) Droites perpendiculaires à partir de leur équation réduite
a) Activité
(D1) et (D2) sont droites telles que :

(D1) : y = 5x – 1 et (D2) : – x + 3.

Montre que (D1) et (D2) sont perpendiculaires.


Solution
(D1) : y = 5x – 1 ; a = 5

(D2) : – x + 3 ; a’ = –

a a’= (5) (– )

a a’= –1, donc (D1) et (D2) sont perpendiculaires.


b) Règle
Deux droites (D) et (D’) d’équation respectives y = ax +b et
y’ = a’x b’ sont perpendiculaires si le produit de leur coefficient
directeur est –1.
(D1) : y = ax +b
(D2) : y = a’x b’

Si a a’= – 1 alors (D1)  (D2)


Exercice
(D1) et (D2) sont Deux droites d’équations respectives :

y = – x + 3 et y = 2x –5

Démontre que ces deux droites sont perpendiculaires.

100
9- Coordonnées du point d’intersection de deux droites
a) Activité
Soient deux droites (d1) et (d2) d’équations respectives 2x –y –5= 0 et
–x – 2x + 10 = 0

 Résous le système d’équation suivant :


2x –y –5 = 0
–x – 2x + 10 = 0

 Montre que la solution de ce système est l’ensemble des


coordonnés du point K intersection des droites (d1) et (d2).
Solution
Je résous dans IR IR, le système
2x –y –5= 0 (1) 2x –y –5= 0
–x – 2x + 10 = 0 ( ) –2x – 4x + 20
–5y +15 = 0
–5y = –15 ; y=3
Je calcule x
(1) – x – 2x + 10 = 0
– x – 2(3) + 10 = 0
– x – 6 + 10 = 0
– x = 6 – 10
–x=–4;x=4
S = {(x = 4 ; y = 3)}

Soit K (4 ; 3), K  (d1) : 2x –y –5= 0


2(4) – 3 –5 = 0

101
8–8 = 0, donc K  (d1)

K  (d2) : –x – 2x + 10 = 0
– 4 – 6 +10 = 0

–10 + 10 = 0, donc K  (d2)


Conclusion : K est le point d’intersection de (d1) et (d2).
b) Règle
Pour déterminer les coordonnés du point d’intersections de deux
droites :

 On résous le système d’équations formé par les équations des


deux droites.
 La solution du système si elle existe est l’ensemble de ces
coordonnées.
Exercice 1
On considère les droites (d1) et (d2) telles que :
(d1) : x – y –2 = 0 et (d2) : – x – y + 6 = 0
a) Démontre que (d1) et (d2) sont perpendiculaires ;
b) Calcule les coordonnées du point M d’intersections des
droites (d1) et (d2).
Exercice 2
Dans un plan muni d’un repère orthonormé (o,⃗ ⃗⃗ , on donne les points
A (1 ; –3) ; B (3 ; 1) et C (–5 ; 0).
a) Place ces points dans le repère ;
b) Calcule les distances AB ; AC et BC ;
c) Démontre que le triangle ABC est rectangle ;
d) Ecris l’équation cartésienne de la droite (AB).

102
CHAPITRE 11 TRANSFORMATIONS GEOMETRIQUES DU PLAN

I- Expression analytique d’une translation


1- Activité

On considère les points A (–5 ; 2) et le vecteur ⃗ ( )

Détermine les coordonnés du point A’, image du point A par la


translation du vecteur ⃗ .
Solution

⃗ (A) = A’  ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗  ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( – ) = ⃗ ( ) 



⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( 5
) = ⃗ ( )

x’ 5=1 x’ = 1 – 5 x’ = – 4
y’ – 2 = 3 y’ = 3 + 2 y’ = 5
A’ = (– 4 ; 5)
2- Règle
Soient les points A (x ; y) ; A’ (x’ ; y’) et le vecteur directeur ⃗ ( )
Dire que A’ est l’image de A par la translation de vecteur ⃗ équivaut
à dire que
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗ . On note t(A) = A’. On lit A’ est l’image de A par la
translation du vecteur ⃗

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( –
⃗ (A) = A’   ⃗ ( ) 
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗ ) =

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( – ) = ⃗ ( )

103
x’ – x = a x’ = x a
A’ ( x’ = x a ; y’ = y b)
y’ – y = b y’ = y b
Exercice 1
Dans un repère orthonormé (o,⃗ ), on donne le point M (4, –1) et le
vecteur ⃗ (– )

Détermine les coordonnés du point M’, image de M par la translation


de vecteur ⃗
Exercice 2
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (o,⃗ ). On donne les
points A (2 ; –1) ; B (0 ; 4) et C (5 ; 3).
a) Détermine les coordonnées du point D, image du point C par la
translation du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
b) Identifie le quadrilatère ABDC.
Exercice 3
F est une transformation donnée par l’expression analytique suivant :
x'= x –2
y’ = y –1
a) Détermine les coordonnées de A’ l’image de A (3 ; –1) par f
b) Identifie cette transformation.
3- Construction des images par une translation
Exercice 1
ABCD est un carré de coté 4 cm et de centre O.

I est l’image de O par la translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗

104
a) Construis la figure ;
b) Identifie le quadrilatère BICO.
Exercice 2

ABC est un triangle isocèle en A tel que BC = 5 cm et mes ̂ = mes ̂ =


50°. D est l’image de B par la translation du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
a) Construis la figure,
b) Identifie le triangle ABD.
Exercice 3
(C) est un cercle de centre O et de diamètre [AB] tel que AB = 6 cm.
C est un point de (C) tel que AC = 3 cm et E est l’image de C par la
translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
a) Construis l’image
b) Calcule sin ̂
II- Expression analytique d’une homothétie
1- Activité
On considère les points A (– 2 ; 5) et B (3 ; – 4).
Détermine les coordonnées du point A’ image du point A par
l’homothétie h de centre B et de rapport k = 2.
Solution
Je détermine les coordonnés du point A’

( (A) = A’  ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ 

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ( – ⃗⃗⃗⃗⃗ ( –
) )
– –

105
xA’– xB = 2 (xA – xB)
yA’– yB = 2 (yA – yB)
xA’ = 2 (xA – xB) + xB
yA’ = 2 (yA – yB) + yB’
xA’ = 2 (–2 – 3) + 3
yA’ = 2 (5 4) (– 4)
xA’ = 2 (–5) + 3
yA’ = 2 (9) – 4
xA’ = –10 +3
yA’ = 18 – 4
xA’ = –7
A’(–7 ; 14)
yA’ = 14
2- Règle
On considère un point O (a ; b) et un réel k non nul, on appelle
homothétie h de centre et de rapport k note h (O; k), l’application de P
qui a tout point M (x ; y) associe comme image le point M’(x’ ; y’) tel
que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = k⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .

On écrit : si ( ( (M) = M’ alors ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = k⃗⃗⃗⃗⃗⃗

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = k⃗⃗⃗⃗⃗⃗

x' – a = k (x – a)
y’ – b = k (y – b)

x' = k (x – a) + a
y’ = k (y – b) + b

106
3- Construction des images

3.1. Agrandissement (k  1)
a- Activité
ABC est un triangle équilatéral tel que AB = 3 cm.
- Construis les points A’, B’ et C’ images respectives des points ABC
par l’homothétie h de centre A et de rapport k = 2.
- Identifie le triangle A’B’C’.
Solution

 Je construis les points A’, B’ et C’


A = A’
h(A ;k)(A) = A’
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ B C

B’ C’

 Le triangle A’B’C’ est équilatéral de côté 2 x 3cm = 6cm


b- Règle
Si le rapport d’homothétie k est supérieur à 1, l’homothétie est un
agrandissement.
Remarque
Les triangles A’B’C’ et ABC ont leurs côtés proportionnels : ils sont
semblables (homothétiques)

107
3.2. Réduction (k  1)
a- Activité
ABCD est un carré de côté 6cm et de centre O.
Construis les points A’, B’, C’ et D’ images respectives des points A,
B, C et D par l’homothétie h de centre O et de rapport

Solution

 Je construis les points A’, B’, C’ et D’

h(O ;k)(A) = A’ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ;


⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗

A B

A’ B’

D’ C’

D C

Le quadrilatère A’B’C’D’ est un carré de côté = 3cm.

b) Règle
Lorsque le rapport k est inférieur à 1, l’homothétie est une réduction
de rapport k.

108
Exercice1
Dans un repère orthonormé (o,⃗ ), on donne les points A (–2 ; 3) et
B (3 ; –1). Détermine les coordonnées du point C, image du point A
par l’homothétie h de centre B et de rapport k = –1.
Solution
Je détermine les coordonnées du point C.

( – ) (A) = C ; ⃗⃗⃗⃗⃗ = –1 ⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗

xC – xB = xB – xA
yC – yB = yB – yA
xC = 2xB – xA
yC = 2yB – yA
xC = 2(3 ) + 2
yC = 2(–1) – 3
xC = 6 + 2
yC = –2 – 3
xC = 8
yC = –5
C = (8; –5)
Exercice 2
Soient les points M (2; 0) et N (– 4 ; –1). Détermine les coordonnées
du point P, image de M par l’homothétie h de centre N et de rapport
k = 3.

109
3- Construction des images
Exercice 1
EFG est un triangle rectangle en E tel que EF = 3 cm et EG = 6 cm. H
est l’image de F par l’homothétie h de centre E et de rapport k = –1.
a) Construis la figure ;
b) Calcule FG ;
c) Identifie le triangle FGH.
Exercice 2
ABCD est un carré de centre O et de côté 4cm. Construis les points
A’, B’, C’ et D’image respectives de A, B, C et D par l’homothétie h
de centre O et de rapport k = 2.
III- Expression analytique d’une symétrie centrale
1- Activité
On considère les points A (2 ; –3) et B (–1 ; 2) ;
Détermine les coordonnés du point A’ image de A par la symétrie de
centre le point B.
Solution
Je détermine les coordonnés du point A’.
1ère démarche

A B A’

⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

xB – xA = xA’ – xB
yB – yA = yA’ – yB

110
xA’ = 2xB – xA
yA’ = 2yB – yA
xA’ = 2 (–1) – 2
yA’ = 2 (2) 3
xA’ = – 4
yA’ = 7
A (– 4 ; 7)
2- Règle
On considère les points O(a ; b) et M (x; y). Dire que M’(x’ ; y’) est
l’image de M par la symétrie centrale de centre O équivaut à ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ où O est milieu de [MM’].
x' = 2a – x
On écrit SO(M) = M’ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
y’ = 2b –y

Exercice 1
Dans un plan muni d’un repère orthonormé (o,⃗ ), on donne les
points M(4 ; –1) et N(2 ; –3) Détermine les coordonnés du point P,
image de M par la symétrie de centre N.
Exercice 2
On considère les points A (–3 ; 2) et K (2 ; –1). Détermine les
coordonnés du point B, image de A par la symétrie de centre K.
Exercice 3
Dans un plan muni d’un repère orthonormé (o,⃗ ), on donne les
points D(–2 ; 1) et E(3 ; 2). Détermine les coordonnées du point F
symétrique de D par rapport à E.

111
3- Construction des images
3.1- Par la symétrie orthogonale
a) Activité
ABC est un triangle équilatéral de côté 4cm. Construis le point A’,
image de A par la symétrie orthogonale d’axe (BC).
Solution A

Je construis la figure.

B C

A’

La droite (BC) est la médiatrice du segment [AA’]

b) Règle

Soit un point M et ( une droite du plan. On appelle symétrie


orthogonale d’axe ( une application de P dans P qui au point M
associe le point M’ tel que ( soit la médiatrice du segment [MM’].

On écrit S()(M) = M’ si ( est la médiatrice du segment [MM’].

112
3.2- Par la composée de deux symétries orthogonales
a) Activité 1
On considère la figure suivante où ABC est un triangle quelconque.
(D1)
A

B C

O (D2)

- Reproduis cette figure


- Construis les points A’, B’ et C’ images respectives des points A, B
et C par rapport à la droite (D1).
- Construis les points A’’, B’’ et C’’ images respectives des points A’,
B’ et C’ par rapport à la droite (D2).
- Identifie la transformation qui fait passer A, B et C en A’’, B’’ et
C’’.
Solution
Je construis la figure
La transformation qui fait passer A, B et C à A’’, B’’ et C’’ est une
symétrie centrale de centre O.

113
(D1)

A A’

B C C’ B’

O (D2)

C’’ B’’

A’’

Règle 1 : La composée de deux symétries orthogonales d’axes


perpendiculaires est une symétrie centrale dont le centre est le point de
rencontre des axes.
On note A’’ = S(D2)oS(D1)(A)
S(D1) S(D2)
Soit A A’ A’’

b) Activité 2
On considère la figure suivante.

M .

(D1) (D2)
- Construis le point M’ image de M par rapport à la droite (D1).
- Construis le point M’’ image de M’ par rapport à la droite (D2).
- Identifie la transformation qui fait passer M à M’’.

114
Solution
Je construis la figure.

M . M’ M’’

(D1) (D2)

La transformation qui fait passer M à M’’est une translation de


vecteur ⃗ .
Règle 2 : La composée de deux symétries orthogonales d’axes
parallèles est une translation.
c) Activité 3
On considère la figure suivante.

(D2)

M . 
O

(D1)

- Construis le point M’ image de M par rapport à la droite (D1).


- Construis le point M’’ image de M’ par rapport à la droite (D2).
- Identifie la transformation qui fait passer M à M’’.

115
Solution
Je construis la figure

M’ .

(D2)

M . 
O

(D1)

M’’ .

La transformation qui fait passer M à M’’est une rotation d’angle 2


et de centre O.

mes ̂ = 2.
Règle 3 : La composée de deux symétries orthogonales d’axes
sécantes est une rotation.
Exercice
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (o,⃗ ), on donne les
points A (6,5 ; 4) et B (–2,5 ; –2) et la droite
( d’équation y = – x + 4.

1) Montre que la droite ( passe par le point C (0 ; 4)


2) a– Ecris l’équation de la droite (AB) ;
b– Prouve que les droites ( et (AB) sont perpendiculaires.
3) a– Soit M (–3 ; 1), place le point M dans un repère ;

116
b– Construis le point M1 symétrique de M par rapport à la droite
(AB).
4) a– Construis le point M2 symétrique de M1 par rapport à la droite
( ;
b– Identifie le triplet (M ; M1 ; M2).
Solution

A (6,5 ; 4) ; B (–2,5 ; –2) ; y = – x + 4

1) Je montre que la droite ( passe par le point C (0 ; 4)

( passe par C si y = – xc + 4
4=– ( +4
4 = 4 vrai C є (
2) a– J’écris une équation de la droite (AB)

(AB) : ; =

–6( ) = – 9 (y – 4)
–6 = – 9y + 36
–6 =0
– 6 + 9y + 3 = 0

(AB): –2 + 3y + 1 = 0 ou (AB) : y = x –

b- Je prouve que les droites ( et (AB) sont perpendiculaires.

(AB) : y = x – ; a =

117
( : y = – x + 4 ; a’= –

Je calcule a a’ = ( ) (– = = –1

Comme a a’= –1 ; donc ( et (AB) sont perpendiculaires.


() y
3) Je construis la figure

C A
4

M1 M2
1

x' O x
–3 –2 –1 1 2 3 4 5
–1
B –2

–3
(D1)
–4 M
y'

Le triangle MM1M2 est un triangle isocèle et rectangle.


IV- La rotation
1- Activité
Dans le plan muni d’un repère orthonormé (o,⃗ ), on donne les
points
E (1 ; –3) ; et F (2 ; 1). Détermine les coordonnées de E’ image de E
par la rotation de centre F et d’angle = 30°.

118
Solution
Je détermine les coordonnés de E’

R (F ; (E) = E’  ⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

xF – xE = xE’ – xF
yF – yE = yE’ – yF
xE’= 2xF – xE
yE’ = 2yF – yE
xE’= 2(2) –1
yE’ = 2(1) + 3
xE’ = 3
yE’ = 5
E’ (3; 5)
2- Définition
Etant donné un point O et un angle . On appelle rotation de centre O
et d’angle , l’application de P dans P qui, a tout point M fait
correspondre le point M’ tel que ̂ = et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

R(O, ) (M) = M’ ; ̂ = et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


3) Construction des images
̂ = 60° le sens est celui du sens contraire des aiguilles d’une
montre. M’


O M

119
4- Propriétés
La rotation conserve l’alignement des points, les distances, les milieux
et les angles.
5- Expression analytique
Soit (o,⃗ ), un repère orthonormé directe du plan orienté. Soit x et y
les coordonnés d’un point M (x ; y) du plan et M’ (x’ ; y’) l’image par
la rotation de centre O (xo ; yo) et l’angle

yM’ M’

yM M


θ
x' O x
–3 –2 –1 xM’ xM

–1

–2
y'

=  x = ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖

=  y = ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖

( = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
; x’ = ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖. (

( = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
; y’ = ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖. (

120
‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖

x' = ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ [ . – . ]

y' = ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖. . – ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ .


x' = x

y' = ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ [ . + ]

= ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ . + ‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖

y' = y

x' = x
y' = y

Exercice

Détermine l’expression analytique de la rotation R (0 ; ) qui


transforme M en M’
Solution
x' = x
y' = y

or cos = 0 et sin

x' = x

y' = y

x’ = – y
y’ = x

121
Exercice
ABCD est un rectangle tel que AB = 4 cm ; BC = 2 cm. O est le
milieu des diagonales.
a) Construis les points A’, B’, C’ et D’image de A, B, Cet D par la
rotation de centre O et d’angle = 90° dans le sens négatif.
b) Calcule l’aire de ce rectangle.

V- La similitude
1- Définition
a) Activité
ABC est un triangle rectangle en B tel que AB = 3cm, BC = 4cm et
AC = 5cm.
- Construis ce triangle
- Construis le triangle A’B’C’ image du triangle ABC par la composée
de deux transformations successives :
 La symétrie orthogonale d’axe (AB)
 L’homothétie de centre A et de rapport k = 2.
- En utilisant le rapporteur et la règle graduée, compare les angles et
les côtés des triangles ABC et A’B’C’.
- Identifie la transformation qui fait passer ABC en A’B’C’.
A
Solution
- Je construis la figure.

B C

C’ 122
B’
AB = 3cm ; AB’ = 6cm ; BC = 4cm ; B’C’ = 8cm ; AC = 5cm ;
AC’ = 10cm
- Je compare les angles

mes ̂ = mes ̂ et mes ̂ = mes ̂

- Je compare les côtés :

- La transformation qui fait passer ABC en A’B’C’ est une similitude.


b) Définition
On appelle similitude la composée d’une isométrie et d’une
homothétie c’est-à-dire la composée successive d’une symétrie et
d’une homothétie ou d’une translation et une homothétie.
c) Propriétés
 La valeur absolue du rapport de l’homothétie est aussi appelée le
rapport de similitude.
 La similitude conserve les angles.
 La similitude conserve le rapport des côtés.
Remarque : Deux figures F et F’ sont dites semblables s’il existe une
similitude faisant passer de l’une à l’autre.
2- Construction de l’image d’une figure par une similitude
a) Activité
On considère la figure suivante.
x O

A
B I J

123
- Reproduis la figure ci-dessus.
- Construis l’image du triangle ABC par la similitude de translation de
vecteur ⃗ et d’homothétie h de centre O et de rapport k = 3.
b) Construction
O

A
B I J
C’

A’ B’

124
CHAPITRE 12 CÔNE DE REVOLUTION

A- Description
1- Définition
Un cône de révolution est un solide engendré par la rotation d’un
triangle rectangle autour de l’un des côtés de l’angle droit.
2- Propriétés
Un cône est un cône de révolution s’il possède les deux propriétés
suivantes :
 Sa base est un disque.
 La droite qui joint le sommet S du cône au centre O de la base
est perpendiculaire au plan de la base.
B- Construction du cône de révolution en perspective cavalière
1- Activité
Construis en perspective cavalière un cône de révolution de hauteur 4
cm et de base un disque de diamètre AB qui mesure 5 cm. On
prendra le coefficient de réduction et l’angle d’inclinaison 30°.

125
Solution
Je construis en perspective cavalière un cône de révolution
S = Sommet
h= hauteur
r = hauteur
2- Plan de construction
Pour construire un cône de révolution en perspective cavalière, on suit
la démarche suivante :
 On construit le diamètre ou le centre du disque de centre O
 On trace la hauteur SO perpendiculaire au plan du disque
 On construit l’ellipse qui représente le cercle de base à main
levée, d’une façon approximative à une longueur égale au rayon
multiplié par le coefficient de réduction. L’ellipse fait un angle
de 30° avec le plan horizontal.
Exercice
Un cône de révolution de hauteur 4,8 cm a pour rayon de base
r = 3 cm.
Construis en perspective cavalière ce cône de révolution avec les
conditions suivantes :
Angle d’inclinaison 30° et coefficient de réduction 0,5.

C- Section d’un cône de révolution par un plan parallèle


La section d’un cône de révolution est un plan parallèle à sa base est
un cercle. Lorsqu’on coupe un cône de révolution par un plan de sa
base, on obtient une réduction de ce cône.
Si l’échelle de réduction est égale au nombre k, alors :

A’ = k 2 A ; V’ = k3 V

A’ = aire du cône réduit ; A = aire du premier cône

V’ = volume du cône réduit ; V = volume du cône initial.

126
L’échelle de réduction est égale à

Exercice 1
Un cône de révolution a un rayon de 3cm et une hauteur qui mesure
8cm. Calcule :
a) La génératrice ;
b) L’aire de base ;
c) Le volume de ce cône.

Exercice 2
Un cône a pour génératrice75cm. Calcule le rayon de base, sa hauteur
et son volume sachant que son aire latérale est 11775 cm2.

127
Exercice 3
Un cône de révolution de hauteur 4,8 cm a pour rayon de base
r = 2cm.
a) Construis ce cône en perspective cavalière
b) Détermine la génératrice, l’aire latérale et le volume.

Exercice 4
Un verre conique a une contenance de 25cL. Détermine la hauteur du
liquide dans le verre lors qu’il est rempli sachant que le diamètre de
l’ouverture est 8 cm. ( )

128
CHAPITRE 13 PYRAMIDE REGULIERE

A- Description
1- Définition
Une pyramide régulière est un solide limité par un polygone et par des
triangles qui se joignent en un point : leur sommet commun.

2- Propriétés
 Une pyramide régulière a une base : un polygone régulier.
 Le projeté orthogonal du sommet principal coïncide avec le
centre de base
 Les faces latérales sont des triangles isocèles.
 Les arêtes latérales d’une pyramide régulière ont toutes la même
longueur.
B- Construction d’une pyramide régulière en perspective cavalière
1- Activité
Construis en perspective cavalière une pyramide régulière à base
carrée SABCD de sommet principale S, de base ABCD et de hauteur
SH. On donne AB = 6 cm et SH = 5 cm. On donne l’angle
d’inclinaison  = 45° et le coefficient de réduction c = 0,5.
Solution
h = hauteur ; a = apothème

129
2- Plan de la construction
Pour construire en perspective cavalière une pyramide régulièreà base
carrée, on suit la démarche suivante :
 Construire un parallélogramme ABCD de centre O tel qu’AB
soit égal à la longueur du côté de la base carrée et AD = BC
égaux à la longueur de AB = CD multiplié par le coefficient de
réduction ( ).
 Tracer les côtés AD et BC en faisant un angle d’inclinaison de
45° sur le plan horizontal.
 Construire la hauteur SO de la pyramide et la hauteur SH de
l’un des triangles isocèles.
 Tracer les arêtes latérales « cachées » par des traits en pointillés.
C- Représentation en perspective cavalière d’une pyramide non
régulière
1- Activité
Représente en perspective cavalière une pyramide non régulière
SADCD de sommet principal S de base un rectangle ABCD de
longueur 6 cm et de largeur 4 cm, de centre O et hauteur SO = 5 cm.
Solution
Je représente en perspective cavalière une pyramide non régulière à
base rectangle. c = 0,5 (coefficient de réduction) ;  = 45° (angle de
fuite) S

A B

l x 0,5
O
45°
D
C
L x 0,5
130
2- Plan de construction
On utilise les mêmes règles de la perspective cavalière que pour la
construction d’une pyramide régulière à base carrée.
Exercice
On considère une pyramide à base un carré ABCD de côté AB = 3 cm
et de sommet S avec SO = 6 cm.
Construis cette pyramide en perspective cavalière.

*****************
Ont contribué au développement de ce contenu :

NDOLEIH Albert, Inspecteur des Collèges


MANANA Hervé, Professeur certifié des Lycées
MIANTOURILA Pelycien, Professeur des Collèges

131
1
SOMMAIRE

CHAPITRE 1 LOGARITHMES DECIMAUX


1– Notion de logarithme d’un nombre réel
2– Logarithme décimal
3– Logarithme des nombres premiers
4– Propriétés des logarithmes décimaux
5– Détermination de la caractéristique (c) et la mantisse (m) du logarithme d’un nombre
5.1) Utilisation de l’écriture scientifique
5.2) Utilisation des formules pour déterminer la caractéristique

CHAPITRE 2 VALEUR ABSOLUE D’UN NOMBRE REEL


1– Définitions
2– Exercice
3– Propriétés
a) Valeur absolue et multiplication
b) Valeur absolue et quotient
c) Valeur absolue et addition
d) Valeur absolue et soustraction

CHAPITRE 3 RACINE CARREE


1– Activité
2– Je retiens
3– Définition
4– Carrée parfaits
5– Propriétés
6- Décomposition d’une racine
7– Calculs sur les radicaux
7. 1) somme des radicaux semblables
8– Rendre rationnel un dénominateur
8.1) Cas d’un radical isolé
8.2) Cas d’un radical associé

CHAPITRE 4 CALCULS APPROCHES


I– Encadrement dans IR
1/ Définition
3– Encadrement de l’opposé et la différence
3.1– Encadrement de l’opposé
3.2– Encadrement de la différence
4- Encadrement du quotient et de l’inverse
4.1- Encadrement de l’inverse
4.2- Encadrement du quotient
5- Encadrement du produit
II- Incertitudes

2
CHAPITRE 5 EXPRESSIONS ALGEBRIQUES
I– Expression algébrique
1– Notion d’expression algébrique
2– Somme des expressions algébriques
3– Valeur numérique d’une expression algébrique
II- Développer, réduire et ordonner une expression algébrique
3– Distributivité de la multiplication sur l’addition et la
3.3- Utilisation des identités remarquables
a) Carré de la somme de deux termes : (a + b) 2 = a2 + 2
b) Carré de la différence de deux termes (a – b) 2 = a2 – 2ab +b2
c) Produit de la somme par la différence (a + b)(a – b) = a2 – b2
II- Factorisation d’une expression algébrique
III– Différents cas de factorisation
1– Factorisation avec un facteur commun
1.1– Facteur commun est un nombre ou une lettre (le facteur commun est un monôme)
1.2– Le facteur commun est une expression (le facteur commun est un binôme)
2– Factorisation en appliquant une identité remarquable
2.1– Formules des produits remarquables
2.2– Méthode d’application des formules

CHAPITRE 6 FRACTIONS RATIONNELLES


1– Définition
2– Ensemble de définition
3– Simplification d’une fraction rationnelle

CHAPITRE 7 EQUATIONS DU 1er DEGRE A UNE INCONNUE


I/ Notion d’équation du 1er degré à une inconnue
1– Activité
2– Définition
II/ Différentes sortes de solutions
1– Solution égale à un nombre réel non nul
2– Solution égale à zéro
3– Solution infinie
4– Solution indéterminée (vide)
5– Je retiens
III- Différents types d’équations
1– Equations avec valeur absolue
2– Equations irrationnelles
3) Equation produit : (ax +b)(cx+ d) = 0
4) Equation quotient
5– Equation du 2nd degré se ramenant à une équation du premier degré

3
CHAPITRE 8 INEQUATIONS DU 1ER DEGRE A UNE INCONNUE
1– Notion d’inéquation du 1er degré à une inconnue
2– Différentes sortes de solutions
3– Différents types d’inéquations
3.1) Inéquations produits
3.2) Inéquations quotient
3.3) Inéquations simultanées
3.4) Inéquation de type │ax + b│< c, avec a et b des réels et c un nombre réel positif.

CHAPITRE 9 SYSTEMES D’EQUATIONS DU 1er DEGRE DANS IR IR


I- Définition
II– Méthodes de résolution
1- Méthode de combinaison
2- Méthode de substitution
3- Méthode de comparaison
4- Méthode graphique

CHAPITRE 10 SYSTEMES D’INEQUATIONS


I- Système d’inéquation du 1er degré à une inconnue
1- Activité
2- Règles de résolution
II- Inéquation du 1er degré à deux inconnues
1- Activité
2- Règle de résolution
III- Systèmes d’inéquation du 1er degré à deux inconnues

CHAPITRE 11 PROBLEMES DU 1er DEGRE

CHAPITRE 12 LES MESURES DE GRANDEUR


I– Mesures de longueurs
1– Unité principale
2– Tableau de conversion
3– Longueurs des figures géométriques
II- Mesures d’aire
1– Unité principale
2– Tableau de conversion
III- Mesures de volume
1– L’unité principale
2– Tableau de conversion

4
CHAPITRE 13 LES STATISTIQUES
I- RAPPELS
A– Définition
B– Vocabulaire
1– La population
2– L’unité statistique
3– L’échantillon
4– Le caractère
4.1– Le caractère qualitatif
4.2– Le caractère quantitatif
a) Le caractère quantitatif discret
b) Le caractère quantitatif continu
5- Série statistique
II- Répartition d’une population en classe d’amplitudes égales
III- Les effectifs
1- Activités
2- Je retiens
a- L’effectif total
b- L’effectif relatif
c- Les effectifs cumulés croissants
d- Les effectifs cumulés décroissants
IV- Les moyennes
1- La moyenne arithmétique
2- La moyenne pondérée
V- Les représentations graphiques d’une série statistique d’une série statistique
1- Le diagramme en bâtons
2- L’histogramme  ou le diagramme en bandes
3- Le diagramme circulaire ou à secteurs
VI – Interprétation d’un histogramme d’une série statistique

CHAPITRE 14 ETUDE DES FONCTIONS


I– Elément d’étude d’une fonction
II– Etude d’une fonction affine : f(x) = ax + b
III- Etude de quelques fonctions
1– Fonction affine f(x) = ax + b avec a0 et b0
2– Fonction linéaire f(x) = ax avec a0
3– Fonction valeur absolue f(x) = | |
4– Fonction carrée : f (x) = x2
5– Fonction irrationnelle : f (x) = √
6– Fonction homographique : f (x) = ; (c ≠0)
7– Fonction valeur absolue f(x) = | |
8– Fonction inverse f(x) =
9– Fonction partie entière f(x) =E(x)
5
CHAPITRE 1 LOGARITHMES DECIMAUX

1– Notion de logarithme d’un nombre réel


a) Activité
Soit le nombre 625.

 Décompose ce nombre en produit de facteurs premiers ;


 Donne l’écriture primaire de ce nombre ;
 Calcule
Solution
Je décompose 625
625 5
125 5
25 5
5 5
1
Je donne l’écriture primaire
625 = 5 5 5 5 = 54

Je calcule = =4
L’exposant 4 est le logarithme de 625 dans la base 5.
b) Je retiens
Si x = an, on appelle logarithme de x dans la base a noté , le
nombre relatif n x = an, = =n
Si x = an ; = =n

6
c) Exemples en base 2 ; 3 et 7
Activité
Calcule ; et
Solution

= =6

= =4

= =2
2– Logarithme décimal
Quand la base du logarithme n’est pas indiquée, on dit que le
logarithme est décimal, c'est–à–dire logarithme en base 10.
On écrit : Si x = 10n ; logx = log10n = n

 Log1 = log100 = 0
 Log10 = log101 = 1
Exercices
Exercice 1
Calcule : A = log100 ; B = log0, 001
Solution
Je calcule :
A = log100 = log102
A=2
B = log0, 001 = log10–3
B = –3

7
Exercice 2
Détermine x et y tel que :
a) logx = 3
b) logy = –4
Solution
Je calcule x
a) logx = 3 ; x = 103 ; x = 1000
b) logy = –4 ; y = 10–4 ; y = 0,0001
3– Logarithme des nombres premiers
log2 = 0,30103 ; log3 = 0,47712 ; log5 = 0,69897 ; log7 = 0,84510 …
4– Propriétés des logarithmes décimaux

Désignation Propriétés Exemples de calculs


log (a b) = log a +log b log6 = log(2 ) = log2 + log3
Logarithme
log (10m 10n) = log log106 5
= log106 –5
d’un produit
(10m+10n) = m +n = 6 –5 = 1
Logarithme Log an= n loga log16 = log24= 4 log2
d’une log (10m) n = log10m n = log (10–4)2= log10 (–4) (2)= log10–8
puissance m = –8
log = log a – log b log = log7 – log5
Logarithme
d’un quotient log = log10m – log10n log = log103 – log107 = 3 – 7
=m–n =–4

Exercice1
Soit x = 10–2 ; y = 1000 et z = 0,1

Calcule A = log x ; B = log(x ) ; C=

Solution
8
Je calcule
A= log x = log10–2
A= –2
B = log(x ) = log x+ log y = log103+ log10–1 = 3 + (–1)
B=2

C= = log(x ) – logz = logx+ logy – logz = log10–2+


log103– log10–1 = –2 + 3 – (–1)
C=2
Exercice 2
En utilisant les propriétés des logarithmes en base dix (10), calcule :

K = log 81000 + log ; L = –5log0, 01 + log1000 + log27

M = 4log0, 001 + log300. On donne log3 = 0,47712.


Solution

Je calcule K = log 81000 + log

K = log81 103 + log9 – log103 = log81 + log103 + log32 –3 = log34


+ 3 + 3log3 – 3
= 4log3 + 2log3 = 6log3 = 6(0,47712)
K = 2,86272
L = –5log0, 01 + log1000 + log27 = –5log10–2 + log103 + log33 = –
5(–2) + 3 + 3log3
= 10 + 3 + 3(0,47712) = 13 + 1,44136
L = 14, 44136

9
5– Détermination de la caractéristique (c) et la mantisse (m) du
logarithme d’un nombre
Le logarithme d’un nombre est formé de deux parties :

 La partie entière : c’est la caractéristique (c) ;


 La partie décimale : c’est la mantisse (m).
On écrit :

logx = C + m avec 0 < m< 1 alors C  logx  C+1 équivaut à 10C  x


 10C+1
Exemple 1 : log5 = 0,69897 ; C = 0 ; m = 0,69897

Exemple 2 : x = 7543 103  x  104 alors C = 3


5.1) Utilisation de l’écriture scientifique
a) Activité
En utilisant la notation scientifique du nombre x = 0,00045, détermine
la caractéristique et la mantisse de log x.
Solution
Je détermine la caractéristique et la mantisse de logx
logx = log0,00045 = log4,5 10–4 = log10–4 + log4,5 = – 4 + log4,5

C = – 4 ou ̅
m = log4,5 (utiliser la calculatrice scientifique).
b) Je retiens
Pour déterminer la caractéristique (C) et la mantisse (m) du logarithme
d’un nombre, on utilise l’écriture scientifique de ce nombre en
procédant de la manière suivante :
1- On écrit ce nombre dans sa notation scientifique

10
2- On calcule le logarithme de ce nombre dans sa notation
scientifique
3- On trouvera une somme composée d’un nombre entier
(caractéristique) et du logarithme d’un nombre (mantisse) qui
sera déterminé à l’aide d’une calculatrice.
Exercice
On donne u = 200 et v = 0,075. Détermine la caractéristique C et la
mantisse m de logu et logv.
Solution
Je détermine C et m de logu
Logu = log200 = log (2 102) = log102 + log2 = 2 + 0,30103
C = 2 et m = 0,30103.
5.2) Utilisation des formules pour déterminer la caractéristique
a) Activité
On donne f = 0,016 et g = 2016.
Détermine la caractéristique de logf et logg
Solution
Je détermine C et m de logf et logg

 logf = log0, 016


C = – (n+ 1) ; n = 1
= – (1+ 1)

C = –2 ou ̅ = 2

 logg = log2016
C=n–1; n=4; C=4–1;C=3

11
b) Je retiens
Pour déterminer la caractéristique du logarithme d’un nombre, on
utilise les formules traduites dans le tableau suivant :
Cas d’un nombre décimal Cas d’un nombre
Cas d’un nombre entier
avec partie entière décimal avec partie
naturel
différent de zéro (0) entière égale zéro (0)
1ère formule
C = – (n + 1) ; n =
nombre de zéro après la
C=n–1
virgule
n = nombre de chiffres de
C=n–1 Logx = log0,00045
la partie entière
n = nombre de chiffres C = – (n – 1) ; n = 3
 log y = log871, 35
 logx = log300 C = – (3 + 1) ; C = – 4
C=n–1;n
C=n–1;n=4; 2ème formule
=3
C=4–1:C=3 C = – x ; x = position ou
C=3–1
rang du 1er chiffre
C=2
significatif
logu = log0,00045
x=4C=–4
Exercices
1– On donne logx = 5 + 0, 75628 et logu = – 3 + 0, 69895
Identifie la caractéristique et la mantisse de logx et logy
2– Choisis la bonne réponse, log0, 000873 a pour caractéristique :

a) – 4 ; b) 3 ; c) ̅
3– En utilisant les propriétés des logarithmes de base dix (10) ;

Calcule T = log25 + log + log800

U = log0, 0001 – 2log10–3 + log16

V = 4log0, 001 + log300 ; W = log0, 009 + log

12
On donne log2 = 0, 30103 ; log3 = 0, 47712 ; log5 = 0, 69897 ; log7
= 0, 84510
4– On considère deux nombres réels m = 300 et n = 0, 032
a) Détermine les caractéristiques de logm et logn ;
b) En utilisant les propriétés du logarithme de base dix, calcule
logm et logn. On donne log2 = 0, 30103 ; et log3 = 0, 47712.
5– Montre que log7, 5 ; log75 ; log0, 00075 et log7500 ont la même
mantisse.
6– Vérifie dans le système d’équations suivant, les propriétés du
logarithme en base dix (10).

13
CHAPITRE 2 VALEUR ABSOLUE D’UN NOMBRE REEL

1– Définitions
a) Activité
On considère la figure ci–dessous :

–4 –3 –2 –1 0 +1 +2 +3 +4 +5
Trouve la distance à zéro de chacun des nombres suivants : +2 ; –2 ;
–3 ; +1
Solution
Je trouve la distance à zéro de chacun des nombres donnés.
La distance à zéro de :
 +2 est 2
 –2 est 2
 –3 est 3
 +1 est 1
b) Définition 1
On appelle valeur absolue d’un nombre la distance à zéro de ce
nombre.
On note | |
On lit « valeur absolue de a »
Définition 2
Soit x un nombre réel quelconque. On peut lui associer un nombre
positif appelé valeur absolue.
 Si x est positif, sa valeur absolue est égale au nombre x lui-même
(x).
14
 Si x est négatif, sa valeur absolue est égale à son opposé (–x).

Ainsi : | | {

Exemples

| | ; | | ; | | ; | |

2– Exercice

Donne la valeur absolue de chacun des nombres –3,04 ; ;


0 ; 5,2 ;

Solution
Je donne la valeur absolue de chacun des nombres donnés

| | ; | | ; | | ; | | ;
| |

NB : La valeur absolue d’un nombre réel est un nombre positif


3– Propriétés
a) Valeur absolue et multiplication
a1) Activité
On donne ;
Calcule puis compare | | et | | x| |

Solution
Je calcule | | | | | |

Je calcule | | | | | | | | | |

Je compare | | | | | |
15
| | | | | |
a2) Je retiens
Pour tous réels a et b, | | | | | |

b) Valeur absolue et quotient


b1) Activité
On donne ;
| |
Calcule puis compare | | et | |

Solution

Je calcule | | | | | |

| | | |
Je calcule | | | |

| |
Je compare | | et | |

| |
| | | |

b2) Je retiens
| |
Pour tous réels a et b (b # 0), | | | |

c) Valeur absolue et addition


c1) Activité
On donne le tableau ci–dessous
| | | | | | Compare | | et | | | |
– 49 – 11
+ 49 – 11

16
Recopie et complète ce tableau
Solution
| | | | | | Compare | | et | | | |
– 49 – 11 60 60 | | | | | |
+ 49 – 11 38 60 | || | | |

c2) Je retiens
Pour tous réels a et b, | | | | | |

d) Valeur absolue et soustraction


d1) Activité
On donne le tableau ci–dessous :
| | | | | | Compare | | et | | | |
– 49 – 11
+ 49 – 11

Recopie et complète ce tableau.


Solution
Je recopie et je complète ce tableau
| | | | | | Compare | | et | | | |
– 49 – 11 38 38 | | | | | |
+ 49 – 11 60 38 | || | | |

d2) Je retiens

Pour tous réels a et b, | – | | |–| |

Exercice 1
Enonce les propriétés de la valeur absolue :

17
a) Valeur absolue et multiplication
b) Valeur absolue et addition
Exercice 2
Enonce les propriétés de la valeur absolue :
a) Valeur absolue et quotient
b) Valeur absolue et soustraction

18
CHAPITRE 3 RACINE CARREE
1– Activité
Calcule le carré de chacun des nombres suivants :

+3 ; –3 ; 5 et .

Solution
Je calcule le carré de chacun des nombres suivants :
(+3)2 = (+3) (+3) = +9
(–3)2 = (–3) (–3) = +9
(5)2 = (5) (5) = 25

( )2 = ( ) ( ) =

9 est le carrée de 3, donc 3 est la racine carrée de 9.


2– Je retiens : le carré d’un nombre s’obtient en multipliant ce
nombre par lui–même.
3– Définition
Soit a et b deux nombres positifs. On appelle racine carrée de a noté
√ ou , le nombre b dont le carré est égal à a.
On écrit : √ =b si a = b2

 √ se lit : racine carrée de a ou racine de a ;


 Le symbole √ est appelé radical ou racine ;
 Le nombre a est appelé radicande.
 Si  IR, √ | |
 Si ≥ 0, √

19
Exemples : √ = 5 car 52 = 25 ; √ = 6 car 62 = 36 ; √ = │x│ ;
√ =3;√ =9
N.B :
 Le seul nombre dont le carré est zéro est zéro lui–même.
 La racine carrée d’un nombre négatif n’existe pas.

Exemple : √ n’existe pas ; √ =0

4– Carrée parfaits
On appelle carré parfait, tout nombre qui est égal à un nombre donné
multiplié par lui-même. Les carrés de nombres entiers sont dits
« carrés parfaits ».
Exemples
0=0 0 = 02
1= 1 = 12
4=2 = 22
9 = 3 3 = 32
16 = 4 4 = 42
25 = 5 5 = 52
36 = 6 6 = 62
49 = 7 7 = 72
64 = 8 8 = 82
81 = 9 9 = 92
100 = 10 10 = 102

20
121 = 11 11 = 112
144 = 12 12 = 122
169 = 13 13 = 132
5– Propriétés
P1) Racine carrée et multiplication
Activité

Calcule et compare √ et √ √
Solution

√ =√ =√ = 12
Donc √ = 12.

√ √ =√ √ = 2 6 = 12
Donc √ √ = 12

On constate que : √ =√ √

Je retiens :
√ =√ √ √ x√ =√
ou
Exemple :

Calculons : √ √ √ =√
P2 ) Racine carrée et quotient
Activité


Calcule et compare et √

21
Solution
Je calcule et je compare
√ √
= =
√ √

Donc √
=

√ =√ =√ =

Donc
√ =

On constate que

=√

Je retiens :


=√ √ =
√ ou √

Exemple : calculons


=√ √ =√ =7


=7
Donc √

Attention : √ ≠√ +√
Exercice
2 2
Calcule A = (√ ; B = –√ ; C= √ ) ; D=√
(–√ )

E= √ √
22
Solution
Je calcule
2
A = (√ = √ √ =√ A=3

B= –√ = –5 B = –5

2 C = 18
C= √ ) = √ ) √ )= 9 √ = 9 2 = 18 donc

D=√ (–√ )=–√ = –√ = –11 donc


D = - 11

E= √ √ =√ +√ = 4 + 6 = E10= 10donc
6- Décomposition d’une racine
Pour décomposer une racine, on décompose le radicande en produit de
facteurs premiers.
Exemple

Ecris sous la forme de a√ les nombres suivantes √ ;


3√ √

√ =√ =2 √ = 6√ donc √ = 6√

3√ = 3√ =3 √ = 15 √ donc 3√ 15 √

√ =√ = 10 √
Donc √ √

7– Calculs sur les radicaux


7. 1) somme des radicaux semblables
Activité

Calcule A = 7√ + 8√ – 3√ et B = 3√ – 2√ +√

23
Solution

A = 7√ + 8√ – 3√

A = (7 + 8 – 3)√

A = 12√
A = 12√

B = 3√ – 2√ +√

= 3√ –2√ +√

= 3√ – 2 3√ + 2 √

= 3√ – 6√ +6√

= (3 – 6 + 6) √

= 3√
B = 3√

Règle
Pour trouver la somme des radicaux semblables, on additionne les
coefficients puis on garde le même radical.
On écrit : a√ + b√ + c√ = (a+b+c) √

7.2) Produit des radicaux


Activité

Calcule A = (3 +√ ) 2 et B = (3√ + 2√ ) (3√ – 2√ )


Solution

A = (3 +√ ) 2

= (3 +√ ) (3 +√ )
24
A = 9 + 3√ + 3√ +√

= 9 + 6√ +2

= 11 + 6√
A = 11 + 6√

B = (3√ + 2√ ) (3√ – 2√ )

B = 9√ – 6√ + 6√ – 4√
B=9 –4
B = 10 B = 10

Règle
Pour trouver le produit des radicaux, on multiplie les coefficients entre
eux puis les radicandes entre eux. n√ x m√ = (nm) √
8– Rendre rationnel un dénominateur
8.1) Cas d’un radical isolé
a) Activité

Calcule A = et B =
√ √

Solution

√ √ A=
A= = =
√ (√ ) 2

√ √
B= = 2 = B=

√ √

b) Je retiens
√ √
= 2= avec b  0
√ √

25
8.2) Cas d’un radical associé
a) Activité

Rends rationnels les dénominateurs suivants : A = et B =


√ √ √

Solution

A=


A (l’expression conjuguée de √ est √ )
√ √


A
(√ )2


A=


A=

A = – 3(1 – √ )
A = –3(1 – √ )

B= (l’expression conjuguée de √ √ est √ √ )


√ √

√ √
=
√ √ √ √

√ √
=
(√ ) √

√ √
=

√ √
=

= √ √
B= √ √

26
b) Je retiens
Pour rendre rationnel un dénominateur, on multiplie le numérateur par
l’expression conjuguée du dénominateur.
Exercices

1/ Calcule: A= √ – 3√ – 5√

B = 3√ + 4√ – 2√ –√

2/ Calcule: C = (2√ √

D = (√ + 1) (3 √ )

3/ Calcule: E= +
√ √

F= +

√ √
4/ Rends rationnels les dénominateurs et L =
√ √ √

27
CHAPITRE 4 CALCULS APPROCHES

I– Encadrement dans IR
1/ Définition
a) Activité
On considère l’encadrement suivant :
Calcule l’amplitude, le centre et le rayon de cet encadrement.
Solution
Je calcule
 L’amplitude : A = 8 – 5 = 3
 Le centre : = 6,5
 Le rayon :

b) Je retiens
Soient deux réels a et b tel que
 On appelle encadrement de , le couple (a, b) des nombres réels
tel que ou
 L’amplitude de l’encadrement est A = b – a
 Le centre de l’encadrement est
 Le rayon de l’encadrement est

2/ Encadrement d’une somme


a) Activité

Sachant que : √ et √ ,
détermine un encadrement de √ √ et √ à 10–3
près.

28
Solution

Je détermine l’encadrement de √ √

√ √

3 √ √

3 √ √ ou 3

J’encadre √


J’ajoute –3

: valeur approchée par défaut

. : valeur approchée par excès


b) Règle
Si
et
alors

29
Exercice

Sachant que 1,414 < √ 1,415 et 1,732 < √ 1,733, détermine


un encadrement de :

a) P = √ √ à 10–3 près
b) Q = – 4 + 3√ à 10–3 près
3– Encadrement de l’opposé et la différence
3.1– Encadrement de l’opposé
a) Activité

Soit 1,732 < √ 1,733.

Encadre les nombres K = – √ à 10–3 près.


Solution

On donne 1,732 < √ 1,733. Encadre K = – √

1,732 < √ 1,733


Je multiplie par (–1)

–1,733 < √ –1,732


Donc –1,733 < –1,732

b) Règle
Si a x b alors –b –x –a
3.2– Encadrement de la différence
a) Activité

On donne 1,732 < √ 1,733. Encadre P = 5 – √

30
Solution

Soit 1,732 < √ 1,733

J’encadre p = 5 –√

1,732 < √ 1,733


Je multiplie par (–1)

–1,733 < √ –1,732


J’ajoute 5

5 – 1,733 < √ 5 –1,732 3,267 < 3,268


b) Règle
Si a1 x b1 et a2 y b2
Alors –b2 –y –a2 et (a1– b2) x–y (b1 – a2)
Exercice 1

On considère le réel r =

a) Ecris r sans radical au dénominateur ;


b) Détermine un encadrement de p = –√ à 10–3 près ;
c) Déduis la valeur approchée par défaut de k à 10–3 près.
Exercice 2

Sachant que 1,414 < √ 1,415.

a) Détermine un encadrement de A = 5 – √ et B = 3 – √ à
0,001 près.
b) Déduis la valeur approchée par défaut de K à 10–3 près.

31
4- Encadrement du quotient et de l’inverse
4.1- Encadrement de l’inverse
a) Activité
On considère l’encadrement de tel que 4 < 5

Détermine un encadrement de

Solution

Je détermine un encadrement de

4 < 5

<

0,2 < 0,25

b) Règle

Si a b alors

4.2- Encadrement du quotient


a) Activité

Sachant que 1,414 < √ 1,415 et 1,732 < √ 1,733



Détermine un encadrement du nombre à 0,001 près.

Solution

Je détermine un encadrement de


Je sais que √
√ √

32
J’encadre

1,732 < √ 1,733

<

Je multiplie par 1,414 < √ 1,415

1,414 x <√ x 1,415 x



<

0,815 r 0,816

b) Règle

Pour encadrer , il faut :

 Encadrer

 Encadrer ensuite
Si a1 x b1
et a2 y b2

Exercice

On donne 2,236 < √ 2,237 et 2,645 < √ 2,646



Détermine l’encadrement du nombre k = à 10–2 près.

33
5- Encadrement du produit
a) Activité

Sachant que 1,414 < √ 1,415 et 1,732 < √ 1,733

Détermine un encadrement du nombre √ √ à 10–2 près.


Solution

Je détermine un encadrement de √ √

1,414 < √ 1,415

1,732 < √ 1,733

1,414 x 1,732 < √ x √ 1,733 x 1,733

2,449 < √ x √ 2,452


2,44 < 2,45
b) Règle
Soient a1, a2, b1 et b2 des nombres positifs
Si a1 x b1
et a2 y b2
a1 a2 y b1 b2
Exercice 1

On donne C =

a) Calcule la valeur numérique de C pour a = √


b) Sachant que 1,414 < √ < 1,415, détermine un encadrement du
nombre C à 0,001près.
c) Précise les valeurs approchées par défaut et par excès de C à 10–2
près.
34
Exercice 2

On donne m =

a) Rends rationnel le dénominateur de m.


b) Sachant que 1,414 < √ < 1,415, détermine l’encadrement de m
à 10–3 près.
Exercice 3

Soit le réel A = √ – 2√ +√ –√

1) Ecris A sous la forme a + b√


2) Sachant que 2,645 < √ < 2,646, donne une valeur approchée du
réel r = 2 – 5√ à 0,001 près par excès.
II- Incertitudes
1– Erreur absolue et incertitude absolue
a) Activité
On donne l’encadrement suivant :
41,362 < x < 41,368

 Calcule le rayon et le centre de cet encadrement ;


 Exprime l’encadrement de x à partir du centre et du rayon ;
 Traduis cet encadrement en terme de valeur absolue.
Solution
Je calcule :

 Le rayon : r = = 0,003 ; r = 0,003


 Le centre C = = 41,635 ; C = 41, 635
 J’exprime l’encadrement de x à partir de C et r

35
C–r< x<C+r
X
C–r C C+r
41,635 – 0,003 < x < 41,635 + 0,003 ; x = C r
Je traduis cet encadrement en terme de valeur absolue si :
C–r< x<C+r alors │x – C│ r
b) Règles
Soit un encadrement a < x < b
R1 : La valeur absolue de l’erreur commise x – C est appelée erreur
absolue notée ea =│x – C│.
R2 : Soit x la valeur supposée exacte, on appelle incertitude absolue
(Ia) la plus grande valeur des erreurs absolues.
Elle est aussi égale au rayon de l’encadrement Ia = r
On peut écrire │x – C│< r
R3 : C est la valeur approchée de x à r près si C – r < x < C + r
R4 : C est la valeur approchée par défaut de x à r près si C < x < C
+r
R5 : C est une valeur approchée par excès de x à r près si C – r < x <
C
Exercice1
On donne l’encadrement de y suivant :
10,424 < y < 10,426
1- Détermine le centre et le rayon
2- Calcule l’incertitude absolue.

36
Exercice 2
La longueur d’une tige métallique est L = 15,12 cm 0,03 cm.
1- Donne un encadrement du nombre L
2- Calcule l’incertitude absolue.
Exercice 3

Sachant que 1,414 < √ < 1,415, calcule l’incertitude absolue.


2– Erreur relative et incertitude relative
a) Activité
On donne l’encadrement suivant 4,6 x 4,8
Détermine le centre et le rayon de cet encadrement ;
Soit x = 4,8 la valeur supposée exacte. Trouve l’erreur absolue
Calcule le rapport de l’erreur absolue par la valeur exacte
Sachant que l’erreur relative est égale à 0,002, dis ce que tu constates.
Solution
Je calcule l’erreur absolue ( )
Par définition : = │x – C│
= │x – C│ = │4,8 – 4,7│ = 0,1
= 0,1
Je calcule le rapport de l’erreur absolue par la valeur exacte

= = = 0,002, donc = 0,002

Je constate que = = 0,002.

37
b) Règle
R1 : on appelle erreur relative (er) le quotient de l’erreur absolue (ea)
par la valeur exacte.
On note :
er = ou =x

Ainsi, on peut dire que l’erreur absolue est égale à l’erreur relative
multipliée par la valeur exacte.
R2 : la plus grande valeur des erreurs absolues est appelée incertitude
relative.
R3 : l’incertitude relative (Ir) est le rapport de l’incertitude absolue (Ia)
par la différence (C – Ia).
Ir = ou Ir =
On note
Avec Ir = incertitude relative
Ia = incertitude absolue
r = rayon de l’encadrement
C = centre de l’encadrement
Exercice 1
Une mangue a une masse de m = 4,327g à 0,001 près.
Calcule l’incertitude relative de cette masse.
Exercice 2
On donne l’encadrement suivant :
4,361 < y < 4,362
Trouve son incertitude relative.
Exercice 3
La taille d’un élève de 3e est 1,60m à 0,01 près.
Détermine l’incertitude relative.

38
CHAPITRE 5 EXPRESSIONS ALGEBRIQUES

I– Expression algébrique
1– Notion d’expression algébrique
a) Activité
Identifie chacune des expressions suivantes :

E = 4x3y ; F = 9x2 – 6x + 12 ; G=

Solution
E = 4x3y est formé d’un seul terme : c’est un monôme.
A est le coefficient, x3y est la partie littéraire.
F = 9x2 – 6x + 12 est un polynôme composé de trois monômes.

G= est la division de deux polynômes : c’est une fraction


rationnelle.
x –1 est le numérateur ; 4x2– 1en est le dénominateur.
b) Définition
Une expression algébrique est une suite d’opérations de monômes.
2– Somme des expressions algébriques
a) Activité
On donne les expressions algébriques suivantes :
A = 5x2 – x + 6 ; B = – x2 + 6x – 1 et C = 7x2 + x – 9
Calcule S = A + B + C et P = A – B + C
Solution
Je calcule

39
S=A+B+C
= (5x2 – x + 6) + (– x2 + 6x – 1) + (7x2 + x – 9)
= 5x2 – x + 6 – x2 + 6x – 1+ 7x2 + x – 9
S = 11x2 + 6x – 4
P=A–B+C
= (5x2 – x + 6) – (– x2 + 6x – 1) + (7x2 + x – 9)
= 5x2 – x + 6 + x2 – 6x + 1 + 7x2 + x – 9
= 5x2 + x2 + 7x2– x + x – 6x + 6 + 1– 9
P = 13 x2 – 6x –2
b) Règle
Dans la somme des expressions algébriques, on regroupe les monômes
semblables puis on effectue les calculs.
Exercice :
Soit E = – 2x2 + 5x + 1 ; F = 3x2 – 6x +1 et G = 5x2 – 9x +4
Calcule M = E + F + G et N = E – F – G
3– Valeur numérique d’une expression algébrique
a) Activité
Soit l’expression algébrique F = 9x2 – 6x +12
Calcule la valeur numérique de F pour x = –2 ; x = 0 ; x = 1 et x =

Solution
Je calcule la valeur numérique de F.
 Pour x = –2 : F = 9 (–2)2 – 6 (1) + 12

40
= 9 (+4) – 6 +12
= 36 – 6 + 12
F = 42

 Pour x = 0 ; F = 9 (0)2– 6(0) + 12


F = 12

 Pour x = 1 ; F = 9(1)² – 6(1) +12


= 9 – 6 +12 F= 15
 Pour x = √ ; F = 9(√ ) 2– 6(√ + 12
=9 √ + 12
= 18 – 6√
F = 30 – 6√
b) Règle
Pour déterminer la valeur numérique d’une expression algébrique :
 On remplace l’inconnue par sa valeur donnée
 On effectue les opérations indiquées.
Exercice
On donne l’expression P(x) = – 3x2 +x –5

a) Calcule P(0) ; P (–1) et P (√ ).


b) Sachant que 1, 732 < √ < 1,733, détermine un encadrement du
nombre r = –14+√ à 10–3 près.
II- Développer, réduire et ordonner une expression algébrique
1- Activité
Développe k (a+b) et (a+b)(c+d)
Solution
k (a + b) = ka + kb
41
(a+ b)(c + d) = ac+ ad +bc + bd
2- Règle
Développer une expression algébrique c’est l’écrire sous la forme
d’une somme de terme la plus simple possible. Pour ce faire, on
développe les produits, on supprime les parenthèses et on regroupe les
termes identiques.
3– Distributivité de la multiplication sur l’addition et la
soustraction
3.1- Activité
C = (3x+2) (5x +6)
A= 5(x + 3) B = 7(2x – 3y) D = (2x –1)( 5x–6)
C = 15x2 +18x +10x +12
A= 5x +3x B = 14x – 21y 2 D = 15x2 + 28x +12
C = 15x + 28x +12
E = 4(x+7) – (2x+4)(3x–1) Lorsque le développement est précédé d’un signe
E = 4x + 28 – (6x2 –2x + 12x – 4) moins, on ouvre la parenthèse et on effectue le
E = 4x + 28 – 6x2 +2x –12x + 4 développement dedans.
E = – 6x2 – 6x + 32 On supprime ensuite les parenthèses.

3.2- Règle
a, b, c, d et k sont des nombres (réels) quelconques.
k k (a+ b) (c + d) = ac+ ad +bc + bd

3.3- Utilisation des identités remarquables


a) Carré de la somme de deux termes : (a + b) 2 = a2 + 2

Exemple
Développe, réduis et ordonne E = (x + 4)2 et F = (3x + 2)2
Solution
E = (x + 4)2

42
E = x2 + 2 x + (4)2
E = x2 + 8x +12
F = (3x + 2)2
= (3x)2 + (3x)(2) + (2)2
F = 9x2 + 12x + 4
b) Carré de la différence de deux termes (a – b) 2 = a2 – 2ab +b2
Exemple
Développe et réduis A = (x – 5) 2 et B = (2x – 3)2
Solution
A = (x – 5) 2
= x2 – 2 (5x) + (5)2
A = x2 – 10x + 25
B = (2x – 3)2
= (2x)2 – 2 (6x) + (3)2
B = 4x²– 12x + 9
c) Produit de la somme par la différence (a + b)(a – b) = a2 – b2
Exemple
Développe et réduis M = (x + 4) (x – 4) et N = (5x + 3) (5x – 3)
Solution
M = (x + 4) (x – 4) N = (5x + 3) (5x – 3)
= (x)2 – (4)2 = (5x)2 – (3x)2
M = x2 – 16 N = 25x2 – 9

43
Exercice
En utilisant les identités remarquables, développe et réduis.
A = (x +1)2 ; B = (5x +4)2 ; D = (x –6)2 ; D = (x –1) (x +1) ;
F = (12x + 3) (12x – 3)
G = (5x +3)2 – (3x – 4)2
II- Factorisation d’une expression algébrique
Factoriser une somme de termes c’est la transformer en produit de
facteur du 1er degré.
Retrouver les expressions qui sont factorisées :
A = (2x + 1) (1 + x) F = (1 + 3x) (x – 2) +1
B = (x +3) + (1– 3x) G = 4x –15
C = (x – 4) – 3(3+ 2x) H = (8x + 4) (2x + 1)(1 + x)
D = 2(1 + x) I = (x +15)2
E = 3(5 + x)(32 + 5x) J = 4 – (x – 5)(3x – 5)
K = (x – 4) – 3(5 + 2x)
L= (6 + x) 2 – 4(2 + 3x)
M= (2 + x)(3 – 4x)
N = x(x – 2)
Q = (2x + 1)2(1 + x)
III– Différents cas de factorisation
1– Factorisation avec un facteur commun
1.1– Facteur commun est un nombre ou une lettre (le facteur
commun est un monôme)

44
Méthode : Pour factoriser, il faut trouver dans l’expression un facteur
commun.
Trouver le facteur commun de ces expressions, puis factorise et réduis
si possible.
A = 3x– 4x+2x C = 4x –4y +8 E = 3t+9u +3
B = 4t+ 5tx +3t D= x2 + 3x –5x2 F = 3x–x
A = 3x– 4x+2x C = 4x –4y +8 E = 3t+9u +3
= x (3–4+2) C = 4 (x–y+2) E = 3(t+3u+1)
A=x
B = 4t+ 5tx +3t D = x2 + 3x –5x2 F = 3x–x
= t (4+5x+3) = x (x+3–5x) = x (3–1)
B = t (7–5x) D = x (–4x+3) F = 2x
1.2– Le facteur commun est une expression (le facteur commun est
un binôme)
Méthode : Pour factoriser il faut trouver le facteur commun de ces
expressions, puis factoriser et réduire le 2e facteur si possible.
Exemple
Factorise A = 3(2+3x) – (5+2x) (2+3x) ; B = (4x–1) (x+6) + (4x–1)
et
C = (1–6x) 2 – (1–6x) (2+5x)
Solution
A = 3(2+3x) – (5+2x) (2+3x) = (2+3x) (3– (5+2x)) = (2+3x) (3–5–2x)
A = (2+3x) (–2–2x)

B = (4x–1) (x+6) + (4x–1) = (4x–1) (x+6 +1)  B = (4x–1) (x+7)

45
C = (1–6x) 2 – (1–6x) (2+5x) = (1–6x) ((1–6x) – (2+5x)) = (1–6x) (1–
6x – 2–5x)
C = (1–6x) (–11x –1)
2– Factorisation en appliquant une identité remarquable
On applique une identité remarquable pour factoriser.
2.1– Formules des produits remarquables
a2 + 2ab + b2 = (a + b) 2
a2 – 2ab + b2 = (a – b) 2
a2 – b2 = (a – b)(a + b)
Exemple
(3x +5)2 = (3x)2 + 2 + 52 = 9x2 + 30x + 25
4x2+12x +9 = (2x)2 + 2 2x 3 + 32 = (2x + 3)2
2.2– Méthode d’application des formules
1ère série : Factorise :
A = x2 – 2x +1
B = 4x2 +12x +9
C = 9x2 – 4
D = 25 + 16x2 – 40
E = 1– 49x2
F = 12t +4 + 9t2
Solution
Retrouvons les termes : a2 ; b2 ; 2ab dans les expressions
A = x2 – 2x +1 (2ème I.R. avec a = x et b = 1)
46
A = (x –1)2
B = 4x2 +12x +9 (1ère I.R. avec a = 2x et b = 3)
B = (2x +3)2
C = 9x2 – 4 (3ème I.R. avec a = x et b = 1)
C = (3x –2) (3x+2)
D = 25 + 16x2 – 40 (2ème I.R. avec a = 5 et b = 4x)
D = (5 – 4x) 2
E = 1– 49x2 (3ème I.R. avec a = 1 et b =7x)
E = (1 – 7x) (1 + 7x)
F = 12t +4 + 9t2 (1ère I.R. avec a = 2 et b = 3t)
F = (2 + 3t) 2
2ème série : Factorise et réduis :
G = (2x + 3) 2 – 64 H = 1 – (2– 5x)2
Solution
G = (2x + 3) 2 – 64 (3ème I.R. avec a = 2x +3 et b =8)
= ((2x +3) – 8) ((2x +3) +8)
= (2x +3 – 8) (2x +3+8)
G = (2x –5) (2x +11)
H = 1 – (2– 5x)2 (3ème I.R. avec a = 1 et b =2– 5x)
= (1 – (2– 5x)) (1 – (2+ 5x))
= (1 – 2+ 5x) (1 + 2– 5x) H = (1 + 5x) (3– 5x)

47
Exercice
Factorise les expressions suivantes :
A = (3x + 1)2– (x–4)2
B = (2x –3) (x+3) – 2(2x–3)2
C = 4x2 –9 – (3–2x) (–3x–4)
D = (2x +3) (x–1) – (x–1)2
E = (1+ 2x) (1–4x) + 1–4x2
F = 25 – (x+3)2
G = (2x–3)2– (x–5) (2x–3).

48
CHAPITRE 6 FRACTIONS RATIONNELLES

1– Définition
Une fraction rationnelle est le quotient de deux polynômes. Elle est
l’image de x par la fonction rationnelle associée telle que :

q : IR  IR

x↦ avec B(x) ≠ 0

Exemple : E = ; Q=

2– Ensemble de définition
a) Activité
Détermine l’ensemble de définition des fractions rationnelles
suivantes:

H= ; G=

Solution

H= : H est définie si

Je pose (x – 2) (x+2) = 0
x – 2 = 0 ou x +2 =0
x = 2 ou x = –2

E H= R – –2 ; 2

G=

G est défini pour x3 –x ≠ 0

49
Je pose x3 –x = 0
x(x–1) = 0
x = 0 et x2 – 1 = 0
(x– 1) (x+ 1) = 0
x – 1 = 0 ou x + 1 = 0
x=1 et x = –1

EG = R– –1 ; 0 ; 1

b) Règle
Pour déterminer l’ensemble de définition d’une fraction rationnelle :

 On factorise le dénominateur si possible ;


 On détermine les valeurs de l’inconnue qui annulent le
dénominateur ;
 On enlève ces valeurs de l’ensemble R
Exercice 1

Soit E la fraction rationnelle : E =

Détermine l’ensemble de définition de E.


Exercice 2
Détermine l’ensemble de définition de la fraction rationnelle H.

H=

3– Simplification d’une fraction rationnelle


a) Activité
On considère la fraction rationnelle
50
K=
 Factorise le numérateur et le dénominateur ;
 Détermine l’ensemble de définition de K ;
 Simplifie K.
Solution

K=

Je factorise le numérateur : x2 – 2x = x(x–2)


Je factorise le dénominateur : x2 – 4 = (x – 2) (x +2)
Je détermine l’ensemble de définition de K.
K est définie si (x – 2) (x +2) ≠ 0
Je pose (x – 2) (x +2) = 0
x–2=0 ou x +2 = 0
x=2 x=–2
EK = IR – –2 ; 2

Je simplifie K

K= = =

Pour x  EK K=

b) Règle
Pour simplifier une fraction rationnelle il faut :

 Factoriser le numérateur et le dénominateur si possible ;


 Déterminer l’ensemble de définition ;
 Simplifier les facteurs communs au numérateur et au
dénominateur ;

51
 Pour x appartenant à l’ensemble de définition
Exercice 1

Simplifier la fraction rationnelle H =

Exercice 2
Après avoir déterminé l’ensemble de définition, simplifie la fraction
rationnelle suivante :

G=

Exercice 3

Donne l’écriture simplifiée de la fraction rationnelle Q =

Exercice 4

On considère la fraction rationnelle G =

a) Détermine à l’ensemble de définition de G.


b) Simplifie G.
Exercice 5
1. On donne G = –(x–4) (4x–3)
a) Développe, réduire et ordonner G.
b) Factorise G.
c) Résous dans IR l’équation :
(4x–3) (3x+1) = 0

2. On considère la fraction rationnelle H définie par H =

a) Détermine à l’ensemble de définition de H.


b) Simplifie H.
52
CHAPITRE 7 EQUATIONS DU 1er DEGRE A UNE INCONNUE

I/ Notion d’équation du 1er degré à une inconnue


1– Activité
Détermine x dans chacune des égalités suivantes :
a) x +5 = 2 ; b) 3x = 12 ; c) 2x – 6 = 2
Solution
Je détermine x
a) x +5 = 2 b) 3x = 12 c) 2x – 6 = 2

x=2–5 x= 2x = 6– 2

x = –3 x=4 x= ; x=4

2– Définition
Une équation du 1er degré à une inconnue est une égalité qui n’est
vérifiée que par une valeur attribuée à l’inconnue qui vérifie l’égalité.
Résoudre une équation, c’est trouver la solution, c’est-à-dire la valeur
de l’inconnue qui vérifie l’égalité.
II/ Différentes sortes de solutions
1– Solution égale à un nombre réel non nul
Activité 1
Résous dans IR, l’équation : 5x – 4 = 2(x+3)
Solution
5x – 4 = 2(x+3)
5x – 4 = 2x + 6

53
5x – 2x = 6 + 4

3x = 10 ; x = S=

2– Solution égale à zéro


Activité 2
Résous dans IR, l’équation suivante : 3(1– x) = x + 3
Solution
3 – 3x = x + 3
– 3x – x = 3–3
–2x = 0
2x = 0

x=

x=0
S= 0
3– Solution infinie
Activité 3
Résous dans IR, l’équation ci– après :
3x + 3 – 3(x –2) – 9 = 0
Solution
Je résous dans IR
3x + 3 – 3(x –2) – 9 = 0
3x + 3 – 3x + 6 – 9 = 0
3x – 3x + 3 +6 – 9 = 0
54
0x + 0 = 0
0x = 0
S = IR ou S =] –∞ ; +∞ [
4– Solution indéterminée (vide)
Activité 4
Résous dans IR, l’équation : 3(x –2) – x = 2x + 5
Solution
3x –6 – x = 2x + 5
2x –2x = 5+6
0x = 11 Impossible S = Φ ou S =
5– Je retiens

L’équation ax + b = c avec a, b et c  IR, a pour solutions :


 Si a = 0, b = 0 et c = 0
0x + 0 = 0
S = IR

 Si a  0, b = 0 et c = 0
ax + 0 = 0
S = {0}

 Si a = 0, b = 0 et c  0
0x + 0 = c
S = {}

 Si a  0, b = 0 et c  0

55
ax + 0 = c

S={ }

 Si a  0, b  0 et c  0
ax + b = c

S={ }

III- Différents types d’équations


1– Equations avec valeur absolue
a) Activité
Résous dans IR, les équations suivantes :
a) │x–5│= 3 b) │2x–6│= – 4 c) │3x+6│=│7–x│
Solution
Je résous IR
a)│x–5│= 3
x–5=3 x=3+5 x=8
x – 5 = –3 x = –3 + 5 x=2 S= 2;8
b) │2x–6│= – 4 ; –4 < 0 impossible S = Φ
c) │3x+6│=│7–x│
3x + 6 = (7 –x) 3x + 6 = 7 –x 3x + x = 7–6
3x + 6 = – (7–x) 3x + 6 = – 7+x) 3x –x = –7 – 6

x=

x= S=

56
b) Règle
 Si │a│ = b ; avec b ≥ 0 alors a = +b
a=–b
 Si │a│=│b│ ; alors a=+b
a= –b
Exercice
Résous dans IR, les équations suivantes :

a)│ 5 – x│= 1 ; b) │3x+5│= ; c) │2– 5x│=│ 3x +7│ ;

d) │5x–1│=│–x+ 4│
2– Equations irrationnelles

1ère forme : √ = b avec b ≥ 0


a) Activité
Résous dans IR :

a) √ =3

b) √ =2
Solution

√ =3
5x – 2 = (3)2
5x – 2 = 9
5x = 9 – 2

x= S=

57
b) √ =2
1–x = 4
–x = 3 (–1)
x = –3 S = –3
b) Règle

Si √ = b avec b ≥ 0 alors a = b2

2ème forme : √ = √ avec a  IR + et b  IR+


a) Activité

Résous dans IR, l’équation suivante : √ = √


Solution

√ = √
5x – 6 = x +3
5x – x = 6+3

x = S=

b) Règle

Si √ = √ ; a ≥ 0 et b ≥ 0
alors a = b ou a – b = 0
Exercice
Résous dans IR, les équations suivantes :

a) √ =3

b) √ =–8

c) √ =1
58
d) √

e) √ =√
3) Equation produit : (ax +b)(cx+ d) = 0
a) Activité
Résous dans IR, l’équation (–x + 4) (2x + 6) = 0
Solution
Je résous (–x + 4) (2x + 6) = 0
(–x + 4) (2x + 6) = 0
–x+4=0 ou 2x + 6 = 0
–x=–4 2x = – 6
x=4 x = –3
S = –3 ; 4
b) Règle
 Un produit de facteur est nul si l’un au moins de ses facteurs est
nul ;
 Pour résoudre l’équation (ax + b)(cx + d) = 0, on pose ax + b =
0 ou cx + d = 0
Exercice
Résoudre dans IR, les équations suivantes :
a) (4x –3) (x +1) = 0
b) 5x(x+2) =0
c) (x–3) (x+1) = 0
d) (4x +1) (9x –7)

59
4) Equation quotient

1ère forme : =0

Activité

Résous dans IR, l’équation suivante : =0

Solution
Je résous dans IR :

Je détermine l’ensemble de définition


L’équation est définie si 2x + 4 ≠ 0
Je pose 2x + 4 = 0
2x = – 4
x =–2 E = IR – – 2

Je pose = : 1(x– 5) = 0 (2x +4)

x– 5 = 0
x=5 S= 5

Règle : Pour résoudre une équation de type =0

 On détermine l’ensemble de définition


 On résous le numérateur égal 0
 On écrit l’ensemble de la solution

60
Exercice
Résous dans IR, les équations suivantes :

a) =0

b) =0

c) =0

2ème forme: =1

a) Activité
Résous dans IR, l’équation :

=1

Solution
Je résous dans IR

=1

Je détermine l’ensemble de définition.


L’équation est définie si 3x + 4 ≠ 0
Je pose 3x + 4 = 0
3x = 4

x= E = IR –

Je pose 5x – 10 = 1 (3x +4)


5x – 10 = 3x +4
5x –3x = 10+4

61
2x = 14
x=7 S= 7

b) Règle : Pour résoudre une équation de type =1

 On détermine l’ensemble de définition


 On résous l’équation A(x) = B(x)
 On écrit l’ensemble de la solution
Exercice :
Résous dans IR, les équations

=1 b) =1

3ème forme : = k (k є IR– 0;1

a) Activité

Résous dans IR, l’équation : =–2

Solution
Je résous dans IR

=–2

Je détermine l’ensemble de définition


L’équation existe si 3x +2 ≠ 0
Je pose 3x +2 = 0
3x = –2

x= ; E = IR –

Je pose –x + 4 = –2 (3x +2)

62
–x + 4 = –6x – 4
–x + 6x = – 4 – 4
5x = – 8

x= S=

b) Règle : Pour résoudre une équation de type =k

 On détermine l’ensemble de définition


 On résous l’équation A(x) = kB(x)
 On écrit l’ensemble de la solution
Exercice

a) = –1 b) =2 c) =

5– Equation du 2nd degré se ramenant à une équation du premier


degré
a) Activité
Résous dans IR, l’équation : (2x –5)2 = (x+1)2
Solution
Je résous dans IR,
(2x –5)2 = (x+1)2
(2x –5)2 – (x+1)2 = 0
A2 – B2 = [(A) – (B)] [(A) + (B)]
Je factorise
(2x–5– x–1) (2x –5 +x +1) = 0
(x–6) (3x –4) = 0

63
x– 6 = 0 ou 3x– 4 = 0

x=6 x= S= ;6

b) Règle : Pour résoudre ce type d’équation, il faut :


 Factoriser l’expression donnée
 Résoudre l’équation produit obtenue
 Ecrire l’ensemble de la solution
Exercice 1
Résous dans IR, les équations suivantes :
a) (5x –6)2 = (3x +2) 2
b) 4x2 – 9 – (3– x) (2x+3) = 0
c) 4(x–2)2 – 9(x–1)2 = 0
d) (3x–1)2 = (4x+1)2
Exercice 2
On considère l’expression algébrique suivante :
E = 4x2 – 9 – (–x +3) (2x+3)
1– a) Développe, réduis et ordonne E suivant les puissances
décroissantes de x.
b) Factorise E

2– Soit H =

a) Détermine l’ensemble de définition de H


b) Simplifie H
3– Résous dans IR, les équations
a) H = 0
b) H = –1
64
CHAPITRE 8 INEQUATIONS DU 1ER DEGRE A UNE INCONNUE

1– Notion d’inéquation du 1er degré à une inconnue


a) Activité
Détermine l’ensemble des valeurs de x qui vérifient :
1) ; 2)
Solution
Je détermine l’ensemble des valeurs de x qui vérifient :
1) x – 5 ≥ 1 2) 2x + 1 < 3
x ≥ 1+5 2x < 3 – 1
x ≥ 6 x<1
6 1

x  [6 ; +∞ [ x  ] – ∞ ; 1[
b) Règle
R1 : une inéquation du 1er degré à une inconnue est une inégalité
contenant une inconnue.
R2 : résoudre une inéquation, c’est trouver l’ensemble des valeurs de
l’inconnue qui vérifient l’inégalité. Cet ensemble est donné sous
forme d’intervalles.
R3 : Lorsqu’on multiplie une inégalité par (–1), elle change de sens.
2– Différentes sortes de solutions
On considère a et b deux réels positifs
Activité 1
Résous dans R l’inéquation ax + b ≤ 0
Solution
65
Je résous dans R
ax + b ≤ 0

x]–∞; ]

S=]–∞; ]

Activité 2
Résous dans R, l’inéquation : ax + b < 0
Solution
Je résous l’inéquation dans IR
ax + b < 0

x<

s = ] –∞; [

Activité 3
Résous dans R, l’inéquation : ax + b ≥ 0
Solution
Je résous dans R
ax + b ≥ 0

x ≥

66
s = [– ; +∞ [

Activité 4
Résous dans R, l’inéquation: ax + b > 0
Solution
Je résous dans R : ax + b > 0

x>

s=] ; +∞ [

Exercices
Résous dans R, les inéquations suivantes :
a) 5x +4 ≤ 2x –1
b) 2x +3 < –x + 5
c) 3x – 3 ≥ x +4
d) 5(x – 1) > 3x – 1
e) 2x +1 ≤ 5x – 2
Solution
Je résous dans R
e) 2x +1 ≤ 5x – 2
2x – 5x ≤ –2–1
–3x ≤ –3
3x ≥ 3
x ≥1

S = [1 ; +∞ [
d) 5(x – 1) > 3x – 1
5x – 5 > 3x –1
67
5x – 3x > – 1 +5
2x > 4
x>2

S = ] 2; + ∞ [
3– Différents types d’inéquations
3.1) Inéquations produits
a) Activité : Résous dans R, les inéquations suivantes :
1. (x– 2) (x +3) ≥ 0
2. (–3x + 1) (x – 1) < 0
Solution
Je résous dans R
1. (x– 2)(x +3) ≥ 0
Equation associée : (x– 2)(x +3) = 0
x–2=0 ou x+3 = 0
x=2 x = –3
Je dresse le tableau de signes

x –∞ –3 2 +∞
x–2 – – +
x+3 – + +
(x–2)(x+3) + – +
S = ]–∞ ; –3][2 ; +∞ [
2. (–3x + 1)(x – 1) < 0
Equation associée : (–3x + 1)(x– 1) = 0
68
–3x +1 = 0 x– 1 = 0
–3x = – 1 x=1

x=

Je dresse le tableau des signes

x –∞ 1 +∞
– 3x + 1 + – –
x–1 – – +
(– 3x + 1) (x – 1) – + –
S =] –∞ ; [] 1 ; +∞ [

b) Règle de résolution
Pour résoudre une inéquation produit :
 On écrit l’équation associée à l’inéquation ;
 On détermine les valeurs de l’inconnue qui vérifient l’équation ;
 On dresse le tableau de signes ;
 On écrit la solution trouvée.
Le signe du binôme ax + b = 0 (a et b des réels)


x –∞ +∞

ax + b Signe contraire de a Signe de a

Exercices
Résoudre dans R, les équations suivantes :
1) (x + 2) (–x +1) > 0
2) (–x +1) (5x +2) < 0
3) (x + 2) (– x – 3)≤ 0

69
3.2) Inéquations quotient
a) Activité

Résous dans R, les inéquations suivantes : 1) ≤0 ;


2) >0

Solution
Je résous dans R

1) ≤0

Je détermine l’ensemble de définition

Le quotient est défini pour x – 3 ≠ 0

Je pose x – 3 = 0
x= 3
E= R– 3
Je pose x + 2 = 0
x = –2
Je dresse le tableau de signes
–∞ –2 3
x
+∞
x +2 – + +
x –3 – – +
+ – +

S = [–2 ; 3[

2) >0

70
 Je détermine l’ensemble de définition

 est définie si x+1 ≠ 0
 x + 1 = 0 ; x = 1 ; E = R – –1
 Je pose 4 – x = 0
– x = – 4 (–1)
x=4
Je dresse le tableau de signes

x –∞ –1 4 +∞
4 –x = –x + 4 + + –
x +1 – + +
– + –

S = ] –1 ; 4[
b) Règle de résolution
Pour résoudre une inéquation quotient :
 On détermine l’ensemble de définition
 On pose le numérateur égal à zéro
 On dresse le tableau de signe
 On écrit la solution de l’inéquation
Exercices
Résous dans R, les inéquations suivantes :

1) ≥0; 2) >0 ; 3) <0

3.3) Inéquations simultanées


a) Activité
Résous dans R, les inéquations suivantes :
2x –1 < x – 3 < 5x + 1
71
Solution
Je résous l’inéquation 2x –1 < x – 3 < 5x + 1
2x – 1 < x – 3 (1)
x – 3 < 5x + 1 (2)
(1) 2x – 1 < x–3
2x – x < –3 + 1
x < –2

S1 =]–∞ ; –2[
(–2) x – 3 < 5x + 1
x – 5x < 1 + 3
–4x < 4 (–1)
4x > –4
x > –1
S2 =]–1 ; +∞ [

S = S1 ∩ S2 S=Φ

b) Règle de résolution
 Pour résoudre une inéquation de type ax + b < cx + d < fx +d ;
on résout séparément les deux inéquations ax + b < cx + d et cx
+ d < fx +d.
 La solution de l’inéquation est la solution commune aux deux
inéquations.

72
Exercices
Résous dans R, les inéquations suivantes :
1) x – 1 < 2x + 1 < x +1
2) 5x + 2 ≤ 8x + 3 < 1
3) 2x – 6 < – x + 7 < 4x + 1
3.4) Inéquation de type │ax + b│< c, avec a et b des réels et c un
nombre réel positif.
Activité
Résous dans R, l’inéquation suivante :
│x +3│< 2
Solution
Je résous dans R, l’inéquation │x +3│< 2
Je résous les inéquations + (x + 3) < 2 et – (x + 3) < 2
+ (x + 3) < 2 (1)
x<–1

S1 = ]–∞; –1 [
– (x + 3) < 2
x + 3 > –2
x > –2–3
x > –5

S2 =] ─∞; –5 [

73
S = S1∩S2  S =]–5; –1[

b) Règle de résolution
 Pour résoudre une équation de type │ax + b│< c ; c > 0
On résout séparément les deux inéquations suivantes :
(ax + b) < c et – (ax + b) < c
 La solution de l’inéquation est la solution commune aux deux
inéquations.
Exercices
Résous dans R, les inéquations suivantes :
1) │x – 5│< 3

2) │2x + 3│<

3) │–x + 1│< 2
4) │5x – 3│< 7
5) │–3x + 1│< 2

6) │x – 5│<

74
CHAPITRE 9 SYSTEMES D’EQUATIONS DU 1er DEGRE DANS IR IR

I- Définition
1- Activité
Identifie parmi les expressions ci–dessous les quelles qui représentent
les systèmes d’équations à deux inconnues (x, y) :
2x + y – 6 = 0 ; x–y+2>0
2x + 3y – 1 = 0 (1) ; 3x – 2y + 12 < 0 (1)
4x – 5y – 2 = 0 (2) –2x + 7y – 25 > 0 (2)
Solution : J’identifie le système d’équations à deux inconnues (x, y)
On a : 2x + 3y – 1 = 0 (1)
4x – 5y – 2 = 0 (2)
2- Je retiens
On appelle système d’équation du 1er degré à deux inconnues x et y,
toute égalité de la forme
ax + by = c (1)
a’x + b’y = c’ (2)
dans la quelle x et y sont des inconnues où a, b, c, a’, b’, et c’ des réels
connus.
Tout couple (x ; y) qui vérifie les équations du système est solution.
Exemple
Soit le système
3x – y = 2 (1)
6x + 2y = 5 (2)

75
II– Méthodes de résolution
Résoudre un système de deux équations du 1er degré à deux
inconnues, revient à trouver les couples qui sont solutions à la fois des
équations (1) et (2).
On retient (04) quatre méthodes de résolution parmi lesquelles :

 Méthode de combinaison
 Méthode de substitution
 Méthode de comparaison
 Méthode de résolution graphique
1- Méthode de combinaison
a) Activité : On considère le système
–2x + 3y = 1 (1)
3x – 4y = –2 (2)
a1) Elimination de x
 Multiplie l’équation (1) par 3.
 Multiplie l’équation (2) par 2.
 Additionne membre à membre les équations obtenues.
 Que constates–tu ?
a2) Elimination de y
 Multiplie l’équation (1) par 4.
 Multiplie l’équation (2) par 3.
 Additionne membre à membre les équations obtenues.
 Que constates–tu ?
 Que peux-tu dire du couple (x, y) ?

76
Solution
a1) J’élimine x

–2x + 3y = 1 (1)  –6x + 9y = 3


3x – 4y = –2 (2) 6x – 8y = –4
0 +y=–1
y = –1
Je constate que les x s’annulent.
a2) J’élimine y

–2x + 3y = 1 (1)  –8x + 12y = 4


3x – 4y = –2 (2) 9x – 12y = –6
x + 0 = –2
x = –2
Je constate que les y s’annulent.
Conclusion : Je peux dire que le couple ( –2 ; –1) est l’unique solution
pour le système.
S = (-2 ; -1)

D’où
b) Règle
Pour résoudre un système de deux équations du premier degré à deux
inconnues par combinaison des équations, il faut :

 Multiplier chaque équation par un nombre bien choisi ;


 Additionner membre à membre les équations obtenues afin
d’éliminer l’une des inconnues ;
 Résoudre, ensuite l’équation à une inconnue puis terminer par
le calcul de l’autre inconnue.

77
Exemple
Résous dans IR IR par combinaison le système suivant :
2x –5y = 11 (1)
3x + 4y = 5 (2)
Solution

 J’élimine x

2x –5y = 11 (1)  6x – 15y = 33 (1)

3x + 4y = 5 (2) –6x – 8y = –10 (2)


0 – 23y = – 23
23y = 23

y=

y=1

 J’élimine y:

2x –5y = 11 (1)  8x – 20y = 44


3x + 4y = 5 (2) 15x + 20y = 25
23x + 0 = 69

D’où S = (3 ; 1) 23x = 69 ; x = ; x=3

2- Méthode de substitution
a) Activité
On considère le système
2x + 3y = 1 (1)
4x – 5y = 2 (2)
 Dans l’équation (1), tire la valeur de y ;
78
 Remplace la valeur de y dans l’équation (2) ;
 Remplace la valeur de x dans l’expression de y en fonction de x ;
 Que peux–tu dire du couple (x, y) ?
Solution
On a : 2x + 3y = 1 (1)
4x – 5y = 2 (2)
Détermination de la valeur de x
(1) : 2x + 3y = 1
3y = 1 – 2x
y=
y=– x+ (3)

(3) dans (2) : 4x – 5y = 2

4x –5(– x + ) = 2

4x + x– =2

x=

22x = 11

x=

x=

x=

Je remplace la valeur de x dans l’équation (3)

(2) y=– x+

79
y= ( )+
y=– +
y=0

Conclusion : Je peux dire que le couple ( ; 1) est l’unique solution du


système
D’où S= ( ; 1)

b) Règle
Pour résoudre un système de deux équations du 1er degré à deux
inconnues par substitution, il faut :

 Exprimer l’une des inconnues en fonction de l’autre dans l’une


des équations ;
 Remplacer l’expression obtenue dans l’autre équation ;
 Résoudre, ensuite l’équation formée à une seule inconnue puis
terminer par le calcul de l’autre inconnue.
Exemple
Résous dans IR IR par substitution le système suivant :
2x –5y = 11 (1)
3x + 4y = 5 (2)
Solution
Détermination de x :
J’exprime y en fonction de x dans (1)
(1) : 2x –5y = 11
–5y = 11 – 2x
5y = 2x – 11

80
y=
y= – (3)

(3) dans (2)


(2) : 3x + 4y = 5

3x + 4( – )=5

3x + – )=5

23x = 69

x=

x=3
Détermination de y :
Je remplace la valeur de x =3 dans l’équation (3)

(3) : y = –
y= –
y= –
y = –1
D’où S = (3 ; -1)

3- Méthode de comparaison
a) Activité
On considère le système

81
2x + 3y = 1 (1)
4x – 5y = 2 (2)
 Détermine la valeur de y dans l’équation (1) et (2) ;
 Egales les expressions obtenues ;
 Résous, ensuite l’équation à une inconnue x puis termine par le
calcul de l’autre inconnue y.
Solution
2x + 3y = 1 (1)
4x – 5y = 2 (2)

 Je détermine la valeur de y dans l’équation (1) et (2)


(1) : 2x + 3y = 1
3y = 1 – 2x

y=– x+ (3)

(2) : 4x – 5y = 2
–5y = 2 – 4x
5y = 4x – 2
y=
y= x– (4)

 J’égale les expressions obtenues

On aura : – x + = x –

– x x=– –

– =–

22x = 11

82
x=

x=

x=

 Je remplace la valeur de x = dans (3)


(3) :y=– x+

y=– ( )+
y=– +
y=0

D’où S= ( ; 0)

b) Règle : Pour résoudre un système de deux équations du premier


degré à deux inconnues par comparaison, il faut :

 Exprimer l’une des inconnues en fonction de l’autre dans les


deux équations ;
 Egaler les deux expressions obtenues ;
 Résoudre, ensuite l’équation à une inconnue puis terminer par le
calcul de l’autre inconnue.
Exemple
Résous dans IR IR par comparaison le système suivant:
2x –5y = 11 (1)
3x + 4y = 5 (2)

83
Solution

 Je résous dans IR IR par comparaison le système


2x –5y = 11 (1)
3x + 4y = 5 (2)
 J’exprime y en fonction de x dans (1) et (2)
(1) : 2x –5y = 11
–5y = 11 – 2x
5y = 2x – 11

y=

y= – (3)

(2) : 3x + 4y = 5
4y = 5 – 3x
y=
y= + (4)

 Détermination de x
J’égale les équations (3) et (4)
On aura

– = +
=
23x = 69 x=3
 Détermination de y :
Je remplace x = 3 dans (3)

y= – (3)

84
y= –
y= –
y = –1 D’où S = {(3 ; –1)}

4- Méthode graphique
a) Activité
On considère le système
2x + y – 6 = 0 (1)
x – y + 3 = 0 (2)
 Trace les droites (D1) et (D2) d’équations respectives :
2x + y – 6 = 0 et x – y + 3 = 0 dans un repère orthonormé (o,⃗ ),

 Donne les positions relatives des droites (D1) et (D2) ?


 Trouve graphiquement le point d’intersection des droites (D1) et
(D2).
Solution
Je trace les droites (D1) et (D2) dans un repère orthonormé (o,⃗ )
(D1) : 2x + y – 6 = 0
Tableau des valeurs
x 2 3
y 2 0
 Si x = 2 y=2
 Si y = 0  x=3
Soit A (2 ; 2) et B (3 ; 0)
(D2) : x – y + 3 = 0

85
Tableau des valeurs
x 0 –3
y 3 0
 Si x = 0  y=3
 Si y = 0  x = –3 Soit A’ (0 ; 3) et B’ (–3 ; 0)

 Je peux dire que les droites (D1) et (D2) sont sécantes en un


point de coordonnées (1 ; 4)
 Donc l’abscisse x = 1 et l’ordonnée y = 4 est l’unique solution
du système
D’où : S = (1 ; 4)

b) Règle : Pour résoudre un système de deux équations du premier


degré à deux inconnues par la méthode graphique, il faut :

 Tracer les droites (D1) et (D2) dans un repère ;


 Identifier la position relative des droites ;
86
 Faire une projection orthogonale sur les axes du repère si
les deux droites se rencontrent en un point.
Remarques :
R1) Si les deux droites sont sécantes, le système admet une solution et
une seule.
R2) Si les deux droites sont distinctes et parallèles, le système n’admet
aucune solution.
R3) Si les deux droites sont confondues, le système admet une infinité
de solutions.
c) Exemple : Résous dans IR IR, par la méthode graphique le
système
2x – 5y = 11 (1)
3x + 4y = 5 (2)
Solution
Je trace les droites (D1) et (D2) dans un repère orthonormé (o,⃗ )
(D1) : 2x – 5y – 11 = 0
Tableau de valeurs
x –2 3
y –3 –1
 Si x = –2  y = –3
 Si y = –1  x = 3
(D2) : 3x + 4y = 5
Tableau de valeurs

x –1 1
y 2
 Si x = –1  y = 2
87
 Si y =  x=1

Le point d’intersection de ces deux droites est la solution du système.


D’où S = {(3 ; –1)}

Exercice 1
Résous dans IR IR, par la méthode de combinaison des systèmes
d’équations suivants :
a) 4x – 5y = –21 (1)
3x + y = 4 (2)
b) 2x – 4y = 2 (1)
3x – 5y = 5 (2)

88
Exercice 2
Deux nombres x et y ont pour somme 86 et pour différence 38. Trouve
ces deux nombres.
Exercice 3

Trouve deux nombres. Sachant que leur rapport est et que le double
du premier nombre diminue du deuxième nombre est égal à 36.
Exercice 4
Un fermier vend une première fois trois (3) canards et quatre poulets à
27200 F. Il vend la seconde fois deux canards et trois (3) poulets à
19200 F.
a) Traduis ces données par un système d’équations du 1er degré à deux
inconnues
b) Détermine le prix d’un canard et celui d’un poulet.
Exercice 5
A son anniversaire, l’élève Koumou achète 21 bouteilles de jus et de
bière. Une bouteille de jus coûte 400 F et celle de bière 550 F pour
une dépense totale de 9300 F.
a) Traduis ces données par un système d’équations du 1er degré à deux
inconnues
b) Détermine le nombre de bouteilles de jus et celui de bière.

89
CHAPITRE 10 SYSTEMES D’INEQUATIONS

I- Système d’inéquation du 1er degré à une inconnue


1- Activité
Résous dans R, le système d’inéquation suivants :
2x – 1< x + 4
5x + 3 ≥ x – 1
Solution
Je résous dans R, le système
2x – 1< x + 4 (1)
5x + 3 ≥ x – 1 (2)
(1) 2x – 1< x + 4
2x – x < 4 + 1
x<5

S1= ]– ∞ ; 5 [
(2) 5x + 3 ≥ x – 1
5x – x ≥ –1 –3
4x ≥ – 4
x ≥ –1

S2 = [–1 ; +∞ [
S = S1∩S2

S = [–1; 5[

90
2- Règles de résolution
R1 : Un système d’inéquation du 1er degré à une inconnue est une
combinaison de deux inéquations de type ax – b< cx + d.
R2 : Pour résoudre ce système :
 On résout séparément chaque inéquation,
 La solution du système est la solution commune aux deux
inéquations.
On écrit S = S1 ∩S2
Exercices
Résous dans R, les systèmes d’inéquations suivants :
1) 5x – 1< 4x + 5 2) 4x – 1> x + 2
–2x + 7 ≥ x – 1 7 – 5x ≥ 1– 3x

3) 2(–x + 1) ≤ x + 5 4) x–2>0
3x – 5 < 2x + 1 2x – 5 ≤ 0
5) 2x – 4 < 0
–x + 1 ≥ 0
II- Inéquation du 1er degré à deux inconnues
1- Activité
Résous dans R l’inéquation suivante :
x– 2y + 4 ≤ 0
Solution
Je résous dans R
x– 2y + 4 ≤ 0
91
Soit (D) la droite associée à l’inéquation donnée
 (D) : x– 2y + 4 = 0
x 0 –4
y 2 0
0 – 2y + 4 = 0
–2y = – 4 (–1)
2y = 4
y=2
x – 2 (0) + 4 = 0
x = –4
A (0 ; 2) et B (–4 ; 0)
 Je vérifie si le point O (0 ; 0) est solution
x– 2y + 4 ≤ 0
0- 2(0) + 4 ≤ 0
4 ≤ 0, faux donc le point O (0 ; 0) n’est pas solution.
 Je représente (D) dans un repère orthonormé (o,⃗ )

92
2- Règle de résolution
Pour résoudre ce type d’inéquation :
 On associe à l’équation, une équation de droite
 On représente graphiquement cette droite dans un repère
orthonormé (o,⃗ ).
 On vérifie si le point O (0 ; 0) est solution de l’équation
 On hachure la partie du plan qui n’est pas solution.
Exercice
Résous graphiquement, les inéquations suivantes :
1) x– 3y + 3 ≥ 0
2) 5x+ 2y – 10 < 0
3) x– y + 2 > 0
III- Systèmes d’inéquation du 1er degré à deux inconnues
1- Activité
Résous graphiquement, dans un repère orthonormé (o,⃗ ), le
système d’inéquation suivant :
x+y–3>0
2x– y+ 2 < 0
Solution
Je résous graphiquement le système d’inéquation :
x+y–3>0
2x– y+ 2 < 0
Soient (D1) et (D2) les droites associées à chaque inéquation :
(D1) : x + y – 3 = 0

93
x 0 3
y 3 0
A (0 ; 3) et B (3 ; 0)
(D2) : 2x– y+ 2 = 0
x 0 –1
y 2 0
C (0 ; 2) et D (–1 ; 0)
Je représente (D1) et (D2) dans un repère orthonormé (o,⃗ ).

Je vérifie si le point O (0 ; 0) est solution.

 x+y–3>0
0+0–3>0
– 3 > 0 faux; O (0 ; 0) n’est pas solution pour (D1)

 2x– y+ 2 < 0
94
2(0) – 0+ 2 < 0
2 < 0 faux O (0 ; 0) n’est pas solution pour (D2).
2- Règle de résolution
Pour résoudre un système d’inéquation du 1er degré à deux inconnues ;
 On associe aux deux inéquations du système, deux équations de
droites ;
 On représente graphiquement ces deux droites dans un repère
orthonormé (o,⃗ )
 On vérifie pour chaque inéquation si le point O (0 ; 0) est
solution
 On hachure la partie qui n’est pas solution
La solution du système est la partie du plan non hachurée.
Exercices
Résous graphiquement chacune des systèmes suivants :
1) 2x – y < 1 2) 2x+ y – 4 < 0
x– 2y > 4 x– 2y +6 > 0
3) 2x+ 3y – 6 < 0 4) x+ y + 2 > 0

x– y + 1 > 0 x+ 3y +6 ≤ 0

95
CHAPITRE 11 PROBLEMES DU 1er DEGRE
1– Activité
Un élève de la 3e a payé un livre de mathématique au prix de 4500frs
avec les pièces de 100frs et de 50frs. Il a utilisé en tout 48 pièces.
Détermine le nombre de pièces de chaque espèce.
Solution
 Je choisis les inconnues :
Soit x le nombre de pièces de 100frs et y celui de 50frs.
 Je mets le texte en équations :
x + y = 48 (1) 100x + 50y = 4500 (2)
 Je résous le système formé de ces deux équations :
x + y = 48 x + y = 48 x + y = 48 ( –1) (1)
100x + 50y = 4500 10x + 5y = 450 12x + y = 90 (2)
–x – y = – 48
2x + y = 90
x = 42
Je calcule y par la méthode d’addition
x + y = 48 ( –2) ; –2x – 2y = – 96
2x + y = 90 2x + y = 90
–y = –6 ; y=6
 Je vérifie et je confirme les résultats
(1) x + y = 42 + 6 = 48
(2) 100x + 50y = 4500
100(42) + 50 (6) = 4500 ; 4200+ 300 = 4500
Je conclus : il y a 42 pièces de 100 frs et 6pièces de 50frs.
2– Règle de résolution
Pour résoudre un problème du 1er degré, il faut suivre la démarche
suivante :
96
 Choisir toutes les inconnues ;
 Traduire l’énoncé en équation, inéquation, système d’équations
ou système d’inéquations du 1er degré
 Résoudre l’équation, l’inéquation ou le système ;
 Vérifier et confirmer les résultats.
Exercice 1
Trouve quatre nombres entiers consécutifs dont la somme est 66.
Solution
Soient x, y, z et t ces quatre nombres.
 Mise en équation
x + y + z + t = 66 ;
y = x +1
z = y +1 = x +2
t = z + 1 = y + 1+1 = x +1+1+1
t=x+3
 Résolution : x + y + z + t = 66
x + x + 1 + x + 2 + x + 3 = 66
4x + 6 = 66
4x = 66 – 6
x=
x = 15 (1er terme)
y = 15 +1 = 16
z = 15 + 2 = 17
t = 15 + 3 = 18
Je vérifie 15 + 16 +17 +18 = 66
Donc ces nombres sont 15 ; 16 ; 17 et 18.

97
Exercice 2
Le triple d’un nombre augmenté de 4 est égal au double de ce nombre
diminué de 7.
Détermine ce nombre.
Exercice 3
Un commerçant a rendu à son client une somme de 2950frs avec les
pièces de 100frs et de 25frs. Il a utilisé en tout 4o pièces. Calcule le
nombre de pièces de chaque espèce.
Exercice 4
Divine dépense 2300 frs pour l’achat de 3croissants et cinq chocolats
puis 1900frs pour 4 croissants et 2 chocolats.
Détermine le prix d’un croissant et celui d’un chocolat.
Exercice 5
Détermine un nombre entier naturel tel que la différence entre son
produit par et son quotient par est 12.

Exercice 6
La somme de deux nombres est 37. Lorsqu’on divise le plus grand par
le plus petit, on trouve 6 et le reste est 2. Détermine ces deux nombres.
Exercice 7
Dans une pépinière, consolé a acheté trois orangers et deux citronniers
à 1400frs. Destinée a payé 13500frs pour deux orangers et trois
citronniers. Détermine le prix d’un oranger et celui d’un citronnier.
Exercice 8

98
La différence de deux nombres est 45. Quand on divise le plus grand
par le plus petit, on trouve 5 et le reste est 5. Trouve ces deux
nombres.
Exercice 9
Un père a 40 ans et son fils en a 15.
a) Dans combien d’années l’âge du père sera–t–il le double de
l’âge du fils ?
b) Il y a combien d’années, l’âge du père était-il le triple de l’âge
du fils ?

99
CHAPITRE 12 LES MESURES DE GRANDEUR

I– Mesures de longueurs
1– Unité principale
L’unité principale des mesures de longueurs est le mètre (m).
2– Tableau de conversion
a) Activité
Convertis 10dam = ……..cm
0,57cm = …….m
1m = ………..km
Solution
Je convertis
10dam = 10. 000 cm
0,57cm = 0, 0057 m
1m = 0, 001 km
b) Tableau de conversion (Règle)
km hm dam m dm cm mm

Exercice
1) 1km = ………..m = ……… mm
2) 0, 5 hm 8 m = …………… ...cm
3– Longueurs des figures géométriques
Arc de
Figures Carré Rectangle Cercle
cercle
D
Formules C 4 (L+l) 4

C = côté ; L = longueur ; l = largeur ; D = diamètre ; r = rayon ;


= valeur de l’angle en degré.

100
Exercice 1
Un cercle a 8 m de rayon. Calcule la longueur d’un arc de 65° et la
longueur de ce cercle.
Exercice 2
La longueur d’un rectangle est comprise entre 18 et 20 cm. La largeur
est comprise entre 10 et 12cm. Détermine un encadrement de son
périmètre.
Exercice 3
Un professeur d’EPS fait courir ses élèves autour d’un stade
rectangulaire mesurant 90 m de long et 60m de large.
a) Calcule en mètres (m) la longueur d’un tour du stade ;
b) Un élève fait 90 m en trois (3) minutes, calcule sa vitesse
moyenne en mètre par seconde.
II- Mesures d’aire
1– Unité principale
C’est le mètre carré (m2).
2– Tableau de conversion
a) Activité
Convertis :
1) 1m2 = ……….dm2
2) 1, 75 dm2 = …..mm2
Solution
Je convertis
1) 1m2 = 100 dm2
2) 1, 75 dm2 = 17500 mm2

101
b) Règle
Km2 hm2 dam2 m2 dm2 cm2 mm2
D U D U D U D U D U D U D U

U = unité ; D = dizaine.
Exercice1
Convertis a) 12, 3 km2 = ……..dam2
b) 800 mm2 = ……...m2
Exercice 2
Une rue mesure 15 km de long et 7m de large.
Calcule en m2 puis en cm2 l’aire à goudronner.
Remarque : Dans des vastes étendues, on utilise les mesures agraires
qui sont : l’are, l’hectare, le centiare.
1 ca = 1m2
1a = 100 ca
1ha = 10.000 ca = 10.000 m2
III- Mesures de volume
1– L’unité principale
L’unité principale des mesures de volume est le mètre cube.
2– Tableau de conversion
a) Activité
Convertis
1) 10 dm3 = ……….m3
2) 127 cm3 = ……...m3
3) 76 dm3 = ………..mm3
102
Solution
Je convertis
1) 10 dm3 = 0, 01m3
2) 127 cm3 = 0,000127 m3
3) 76 dm3 = 76 106 mm3
Je retiens
m3 dm3 cm3 mm3
C D U C D U C D U C D U

Tableau de correspondance entre les mesures de capacité et les


mesures de volumes

IV- Volumes des solides géométriques


Pavé
Solides Cube Cylindre Cône Pyramide Prisme
droit

L a a
Formules 2 r2 h ou Ab
l a r h
Ab

L = longueur ; l = largeur ; r = rayon; B = base; Ab = aire de base


Exercice1
Une pompe a un débit de 200 cm3 d’eau par seconde.
a) Détermine la quantité d’eau recueillie en un jour ;
b) Exprime ce volume en litre.

103
Exercice 2
Un cône de révolution dont la base est un disque de diamètre 6cm a
pour hauteur 8 cm.
Détermine :
a) La génératrice
b) Son aire latérale
c) Son aire de base
d) Son volume
Exercice 3
ABCD est une pyramide régulière dont la base est un carré de côté
5cm et de hauteur 8cm.
Calcule le volume de cette pyramide.

104
CHAPITRE 13 LES STATISTIQUES

I- RAPPELS
A– Définition
La statistique est une partie des mathématiques qui collecte, regroupe,
analyse, interprète et construis des graphiques sur des données.
B– Vocabulaire
1– La population
C’est l’ensemble d’individus, d’objets sur lequel porte une étude
statistique.
Exemples :
 L’ensemble des élèves d’un collège.
 L’ensemble des familles d’un quartier.
2– L’unité statistique
C’est un élément de la population. L’unité statistique est aussi appelée
individu.
Exemple : Un élève de la classe de 3ème
3– L’échantillon
C’est une partie de la population.
Exemple : Cinquante élèves d’une classe de 3ème
4– Le caractère
On appelle caractère ou variable l’aspect particulier que l’on désire
étudier chez les individus d’une population. Une variable peut être
quantitative ou qualitative.

105
4.1– Le caractère qualitatif
Une variable est qualitative si les valeurs prises représentent des
qualités.
Exemple : La variable « couleur des yeux » est qualitative. Les
valeurs prises par la variable sont : bleu, vert, brun, noir ….
4.2– Le caractère quantitatif
Il peut être discret ou continu.
a) Le caractère quantitatif discret
Une variable quantitative est discrète si elle prend uniquement des
valeurs numériques isolées les unes des autres.
Exemple : Le caractère nombre d’enfants est quantitatif discret. Les
valeurs prises sont : 0 ; 1 ; 2 ; 3 ….
b) Le caractère quantitatif continu
Un caractère est quantitatif continu s’il peut prendre n’importe quelle
valeur réelle dans un intervalle.
Exemple : La variable masse (en Kg) d’un individu peut prendre toute
valeur réelle entre 40 et 120 Kg.
5- Série statistique
On appelle série statistique l’ensemble des données recueillies lors
d’une étude statistique.
Exemple : On a relevé le nombre d’enfants dans 10 foyers d’un
quartier de Brazzaville. La série obtenue est : 2 ; 1 ; 3 ; 0 ; 4 ; 2 ; 3 ; 2 ;
3 ; 1.
On peut résumer l’information contenue dans une série de données par
un tableau de données.

106
Exemple
Nombres d’enfants xi 0 1 2 3 4 Total
Nombre de foyers effectifs 1 2 3 3 1 10

II- Répartition d’une population en classe d’amplitudes égales


1- Activité
Voici les notes obtenues par un groupe d’élèves à une interrogation
écrite de mathématiques
0 ; 8 ; 4 ; 9 ; 10 ; 7 ; 10 ; 6 ; 15 ; 5 ; 9 ; 4 ; 16 ; 3 ; 8 ; 11 ; 18 ; 12 ; 17 ;
10
Recopie puis complète le tableau suivant :
Classe de notes [0 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 16[ [16 ; 20]
Effectifs

Solution
Je recopie puis complète le tableau
Classe de notes [0 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 16[ [16 ; 20]
Pointage ou dépouillement
Effectifs 2 5 8 2 3

2- Je retiens
 Une classe dont les bornes sont des nombres a et b avec a  b
est notée [a ; b[.
Le nombre b-a est son amplitude et le nombre sa valeur
centrale.
 Lorsque la variable étudiée prend des nombreuses valeurs
distinctes, on regroupe souvent les observations en classes
d’amplitudes égales. Chaque classe est caractérisée par ses
bornes.
107
 Par convention, une observation qui a une valeur égale à la
borne inferieure d’une classe est rangée dans cette classe.
Si valeur est égale à la borne supérieure d’une classe, elle est rangée
dans la classe suivante.

Pour calculer le nombre de classes, on applique la relation n 

n  nombre classe ;

E  étende de la série égale à la valeur supérieure moins la valeur


inferieure prise par la variable.

E  xmax – xmin

A  amplitude
Exercice 1
Une enquête portant sur les tailles d’un groupe d’élèves d’une classe
de 3éme a donné les résultats ci-après en centimètre.
150 ; 152 ; 160 ; 172 ; 158 ; 154 ; 163 ; 170 ; 153 ; 172 ; 168 ; 162 ;
173 ; 158 ; 162 ; 174 ; 151 ; 158 ; 153 ; 172.
Repartis ces données dans un tableau d’amplitude 5.
Exercice 2
Voici les résultats de 25 élèves à un test : 58 ; 60 ; 55 ; 76 ; 82 ; 91 ;
43 ; 63 ; 68 ; 72 ; 74 ; 76 ; 78 ; 84 ; 86 ; 98 ; 91 ; 69 ; 65 ; 75 ; 74 ; 85 ;
87 ; 78 ; 72.
Regroupe ces données en classe d’amplitudes 10
III- Les effectifs
1- Activités
Activités 1

108
A l’issue d’une composition trimestrielle, le professeur de SVT
récapitule les notes des élèves d’une classe de 3ème dans un tableau
suivant :
Notes 7 9 10 12 14 15
Effectifs 1 4 6 4 3 2
Effectifs cumulés croissants
Effectifs cumulés décroissants
a- Détermine l’effectif total
b- Recopie puis complète le tableau.
Activité 2
Une entreprise teste la durée en heure des ampoules électriques qu’elle
fabrique. Les résultats sont consignés dans le tableau suivant :
Classes des durées en heure [1000 ; 2000[ [2000 ; 3000[ [3000 ; 4000[ [4000 ; 5000[ [5000 ; 6000]
Nombre d’ampoules 200 850 600 250 100
Effectifs cumulés croissants
Effectifs cumulés décroissants

a- Calcule le nombre total des ampoules testées


b- Recopie puis complète ce tableau
Solutions
Activité 1
a- Je détermine l’effectif total
N  1 + 4 + 6 + 4 + 3 + 2 ; N  20
b- Je recopie puis complète le tableau.
Notes (xi) 7 9 10 12 14 15
Effectifs (ni) 1 4 6 4 3 2
ECC 1 5 11 15 18 20
ECD 20 19 15 9 5 2
Activité 2
a- Je calcule le nombre total d’ampoules testées

109
N = ni = 200 850 + 600 + 250 + 100 = 2000 ; N = 2000
ampoules
b- Je recopie et complète le tableau.
Classes des durées en h [1000 ; 2000[ [2000 ; 3000[ [3000 ; 4000[ [4000 ; 5000[ [5000 ; 6000[
Nombre d’ampoules ni 200 850 600 250 100
niCC 200 1050 1650 1900 2000
niCD 2000 1800 950 350 100

2- Je retiens
a- L’effectif total
C’est le nombre total d’observation on le note par N

Exemple : Une enquête de 25élèves. N  25


b- L’effectif relatif
C’est le nombre n de fois que figure une observation dans la série
étudiée.
Exemple : le nombre de foyer ayant un enfant est 2.

On dira que 2 foyers sur 10 ont un enfant n  2.


c- Les effectifs cumulés croissants
Calculer les effectifs cumulés croissants d’une série statistique, c’est
déterminer le nombre des observations dont les valeurs sont
inférieures ou égales à chacune des bornes supérieures des classes.
d- Les effectifs cumulés décroissants
Calculer les effectifs cumulés décroissants d’une série statistique,
c’est déterminer des observations dont les valeurs sont supérieures ou
égales à chacune des bornes inferieure des classes.
NB : En remplaçant les effectifs par les fréquences on obtient
respectivement les fréquences cumulées

110
Exercice 1
Le tableau ci-dessous montre les notes d’un groupe d’élèves d’une
classe de 3ème à un examen blanc.
Classes de notes [0 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 16[ [16 ; 20]
Effectifs 7 13 20 27 13
Effectifs cumulés croissants
Effectifs cumulés décroissants
a) Calcule l’effectif total
b) Recopie puis complète ce tableau statistique.

Exercice 2
Une enquête portant sur l’âge des élèves d’une classe de 3ème a donné
les résultats suivants :
14 ; 16 ; 13 ; 15 ; 15 ; 14 ; 15 ; 15 ; 16 ; 14 ; 13 ; 17 ; 15 ; 14 ; 16
a) Dresse le tableau des effectifs de cette série statistique.
b) Calcule l’effectif total.
c) Présente les lignes des effectifs cumulés croissants et décroissants.

IV- Les moyennes


1- La moyenne arithmétique
a- Activité
On a relevé le nombre d’enfants dans 10 foyers.
La série obtenue est la suivante : 2 ; 1 ; 3 ; 0 ; 4 ; 2 ; 3 ; 2 ; 3 ; 1.
Détermine la moyenne arithmétique de cette série statistique.
Solution
Je détermine la moyenne statistique

̅ ; ̅ ; ̅
La moyenne est donc 2,1 enfants par foyer.
b- Je retiens
On appelle moyenne arithmétique d’un ensemble de données
numériques la somme de ces données divisée par le nombre de
données.
111

Ainsi, la moyenne des n données : x1, x2 …. xn est égale à : ̅

2- La moyenne pondérée
a- Activité 1
Une enquête portant sur le nombre de foyers en fonction du nombre
d’enfants a donné les résultats consignés dans le tableau ci-dessous.
Nombre d’enfants xi 0 1 2 3 4
Nombre de familles ni 1 2 3 3 1
Détermine la moyenne de cette série statistique.
Solution
Je détermine la moyenne.

̅ ; ̅ ; ̅

b- Activité 2
Après un devoir de Mathématiques le professeur récapitule les notes
des élèves dans le tableau ci-après.
Classes de notes [0 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 16[ [16 ; 20]
Effectifs 2 5 7 4 2
Centres des classes
a- Recopie puis complète le tableau de données.
b- Détermine la moyenne pondérée de cette série.
Solution
a- Je recopie puis complète le tableau.
Classes de notes [0 ; 4[ [4 ; 8[ [8 ; 12[ [12 ; 16[ [16 ; 20]
Effectifs 2 5 7 4 2
Centres des classes 2 6 10 14 18
b- Je détermine la moyenne pondérée

112

̅ ; ̅ ;
̅
b) Je retiens
 Pour calculer la moyenne d’une série statistique, on multiplie
chaque valeur observée par son effectif ; on fait la somme des
résultats obtenus puis on divise cette somme par l’effectif total.

̅

 Lorsque les données sont regroupées en classes, on peut calculer


approximativement la valeur de la moyenne en utilisant les
centres des classes.

Ainsi ̅ avec ci = centre de classe.

Exercice 1
A l’issue de l’épreuve de 100m, les performances réalisées par les
élèves d’une classe de 3ème sont récapitulées dans le tableau ci-
dessous.
Classes de temps en secondes [10 ; 12[ [12 ; 14[ [14 ; 16[ [16 ; 18]
Effectifs 2 4 7 5
Détermine le temps moyen de cette série statistique.

Exercice 2
Le relevé de notes d’un élève de 3ème au BEPC 2016 se présente
comme suit :
Disciplines Maths Français HG PC Anglais S.V.T E.P.S
Notes 14,5 07,5 13 11 12 10 11
Coefficients 4 4 2 2 2 2 2
Détermine la moyenne pondérée de cet élève.

113
V- Les représentations graphiques d’une série statistique d’une
série statistique
1- Le diagramme en bâtons
a- Activité
Voici les notes obtenues par quinze 15 élèves d’une classe de 3ème à
un devoir d’anglais.
14 ; 11 ; 17 ; 6 ; 17 ; 13 ; 4 ; 11 ; 11 ; 14 ; 6 ; 11 ; 11 ; 17 ; 3
Dresser le tableau des données
Représenter cette série statistique par un diagramme en bâtons
Solution
Je dresse le tableau des données
Notes xi 3 4 6 11 13 14 17
Effectifs ni 1 1 2 5 1 2 3

Je représente cette série par un diagramme en bâton

114
b- Je retiens
Un diagramme en bâton est un diagramme approprié pour représenter
graphiquement une série quantitative discrète.
 On place sur l’axe des abscisses, les valeurs prises par la
variable ou ses différentes modalités.
 On porte sur l’axe des ordonnées les effectifs correspondants à la
série statistique.
 La hauteur de chaque bâton est proportionnelle à l’effectif
associé.

Exercice 1
Le tableau suivant montre la répartition des 64 matchs de la dernière
coupe du monde de football selon le nombre de but marqués :
Nombre de buts 0 1 2 3 4 5 6 7 8
Nombre de matchs 3 12 11 18 10 6 1 2 1
a Détermine le nombre moyen de buts marqué par match.
b Représente ces données par un diagramme en bâtons.

Exercice 2
Une enquête portant sur l’âge d’un groupe d’élèves d’une classe de
3ème a donné les résultats suivants : 14 ; 17 ; 15 ; 14 ; 16 ; 13 ; 14 ;
16 ; 15 ; 14 ; 14 ; 16 ; 13 ; 16 ; 15
a) Dresse le tableau des effectifs de cette série statistique
b) Calcule l’effectif total
c) Détermine l’âge moyen de ce groupe d’élèves.
d) Représente ces données par un diagramme en bâton
2- L’histogramme  ou le diagramme en bandes
a- Activité
Le temps mis en minutes pour arriver au collège par les élèves d’une
classe de 3ème est récapitulé dans le tableau ci-dessous :
Classe de temps en min 10 ; 20 20 ; 30 30 ; 40 40 ; 50 50 ; 60
Effectifs 5 6 5 3 1
Représente cette série statistique par un histogramme.
115
Solution
Je représente cette série statistique par un histogramme

b Règle je retiens


-L’histogramme est utilisé pour représenter une série statistique dont
les valeurs de la variable sont regroupées en classe. Il est utilisé pour
représenter une variable quantitative continue.
-L’histogramme est formé des rectangles accolés dont les aires sont
proportionnelles aux effectifs.
-Lorsque les classes ont la même amplitude, les hauteurs des
rectangles sont proportionnelles aux effectifs.
Exercice 1
Les tailles en cm des élèves d’une classe de 3ème sont représentées
dans le tableau suivant :
Classes des tailles en cm 120 ; 130 130 ; 140 140 ; 150 150 ; 160 160 ; 170]
Effectifs 5 6 5 3 1
Représente cette série statistique par un histogramme.

116
Exercice 2
On a relevé les salaires hebdomadaires en dollars de 25 employés
d’une société. Voici les résultats : 350 ; 340 ; 345 ; 350 ; 350 ; 355 ;
355 ; 355 ; 355 ; 360 ; 360, 365 ; 370 ; 370 ; 375 ; 385 ; 390 ; 395 ;
395 ; 415 ; 415 ; 435 ; 455 ; 435
a- Repartis ces salaires par classe d’amplitude 20.
b- Construis le diagramme en bandes de cette série statistique.

3- Le diagramme circulaire ou à secteurs


a- Activité
On a relevé les groupes sanguins de 820 personnes dans un hôpital de
base. Voici les résultats : 300 personnes appartiennent au groupe O ;
190 au groupe A ; 160 au groupe B et 170 au groupe AB.
1- Dresse le tableau des effectifs.
2- Représente par un diagramme circulaire cette série statistique en
prenant comme rayon r = 4cm.
Solution
1- Je dresse le tableau des effectifs
Groupes sanguins O A B AB
Effectifs 300 190 160 170
Angles au centre 131,70° 83,41° 70,24° 74,63°

Calcule des angles au centre


; ; ;
;
2- Je représente par un diagramme circulaire cette série statistique.

117
b- Je retiens
- Le diagramme circulaire utilisé pour représenter une série discrète
dont la variable peut prendre plusieurs modalités.
Exemple
 état matrimonial  marié, veuf, célibataire, divorcé
 couleur des yeux  bleu marron, brun…
 catégories socioprofessionnelles  cadre ouvrier manœuvre 
- Pour construire le diagramme circulaire, on détermine la valeur de
l’angle correspondant à chaque modalité prise par la variable étudiée.
- Chaque valeur de l’angle au centre est déterminée sachant que
l’effectif total des observations correspond à un angle de 360°. Ainsi
on pose :
N : effectif total, ni : effectif relatif associé à une modalité de la
variable
i : angle au centre associé à l’effectif ni.
On peut représenter le diagramme semi-circulaire. L’effectif total
correspond alors à un angle de 180° c’est-à-dire

118
Exercice 1
Une enquête portant sur la situation matrimoniale des enseignants
d’un collège a donné les résultats suivants : 42 sont mariés, 18 sont
divorcés, 26 enseignants sont encore célibataires et 14 sont veufs.
a- Dresse le tableau des effectifs.
b- Représente le diagramme circulaire de cette série statistique.
Exercice 2
Le tableau ci-dessous donne la répartition des essences vendues par
une entreprise de bois située à Pokola en un mois.
Types d’essences Limba Acajou Sapeli Moeba
Effectifs 310 140 450 100
Représente le diagramme semi-circulaire de cette série statistique.

VI – Interprétation d’un histogramme d’une série statistique


1- Activité
Dans une maternité, on a relevé la taille(en cm) de 20 nouveau-nés.
L’histogramme ci-dessous traduit la répartition des nouveau-nés selon
la taille.

119
Solution
a- Je dresse le tableau des effectifs
Classes de [44 ; [46 ; [48 ; [50 ; [52 ; [54 ;
tailles 46[ 48[ 50[ 52[ 54[ 56]
Effectifs 1 4 6 4 3 2
Centres de 45 47 49 51 53 55
classes

b- Je calcule la taille moyenne



̅

c- Je détermine le nombre de nouveau-nés ayant une taille supérieure à


50cm.
n = 3+2 = 5

2- Je retiens
Un histogramme peut être interprété et permettre de donner plusieurs
informations sur la série étudiée.
- On peut dresser le tableau des effectifs en lisant directement les
sommets des rectangles adjacents pour déterminer les effectifs des
classes.
- La classe ayant le rectangle le plus élevé est la classe modale c’est-à-
dire la classe correspondante à l’effectif le plus élevé.

Exercice 1
Les résultats d’une enquête portant sur la population d’un village en
fonction des séropositifs au VIH Sida sont traduits dans
l’histogramme ci-dessous.

120
1- Détermine la tranche d’âge la plus infectée par le VIH Sida.
2- Dresse le tableau des effectifs.
3- Détermine l’âge moyen

121
1- Identifie la population et le caractère étudiés
2- Dresse le tableau des effectifs
3- Précise la classe modale de cette série statistique.
4- Calcule le nombre moyen des buts marqués au cours de ces jeux.

122
CHAPITRE 14 ETUDE DES FONCTIONS

I– Elément d’étude d’une fonction


1– Activité
On considère la fonction f définie par : f(x) = –3x + 5
a) Détermine l’ensemble de définition de f
b) Précise le sens de variation de f
c) Représente graphiquement f dans un repère orthonormé (O, )
Solution : f(x) = –3x + 5
a) Je détermine l’ensemble de définition de f.
f est une fonction affine, elle est définie dans IR.
Ef =]– ∞ ; +∞[ou Ef = IR
b) Je précise le sens de variation de f
f(x) = –3x + 5 ; a = –3 < 0 : f est une fonction décroissante.
c) Je représente graphiquement la fonction f.

y’

123
2– Règle : Pour étudier une fonction, il faut :
 Déterminer son ensemble de définition ;
 Préciser le sens de variation de f ;
 Représente graphiquement f dans un repère orthonormé (O, )
II– Etude d’une fonction affine : f(x) = ax + b
1– Ensemble de définition
Toute fonction affine f(x) = ax + b est définie dans IR
Ef =]– ∞ ; +∞[ ou Ef = IR
2– Sens de variation de f
Le sens de variation de la fonction f(x) = ax + b dépend du signe de a.
 Si a > 0 ; f est décroissante
 Si a = 0 ; f est constante
 Si a < 0 ; f est décroissante.
3– Représentation graphique de f
Pour représenter graphiquement une fonction f, dans un repère
orthonormé (o,⃗ ⃗⃗ , on dresse le tableau de valeurs des points par où va
passer la droite représentative de f.
f(x) = ax + b
Je pose y = ax + b

x 0

y b 0

124
III- Etude de quelques fonctions

1– Fonction affine f(x) = ax + b avec a0 et b0


On considère la fonction g(x) = 4x – 2
a) Calcule g(0) ; g(1) et g(–2) ;
b) Détermine l’ensemble de définition de g ;
c) Précise le sens de variation de g ;
d) Représente graphiquement g dans un repère orthonormé (o, ⃗ ).
Solution
g(x) = 4x – 2
a) Je calcule g(0) ; g(1) et g(–2)
g(0) = 4 (0) –2 ; g (0) = –2

g (1) = 4 (1) –2 = 4 – 2 ; g (1) = 2

g (–2) = 4(–2) –2 = –8–2 ; g (–2) = –10


b) Je détermine l’ensemble de définition de g
g (x) = 4x – 2 ; Eg =]– ∞ ; +∞ [
c) Je précise le sens de variation
g (x) = 4x – 2 ; a = 4 > 0 ; g est croissante.
d) Je représente graphiquement g
g (x) = 4x – 2 ; y = 4x – 2
x 0 1
y –2 2
A (0 ; 1) ; B (1 ; 2)

125
Exercice
On considère les fonctions f, g et h définies par f(x) = – x + 2 ; g(x) =
2x– 3 et

h(x) = x + 4

a) Représente f; g et h dans un repère orthonormé (o,⃗ ) ;


b) Identifie le sens de variation de chacune des fonctions.

2– Fonction linéaire f(x) = ax avec a0


On considère la fonction g(x) = –2x
a) Calcule g(0) ; g(1) et g(–1) ;
b) Détermine l’ensemble de définition de g ;
c) Précise le sens de variation de g ;
d) Représente graphiquement g dans un repère orthonormé (o, ⃗ ).

126
Solution
g(x) = –2x
a)Je calcule g(0) ; g(1) et g(–1)
g(0) = –2 (0) –2 ; g (0) = 0

g (1) = –2 (1) = – 2 ; g (1) = –2

g (–1) = –2 (–1) = 2 ; g (–1) = 2


b) Je détermine l’ensemble de définition de g
g (x) = –2x ; Eg =]– ∞ ; +∞ [
c) Je précise le sens de variation

g (x) = –2x ; a = –2  0 ; g est décroissante.


d) Je représente graphiquement g
g (x) = –2x ; y = –2x
x –1 0 1
y 2 0 –2
A (–1 ; 2) ; B (1 ; –2)

127
3– Fonction valeur absolue f(x) = | |

 Ef =]– ∞ ; +∞ [
 Ecriture de f(x) suivants les intervalles contenant x
+ x si x ≥ 0
| |=
–x si x ≤ 0

x –∞ 0 +∞
| | –x +x
f(x) –x +x
 Je représente f dans un repère orthonormé

128
f(x) = –x
x 0 –1
f (x) 0 1

f(x) = x
x 0 1
f(x) 0 1

Exercice
On considère la fonction f définie par f(x) = │x – 3│+ │2x +1│
a) Calcule f(0) ; f(–1) et f(2) ;
b) Ecris f(x) suivants les intervalles contenant x ;
c) Représente graphiquement f dans un repère orthonormé (o,⃗ ).
4– Fonction carrée : f (x) = x2

 Ef =]– ∞ ; +∞ [

 Tableau des valeurs


x –3 –2 –1 0 1 2 3
y 9 4 1 0 1 4 9

129
5– Fonction irrationnelle : f (x) = √

 Ef = [0; +∞ [
 Tableau de valeur

x 0 1 2
f(x) 0 1 4

130
6– Fonction homographique : f (x) = ; (c ≠0)

f (x) =

 Ef = IR – 1 ou Ef = ] – ∞ ; 1[]1 ; +∞ [
 Tableau des valeurs

x –3 –2 –1 0 2 3

y 0 –1 –3 5 3 2

La courbe représentative de la fonction f est représentée point par


point tout en respectant l’ensemble de définition.

Remarque : L’équation f(x) = 1 ; 1 n’a pas de solution donc


y = 1 est une droite que la courbe ne traverse pas.

131
7– Fonction valeur absolue f(x) = | |
Activité

On considère la fonction f telle que : f(x) = | - |

a) Détermine l’ensemble de définition de f.


b) Ecris f(x) suivant les différents intervalles contenant le réel x.
c) Dresse le tableau de valeurs de f(x)
d) Représente graphiquement f dans un plan muni d’un repère
orthonormé (o,⃗ ).
Solution
a) Je détermine l’ensemble de définition de f

f(x) = | - |

f est définie quel que soit la valeur de x : Ef =]– ∞ ; +∞ [


b) J’écris f(x) suivant les différents intervalles contenant le réel x

+ (2x–3) si 2x–3 ≥ 0 ; 2x ≥ 3 ; x ≥

| - |

– (2x–3) si 2x–3 ≤ 0 ; 2x ≤ 3 ; x ≤

Pour x ]– ∞ ; ] ; f(x) = –2x+3

Pour x  [ ; +[ ; f(x) = 2x–3

x –∞ +∞
| | – (2x–3) + (2x–3)
f(x) –2x+3 + 2x–3

132
c) Je dresse le tableau des valeurs

x 0 1,5 3
y 3 0 3
f(x) = 0
2x-3 = 0
2x = 3

x=

Le point coordonnées (3/2 ; 0) est l’intersection de la courbe


représentative de f avec l’axe des abscisses.
Le point coordonnées (0 ; 3) est l’intersection de la courbe
représentative de f avec l’axe des ordonnées.
d) Je représente graphiquement f

133
8– Fonction inverse f(x) =

 Ensemble de définition
f(x) n’existe que si x = 0
Ef =]– ∞ ; 0[  ]0 ; +∞ [
La droite x = 0 est une droite que la courbe représentative de f ne peut
pas traverser.
n’a pas de solution, la droite y = 0 est aussi une droite que la
courbe ne peut pas traverser.
 Tableau des valeurs
x –2,5 –2 –1,5 –1 –0,5 0,5 1 1,5 2 2,5
y –1 –2 2 1 0,5
 Représentation graphique de f

134
9– Fonction partie entière f(x) =E(x)
f(x) = E(x) avec E(x) = n
L’intervalle d’étude est I = [n ; n+1[

 Ensemble de définition
La fonction f(x) = E(x) est définie sur IR
Ef =]– ∞ ; +∞ [

 Tableau des valeurs

x [–5 ; –4[ [–4 ; –3[ [–3 ; –2[ [–2 ; –1[ [–1 ; 0[ [0 ; 1[ [1 ; 2[ [2 ; 3[


y –5 –4 –3 –2 –1 0 1 2

 Représentation graphique de f

135
Ont contribué au développement de ce contenu :

NDOLEIH Albert, Inspecteur des Collèges


MANANA Hervé, Professeur des Lycées
MIANTOURILA Pelycien, Professeur des Collèges

136

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