S2 Séries Numériques
S2 Séries Numériques
Geometric series
S2 : Séries numériques
On verra aussi des séries de fonctions, des séries de matrices. . .plus tard.
The infinite geometric series .
1
http://www.artofproblemsolving.com/Wiki/index.php/Proofs_without_words
Hangover 23/06/16 08:10
X4.(4M) = X1.M
Séries (S2)
We know that X1 = 1 /2 , so this gives us the result that X4 = 1 /8
By the time we've placed our fourth block, if we're careful, we can balance it so that no part of it lays above the edge of the table! This
is awesome!
Generic Solution
I think you should be able to spot a pattern now. Here is a diagram for placing block n
La divergence de la série harmonique permet de construire avec des blocs pa-
rallélépipèdiques des surplombs aussi grands que l’on veut. A essayer avec des
Kapla.
Xn.(nM) = X1.M
I.1 Exemple d’une série géométrique
So on each level, the optimal displacement for each block is 1 /2n
Overhang = 1 / 2 + 1 / 4 + 1 / 6 + 1 / 8 + 1 / 10 + 1 / 12 + … + 1 / 2n
p
X 1
Sp = n
http://datagenetics.com/blog/may32013/index.html n=0 2 Page 4 sur 8
1
1− 1
Sp = 2p+1 = 2−
1 2p
1−
2
On voit donc que
p
X 1
−−−−−→ 2
n p→+∞
n=0 2
2
Séries (S2)
1 X 1
On dit alors que « la série de terme général n
converge », ou que « la série
2 2n
converge », et que sa « somme » est 2, ce que l’on résume par l’écriture donnée
au début du paragraphe. On appelle S p « somme partielle d’ordre p de la série
X 1 1
n
». L’étude de la série de terme général n est donc l’étude de la suite (S p ).
2 2
Quel que soit l’intérêt de cet exemple (et il est grand !), il faut insister sur le
fait qu’on ne se préoccupe que rarement des sommes partielles d’une série,
du moins pour montrer sa convergence ou sa divergence : on travaille le plus
souvent sur le terme général, que l’on compare à des termes généraux connus.
a. Convergence, divergence
Les ennuis commencent ici : comme on n’a pas envie d’écrire à chaque ligne
« la série de terme général u n converge », on abrège, et on écrit en général que
P
« la série u n converge »
X
ou que « la série u n converge » (par exemple lorsque plusieurs lettres inter-
n X
viennent dans l’expression de u n ), ou que « la série u n converge » (n 0 étant
n≥n 0
un entier naturel).
3
Séries (S2)
P
On remarquera que dans ces écritures, n’a aucun sens mathématique, ce
n’est qu’une abréviation qui remplace la locution « la série de terme général ».
Lorsque la suite (S n )n∈N diverge, on dit que la série de terme général u n di-
P
verge. . .ou plus brièvement que la série u n diverge.
P
« Etudier la nature » de la série u n , c’est déterminer si cette série converge ou
diverge.
Dans le cas de convergence, la limite de la suite des sommes partielles est ap-
P +∞
X
pelée somme de la série u n , et est notée u n . On a donc
n=0
+∞
X p
³X ´
u n = lim un
p→+∞
n=0 n=0
+∞
X
Une série divergente n’a pas de somme. Le symbole u n n’a alors pas de sens.
n=0
On ne devrait d’ailleurs se permettre d’écrire ce symbole qu’après avoir démon-
+∞
X 1
tré la convergence de la série. Par exemple, « Montrons que 2
converge »
n=1 n
est très incorrect.
Remarque : La somme d’une série n’est pas une somme. . .mais la limite d’une
1 1 1
suite de sommes ! en ajoutant 1 + + + + . . . on n’obtiendra jamais 2.
2 4 8
P
Remarque : Insistons encore : le symbole u n ne désigne aucun objet ma-
P
thématique : c’est une abréviation. On étudie donc u n (i.e. on étudie « la série
de terme général u n »). Si on étudie cette série, et si on montre sa convergence,
+∞
X
alors on a le droit de parler de sa somme, qu’on notera u n . Mais ce n’est en
n=0
rien une somme, c’est la limite d’une suite de sommes. . .
4
Séries (S2)
et surtout,
£X ¤
[u n 9 0] =⇒ u n diverge
Réciproque fausse
Exemple classique : la série harmonique
X 1
diverge, bien que son terme général tende vers 0 (pour voir cette
n≥1 n
divergence, on peut donner deux méthodes :
Méthode astucieuse : minorer S 2p −S p , où S p désigne la somme partielle
d’ordre p de la série.
Méthode classique : minorer les sommes partielles par des intégrales :
Xn 1 Z n+1
dt
Hn = ≥ = ln(n + 1)
k=1 k 1 t
5
Séries (S2)
Utilisation Ce « filtre » est comme son nom l’indique, grossier, mais on ren-
contre assez souvent des séries grossièrement divergentes : dans le cadre
des séries entières, et aussi lorsqu’on discute de la nature d’une série
dont le terme général dépend de paramètres.
1
Exemple Pour quelles valeurs des deux réels α et β la série est-elle
nα (ln n)β
grossièrement divergente ?
6
Séries (S2)
a. Sommes géométriques
On les rencontre fréquemment, il faut donc être à l’aise avec les formules. Il faut
connaître parfaitement
n 1 − q n+1
qk =
X
Si q 6= 1 (1)
k=0 1−q
(n et p sont deux entiers, n ≤ p). La méthode suivante est très fiable et forte-
ment recommandée : on met en facteur le premier terme.
S=
On est alors ramené à une somme géométrique simple, qui permet de conclure
S=
7
Séries (S2)
e i θ = cos θ + i sin θ
La formule
e i (θ+φ) = e i θ × e i φ
cos(θ+φ) = cos θ cos φ−sin θ sin φ ; sin(θ+φ) = sin θ cos φ+cos θ sin φ
8
Séries (S2)
ei x
sin x
x
0 cos x 1
³ 1 − e i (n+1)θ ´
S n = Re
1 − eiθ
³ e i (n+1)θ/2 sin[(n + 1)θ/2] ´
= Re
e i θ/2 sin[θ/2]
sin[(n + 1)θ/2]
= cos[nθ/2]
sin[θ/2]
1 ± ei a
9
Séries (S2)
où p ∈ N et t ∈ R.
d. Séries géométriques
10
Séries (S2)
est linéaire (c’est une forme linéaire, l’espace d’arrivée étant le corps de
base).
Remarquons qu’il vaudrait mieux lire la formule (1) de droite à gauche : le membre
de droite existe, donc celui de gauche aussi et il lui est égal. On ne peut par
exemple pas écrire :
+∞
X 1
µ
1
¶ +∞
X 1 +∞ X 1
− = −
n=1 n n +1 n=1 n n=1 n + 1
qui est une fausse application de la formule (1) (les hypothèses ne sont pas
réalisées).
11
Séries (S2)
Cela ne veut pas dire que pour étudier la convergence d’une série de
nombres complexes il soit judicieux de séparer partie réelle et partie
imaginaire.
Rn = S − S n
p
¡X ¢ Xn
= lim uk − uk
p→+∞
k=0 k=0
¡Xp Xn ¢
= lim uk − uk
p→+∞
k=0 k=0
p
¡ X ¢
= lim uk
p→+∞
k=n+1
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Séries (S2)
13
Séries (S2)
II.1 Le théorème
Théorème : Soit (u n )n∈N une suite de réels ; on suppose
(i) La suite (u n ) est à signes alternés.
(ii) La suite (|u n |)n∈N est décroissante.
(iii) |u n | −−−−−→ 0 .
n→+∞
X
Alors u n converge.
+∞
X
On a de plus, en définissant R n = up ,
p=n+1
∀n ≥ 0 |R n | ≤ |u n+1 |
Remarque : La condition (i) peut être écrite sous la forme : « la suite (−1)n u n n∈N
¡ ¢
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Séries (S2)
On parle ici de signes « larges », mais si un des u n est nul, les suivants le sont
par (ii), pas grand intérêt donc.
Remarque : La majoration du reste gagne, pour éviter les erreurs éventuelles de
décalage d’indice, à être mémorisée sous la forme « la valeur absolue du reste
est majorée par la valeur absolue du premier terme écrit dans ce reste ».
II.2 Un corollaire
Corollaire Si la suite (u n )n≥p vérifie les hypothèses du théorème des séries
+∞
X
alternées, alors u n a même signe que u p .
n=p
II.3 Remarque
Dans les exercices d’Oral, on rencontre fréquemment des séries qui sont à signes
alternés, mais à qui il manque l’hypothèse de décroissance. Bien souvent, un
développement asymptotique permet de résoudre ces problèmes (voir exemples
plus loin). Ne pas penser qu’un (−1)n dans l’expression de u n permet automa-
tiquement d’appliquer le théorème. Mais il peut donner l’idée d’en vérifier les
hypothèses.
(−1)n
µ ¶
X
ln 1 +
n≥2 n
X (−1)n
n≥2 n + sin n
p
X (−1)b nc
p
n≥1 n
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Séries (S2)
X (−1)n−1
n
n≥2 n(1 − x )
xn
X
n≥0
X xn
n≥1 n
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Séries (S2)
Critère des Séries Alternées (bis) : Soit (u n )n∈N une suite de réels ; on sup-
pose
(i) La suite (u n ) est, au moins à partir d’un certain rang, à signes alter-
nés.
(ii) La suite (|u n |)n∈N est, au moins à partir d’un certain rang, décrois-
sante.
(iii) |u n | −−−−−→ 0 .
n→+∞
X
Alors u n converge.
17
Séries (S2)
Ou encore :
¡X ¢ ¡X ¢
|u n | converge =⇒ un converge
Mais c’est une condition suffisante très utilisée, et cela justifie le grand intérêt
que l’on porte aux séries à termes réels positifs.
∀n ∈ N |u n | = u n+ + u n− et u n = u n+ − u n−
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Séries (S2)
On peut d’ailleurs remarquer aussi que l’on pouvait aborder les choses
avec les relations
u n+ = max(u n , 0) , u n− = max(−u n , 0)
|f | = f + + f − et f = f +− f −
19
Séries (S2)
IV.1 Le lemme
Proposition Soit (u n )n∈N une suite de réels positifs, (S n ) la suite de ses sommes
partielles ; alors
£X ¤ £ ¤
u n converge ⇐⇒ (S n ) majorée
P +∞
X
• u n converge : elle a une somme, u n . La suite des sommes par-
n=0
tielles converge en croissant vers cette somme. La suite des restes converge
en vers .
P
• u n diverge : la suite des sommes partielles diverge vers +∞. Il arrivera
(espérance d’une variable aléatoire discrète positive) que l’on note
+∞
X
u n = +∞
n=0
A = {m 2 ; m ≥ 1}
20
Séries (S2)
1 P
On note u n = si n ∈ A, u n = 0 sinon. Quelle est la nature de la série u n ? (on
n
rappelle le résultat classique, voir paragraphe suivant :
X 1
β
converge ⇐⇒ β>1 )
n≥1 n
21
Séries (S2)
Soit f une fonction continue par morceaux sur [a, +∞[ (a nombre réel), à va-
leurs dans R+ ; on dira que f est intégrable sur [a, +∞[ lorsque la fonction
Z x
F : x 7→ f (t ) d t
a
Remarquons que f est intégrable sur [a, +∞[ si et seulement si F est majorée
sur [a, +∞[ (en effet, F est croissante).
y = f (x)
a x −→
22
Séries (S2)
b. Exemples
ln t ln t
Dire si les fonctions t 7→ e −t , t 7→, t 7→ 2 sont intégrables sur [1, +∞[.
t t
Ces exemples sont trompeurs : de même qu’on ne sait en général pas calculer
des sommes partielles, on ne sait en général pas calculer des primitives, et on
montre l’intégrabilité le plus souvent par comparaison.
c. Exemple de Riemann
1
Proposition : Soit a > 0. Soit β réel. La fonction t 7→ est intégrable sur
tβ
[a, +∞[ si et seulement si β > 1.
C’est l’exemple fondamental, à connaître parfaitement, auquel on se réfèrera
presque systématiquement pour montrer une intégrabilité.
V.2 Comparaison
y
f(k-1)
f(k)
f(k+1)
y = f (x)
k-1 k k+1 x
Lemme 1 : Soit f continue (ou seulement continue par morceaux) sur [0, +∞[,
à valeurs réelles, décroissante. Alors, pour tout k ∈ N∗ ,
Z k
f (k) ≤ f (t ) d t ≤ f (k − 1)
k−1
Z k+1 Z k
f (t ) d t ≤ f (k) ≤ f (t ) d t
k k−1
Lemme 2 : Soit f continue (ou seulement continue par morceaux) sur [0, +∞[,
décroissante et à valeurs réelles. Alors, pour tout k ∈ N∗ ,
Xn Z n n−1
X
f (k) ≤ f (t ) d t ≤ f (k)
k=1 0 k=0
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Séries (S2)
Z n+1 n
X Z n
f (t ) d t ≤ f (k) ≤ f (0) + f (t ) d t
0 k=0 0
³X ´
n α converge ⇐⇒
n≥1
X 1 X1 X 1
Mémorisation : La convergence de 2
et la divergence de et p sont
n n n
en général des points de repère suffisants. Autre moyen mnémotechnique : la
divergence grossière de certaines de ces séries.
+∞
X 1 +∞
X 1
Le programme suggère que l’on est autorisé à écrire = +∞, 3/2
<
n=1 n n=1 n
+∞. . .
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Séries (S2)
f(n-1)
f(n)
y = f (x)
n-1 n x
Proposition : Soit f continue par morceaux sur [0, +∞[, à valeurs dans R+ ,
décroissante (mais pas nécessairement intégrable). On définit, si n ≥ 1,
Z n
wn = f (t ) d t − f (n)
n−1
X
Alors w n converge.
Démonstration 1 : Graphiquement, en interprétant w n comme une aire.
Démonstration 2 : Plus classsiquement, par un encadrement simple de w n .
25
Séries (S2)
26
Séries (S2)
u n = O(v n ) ⇐⇒ |u n | = O(|v n |)
27
Séries (S2)
et la conclusion subsiste.
P
Insistons : la série de référence ( v n ) est à termes réels positifs. Celle
que l’on compare n’a pas besoin d’être à termes réels positifs.
un ∼ v n
P
et on suppose que (v n ) est à termes réels positifs. Alors les séries u n et
P
v n sont de même nature (elles convergent toutes les deux ou divergent
toutes les deux).
Insistons encore une fois : on compare toujours à une série à termes réels po-
sitifs. On rédigera donc en disant « par comparaison à une série à termes réels
positifs ». La série que l’on compare, en revanche, peut ne pas être à termes
réels positifs.
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Séries (S2)
VI.3 Utilisation
P
Lorsqu’on doit déterminer la nature de u n , on cherche fréquemment à déter-
miner un « ordre de grandeur » du terme général. Le plus fréquent est de cher-
cher un équivalent, mais ce peut être aussi un O ou un o. A quoi compare-t-on ?
au terme général d’une série de Riemann la plupart du temps, au terme général
d’une série géométrique moins souvent.
Il faut donc savoir quoi conclure de :
1
|u n | ∼ , où α > 1 :
nα
1
un ∼ , où α ≤ 1 :
nα
n 2 u n −−−−−→ 0 :
n→+∞
1
∀n ≥ n 0 un ≥ :
n
Ex 2
1
1. On considère la série de terme général u n = où n Ê 2 et α ∈ R.
n (ln n)α
(a) Cas α É 0
29
Séries (S2)
1 n 1
µ ¶ ¶
µ
X e− 1+ n en
2. Déterminer la nature de la série ¡ ¢2 .
nÊ3 ln(n 2 + n)
Ex 3
1. Soient (u n )n∈N et (v n )n∈N deux suites de nombres réels positifs. Montrer
que :
X X
u n ∼ v n =⇒ u n et v n sont de même nature.
+∞
µ ¶
1
X (i − 1) sin n
2. Étudier la convergence de la série ¡p ¢ .
nÊ2 n + 3 − 1 ln n
³ π´
(i désignant comme d’habitude le nombre complexe exp i ).
2
X n ln n
Ex 4 Nature de la série .
(ln n)n
verge. Mais une suite (u n ) quelconque n’a pas de raison a priori d’être compa-
rable à une suite (1/n α ). Et il n’est pas nécessaire d’avoir u n = o(1/n)
µ ¶ pour que
P X (−1)n (−1)n 1
u n converge. Déjà, p converge et on n’a pas p = o , on a même
n n n
(−1)n
µ ¶
1
=o p . Mais même si (u n ) est à termes réels positifs :
n n P
µ ¶(u n ) de réels positifs telle que u n converge et telle
Exercice : Trouver une suite
1
que l’on n’ait pas u n = o .
n
Et même. . .
P
Exercice : Trouver une suite
µ (u¶ n ) de réels positifs telle que u n converge et telle
1
que l’on n’ait pas u n = o p .
n
30
Séries (S2)
zn
µ ¶
1
= o
n! n2
mais c’est pénible. Pour traiter la nature d’une série, il peut y avoir plu-
sieurs méthodes, il y en a souvent une qui est plus simple.
31
Séries (S2)
32
Séries (S2)
à !
X 2n n
Ex 3 Discuter, suivant les valeurs du réel x, la nature de la série x . On
n
ne cherchera pas à résoudre les cas douteux.
sin n x n converge-t-elle ?
P
Ex 4 Pour quelles valeurs du réel x la série
33
Séries (S2)
VIII.1 Préliminaires
Etudier la convergence d’une série, c’est étudier la convergence d’une suite : la
suite de ses sommes partielles.
La « réciproque » est-elle vraie ? toute suite peut-elle être écrite comme suite des
sommes partielles d’une certaine série ?
Considérons une suite (u n )n∈N , et cherchons une suite (v n )n∈N telle que les u n
soient les sommes partielles de la série de terme général v n . Autrement dit,
cherchons (v n )n∈N telle que, pour tout n ≥ 0 :
n
X
un = vp (1)
k=0
(On pose parfois u −1 = 0 pour que la formule v n = . . . soit vraie aussi pour n =
0.)
VIII.2 LE théorème
Proposition La nature (convergente, divergente) de la suite (u n ) est la même
X
que celle de la série (u n+1 − u n ).
Proposition (reformulation) La suite (u n ) converge si et seulement si la sé-
X
rie (u n+1 − u n ) converge.
Un théorème très utile et qui n’a pas vraiment de nom. . .ce qui est évidemment
embarrassant pour la rédaction. Le plus sûr : écrire, quand on veut l’appliquer,
« par théorème (lien suites-séries) », mais un simple « par théorème » suffit.
34
Séries (S2)
P
Remarque On peut aussi bien s’intéresser à la convergence de (u n − u n+1 ) de
P
(u n − u n−1 ). . .
u n = Hn − ln n
X
Montrer que la série (u n+1 − u n ) converge, puis conclure.
u n = ln(n + 1) − ln n
35
Séries (S2)
De nouveau, cette méthode est moins naturelle que la comparaison à une inté-
grale vue précédemment.
u0 = c et ∀n ≥ 0 u n+1 = f (u n )
36
Séries (S2)
converge »
est très bien, même si, en pratique, un réflexe plus courant serait d’écrire
1 1
∼ 2 , or 1/n 2 est une série convergente , donc par
P
Correct : « 2
1+n n
P 1
comparaison à une série à termes réels positifs converge. »
1 + n2
4. L’utilisation des sommes partielles, maladroite ci-dessus pour des sé-
ries à termes réels positifs, est incorrecte pour des démonstrations de
convergence absolue :
37
Séries (S2)
p p p
(−1)n ¯¯ 1 1
or 1/n 2 converge (série de Rie-
¯X X X P
«¯ 2
≤ 2
≤ 2
n=1 1 + n P n=1n
1+n n=1 n
2
mann), donc (−1) /(1 + n ) converge »
n’est pas correct (en toute rigueur, on a montré qu’une suite de sommes
partielles était bornée, cela ne prouve pas qu’elle converge). Il faut écrire
¯ (−1)n ¯ 1 1
1/n 2 converge (série de Riemann), donc par
P
«¯ 2 ¯= ∼ , or
¯ ¯
n +1 2 2
1+Pn n
comparaison (−1)n /(1 + n 2 ) converge absolument, donc converge.
38
Séries (S2)
(ln n)γ 1 1
¿ ¿
nβ nδ nα
39
Séries (S2)
X.7 Extension
X 1
Ecrire sans démonstration la nature de la série , sui-
n≥2 nα (ln n)β (ln (ln n))γ
vant les valeurs du triplet de réels (α, β, γ).
40
Séries (S2)
XI.1 La méthode
On fait un développement asymptotique du terme général u n de la forme
un = v n + w n
P P
où v n vérifie les hypothèses du théorème sur les séries alternées, et wn
converge absolument.
41
Séries (S2)
pouvait se traiter à l’aide du theorème sur les séries alternées. Pourtant, vérifier
que l’hypothèse de décroissance de la valeur absolue est bien vérifiée n’est pas
immédiat. Et quand on a l’habitude, on préfère faire un développement asymp-
totique. On pose
(−1)n
un =
n + sin n
1. Ecrire un développement asymptotique de u n à la précision 1/n 2 .
P
2. En déduire que u n converge.
(−1)n X
n 1
un = p
n k=1 k
42
Séries (S2)
n x n!
x(x + 1) . . . (x + n)
converge. La limite est Γ(x). La fonction Γ est la plus célèbre des fonctions dites
spéciales, on l’étudiera plus tard, pas sous cette forme d’ailleurs.
43
Séries (S2)
(Pas de hiérarchie
à ! entre les deux questions précédentes : si le terme général
n
contient des , des factorielles, des puissances, on essayera peut-être d’abord
k
D’Alembert. Mais Riemann est beaucoup plus fréquent.)
44
Séries (S2)
45
Séries (S2)
VIICritère de d’Alembert 31
VII.1Le critère de d’Alembert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
VII.2Série exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
VII.3Un critère un peu grossier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
VII.4. . .Mais utile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
46