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S2 Séries Numériques

Le document traite des séries géométriques et de leur convergence, en introduisant des concepts tels que les sommes partielles et la divergence. Il présente également des exemples pratiques, notamment l'utilisation de blocs pour illustrer les principes des séries harmoniques. Enfin, il aborde les conditions nécessaires pour qu'une série converge et les méthodes pour calculer des sommes géométriques.

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S2 Séries Numériques

Le document traite des séries géométriques et de leur convergence, en introduisant des concepts tels que les sommes partielles et la divergence. Il présente également des exemples pratiques, notamment l'utilisation de blocs pour illustrer les principes des séries harmoniques. Enfin, il aborde les conditions nécessaires pour qu'une série converge et les méthodes pour calculer des sommes géométriques.

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Geometric series

The infinite geometric series .

S2 : Séries numériques

On verra aussi des séries de fonctions, des séries de matrices. . .plus tard.
The infinite geometric series .

The infinite geometric series .

Another proof of the identity .

Deux preuves « sans paroles » de l’identité


+∞
X 1 1
k
=
k=1 4 3

The infinite geometric series .

1
http://www.artofproblemsolving.com/Wiki/index.php/Proofs_without_words
Hangover 23/06/16 08:10

Resvolving moments around the lower right edge:

X4.(4M) = X1.M
Séries (S2)
We know that X1 = 1 /2 , so this gives us the result that X4 = 1 /8

The combined overhang is now 1 /2 + 1 /4 + 1 /6 + 1 /8 = 25 /24 . This is greater than one!

By the time we've placed our fourth block, if we're careful, we can balance it so that no part of it lays above the edge of the table! This
is awesome!

Generic Solution
I think you should be able to spot a pattern now. Here is a diagram for placing block n
La divergence de la série harmonique permet de construire avec des blocs pa-
rallélépipèdiques des surplombs aussi grands que l’on veut. A essayer avec des
Kapla.

I Généralités sur les séries réelles ou complexes


The displacement for this block is given by the equation:

Xn.(nM) = X1.M
I.1 Exemple d’une série géométrique
So on each level, the optimal displacement for each block is 1 /2n

To calculate the total overhang, we need to sum the displacement


On veut donner un sens à la formule suivante :
at each level:

Overhang = 1 / 2 + 1 / 4 + 1 / 6 + 1 / 8 + 1 / 10 + 1 / 12 + … + 1 / 2n

Mathematicians will recognize this as a Harmonic Series. +∞


X 1
n
=2
n=0 2
Results

Pour cela, on définit, pour tout entier naturel p,


Here are results for the first dozen rows of blocks:

Row Offset Overhang

p
X 1
Sp = n
http://datagenetics.com/blog/may32013/index.html n=0 2 Page 4 sur 8

On sait calculer S p (c’est une somme géométrique) :

1
1− 1
Sp = 2p+1 = 2−
1 2p
1−
2
On voit donc que
p
X 1
−−−−−→ 2
n p→+∞
n=0 2

2
Séries (S2)

1 X 1
On dit alors que « la série de terme général n
converge », ou que « la série
2 2n
converge », et que sa « somme » est 2, ce que l’on résume par l’écriture donnée
au début du paragraphe. On appelle S p « somme partielle d’ordre p de la série
X 1 1
n
». L’étude de la série de terme général n est donc l’étude de la suite (S p ).
2 2

Quel que soit l’intérêt de cet exemple (et il est grand !), il faut insister sur le
fait qu’on ne se préoccupe que rarement des sommes partielles d’une série,
du moins pour montrer sa convergence ou sa divergence : on travaille le plus
souvent sur le terme général, que l’on compare à des termes généraux connus.

I.2 Sommes partielles ; convergence ; divergence ; somme


On désigne toujours par (u n )n∈N une suite de nombres réels ou complexes.

a. Convergence, divergence

Etudier la convergence ou la divergence de la série de terme général u n , c’est


étudier la convergence ou la divergence de la suite de terme général S n , où
n
X
Sn = uk .
k=0

S n est la somme partielle d’ordre n (ou de rang n) de la série.

Lorsque la suite (S n )n∈N converge, on dit que

« la série de terme général u n converge »

Les ennuis commencent ici : comme on n’a pas envie d’écrire à chaque ligne
« la série de terme général u n converge », on abrège, et on écrit en général que
P
« la série u n converge »
X
ou que « la série u n converge » (par exemple lorsque plusieurs lettres inter-
n X
viennent dans l’expression de u n ), ou que « la série u n converge » (n 0 étant
n≥n 0
un entier naturel).

3
Séries (S2)

P
On remarquera que dans ces écritures, n’a aucun sens mathématique, ce
n’est qu’une abréviation qui remplace la locution « la série de terme général ».

Lorsque la suite (S n )n∈N diverge, on dit que la série de terme général u n di-
P
verge. . .ou plus brièvement que la série u n diverge.

P
« Etudier la nature » de la série u n , c’est déterminer si cette série converge ou
diverge.

b. Somme d’une série

Dans le cas de convergence, la limite de la suite des sommes partielles est ap-
P +∞
X
pelée somme de la série u n , et est notée u n . On a donc
n=0
+∞
X p
³X ´
u n = lim un
p→+∞
n=0 n=0

lorque cette limite existe.

+∞
X
Une série divergente n’a pas de somme. Le symbole u n n’a alors pas de sens.
n=0
On ne devrait d’ailleurs se permettre d’écrire ce symbole qu’après avoir démon-
+∞
X 1
tré la convergence de la série. Par exemple, « Montrons que 2
converge »
n=1 n
est très incorrect.

Remarque : La somme d’une série n’est pas une somme. . .mais la limite d’une
1 1 1
suite de sommes ! en ajoutant 1 + + + + . . . on n’obtiendra jamais 2.
2 4 8
P
Remarque : Insistons encore : le symbole u n ne désigne aucun objet ma-
P
thématique : c’est une abréviation. On étudie donc u n (i.e. on étudie « la série
de terme général u n »). Si on étudie cette série, et si on montre sa convergence,
+∞
X
alors on a le droit de parler de sa somme, qu’on notera u n . Mais ce n’est en
n=0
rien une somme, c’est la limite d’une suite de sommes. . .

4
Séries (S2)

Remarque : On ne définit pas ce qu’est une « série ». On peut en trouver une


définition dans certains ouvrages, mais c’est assez artificiel et complètement
inutile.
Attention au vocabulaire, si on accepte à la rigueur le raccourci « série positive »
pour parler d’une série à termes réels positifs (mais c’est à éviter), parler de
« série croissante » pour dire que la suite des sommes partielles est croissante
ne sera pas accepté.
Etudier la série de terme général u n c’est étudier la suite des sommes partielles
(S n ) : il y a donc deux suites en jeu dans ce problème, mieux vaut ne pas les
confondre.

I.3 Condition nécessaire de convergence ; divergence grossière


P
Proposition Pour que u n converge, il est nécessaire que la suite (u n ) converge
P
vers 0. Si ce n’est pas le cas, on dit que la série u n diverge grossière-
ment.
Autrement dit,
£X ¤ h i
u n converge =⇒ u n −−−−−→ 0
n→+∞

et surtout,
£X ¤
[u n 9 0] =⇒ u n diverge

Réciproque fausse
Exemple classique : la série harmonique
X 1
diverge, bien que son terme général tende vers 0 (pour voir cette
n≥1 n
divergence, on peut donner deux méthodes :
Méthode astucieuse : minorer S 2p −S p , où S p désigne la somme partielle
d’ordre p de la série.
Méthode classique : minorer les sommes partielles par des intégrales :
Xn 1 Z n+1
dt
Hn = ≥ = ln(n + 1)
k=1 k 1 t

(voir plus loin).


Autre exemple :
X¡ ¢
On peut s’intéresser à la série « télescopique » ln(n + 1) − ln n .
n≥1

5
Séries (S2)

Utilisation Ce « filtre » est comme son nom l’indique, grossier, mais on ren-
contre assez souvent des séries grossièrement divergentes : dans le cadre
des séries entières, et aussi lorsqu’on discute de la nature d’une série
dont le terme général dépend de paramètres.
1
Exemple Pour quelles valeurs des deux réels α et β la série est-elle
nα (ln n)β
grossièrement divergente ?

6
Séries (S2)

I.4 Sommes géométriques, séries géométriques


q n en cal-
P
Soit q un nombre complexe. On peut étudier la nature de la série
culant les sommes partielles.
D’une certaine manière, ces séries montrent le mauvais exemple : il est très rare
n
X
qu’on puisse calculer S n = u k pour étudier la convergence de (S n ).
k=0

a. Sommes géométriques

On les rencontre fréquemment, il faut donc être à l’aise avec les formules. Il faut
connaître parfaitement
n 1 − q n+1
qk =
X
Si q 6= 1 (1)
k=0 1−q

Si on a un doute, la formule se retrouve (et se « voit » bien) en développant le


produit
(1 − q)(1 + q + · · · + q n )

et en remarquant que le développement donne une somme télescopique.


Ne pas oublier le cas particulier q = 1. . .pas très difficile, mais pour lequel la
formule générale est fausse.
Il faut également être capable de calculer sans effort une somme géométrique
qui se présente sous un forme plus confuse, disons
p
aq k+m
X
S=
k=n

(n et p sont deux entiers, n ≤ p). La méthode suivante est très fiable et forte-
ment recommandée : on met en facteur le premier terme.

S=

On est alors ramené à une somme géométrique simple, qui permet de conclure

S=

7
Séries (S2)

En particulier, on retrouve une formule généralisant (1) : n et p désignant deux


entiers naturels, n ≤ p,
p
qk =
X
Si q 6= 1
k=n

Il est fortement déconseillé de calculer la somme précédente en utilisant


p p n−1
qk = qk − qk
X X X
k=n k=0 k=0

(davantage de risques d’erreur, généralisation au cas où n < 0 pas naturelle,


généralisation aux sommes de séries pas très naturelle non plus).

b. Somme vide, somme nulle

Si n > p, on convient que


p
X
uk = 0
k=n
(une somme vide vaut 0. De même un produit vide vaut 1.)

c. Sommes géométriques « cachées »

cosinus, sinus, exponentielle On rappelle la formule, si θ ∈ R :

e i θ = cos θ + i sin θ

d’où découlent les formules d’Euler :


1³ ´ 1 ³ iθ ´
cos θ = e i θ + e −i θ ; sin θ = e − e −i θ
2 2i
mais aussi ³ ´ ³ ´
cos θ = Re e i θ ; sin θ = Im e i θ

La formule
e i (θ+φ) = e i θ × e i φ

est équivalente aux formules d’addition :

cos(θ+φ) = cos θ cos φ−sin θ sin φ ; sin(θ+φ) = sin θ cos φ+cos θ sin φ

et elle implique, pour n ∈ Z et θ ∈ R,


³ ´n
i nθ iθ
e = e

8
Séries (S2)

ei x
sin x

x
0 cos x 1

Calcul de sommes Il faut savoir calculer et simplifier l’expression de sommes


du type
n
X
Sn = cos kθ
k=0

(somme de sinus ou de cosinus de réels en progression arithmétique) en


se ramenant, par utilisation de l’exponentielle complexe, à des calculs
de sommes géométriques :
n
³X ´
S n = Re e i kθ donc, si θ 6∈ 2πZ (sinon la somme vaut n),
k=0

³ 1 − e i (n+1)θ ´
S n = Re
1 − eiθ
³ e i (n+1)θ/2 sin[(n + 1)θ/2] ´
= Re
e i θ/2 sin[θ/2]
sin[(n + 1)θ/2]
= cos[nθ/2]
sin[θ/2]

La deuxième étape est cruciale, il faut bien en assimiler le mécanisme :


on rencontre un nombre complexe de la forme

1 ± ei a

9
Séries (S2)

dont on transforme l’expression en mettant en facteur e i a/2 :


³ ´
ia i a/2 −i a/2 i a/2
1±e =e e ±e

et on obtient (à un facteur 2 près) le produit d’une exponentielle par un


cosinus ou un sinus.
Une vérification Il est bien clair que la fonction
n
θ 7−→
X
cos kθ
k=0

est continue sur R, et même de classe C ∞ .


Un autre exemple Calculer
p
X
sin [(2k + 1)t ]
k=0

où p ∈ N et t ∈ R.

d. Séries géométriques

q n converge si et seulement si |q| < 1. Et


P
Proposition Soit q ∈ C. La série
on a, si |q| < 1,
+∞ 1
qn =
X
k=0 1−q

On est censé savoir écrire aussi, si |q| < 1,


+∞
aq k =
X
k=n

10
Séries (S2)

I.5 Espace vectoriel des séries convergentes


Proposition
Si u n et v n convergent, si λ ∈ K (K = R ou C),
P P
P
alors (λu n + v n ) converge, et
+∞ +∞ +∞
(λu n + v n ) = λ
X X X
un + vn (1)
n=0 n=0 n=0

Reformulation Soit E l’espace vectoriel des suites d’éléments de K (K = R


ou K = C), autrement dit E = KN .
Soit F la partie de E définie par
X
u ∈ F ⇐⇒ u n converge

Alors F est un sous-espace vectoriel de E .


L’application
σ : F −→ K
+∞
X
u 7−→ un
n=0

est linéaire (c’est une forme linéaire, l’espace d’arrivée étant le corps de
base).

Remarquons qu’il vaudrait mieux lire la formule (1) de droite à gauche : le membre
de droite existe, donc celui de gauche aussi et il lui est égal. On ne peut par
exemple pas écrire :
+∞
X 1
µ
1
¶ +∞
X 1 +∞ X 1
− = −
n=1 n n +1 n=1 n n=1 n + 1

qui est une fausse application de la formule (1) (les hypothèses ne sont pas
réalisées).

11
Séries (S2)

I.6 Caractérisation par les parties réelle et imaginaire


Proposition
P
Si (u n ) est une suite de nombres complexes, u n converge si et seule-
P P
ment si Re(u n ) et Im(u n ) convergent, et si c’est le cas, on a
+∞
X +∞
X +∞
X
un = Re(u n ) + i Im(u n )
n=0 n=0 n=0

Cela ne veut pas dire que pour étudier la convergence d’une série de
nombres complexes il soit judicieux de séparer partie réelle et partie
imaginaire.

I.7 Restes d’une série convergente


P
On considère ici une suite (u n )n∈N telle que la série u n converge. On note
(S n )n∈N la suite des sommes partielles, qui converge donc vers S, somme de la
série.
Définition On définit le reste d’ordre n (ou : de rang n) de la série conver-
P
gente u n :
Rn = S − S n (1)
P
La suite (R n )n∈N est la suite des restes de la série convergente u n . Elle
converge vers 0.
On peut écrire :

Rn = S − S n
p
¡X ¢ Xn
= lim uk − uk
p→+∞
k=0 k=0
¡Xp Xn ¢
= lim uk − uk
p→+∞
k=0 k=0
p
¡ X ¢
= lim uk
p→+∞
k=n+1

12
Séries (S2)

R n s’écrit donc comme somme d’une série (convergente, bien entendu) :


+∞
X
Rn = uk (2)
k=n+1

Pour une série divergente, on ne peut pas définir de restes.


Même si c’est sous la forme (2) qu’on écrit la plupart du temps un reste, (1)
n’est pour autant pas à oublier. Insistons sur le fait que l’on ne peut pas utiliser
les restes d’une série pour montrer sa convergence : on a besoin d’avoir établi
préalablement la convergence pour définir les restes.

13
Séries (S2)

II Les « séries alternées »


En général, lorsqu’on cherche à montrer la convergence d’une série, on pense
prioritairement à la convergence absolue (voir très bientôt). D’ailleurs, on ren-
contrera beaucoup (en particulier en probabilités) de séries à termes réels posi-
tifs. Il existe néanmoins un type très particulier de séries réelles pour lesquelles
un critère simple et efficace est au programme ; la plus célèbre d’entre elles est
la série harmonique alternée :
1 1 1 1
1− + − + −···
2 3 4 5

II.1 Le théorème
Théorème : Soit (u n )n∈N une suite de réels ; on suppose
(i) La suite (u n ) est à signes alternés.
(ii) La suite (|u n |)n∈N est décroissante.
(iii) |u n | −−−−−→ 0 .
n→+∞

X
Alors u n converge.
+∞
X
On a de plus, en définissant R n = up ,
p=n+1

∀n ≥ 0 |R n | ≤ |u n+1 |

Remarque : Une appellation relativement récente, « théorème spécial sur


les séries alternées », a conduit à l’abréviation tssa, qu’il est préférable
d’éviter comme la plupart des abréviations. On peut aussi parler de « cri-
tère des séries alternées », parfaitement conforme à la rédaction du pro-
gramme.
Démonstration : L’idée peut se voir assez vite en calculant les sommes par-
1 1 1 1 1 1
tielles 1, 1 − , 1 − + , 1 − + − . . .de la série harmonique.
2 2 3 2 3 4
On montre que les suites (S 2n ) et (S 2n+1 ) sont adjacentes.

Remarque : La condition (i) peut être écrite sous la forme : « la suite (−1)n u n n∈N
¡ ¢

est à signes constants. » Elle peut aussi se lire : u n ≥ 0 si n pair et u n ≤ 0 si n im-


pair, ou l’inverse.

14
Séries (S2)

On parle ici de signes « larges », mais si un des u n est nul, les suivants le sont
par (ii), pas grand intérêt donc.
Remarque : La majoration du reste gagne, pour éviter les erreurs éventuelles de
décalage d’indice, à être mémorisée sous la forme « la valeur absolue du reste
est majorée par la valeur absolue du premier terme écrit dans ce reste ».

II.2 Un corollaire
Corollaire Si la suite (u n )n≥p vérifie les hypothèses du théorème des séries
+∞
X
alternées, alors u n a même signe que u p .
n=p

En particulier, la somme d’une série vérifiant les hypothèses du théorème a


même signe que son premier terme.

II.3 Remarque
Dans les exercices d’Oral, on rencontre fréquemment des séries qui sont à signes
alternés, mais à qui il manque l’hypothèse de décroissance. Bien souvent, un
développement asymptotique permet de résoudre ces problèmes (voir exemples
plus loin). Ne pas penser qu’un (−1)n dans l’expression de u n permet automa-
tiquement d’appliquer le théorème. Mais il peut donner l’idée d’en vérifier les
hypothèses.

II.4 Quelques exemples (ou non. . .)


Etudier la convergence des séries suivantes :

(−1)n
µ ¶
X
ln 1 +
n≥2 n

X (−1)n
n≥2 n + sin n

p
X (−1)b nc
p
n≥1 n

15
Séries (S2)

Pour quelles valeurs de x les séries suivantes vérifient-elles les hypothèses du


théorème ?

X (−1)n−1
n
n≥2 n(1 − x )

xn
X
n≥0

X xn
n≥1 n

16
Séries (S2)

II.5 Légère extension


Une remarque : La propriété « la série de terme général u n converge » est une
propriété asymptotique de la suite (u n ). Cela signifie que si on considère deux
suites (u n ) et (v n ) qui coïncident à partir d’un certain rang, alors
¡X ¢ ¡X ¢
un converge ⇐⇒ vn converge

Dans l’énoncé d’un critère de convergence, si on suppose que les hypothèses ne


sont vérifiées qu’à partir d’un certain rang, la conclusion persiste. Par exemple :

Critère des Séries Alternées (bis) : Soit (u n )n∈N une suite de réels ; on sup-
pose
(i) La suite (u n ) est, au moins à partir d’un certain rang, à signes alter-
nés.
(ii) La suite (|u n |)n∈N est, au moins à partir d’un certain rang, décrois-
sante.
(iii) |u n | −−−−−→ 0 .
n→+∞

X
Alors u n converge.

On remarquera que (iii) énonce une propriété asymptotique, un « à partir d’un


certain rang » serait donc parfaitement superflu. On ne dit pas qu’une suite
converge à partir d’un certain rang, ni qu’elle est bornée à partir d’un certain
rang.
+∞
X
Mais attention : si on considère R n = u p , on n’a |R n | ≤ |u n+1 | qu’à partir
p=n+1
d’un rang où (i), (ii) et (iii) sont vérifiées.

17
Séries (S2)

III Convergence absolue


Définition On dit que la série de terme général u n converge absolument
lorsque la série de terme général |u n | converge.

Proposition Toute série absolument convergente de nombres réels ou com-


plexes est convergente.

Ou encore :
¡X ¢ ¡X ¢
|u n | converge =⇒ un converge

La convergence absolue est donc une condition suffisante de convergence. Ce


n’est pas une condition nécessaire, comme le montre l’exemple de la série
X (−1)n
.
n≥1 n

Mais c’est une condition suffisante très utilisée, et cela justifie le grand intérêt
que l’on porte aux séries à termes réels positifs.

Démonstration de la proposition : La démonstration « classique » utilise les


suites de Cauchy et la « complétude », qui sont maintenant complète-
ment hors-programme. On utilise donc une autre méthode, assez inté-
ressante.
Supposons d’abord que les u n soient réels. On a alors le
Lemme Il existe deux suites de réels positifs (u n+ )n∈N et (u n− )n∈N telles que

∀n ∈ N |u n | = u n+ + u n− et u n = u n+ − u n−

Remarque On peut juger ces notations étranges, u n− désignant un réel po-


sitif. Rien n’empêche d’utiliser les notations v n et w n à la place de u n+ et
u n− .
Démonstration du lemme En fait, il y a unicité, ce qui facilite la preuve
1
« par analyse-synthèse ». En effet, on a nécessairement u n+ = (|u n | + u n )
2
− 1
et u n = (|u n | − u n ). . .et réciproquement, « cela convient ».
2

18
Séries (S2)

On peut d’ailleurs remarquer aussi que l’on pouvait aborder les choses
avec les relations

u n+ = max(u n , 0) , u n− = max(−u n , 0)

(exercice : écrire la définition de u n− en utilisant un min plutôt qu’un


max) ou encore
¯ ¯
¯u si u ≥ 0 ¯−u si u < 0
¯ n n ¯ n n
u n+ = ¯ et u n− = ¯
¯ 0 si u n < 0 ¯ 0 si u n ≥ 0

Digression Il est d’ailleurs utile de savoir qu’existent des formules donnant


max(a, b) et min(a, b) en utilisant la valeur absolue, une astuce consis-
tant à remarquer que, si a et b sont deux réels,
max(a, b) + min(a, b) = a + b
et
max(a, b) − min(a, b) =
d’où l’on tire les formules classiques
max(a, b) =
et
min(a, b) =
Aspect fonctionnel Si on a compris ce qui précède, on peut montrer que
pour toute fonction f à valeurs réelles il existe f + et f − à valeurs posi-
tives telles que

|f | = f + + f − et f = f +− f −

L’aspect fonctionnel a l’avantage de s’illustrer graphiquement de ma-


nière agréable. On retrouvera ces f + et f − pour la définition de l’inté-
grale.
Fin de la démonstration de la proposition Une fois le lemme établi, ce n’est
pas très difficile, quitte à utiliser déjà des résultats du IV.

19
Séries (S2)

IV Séries à termes réels positifs : un lemme

IV.1 Le lemme
Proposition Soit (u n )n∈N une suite de réels positifs, (S n ) la suite de ses sommes
partielles ; alors
£X ¤ £ ¤
u n converge ⇐⇒ (S n ) majorée

Démonstration Pas difficile : il suffit de dire que (S n ) est


Utilisation Ce résultat, fondamental, est parfois utilisé tel quel, mais il sert
surtout à établir les critères de convergence par comparaison, voir par la
suite.
P
Remarque Pour une série u n à termes réels positifs, deux cas peuvent
donc se présenter :

P +∞
X
• u n converge : elle a une somme, u n . La suite des sommes par-
n=0
tielles converge en croissant vers cette somme. La suite des restes converge
en vers .

P
• u n diverge : la suite des sommes partielles diverge vers +∞. Il arrivera
(espérance d’une variable aléatoire discrète positive) que l’on note
+∞
X
u n = +∞
n=0

mais c’est une notation un peu nouvelle au programme, il vaut donc


mieux l’utiliser avec prudence.
Dans le cas de séries à termes quelconques, ce n’est évidemment pas si simple :
une suite de sommes partielles qui diverge peut ne pas avoir de limite infinie.
P P
Les notations u n = +∞ pour dire que la série diverge, ou u n < +∞ pour dire
qu’elle converge, sont alors insensées.

IV.2 Deux exercices


Exercice : On appelle A l’ensemble des carrés d’entiers naturels non nuls :

A = {m 2 ; m ≥ 1}

20
Séries (S2)

1 P
On note u n = si n ∈ A, u n = 0 sinon. Quelle est la nature de la série u n ? (on
n
rappelle le résultat classique, voir paragraphe suivant :
X 1
β
converge ⇐⇒ β>1 )
n≥1 n

Exercice (posé à X, Ulm, Lyon. . .) Soit (z n ) une suite de nombres complexes


non nuls telle que, si n 6= m, |z n − z m | ≥ 1. Soit α > 2. Montrer que la série de
1
terme général converge.
|z n |α
Exercice difficile. Indication : on note, pour p ∈ N, n(p) le nombre d’indices m
tels que p ≤ |z m | ≤ p + 1. Trouver un majorant simple de n(p).

21
Séries (S2)

V Comparaison de sommes et d’intégrales


Il n’est pas indispensable de parler d’intégrabilité pour présenter les compa-
raisons séries-intégrales. Mais cela simplifie l’énoncé de certains résultats. La
définition donnée ci-dessous n’est valable que pour les fonctions positives, on
reviendra abondamment sur l’intégrabilité dans un futur chapitre.

V.1 Intégrabilité d’une fonction positive sur [a, +∞[


a. Définition

Soit f une fonction continue par morceaux sur [a, +∞[ (a nombre réel), à va-
leurs dans R+ ; on dira que f est intégrable sur [a, +∞[ lorsque la fonction
Z x
F : x 7→ f (t ) d t
a

a une limite (finie) quand x → +∞. On définira alors


Z Z +∞ Z +∞ ³Z x ´
f = f = f (t ) d t = lim f (t ) d t
[a,+∞[ a a x→+∞ a

Remarquons que f est intégrable sur [a, +∞[ si et seulement si F est majorée
sur [a, +∞[ (en effet, F est croissante).

F est évidemment la primitive de f qui s’annule en a, mais la notion de primi-


tive n’est au programme que lorsque f est continue (pas lorsqu’elle n’est que
continue par moprceaux). Ce qui est à peu près toujours le cas en pratique.

y = f (x)

a x −→

22
Séries (S2)

b. Exemples
ln t ln t
Dire si les fonctions t 7→ e −t , t 7→, t 7→ 2 sont intégrables sur [1, +∞[.
t t
Ces exemples sont trompeurs : de même qu’on ne sait en général pas calculer
des sommes partielles, on ne sait en général pas calculer des primitives, et on
montre l’intégrabilité le plus souvent par comparaison.

c. Exemple de Riemann
1
Proposition : Soit a > 0. Soit β réel. La fonction t 7→ est intégrable sur

[a, +∞[ si et seulement si β > 1.
C’est l’exemple fondamental, à connaître parfaitement, auquel on se réfèrera
presque systématiquement pour montrer une intégrabilité.

V.2 Comparaison
y

f(k-1)
f(k)
f(k+1)

y = f (x)

k-1 k k+1 x

Lemme 1 : Soit f continue (ou seulement continue par morceaux) sur [0, +∞[,
à valeurs réelles, décroissante. Alors, pour tout k ∈ N∗ ,
Z k
f (k) ≤ f (t ) d t ≤ f (k − 1)
k−1
Z k+1 Z k
f (t ) d t ≤ f (k) ≤ f (t ) d t
k k−1
Lemme 2 : Soit f continue (ou seulement continue par morceaux) sur [0, +∞[,
décroissante et à valeurs réelles. Alors, pour tout k ∈ N∗ ,
Xn Z n n−1
X
f (k) ≤ f (t ) d t ≤ f (k)
k=1 0 k=0

23
Séries (S2)

Z n+1 n
X Z n
f (t ) d t ≤ f (k) ≤ f (0) + f (t ) d t
0 k=0 0

Proposition : Soit f continue par morceaux sur [0, +∞[, décroissante et à


valeurs réelles positives. Alors
³X ´ ³ ´
f (n) converge ⇐⇒ f intégrable sur [0, +∞[

Démonstration : L’idée est assez simple : majorer F , c’est majorer (S n ), et


réciproquement.
Remarque 1 : Les inégalités sommes-intégrales qui figurent dans les deux
lemmes ne s’apprennent pas bêtement par cœur : on les retrouve avec un
dessin. On peut d’ailleurs (rarement) avoir à les écrire pour des fonctions
croissantes, ce qui bien sûr change un peu les choses.
Remarque 2 : Bien souvent, f n’est définie que sur [1, +∞[ ou sur [2, +∞[
P
ou. . .Cela n’a aucune importance. La convergence de la série u n est
une propriété « asymptotique » de la suite (u n ), ce qui signifie que, s’il
existe n 0 tel que
∀n ≥ n 0 un = v n
P P
alors u n et v n ont même nature.

V.3 Application aux séries de Riemann


Proposition : Soit α, β deux réels ;
³X 1 ´
β
converge ⇐⇒
n≥1 n

³X ´
n α converge ⇐⇒
n≥1
X 1 X1 X 1
Mémorisation : La convergence de 2
et la divergence de et p sont
n n n
en général des points de repère suffisants. Autre moyen mnémotechnique : la
divergence grossière de certaines de ces séries.
+∞
X 1 +∞
X 1
Le programme suggère que l’on est autorisé à écrire = +∞, 3/2
<
n=1 n n=1 n
+∞. . .

24
Séries (S2)

V.4 Approfondissement (h.p.)


y

f(n-1)
f(n)

y = f (x)

n-1 n x

Proposition : Soit f continue par morceaux sur [0, +∞[, à valeurs dans R+ ,
décroissante (mais pas nécessairement intégrable). On définit, si n ≥ 1,
Z n
wn = f (t ) d t − f (n)
n−1
X
Alors w n converge.
Démonstration 1 : Graphiquement, en interprétant w n comme une aire.
Démonstration 2 : Plus classsiquement, par un encadrement simple de w n .

25
Séries (S2)

V.5 Constante d’Euler, série harmonique alternée (h.p. classique)


Un grand classique, hors-programme
On note, si n ≥ 1,
1 1 Xn 1
Hn = 1 + +...+ =
2 n k=1 k
(les Hn sont les sommes partielles de la série harmonique).
1. Montrer que la suite (ln n − Hn−1 )n≥2 converge. En déduire qu’il existe un
réel γ tel que
Hn = ln n + γ + o (1)
n→+∞

Le nombre γ est la « constante d’Euler ».


2. Encadrer Hn en utilisant deux intégrales, en déduire un encadrement de
γ de la forme γ ∈ [a, a + 1], où a est à déterminer.
Xn (−1)k+1
3. On note A n = ; exprimer A 2n en fonction de Hn et de H2n .
k=1 k
+∞
X (−1)n+1
4. En déduire la valeur de
n=1 n
La somme de la série harmonique alternée est à savoir retrouver. . .mais la meilleure
méthode est l’utilisation du développement en série entière de ln(1 + x), voir
chapitre sur les séries entières. On ne sait toujours pas, actuellement, si la constante
d’Euler est ou n’est pas un nombre rationnel.

26
Séries (S2)

VI Détermination de la nature d’une série par com-


paraison directe à une série à termes réels posi-
tifs

VI.1 Les résultats


Rappel Les relations o, O sont insensibles au signe. Plus précisément,

u n = O(v n ) ⇐⇒ |u n | = O(|v n |)

. . .et donc ces deux énoncés sont aussi équivalents à |u n | = O(v n ) et


u n = O(|v n |)).
De même, u n = o(v n ), |u n | = o(|v n |), |u n | = o(v n ) et u n = o(|v n |) ont la
même signification.

En effet, les relations o et O sont définies à partir de suites qui convergent


vers 0 et de suites bornées. Or (u n ) converge vers 0 si et seulement si
(|u n |) converge vers 0. Et (u n ) est bornée si et seulement si (|u n |) l’est.

En revanche, u n ∼ v n ou |u n | ∼ |v n |, ce n’est pas la même chose (il y a une


implication entre ces deux énoncés, laquelle ?).

Proposition 1 On suppose les hypothèses suivantes réalisées :


(i) (u n ) est une suite de nombres réels ou complexes.
(ii) (v n ) est une suite de nombres réels positifs.
P
(iii) v n converge.
(iv) u n = O(v n ).
P
Alors u n converge.

On peut remplacer (iv) par


(iv) bis Il existe n 0 tel que ∀n ≥ n 0 |u n | ≤ v n
ou par
(iv) ter u n = o(v n )

27
Séries (S2)

et la conclusion subsiste.

P
Insistons : la série de référence ( v n ) est à termes réels positifs. Celle
que l’on compare n’a pas besoin d’être à termes réels positifs.

Proposition 2 Soit (u n ), (v n ) deux suites de réels. On suppose

un ∼ v n
P
et on suppose que (v n ) est à termes réels positifs. Alors les séries u n et
P
v n sont de même nature (elles convergent toutes les deux ou divergent
toutes les deux).

Insistons encore une fois : on compare toujours à une série à termes réels po-
sitifs. On rédigera donc en disant « par comparaison à une série à termes réels
positifs ». La série que l’on compare, en revanche, peut ne pas être à termes
réels positifs.

VI.2 Quelques remarques


Remarque sur la proposition ¶1
(−1)n (−1)n
µ
1
On a p + 3/4 =O p (grand O) et pourtant. . .
n n n

Remarque sur la proposition 2


(−1)n 1 (−1)n
On a p + 3/4 ∼ p et pourtant. . .
n n n

Remarque bis sur la proposition 2


Si (v n ) est une suite à termes réels positifs, et si (u n ) est une suite réelle telle que
u n ∼ v n , alors au moins à partir d’un certain rang on aura u n ≥ 0.
Si (u n ) est une suite à termes complexes non nécessairement réels, ce qui se
rencontre nettement plus rarement, on pourra noter que si u n ∼ v n alors |u n | ∼
|v n |, et donc, ici, |u n | ∼ v n . Il y a donc convergence absolue, donc convergence,
P
de u n .

28
Séries (S2)

VI.3 Utilisation
P
Lorsqu’on doit déterminer la nature de u n , on cherche fréquemment à déter-
miner un « ordre de grandeur » du terme général. Le plus fréquent est de cher-
cher un équivalent, mais ce peut être aussi un O ou un o. A quoi compare-t-on ?
au terme général d’une série de Riemann la plupart du temps, au terme général
d’une série géométrique moins souvent.
Il faut donc savoir quoi conclure de :

1
|u n | ∼ , où α > 1 :

1
un ∼ , où α ≤ 1 :

n 2 u n −−−−−→ 0 :
n→+∞

1
∀n ≥ n 0 un ≥ :
n

Quelques exemples posés lors d’oraux de concours :


Ex 1 Nature de la série de terme général
p q
n 2 + n + 1 − n 3 + αn 2 + βn + γ
3

Ex 2
1
1. On considère la série de terme général u n = où n Ê 2 et α ∈ R.
n (ln n)α

(a) Cas α É 0

En utilisant une minoration très simple de u n , démontrer que la série


diverge.
(b) Cas α > 0

Étudier la nature de la série.


1
Indication : On pourra utiliser la fonction f définie par f (x) = .
x(ln x)α

29
Séries (S2)

1 n 1
µ ¶ ¶
µ
X e− 1+ n en
2. Déterminer la nature de la série ¡ ¢2 .
nÊ3 ln(n 2 + n)

Ex 3
1. Soient (u n )n∈N et (v n )n∈N deux suites de nombres réels positifs. Montrer
que :
X X
u n ∼ v n =⇒ u n et v n sont de même nature.
+∞
µ ¶
1
X (i − 1) sin n
2. Étudier la convergence de la série ¡p ¢ .
nÊ2 n + 3 − 1 ln n
³ π´
(i désignant comme d’habitude le nombre complexe exp i ).
2

X n ln n
Ex 4 Nature de la série .
(ln n)n

VI.4 Quelques remarques (suite)


L’exemple fondamental des séries de Riemann, auquel on se réfère le plus sou-
vent, peut donner de fausses idées. Il est vrai que (1/n 2 ) converge plus vite vers
0 que (1/n), et que cela « explique » que 1/n 2 converge alors que 1/n di-
P P

verge. Mais une suite (u n ) quelconque n’a pas de raison a priori d’être compa-
rable à une suite (1/n α ). Et il n’est pas nécessaire d’avoir u n = o(1/n)
µ ¶ pour que
P X (−1)n (−1)n 1
u n converge. Déjà, p converge et on n’a pas p = o , on a même
n n n
(−1)n
µ ¶
1
=o p . Mais même si (u n ) est à termes réels positifs :
n n P
µ ¶(u n ) de réels positifs telle que u n converge et telle
Exercice : Trouver une suite
1
que l’on n’ait pas u n = o .
n

Et même. . .
P
Exercice : Trouver une suite
µ (u¶ n ) de réels positifs telle que u n converge et telle
1
que l’on n’ait pas u n = o p .
n

30
Séries (S2)

VII Critère de d’Alembert

VII.1 Le critère de d’Alembert


Proposition : Soit (u n ) une suite de réels strictement positifs. On suppose
u n+1
−−−−−→ `
u n n→+∞

Si 0 ≤ ` < 1, alors u n converge.


X

Si ` > 1, alors u n diverge.


X

On ne peut rien conclure de l’hypothèse ` = 1.


(on peut avoir ` = +∞, dans ce cas on se reporte bien au cas ` > 1).
Démonstration

VII.2 Série exponentielle


X zn
Proposition : Soit z un nombre complexe. La série converge. On dé-
n!
finit
+∞ zn
e z = exp(z) =
X
n=0 n!

Démonstration Le critère de d’Alembert montre, si z 6= 0, la convergence


absolue. La seule difficulté est de produire une rédaction parfaite.
Croissances comparées Avec les outils du programme, si on veut retrouver
le fait que
a n = o(n!)

le plus simple est d’appliquer le critère de d’Alembert pour dire que la


X an
série converge. Donc ne diverge pas grossièrement.
n!
Remarque On pourrait se passer de d’Alembert, et montrer que

zn
µ ¶
1
= o
n! n2

mais c’est pénible. Pour traiter la nature d’une série, il peut y avoir plu-
sieurs méthodes, il y en a souvent une qui est plus simple.

31
Séries (S2)

VII.3 Un critère un peu grossier. . .


Remarquons d’abord que quand le critère de d’Alembert conclut à la diver-
gence, cette divergence est grossière.
X 1
Testons le critère de d’Alembert sur la série (α réel) :

VII.4 . . .Mais utile


a. Contexte et rédaction

On a envie d’appliquer le critère de d’Alembert lorsqu’on étudie la convergence


P
d’une série u n avec, dans l’expression de u n , des factorielles, des puissances,
u n+1
des choses qui se simplifient bien dans le quotient .
un
Le critère de d’Alembert s’applique à des séries à termes strictement positifs. Il
est en général appliqué pour montrer des convergences absolues. La rédaction
est donc souvent la suivante :
P
On veut étudier la convergence de un .
Posons v n = |u n |.
On a ∀n ≥ n 0 v n > 0.
v n+1
(si cette condition n’est pas remplie, inutile d’espérer former le quotient ,
vn
donc n’espérons rien du critère de D’Alembert).
Calculons :
v n+1
= . . . . . . . . . −−−−−→ `
vn n→+∞

S’ensuit la conclusion suivant la valeur de `.

b. Quelques exemples (ou pas)


X n!
Ex 1 Nature de la série n
?
n≥1 n

Ex 2 Discuter, suivant les valeurs des nombres réels x et α, la nature de la série


X xn
. Pour les « cas douteux », on a bien sûr le droit d’appliquer d’autres règles

que d’Alembert.

32
Séries (S2)

à !
X 2n n
Ex 3 Discuter, suivant les valeurs du réel x, la nature de la série x . On
n
ne cherchera pas à résoudre les cas douteux.

sin n x n converge-t-elle ?
P
Ex 4 Pour quelles valeurs du réel x la série

33
Séries (S2)

VIII Lien suites-séries

VIII.1 Préliminaires
Etudier la convergence d’une série, c’est étudier la convergence d’une suite : la
suite de ses sommes partielles.
La « réciproque » est-elle vraie ? toute suite peut-elle être écrite comme suite des
sommes partielles d’une certaine série ?
Considérons une suite (u n )n∈N , et cherchons une suite (v n )n∈N telle que les u n
soient les sommes partielles de la série de terme général v n . Autrement dit,
cherchons (v n )n∈N telle que, pour tout n ≥ 0 :
n
X
un = vp (1)
k=0

Mais (1) équivaut à


v 0 = u0 et ∀n ≥ 1 v n =

(On pose parfois u −1 = 0 pour que la formule v n = . . . soit vraie aussi pour n =
0.)

VIII.2 LE théorème
Proposition La nature (convergente, divergente) de la suite (u n ) est la même
X
que celle de la série (u n+1 − u n ).
Proposition (reformulation) La suite (u n ) converge si et seulement si la sé-
X
rie (u n+1 − u n ) converge.

On parle souvent de « série télescopique » pour ce type de série.


On remarquera que les hypothèses ne sont pas très explicitées. . .tout simple-
ment parce que ce résultat est vrai pour des suites réelles, complexes, à valeurs
dans un espace vectoriel normé. . .

Un théorème très utile et qui n’a pas vraiment de nom. . .ce qui est évidemment
embarrassant pour la rédaction. Le plus sûr : écrire, quand on veut l’appliquer,
« par théorème (lien suites-séries) », mais un simple « par théorème » suffit.

34
Séries (S2)

Utilisation On a beaucoup de techniques d’étude pour les séries. Pour étudier


une suite, la série télescopique associée sera parfois une bonne idée.

P
Remarque On peut aussi bien s’intéresser à la convergence de (u n − u n+1 ) de
P
(u n − u n−1 ). . .

Prenons trois exemples pour montrer les performances de ce théorème.

VIII.3 Exemple : la constante d’Euler (bis)


n 1
. On veut montrer qu’il existe une constante γ
X
On définit, si n ≥ 1, Hn =
k=1 k
telle que :
Hn = ln n + γ + o (1) (1)
n→+∞
Pour cela, on définit, si n ≥ 1,

u n = Hn − ln n
X
Montrer que la série (u n+1 − u n ) converge, puis conclure.

Cette méthode est moins naturelle que la comparaison sommes / intégrales,


mais elle est rapide. . .

VIII.4 Exemple : les séries de Riemann (bis)


1. En utilisant un équivalent simple de

u n = ln(n + 1) − ln n

et la correspondance suites-séries, retrouver la divergence de la série


harmonique.
2. Si β > 0, trouver un équivalent simple de
1 1

nβ (n + 1)β
En utilisant encore une comparaison suites-séries, retrouver le critère de
convergence des séries de Riemann.

35
Séries (S2)

De nouveau, cette méthode est moins naturelle que la comparaison à une inté-
grale vue précédemment.

VIII.5 Exemple : théorème du point fixe (applications contrac-


tantes)
Un classique, hors-programme.
Soit A une partie de R ou de C, et soit f : A −→ A une application k-lipschitzienne,
avec 0 < k < 1. On considère c ∈ A et on définit une suite (u n )n∈N par

u0 = c et ∀n ≥ 0 u n+1 = f (u n )

1. Montrer que la suite (u n ) converge.


2. On pose ` = lim(u n ). On suppose que ` ∈ A. Montrer que ` est l’unique
point fixe de f sur A.
Dans l’énoncé classique du théorème, on suppose que A est fermé (voir cha-
pitres de topologie), c’est-à-dire que si une suite d’éléments de A converge, sa
limite est nécessairement dans A.

36
Séries (S2)

IX Comment rédiger correctement une convergence


de série
1. On ne parle pas de la somme d’une série avant d’avoir montré la conver-
P
gence de cette série. Le symbole u n (« sigma des u n ») est un raccourci
pour éviter d’écrire « la série de terme général u n », et ne doit pas être
confondu avec le symbole désignant la somme. Il est par exemple incor-
+∞
X
rect d’écrire « montrons que u n converge ».
n=0
P
2. Une exception à la règle précédente : lorsqu’une série u n est à termes
+∞
X
réels positifs, on accepte parfois l’écriture u n = +∞ pour exprimer la
n=0
+∞
(−1)n = ∞ pour
P X
divergence de la série u n . Mais évidemment, écrire
n=0
exprimer que cette série diverge serait. . .inadapté.
3. Pour montrer la convergence d’une série, on travaille presque toujours
sur le terme général, très rarement sur les sommes partielles (mais il y a
quelques exceptions, voir en particulier les séries géométriques), jamais
sur la somme de la série (voir ci-dessus) ; par exemple,
+∞
X 1 +∞
X 1
, or 1/n 2 converge (série de Riemann),
P
Incorrect : « 2
≤ 2
n=1 1 + n n=1 n
P 2
donc 1/(1 + n ) converge »
p p
1 1
or 1/n 2 converge (série de Riemann),
X X P
Insuffisant : « 2
≤ 2
n=1 1 + n n=1 n
donc 1/(1 + n 2 ) converge »
P
1 1
≤ 2 , or 1/n 2 converge (série de Riemann),
P
Correct : « ∀n ≥ 1 2
1+n n
donc par comparaison à une série à termes réels positifs 1/(1 + n 2 )
P

converge »
est très bien, même si, en pratique, un réflexe plus courant serait d’écrire
1 1
∼ 2 , or 1/n 2 est une série convergente , donc par
P
Correct : « 2
1+n n
P 1
comparaison à une série à termes réels positifs converge. »
1 + n2
4. L’utilisation des sommes partielles, maladroite ci-dessus pour des sé-
ries à termes réels positifs, est incorrecte pour des démonstrations de
convergence absolue :

37
Séries (S2)

p p p
(−1)n ¯¯ 1 1
or 1/n 2 converge (série de Rie-
¯X X X P
«¯ 2
≤ 2
≤ 2
n=1 1 + n P n=1n
1+n n=1 n
2
mann), donc (−1) /(1 + n ) converge »
n’est pas correct (en toute rigueur, on a montré qu’une suite de sommes
partielles était bornée, cela ne prouve pas qu’elle converge). Il faut écrire
¯ (−1)n ¯ 1 1
1/n 2 converge (série de Riemann), donc par
P
«¯ 2 ¯= ∼ , or
¯ ¯
n +1 2 2
1+Pn n
comparaison (−1)n /(1 + n 2 ) converge absolument, donc converge.

38
Séries (S2)

X Un classique : les séries de Bertrand


Les séries « de Bertrand » ne sont pas au programme. Elles interviennent dans
d’assez nombreux énoncés. Leur étude est très instructive, car elle fait travailler
sur les « croissances comparées » les plus classiques. On évitera de parler de séries
de Bertrand aux Concours, pour ne pas avoir l’air d’afficher une érudition non
souhaitée, mais il faut savoit se débrouiller avec ces séries.

X.1 Une question de croissances comparées


On considère trois réels α, β, γ. On suppose α < β. Trouver δ tel que

(ln n)γ 1 1
¿ ¿
nβ nδ nα

X.2 Etude directe


1
suivant la valeur du réel α.
X
Etudier la nature de la série α
n≥2 n(ln n)

X.3 Comparaison simple


p
X ln n X 1
Etudier la nature des séries et 3/2
.
n≥2 n n≥2 n (ln n)1/2

X.4 Comparaison moins simple


X (ln n)3
Etudier la nature de la série 2
n≥2 n

X.5 Etude générale


Etudier, suivant les valeurs du couple de réels (α, β), la convergence de la série
X 1
α β
.
n≥2 n (ln n)

X.6 Ce qu’il faut comprendre


C’est la puissance de n qui est prépondérante. C’est seulement lorsqu’elle est
« à la limite » qu’on a besoin de la puissance de ln n pour déterminer la nature
de la série.

39
Séries (S2)

X.7 Extension
X 1
Ecrire sans démonstration la nature de la série , sui-
n≥2 nα (ln n)β (ln (ln n))γ
vant les valeurs du triplet de réels (α, β, γ).

40
Séries (S2)

XI A l’oral : les séries alternées sans l’hypothèse de


décroissance
P
On rencontre à l’oral des séries u n telles que les u n sont à signes visiblement
alternés, convergeant vers 0, mais ne décroissent pas. Ces exercices, un peu artifi-
ciels, sont néanmoins de très bons énoncés d’entraînement aux développements
asymptotiques et à l’utilisation des critères de convergence.

XI.1 La méthode
On fait un développement asymptotique du terme général u n de la forme

un = v n + w n
P P
où v n vérifie les hypothèses du théorème sur les séries alternées, et wn
converge absolument.

XI.2 Un premier énoncé


(−1)n
suivant la valeur du réel α.
X
Exercice Etudier la nature de la série
n α + (−1)n
Un énoncé d’oral laisse plus d’initiative au candidat qu’un problème d’écrit. Il
faut donc se poser soi-même les questions suivantes.

1. Y-a-t-il des cas dans lesquels la série n’est pas définie ?


2. Y-a-t-il des cas de divergence grossière ?
3. Y-a-t-il des cas de convergence absolue ?
4. On suppose α > 0. Trouver un développement asymptotique
(−1)n (−1)n b
µ ¶
1
= + 2α + O 2α
n α + (−1)n nα n n
5. Conclure.

XI.3 Un deuxième énoncé


On a vu que la série
X (−1)n
n≥1 n + sin n

41
Séries (S2)

pouvait se traiter à l’aide du theorème sur les séries alternées. Pourtant, vérifier
que l’hypothèse de décroissance de la valeur absolue est bien vérifiée n’est pas
immédiat. Et quand on a l’habitude, on préfère faire un développement asymp-
totique. On pose
(−1)n
un =
n + sin n
1. Ecrire un développement asymptotique de u n à la précision 1/n 2 .
P
2. En déduire que u n converge.

XI.4 Un peu plus technique


Exercice (oral Mines) Etudier, suivant les valeurs du réel x, la convergence de
la série
X (−1)n−1
n
n≥1 n(1 − x )

XI.5 Un peu plus énigmatique


P
Exercice (oral Mines) Pour n ∈ N∗ , déterminer la nature de la série u n , où

(−1)n X
n 1
un = p
n k=1 k

42
Séries (S2)

XII Un exercice d’oral X


Montrer que, si x > 0, la suite de terme général

n x n!
x(x + 1) . . . (x + n)

converge. La limite est Γ(x). La fonction Γ est la plus célèbre des fonctions dites
spéciales, on l’étudiera plus tard, pas sous cette forme d’ailleurs.

43
Séries (S2)

XIII Plan d’étude d’une série


Il s’agit surtout ici de faire un petit bilan, parfois utile lorsqu’à l’oral on de-
mande d’étudier, éventuellement suivant les valeurs de certains paramètres,
P P
une série u n . Devant la question « Etudier la nature de u n » on se posera en
général les questions suivantes :

Les u n sont-ils bien définis ?

La suite (u n ) converge-t-elle vers 0 ? Sinon, divergence grossière, c’est terminé. . .

La suite (u n ) est-elle à termes réels positifs ?

Si la réponse à la question précédente est non, est-on dans le cadre du théo-


rème sur les séries alternées, éventuellement après un développement asymp-
totique de u n ?

Si le théorème des séries alternées paraît non pertinent, on se dirige en géné-


ral vers la convergence absolue. . .sauf si on pense qu’il faut faire une transfor-
mation d’Abel, mais là, cela demande un peu d’expertise. . .On suppose donc à
partir de maintenant qu’on a une série à termes réels positifs.

Peut-on écrire u n ∼ v n où v n est plus simple que u n ? Si c’est le cas, on s’inté-


P
resse désormais à v n .

Peut-on comparer u n à un terme général de série de Riemann, 1/n α ?


Y-a-t-il des chances pour que le critère de d’Alembert s’applique ?

(Pas de hiérarchie
à ! entre les deux questions précédentes : si le terme général
n
contient des , des factorielles, des puissances, on essayera peut-être d’abord
k
D’Alembert. Mais Riemann est beaucoup plus fréquent.)

A-t-on u n = f (n) avec f positive décroissante (auquel cas. . .) ?

44
Séries (S2)

Table des matières


I Généralités sur les séries réelles ou complexes 2
I.1 Exemple d’une série géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
I.2 Sommes partielles ; convergence ; divergence ; somme . . . . . . . 3
I.3 Condition nécessaire de convergence ; divergence grossière . . . . 5
I.4 Sommes géométriques, séries géométriques . . . . . . . . . . . . . 7
I.5 Espace vectoriel des séries convergentes . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.6 Caractérisation par les parties réelle et imaginaire . . . . . . . . . . 12
I.7 Restes d’une série convergente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

II Les « séries alternées » 14


II.1 Le théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
II.2 Un corollaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
II.3 Remarque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
II.4 Quelques exemples (ou non. . .) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
II.5 Légère extension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

III Convergence absolue 18

IV Séries à termes réels positifs : un lemme 20


IV.1 Le lemme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
IV.2 Deux exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

V Comparaison de sommes et d’intégrales 22


V.1 Intégrabilité d’une fonction positive sur [a, +∞[ . . . . . . . . . . . 22
V.2 Comparaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
V.3 Application aux séries de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
V.4 Approfondissement (h.p.) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
V.5 Constante d’Euler, série harmonique alternée (h.p. classique) . . . 26

VI Détermination de la nature d’une série par comparaison directe à une


série à termes réels positifs 27
VI.1 Les résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
VI.2 Quelques remarques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
VI.3 Utilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

45
Séries (S2)

VI.4 Quelques remarques (suite) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

VIICritère de d’Alembert 31
VII.1Le critère de d’Alembert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
VII.2Série exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
VII.3Un critère un peu grossier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
VII.4. . .Mais utile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

VIII Lien suites-séries 34


VIII.1 Préliminaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
VIII.2 LE théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
VIII.3 Exemple : la constante d’Euler (bis) . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
VIII.4 Exemple : les séries de Riemann (bis) . . . . . . . . . . . . . . . . 35
VIII.5 Exemple : théorème du point fixe (applications contractantes) . 36

IX Comment rédiger correctement une convergence de série 37

X Un classique : les séries de Bertrand 39


X.1 Une question de croissances comparées . . . . . . . . . . . . . . . 39
X.2 Etude directe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
X.3 Comparaison simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
X.4 Comparaison moins simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
X.5 Etude générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
X.6 Ce qu’il faut comprendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
X.7 Extension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

XI A l’oral : les séries alternées sans l’hypothèse de décroissance 41


XI.1 La méthode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
XI.2 Un premier énoncé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
XI.3 Un deuxième énoncé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
XI.4 Un peu plus technique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
XI.5 Un peu plus énigmatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

XIIUn exercice d’oral X 43

XIIIPlan d’étude d’une série 44

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