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Facteur RPS

Le document traite des risques psychosociaux liés à l'intensité et au temps de travail, soulignant que tant la surcharge que la sous-charge de travail peuvent nuire à la santé mentale des employés. Il propose des stratégies individuelles pour gérer ces situations, tout en insistant sur l'importance d'une régulation collective pour une prévention durable. Enfin, il souligne le rôle des ergonomes et des psychologues du travail dans l'amélioration des conditions de travail.

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Facteur RPS

Le document traite des risques psychosociaux liés à l'intensité et au temps de travail, soulignant que tant la surcharge que la sous-charge de travail peuvent nuire à la santé mentale des employés. Il propose des stratégies individuelles pour gérer ces situations, tout en insistant sur l'importance d'une régulation collective pour une prévention durable. Enfin, il souligne le rôle des ergonomes et des psychologues du travail dans l'amélioration des conditions de travail.

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#1

FACTEUR RPS :
Intensité et temps de travail

Quand le “trop” de travail (le “pas


assez”) devient un risque pour la santé.
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DÉFINITION

Rapport Gollac (2011) :


La combinaison de l’intensité et
du temps de travail est un
facteur majeur de risques
psychosociaux.
L’intensité renvoie à :
La quantité de travail à faire (le volume),
Le rythme de l’activité (cadence, délais),
La complexité des tâches à réaliser
(exigences cognitives élevées, tâches
imbriquées, etc.)
Le temps concerne :
la durée (horaires longs, amplitude),
l’organisation de l’activité (travail
imprévisible, nuit, week-end),
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Quand c’est trop
(surcharge)

La surcharge de travail est le facteur de


risque le plus connu.

“On me donne 3 jours pour un projet qui en


prendrait 10.”
“Je dois répondre à 50 mails urgents avant 10h.”
“J’ai l’impression de faire le boulot de deux
personnes...”

Quelques effets sur la santé :


Épuisement (dont
Burn-out)
Anxiété
Troubles du sommeil
Difficulté d’équilibre vie
pro/perso
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Quand c’est trop peu
(sous-charge)

Et inversement, lorsque la charge de travail


est trop faible, elle peut également devenir
délétère:
“Je passe mes journées à attendre qu’on me donne
quelque chose à faire.”
“On me confie uniquement des tâches basiques, alors que
je suis surqualifié.”
“Je fais semblant d’être occupé pour remplir mes
heures.”
“J’ai l’impression que mon travail n’a aucun impact et
que je ne sers à rien ici.”

Quelques effets sur la santé :


– Bore-out (Stock, 2015)
– Perte d’estime de soi
– Détresse psychologique
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Et le temps de travail alors ?

Durée : journées longues,


temps de travail étendu.

Horaires : travail le soir, le


week‑end, en horaires décalés.

Imprévisibilité : plannings changeants,


manque d’autonomie sur les horaires.

“Mes horaires changent du jour au lendemain.”


“J’ai l’impression de vivre au travail !”
“Avec mes horaires de nuit, je vis à l’envers”

Quelques effets: stress, épuisement,


difficultés à articuler vie professionnelle
et vie personnelle.
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Ce qui protège vraiment
La régulation collective est un facteur protecteur
majeur.
Elle s’appuie sur tous les niveaux du collectif de
travail : les salariés, les managers, la direction.

Elle inclut des actions telles que :


Ajuster les objectifs au contexte réel
Redéfinir les priorités (et les “urgences”)
Revoir la réalisation des tâches (révision des
process, ergonomie, etc.)
Soutenir les équipes (=> reconnaissance de la
charge de travail effective, favoriser les
conditions d’entre-aide, etc.)

Rappel:
Code du travail
L.4121‑1.

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Des leviers individuels
(en attendant mieux)
Dans l’attente des mesures
collectives visant à rendre les
conditions de travail
soutenables sur la durée,

Voici quelques “bouées de sauvetage” pour


garder la tête hors de l’eau.

En cas de “surcharge”
Prioriser et négocier: distinguer l’essentiel
du reportable “à plus tard”
Micro-pauses (2‑5 min/h): meilleure
concentration
Chercher du soutien auprès des collèges et
de la hiérarchie
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Des leviers individuels
(en attendant mieux)

En cas de “sous-charge”
Échanger avec son responsable : demander
plus de responsabilités ou des tâches
valorisantes.
S’auto‑stimuler : se donner des mini
challenges ou chercher des projets annexes.
Développer des compétences : utiliser le
temps “vide” pour se former.

Relier ses tâches à ses valeurs ou à un but


plus grand:
ce que je fais aide l’équipe et a
(quand même) un impact
positif sur l’atteinte d’un
objectif commun plus grand.
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CONCLUSION

Ces stratégies individuelles ne


dispensent pas d’une prise en
charge collective .

Pour prévenir durablement,


l’intervention sur le terrain d’un
ergonome ou d’un psychologue du
travail peut être une solution efficace
pour allier performance ET santé.

La prévention des risques,


c’est aussi protéger la valeur stratégique de
l’entreprise.

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Et vous ?
Comment régulez‑vous votre charge de
travail au quotidien ?

Quelles pratiques, selon vous, font


vraiment la différence ?

Votre voix compte

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RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT).
(2022). Les risques psychosociaux : définitions et enjeux.
Code du travail. Article L.4121-1 : Obligation de sécurité de l’employeur.
Eurofound. (2021). Working conditions and sustainable work: An analysis
using the job quality framework. Publications Office of the European Union.
Gollac, M., & Bodier, M. (2011). Mesurer les facteurs psychosociaux de risque
au travail pour les maîtriser. Rapport du Collège d’expertise sur le suivi des
risques psychosociaux au travail, Ministère du Travail.
Halbesleben, J. R. B. (2006). Sources of social support and burnout: A meta-
analytic test of the conservation of resources model. Journal of Applied
Psychology, 91(5), 1134–1145.
Harju, L. K., Hakanen, J. J., & Schaufeli, W. B. (2016). Can job crafting reduce
job boredom and increase work engagement? A three-year cross-lagged
panel study. Journal of Vocational Behavior, 95–96, 11–20.
Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer.
Locke, E. A., & Latham, G. P. (2002). Building a practically useful theory of
goal setting and task motivation. American Psychologist, 57(9), 705–717.
Maslach, C., & Leiter, M. P. (1996). The Truth About Burnout: How
Organizations Cause Personal Stress and What to Do About It. Jossey-Bass.
Stock, R. (2015). Boreout! Overcoming workplace demotivation. Kogan Page.
Trougakos, J. P., Hideg, I., Cheng, B. H., & Beal, D. J. (2015). Lunch breaks
unpacked: The role of autonomy as a moderator of recovery during lunch.
Academy of Management Journal, 58(2), 405–421.
Wrzesniewski, A., & Dutton, J. E. (2001). Crafting a Job: Revisioning
Employees as Active Crafters of Their Work. Academy of Management
Review, 26(2), 179–201.

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