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CHAPITRE PREMIER Mardochée0001

Le document présente une revue de la littérature sur le crédit et le commerce, en définissant les concepts clés et en explorant leur évolution historique. Il aborde les types de crédits, les éléments constitutifs du crédit, ainsi que les risques associés, tout en discutant des actes de commerce et des contraintes légales pour exercer cette profession. Enfin, il identifie les besoins de financement des entreprises liés à l'investissement, à l'exploitation et à l'innovation.

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CHAPITRE PREMIER Mardochée0001

Le document présente une revue de la littérature sur le crédit et le commerce, en définissant les concepts clés et en explorant leur évolution historique. Il aborde les types de crédits, les éléments constitutifs du crédit, ainsi que les risques associés, tout en discutant des actes de commerce et des contraintes légales pour exercer cette profession. Enfin, il identifie les besoins de financement des entreprises liés à l'investissement, à l'exploitation et à l'innovation.

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Chapitre I. REVUE DE LA LITTERATURE

Dans ce chapitre, il est d’abord question de voir en revue les différents


concepts qui composent ce sujet de recherche ; en partant de la notion sur le crédit, la notion
sur le commerce et l’origine, évolution et nouvelles formes de commerce ou échanges.
Ensuite, il présente la relation entre les institutions financières et les agents économique.

I.1. Notion sur le crédit

I.1.1. Origine et définition

Du latin « credere » qui veut dire croire, le crédit est une expression de confiance.
Et pour le dictionnaire Robert, « c'est un prêt consenti à un tiers ». Le crédit est la faculté par
laquelle on obtient la jouissance temporaire des capitaux d’autrui moyennant certains
avantages réciproques. Il est considéré comme une sorte d’aptitude à contracter des emprunts
et à obtenir des prêts. Selon les économistes du monde contemporain, Raymond BARRE cité
par Kiayima Kitengie Jules et Mukalalirya Kambale Bernard, le concept « crédit » est un
échange dans le temps, par lequel une personne cède volontairement à une autre la disposition
économique d’un bien moyennant une contrepartie future (2019).

Le lien entre l'emprunteur et le prêteur est au centre de l'analyse. La confiance est


parfois interpersonnelle, notamment lorsque le crédit est informel. Elle est alors encastrée
dans des réseaux d'obligations sociales. Toutefois, il peut aussi s'agir d'une confiance
systémique. Dans ce cas, le prêteur accepte de prêter parce qu'il est protégé des escroqueries
par l'encadrement législatif et qu'il a mis au point des dispositifs de gestion « industrielle » du
risque : vérification des dires de l'emprunteur et évaluation de son niveau de risque à l'aide
d'outils statistiques et de données consolidées.

Comprendre le crédit nécessite donc de ne pas s'arrêter au moment de l'octroi.


La relation qui se noue entre le prêteur et l'emprunteur perdure tant que la dette n'est pas
remboursée. Il convient de s'intéresser à la façon dont les crédits, qui prennent la forme de
remboursements mensuels pour la plupart, s'insèrent dans les budgets et dans les calculs des
individus.

L'entreprise se caractérise par le but économique, la réalisation d'un profit... Il


y a parfois un décalage dans le temps : les commerçants vivent parfois à crédit. Il y a des
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institutions du droit commercial qui contribuent à favoriser le crédit : rassurer les banques qui
font crédit...

I.1.2. Typologie de crédit

On peut classer les crédits suivant leur durée, leur nature ou encore les
opérations qu’ils sont censés financés. Ici, nous retenons principalement deux types de
crédit :

I.1.2.1. Les crédits d’exploitation

Les crédits d’exploitation sont des crédits à court terme, accordés


habituellement par des banques ou des fournisseurs aux entreprises permettant de financer
des actifs circulants dits aussi valeurs d’exploitation non couverts par le fonds de roulement

I.1.2.2. Les crédits d’investissements

Les crédits d’investissement sont destinés à financer la partie haute du bilan,


les immobilisations, l’outil de travail de l’entreprise, et le remboursement de ce crédit ne peut
être assuré que par le jeu des bénéfices.

Stuart classe les différents types de crédits en fonction de certains critères


notamment la durée, le degré de libéralité des banques, l'objet, la forme et d'après l'origine
des crédits. Selon ce critère, on distingue (2021) :

 Les crédits à court terme ;

 Les crédits à moyen terme ;

 Les crédits à long terme.

I.1.3. Elément du crédit

- L’objet du crédit est la raison pour laquelle l’emprunteur demande un crédit. Le crédit peut
être le financement de tout ou partie d’un bien mobilier ou immobilier par exemple ;
- Le montant du crédit désigne le capital emprunté ;

- La durée du crédit peut être à court, moyen ou long terme ;

- Le taux d’intérêt est le pourcentage calculé sur le montant emprunté, destiné à la


rémunération de l’organisme prêteur, notamment la banque. Ainsi l’emprunteur rembourse
en plus du montant initial du crédit, une somme d’argent qui s’ajoute à celui-ci,
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représentant l’intérêt. L’intérêt permet à la banque de gérer les crédits qu’elle octroie. Il
permet aussi de réaliser un profit. Le taux d’intérêt est toujours compris entre deux taux :
un minima, le taux de référence de la banque centrale, et un maxima, le taux d’usure
légalement fixé par la banque centrale. Il peut être un taux fixe (c’est le taux décidé au
début du contrat, il est valable pour toute la durée du prêt), variable mais avec des
limitations pour éviter que le taux d’intérêt dérive vers des montants ou l’emprunteur ne
serait plus solvable.
- Les modalités de remboursement : Le remboursement du capital que le prêteur à mis à la
disposition de l’emprunteur, et des intérêts. A cet effet, le prêteur doit remettre à
l’emprunteur un tableau d’amortissement dument remplis par le client. Il s’agit d‘un
document récapitulatif des caractéristiques du prêt (taux d’intérêt, durée, montant,
méthode d’amortissement du capital, etc.). Il peut prendre plusieurs formes.

Les modalités de remboursement peuvent être aménagées selon des


spécificités contractuelles. En effet, les échéances de paiement peuvent être mensuelles,
trimestrielles, semestrielles ou annuelles. Le mode d’amortissement peut être constant, à
annuités constantes, ou remboursables « infinie ».

I.1.4. Risque lié au crédit

Les sociétés financières sont confrontées à de multiples risques (2018) tels


que :

 Le risque de contrepartie, dit aussi risque de crédit, naît du moment où le client cesse de
rembourser la dette contractée. La banque de son côté devrait en premier s’assurer de la
solvabilité dudit client par une analyse patrimoniale, les techniques de scoring… afin
d’apprécier le risque de défaillance. Le niveau organisationnel opérationnel bancaire,
aujourd’hui, garde une très grande responsabilité dans cette tâche, et doit s’investir de ses
qualités pour apprécier ce risque, qui des fois est dû au risque opérationnel. Ce dernier est
rattaché beaucoup plus aux procédures, au système de gestion et au capital humain. Pour le
comité de Bâle, les banques sont invitées à renforcer leurs méthodes de contrôle,
d’évaluation du risque opérationnel et de définir les fonds suffisants pour se prémunir des
pertes possibles.
 Le risque global est le risque de faillite totale, il matérialise aussi la fragilité de la
structure financière de la banque, et peut entrainer sa disparition en l’absence d’une
intervention entre banque ou par la banque centrale. Dans la gestion bancaire, ce risque se
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compose des deux premiers risques auxquels on ajoute le risque de marché, encourus à la
suite des dépréciations des prix des actifs détenus.

 Le risque de taux naît de l’absence d’une « immunisation » du bilan contre les variations
du taux d’intérêt, qui est la source de ce type de risque. Si la banque dispose de créances et
dettes à des taux fixes et variables, elle doit agir dans le sens où le taux fixe subit une
appréciation afin de minimiser les pertes de la valeur actualisée des postes du bilan (les
créances). Inversement, les dettes s’apprécient pour leur valeur actuelle en cas d’une
baisse de taux. En relation avec les opérations libellées en devises étrangères, le risque de
change résulte des écarts de conversions actif ou passif se traduisant par des pertes dues
aux appréciations ou dépréciations des devises sur le marché de change. Revue du
Contrôle de la Comptabilité et de l’Audit
 Risque de liquidité, qui décrit les défauts de gestion pour une banque, à travers les
déséquilibres entre les échéances des emplois et celles des ressources, en l’absence des
dépôts à long terme.

I.2. Notion sur le commerce

I.2.1. Origine et Définition

Depuis la plus haute antiquité existent des règles relatives au transport et à


l’échange ou à la vente de marchandises. On constate ainsi que le Code d’Hammourabi (vers
1700 ans av. J.-C.), premier code dans l’histoire de l’humanité fait référence à des contrats
comme le contrat de société, celui de dépôt ou encore le prêt à intérêt. (2019). Plus tard, les
Grecs ne connurent pas beaucoup plus de règles sauf en matière maritime où ils inventèrent
le prêt nautique, ancêtre du prêt à la « grosse aventure » (ou « prêt à la grosse ») existant au
Moyen-Âge et qui tenait du prêt et de l’assurance.

Quant aux Romains, ils inventèrent le terme de commercium qui visait toutes
relations établies entre plusieurs personnes à propos d’un bien et parlaient des choses in
commercio et de celles extra commercium.

Le commerce est l’ensemble des activités qui consistent à accomplir de


manière habituelle les actes visés à l’article 2 de la loi n°25-94 du 23 août 1994 sont réputés
actes de commerce. (Anonyme, Réglementation de l’exercice du commerce).

I.2.2. Exercice de la profession de commerçant


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En principe, tout le monde peut accomplir des actes de commerce, mais la loi
trace des règles spéciales en ce qui concerne les mineurs qui ne peuvent exercer le commerce
que s’ils ont dix-huit ans accomplis et s’ils ont reçu une autorisation spéciale.

Pour être commerçant, trois conditions donc (2012) :

- Accomplir des actes de commerce ;


- En faire sa profession (à titre professionnel et non occasionnel donc) : l'objectif est
de tirer un bénéfice, un moyen de subsistance. On cherche donc un excédent des recettes
sur les dépenses. Si l'acte est occasionnel, on n’est pas en présence d'un commerçant. Par
contre, si quelqu'un exerce, à titre d'appoint, une profession commerciale, il pourra être
commerçant dans le cadre de cette activité.
- En son nom et pour son compte : exit le mandataire du commerçant, sauf exception
pour les agents commerciaux ; le dirigeant d'une société (administrateur délégué ou
gérant) n'est pas, à titre personnel, commerçant : il agit au nom et pour compte de sa
société. De la même manière, celui qui est dans un lien de subordination à l'égard de son
employeur (cet employeur étant commerçant) n'est pas commerçant, car les actes ne sont
pas posés en son nom et pour son compte).

I.2.3. Acte de commerce

Le Droit commercial général de l’OHADA distingue principalement deux


types d’acte de commerce : l’acte de commerce par nature et l’acte de commerce par la forme
(2010).
a. L’acte de commerce par nature : est celui par lequel une personne s’entremet dans la
circulation des biens qu’elle produit ou achète ou par lequel elle fournit des prestations de
service avec l’intention d’en tirer un profit pécuniaire. Ont, notamment, le caractère
d’actes de commerce par nature :
 L’achat de biens, meubles ou immeubles, en vue de leur revente ;

 Les opérations de banque, de bourse, de change, de courtage, d’assurance et de transit ;

 Les contrats entre commerçants pour les besoins de leur commerce ;

 L’exploitation industrielle des mines, carrières et de tout gisement de ressources naturelles


;

 Les opérations de location de meubles ;


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 Les opérations de manufacture, de transport et de télécommunication ;

 Les opérations des intermédiaires de commerce, telles que la commission, le courtage,


l’agence, ainsi que les opérations d’intermédiaire pour l’achat, la souscription, la vente ou
la location d’immeubles, de fonds de commerce, d’actions ou de parts de société
commerciale ou immobilière ;
 Les actes effectués par les sociétés commerciales.

b. Actes de commerce par la forme : Ont notamment le caractère d’actes de commerce, par
leur forme, la lettre de change, le billet à ordre et le warrant ;

Par ailleurs, on peut ajouter deux autres classification des actes de commerce
(2012);

c. Les activités exclues du droit commercial : on a aussi exclu expressément de la liste des
actes de commerce certains par exemple : les actes posés par les pharmaciens, les
professions libérales, les prestations sportives, les activités agricoles etc.
d. Les actes mixtes : c'est un seul acte, mais qui a une nature différente dans le chef de l'une
ou de l'autre partie. L'acte est à la fois commercial et civil, selon qu'on se place dans la
position du commerçant ou du non commerçant. Ex : une police d'assurance.

I.2.4. Contrainte à l’exercer le commerce

L’acte uniforme de l’OHADA qui est applicable en RDC énumère une certaine
catégorie des personnes interdite d’exercer la profession de commerçant. C’est notamment :

- Personne qui n’est juridiquement pas capable d’exercer le commerce ;


- Le mineur, sauf s’il est émancipé ;
- Le conjoint du commerçant ;
- Une personne soumise à un statut particulier établissant une incompatibilité.
(Fonctionnaires et personnels des collectivités publiques et des entreprises à
participation publique ; officiers ministériels et auxiliaires de justice : avocat, huissier,
commissaire-priseur, agent de change, notaire, greffier, administrateur et liquidateur
judiciaire ; expert-comptable agréé et comptable agréé, commissaire aux comptes et
aux apports, conseil juridique, courtier maritime ; plus généralement, toute profession
dont l’exercice fait l’objet d’une réglementation interdisant le cumul de cette activité
avec l’exercice d’une profession commerciale) ;
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- Personne qui fait objet d’une interdiction générale, définitive ou temporaire, prononcée
par une juridiction de l’un des États parties, que cette interdiction ait été prononcée
comme peine principale ou comme peine complémentaire ;

I.3. Besoins de financement

Les entreprises ont diverses raisons pour lesquelles elles se finances. C’est
ainsi que Fadoua Anairi et Saïd Radi les regroupent en trois grands ensemble (2017):

I.3.1. Les besoins de financement lies à l'investissement

Le cycle d’investissement est défini comme l’ensemble des « opérations


relatives à l’acquisition ou à la création des moyens de production incorporels (brevets, fonds
commercial…), corporels (terrain, construction, matériel de transport, etc.), ou financiers
(titres de participation, etc.). Il englobe également la partie immobilisée de l’actif de
roulement

En effet, les investissements nécessitent des sources financières importantes et stables, ils
sont caractérisés par leur longue durée, qui commence avec l’achat initial et se termine avec
la cession ou la mise au rebut de l’actif concerné. La décision d’investissement dépend du
montant à investir et des bénéfices espérés.

I.3.2. Les besoins de financement lies à l'exploitation

Le cycle d’exploitation correspond à « l’ensemble des opérations successives


qui vont de l’acquisition des éléments de départ (matières premières, marchandises…) jusqu'à
l’encaissement du prix de vente des produits (ou services) vendus ». La durée du cycle
d’exploitation varie d’une entreprise à l’autre dépendamment de son activité. Ainsi « Une
entreprise d’import-export ou une entreprise de négoce international ont un cycle très
simplifié qui se traduit par les seules étapes d’achat / revente, d’une part, encaissement,
d’autre part. Un groupe de distribution assume la totalité du cycle, hormis la fonction de
production. Enfin, un groupe industriel suit la totalité du cycle, en le complexifiant parfois
par l’ajout de production en cours et de stockages intermédiaires »

I.3.3. Besoins de financement lies à l’innovation

La concurrence acharnée entre les entreprises pousse ces dernières à innover


afin d’offrir des nouveaux produits et services de haute valeur ajoutée. Plusieurs entreprises
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comptent sur la créativité et l’innovation pour survivre sur un marché en pleines mutations et
en forte concurrence. Cependant, ces entreprises innovantes trouvent des difficultés énormes
en matière de financement, « les investissements qui ne peuvent faire l’objet d’une procédure
de sécurisation en raison de leur spécificité et ceux qui ne peuvent er une contrepartie
matérielle rapide, tendent à trouver des conditions de financement plus difficiles. Au premier
chef de ces investissements se trouvent les processus innovants ».

1.3. Notions sur les déterminants d’accès au crédit

Des travaux empiriques illustrent cette controverse dans la littérature. En


effet, les traitements des demandes de crédit des PME sont faits sur la base de plusieurs
critères présentés dans la littérature qui peuvent être axés sur des données objectives
(étude de marché, bilan comptable, compte de résultat) ou sur des données subjectives.

En effet, des études récentes trouvent que le dirigeant joue un rôle


prépondérant dans la prise de décision d’octroi de prêt par le banquier (intermédiaire
financier), en ce sens que les variables comportementales et cognitives telles que
l’expérience professionnelle, le niveau d’étude, l’âge sont pris en compte lors de l’analyse
des dossiers de prêts. En dehors des variables comportementales liées au profil du
dirigeant, le banquier s’intéresse aussi à la structuration de l’entreprise en prenant en
compte des variables telles que l’âge, le secteur d’activité, la structure de propriété de
l’entreprise, le statut juridique (2019).

Sur la base de ce qui précède, nous avons essayé d’identifier les facteurs
explicatifs de l’accès au financement bancaire, entre autre nous pouvons énumérer :

I.3.1. Le sexe

De nombreux programmes de crédit touchent une population de plus en


plus large et un grand nombre de femmes en sont bénéficiaires. Néanmoins d’autres
chercheurs pensent que dans le microcrédit les femmes sont toujours lésées. Le signe du
coefficient du sexe pourra alors nous indiquer la présence ou non d’une discrimination des
femmes dans l’accès aux crédits agricoles octroyés par les IMF.

I.3.2. L’instruction

Elle accroît l’habileté de l’acteur à prendre des décisions après analyse des
informations disponibles à son niveau.

I.3.3. L’âge
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L’âge est souvent utilisé comme indicateur de maturité des individus dans
les processus de prise de décision. Il est donc supposé que les personnes les plus âgées
aient tendance à mieux gérer les crédits qui leur sont alloués que les plus jeunes.

I.3.4. La taille du ménage

La taille du ménage est souvent utilisée comme un indicateur de la


disponibilité en main d’œuvre d’une exploitation agricole. Il est supposé, ici, une
corrélation négative entre la taille du ménage et l’accès au crédit. En effet, plus la taille du
ménage est élevée, moins grande est la probabilité d’emprunter pour réaliser les travaux
agricoles étant donnée la disponibilité de la main d’œuvre familiale. Mais une taille de
ménage élevée ne signifie pas nombre de personnes actives élevé. D’une part, plus le
nombre d’actifs (personnes en âge de travailler) du ménage est élevé, plus la main
d’œuvre familiale est disponible. D’autres part, plus la taille du ménage est élevée, plus le
ratio de dépendance mesuré par le rapport du nombre d’inactifs au nombre d’actifs dans le
ménage est élevé.

I.3.5. La situation matrimoniale

Cette variable est aussi souvent utilisée comme un indicateur de maturité


dans la gestion d’une exploitation et voire d’un crédit. En effet, on pense qu’un exploitant
marié est plus responsable qu’un célibataire. Néanmoins, on suppose une influence
négative de cette variable sur l’accès au crédit.

I.3.6. L’appartenance à un groupement de solidarité financière

L’appartenance à un groupe de solidarité est supposée accroître les chances


d’accès au crédit de l’exploitant. En effet, plusieurs institutions utilisent la notion de
caution solidaire comme prérequis à l’octroi de crédit aux individus. Selon Kodjo et al.
(2003, p. 53), être membre d’organisation/structure paysanne ou disposer de garantie
matérielle facilitent l’obtention de crédit. Aussi, les résultats obtenus par Avocevou (2003,
p. 116), montrent, qu’en plus de la garantie matérielle, de l’épargne préalable et de la
disposition d’avaliseur, l’appartenance à un groupement constitue l’une des conditions les
plus importantes d’octroi de crédit.

I.3.7. La production de cultures de rente, le revenu et la formation par une IMF sur
la gestion des crédits
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Toutes ces variables sont supposées accroître la garantie de remboursement


du crédit par l’exploitant agricole. Les deux premières offrent des garanties financières sur
la capacité de remboursement tandis que la dernière est relative à la capacité managériale
du producteur.

I.3.8. La proximité d’une IMF

Cette variable indique l’accessibilité physique ou la proximité à l’institution


financière, laquelle influence positivement la demande.

I.3.9. L’existence de garantie

Les garanties réelles sont les formes les plus requises par l’institution pour
l’octroi d’un crédit. Celles-ci sont demandées pour presque tous les crédits. D’une part, les
garanties sont perçues comme éléments atténuateurs du problème de sélection adverse
dont fait face le prêteur. Les garanties agissent comme un signal permettant au prêteur de
réduire ou d’éliminer le problème de sélection adverse causé par l’existence d’asymétries
informationnelles entre prêteur et emprunteurs. Cette variable augmente significativement
la probabilité d’octroi du crédit par les IMF (2006, p. 49).

I.3.10. Délai du crédit

Le délai du crédit fait référence à la rapidité avec laquelle un prêt est


accordé une fois la demande soumise. Les délais de traitement des demandes de crédit
peuvent varier en fonction des politiques et des procédures des prêteurs. Un délai plus
court peut être crucial pour les emprunteurs ayant besoin de fonds rapidement, mais cela
peut également dépendre de la complexité du prêt demandé et de l'ampleur des
vérifications nécessaires.

I.3.11. Montant du crédit demandé

Le montant du crédit sollicité est un facteur clé pour les prêteurs, car il
détermine le risque financier associé à l'octroi du prêt. Les prêteurs évaluent la capacité de
remboursement de l'emprunteur par rapport au montant demandé pour s'assurer que le prêt
peut être remboursé en toute sécurité. Un montant plus élevé peut nécessiter des garanties
plus substantielles et des conditions de remboursement plus strictes.

I.3.12. Durée du crédit


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La durée du crédit représente la période sur laquelle le prêt sera remboursé.


Elle peut varier en fonction du type de prêt et des besoins de l'emprunteur. Une durée plus
longue peut entraîner des paiements mensuels plus faibles, mais aussi des coûts totaux
plus élevés en raison des intérêts accumulés sur une période plus longue. Les prêteurs
évaluent la durée du crédit en fonction de la capacité de remboursement de l'emprunteur et
du risque associé à la période de remboursement.

Conclusion

Dans ce chapitre, il était impérieux de voir en revue les différents concepts qui
composent ce sujet de recherche ; en partant de la notion sur le crédit, la notion sur le
commerce et l’origine, évolution et nouvelles formes de commerce ou échanges. Ensuite,
présenté la relation entre les institutions financières et les agents économique. Et enfin,
décrire quelques déterminants d’accès au crédit.

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