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Cours Elevage de Bovins

Le cours sur la conduite d'élevage bovins vise à former les participants sur l'alimentation, le logement et les normes de construction des bâtiments d'élevage, ainsi que sur l'élaboration de business plans pour des microprojets. L'élevage bovin est crucial pour la sécurité alimentaire et l'économie des pays d'Afrique subsaharienne, avec des systèmes d'élevage extensifs et intensifs. Les aspects climatiques et les normes de construction des logements sont essentiels pour optimiser la production et le bien-être des animaux.

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Cours Elevage de Bovins

Le cours sur la conduite d'élevage bovins vise à former les participants sur l'alimentation, le logement et les normes de construction des bâtiments d'élevage, ainsi que sur l'élaboration de business plans pour des microprojets. L'élevage bovin est crucial pour la sécurité alimentaire et l'économie des pays d'Afrique subsaharienne, avec des systèmes d'élevage extensifs et intensifs. Les aspects climatiques et les normes de construction des logements sont essentiels pour optimiser la production et le bien-être des animaux.

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CONDUITE D’ÉLEVAGE BOVINS

Dr Abib CAMARA
Enseignant-chercheur ENSA
Département Productions Animales
Email: [email protected]
Tél.: 77 556 29 03
OBJECTIF DU COURS
 Acquérir des compétences en conduite d’élevage de bovins

 S’initier sur les principes et les techniques d’alimentation des bovins

 Acquérir des connaissances sur les conditions de logement et les normes de construction
des bâtiments d’élevage bovins

 Développer les connaissances sur les différentes production issues de l’élevage bovin

 Développer les connaissances élaboration de business plan de microprojet d’élevage de


bovins
PRÉREQUIS
 Connaissances en biologie animale
 Connaissances de base en zootechnie
 Connaissance en alimentation animale
PLAN DU COURS
 Introduction et objectif du cours

 Logements des bovins

 Bases de l’alimentation des bovins

 Races bovines et types de production

 Elevage de bovins laitiers

 Elevage des bovins à viande

 Elaboration d’un business plan


NOTES INTRODUCTIVE
 L’importance de l’élevage bovin pour les pays d’Afrique subsaharienne, notamment ceux
du Sahel, se mesure à travers sa position dans la structuration socioéconomique et sa
contribution à la sécurité alimentaire des population. Il est la 2ème activité du secteur
primaire et concerne parfois plus de la moitié de la population d’une région.

 Il fournit des ressources alimentaires diversifiées (viande, lait, huiles, beurre, etc.) riche en
énergie et en protéines.

 Il constitue souvent un mode d’épargne et de diversification des revenus pour les pasteurs
et les agropasteurs.

 Les pratiques d’élevage de bovins sont courantes en milieu rural (généralement extensif) et
en périphérie des agglomérations (élevage semi-intensif et intensif).
NOTES INTRODUCTIVE

 Les modalités de conduite permettent de distinguer deux (2) grands systèmes d’élevage:
extensif (transhumant, nomade, sédentaire) et intensif (semi-intensif ou agropastorral,
intensif).

 L’intensification de l’élevage bovin est un mode de conduite qui permet d’accroître les
performances de production (qui tendent vers le potentiel génétique de la race), à travers
une alimentation de qualité satisfaisant les besoins alimentaires et nutritionnels et une
bonne gestion d’élevage.

 L’engraissement (embouche), l’amélioration de la production laitière et la fertilité


(reproduction) sont les principaux résultats de l’intensification de l’élevage bovin.
NOTES INTRODUCTIVE

 L’intensification de l’élevage bovin permet des performances techniques et économiques


plus favorables (meilleur indice de consommation, croissance pondérale, rendement
carcasse, qualité produit, réduction de l’intervalle entre deux vêlage, etc.).

 L’intensification nécessite un environnement adapté (hâbitat, climat, etc.), propice à


l’expression du potentiel de production, particulièrement pour les races bovines à haut
potentiel de production laitier ou à viande.
I. LOGEMENT DES BOVINS

 L’ intensification de l’élevage nécessite de disposer de logements animaux et un


environnement qui permettent de réaliser le potentiel de performances des animaux.

 Il est indispensable de:

 Comprendre et intégrer les aspects environnementaux et leurs influences sur l’élevage


et les performances de production;

 Maitriser les normes de conception et de réalisation des bâtiments d’élevage.

 Les caractéristiques du milieu doivent être particulièrement prises en compte dans la


conception et la réalisation de logements d’animaux.
I. LOGEMENT DES BOVINS
I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 1. Facteurs climatiques
 Les facteurs climatiques (température, humidité, vents) influencent directement l’élevage
à travers le confort des animaux (thermohygrométrique). Ils affectent leur thermolyse
(régulation de la température corporelle), l’intensité de leur activité, l’efficacité de la
digestion, la pression microbienne et parasitaire: donc leur performance de production.

 Zone de confort (normes d’ambiance et de confort des animaux): température (15-28°C,


selon l'âge des ruminants), vitesse du vent (0,3 à 0,5 m/s), humidité de l'air (40 à 70%).

 Facteurs d’atténuer (ou exacerbant) les effets climatiques: caractéristiques logement,


présence ou absence de végétation, etc.
I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 1. Facteurs climatiques
 Sous les tropiques, l’objectif est généralement de préserver les animaux (notamment les

bovins à haut potentiel de production) contre une température et une insolation excessive:

choix d’une bonne orientation du bâtiment par rapport au soleil, au vent et à la pluie.

 La forme et l’orientation de l’habitât des bovins va dépendre de la topographie, des

rayonnements du soleil, etc., en plus des exigences structurelles et de fonctionnalité

(maîtrise de la distribution des aliments, réduction du temps de travail, etc.).

 Les sites exposés aux vents forts ou situés entre des barrières physiques (collines, par

exemple) qui entravent à la ventilation sont à éviter.


I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques
 Le modèle de bâtiment pour bovins le plus adapté en zone tropicale est le modèle

polyvalent (avec différents aires d’alimentation, de repos et d’exercice), partiellement

couvert.

 L’aire d’alimentation doit être dallée et couverte, large de 2 à 2,5 m (sans la mangeoire),

possibilité ou non de stalles, équipée de cornadis ou de barre de contention à hauteur du

garrot. Prévoir 90 cm de place par animale à la mangeoire si elle est équipée de barre de

contention et 70 cm par animal si la mangeoire est équipée de cornadis.


I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques

Parc à bovins de
type polyvalent
I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques
 Aire de couchage ou de repos doit être couverte par une toiture, bétonnée, paillée, plat

ou incliné (2 à 3%). Un dallage incliné de l’aire de repos facilite le retour à la position

debout des animaux allongés et contribue à une meilleure utilisation de l’espace. Il

convient de prévoir 4 à 6m² de surface par animal;

 Aire d’exercice est non couverte (par une toiture), avec un sol perméable (non dallée) et

de cohésion suffisante pour éviter les bourbiers. Il faut prévoir 2 à 3,5 m² de surface par

animal.
I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques

Etable avec un sol dallé, plat et paillé


I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques

Etable avec un sol dallé, incliné (2 à 3%) et paillé


I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques
 La toiture des aires d’alimentation (mangeoire et abreuvoir) et de repos doit être faite de

matière isolante ayant un excellent pouvoir réfléchissant des rayons du soleil (fibrociment,

aluzinc, biomasse végétale, etc.), avec une pente de 10 à 15% et une hauteurs cotés bas

versant au moins de 2,75 m.

 La toiture (des aires couvertes) doit être orientée selon la direction Est-Ouest et offrir une

couverture suffisante des zones pour assurer une meilleure protection des animaux et/ou

une qualité fraîche de l’eau d’abreuvement.


I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques
 Les mangeoires et abreuvoirs sont collectifs, avec une largeur et une profondeur de 60 cm.

 Le fond et les abords des mangeoires et des abreuvoirs doivent être arrondis pour faciliter

le vidange et nettoyage au quotidien et éviter des irritations et des pertes de poils des

animaux qui peuvent survenir du contact de leur cou avec le béton.

 Les mangeoires et les abreuvoirs doivent être positionnés en bordure de parc pour faciliter

la distribution d’aliment et les interventions du personnel.

 La dalle de la zone d’abreuvement doit être inclinée (2%) pour garder le point d’eau sec.
I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques

Auge équipé de cornadis Auge avec barre de contention à hauteur


du garrot
I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques

Structuration d’un bâtiment d’élevage industriel ou expérimental


a- Couloir d’alimentation; b- Mangeoires; c- Stalles; d- canal d’évacuation des déchets;
e- Couloirs de service.
I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques

D’autres modèles de
bâtiments qualifiés de
« Bâtiments extra
large » sont utilisés en
élevage industriel, Bâtiment de type « Chapelle »
 Meilleurs circuits d’air
particulièrement dans  Faible hauteur au couchage
 Grande hauteur au faîtage
les régions tempérées  Présence parfois de poteaux gênants
I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques

D’autres modèles de
bâtiments qualifiés de
« Bâtiments extra
large » sont utilisés en
Bâtiment de type succession de trois bipentes
élevage industriel,
 Ventilation optimale des aires de couchages
particulièrement dans  Absence d’entrée d’air dans la partie centrale

les régions tempérées


I. LOGEMENT DES BOVINS
1. 2. Normes et caractéristiques

D’autres modèles de
bâtiments qualifiés de
« Bâtiments extra
large » sont utilisés en
élevage industriel, Bâtiment de type « Toit d’usine » ou rendent ou shed
 Possibilité de maximiser la largeur du bâtiment
particulièrement dans  Bonne circulation d’air
 Contraintes en termes de respect des normes d’orientation et de protection
les régions tempérées (brise vents)
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 1. Anatomie de la digestion
L’appareil digestif a pour fonction de transformer les aliments, composés non
assimilables, en nutriments, éléments assimilables. Il se compose de :
 la bouche et les dents ;
 le tube digestif (œsophage, estomac, intestins) ;
 les glandes digestives salivaires, gastriques, intestinales, foie, pancréas).

Les variations anatomiques qui existent entre les espèces ont des implications sur les
techniques d’alimentation et l’efficacité de la digestion des aliments.
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 1. Anatomie de la digestion
Appareil de préhension et de mastication des aliments, elle se
compose de :
 la langue, très mobile, garnie d’une muqueuse sèche,
principal organe de préhension des bovins ;
 le mufle, épais et rigide.
 Les mâchoires, dépourvus d’incisives supérieures remplacées
par un bourrelet cartilagineux chez les ruminants.
Ces dispositions anatomiques font que les bovins saisissent
l’herbe par leur langue, utilisent leurs incisives et le bourrelet
comme une pince et coupe l’herbe d’un coup de tête.
Conséquences : les pâturages au ras du sol et les brindilles à la
surface ne sont pas accessible aux bovins.
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 1. Anatomie de la digestion
Estomac composé de 4 poches : panse ou rumen,
bonnet ou réseau, feuillet et caillette. Le rumen, le
réseau et le feuillet sont le « pré-estomac »
Le rumen est positionné du côté gauche de
l’abdomen. Sa capacité, 250 à 300 litres, représente
90% de l’estomac. La paroi du rumen est tapis d’une
tunique musculaire, dont les contractions
permettent le brassage des aliments, et d’une
muqueuse riche en vaisseaux sanguins.
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 1. Anatomie de la digestion
Le réseau tapissé d’alvéoles qui augmentent la surface de contact
avec les aliments. Il est mieux pourvu en glandes salivaires
comparé au rumen. Il est un organe de filtre où sont bloqués les
corps étrangers.
Le feuillet ne dispose pas de glandes digestive. Les nombreuses
lamelles qui sont disposées dans sa partie intérieure permettent
de filtrer les aliments pour ne laisser passer que ceux qui sont
finement divisés.
La caillette est qualifiée d’estomac proprement dit d’autant
qu’elle est la seule à disposer de glandes digestives qui sécrètent
le suc digestif (adultes) ou la présure (veau). Il s’y produit
l’absorption de l’eau et des minéraux.
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 1. Anatomie de la digestion

Evolution du tube digestif des bovins


II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 1. Anatomie de la digestion
Les caractéristiques de l’intestin grêle sont à mettre
en corrélation avec l’alimentation de l’espèce
animale.
L’intestin grêle est 2 fois plus long chez les bovins
que chez le cheval ; cependant, celui du cheval est 2
fois plus volumineux. Conséquences sur l’efficacité
digestive et la vitesse de transit des aliments.
Le gros intestin qui comprend le caecum, le colon et
le rectum a une capacité de 40 litres chez les bovins
contre 130-140 litres chez les chevaux.
Intestin de bovins
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 1. Anatomie de la digestion
Conséquences sur la digestion
Digestion gastrique chez les ruminants (vs digestion
intestinale chez le cheval, par exemple).
Troubles digestifs se rapportent à l’organe principal
de la digestion (météorisation chez les ruminants vs
coliques chez le cheval)
Transit digestif long chez les ruminants.
Flore microbienne variables qui détermine la capacité
de digérer la cellulose ou encore de valoriser l’azote
minéral.

Intestin de bovins
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 2. Composition et valeur nutritive des aliments

Eléments de base de la matière


organique: C, H, O, N
Minéraux majeurs en proportion
moyenne: P, S, Cl, Ca, Na, Mg, K
Oligo-éléments: Fe, Cu, Co, Zn, Mn, I,
etc.
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 2. Composition et valeur nutritive des aliments
La qualité d’un aliment (valeur nutritive) est déterminée par :

 Son apport en énergie pour l’animal, après combustion des matières organiques ;

 La fourniture en éléments plastiques (azote, minéraux, etc.) ;

 La présence de facteurs de croissance (vitamines et oligoéléments) ;

 L’absence de facteurs antinutritionnels (toxines, poison, etc.); exemple du tourteau


d’arachide, de la graine de coton, du sorgho amer (roux).

Unité Fourragère (UF), expression d’énergie nette équivalant à la combustion d’1 kg d’orge.
La valeur énergétique en UFV : EN aliment / EN d'1 kg d'orge, avec 1 UFV = 1.760 kilocalories
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 2. Composition et valeur nutritive des aliments
Le rendement métabolique de l’E varie selon la digestibilité de l’aliment (bonne digestibilité
pour meilleure utilisation métabolique), mais aussi selon la destination/l’utilisation de l’E :

 Rendement très élevé pour l'entretien et la croissance : 65 à 75 % de EM ;

 Rendement faible pour la production de lait : 58 à 62 % ;

 Rendement mauvais pour l'engraissement qui dépend surtout de la qualité du fourrage : 30


% pour un foin de qualité médiocre , 55 % pour un fourrage de très bonne qualité.
Donc la quantité de fourrage est transformée en plus de viande que de lait, et plus de lait que
de graisse i.e. plus de dépense d'énergie pour s’engraisser, que pour produire du lait et pour
grandir (UFL, UFV, UFM, UFC).
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 2. Composition et valeur nutritive des aliments

Transformations métaboliques de l’énergie


II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 2. Composition et valeur nutritive des aliments

L’énergie des aliments est utilisée pour couvrir les dépenses de l’animal :
• Les dépenses d’entretien, improductives mais vitales, dues au fonctionnement de
l’organisme (respiration, maintien de la température corporelle, digestion, excrétion) et à la
recherche de nourriture (déplacement, position debout pour s’alimenter) ;
• Les dépenses de productions, très variables de l’une à l’autre (croissance, fœtus, viande,
lait, engraissement, travail).
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 2. Composition et valeur nutritive des aliments
 L’encombrement d’un aliment est sa capacité à occuper durablement donc à remplir dans la
durée (créer un encombrement) l’estomac d’un animal.

 Le coefficient d’encombrement (CE) est le rapport MS/UF. Si un fourrage contient 0,5UF/Kg


MS, alors son CE = 1/0,5 = 2. Les fourrages médiocres (faible densité énergétique) sont plus
encombrants et donc moins ingestibles (i.e. faible consommation).

 L’encombrement du fourrage (EF) augmente avec l’âge de l’herbe : l’herbe jeune a une
valeur E plus faible que la paille. Il est plus élevé chez les graminées que les légumineuses.
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 2. Composition et valeur nutritive des aliments
 La qualité nutritive des aliments est déterminée également par les teneurs en matières
azotées totales (MAT), digestibles (MAD), en protéines digestibles dans l’intestin (PDI)

 Pour des aliments riches en MAT (concentrés, tourteaux), PDIE est inférieur à PDIN :
l'aliment seul n'apporte pas assez d'énergie pour digérer l'azote qu'il contient.

 Ressources alimentaires diverses: Fourrages naturels (pâturages herbacés et/ou aériens),


résidus de cultures et de récoltes ( fanes de légumineuses, tiges de céréales), cultures
fourragères (Panicum, Brachiaria, Andropogon, Stylosanthes, etc.), sous-produits d’agro-
industries (mélasse, drêche, son de riz ou de blé, etc.), concentrés d’industries.
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 2. Composition et valeur nutritive des aliments
La capacité d’ingestion (CI) d’un animal est la valeur exprimée en Unité d’Encombrement (UE)
qui traduit son aptitude et sa motivation à consommer un aliment. Elle est fonction de la
production (UEL, UEB), de l’espèce, de la race, de l’âge de l’animal, du stade physiologique.

 UBT (Unité Bétail Tropical) : animal de 250 kg PV; CI = 2,5 kg (MS) / 100PV;

 UGB (Unité Gros bétail): animal de 600 kg PV; CI = 4500 kg MS par an.

L’indice de consommation (IC) ou « Feed conversion ratio » est le rapport de la quantité


d’aliments ingérés (kg MS) par kg de produit animal (gain de poids vif, production laitière).
Cette valeur est utilisée pour évaluer l’efficience de la ration alimentaire.
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
2. 2. Composition et valeur nutritive des aliments
 Toute stratégie d’alimentation rationnelle vise à satisfaire les besoins alimentaires (capacité
d’ingestion et eau, par exemple) et nutritionnels des animaux, pour les maintenir en vie et
assurer un certain niveau de production.

 Toute stratégie d’alimentation qui cherche à couvrir totalement les besoins de production
des animaux, i.e. à maximiser les performances de production, est appelée « Stratégie
animal » par opposition à la « Stratégie fourrage » (réduction de la quantité de concentré
pour mieux valoriser le fourrage) et la « Stratégie sous-contrainte » (apport de concentrés
nuls ou presque en cas de déficit et/ou de mauvaise qualité du fourrage).
II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
Etude de cas
Un lot de 10 taurillons ayant un poids vif moyen de 120 kg au démarrage est mis en
embouche sur une durée de 4 mois, avec à terme un PV moyen de 250 kg.

1. Déterminer la CI moyenne par animal.

2. Quantifier le besoin en matières sèches de fourrages et de concentrés, en considérant


que le concentré constitue en moyenne 30% de la ration.

3. Calculer IC moyen sur la période d’élevage.


II. BASES DE L’ALIMENTATION DES BOVINS
Etude de cas (Résolution)

1. Capacité d’ingestion (CI) moyenne par animal


PVMoy. = (120 + 250) / 2 = 185 kg
CIMoy. = (2,5 × 185) / 100 = 4,63 kg MS

2. Besoin global en matières sèches, besoins spécifiques en fourrages et en concentrés


BesMS = 4,63 × 10 × 4 × 30 = 5 550 kg MS
BesMSFourr. = 5 550 × 0,7 = 3885 kg MS BesMSConc. = 5 550 × 0,3 = 1665 kg MS

3. Indice de consommation moyen (IC)


IC = Ingestion MS / Gain de poids = 5550 / [10 × (250 – 120)] = 4,27
III. RACES BOVINES ET TYPES DE PRODUCTION
3. 1. Races tropicales

Zébus (Gobra, Maure), bovin à bosse


(réserve de gras), adapté au climat chaud et
aride, supporte mal les conditions humides
et grande sensibilité aux tiques et aux
maladies des zones humides, supporte une
privation temporaire d’aliment et d’eau,
mauvaise laitière (2 à 3 L/j, potentiel de
croissance (GMQ) de 750 g avec un
rendement carcasse de 48 à 53%
III. RACES BOVINES ET TYPES DE PRODUCTION
3. 1. Races tropicales
Taurins N’dama, originaire du Fouta
Djallon (en Guinée), bovin sans bosse,
robe généralement uniforme, fauve,
décoloré sous le ventre, aux extrémités
(sabots, mufle, queue, etc.). Animal
docile, mauvaise laitière (moins de 2 L/j),
race bouchère avec un potentiel de
croissance (GMQ) de 500 g et un bon
rendement carcasse (50 – 55%).
III. RACES BOVINES ET TYPES DE PRODUCTION
3. 1. Races tropicales

Diversité de couleur de robe chez le taurins N’dama, race bovine tripanotolérante


III. RACES BOVINES ET TYPES DE PRODUCTION
3. 1. Races tropicales

Guzerat, zébu originaire de l’Inde avec


une forte présence en Amérique
latine, bonne aptitude bouchère
Aptitude laitière de 1875 litres en 348
jours avec une moyenne de 5 à 8 litres
par jour
III. RACES BOVINES ET TYPES DE PRODUCTION
3. 2. Races tempérées

Holstein ou Prim’Holstein, animal de


grand format ayant un poids vif adulte
de 800 kg, race laitière haute
productrice, avec un potentiel de
production de 40 litres par jour (lait à 4%
de matière grasse) soit plus de 12.000 kg
par lactation.
III. RACES BOVINES ET TYPES DE PRODUCTION
3. 2. Races tempérées

Jersey, animal de petit format, de la


catégorie des taurins, race laitière
haute productrice, avec un potentiel de
production de 20 à 30 litres par jour
(lait à 4,2% de matière grasse) soit plus
de 6.000 à 9000 kg par lactation.
III. RACES BOVINES ET TYPES DE PRODUCTION
3. 2. Races tempérées

Montbéliarde, animal de
grand format, ayant un PV
adulte de plus d’1 tonne, race
mixte (laitière et bouchère)
Aptitude laitière de 15 litres
par jour, bonne qualité de
viande avec un rendement
carcasse moyen de 50%.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins d’entretien

 Entretien, pour couvrir toutes les dépenses improductives mais indispensables, dues au

fonctionnement de base de l'organisme (respiration, maintien de la température interne,

digestion, excrétion ... ) et à l’activité non productive de l’animal (déplacements et à la

position debout). Les besoins d’entretien dépendent de l'espèce et du poids de l'animal,

mais aussi de son niveau d'alimentation, en particulier chez les races tropicales.

 Ces besoins varient proportionnellement au poids métabolique de l’animal (PV0,75).


IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins d’entretien

 L’objectif sera de limiter ces besoins d’entretien d’autant qu’ils sont improductifs

(installation de brise-vent, limitation des déplacements, facilitation de la préhension, etc.).

 Les BE sont estimés à 75 kcal/kg PV0,75 pour les bovins. Les bovins laitiers ont un besoin

supérieur aux bovins à viande (race), d’une part, et les mâles dépensent plus que les

femelles, d’autre part (+15 à +20%).


IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins d’entretien
Tableau : Equations de prédiction des besoins d’entretien d’une vache laitière

Besoins d’entretien / jour Formules de base Formules simplifiées


Besoins énergétiques (UFL/j) - 0,041/kg PV0,75 1,4 + 0,006 × PV
Méta.Base
Besoins énergétiques (UFL/j) – Déplac.  En stabulation libre, 10% des
BE dus au Méta.Base
 Au pâturage, 20 à 30% des BE
dus au Méta.Base
Besoins protéiques (g PDI/j) 3,25/kg PV0,75 95 + 0,5 × PV
Besoins en Ca abs (g/j) 0,663 × QI + 0,008 × PV
Besoins en P abs (g/j) 0,83 × QI + 0,002 × PV
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins pour la production laitière

 Les besoins de lactation (niveau de production quantités de matières (MG, PB))

 Chez la VL en début de lactation, les BE ne sont couverts du fait du niveau élevé de ces

besoins et de leur CI limitée. Les animaux puisent dans leurs réserves corporelles adipeuses

pour combler ce déficit. De même un déficit minéral temporaire est acceptable si les

réserves minérales sont suffisantes.


IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins pour la production laitière
Tableau : Equations de prédiction des besoins de production de la vache laitière
Besoins de production Formule de base Formules simplifiées
laitière
Energie (UFL/kg de lait) 0,44 + [0,0055 × (TB – 40)] + [0,0033 × 0,44 UFL/kg de lait à 4% de
(TP – 31)] MG et 31 g de PB/kg de lait

Protéines (g PDI/jour) 1,56 × Qté lait brut (kg) × TP (g) 48 g PDI/kg de lait à 4% de
MG et 31 g de TP/kg de lait

Caabs (g/jour) 1,25 g/kg de lait brut 3,51 × besoins UFL – 7,65

Pabs (g/jour) 0,9 g/kg de lait brut 2,80 × besoins UFL – 5,65
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins pour la croissance et d’engraissement

 Les besoins en croissance sont associés aux vaches primipares qui très souvent n’ont pas
bouclé leur croissance. Généralement, les génisses sont mises à la reproduction avant la
fin de leur croissance pour allonger la durée de la carrière reproductive de l’animal. Dans
ces conditions, l’animal doit trouver dans son alimentation (ration) les nutriments pour
sa croissance.

 La vache qui a mobilisé ses réserves corporelles pour assurer la gestion du fœtus et la
production de lait durant les trois premiers mois de lactation devra les reconstituer dès
que sa CI et ses besoins le permettront.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins pour la reconstitution des réserves corporelle

Evolution de la note d’état corporal (NEC) de la vache lactante


IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins pour la reconstitution des réserves corporelle

Evolution de la CI et des
besoins en production laitière
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins pour la gestation (nouvelle)

 Une bonne stratégie de gestion d’un troupeau de vaches laitières s’appuie une une bonne
planification de la reproduction. Les vaches lactante entament une nouvelle gestation
avant leur tarissement (arrêt de la production laitière).

 Les besoins en gestation sont liés au développement du fœtus. Ils deviennent importants
durant le dernier tiers de la gestation (à partir de 6 mois de gestation).

 Les races bovines dont les veaux à la naissance ont un poids élevé vont avoir des besoins
importants pour la gestation.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Etude de cas : Déterminer les besoins d’une vache laitière de 700 kg de poids vif, en pleine
lactation, ingérant 22 kg de MS et produisant 35 kg de lait à 42 g/kg de TB et 32 g/kg de TP

 Besoins énergétiques (formule simplifiée) :

 Entretien : BEentr. = 1,4 + 0,006 × 700 = 5,6 UFL/j

 Production : BEprod. = 0,44 × [35 × (0,4 + 0,015 × 42)] = 15,9 UFL/j

 Total : BETotal = 5,6 + 15,9 = 21,5 UFL/j


IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Etude de cas : Déterminer les besoins d’une vache laitière de 700 kg de poids vif, en pleine
lactation, ingérant 22 kg de MS et produisant 35 kg de lait à 42 g/kg de TB et 32 g/kg de TP

 Besoins protéiques (formule simplifiée) :

 Entretien : BPentr. = 95 + 0,5 × 700 = 445 g PDI/j

 Production : BPprod. = 48 × 35 = 1728 g PDI/j

 Total : BPTotal = 445 + 1728 = 2173 g PDI/j


IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Etude de cas : Déterminer les besoins d’une vache laitière de 700 kg de poids vif, en pleine
lactation, ingérant 22 kg de MS et produisant 35 kg de lait à 42 g/kg de TB et 32 g/kg de TP

 Besoins totaux en calcium absorbable

Caabs. = 3,51 × 21,5 – 7,65 = 67,8 g

 Besoins totaux en phosphore absorbable

Pabs. = 2,80 × 21,5 – 5,65 = 54,6 g


IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins en eau de consommation

 Les besoins journaliers en eau de la vache laitière sont de 100 à 160 L, répartie entre:

 Les besoins métaboliques et digestifs (50% de la consommation), avec 30 à 33% vers


les fèces et 10 à 20% vers les urines;

 La production de lait (25% de la consommation) constitué à 90% d’eau;

 La régulation de la température corporelle (évapotranspiration, respiration) et la


production de tissus d’utérus en fin de gestation.

 Pour l’UBT, les besoins journaliers en eau sont en moyenne de 60 litres (faible capacité
d’ingestion comparé aux VL, faible niveau de production laitière).
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels de la vache laitière
Besoins en eau de consommation

 La consommation totale en eau des bovins est la somme des quantités d’eau contenue
dans la ration ingérée et de l’eau d’abreuvement: plus une ration sera riche en eau, moins
sera la quantité d’eau d’abreuvement.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 2. Rationnement et conduite alimentaire
 Le rationnement consiste à ajuster au mieux les apports alimentaires et nutritifs aux
besoins de l’animal ou du troupeau.

 Les apports alimentaires aux animaux doivent être suffisants pour couvrir leurs besoins
nutritifs, équilibrés et exempts de toxines ou de poisons. Le choix de formules alimentaires
qui remplissent ces conditions tout en étant économe financièrement sera privilégié.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 2. Rationnement et conduite alimentaire
 Dans la mesure où le fourrage est de bonne qualité et peut satisfaire à lui seul les besoins
en énergie, la quantité de ce fourrage (QIF) que l’animal doit ingérée est déterminée par :
QIF = Besoins en énergie de l’animal / Valeur UF du fourrage

 La ration est dite simple car constituée exclusivement de fourrage (ensilage, par exemple)
dont l’ingestion permet de couvrir les besoins alimentaires et nutritionnels de l’animal.

 Avantages: coût réduit, optimisation de la qualité de l’aliment fourrager (stage de récolte,


technicité des procédés de conservation), conduite alimentaire simplifiée.

 Risques/Inconvénients: les seuils de carence et de toxicité minérales peuvent être


rapidement atteints.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 2. Rationnement et conduite alimentaire
 Lorsque le fourrage ne suffit pas à couvrir les besoins de l’animal, l’ajout de concentré à la
ration de base est nécessaire. L’animal diminue alors la quantité de fourrage qu’il aurait dû
ingérer pour consommer une certaine quantité de concentré : c’est la substitution.
Cependant, la CI globale ne change pas.

Le taux de substitution du fourrage est SF égal à :

SF = Variation MS ingestion fourrage / MS ingestion de concentré

 Le rationnement basé sur l’utilisation de plusieurs aliments est qualifié de ration composée.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 2. Rationnement et conduite alimentaire
 Le concentré élève la quantité totale de MS ingérées par l’animal, accélère la vitesse de
digestion, permet une meilleure activité microbienne sans modifier la digestibilité du
fourrage qui peut être altérée si la quantité de concentré est trop élevée.

 A l’échelle du troupeau, la CI considérée est celle de l’animal moyen du lot, i.e. la moyenne
des CI de l’ensemble du lot. Dans ce cas, une ration moyenne permettant de couvrir les
besoins nutritifs de l’animal moyen est distribué au troupeau (cas de mise synchronisée).

 Le rationnement nécessite la connaissance des caractéristiques de l’animal (espèce, format,


type P°, rang de vêlage, etc.) et ceux des aliments qui constituent la ration (fourrage,
concentré, etc.).
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 2. Rationnement et conduite alimentaire
 Le rationnement des vaches laitières : fourrage (ration de base) et complément en
concentré (< 40% MS ration) qui peut être distribué individuellement ou par lot d’animaux.

 Distribution individuelle du concentré pour ajuster l’apport aux besoins (entretien et


production) et d’exprimer le potentiel de l’animal. Elle peut se faire au moment de la traite
des vaches et elle suppose une taille de troupeau limitée.

 La distribution par lot est facilitée par la synchronisation des naissances. Elle est adaptée
aux effectifs d’animaux importants dont elle simplifie la gestion. Cependant, l’éleveur ne
maitrise pas la consommation individuelle de chaque animal.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 2. Rationnement et conduite alimentaire
 A l’auge : fourrage vert (« cut and carry » ou « zero-grazing »), foin ou ensilage. Intérêt:
réduction des besoins (énergie et PDI), diminution des risques de maladies (surtout
parasitaires), meilleures utilisations du fourrage (moins de pertes par souillure ou
piétinement)

 Ensilage : fourrage vert, fermenté par tassement, dont la valeur dépend de la qualité de
fourrage de départ et de la réussite de la fermentation. La finesse du hachage optimal
permet une bonne conservation au silo, un bon niveau d’ingestion et une fibrosité suffisante
pour prévenir les risques d’acidose.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 3. Paramètres de reproduction
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 3. Paramètres de reproduction

 La fécondité est l’aptitude d’une ♀ à donner la vie (nombre d’animaux vivants qu’une
♀ a donné naissance par an ou au cours de sa carrière). C’est une caractéristique
globale, qui dépend de : la fertilité, la prolificité, la précocité sexuelle.
Taux de fécondité (TF) = 100 × r/a

 L’intervalle entre mise-bas (IMB) est une expression de la fécondité individuelle. Il est
inversement proportionnel au taux de mise-bas (TMB).
TMB = 1/IMB (temps-années) ou TMB = 365/IMB (temps-jours)
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 3. Paramètres de reproduction

 La prolificité ou nombre de produits nés vivants par mise bas. C’est un caractère
génétique, qui dépend de l’espèce, et aussi de la race (petits ruminants plus prolifiques
que bovins).

Taux de prolificité (TP) = 100 × p/g

 La précocité sexuelle ou âge à la puberté : utilisation de l’âge à la 1ère mise-bas


comme indicateur de la précocité.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 3. Paramètres de reproduction
Autres paramètres :
 Taux d’avortement (TAV) = 100 × f/a
 Taux de mise-bas (TMB) = 100 × g/a
 Taux de mise-bas simple = 100 × h/g
 Taux de mise-bas double = 100 × i/g
 Taux de mise-bas triple = 100 × j/g
 Taux de mise-bas multiple = 100 × (i+j)/g
 Taux de natalité (TN) = 100 × p/a
 Taux de mortalité (TM) = 100 × q/p
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 4. Paramètres d’exploitation
 Le taux d’exploitation (%), par rapport à l’effectif moyen, se rapporte aux animaux
prélevés par l’éleveur dans le troupeau. Il varie selon les catégories d’animaux (mâles,
femelles âgées, etc.).

 Le croît numérique est la variation d’effectif ‘positif ou négatif) du troupeau d’une


année à l’autre.

 Le croît net le bilan de l’accroissement naturel et de l’exploitation du troupeau, sans


tenir compte des acquisitions.
IV. ELEVAGE DES BOVINS LAITIERS
4. 4. Paramètres d’exploitation
Etude de cas : Soit un troupeau de 100 têtes. Sur une période d’un an, les événements
suivant se sont produits dans ce troupeau : 15 mortalités, 20 ventes d’animaux, 30
naissances, 10 acquisitions.
Effectif final = 100-15-20 +30 +10 = 105
Effectif moyen = (100 + 105)/2 = 102,5
Taux de croît brut (CB) = (105 -100)/102.5 = 4,9%
Taux de croît net (CN) = (105 -100 - 10)/102.5 =-4,9%
Taux d’exploitation (EX) = 20/102,5 = 19,5%
Rendement numérique = EX + CN = 20 – 4,9 = 15,1%
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels
Besoins d’entretien (Rappel)
 Pour couvrir toutes les dépenses improductives mais indispensables, dues au
fonctionnement de base de l'organisme (respiration, maintien de la température interne,
digestion, excrétion ... ) et à l’activité non productive de l’animal (déplacements et à la
position debout). Les besoins d’entretien dépendent de l'espèce et du poids de l'animal,
mais aussi de son niveau d'alimentation, en particulier chez les races tropicales.

 Ces besoins varient proportionnellement au poids métabolique de l’animal (PV0,75).

 Les BE sont plus importants chez le mâle que la femelle (+15 à +20%).
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels
Besoins d’entretien (Rappel)

 Les besoins d’entretien (BE) correspondent aux dépenses (énergie, matières azotés,
minéraux) de l’animal pour se maintenir en vie, sans variation de poids ni de production
d’aucune nature. L’objectif sera de limiter les besoins d’entretien d’autant qu’ils sont
improductifs (installation de brise-vent, limitation des déplacements, facilitation de la
préhension, etc.).

BesE = 75 kcal/kg PV0,75

 Les besoins protéiques (g PDI/j) sont estimés par rapport au poids métabolique
BesP = 3,25/kg PV0,75
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels
Besoins pour la croissance et l’engraissement (Rappel)

 Les besoins de P° sont les dépenses d’énergie, de protéines, de minéraux, etc., pour assurer
une prise de poids de l’animal. Ils sont exprimés en UFV ou kcal par kg de gain de poids,
pour l’énergie, et en gramme de PDI par kg de gain de poids pour les protéines.

 Les besoins pour la croissance et l’engraissement sont liés au gain de poids (GMQ) et à la
nature des tissus produits (muscle ou graisse).

 Les besoins d’E pour la production de graisse (engraissement) sont plus élevés que les
besoins pour la croissance (efficacité d’utilisation énergétique).

 Race Gobra ou métissés (Gobra×Guzerat): croissance pondérale de 800 g à 1,4 kg.


V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels
Besoins pour la croissance et l’engraissement (Rappel)
Etude de cas

Déterminer les besoins en énergie et en protéines pour l’entretien de bovins dont le PV


évolue de 250 à 300 kg, entre le début et la fin d’activité d’embouche. Considérant que pour
réaliser un gain de poids quotidien de 500 g, chaque animal a besoin de 3,5 UF et 174 g PDI.

Déterminer les besoins totaux.


V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels
Besoins pour la croissance et l’engraissement (Rappel)
Etude de cas (Résolution)
Détermination des poids métaboliques (PM) en début et fin de cycle d’embouche
PM250 = 250^0,75 = 62,87 PM300 = 300^0,75 = 72,08
Détermination des besoins d’entretien en début et fin de cycle d’embouche
BesEEntr250 = (75 kcal/PV0,75) / 1760 = (75 × 62,87) / 1760 = 2,68 UFV
BesEEntr300 = (75 kcal/PV0,75) / 1760 = (75 × 72,08) / 1760 = 3,01 UFV
BesPDIEntr250 = 3,25 g/PV0,75 = 3,25 × 62,87 = 204,33 g
BesPDIEntr300 = 3,25 g/PV0,75 = 3,25 × 72,08 = 234,27 g
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels
Besoins pour la croissance et l’engraissement (Rappel)
Etude de cas (Résolution)
Détermination des besoins totaux aux différents stade (début et fin de cycle d’embouche)
BesETotaux250 = 2,68 + 3,5 = 6,18 UFV
BesETotaux300 = 3,01 + 3,5 = 6,51 UFV
BesPDITotaux250 = 204,33 + 174 = 378,33 g
BesPDITotaux300 = 234,27 + 174 = 408,27 g
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 1. Besoins alimentaires et nutritionnels
Besoins en eau et abreuvement
 Les besoins journaliers en eau de l’UBT sont en moyenne de 60 litres, pour des productions
autres que laitières. La consommation totale en eau est la somme des quantités contenue
dans la ration et l’eau d’abreuvement.

 Besoins en eau de boisson comprennent les besoins métabolique et de production.

 Il faut disposer d’une eau de qualité satisfaisante et fraîche pour l’abreuvement des bovins.

 Lorsque les conditions climatiques sont défavorables (température élevée, air sec, etc.) ou
la ration alimentaire est trop sèche, les animaux augmentent leur consommation en eau.
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 2. Conduite d’élevage de bovin à viande
 La production intensive ou semi-intensive de bovin à viande est désignée sous
l’appellation « Embouche bovine ».
 L’embouche peut être définie comme un mode d’élevage permettant l’engraissement et
la mise en condition de certains types de bétail pour la boucherie.
 Les performances techniques et économiques de l’activité d’embouche dépendent de
nombreux facteurs, dont les plus importants sont :
 l’efficacité de l’atelier d’embouche (indices de consommation, croissances
pondérales, durée, etc.);
 l’écart entre le prix de l’animal maigre et celui de l’animal engraissé.
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 2. Conduite d’élevage de bovin à viande
 Le choix de la race dépend de la région/zone, du potentiel zootechnique (poids adulte),
du gain de poids quotidien (GMQ), de l’efficacité d’utilisation digestive (Indice de
Consommation), du rendement carcasse.

 Age: plus les animaux sont jeunes (2 ans pour le taurillon), meilleur est le GMQ et l’IC;
embouche de finition pour des animaux adultes (à réformer particulièrement).

 Individu: sexe (priorité aux mâles), pelage et robe (blanche, pie noir ou pie roux, éviter les
robes bannies culturellement), santé (bon état général de santé).

 Prix d’acquisition et de vente qui doivent permettre une marge suffisante.


V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 2. Conduite d’élevage de bovin à viande
 Les principales techniques d’embouche peuvent être classées en fonction de la durée du
cycle (ranching, embouche herbagère, embouche industrielle), du type ou de l’âge
d’animaux (embouche de finition) ou de l’intensification de l’alimentation (semi-intensif,
intensif).

 Le choix d’un mode de conduite dépend de facteurs techniques, liés aux caractéristiques
des animaux et des ressources alimentaires disponibles, et des facteurs économiques
(prix saisonniers des animaux, la disponibilité et le prix des aliments, etc.).

 Les races bovines locales africaines peuvent donner des rendements satisfaisants en
embouche courte : 600 à 1500 g/j de GMQ.
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 2. Conduite d’élevage de bovin à viande
Fonction de la durée

 L’embouche longue en ranching: de jeunes bovins, entre 18 mois et 2 ans, sont engraissés
pendant deux ans environ (deux saisons d’herbe) ;

 L’embouche herbagère: durée d’élevage d’un an avec accès aux pâturages naturels ou
améliorés, irrigués ou non, et distribution de compléments alimentaires, de résidus
agricoles ou de sous-produits agro-industriels ;

 L’embouche industrielle ou feed-lot, ou atelier d’engraissement: alimentation entièrement


apportée dans l’auge qui couvre les besoins pour un objectif de production donné. C’est
une embouche en zéro grazing à partir de tous les sous-produits disponibles ;
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 2. Conduite d’élevage de bovin à viande
Fonction de l’intensification de l’alimentation

 L’embouche de semi-intensif: les éleveurs engraissent les bovins avec des fourrages et des
sous-produits de récolte. La durée de ce mode d’embouche est relativement longue,
entre 6 et 12 mois.

 L’embouche intensif: de jeunes bovins, entre 18 mois et 2 ans, sont engraissés pendant 6
à 12 mois avec une ration riche ;
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 2. Conduite d’élevage de bovin à viande
Fonction de l’âge des bovins
 L’embouche de finition: bovins adulte maigre mis en engraissement selon deux (2) phases
(élevage et engraissement proprement dit).
 L’embouche de taurillons: de jeunes bovins, entre 12 et 18 mois, engraissés pendant 6 à
12 mois pour la production de viande de qualité tendre et nutritif.

Les résultats d’embouche sont:


 Supérieur chez le mâle, qu’ils soient entiers ou castrés ;
 Fonction de la durée de l’embouche ;
 Meilleurs avec des animaux d’âge jeune;
 Fonction de l’aptitude de certaines races à l’embouche.
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 3. Rationnement des bovins à l’engraissement
 La ration alimentaire (simple ou composée) doit couvrir les besoins d’entretien et de
production de l’animal (gain de poids quotidien attendu permis par le type génétique).

 Pour les fourrages de bonne qualité (ensilage, fourrage vert, etc.) capable de satisfaire à
lui seul les besoins en énergie, la quantité ingérée (QIF) par l’animal est déterminée par :
QIF = Besoins en UFV de l’animal / Valeur UFV du fourrage

 Lorsque le fourrage ne suffit pas à couvrir les besoins de l’animal, l’ajout de concentré à la
ration de base est nécessaire. L’animal substitue alors une certaine quantité de fourrage
qu’il aurait dû ingérer avec une quantité de concentré.
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 3. Rationnement des bovins à l’engraissement
 Dans le cas d’une ration composé (fourrage et concentré), l’aliment fourrager doit
représenter 70% de la quantité de MS de la ration (donc 30% concentré).

 La stratégie d’alimentation consistera à alimenter les animaux avec du fourrage (au


pâturage ou à l’étable) et de distribuer le concentré en dernier (fin d’après midi). Cette
stratégie d’alimentation favorise la digestion du concentré (temps de séjour dans l’ qui est
plus riche en énergie et d’un coût économique plus élevé.

 Le concentré élève la quantité totale de MS ingérées par l’animal, accélère la vitesse de


digestion, permet une meilleure activité microbienne sans modifier la digestibilité du
fourrage qui peut être altérée si la quantité de concentré est trop élevée
V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 3. Rationnement des bovins à l’engraissement
Etude de cas :

Un lot de 10 taurillons ayant un poids vif moyen de 120 kg au démarrage est mis en embouche
sur une durée de 4 mois, avec à terme un PV moyen de 250 kg.

1. Déterminer la CI moyenne par animal.

2. Quantifier le besoin en matières sèches de fourrages et de concentrés, en considérant que


le concentré constitue en moyenne 30% de la ration.

3. Calculer IC moyen sur la période d’élevage.


V. ELEVAGE DES BOVINS À VIANDE
5. 3. Rationnement des bovins à l’engraissement
Etude de cas (Résolution) :
1. Capacité d’ingestion (CI) moyenne par animal
PVMoy. = (120 + 250) / 2 = 185 kg
CIMoy. = (2,5 × 185) / 100 = 4,63 kg MS

2. Besoin global en matières sèches, besoins spécifiques en fourrages et en concentrés


BesMS = 4,63 × 10 × 4 × 30 = 5 550 kg MS
BesMSFourr. = 5 550 × 0,7 = 3885 kg MS BesMSConc. = 5 550 × 0,3 = 1665 kg MS

3. Indice de consommation moyen (IC)


IC = Ingestion MS / Gain de poids = 5550 / [10 × (250 – 120)] = 4,27
VI. ELABORATION DE BUSINESS PLAN
Investissement et amortissement

 Les investissements se rapportent aux infrastructures (terrain, bâtiments, forage et/ou


puits, etc.), aux animaux immobilisés (bovins laitiers, femelles reproducteurs, etc.), aux
équipements de production (petits matériels, etc. ) et aux matériels roulant
(approvisionnement, distribution, tracteurs, etc.).
 Le coût des investissements doit être raisonné; il est justifié par leur durabilité et le
niveau de production (entre 2 matériaux ayant la même efficacité, choisir celui qui a le
plus faible coût).
 La durée de vie détermine la fréquence de renouvellement des équipements et des
immobilisations animales.
VI. ELABORATION DE BUSINESS PLAN
Investissement et amortissement

 La durée de vie des investissements détermine l’échéancier et le coût des amortissements


(pertes de valeur d’un bien) qui peuvent être linéaire (ou fixe) ou dégressifs.
 Amortissement linéaire (taux d’amortissement à toutes les années)
Valeur d’amortissement annuelle (VAan) = Coût investissements / Durée de vie
 Amortissement dégressif (pertes de valeur d’un bien élevées les premières années)
VAan = Coût investissements × Taux amortiss. Linéaire × Coeff. dégressif
Coeff. Dégressif égal 1,25 – 1,5 ; si durée d’amortissement entre 3 et 4 ans ;
Coeff. Dégressif égal 1,75 – 2 ; si durée d’amortissement entre 5 et 6 ans ;
Coeff. Dégressif égal 2,25 – 2,5 ; si durée d’amortissement au-delà de 6 ans.
VI. ELABORATION DE BUSINESS PLAN
Investissement et amortissement

Exemple de calcul d’amortissements

Type de biens Durée de vie (an) Amortissement Investissement An1 An2 An3 An4 An5

Linéaire 15 000 000 750 000 750 000 750 000 750 000 750 000

Bâtiment 20 Dégressif 15 000 000 1 687 500 189 843 21 357 2 402 270

Linéaire 3 000 000 600 000 600 000 600 000 600 000 600 000

Equipement 5 Dégressif 3 000 000 1 050 000 367 500 128 625 45 018 15 756

Linéaire 1 500 000 500 000 500 000 500 000

Equipement 3 Dégressif 1 500 000 625 000 260 416 108 506
VI. ELABORATION DE BUSINESS PLAN
Charges d’exploitation et fond de roulement

 Les charges d'exploitation sont liées à l’activité de production: charges fixes (relativement
constant malgré une variation du volume de production) et charges variables (dont
l’évolution suit la variation du volume de production).
 Il s’agit des coûts des intrants, d’énergie (électricité, carburant), de consommation en
eau, de main d'œuvre et de frais de personnel, etc.
 Le fond de roulement, indicateur financier, qui détermine la capacité à financer les
dépenses courantes sans recourir à un emprunt.
 Le besoin en fond de roulement (BFDR) est déterminé par la valeur des capitaux circulant
non financés par les dettes à court terme et des créances et des crédits à court terme.
VI. ELABORATION DE BUSINESS PLAN
Recettes d’exploitation et rentabilité

Indicateurs de rentabilité

 Valeur Actuelle Nette (VAN)


La rentabilité est déterminée en considérant le critère d'actualisation de l'investissement, à
travers la valeur actuelle nette (VAN). Il s'agit du bénéfice actualisé de l'activité de
production.
VAN = Σ [(RP – DP – IP) / (1 + i)P]
RP - Recettes de l’année p; DP - Dépenses de l’année p; IP - Investissement de l’année p.
i – Taux d’actualisation
Lorsque la VAN > 0, alors l’activité est intéressant
VI. ELABORATION DE BUSINESS PLAN
Recettes d’exploitation et rentabilité

Indicateurs de rentabilité
 Taux de Rentabilité Interne (TRI)
TRI renseigne sur le taux d'intérêt maximal que pourrait supporter l’activité lorsque le
financement est exclusivement assuré par des emprunts. Il est le taux d'actualisation qui
conduirait à un bénéficie actualisé (VAN) nul. TRI = i (pour que VAN = 0)
Détermination de TRI par interpollation:
i1, pour VAN1 > 0
TRI, pour VAN = 0 [(TRI - i1) / (i1 - i2)] = [(VAN - VAN1)/(VAN1 - VAN2)]
i2, pour VAN2 < 0
La rentabilité financière est assurée avec TRI ≥ 15%

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