Theme 04 - Ondes Et Signaux - COURS
Theme 04 - Ondes Et Signaux - COURS
Signaux
TERMINALE
Enseignement de Spécialité
1
Terminale : Enseignement de spécialité
▪ Cette partie s’inscrit dans la continuité de l’étude des signaux sonores effectuée en classe de
seconde puis de celle des ondes mécaniques, en particulier périodiques, abordée en classe de
première.
▪ Ces études ont permis d’une part d'illustrer la variété des domaines d’application et d’autre part
de donner du sens aux grandeurs caractéristiques des ondes et à la double périodicité spatiale
et temporelle dans le cas des ondes périodiques.
▪ Tout en continuant à exploiter la diversité des champs d’application (télécommunications, santé,
astronomie, géophysique, biophysique, acoustique, lecture optique, interférométrie,
vélocimétrie, etc.), il s’agit dans cette partie d’enrichir la modélisation des ondes en caractérisant
les phénomènes qui leur sont propres : diffraction, interférences, effet Doppler. Même si certains
de ces phénomènes peuvent échapper à l’observation directe, le recours à l’instrumentation et
à la mesure permet de mener de nombreuses expériences pour illustrer ou tester les modèles.
▪ Il s’agit donc d’interpréter des observations courantes en distinguant bien le ou les phénomènes
en jeu et en portant une attention particulière aux conditions de leur manifestation.
Notions abordées en classe de première :
- Onde mécanique progressive périodique, célérité, retard, ondes sinusoïdales, période,
longueur d’onde, relation entre période, longueur d’onde et célérité,
- Son pur, son composé, puissance par unité de surface d’une onde sonore, fréquence
fondamentale, note, gamme, signal analogique, numérisation.
6
Terminale : Enseignement de spécialité
[Link]
Expérience du ressort : onde à une seule dimension
Sens de déplacement
de la vibration
Sens de déplacement
du point du ressort
Sens de déplacement
Cuve à ondes : onde à deux dimensions
de la vibration
▪ Remarque :
Quand on parle de direction de propagation, il faut regarder les différentes directions possibles de
propagation du signal dans le milieu matériel. Pour une onde à une seule dimension, le signal se
propage dans une direction unique. Pour une onde à deux dimensions, le signal se propage dans
plusieurs directions (une infinité en fait). Ces différentes directions définissent alors un plan. Si la
propagation peut s’effectuer dans toutes les différentes directions de l’espace, l’onde est dite à trois
dimensions.
1.3. Célérité d’une onde
𝐝
𝐕=
∆𝐭
Avec :
- d en mètre (m) ;
- Δt en seconde (s) ;
- V en mètre par seconde (m.s-1)
Même si sa définition pourrait laisser croire que l’on pourrait confondre célérité et vitesse, il s’agit en
fait de deux notions intrinsèquement différentes.
- La notion de vitesse est liée au déplacement d’un système tel que nous l’avons étudié lors des
lois de Newton. Le terme de célérité est associé la notion de déplacement d’énergie sans
déplacement de matière.
- La célérité de l'onde est une propriété du milieu de propagation, elle est donc constante dans
un milieu donné dans des conditions données.
II. Ondes mécaniques à une seule dimension
2.1. Définition
DEFINITION
Une onde mécanique progressive à une seule dimension est qui ne se propage que
dans une seule direction dans un milieu matériel élastique.
M
M’
t
M’
M
t’
Terminale : Enseignement de spécialité
𝐌𝐌′
𝛕 = 𝐭′ − 𝐭 =
𝐯
Avec
- MM’ : la distance parcourue par la perturbation en mètre (m) ;
- τ = t’ – t : le retard en seconde (s) ;
- v : la célérité de la perturbation en mètre par seconde (m.s-1).
Les ondes P : ce sont les premières arrivées, suite à un séisme. Elles se déplacent donc très vite. Elles
ont généralement une amplitude moyenne, une fréquence importante et un amortissement rapide. Ce
sont des ondes compressées dans le sens de la propagation, on dit que ce sont des ondes
longitudinales de compression et de décompression. Elles se déplacent dans les solides et les fluides.
Les ondes P ont des propriétés similaires aux ondes sonores. Leur vitesse de propagation est de l’ordre
de 6 km.s-1.
Les ondes S : on dit que ce sont les ondes secondaires. Ce sont les plus difficiles à distinguer sur la
composante verticale. Elles ont une amplitude moyenne à forte ; une fréquence un peu plus faible et
un amortissement rapide. Ces ondes ne se propagent pas à travers les liquides, donc elles ne sont pas
toujours observables sur les sismogrammes. On dit que c'est la zone d'ombre. Ce sont des ondes
transversales de cisaillement. Elles forment des micro-vibrations à la surface de la Terre, comme
Terminale : Enseignement de spécialité
lorsqu'on agite une corde. Elles sont donc les plus dangereuses pour les constructions humaines. Ces
ondes ne se déplacent pas en milieu liquide. Leur vitesse de propagation de l’ordre de 4 km.s-1.
Ces deux types d’onde sismique sont des ondes volumiques.
On peut également citer les ondes de surface. Ces ondes sont guidées par la surface de la Terre. Leur
effet est comparable aux rides formées à la surface d'un lac. Elles sont moins rapides que les ondes
de volume, leur amplitude est généralement plus forte, mais décroit rapidement avec la distance à la
surface qui les guide.
3.3. Les ondes sonores
Une onde sonore correspond à la propagation de perturbations
mécaniques dans un milieu élastique.
Le son se propage comme une onde : l'air vibre, mais en moyenne, reste
sur place, alors que l'onde, c'est-à-dire le mouvement, se propage de
proche en proche sur de grandes distances. On compare souvent ce
phénomène à la propagation d’une perturbation dans une chaîne de
masses et de ressorts : en oscillant, une masse comprime et relâche les
ressorts contigus ainsi que les masses suivantes ; ces oscillations se
transmettent ainsi de proche en proche. Toutefois, ce modèle est discret,
alors que l'air est un milieu continu, au moins à l'échelle macroscopique, et
l'image d'un ressort long, ayant une certaine masse par unité de longueur,
est plus pertinente
Ces oscillations, ou perturbations mécaniques, sont perçues, entre autres,
par l'oreille humaine qui les interprète comme des sons. La science qui
étudie ces ondes s'appelle l'acoustique.
La vitesse du son dépend de la nature, de la température et de la pression du milieu dans lequel l'onde
acoustique se propage. Au cas d'une propagation dans un gaz parfait, la vitesse augmente lorsque la
densité et/ou la compressibilité du gaz augmente.
Dans les conditions normales de température et de pression, la vitesse du son dans l'air est d'environ
340 m.s-1. Dans l'eau, elle est près de cinq fois plus élevée.
▪ Exemples de figure de Chladni
Ernst Florens Friedrich Chladni (1756-1827) était un physicien allemand et l'un des pères fondateurs de l’acoustique
moderne. En effet, au tout début du XIXème siècle, Chladni était célèbre pour donner des représentations au cours
desquelles il présentait l’expérience suivante. Il prenait une plaque de cuivre qu'il saupoudrait de sable fin, et qu'il faisait
ensuite vibrer avec un archet, transformant la plaque en instrument de musique. Le sable bougeait alors grâce aux
vibrations, formant des figures géométriques variables.
iques
Terminale : Enseignement de spécialité
λ
λ
▪ Remarques :
- On obtient des ondes circulaires ou planes si la couche d’eau dans la cuve est identique en tous
points.
- La période, T, correspond à la durée entre deux frappes du vibreur sur le liquide. Chaque point de
la surface de l’eau oscille suivant la verticale avec la même période temporelle, T. C’est donc le
système à l’origine des ondes qui fixe la période de l’onde T. Cela montre bien que la période (ou
la fréquence) est une grandeur caractéristique de l’onde uniquement.
- La distance entre deux rides consécutives est appelée période spatiale, elle se note λ et s’exprime
en mètre.
Propriété
- Les points M, M' et N et N' sont distants d'une longueur d'onde λ. Ils ont la même élongation
quel que soit l'instant t. On dit qu’ils vibrent en phase.
- Plus généralement, si 2 points sont distants de k.λ (k étant un nombre entier), alors ils vibrent
en phase.
DEFINITION
L'élongation du point M est aussi périodique de même période T. T est un temps, mesuré en seconde.
Tous les points de la corde vibrent avec la même période T imposée par la source S.
sépare deux passages consécutifs dans le même sens, pour une même position d’un
point du milieu de propagation.
La période, T, est une durée par conséquent sont unité sera la seconde (s)
I.
Un son pur est un son obtenu à partir Un son complexe est la superposition de plusieurs
d’un signal sinusoïdal sons purs (théorie de Fourier)
Que le son soit pur ou complexe, l’onde mécanique associée est périodique.
1.2. Récepteur de l’onde sonore : l’oreille humaine
Le récepteur humain du son se compose de trois parties : l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille
interne. Le son, intercepté par le pavillon, est canalisé par le canal auditif jusqu’au tympan, qui se met
à vibrer. Ces trois parties constituent l’oreille externe. Celle-ci aide à déterminer la direction du son et
fournit une cavité résonnante qui amplifie les sons moyens de fréquence entre comprises 3000 et 4000
Hz. L'oreille ne possède pas une écoute linéaire en amplitude et fréquence. Elle est moins sensible aux
basses fréquences. C'est logique, le corps humain est très bruyant. Le corps génère plutôt des
fréquences basses (digestion, respiration, le cœur, etc), il serait invivable d'entendre tout cela.
L’oreille moyenne relie le tympan à la fenêtre ovale par
l’intermédiaire de 3 trois os oscillants. Ce dispositif amplifie
la force exercée sur la fenêtre flexible sur l’oreille interne.
L'oreille interne est fragile, avec le temps on perçoit de
moins en moins le haut du spectre. (En moyenne on perd
1000 Hz tous les 10 ans, ou sont passés mes hertz perdus
!).
L’oreille humaine peut entendre des sons dont la fréquence
est comprise entre 20 Hz et 20000 Hz ce qui correspond à
des ondes mécaniques de période comprise entre 50 µs et
50 ms.
10
On définit l’intensité sonore (ou acoustique), notée I, par la puissance sonore (ou
acoustique) reçue par une unité de surface du récepteur :
DEFINITION
𝐏
𝐈=
𝐒
Avec :
- P : puissance acoustique en watt (W) ;
- S : surface de l’onde en mètre carré (m2) ;
- I : intensité sonore en watt par mètre carré (W.m-2).
Le système auditif humain est d'une très grande sensibilité : il peut détecter des sons provoquant des
déplacements du tympan de l'ordre de 10 nm !
Le seuil d'audibilité dépend de la fréquence. Par convention, le
seuil de l'audibilité est 1 kHz, on remarque qu'à 4 Khz, il y a une
petite bosse. C'est là qu'on entend le mieux.
Une oreille moyenne peut encore percevoir une intensité
acoustique de :
Imini = I0 = 1 pW.m-2
La sensation auditive n'est pas proportionnelle à l'intensité
acoustique I : elle est liée au niveau d'intensité acoustique.
Le niveau d'intensité acoustique (ou sonore) L (L comme «
level » en anglais) est défini par :
𝐋
𝐈
𝐋 = 𝟏𝟎. 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝐈 ) ou 𝐈 = 𝐈𝟎 . 𝟏𝟎𝟏𝟎
𝟎
Avec :
- I : intensité sonore perçue par l’oreille (W.m-2).
- I0 : intensité sonore de référence correspondant au seuil d’audibilité (W.m-2).
- L : niveau d’intensité sonore en décibel (dB).
֎Attention !
Quand l'intensité sonore est multipliée par deux, le niveau d'intensité sonore n’est pas doublé, fort
heureusement ! Il augmente de 3 dB. Voyons cela : Soit une intensité sonore I2 telle que I2 = 2.I1
On a alors :
I2 I1
= 2.
I0 I0
ce qui nous donne :
I2 I1
log10 ( ) = log10 (2. )
11
I0 I0
De plus :
P P P P
I1 = = et I2 = = 4.π.R2
S1 4.π.R21 S2 2
𝑃
S
S2
A = 10. log10 ( ) = 10. log10 ( 1 )
P
S2
S1
2 2 2
𝐈
𝐀 = 𝐋𝒔𝒐𝒓𝒕𝒊𝒆 − 𝐋𝒆𝒏𝒕𝒓é𝒆 = 𝟏𝟎. 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝐈 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒊𝒆 )
𝒆𝒏𝒕𝒓é𝒆
Avec :
- Lsortie et Lentrée ; niveau d’intensité sonore en décibel (dB).
- Isortie : intensité sonore après avoir traversé le matériau (W.m-2).
- Ientrée : intensité sonore avant d’avoir traversé le matériau (W.m-2).
d = vonde . TR = (vonde − VS ). TS
VS
TR = (1 − vonde
). TS
Soit encore :
13
1
fR = ( ) . fS
VS
1−
vonde
2.2. Conclusion et réflexion
La vitesse de la source est une grandeur algébrique, c’est-à-dire qu’elle peut être positive ou négative.
Tout dépendra du déplacement relatif de la source et de l’onde.
- Si la source se déplace dans le même sens de déplacement que l’onde (cas de l’exemple ci-dessus),
V
la vitesse sera comptée positivement. De ce cas, le terme 1 − v S sera inférieur à 1.
onde
On a donc 𝐓𝐑 < 𝐓𝐒 ou 𝐟𝐑 > 𝐟𝐒 .
Le son perçu sera donc plus aigu que le son émis.
- Si la source se déplace dans le sens contraire (émetteur et récepteur s’éloigne), la vitesse sera comptée
V
négativement. De ce cas, le terme 1 − S sera supérieur à 1.
vonde
On a donc 𝐓𝐑 > 𝐓𝐒 ou 𝐟𝐑 < 𝐟𝐒 .
Le son perçu sera donc plus grave que le son émis.
▪ Réflexions :
- Il serait tentant de croire que ces COIN HISTOIRE
résultats sont identiques dans le En 1842, l'autrichien Christian Doppler (1803-1853) montre que
cas ou l’on considère l’émetteur la fréquence d'une oscillation (son, lumière) change quand la
fixe et le récepteur mobile source ou l'observateur sont en mouvement. Il essaye ensuite,
(principe de relativité). Cela n’est sans succès, d'appliquer son principe pour expliquer les
pas tout à fait le cas. Dans ce que différentes couleurs des étoiles et, en particulier, la différence de
nous venons d’étudier, le signal couleur de certaines étoiles doubles. Ceci en effet aurait supposé
arrivera obligatoirement au que les étoiles auraient eu des vitesses proches de celle de la
récepteur quel que soit la vitesse lumière ! En 1845 le hollandais C.H. Buys-Ballot (1817-1890)
de déplacement de la source. Si démontre la validité du principe de Doppler pour les ondes
sonores en constatant le changement de ton entendu quand des
le récepteur se déplace celui-ci
musiciens jouant des instruments à vent, embarqués sur un train
peut alors une vitesse de sur la ligne Utrecht-Amsterdam, s'approchent et puis s'éloignent
déplacement supérieure à celle de la gare. En 1848, le français Hippolyte Fizeau (1819-1896)
de l’onde émise. Le signal développe le même principe de manière indépendante, mais
n’arrivera jamais au récepteur. montre que dans le cas de la lumière la couleur ne change pas.
Ce sont les positions de raies spectrales qui changent. Un autre
- Ce résultat, obtenu pour des
autrichien, Ernst Mach (1836-1916), ignorant le travail de
ondes mécaniques, peut être Fizeau, arriva en 1860 aux mêmes conclusions.
appliqué pour les ondes
électromagnétiques. Cependant [Link]
cette analogie est trompeuse.
Tout d’abord les ondes
électromagnétiques se déplacent dans le vide avec une célérité, c, qui ne peut être dépassée
par l’émetteur. Le référentiel choisi a une grande importance pour définir la vitesse relative entre
l’émetteur et le récepteur.
- Ce résultat est évidemment valable dans le cadre de la mécanique classique. C’est-à-dire pour
des vitesses d’émetteur négligeable devant la célérité de la lumière.
14
λ λ
a a
λ
λ
Lorsqu'une onde rectiligne rencontre un objet de dimension 'a' ; après la traversée de l’objet l’onde va
se propager alors dans toutes les directions : il y a diffraction de l'onde par l'objet. L'objet diffractant,
ouverture ou obstacle, se comporte pratiquement comme une source ponctuelle. Il y a tout de même
des réserves sur cette analogie. En effet une source ponctuelle émet dans toutes les directions
possibles alors que l’objet diffractant va favoriser certaines directions qui vont donner la figure de
diffraction.
1.1.2. Cas de la lumière émise par un laser
Dans le cadre de l'optique, le phénomène de diffraction met en défaut les lois de l'optique géométrique
pour laquelle la propagation de la lumière est rectiligne dans un milieu homogène, isotrope et
transparent. En fait le phénomène de diffraction apparaît chaque fois que l'onde lumineuse rencontre
un obstacle mais les effets ne sont manifestement observables que lorsque les dimensions de cet
obstacle sont de l'ordre de grandeur de la longueur d'onde jusqu’à environ 10 fois la longueur d’onde
de la lumière incidente.
Lorsqu’un faisceau laser passe par une fente verticale dont l’une des dimensions au moins est du
même ordre de grandeur que la longueur d’onde de la lumière émise par le laser, le faisceau se diffracte
en formant des tâches lumineuses séparées par des régions sombres qu’on appelle extinctions. La
tâche centrale possède une taille plus grande et une intensité plus importante que les autres, dont
l’intensité diminue en partant du centre vers la périphérie
D
Fente de
largeur « a »
θ
2.d
Lumière
incidente
L'écart angulaire, θ, est défini entre le milieu de la première extinction et l'axe du laser.
Lors du phénomène de diffraction d'une onde lumineuse monochromatique, l'écart angulaire θ(rad) du
faisceau est peu différente du rapport entre la longueur d'onde λ (m) de la radiation lumineuse et la
largeur « a » (m) de la fente :
𝝀
𝜽= (𝟏)
𝒂
(1) : cette relation est à connaître.
- On se place dans la situation pour que l'écart angulaire soit très faible. Pour cela il faut que la
distance d, entre deux extinctions consécutives, soit négligeable devant la distance D entre la
fente et l’écran. Dans ces conditions, la tangente de l'angle est peu différente de la valeur de
l'angle exprimé en radian : θ (rad) ≈ tan θ ;
16
En remplaçant la radiation monochromatique par une lumière blanche, la figure de diffraction présente
une décomposition en taches de couleurs sur les bords. La lumière blanche est polychromatique. Elle
est constituée d’une infinité d’ondes électromagnétiques dont les longueurs d’onde sont différentes. Au
niveau de l’obstacle, le phénomène de diffraction dépend de la longueur d’onde λ. La diffraction n’est
donc pas la même pour toutes les ondes (taches centrales de largeurs différentes se superposant), ce
qui crée la décomposition en couleurs.
1.2. Définition
composantes.
▪ Remarques :
- Dans les cas précédents, la différence d’amplitude est dû au fait que le point de l’écran n’est
pas équidistant des deux sources. De façon approximative, on considère que l’amplitude des
ondes ne diminuent pas avec l’éloignement à la source.
- De façon plus globale, l’amplitude est maximale pour le cas des interférences constructives et
elle est minimale pour le cas des interférences destructives. - Attention, il faut bien comprendre
que les tracés obtenus sont les signaux reçus en un point de l’écran.
Le signal, perçue par notre oreille dans le cas des ondes sonores ou par notre œil pour les ondes
lumineuses, est la valeur moyenne sur une période de la courbe tracée.
Par exemple si le signal peut être modélisé (cf. théorie de Fourier) par la fonction suivante :
2. π
u(t) = A. cos(ω. t + φ) avec ω =
T
- 𝝎 est appelée la pulsation d’un signal périodique de période T.
- φ est appelée la phase à l’origine.
L’intensité moyenne, I, du signal perçu au cours d’une période est donnée par :
1 𝑇 2 𝐴2 𝑇
𝐼2 = ∫ 𝑢 (𝑡). 𝑑𝑡 = . ∫ cos2 (ω. t + φ). 𝑑𝑡
𝑇 0 𝑇 0
𝐴2 𝑇 1 + 2. cos 2(ω. t + φ)
𝐼2 = .∫ ( ). 𝑑𝑡
𝑇 0 2
𝐴2 𝑇 1 𝐴2 𝑇
𝐼2 = . ∫ . 𝑑𝑡 + . ∫ cos 2(ω. t + φ) . 𝑑𝑡
𝑇 0 2 𝑇 0
Sur une période ou un multiple entier de période, on a pour la fonction cosinus :
𝑇
∫ cos 2(ω. t + φ) . 𝑑𝑡 = 0
0
Il reste :
2
𝐴2 𝑇 1 𝐴2 𝑡 𝑇 𝐴2 𝑇 0
𝐼 = . ∫ . 𝑑𝑡 = .[ ] = .[ − ]
𝑇 0 2 𝑇 20 𝑇 2 2
A2 𝐀
Soit I2 = ou plus simplement 𝐈 =
2 √𝟐
= 𝐤. 𝛌 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐤 ∈ ℤ
On réalise des ondes cohérentes en dédoublant les trains d’onde, c’est-à-dire en faisant arriver en un
point des rayons lumineux issus d’une même source et ayant parcouru des chemins différents, ce qui
donne un déphasage constant puisque le déphasage ne dépend que de la différence de marche entre
les rayons. Ce dispositif a permis au physicien britannique Thomas Young (1773-1829) de démontrer
la nature ondulatoire de la lumière.
20
Thomas Young (13 June 1773 – 10 May 1829) was an English polymath and
physician. Young made notable scientific contributions to the fields of vision, light,
solid mechanics, energy, physiology, language, musical harmony, and Egyptology. He
"made a number of original and insight full innovations "in the decipherment of
Egyptian hieroglyphs (specifically the Rosetta Stone) before Jean-François
Champollion eventually expanded on his work. He was mentioned by, among others,
William Herschel, Hermann Von Helmholtz, James Clerk Maxwell, and Albert Einstein.
Young has been described as "The Last Man Who Knew Everything".
L’état vibratoire au point M dépend de la différence de marche, , entre les deux rayons issus des points
O1 et O2. On applique le théorème de Pythagore :
a 2 a 2
d12 = D2 + (x − 2) et d22 = D2 + (x + 2)
Faisons la différence membre de ces deux égalités :
a 2 a 2
d22 − d12 = D2 + (x + ) − D2 − (x − )
2 2
a 2 a 2
d22 − d12 = (x + ) − (x − )
2 2
a a a a
(𝑑2 − 𝑑1 ). (𝑑2 + 𝑑1 ) = [(x + ) + (x − )] . [(x + ) − (x − )]
2 2 2 2
(d2 − d1 ). (d2 + d1 ) = 2. x. a
Or, a et x sont des distances négligeables devant D (a et x sont de l’ordre du mm, tandis que D
21
est de l’ordre du m). Les rayons O1M et O2M sont donc peu inclinés par rapport à la médiatrice IJ.
On pourra faire l’approximation suivante : d1 + d2 = 2.D.
▪ Remarque :
Dans le cas d’une surface plane, on considère que celle-ci à un rayon de courbure infini.
1.2. Lentilles minces convergentes et divergentes
Les lentilles minces se classent en deux catégories :
• les lentilles minces à bords minces appelées lentilles convergentes ;
• les lentilles minces à bords épais appelées lentilles divergentes.
Lentilles
convergentes
Lentilles
divergentes
Dans le cas d’une lentille convergente Dans le cas d’une lentille divergente,
l’image va apparaître plus grande. l’image va apparaître plus petite
N.B. : le chat n’a subi aucune violence.
1.3. Représentations d’une lentille mince
L’épaisseur étant négligeable devant les rayons de courbure, on représente les lentilles par un segment
de droite dont la longueur est égale au diamètre.
On appelle foyer principal image, F’, le point de l’axe principal où viennent converger
les rayons incidents parallèles à l’axe principal, après avoir traversé la lentille.
DEFINITION
O F’ +
24
plan
focal
F O +
D’après le principe de retour inverse de la lumière (principe de Fermat), les point F et F’ sont situés à
égale distance du centre optique.
On peut donc écrire : ̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅
𝐎𝐅 = − 𝐎𝐅′
Le plan perpendiculaire à l’axe optique et contenant F est appelé plan focal objet.
2.4. Vergence d’une lentille
La vergence, C, d’une lentille mince s’exprime en fonction de la distance focale, f’, par
la relation suivante :
DEFINITION
𝟏
𝐂=
̅̅̅̅̅
𝐎𝐅′
Avec :
- ̅̅̅̅̅ : distance focale en mètre (m) ;
𝐎𝐅′
- C : vergence de la lentille en dioptrie ()
▪ Remarques :
- Cette grandeur est celle employée par les ophtalmologistes.
- Cette notion est intéressante dans le cas d’association de plusieurs lentilles.
25
(1 )
O F’ A’
A F
(3 )
+
B’
Le rayon issu de B parallèle à l’axe optique qui après le passage à travers de la lentille passe
par le point foyer image F’ (2).
Le rayon issu de B passant par le point foyer objet F qui après le passage à travers de la lentille
sort parallèle à l’axe optique (3). Ce troisième tracé n’est pas toujours possible.
- Pour déterminer la position du point A’ image du point A, il faut juste savoir que l’image A’B’ donnée
par la lentille est elle-même perpendiculaire à l’axe optique. Et que le point A’ se situe sur cet axe.
▪ Remarque :
Pour la construction du point image B’, il suffit dans la pratique de tracer deux des trois rayons. Le
troisième rayon permet de vérifier si la détermination de la position de B’ est correcte.
3.2. Image réelle ou image virtuelle
- Une image est réelle si les rayons sortant de la lentille se dirigent tous vers l’image. L’image peut
être observée sur un écran (appareil photo, rétroprojecteur, …). Voir schéma précédent.
- Une image est virtuelle lorsqu’elle ne peut se former sir un écran. On a alors besoin d’un appareil
pouvoir obtenir une image (l’œil par exemple). L’image virtuelle se situe du même côté de la lentille
que l’objet. Voir schéma ci-dessous (loupe par exemple).
3.3. Relation de conjugaison
Tout comme l’axe optique est orienté, l’orientation des images et des objets donne lieu à un sens positif
qui sera celui donné par l’objet (de A vers B). Les grandeurs qui vont intervenir dans cette relation sont
donc des grandeurs algébriques.
Ainsi sur les schémas ci-dessous :
- les grandeurs : ̅̅̅̅̅ AB et ̅̅̅̅̅
OF′, ̅̅̅̅ OA′ OA' sont toutes positives tandis que
- ̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅
les grandeurs OF, A′B′ et OA seront comptées négativement.
26
A F +
J
B’
̅̅̅̅̅̅̅
A′ B′ ̅̅̅̅̅̅
OA′
Nous pouvons donc écrire : ̅̅̅̅ = ̅̅̅̅
(1)
AB OA
Considérons les triangles A’B’F’ et OIF’ : ce sont aussi des triangles semblables.
̅̅̅̅̅̅̅
A′ B′ ̅̅̅̅̅̅
A′ F′
Nous pouvons de même écrire : ̅̅̅ = ̅̅̅̅̅ avec ̅̅̅
OI = ̅̅̅̅
AB
OI OF′
̅̅̅̅̅̅̅
A′ B′ ̅̅̅̅̅̅
A ′ F′
Cela nous donne : ̅̅̅̅ = ̅̅̅̅̅ (2)
AB OF′
Des relations (1) et (2), on peut en déduire l’égalité suivante :
̅̅̅̅̅̅
A′ F ′ ̅̅̅̅̅′
OA
=
̅̅̅̅̅
OF ′ ̅̅̅̅
OA
Or : ̅̅̅̅̅̅
A′ F ′ = ̅̅̅̅̅
A′ O + ̅̅̅̅̅
OF ′ = − ̅̅̅̅̅
OA′ + ̅̅̅̅̅
OF ′
− ̅̅̅̅̅
OA′ + ̅̅̅̅̅
OF ′ ̅̅̅̅̅′
OA
=
̅̅̅̅̅
OF ′ ̅̅̅̅
OA
− ̅̅̅̅̅
OA ′ ̅̅̅̅̅
OA′
+ 1 =
̅̅̅̅̅
OF ′ ̅̅̅̅
OA
En divisant de part et d’autre par ̅̅̅̅̅
OA′ :
1 1 1
+ ′= −
̅̅̅̅̅
OF ′ ̅̅̅̅̅
OA ̅̅̅̅
OA
Soit finalement, on obtient la formule de conjugaison des lentilles minces de Descartes :
𝟏 𝟏 𝟏
− =
̅̅̅̅̅
𝐎𝐀 ′ ̅̅̅̅
𝐎𝐀 ̅̅̅̅̅′
𝐎𝐅
3.4. Grandissement
Si on considère les triangles semblables ABO et OA’B’, on peut donc écrire :
̅̅̅̅̅̅̅
′ ′ ̅̅̅̅̅̅
AB OA′
𝛾=
̅̅̅̅̅
= ̅̅̅̅̅
AB OA
Ce qui définit le grandissement. Lorsque le grandissement est positif, l’image est de même sens que
l’objet. Lorsque le grandissement est négatif, l’image est inversée. Le grandissement dépend, non
seulement de la lentille, mais encore de la position de l’objet par rapport à la lentille.
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Pouvoir de résolution
L’œil ne peut distinguer deux détails d’un objet que si leur image se forme sur deux cellules différentes
de la rétine. Dans des conditions normales d’éclairement et de contraste, le pouvoir de résolution de
l’œil est d’environ 1’ d’arc soit θ = 3 x 10-4 rad. cela correspond à distinguer deux détails séparés de
1mm à une distance de 3 m.
4.4. Lunette astronomique
La lunette astronomique est un instrument d’optique servant à observer les objets lointains considérés
comme étant à l’infini. Elle a pour but de grossir la taille apparente d’un objet pour en observer des
détails invisibles à l’œil nu.
La lunette astronomique est constituée par l’association de deux lentilles convergentes appelées
objectif (L1) de distance focale 𝐟𝟏′ et oculaire (L2) de distance focale 𝐟𝟐′ .
Ce système doit être afocal c’est-à-dire que des rayons parallèles entrant dans la lunette en ressortent
parallèles. Cette condition est respectée, lorsque les positions du point focal image de l’objectif coïncide
à la point focal objet de l’oculaire.
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A1
B1
A1 B1 𝐀𝟏 𝐁𝟏
Dans le triangle (𝐎𝟏̂
𝐀𝟏 𝐁𝟏 ) on a la relation trigonométrique suivante : 𝐭𝐚𝐧(𝛂) = =
O1 A 1 𝐎𝟏 𝐅𝟏′
Comme l’objet observé est lointain, on peut appliquer l’approximation des petits angles :
𝐭𝐚𝐧(𝜶) = 𝛂
Ce qui nous donne :
𝐀 𝟏 𝐁𝟏 𝐀 𝟏 𝐁𝟏
𝛂= ′ = (𝟏)
𝐎𝟏 𝐅𝟏 𝐟𝟏′
A1 B1 𝐀𝟏 𝐁𝟏
Dans le triangle (𝐎𝟐̂
𝐀𝟏 𝐁𝟏 ) on a la relation trigonométrique suivante : 𝐭𝐚𝐧(𝜶′) = =
O2 A 1 𝐎𝟐 F2
Comme l’image est à « l’infini », on peut également appliquer l’approximation des petits angles :
𝐭𝐚𝐧(𝜶′) = 𝛂′
De plus pour une lentille mince, on a : 𝐎𝟏 𝐅𝟐 = 𝐎𝟏 𝐅𝟐′ = 𝐟𝟐′
Ce nous donne :
𝐀 𝟏 𝐁𝟏 𝐀 𝟏 𝐁𝟏
𝛂′ = = (𝟐)
𝐎𝟐 𝐅𝟐 𝐟𝟐′
Des égalités (1) et (2), on tire une nouvelle égalité :
𝐀𝟏 𝐁 𝟏
𝛂′ 𝐟′𝟐
=
𝛂 𝐀𝟏 𝐁 𝟏
𝐟′𝟏
𝛂′ 𝐀𝟏 𝐁𝟏 𝐟′𝟏
= .
𝛂 𝐟′𝟐 𝐀𝟏 𝐁𝟏
Ce qui nous donne :
𝛂′ 𝐟𝟏′
= ′
𝛂 𝐟𝟐
Remarque : cette démonstration est à connaitre.
Le grossissement d'une lunette se détermine à partir du rapport des focales de l'objectif (𝐟𝟏′ ) et de
l'oculaire (𝐟𝟐′ ). L'image sera d'autant plus grande que la focale de l'objectif sera grande et celle de
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l'oculaire petite
PARIS
1900 EXPOSITION UNIVERSELLE
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