La figure 3 (b) montre que la couverture neigeuse
de l’hémisphère nord, ainsi que la glace estivale de
l’Arctique diminuent, particulièrement depuis 1960.
La neige et la glace fondues aboutissent dans les
océans, ce qui contribue à un niveau moyen de la
mer plus élevé (environ 15 cm déjà sur la période
observée). Dans le même temps, les couches d’eau
supérieures mondiales se sont réchauffées depuis
1950, à l’époque où les mesures ont commencé.
La hausse des températures mondiales s’est
accompagnée d’autres changements climatiques,
dont le niveau de précipitations, qui se sont
traduits
par l’augmentation des inondations, des
sécheresses
et des vagues de chaleur (EPA, non daté).
Selon le GIEC (2014), un tel changement
climatique
peut entraîner l’altération des écosystèmes, la
perturbation de la production alimentaire et de
l’approvisionnement en eau, des dégâts sur les
infrastructures et les habitations, une hausse de
la morbidité et de la mortalité : autant d’éléments
qui peuvent avoir des conséquences graves sur la
biodiversité comme sur le bien-être des humains et
sur leurs moyens de subsistance. Les populations
marginalisées socialement, économiquement,
culturellement, politiquement, institutionnellement,
ou de toute autre façon au sein de la société,
sont souvent particulièrement vulnérables
aux changements du climat et des services
écosystémiques, qui les affectent de manière
disproportionnée. C’est par exemple souvent le cas
des femmes dans beaucoup de sociétés. En raison
de leur rôle au sein des communautés et de leur
foyer, elles sont généralement très dépendantes
de
la terre, de l’eau et des autres ressources
naturelles
(y compris les forêts) sans toutefois en jouir de
manière égalitaire. Leurs droits sont souvent
bafoués et leur mobilité et leur pouvoir de décision
restreints (ONU Femmes, 2015).
QUELLE EST LA CAUSE DU
CHANGEMENT CLIMATIQUE ?
Comme il a été mentionné précédemment, les
humains sont la cause la plus probable des récents
changements du climat terrestre. Toutefois, le
système climatique est complexe et influencé par
plusieurs facteurs naturels, tels que les variations
du rayonnement solaire, l’effet de serre naturel, les
aérosols d’origine naturelle, les courants marins,
etc.
L’effet de serre
Le GIEC (2007) a donné une description précise
de la façon dont l’effet de serre résultant
du système climatique de la Terre réchauffe
la planète, et comment il est modifié par
les activités humaines :
« Le soleil détermine le climat de la Terre en
émettant de l’énergie sous la forme d’ondes très
courtes, principalement dans la partie visible
ou quasi visible du spectre (p. ex., les rayons
ultraviolets). Dans l’ensemble, un tiers de l’énergie
solaire qui atteint les couches supérieures de
l’atmosphère est directement renvoyé vers
l’espace. Les deux tiers restants sont absorbés
par la surface et, à un degré moindre, par
l’atmosphère. Pour compenser l’énergie entrante,
la Terre doit renvoyer, en moyenne, une quantité
équivalente d’énergie vers l’espace. Puisque la
Terre est beaucoup plus froide que le soleil, son
rayonnement se propage en ondes beaucoup plus
longues, principalement dans la portion infrarouge
du spectre (voir figure 4). La plus grande partie de
ce rayonnement thermique émis par la Terre et
l’océan est absorbée par l’atmosphère, notamment
par les nuages, puis elle est réfléchie de nouveau
vers la Terre. C’est l’effet de serre. Les parois
vitrées d’une serre affaiblissent les courants d’air
et
augmentent la température de l’air à l’intérieur. Il
en
va de même sur Terre, mais le mécanisme
physique
en est différent : l’effet de serre sur Terre réchauffe
la surface de la planète. Sans l’effet de serre
naturel, la température moyenne sur Terre serait
en-dessous du point de congélation de l’eau.
L’effet
de serre naturel rend ainsi possible la vie telle
que nous la connaissons. Cependant, les activités
humaines, en particulier l’utilisation de
combustibles
fossiles et le déforestation, ont fortement contribué
à intensifier l’effet de serre naturel, provoquant le
réchauffement de la planète.
Les deux gaz prédominants de l’atmosphère,