Facicule Cours Physique 2S
Facicule Cours Physique 2S
Le mouvement d’un corps a un caractère relatif, car il dépend au choix d’un corps ou d’un ensemble de
corps appelé référentiel
II-1/ Référentiel:
II-1-1/ Définition:
Un référentiel est un solide ou un ensemble de solide par rapport (s) au (x) quel (s) on étudie le mouvement.
II-2/ Repères:
Pour faire la description complète du mouvement d’un corps ; il faut en plus du référentiel, définir un repère
d’espace et un repère de temps.
∆t = tf - ti
II-2-2/ Repère d’espace:
Un repère d’espace est l’association
►d’un point O fixé au référentiel, appelé origine ;
►d’un système d’axes.
yM ou y M
j
x’ x
O xM ou x
i
y’
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = x i + y j : vecteur position du mobile M
► 𝐎𝐌
► x : abscisse du mobile
► y : ordonnée du mobile
► (O ; i ; j ) : repère orthonormé à deux dimensions
► ‖𝐎𝐌⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = √𝐱 𝟐 + 𝐲 𝟐 : norme du vecteur position du mobile M
II-3-1/ Définition:
La trajectoire d’un point mobile est l’ensemble des positions occupées successivement par ce point mobile
au cours du temps.
EXERCICE D’APPLICATION 1:
Dans chacun des cas suivants, établir l’équation de la trajectoire puis donner sa nature.
𝐱=𝐭−𝟐 𝐱 = 𝟐𝐭 − 𝟏 𝐱 = 𝟐𝐜𝐨𝐬(𝟐𝛑𝐭)
1/ { 2/ { 3/ {
𝐲 = 𝟑𝐭 + 𝟏 𝐲 = 𝟐𝐭 𝟐 + 𝟑𝐭 − 𝟕 𝐲 = 𝟐𝐬𝐢𝐧(𝟐𝛑𝐭)
EXERCICE D’APPLICATION 2:
Les équations horaires du mouvement d’un point matériel (A) dans un repère (O ; i ; j ) sont:
𝐱=𝐭+𝟏
{ avec t ≥1
𝐲 = −𝟐𝐭 𝟐 + 𝟑𝐭 + 𝟗
1/ Donner la position de (A) à l’instant initial.
2/ Donner la position de (A) deux secondes après l’instant initial.
3/ A quelle date (A) passe-t-il par l’ordonnée y = 9 ? En déduire son abscisse à cette date.
4/ Etablir l’équation de la trajectoire de (A) puis donner sa nature.
P P
III/ Vitesse:
d 𝐕𝐦 𝐞𝐧 𝐦. 𝐬−𝟏
Vm = ∆t { 𝐝 𝐞𝐧 𝐦
∆𝐭 𝐞𝐧 𝐬
N.B: la vitesse moyenne est définie toujours entre deux instants.
COURS DE M.CHEIKH FAYE PROF DE PC AU LYCEE SEYDINA LIMAMOULAYE. Tél 77-503-24-35 3
► En coordonnées cartésiennes:
Dans un repère (O ; i ; j ), la distance entre les points M1(𝐱𝐲𝟏 ) et M2(𝐱𝐲𝟐 ) est:
𝟏 𝟐
d = 𝐌̂
𝟏 𝐌𝟐 = s2 – s1 = r𝛉2 – r𝛉1 ; 𝛉 avec en radian
EXERCICE D’APPLICATION :
Un véhicule quitte Thiès à 9h et arrive à Dakar à 10h15min. Sachant que la distance entre Dakar-Thiès
vaut 70 km, calculer la vitesse moyenne en m.s-1 puis en km.h-1.
Mi-1 Mi+1
V(ti) = ; avec i = 1, 2, 3, …
2τ
Exemple:
Dates (t) 0 𝛕 2𝛕 3𝛕 4𝛕 5𝛕 6𝛕
Positions (M) M0 M1 M2 M3 M4 M4 M6
M0 M1 M2 M3 M4 M5 M6
𝐌𝟎 𝐌𝟐
► V(t1) = V1 = : vitesse instantanée à l’instant t1 = 𝛕
𝟐𝛕
𝐌𝟑 𝐌𝟓
► V(t4) = V4 = : vitesse instantanée à l’instant t4 = 4𝛕
𝟐𝛕
̂
Mi-1 Mi+1
V(ti) = ; avec i = 1, 2, 3, …
2τ
Dates (t) 0 𝛕 2𝛕 3𝛕 4𝛕 5𝛕 6𝛕
Positions (M) M0 M1 M2 M3 M4 M4 M6
M3 M4
M2
M5
M1
M6
M0
𝐌̂
𝟎 𝐌𝟐
► V(t1) = V1 = : vitesse instantanée à l’instant t1 = 𝛕
𝟐𝛕
𝐌̂
𝟑 𝐌𝟓
► V(t4) = V4 = : vitesse instantanée à l’instant t4 = 4𝛕
𝟐𝛕
M1 ⃗⃗ 1
𝑽 M4 ⃗4
𝑽
M1
EXERCICE D’APPLICATION 1:
On a représenté ci-dessous les différentes positions prises par un mobile pendant des intervalles de temps
successifs et égaux à une durée τ = 20 ms.
1/ Calculer la vitesse moyenne du mobile entre les instants t0 = 0 et t5 = 5τ.
2/ Calculer la vitesse instantanée du mobile aux instants t2 et t4.
3/ Représenter graphiquement les vecteurs vitesses instantanées ⃗V2 et ⃗V4.
M0 M1 M2 M3 M4 M5 x en cm
0 1 2,5 4,5 7,2 9,4
IV-1-1/ Définition:
Un mobile est animé d’un mouvement rectiligne uniforme si sa trajectoire est une droite et son vecteur
vitesse instantanée constante au cours du mouvement.
Autrement dit le mobile parcours les mêmes distances pendant les mêmes intervalles de temps égaux à une
durée τ.
̅(t – t0) + x0
xM(t) = V
► xM : position du mobile M à l’instant t
► x0 : position du mobile M à l’instant t0
►𝐕 ̅ : valeur algébrique de la vitesse
̅=V
⁕ Si le mobile se déplace dans le sens positif alors 𝐕
⁕ Si le mobile se déplace dans le sens négatif alors 𝐕̅=– V
EXERCICE D’APPLICATION 1:
Un mobile animé d’un mouvement rectiligne uniforme se déplace sur un axe x’Ox en allant de le sens
négatif avec un vecteur vitesse de norme 10 m.s-1. A la date t1 = 2s, il passe par la position x1 = 3m.
1/ Etablir l’équation horaire du mouvement.
2/ Déterminer la position du mobile à la date t = 0.
3/ A quelle date passe-t-il par l’origine du repère ?
EXERCICE D’APPLICATION 2:
Deux personnes P1 et P2 font une course de vitesse sur une piste supposée horizontale est longue de 250m.
P1 court à la vitesse de 36 km.h-1 et P2 à la vitesse de 45 km.h-1. A la date t0 = 0, elles partent d’un même
point coïncidant avec l’origine de l’axe horizontal.
1/ Etablir les équations horaires des mouvements de P1 et P2.
2/ Quelles distance les sépare après 10s de course ?
EXERCICE D’APPLICATION 3:
Deux mobiles se déplacent sur une route AB supposée horizontale et longue de 5 km. Le mobile M 1 se
déplace à la vitesse de 36 km.h-1 et le M2 se déplace à la vitesse de 72 km.h-1.
A l’instant t = 9h, M1 quitte le point A et se dirige vers le point B. A l’instant t = 9h05min, M2 quitte le point
B et se dirige vers le point A.
1/ Etablir les équations horaires des mouvements de M1 et M2 en prenant comme origine des date l’instant
où M1 quitte le point A et comme origine des abscisses le point A.
L’axe horizontal est orienté de A vers B.
2/ Déterminer l’instant de rencontre des deux mobiles.
3/ Préciser l’heure et le lieu de rencontre.
►Dans le cas où la norme du vecteur vitesse instantanée augmente au cours du temps: on dit que le
mouvement est rectiligne uniformément accéléré.
L’enregistrement d’un tel mouvement est de la forme:
M0 M1 M2 M3 M4
►Dans le cas où la norme du vecteur vitesse instantanée diminue au cours du temps: on dit que le
mouvement est rectiligne uniformément décéléré ou retardé.
L’enregistrement d’un tel mouvement est de la forme:
M0 M1 M2 M3 M4
IV-3-1/ Définition:
Un mobile est animé d’un mouvement circulaire uniforme si sa trajectoire est un cercle et si la norme de
son vecteur vitesse instantanée est constante.
L’enregistrement d’un tel mouvement est de la forme:
M2
M1
M3
M0
M4 𝑴̂ ̂ ̂ ̂
𝟎 𝑴𝟏 = 𝑴𝟏 𝑴𝟐 = 𝑴𝟐 𝑴𝟑 = 𝑴𝟑 𝑴𝟒 = …
M7
M5
M6
rad.s
= rad
t t s
IV-3-3/ Relation entre vitesse angulaire () et vitesse linéaire (V):
V
V = R =
R
IV-3-4/ Période du mouvement circulaire:
Un phénomène périodique est un phénomène qui se répète pendant des intervalles de temps successifs et
égaux à une durée appelée période notée T.
Le mouvement circulaire uniforme est périodique.
On appelle période la durée effectuée par un mobile pour faire un tour de cercle c’est-à-dire pour parcourir
le périmètre (d = 2R). Elle s’exprime en seconde (s).
V = R avec V = R
T
T=
IV-3-5/ Fréquence (N ou f):
C’est le nombre de tours effectué en une seconde. On l’appelle aussi l’inverse de la période. Elle s’exprime
en Hertz (Hz).
V
N= = =
T R
IV-3-6/ Equations horaires:
EXERCICE D’APPLICATION:
Un mobile M est animé d’un mouvement circulaire uniforme. Sa vitesse linéaire est V = 0,4 m.s-1.
1/ Sachant que le rayon R = 0,4 m ; déterminer la vitesse angulaire , la période T et la fréquence N du
mouvement.
2/ Sachant que le mobile se déplace dans le sens positif et qu’à l’instant t0 = 0, il a déjà effectué de tour.
a/ Déterminer l’équation horaire du mouvement en fonction de l’abscisse angulaire.
b/ Calculer le nombre de tours effectués par le mobile entre t0 = 0 et t1 = 3s.
R2
B O A
R1
On distingue deux types d’interaction: des interactions de contact et des interactions à distance.
ressort
solide
I-2-2/ Observation:
On constate que le ressort en contact avec le solide se déforme donc le solide exerce une action de contact
sur le ressort: on parle d’interaction de contact.
aimant
bille
I-3-2/ Observation:
On constate que la bille vient se coller à l’aimant donc l’aimant exerce une action à distance sur la bille: on
parle d’interaction à distance.
II/ La force:
II-1/ Définition:
La force est l’action que subit un objet en interaction avec un autre.
F2 F1
A F = F1 + F2
► Intensité ou sa norme: F = F1 + F2
b/ Cas où F1 et F2 ont la même direction mais des sens opposés (F1 ; F2) = 180°:
F2 F1
A
F = F1 + F2
► Intensité ou norme: F = F1 - F2
c/ Cas où F1 et F2 forment un angle droit (F1 ; F2) = 90°:
F2 F = F1 + F2
A
F1
d/ Cas où F1 et F2 forment un angle quelconque:
F2 F = F1 + F2
A
F1
y’
Fx F.cos
F = Fx i + Fy j avec
Fy F.sin
Fx F.cos
F = (F.cos) i + (F.sin) j ou F=
Fy F.sin
La norme de F est définie par:
F = Fx Fy
EXERCICE D’APPLICATION 1:
1/ Donner la décomposition des forces F1 , F2 et F3 suivantes.
2/ Déduire les coordonnées de F = F1 + F2 + F3. y
F2
x’ F1 x
F3
y’
EXERCICE D’APPLICATION 2:
1/ Donner la décomposition des forces F1 , F2 et F3 qui s’exercent sur le solide (S) dans le repère (O, i , j ).
2/ Calculer les intensités de F2 et F3 sachant que F1 + F2 + F3 = et F1 = 10 N.
y x
F3 F2
(S)
30°
x’
F1 y’
II-7-1/ Réaction d’un support (R):
La réaction d’un support est l’action exercée par un support sur les objets en contacts avec ce dernier.
O
R R R
R
O
support horizontal support incliné
support circulaire support circulaire
R = Rn f
R
Rn
R Rn R f
R O
Rn
f Rn
f
f O
support horizontal support incliné support circulaire support circulaire
point d’application: le point d’attache du fil
direction ou droite d’action: celle du fil
T sens: toujours vers l’intérieur du fil
intensité ou norme: valeur numérique de la tension du fil
II-7-3/ Tension d’un ressort (T):
C’est la force exercée par un ressort tendu ou comprimé.
l0
l0
l l
T
T
l = x
l = x
l0
T
l = x
T
l
l0
T
l
l = x
T2
T1
0 x1 x2 x (m)
On a une droite d’équation:
T – T
T = a.x ; avec a = k =
x – x
► Courbe T = f (l) :
l (m) l (m)
0
l0 0
l0
On a une droite d’équation : On a une droite d’équation :
T = al + b ; avec a = k et b = – kl0 T = al + b ; avec a = – k et b = kl0
T (N) 0 1 2 3 4 5 6
l (cm) 12,5 13,5 14,5 15,5 16,5 17,5 18,5
►Force répartie: une force est dite répartie lorsqu’elle s’exerce sur une large surface du solide ou sur la
totalité de son volume.
On prendra comme point d’application pour une telle force: le milieu de la surface ou le centre de gravité
du solide.
On appelle système matériel (S), un solide ou un ensemble de solides que l’on se propose d’étudier. Tout ce
qui n’appartient pas au système (S) constitue le milieu extérieur.
► Force extérieure: toute force exercée par le milieu extérieur sur le système est appelée force extérieure.
► Force intérieure: toute force exercée par une partie du système sur une autre partie du système est appelée
force intérieure.
Exemple
Un camion (C) tire une remorque (R) par l’intermédiaire d’un câble.
(R)
T1 T2 (C)
► Si nous considérons le système constitué par la remorque, la force (T1) exercée par le camion sur la
remorque est une force extérieure.
► Si nous considérons le système formé par le camion et la remorque, la force (T1) exercée par le camion
sur la remorque est une force intérieure.
III-1/ Enoncé:
Lorsque deux solides S1 et S2 sont en interaction mécanique, le vecteur force F1/2 exercé par le solide S1 sur
le solide S2 est directement opposé au vecteur force F2/1 exercé par le solide S2 sur le solide S1.
A B
F
mc = m 1
mc = masse du corps
m1 = somme des masses marquées
I-5-2/ La double pesée:
Elle se fait en deux étapes.
Première étape: on pose le corps à peser sur l’un des plateau de la balance et un corps de masse plus grande
que appelé (tare) sur l’autre plateau puis on rétabli l’équilibre de la balance en posant des masses marquées.
Soit m1 la somme des masses marquées utilisées.
m1 Tare
A l’équilibre:
m2 = mtare (2)
D’après (1) et (2):
mc = m2 – m1
II/ Masse volumique et densité:
II-1/ Masse volumique:
II-1-1/ Définition:
La masse volumique d’un corps est égale à la masse (m) de ce corps sur son volume (V). Elle est notée
(rho) ou (mu). Elle s’exprime en kg.m-3 dans le système international.
kg.m
m m kg
=
V V m
II-1-2/ Détermination de la masse volumique d’un corps:
V2
V1
mS
= ; avec VS = V2 – V1
VS
m1 m2
mmélange
=
Vmélange
Exemple:
Pour un mélange constitué d’un corps A (mA ; VA) et d’un corps B (mB ; VB).
mmélange m + mB V BVB
= = A = A A
Vmélange VA + V B VA VB
II-2/ Densité:
La densité d’un corps est définie par rapport à un corps de référence.
II-2-1/ Définition:
C’est le rapport de la masse du corps sur la masse d’un égal volume du corps de référence.
corps
d= ; avec eau = 1 kg.L-1
eau
II-2-3/ Densité des corps gazeux:
Pour les gaz on prend généralement l’air comme corps de référence.
gaz
d= ; avec air = 1,29 g.L-1
air
Remarque:
En mélangeant plusieurs liquides de densité différentes, celui qui a la densité la plus grande se retrouve au
fond du récipient suivi du second ainsi de suite.
Exemple:
Mélange eau + huile + pétrole
deau = 1 kg.L-1 ; dhuile = 0,9 kg.L-1 ; dpétrole = 0,8 kg.L-1
pétrole
huile
eau
III-1/ Définition
Le poids d’un corps est l’attraction que la terre exerce sur ce corps.
P
O
P P
P
N.B: le poids P est toujours vertical et perpendiculaire au plan horizontal.
Objets 1 2 3 4 5
Masse (kg) 0,1 0,15 1,1 1,25 1,3
Poids (N) 0,98 1,47 10,78 12,25 12,74
P
9,8 9,8 9,8 9,8 9,8
m
On constate qu’en un lieu donné, le rapport du poids sur la masse est une constante. Cette constante notée
g est appelée intensité de la pesanteur.
Elle varie en fonction où on se trouve.
P
g=
m
IV-2/ Relation entre poids et masse:
Le poids P et la masse m d’un corps sont liés par la relation fondamentale.
P (N)
m (kg)
P = m.g ; P = m.g
g (N.kg-1)
N.B: le poids P et l’intensité de la pesanteur g ont même direction et mêmes sens.
Fa Fa
Partie émergée
Partie immergée Partie immergée
(S)
Remarque:
La somme vectorielle F1 + F2 = est une condition nécessaire mais non suffisante pour dire qu’un solide
est en équilibre. Le couple de forces est un contre-exemple.
F1
()
F2 (S)
Dans ce cas F1 = F2 mais le solide (S) en rotation autour de l’axe () n’est pas en équilibre.
P
I-2-2/ Equilibre d’un solide (S) suspendu à un ressort:
l0
A l’équilibre P + T = P = T mg = kl
l
l = x T
(S)
P
A l’équilibre P + R = P = R = mg
P
II/ Equilibre d’un solide soumis à l’action de trois forces non parallèles:
F2 (S)
F1
B
A
C
F3
II-2/ Applications:
EXERCICE D’APPLICTION 1:
On donne: g = 10 N.kg-1
Considérons un solide (S) de masse m = 1000g posé sur un plan incliné comme le montre la figure ci-
dessous. L’angle formé par le plan horizontal et le plan incliné est = 30°.
Il n’y a pas de frottements entre le plan incliné et le solide (S). Celui-ci est maintenu en équilibre grâce à
un ressort dont la raideur vaut k = 200N.m-1.
Lorsque le solide (S) est à l’équilibre, l’allongement du ressort vaut ∆l = 2,5 cm.
1/ Faire l’étude du solide (S).
COURS DE M.CHEIKH FAYE PROF DE PC AU LYCEE SEYDINA LIMAMOULAYE. Tél 77-503-24-35 26
2/ Déterminer les intensités du poids P et de la tension du ressort T.
3/ En déduire l’intensité de la réaction R du plan incliné sur le solide (S):
(S)
()
(+) (-)
F
gond
F1
F2
F3
axe de rotation
I-4-2/ Conclusion:
Toute force de direction non parallèle à l’axe de rotation et ne coupant pas l’axe de rotation peut provoquer
un mouvement de rotation de la porte.
Remarques:
L’efficacité de rotation d’un solide mobile autour d’un axe fixe dépend:
► de l’intensité de la force
► des positions relatives (distances) de l’axe de rotation et de la droite d’action de la force.
► d (F1) = d1 = AG = AB : bras de levier de F1
► d (F2) = d2 = ABsin : bras de levier de F2
Exemple:
R
(+) A B
()
F2 F1
►M (F1) = F1 d1
► M (F2) = - F2 d2
►M (R) = 0
Remarques:
► avant de déterminer le moment d’une force, il faut toujours choisir le sens positif arbitraire.
► le moment d’une force est nul si sa direction est parallèle à l’axe de rotation ou coupe l’axe de rotation.
EXERCICE D’APPLICATION:
Sur un disque de rayon r = 20 cm, on exerce des forces de même intensités égale à 30N et situés dans le
plan vertical du disque.
1/ Calculer le moment de ces forces par rapport à un axe passant par O, centre du disque et perpendiculaire
au plan du disque.
2/ Calculer la somme des moments de ces forces puis en déduire le sens réel de rotation du disque.
Données: 1 = 50°, 2 = 40°
B
O
F1
A
F C
F2
III/ Equilibre d’un solide mobile autour d’un axe fixe:
M
Fext = 0
F ext
=
►La somme algébrique des moments des forces extérieures appliquées au solide par rapport à l’axe de
rotation est nulle:
M
Fext = 0
EXERCICE D’APPLICATION:
Une barre homogène OB de masse m = 5 kg, accrochée au plafond horizontal d’un bâtiment, est articulée
autour d’un axe horizontal passant par son extrémité O. Elle est maintenue en équilibre à l’aide d’un
ressort comme l’indique la figure. La suspension est telle que la direction du ressort, de constante de
raideur k, soit perpendiculaire à OB comme l’indique la figure et passe par le point C tel que OC = OB.
On donne : OB = ℓ = 1,2 m ; OAC= = 37° ; k = 500 N.m-1 et g =10 N.kg-1.
1/ Faire l’inventaire des forces qui s’exercent sur la barre. Les représenter.
2/ Calculer l’intensité de la tension T du ressort. En déduire l’allongement subi par le ressort.
3/ Déterminer les caractéristiques de la réaction R qui s’applique sur la barre.
O A
C
B
IV/ Couples de forces:
F2 ()
F1
M(C) = F d
IV-3/ Couple de torsion:
Un pendule de torsion est constitué d’un solide suspendu à un fil vertical en son centre de gravité. L’autre
extrémité du fil est maintenu fixe à un support.
support
fil
solide
Quand le solide tourne autour de l’axe du fil, celui-ci réagit à la torsion en exerçant un couple de torsion
dont le moment est proportionnel à l’angle de torsion.
C N.m.rad
M(C) = - C rad
La constante C dite constante de torsion dépend de la longueur du fil, du diamètre du fil (supposé
cylindrique) et de la nature du matériau constituant le fil.
EXERCICE D’APPLICATION:
Un pendule de torsion constitué d’un fil de torsion de constante de torsion C et d’une barre AB de longueur
L = 10 cm est maintenu en équilibre grâce à un couple de forces F1 et F2.
1/ Calculer le moment du couple de forces F1 et F2.
2/ Calculer la constante de torsion du fil, sachant qu’à la position d’équilibre la barre a tourné d’un angle
= 60°.
On donne: F1 = F2 = 5 N F1
B A
F2
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CHAPITRE P6: PHENOMENE D’ELECTRISATION
I/ Quelques modes d’électrisation:
I-1/ Electrisation par frottement:
I-1-1/ Expérience:
Frottons un bâton en verre contre de la laine ou un bâton d’ébonite contre de la fourrure (peau d’animal)
puis approchons les extrémités frottées des deux bâtons de quelques objets légers.
I-1-2/ Observations:
On constate que l’extrémité frottée du bâton en verre ou d’ébonite attire les objets légers.
I-1-3/ Conclusion:
Tout corps qui par frottement acquiert la propriété d’attirer des corps légers est électrisé par frottement. On
dit que ce corps a acquis une charge électrique.
I-2-1/ Expérience:
Approchons l’extrémité frottée d’un bâton d’ébonite à un pendule électrostatique (dispositif constitué d’une
boule légère recouverte d’une couche conductrice suspendu à une potence par un fil isolant).
fil isolant
bâton d’ébonite
frotté
I-2-2/ Observations:
On constate que la boule est attirée par l’extrémité frottée du bâton puis entre en contact avec ce dernier.
Après le contact, la boule est repoussée par le bâton.
I-2-3/ Conclusion:
La boule est repoussée parce qu’elle s’est électrisée par contact avec le bâton d’ébonite.
I-3-2/ Observations:
On constate que les feuilles métalliques de l’électroscope s’écartent. Si on éloigne le bâton d’ébonite, les
feuilles retombent.
I-3-3/ Conclusion:
Les feuilles se repoussent parce qu’elles sont électrisées sous l’influence du bâton d’ébonite.
II-1-1/ Expériences 1:
Approchons deux extrémités de deux bâtons de verre frottées contre de la soie ou bien deux extrémités de
deux bâtons d’ébonite frottées contre de la soie.
II-2-2/ Expériences 2:
Approchons les extrémités frottées d’un bâton de verre et d’un bâton d’ébonite contre de la soie.
N.B: deux corps chargés d’électricité de même nature se repoussent et deux corps chargés d’électricité de
nature différente s’attirent.
Remarques:
► l’électrisation par frottement apparait comme un transfert d’électrons d’un corps à un autre
► lors de l’électrisation par frottement, le nombre d’électron perdus par un corps est égale au nombre
d’électrons gagnés par l’autre corps: on dit qu’il y a conservation d’électricité.
EXERCICE D’APPLICATION 2:
On dispose de 3 corps chargés notés (A), (B) et (C).
On donne: qA = 4,8.10-12 C ; qC = 9,6.10-12 C
1/ Le corps (A) a-t-il gagné ou perdu des électrons ? Combien ?
2/ (A) et (C) s’attirent.
a/ Quel est le signe de la charge qC. Justifier
b/ (C) a-t-il gagné ou perdu des électrons ? Combien ?
c/ On met (A) et (C) en contact.
►Expliquer comment se fait le transfert d’électrons ?
►Calculer la charge de l’ensemble après contact.
►Déduire les charges q’A et q’B portées par (A) et (B) après contact.
3/ (A) est de nouveau charge, sa charge est qA = 4,8.10-12 C. On le met en contact avec (B). Après contact
la charge de (A) devient q’A = 1,6.10-12 C.
a/ Quelle est la charge de q’B.
b/ Calculer la charge qB de (B) avant contact.
K K
L L
I-1-2/ Interprétations:
►La lampe ne s’allume pas car le circuit est ouvert: le courant électrique ne circule pas.
►La lampe s’allume car le circuit est fermé: le courant électrique circule.
►La pile est le dipôle qui fait circuler le courant dans un circuit électrique: c’est un générateur électrique.
I-2/ Définitions:
►Une chaine continue de dipôles reliés entre eux par des fils de connexion et comportant au moins un
générateur est un circuit électrique.
►Un courant électrique ne peut circuler que si le circuit électrique est fermé.
►Un dipôle est un élément de circuit possédant deux bornes ou pôles de branchement.
ou G ou
A
K B
L
a/ Observations:
►La lampe s’allume lorsqu’on intercale un métal ou du graphite. Ces matières sont des conducteurs
électriques.
►La lampe ne s’allume pas lorsqu’on intercale du verre ou de la matière plastique. Ces matières sont des
isolants électriques.
b/ Conclusion:
►On appelle conducteur électrique toute matière qui conduit le courant électrique.
►On appelle isolant électrique toute matière qui ne conduit pas le courant électrique.
K
L1 L2
L1
N M
L2
Définitions:
Nœud d’un circuit: c’est le point de jonction de trois ou de plusieurs fils électriques.
Exemples: point M et N.
Branche d’un circuit: c’est la ligne électrique qui relie deux nœuds.
Exemples: NL1M, NL2N, NGM.
►La branche principale est celle qui contient le générateur.
►Les autres branches sont appelées branches dérivées.
E L
V-1/ Observations:
►La lampe brille: c’est l’effet lumineux.
►La lampe s’échauffe: c’est l’effet thermique.
►L’aiguille aimantée placée au voisinage du fil dénudé parcouru par un courant dévie: c’est l’effet
magnétique.
►Il apparait des bulles de gaz au niveau des électrodes de l’électrolyseur: c’est l’effet chimique.
V-2/ Conclusion:
Les effets du courant électrique sont: l’effet lumineux, l’effet thermique, l’effet magnétique et l’effet
chimique.
VI/ Nature du courant électrique:
VI-1/ Dans un conducteur électrique:
Dans un conducteur métallique, le courant électrique est dû déplacement de porteurs de charges appelés
électrons libres circulant dans le sens opposé au sens conventionnel du courant.
électron
Sens du courant
VI-3/ Généralisation:
Le courant électrique est un mouvement de porteurs de charges. Dans les conducteurs les porteurs de
charges sont les électrons et dans les électrolytes les porteurs de charges sont des ions.
VII-1/ Court-circuit:
Réalisons un circuit comprenant un générateur qui alimente deux lampes en série.
Branchons un fil en dérivation entre les bornes de la lampe L1.
G
K
L1 L2
VII-1-1/ Observations:
On constate que la lampe L1 s’éteint alors que la lampe L2 brille d’avantage: on dit que la lampe L1 est court-
circuitée.
Le circuit équivalent est:
G G
K Ou K
L2 L2
VII-1-2/ Définition:
Un dipôles dont les bornes sont reliées par un fil de connexion, est mis en court-circuit.
L1
L2
VII-2-1/ Observations:
On constate que les deux lampes s’éteignent: le courant devient plus intense et les fils s’échauffent.
Un court-circuit peut donc provoquer un incendie.
Le circuit équivalent est:
K G K G
L1
I-1/ Expérience:
Considérons le montage du circuit électrique suivant:
G
E
L
I-1-2/ Observation:
On constate que la lampe brille progressivement.
I-1-3/ Interprétation:
En ajoutant du sel, on augmente le débit des porteurs de charges (ions) et la lampe brille d’avantage: le
courant devient plus intense.
I-1-4/ Conclusion:
La variation du débit des porteurs de charges (électrons ou ions) est liée à une grandeur électrique appelée
intensité du courant électrique.
I-2/ Définition:
L’intensité du courant électrique à travers un conducteur est la quantité d’électricité Q qui traverse chaque
section S de ce conducteur pendant l’unité de temps t.
Elle est notée I et s’exprime en ampère (A) dans le système international.
Q
I=
t
Si N est le nombre d’électrons qui traversent une section du conducteur pendant la durée t, alors:
Q = Ne
Soit D le débit des électrons (nombre d’électrons par unité de temps): D = N
t
Il vient donc:
Q Ne
I= = = D.e
t t
N.B: il existe aussi des sous-multiples de l’ampère:
1mA →10-3 A
1A →10-6 A
1nA →10-9 A
II-2-1/ Définition:
On appelle calibre d’un ampèremètre l’intensité maximale qu’il peut mesurer.
classe
I = calibre
II-5/ Présentation du résultat:
Soit Imes l’intensité mesurée et I la valeur approchée de l’intensité.
La présentation du résultat est donnée par:
I = (Imes ± I)
II-6/ Encadrement du résultat:
Imes - I I Imes + I
IR = I
Imes
Remarque:plus le taux d’incertitude est faible plus la mesure est précise.
EXERCICE D’APPLICATION:
Un ampèremètre comporte 100 divisions. L’aiguille s’arrête sur la division 60 lorsque le calibre utilisé est
de 0,5 A.
1/ Déterminer la valeur de l’intensité du courant I. Exprimer la valeur en mA.
2/ La classe de l’appareil est 2, déterminer l’incertitude absolue I sur la lecture de I.
3/ Présenter le résultat et son encadrement.
4/ Déterminer la précision de la mesure.
On constate que les trois ampèremètres indiquent la même valeur, l’intensité du courant électrique est la
même aux différents points: c’est la loi d’unicité du courant électrique.
Enoncé de la loi d’unicité du courant électrique:
Dans un circuit série fermé, l’intensité du courant est la même en tout point de ce circuit.
I = I1 = I2
III-2/ Loi des nœuds: circuit en dérivation:
Considérons le montage du circuit en dérivation suivant:
I B
A
I2
G L1 L2
A1
A2
I1
On constate que la valeur indiquée par l’ampèremètre A est égale à la somme des valeurs indiquée par A 1
et A2 : c’est la loi des nœuds.
Enoncé de la loi des nœuds:
La somme des intensités des courants qui arrivent à un nœud est égale à la somme des intensités des courants
qui en repartent.
Au nœud B: I = I1 + I2
COURS DE M.CHEIKH FAYE PROF DE PC AU LYCEE SEYDINA LIMAMOULAYE. Tél 77-503-24-35 44
EXERCICE D’APPLICATION 1:
1/ Une calculatrice est parcourue par un courant d’intensité I = 6,5µA. Elle est alimentée par un ensemble
de piles qui débitent une charge q=75C. Calculer en jours, la durée de fonctionnement de la calculette.
2/ Un circuit électrique en série comprend: une pile, une lampe, un interrupteur et des fils de connections.
a/ Faire le schéma normalisé du circuit électrique puis indiquer le sens du courant et le sens de déplacement
des électrons.
b/ Pour mesurer l’intensité du courant traversant le circuit, on dispose d’un ampèremètre comportant les
calibres: 0,1A ; 0,3A ; 1A ; 3A. Lors d’une mesure, on choisit le calibre 3A, l’aiguille s’arrête sur la déviation
50 de l’échelle 0-150.
Evaluer l’intensité du courant. Quel est le meilleur calibre?
Ce courant circule pendant 1h30min. Quel est le débit d’électrons? C’est-à-dire le nombre d’électrons qui
passent par seconde.
EXERCICE D’APPLICATION 2:
1/ On considère le circuit suivant: s’agit-il d’un circuit en série ou en dérivation.
2/ Enoncer la loi des nœuds.
3/ Que représente les points A, B, C et D.
4/ Représenter le sens des courants I1, I2, I3 et I4 qui traversent respectivement les lampes L1, L2, L 3 et L4.
5/
a/ Etablir une relation entre I, I1 et I2 puis entre I1, I3 et I4.
b/ Sachant que I = 0,90 A et I1 = 2I2 et I3 = 150 mA. Trouver les valeurs de I1, I2 et I4.
6/
a/ L’ampèremètre (A) possède les calibres: 10 mA ; 100 mA ; 500 mA et 1 A. Il comporte 100 divisions.
Quel est le calibre le mieux adapté pour mesurer I2.
b/ Devant quelle graduation se place l’aiguille dans ce cas ?
G
I
L3
L1
A B C D
L2 L4
Y M
I-1-1/ Expérience 1:
Relions respectivement la voie d’entrée Y et la masse M de l’oscilloscope aux pôles positif et négatif d’une
pile plate. On constate un déplacement vertical de la tracée lumineuse vers le haut.
+
-
Y M
I-1-2/ Expérience 2:
Relions maintenant la borne positif de la pile à la masse M de l’oscilloscope et la borne négatif de la pile à
la voie d’entrée Y de l’oscilloscope. On constate un déplacement vertical de la tracée lumineuse vers le bas.
+
Y M -
I-1-3/ Conclusion:
Du point de vue électrique les bornes positive et négative de la pile ne sont pas dans le même état électrique:
on dit qu’il existe une tension électrique entre les deux bornes de la pile.
I-3/ Notation:
La tension électrique entre deux points A et B pris dans cet ordre est notée:
UAB = VA - VB
UAB UBA
I-6/ Unité de la tension électrique:
Dans le système international la tension électrique s’exprime en volt (V).
V
II-1/ Branchement:
Un voltmètre est toujours branché en dérivation aux bornes d’un dipôle.
Le voltmètre est un appareil polarisé.
Ainsi si on veut mesurer une tension électrique positive aux bornes d’un dipôle, on doit brancher le
voltmètre de façon que sa borne (+) soit reliée à la borne (+) du dipôle et sa borne (-) soit reliée à la borne
(-) du dipôle.
V
D
A B
II-2/ Calibre:
Le calibre d’un voltmètre représente la tension maximale que l’appareil peut mesurer.
Un voltmètre utilisé sur calibre 10 V ne peut mesurer qu’une tension inférieure à 10 V.
Le meilleur calibre est le plus petit parmi les calibres strictement supérieurs à la tension qu’on mesure.
d
U= calibre
D
COURS DE M.CHEIKH FAYE PROF DE PC AU LYCEE SEYDINA LIMAMOULAYE. Tél 77-503-24-35 47
II-4/ Classe d’un appareil et incertitude de mesure
Elle est donnée par le constructeur de l’appareil, elle permet de calculer l’incertitude absolue (U) sur la
mesure de la tension.
classe
U = calibre
100
EXERCICE D’APPLICATION:
La graduation d’un voltmètre comporte 100 divisions. Il est utilisé pour mesurer une tension U ; le calibre
choisi est 30V. L’aiguille indique la graduation 42.
1/ Evaluer la tension U.
2/ La classe de l’appareil étant 2, donner un encadrement de la tension U.
L1 L2
A B C
UAB UBC
UAC
D’après la loi d’additivité de la tension:
N B D
D’après la loi d’unicité des tensions:
EXERCICE D’APPLICATION:
Soit le circuit représenté ci-dessous. Il comporte un générateur et plusieurs lampes. Seules les lampes (L6)
et (L7) sont identiques.
On donne: I1 = 0,1 A ; I4 = 20 mA ; UAB = 4 V ; UCB = - 2 V ; UGD = 7 V ; UED = - 1 V et UGF = 10 V.
1/ Indiquer le sens du courant dans chaque branche
2/ Ecrire la loi des nœuds au nœud A. En déduire la valeur de I3.
3/ Indiquer sur le schéma du circuit l’emplacement de l’ampèremètre pour mesurer l’intensité I3
4/ Calculer I5, I6 et I7.
5/ Représenter les tensions UAB et UCB.
6/ Quelle est la valeur de la tension UCD ?
7/ Calculer la tension UAD et déduire UGA.
8/ Représenter, sur le schéma du circuit, le branchement du voltmètre pour mesurer UGA.
L2 L1 L7
B A G F H
L4 L3 L6
L5
C D E
Considérons le tracé de la courbe ci-dessous représentant la tension u aux bornes d’un générateur basse
fréquence (G.B.F) en fonction du temps.
u
10
t (s)
0 10 20 30 40
-10
► La tension électrique u prend des valeurs tantôt positives tantôt négatives: on dit que la tension électrique
u est alternative.
► La courbe est constituée d’un motif élémentaire qui se répète au bout de chaque 20s : on dit que la tension
électrique u est périodique.
Par conséquent, la tension électrique u aux bornes du G.B.F est une tension variable, alternative,
périodique et sinusoïdale.
► On appelle période d’une tension alternative, la durée du motif élémentaire. Elle est notée T et
s’exprime en seconde (s) dans le système international.
Exemple: la période de la tension alternative étudiée est de 20s.
► On appelle fréquence d’une tension alternative, le nombre de période par seconde. Elle est notée ( N ou
f ) et s’exprime en Hertz (Hz) dans le système international.
N=
T
Exemple: la fréquence de la tension alternative étudiée est de 0,05 Hz.
t (s)
0
-10
► On appelle tension maximale la «hauteur par rapport à l’axe des temps» de la sinusoïde. Elle est notée
Um ou Umax et s’exprime en Volt.
Exemple: la tension maximale étudiée est de 10 V.
► On appelle tension efficace la tension mesurée par un voltmètre en position alternative. Elle est notée
Ueff ou U.
C’est la valeur qu’aurait une tension continue (une pile) produisant les mêmes effets que la tension
alternative.
T=6 2 = 12 ms = 0,012 s
N.B: Connaissant les valeurs de la période T et de la tension maximale Umax, on peut facilement déduire les
valeurs de la fréquence N et de la tension efficace Ueff.
V/ Convention récepteur:
Considérons un dipôle D parcouru par un courant IAB. Il existe entre ses bornes A et B une tension ou (d.d.p)
notée UAB.
Dans la convention récepteur la flèche qui indique la tension UAB et celle qui représente l’intensité du
courant IAB sont de sens contraires.
A IAB D
B
UAB
N.B:
Dans la convention la tension UAB et l’intensité du courant IAB ont même signe.
EXERCICE D’APPLICATION:
Un circuit électrique comprend en série: un générateur de tension, un dipôle D et un oscilloscope branché
aux bornes du dipôle.
L’oscilloscope est réglé comme suit: Sensibilité verticale : 5 V/div. Sensibilité horizontale : 10 ms/div.
1/ La visualisation à l’oscilloscope de la tension aux bornes du dipôle fournie la courbe ci-dessous:
a/ Quelle est la nature de la tension observée ?
b/ Déterminer la période de cette tension.
c/ Déduire la fréquence de cette tension.
d/ Déterminer la valeur maximale de la tension.
2/ On branche un voltmètre aux bornes de ce dipôle. Qu’appelle-t-on la tension mesurée par le voltmètre?
Donner sa valeur.
I-2/ Catégorisation:
Un dipôle est dit actif si la tension à ses bornes est non nulle (U ≠ 0) même en circuit ouvert (I = 0).
Un dipôle est dit passif si la tension à ses bornes est nulle (U = 0) en circuit ouvert (I = 0).
Le dipôle est dit passif si sa caractéristique passe par l’origine (c’est à dire U = 0 pour I = 0).
Rhéostat A
D
A
D
V
II-2/ Caractéristique d’un dipôle passif linéaire (le conducteur ohmique ou résistor):
A B
UAB
Tableau des résultats obtenus et tracé de la caractéristique:
UAB (V) 0,18 0,15 0,125 0,075 0 -0,075 -0,125 -0,15 -0,18
IAB (A) 1,2 1 0,8 0,5 0 -0,5 -0,8 -1 -1,2
IAB (A)
0
► La caractéristique est symétrique et linéaire donc les bornes du conducteur ohmique joue le même rôle.
G=
R
R1 R2
C
A B
UAC = U1 UCB = U2
Req = R1 + R2
Dans une association de résistors en série, la résistance équivalente est égale à la somme des résistances.
Généralisation:
Pour n résistors en série de résistances respectives R1 , R2 , … , Rn ; la résistance équivalente est:
𝐧
𝐑 𝐞𝐪 = ∑ 𝐑 𝐢
𝐢=𝟏
Le circuit équivalent est:
UAB = U
UAB = U
I I
R1 R2
C Req
A B A B
UAC = U1 UCB = U2
II-2-3-1/Association en dérivation:
Considérons deux résistors de résistances respectives R1 et R2 montés en dérivation entre deux points A et B
d’un circuit. I
A
I1 I2
U
U1 R1 U2 R2
B
Loi des mailles : U U U
d’après la loi d’ohm : GeqU = G1U + G2U
Loi d’additivité du courant : I I I
Geq = G1 + G2 = +
Req R R
Dans une association de résistors en parallèle, la résistance équivalente a une conductance égale à la
somme des conductances de chaque résistor.
Généralisation:
Pour n résistors en parallèle de résistances respectives R1 , R2 , … , Rn ; la résistance équivalente est:
𝐧
𝟏 𝟏
=∑
𝑹𝒆𝒒 𝑹𝒊
𝐢=𝟏
A A I
I1 I2
U Req
U
U1 R1 U2 R2
B B
La diode normale à jonction est constituée d’un semi-conducteur: le silicium (Si) ou le germanium (Ge)
dopé.
Le dopage est l’introduction dans le semi-conducteur de très faibles quantités d’un corps étranger appelé
dopeur.
Pour les semi-conducteurs (Ge ou Si), les dopeurs sont: soit l’Arsenic (As) ou le phosphore (P).
Ces dopeurs sont introduits à très faible dose (de l’ordre de 1 atome du dopeur pour 106 atomes du semi-
conducteur).
UAB (V) 0,8 0,79 0,78 0,7 0,6 0,4 0,2 0 -0,2 -0,4 -0,6
IAB (mA) 150 100 50 10 0 0 0 0 0 0 0
IAB (mA)
50
UAB (V)
0 0,2 US
► Pour UAB < US, la diode normale à jonction ne laisse pas passer le courant électrique.
► En conclusion, la diode normale à jonction est un dipôle passif non symétrique et non linéaire. Elle ne laisse
passer le courant que dans le sens direct si la tension à ses bornes est supérieure ou égale à la tension seuil.
UAB
Tableau des résultats obtenus et tracé de la caractéristique:
UAB (V) 1,8 1,6 1,4 0,8 0,6 0,4 0,2 0 -2 -4 -6 -7 -7,6 -7,8
IAB (mA) 80 40 10 0 0 0 0 0 0 0 0 -2 -20 -60
IAB (mA)
20
UZ US UAB (V)
-1 0 1
►La caractéristique est asymétrique et non linéaire donc les bornes de la diode Zener ne jouent pas le même
rôle.
► Dans le sens direct la diode Zener se comporte comme une diode normale.
► Dans le sens inverse la diode Zener laisse passer le courant électrique si la tension à ses bonnes est
supérieure à la tension Zener (UAB UZ).
UAB (V) 0,78 0,7 0,6 0,4 0,2 0 -0,2 -0,4 -0,6 -0,7 -0,78
IAB (mA) 50 10 0 0 0 0 0 0 0 -10 -50
IAB (mA)
20
US US UAB (V)
0 0,2
►La caractéristique passe par O, donc la varistance ou VDR est un dipôle passif.
►La caractéristique est symétrique et non linéaire donc les bornes de la varistance ou VDR joue le même
rôle.
Un dipôle est dit actif si la tension à ses bornes est non nulle (U ≠ 0) même en circuit ouvert (I = 0).
►Les dipôles actifs réversibles: ce sont des dipôles actifs pouvant fonctionner en générateur ou en
récepteur.
Exemples: piles rechargeables ; batterie d’automobile (accumulateur) ; moteur à courant continu ; dynamo
N IPN
P
UPN
II/ Dipôles actifs linéaires:
Un dipôle est dit actif linéaire si sa caractéristique est une droite ne passant pas par l’origine.
A
Rhéostat
I (A)
0 1 ICC
L’équation de la caractéristique est de la forme:
a U R : représente résistance interne du générateur
U = a I + b ; avec I
b U E : représente la force électromotrice f.e.m du générateur
EV
U=E–RI avec
R
II-1-3/ Loi d’ohm du générateur:
(E ; R) (E ; R)
N I P N I P
UPN UNP
UPN = E – R I UNP = R I – E
ICC = E
R
II-1-5/ Générateur idéal de tension:
II-1-5-1/ Définition:
Un générateur idéal de tension est un générateur qui délivre toujours la même tension quelque soit la valeur
de l’intensité du courant qu’il débite (un tel générateur a une résistance interne presque nulle).
II-1-5-2/ Symbole d’un générateur idéal de tension:
I
E
La tension à ses bornes est souvent notée E, qui est appelée force électromotrice du générateur.
I (A)
0
III/ Association de générateurs:
III-1-1-1/ Définition:
Des dipôles actifs (générateurs) sont en série directe, lorsque la borne négative de l’un est reliée à la borne
positive de l’autre.
I
U
U ES – RS I ES E E
On a : U = U1 + U2 avec U E R I
RS R R
U E – R I
Remarques:
ES N.E
► Si les N générateurs sont identiques, on aura
RS N.R
III-1-2-1/ Définition:
Des dipôles actifs (générateurs) sont en série inverse, lorsque les bornes de même signe sont reliées entre
elles.
I
U
U ES – RS I ES E – E
On a : U = U1 + U2 avec U E R I
RS R R
U R I – E
III-2/ Association en parallèle:
III-2-1-1/ Définition:
Des dipôles actifs (générateurs) sont en parallèle directs, lorsque les bornes de même signe sont reliées entre
elles.
E 1 ; R1 E2 ; R2
U
I1 I2
IR – R I
EP U – U.GP
PCC
P
R
PCC
R
P
N
Remarques:
EP E
► Si les N dipôles sont identiques, on aura :
RP R
N
► L’association en parallèle directe permet d’augmenter l’intensité mais pas la tension
IV-2-1/ Définition:
Les photopiles sont des dipôles qui engendrent un courant électrique lorsqu’ils ont exposés à la lumière.
IV-2-2/Domaines d’utilisation:
Les photopiles sont utilisées pour alimenter en électricité une maison domestique, un chauffage … .
V/ Loi de Pouillet:
La loi de Pouillet permet de calculer l’intensité du courant qui circule dans un circuit simple (sans
dérivation).
Prenons l’exemple du circuit ci-dessous constitué:
►d’un générateur G (E, R)
►d’un résistor de résistance R1
►d’un résistor de résistance R2 E;R
U
U1 R1
I
U2
R2
D’après la loi des mailles:
U = U1 + U2 E – R I = R1 I + R2 I
I= E : Loi de Pouillet
R R R