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Facicule Cours Physique 2S

Fascicule physique

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CHAPITRE P1: GENERALITES SUR LE MOUVEMENT-VITESSE

I/ Généralités sur le mouvement:


I-1/ Notion de mouvement:
Un corps est en mouvement lorsqu’il change de position au cours du temps par rapport à d’autres corps
appelés corps de référence ou référentiel.
Exemple: le professeur qui explique son cours, en marchant est en mouvement par rapport à ses élèves.

I-2/ Caractère relatif du mouvement:


Un voyageur assis dans une voiture qui se déplace est:
►immobile par rapport aux autres voyageurs assis
►en mouvement par rapports aux piétons et aux arbres.

Le mouvement d’un corps a un caractère relatif, car il dépend au choix d’un corps ou d’un ensemble de
corps appelé référentiel

II/ Référentiel et repères:

II-1/ Référentiel:

II-1-1/ Définition:
Un référentiel est un solide ou un ensemble de solide par rapport (s) au (x) quel (s) on étudie le mouvement.

II-1-2/ Exemples de référentiels:


►Référentiel terrestre ou du laboratoire: il est utilisé pour étudier le mouvement des objets sur la terre.
►Référentiel géocentrique: il est utilisé pour étudier le mouvement de rotation de la terre sur elle-même,
ou le mouvement des satellites autour de la terre.
►Référentiel de Copernic (Héliocentrique): il est utilisé pour étudier le mouvement des corps autour du
soleil.

II-2/ Repères:
Pour faire la description complète du mouvement d’un corps ; il faut en plus du référentiel, définir un repère
d’espace et un repère de temps.

II-2-1/ Repère de temps:


Le choix d’un repère de temps se ramène au choix d’une origine des dates, appelée instant initial (t0) et au
choix d’une unité de temps.
Dans le système international le temps s’exprime en seconde (s).
Remarque:
La position d’un mobile en mouvement coïncide avec une date t bien définie. La date t est une grandeur
algébrique, elle est obtenue à partir de l’intervalle de temps séparant un événement de l’instant initial.
► t est négative si l’instant considéré est antérieur à l’instant initial.
► t est positive si l’instant considéré est postérieur à l’instant initial.
►La durée ∆t est l’intervalle de temps séparant deux dates tf et ti. Elle est toujours positive.

∆t = tf - ti
II-2-2/ Repère d’espace:
Un repère d’espace est l’association
►d’un point O fixé au référentiel, appelé origine ;
►d’un système d’axes.

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II-2-2-1/ Repérage sur une droite:
Il est utilisé lorsque le mobile se déplace sur une droite.

x’ i x
O M

► ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐎𝐌 = x i : vecteur position du mobile M
► x : abscisse du mobile
► O: origine du repère

► i : vecteur unitaire. ‖i‖ = 1
► ‖𝐎𝐌⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = |𝐱| : norme du vecteur position du mobile M

II-2-2-2/ Repérage dans un plan:


Il est utilisé lorsque le mobile se déplace sur un plan.
y

yM ou y M


j
x’ x
O  xM ou x
i

y’
 
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = x i + y j : vecteur position du mobile M
► 𝐎𝐌
► x : abscisse du mobile
► y : ordonnée du mobile
 
► (O ; i ; j ) : repère orthonormé à deux dimensions
► ‖𝐎𝐌⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = √𝐱 𝟐 + 𝐲 𝟐 : norme du vecteur position du mobile M

II-2-2-3/ Repérage sur une courbe:


Lorsque le mobile se déplace sur une courbe sa position peut être repérer par son abscisse curviligne (s).
►Abscisse curviligne (s):
M
+
O

► O : origine des abscisses curvilignes


̂ : abscisse curviligne
► s = 𝐎𝐌

II-2-3/ Equation horaire:


On appelle équation horaire toute relation mathématique liant l’une des coordonnées du mobile au temps.
Exemples:
𝛑 𝛑
x(t) = 2t + 4 ; y(t) = t2 – 2t + 1 ; s(t) = 2t – 5 ; 𝛉(t)= t –
𝟐 𝟔

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II-3/ Trajectoire d’un mobile:

II-3-1/ Définition:
La trajectoire d’un point mobile est l’ensemble des positions occupées successivement par ce point mobile
au cours du temps.

II-3-2/ Equation de la trajectoire:


Pour obtenir l’équation de la trajectoire, on élimine le temps t dans les équations horaires.
Dans le cas où l’équation de la trajectoire est de la forme:
► y = ax + b : on a une droite
► (x - xC)2 + (y - yC)2 = r2 : on a un cercle de centre C (𝐱𝐲𝐂 ) et de rayon r.
𝐂
► y = ax2 + bx + c : on a une parabole

EXERCICE D’APPLICATION 1:
Dans chacun des cas suivants, établir l’équation de la trajectoire puis donner sa nature.
𝐱=𝐭−𝟐 𝐱 = 𝟐𝐭 − 𝟏 𝐱 = 𝟐𝐜𝐨𝐬(𝟐𝛑𝐭)
1/ { 2/ { 3/ {
𝐲 = 𝟑𝐭 + 𝟏 𝐲 = 𝟐𝐭 𝟐 + 𝟑𝐭 − 𝟕 𝐲 = 𝟐𝐬𝐢𝐧(𝟐𝛑𝐭)
EXERCICE D’APPLICATION 2:
 
Les équations horaires du mouvement d’un point matériel (A) dans un repère (O ; i ; j ) sont:
𝐱=𝐭+𝟏
{ avec t ≥1
𝐲 = −𝟐𝐭 𝟐 + 𝟑𝐭 + 𝟗
1/ Donner la position de (A) à l’instant initial.
2/ Donner la position de (A) deux secondes après l’instant initial.
3/ A quelle date (A) passe-t-il par l’ordonnée y = 9 ? En déduire son abscisse à cette date.
4/ Etablir l’équation de la trajectoire de (A) puis donner sa nature.

II-3-3/ Caractère relatif de la trajectoire:


La trajectoire dépend du référentiel choisi.
Exemple: mouvement d’un point P d’une roue

P P

Par rapport au cycliste Par rapport à la route P


P décrit un cercle décrit un cycloïde

III/ Vitesse:

III-1/ Notion de vitesse:


On caractérise la rapidité d’un mouvement par une grandeur physique appelée vitesse. Cette grandeur est
liée à la distance parcourue et à la durée du parcours.

III-2/ Vitesse moyenne:


La vitesse moyenne d’un mobile (Vm) est définie comme étant le rapport de la distance parcourue (d) sur la
durée du parcours (∆t).

d 𝐕𝐦 𝐞𝐧 𝐦. 𝐬−𝟏
Vm = ∆t { 𝐝 𝐞𝐧 𝐦
∆𝐭 𝐞𝐧 𝐬
N.B: la vitesse moyenne est définie toujours entre deux instants.
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► En coordonnées cartésiennes:
 
Dans un repère (O ; i ; j ), la distance entre les points M1(𝐱𝐲𝟏 ) et M2(𝐱𝐲𝟐 ) est:
𝟏 𝟐

d = M1M2 = √(𝐱 𝟐 − 𝐱 𝟏 )𝟐 + (𝐲𝟐 − 𝐲𝟏 )𝟐


► En coordonnées curvilignes:

d = 𝐌̂
𝟏 𝐌𝟐 = s2 – s1 = r𝛉2 – r𝛉1 ; 𝛉 avec en radian

EXERCICE D’APPLICATION :
Un véhicule quitte Thiès à 9h et arrive à Dakar à 10h15min. Sachant que la distance entre Dakar-Thiès
vaut 70 km, calculer la vitesse moyenne en m.s-1 puis en km.h-1.

III-3/ Vitesse instantanée:


III-3-1/ Définition:
La vitesse instantanée est une grandeur définie à chaque instant pour un point en mouvement.
Il s’agit par exemple de la valeur affichée en permanence par le compteur de vitesse d’une voiture
(tachymètre).

III-3-2/ Détermination pratique:


Pour déterminer la vitesse instantanée d’un mobile on enregistre les différentes positions prises par le mobile
pendant des intervalles de temps successifs et égaux à une durée notée 𝛕 (taux).

III-3-2-1/ Cas d’un mouvement rectiligne:


Un mouvement est rectiligne lorsque les différentes positions prises par le mobile forment une droite.
A une date (ti) quelconque:

Mi-1 Mi+1
V(ti) = ; avec i = 1, 2, 3, …

Exemple:

Dates (t) 0 𝛕 2𝛕 3𝛕 4𝛕 5𝛕 6𝛕
Positions (M) M0 M1 M2 M3 M4 M4 M6

M0 M1 M2 M3 M4 M5 M6

𝐌𝟎 𝐌𝟐
► V(t1) = V1 = : vitesse instantanée à l’instant t1 = 𝛕
𝟐𝛕

𝐌𝟑 𝐌𝟓
► V(t4) = V4 = : vitesse instantanée à l’instant t4 = 4𝛕
𝟐𝛕

III-3-2-2/ Cas d’un mouvement curviligne:


Un mouvement est curviligne lorsque les différentes positions prises par le mobile forment une courbe.
A une date (ti) quelconque:

̂
Mi-1 Mi+1
V(ti) = ; avec i = 1, 2, 3, …

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Exemple:

Dates (t) 0 𝛕 2𝛕 3𝛕 4𝛕 5𝛕 6𝛕
Positions (M) M0 M1 M2 M3 M4 M4 M6

M3 M4
M2
M5

M1
M6
M0
𝐌̂
𝟎 𝐌𝟐
► V(t1) = V1 = : vitesse instantanée à l’instant t1 = 𝛕
𝟐𝛕

𝐌̂
𝟑 𝐌𝟓
► V(t4) = V4 = : vitesse instantanée à l’instant t4 = 4𝛕
𝟐𝛕

III-3-3/ Caractéristiques du vecteur vitesse instantanée:


► Point d’application: le point considéré de la trajectoire
► Direction: suivant la tangente à la trajectoire au point considéré
► Sens: celui du mouvement
► Norme: valeur numérique de la vitesse instantanée à l’instant considéré

III-3-3-1/ Cas d’un mouvement rectiligne:

M1 ⃗⃗ 1
𝑽 M4 ⃗4
𝑽

III-3-3-2/ Cas d’un mouvement curviligne:


M4
⃗𝑽1
⃗𝑽4

M1

EXERCICE D’APPLICATION 1:
On a représenté ci-dessous les différentes positions prises par un mobile pendant des intervalles de temps
successifs et égaux à une durée τ = 20 ms.
1/ Calculer la vitesse moyenne du mobile entre les instants t0 = 0 et t5 = 5τ.
2/ Calculer la vitesse instantanée du mobile aux instants t2 et t4.
3/ Représenter graphiquement les vecteurs vitesses instantanées ⃗V2 et ⃗V4.

M0 M1 M2 M3 M4 M5 x en cm
0 1 2,5 4,5 7,2 9,4

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IV/ Etudes de quelques mouvements:

IV-1/ Mouvement rectiligne uniforme (M.R.U):

IV-1-1/ Définition:
Un mobile est animé d’un mouvement rectiligne uniforme si sa trajectoire est une droite et son vecteur
vitesse instantanée constante au cours du mouvement.
Autrement dit le mobile parcours les mêmes distances pendant les mêmes intervalles de temps égaux à une
durée τ.

IV-1-2/ Equation horaire:

Sens (+) Sens (-)


x’ xM x
O  M
i

̅(t – t0) + x0
xM(t) = V
► xM : position du mobile M à l’instant t
► x0 : position du mobile M à l’instant t0
►𝐕 ̅ : valeur algébrique de la vitesse
̅=V
⁕ Si le mobile se déplace dans le sens positif alors 𝐕
⁕ Si le mobile se déplace dans le sens négatif alors 𝐕̅=– V

EXERCICE D’APPLICATION 1:
Un mobile animé d’un mouvement rectiligne uniforme se déplace sur un axe x’Ox en allant de le sens
négatif avec un vecteur vitesse de norme 10 m.s-1. A la date t1 = 2s, il passe par la position x1 = 3m.
1/ Etablir l’équation horaire du mouvement.
2/ Déterminer la position du mobile à la date t = 0.
3/ A quelle date passe-t-il par l’origine du repère ?

EXERCICE D’APPLICATION 2:
Deux personnes P1 et P2 font une course de vitesse sur une piste supposée horizontale est longue de 250m.
P1 court à la vitesse de 36 km.h-1 et P2 à la vitesse de 45 km.h-1. A la date t0 = 0, elles partent d’un même
point coïncidant avec l’origine de l’axe horizontal.
1/ Etablir les équations horaires des mouvements de P1 et P2.
2/ Quelles distance les sépare après 10s de course ?

EXERCICE D’APPLICATION 3:
Deux mobiles se déplacent sur une route AB supposée horizontale et longue de 5 km. Le mobile M 1 se
déplace à la vitesse de 36 km.h-1 et le M2 se déplace à la vitesse de 72 km.h-1.
A l’instant t = 9h, M1 quitte le point A et se dirige vers le point B. A l’instant t = 9h05min, M2 quitte le point
B et se dirige vers le point A.
1/ Etablir les équations horaires des mouvements de M1 et M2 en prenant comme origine des date l’instant
où M1 quitte le point A et comme origine des abscisses le point A.
L’axe horizontal est orienté de A vers B.
2/ Déterminer l’instant de rencontre des deux mobiles.
3/ Préciser l’heure et le lieu de rencontre.

IV-2/ Mouvement rectiligne uniformément varié (M.R.U.V):


IV-2-1/ Définition:
Un mobile est animé d’un mouvement rectiligne uniformément varié si sa trajectoire est une droite et la
norme de son vecteur vitesse instantanée varie au cours du mouvement.

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Autrement dit le mobile parcours les distances inégales pendant les mêmes intervalles de temps égaux à une
durée τ.

►Dans le cas où la norme du vecteur vitesse instantanée augmente au cours du temps: on dit que le
mouvement est rectiligne uniformément accéléré.
L’enregistrement d’un tel mouvement est de la forme:

M0 M1 M2 M3 M4

►Dans le cas où la norme du vecteur vitesse instantanée diminue au cours du temps: on dit que le
mouvement est rectiligne uniformément décéléré ou retardé.
L’enregistrement d’un tel mouvement est de la forme:
M0 M1 M2 M3 M4

IV-3/ Mouvement circulaire uniforme (M.C.U):

IV-3-1/ Définition:
Un mobile est animé d’un mouvement circulaire uniforme si sa trajectoire est un cercle et si la norme de
son vecteur vitesse instantanée est constante.
L’enregistrement d’un tel mouvement est de la forme:

M2
M1
M3
M0
M4 𝑴̂ ̂ ̂ ̂
𝟎 𝑴𝟏 = 𝑴𝟏 𝑴𝟐 = 𝑴𝟐 𝑴𝟑 = 𝑴𝟑 𝑴𝟒 = …

M7
M5
M6

IV-3-2/ Vitesse angulaire ():


C’est l’angle balayé () par le mobile pendant l’unité de temps (t).

 rad.s 


=   rad
t  t s
IV-3-3/ Relation entre vitesse angulaire () et vitesse linéaire (V):

V
V = R  =
R
IV-3-4/ Période du mouvement circulaire:
Un phénomène périodique est un phénomène qui se répète pendant des intervalles de temps successifs et
égaux à une durée appelée période notée T.
Le mouvement circulaire uniforme est périodique.
On appelle période la durée effectuée par un mobile pour faire un tour de cercle c’est-à-dire pour parcourir
le périmètre (d = 2R). Elle s’exprime en seconde (s).

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 d  R
V = d avec 
t  t  T


V = R avec V = R  
T 


T=

IV-3-5/ Fréquence (N ou f):
C’est le nombre de tours effectué en une seconde. On l’appelle aussi l’inverse de la période. Elle s’exprime
en Hertz (Hz).
  V
N= = =
T  R
IV-3-6/ Equations horaires:

IV-3-6-1/ Equation horaire liée à l’abscisse curviligne:

 s abscisse curviligne à l’instant t


s(t) = V(t – t0) + s0  s abscisse curviligne à l’instant t
 V vitesse linéaire

IV-3-6-2/ Equation horaire liée à l’abscisse angulaire:

On sait que: s(t) = V(t-t0) + s0


En divisant l’égalité par R on a: st = V (t-t0) + s 
R R R

 abscisse angulaire à l’instant t


(t) = (t-t0) + 0   abscisse angulaire à l’instant t
  vitesse angulaire

EXERCICE D’APPLICATION:
Un mobile M est animé d’un mouvement circulaire uniforme. Sa vitesse linéaire est V = 0,4 m.s-1.
1/ Sachant que le rayon R = 0,4 m ; déterminer la vitesse angulaire , la période T et la fréquence N du
mouvement.
2/ Sachant que le mobile se déplace dans le sens positif et qu’à l’instant t0 = 0, il a déjà effectué  de tour.

a/ Déterminer l’équation horaire du mouvement en fonction de l’abscisse angulaire.
b/ Calculer le nombre de tours effectués par le mobile entre t0 = 0 et t1 = 3s.

V/ Mouvement de translation et mouvement de rotation:

II-4-1/ Mouvement de translation:


Un mobile est animé d’un mouvement de translation si à chaque instant tous ces points ont la même vitesse
linéaire (V).

II-4-1/ Mouvement de rotation:


Un mobile est animé d’un mouvement de rotation si à chaque instant tous ces points ont la même vitesse
angulaire ().

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EXERCICE D’APPLICATION:
On considère un disque sur lequel on accroche deux fils inextensibles. Le rayon intérieur du disque est
R1 = 10 cm et le rayon extérieur est R2 = 15 cm.
Le disque est en mouvement de rotation uniforme à la vitesse angulaire  = 45 tours.min-1.
1/ Déterminer la vitesse angulaire en rad.s-1.
2/ Trouver les vitesses linéaires VA et VB des points A et B.
3/ Le disque effectue  tour.

a/ Déterminer la longueur parcourue par le point A.
b/ Déterminer la longueur parcourue par le point B.

R2
B O A
R1

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CHAPITRE P2: GENERALITES SUR LES FORCES
I/ Interaction entre objets:
I-1/ Définition:
Deux objets sont en interaction lorsqu’ils exercent simultanément une action l’un sur l’autre.

On distingue deux types d’interaction: des interactions de contact et des interactions à distance.

I-2/ Interactions de contact:


I-2-1/ Mise évidence:
Accrochons à l’extrémité libre d’un ressort un solide.

ressort

solide
I-2-2/ Observation:
On constate que le ressort en contact avec le solide se déforme donc le solide exerce une action de contact
sur le ressort: on parle d’interaction de contact.

I-3/ Interactions à distance:


I-3-1/ Mise évidence:
Approchons un aimant d’une bille en acier immobile sur un plan horizontal

aimant
bille

I-3-2/ Observation:
On constate que la bille vient se coller à l’aimant donc l’aimant exerce une action à distance sur la bille: on
parle d’interaction à distance.

II/ La force:
II-1/ Définition:
La force est l’action que subit un objet en interaction avec un autre.

II-2/ Les effets d’une force:


II-2-1/ Effet dynamique ou effet de mouvement:
C’est lorsque la force à tendance à produire un mouvement ou à modifier un mouvement.
Exemples:
► Une chaise tirée à la main
► Un ballon lancé peut être dévié à la tête ou du pied.

II-2-2/ Effet statique ou effet de déformation:


C’est lorsque la force à tendance à déformer le corps qui subit la force.
Exemples:
► Suspension d’un solide à l’extrémité libre d’un ressort.
► Lorsqu’on presse une éponge à la main.

II-3/ Caractéristiques d’une force:


Une force est une grandeur vectorielle c’est-à-dire représentée par un vecteur qu’on caractérise par:
► son point d’application: c’est le point où agit la force
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► sa direction ou droite d’action: c’est la droite suivant laquelle agit la force
► son sens: celui du mouvement que la force tend à produire
► son intensité ou sa norme: valeur numérique de la force

II-4/ Mesure de l’intensité d’une force:


La force est une grandeur physique mesurable à l’aide d’un appareil appelé dynamomètre.
Dans le système international l’intensité d’une force s’exprime en Newton (N).

II-5/ Représentation vectorielle d’un force:



Représenter la force F qui s’exerce horizontalement sur le solide (S) au point A vers la droite et d’intensité F
= 4 N.
direction
Echelle: 1 cm → 2N (S) 
F

II-6/ Somme et décomposition de forces:


II-6-1/ Somme de forces:
 
II-6-1-1/ Cas de deux forces F1 et F2 tel que F1 > F2 :
   
a/ Cas où F1 et F2 ont la même direction et même sens (F1 ; F2) = 0°:

 
F2 F1   
A F = F1 + F2

► Point d’application: le point A


 
► Direction ou droite d’action: même direction que F1 et F2
 
► Sens: même sens que F1 et F2

► Intensité ou sa norme: F = F1 + F2

   
b/ Cas où F1 et F2 ont la même direction mais des sens opposés (F1 ; F2) = 180°:

 
F2 F1
A   
F = F1 + F2

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► Point d’application: le point A
 
► Direction ou droite d’action: même direction que F1 et F2

► Sens: même sens que F1

► Intensité ou norme: F = F1 - F2

   
c/ Cas où F1 et F2 forment un angle droit (F1 ; F2) = 90°:

   
F2 F = F1 + F2


A 
F1

► Point d’application: le point A



► Direction ou droite d’action: faisant un angle  = tan-1 F2 par rapport à F1
F1
► Sens: vers la droite et vers le haut

► Intensité ou norme: F = F12 + F22

 
d/ Cas où F1 et F2 forment un angle  quelconque:

   
F2 F = F1 + F2


A 
F1

F = F  F   F.F cos


N.B:
Dans le cas de plusieurs forces ont fait la somme des forces deux à deux jusqu’à obtenir la résultante.

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II-6-2/ Décomposition de forces:
Décomposer une force revient à déterminer ces coordonnées dans un repère orthonormé.
y

Fy F

j
x’  x
O  Fx
i

y’
    Fx  F.cos
F = Fx i + Fy j avec 
 Fy  F.sin

     Fx  F.cos
F = (F.cos) i + (F.sin) j ou F=
 Fy  F.sin

La norme de F est définie par:

F = Fx  Fy
EXERCICE D’APPLICATION 1:
  
1/ Donner la décomposition des forces F1 , F2 et F3 suivantes.
   
2/ Déduire les coordonnées de F = F1 + F2 + F3. y

F2

x’ F1 x



F3

y’
EXERCICE D’APPLICATION 2:
    
1/ Donner la décomposition des forces F1 , F2 et F3 qui s’exercent sur le solide (S) dans le repère (O, i , j ).
     
2/ Calculer les intensités de F2 et F3 sachant que F1 + F2 + F3 =  et F1 = 10 N.

y x
 
F3 F2

(S)

30°
x’ 
F1 y’

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II-7/ Exemples de forces:


II-7-1/ Réaction d’un support (R):
La réaction d’un support est l’action exercée par un support sur les objets en contacts avec ce dernier.

a/ Cas où le contact se fait sans frottement:

   O
R R R 
R

O
support horizontal support incliné
support circulaire support circulaire

  point d’application : milieu de la surface de contact


direction : perpendiculaire au support
R  sens : du support vers le solide
 intensité : valeur numérique de la réaction

b/ Cas où le contact se fait avec frottement:


Dans ce cas la réaction du plan n’est plus perpendiculaire au support mais incliné d’un angle .

La réaction du support R aura deux composantes:

► une composante normale appelée la réaction normale (Rn)
 
► une composante tangentielle appelée la réaction tangentielle (Rt) ou force de frottement ( f)

La réaction du support sur le solide est la résultante des deux composantes:


  
R = Rn + f
La norme de la réaction du support est définie par:

R = Rn  f 

R
   
 Rn 
R Rn R f
 R O
Rn
  
 
f Rn
 f
f O
support horizontal support incliné support circulaire support circulaire

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Remarque:
Le rapport f est appelé coefficient de frottement.
Rn

II-7-2/ Tension d’un fil ou d’un câble (T):
C’est la force exercée par un fil ou un câble tendu.
fil
fil 
T

T


point d’application: le point d’attache du fil
 direction ou droite d’action: celle du fil
T  sens: toujours vers l’intérieur du fil
 intensité ou norme: valeur numérique de la tension du fil


II-7-3/ Tension d’un ressort (T):
C’est la force exercée par un ressort tendu ou comprimé.

a/ Cas d’un ressort tendu ou allongé:

l0

l0
l l

T 
T
l = x

l = x

 point d’application: point d’attache


 direction ou droite d’action: l’axe du ressort k : constante de raideur du ressort N.m
T  sens: du solide vers le ressort ; avec 
 l  x  l – l : allongement du ressort m
 intensité ou norme: T  k.l  kx

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b/ Cas d’un ressort comprimé:

l0

T
l = x 
T
l
 l0
T
l

l = x

  point d’application : point d’attache


= x = l0 - l
direction : l’axe du ressort
T  sens: du ressort vers le solide ; avec l
 intensité : T  K.l  kx
c/ Courbes d’étalonnage d’un ressort:
► Courbe T = f (l) ou T = f(x): T (N)

T2

T1

0 x1 x2 x (m)
On a une droite d’équation:
T – T
T = a.x ; avec a = k =
x – x
► Courbe T = f (l) :

Cas d’un allongement Cas d’une compression


T = k(l – l0) = kl – kl0 T = k(l0 – l) = – kl + kl0
T (N)
T (N)

l (m) l (m)
0
l0 0
l0
On a une droite d’équation : On a une droite d’équation :
T = al + b ; avec a = k et b = – kl0 T = al + b ; avec a = – k et b = kl0

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EXERCICE D’APPLICATION:
Afin de déterminer la constate de raideur k d’un ressort disposé verticalement, un élève a obtenu le tableau
de mesure ci-dessous qui donne les valeurs de la longueur l du ressort en fonction de l’intensité de la tension
appliquée.

T (N) 0 1 2 3 4 5 6
l (cm) 12,5 13,5 14,5 15,5 16,5 17,5 18,5

1/ Tracer la courbe donnant les variations de l’intensité de T de la tension du ressort en fonction de la


longueur l du ressort: T = f (l). Echelle: 1 cm pour 2,5 cm et 1 cm pour 1N.
2/ Quel type de déformation ce ressort a subit lors de ces mesures (compression ou allongement) ? Justifier
la réponse.
3/ A partir du graphe trouver la relation entre T et l.
4/ Etablir la relation théorique entre T et l.
5/ Déduire de ce qui précède la constate de raideur du ressort en N.m-1 et la longueur à vide l0 du ressort.

II-8/ Force localisée - Force répartie


►Force localisée: une force est dite localisée lorsqu’elle s’exerce sur un point bien précis du solide.
Exemple: la force de tension.

►Force répartie: une force est dite répartie lorsqu’elle s’exerce sur une large surface du solide ou sur la
totalité de son volume.

On prendra comme point d’application pour une telle force: le milieu de la surface ou le centre de gravité
du solide.

Exemple: la force de réaction, la force de pesanteur...


II-9/ Forces extérieures ; forces intérieures à un système:

On appelle système matériel (S), un solide ou un ensemble de solides que l’on se propose d’étudier. Tout ce
qui n’appartient pas au système (S) constitue le milieu extérieur.

► Force extérieure: toute force exercée par le milieu extérieur sur le système est appelée force extérieure.

► Force intérieure: toute force exercée par une partie du système sur une autre partie du système est appelée
force intérieure.

Exemple
Un camion (C) tire une remorque (R) par l’intermédiaire d’un câble.

(R)  
T1 T2 (C)


► Si nous considérons le système constitué par la remorque, la force (T1) exercée par le camion sur la
remorque est une force extérieure.

► Si nous considérons le système formé par le camion et la remorque, la force (T1) exercée par le camion
sur la remorque est une force intérieure.

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III/ Principe des actions réciproques:

III-1/ Enoncé:

Lorsque deux solides S1 et S2 sont en interaction mécanique, le vecteur force F1/2 exercé par le solide S1 sur

le solide S2 est directement opposé au vecteur force F2/1 exercé par le solide S2 sur le solide S1.

III-2/ Exemples d’illustration:

Interaction aimant-aimant Interaction support-solide



  R
FB/A FA/B

A B 
F

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CHAPITRE P3: LA MASSE-LE POIDS-RELATION ENTRE POIDS ET MASSE
I/ La masse:
I-1/ Mise en évidence:
Considérons deux sacs A et B de même capacité. A est rempli complètement de mil et B est rempli à moitié.
Si nous essayons de les déplacer, on constante que B est plus facile à être déplacé car il contient une quantité
de mil inférieure à celui de A.
I-2/ Définition:
La masse d’un corps représente la quantité de matière que contient ce corps.

I-3/ Caractéristiques de la masse:


La masse est une grandeur:
► scalaire positive
► invariable c’est-à-dire elle est indépendante du lieu où se trouve le corps.

I-4/ Mesure et unités:


I-4-1/ Appareil de mesure:
La masse d’un corps est mesurée à l’aide d’une balance.

I-4-2/ Unité de la masse:


Dans le système international (SI), l’unité de la masse est le kilogramme (kg).
Remarque:
Les sous multiples du kilogramme sont souvent utilisés au laboratoire pour préparer des échantillons de
matière de masse très faible.

I-5/ Détermination de la masse d’un corps:


Pour déterminer la masse d’un corps, on effectue une pesée en utilisant une balance et des masses marquées.
On distingue la simple pesée et la double pesée.

I-5-1/ La simple pesée:


Elle consiste à poser sur l’un des plateaux le corps à peser puis on équilibre la balance en posant sur l’autre
plateau des masses marquées.
mc m1


mc = m 1 

mc = masse du corps

 m1 = somme des masses marquées
I-5-2/ La double pesée:
Elle se fait en deux étapes.
Première étape: on pose le corps à peser sur l’un des plateau de la balance et un corps de masse plus grande
que appelé (tare) sur l’autre plateau puis on rétabli l’équilibre de la balance en posant des masses marquées.
Soit m1 la somme des masses marquées utilisées.
m1 Tare

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A l’équilibre:
mC + m1 = mtare (1)
Deuxième étape:
Elle consiste à équilibrer la tare à l’aide de masses marquées.
Soit m2 la somme des masses marquées utilisées.
m2
Tare

A l’équilibre:
m2 = mtare (2)
D’après (1) et (2):
mc = m2 – m1
II/ Masse volumique et densité:
II-1/ Masse volumique:
II-1-1/ Définition:
La masse volumique d’un corps est égale à la masse (m) de ce corps sur son volume (V). Elle est notée 
(rho) ou  (mu). Elle s’exprime en kg.m-3 dans le système international.


  kg.m 
m  m kg
= 
V  V m
II-1-2/ Détermination de la masse volumique d’un corps:

II-1-2-1/ Cas d’un solide (S):


On détermine sa masse (mS) à l’aide d’une balance par pesée et son volume (VS) par déplacement d’eau à
l’aide d’une éprouvette.
(S)

V2
V1

mS
= ; avec VS = V2 – V1
VS

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Remarque:
Dans le cas où l’objet à une forme particulière, on peut calculer son volume à l’aide de ses dimensions.
Exemples:
► Pour un cylindre: V = r2h ; avec r (rayon de base) et h (hauteur du cylindre)

► Pour une sphère: V =


 r3 ; avec r (rayon de la sphère)

► Pour un cube: V = a ; avec a (arête du cube)
3

II-1-2-2/ Cas d’un liquide (L):


On détermine sa masse (mL) à l’aide d’une balance par pesée et son volume (VL) à l’aide d’une éprouvette.

m1 m2

flacon vide Flacon contenant le


volume VL du liquide

A l’équilibre m1 = mf (1) A l’équilibre m2 = mf + mL (2)

D’après (1) et (2):


mL = m2 – m1
N.B:
Dans le cas d’un mélange, sa masse volumique n’est pas égale à la somme des masses volumiques de ces
différents constituants mais plutôt de la masse du mélange sur le volume du mélange.

mmélange
=
Vmélange
Exemple:
Pour un mélange constitué d’un corps A (mA ; VA) et d’un corps B (mB ; VB).

mmélange m + mB  V  BVB
 = = A = A A
Vmélange VA + V B VA  VB
II-2/ Densité:
La densité d’un corps est définie par rapport à un corps de référence.

II-2-1/ Définition:
C’est le rapport de la masse du corps sur la masse d’un égal volume du corps de référence.

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mcorps  mC  CVC mcorps 
d= ; avec  mr  rVr  d = = C
mréference mréference r
 VC  Vr  V
N.B: la densité n’a pas d’unité

II-2-2/ Densité des corps solides et liquides:


Pour ces corps on prend généralement l’eau comme corps de référence.

corps
d= ; avec eau = 1 kg.L-1
eau
II-2-3/ Densité des corps gazeux:
Pour les gaz on prend généralement l’air comme corps de référence.

gaz
d= ; avec air = 1,29 g.L-1
air
Remarque:
En mélangeant plusieurs liquides de densité différentes, celui qui a la densité la plus grande se retrouve au
fond du récipient suivi du second ainsi de suite.
Exemple:
Mélange eau + huile + pétrole
deau = 1 kg.L-1 ; dhuile = 0,9 kg.L-1 ; dpétrole = 0,8 kg.L-1

pétrole
huile
eau

III/ Le poids d’un corps:

III-1/ Définition
Le poids d’un corps est l’attraction que la terre exerce sur ce corps.

III-2/ Mesure et unité


Le poids est mesuré à l’aide d’un appareil appelé dynamomètre.
Le poids est une force. Son unité est le newton (N) dans le système international.

III-3/ Caractéristiques du poids d’un corps:



Le poids est une grandeur vectorielle. Il est noté P est caractérisé par:
► Son point d’application: c’est le centre d’inertie G (ou le centre gravité) du corps.
► Sa direction: c’est la verticale passant par G
► Son sens: du haut vers le bas
► Sa norme ou son intensité: valeur numérique du poids

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III-4/ Représentation vectorielle du poids P:


P
  O
P P

P


N.B: le poids P est toujours vertical et perpendiculaire au plan horizontal.

IV/ Relation entre poids et masse:


IV-1/ Intensité de la pesanteur:
A l’aide d’une balance mesurons la masse de différents objets de nature et de forme quelconques. Puis
mesurons le poids de ces mêmes objets à l’aide d’un dynamomètre. Les résultats obtenus sont consignés dans
le tableau ci-dessous.

Objets 1 2 3 4 5
Masse (kg) 0,1 0,15 1,1 1,25 1,3
Poids (N) 0,98 1,47 10,78 12,25 12,74
P
9,8 9,8 9,8 9,8 9,8
m

On constate qu’en un lieu donné, le rapport du poids sur la masse est une constante. Cette constante notée
g est appelée intensité de la pesanteur.
Elle varie en fonction où on se trouve.

P
g=
m
IV-2/ Relation entre poids et masse:
Le poids P et la masse m d’un corps sont liés par la relation fondamentale.

 P (N)
   m (kg)
P = m.g ; P = m.g
 g (N.kg-1)

 
N.B: le poids P et l’intensité de la pesanteur g ont même direction et mêmes sens.

IV-3/ Distinction entre poids et masse:


► Le poids est une grandeur vectorielle alors que la masse est une grandeur scalaire.
► Le poids varie avec le lieu alors que la masse reste constante quel que soit le lieu.

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V/ Force de la poussée d’Archimède (Fa):
Un corps plongé dans un fluide est soumis à la force de poussée d’Archimède que le fluide exerce sur lui
qui correspond au poids du fluide déplacé.

 
Fa Fa

Partie émergée
Partie immergée Partie immergée

Fa = poids du fluide déplacé = m(fluide déplacé)g ; avec m(fluide déplacé) = fluideVimmergé

 fluide : masse volumique du fluide


Fa = fluide.Vimmergé.g 
 Vimmergé : volume du corps dans le fluide

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CHAPITRE P4: EQUILIBRE D’UN SOLIDE SOUMIS A DES FORCES NON PARALLELES
I/ Equilibre d’un solide soumis à l’action de deux forces:

I-1/ Condition d’équilibre:


 
Lorsqu’un solide soumis à l’action de deux forces F1 et F2 est en équilibre alors:
 
► F1 et F2 ont la même droite d’action.
 
► F1 et F2 ont des sens contraires
 
► F1 et F2 ont la même intensité
 
Ainsi on dit que F1 et F2 sont directement opposées c’est-à-dire que la somme vectorielle de ces deux forces
est nulle.
  
F1 + F2 = 
 
F2 B A F1

(S)
Remarque:
  
La somme vectorielle F1 + F2 =  est une condition nécessaire mais non suffisante pour dire qu’un solide
est en équilibre. Le couple de forces est un contre-exemple.

F1
()

F2 (S)

Dans ce cas F1 = F2 mais le solide (S) en rotation autour de l’axe () n’est pas en équilibre.

I-2/ Exemples d’équilibre de solide soumis à l’action de deux forces:

I-2-1/ Equilibre d’un solide (S) suspendu à un fil: 


T
  
A l’équilibre P +T =   P = T = mg
(S)


P
I-2-2/ Equilibre d’un solide (S) suspendu à un ressort:
l0
  
A l’équilibre P + T =   P = T mg = kl
 l
l = x T

(S)

P

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I-2-3/ Equilibre d’un solide (S) sur un plan horizontal: R
(S)

  
A l’équilibre P + R =   P = R = mg

P

II/ Equilibre d’un solide soumis à l’action de trois forces non parallèles:

II-1/ Condition d’équilibre:


  
Lorsqu’un solide soumis à l’action de trois forces F1, F2 et F3 non parallèles est en équilibre alors:
  
► les forces F1, F2 et F3 sont coplanaires c’est-à-dire appartiennent à un même plan
  
► les forces F1, F2 et F3 sont concourantes c’est-à-dire leur droite d’action se rencontre en un point
      
► la somme vectorielle des forces F1, F2 et F3 forces est nulle: F1 + F2 + F3 = 


F2 (S) 
F1
B
A
C


F3

II-2/ Applications:

Méthodologie pour étudier l’équilibre d’un système:

Pour étudier l’équilibre d’un système il faut:


► Choisir un système d’étude: c’est-à-dire le solide dont on veut étudier l’équilibre ;
► Choisir un référentiel d’étude
► Faire le bilan de forces extérieures qui agissent sur le système

► Enoncer la condition d’équilibre   


Fextérieures = 
On peut exploiter cette condition de deux manières:
• Par la méthode graphique
• Par la méthode de projection sur des axes perpendiculaires convenablement choisis.

EXERCICE D’APPLICTION 1:
On donne: g = 10 N.kg-1
Considérons un solide (S) de masse m = 1000g posé sur un plan incliné comme le montre la figure ci-
dessous. L’angle formé par le plan horizontal et le plan incliné est  = 30°.
Il n’y a pas de frottements entre le plan incliné et le solide (S). Celui-ci est maintenu en équilibre grâce à
un ressort dont la raideur vaut k = 200N.m-1.
Lorsque le solide (S) est à l’équilibre, l’allongement du ressort vaut ∆l = 2,5 cm.
1/ Faire l’étude du solide (S).
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 
2/ Déterminer les intensités du poids P et de la tension du ressort T.

3/ En déduire l’intensité de la réaction R du plan incliné sur le solide (S):

(S)

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CHAPITRE P5: EQUILIBRE D’UN SOLIDE MOBILE AUTOUR D’UN AXE FIXE
I/ Rotation autour d’un axe:
I-1/ Axe de rotation:
Un solide est animé d’un mouvement de rotation si tous ses points décrits des cercles dont leurs centres
appartiennent à une même droite appelée axe de rotation.
Exemples :
Une porte qui s’ouvre ou qui se ferme est animée d’un mouvement de rotation autour d’un axe fixe ()
passant par les points fixes de la porte appelés gonds.

I-2/ Sens de rotation:


Il y’a deux sens de rotation possible autour d’un axe fixe. Pour les distinguer on choisit arbitrairement un
sens positif de rotation. L’autre sens sera considéré comme négatif.

()

(+) (-)

I-3/ Force orthogonale à un axe de rotation:


Une force est orthogonale à un axe de rotation si sa droite d’action (direction) est contenue dans un plan
perpendiculaire à cet axe de rotation.
()


F

I-4/ Effet d’une force sur le mouvement de rotation d’un solide:


  
Considérons une porte ouverte soumise à l’action de trois forces F1 , F2 et F3.

gond


F1


F2

F3

axe de rotation

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I-4-1/ Observations:

► si on exerce sur une porte ouverte une force F1 dont sa direction est parallèle à l’axe de rotation, celle-ci
ne tourne pas.

► si on exerce sur une porte ouverte une force F2 dont sa direction coupe l’axe de rotation, celle-ci ne
tourne pas.

► si on exerce sur une porte ouverte une force F3 dont sa direction est orthogonale à l’axe de rotation, celle-
ci tourne.

I-4-2/ Conclusion:
Toute force de direction non parallèle à l’axe de rotation et ne coupant pas l’axe de rotation peut provoquer
un mouvement de rotation de la porte.

Remarques:
L’efficacité de rotation d’un solide mobile autour d’un axe fixe dépend:
► de l’intensité de la force
► des positions relatives (distances) de l’axe de rotation et de la droite d’action de la force.

I-5/ Distance de la ligne d’action d’une force à l’axe de rotation:


C’est la distance d séparant la droite d’action d’une force et l’axe de rotation. Cette distance est appelée «bras
de levier».
Le bras de levier est la longueur du segment perpendiculaire à la fois à:
► l’axe de rotation (Δ),
► la droite d’action de la force.

Exemple: F2
A G B 
(Δ)

F1

 
► d (F1) = d1 = AG = AB : bras de levier de F1

 
► d (F2) = d2 = ABsin : bras de levier de F2

II/ Moment d’une force par rapport à un axe de rotation fixe:

II-1/ Définition du moment d’une force:


 
Le moment d’une force F par rapport à un axe () noté M (F) est une grandeur physique qui traduit
l’efficacité de cette force à faire tourner un solide autour de son axe de rotation.

L’expression du moment d’une force F par rapport à l’axe de rotation () est le produit entre l’intensité de

la force F et son bras de levier (d).
 = Fd
M (F)
Dans le système international le moment d’une force s’exprime en N.m
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II-2/ Expression algébrique:
Le moment d’une force est une grandeur algébrique c’est-à-dire il peut être positif, négatif ou nul.
Pour déterminer le signe du moment d’une force, il faut choisir arbitrairement un sens positif de rotation.

Exemple: 
R
(+) A B
()

 
F2 F1

►M (F1) = F1  d1

► M (F2) = - F2  d2

►M (R) = 0

Remarques:
► avant de déterminer le moment d’une force, il faut toujours choisir le sens positif arbitraire.
► le moment d’une force est nul si sa direction est parallèle à l’axe de rotation ou coupe l’axe de rotation.

EXERCICE D’APPLICATION:
Sur un disque de rayon r = 20 cm, on exerce des forces de même intensités égale à 30N et situés dans le
plan vertical du disque.
1/ Calculer le moment de ces forces par rapport à un axe passant par O, centre du disque et perpendiculaire
au plan du disque.
2/ Calculer la somme des moments de ces forces puis en déduire le sens réel de rotation du disque.
Données: 1 = 50°, 2 = 40°

B
O 

F1
 A
F C

 
F2
III/ Equilibre d’un solide mobile autour d’un axe fixe:

III-1/ Théorème des moments:


Lorsqu’un solide mobile autour d’un axe est en équilibre, la somme algébrique des moments des forces qui
lui sont appliquées est nulle.

M 

Fext = 0

N.B: cette condition bien que nécessaire n’est pas suffisante.

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III-2/ Conditions générales d’équilibre:
Lorsqu’un solide mobile autour d’un axe est en équilibre, alors:
►La somme vectorielle des forces extérieures qui s’exercent sur le solide est nulle

 F ext

=
►La somme algébrique des moments des forces extérieures appliquées au solide par rapport à l’axe de
rotation est nulle:

M 

Fext = 0
EXERCICE D’APPLICATION:
Une barre homogène OB de masse m = 5 kg, accrochée au plafond horizontal d’un bâtiment, est articulée
autour d’un axe horizontal  passant par son extrémité O. Elle est maintenue en équilibre à l’aide d’un
ressort comme l’indique la figure. La suspension est telle que la direction du ressort, de constante de
raideur k, soit perpendiculaire à OB comme l’indique la figure et passe par le point C tel que OC =  OB.


On donne : OB = ℓ = 1,2 m ; OAC=  = 37° ; k = 500 N.m-1 et g =10 N.kg-1.
1/ Faire l’inventaire des forces qui s’exercent sur la barre. Les représenter.

2/ Calculer l’intensité de la tension T du ressort. En déduire l’allongement subi par le ressort.

3/ Déterminer les caractéristiques de la réaction R qui s’applique sur la barre.

O A

C
B
IV/ Couples de forces:

IV-1/ Définition d’un couple de forces:


On appelle couple de forces un système de deux forces parallèles, de sens contraire, de même intensité et
ayant des directions parallèles.
    
(F1 , F2 ) est un couple si et seulement si F1 + F2 = .

IV-2/ Moment d’un couple de forces:


Le moment d’un couple de forces ne dépend pas de la position de l’axe de rotation mais seulement de la
distance entre les deux directions des deux forces.


F2 ()

F1

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M (F1) = F1  d1

M (F2) = F2  d2
 
M(C) = M (F1) + M (F2) = F1  d1 + F2  d2 ; or F1 = F2 = F et d = d1 + d2.

M(C) = F  d
IV-3/ Couple de torsion:
Un pendule de torsion est constitué d’un solide suspendu à un fil vertical en son centre de gravité. L’autre
extrémité du fil est maintenu fixe à un support.

support

fil

solide

Quand le solide tourne autour de l’axe du fil, celui-ci réagit à la torsion en exerçant un couple de torsion
dont le moment est proportionnel à l’angle de torsion.

 C N.m.rad
M(C) = - C    rad
La constante C dite constante de torsion dépend de la longueur du fil, du diamètre du fil (supposé
cylindrique) et de la nature du matériau constituant le fil.

EXERCICE D’APPLICATION:
Un pendule de torsion constitué d’un fil de torsion de constante de torsion C et d’une barre AB de longueur
 
L = 10 cm est maintenu en équilibre grâce à un couple de forces F1 et F2.
 
1/ Calculer le moment du couple de forces F1 et F2.
2/ Calculer la constante de torsion du fil, sachant qu’à la position d’équilibre la barre a tourné d’un angle
 = 60°. 
On donne: F1 = F2 = 5 N F1

B  A


F2
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CHAPITRE P6: PHENOMENE D’ELECTRISATION
I/ Quelques modes d’électrisation:
I-1/ Electrisation par frottement:
I-1-1/ Expérience:
Frottons un bâton en verre contre de la laine ou un bâton d’ébonite contre de la fourrure (peau d’animal)
puis approchons les extrémités frottées des deux bâtons de quelques objets légers.

bâton d’ébonite frotté bâton en verre frotté

objets légers objets légers

I-1-2/ Observations:
On constate que l’extrémité frottée du bâton en verre ou d’ébonite attire les objets légers.

I-1-3/ Conclusion:
Tout corps qui par frottement acquiert la propriété d’attirer des corps légers est électrisé par frottement. On
dit que ce corps a acquis une charge électrique.

I-2/ Electrisation par contact:

I-2-1/ Expérience:
Approchons l’extrémité frottée d’un bâton d’ébonite à un pendule électrostatique (dispositif constitué d’une
boule légère recouverte d’une couche conductrice suspendu à une potence par un fil isolant).

fil isolant

bâton d’ébonite
frotté

I-2-2/ Observations:
On constate que la boule est attirée par l’extrémité frottée du bâton puis entre en contact avec ce dernier.
Après le contact, la boule est repoussée par le bâton.

I-2-3/ Conclusion:
La boule est repoussée parce qu’elle s’est électrisée par contact avec le bâton d’ébonite.

I-3/ Electrisation par influence:


I-3-1/ Expérience:
Approchons l’extrémité frottée d’un bâton d’ébonite à un électroscope à feuilles (dispositif constitué d’une
tige métallique supportant deux feuilles métalliques dont l’ensemble est placé dans une enceinte
transparente et isolante.

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bâton d’ébonite frotté
bâton d’ébonite frotté

tige métallique tige métallique

feuilles métalliques écartées feuilles métalliques

I-3-2/ Observations:
On constate que les feuilles métalliques de l’électroscope s’écartent. Si on éloigne le bâton d’ébonite, les
feuilles retombent.

I-3-3/ Conclusion:
Les feuilles se repoussent parce qu’elles sont électrisées sous l’influence du bâton d’ébonite.

II/ Charges électriques:


II-1/ Les deux espèces d’électricités:

II-1-1/ Expériences 1:
Approchons deux extrémités de deux bâtons de verre frottées contre de la soie ou bien deux extrémités de
deux bâtons d’ébonite frottées contre de la soie.

bâton d’ébonite bâton d’ébonite bâton en bâton en


frotté frotté verre frotté verre frotté

On constate que les deux extrémités des deux bâtons se repoussent.

II-2-2/ Expériences 2:
Approchons les extrémités frottées d’un bâton de verre et d’un bâton d’ébonite contre de la soie.

bâton d’ébonite bâton en verre bâton d’ébonite bâton en verre


frotté frotté frotté frotté

On constate que les deux extrémités des deux bâtons s’attirent.

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II-2-3/ Conclusion:
Il existe deux sortes d’électricité. Par convention l’électricité qui apparait sur le verre est positive et celle qui
apparait sur l’ébonite est négative.

N.B: deux corps chargés d’électricité de même nature se repoussent et deux corps chargés d’électricité de
nature différente s’attirent.

II-2/ Interprétation de l’électrisation:

II-2-1/ Rappel sur la structure de la matière:


Tout corps contient à la fois des charges positives et des charges négatives.
Les charges négatives sont portées par des particules très petites et identiques appelées électrons.
Les charges positives sont portées par des particules très petites et identiques appelées protons.
La charge électrique est une grandeur physique qui s’exprime en Coulomb (C).
N.B: un corps qui contient autant de charges positives (protons) que de charges négatives (électrons) a une
charge totale nulle: on dit qu’il est électriquement neutre.

II-2-2/ Interprétation de l’électrisation par frottement:


Le verre, lors de son frottement contre la soie, perd des électrons au profit de la soie: le verre prend une
charge positive.
L’ébonite, lors de son frottement contre la soie, gagne des électrons au profit de la soie: l’ébonite prend une
charge négative.

Remarques:
► l’électrisation par frottement apparait comme un transfert d’électrons d’un corps à un autre
► lors de l’électrisation par frottement, le nombre d’électron perdus par un corps est égale au nombre
d’électrons gagnés par l’autre corps: on dit qu’il y a conservation d’électricité.

II-2-3/ Interprétation de l’électrisation par contact:


Lorsqu’un corps négatif touche un corps neutre, des électrons peuvent passer sur le corps neutre qui devient
ainsi négatif.
Lorsqu’un corps positif touche un corps neutre, il attire des électrons du corps neutre qui devient ainsi
positif.

II-2-4/ Interprétation de l’électrisation par influence:


Contrairement à l’électrisation par frottement et à l’électrisation par contact, l’électrisation par influence ne
se fait pas par transfert d’électrons mais par déplacement de charges électriques appelées électrons libres.
Si le bâton approché du plateau de l’électroscope est chargé négativement, il repousse les électrons libres de
l’électroscope qui se retrouvent en excès sur les feuilles métalliques qui deviennent négatives et se
repoussent.
Si le bâton approché du plateau de l’électroscope est chargé positivement, il attire des électrons libres de
l’électroscope qui se retrouvent en défaut sur les feuilles métalliques qui deviennent positives et se
repoussent.

III/ Conducteurs et isolants électriques:

III-1/ Conducteur électrique:


Un conducteur est un corps dans lequel les charges électriques peuvent se déplacées.
Exemples: les métaux ; l’air humide ; le corps humain ; le bois humide…

III-2/ Isolant électrique:


Un isolant est un corps dans lequel les charges électriques ne peuvent pas se déplacées.
Exemples: verre ; les matières plastiques ; le bois sec…

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EXERCICE D’APPLICATION 1:
Trois sphères conductrices identiques A, B et C portent les charges électriques respectives: qA= q ; qB = -2q
et qC = 2.10-6C.
1/ On rapproche A et B ; elles s’attirent lorsqu’elles sont suffisamment proches, entrent en contact, puis se
repoussent. Calculer en fonction de q, les charges q’A et q’B portées par les deux sphères après contact et
répulsion.
2/ On observe que la sphère B (portant la charge q’B) attire alors la sphère C puis entre en contact entre
elle. On n’observe alors ni attraction, ni répulsion entre B et C après le contact. En déduire la valeur et le
signe de chacune des charges q’A ; q’B ; qA et qB.

EXERCICE D’APPLICATION 2:
On dispose de 3 corps chargés notés (A), (B) et (C).
On donne: qA = 4,8.10-12 C ; qC = 9,6.10-12 C
1/ Le corps (A) a-t-il gagné ou perdu des électrons ? Combien ?
2/ (A) et (C) s’attirent.
a/ Quel est le signe de la charge qC. Justifier
b/ (C) a-t-il gagné ou perdu des électrons ? Combien ?
c/ On met (A) et (C) en contact.
►Expliquer comment se fait le transfert d’électrons ?
►Calculer la charge de l’ensemble après contact.
►Déduire les charges q’A et q’B portées par (A) et (B) après contact.
3/ (A) est de nouveau charge, sa charge est qA = 4,8.10-12 C. On le met en contact avec (B). Après contact
la charge de (A) devient q’A = 1,6.10-12 C.
a/ Quelle est la charge de q’B.
b/ Calculer la charge qB de (B) avant contact.

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CHAPITRE P7: GENERALITES SUR LE COURANT ELECTRIQUE
I/ Le circuit électrique:
I-1/ Exemple d’un circuit électrique simple:
On dispose comme matériels: une pile plate (G), une lampe (L), un interrupteur (K) et des fils de connexions.
Réalisons les circuits électriques simples ci-dessous et observons la lampe (L).
G G

K K
L L

Circuit ouvert Circuit fermé


I-1-1/ Observations:
►Lorsque l’interrupteur K est ouvert, la lampe ne s’allume pas.
►Lorsque l’interrupteur K est fermé, la lampe s’allume.
►Si on enlève la pile plate quelle que soit la position de l’interrupteur la lampe ne s’allume pas.

I-1-2/ Interprétations:
►La lampe ne s’allume pas car le circuit est ouvert: le courant électrique ne circule pas.
►La lampe s’allume car le circuit est fermé: le courant électrique circule.
►La pile est le dipôle qui fait circuler le courant dans un circuit électrique: c’est un générateur électrique.

I-2/ Définitions:
►Une chaine continue de dipôles reliés entre eux par des fils de connexion et comportant au moins un
générateur est un circuit électrique.
►Un courant électrique ne peut circuler que si le circuit électrique est fermé.
►Un dipôle est un élément de circuit possédant deux bornes ou pôles de branchement.

I-3/ Symboles normalisés de quelques dipôles:

Générateur Lampe Interrupteur ouvert Interrupteur fermé

ou G ou

Moteur Fil électrique Résistor Diode

II/ Conducteurs et isolants électriques:


Réalisons le circuit électrique suivant. G

A
K B
L

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Intercalons aux extrémités A et B divers objets de matières différentes (métaux, graphite, verre, matière
plastique…)

a/ Observations:
►La lampe s’allume lorsqu’on intercale un métal ou du graphite. Ces matières sont des conducteurs
électriques.
►La lampe ne s’allume pas lorsqu’on intercale du verre ou de la matière plastique. Ces matières sont des
isolants électriques.

b/ Conclusion:
►On appelle conducteur électrique toute matière qui conduit le courant électrique.
►On appelle isolant électrique toute matière qui ne conduit pas le courant électrique.

III/ Circuits en série et circuits en dérivation (ou parallèle):


III-1/ Circuit en série:
Un circuit électrique est en série, lorsque les appareils électriques sont branchés les uns à la suite des autres.
En circuit série, les appareils électriques sont parcourus par le même courant.
G

K
L1 L2

Remarque: en circuit série,


►Les appareils électriques ne fonctionnent pas de façon optimale (ici les lampes ne fonctionnent pas
correctement).
►Si un appareil électrique est détérioré, les autres ne fonctionnent plus (ici si on dévisse une lampe l’autre
s’éteint).

III-2/ Circuit en dérivation:


Un circuit électrique est en dérivation, lorsque les appareils électriques sont branchés en parallèles. En
circuit parallèle, le courant délivré par le générateur est réparti entre les différents appareils électriques.
K G

L1
N M

L2

Remarque: en circuit dérivation,


►Les appareils électriques fonctionnent de façon optimale (ici les lampes fonctionnent correctement).
►Si un appareil électrique est détérioré, les autres fonctionnent (ici si on dévisse une lampe l’autre
fonctionne).

Définitions:
Nœud d’un circuit: c’est le point de jonction de trois ou de plusieurs fils électriques.
Exemples: point M et N.

Branche d’un circuit: c’est la ligne électrique qui relie deux nœuds.
Exemples: NL1M, NL2N, NGM.
►La branche principale est celle qui contient le générateur.
►Les autres branches sont appelées branches dérivées.

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Courant principale et courants dérivés:
►Le courant principal est le courant qui circule dans la branche principale.
►Les courants dérivés sont les courants qui circulent dans les branches dérivés.
IV/ Sens conventionnel du courant électrique:
Par convention, le courant électrique circule à l’extérieur d’un générateur de la borne positive (+) vers la
borne négative (-).

V/ Les effets du courant électrique:


Réalisons le montage électrique suivant. Fermons l’interrupteur K.
G
K

E L

V-1/ Observations:
►La lampe brille: c’est l’effet lumineux.
►La lampe s’échauffe: c’est l’effet thermique.
►L’aiguille aimantée placée au voisinage du fil dénudé parcouru par un courant dévie: c’est l’effet
magnétique.
►Il apparait des bulles de gaz au niveau des électrodes de l’électrolyseur: c’est l’effet chimique.

V-2/ Conclusion:
Les effets du courant électrique sont: l’effet lumineux, l’effet thermique, l’effet magnétique et l’effet
chimique.
VI/ Nature du courant électrique:
VI-1/ Dans un conducteur électrique:
Dans un conducteur métallique, le courant électrique est dû déplacement de porteurs de charges appelés
électrons libres circulant dans le sens opposé au sens conventionnel du courant.

électron

Sens du courant

VI-2/ Dans une solution électrolytique:


Dans un électrolyte (solution contenant des ions) le courant électrique est dû au déplacement des ions
positifs (cations) dans le sens conventionnel du courant et les ions négatifs (anions) dans le sens inverse.

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(-) (+)
anode cathode

VI-3/ Généralisation:
Le courant électrique est un mouvement de porteurs de charges. Dans les conducteurs les porteurs de
charges sont les électrons et dans les électrolytes les porteurs de charges sont des ions.

VII/ Dangers du courant électrique et mesure de sécurité:

VII-1/ Court-circuit:
Réalisons un circuit comprenant un générateur qui alimente deux lampes en série.
Branchons un fil en dérivation entre les bornes de la lampe L1.
G

K
L1 L2

VII-1-1/ Observations:
On constate que la lampe L1 s’éteint alors que la lampe L2 brille d’avantage: on dit que la lampe L1 est court-
circuitée.
Le circuit équivalent est:
G G

K Ou K
L2 L2

VII-1-2/ Définition:
Un dipôles dont les bornes sont reliées par un fil de connexion, est mis en court-circuit.

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VII-2/ Dangers d’un court-circuit (risque d’incendie):
Réalisons un circuit comprenant un générateur qui alimente deux lampes en dérivation et court-circuitons
la lampe L2.
K G

L1

L2

VII-2-1/ Observations:
On constate que les deux lampes s’éteignent: le courant devient plus intense et les fils s’échauffent.
Un court-circuit peut donc provoquer un incendie.
Le circuit équivalent est:
K G K G

L1

VII-3/ Mesure de sécurité:


Pour éviter les dangers d’un court-circuit:
►On entoure les conducteurs d’une gaine isolante.
►On place sur les installations électriques, des fusibles et des disjoncteurs.
►On évite de brancher trop d’appareils sur une multiprise pour ne pas la détériorer ou de provoquer un
incendie.

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CHAPITRE P8: INTENSITE DU COURANT ELECTRIQUE
I/ Notion d’intensité du courant électrique:

I-1/ Expérience:
Considérons le montage du circuit électrique suivant:
G

E
L

Versons progressivement de petites quantités de sel dans l’électrolyseur.

I-1-2/ Observation:
On constate que la lampe brille progressivement.

I-1-3/ Interprétation:
En ajoutant du sel, on augmente le débit des porteurs de charges (ions) et la lampe brille d’avantage: le
courant devient plus intense.

I-1-4/ Conclusion:
La variation du débit des porteurs de charges (électrons ou ions) est liée à une grandeur électrique appelée
intensité du courant électrique.

I-2/ Définition:
L’intensité du courant électrique à travers un conducteur est la quantité d’électricité Q qui traverse chaque
section S de ce conducteur pendant l’unité de temps t.
Elle est notée I et s’exprime en ampère (A) dans le système international.

Q
I=
t
Si N est le nombre d’électrons qui traversent une section du conducteur pendant la durée t, alors:

Q = Ne
Soit D le débit des électrons (nombre d’électrons par unité de temps): D = N
t
Il vient donc:
Q Ne
I= = = D.e
t t
N.B: il existe aussi des sous-multiples de l’ampère:
1mA →10-3 A
1A →10-6 A
1nA →10-9 A

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II/ Mesure de l’intensité du courant:
L’appareil qui permet de mesurer l’intensité du courant est l’ampèremètre.
On distingue deux types d’ampèremètre: les ampèremètres à aiguille et les ampèremètres à affichage
numérique (multimètres utilisés comme ampèremètres).
Son symbole normalisé est:

II-1/ Branchement d’un ampèremètre:


Pour mesurer l’intensité du courant qui traverse un dipôle dans un circuit électrique, on place
l’ampèremètre avant ou après le dipôle et tel que le courant lui entre par sa borne positive est sort par sa
borne négative.
L’ampèremètre et le dipôle sont branchés en série.

II-2/ Calibre d’un ampèremètre:

II-2-1/ Définition:
On appelle calibre d’un ampèremètre l’intensité maximale qu’il peut mesurer.

II-2-2/ Choix du calibre:


Pour éviter de détériorer l’ampèremètre, il faut toujours choisir le meilleur calibre possible en procédant
comme suit:
►On commence à utiliser le calibre le plus grand existant sur l’ampèremètre.
►On choisit le calibre sur lequel l’aiguille de l’ampèremètre s’arrête dans le tiers du cadran.

II-3/ Exemple de lecture:


Pour mesurer l’intensité I d’un courant électrique avec un ampèremètre à aiguille comportant N divisions,
branché sur le calibre C dont l’aiguille s’immobilise devant la graduation n, on applique la relation:
n
I=C
N
II-4/ Qualité d’une mesure:
Un ampèremètre n’est pas un appareil parfait. Le fabriquant inscrit une donnée technique appelée classe de
l’ampèremètre.
La classe d’un ampèremètre permet d’estimer l’incertitude absolue I.

classe
I = calibre

II-5/ Présentation du résultat:
Soit Imes l’intensité mesurée et I la valeur approchée de l’intensité.
La présentation du résultat est donnée par:

I = (Imes ± I)
II-6/ Encadrement du résultat:

Imes - I  I  Imes + I

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II-7/ Précision ou taux d’incertitude:
C’est l’erreur de mesure exprimée en pourcentage et donnée par:

IR = I 
Imes
Remarque:plus le taux d’incertitude est faible plus la mesure est précise.

EXERCICE D’APPLICATION:
Un ampèremètre comporte 100 divisions. L’aiguille s’arrête sur la division 60 lorsque le calibre utilisé est
de 0,5 A.
1/ Déterminer la valeur de l’intensité du courant I. Exprimer la valeur en mA.
2/ La classe de l’appareil est 2, déterminer l’incertitude absolue I sur la lecture de I.
3/ Présenter le résultat et son encadrement.
4/ Déterminer la précision de la mesure.

III/ Lois de l’intensité du courant électrique:

III-1/ Loi d’unicité de l’intensité du courant électrique: circuit série:


Considérons le montage du circuit série suivant:
I
A
L1 A1
G
L2 I1
A2
I2

On constate que les trois ampèremètres indiquent la même valeur, l’intensité du courant électrique est la
même aux différents points: c’est la loi d’unicité du courant électrique.
Enoncé de la loi d’unicité du courant électrique:
Dans un circuit série fermé, l’intensité du courant est la même en tout point de ce circuit.

I = I1 = I2
III-2/ Loi des nœuds: circuit en dérivation:
Considérons le montage du circuit en dérivation suivant:
I B
A
I2

G L1 L2

A1
A2
I1

On constate que la valeur indiquée par l’ampèremètre A est égale à la somme des valeurs indiquée par A 1
et A2 : c’est la loi des nœuds.
Enoncé de la loi des nœuds:
La somme des intensités des courants qui arrivent à un nœud est égale à la somme des intensités des courants
qui en repartent.
Au nœud B: I = I1 + I2
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EXERCICE D’APPLICATION 1:
1/ Une calculatrice est parcourue par un courant d’intensité I = 6,5µA. Elle est alimentée par un ensemble
de piles qui débitent une charge q=75C. Calculer en jours, la durée de fonctionnement de la calculette.
2/ Un circuit électrique en série comprend: une pile, une lampe, un interrupteur et des fils de connections.
a/ Faire le schéma normalisé du circuit électrique puis indiquer le sens du courant et le sens de déplacement
des électrons.
b/ Pour mesurer l’intensité du courant traversant le circuit, on dispose d’un ampèremètre comportant les
calibres: 0,1A ; 0,3A ; 1A ; 3A. Lors d’une mesure, on choisit le calibre 3A, l’aiguille s’arrête sur la déviation
50 de l’échelle 0-150.
Evaluer l’intensité du courant. Quel est le meilleur calibre?
Ce courant circule pendant 1h30min. Quel est le débit d’électrons? C’est-à-dire le nombre d’électrons qui
passent par seconde.

EXERCICE D’APPLICATION 2:
1/ On considère le circuit suivant: s’agit-il d’un circuit en série ou en dérivation.
2/ Enoncer la loi des nœuds.
3/ Que représente les points A, B, C et D.
4/ Représenter le sens des courants I1, I2, I3 et I4 qui traversent respectivement les lampes L1, L2, L 3 et L4.
5/
a/ Etablir une relation entre I, I1 et I2 puis entre I1, I3 et I4.
b/ Sachant que I = 0,90 A et I1 = 2I2 et I3 = 150 mA. Trouver les valeurs de I1, I2 et I4.
6/
a/ L’ampèremètre (A) possède les calibres: 10 mA ; 100 mA ; 500 mA et 1 A. Il comporte 100 divisions.
Quel est le calibre le mieux adapté pour mesurer I2.
b/ Devant quelle graduation se place l’aiguille dans ce cas ?

G
I

L3
L1
A B C D

L2 L4

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CHAPITRE P9: TENSION ELECTRIQUE
I/ Notion de tension électrique:
I-1/ Mise en évidence:
Considérons un oscilloscope comportant deux bornes: l’une étant la voie d’entrée Y et l’autre étant la masse
M.
En l’absence de branchement électrique sur les entrées Y et M, on voit au milieu de l’écran une tracée
lumineuse horizontale.

Y M

I-1-1/ Expérience 1:
Relions respectivement la voie d’entrée Y et la masse M de l’oscilloscope aux pôles positif et négatif d’une
pile plate. On constate un déplacement vertical de la tracée lumineuse vers le haut.

+
-

Y M

I-1-2/ Expérience 2:
Relions maintenant la borne positif de la pile à la masse M de l’oscilloscope et la borne négatif de la pile à
la voie d’entrée Y de l’oscilloscope. On constate un déplacement vertical de la tracée lumineuse vers le bas.

+
Y M -

I-1-3/ Conclusion:
Du point de vue électrique les bornes positive et négative de la pile ne sont pas dans le même état électrique:
on dit qu’il existe une tension électrique entre les deux bornes de la pile.

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I-2/ Définition:
L’état électrique d’un point d’un circuit est évalué par une grandeur électrique appelée potentiel électrique
noté V.
La tension électrique est la différence de potentiel (d.d.p) entre deux points du circuit.

I-3/ Notation:
La tension électrique entre deux points A et B pris dans cet ordre est notée:
UAB = VA - VB

I-4/ Algébrisation de la tension électrique:


La tension électrique est une grandeur électrique.
Exemple:
Si UAB = VA – VB > 0 alors UBA = VB – VA < 0

I-5/ Représentation d’une tension:


Par convention la tension électrique aux bornes d’un dipôle est représentée par un segment flèche.
Exemple: Soit le dipôle D ci-dessous:
A B A B
D D

UAB UBA
I-6/ Unité de la tension électrique:
Dans le système international la tension électrique s’exprime en volt (V).

II/ Appareils de mesure de la tension électrique: le voltmètre


Pour mesurer une tension électrique on utilise des appareils comme le voltmètre à aiguille ou le voltmètre
à affichage numérique (multimètre).
Dans un circuit électrique, on symbolise un voltmètre par:

V
II-1/ Branchement:
Un voltmètre est toujours branché en dérivation aux bornes d’un dipôle.
Le voltmètre est un appareil polarisé.
Ainsi si on veut mesurer une tension électrique positive aux bornes d’un dipôle, on doit brancher le
voltmètre de façon que sa borne (+) soit reliée à la borne (+) du dipôle et sa borne (-) soit reliée à la borne
(-) du dipôle.
V

D
A B
II-2/ Calibre:
Le calibre d’un voltmètre représente la tension maximale que l’appareil peut mesurer.
Un voltmètre utilisé sur calibre 10 V ne peut mesurer qu’une tension inférieure à 10 V.
Le meilleur calibre est le plus petit parmi les calibres strictement supérieurs à la tension qu’on mesure.

II-3/ Lecture d’une tension:


Soit un voltmètre possédant D divisions. Et l’aiguille indique d divisions.

d
U=  calibre
D
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II-4/ Classe d’un appareil et incertitude de mesure
Elle est donnée par le constructeur de l’appareil, elle permet de calculer l’incertitude absolue (U) sur la
mesure de la tension.

classe
U =  calibre
100
EXERCICE D’APPLICATION:
La graduation d’un voltmètre comporte 100 divisions. Il est utilisé pour mesurer une tension U ; le calibre
choisi est 30V. L’aiguille indique la graduation 42.
1/ Evaluer la tension U.
2/ La classe de l’appareil étant 2, donner un encadrement de la tension U.

III/Propriétés des tensions:


III-1/ Loi d’additivité de la tension:
Soit le circuit ci-dessous dans lequel on peut mesurer les tensions UAB, UBC.

L1 L2

A B C
UAB UBC

UAC
D’après la loi d’additivité de la tension:

UAC = UAB + UBC


Enoncé:
La tension entre deux points quelconques d’une portion de circuit est égale à la somme des tensions aux
bornes des différents dipôles placés successivement entre ces deux points.

III-2/ Loi d’unicité des tensions


Soit le circuit ci-dessous dans lequel on a placé la lampe L1 en dérivation avec la lampe L2.
P A C

UPN L1 UAB UCD L2

N B D
D’après la loi d’unicité des tensions:

UPN = UAB = UCD


Enoncé:
La tension aux bornes de plusieurs dipôles d’un même circuit est la même lorsqu’ils sont branchés en
dérivation.

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NB:
► La tension aux bornes d’un fil de jonction est nulle.
► Il en est de même de la tension aux bornes d’un interrupteur fermé et d’un ampèremètre.

EXERCICE D’APPLICATION:
Soit le circuit représenté ci-dessous. Il comporte un générateur et plusieurs lampes. Seules les lampes (L6)
et (L7) sont identiques.
On donne: I1 = 0,1 A ; I4 = 20 mA ; UAB = 4 V ; UCB = - 2 V ; UGD = 7 V ; UED = - 1 V et UGF = 10 V.
1/ Indiquer le sens du courant dans chaque branche
2/ Ecrire la loi des nœuds au nœud A. En déduire la valeur de I3.
3/ Indiquer sur le schéma du circuit l’emplacement de l’ampèremètre pour mesurer l’intensité I3
4/ Calculer I5, I6 et I7.
5/ Représenter les tensions UAB et UCB.
6/ Quelle est la valeur de la tension UCD ?
7/ Calculer la tension UAD et déduire UGA.
8/ Représenter, sur le schéma du circuit, le branchement du voltmètre pour mesurer UGA.
L2 L1 L7
B A G F H

L4 L3 L6

L5

C D E

IV/ Tensions variables:


IV-1/ Définitions:
IV-1-1/ Tension continue:
On dit que la tension est continue entre deux points A et B si sa valeur U AB reste constante en grandeur et
en signe au cours du temps.

IV-1-2/ Tension variable:


On dit que la tension est variable entre deux points A et B si sa valeur UAB varie au cours du temps.

IV-1-2-1/ Etude d’une tension alternative sinusoïdale:

IV-1-2-1-1/ Tracé d’une tension alternative sinusoïdale:

Considérons le tracé de la courbe ci-dessous représentant la tension u aux bornes d’un générateur basse
fréquence (G.B.F) en fonction du temps.
u
10

t (s)
0 10 20 30 40

-10

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IV-1-2-1-2/ Caractéristiques de la tension u en fonction du temps:

► La tension électrique u prend des valeurs tantôt positives tantôt négatives: on dit que la tension électrique
u est alternative.

► La courbe est constituée d’un motif élémentaire qui se répète au bout de chaque 20s : on dit que la tension
électrique u est périodique.

► Le motif élémentaire est une sinusoïde : la tension est dite sinusoïdale.

Par conséquent, la tension électrique u aux bornes du G.B.F est une tension variable, alternative,
périodique et sinusoïdale.

IV-1-2-1-2-1/ Période (T) et fréquence ( N ou f ) d’une tension alternative:

► On appelle période d’une tension alternative, la durée du motif élémentaire. Elle est notée T et
s’exprime en seconde (s) dans le système international.
Exemple: la période de la tension alternative étudiée est de 20s.

► On appelle fréquence d’une tension alternative, le nombre de période par seconde. Elle est notée ( N ou
f ) et s’exprime en Hertz (Hz) dans le système international.

N= 
T
Exemple: la fréquence de la tension alternative étudiée est de 0,05 Hz.

IV-1-2-1-2-2/ Tension maximale et tension efficace:


La tension alternative étudiée varie entre deux valeurs extrêmes:
► un maximum positif que l’on note Umax
► un minimum négatif que l’on note Umin
u
10

t (s)
0

-10

► On appelle tension maximale la «hauteur par rapport à l’axe des temps» de la sinusoïde. Elle est notée
Um ou Umax et s’exprime en Volt.
Exemple: la tension maximale étudiée est de 10 V.

► On appelle tension efficace la tension mesurée par un voltmètre en position alternative. Elle est notée
Ueff ou U.
C’est la valeur qu’aurait une tension continue (une pile) produisant les mêmes effets que la tension
alternative.

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La tension efficace et la tension maximale sont deux grandeurs liées par la relation suivante:

Umax =  Ueff Ueff = Umax



Exemple: la tension efficace étudiée est de 7,07 V.

IV-1-2-1-3/ Visualisation d’une tension alternative sinusoïdale à l’oscilloscope:


Un oscilloscope est un appareil qui permet de visualiser l’évolution de la tension électrique en
fonction du temps et d’en déduire les caractéristiques.
L’image qui apparaît sur l’écran est appelée oscillogramme.

Sensibilité verticale: 2 V/division


Umax = 3 2=6V
Umax

Sensibilité horizontale: 2 ms/division

T=6 2 = 12 ms = 0,012 s

N.B: Connaissant les valeurs de la période T et de la tension maximale Umax, on peut facilement déduire les
valeurs de la fréquence N et de la tension efficace Ueff.

IV-1-2-2/ Autres types de tension alternative:


Il existe des tensions alternatives non sinusoïdales. On distingue:

IV-1-2-2-1/ Tension alternative triangulaire ou en dents de sci:

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IV-1-2-2-2/ Tension alternative rectangulaire ou en créneau:

V/ Convention récepteur:
Considérons un dipôle D parcouru par un courant IAB. Il existe entre ses bornes A et B une tension ou (d.d.p)
notée UAB.
Dans la convention récepteur la flèche qui indique la tension UAB et celle qui représente l’intensité du
courant IAB sont de sens contraires.

A IAB D
B

UAB

N.B:
Dans la convention la tension UAB et l’intensité du courant IAB ont même signe.

EXERCICE D’APPLICATION:
Un circuit électrique comprend en série: un générateur de tension, un dipôle D et un oscilloscope branché
aux bornes du dipôle.
L’oscilloscope est réglé comme suit: Sensibilité verticale : 5 V/div. Sensibilité horizontale : 10 ms/div.
1/ La visualisation à l’oscilloscope de la tension aux bornes du dipôle fournie la courbe ci-dessous:
a/ Quelle est la nature de la tension observée ?
b/ Déterminer la période de cette tension.
c/ Déduire la fréquence de cette tension.
d/ Déterminer la valeur maximale de la tension.
2/ On branche un voltmètre aux bornes de ce dipôle. Qu’appelle-t-on la tension mesurée par le voltmètre?
Donner sa valeur.

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CHAPITRE P10: DIPOLES PASSIFS
I/ Dipôles:
I-1/Notion de dipôle:
Un dipôle est un composant électrique ayant deux bornes.

I-2/ Catégorisation:

Un dipôle est dit actif si la tension à ses bornes est non nulle (U ≠ 0) même en circuit ouvert (I = 0).

Un dipôle est dit passif si la tension à ses bornes est nulle (U = 0) en circuit ouvert (I = 0).

II/ Caractéristiques de quelques dipôles passifs:


La caractéristique d’un dipôle est définit comme la fonction qui relie la tension U entre ses bornes et
l’intensité I du courant qui le traverse: U = f (I) ou I = f (U).

Le dipôle est dit passif si sa caractéristique passe par l’origine (c’est à dire U = 0 pour I = 0).

II-1/ Montage expérimentale:


Pour tracer la caractéristique d’un dipôle passif (D) on utilise l’un des deux montages suivants:
G G

Rhéostat A
D

A
D
V

II-2/ Caractéristique d’un dipôle passif linéaire (le conducteur ohmique ou résistor):

Symbole d’un conducteur ohmique:


IAB R

A B

UAB
Tableau des résultats obtenus et tracé de la caractéristique:

UAB (V) 0,18 0,15 0,125 0,075 0 -0,075 -0,125 -0,15 -0,18
IAB (A) 1,2 1 0,8 0,5 0 -0,5 -0,8 -1 -1,2

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UAB (V)

IAB (A)
0

► La caractéristique passe par O, donc le conducteur ohmique est un dipôle passif.

► La caractéristique est symétrique et linéaire donc les bornes du conducteur ohmique joue le même rôle.

II-2-1/ Loi d’ohm du conducteur ohmique de résistance R:

L’équation de la caractéristique est de la forme: UAB = a  IAB


a = R = U est le coefficient de proportionnalité entre UAB et IAB appelé résistance du résistor.
I
𝐔𝐀𝐁 𝐞𝐧 𝐯𝐨𝐥𝐭 (𝐕)
UAB = R.IAB est la loi d’ohm du résistor { 𝐑 𝐞𝐧 𝐨𝐡𝐦 (𝛀)
𝐈𝐀𝐁 𝐞𝐧 𝐚𝐦𝐩è𝐫𝐞 (𝐀)
N.B:
Pour un conducteur ohmique filiforme (conducteur de longueur L et de section s), on exprime sa
résistance par:
du conducteur 
L  RL :: résistance
longueur du conducteur m
R= 
s
 s : section du conducteur m
 ρ : résistivité du matériau .m
II-2-2/ La conductance (G) d’un résistor:
On définit la conductance du résistor notée (G) comme étant égale à l’inverse de sa résistance. Elle s’exprime
en Siemens (S) dans le système international.

G= 
R

II-2-3/ Lois d’association des résistors: résistance équivalente (Req)


II-2-3-1/Association en serie:
Considérons deux résistors de résistances respectives R1 et R2 montés en série entre deux points A et B d’un
circuit.
UAB = U
I

R1 R2
C
A B
UAC = U1 UCB = U2

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 Loi des mailles : U  U  U
  d’après la loi d’ohm : ReqI = R1I + R2I 
 Loi d’unicité du courant I  I  I

Req = R1 + R2
Dans une association de résistors en série, la résistance équivalente est égale à la somme des résistances.

Généralisation:
Pour n résistors en série de résistances respectives R1 , R2 , … , Rn ; la résistance équivalente est:
𝐧

𝐑 𝐞𝐪 = ∑ 𝐑 𝐢
𝐢=𝟏
Le circuit équivalent est:
UAB = U
UAB = U

I I
R1 R2
C Req

A B A B
UAC = U1 UCB = U2
II-2-3-1/Association en dérivation:
Considérons deux résistors de résistances respectives R1 et R2 montés en dérivation entre deux points A et B
d’un circuit. I
A
I1 I2

U
U1 R1 U2 R2

B
 Loi des mailles : U  U  U
  d’après la loi d’ohm : GeqU = G1U + G2U 
 Loi d’additivité du courant : I  I  I

Geq = G1 + G2   =  + 
Req R R

Dans une association de résistors en parallèle, la résistance équivalente a une conductance égale à la
somme des conductances de chaque résistor.

Généralisation:
Pour n résistors en parallèle de résistances respectives R1 , R2 , … , Rn ; la résistance équivalente est:
𝐧
𝟏 𝟏
=∑
𝑹𝒆𝒒 𝑹𝒊
𝐢=𝟏

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Le circuit équivalent est:

A A I

I1 I2

U Req
U
U1 R1 U2 R2

B B

II-3/ Caractéristique d’un dipôle passif non linéaire:

II-3-1/ Caractéristique d’une diode normale à jonction:

La diode normale à jonction est constituée d’un semi-conducteur: le silicium (Si) ou le germanium (Ge)
dopé.

Le dopage est l’introduction dans le semi-conducteur de très faibles quantités d’un corps étranger appelé
dopeur.

Pour les semi-conducteurs (Ge ou Si), les dopeurs sont: soit l’Arsenic (As) ou le phosphore (P).

Ces dopeurs sont introduits à très faible dose (de l’ordre de 1 atome du dopeur pour 106 atomes du semi-
conducteur).

Symbole d’une diode normale à jonction:


IAB
De A à B : sens direct ou sens passant
A B
De B à A : sens indirect ou sens bloquant
UAB

Tableau des résultats obtenus et tracé de la caractéristique:

UAB (V) 0,8 0,79 0,78 0,7 0,6 0,4 0,2 0 -0,2 -0,4 -0,6
IAB (mA) 150 100 50 10 0 0 0 0 0 0 0

IAB (mA)

50

UAB (V)
0 0,2 US

La tension seuil est US = 0,6 V

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► La caractéristique passe par O, donc la diode normale à jonction est un dipôle passif.

► Pour UAB < US, la diode normale à jonction ne laisse pas passer le courant électrique.

► La diode normale à jonction laisse passer le courant électrique pour UAB  US

► En conclusion, la diode normale à jonction est un dipôle passif non symétrique et non linéaire. Elle ne laisse
passer le courant que dans le sens direct si la tension à ses bornes est supérieure ou égale à la tension seuil.

II-3-2/ Caractéristique d’une diode Zener:


Une diode Zener est un assemblage de deux semi-conducteurs.
Contrairement à une diode normale, la diode Zener laisse passer le courant électrique dans les deux sens.

Symbole d’une diode Zener:


IAB
A B

UAB
Tableau des résultats obtenus et tracé de la caractéristique:

UAB (V) 1,8 1,6 1,4 0,8 0,6 0,4 0,2 0 -2 -4 -6 -7 -7,6 -7,8
IAB (mA) 80 40 10 0 0 0 0 0 0 0 0 -2 -20 -60
IAB (mA)

20
UZ US UAB (V)
-1 0 1

La tension seuil est US = 0,8 V La tension Zener est UZ = 6,4 V

► La caractéristique passe par O, donc la diode Zener est un dipôle passif.

►La caractéristique est asymétrique et non linéaire donc les bornes de la diode Zener ne jouent pas le même
rôle.

► Dans le sens direct la diode Zener se comporte comme une diode normale.

► Dans le sens inverse la diode Zener laisse passer le courant électrique si la tension à ses bonnes est
supérieure à la tension Zener (UAB  UZ).

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II-3-3/ Caractéristique d’une varistance ou VDR:
La varistance ou VRD est un résistor dont la résistance dépend de la tension.
VRD provient de l’expression anglaise «voltage dépend résistor»

Symbole d’une varistance ou VDR:


IAB
A B
UAB
Tableau des résultats obtenus et tracé de la caractéristique:

UAB (V) 0,78 0,7 0,6 0,4 0,2 0 -0,2 -0,4 -0,6 -0,7 -0,78
IAB (mA) 50 10 0 0 0 0 0 0 0 -10 -50

IAB (mA)

20

US US UAB (V)
0 0,2

La tension seuil est US = 0,55 V

►La caractéristique passe par O, donc la varistance ou VDR est un dipôle passif.

►La caractéristique est symétrique et non linéaire donc les bornes de la varistance ou VDR joue le même
rôle.

►La varistance ou VDR laisse passer le courant électrique pour UAB  US

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CHAPITRE P11: DIPOLES ACTIFS
I/ Rappels et compléments des dipôles actifs:
I-1/ Définition:

Un dipôle est dit actif si la tension à ses bornes est non nulle (U ≠ 0) même en circuit ouvert (I = 0).

Cette tension est appelée tension à vide notée U0.

Parmi les dipôles actifs, on distingue:

►Les dipôles actifs générateurs:


Exemples: les piles (générateurs) et les photopile ou cellules photovoltaïques.

►Les dipôles actifs réversibles: ce sont des dipôles actifs pouvant fonctionner en générateur ou en
récepteur.
Exemples: piles rechargeables ; batterie d’automobile (accumulateur) ; moteur à courant continu ; dynamo

► Les dipôles actifs récepteurs:


Exemples: électrolyseur

I-2/ Convention générateur:


Dans la convention générateur la flèche qui indique la tension UPN aux bornes du générateur et celle qui
représente l’intensité du courant IPN ont même sens.

N IPN
P

UPN
II/ Dipôles actifs linéaires:

Un dipôle est dit actif linéaire si sa caractéristique est une droite ne passant pas par l’origine.

II-1/ Etude d’un générateur:

II-1-1/ Dispositif expérimental:

A
Rhéostat

Tableau des résultats obtenus lors de l’étude expérimentale

I(A) 0 0,2 0,3 0,5 1 1,5 2 3


UPN(V) 4 3,9 3,8 3,7 3,5 2.5 2 1

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II-1-2/ Caractéristique intensité-tension:
La caractéristique intensité-tension est la représentation graphique U = f (I)
U (V)
U0 = E

I (A)
0 1 ICC
L’équation de la caractéristique est de la forme:
 a  U   R : représente résistance interne du générateur
U = a I + b ; avec  I
 b  U  E : représente la force électromotrice f.e.m du générateur

 EV
U=E–RI avec 
 R  
II-1-3/ Loi d’ohm du générateur:

Convention générateur Convention récepteur

(E ; R) (E ; R)
N I P N I P

UPN UNP

UPN = E – R I UNP = R I – E

II-1-4/ Intensité de court-circuit (ICC):


Elle correspond à l’intensité du courant pour laquelle la tension aux bornes du générateur est nulle.

ICC = E
R
II-1-5/ Générateur idéal de tension:

II-1-5-1/ Définition:
Un générateur idéal de tension est un générateur qui délivre toujours la même tension quelque soit la valeur
de l’intensité du courant qu’il débite (un tel générateur a une résistance interne presque nulle).
II-1-5-2/ Symbole d’un générateur idéal de tension:
I

E
La tension à ses bornes est souvent notée E, qui est appelée force électromotrice du générateur.

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II-1-5-3/ Caractéristique intensité-tension d’un générateur idéal de tension:
U (V)

I (A)
0
III/ Association de générateurs:

III-1/ Association en série:

III-1-1/ Association en série directe:

III-1-1-1/ Définition:
Des dipôles actifs (générateurs) sont en série directe, lorsque la borne négative de l’un est reliée à la borne
positive de l’autre.

III-1-1-2/ Exemple avec deux générateurs:


E 1 ; R1 E 2 ; R2

I
U

 U  ES – RS I  ES  E  E
On a : U = U1 + U2 avec  U  E  R I  
RS  R  R
 U  E – R I 

III-1-1-3/ Généralisation de la loi pour une association de N (générateurs) en série directe:

 ES  E  E  …  EN : les tensions à vide s’ajoutent



 RS  R  R  …  RN : les résistances internes s’ajoutent

Remarques:
ES  N.E
► Si les N générateurs sont identiques, on aura 
 RS  N.R

► L’association en série directe permet d’augmenter la tension mais pas l’intensité.

III-1-2/ Association en série inverse:

III-1-2-1/ Définition:
Des dipôles actifs (générateurs) sont en série inverse, lorsque les bornes de même signe sont reliées entre
elles.

III-1-2-2/ Exemple avec deux générateurs:

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E 1 ; R1 E 2 ; R2

I
U

 U  ES – RS I  ES  E – E
On a : U = U1 + U2 avec  U  E  R I  
 RS  R  R
 U  R I – E
III-2/ Association en parallèle:

III-2-1/ Association en parallèle directe:

III-2-1-1/ Définition:
Des dipôles actifs (générateurs) sont en parallèle directs, lorsque les bornes de même signe sont reliées entre
elles.

III-2-1-2/ Exemple avec deux générateurs:

E 1 ; R1 E2 ; R2
U

I1 I2

IR – R  I
EP U – U.GP
PCC

 E U P P  IPCC  ICC  ICC



 
  I R – R I    

On a : I = I1 + I2 avec  CC – U.G  
 
 RP R R
 I  E – U I  GP  G  G
 R R

 CC – U.G
 

III-2-1-3/ Généralisation de la loi pour une association de N (générateurs) en parallèle directe:

 IG  GI  G I …  G…:lesI conductances


PCC
P 
CC

CC : les courants de courtcircuit s’ajoutent
N
NCC
internes s’ajoutent
       …   : les résistances internes se mettent en parallèle
 RE  IR .R
P

P
R
PCC
R

P
N

Remarques:
 EP  E
► Si les N dipôles sont identiques, on aura : 
RP  R
 N
► L’association en parallèle directe permet d’augmenter l’intensité mais pas la tension

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IV/ Générateurs usuels:

IV-1/ Batterie d’accumulateurs:


IV-1-1/ Définition:
Une batterie d’accumulateurs ou généralement une batterie, est un ensemble d’accumulateurs électriques
reliés entre eux de façon à créer un générateur de courant continu de la capacité et de la tension désirée.
Ces accumulateurs même s’ils sont seuls sont parfois appelés éléments de la batterie.

Exemple d’ensemble d’accumulateur en parallèle et en série:

En série plus de tension


En parallèle plus de courant
IV-1-2/Domaines d’utilisation:
Les batteries d’accumulateurs sont utilisées pour alimenter en électricité les accessoires des véhicules
routiers, des appareils électroniques autonomes tels que (les téléphones mobiles, les baladeurs numériques,
appareil photo, etc).

IV-2/ Les photopiles:

IV-2-1/ Définition:
Les photopiles sont des dipôles qui engendrent un courant électrique lorsqu’ils ont exposés à la lumière.

IV-2-2/Domaines d’utilisation:
Les photopiles sont utilisées pour alimenter en électricité une maison domestique, un chauffage … .

V/ Loi de Pouillet:

La loi de Pouillet permet de calculer l’intensité du courant qui circule dans un circuit simple (sans
dérivation).
Prenons l’exemple du circuit ci-dessous constitué:
►d’un générateur G (E, R)
►d’un résistor de résistance R1
►d’un résistor de résistance R2 E;R

U
U1 R1
I
U2

R2
D’après la loi des mailles:
U = U1 + U2  E – R I = R1 I + R2 I 

I= E : Loi de Pouillet
R  R  R

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