BAC STMG
Nicolas ERNST
Enseignant économie gestion
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SOMMAIRE
THEME 6 : COMMENT L’ÉTAT PEUT-IL INTERVENIR DANS L’ECONOMIE ?
Chapitre 1 : L’intervention de l’État
Chapitre 2 : Défaillances des marchés et défaillances de l'Etat
Chapitre 3 : Les politique économiques de l’Etat et de l’Europe
Chapitre 4 : Les politiques sociales
THEME 7 : QUELLE EST L’INFLUENCE DE L’ÉTAT SUR L’EVOLUTION DE L’EMPLOI
ET DU CHOMAGE ?
Chapitre 5 : Activité et chômage
Chapitre 6 : L’offre et la demande de travail
Chapitre 7 : Les politiques de l’emploi
THEME 8 : COMMENT ORGANISER LE COMMERCE INTERNATIONAL DANS UN
CONTEXTE D’OUVERTURE DES ECHANGES ?
Chapitre 8 : La transformation du commerce mondial
Chapitre 9 : Les politiques commerciales divergentes
Chapitre 10 : Le rôle de l’OMC dans l’économie
THEME 9 : COMMENT CONCILIER LA CROISSANCE ECONOMIQUE ET LE
DEVELOPPEMENT DURABLE ?
Chapitre 11 : Les sources d’une croissance soutenable
Chapitre 12 : Développement économique, réduction de la pauvreté
Economie Terminale Enseignant Nicolas ERNST
THEME 6 : COMMENT L’ÉTAT PEUT-IL INTERVENIR
DANS L’ECONOMIE ?
CHAPITRE 1 : L’INTERVENTION DE L’ETAT
Objectifs du chapitre :
o Expliquer les différences entre les notions d’État-gendarme et d’État-
providence
o Evaluer le degré de participation de l’État à l’économie
o Distinguer le déficit public de la dette publique
I. Quelle est la différence entre un état gendarme et un état
providence ?
Etat gendarme : Faible degré d’intervention de l’État dans l’économie (=libéralisme
économique)
L’Etat assure simplement ses fonctions régaliennes :
sécurité intérieure (police), sécurité extérieure (armée), rendre la justice (droit)
Etat providence : Fort degré d’intervention de l’État dans l’économie
(=interventionniste économique)
L’Etat assure 3 fonctions :
Régulation : Relancer l’activité économique en cas de besoin
Allocation des ressources : Fourniture de services publics (éducation, santé)
Redistribution : Afin de réduire les inégalités de richesse à l’aide de la fiscalité, des
prestations sociales et des services publics
II. Comment évaluer le degrès d’intervention de l’état dans
l’économie ?
Utilisation de deux indicateurs :
Part des dépenses publiques : Une part élevée traduit un interventionnisme de l’État dans
l’économie plus marqué
Part des prélèvements obligatoires : Une part élevée traduit un interventionnisme de
l’État dans l’économie plus marqué
III. Comment Distinguer le déficit public de la dette
publique ?
Déficit public : Lorsque, sur une année, l’Etat a plus de dépenses que de recettes
(résultat négatif). L’Etat doit emprunter pour faire face à ses dépenses
Dette publique : Ensemble des engagements financiers pris sous forme d’emprunts
par un Etat
Effet boule de neige :
Economie Terminale Enseignant Nicolas ERNST
THEME 6 : COMMENT L’ÉTAT PEUT-IL INTERVENIR
DANS L’ECONOMIE ?
CHAPITRE 2 : DEFAILLANCES DES MARCHES
ET DEFAILLANCES DE L'ETAT
Objectifs du chapitre :
o Identifier les défaillances de marché
o Enoncer des solutions permettant de corriger ces défaillances de marché
o Citer des situations où l’on peut parler de défaillance de l’État
I. Quelles sont les défaillances du marché ?
On compte 4 défaillances du marché :
Biens publics : Non rival (sa consommation n’empêche pas une autre personne de
la consommer également) et non exclusif (on ne peut pas exclure quelqu’un de la
consommation du bien). Exemple : Un phare
Externalité négative : Lorsque l’action d’un agent à un impact négatif sur celle d’un
autre agent sans compensation monétaire (pollution)
Asymétrie d’information : Lors d’un échange, lorsque acheteur et vendeur n’ont
pas le même niveau d’information sur le produit
Concurrence imparfaite : Lorsque par exemple le nombre d’entreprises est restreint
sur un marché donné (monopole = un seul offreur ; et oligopole = quelques offreurs)
II. Comment corriger les défaillances du marché ?
L’Etat permet de corriger les défaillances du marché en :
Produisant les biens publics : Il s’agit de bien non rentable que seul l’Etat peut
produire grâce à l’impôt
Encourageant les externalités positives et limiter les négatives : En accordant des
subventions aux entreprises qui produisent des externalités positives et en taxant
celles qui créent des externalités négatives
Réduisant l’asymétrie d’information : En obligeant les entreprises à fournir des
informations sur leurs produits (label, liste d’ingrédients, contrôle technique…)
Luttant contre la concurrence imparfaite : Avec une politique de la concurrence
qui encadre et sanctionne les pratiques anticoncurrentielles (entente des entreprises
sur des prix, abus de position dominante)
III. Quelles sont les défaillances de l’Etat dans l’économie ?
La bureaucratie : Complexité des procédures administratives
La corruption : Désigne le fait pour une personne investie d’une fonction de
solliciter, d’accepter un don ou un avantage quelconque en vue d’accomplir, ou de
s’abstenir d’accomplir, un acte entrant dans le cadre de ses fonctions
Exemple : Affaire des écoutes – Nicolas Sarkozy
L’intérêt privé : La recherche du pouvoir et la recherche d’intérêt personnel peut
pousser un Etat à prendre des décisions qui ne suivent pas l’intérêt général
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THEME 6 : COMMENT L’ÉTAT PEUT-IL INTERVENIR
DANS L’ECONOMIE ?
CHAPITRE 3 : LES POLITIQUES ECONOMIQUES
DE L’ETAT ET DE L’EUROPE
Objectifs du chapitre :
o Identifier les objectifs des politiques économiques
o Enoncer les instruments de la politique conjoncturelle
o Décrire l’évolution du rôle de l’État dans le cadre européen
I. Quels sont les objectifs des politiques économiques ?
Politique économique : Décisions prises par les pouvoirs publics afin d’atteindre
certains objectifs économiques (croissance, emploi…)
On distingue deux types de politiques économiques :
Politique conjoncturelle : Actions de l’État visant à corriger les déséquilibres
économiques sur le court terme (chômage, ralentissement de la croissance…)
Politique structurelle : Actions visant à agir sur l’économie sur le long terme
II. Quels sont les instruments de la politique conjoncturelle
?
Politique budgétaire : Lorsque l’Etat joue sur son budget (recettes et dépenses) afin
d’impacter l’économie
La politique budgétaire peut être :
De relance : Augmenter les dépenses (investissement public) ou baisser les recettes
(baisse de l’impôt) afin de relancer l’activité économique
De stabilisation ou d’austérité : Augmenter les recettes publiques (hausse impôts)
ou baisser les dépenses (baisse des aides sociales) afin de réduire la dette publique
ou l’inflation
Remarque : Une politique de la demande favorise la demande des ménages tandis
qu’une politique de l’offre soutient les entreprises
Politique monétaire : Ensemble des mesures par lesquelles la banque centrale
européenne (BCE) agit, grâce au taux directeur, sur l'offre de monnaie, et ainsi sur
les conditions de financement de l’économie. Son objectif est de maintenir l’inflation à
2%
Le taux directeur de la BCE : Taux auquel les banques commerciales empruntent
de la monnaie à la BCE
La BCE peut intervenir de deux manières :
Situation 1 Situation 2
III. Quel est le rôle de l'Europe sur les politiques
économiques ?
L’Europe intervient sur toutes les politiques :
Sur la politique monétaire : Depuis la mise en place de l’euro, elle est menée par la
BCE (Banque Centrale Européenne) pour l’ensemble des pays de la zone euro
Sur la politique budgétaire : Chaque pays mène sa politique budgétaire comme il
le souhaite mais leur marge de manœuvre est limitée par le Pacte de stabilité et de
croissance (PSC) adopté en 1997 qui demande aux pays d’avoir un déficit
budgétaire inférieur à 3% de leur PIB et une dette publique inférieur à 60% PIB
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THEME 6 : COMMENT L’ÉTAT PEUT-IL INTERVENIR
DANS L’ECONOMIE ?
CHAPITRE 4 : LES POLITIQUES SOCIALES
Objectifs du chapitre :
o Enumérer les principaux risques sociaux couverts par la protection sociale
o Distinguer la redistribution horizontale et la redistribution verticale des
ressources
o Identifier les modes de financement de la politique sociale
o Analyser l’efficacité de la politique de redistribution
I. Qu’est-ce que la protection sociale ?
Protection sociale : Ensemble des institutions et des mécanismes destinés à
protéger les individus contre les risques sociaux (chômage, vieillesse, maladie,
maternité, invalidité)
La protection sociale suit deux logiques :
Logique d’assurance : Les cotisations versées par les salariés ouvrent droit au
versement d’un revenu de remplacement si le risque se produit (chômage)
Logique d’assistance : Instaure une solidarité entre les individus par le versement
de minima sociaux aux plus démunis, sans versement de cotisations préalables
(RSA)
II. Quels sont les objectifs des politiques sociales ?
Objectifs : Réduire les inégalités de revenus, lutter contre la pauvreté, couvrir les
risques sociaux
Redistribution horizontale : Un groupe paie pour les services d’un autre groupe
(les bien-portants pour les malades, les jeunes pour les vieux…). Permet la
couverture des risques sociaux
Redistribution verticale : Transferts monétaires des revenus les plus élevés
(impôts) vers les plus faibles (allocations). Permet de réduire les inégalités de
revenus
III. Quels sont les Modes de financement de la politique
sociale ?
Il existe deux sources de financement :
Cotisations sociales (salariales et patronales) : Prélèvement sur les revenus du
travail (cotisation chômage, sécurité sociale…) afin de couvrir les risques sociaux
Impôts à caractère social : Impôt prélevé des salaires qui permettent de financer
les dettes de l’Etat : Contribution sociale généralisée (CSG), contribution au
remboursement de la dette sociale (CRDS)
Remarque : Il existe des impôts progressifs dont le taux augmente quand le
revenu augmente (impôt sur le revenu) et des impôts proportionnels dont le taux
reste fixe (TVA)
IV. La politique de redistribution est-elle efficace ?
Un système peu redistributif : Les impôts progressifs permettent de lutter contre
les inégalités de revenu mais ils ne représentent que 25% des recettes de l’Etat en
2019. Tandis que la TVA (même taux pour tout le monde) représente presque 50%
des recettes
Les difficultés de financement de la protection sociale : L’accès gratuit à
l’éducation ou la santé permet de réduire les inégalités même si les enfants de
milieux favorisés font en moyenne plus d’étude que les autres
Offre de services publics : La Sécurité sociale présente un déficit chronique depuis
1990 (5,1 milliards d’euros en 2020). Ceci est dû au vieillissement de la population
donc hausse des coûts assurance maladie, retraite…
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THEME 7 : QUELLE EST L’INFLUENCE DE L’ÉTAT SUR
L’EVOLUTION DE L’EMPLOI ET DU CHOMAGE ?
CHAPITRE 5 : ACTIVITE ET CHOMAGE
Objectifs du chapitre :
o Distinguer population active et chômage
o Calculer le taux d’activité, le taux de chômage et le taux d’emploi
o Définir les différentes formes de chômage
I. Quelle est la différence entre la population active et le
chômage ?
Population active : Nombre de personnes en âge de travailler qui occupent un
emploi ou en cherchent un activement (= population active occupée + chômeurs)
Les inactifs : Correspondent aux personnes qui ne sont ni en emploi, ni au chômage
(retraités, enfants, étudiants, hommes et femmes au foyer)
Chômage : Personne en âge de travailler (15 ans ou plus) sans emploi, à la
recherche active d’un emploi, et disponible immédiatement (dans les 15 jours).
II. Comment mesurer le chômage ?
Taux de chômage : Pourcentage de chômeurs dans la population active (nombre de
chômeurs diviser par la population active). Ce taux peut être calculé par sexe, par
région, par nationalité, par niveau de diplôme
Taux d’emploi : Rapport entre le nombre d'individus de la classe d’âge ayant un
emploi au nombre total d'individus dans la classe d’âge
III. Quelles sont les différentes formes de chômage ?
Chômage conjoncturel : Lié à un ralentissement de l’activité économique (crise) où
la demande de travail est inférieur à l’offre (chômage court terme)
Chômage structurel : Lié aux dysfonctionnement du marché du travail ou aux
défaillances d’un Etat (ex : manque de flexibilité du marché du travail, inadéquation
entre les qualifications demandées par les employeurs et les compétences des
salariés). Il s’agit de chômage sur le long terme
Chômage frictionnel : Chômage correspondant à la période de recherche d’un
emploi après la fin des études ou de latence entre deux emplois
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THEME 7 : QUELLE EST L’INFLUENCE DE L’ÉTAT SUR
L’EVOLUTION DE L’EMPLOI ET DU CHOMAGE ?
CHAPITRE 6 : L’OFFRE ET LA DEMANDE DE
TRAVAIL
Objectifs du chapitre :
o Définir la demande de travail et l’offre d’emploi
o Définir l’offre de travail et la demande d’emploi
o Identifier les conditions de l’échange sur le marché du travail
I. Comment caractériser la demande de travail ?
Demande de travail : Quantité de travail dont les entreprises ont besoin pour
pouvoir produire (émane des entreprises et correspond à l’offre d’emploi)
Elle dépend de plusieurs facteurs :
Demande anticipée : Une entreprise qui anticipe une forte demande est incitée à
produire plus donc à embaucher davantage
La productivité : Une entreprise avec une bonne productivité aura besoin de moins
de salariés afin de satisfaire le demande
Substituabilité travail/capital : Lorsqu’une entreprise remplace les salariés par des
machines
Coût du travail : Le niveau des salaires et le poids des cotisations sociales
constituent un facteur essentiel de décision d’embauche (En France, le poids des
cotisations sociales et charges patronales est très important)
II. Comment caractériser l’offre de travail ?
Offre de travail : Force de travail proposée sur le marché (émane des ménages qui
cherchent un travail et correspond à la demande d’emploi)
Elle peut être mesurée par :
Population active : Personnes occupant un emploi + chômeurs. Entre 1975 et 2018,
elle a augmenté de presque 35%, passant de 21,8 à 29,4 millions de personnes
Taux d’activité : Nombre d'actifs / Total de la population correspondante Taux
d’activité des personnes en âge de travailler (15-64 ans) en 2018 =
Remarque : une situation de plein emploi correspond à une situation où il n’y a que
du chômage frictionnel (le contraire est une situation de sous-emploi)
III. Quelles sont les conditions de l’échange sur le marché
du travail ?
Le rôle de l’offre et la demande : Si l’offre est supérieure à la demande, le salaire
diminue. Si la demande est supérieure à l’offre, le salaire augmente
Le rôle des contraintes réglementaires : Les pouvoirs publics interviennent dans la
formation du salaire. Exemple : En 1950, création du SMIC (salaire minimum
interprofessionnel de croissance), qui au 1er janvier 2020 était égal à 1 539,42 euros
bruts mensuel pour 35h/semaine
Le rôle des négociations collectives : Négociation des salaires entre les
représentants de l’offre de travail (les syndicats de salariés) et les représentants de
la demande de travail (organisations patronales)
Le rôle des négociations individuelles : Lors de l’embauche ou d’entretien annuel,
le salaire résulte d’une négociation individuelle entre employeurs et employés
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THEME 7 : QUELLE EST L’INFLUENCE DE L’ÉTAT SUR
L’EVOLUTION DE L’EMPLOI ET DU CHOMAGE ?
CHAPITRE 7 : LES POLITIQUES DE L’EMPLOI
Objectifs du chapitre :
o Identifier les politiques de lutte contre le chômage structurel
o Identifier les politiques de lutte contre le chômage conjoncturel
I. Quelles sont les politiques de lutte contre le chômage
structurel ?
Les politiques actives de l’emploi : Politiques axées sur l’aide au retour à l’emploi,
qui visent à augmenter le volume d’emploi disponible dans l’économie et améliorer
l’adéquation entre l’offre et la demande de travail
Différentes mesures ont été prises :
La politique de formation : Développement de la formation professionnelle
L’amélioration des services pour l’emploi : Pôle emploi centralise les offres
d’emploi et permet aux entreprises d’améliorer leur recrutement
Les incitations au retour à l’emploi : Prime d’activité, contrôle des démarches de
recherche d’emploi
Les politiques passives de l’emploi : Politiques visant à réduire les conséquences
négatives du chômage sur la population (compenser la perte de revenu par
l’indemnisation du chômage, baisse de l’âge de départ à la retraite…)
II. Quelles sont les politiques de lutte contre le chômage
conjoncturel ?
La politique budgétaire de relance : Lorsque l’Etat joue sur le niveau de ses
recettes ou dépenses afin de stimuler la consommation et l’investissement, et ainsi
favoriser la croissance et l’emploi (baisse des impôts, augmentation des dépenses
publiques…)
La politique monétaire de relance : Lorsque la Banque Centrale Européenne
(BCE) baisse son taux d’intérêt directeur afin de rendre le crédit moins cher et
d’augmenter les investissements
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THEME 8 : COMMENT ORGANISER LE COMMERCE
INTERNATIONAL DANS UN CONTEXTE D’OUVERTURE
DES ECHANGES ?
CHAPITRE 8 : LA TRANSFORMATION DU
COMMERCE MONDIAL
Objectifs du chapitre :
o Expliquer le développement des échanges de biens et services entre pays
o Interpréter l’évolution du solde d’une balance des biens et services
o Apprécier la place des firmes multinationales dans les échanges internationaux
o Interpréter les flux d’investissements directs à l’étranger (IDE) entre pays
I. Comment Expliquer le développement des échanges
dans le cadre de la mondialisation ?
Mondialisation : Développement des échanges de biens et services et de main-
d’œuvre à l’échelle mondiale
Les échanges mondiaux se composent pour 80 % de biens et pour 20 % de
services. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le commerce international a explosé
(+5 % de croissance par an, parfois +10%).
Le commerce international s’est développé grâce à :
• La baisse des coûts de transport
• Les nouveaux moyens de communication (Internet)
• Le progrès technique
Régionalisation des échanges : Les pays géographiquement proches ont tendance
à davantage échanger entre eux (France-Allemagne…)
II. Comment Interpréter le solde de la balance des biens et
services ?
Balance des biens et services : Document comptable retraçant tous les échanges
de biens (solde commercial) et des services (solde des services) entre les pays. Elle
est calculée en faisant exportations - importations
La balance des biens et services donne lieu à un solde qui peut être négatif (déficit)
ou positif (excédent)
Interprétation : Un solde excédentaire (positif) signifie que les exportations de biens
et services sont supérieures aux importations
En France le solde est déficitaire depuis plusieurs années (+ d’importations que
d’exportations). Le pays est ainsi dépendant de ses échanges internationaux
III. Quelle est la place des firmes multinationales (FMN)
dans les échanges ?
FMN : Entreprises qui sont implantées à l’étranger soit par une filiale soit par la
détention d’au moins 10% du capital d’une entreprise étrangère. Elles sont à l’origine
de 80% des échanges internationaux et répartissent leur production sur une chaîne
de valeur mondiale (CVM)
CVM : La production est segmentée en différentes activités (création matières
premières, assemblage, service client, innovation…) et est répartie entre plusieurs
pays. Ainsi, les FMN échangent entre elles des biens ou services intermédiaires afin
de réaliser un produit fini
IV. Comment Analyser les flux d’Investissements directs à
l’étranger (IDE) ?
IDE : Investissement réalisé par les FMN afin de créer une entreprise à l’étranger ou
de prendre une participation dans le capital d’une entreprise étrangère. Il correspond
à une preuve d’attractivité d’un pays
Impact sur le pays d’accueil des IDE :
• Positif pour la croissance économique
• Création d’emplois
• Transfert de connaissances et de technologies
• Néfaste pour l’environnement (activités polluantes)
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THEME 8 : COMMENT ORGANISER LE COMMERCE
INTERNATIONAL DANS UN CONTEXTE D’OUVERTURE
DES ECHANGES ?
CHAPITRE 9 : LES POLITIQUES
COMMERCIALES DIVERGENTES
Objectifs du chapitre :
o Décrire les avantages et les limites du libre-échange
o Définir et expliquer les différentes mesures protectionnistes
I. Quels sont les avantages et les limites du libre-échange ?
Libre-échange : Liberté du commerce entre les nations avec la libre circulation des
biens, des services, des capitaux et des hommes entre les pays (suppression de
toutes les entraves aux échanges comme les droits de douane)
II. Quelles sont les différentes mesures protectionnistes ?
Protectionnisme : Politique visant à favoriser l’économie nationale en limitant les
importations
Deux types de mesures protectionnistes peuvent être mises en place :
Mesures tarifaires : Il s’agit principalement des droits de douane visant à imposer
une taxe sur les produits importés afin de les rendre plus chers sur le territoire
national
Mesures non tarifaires : Instruments divers visant à limiter la quantité de produits
importés
Il existe deux outils de mesures non tarifaires :
Quotas : Limiter quantitativement l’entrée d’un produit sur le marché national
Normes techniques ou sanitaires : Ils exigent une certaine réglementation
concernant les produits entrants sur le territoire national
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THEME 8 : COMMENT ORGANISER LE COMMERCE
INTERNATIONAL DANS UN CONTEXTE D’OUVERTURE
DES ECHANGES ?
CHAPITRE 10 : LE ROLE DE L’OMC DANS
L’ECONOMIE
Objectifs du chapitre :
o Définir les missions de l’OMC
o Identifier l’organe qui règle les conflits au sein de l’OMC
o Interpréter les principales règles de fonctionnement de l’OMC
I. Quelles sont les missions de l’OMC ?
OMC : Organisation mondiale du commerce, fondée le 1er janvier 1995, regroupe
164 pays. Son objectif principal est de favoriser la liberté des échanges
internationaux entre les pays (supprimer les mesures protectionnistes)
L’OMC a plusieurs missions :
• Offrir un cadre de négociations commerciales
• Fournir une assistance aux pays en développement
• Agir en tant que médiateur pour régler les litiges entre les pays
• Gérer les accords commerciaux et suivre les politiques commerciales
nationales
II. Comment l’OMC règle les litiges ?
ORD : L’Organe de Règlement des Différends a été mise en place par l’OMC afin de
régler les litiges entre pays.
Composé de tous les membres de l’OMC, l’ORD examine les différends entre pays
et prend une décision suite à l’examen de l’affaire. Il veille à la mise en œuvre de la
décision et peut prendre des mesures de rétorsion si un pays ne la respecte pas
III. Quelles sont les règles de fonctionnement de l’OMC ?
Les rounds : Négociation durant laquelle les pays définissent des règles de politique
commerciale et concluent des accords commerciaux multilatéraux. Chaque pays
possède un droit de véto pouvant bloquer les négociations entre les États si ces
derniers ne parviennent pas un accord. Ainsi, alors que l’OMC souhaite le
développement des accords multilatéraux, de nombreux accords commerciaux
bilatéraux (entre deux pays) et régionaux font leur apparition
Afin de favoriser le multilatéralisme, l’OMC pose trois principes :
Clause de la nation la plus favorisée : Tout avantage accordé par un pays à un
autre doit être automatiquement appliqué aux autres membres de l’OMC
Traitement national : Une fois admis sur le marché, les produits importés doivent
être traités de la même façon que les produits nationaux
Réciprocité : Tout pays bénéficiant d’un avantage tarifaire accordé par un membre
de l’OMC doit en proposer un en contrepartie
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THEME 9 : COMMENT CONCILIER LA CROISSANCE
ECONOMIQUE ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE ?
CHAPITRE 11 : LES SOURCES D’UNE
CROISSANCE SOUTENABLE
Objectifs du chapitre :
o Identifier les sources de la croissance économique
o Définir les limites de la croissance économique actuelle
o Identifier les dimensions du développement durable
I. Quelles sont les sources de la croissance ?
Croissance économique : Augmentation de la richesse créée dans un pays
(augmentation du PIB d’une année à l’autre)
La croissance économique a plusieurs sources :
L’accumulation des facteurs de production : Augmentation du facteur travail
(salariés) et du facteur capital (machines, bâtiments…)
Le progrès technique : Améliorations qui, avec la même quantité de facteur de
production, permettent de produire davantage et plus efficacement (organisation de
travail, formations…)
Le rôle des institutions : Les institutions permettent la croissance en incitant les
entreprises à investir et innover grâce à la création des brevets qui permettent aux
entreprises innovantes de bénéficier d’un monopole temporaire d’exploitation. De
plus, l’institution permet d’avoir des citoyens qualifiés grâce à son système de
formation et d’éducation
II. Quelles sont les limites du modèle de croissance actuel
?
Limites écologiques et sociales : La croissance économique actuelle provoque
l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables (charbon, pétrole,
minerais…). De plus, la production des entreprises engendre des effets négatifs sur
le climat (émissions de GES, élevage intensif, déforestation, combustion des
matières premières…).
Limites économiques : Les pays émergents (Chine, Inde…) ont réussi à rattraper
les pays développés en termes de croissance du PIB, mais il existe de fortes
inégalités de richesse entre les habitants au sein des pays. Exemple : En Inde,
malgré une croissance forte, le niveau de vie des habitants demeure en moyenne 6
fois inférieur à celui des Français (20% de la population n’a pas accès à l’électricité,
à la santé et à l’éducation)
III. Comment affronter les limites de la croissance actuelle
?
Développement durable : Mode de développement permettant de répondre aux
besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de
répondre aux leurs. Le développement durable comprend une dimension
économique (création de richesse), une dimension environnementale (protection des
ressources naturelles) et une dimension sociale (garantir l’accès à l’éducation et la
santé)
Des indicateurs permettent de mesurer le développement durable d’un pays :
IDH : Indicateur de Développement Humain, mesure le niveau de développement
d’un pays. Il prend en compte le PIB par habitant, l’espérance de vie et le niveau de
scolarisation des jeunes
L’empreinte écologique : Mesure la pression exercée par les activités humaines
sur la planète
Le PIB vert : Evalue la capacité d’un pays à avoir une croissance soutenable
(croissance économique + impact environnemental)
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THEME 9 : COMMENT CONCILIER LA CROISSANCE
ECONOMIQUE ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE ?
CHAPITRE 12 : DEVELOPPEMENT
ECONOMIQUE, REDUCTION DE LA PAUVRETE
Objectifs du chapitre :
o Identifier les effets de la croissance sur la pauvreté
o Décrire les nouvelles formes d’activités économiques
I. Quels sont Les effets de la croissance sur la pauvreté ?
La pauvreté absolue : Il s’agit d’une pauvreté extrême, lorsqu’un individu manque
de ressource pour vivre dignement (moins 1,9$ par jour pour vivre). Cette pauvreté
tend à baisser au cours du temps (plus de 1,8 milliard de personnes en 1990 contre
600 000 aujourd’hui) sauf dans le continent africain.
La pauvreté relative : Toutes personnes vivant avec moins de 60% du niveau de vie
médian (En France en 2020, le salaire médian est égale à 1 789 euros/mois). Cette
pauvreté est stable depuis de nombreuses années, environ 14% en France soit 8,5
millions de personnes.
II. Quelles sont nouvelles formes d’économies ?
De nouveaux modèles économiques plus soucieuses de l’environnement :
L’économie circulaire : Système économique se basant sur trois points : le
recyclage, l’éco-conception et l’allongement de la durée d’usage du produit
L’économie collaborative : Système économique reposant sur la partage ou
l’échange de biens entre particuliers
L’économie sociale et solidaire (ESS) : Ensemble d'entreprises organisées sous
forme de coopératives, mutuelles, associations, ou fondations, dont le
fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et
d'utilité sociale