CH.5.
AVANT METRE DES TERRASSEMENTS
DES ROUTES
I) Représentation d’un projet de route
A- Généralités
Pour les projets de voies de communication (routes, autoroutes, chemin de fer, réseau d’assainissement)
soient tous les projets filiformes, la représentation du terrain se fait selon deux coupes verticales, l’une selon l’axe
de la voie appelée profil en long, l’autre perpendiculaire à l’axe de la voie appelée profil en travers.
Ces deux profils donnent une représentation précise du terrain ; avec le tracé en plan sur les cartes ils
permettent de caractériser la géométrie de la voie.
B- Profil en long
1) Définition
Un profil en long d’une voie est une ligne continue obtenue par l’exécution d’une coupe
longitudinale fictive sur l’axe de cette voie. Donc il exprime la variation des altitudes de l’axe de la voie en fonction
des abscisses curvilignes.
Un profil en long est toujours composé d’éléments de lignes droites (rampe, pente ou palier) raccordées par
des courbes à rayon parabolique (convexes ou concaves).
2) Tracé du profil en long terrain naturel
Pour tracer le profil en long on porte en abscisses les distances qui séparent les points du terrain
naturel TN situés à chaque changements de déclivité et sur l’axe des ordonnés on porte les différentes altitudes
correspondantes. Ne pas oublier de choisir des échelles différentes pour les distances et les altitudes.
Échelle altitudes >>>> échelle distances (5 à 10 fois plus grande parfois 50 fois), et de choisir un plan de
comparaison pour les altitudes.
3) Tracé du profil en long projet (ligne rouge)
Une fois le tracé du profil TN fait on trace le profil du projet la ligne rouge. Ce tracé n’est pas
arbitraire, il doit répondre à certaines conditions concernant le confort, la stabilité, la sécurité et l’évacuation des
eaux pluviales et plus particulièrement aux exigences suivantes :
Minimiser les terrassements en cherchant l’équilibre adéquat entre les volumes des déblais et des remblais.
Ne pas dépasser une pente maximale préconisée par les normes.
Eviter de maintenir une forte déclivité sur une grande distance.
Eviter d’introduire un point bas du profil en long dans une partie en déblais.
Au changement de déclivités on raccordera les alignements par des courbes paraboliques.
Assurer une bonne coordination entre le tracé en plan et le profil en long.
Limiter la déclivité minimale à 0.5% de préférence pour éviter la stagnation des eaux pluviales.
4) Procédé de dessin technique d’un profil en long
- Préparer le cartouche
- Choisir les échelles distance et altitudes
- Choisir un plan de comparaison approprié
Ce qui va nous permettre de convertir les valeurs réelles de notre feuille de nivellement, compléter les données sur
le cartouche et dessiner le profil
• Profil en travers
DEFINITION
Le profil en travers d’une chaussée est une coupe perpendiculaire à l’axe de la route de l’ensemble des points
définissant sa surface sur un plan vertical. Leur établissement permet en général le calcul des mouvements de terres
(cubatures) et, par exemple, permet de définir le tracé idéal d’un projet de manière à rendre égaux les volumes de
terres excavés avec les volumes de terre remblayés. (pas toujours facile !!)
DIFFERENTS TYPES DE PROLFILS EN TRAVERS
Notons que la présence du fossé sur ces différents types de profils n’est nécessaire qu’en cas d’impossibilité
d’écoulement naturel des eaux. Par exemple, comparez le profil en remblai et le profil mixte.
On commence par dessiner le terrain naturel à partir d’un plan horizontal de référence qui n’est pas forcément celui
du profil en long, de manière à obtenir le profil en travers à l’échelle maximale sur le format choisi. L’échelle de
représentation est de l’ordre de 1/100 à 1/200 (jusqu’à 1/50 pour les voies les moins larges).
Il n’y a pas d’échelle différente en abscisse et en ordonnée de manière à pouvoir mesurer directement sur le
graphique des longueurs dans toutes les directions ou bien des surfaces L’abscisse de chaque point du terrain
naturel (ou du projet) est repérée par rapport à l’axe du profil en travers (donc négative à gauche et positive à
droite), l’ordonnée est toujours l’altitude du point.
On y superpose ensuite le gabarit type du projet (largeur de chaussée, accotements, fossés et pentes de talus) à
partir du point d’axe dont l’altitude a été déterminée sur le profil en long. Cela permet de calculer la position des
points d’entrée en terre .
Les fossés ne sont pas repérés comme les autres points caractéristiques puisque, de manière à simplifier le calcul, ils
n’interviennent pas dans la décomposition de la surface en triangles et trapèzes. Ils sont calculés séparément
EXERCICE D’APPLICATION
METHODE DE LALANNE
L'épure de LALANNE est une méthode de recherche de l'optimum de transport des terres pour des chantiers
linéaires. Elle permet de trouver, de façon simple et rapide, la meilleure ventilation des masses de déblais et
remblais.
Etablissement de l’épure
On suppose que le volume de terrassement d'une masse est concentré en son centre de gravité.
Construction
Sur une ligne horizontale appelée ligne de terre, on porte, à l'échelle choisie, par exemple celle du profil en
long, l'emplacement des centres de gravité de chaque masse de terre.
Perpendiculairement à cette ligne et en partant du 1er centre de gravité appelé origine (point O), on porte à
une échelle donnée les cubes (volumes) de déblais et de remblais.
Les déblais de bas en haut, les remblais de haut en bas, en reliant le centre d'une masse à l'autre par une
marche horizontale et en repartant chaque fois de cette marche pour porter le déblai ou le remblai suivant.
On obtient ainsi un «escalier», qui ne fait que représenter graphiquement une addition avec déblais en
signe + et remblais en signe -.
Ainsi on a 3 cas possibles :
a) Au-dessus de la ligne de terre, cela signifie que les déblais sont en excédent. Il faut mettre des matériaux en
dépôt.
b) Au-dessous de la ligne de terre, cela signifie que les déblais sont déficitaires. Il faut trouver un emprunt.
c) Sur la ligne de terre : cela signifie que les déblais compensent exactement les remblais.