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Le document explore les différentes classifications des activités physiques et sportives (APSA) en éducation physique et sportive (EPS) depuis 1967, en soulignant leur évolution et leur impact sur l'enseignement. Il présente des typologies de classification, des enjeux philosophiques et éducatifs, ainsi que des exemples historiques de méthodes et de programmes. Enfin, il met en lumière la complexité des classifications actuelles et leur nécessité pour le projet éducatif de la discipline.

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Classi cations

Thème complexe qui a déjà fait l’objet de sujet

- CAPEPS externe, 2008 : L’évolution des classi cations des activités physiques et sportives a-t-elle été prise en
compte dans les textes o ciels organisant l’éducation physique et sportive depuis 1967 ?

- Agrégation interne en 2013 : Depuis la n des années 50, les instructions et programmes d’EPS a chent la volonté
d’o rir aux élèves une formation complète et équilibrée en s’appuyant sur la pratique des APSA. En quoi et
comment les catégorisations utilisées dans les programmes traduisent-elles les transformations de la discipline et
re ètent-elles les crises qui jalonnent son évolution ?

Introduction - Exploration de la notion de classi cation

Dé nition : répartition systématique en classes, en catégories, d’êtres, de choses ou de notions


ayant des caractères communs notamment a n d’en faciliter l’étude, résultat de cette opération.

Enjeux : « L’activité de classi cation est un moment épistémologique capital de la construction


scienti que. Toute recherche scienti que repose sur des choix, se fonde sur la construction de
son objet…s’appuie sur une perception nécessairement catégorielle des phénomènes (à la base
même de la notion de loi). » (P. Parlebas, Lexique commenté en sciences de l’action motrice,
1981)

Comprendre la logique et la genèse des classi cations en EPS

Exemple de classi cation des sports de balle ou ballon selon l’espace investi.
Type Caractéristiques Exemples

Invasion Les deux équipes se disputent la possession de l’objet sur la même Hockey, soccer,
surface en tenant d’un côté, de protéger leur zone de but et de basket, hand, etc.
l’autre, d’envahir celle de l’adversaire pour marquer.

Filet/mur Pour les jeux de let, les équipes se retrouvent dans une zone de Filet : volley,
format identique de chaque côté d’un let et doivent envoyer l’objet badminton, tennis,
dans une partie du terrain adverse tout en protégeant leur terrain. etc.
Mur: squash,
Pour les jeux de murs, les équipes sont sur la même surface de jeu racquetball, etc.
mais doivent utiliser le mur pour déjouer l’adversaire en touchant
l’objet à tour de rôle.

Frappe et Le but du jeu est de frapper un objet pour progresser à travers un Baseball, softball,
course parcours pendant que l’adversaire récupère l’objet. cricket, etc.
autour des
buts

Cible Le jeu se déroule à tour de rôle et chaque participant doit viser une Golf, croquet, billard,
cible, celui ayant le plus de précision gagnant. etc.

A. Les classi cations, des choix philosophiques et éducatifs

Rappel : dé nition générale de la notion d’éducation


- « C’est l’action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres
pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de développer chez l’enfant un certain
nombre d’états physiques, intellectuels ou moraux que réclame de lui la société politique dans
son ensemble et le milieu social auquel il est particulièrement destiné. » (Durkheim, Sociologie
et éducation, 1922)
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- « Action méthodique exercée par un adulte sur un enfant ou un adolescent en vue de
développer l’ensemble de ses aptitudes physiques ou intellectuelles ou ses qualités morales. »
(Morfaux, Vocabulaire de Philosophie et des Sciences Humaines, 1980)

En EPS, une ré exion qui anime J. Ulmann dans ses ouvrages des années 1960 et 1970
- « Les idées comptent, en éducation physique, plus que les gestes ; elles se renouvèlent plus
qu’eux. » Ulmann, De la Gymnastique aux sports modernes, 1965

B. Les typologies de classi cations en EPS et les enjeux sous-jacents

Programmes de 1996 : 8 domaines d’actions donc c’est « nature » (centré pour l’élève) et les 8
APSA c’est « culture » (moyens, support).

Partie 1 : Des classi cations d’exercices ( n 19ème - 1945) pour une


leçon éclectique
Jusque 45 l’EP ne veut pas de support culturel

I. 3 grandes méthodes, 3 classi cations

A. Les 12 temps de la leçon de la méthode suédoise (méthode de Tissié)

Tissé, Précis de la gymnastique rationnelle de plain pied à mains libres, 1914


1. Mouvement d’entrée et d’ordre
2. Mouvements provoquant respiration et circulation violentes

Classi cation hyper anatomique, sur le tronc, la tête, les membres inférieurs, système cardio
respiratoire. Elle se fait sur le développement du corps.
La première et la dernière des séries, sont des entrées et des sorties d’ordre —> on cherche des
e ets « d’ordre » et de « discipline ».

B. Les 10 familles dans la méthode d’Hébert


(voir Hébert, le code de la force, 1911, Guide abrégé du moniteur et de la monitrice, 1918)

« Les exercices naturels et utilitaires constituent la base de l’entraînement complet ou généralisé.


Ils comprennent les 10 genres fondamentaux suivants : la marche, la course, le saut, la
quadrupédie, le grimper, l’équilibriste, le lever, le lancer, la défense et la natation. » (Guide abrégé
du moniteur et de la monitrice, 1918)
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G. Hébert propose di érentes familles —> c’est sa classi cation (de type empirique) ; elle est
construite de manière empirique, avec des exploitations réalisées dans la nature.

Hébert n’est pas culturaliste ni développementaliste.

—> Tissié et Hébert pensent tous les deux avoir raison mais sont tous les deux mis dans le même
livre = manque de logique.

C. Les typologies de sport chez De Coubertin


(Voir : De Coubertin, Pédagogie Sportive, 1922)

Première pédagogie 100% culturalisme, il s’impose contre la méthode de Tissié en proposant une
classi cation qui s’appuie les Jeux Olympiques. Les grandes familles sont :
- Athlétisme
- Gymnastique
- Natation
- Sports collectifs
- Équitation
- Sport de combat
—> s’adresse à la bourgeoisie

II. Des manuels combinant les classi cations

A. Le manuel de 1907 —> début de la méthode française

Classi cation éclectique et d’exercice : il n’y a pas de choix opéré car on rassemble tout dans la
même bulle. Cependant il n’y a pas de cohérence lorsqu’elle est éclectique.

Il y a une typologie d’exercices qui vont se succéder.


- Gymnastique de développement (« nature ») —> prioritaire
- Gymnastique d’application et les jeux (« culture »)
On a une classi cation d’exercices, avec des méthodes mélangées pour tous les exercices, tout
est pris en compte mais rien est cohérent.

B. Le manuel de 1925 —> aboutissement : méthode française

Di érents exercices :
- Ordre
- Assouplissement
- Éducatif (pris dans la méthode d’Hébert mais pour le développement corporel)
- Application (idem, Hébert)
- Jeux et exercices sportifs : divisé en 2 (sports individuels et collectifs) —> c’est le
couronnement, seulement les garçons de seconde et terminale

C. Les IO de 1945 (rien ne change, on fait un retour sur 25)

Exercice de maintien, MN, méthode sportive, préparatoire (mise en main, ordre et rythmique pour
les lles).

III. Dans les pratiques pédagogiques


Le règne de la méthode française (P. Arnaud, Métier : prof de gym. Enfance et jeunesse d’une
profession au travers d’un récit auto-biographique, 1988)

À partir des années 20, il y a une classi cation mais elle est très basique, elle est divisée en 3
temps (méthode française) : exercices d’ordre, méthode suédoise, les applications (beaucoup
plus oue —> ça peut être du sport, de la méthode naturelle…très variable).
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Partie 2 : Vers des classi cations basées sur les sports…(1940 au début
des années 1960)
Pour justi er le sport à l’école, il faut les rentrer dans une classi cation pour être entendu

I. Point de départ : reconnaissance et classi cation des sports durant la seconde Guerre
Mondiale

A. Les IO de 1941, ou l’émergence d’une nouvelle classi cation


Nouvelle logique visant à préparer l’individu à une société.

Classi cation en activité d’éducation générale :


- Vie des camps = dresser un camp, faire un feu, apprendre à faire des choses en groupe dans la
nature
- Activité manuelle
Il y a 7 familles dont : EP générale et initiation sportive séparée

EP générale (EPG) = EP naturelle, possiblement des exercices rééducatifs


- Elle permet aux jeunes de se préparer à porter les armes, former à la culture
- Quand les élèves sont faibles on leur impose la méthode suédoise
- Sous Vichy on forme des individus fort au service de Vichy
Initiation sportive, séparer de l’EP général, M. Baquet doit se poser la question de comment
mettre les sports dans la classi cation.

B. Une classi cation des sports dans les travaux de M. Baquet


Il propose une classi cation empirique = pas de règle pour classer les choses (M. Baquet,
Éducation Sportive. Initiation et entraînement, 1942).

Il y a des familles et des choses attendues vis à vis de ces familles : il pose 4 familles de en y
ajoutant les e ets produits
- Sports collectifs (vitesse, développement de la prise de décision, socialisation, respect de la
règle)
- Sports individuels (athlétisme et natation, permet de développer adresse, endurance, force)
- Sports de combats (résistance, force, courage/abnégation = lutte et boxe)
- Sports de pleine nature (voile, kayak, famille un peu fourretout = courage, prise de décision)
La justi cation de De Coubertin n’est pas proposable car trop éclectique.

II. Deux logiques de classi cation sportives durant les années 40

A. Les propositions de M. Baquet


« Le sport étant non un but, non une n en soi, mais un moyen propre à développer
favorablement par l’action du travail corporel et qualités morales et sociales. » (M. Baquet, Revue
INS n°2, 11/1947)

Il continue de penser que sa proposition était la plus intéressante, ce qui change est qu’il accorde
plus d’importance aux e ets attendus.

B. Les propositions de l’INS (Crenn, Listello)


Listello propose des exercices de mise en train puis d’assouplissement et de développement
musculaire.
Revue INS, n°13, 1950 : Mise en train, Assouplissement et développement musculaire, Agilité et
cran, Applications sportives.
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III. Des classi cations marquant les programmes provisoires de 1952 et les pratiques
pédagogiques

A. Le programme provisoire de 1952 et les pratiques pédagogiques (pour le secondaire


garçons et lles)
Mis à l’essai dans plusieurs lycées : classi cation en gym, athlétisme, natation, sports collectifs,
MN et gymnastique de maintien.
—> Elle est n’est pas cohérente, mais donne une visibilité au sport.

B. Les enseignants « dominants » de la période


- Marsenach, les pratiques pédagogiques des enseignants d’EPS
- Tradition ? Innovation ? 1982
Fais un panorama de tout ce que contient la leçon de 1956 : leçon éclectique qui s’organise
chronologiquement sur des exercices d’ordre, méthode suédoise, MN, MF puis sportive.
Il y a beaucoup d’innovant dans cette période : voie des leçons construite par le biais d’activité
sportive (sport individuel, sport collectif).
Ils ont 3 grandes familles de pratique : activité de prépa physique, sport individuel, sport co. Un
cycle = un sport.

Partie 3 : En quête d’une classi cation des sports (années 60)


I. Recherche autour d’une classi cation

« Trouver la classi cation est devenue une nécessité opérationnelle qui supporte le projet éducatif
de la discipline au-delà des méthodes et des sports. » (J. Ulmann, « Domaine de l’éducation
physique », Revue EPS n°82, 1966)

—> Si la classi cation est opérationnelle elle sera reconnue, sinon non.

A. Teissié : les maîtres corporels (c’est sa classi cation)


4 typologies : déplacement, corps propre, engin, opposition
Ce n’est pas le sport qui compte mais la maîtrise.

B. Le Boulch : classi cation d’exercices


Réaliser des exercices pour les e ets attendus
- Sur les facteurs d’exécution
- Mouvement
- Exercice problème (ré exion sur les apprentissages)
—> il est axé sur le développement de la motricité

II. Une classi cation complexe dans les IO

A. Une classi cation sous forme de titre dans les IO de 1967 (qui par ré exion se
rapproche de notre modèle)
Très complexe car on peut lire di érentes classi cations - 10 familles identi ées
- Une classi cation par APS
- Une classi cation par titre
- Plus un autre dû aux intentions éducative
Les IO essayent de croiser deux logiques : une culturelle et une développementaliste / mais sont
tellement complexe que les enseignants appauvrissent les IO.

B. Une classi cation sous forme de familles


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C. Des classi cations d’intentions éducatives

Programmation générale d’EPS —> première phase : combinaison des objectifs et des moyens.
Les ronds correspondent à ce que je peux faire.

Zoom sur le haut du tableau

Activités du Programme

Titre I Titre II Titre III


Exercice d’adaptation au milieu naturel (et Exercices à caractère gymnique ou Jeux et sports reposant sur la coopération
professionnel) et sport individuels qui en expressif et formes sportives qui en et l’opposition
découlent découlent

A- C - Sports D- A- B- C - Danse et A - Jeux B - Sports C - Autres


Athlétisme de plein air Éducation autres pré-sportifs collectifs sports,
physique Gym Gym activités tennis,
B - Natation utilitaire et Sportive non-sportive d’expression sports de
professionne corporelle combat,
lle haltérophilie
etc …

III. Une classi cation très « culturelle » et appauvrie des pratiques pédagogiques

A. Les enseignants « entraîneurs » ou « spécialistes »


- Voir thèse de Marsenach
- Gomet, « Les pratiques des enseignants d’éducation physique (1920-1980). Une facette peu
connue de l’histoire de l’EPS » (in L’éducation du corps à l’école. Mouvements, normes, et
pédagogies, Liotard 1881-2011, 2012)

Il y a un appauvrissement chez les enseignants. Les enseignants rentrent par la programmation


des APSA - ne pas utiliser le terme « d’enseignant régressif ».

B. Les enseignants plus « innovants »


Gymnastique (sol, agrès), sports collectifs, de combat, athlétisme, folklore, jeux (Équipe des
professeurs de Corbeil-Essonne, revue EPS n°75, 1965).
—> volonté d’ouverture
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À Niort, proposition de cycles en gym, danse, haltérophilie, basket, hand, athlé (Équipe des
enseignants du lycée de Niort, revue EPS n°91, 1968).
- Volonté d’une EP totale (corps et esprit) en essayant de s’approcher d’un menu d’activité le
plus cohérent possible
- Ils vont faire entrer beaucoup plus d’activités, avec plus de cycles, leur objectif est de couvrir
les petites familles (ouverture à la danse)
- Ils ne se conforment pas aux pratiques innovantes
C. Les enseignants à la pointe en quête de classi cation
J. Marsenach - envisage 5 familles d’APSA : sports co, combat, athlé, d’expression, de pleine
nature.
—> Chacune de ces familles a une incidence sur l’apprentissage des enfants, il y a du Baquet
mais plus aboutit

R. Molières propose une classi cation à l’encontre de Marsenach, il faut une maîtrise des
apprentissages : 4 maitrises programmées sur les 4 niveaux de classe du collège.
Exemple : maitrise du bras cassé, je prends javelot et hand…

Partie 4 : En quête d’une classi cation opérationnelle (années 1970 -


1980)
I. Une e ervescence conceptuelle autour des classi cations

A. Une classi cation à partir du type d’e ort consenti par les sujets
M. Bouet, 1968
En dehors de l’EPS il existe des classi cations - 5 types d’expériences vécues :
- Dépend de l’e ort que l’on va faire faire à notre corps : l’e ort est porté sur le corps lui-même =
gym / L’e ort est porté sur la maîtrise d’une balle = hand etc…

B. Une classi cation construite autour des émotions ressenties dans certains espaces
B. Jeu, 1977
3 types d’activités basées sur : une logique d’épreuve, la performance, a ronter autrui.

C. Parlebas, (successeur de Teissié) : la motricité et les ressources, des concepts centraux


Revue EPS n°103, 1970 / Revue EPS n°110, 1971
Proposition très EPS = il veut que l’EPS développe les conduites motrices
4 ressources : biomécaniques, énergétiques, bio-informationnelles, a ectives
- Dépend de la présence ou non d’un partenaire, d’un adversaire ou de compétition ou non,
incertitude
- En fonction du type d’activités les ressources sont di érentes, il fait une classi cation par
rapport aux ressources
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II. Les propositions des années 1980 : une logique culturelle, des ressources sous-jacentes

A. Description des classi cations retenues


• Texte du bac 1983 et circulaire de 1984
Il y a 7 familles d’APSA, avec gym, athlé et natation qui sont barèmées, on en choisi 1 des 3 puis
une seconde dans les 7 familles.
Renvoie à la logique culturaliste, précise que cela développe des ressources.

• IO de 1985 et 1988
Écrit par une commission

B. Commentaire des choix retenus


Des activités vont pouvoir se mettre en avant et d’autres vont disparaître.

C. Commentaire selon Hébrard, 1986. Président de la commission et insatisfait des choix


• « Les critères de classi cation sont essentiellement descriptifs et ne permettent pas d’aboutir à
une classi cation exhaustive des activités sportives et non sportives. »
• « Les activités devraient être classées en fonction des ressources ou capacités qui leur son
spéci ques et des processus et stratégies d’apprentissage particulier qu’elles sollicitent. »

Hébrard est président de la commission mais insatisfait. Il est critiqué car les choix opérés ne
mettent pas l’accent sur les pratiques les plus représentatives, ce sont des choix réalisés non pas
en fonction des ressources mais en mettant l’accent sur le sport fédéral. On a un oubli des
pratiques d’entretien du corps et des loisirs.

IO de 85 et 88 = échec

III. Les pratiques pédagogiques des années 80, début des années 90 : appauvrissement
autour des sports de base

A. Dans les pratiques dominantes


Volonté de mettre en application les textes, classi cation de sport de base

B. Dans les pratiques innovantes


Le menu augmente —> APPN avec CO et activités de duel avec tennis de table

Partie 5 : Des débats houleux autour des classi cations ( n 1980/90)


Désaccord entre culturalisme et développementalisme

I. Les classi cations, un concept central dans les débats autour de l’écriture des
programmes

A. Les propositions de l’inspection générale (relayée) jusqu’en 1955 par le GTD : des
domaines d’action
Volonté d’utiliser le GTD pour changer la discipline.

Claude Pinot veut que la logique soit


développementaliste, il va se servir des
travaux du GTD pour changer la
discipline et les programmes.
En tant qu’inspecteur général il est à la
création des évaluations en changeant
les épreuves du bac —> création de 3
domaines d’actions qui seront la base
de la classi cation.

Schéma directeur, 1994


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B. Les réactions à cette imposition d’une nouvelle classi cation
Crispation dans le débat - classi cation très mal perçue par le culturaliste (SNEP).
• Critique de la classi cation jugée hors sol d’un point de vue culturel et trop complexe…
C. Conséquences immédiate de cette opposition
SNEP mit de côté
Celui de 95 dit qu’il y a 3 APSA de nature di érente, les programmes pour les 6ème de 95 est mis
de côté —> échec des classi cations Pinot

D. Les conséquences à moyen terme


Les programmes des lycées : de nouveau une bataille de classi cation

II. Conséquences sur le terrain

A. Années 1993-96 : statu quo


Les enseignants attendent de savoir quel va être le vrai texte. Des propositions émergent dans les
collèges par les enseignants…

B. 1996 à 2000 : des classi cations empiriques


« Dans le collège où je suis arrivée cette année comme stagiaire, les profs fonctionnaient avec
une classi cation qui ne reprend pas la classi cation des programmes. » (Laurence, contre-pied
n°5, 1999)

Partie 6 : Une classi cation basée sur une triple logique : motrice,
culturelle et scolaire (années 2000 à 2019)
I. Une classi cation par compétence

A. Le texte de « rupture » : celui du 31/08/2000 et programme de lycée 2001


Le texte de rupture est celui de 2000 car il s’agit du premier vrai texte où la notion de compétence
prend le dessus.
➡ Basé sur des compétences culturelles : notion scolaire et culturelle (c’est entre le scolaire et le
culturel qu’on trouve la solution)
➡ Évincement progressif des groupements d’APSA et création des champs d’apprentissage

Sève & Terré, Revue EPS, 2016


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B. Les textes de 2008 à 2012 : CP et CM
Une logique scolaire et un e acement progressif du groupement d’APS

II. Des questions qui demeurent

A. La question du groupement : une base sur le terrain


Problématique d’équilibre, avec le groupement d’APSA, les professeurs utilisent toujours le nom
des APSA et les rentrent dans un champ.
—> problème de l’équilibre entre les champs

B. La question de l’équilibre des programmations


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