0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues40 pages

Cour de Comptabilité Générale - 095530

Le cours de comptabilité générale, dirigé par Mme KOUMA Koutasm Florence, vise à initier les étudiants aux concepts fondamentaux de la comptabilité financière, y compris les principes comptables, les techniques d'analyse et les états financiers. Les étudiants apprendront à identifier les entités économiques, à comprendre leur rôle et à appliquer les normes comptables selon le système SYSCOHADA. Le programme couvre des sujets tels que la définition de l'entité, l'historique de la comptabilité en Afrique, et les principes comptables essentiels.

Transféré par

CAMM
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues40 pages

Cour de Comptabilité Générale - 095530

Le cours de comptabilité générale, dirigé par Mme KOUMA Koutasm Florence, vise à initier les étudiants aux concepts fondamentaux de la comptabilité financière, y compris les principes comptables, les techniques d'analyse et les états financiers. Les étudiants apprendront à identifier les entités économiques, à comprendre leur rôle et à appliquer les normes comptables selon le système SYSCOHADA. Le programme couvre des sujets tels que la définition de l'entité, l'historique de la comptabilité en Afrique, et les principes comptables essentiels.

Transféré par

CAMM
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

COURS DE COMPTABILITE

GENERALE

Mme KOUMA Koutasm Florence


Docteur en science de gestion
Objectifs d’enseignement
- Objectif général : cette UE vise à faire connaître à l’étudiant les notions de base de
la comptabilité financière.
- Objectifs spécifiques : à la fin de l’UE, les étudiants/participants seront capables
de :
 identifier les notions fondamentales de la comptabilité financière et de
l’entité
 distinguer les principes comptables fondamentaux et leur relier leurs cas
d’application
 expliquer les techniques d’analyse des flux et stocks et la comptabilité
en partie double
 identifier les méthodes d’enregistrement et de contrôle comptable
 distinguer les différents états financiers
 Regrouper les postes comptables selon la situation patrimoniale et
gestion

1
Programmes
Chapitre 1 : de la notion d’entité aux principes comptables fondamentaux
Chapitre 2 : le plan des comptes
Chapitre 3 : le bilan et le compte
Chapitre 4 : le journal, le grand livre et la balance
Chapitre 5 : les opérations d’investissement et de financement

2
Chapitre 1 : DE LA NOTION D’ENTITE AUX PRINCIPES COMPTABLES
FONDAMENTAUX

Deux notions sont abordées ici : celles de l’entité et celle de la comptabilité. La notion d’entité
peut être abordée sous l’angle d’une pluralité d’éléments allant du rôle à la classification de
l’entité en passant par les moyens à sa disposition. La notion de comptabilité requiert un exposé
préalable de son historique et une précision de son rôle et de son intérêt.

I Notion d’entité

I 1- Définition de l’entité
L’entité est une organisation économique financièrement indépendante qui produit des biens
et des services pour le marché dans le but de réaliser un bénéfice.

I 2- Le rôle de l’entité
Trois rôles essentiels se distinguent :
- Rôle économique
L’entité est un agent de production qui produit pour le marché, en satisfaisant les besoins des
consommateurs.
- Rôle rémunérateur et social
L’entité distribue des revenus : elle verse des salaires au personnel, des impôts à l’état, des
dividendes aux actionnaires, et elle construit des écoles et des centres de santé…
- Rôle financier
L’entité est une chaine financière dans le circuit économique.
Pour jouer son rôle, l’entité doit disposer de moyens.

I 3- les moyens de l’entité


L’activité de l’entité nécessite la combinaison de plusieurs facteurs de production, constitués
par les moyens suivants :
- Les moyens financiers : Ce sont les fonds disponibles en caisse, en banque ou dans les centres
des chèques postaux (CCP) de l’entité.
- Les moyens matériels : Il s’agit des éléments corporels : locaux, matériels de transport, stocks,
équipements….

3
- Les moyens immatériels ou immobilisations incorporelles : Ce sont :
 Le nom commercial ;
 Le brevet d’invention ;
 L’achalandage, qui est la force d’attirer les clients potentiels (passants) par
l’emplacement, la présentation, la réputation, etc. ;
 La clientèle, qui représente l’ensemble des clients qui ont l’habitude d’acheter les
marchandises ou d’obtenir des services dans l’entité.
- Les moyens humains : C’est l’ensemble des personnes qui travaillent dans l’entité et
perçoivent une rémunération en contrepartie.

I.4- La classification des entités


Les entités peuvent être classées selon divers critères.

I.4.1- D’après le statut juridique


Ici, il faut faire allusion à la notion de propriété des capitaux.
a) Les entités privées
Ce sont celles qui appartiennent exclusivement à des particuliers. On distingue :
- Les entités individuelles
Les entités individuelles sont celles qui appartiennent à une seule personne. C’est le cas par
exemple des petits commerces et des entités artisanales.
- Les SARL et SA
Elles sont constituées par plusieurs personnes appelées actionnaires ou associés. Ce sont les
sociétés à responsabilité limité (SARL), des sociétés anonymes (SA). Elles peuvent être
également créées par une seule personne, ou associé unique.
b) Les entités publiques
Ce sont les entités dont les capitaux appartiennent exclusivement à l’état, aux collectivités
publiques ou à un groupe d’états.
c) Les entités parapubliques
Ce sont les entités dont les capitaux appartiennent à la fois à l’état et à des personnes privées.

I.4.2- D’après le secteur d’activité


On y retrouve :
- Les entités du secteur primaire
Les entités du secteur primaire ont pour activité principale l’agriculture, la pêche et l’élevage.
4
- Les entités du secteur secondaire
Il s’agit des entités industrielles dont l’activité principale est la transformation des matières
premières en produits semi-finis ou finis.
- Les entités du secteur tertiaire
Dans ce secteur, on distingue :
 Les entités commerciales ou de distribution, dont l’activité principale consiste à
acheter et à revendre des marchandises sans aucune autre transformation.
 Les entités prestataires de services
- Les entités mixtes
Ce sont les entités qui réalisent des opérations appartenant à plusieurs secteurs d’activité.

I.4.3- D’après la taille


On distingue les petites, moyennes et grandes entités. Pour la détermination de la taille d’une
entité, les éléments suivants sont pris en compte :
 L’effectif du personnel ;
 Le chiffre d’affaires ;
 L’importance des capitaux.

II Notion de la comptabilité

II.1- Historique de la comptabilité SYSCOHADA

Aussi vieille que le monde la comptabilité n’a été introduite véritablement en Afrique qu’à
partir des années 70 avec l’avènement d’un système comptable organisé : le plan OCAM
(Organisation Commune Africaine et Malgache). Toutefois les entités avaient toujours la
possibilité du moins au Togo d’utiliser d’autres systèmes tels que les plans 57 et anglo-saxons.
L’usage de tous ces plans ne permettait pas la comparaison des entités en termes de
performance et de rentabilité. Il fallait donc pour y arriver que les entités parlent le même
langage comptable ; d’où l’avènement du SYSCOA (Système Comptable Ouest Africain)
conçu dans le cadre des dispositifs de l’OHADA (l’Organisation pour l’Harmonisation en
Afrique pour le Droit des Affaires) mis en vigueur le 1er janvier 1998 dans les pays de
l’UEMOA réalisé avec le concours de la BCEAO pour les 8 pays membres de l’UEMOA
(Union Economique et Monétaire Ouest Africaine). Le SYSCOA a été mis en application le

5
01-01-1998 selon l’acte uniforme de l’OHADA qui dispose que toutes les entités ou tous les
opérateurs économiques de l’UEMOA doivent tenir leur comptabilité dans ce système.
Au début des années 2000, ce système est étendu aux pays de l’Afrique centrale et de ce fait il
prend le nom de SYSCOHADA. Le 1er janvier 2018 un nouveau SYSCOHADA révisé dans
ses articles et application est mis en vigueur.

II.2- Définition de la comptabilité

C’est un système d’organisation de l’information comptable et financière permettant de :


- saisir, classer et enregistrer des données de base chiffrées,
- fournir après traitement approprié un ensemble d’informations conformes aux besoins
des divers utilisateurs intéressés.
La qualité et la compréhension de ces informations nécessitent :
- le respect de principes bien définis,
- une organisation répondant aux exigences de collecte, de tenue, de contrôle, de
présentation, de communication et de vérification,
- la mise en œuvre de méthodes et de procédures,
- l’utilisation d’une terminologie commune.

II.3- Rôle de la comptabilité

La comptabilité a un double objectif : mesurer le résultat, évaluer le patrimoine et la situation


financière et morale. La comptabilité de ce fait remplie un double rôle important.

II.3.1- La comptabilité est un outil de contrôle sur deux plans :


- Sur le plan interne : la comptabilité enregistre toutes les informations économiques de
l’entité indispensables au dirigeant (achat, vente, mouvement de fonds etc.)
- Sur le plan externe : la comptabilité fournit l’information utile c'est-à-dire pertinente aux
partenaires.

II.3.2- La comptabilité est un outil de gestion parce qu’elle :


- fournit aux gestionnaires des informations rassemblées sous forme de tableau de bord que
le gestionnaire doit souvent consulter,
- constitue la base de données du décideur (prise de décision adaptée au bon moment)
6
II.4- la comptabilité : obligation et nécessité

La tenue de la comptabilité est à la fois une obligation et une nécessité.

II.4.1- une obligation fiscale et juridique

L’article 1 du dispositif juridique du SYSCOHADA dispose : « Toute entité (…) doit mettre
en place une comptabilité destinée à l’information externe et pour son propre usage, une
comptabilité générale conformément audit Acte Uniforme. A cet effet :
- elle classe, saisit, enregistre dans sa comptabilité toute opération entrainant des
mouvements de valeurs qui sont traitées avec des tiers ou qui sont contractées ou effectuées
dans le cadre de sa gestion interne ;
- elle fournit après traitement approprié de ses opérations, les redditions de comptes
auxquelles elle est assujettie légalement ou de par ces statuts, ainsi que les informations
nécessaires aux besoins des divers utilisateurs. »
Les articles 7 et 8 disposent que l’entité doit présenter les états financiers de synthèse
regroupant les informations comptables au moins une fois par an sur une période de 12 mois
appelé exercice.
Ces états financiers comprennent le bilan, le compte de résultat, le Tableau des flux de
trésorerie ainsi que les notes annexes. Ils forment un tout indissociable et décrivent de façon
régulière et sincère les événements, opérations et situations de l’exercice pour donner une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entité.

II.4.2- une nécessité

La comptabilité est tenue et aménagée pour fournir des informations quantitatives en termes
monétaires sur les entités qu’elle décrit dans leur structure et dans leur activité.
Selon le SYSCOHADA, l’information comptable est destinée à tous les agents de l’économie
marchande dont le centre est la libre entité. Il s’agit :
- des partenaires commerciaux (fournisseurs, clients)
- des partenaires financiers (associés, prêteurs, banquiers)
- des partenaires sociaux (état, personnel, l’entité elle-même)

7
III Les principes comptables fondamentaux

Les principes comptables fondamentaux sont constitués de conventions et postulats retenus


dans le référentiel comptable SYSCOHADA et que tout praticien de comptabilité est obligé de
respecter pour la tenue de la comptabilité et ceci dans l’optique d’une présentation claire, loyale
et fidèle de l’image réelle de l’entité. Issus historiquement de la pratique comptable, ils tirent
leur légitimité de leur reconnaissance par les acteurs du monde comptable. Il est important
avant de détailler les postulats et conventions, d’énoncer l’hypothèse sous-jacente à la
préparation des états financiers. Les états financiers sont établis sur une base de continuité
d’exploitation, c’est à dire en présumant que l’entité poursuivra ses activités dans un avenir
prévisible a moins que des évènements ou des décisions survenus avant la date de publication
des comptes rende probable dans un avenir proche la liquidation ou la cessation d’activité.

III 1 Les postulats comptables


Les postulats permettent de définir le champ du modèle comptable. Ce sont des principes
acceptés sans démonstration mais cohérents avec les objectifs fixés. Les postulats retenus dans
le champ du SYSCOHADA sont :

1) Le postulat de l’entité
Ce postulat formule l’hypothèse fondamentale de la relation entre d’une part la personne
morale et le groupe et d’autre part son ou ses associés (exploitant, associes, actionnaires,
membres). En effet, l’entité est considérée comme étant une personne morale ou un groupe
autonome et distinct de ses propriétaires et de ses partenaires économiques. La comptabilité
financière est fondée sur la séparation entre les patrimoines de l’entité et celui de ses
propriétaires. L’entité s’étend donc à toute organisation exerçant une activité économique et
qui contrôle et utilise des ressources économiques.

2) Le postulat de la comptabilité d’engagement ou d’exercice


Les effets des transactions et autres évènements sont en compte dès que ces transactions ou
événements se produisent et non pas au moment des encaissements ou paiements. Ils sont
enregistrés dans les livres comptables et présentes dans les états financiers des exercices
auxquels ils se rattachent. L’information financière ainsi établie, a l’exception de celle
contenue dans le tableau des flux de trésorerie, et sous réserve des dispositions spécifiques
concernant le Système Minimal de Trésorerie renseigne les utilisateurs non seulement sur des
8
transactions passés ayant entrainées des flux de trésorerie mais également sur des obligations
et autres évènements entrainant des encaissements et des payements futurs.

3) Postulat de la spécialisation des exercices


C’est le postulat qui signifie que la vie de l’entité étant découpée en périodes appelées
« exercices » à l’issue desquelles sont publiés les états financiers, il faut rattacher à chaque
exercice tous les produits et charges qui le concernent et ceux-là seulement.
Comme illustrations on a :
- Le découpage de l’amortissement par tranches selon un plan d’amortissement,
- L’inscription dans les charges de l’exercice des charges et pertes probables,
- Le découpage à la clôture de l’exercice des produits et charges constatés d’avance et
l’inscription dans le résultat des produits à recevoir et des charges à payer.
Le respect de ce postulat est assuré par le biais de comptes de régularisation qui permettent
d’ajuster les produits et les charges dans le temps.

4) Le postulat de la permanence des méthodes


Ce principe est une exigence de « comptabilité » qui s’applique aux informations comptables
et financières (comparaisons dans le temps sur plusieurs années et comparaisons inter entités
dans l’espace). D’après ce principe les mêmes méthodes de mesure et de présentation doivent
être utilisées par l’entité d’une période à l’autre. Les méthodes et règles d’évaluation et
présentation des états financiers ne doivent pas changer d’un exercice à un autre sauf dans les
principaux cas de changement exceptionnel intervenu dans la situation de l’entité ou dans le
contexte économique, industriel ou financier suivants :
- changement de méthodes comptables
o changement de méthodes comptables stricto sensu (passage de l’évaluation des
stocks CMP a FIFO)
o changement intervenu dans la réglementation comptable (cas du passage à un
nouveau référentiel comptable tel que le SYCOHADA révisé),
- changements d’options fiscales (exemple de modification : constations ou reprise
d’amortissements dérogatoires en cas d’application d’amortissement dégressif prévus
par le CGI),
- changements de méthodes d’estimation et de modalités d’application ;
- corrections d’erreurs.

9
5) Le postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique
Il conduit à donner dans les états financiers la priorité à la réalité économique sur la forme ou
l’apparence juridique. C’est un principe d’application limitée.
Cas d’application retenus par le SYSCOHADA
a) Inscription à l’actif du bilan (comme si l’entité en était propriétaire) des biens détenus
avec réserve de propriété ;
b) Inscription à l’actif du bilan du locataire des biens utilisés dans le cadre d’un contrat de
location-acquisition (coté preneur) et d’une créance de location financement (coté
bailleur). Ces dispositions sont limitées aux de crédit-bail, de location-vente ou tout
autre contrat de location assortie d’une option d’achat dont le preneur est
raisonnablement certain d’exercer ;
c) Inscription à l’actif du bilan des effets remis à l’escompte non encore échus ou honorés ;
d) Inscription dans les charges du personnel des charges du personnel facturées par
d’autres entités.

III 2 Les conventions comptables


Les conventions comptables sont destinées à guider le préparateur des comptes dans
l’évaluation et la préparation des éléments devant figurer dans les états financiers. Elles ont un
caractère de généralité moins grande que celle des postulats comptables et peuvent varier d’un
pays ou espace géographique a un autre.

1) La convention du coût historique


Le coût historique est utilisé pour la comptabilisation sauf en cas de forte inflation, par exemple
100% en trois (3) ans indiquant des réévaluations systématiques. La méthode d’évaluation des
éléments inscrits en comptabilité est fondée sur la convention du coût historique c'est-à-dire
que la valeur d’entrée d’un bien dans le patrimoine de l’entité est définitive et correspond au
coût d’acquisition ou de production effectif supporté, ou à la valeur actuelle exprimé en
monnaie locale courante.
Cette méthode n’exclue pas le recours à des réévaluations légales ou libres dans les conditions
fixées par les autorités compétentes lorsque les déformations due à l’inflation deviennent trop
fortes.

10
2) La convention de prudence
Selon l’article 3 et 4 de l’acte uniforme relatif au droit comptable et a l’information financière
: « la comptabilité doit satisfaire dans le respect de la règle de prudence, aux obligations de
régularité, de sincérité et de transparence inhérentes à la tenue, au contrôle, à la présentation et
à la communication des informations qu’elle a traitées. »
La prudence suppose donc une appréciation raisonnable des évènements et des opérations à
enregistrer au titre de l’exercice. La prudence cherche à éviter de transférer sur des exercices
ultérieurs des risques nés dans l’exercice et susceptibles d’entraîner des pertes futures. Les
actifs et les produits ne doivent pas être surévalues et les passifs et les charges ne doivent pas
être sous évalués.
En vertu de ce principe :
- Les pertes latentes sont obligatoirement enregistrées par mesure de prudence alors que
les gains latents ne sont enregistrés qu’en cas de réalisation de l’évènement.
- Il y a obligation de procéder aux amortissements et aux provisions quel que soit le
résultat.
La meilleure illustration est donnée par la comptabilisation des écarts de conversion enregistrés
à l’actif et au passif du bilan alors que seules les pertes probables de change sont enregistrées
en charges par le biais de provisions.

3) La convention de régularité et de transparence


C’est le principe de la clarté, de la bonne et loyale information comptable de régularité et de
sincérité. Cela suppose :
- la conformité aux règles et aux procédures du SYSCOHADA,
- la présentation et communication claire et loyale de l’information, sans intention de
dissimuler la réalité derrière l’apparence,
- le respect de la règle de non-compensation.

4) La convention de la correspondance bilan de clôture – bilan d’ouverture


Encore appelé intangibilité du bilan, le principe veut que le bilan d’ouverture d’un exercice
corresponde au bilan de clôture du précédent exercice. La conséquence est qu’on ne peut
imputer directement sur les capitaux propres :
- Ni les incidences (gains ou pertes) de changement de méthodes comptables,
- Ni les produits et charges relatifs à des exercices précédents qui auraient été omis.

11
Ces corrections doivent obligatoirement transiter par le compte de résultat du nouvel exercice.
Seules, l’incidence d’un changement de méthode ayant un impact fort significatif et celle de la
correction d’erreur significative sont directement imputables aux capitaux propres.

5) La convention d’importance significative.


Selon l’article 33 de l’acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière :
« sont significatifs tous les éléments susceptibles d’influencer le jugement que les destinataires
des Etats financiers peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière ou le résultat de
l’entité ». Ce principe oblige à la prise en compte d’éléments de caractère significatif pouvant
influencer la décision ou le jugement des destinataires des états financiers.
Ce principe renvoie à la notion de seuil de signification, montant à partir duquel des omissions
ou inexactitudes isolées ou cumulées auraient pour effet, compte tenu des circonstances, de
modifier ou d’influencer le jugement d’une personne raisonnable se fiant aux états financiers.

NB
La bonne application et le respect de ces principes concourent à la recherche de l’image fidèle,
à la situation financière et au résultat de l’exercice. L’image fidèle apparaît donc comme un
test final permettant de juger à travers l’application des principes comptables d’une
organisation et de la signification des états financiers vis-à-vis des utilisateurs.

12
Chapitre 2 : LE PLAN DES COMPTES

Le Système comptable OHADA retient une codification décimale des comptes avec
neuf classes ayant les codes 1 à 9.

I. Répartition des différentes classes de comptes


Les huit premières classes sont réservées à la comptabilité financière tandis que la
comptabilité des engagements et la comptabilité analytique de gestion (CAGE) se partagent
la dernière classe.

1.1. Comptabilité financière


Les comptes de la comptabilité financière se répartissent en comptes de bilan et comptes de
gestion.

1.1.1. Les compte du bilan


Les comptes du bilan représentent les 5 premières classes de comptes. Ils se rapportent à :
- Classe 1 : comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières) ;
- Classe 2 : comptes de l’actif immobilisé (immobilisations incorporelles, corporelles et
financières) ;
- Classe 3 : comptes de stocks ;
- Classe 4 : comptes de tiers (créances de l’actif circulant et dettes du passif circulant) ;
- Classe 5 : comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes bancaires
et caisse).

1.1.2. Les compte de gestion


Les comptes de gestion sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les
produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres
charges et des autres produits.
Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires (charges d’exploitation et charges
financières) ;
- Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires (produits d’exploitation et produits
financiers) ;

13
- Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits (participations des travailleurs,
subventions d’équilibre, etc.).

1.2. Comptabilité des engagements et Comptabilité analytique de gestion

La classe 9 a été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et à la


comptabilité analytique de gestion.

2. Liste des comptes

2.1. Classe 1 : Comptes de ressources durables


Ils comprennent le capital, les réserves, les reports à nouveau, le résultat net de l’exercice, les
subventions d’investissement, etc. Les subdivisions sont:

- 10 Capital:

Exemples :

101 Capital social,


103 Capital personnel,
104 Compte de l’exploitant,
106 Ecart de réévaluation.

- 11 Réserves :

Exemples :

111 Réserve légale,


11 2 Réserves statutaires ou contractuelles
113 Réserves réglementées.

- 12 Report à nouveau

Exemples :

14
121 Report à nouveau créditeur,
129 Report à nouveau débiteur.

- 13 Résultat net de l’exercice

Exemples :

131 Résultat net (bénéfice)


139 Résultat net (perte)

- 14 Subventions d’investissement
- 15 Provisions réglementées et fonds assimilées
- 16 Emprunts et dettes assimilées.

Exemples:
161 Emprunts obligataires,
162 Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit,
165 Dépôts et cautionnements reçus

- 17 Dettes de location-acquisition

Exemples :
172 Dettes de location-acquisition/ crédit-bail immobilier
173 Dettes de location-acquisition/ crédit-bail mobilier
174 Dettes de location-acquisition/ location-vente

- 18 Dettes liées à des participations et comptes de liaison des établissements et sociétés


en participation.
- 19 Provisions financières pour risques et charges.

15
2.2. Classe 2 : comptes d’actif immobilise

Ils correspondent aux emplois durables rendus nécessaires par l’objet économique et
financier de l’entreprise. Ils comprennent :

 immobilisations incorporelles (21) : ce sont des immobilisations immatérielles


susceptibles de générer des avantages

Exemple :

- 211 : Frais de développement,

- 212 : Brevets, licences, concessions et droit similaires,

- 213 : Logiciels et sites internet,

- 214 : Marques ;

- 215: Fonds commercial.

 Immobilisations corporelles (22, 23, 24) : ce sont:

- 22 terrains,

- 23 Bâtiments, installations techniques et agencements,

- 24 Matériels, mobilier et actifs biologiques.

- Avances et acomptes versés sur immobilisations (25)

 Immobilisations financières (26, 27) : ce sont:

- 26 Titres de participation,

- 27 Autres immobilisations financières.

2.3. Classe 3 : comptes de stocks

- Les Comptes de stocks (3) : c’est l’ensemble des marchandises, matières premières et
fournitures liées, des produits intermédiaires, des produits finis et des produits et services en
cours qui sont la propriété de l’entreprise à l’inventaire.

Exemple :

16
31 : Marchandises,

32 : Matières premières et fournitures liées,

33 Autres approvisionnements,

34 Produits en cours.

2.4. Classe 4 : comptes de tiers

Il comprend les dettes et les créances circulantes.

- Exemple de comptes de créances

409 : Fournisseurs débiteurs,

41: Clients et comptes rattachés (sauf 419),

421 : Personnel avances et acomptes.

Exemple de comptes de dettes


40 fournisseurs et comptes rattachés (sauf 409),
419 clients créditeurs,
4441 Etat, TVA due.

2.5. Classe 5 : comptes de trésorerie


Elle enregistre les opérations relatives aux valeurs en espèces, aux chèques, aux titres de
placement ainsi qu’aux opérations faites avec les établissements de crédits.
Exemple :

50 : Titres de placement,
51 : Valeurs à encaisser,
52 : Banques,
53 : Etablissements financiers et assimilés,
55 : Instruments de monnaie électronique,
56 : Banques, crédits de trésorerie et d’escompte,
57 : Caisse.

17
2.6.Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires
Les charges sont des emplois définitifs de consommation des valeurs décaissées ou à
décaisser par l’entreprise :
- soit en contrepartie des marchandises, approvisionnements, de travaux et services
consommés par l’entreprise ainsi que des avantages qui lui ont été consentis,
- soit en vertu d’une obligation légale que l’entreprise doit remplir,
- soit exceptionnellement sans contrepartie directe.

Comme charge d’exploitation, on a aussi les dotations aux amortissements et aux provisions.
Ce sont par exemple les comptes suivants :
- 60 Achats et variation de stocks,
- 61 Transports,
- 62 Services extérieurs,
- 63 Autres services extérieurs,
- 64 Impôts et taxes,
- 66 Charges de personnel,
- 67 Frais financiers et charges assimilées,
- 68 Dotations aux amortissements,
- 69 Dotations aux provisions.

2.7.Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires


Ces produits sont des sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
- soit en contrepartie de la fourniture par l’entreprise de biens, travaux, services ainsi que
des avantages qu’elle a consentis
- soit en vertu d’une obligation légale existant à la charge d’un tiers soit
exceptionnellement sans contrepartie.
Comme produits, on a : la production vendue, la production stockée au cours de l’exercice et
la production immobilisée, les reprises sur amortissement et provisions.
Exemples :

70 Ventes,
71 Subventions d’exploitation,
77 Revenus financiers et produits assimilés,

18
78 Transferts de charges.

2.8. Classe 8 : comptes des autres charges et produits


Ils enregistrent les charges et les produits correspondant à des opérations qui ne se rapportent
pas à l’activité ordinaire de l’entreprise tels que la participation des travailleurs au bénéfice et
l’impôt sur le résultat.

Exemples sur les autres charges HAO:


- 81 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations,
- 85 dotations hors activités ordinaires,
- 89 Participations des travailleurs.
Exemples sur les autres produits HAO:
- 82 produits des cessions d’immobilisations,
- 88 subventions d’équilibre.

3. Nomenclature comptable
3.1. Numérotation des comptes
La numérotation des comptes du SYSCOHADA est décimale avec neuf classes ayant les
codes 1 à 9. Chaque classe est divisée en comptes principaux numérotés de 0 à 9 à l’intérieur
de ladite classe. Chaque compte principal peut être divisé en 10 comptes divisionnaires. Le
SYSCOHADA a limité la codification, le plus souvent à quatre chiffres, et parfois à trois
chiffres. Cependant, lorsque les comptes prévus par le SYSCOHADA ne suffisent pas à
l’entité pour enregistrer distinctement toutes ses opérations, elle peut ouvrir toutes
subdivisions nécessaires. Inversement, si les comptes prévus par le SYSCOHADA
s'avéraient trop détaillés par rapport aux soins de l’entité, elle peut les regrouper dans
un compte global de même niveau, plus contracté. Les comptes étant en conséquence
ouverts au regard de ses besoins spécifiques, toute entité peut :
- ajouter à la codification du SYSCOHADA sa propre codification, plus
analytique ;
- ou y insérer la codification nécessaire résultant des nomenclatures exigées par la
Statistique nationale.

19
3.2. Les constantes et parallélismes
La codification du Système comptable OHADA permet dans certains cas de retenir plus
facilement les comptes. C’est le cas pour le parallélisme entre charges et produits et pour les
constantes pour les chiffres 8 et 9.

3.2.1. Parallélismes
Parallélisme entre charges et produits

601 Achats de marchandises 701 Ventes de marchandises

602 Achats de matières premières 702 Ventes de produits finis

65 Autres charges 75 Autres produits

607 Dotations aux provisions 797 Reprises de provisions


financières financières

- entre autres charges et autres produits


Les comptes à deux chiffres à terminaison impaire désignent les charges et ceux à
terminaison paire les produits.

81 Valeurs comptables des cessions 82 Produits des cessions


d'immobilisations d'immobilisations

83 Charges hors activités ordinaires 84 Produits hors activités


ordinaires

85 Dotations hors activités 86 Reprises hors activités


ordinaires ordinaires

3.2.2. Les constantes


Quelques exemples de constantes :

- le chiffre 8 en 2ème position indique un amortissement.

Exemple : Matériel de transport


compte 245 d’où amortissement 2845

20
- Le chiffre 9 en 2ème position indique une provision ou une dépréciation,

Exemple : les comptes 19 ; 29 ; 39, etc. ;

- le chiffre 9 en 3ème position ou 4ème position correspond à un solde inversé par


rapport à la nature normale des comptes de la catégorie :
 fournisseurs (créditeurs) : 401, 402 ;
 fournisseurs (débiteurs) : 409.

21
Chapitre 3 : LE BILAN ET LE COMPTE

Pour la tenue de la comptabilité, le SYSCOHADA est un ensemble de 9 classes de comptes


dont les 8 premières sont réservés à la comptabilité générale quant à la 9ème classe elle est
réservée à la comptabilité d’engagement et la comptabilité analytique de gestion (CAGE).

Situation comptabilité de gestion


Patrimoniale (bilan) (compte de résultat)

R= A- P
ACTIF – PASSIF = PRODUIT- CHARGE
R= P- C «Principe de la double comptabilité »

I. Le bilan

Le bilan est tableau récapitulatif de la situation patrimoniale d’une entreprise à une date donnée.
Chaque élément du bilan est appelé compte ou poste du bilan. Le bilan comporte deux cotés :
- le côté gauche appelé Actif exprime les emplois ;
- le côté droit appelé Passif exprime les ressources de l’entreprise.
Cette répartition est complétée selon le cas par l’écart de conversion actif et l’écart de
conversion passif.
L’ordre de classement de ces éléments à l’Actif et au Passif est basé sur une analyse
fonctionnelle qui trouve son origine dans la théorie des cycles. Le cycle est une séquence
d’opérations ayant une certaine régularité et correspondant à une fonction de l’entreprise. C’est
ainsi que :
- le cycle des opérations d’investissement-financement
- le cycle des opérations courantes
- le cycle des opérations de trésorerie
Avec le SYSCOHADA, cette présentation fonctionnelle du bilan répond à l’optique
économie/gestion de la situation financière qui a été privilégiée à l’optique juridico/financière
traditionnelle. Ainsi le SYSCOHADA confère au bilan le « périmètre » d’un patrimoine
beaucoup plus économique que juridique.

22
Cette section doit permettre :
- de prendre connaissance de la structure détaillée du bilan tel que prévu par le SYSCOHADA
et des relations entre classes des comptes et rubriques du bilan.
- de présenter les rubriques et les comptes du passif et de l’actif du bilan et les situer dans leur
contenu et leur mode général de fonctionnement.

I.1. les éléments de l’actif

L’actif regroupe les comptes à solde débiteur qui représentent les emplois de l’entreprise
(matériel, marchandises, banques, caisse). Ils permettent la réalisation de l’objectif
économique de l’entreprise.

a) Actif immobilisé
Il correspond aux emplois durables rendus nécessaires par l’objet économique et financier de
l’entreprise (c’est à dire son activité son activité principale). Il comporte 3 rubriques ou postes :
- Immobilisations incorporelles (21) : ce sont des immobilisations immatérielles susceptibles
de générer des avantages : frais de recherches et de développement ; Brevets, licences,
concessions et droit similaires ; Logiciels ; Fonds commercial…
- Immobilisations corporelles (22, 23, 24) : ce sont des immobilisations matérielles (tangibles)
susceptibles d’être utilisées de façon durable : terrains ; Bâtiments, installations techniques et
agencements ; Matériels…
- Immobilisations financières (25, 26, 27) : ce sont : titres de participation ; Autres
immobilisations financières.

b) Actif circulant (AC)


C’est le circuit d’exploitation (activités ordinaires) représenté par les stocks et les créances. Il
est formé de :
- l’actif circulant hors activités ordinaires (HAO) ;
- Comptes de stocks (3) : ce sont l’ensemble des marchandises, matières premières et
fournitures liées, des produits intermédiaires, des produits finis et des produits et services en
cours … qui sont la propriété de l’entreprise à l’inventaire.
- les comptes de créance : fournisseurs débiteurs ; clients et comptes rattachés (sauf 419) ;
Personnel avances et acomptes…

23
c) la trésorerie actif (TA)
Elle enregistre les opérations relatives aux valeurs en espèces, aux chèques, aux titres de
placement ainsi qu’aux opérations faites avec les établissements de crédits. Exemple : titres de
placement, valeurs à encaisser, banque, chèques postaux, caisse

I.2. les éléments du passif

Le passif regroupe les comptes à solde créditeur qui représentent les ressources de financement
de l’entreprise.

a) les capitaux propres et ressources assimilés (CAPRORA)


Ils comprennent le capital social, les primes, les réserves, le résultat et les reports à nouveau.
Les subdivisions sont : capital (capital social, capital personnel, compte de l’exploitant, écart
de réévaluation) ; Réserves (réserve légale, réserves statutaires, réserves réglementées…) ;
report à nouveau (report à nouveau créditeur, report à nouveau débiteur) ; résultat net de
l’exercice ; subventions d’investissement ; provisions réglementées et fonds assimilées.

b) Dettes financières et ressources assimilées (DEFIRA)


On y retrouve surtout les dettes financières mais aussi les provisions financières pour risque et
charge. Les subdivisions sont :
- Emprunts et dettes assimilés : emprunts obligataires ; emprunts et dettes auprès des
établissements de crédit ; autres emprunts et dettes…
- Dettes de crédit-bail et contrats assimilés
- Dettes liées à des participations et comptes de liaison des établissements et sociétés en
participation
- Provisions financières pour risques et charges

Remarque : les capitaux propres et ressources assimilés (CAPRORA) et les Dettes financières
et ressources assimilées (DEFIRA) constituent ensemble les ressources stables.

c) le passif circulant
Il comprend les dettes circulantes envers les fournisseurs, l’état, la sécurité sociale, le
personnel…
d) Trésorerie-Passif
24
Elle est constituée outre les crédits de trésorerie (avances, concours bancaires), des découverts
et des crédits d’escompte.

II Le compte

II.1 Notion de flux

La vie économique d’une entreprise est faite de multiples opérations qu’on peut classer en deux
catégories : opérations d’investissement – financement, opérations d’exploitation.

II 1 1 Opérations d’investissement – financement


capitaux
Facteurs de production
apportés empruntés

C P E I

Exploitant Prêteurs
Agent économique associés

II 1 2 Opérations d’exploitation
Elles permettent à l’entreprise de réaliser l’objet de son activité à savoir : la vente de
marchandises, l’élaboration et vente de service, la fabrication et la vente de produits, l’achat de
marchandises, l’achat de services etc.
Exemple d’application
Au cours du mois de février une entreprise achète au comptant des marchandises chez son
fournisseur habituel pour une valeur de 250 000F qu’elle revend à ses clients à 500 000F en
espèces. Lors de l’achat, l’entreprise a eu recours au service d’un transporteur pour un montant
de 75 000F. Au cours de la même période le salaire des employés, réglé par chèque, s’élevait
à 125000F.
D’après le schéma (page suivante), l’entreprise apparaît comme un centre de passage et
d’échange de flux c'est-à-dire des mouvements des biens, de services et de monnaie. On a ainsi :
- des flux de biens ou flux réels correspondant aux marchandises achetées (flux entrant)
et aux marchandises vendues (flux sortant),
- des flux de service acquis : services achetés par l’entreprise tel que le téléphone, le
travail du personnel, le transport, la publicité etc. (flux entrant),
25
- des flux de monnaie ou flux financiers : ils sont la contrepartie des biens et services
acquis ou vendus. Par exemple le paiement des achats et des frais (flux sortant) ou
encaissement des ventes (flux entrant).

L’activité économique de l’entreprise (opération d’investissement-financement et


d’exploitation) peut être alors ainsi synthétisée :

Marché en aval Marché en amont

Fournisseurs de M/ses ou
de Matières 1ère
Entreprise

Fournisseurs de services

Clients
Fournisseurs
d’investissement

Personnel

Etat

Prêteurs

Flux réel ou quasi-réel

Fux financier

Schéma de l’activité économique externe de l’entreprise

26
II 1 3 Principe de la double écriture
La double écriture consiste en une analyse des opérations en flux entrants et flux sortants. Pour
une opération, le principe de la double écriture veut que les flux entrants soient égaux aux flux
sortant.

II 2 Analyse des flux

L’analyse ici consiste à identifier à partir d’une opération donnée les flux entrants et les flux
sortants, l’équilibre suivant étant toujours respecté :
Montant des flux entrants = Montant des flux sortants

Exemple : l’entreprise FOFLO achète au comptant en espèces auprès du fournisseur 2KF des
marchandises pour un montant de 250 000. Présenter le schéma des flux entre les deux
partenaires et analyser l’opération en flux entrant et sortant.

A l’emploi correspond le flux entrant et à la ressource correspond le flux sortant


L’égalité Emploi = Ressource Flux Entrant (FE) = Flux Sortant (FS).
Les égalités suivantes sont alors vérifiées :

Flux entrant = Emploi (E) = Affectation ou Destination = Débit


Flux sortant = ressource (R) = origine = Crédit

Pour chacun des exemples ci-dessous, procédons à l’analyse comptable

Exemple 1 : versement de 100000 en espèces au fournisseur Sabou pour règlement de sa


facture.
Exemple 2 : achat à crédit de matières premières 298500
Exemple 3 : versement de 350000 à la banque

27
II 3 La comptabilité en partie double

II 3 1 Le compte et le principe de la partie double


Le compte est un tableau à deux colonnes dont la partie gauche appelée débit est réservée aux
emplois et la partie droite appelée crédit est réservée aux ressources.
La partie double consiste à enregistrer deux fois chaque opération dans deux comptes
différents : une fois à gauche au débit d’un compte ; une fois à droite au crédit d’un autre
compte. A tout moment la somme des débits est égale à la somme des crédits même si une
opération met en jeu plus de deux comptes à la fois.
Par convention :
- les augmentations des comptes d’actif sont enregistrées à gauche au débit et les diminutions
à droite au crédit,
- les augmentations des comptes du passif sont enregistrées à droite au crédit et les diminutions
à gauche au débit.
L’utilisation des comptes fait appel à une terminologie appropriée. Ainsi on a :
- Imputation : c’est l’inscription d’une somme dans un compte à son débit ou à son crédit,
- Ouvrir un compte : c’est l’intituler et y inscrire un avoir initial ou solde initial. Cet avoir initial
est inscrit au débit de ce compte s’il était débiteur à la fin du mois (période) passé ou à son
crédit s’il était créditeur à la fin du mois (période) passé.
- Débiter un compte : c’est porter une somme au débit de ce compte,
- Arrêter un compte : c’est calculer le solde de ce compte et le mettre du côté le plus faible (en
total montant) pour avoir l’égalité total débit = total crédit,
- Créditer un compte : c’est porter une somme à son crédit,
- Solde d’un compte : c’est la différence entre le total débit et le total crédit. Le solde est
débiteur si total débit supérieur au total crédit, et créditeur si total crédit supérieur au total débit.

Remarque :
Il existe quatre présentations possibles d’un compte : la méthode classique, la méthode débit-
crédit marié (avec ou sans colonne de solde) et la méthode schématique. Un compte identifie
chaque opération en indiquant : - la date de l’opération ;- le flux ayant donné naissance à
l’enregistrement c’est-à-dire le libellé.

28
a) Le compte à colonnes séparées ou tracé classique
DEBIT CREDIT
Dates Libellés Montant Dates Libellés Montant

b) Le compte à colonnes mariées ou jumelées sans colonne de solde

Libellés Somme
Dates DEBIT CREDIT

c) Compte à colonnes mariées ou jumelées avec colonne de solde

Dates Libellés Mouvements Soldes


DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT

d) Compte schématique

Débit Crédit

29
Exemple : entreprise FLORKO
Présenter à partir des opérations ci-après le compte caisse après analyse de ces opérations.
02-09 : retrait de 275 000 de la banque pour alimenter la caisse.
06-09 : vente de produits finis en espèces 190 000
10-09 : achat de timbre-poste en espèces 8500
14-09 : versement de 150 000 aux fournisseurs Sakibou pour règlement de sa facture
18-09 : achat au comptant contre espèces de matières premières 82950
23-09 : règlement du client Boukpéssi en espèces 345 000
26-09 : reçu facture du loyer de l’entrepôt de stockage de matières premières 100000 réglé en
espèces
27-09 : vente au comptant contre espèces de marchandises 270000 et de produits finis 125000
30-09 : versement en banque de 270300 en espèces
Il restait dans la caisse au 31 août une somme de 100 000F.

II 3 2 Liaisons entre les comptes


a) Le virement comptable
Le virement est l’opération comptable qui permet de transférer une somme d’un compte dans
un autre compte. Le transfert est toujours opéré du débit au débit ou du crédit au crédit.
D Caisse N°1 C D Caisse N°2 C
175780 175780 175780
D Caisse N°2 175780
C Caisse N°1 175780

b) Les comptes réciproques


Sont dits réciproques deux comptes qui enregistrent dans deux comptabilités différentes les
mêmes flux de créances – dettes. Ils présentent toujours un même solde mais de sens opposé
ou contraire (lorsque l’un est débiteur, l’autre est nécessairement créditeur).
Exemple de comptes réciproques : compte client – compte fournisseur ; compte banque –
compte entreprise.

30
II 4 Compte de résultat

Le compte de résultat est élaboré à partir des comptes de gestion. Le compte de résultat
récapitule les charges et les produits qui font apparaître par différence le bénéfice net ou la
perte. Il est conçu de manière à obtenir simultanément les soldes significatives de gestion c’est
à dire :
- la marge commerciale (132)
- le chiffre d’affaires
- la valeur ajoutée (133)
- l’excédent brut d’exploitation (134)
- le résultat d’exploitation (135)
- le résultat financier (136)
- le résultat des activités ordinaires (AO) (137)
- le résultat des hors activités ordinaires (138)
- le résultat net (131 : bénéfice ; 139 : perte)

Les comptes de gestion sont les comptes dans lesquels les charges et les produits de l’entreprise
sont enregistrés. Ces comptes ne vont pas au bilan mais permettent à l’entreprise de calculer
son résultat par confrontation des produits et des charges. Les comptes de gestion sont les
comptes de la classe 6, 7 et 8. On distingue les charges et les produits de l’activité ordinaire
(AO) et les charges et les produits hors activité ordinaire (HAO).
Les opérations des activités ordinaires sont des opérations effectuées par l’entreprise et
correspondant à son objet social. Ce sont des opérations que l’entreprise effectue de façon
répétitives. Les opérations HAO sont celles qui n’ont pas de relation avec l’objet social de
l’entreprise et qui ne sont pas régulières.

II 4 1 les comptes de charges des activités ordinaires (classe 6)


Les charges sont des emplois définitifs de consommation des valeurs décaissées ou à décaisser
par l’entreprise :
- soit en contrepartie des marchandises, approvisionnements, de travaux et
services consommés par l’entreprise ainsi que des avantages qui lui ont été
consentis
- soit en vertu d’une obligation légale que l’entreprise doit remplir.
- soit exceptionnellement sans contrepartie directe.
31
Comme charge d’exploitation, on a aussi les dotations aux amortissements et aux provisions
de même que la valeur comptable des éléments d’Actif cédés, détruits ou disparus. Ce sont les
comptes :
Exemple : 60 achats et variations de stock
61 Transports
62 Services extérieurs A
63 Services extérieurs B
64 Impôts et taxes
66 Charges de personnel
67 Frais financiers et charges assimilées

II 4 2 les comptes de produits des activités ordinaires


Les produits sont des sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
- soit en contrepartie de la fourniture par l’entreprise de biens, travaux, services
ainsi que des avantages qu’elle a consentis
- soit en vertu d’une obligation légale existant à la charge d’un tiers
- soit exceptionnellement sans contrepartie.
Comme produits on a la production vendue, la production stockée au cours de l’exercice et la
production immobilisée, les reprises sur amortissement et provisions, les produits de cessions
d’éléments d’Actif et les transferts de charge.
Exemples : 70 ventes
71 subventions d’exploitation
78 transferts de charges.

II 4 3 les comptes des autres charges et autres produits (HAO)


Ils enregistrent les charges et les produits correspondant à des opérations qui ne se rapportent
pas à l’activité ordinaire de l’entreprise tels que la participation des travailleurs au bénéfice et
l’impôt sur le résultat.
Exemples sur les autres charges HAO:
- 81 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations
- 85 dotations hors activités ordinaires
- 89 Participations des travailleurs
Exemples sur les autres produits HAO
32
- 82 produits des cessions d’immobilisations
- 88 subventions d’équilibre.

Application
Les comptes de gestion de l’entreprise « CRAIM » présente les soldes suivants au 31/12/2013 :
- Achat de marchandises 66 700 000
- Variation des stocks de marchandises 2 840 000
- Autres achats 3 680 000
- Transport 920 000
- Services extérieurs A 2 080 000
- Services extérieurs B 2 430 000
- Impôt et taxe 2 800 000
- Autres charges 1 505 000
- Charges de personnel 5 950 000
- Frais financiers 1 160 000
- Dotations aux amortissements et aux provisions 1 290 000
- Vente de marchandises 90 100 000
- Produits accessoires 2 870 000
- Autres produits 2 640 000
- Revenus financiers 910 000
- Valeurs comptables des cessions HAO 75 000
- Produits des cessions HAO 115 000
- Charges HAO constatées 225 000
- Produits HAO constatés 65 000
TAF :
1) Retrouvez les numéros de ces comptes
2) Présentez le compte de résultat des AO
3) Présentez le compte de résultat HAO
4) Présentez le compte de résultat net.

33
Chapitre 4 : LE JOURNAL, LE GRAND LIVRE ET LA BALANCE

I- Le journal
C’est un document obligatoire pour tout opérateur économique en vertu des dispositions
légales destiné à enregistrer les mouvements de l’exercice. Il doit être tenu
chronologiquement sans blanc ni de rature, être coté (numéroté) et paraphé par un juge du
tribunal de commerce ou par un juge d’instance. Il comporte de gauche vers la droite:
- une marge de pointage,
- deux (2) colonnes réservées aux numéros des comptes,
- un espace central où on écrit la date, les intitulés des comptes et les libellés relatifs à
chaque opération,
- deux (2) colonnes pour l’inscription des sommes débitées et des sommes créditées.

Exemple : Enregistré les opérations au journal.


02-09 : retrait de 275 000 F de la banque pour alimenter la caisse.
06-09 : vente de produits finis en espèce 190 000 F.
10-09 : achat de timbre-poste en espèces 8 500 F.
14-09 : versement de 150 000 F aux fournisseurs Sakibou pour règlement de sa facture.
18-09 : achat au comptant contre espèces de matières premières 82 950 F.
23-09 : règlement du client Boukpéssi en espèces 345 000 F.
26-09 : loyer de l’entrepôt de stockage de matières premières 100 000 F réglé en espèces.
27-09 : vente au comptant contre espèces de marchandises 270 000 F et de produits finis
125 000 F.
30-09 : versement en banque de 270 300 Fen espèces.
Il reste dans la caisse au 31/08, une somme de 100 000 F

Les écritures au journal sont ensuite reportées au grand livre.

II- Le grand livre

Exemple : Reprendre le cas précédent en établissant le grand livre. Le bilan au 31 août se


présente comme suit :

34
Actif Montant Passif Montant
Mat et out.Ind.et comm. 700 000
Mobiliser de bureau 360 000
Marchandises 280 000 Capital 1 200 000
Matière 1ère 100 000 Résultat 600 000
Produits finis 350 000 Emprunt 650 000
Clients 410 000 Fournisseurs 550 000
Banque 700 000
Caisse 100 000
Total Actif 3 000 000 Total passif 3 000 000

III- La balance
C’est un état récapitulatif des comptes de l’entité à une date déterminée. Il indique pour
chaque compte, le solde débiteur ou le solde créditeur au début de l’exercice (solde initial), le
cumul des mouvements débiteurs et le cumul des mouvements créditeurs de la période et le
solde débiteur ou créditeur à la date considérée. Une balance est un instrument de contrôle en
application du principe de la partie double :

Total débit = total crédit ;


Total des soldes débiteurs = total des soldes créditeurs ;
Total au journal = total de la balance.

Pour établir une balance il est recommandé de suivre les étapes suivantes :
- Cumulé les comptes c'est-à-dire total débit total crédit
- Inscrire tous les comptes dans la balance
- Totaliser les colonnes et vérifier l’égalité total colonne débits = total colonne crédits
- Tirer dans la balance même le solde de chaque compte et l’inscrire dans la colonne
correspondante vérifier l’égalité total des soldes débiteurs = total des soldes créditeurs

Exemple :
Reprendre le cas précédent en établissant la balance.

35
Exercice
Un enseignant de COLLEGE DE PARIS et l’un de ses anciens étudiants ont créé une SARL
(Société A Responsabilité Limitée) dénommée THALYA spécialisée dans l’achat et la vente
de jouets pour enfants.
Le 01/09/ 2019 date de création, ils apportent 3 000 000 F qu’ils déposent à la banque.
Le 02/09/19, ils empruntent 1 700 000 F à ECOBANK et s’engagent à rembourser cet
emprunt dans les 15 mois qui suivent la fin de la première année d’activité.
Le 04/09/19, ils achètent le fonds commercial d’une société en liquidation judiciaire
comprenant :
- Fonds commercial 1 000 000 F;
- Matériel et outillage 1 800 000 F;
- Mobilier de bureau 200 000 F;
- Matériel informatique 470 000 F ;
- Agencements installations 220 500 F.
Le règlement est effectué de la manière suivante :
- le ¼ par chèque bancaire (le même jour);
- le ¼ dans 12 mois ;
- 1/2 dans 18 mois.
Le 07/09/19, ils règlent 66 000 F comprenant 2 mois de loyer d’avance et le loyer de
septembre (chèque n°1947).
Le 10/09, achat au comptant 700 000 F de marchandises, le règlement est effectué par
chèque. Le 13/09, retrait de la banque 39 000 F pour alimenter la caisse.
Le 17/09, achat d’un logiciel pour 180 000 F chez DAODI, la moitié est réglée par chèque
bancaire et le reste à crédit (dans 11 mois).
Le 20/09 ventes de marchandises à crédit à TATA 160 000 F (facture n°11).
Le 24/09 règlement des honoraires de l’expert-comptable 24 000 F en espèces.
Le 25/09 règlement en espèces :
- Des fournitures de bureau 4 500 F ;
- Des timbres postaux 1 200 F ;
- Des timbres fiscaux 1 400 F ;
Le 28/09 achat a crédit à YULL 100 000 F de marchandises (facture n°999).
Le 30/09 retour 20 000 F de marchandises à YULL.
Le 30/09 aménagements des vitrines payés par chèque bancaire 2 8 100 F.

36
TRAVAIL A FAIRE :
1) Passer les écritures au journal ;
2) Dresser la balance.

37
Chapitre 5 : LES OPERATION DE D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT

I- Analyse des opérations d’échange de l’entreprise


Une entreprise est un organisme financièrement indépendant qui produit des biens et
services afin de répondre aux besoins d’une demande c’est-à-dire un marché. Elle entretient
un ensemble de relations avec les agents qui lui sont externes. Ces relations sont appelées des
opérations d’échange.
Les opérations effectuées par l’entreprise sont de plusieurs types: (achats et ventes de
marchandises, acquisition et cession de machines, paiement des impôts…). Elles peuvent être
regroupées en deux catégories :
 Les opérations d’investissement -financement ;
 Les opérations de l’exploitation

1- Les opérations d’investissement -financement


Pour réaliser ses objectifs économiques, une entreprise doit acquérir des biens d’équipement
durables (Terrains, constructions, matériels…). On appelle investissement l’acquisition de
ces biens. On désigne par immobilisation ces biens d’équipement.
Les opérations d’investissement ou acquisition d’immobilisation sont généralement
financées:
 soit par les capitaux propres à l’entreprise: le capital
 soit par des dettes envers des prêteurs qu’on désigne par le nom de dettes de

2- Les opérations d’exploitation


Ces opérations concernent l’achat de marchandises, de matières premières, les ventes de
marchandises ou de biens produits, les règlements d’une dette, les paiements des
salaires,…Elles sont liées à un seul cycle d’exploitation.

II- Nécessité et obligation de la tenue de la comptabilité


1- Définition
La comptabilité est une technique destinée à enregistrer les divers flux caractéristiques de
l’activité de l’entreprise. A partir de ces enregistrements systématiques, elle pourra établir
périodiquement et au moins une fois par an des documents de synthèse décrivant l’activité
de la période et la situation qui en découle.

38
2- Rôle et utilité économique
La comptabilité permet de fournir les éléments nécessaires à la détermination du résultat.
C’est un outil indispensable à une série d’agents économiques: le chef de l’entreprise, les
pouvoirs publics, les partenaires de l’entreprise et les créanciers de l’entreprise.
 Pour le dirigeant de l’entreprise: la comptabilité est un instrument d’information qui
lui permet de connaître la structure de son patrimoine, le résultat de son activité.
…C’est aussi un instrument de décision et de gestion dans la mesure où elle lui
fournit des instruments de mesure qui lui permettent de piloter son entreprise.
 Pour les pouvoirs publics: la comptabilité fournit les éléments de calcul des sommes
dues au trésor au titre d’impôts et taxes.
 Pour les partenaires de l’entreprise : les employés cherchent par le biais de la
comptabilité à justifier une augmentation des salaires.
 Pour les créanciers: la comptabilité permet de faire le point sur la situation exacte de
l’entreprise.

3- Obligation de la tenue de la comptabilité


La comptabilité répond à un besoin juridique dans la mesure où sa tenue est une obligation
légale qui résulte à la fois des dispositions du droit comptable et de celles du droit fiscal.
L’article 1er de la loi n° 9-88 dispose en effet que « toute personne physique ou morale ayant
la qualité de commerçant au sens du code de commerce est tenue de tenir une comptabilité…
». De même que la loi n° 30-85 relative à la T.V.A., la loi n° 24-86 relative à l’I.S. et la loi n°
17-89 relative à 1′.1.G.R. imposent aux assujettis des obligations d’ordre comptable telles que
la tenue d’une comptabilité régulière.

III- L’entreprise et les flux économiques


Afin que la comptabilité puisse produire les documents de synthèse, il est nécessaire de
préalablement saisir les différents flux résultant des échanges de l’entreprise avec ses
partenaires et des mouvements internes.

39

Vous aimerez peut-être aussi