Chap 2 Eléments Du Langage C++
Chap 2 Eléments Du Langage C++
I. Les commentaires
Tout bon programme a des fichiers sources bien commentés pour expliquer comment cela fonctionne et pourquoi certains choix
ont été faits. Ce qui évite une perte de temps lorsque le code source est repris et modifié, soit par un autre développeur, soit par
l'auteur qui ne se souvient pas forcément de son projet s'il n'y a pas touché depuis longtemps.
1. Bloc de commentaire
Un bloc de commentaire est délimité par les signes slash-étoile /* et étoile-slash */ comme en Java et en C#. Exemple :
/*
Un commentaire explicatif sur plusieurs lignes...
*/
Les blocs ne peuvent être imbriqués car dès que le compilateur trouve slash-étoile /*, il recherche la première occurrence
d'étoile-slash */ terminant le commentaire.
/* : début du commentaire
/* : ignoré
fin du commentaire : */
x++; // augmenter x de 1
Le commentaire ne doit pas paraphraser le code, mais expliquer le rôle de cette partie du code, comme par exemple :
Astuce : La majorité des éditeurs évolués (Visual Studio, Borland C++, Eclipse ...) utilisent ce type de commentaire
pour les commandes commenter/décommenter le groupe de lignes sélectionnées.
II. Le préprocesseur
Avant de compiler le programme, il est possible d'effectuer certaines modifications sur le code source. Le programme
effectuant ces modifications s'appelle le préprocesseur. Les commandes destinées au préprocesseur commencent toutes par #
en début de ligne.
1. Inclusion de fichiers
Pour inclure un fichier à un certain endroit dans le fichier source, on écrit :
#include "nom_du_fichier"
Exemple :
#include <iostream>
Le fichier C++ standard iostream est inclus à cet endroit-là dans le code. Il contient la définition de certains objets standards
notamment cin et cout.
2. #define, #undef
La directive #define permet de remplacer toutes les occurrences d'un certain mot par un autre. Par exemple :
#define N 1143
Sur cet exemple toutes les occurrences de N seront remplacées par 1143. Cela est parfois utilisé pour définir des constantes.
On préférera toutefois utiliser le mot-clé const.
On peut très bien ne pas fixer de valeur et écrire :
#define PLATEFORME_INTEL
La variable de compilation PLATEFORME_INTEL est ici définie. Combiné à #ifdef, on pourra compiler ou non certaines
parties du code à certains endroits du programme.
De la même façon que l'on peut définir une variable, on peut arrêter une définition en utilisant #undef. Son utilisation est
rare, mais peut servir à ne plus définir une variable de compilation. Par exemple:
#undef PLATEFORME_INTEL
Présentation
Toutes ces directives permettent la compilation conditionnelle. C'est-à-dire que la partie du code comprise entre la directive
conditionnelle (#ifdef,
#ifndef ou #if) et la fin du bloc signalée par la directive #endif n'est compilée que si la condition est remplie.
La directive #ifdef permet de compiler toute une série de lignes du programme si une variable de compilation a
précédemment été définie (par la directive #define). La directive #endif indique la fin de la partie de code
conditionnelle. La partie du programme compilée sera toute la partie comprise entre le #ifdef et le prochain #endif.
La directive #ifndef permet de compiler un bout de programme si une variable de compilation n'est pas définie. C'est
donc l'inverse de
#ifdef. La fin de la partie à inclure est déterminée également par #endif.
La directive #if permet de tester qu'une expression est vraie. Cette expression ne peut utiliser que des constantes
(éventuellement définies par une directive #define), et la fonction defined permettant de tester si une variable de
compilation existe.
Il faut noter que les directives #ifdef et #ifndef, bien que très largement utilisées, sont considérées comme dépréciées
("deprecated"). On préférera donc la syntaxe : #if defined(MA_VARIABLE) à #ifdef MA_VARIABLE et #if
!defined(MA_VARIABLE) à #ifndef MA_VARIABLE.
Exemples
Exemple 1
int main()
{
#ifdef FRENCH
cout << "BONJOUR";
#else
cout << "HELLO";
#endif
return 0;
}
Dans ce programme, il suffit d'effacer #define FRENCH et de recompiler le programme pour passer d'une version française à
une version anglaise. Ceci pourrait être utile si le programme comporte 10 000 lignes (ce qui est faible pour un programme
réel). Bien évidemment, il existe bien d'autres façons de gérer le multilinguisme en C++.
Exemple 2
Cet exemple montre l'utilisation d'expression dans les définitions de valeurs, et les précautions à prendre pour les expressions.
cout << "Double total de fruits : " << (N_TOTAL_FRUITS * 2) << endl;
// <!> 11 au lieu de 16 car l'opérateur * est prioritaire sur +
// dans l'expression étendue 5 + 3 * 2
Exemple 3
Fichier toto.h
Le problème :
Imaginons qu'un fichier header toto.h contienne le prototype d'une certaine classe ou d'une fonction. Imaginons que le
programme contiennent 3 autres fichiers headers nommés A.h, B.h et C.h qui ont tous les 3 besoin des prototypes inclus dans
toto.h, ces 3 fichiers vont commencer par #include"toto.h". Imaginons également que C.h a besoin des prototypes inclus dans
A.h et B.h. C.h va donc commence par #include"A.h" et #include"B.h". Le problème est que le fichier toto.h va être inclus
plusieurs fois. Le compilateur va alors refuser de compiler le programme en indiquant que plusieurs prototypes d'une même
fonction sont inclus.
Solution :
Pour résoudre l'inclusion multiple de fichier headers (inévitable), on va faire commencer le fichier header par #ifndef TOTO_H
et il se termine par #endif. Si la variable de compilation TOTO_H n'est pas définie, alors le header sera inclus, sinon, il sera
tout simplement vide. Juste après #ifndef TOTO_H, nous allons écrire #define TOTO_H définissant justement cette variable
de compilation TOTO_H.
La première fois que le header sera inclus, TOTO_H n'est pas défini, le header normal sera donc inclus. #define TOTO_H
définira alors la variable de compilation TOTO_H. La deuxième fois que ce même header sera inclus, et les fois suivantes,
TOTO_H sera défini et par conséquent, le header sera vide. les prototypes n'auront donc été inclus qu'une seule fois. Le tour
est joué. Il faut donc faire commencer systèmatiquement (c'est tout du moins conseillé) tous les fichiers header par les 2 lignes
#ifndef ... et #define ... et les faire se terminer par #endif.
Toutefois, il existe une autre solution au problème précédent en utilisant la directive suivante en début de fichier .h :
#pragma once
Cette directive indique au compilateur d'ignorer le fichier s'il a déjà été "visité", et ne fonctionne qu'avec certains compilateurs
:
Visual C++
CodeWarrior
GCC for Darwin
4. Les macros
Présentation
Les macros sont des #define particulier parce qu'ils contiennent des paramètres. Ainsi si vous écrivez :
Alors vous pouvez écrire AFFICHE("BONJOUR") et le préprocesseur modifiera cette ligne et la transformera en cout <<
"BONJOUR" << endl;. Il y aura substitution de x par "BONJOUR". Il ne faut pas abuser des macros et très souvent l'utilisation
de fonctions, notamment les fonctions inline, est préférable.
Exemple
#include <iostream>
using namespace std;
Bonnes pratiques
Afin d'utiliser correctement les macros, il est préférable de les afficher clairement et de les rendre suffisamment flexible à
différentes utilisations. Si la macros est constituée de plusieurs instructions séparés par des ;, il est préférable d'écrire la macro
sur plusieurs lignes afin d'accroître sa lisibilité. Pour indiquer à une macro que sa définition continue sur la ligne suivante, il
suffit d'indiquer un antislash ('\') en dernier caractère le la ligne.
L'utilisation la plus courante des macros est de ne pas mettre de ; à la fin de celle-ci, mais de le mettre dans le code, là où elle
est utilisée. En effet, on peut prévoir qu'une macro soit utilisable en tant qu'instruction simple, ou en tant que condition ou
paramètre de fonction où l'on ne doit pas mettre de ;. Pour les macros qui ne retournent rien (comme la macro AFFICHER
dans l'exemple précédent), le placement du ; n'est pas un problème car elles ne retournent rien et ne seront jamais utilisées
dans une condition ou un appel de fonction.
#include <iostream>
using namespace std;
if (DIVISER(8, 2) == 4)
cout << DIVISER(1.0, 5.0) << endl;
return 0;
}
Il est fortement conseillé de toujours utiliser un paramètre de macro avec des parenthèses autour. Si l'on reprend l'exemple précédent sans parenthèses :
#include <iostream>
using namespace std;
if (DIVISER(4 + 4, 2) == 4)
cout << DIVISER(1.0, 5.0) << endl;
return 0;
}
Ici, le résultat obtenu n'est pas forcement celui désiré. DIVISER(4 + 4, 2) sera traduit après la précompilation par 4 + 4 /
2. Ceci donne pour valeur 4 + 2, soit 6. Ajouter un maximum de parenthèses permet de s'assurer de la validité de la macro sous
plusieurs utilisations différentes. Ainsi, dans l'exemple précédent, une utilisation de parenthèses dans la macro (#define
DIVISER(x, y) ((x) / (y))), aurait traduit DIVISER(4 + 4, 2) en ((4 + 4) / (2)). Ceci aurait donné comme valeur 8
/ 2 = 4, la valeur attendue.
Les variables
Comme la plupart des langages de programmation, le C++ utilise la notion de variable. Une variable peut être vue comme une
zone de la mémoire qui comprend une certaine valeur.
Le langage C++ impose un mécanisme de type pour indiquer la nature des données contenues dans une variable. Ainsi un
double permettra de stocker un réel et un int permettra de stocker un entier. Par contre, il ne définit pas de système de
représentation pour représenter ces variables. Ainsi, le standard ne spécifie pas comment on représente un double sous la
forme d'une suite de bits. Le système de représentation utilisé peut donc varier entre deux ordinateurs ou en fonction du
compilateur utilisé. Cette particularité peut parfois poser de graves problèmes de portabilité d'un programme.
Les déclarations
Toute variable en C++ doit être déclarée : la déclaration indique l'identificateur de la variable (son nom) et sa nature (son
type).
Syntaxe :
type identificateur;
Exemple :
int a;
Cette déclaration définit une variable d'identificateur a qui contient un entier de type int.
Identificateurs valides
Un identificateur est une suite de caractères (pouvant être majuscules ou minuscules), de chiffres ou d'underscores
(underscore ou "tiret bas" est le caractère _). Cette suite ne peut pas commencer par un chiffre. Un identificateur ne peut
contenir ni espace, ni tiret - (utilisé pour l'opération de soustraction).
unsigned long int : contient un entier de grande taille (32 bits), positif ou nul.
unsigned long long int : contient un entier de plus grande taille (64 bits), positif ou nul.
La longueur d'un long int , d'un int et d'un short int n'est pas spécifié par le langage. Plus un entier est représenté sur un
grand nombre de bits, plus il pourra être grand. Ainsi, il est usuel de représenter un int sur 32 bits : il peut alors
représenter n'importe quel entier entre -231 et 231-1. Le langage impose juste que la taille d'un long int doit être
supérieure ou égale à celle d'un int et que la taille d'un int doit être supérieure ou égale à celle d'un short int !
Le système de représentation utilisé non plus. En général, la base 2 est utilisée pour les types unsigned int, unsigned long
int et unsigned short int et le complément à 2 est utilisé pour les types int, long int et short int. Ce n'est toutefois nullement
obligatoire.
si une constante commence par 0x, elle sera interprétée comme une valeur en hexadécimal (base 16).
si une constante commence par 0 suivi d'un chiffre, elle sera interprétée comme
valeur en octal (base 8). dans le cas contraire, elle sera interprétée comme étant
en base 10.
Exemples :
Exemples
▪ 78U représente le unsigned int valant 78.
▪ 78L représente le long int valant 78.
▪ 78LL représente le long long int valant 78.
▪ 78ULL représente le unsigned long long int valant 78.
Le langage ne précise pas ni le système de représentation, ni la précision de ces différents formats. Le type long double
est juste censé être plus précis que le double, lui-même plus précis que le float.
Il est toutefois usuel (mais non obligatoire) de représenter le float sur 32 bits dans le format IEEE 754 simple précision
et le double sur 64 bits dans le format IEEE 754 double précision.
Exemples :
Les caractères
Le caractère est l'élément de base de tout texte et donc sans doute de toute pensée. Les changements de l'informatique
ont conduit à différentes approches pour représenter un caractère sur cinq, sept, huit, seize, dix-sept ou trente-deux bits.
Aujourd'hui, les deux types incontournables sont le type char hérité du C, et ceux relatifs à Unicode.
Ce chapitre traite des types de bases utiles pour représenter des caractères. Toutefois les caractères sont rarement utilisés
seuls, surtout dans les applications Unicode. À ce sujet, vous trouverez dans la suite de cet ouvrage les chapitres suivants :
Le type char
Il s'agit du type historique pour représenter un caractère. Bien que le type char fasse penser à un caractère (character en
anglais), il désigne souvent de facto un octet, qui peut être signé ou non signé suivant le compilateur. C'est l'un des
concepts que le C++ a repris du langage C. Aucun système de représentation n'est imposé pour les caractères et on utilise
en général des dérivés (8 bits) du code ASCII (qui est un code sept bits). Un caractère doit juste être codé sur au moins 8
bits : le standard C++ reprend les mêmes propriétés requises que le langage C dont le standard pour les types entiers
(dont fait partie le type char) ne spécifie pas explicitement la taille en octets mais l'intervalle à supporter au minimum.
Le type char signé doit supporter les valeurs entre -127 et +127 [1], et le type char non signé doit supporter les valeurs
entre 0 et 255. La variante signée requiert donc le support de 255 valeurs au lieu de 256, car un nombre signé peut être
représenté de plusieurs façons[2] pouvant impliquer deux représentations possibles pour la valeur zéro (-0 et +0) ; ceci
n'est pas le cas de la représentation en complément à 2 permettant de supporter un intervalle de -128 à +127.
Usuellement, le type char est exactement 8 bits, ce qui fait que c'est le seul type utilisé pour représenter un octet, créant
ainsi une confusion entre caractère et octet. Le chapitre suivant s'intéresse au huitième bit.
Exemple :
char c;
c = 'E';
int a;
char b;
b = 'W';
a = b;
On récupère alors dans a le codage du caractère 'W'. On récupérera donc en général le code ASCII de 'W' dans la variable a.
Aujourd'hui, il est désuet de considérer que l'on code tous caractères sur un seul char. Le type char reste cependant
incontournable car il est souvent utilisé pour désigner un octet.
#include<iostream>
using namespace std;
int main()
{
char a, b;
cout<<"Tapez un caractere : "; cin>>a;
if (a>='A' && a<='Z') {
cout<<"Vous avez tapé une majuscule."<<endl;
b = a + ('a'-'A');
cout<<"La minuscule correspondante est "<< b <<endl;
}
else if (a>='a' && a<='z') {
cout<<"Vous avez tapé une minuscule."<<endl;
b = a + ('A'-'a');
cout<<"La majuscule correspondante est "<< b <<endl;
}
else cout<<"Vous n'avez pas tapé une lettre."<<endl;
return 0;
}
Explications
Exécution 1
Tapez un caractère : H
Vous avez tapé une majuscule.
La minuscule correspondante est h.
Exécution 2
Exécution 3
Tapez un caractère : 9
Vous n'avez pas tapé une lettre.
Lorsqu'on transfère un char dans un int, peut-on récupérer une valeur négative ? La réponse est oui si on utilise le
type signed char et non si on utilise le type unsigned char. Ces types peuvent être utile lorsqu’on manipule des caractères non ASCII.
Pour les données de type char, lorsque ni signed ni unsigned ne sont précisés, le choix entre les deux est fait par le
compilateur. Dans tous les cas à l'époque où seuls les codages ASCII et autres codages ISO-646 étaient utilisés cela
n'avait pas d'importance.
Aujourd'hui cependant, quasiment tous les codages de caractères utilisent a minima huit bits. C'est notamment le cas
d'UTF-8. L'éventuel bit de signe doit donc être considéré pour permettre la portabilité du logiciel.
À partir de C++11 (C++ norme de 2011) trois types de chaînes de caractères sont prise en charge: UTF-8, UTF-16, et UTF-
32. Le type char conserve ses unités de codage de huit bits pour le codage des caractères Unicode via UTF-8, les nouveaux
types char16_t et char32_t sont des unités de codage de seize ou trente-deux bits pour le codage des caractères Unicode
via UTF-16 ou UTF-32.
Ces types sont standard à partir de C++2011 mais n'existent pas sur des compilateurs plus anciens, ni même sur les compilateurs
C-2011.
Le type wchar_t
Ce type de caractère n'existe qu'avec les compilateurs supportant l'Unicode (jeu de caractère international standard
couvrant les langues du monde entier). Ces caractères sont stockés sur 2 octets ou 4. Les valeurs constantes de caractère
(entre simple quote) ou de chaîne de caractères (entre double quote) doivent alors être précédées du caractère L.
Exemple :
Ce type présente le problème de ne pas être standard: certaines implémentations n'offrent que 16 bits soit une portion limitée
des caractères Unicode.
Certaines API C++ telle que Visual C++ sous Windows sont paramétrables par une option dite unicode ou non. Pour cela
elles se basent sur le type de caractèreTCHAR que le compilateur interprète (en fait remplace) par char ou wchar_t selon
l'option Unicode. Dans ce cas, les valeurs constantes de chaînes et de caractères doivent être encadrées par la macro _T.
Cette macro peut alors faire précéder les constantes d'un caractère L ou non.
Exemple :
Le C++ utilise le type bool pour représenter une variable booléenne. Un booléen ne peut prendre que 2 valeurs : true
ou false. On peut affecter à un booléen le résultat d'une condition, ou l'une des deux constantes citées précédemment.
Exemple :
bool a;
int c;
c = 89;
a = (c > 87);
// a reçoit alors la valeur true.
L'opérateur const
L'opérateur const placé devant une déclaration de variable décrit celle-ci comme constante ; elle ne peut être changée.
Exemple :
int x = 2;
const int y = 2;
x += 1; // x recevra la valeur 3
y += 1; // Cette opération est interdite par un compilateur C++ conforme
Dans cet exemple, nous déclarons deux variables x et y, chacune avec la même valeur. La première variable (x) peut être
modifiée, ce qui n'est pas le cas de la seconde (y) qui est déclarée const. Le compilateur refusera toute opération qui
tenterait d'en modifier son contenu (opérations d'assignation et d'incrémentation =, +=, -=, *=, /=, >>=, <<=, ++).
Il en va de même pour les objets. Un objet déclaré const ne pourra pas être modifié, c'est-à-dire que le compilateur
refusera l'invocation d'une méthode non const sur cet objet.
Exemple :
class X {
public:
X() : valeur_(0) {}
explicit X(int valeur) : valeur_(valeur) {}
void annule() { this->valeur_ = 0; }
void init(int valeur) { this->valeur_ = valeur; }
int valeur() const { return this->valeur_; }
private:
int valeur_;
};
X x(2)
const X y(5);
x.annule(); // Ok
y.annule(); // Erreur de compilation.
Dans cet exemple, deux objets x et y ont été déclarés. Il est possible d'invoquer n'importe quelle méthode (const ou non)
sur l'objet x, par contre seules les méthodes const peuvent être invoquées sur l'objet y puisqu'il est déclaré const.
L'opérateur sizeof
L'opérateur sizeof permet de savoir le nombre d'octets qu'occupe en RAM une certaine variable. On peut écrire sizeof(a)
pour savoir le nombre d'octets occupé par la variable a. On peut aussi écrire, sizeof(int) pour connaître le nombre d'octets
occupés par une variable de type int. Cet opérateur est très utile lorsqu'on veut résoudre des problèmes de portabilité
d'un programme.
Plus précisément sizeof(char) vaut toujours 1, par définition. Sur la plupart des architectures un char est codé par
huit bits, soit un octet. Programmation C/Types de base#Caractères
La syntaxe de typedef est exactement la même que celle de la déclaration d'une variable, excepté que l'instruction commence par typedef et
qu'aucune variable n'est réservée en mémoire, mais un alias du type est créé.
Exemple:
On s'aperçoit plus facilement que la fonction retourne le nombre d'octets lus que dans la déclaration sans typedef :
Le langage C++ possède un grand nombre d'opérateurs de base effectuant entre autres des opérations arithmétiques et
capables de travailler sur les entiers, les réels, etc... Nous allons présenter ici ces principaux opérateurs.
1. L'affectation
Syntaxe
identificateur=expression
Sémantique
Exemple
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int a, b, s;
cout << "Tapez la valeur de a : "; cin >> a;
cout << "Tapez la valeur de b : "; cin >> b;
cout << "La somme a+b vaut : " << s << endl;
return 0;
}
Exécution
Tapez la valeur de a : 45
Tapez la valeur de b : 67
La somme a+b vaut : 112
Affectation à la déclaration
L'affectation à la déclaration d'une variable est appelée "déclaration avec initialisation", car est un cas particulier de
l'affectation (en particulier avec les objets).
Exemple :
int a = 57;
Affectation en série
Le résultat d'une même expression peut être assigné à plusieurs variables sans la réévaluer, en une seule instruction :
identificateur2=identificateur1=expression
Par exemple :
a = b = 38 + t;
a = (b = 38 + t);
Remarque importante
Pour effectuer un test de comparaison, par exemple comparer a à 53, il ne faut pas écrire if(a=53) mais if(a==53) en
utilisant 2 fois le symbole =. Une erreur classique !
2. Opérations arithmétiques
On peut effectuer les opérations arithmétiques usuelles sur les entiers en utilisant les opérateurs +, -, / et *. Il faut juste
avoir en tête que la division sur les entiers effectue une troncature (la partie décimale est perdue). Le modulo s'obtient
en utilisant l'opérateur %. Ainsi a%b désigne le reste de la division de a par b. On peut utiliser les parenthèses pour fixer
l'ordre d'évaluation des expressions. On peut aussi utiliser l'opérateur ++ pour incrémenter une variable de 1. L'opérateur
--, quant à lui, décrémente une variable de 1.
Sur les réels, on utilise les opérateurs +, -, * et / pour effectuer les 4 opérations de base. Il faut avoir en tête que toute
opération sur les réels est entâchée d'une minuscule erreur de calcul : il s'agit d'un arrondi sur le dernier bit. Si on effectue
de nombreux calculs, cette erreur peut s'amplifier et devenir extrêmement grande.
Exemple
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int a, b, M;
return 0;
}
Exécution :
Tapez la valeur de a : 1
Tapez la valeur de b : 2
M vaut 22
3. Opérations binaires
Les opérations présentées dans cette section opèrent au niveau des bits.
Les décalages
Les décalages permettent de décaler vers la droite ou vers la gauche toute la représentation en binaire d'une valeur d'un
Syntaxe Sémantique
valeur << Décale la valeur de decalage bits
decalage vers la gauche.
valeur >> Décale la valeur de decalage bits
decalage vers la droite.
Exemple
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int a = 5;
int b;
b = a << 3;
cout<<"b vaut : "<<b<<endl;
b = (a+1) << 3;
cout<<"b vaut : "<<b<<endl;
return 0;
}
Exécution
b vaut 40
b vaut 48
Le ET binaire
Syntaxe
Sémantique
Le résultat est obtenu en faisant un ET logique sur chaque bit de la représentation de exp1 avec le bit correspondant de
la représentation de exp2. Le ET logique a pour résultat 1 si les deux bits correspondants en entrée sont à 1 (pour 1-1),
et sinon 0 (pour 0-1, 1-0 ou 0-0).
Exemple
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int a = 53;
int b = 167;
int c = a & b;
cout << "c vaut " << c << endl;
return 0;
}
Exécution
c vaut 37
Le OU binaire
Syntaxe
exp1 | exp2
Sémantique
Le résultat est obtenu en faisant un OU logique sur chaque bit de la représentation de exp1 avec le bit correspondant de
la représentation de exp2. Le OU logique a pour résultat 1 si l'un des deux bits correspondant en entrée est à 1 (pour 1-1,
1-0 ou 0-1), et sinon 0 (pour 0-0).
Exemple
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int a = 53;
int b = 167;
int c = a | b;
cout << "c vaut " << c << endl;
return 0;
}
Exécution
c vaut 183
Explications
53 s'écrit en binaire 0000 0000 0000 00000 0000 0000 0011 0101
167 s'écrit en binaire 0000 0000 0000 00000 0000 0000 1010 0111
OU binaire 0000 0000 0000 00000 0000 0000 1011 0111
==> le résultat vaut 183 en décimal
Le OU exclusif binaire
Syntaxe
exp1 ^ exp2
Le résultat est obtenu est faisant un OU exclusif sur chaque bit de la représentation de exp1 avec le bit correspondant de
la représentation de exp2. Le OU exclusif logique a pour résultat 1 si les deux bits correspondant en entrée sont
différents (pour 1-0 ou 0-1), et sinon 0 (pour 1-1 ou 0-0).
Exemple
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int a = 53;
int b = 167;
int c = a ^ b;
cout << "c vaut " << c << endl;
return 0;
}
Exécution
c vaut 146
Explications
53 s'écrit en binaire 0000 0000 0000 00000 0000 0000 0011 0101
167 s'écrit en binaire 0000 0000 0000 00000 0000 0000 1010 0111
OU exclusif binaire 0000 0000 0000 00000 0000 0000 1001 0010
==> le résultat vaut 146 en décimal
Le NON binaire
Syntaxe
~exp
Sémantique
Le résultat est obtenu en inversant tous les bits de la représentation de exp. Le 1 devient 0 et vice versa.
Exemple
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int a = 53;
int b = ~a;
cout << "b vaut " << b << endl;
return 0;
}
b vaut -54
Explications
53 s'écrit en binaire 0000 0000 0000 0000 0000 0000 0011 0101
NON binaire 1111 1111 1111 1111 1111 1111 1100 1010
==> le résultat vaut -54 en décimal (signed int)
ou 4294967242 (unsigned int)
4. Opérations booléennes
Comparaisons usuelles
Les comparaissons usuelles s'effectuent selon la syntaxe a symbole b, symbole désignant le test effectué :
Le ET logique
Syntaxe
Sémantique
Le ET logique est vrai si à la fois les condition1 et condition2 sont vraies . Il est faux dans le cas contraire.
Attention : condition2 est évalué uniquement si condition1 a la valeur true (différente de zéro). Cette évaluation élimine
l’évaluation inutile de
condition2 puisque l’expression estfalse de par le fait que condition1 est false. Il s’agit d' une évaluation
de court-circuit.
Le OU logique
Syntaxe
condition1 || condition2
Sémantique
Le OU logique est vrai si au moins une des 2 conditions condition1 ou condition2 est vraie . Il est faux dans le cas contraire.
Attention : Le conditions2 est évalué uniquement si condition1 a la valeur false. . Il s’agit là aussi d' une évaluation de court-circuit .
Le NON logique
Syntaxe
!(condition)
Sémantique
Le NON logique inverse la valeur de condition: si condition vaut true le résultat vaut false. Si condition vaut false le résultat vaut
true.
bool b;
int u = 18;
b = !( (u>20 || (u<0)));
b vaut true.
a opérateur= expression;
équivaut à :
a = a opérateur (expression);
L'opérateur
+= Syntaxe
identificateur+=expression
Sémantique
Cet opérateur ajoute à la variable identificateur la valeur de expression et stocke le résultat dans la variable identificateur.
Exemple
#include <iostream>
int main()
{
int a = 80;
int b = 70;
b += a;
cout << "La valeur de b est : " << b << endl;
return 0;
}
Exécution
Autres opérateurs
Sur le même modèle, on peut utiliser les opérateurs suivants : -=, *=, /=, %=, >>=,<<=, &=, |= et ^=.
Les parenthèses permettent de modifier les priorités en encadrant ce qu'il faut évaluer avant. Ainsi l'expression (1+2)*3
retournera la valeur 9.
[] Tableau
. Sélection d'un membre par un identificateur (structures et
-> objets) Sélection d'un membre par un pointeur (structures et
objets)
++ -- Incrémentation post ou pré-fixée de droite à
gauche
+- Opérateur moins unaire
! ~ Non logique et NON logique bit à
(type) bit cast
* Déréférencement
& Référencement (adresse d'une
sizeof variable) Taille d'une variable / d'un
new type Allocation mémoire
delete Libération mémoire
delete[] Libération mémoire d'un tableau
.* Déréférencement d'un pointeur de membre d'un objet de gauche à
droite
->* Déréférencement d'un pointeur de membre d'un objet pointé
*/% Multiplication, division, et modulo (reste d'une division)
+- Addition et soustraction
<< >> Décalage de bits vers la droite ou vers la gauche
< <= Comparaison “ inférieur strictement ” et “ inférieur ou égal ”
V. Les entrées-sorties
ostream (Output stream) permet d'écrire des données vers la console, un fichier, ... Cette classe surdéfinit l'opérateur
<<.
istream (Input stream) permet de lire des données à partir de la console, d'un fichier, ... Cette classe surdéfinit
l'opérateur >>.
2. Flux standards
Trois instances de ces classes représentent les flux standards :
Exemple
#include <iostream>
int main()
{
int n;
cout << "Entrez un nombre positif : ";
cin >> n;
if (n<0) cerr << "Erreur: Le nombre " << n
<< " n'est pas positif " << endl;
else cout << "Vous avez entré " << n << endl;
return 0;
}
Flux de fichier
La classe ifstream permet de lire à partir d'un fichier. Le constructeur a la syntaxe suivante :
binary
Ouvrir en mode binaire plutôt que texte.
in Autoriser la lecture.
trunc
ifstream fichier("test.txt");
int a;
fichier >> a; // lire un entier
cout << "A = " << a;
fichier.close();
ifstream fichier("test.txt");
while (fichier.good())
cout << (char) fichier.get();
fichier.close();
La classe ofstream permet d'écrire vers un fichier. Son constructeur a une syntaxe similaire :
Exemple :
ofstream fichier("test.txt");
fichier << setw(10) << a << endl;
fichier.close();
La classe fstream dérive de la classe iostream permettant à la fois la lecture et l'écriture. Cette dernière
(iostream) dérive donc à la fois de la classe ostream et de la classe istream. Son constructeur a la syntaxe
suivante :
Exemple :
fstream fichier("test.txt");
fichier << setw(10) << a << endl;
fichier.seekg(0, ios_base::beg);
fichier >> b;
fichier.close();
Ces flux permettent d'écrire pour produire une chaîne de caractères, ou de lire à partir d'une chaîne de caractères.
La classe istringstream dérivée de istream permet de lire à partir d'une chaîne de caractères, et possède deux
constructeurs :
Exemple :
int n, val;
string stringvalues;
stringvalues = "125 320 512 750 333";
istringstream iss (stringvalues, istringstream::in);
La classe ostringstream dérivée de ostream permet d'écrire pour créer une chaîne de caractères, et possède
également deux constructeurs :
Le second permet de spécifier le début de la chaîne de caractères produite. La méthode str() retourne la
Exemple :
La classe stringstream dérivée de iostream permet d'écrire et lire, et possède deux constructeurs :
Exemple :
int n, val;
stringstream ss (stringstream::in | stringstream::out);
// écriture
ss << "120 42 377 6 5 2000";
// lecture
for (int n = 0; n < 6; n++)
{
ss >> val;
cout << val << endl;
}
4. Manipulateurs
Le fichier d'en-tête <iomanip> définit des manipulateurs de flux tels que endl, hex. Ces manipulateurs
modifient la façon d'écrire ou lire les données qui suivent celui-ci.
Manipulateur endl
Ce manipulateur écrit un retour à la ligne dans le flux, quel qu'il soit (\r\n pour Windows, \n pour
Unix/Linux, \r pour Mac, ...). Il est donc conseillé de l'utiliser au lieu du/des caractère(s) correspondant(s),
si la portabilité de votre application joue un rôle important.
Exemple:
cout << "Une première ligne" << endl << "Une deuxième ligne" << endl;
N.B.: Certains compilateurs C++ (notamment Visual C++) ne supporte pas que le manipulateur endl soit
suivi d'autres données à écrire. Dans ce cas, il faut écrire les données suivantes dans une nouvelle instruction
:
Manipulateur hex
Ce manipulateur indique que les prochains entiers sont à lire ou écrire en base hexadécimale.
Manipulateur dec
Ce manipulateur indique que les prochains entiers sont à lire ou écrire en base décimale.
Manipulateur setbase(base)
Les 2 manipulateurs précédents sont des alias de celui-ci, qui permet de spécifier la base
Exemple :
cout << "Valeur de a en base 16 = " << setbase(16) << a << endl;
// affiche: Valeur de a en base 16 = C8
cout << "Valeur de a en base 10 = " << setbase(10) << a << endl;
// affiche: Valeur de a en base 10 = 200
cout << "Valeur de a en base 8 = " << setbase(8) << a << endl;
Manipulateur setw(width)
Ce manipulateur indique que les prochaines données doivent être écrites sur le nombre de caractères
indiqué, en ajoutant des caractères espaces avant.
Exemple :
int a = 11;
cout << "Valeur de a = " << setw(5) << a << endl;
Ce code affiche :
Valeur de a = 11
Manipulateur setfill(char)
int a = 11;
cout << "Valeur de a = " << setfill('x') << setw(5) << a << endl;
Ce code affiche :
Valeur de a = xxx11
Manipulateur setprecision(digits)
Ce manipulateur spécifie que les prochains nombres à virgule flottante doivent être écrits avec la précision
donnée. La précision donne le nombre maximum de chiffres à écrire (avant et après la virgule).
Exemple :
double f = 3.14159;
cout << setprecision (5) << f << endl;
cout << setprecision (9) << f << endl;
Ce code affiche :
3.1416
3.14159
Ces deux manipulateurs possèdent un argument dont le type est défini par l'énumération ios_base::fmtflags. Cet argument peut être :
ios_base::boolalpha
Écrire/lire les données de type bool sous forme textuelle, càd true ou false.
ios_base::oct
A. Les pointeurs
1. Introduction
Une variable correspond à un emplacement en mémoire (adresse) où se trouve une valeur. Toute variable a permet
d'accéder :
int a;
a = 10; // écriture de la valeur de a
cout << "A vaut " << a ; // lecture de la valeur de a
à son adresse en lecture seulement car l'adresse (l'emplacement mémoire) est choisie par le système :
Un pointeur désigne un type particulier de variable dont la valeur est une adresse. Un pointeur permet donc
de contourner la restriction sur le choix de l'adresse d'une variable, et permet essentiellement d'utiliser la
mémoire allouée dynamiquement.
Il est utilisé lorsque l'on veut manipuler les données stockées à cette adresse. C'est donc un moyen indirect de
construire et de manipuler des données souvent très complexes.
2. Déclaration
type* identificateur;
3. L'opérateur &
C'est l'opérateur d'indirection. Il permet d'obtenir l'adresse d'une variable, c'est-à-dire un pointeur vers cette
variable.
Il renvoie en réalité une adresse mémoire, l'adresse où est stockée physiquement la variable identificateur.
4. L'opérateur *
*variable
C'est l'opérateur de déréférencement. Il permet d'obtenir et donc de manipuler les données pointées par la variable
variable. Ainsi *pointeur permet d'accéder à la valeur pointée par pointeur en lecture et en écriture.
int a;
int* pA;
pA = &a; // l'adresse de a est stockée dans pA
lecture de la valeur de a cout << "A vaut " << a ; cout << "A vaut " << *pA ;
lecture de l'adresse de a cout << "L'adresse de A est " << &a ; cout << "L'adresse de A est " << pA ;
Le pointeur pA peut par la suite pointer l'adresse d'une autre variable, où bien pointer l'adresse d'un bloc de mémoire
alloué dynamiquement.
6. Exemple de programme
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int a, b, c;
int *x, *y;
a = 98;
x = &a;
c = *x + 5;
y = &b;
*y = a + 10;
return 0;
}
Exécution
Explications
*y=a+10; permet de transférer dans la variable pointée par y la valeur de a+10, c'est-à-dire 108. On
stocke donc 108 dans b, de manière indirecte via le pointeur y.
on affiche ensuite les valeurs de b et c c'est-à-dire respectivement 108 et 103.
Exemple 1
ptr = ptr+3;
cout << ptr << endl; // affiche "nteur"
Comme l'exemple précédent le montre, il est également possible d'utiliser les opérateurs d'incrémentation et de
décrémentation.
Exemple 2
cout << hex << ptr << endl; // affiche l'adresse pointée (par exemple 01C23004)
cout << *ptr << endl; // affiche "2"
cout << *(ptr+5) << endl; // affiche "13"
Dans l'exemple 2, la différence d'adresse est de 20 octets (5 * sizeof(int)). Cela montre que l'adresse
contenue dans le pointeur est toujours incrémentée ou décrémentée d'un multiple de la taille d'un élément
(sizeof *ptr).
cout << "Nombre de caractères de 'a' à 'è' = " << (p2-p1) << endl;
// affiche : Nombre de caractères de 'a' à 'è' = 28
Dans les 2 cas le mot clé const est utilisé, mais à 2 endroits différents dans le type de la variable.
Pointeur constant
Le mot-clé const placé entre le type du pointeur et le nom de la variable permet d'empêcher la
Exemple :
Le mot-clé const apparaissant aux 2 endroits empêche à la fois la modification du pointeur lui-même et celle de la
valeur pointée.
Exemple:
Par conséquent, une déclaration ne commencera jamais par const qui ne serait précédé de rien et qui ne pourrait donc s'appliquer à
rien. En effet, les deux déclarations suivantes sont strictement équivalentes en C++ :
Cette méthode peut s'avérer précieuse dans le cas de déclarations plus complexes :
int const ** const *ptr; // ptr est un pointeur vers un pointeur constant de pointeur d'entier constant:
// *ptr et ***ptr ne peuvent être modifiés
B. Les références
1. Présentation des références
Une référence peut être vue comme un alias d'une variable. C'est-à-dire qu'utiliser la variable, ou une
référence à cette variable est équivalent. Ce qui signifie que l'on peut modifier le contenu de la variable en
utilisant une référence.
Une référence ne peut être initialisée qu'une seule fois : à la déclaration. Toute autre affectation modifie en
fait la variable référencée. Une référence ne peut donc référencer qu'une seule variable tout au long de sa
durée de vie.
Déclaration
Un paramètre de méthode ou de fonction de type référence est initialisé lors de l'appel à celle-ci :
// ...
nomFonctionOuMethode(variable);
Sémantique
La variable identificateur est une référence vers la variable variable. La variable variable doit être de type type.
Exemple de programme
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int a = 98,
b = 78,
c;
int &x = a;
c = x + 5; // équivaut à : c = a + 5;
int &y = b;
y = a + 10; // équivaut à : b = a + 10;
return 0;
}
Exécution
Explications
C'est la question qui peut se poser en regardant l'exemple ci-dessous, où il serait plus clair d'utiliser directement des
variables.
Les références sont principalement utilisées pour passer des paramètres aux fonctions. Voir le chapitre sur les
fonctions, section « passage de paramètres par référence ».
Les références constantes sont également utilisées pour référencer des résultats de retour de fonctions afin
d'éviter les copies. C'est particulièrement indiqué dans le cas d'objets retournés par des fonctions. Dans ce cas,
la valeur ou objet temporaire retourné a une durée de vie aussi longue que la référence.
Exemple :
class Retour
{
public:
void g() const {}
};
3. Exercices
Exercice 1
Faites une fonction dont la déclaration sera void échanger(int & a, int & b) qui devra échanger les deux
valeurs.
Solution
Exercice 2
Faites une fonction pour calculer la factorielle d'un nombre. Sa déclaration sera int fact(int & n). La
fonction sera récursive et la valeur de retour sera n. En cas de problèmes, consulter l'Aide 1.
Aide 1
Solution
Voici un exemple de fonction récursive qui ne répond pas à la consigne d'avoir une déclaration int factorielle (int &
n) et qui par conséquent ne peut être qualifiée de solution à l'exercice 2 :
#include <iostream>
using namespace std;
int factorielle(int n)
{
if(n == 1) return 1;
return n * factorielle(n-1);
}
int main(void)
{
int y = factorielle(2);
cout << "résultat : " << y << endl;
}
#include <iostream>
using namespace std;
int factorielle(int& n)
{
if(n == 1) return 1;
n--;
return (n+1) * factorielle(n);
}
int main(void)
{
int n = 2;
int y = factorielle(n);
cout << "résultat : " << y << endl;
}
#include <iostream>
Tests
Test 1
Indiquez si la syntaxe est correcte ou non.
Cas 1
int b = n;
int & ref = b;
Cas 2
int x = 5;
int & var = x;
Cas 3
35 Adner Sodrel LEPHOYO
COURS PROGRAMMATION C++ I DIGL L2 2I
int n = 2;
int & ref = n;
if (*(ref) == 2) ref++; //ceci provoque une erreur car ref n'est pas un pointeur
Cas 4
#include <iostream>
using namespace std;
void afficher_par_reference(int & a)
{
cout << a << endl;
}
Cas 5
int b = 2;
int ref& = b;
Solution
Solutions
1. vrai
2. vrai
3. faux
4. vrai
5. faux
Test 2
Dans ces exemples, trouvez ce que le programme va afficher.
Cas 1
#include <iostream>
using namespace std;
int main()
{
int b = 2;
int a = 4;
int & ref1 = b;
int & ref2 = a;
ref2 += ref1;
ref1 -= ref2;
cout << ref2 << " " << ref1 << endl;
}
Solution
6 -4