Cette pierre est une roche qui se forme par l’évaporation d’une eau de mer fortement chargée en sels
minéraux. Néanmoins, l’origine de ce minéral ne serait pas marine. En effet avant d’arriver à la mer, les
sulfates proviendraient d’un gisement situé dans l’Est de la France. L’érosion par les eaux de surface
aurait entraîné les sédiments vers la mer et s’y seraient à nouveau déposés.
La formule chimique de cette pierre, roche tendre, saline, entièrement minéralisée, composée du
minéral gypse pour majeure partie est CaSO4 – 2H2O, pour « sulfate de calcium doublement hydraté ».
L’indice de dureté de la pierre à plâtre sur l’échelle de Mohs est de 1,5 à 2. Certains très grands cristaux
en forme de prisme peuvent néanmoins atteindre une dureté de 3. On utilisa cette pierre comme
référence sur l’échelle de Mohs au tout départ , lors de sa création, pour déterminer le degré de 2. Il est
possible de rayer la pierre avec l’ongle, ce qui permet d’en faire la distinction avec les roches calcaires
qui visuellement permettent difficilement de se distinguer de la gypsite. Le minéral à son état pur est un
minéral léger. Les parties cristallines de la roche sont vitreuses et translucides, nacrées ou même
soyeuses et sont visibles lorsque la partie solide du minéral n’est pas ou très peu colorée.
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PIERRE GYPSE
pierre gypse
CARACTÉRISTIQUES DE LA PIERRE GYPSE
ORIGINE DU NOM :
Issu du latin neutre gypsum et du grec gypsos.
GROUPE D’APPARTENANCE :
Évaporite.
COMPOSITION CHIMIQUE :
Hydrosulfate de calcium, CaSO42H2O.
DURETÉ :
2.
SYSTÈME CRISTALLIN :
Rarement cristallisé, il se présente sous forme d’étoile cruciforme.
GISEMENT(S) :
Très nombreux à travers le monde, notamment pour le talc, la stéatite, l’albâtre ou encore les roses des
sables.
COULEUR(S) :
Blanc, brunâtre, rose, verdâtre.
VOIR LES PRODUITS ASSOCIÉS AU GYPSE
LA PIERRE GYPSE, SON HISTOIRE, SON ORIGINE ET SA COMPOSITION, SES PROPRIÉTÉS ET SES VERTUS EN
LITHOTHÉRAPIE
HISTOIRE DE LA PIERRE GYPSE
Le Gypse ou gypsite est aussi appelé pierre à plâtre. Son nom vient du latin neutre gypsum et du grec
gypsos. Ce terme désignait la craie, le plâtre, la pierre à plâtre ou d’une manière plus générale, le ciment
.Dès la fin du Ier siècle et le début du IIème siècle, on en confectionnait des statues, des portraits. Dans
l’Antiquité, ses cristaux les plus purs étaient utilisés pour fabriquer des vitres. En effet certains cristaux
géants permettaient cela, par la découpe de fine plaques assez grandes pour cet usage.
LE NÉOLITHIQUE
La pierre Gypse a été utilisée dès 7000 ans environ avant Jésus-Christ, suite à sa découverte dans un site
archéologique de Turquie. Dans le petit village turc de cette découverte, on trouve des traces de cette
pierre dans les matériaux utilisés pour la réalisation de tableaux et fresques murales. Associée à de la
chaux, elle permettait effectivement de faire des supports à ces peintures.
LE GYPSE DANS L’EGYPTE ANCIENNE
Dans l’Egypte ancienne on trouve des vestiges des toutes premières utilisations de la pierre gypsite. On y
trouva des statues de cette époque, des sphinx, enduits de plâtre qui avaient été peints ensuite. On
retrouve aussi cette pierre comme support de peintures à l’intérieur des tombeaux qui se trouvaient
dans les pyramides. Il en a été trouvé dans la réalisation des pyramides également, pas moins que cela !
Son utilité et ses capacités avaient alors été, lors de l’élévation de ces immenses structures, détectées et
mises à profit. En ce qui concerne ces constructions gigantesques, la gypsite servait de ciment entre les
pierres pour les sceller, mélangé à du sable fin. Ce liant constitué de gypsite avait aussi servi à la
construction des tombeaux.
L’ÉPOQUE GRÉCO-ROMAINE
Sur le site de Bahariya, des archéologues égyptiens découvrent récemment dans un cimetière ancien
une momie de l’époque gréco-romaine. Elle est trouvée dans un sarcophage, constitué de gypsite elle-
même, et également entouré de masques composés d’un mélange de gypsite et de stuc. A l’époque
gréco-romaine on utilisait en effet la pierre Gypse pour en confectionner des masques mortuaires et
funéraires. A cette époque, on se sert déjà de la pierre à plâtre en construction : crépis, scellements,
enduits, parements et moulages sont réalisés en gypsite.
L’ART BYZANTIN
L’art byzantin se développe en suivant les traces de l’art romain sur lesquelles il s’appuie. L’art Romain
avait lui-même évolué en se basant sur l’art grec par lequel il avait été profondément influencé. Et la
pierre Gypse a suivi durant toutes ces évolutions et progressions. Elle n’a pas été abandonnée au cours
de ce cheminement long, ni au cours des évolutions suivantes puisqu’elle a encore la part belle dans le
bâtiment aujourd’hui. On retrouve donc la gypsite dans l’art byzantin et ce pendant près de 10 siècles.
L’art Byzantin utilise la pierre à plâtre dans des décors de plâtre et de stuc. Ces décors portent le nom de
« Djiss » dont on trouve de beaux exemples représentatifs avec le grand palais de l’Alhambra de
Grenade en Espagne, avec également Zahra cet autre palais espagnol et avec la mosquée d’Echbatane,
en Iran. On parle de « Gypserie » quand on désigne ces œuvres d’art confectionnées à partir de la
gypsite. On trouve aujourd’hui des vestiges de plâtre en perse, en Mésopotamie, en Iran.
LA PIERRE GYPSE OU LE PLÂTRE À TRAVERS L’HISTOIRE DE FRANCE
En France, on trouve en région parisienne et dans le Sud, des preuves de l’utilisation de la pierre Gypse
depuis la période du Moyen-Age tardif. La pierre à plâtre, appelée « Or blanc », est utilisée en grande
proportion dans l’architecture parisienne (sur la Butte de Montmartre notamment où l’on trouve
beaucoup de fours à chaux et où il y a eu une carrière de gypsite, fournissant les trois quarts des
demandes de plâtres de Paris au XIXème siècle). On en fabrique des scellements, des carreaux, des
colonnes, des décors, des moulures à partir du 1er siècle. Le torchis qui était utilisé jusqu’au Moyen-Age
est remplacé par le plâtre. Il s’en différencie car il apporte sa contribution de réel matériau de
maçonnerie. On en réalise des enduits sur les murs avec l’adjonction de chaux. On en fabrique aussi des
plafonds, avec des structures de bois.
A la fin du 13ème siècle on compte presque une vingtaine de carrières de pierre à plâtre dans la région
parisienne seule. Ces carrières en sus de l’extraction assurent la fabrication du plâtre, son transport et
son commerce. Des plaques de rues ou places d’aujourd’hui doivent leur nom de « blanche » à la pierre
Gypse. Dès le XVIème siècle, on utilise le plâtre dans l’architecture des maisons ainsi que leurs décors. A
la fin du 17ème siècle, suite à un incendie on recommande et répand l’usage du plâtre comme matériau
anti-feu pour les maisons constituées pour grande partie d’éléments de bois. On réalise les enduits
extérieurs avec du plâtre et de la chaux dans les maisons du Sud de la France. Au début du 13ème siècle,
la langue française fait apparaître les mots « gif », « gist » et « gip » qui nomment le plâtre et la gypsite.
Au Moyen-Age, le latin fait évoluer le nom vers « gips », qui deviendra « Gypse » en français. Nota :en
anglais, on nomme toujours cette pierre gypsum, comme à ses origines. L’adjectif ne verra lui le jour
qu’à la fin du 16ème siècle : « Gypseux ». La pierre à plâtre a été longtemps appelée pierre de Lune par
les artisans du plâtre, car la transparence de certaines variétés de gypsite représentait pour eux l’image
de la Lune, du minéral constituant la Lune. Cette appellation semble provenir de l’époque gréco-
romaine. En effet, le mot grec utilisé pour désigner la Lune – Séléné- était une autre appellation de la
Gypse. Le terme de sélénite pour désigner le gypse, issu du grec « selenites » est utilisé pour parler des
minéraux, roches et formations à base de sulfate de calcium. L’anhydrite par exemple. Ensuite ce terme
de Gypse délaisse tout type de formations de roches de sulfate de calcium pour ne désigner que la
forme cristalline de pierre à plâtre. Dans son utilisation pour les ouvrages de construction, on a distingué
déjà très tôt la pierre Gypseuse du plâtre cru, du plâtre vif et du plâtre à raviver et surtout du plâtre
mort, plâtre qui n’a aucun pouvoir de prise. Il était en effet nécessaire de considérer les différentes
espèces de pierre de gypsite pour un résultat concluant. A la fin du 18ème siècle, les chimistes qui
étudiaient en France le plâtre de Paris et son comportement, désigneront officiellement le plâtre
comme « hémihydrate » et le Gypse comme « dihydrate de sulfate de calcium ».
ORIGINE ET COMPOSITION DE LA PIERRE GYPSE
Cette pierre est une roche qui se forme par l’évaporation d’une eau de mer fortement chargée en sels
minéraux. Néanmoins, l’origine de ce minéral ne serait pas marine. En effet avant d’arriver à la mer, les
sulfates proviendraient d’un gisement situé dans l’Est de la France. L’érosion par les eaux de surface
aurait entraîné les sédiments vers la mer et s’y seraient à nouveau déposés.
La formule chimique de cette pierre, roche tendre, saline, entièrement minéralisée, composée du
minéral gypse pour majeure partie est CaSO4 – 2H2O, pour « sulfate de calcium doublement hydraté ».
L’indice de dureté de la pierre à plâtre sur l’échelle de Mohs est de 1,5 à 2. Certains très grands cristaux
en forme de prisme peuvent néanmoins atteindre une dureté de 3. On utilisa cette pierre comme
référence sur l’échelle de Mohs au tout départ , lors de sa création, pour déterminer le degré de 2. Il est
possible de rayer la pierre avec l’ongle, ce qui permet d’en faire la distinction avec les roches calcaires
qui visuellement permettent difficilement de se distinguer de la gypsite. Le minéral à son état pur est un
minéral léger. Les parties cristallines de la roche sont vitreuses et translucides, nacrées ou même
soyeuses et sont visibles lorsque la partie solide du minéral n’est pas ou très peu colorée.
Cette pierre présente une multitude de variétés extrêmement différentes les unes des autres du fait des
aspects très nombreux de ses multiples cristaux. La majeure partie des variétés rencontrées dans la
roche sont les microcristallines, à petits cristaux denses ou emmêlés. Ce sont les variétés habitus. Les
variétés habitus sont par exemple :
le lamelleux, qui présente des cristaux en forme de lamelles, allongés
le fibreux, qui est satiné et composé de couches parallèles, parfois courbes
l’albâtre, une variété blanche, translucide, présentée en petites grappes de grains très fins ; ses grappes
peuvent être veinées
la variété formée de longs cristaux fins de forme courbe, c’est le Gypse dit « corne de bélier »
le spath qui est satiné et qui a des cristaux fibreux aux reflets satinés et soyeux
la pierre à plâtre vendue dans le commerce qui est elle formée en masses de cristaux, denses et
compactes et très faiblement calcaires
autre sorte d’ habitus qui se présente en grains amalgamés de manière compacte et grossière : c’est le
type saccharoïde, de celui que l’on trouve dans le bassin parisien particulièrement ; il présente une belle
brillance en sa cassure, comme le sucre, d’où son nom saccahroïde, signifiant « en forme » –oïde- « de
sucre » –saccharum.
ordite : variété qui est en fait une forme de minéral non encore identifié. Cette variété est découverte
en Russie
… et bien d’autres encore
Une concrétion intéressante de cette roche est sa formation en conglomérats. Cette formation a été
nommée rose des sables. On en trouve en Tunisie par exemple. Elles sont formées suite à l’évaporation
de l’eau qui a été infiltrée dans du sable ou sable de quartz (grain de quartz). D’autres variétés dont les
cristaux sont rangés de manière organisée portent le nom d’ « Onyx Gypseux ». L’espèce présentant la
plus grande dureté est l’« albâtre » (son nom lui vient de sa blancheur parfaite). Elle est d’un beau poli,
uniforme et bien lisse. La masse granulaire de cette variété est très fine. Les sculpteurs l’utilisaient en
matériau pour leurs œuvres d’art. En effet, sa tendreté permettait d’en obtenir un ciselage précis, un
détail infini et la taille de formes ouvragées. D’autres artistes l’utilisaient également dans leurs travaux.
La transparence, le brillant et la solidité de l’albâtre se perdent à l’exposition au feu, où il devient du
plâtre.
ORIGINE DU NOM :
Issu du latin neutre gypsum et du grec gypsos.
GROUPE D’APPARTENANCE :
Évaporite.
COMPOSITION CHIMIQUE :
Hydrosulfate de calcium, CaSO42H2O.
DURETÉ :
2.
SYSTÈME CRISTALLIN :
Rarement cristallisé, il se présente sous forme d’étoile cruciforme.
GISEMENT(S) :
Très nombreux à travers le monde, notamment pour le talc, la stéatite, l’albâtre ou encore les roses des
sables.
COULEUR(S) :
Blanc, brunâtre, rose, verdâtre.