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Mémoire de fin d’étude (Version

IMRED)
I. INTRODUCTION

II. MÉTHODES
PARTIE I : JUSTIFICATION DU PROJET

PARTIE II : ETUDE PRELIMINAIRE

PARTIE IV : EVALUATION FINANCIERE, ETUDE D'IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX,


CONTROLE DE TRAVAUX
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURE
LISTE DES PHOTOS
LISTE DES ANNEXES

LISTE DES ABBREVIATIONS

Ar : Ariary

ARM : Autorité Routière de Madagascar

BA : Béton Armée

BAEL : Béton Armé suivant la méthode des Etats Limites

BP : Béton Précontrainte

BPEL : Béton Précontrainte aux Etats Limites CRT : Coefficient de réparation


Transversale ELS : Etat Limite de Service

ELU : Etat Limite Ultime

ESPA : Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo

FP : Fissuration Préjudiciable
FPP : Fissuration Peut Préjudiciable FTP : Fissuration Très Préjudiciable HA
: Haute Adhérence

HT : hors taxe

TVA : Taxes sur Valeurs Ajoutée INSTAT : Institut Nationale de la Statistique LI


: Ligne d’Influence

LNTPB : Laboratoire Nationale des Travaux Public

MO : Main d’œuvre

MST : Maladies Sexuellement Transmissibles

N° : Numéro

PHE : Plus Hautes Eaux

PHEC : Plus Hautes Eaux Cycloniques

PK : Points Kilométriques

PU : Prix Unitaire

RN : Route Nationale

SETRA : Service d’Etudes Techniques des Routes et Autoroutes

U :Unité

LISTE DES NOTATIONS

Minuscules latines:

A : Section d’armatures tendues Amin : Armature minimale

Ar : Armature de répartition

Au : Section d’armatures à l’ELU Aser : Section d’armatures à l’ELS

B : Aire de la section du béton

C : Coefficient de débit

E : Module d’élasticité longitudinal H : hauteur, profondeur


: Pente moyenne, Moment d’inertie d’une section

L : Longueur d’une pièce en béton

M : Moment fléchissant

Mu : Moment fléchissant à l’ELU Mser : Moment fléchissant à l’ELS N : Effort Normal

Nu : Effort Normal à l’ELU Nser : Effort Normal à l’ELS

P : Périmètre mouillé

Q : Débit de crue

Qsu : Charge limite de frottement latéral Q : Charge limite

Qc : Charge de fluage

Qpu : Charge limite de pointe

R : Rayon hydraulique

S : Surface mouillée

V : Vitesse d’écoulement de l’eau V : Effort tranchant

Vu : Effort tranchant à l’ELU Vser : Effort tranchant à l’ELS

Minuscules latines

b : Largeur d’une section rectangulaire

d : Hauteur utile d’une section rectangulaire

e : Enrobage, excentricité

f : Flèche / Coefficient de frottement en courbe d’armature de précontrainte fc28 :


Résistance caractéristique du béton à la compression à l’âge de 28 j ft28 : Résistance du
béton à la traction à l’âge de 28 j

fbu : Contrainte de calcul du béton à l’ELU fe : Limite élastique de l’acier

g : Accélération de la pesanteur

h : Hauteur d’une section rectangulaire

C : Coefficient de rugosité

l : Longueur, portée d’une pièce lf : Longueur de flambement


n : Coefficient d’équivalence acier-béton pl : Pression limite

ple : Pression limite équivalente

z : Bras de levier

Minuscules grecques

α : Coefficient adimensionnel, angle

γb : Coefficient de sécurité vis-à-vis du béton γs : Coefficient de sécurité vis-à-vis de l’acier

δ : Coefficient de majoration dynamique, rapport η : Coefficient de fissuration

λ : Elancement d’une pièce en béton

φ : Angle

ρ : Masse volumique, rendement

ρ1000 : Valeur garantie par la relaxation de l’acier à 1000h

σs : Contrainte admissible de l’acier à l’ELS

σbc : Contrainte du béton en service

σs : Contrainte de l’acier en service

τu : Contrainte tangente conventionnelle du béton τu : Contrainte tangente limite du béton

Majuscules grecques

Δz : Surélévation d’eau Φ : Diamètre des aciers

Φt : Diamètre des armatures transversales

INTRODUCTION

Madagascar figure parmi les plus beau pays du monde, notamment par sa biodiversité
majoritairement endémique, la grande richesse qu’elle renferme mais aussi par cette
population chaleureuse et accueillante.

Nous allons aborder sur la province de Mahajanga qui est bien évidemment reconnu pour
être une destination touristique et surtout une région constamment chaude. Ce joyau risque
pourtant d’être à l’écart du monde si toutes les infrastructures permettant d’y accéder sont
dans des états déplorables.
C’est essentiellement dans ce but qu’est née l’initiative de l’Etat Malagasy à rénover les
principaux ouvrages reliant cet axe routier à savoir la Route Nationale N° 4.

Ce présent mémoire qui s’intitule « PROJET DE CONSTRUCTION D’UN PONT SIS A


MANAMBATROMBY SUR LA RN4 AU PK374 + 254 » a été élaboré spécialement pour traiter
le projet de construction d’un nouveau pont dans la région de Maevatanana et plus
précisément la commune de Manambatromby.

Il est bien difficile de définir la nécessité de construire un nouvel ouvrage sur un lieu sans
avoir une idée bien tangible du potentiel qu’il renferme. Notre première partie abordera
alors la justification du projet.

Viens ensuite, les études préliminaires pour caler les dimensions du futur ouvrage et
l’estimation sommaire de la variante la mieux adaptée. Nous en ferons la deuxième partie.

On enchainera après au travail d’ingénieur d’étude, qu’est de dimensionner et vérifier les


différents éléments constituants le pont vis-à-vis des conditions auxquelles il sera soumis.
Notre troisième partie sera donc l’étude technique de la variante retenue.

La dernière mais pas le moindre, on terminera avec une étude de factibilité qui portera sur
l’étude financière et l’étude d’impact environnemental. Nous rajouterons à tout cela le
contrôle des travaux qui met en valeur la poste clé qu’un ingénieur tient au cours d’un
chantier.

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LE PROJET

/ Contexte du projet

La voie de communication à Madagascar prend une place primordiale pour le


développement du secteur économique, touristique et sociale.

Actuellement, le réseau structurant de Madagascar comprenant RN4-RN2 –RN7 occupe une


place importante dans le développement économique conformément à la politique générale
de l’Etat Malagasy. Or sur ces 3 Routes Nationales, certains ouvrages de franchissement ont
été construits pendant la période coloniale.

Vu le trafic actuel, le contexte hydrologique et climatique, certains ponts sont en état de


dégradations avancées, nécessitant la construction d’un autre ouvrage pour son
remplacement.

/ Localisation du projet

L’objet de ce projet se situe à l’Ouest de Madagascar sur la route nationale n°04 au PK

374 + 254, un pont reliant Antananarivo et Mahajanga, et où traverse la rivière de


Manambatromby dans la commune d’Ambalanjanakomby.
Figure 1 : Localisation du projet

/ Etat actuel du projet

L’ouvrage de Manambatromby est constitué d’une partie en BA et d’une partie en


métallique supportée par des poutres latérales de type Warren.

Les dernières visites ont montré que la partie en BA est fortement dégradée et a été
remplacée par un pont Bailey en Mai 2014 :

Photo 1 : Ancien pont en béton armé

La partie métallique ne montre aucune défaillance majeure mais ne comporte qu’une seule
voie de circulation. Elle ne répond plus aux exigences du trafic actuel. La solution à long
terme est de construire un nouveau pont.
Photo 2 : Emplacement du nouveau pont à côté du pont Bailey

CHAPITRE II : ETUDE SOCIO-ECONOMIQUE DE LA ZONE D’INFLUENCE

/ Zone d’influence

La zone d’influence du projet est celle qui est délimitée par les zones d’impact, et pouvant
bénéficier directement de la présence de ce projet.

/ Délimitation de la zone d’influence

Le pont à construire se trouve à l’ouest de Madagascar, dans la région de Betsiboka. Cette


région est la partie centre sud de la province de Mahajanga. Elle est délimitée au Nord par la
région de Boeny, au Nord-est par la région de Sofia, à l’Est par la région d’Alaotra- Mangoro,
au Sud par la région d’Analamanga et la région de Bongolava et à l’Ouest par la région de
Melaky.

Elle est subdivisée en trois districts : Kandreho, Maevatanana et Tsaratanana.

Tableau 1 : Superficie des districts dans la région de Betsiboka

Source : INSTAT 2013

/ Climat de la zone d’influence

Le climat de la région est de type tropical sec avec une alternance entre saison sèche de
7(sept) mois, d’avril à novembre, et une saison humide de 5(cinq) mois, de novembre à
avril.

A / Température

A saison contrastée où la chaleur est constante, la température moyenne annuelle,


relativement élevée par rapport à celle des autres régions est de 28°C avec une amplitude
de 12°C. Classée parmi les régions les plus chaudes de Madagascar, cette température peut
atteindre 40 à 42°C.

B / Pluviométrie

La précipitation moyenne se situe entre 1000mm et 1800mm répartie pendant la saison


humide de novembre à avril. La pluviométrie annuelle de la commune de Maevatanana est
estimée à 1800mm se concentrant pendant les mois de novembre à mars. Pendant 4 mois
(quatre), il fait plus sec et chaud.

C / Vent et cyclones

Cette région n’est pas classée comme zone cyclonique. Les cyclones qui viennent de l’Océan
Indien arrivent sur cette zone déjà affaiblie, apportant de fortes précipitations, mais ne sont
plus violents ni dévastateurs, exception faite du cyclone Gafilo en 2004 qui, même si s’étant
formé dans l’Océan Indien, n’a pas perdu de force lorsqu’il a traversé la partie Ouest de l’île.

/ Contexte sociaux

/ Etat de la population

La connaissance de l’état de la population permet de connaître les caractéristiques


démographiques, économiques et socio-culturelles de la population. Il constitue de ce fait
un précieux instrument pour l’élaboration des programmes de développement tant au
niveau national que des collectivités locales. La structure en pourcentage de la population
dans chaque district se fait comme l’indique le tableau suivant :

Tableau 2:Structure de la population dans la région Betsiboka

Source : VPEI/CREAM/Monographie 2009

Selon les statistiques issues de l’enquête monographique de 2009, 1,4% de la population


nationale vivent dans la région de Betsiboka. C’est le district de Maevatanana qui concentre
51,5% de la population de cette région. Suivi ensuite de Tsaratanana avec 40,2% et enfin,
Kandreho qui tient un faible taux, dû surement à l’enclavement du district.

/ Infrastructure sanitaire et sociale :

Les zones rurales sont moins équipées de dispositifs sanitaires. Ils sont inégalement
répartis à l’intérieur des Communes. On constate un effort conséquent ces dernières années,
néanmoins, une insuffisance et un déséquilibre dans la répartition du personnel soignant
ont été constatés. On trouve différents types de centres de soins qu’on peut voir dans le
tableau suivant :

Tableau 3 : Répartition des communes par district selon la disposition d’infrastructures


sanitaires
Source : INSTAT 2013

Tableau 4 : Répartition des communes par district suivant la disposition d’infrastructures


sanitaires privées

Source : INSTAT 2013

L’insuffisance du personnel soignant et des infrastructures sanitaires de la Région n’est plus


à démontrer. L’état de malnutrition de la population, surtout des enfants et des mères ; on
assiste également à une recrudescence de la tuberculose, la lèpre, le paludisme, la diarrhée,
le MST, en particulier le SIDA. Les efforts initiés par la SECCALINE ces dernières années ont
pu réhabiliter en partie cette situation.

Avec cette répartition, la formation sanitaire la plus proche se trouve à moins de 5km dans
les districts de Maevatanana et Tsaratanana. A Kandreho, ce sont les 56% des formations

sanitaires qui se trouvent à moins de 5km de la majorité des habitants, 20% entre 5 et 10km
et un quart se trouve à plus de 10km.

/ Education

Plus de la majorité de la population active de la région n’a suivi que l’école primaire et 1/3
est analphabète. Les écoles sont souvent loin des habitants ou même sont inexistantes dans
certaines communes. Les conditions pour rejoindre les écoles sont ardues : les enfants
faisant les parcours à pied ou même en charrette. Ce taux élevé de la population qui n’a pas
suivi l’école secondaire et l’enseignement supérieur (89,4 %) entraîne un impact négatif sur
le développement de la dynamique entrepreneuriale dans la région.

Le tableau ci-dessous montre les infrastructures scolaires dont dispose chaque district :

Tableau 5 : Les Infrastructures scolaires publics en 2008 dans la région de Betsiboka

Source : INSTAT 2013

/ Contexte économique

/ Agriculture
La région se distingue par la grande diversité de ses ressources agro-pédologiques qui lui
permet d’avoir une gamme diversifiée de cultures sur les immenses plaines alluviales, le
long des couloirs de baiboho et des bas-fonds inondables. Le calendrier agricole de la
région, qui se base sur le rapport entre le niveau topographique et le niveau des crues,
repose sur trois cycles culturaux :

Les cultures ASARA se pratiquent à un niveau nettement supérieur à celui des crues. Elles
s’étendent de novembre à mars et sont appelées aussi « cultures pluviales » car elles
nécessitent beaucoup de pluie ;

Les cultures ATRIATRY de mars à juillet se pratiquent à un niveau plus bas, sur les terres
qui viennent de subir la décrue, on espère ainsi que le sol gorgé d’eau puisse résister à la
longue saison sèche ;

Les cultures JEBY, quant à elles, sont les cultures de pleine saison sèche, entre mai et
octobre. Elles se situent dans les endroits les plus humides, aux abords des lacs et des
rivières. La surface cultivable est assez généreuse puisque celle-ci s’étend sur 1 682 751 ha
soit autour de 56 % de la superficie totale de la région.

C’est dans le district de Maevatanana que se trouve la plus grande portion de terres
propices à la culture (1 041 000 ha), ensuite Tsaratanana (616 200 ha) et enfin Kandreho
(25 551 ha). Toutefois, par manque d’infrastructures et d’encadrement technique des
paysans notamment, très peu de ces terres sont réellement cultivées. Ainsi, dans le district
de Maevatanana où la surface cultivable est la plus importante, seules 2,4 % de celles-ci sont
réellement cultivées. Par rapport au niveau national où les surfaces réellement cultivées
sont de l’ordre de 51,7 %, la proportion dans la région n’atteint que 4,5 %.

Tableau 6 : Surface cultivée/cultivable

Source : INSTAT 2013

Les agriculteurs en grand nombre dans la région n’utilisent encore que très peu les
méthodes de production améliorées. De plus les infrastructures d’appui aux paysans telles
que les dépôts d’engrais et de semence sont inexistants dans la région. Les habitants
privilégient encore en premier lieu, l’agriculture de subsistance et du fait du manque
d’industries de transformation, les produits phares demeurent inexploités et ne lui
apportent pas de valeur ajoutée.

Autres types de culture

Le manioc est cultivé comme culture d’appoint sur 7,1 % des surfaces totales cultivées et 7,9
% des surfaces cultivées en cultures vivrières. Tandis que l culture du haricot se pratique
dans les zones inondables de baiboho longeant le fleuve, c’est pourquoi, cette culture ne se
rencontre qu’en saison Jeby, après le retrait des eaux d’inondation de mi-avril à mi-mai.

La superficie cultivée en manioc est plus ou moins stagnante et le rendement est bas,
environ 6 tonnes à l’hectare. Le rendement du maïs est généralement bas (0,58 t à
l’hectare).

La culture du haricot se fait en petites superficies.

/ Elevage

L’ensemble de la région offre des conditions naturelles assez favorables à l’élevage. En effet,
elle est composée de plateaux à savanes, de dépressions enfermant de nombreux points
d’eau et des zones de baiboho offrant de vastes pâturages. En général, on distingue trois
systèmes d’élevage dans la région :

l’élevage de type extensif qui est répandu dans toutes les zones ;

le gardiennage qui consiste à conduire les bœufs aux pâturages de la journée ;

le système de transhumance pendant la saison pluvieuse.

Le cheptel bovin est prédominant, il représente 2,89% du cheptel national, viennent ensuite
les porcs. Le petit élevage et l’apiculture sont aussi présents dans la région.

/ Pêche

La région n’étant pas bordée par la mer, les activités de pêche de la région dépendent
surtout de ses lacs. D’autre part, la grande partie de la production de la pêche est
autoconsommée ou vendue sur le marché local. Ainsi, d’après les enquêtes du CREAM en
2009, la pêche en eau douce utilisant les méthodes de pêche traditionnelle est l’activité la
plus pratiquée dans la région et celle-ci est surtout pratiquée dans 47,06 % des communes
de Maevatanana. Vient ensuite la pisciculture qui elle aussi se pratique surtout dans le
district de Maevatanana par 17,65 % de ses communes. La rizipisciculture ainsi que
l’aquaculture ne sont pas exercées dans la région.

Tableau 7 : Proportion des communes pratiquant la pêche, rizipisciculture, pisciculture

Source : INSTAT 2013

/ Ressources minières
La Région Betsiboka recèle dans son sous-sol beaucoup de richesses, en particulier l’or qui
assure des revenus consistants à la population (60 à 80 % sont des orpailleurs). Le quartz,
le béryl et le gypse y sont également extraits mais intéressent peu d’habitants en raison du
problème de débouchés. La majorité des extractions se font de manière informelle,
traditionnelle et artisanale dans l’eau des rivières ou les mines informelles. Les enquêtes du
CREAM en 2009 ont permis de dénombrer 10 acheteurs de pierres et métaux précieux
possédant un local fixe dans la région et qui sont situés à Kandreho. A part le lavage, aucune
manipulation n’est faite dans la région et les produits sont évacués sous leur forme brute
dans les régions voisines.

Après l’or, l’extraction de chromite fait la réputation de la région. La société d’Etat Kraoma,
située dans le Sud du district de Tsaratanana, assure principalement l’extraction. Cette

entreprise très florissante assure l’exportation vers le Japon, la Chine, l’Europe et les Etats-
Unis et a réalisé, depuis sa création en 1969, un tonnage autour de 4 millions de tonnes avec
une moyenne de 100 000 t/an7. Elle assure ainsi un revenu régulier pour la région.

D’autres minerais ont fait aussi la renommée de la région dont le quartz de Kandreho et le
gypse de Mahazoma.

Tableau 8 : Activité minière de la région

Source : INSTAT 2013

/ Forêts et aires protégés

Les conditions naturelles de la région contribuent à la diversification des formations


végétales toutes aussi importantes les unes que les autres en matière de potentialités. Elle
possède ainsi une biodiversité animale et végétale très riche. En 2005, sa superficie
forestière a été estimée à 64.818 ha et couvre 5,22 % de la superficie totale de la région. On
note l’existence de quatre types de forêts à savoir :

la forêt dense humide de moyenne altitude ;

la forêt dense sèche ;

la forêt rizicole ;

la forêt dense sèche dégradée.


La région dispose d’une réserve spéciale et deux sites sous protection temporaire à savoir :

la réserve Spéciale de Kasijy, la plus grande réserve naturelle de la région puisqu’elle couvre
22 956 ha. Celle-ci bénéficie d’une protection de niveau IV signifiant une aire de
conservation des habitats ou des espèces avec intervention au niveau de la gestion ;

les zones humides des communes de Tsararano, Mangabe et Ambalanjanakomby qui


recouvrent 20 899 ha et qui sont sous protection temporaire ;

le site de Kamoro, 5.522 ha, également sous protection temporaire. II-3-6 / Tourisme

La Région Betsiboka, un passage obligé pour rejoindre l’extrême Ouest et le Nord-Ouest

de Madagascar est riche en sites et produits touristiques malgré la pauvreté de ses


infrastructures routières qui rend beaucoup de ses communes pratiquement enclavées. Elle
possède un Office du Tourisme qui s’occupe de la promotion du secteur. Au dernier
recensement, il apparaît que la région dispose de 62 sites touristiques.

La réserve spéciale de Kasijy, avec une superficie de 19 800 ha, s’étend à l’Ouest du fleuve
Mahavavy. Elle compte 15 espèces de mammifères, 22 espèces de reptiles et 67 espèces
d’oiseaux. Sur ces espèces d’oiseaux, cinq figurent dans la liste de l’Union Internationale
pour la Conservation de la Nature (UICN). Ces espèces sont presque toutes endémiques de
Madagascar et sont pour la majorité forestière.

Le fleuve Betsiboka le plus grand fleuve de Madagascar est aussi une des curiosités de la
région. Il se caractérise par ses chûtes tumultueuses et sa couleur rougeâtre due aux
quantités impressionnantes de terres qu’il charrie.

La ville de Maevatanana, une des villes les plus chaudes du pays, dispose d’un important
relais de taxis-brousse qui relie l’axe Antananarivo et Mahajanga. On y retrouve de jolis
modèles d’architecture classique-tel que le monument des Français datant de 1 895 et un
marché riche en artisanat et produits miniers.

Tableau 9 : Hôtels et restaurants dans la région

Source : INSTAT 2013

II-3-7 / Transport

a / Transport routier
Le réseau routier est le lien naturel qui permet de relier les communes et les districts d’une
région entre eux et assure sa liaison avec le reste du pays. Sa vocation est de permettre les
échanges ainsi que les transferts de biens ou de personnes.

Le réseau routier pour la Région Betsiboka mesure 1 975 km et se répartit en 3 classes


administratives:

les routes nationales : 455 km (23,2 %) ;

les routes régionales : 153 km (7,8 %) ;

les routes communales : 1 353 km (69,0 %).

Beaucoup de communes de la région souffrent de leur enclavement et le très faible niveau


d’équipement en infrastructures de transport constitue une contrainte primordiale. A
l’exception de la RN4, les voies secondaires qui relient les villages et hameaux sis sur la RN4
sont très éloignés les uns des autres; il en est de même entre les 3 chefs-lieux de district.
Certaines routes ont été inadaptées par rapport à la morphologie du district, comme à
Kandreho dont une partie du tracé des routes est située dans des vallées de basses altitudes
à côté des rizières et le long d’un fleuve, d’où l’immersion inévitable pendant la saison
pluvieuse. Face à

tous ces problèmes, le coût de transport est très cher, plus de 200 Ar à 500 Ar par km en
période de pluie9. En matière de transport, la liaison entre Kandreho et la RN4 est
handicapée par l’absence du pont sur l’Ikopa.

Tableau 10 : Transport routier

Source : INSTAT 2013

b / Trafic fluvial

La région est composée d’un dense réseau fluvial. Il est le seul moyen approprié pour
désenclaver certaines Communes, comme le cas de Mangabe, au nord de Maevatanana et
Kandreho. Le réseau est plus fonctionnel en saison des pluies.

c / Aérodrome et Trafic aérien

La Région dispose de 3 aéroports dont un exploité par KRAOMA et un par ADEMA.


L’aérodrome de Tsaratanana accueille régulièrement les vols intérieurs d’Air Madagascar, il
s’agit d’un lieu pour servir uniquement d’atterrissage et de décollage. En résumé, cette
région recèle une potentialité économique et peut _on dire de même pour l’amélioration du
trafic ?

CHAPITRE III : ETUDE DE TRAFIC

/ Objectif

Le trafic est le nombre total de véhicules par catégorie circulant sur un axe routier bien
déterminé. Il sert à évaluer l’importance du réseau sur les activités économiques et le
déplacement de la population dans les zones d’influence.

La connaissance du trafic permet donc de :

Estimer le trafic futur et en conséquence prévoir un ouvrage conforme à celui-ci et un


renforcement de la chaussée existante ou sa reconstruction totale ;

Déterminer le nombre de voie de l’ouvrage ;

Estimer le coût d’entretien des infrastructures existantes.

/ Taux de croissance α

Avant de faire l’étude sur le trafic futur, il faut connaître d’abord le nombre de trafic qui
passe. Ce tableau nous fournit les données obtenues auprès de la commune.

Tableau 11 : Trafic journalier passé

Source : ARM

Par définition, le taux de croissance du trafic a pour expression :

100

𝛼=

Avec :

𝑇𝑛 (
𝑇0

− 1)

Tn : nombre de trafic de l’année ;

T0 : nombre de trafic de l’année de référence ; Tn =T2009 = 315 ;

T0 =T2006 = 226 ;

n = 2009 – 2006 = 3 ans .

Calcul faite, on a α = 13,13%

/ Trafic actuel

Nous pouvons estimer l’évolution de trafic sur la RN4, suivant une loi exponentielle :

𝑇𝑛 = 𝑇0(1 + 𝑛
)𝑛 +1

On a :

Tn = T2016 Trafic à l’année 2016 ; T0 = T2009 = 315 ;

n = 2016 – 2009 = 7ans; α = 13,13%

D’où T2016 est estimé à 845 véhicules/jour.

/ Trafic futur

Suite à la croissance démographique et aux activités économiques, le trafic ne cessera


d’évoluer. Ce qui nous pousse à déterminer le trafic à venir durant la durée de vie du nouvel
ouvrage afin de satisfaire les besoins des usagers.

En utilisant la formule ci-dessus, le volume du trafic est donné par le tableau suivant :
Tableau 12 : Trafic futur

Apres avoir effectué l’étude socio-économique de cette région, on constate que la région
Nord-Ouest de Madagascar a un fort potentiel économique élevé. La mise en œuvre d’une
infrastructure routière sur cette région est donc très importante pour le désenclavement.
L’étude de trafic nous affirme que ce trafic va s’améliorer dans les 50 ans qui viennent. Alors
il est donc nécessaire que le projet soit à deux voies de communication.

Afin de bien caler les dimensions de l’ouvrage, il est primordial de tenir compte des
paramètres de la rivière à franchir d’où la nécessité de faire une étude hydrologique pour le
calcul du débit maximal pour un temps de retour donné T et une étude hydraulique qui
donne la côte sous poutre du pont en fonction de ce débit.
CHAPITRE I : ETUDE HYDROLOGIQUE

/ Généralités

Afin de bien s'adapter au site où il sera implanté, un pont doit être conçu selon les
paramètres relatifs à ce site.

Ce sont les paramètres :

topographiques qui concernent l'adaptation du pont au relief;

hydrologiques qui abordent le cycle saisonnier de l'eau;

géologiques qui est relatif au sol.

L’hydrologie est la science qui étudie la répartition et l’équilibre de l’eau dans la nature et
l’évolution de celle-ci à la surface de la terre et dans le sol sous ces trois états : solide,
liquide et gazeux. Nous parlerons ici l’hydrologie continentale qui étudie une partie du cycle
de l’eau depuis les précipitations qui atteignent le sol jusqu’au retour de l’eau à l’océan
suivant des voies plus ou moins longues et plus ou moins rapides.

L’écoulement est fonction des caractéristiques de bassin versant et de la pluviométrie. Alors


l’objet de la présente étude consiste à évaluer les caractéristiques et les comportements
hydrologiques du bassin versant pour pouvoir déterminer le débit cinquantennal et
centennal du fleuve que devrait évacuer l'ouvrage.

/ Caractéristiques du bassin versant

Un bassin versant ou bassin de drainage de rivière relatif à un exutoire donné d’un cours
d’eau est définit comme la totalité de la surface topographique drainée par ce cours d’eau et
ses affluents à l’amont de l’exutoire. Tous les écoulements qui ont pris naissance à
l’intérieur de cette surface doivent traverser cet exutoire avant de poursuivre leurs trajets
vers l’aval.

Le bassin Versant de la rivière de Manambatromby est caractérisé par sa surface S, son


périmètre P, son coefficient de forme K, la longueur du talweg principal L et sa pente
moyenne I.

/ Surface, périmètre et pente

Le périmètre(P), la surface (S) et la pente (I) du bassin versant sont obtenus auprès de la
Direction de la météorologie et de l’Hydrologie :

Surface (S) = 190 km²

Périmètre équivalent (P) = 80km

Pente (I) = 8,14m/km

/ Indice de compacité

L'indice admis pour caractériser la forme d'un bassin versant est l'indice de compacité de
GRAVELIUS qui est le rapport du périmètre du bassin à celui d'un cercle de même surface

𝐾𝑐 = = 2√𝜋
𝑆

0,28 𝑃
√𝑆

Kc = 1,625

/ Rectangle équivalent

Le bassin est assimilé à un rectangle de même surface et de même périmètre appelé «


rectangle équivalent »

𝐿 = 2,45 √𝑆

L = 33,77091944 km

/ Estimation des débits de crues

Dans l'hydrologie, la détermination des débits de crues est généralement ajustable à de très
nombreux lois statiques mais on n'utilise que la loi qui fait intervenir que peu de
paramètres et facilement utilisable. Ce sont :

La loi de GIBRAT-GALTON ;

La loi de GUMBEL ou loi doublement exponentielle ;

La loi de FRECHET et de GOODRICH ou lois exponentielles généralisées

La loi de PEARSON III ou loi gamma incomplète.

Tableau 13 : Hauteur de pluie max journalière

/ Loi de GIBRAT_GALTON
La loi de GALTON s'appelle également loi log-normale ou loi gausso-logarithmique car son
expression est proche de celle de la loi normale à une anamorphose près, de type
logarithmique, sur la variable. On peut, en effet, lui donner la représentation suivante :

1 𝑢

𝐹(𝐻) = ∫ 𝑒

−𝑢²

2 𝑑𝑢

dans laquelle on a : u = alog (H – H0) + b

√2𝜋 −∞

Calcul de la moyenne algébrique

𝐻̅ = ∑ 𝐻

𝑖=1

𝐻̅ = 126,812

Calcul de l’écart-type
∑𝑁 (𝐻𝑖 − 𝐻̅ )²

𝜎= √ 𝑖=1

𝑁−1

σ = 56,67

Calcul du moment centré d’ordre 3

𝜇3

(𝑁 − 1)(𝑁 − 2)

∑(𝐻𝑖

− 𝐻̅ )3

μ3 = 97338,09

Calcul des paramètres d'ajustement H0, a et b

Calcul de H0

on obtient alors H0 = -194,25


Calcul de a

1,517

𝑎=

√log(1 + 𝜎² )

(𝐻̅ − 𝐻0)²

Calcul de b

1,513

𝑏= − 𝑎𝑙𝑜𝑔(𝐻̅ − 𝐻 )

d' où a = 13,14

𝑎 0 d’ où b = -32,83

Alors, la fonction de répartition s’écrit :

u = 13,14log (H + 194,25) – 32,83

Les calculs des hauteurs de pluie de fréquence donnée peuvent alors se faire avec l’aide
d’une table de GAUSS qui donne les valeurs de u pour chaque valeur de F pendant un temps
de retour T donnée.

On obtient ainsi les hauteurs de pluie :


Tableau 14 : Hauteur de pluie selon la loi de GIBRAT-GALTON

/ Loi de GUMBEL ou Doublement Exponentielle

La loi de GUMBEL traduit assez bien une distribution dans laquelle les crues de fréquence
rare émergent à peine d’une série d’autres crues de niveaux voisins. Par contre, elle
représente mal les crues exceptionnelles des régions tropicales. Cela tient au fait, qu’à
l’image de la loi de GAUSS, elle régit les écarts absolus dq des débits et non leurs écarts
relatifs dq/q.

La fonction de répartition s'écrit :

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−𝑢

et 𝑢=𝐻
(𝐻 − 𝐻 0)

; fonction de non dépassement

; où α et H0 sont les paramètres d'ajustement de GUMBEL.

Calcul de la moyenne algébrique

1
𝐻̅ = ∑ 𝐻

𝑖=1

= 126,812

Calcul de l’écart-type

∑𝑁

(𝐻𝑖 − 𝐻̅̅ )̅̅²̅

𝑖= √ 𝑖=1 = 56,66

𝑁−1

Calcul des paramètres d'ajustement de GUMBEL sont les suivantes:

= 0,78𝜎

𝛼
𝐻0 = 𝐻 − 0,45𝜎

Alors α = 0,0226 et H0 = 101,31

Ainsi la fonction de répartition s’écrit :

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−0,0226(𝐻−101,31)

Avec T qui désigne la période de retour et u = -ln (-ln(F)), les hauteurs de pluie pour cette
loi sont :

Tableau 15 : Hauteur de pluie selon la loi de GUMBEL

/ Loi de FRECHET

Sa fonction de répartition est la même que celle de la loi de GUMBEL mais la variable est
réduite.

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−𝑢

avec

𝑢 = 𝑙𝑛𝐻
( − 𝑙𝑛𝐻0) = −ln(−𝑙𝑛𝐹)

Détermination des paramètres d’ajustement de la loi de FRECHET

𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ = ∑ 𝑙𝑜𝑔𝐻𝑖
𝑁

𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ = 2,061

Calcul de l’écart-type

𝑙= √∑(𝑜𝑔𝐻 − 𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ 0̅)²

𝑁−1

σ = 0,198

Calcul de α et logH

Avec

= 0,78𝜎

𝑙𝑜𝑔𝐻0 = 𝑙𝑜𝑔𝐻 − 0,45𝜎

Ainsi α= 6,465 et logH0 = 1,971 La fonction de répartition s’écrit :

u = 6,465(logH- 1,971)

Pour la loi de FRECHET, les hauteurs de pluies sont classées dans le tableau suivant :

Tableau 16 : Hauteur de pluie selon la loi de FRECHET


/ Loi de GOODRICH

Elle fait partie des lois exponentielles généralisées. Sa fonction de répartition s'écrit :

𝐹(𝐻) = 1 − 𝑒−𝐴(𝐻−𝐻0)𝑛

Calcul des paramètres d’ajustement pour la loi de GOODRICH

−1

Γ1. 𝜎

𝐻 = 𝐻̅ − et

𝜎²

2𝑛

√Γ − Γ2

𝐴=[ 2]

2 1 Γ2 − Γ 1
Avec Γ1, Γ2 et Γ3 sont les paramètres d'Euler ;

où Γ1 = 𝛤
(𝑛 + 1)

Γ2 = 𝑛
(2𝑛 + 1)

Γ3 = 𝑛
(3𝑛 + 1)

et la valeur de n s'obtient à l'aide de φ(n) dont les expressions sont :

(𝑛) = 𝜇3
𝜑

𝜎3 et

dont certaines valeurs sont obtenues antérieurement, à savoir : μ3 = 97338,09

σ = 56,66 d'où φ(n) = 0,535

𝐻̅ = 126,812

Tableau 17 : Valeur de φ(n)

On obtient par interpolation la valeur de n = 0,464 Γ1 (1,464) = 0,8856

Γ2 (1,929) = 0,9720

Γ3 (2,393) = 1,2368

Alors, on a H0 = 10,97m A = 2,8. 10-5


La fonction de répartition s’écrit :

𝐹(𝐻) = 1 − 𝑒−0,000028(𝐻− 10,97)0,464

Les hauteurs de pluie pour la loi de GOODRICH sont :

Tableau 18 : Hauteur de pluie selon la loi de GOODRICH

/ Loi de PEARSON III

La loi de Pearson III est utilisée souvent pour l'analyse statique des débits extrêmes : crue et
étiage.

En retenant toujours H comme variable, la variable réduite est :

u = aH

et la fonction de répartition est

𝐹(𝐻) =

𝑎𝛾
𝛤(𝛾)

∫ 𝑒−𝑎𝐻𝐻−1𝑑𝐻

Dans cette formule, Γ est la fonction d'Euler et a,γ sont les paramètres d'ajustement. On
obtient la valeur de γ par la formule :

(𝑙 ) = 𝑜𝑔𝐻̅ − ∑ 𝑙𝑜𝑔𝐻
𝐻

𝑁 𝑖

φ(H) = 2,103 – 2,061

φ(H) = 0,0425

Après lecture du tableau dans l'annexe qui donne une valeur de φ en fonction γ, on a :

γ = 5,60

𝑎=

= 5,60 ∕ 126,812 = 0,0441


Ainsi la fonction de répartition est :

𝐹(𝐻) =

𝑎5,60

𝛤(5,60)

∫ 𝑒−0,0441𝐻𝐻4,60𝑑𝐻

Pour déterminer les hauteurs de pluie de fréquence donnée, nous utiliserons la table de
PEARSON qui donne F(u), en fonction de la variable réduite u et du paramètre γ

Tableau 19 : Hauteur de pluie selon la loi de PEARSON III

/ Test de validité

a / Généralités

Le test de validité de l’ajustement permet de juger si les lois appliquées sont parfaitement
acceptables ou non. Pour représenter la distribution statistique des H (24, T), des lois
convenables qui fournissent le résultat relativement bien groupé très homogène. L’un des
tests le plus utilisés est le test de khi-deux χ².

b / Méthode
L’échantillon des N valeurs classées par ordre décroissant ou croissant est divisé en k
classes arbitraires telles que chaque classe i contienne au minimum un nombre ni ≥ 5 des
valeurs expérimentales ;

Nous déterminons les nombres théoriques des valeurs contenues dans la classe i par la
relation suivante

Nous calculons la valeur de χ² définie par l’expression suivante

Avec

𝜒2

=∑

𝑖=1

(𝑛𝑖 − 𝑖𝜈)²

ni : nombre des valeurs expérimentales dans la classe i

vi : nombre théorique des valeurs contenues dans la classe i Cette répartition dépend du
nombre de degré de liberté λ= k-1-p k : nombre de classe d'échantillon;

p : nombre de paramètres dont dépend la loi de répartition :

p = 3 pour les lois de GIBRAT-GALTON et GOODRICH (H, σ, μ3);


p = 2 pour la loi de PEARSON (H, logH);

p = 2 pour les lois de GUMBEL et FRECHET (H, σ)

On recherche sur la table de distribution χ² de PEARSON la probabilité de dépassement


correspondant au nombre de degré de liberté λ. Si cette probabilité est supérieure à 0,05,
l’ajustement est satisfaisant et si elle est inférieure à 0,05 ; l’ajustement soit mauvais, donc il
est préférable de le rejeter.

c / Test de χ²

Divisons l’échantillon de 33 hauteurs enregistrées par le service de la Météorologie à


Maevatanana (1976-2000) en 5 classes.

Tableau 20 : Classement des échantillons

Test de la loi de GIBRAT-GALTON La fonction de répartition s’écrit :

1 𝑢

𝐹(𝐻) = ∫ 𝑒

−𝑢²

2 𝑑𝑢

avec u = 13,14log (H + 194,25) – 32,83

√2𝜋 −∞
Pour déterminer les valeurs vi, nous remplaçons H de la formule de u par les valeurs aux
bornes de chaque classe puis nous déterminons F (H) correspondant à l’aide de tableau de
GAUSS en Annexe et on calcule vi à l’aide de sa formule.

Calcul de vi

Tableau 21 : Valeur de vi pour la loi de GIBRAT_GALTON

Calcul de χ² et P(χ²)

2 = ∑ (𝑖 − 𝑖)²
𝑛

𝑖=1

χ² = 2,80

Le nombre de degré de liberté est λ = k – 1 – p = 5 – 1 – 3 = 1

Les tables de PEARSON donnent pour ces valeurs une probabilité de P(χ²) = 0,096.

Test de la loi de GUMBEL La fonction de répartition s'écrit :

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−0,0226(𝐻−101,31)

Calcul de vi
Tableau 22 : Valeur de vi pour la loi de GUMBEL

Calcul de χ² et P(χ²) Après calcul, la valeur de χ² donne : χ² = 3,12 et λ = 2

Ainsi, la probabilité P(χ²) = 0,212 > 0,05

L’ajustement est satisfaisant, ce qui montre que la loi de GUMBEL est valable pour
l’échantillon étudié.

Test de la loi de GOODRICH

La fonction de répartition de cette loi s'écrit :

𝐹(𝐻) = 1 − 𝑒−0,000028(𝐻− 10,97)0,464

Calcul de vi

Tableau 23 : Valeur de vi pour la loi de GOODRICH

On obtient de la même manière la valeur de χ² = 2,307 et λ = 1 Alors la probabilité


P(χ²) = 0,138 > 0,05

Ainsi, pour représenter la distribution fréquentielle des hauteurs de pluies, la loi de


GOODRICH est acceptable.

Test de la loi de FRECHET La fonction de répartition s’écrit :

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−6,465(𝑙𝑜𝑔𝐻−1,971)
Calcul de vi

Tableau 24 : Valeur de vi pour la loi de FRECHET

Le calcul nous donne :

χ² = 4,38

λ=2

P(χ²) = 0,116 > 0,05

L’ajustement est satisfaisant, ce qui montre que la loi de FRECHET est acceptable pour
l’échantillon étudié.

Test de la loi de PEARSON III Sa fonction de répartition s'écrit :

𝐹(𝐻) =

𝑎5,60

𝛤(5,60)

𝑄
∫ 𝑒−0,0441𝐻𝐻4,60𝑑𝐻

Calcul de vi

Tableau 25 : Valeur de vi pour la loi de PEARSON III

On obtient alors

χ² = 3,208

λ=2

P(χ²) = 0,202 > 0,05

La loi de PEARSON III est acceptable pour représenter la distribution statistique des 25
échantillons des pluviométries annuelles étudiées.

Tableau 26 : Récapitulation des hauteurs de pluie

Toutes les lois sont acceptables pour représenter la distribution statistique des hauteurs de
pluie à Maevatanana.

Nous adoptons à la loi de GUMBEL qui est la plus fiable pour représenter les valeurs des
averses pour les différentes périodes afin de bien caler l’ouvrage pour assurer sa sécurité.

/ Intervalle de confiance

a / Notion

En générale, la valeur de la pluviométrie estimée à l’aide des lois statistiques ne correspond


pas à la vraie valeur qui ne peut être connue qu’avec un échantillonnage de dimension
infinie. C’est pour cette raison que nous sommes obligés d’introduire la notion d’intervalle
de confiance.
Il s’agit de l’intervalle dans lequel il y a une certaine chance de trouver la valeur du
paramètre cherché.

b / Degré de confiance

C’est la probabilité pour que la vraie valeur se trouve dans l’intervalle. Le choix de ce degré
de confiance dépend du risque que le projeteur accepte. Il est choisi d’autant plus élevé que
l’on cherche la sécurité. Les valeurs communément admises sont :

95% pour les projets importants économiquement et/ou exigeant une sécurité élevée ;

70% pour les projets d’importance économique moindre et/ou n’exigeant une sécurité très
poussée.

c / Détermination de l’intervalle de confiance

Dans notre cas, nous allons déterminer l’intervalle de confiance selon la loi de GUMBEL au
bout de temps de retour T=50 ans car la durée de vie de nouvel ouvrage est estimée à ce
temps.

Si H est la valeur donnée par la loi de GUMBEL pour les averses théoriques de temps de
retour T, la valeur réelle HT des averses est telle que

H - K2σ ≤ Hc ≤ H - K1σ

K1 et K2 étant les coefficients fournis par les graphiques dépendant du seuil de confiance
fixé 95% ou 70% et de la racine carrée de la taille de l’échantillon.

σ : ecart-type

Tableau 27 : Intervalle de confiance

d / Conclusion

Pour notre choix de période de retour T= 50[ans] et pour un seuil de confiance 95%, la
pluviométrie théorique H(24,50) = 273,75 mm de GUMBEL tombe très bien dans l’intervalle
de confiance] 172,91 ; 334,97[.

/ Détermination des débits de crue


Elle est indispensable pour dimensionner les évacuateurs des crues. La crue de projet
est la crue maximale que l’ouvrage devrait pouvoir sans causer de dommage.

a / Formule de DURET

Le bassin mesure 190 Km², on peut donc le classer dans la catégorie des grands bassins de
Madagascar (S > 150 Km²).

Il remplit la condition d’utilisation de la méthode de calcul des débits qui découle de


l’analyse statistique des grands bassins, réalisés en 1976 par Mr DURET Louis du Service
Central technique du Ministère de l’Aménagement du Territoire.

𝑄 = 𝐾𝑆∝𝐼0,32𝐻(24, 𝑇) [1 − 36 ]²

𝐻(24,𝑇)

QT : Débit maximal

I : Pente moyenne du Bassin Versant

H (24, T) : hauteur maximal de l’averse en [mm] de durée 24h S : surface du Bassin Versant

Pour notre cas, K = 0,025 et α = 0,8

Avec notre intervalle de confiance, le débit à 50ans donné par la formule de DURET est
compris entre Q50 = 352,69m3 et Q50 = 868,20m3

b / Formule simplifiée de SOMEAH

On utilisera la formule pour un bassin versant supérieur à 150 km² de superficie.

𝑄𝑇 = 0,002𝑆0,8𝐼0,32𝐻(24, 𝑇)1,39

QT : Débit maximal

I : pente moyenne du Bassin Versant

H (24, T) : hauteur maximal de l’averse en [mm] de durée 24h S : surface du Bassin Versant

Après calcul, nous avons compris entre Q50 = 335,74m3 et Q50 = 841,80m3

Le calcul hydrologique fournis avec les données du pont a montré une crue de période de
retour de 50ans valant 750m3.
Cette valeur rentre bien évidemment dans notre intervalle de confiance.

Ainsi Q50 = 750m3.

CHAPITRE II : ETUDE HYDRAULIQUE

/ Détermination de la hauteur d’eau naturelle

C’est la hauteur d’eau correspondant à la crue du projet au droit du franchissement, sans


l’ouvrage. Elle est fonction des paramètres suivants :

Le débit de crue de projet (débit centennal) ;

Les caractéristiques géométriques du cours d’eau ;

L’état de berge et le fond de la rivière.

La formule la plus utilisée pour déterminer cette hauteur est celle de Manning- Strickler qui
s’écrit comme suit :

2 1

𝑄 = 𝐾 × 𝑆 × 𝑅3 × 𝐼2

dont K : Coefficient de Strickler qui désigne l’état des berges et du fond du lit.

S : Section mouillée (m²) ; P : Périmètre mouillé (m²) ;

I : Pente du cours d’eau (%) ;

R : Rayon hydraulique (m) avec R = S / P

En assimilant le lit de la rivière à une section fictive trapézoïdale, on a la figure suivante :

Figure 2 : Section fictive trapézoïdale de la rivière


Les valeurs de S et P qui sont exprimées en fonction de b, m et h nous permettent de tirer la
valeur de h.

′ ℎ²

2 𝑃 = 𝑏 + ℎ√𝑚2 + 1 + ℎ√𝑚′2 + 1

Avec

b = 36m ;

m = m’ = 2,5 ; K = 30 ;

I = 0,10% ;

Grâce au théorème des valeurs intermédiaires et à l’interpolation, on peut obtenir une de


débit Q = 750m3 pour une hauteur d’eau h = 5,838m.

Un autre moyen de résolution consiste à tracer la courbe de tarage qui relie débit et hauteur
d’eau naturelle.

Tableau 28 : Valeur de Q(H)


Figure 3 : Courbe de tarage

/ Surélévation du niveau de l’eau et hauteur du PHEC

/ Surélévation du niveau de l’eau

L’étranglement dû à la réalisation de l’ouvrage et ses remblais d’accès provoque en général


des pertes de charges qui entraînent, pour un débit donné, une surélévation du niveau de
l’eau.

Cette surélévation Δz du niveau de l’eau provoquée par l’ouvrage de franchissement est


donnée par la formule suivante, tirée du théorème de BERNOUILLI.

∆𝑧 =

𝑄² 2𝑔𝐶2𝑆0²

−𝐴
𝑀+ ∆ 𝐻𝑓

2𝑔
Perte de charge due aux caractéristiques hydrauliques du pont Sa valeur est définie par
l’expression suivante :

𝑄² 2𝑔𝐶2𝑆0²

Q : débit correspondant à la crue du projet ;

S0 : débouché du pont ou surface mouillé correspondant au débit Q = 295,37m² g : intensité


de la pesanteur = 9,81m/s²

C : coefficient du débit :

𝐶 = 𝐶𝐶 × 𝐶𝐸 × 𝐶𝜃× 𝐶𝑃 × 𝐶𝐹 × 𝐶𝑌 × 𝐶𝑋 × 𝐶𝑆

 Coefficient de contraction Cc :

B0 : Débouché linéaire du pont qui est égal à 80m

b : largeur moyenne des remblais d'accès talutés à 1/1, égal à 10m

Ainsi b/B0 = 0,125.

𝑇0 𝑆0𝑅03𝐾0

𝑚 = 1 −= 1 −

Avec

𝑇𝐴𝑀

𝑆𝐴𝑀 𝑅𝐴𝑀 3𝐾𝐴𝑀


Or, les caractéristiques du cours d’eau ainsi que l’état de berges en amont et l’état de berge
au droit du pont sont à peu près les mêmes c’est-à-dire :

𝑇𝐴𝑀 = 𝑇0 = 𝑆0𝑅03𝐾0 = 23718

Donnant à m une valeur égale à 0.

La lecture de l’abaque dans l’annexe permet d’avoir Cc = 0,85.

Coefficient due aux conditions d’entrée CE :

Le coefficient dû aux conditions d’entrée CE, au cas où l’ouvrage présente des murs en aile
formant un angle θ avec l’axe du pont

Pour notre cas on prend θ = 90° et m = 0 d’où CE = 1.

Coefficient du biais θ que forme le pont avec les lignes d’écoulement Cθ :

θ = 90 car le pont est perpendiculaire au lignes d'écoulement Alors, on a Cϴ = 1.

Coefficient dû à la présence des piles CP :

Ce coefficient dépend des dimensions, du nombre, du type des piles et de la contraction de


la section d’écoulement au droit de l’ouvrage.

Soient n : le nombre des piles ; p : la largeur de la pile ;

m : contraction de la section d’écoulement au droit de l’ouvrage. Alors CP = f (n, p, m, B0)


Avec n = 3 ; p = 1,00m ;m = 0 et B0 = 80m on a CP = 1.

Coefficient du au nombre de FROUDE CF :

𝐹𝑅 =

𝑆𝐴𝑉 × √𝑔 × 𝑦𝐴𝑉

où SAV est la section d’écoulement à l’aval du pont qui est sensiblement égale à S0 :

SAV = 295,374m²

yAV : la profondeur d’eau moyenne dans cette section aval, yAV = 6m g : intensité de
pesanteur, g = 9,81 m/s² ;

Q = Q50 = 750m3

On obtient

FR = 0,13 et CF = 0,93.

Coefficient du à la profondeur relative de l’eau CY :

Ce coefficient est déterminé en fonction de y / B0 et m à partir de l’abaque et on a CY = 1 car


m = 0.

Coefficient du à l’excentrement du pont par rapport au champ d’écoulement majeur CX :

Cx = 1 du fait que le pont projeté ne sera pas excentré.


Coefficient dû à la submersion éventuelle du pont CS : Comme la submersion du pont est à
éviter, alors la valeur de CS est égale à 1.

Ainsi C = 0,79. Numériquement

𝑄²

2𝑔𝐶2𝑆 ² = 0,526𝑚

Hauteur d’eau correspondant à la pression dynamique en amont

L’expression de cette hauteur d’eau correspondant à la pression dynamique en amont est :

𝐴
𝑀

2𝑔

VAM : est la vitesse moyenne à l’amont du pont et α le coefficient représentant la


distribution de vitesse dans la section.

La valeur du coefficient α est donnée par la formule :

𝑆2 𝑇3

= 𝑀∑
𝐴 𝑖𝐴𝑀

3
𝐴𝑀

𝑖𝐴𝑀

Pratiquement, cette valeur varie de 1 à 2.

Prenons α = 1,05.

L’expression de VAM est : 𝑉

𝑄𝑆0 𝑄𝑆0

= = = 2,539𝑚/𝑠

𝐴𝑀

𝑆𝐴𝑀 𝑆0

Soit Alors

𝑀= 0,345
𝐴 𝑚 2𝑔
Perte de charge due au frottement Δhf

∆ℎ𝑓 = 𝐿𝐴𝑀 (

2 𝑄2

)+b( )

𝑇𝐴𝑀

𝑇0

LAM est la distance entre l’ouvrage et une section amont suffisamment loin des
perturbations provoquées par l’ouvrage.

En général, LAM = B0 = 80m

b est la largeur moyenne des culées = 10m Ainsi on a Δhf = 0,09m.

Calcul faites, on a comme valeur de Δz = 0,526 – 0,345 + 0,09 = 0,27m.

/ Hauteur de PHEC (Plus Haute Eau Cyclonique)

Par définition : PHEC = h + Δz

h désigne la hauteur naturelle de l’eau ; Δz désigne la surélévation.

Soit : PHEC = 5,84 + 0,27 = 6,11 m

/ Tirant d’air
La prévision d’un tirant d’air est obligatoire pour diminuer le risque d’obstruction partielle
ou totale de l’ouverture du pont provoquée par des détritus, corps flottants, branchages,
souches.

Nous admettrons un tirant d’air de 2 m puisque nous avons un grand charriage du bassin
versant.

/ Hauteur sous poutre

Elle est obtenue par la somme de hauteur de PHEC et le tirant d’air. H = PHEC + tirant d’air =
6,11 + 2,00 = 8,11 m

/ Affouillement

/ Description du phénomène

Le phénomène d’affouillement est assez connu dans ses généralités, mais très difficile à
estimer dans chaque cas particulier.

L’affouillement est le résultat de l’entraînement des matériaux solides composant le lit de la


rivière. Cet entraînement est directement lié à la vitesse d’écoulement des eaux ; au fond du
lit cet écoulement n’est pas uniforme mais tourbillonnaire.

L’entrainement des matériaux peut s’effectuer de trois manières différentes, selon leur
grosseur :

les éléments les plus fins sont mis en suspension et y sont maintenus par le mouvement
tourbillonnaire des eaux ;

les éléments moyens progressent par sauts ;

les éléments les plus gros roulent sur le fond.

L’obstacle que représente une pile ou une culée dans l’écoulement des eaux en période de
crue notamment, se traduit par une augmentation de la vitesse aux alentours de cet
obstacle, vitesse qui peut provoquer un affouillement local ou généralisé soit emporter
quasiment l’ouvrage.

/ Détermination de la profondeur d’affouillement Ha

Pour déterminer la profondeur d’affouillement au niveau d’une pile, il faudra tenir compte
des profondeurs d’affouillement qui proviennent de :

la réduction de section du cours d’eau due à la présence des remblais d’accès ;


la modification de débits ;

la présence des piles.

a / Profondeur due à la réduction de section du cours d’eau Hr

Comme la section du cours d’eau n’est pas rétractée par des remblais d’accès, alors elle
entrainera aucun d’affouillement au niveau de la pile.

Soit Hr = 0,00m.

b / Profondeur d’affouillement due à la modification de débits

Son expression est de :

𝐻 = 0,48𝑄0,36 − 𝐴1 𝑠𝑖 𝑑 < 6𝑚𝑚

𝑛 0

𝐵𝑚 90

𝐻 = 0,249𝑄−0.5𝑑 −0,11𝐵−0.5 − 𝐴1 𝑠𝑖 𝑑 > 6𝑚𝑚

𝑛 0 90

𝑚 𝐵𝑚 90

Q0 est le débit du projet ;

d90 : Dimension caractéristique de l’échantillon à la profondeur Hn ;

A1 : Section mouillée de la rivière correspondant au PHE du projet ;


Bm : Largeur au miroir du lit mineur de la rivière correspondant à la crue du projet.

Comme A1 = bh + mh² = 36 x 5,838 + 2,5 x 5,838² = 295,37m² B1 = b + 2mh = 36 + 2 x 2,5 x


5,838 = 65,19m

Avec Q0 = 750m3, on obtient Hn = 0,67m.

c / Profondeur d’affouillement due à la présence des piles Hc

Une formule empirique a été proposée par BREUSERS (1965) et s’écrit :

Hc = 1,4 x P où P désigne la largeur de la pile projetée sur un plan perpendiculaire à


l’écoulement.

Pour notre cas P = 1,00m (diamètre d’une colonne) soit Hc = 1,40m. Finalement, la
profondeur d’affouillement a pour valeur :

Ha = Hr + Hn + Hc = 0,00 + 0,67 + 1,40 = 2,07m

/ Protection contre l’affouillement

Comme il a été vu précédemment, l’affouillement est causé par l’entrainement de particules


se trouvant au niveau de la semelle par le courant.

Il est alors impératif de protéger ce dernier par des blocs enrochements.

Figure 4 : Protection contre l'affouillement

La formule la plus connue pour déterminer le diamètre de ces blocs est sans doute la
formule d’IZBASH dont l’expression est :

𝑉2
𝜌

𝑑=
𝑚𝑎𝑥

0,72𝑔(𝑠− 𝜌 )

Vmax : vitesse de l’écoulement correspondant à Q50, Vmax = 2,539 m/s ; g : accélération de


la pesanteur, g = 9,81 m/s² ;

ρ : masse volumique de l’eau, ρ = 1 000 kg/m3;

ρS : masse volumique de l’enrochement ρS = 2 600 kg/m3; d : diamètre de l’enrochement.

Calcul faite, on a d = 0,57m soit d = 60cm.

/ Récapitulation des caractéristiques de l’ouvrage

Les caractéristiques de l’ouvrage sont les suivantes :

PHEC = 6,11m ;

Hauteur sous poutre H = 8,11m ;

Profondeur d’affouillement Ha = 2,07m.

Après avoir fixé les dimensions de l’ouvrage, passons maintenant à une estimation
sommaire pour voir quelle variante sera plus adéquate pour notre projet.

CHAPITRE III : PROPOSITION ET ANALYSE DES VARIANTES

/ Généralités

L’estimation de quelques variantes suivie de leur comparaison a pour objectif de retenir


une variante de structure plus rationnelle du point de vue technique, économique et
éventuellement esthétique en tenant compte des contraintes d’ordre naturel et fonctionnel.

Afin de déterminer la meilleure variante possible, il est essentiel de se baser sur plusieurs
critères à savoir :

Le coût de construction ;
La durée d’exécution ;

Les conditions d’entretien ;

La rentabilité ;

La technique d’exécution ;

Le type de fondation.

Pour comparer les variantes proposées, nous avons besoin de quantifier les matériaux afin
que nous puissions déterminer les coûts sommaires de chaque variante proposée.

/ Proposition des variantes

Pour ce projet, les études précédentes de choisir trois variantes :

Un ouvrage en béton armé, comportant 4 travées indépendantes de 20,00m avec trois


poutres principales;

Un ouvrage en VIPP de travées égales à 40,00m avec trois poutres principales;

Un ouvrage mixte acier-béton continu.

béton :

/ Hypothèses et données de base pour la comparaison de variante

/ Ratio des armatures

Le tableau ci-dessous nous montre le ratio approximatif en acier par mètre cube de
Tableau 29 : Ratio des armatures

/ Poids volumique

Les poids volumiques utilisés pour l’estimation des variantes sont données par le tableau
suivant :

Tableau 30 : Poids volumique

/ Prix unitaire

Pour l’estimation de coût de construction pour chaque variante, nous adoptons comme prix
unitaires qui sont donnés dans le tableau suivant :

Tableau 31 : Prix unitaire

/ Combinaison d’action

Une action est un ensemble de forces ou de couples appliquées à la construction ou bien une
déformation qui lui est imposée. Les actions proviennent des charges permanentes, des
charges d’exploitation, des charges climatiques et des déformations imposées à la
construction.

La combinaison accidentelle à considérer est représentée symboliquement par : GP = 1,35


Gmax + Gmin + γQ1 Q1 + Σ γQi Qi

Gmax : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est défavorable pour la justification
d’un élément donné ;

Gmin : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est favorable pour la justification d’un
élément donné ;

Q1 : Action variable dite de base ;


Qi (i > 1) : Autres actions variables dite d’accompagnement. Le coefficient γQ1 a pour valeur
:

γQ1 = 1,5 sauf dans le cas spécifié ci-dessous ;

γQ1 = 1,35 pour les charges de caractère particulier (convoi militaire et convoi
exceptionnel, convois spéciaux sur les ponts rails).

Prenons Gmin = 0 pour avoir l’effet défavorable aux actions permanentes de la


superstructure et nous allons négliger les actions des charges variables d’accompagnement
pour l’étude de comparaison des variantes. La combinaison d’action devient donc

GP = 1,35 Gmax + 1.5Q1

/ Nombre de pieux

Le nombre de pieux sera déterminé à partir du rapport entre la charge totale transmise par
les piles ou les culées et la capacité portante moyenne d’un pieu en multipliant par le
coefficient de sécurité relatif aux conditions de travail des pieux.

Soient CT la charge totale que doit supporter les pieux, Cpp la capacité portante d’un pieu et
γPP le coefficient de sécurité (pondération). L’expression de nombre de pieu est tirée par la
relation suivante :

𝐶𝑇 𝑄𝑙

𝐶𝑇

( )≤( )

𝑛 𝑃𝑃

soit

𝑛≥

𝑄𝑙
𝛾PP

/ Estimation des variantes

a / Variante n°1

Il s’agit d’un pont en béton armé composé de 4 travées ayant chacune 20m de portée et
possédant 3 poutres sous la chaussée :

Figure 5 : Variante en BA

Longueur de travée de calcul

Les valeurs approximatives de la travée de calcul L et de la longueur totale de la poutre L1


de la structure peuvent être calculées à l’aide des formules suivantes :

L = 1,05 L0 + 0,60

L1 = 1,07 L0 + 0,65

avec L0 : Portée libre ;

L1 : Longueur totale de la travée = 20m ; L : Longueur de travée de calcul.

A partir de la deuxième équation, on obtient la valeur de L0 = 18,08 m D'où L = 1,05 x


18,08 + 0,60 = 19,58m

Figure 6 : Longueur de travée de calcul


Pré dimensionnement de la superstructure

Dalle en béton armé

L’entraxe des poutres doit être compris entre 2,50m et 4,00m. La détermination de
l’épaisseur de hourdis dépend de distance entraxe de 2 poutres. Les valeurs courantes de
l’épaisseur du hourdis en fonction de la distance e entraxe des poutres sont données dans le
tableau suivant :

Tableau 32 : Epaisseur du hourdis en fonction de l'entraxe des poutres

En prenant e = 3,00m, on a hd = 18cm

Chaussée

D’après la prévision du trafic, nous nous intéressons à une chaussée à double voie de 7 [m]
de large.

Trottoir

Il a pour largeur de 1 m et d’épaisseur fixée à e =15 cm.

Poutre principale

Hauteur de la poutre

La hauteur de la poutre ht est déterminée en fonction de la portée libre ou portée de calcul


ou portée totale de la poutre. Pour 15m ≤ L0 ≤ 40m on a 1∕15 ≤ ht ≤ 1/11.

Avec L0 = 20m, 1,33m ≤ ht ≤ 1,81m. Prenons ht = 1,50m

Largeur de la nervure b0
La valeur de b0 est donnée par la formule suivante :

b0 = ψh Où h = 0,9 ht = 0,9 x 1,50 = 1,35m

Et ψ est un coefficient variant entre 0,25 et 0,5. Prenons ψ = 0,3 Nous avons b0 = 0,405m
soit b0 = 0,50 m

Distance entraxe des poutres Cette valeur e a été prise ultérieurement pour 3m.

Entretoise

Hauteur : Elle est voisine de celle de la poutre principale Soit he = 1,50 m ;

Epaisseur : Prenons e =30 cm comme valeur de l’épaisseur de l’entretoise ;

Entraxe : L’entraxe ee des entretoises est obtenu par la relation ci-après : 3 ht ≤ ee ≤ 5,5 ht.
Fixons cette valeur à ee = 5m soit 10 entretoise par travée.

Garde-corps

Le garde-corps sera en acier. Sa hauteur est prise égale à 1 m.

Revêtement du tablier

Nous devons mettre une couche de béton bitumineux de 5 cm d’épaisseur au-dessus du


béton.

Estimation des quantités des matériaux

Volume du béton :

Poutre : 3 x 19,59 x 0,50 x (1,50 – 0,18) = 38,79m3

Entretoise : 10 x (3,00 – 0,50) x 0,30 x (1,50 – 0,18) = 9,90m3

Dalle : 19,59 x 9,00 x 0,18 = 31,73m3


Trottoir : 2 x 19,59 x 1,00 x 0,15 = 5,88m3 Ainsi, pour une travée, le volume en
béton de la superstructure est de 86,30m3

Poids en acier d’armature

La formule permettant d’obtenir le poids A en acier d’armature en fonction du volume de


béton V s’écrit : A = V x 150

D’où A = 12945,00kg/m3

Pré dimensionnement de l’infrastructure

Culées

Mur garde grève

Epaisseur : elle est définie par 20cm ≤ eg ≤ 30cm Soit eg = 25cm

Hauteur hg : Sa valeur est de 2,10m

Longueur : L = 9,00m Volume du béton V = 9,00 x 0,25 x 2,10 = 4,725m3

Mur en retour

Epaisseur : Elle est donnée par 𝑒r = 𝑙r+2

20

où lr : longueur du mur en retour comprise entre 2 à 6m, choisissons lr = 4,00m. Alors er =


30cm.

Hauteur : Elle se calcule par la formule hr = hg + hc où hg : hauteur du mur garde grève ;

hc : hauteur du chevêtre pris égale à 0,80m. Soit hr = 2,90m

Volume du béton V = 3,480m3

Sommier

Longueur : 9,00m

Largeur : 1,20m
Epaisseur : 0,80m

Volume du béton V = 9,00 x 1,20 x 0,80 = 8,640m3

Mur de front

Longueur : 9,00m

Epaisseur : 0,80m

Hauteur : 3,10m

Volume du béton V = 9,00 x 0,80 x 3,10 = 22,320m3

Semelle

Longueur : Sa longueur est voisine à la largeur du tablier mais avec un débord de 0,50m,
d’où Ls = 9,5m ;

Largeur : elle donnée par la relation 4,5Φ ≤ ls ≤ 5Φ où Φ est le diamètre du pieu pris égal à
1m.

Ainsi, ls = 4,5m.

Epaisseur : e = 1,00m

Volume du béton V = 9,50 x 4,50 x 1,00 = 42,750m3 Volume totale de la culée V = 81,915m3

Piles

Chaque pile sera composée de trois colonnes et un chevêtre, qui se reposent sur la semelle
et qui à son tour se repose sur des pieux.

Chevêtre

Hauteur : la hauteur du chevêtre hc est telle que hc ≥ 0,60 m, prenons 0,80 [m] comme
valeur de hc ;
Longueur : la longueur n’est autre que celle de la largeur du tablier du pont qui est de 9 m ;

Largeur : la largeur est de 1,20 m.

Volume du béton V = 9,00 x 1,20 x 0,80 = 8,640m3

Colonne ou fût

La hauteur de la pile est prise égale à hf = 8,50 m. Son diamètre est obtenu par D ≥ hf /12
soit D ≥ 0,80 m. Prenons D = 1,00 m.

𝜋 × 1,002

Volume du béton

𝑉=3×

× 8,50 = 20,027𝑚3

Semelle sous pile

Elle a la même dimension que celle de la culée.

Le volume total de la pile est alors égal à V = 71,417m3

Pieux

Pieux sous pile Descente de charge

La surface de chargement pour une pile est égale à la surface d’une travée.
Charge permanente

_ Elément en BA de la superstructure 86,30 x 2 5= 2157,50kN

_ Revêtement ……………………… : 19,59 x 7,00 x 0,05 x 23 = 157,70kN

_ Parapet …....……………………….. : 2 x 19,59 x 1,00 x 0,60 = 23,51kN G1 = 2338,71kN

-Poids propre de la pile avec la semelle de liaison G2 = 71,417 x 25 = 1785,42kN

Ainsi on a G = 4124,13kN

Surcharge d’exploitation

𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔

où ω désigne l’aire de la ligne d’influence ;

= 19,58 × 2 × 1 = 19,58𝑚 2
𝑚

Numériquement, 𝑄 = [2,13 × 2 + (0,45 × 2 × 1)] × 19,58 = 1010,33𝑘𝑁

Combinaison

Afin d’obtenir la charge totale, la combinaison d’action se fait suivant deux états limites :

_ ELS : CT = G + Q = 5134,46kN
_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 7083,07kN

Nombre de pieux Elle est définie par la relation :

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾

𝑄𝑙 PP

où Ql = 4428,86kN d’après le tableau obtenu dans le chapitre étude des pieux

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 2,24

On a

𝑄𝑙

𝑃𝑃

soit npieux = 3

Volume du béton

Les résultats de l’étude géotechnique ont permis de choisir un ancrage à 20m de


profondeur.

Soit

𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4

La quantité d’acier correspondant est A = 47,12 x 80 = 3769,91kg/m3


Pieux sous culée Descente de charge

Charge permanente

Elle est composée par la charge transmise aux culées et au poids propre des culées elle-
même. La charge qui est supportée par la culée est celle à partir de la mi- travée soit :

𝐺′ = 𝐺 1

1 2 d’où G1’ = 1169,35kN

-Poids totale de la culée : G2’ = 81,81 x 25 = 2047,87kN Alors G = 3217,22kN

Surcharge d’exploitation

Pour une longueur L1 = 19,58m, q1qc = 2,87T

𝑄′ = [2,87 × 2 + (0,45 × 1 × 2)] × 19,58 = 650,17𝑘𝑁

Soit 1

Combinaison

De manière homologue à celle faite précédemment :

_ ELS : CT = G + Q = 3867,39kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 5318,50kN

Nombre de pieux
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 1,92

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑄𝑙

Soit npieux = 2

Volume du béton

𝑉=𝑚
1² × 2 × 20 = 31,41𝑚 3 4

Acier d’armature A = 2513,27kg/m3

Tableau 33 : Devis quantitatif de matériau pour la variante en BA

Tableau 34 : Devis estimatif sommaire pour la variante en BA

b / Variante n°2

Il s’agit d’une variante en béton précontraint à deux travées indépendantes de 40m ayant 3
poutres principales.

Longueur de travée de calcul

De la même manière que la précédente, la formule permettant d’obtenir cette longueur est :
L = 1,05 L0 + 0,60

L1 = 1,07 L0 + 0,65
Soit L0 = 36,78m Alors L = 39,21m

Pré dimensionnement de la superstructure

Dalle

En se basant sur le tableau précédent, on choisira un entraxe des poutres à 3,00m soit 18cm
d’épaisseur pour la dalle.

Poutre principale

On dimensionne les poutres suivant la section la plus sollicitée.

Pratiquement les dimensions de la table de compression de la poutre sont déterminées lors


du calcul de la dalle du tablier.

Hauteur de la poutre

Pour ce type d’ouvrage, la hauteur h de la poutre est de l’ordre de 1/15 à 1/18 de la portée.
Néanmoins, la formule suivante permet aussi de l’obtenir :

− 0,20 ≤ ℎ ≤

20

+ 0,50 → 1,76 ≤ ℎ ≤ 2,46

20

Soit h = 2,00m
Largeur de la table de compression

La largeur b de la table supérieure de la poutre préfabriquée est de l’ordre de 0,65 à 0,75h.

En choisissant une valeur maximale, on a b = 0,75h = 1,50m.

Epaisseur de l’âme

L’épaisseur de l’âme dépend en général de la résistance à l’effort tranchant et des conditions


d’enrobage des câbles.

C’est souvent la deuxième condition qui prévaut en béton précontraint. Les facteurs
intervenant dans cette valeur sont :

diamètre des câbles pris égal à 8T15, d’où Φ = 76mm ;

dimension maximum des granulats cg = 25mm ;

un réserve entre les aciers pour permettre un bétonnage parfait, soit 1,5cg = 38mm ;

diamètre des aciers de peau, Φ = 10mm ;

diamètre des aciers transversaux = 10mm ; Après calcul, on a b0 = 232mm soit b0 = 24cm.

Gousset supérieur

Leur objet est de faciliter la mise en place du béton et de réduire la portée effective du
hourdis. On leur donne une pente de 45° à 60° par rapport à l’horizontale et une largeur de
0,10m et 0,15m.

A ce fait, on décide de prendre gs = 15cm.

Largeur de talon

Les talons des poutres, constituant la fibre inférieure de la structure, sont dimensionnés par
la flexion et doivent permettre de loger les câbles de précontrainte dans de bonnes
conditions d'enrobage et d'espacement.

En première approximation, pour un béton de 35 MPa de résistance, on pourra déterminer


la largeur totale des talons par la formule empirique suivante :
𝑏𝑡

𝑙𝐿²

= ℎ𝑡2𝐾

avec 1100 ≤ K ≤ 1300

où l : largeur du tablier ; L : Portée de la travée ;

ht : Hauteur totale du tablier.

Pour un ouvrage normalement élancé au 1/17, la largeur des talons varie de 0,60 à 0,90 m
lorsque la distance entre axes des poutres varie de 2,50 m à 4,00 m.

Si on décide de loger 4câbles par lits, il faudra une largeur de 9Φg = 9 x 7,6 = 68,4cm. Ainsi
bt = 70cm.

Hauteur du talon de la poutre

La hauteur ou pied de talon est généralement comprise entre 0,10 m et 0,20 m pour des
largeurs de talons variant de 0,60 m à 0,90 m.

Afin de pouvoir placer les 2 lits de câble, prenons ht =20cm

Gousset du talon

Le pan incliné du talon doit être relativement pentu, ce qui est favorable à une bonne mise
en œuvre du béton et conduit à faciliter le relevage des câbles de précontrainte. Ainsi, dans
le schéma ci-dessous, la tangente de l'angle α est normalement comprise entre 1 et 1,5.

Soit α = 45°.
Alors, on a une hauteur gt = 24cm.

Figure 7 : angle alpha sur gousset inférieur de la poutre

Espacement des poutres

L’entraxe des poutres principales varie en général entre 2,5 et 3,5 m. Dans la pratique, on
cherche à positionner les poutres de rive de manière à bien coffrer la totalité de l’hourdis.

On prendra pour notre cas, un espacement de 3,00m.

Entretoise

Hauteur he

Les entretoises ont une hauteur voisine de celle des poutres, ce qui leur confère une bonne
rigidité.

En pratique, la jonction entre l'entretoise et la poutre coïncide souvent avec une des
extrémités du pan incliné du talon.

Cette réduction de hauteur facilite l'accès aux appareils d'appuis en ménageant un espace
suffisant entre le chevêtre d'appui et les entretoises. A cet égard, une distance minimale de
0,50 m semble convenable, soit he = 1,50m.

Epaisseur e

Dans la pratique, cette épaisseur varie de 25 cm à 30 cm.

En plus, on doit tenir en compte de :

l’enrobage 20mm ;

aciers de peau 10mm ;

aciers transversaux 10mm ;

passage de pervibrateur 70mm ;

emplacement de gaine 53mm ;

Soit e = 273mm d’où la valeur de e = 28cm

Espacement des entretoises


Comme le cas précédent, l’espacement doit respecter la condition 3 ht ≤ ee ≤ 5,5 ht.

Soit 6,00m ≤ ee ≤ 11,00m pour une hauteur de 2,00m.

Afin d’avoir un espacement identique, prenons ee = 9,80m avec L = 39,21m. On a alors 10


entretoises par travée.

Longueur des entretoises

Comme la poutre possède une épaisseur de 24cm et un entraxe de 3,00m, alors la longueur
de l’entretoise est de 2,76m.

Chaussée

Nous avons une chaussée de 7 m de large

L’épaisseur du trottoir sera fixée à 15 cm et sa largeur est de 1 m.

Volume du béton

Poutre principale

Pour la détermination du volume en béton, nous considérons les caractéristiques


géométriques de la poutre c’est-à-dire nous divisons la section de la poutre principale en
plusieurs sections élémentaires pour faciliter le calcul et nous faisons la somme après.

On obtient ainsi V = 3 x 0,775 x 39,21 = 91,16m3

Entretoise : V = 10 x 2,76 x 0,28 x 1,50 = 11,59m3

Dalle : V = 39,21 x 9,00 x 0,18 = 63,52m3

Trottoir : V = 39,21 x 2 x 1,00 x 0,15 = 11,76m3 Le volume en béton de la


superstructure est de V = 178,04m3

Poids en acier d’armature

Armature de précontrainte : A = 91,16 x 90 = 8204,40kg/m3

Armature passive A = 178,04 x 95 = 16913,80kg/m3

Pré dimensionnement de l’infrastructure

Pour les trois variantes proposées, le pré dimensionnement des piles et des culées sera pris
égal.
Pieux sous pile Descente de charge

Charge permanent

_ Elément en BA de la superstructure : 178,04 x 25 = 4451,00kN

_ Revêtement : 39,21 x 7,00 x 0,05 x 23 = 315,64kN

_ Parapet : 2 x 39,21 x 1,00 x 0,06 = 47,05kN Soit G1 = 4813,70kN

_ Poids propre de la pile avec la semelle de liaison :

G2 = 71,42 x 25 = 1785,43kN

D’où G = 6599,13kN

Surcharge d’exploitation

𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔

où ω désigne l’aire de la ligne d’influence ;

= 39,21 × 2 = 39,21𝑚 2
𝑚

2
Alors

𝑄 = [1,76 × 2 + (0,45 × 2 × 1)] × 39,21 = 1733,08𝑘𝑁

Combinaison

_ ELS : CT = G + Q = 8332,21kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 11508,45kN

Nombre de pieux

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾

11508,45

= × 1,4 = 3,64

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥

𝑄𝑙

4428,86
Soit npieux = 4 pieux

Volume du béton

𝑉=𝑚
1² × 4 × 20 = 62,83𝑚 3 4

Poids d’acier d’armature = 5026,4kg/m3

Pieux sous culée Descente de charge

Charge permanente

_ La charge transmise par la culée est la charge venant de la demi-travée soit :

𝐺1

′ = 𝐺1 d’où G1’ = 2406,85kN

_ Le poids propre de la culée avec la semelle est de : G2’ = 2047,86kN

D’où G = 4454,73kN

Surcharge d’exploitation

Pour L1 = 39,21m, q1qc = 2,44T/m

39,21 × 1
Soit

𝑄1 = [2,44 × 2 + (0,45 × 1 × 2)] ×

Combinaison

= 1133,16𝑘𝑁

_ ELS : CT = G + Q = 5587,90kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 7713,62kN

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾

Nombre de pieux

7713,62

= × 1,6 = 2,78

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥

Soit npieux = 3

𝑄𝑙
4428,86

Volume de béton :

𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,124𝑚 3 4

Poids d’acier d’armature : A = 3769,91kg/m3

Tableau 35 : Devis quantitatif de matériau pour la variante en BP

Tableau 36 : Devis estimatif pour la variante en BP

c / Variante n°3

Pont mixte acier béton à deux travées de 40m.

Longueur de travée de calcul

En suivant les mêmes démarches que précédemment, avec L1 = 40m, on a L0 = 36,78m et L


= 39,21m

Pré dimensionnement de la superstructure

Poutre principale
La poutre en acier a une section en I dont les caractéristiques sont montrées par la figure
suivante :

Figure 8 : Section de la poutre en acier

Hauteur

Nous allons supposer que les poutres principales sont des poutres à âmes pleines.

Les élancements courants admissibles pour les poutres en acier sont telles que :

𝐿 𝐿

≤𝐻≤

25 20

Prenons la valeur de H = L/25 afin de limiter les déformations. Soit H = 1,57m d’où H =
1,60m

Epaisseur de l’âme

Il y a trois conditions qui doivent être vérifiée pour pouvoir choisir cette épaisseur, à
savoir :

La condition d’élancement qui demande un h ≈ hw, on finit par trouver tw ≥ 9,63mm pour h
= 1,60m ;

𝑡𝑤

≥ ℎ𝑤 .En supposant

166

La condition d’épaisseur minimale impose tw ≥ 12 mm ;

Pour limiter le phénomène de voilement et le nombre de raidisseurs,


𝑉𝐸𝐿𝑈 𝑁

on se propose de limiter la contrainte τ à 160MPa à l’ELU soit : ≤ 160 [

𝑡𝑤ℎ𝑤

𝑚𝑚²

Maintenant, nous n’avons pas encore les valeurs de l’effort tranchant à l’ELU, donc nous
nous intéressons sur les deux conditions pour la détermination de l’épaisseur de l’âme.

Finalement on a tw =12mm.

Largeur des membrures

Les largeurs des membrures sont fournies par des tables et des tableaux en fonction de la
portée de l’ouvrage.

Tableau 37 : Largeur des membrures en fonction de la portée de la poutre

Pour notre cas, on a bs = 550mm et bi = 600mm.

Epaisseur des membrures

L’élancement de la semelle doit être suffisant afin d’empêcher tout risque de voilement. Les
conditions s’écrivent en arrondissant au [mm] supérieur :

𝑡𝑠

= 𝑏𝑠 − 𝑡𝑤 = 24𝑚𝑚 28𝜀
𝑡𝑖

= 𝑏𝑖 − 𝑡𝑤 = 26𝑚𝑚 28𝜀

235

𝜀=√

𝑓𝑦

235

=√

355

= 0,81

Soit hw = h – (ts + ti) = 1550mm

Entretoise en acier

Hauteur
Elle est de l’ordre de 1/10 à 1/15 de sa portée soit de la distance entre deux poutres
consécutifs. Pour cette variante, on a adopté deux poutres principales distantes de 5,50m.
D’où

une hauteur égale à 1

12,5

× 5,50 = 0,44𝑚. Nous allons alors prendre he = 0,50m.

Epaisseur de l’âme

Nous admettons que l’épaisseur de l’âme des entretoises soit égale à 12mm.

Largeur des membrures

La largeur des membrures joue un rôle important contre le déversement lors du bétonnage
et la fixation des connecteurs. Dans le cas pratique, elle varie de 220 à 350mm.

Prenons une largeur de 250 mm avec une épaisseur de 20 mm pour les deux membrures.

Espacement des entretoises

L’espacement des entretoises est de 6 à 10 m selon le risque de flambement latéral des


membrures comprimées. Prenons 9,80 m comme entraxes des entretoises. Donc on aura 5
entretoises pour une travée.

Dalle en béton armé

Cette épaisseur varie de 𝑙


35

≤𝑒≤𝑙

25

avec l étant la distance entre deux poutres consécutives.

Comme l = 5,50m, 0,16m ≤ e ≤ 0,22m. Soit une épaisseur e = 20cm tout au long de la travée.

Quantité des matériaux de la superstructure

Volume du béton

_ Volume du béton de la dalle : 0,20 x 9,00 x 39,21 = 70,58m3

_ Trottoir : 2 x 1,00 x 0,15 x 39,21 = 11,76m3

Poids en acier

_ Poutre principale en acier : 2 x 39,21 x 0 ,047 x 78,5 = 291,79kN

_ Entretoise en IPE : 5 x 7,00 x 0,0155 x 78,5 = 42,64kN

Pré dimensionnement de l’infrastructure

Piles et culées variante (cf. variante n°1)

Pieux sous piles Descente de charge

Charge permanente
_ Elément en BA de la superstructure : 82,34 x 25 = 2058,50kN

_ Revêtement : 0,05 x 7,00 x 23 x 39,21 = 315,64kN

_ Parapet : 2 x 0,6 x 39,21 = 47,05kN

_ Poutre et entretoise : = 334,43kN

Soit G1 = 2755,62kN

_ Poids propre du pilier massif avec les semelles : G2 = 1785,43kN

Ainsi G = 4541,05kN

Surcharge d’exploitation

𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔

où ω désigne l’aire de la ligne d’influence ;

= 39,21 × 2 × 1 = 39,21𝑚 2
𝑚

Alors 𝑄 = [1,76 × 2 + (0,45 × 2 × 1)] × 39,21 = 1733,08𝑘𝑁

Combinaison
_ ELS : CT = G + Q = 6274,13kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 8730,00kN

Nombre de pieux

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾

8730

× 1,4 = 2,79

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑄𝑙 4365,2

D’où npieux = 3

Volume de béton pour les pieux :

𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4

Poids d’acier d’armature : A = 3769,91kg/m3

Pieux sous culée Descente de charges

Charge permanente
_ La charge transmise par la culée est la charge venant de la demi-travée soit :

𝐺1

′ = 𝐺1

d’où G1’ = 1377,81kN

_ Le poids propre de la culée avec la semelle est de : G2’ = 2047,86kN Soit G = 3425,67kN

Surcharge d’exploitation

Pour L1 = 40m, q1qc = 2,44T/m

39,21 × 1

Soit

𝑄1 = [2,44 × 2 + (0,45 × 1 × 2)] ×

= 1133,16𝑘𝑁

Q1’ = 1133,16kN

Combinaison d’action

_ ELS : CT = G + Q = 4558,83kN
_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 6324,39kN

Nombre de pieux

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 6324,39 × 1,4 = 2,02 soit n = 3

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥

𝑄𝑙

4365,2

pieux

Volume de béton des pieux :

𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4

Poids d’acier d’armature : A = 3769,91kg/m3

Tableau 38 : Devis quantitatif de matériau pour la variante mixte

Tableau 39 : Devis estimatif pour la variante mixte


III_ 4 / Analyse des trois variantes

Les analyses de variantes proposées sont résumées dans le tableau suivant :

Tableau 40 : Analyse multicritère des trois variantes

/ Choix multicritère

Après avoir fait ces quelques études sur les variantes proposées, le choix définitif de la
variante à retenir sera adopté par le système de notation à l’aide du tableau de synthèse du
choix multicritères.

On essayera de fixer une échelle de notation selon son importance, à savoir :

Note = 1 : moins avantageux ;

Note = 2 : avantageux ;

Note = 3 : très avantageux.

Tableau 41 : Notation des trois variantes

D’après ce que révèle la notation des trois variantes, on peut affirmer que pour notre projet,
la variante principale sera donc en béton précontraint à poutre sous chaussée.
CHAPITRE I : NOTION DE LA PRECONTRAINTE
/ Définition

Une construction en béton est dite en béton précontraint quand elle est soumise à un
système d’efforts crées artificiellement pour engendrer des contraintes permanentes qui,
composées avec les contraintes dues aux charges extérieures, donnent des contraintes
totales comprises entre les limites que le béton peut supporter indéfiniment, en toute
sécurité.

La valeur minimale de l’effort de précontrainte est déterminée par la condition de maintenir


le béton comprimé(ou d’en limiter suffisamment la traction), et la section minimale de
béton par la condition de limiter la compression maximale du béton à sa valeur amissible.

/ Mode de réalisation

Pour l’installation de la superstructure d’un pont, on peut admettre des différents ordres de
mise en tension des câbles, de la formation des sections et d’application des charges aux
poutres. La technologie adoptée pour la fabrication des poutres ainsi que la continuité de
leur chargement doivent avoir des influences sur les différents calculs (calcul des
sollicitations, dimensionnement de la pièce, calcul de la section des armatures et des câbles
précontraints, …). Dans le cas général, il y a deux types de mise en précontrainte des
poutres sous chaussées

la précontrainte par post tension ou post contrainte ;

la précontrainte par pré tension. I-2-1 / Post tension

Dans cette méthode, la mise en tension des câbles est réalisée après la prise nécessaire

du béton. Les vérins s’appuient directement sur les poutres préfabriquées et les forces de
tractions sont appliquées aux abouts des câbles. A la fin de tirage, la contrainte des câbles
est transmise aux bétons à l’aide d’un système d’ancrage spécial, on a ainsi la possibilité de
libérer les vérins.

Les câbles doivent être placés à l’intérieur du béton, de façon à être protégés de la
corrosion, et à obtenir un tracé courbe. Mas, pour être tendus, et donc s’allonger, ils doivent
pouvoir coulisser par rapport au béton. Aussi place-t-on les câbles dans des conduits
réservés par des gaines (on les places avant coulage du béton, ou les enfile ensuite dans ces
gaines).

Les gaines débouchent sur les coffrages. Les câbles doivent en émerger d’une longueur
suffisante pour qu’ils puissent être saisis par les vérins.

A Madagascar, la précontrainte par post tension est la plus fréquemment rencontrée et les
armatures de précontrainte les plus utilisées sont les torons de 7 et de12.

/ Pré tension
Cette méthode est appelée « méthode des précontraintes par fils adhérents » lorsque nous
utilisons des fils crantés et « méthode de précontrainte par ancrage » lorsqu’on utilise des
fils lisses.

Dans ce cas, la mise en précontrainte se fait avant le durcissement du béton à l’aide des
vérins (hydrauliques ou électriques) sur un banc spécial. La pression des vérins est
transmise à la construction du banc.

Après le coulage et la prise nécessaire du béton, on libère les vérins et la transmission des
forces de compression au béton est réalisée grâce à l’existence de la force d’adhérence entre
le câble et le béton ou bien à l’aide d’un tirant d’ancrage installé aux extrémités de chaque
câble.

/ Phase de précontrainte

La précontrainte d’une poutre se fait en deux phases bien distinctes à savoir :

a / Phase 1

A 7 jours d’âge, le durcissement du béton est atteint. La résistance à la compression du

7 × 40

béton est de ce fait égal à

𝑓𝑐7 = 4,86 + 0,83 × 7 = 26,24𝑀𝑃𝑎

Pendant cette phase, nous avons comme tâche :

Mise en tension des câbles d’about ;

Injection de coulis de ciment de ces câbles ;

Lancement de la poutre sur les appuis.

b / Phase 2

A 28 jours d’âge, la résistance à la compression du béton atteint 40 MPa, on met en œuvre :


Coulage de la dalle et des entretoises ;

Mise en tension des câbles relevés ;

Injection de coulis des câbles relevés.

/ Choix de la précontrainte

En général, le choix de la mise en tension est en fonction de la longueur de la travée du pont.


Suivant les 2 modes de précontraintes, on peut avoir :

les ponts à poutres précontraintes par pré-tension ou PRAD qui occupent une gamme de
portée allant de 10 à 35mètres ;

les ponts à poutres précontraintes par post-tension ou VIPP qui sont employés pour les
portées comprises entre 30 à 50mètres.

CHAPITRE II : HYPOTHESE DE CALCUL

/ Règlements de calculs utilisés

/ Les règlements

Les règlements pour tous les calculs à faire sont les suivantes :

Programme de charges et épreuves des ponts : Titre II du Fascicule 61 ;

Les règles de conception et de calcul des ouvrages et construction en béton armé suivant la
méthode des états limites : BAEL 91 révisé 99 ;

Les règles de conception et de calcul des ouvrages et construction en béton précontraint


suivant la méthode des états limites : BPEL 91 révisé 99 ;

Les règles techniques de conception et de calcul des fondations des ouvrages en Génie Civil :
Titre V du Fascicule 62.

/ Les Etats Limites Ultimes (ELU)

Ce sont des états limites qui mettent en jeu la sécurité des biens et des personnes.

Cela correspond à l’attente maximale ; à la capacité portante de l’ouvrage ou de l’un de ses


Instabilité de forme ou flambement ;

La transformation de la structure en mécanisme. Les critères de calculs pour les ELU sont :

Déformation ultime ;
Calcul à la rupture.

/ Les Etats Limites de Service (ELS)

Ce sont des états limites qui considèrent les conditions normales d’exploitation et de
durabilité, en particulier les fissures et les déformations. Ils correspondent aux phénomènes
suivants :

Ouverture excessive des fissures à la déformation des éléments porteurs ;

Compression excessive du béton ;

Vibration excessive ;

Perte d’étanchéité.

Les critères de calculs sont la contrainte limite et le calcul de type élastique.

/ Hypothèses adoptées

Les sections planes avant déformation restent planes après déformation (hypothèse de
BERNOULLI) ;

Le béton et l’acier sont considérés comme des matériaux linéairement élastiques : la


contrainte est proportionnelle à la déformation et on suppose qu’il n’y a pas de glissement
relatif entre eux ;

La résistance à la traction du béton est négligée à cause de la fissuration.

Pour les pièces en béton précontraint, les trois principes suivants sont pris en compte :

La précontrainte transforme le béton en un matériau homogène et élastique ;

La compression dans le béton et la traction dans l’acier de précontraint forme un couple de


résistance interne égal au moment fléchissant produits par des charges appliquées.

L’effet de la précontrainte est équivalent à un chargement agissant dans le sens contraire de


celui dû aux charges appliquées car la précontrainte compense une partie de ces charges.

/ Actions et combinaison d’actions

/ Actions
On appelle actions les forces et les couples dues aux charges appliquées et aux déformations
imposées à une construction c’est-à-dire toute cause produisant un état de contrainte dans
la construction. On distingue trois sortes d’actions :

a / Actions permanentes G

Elles comprennent notamment :

Le poids propre de la structure ;

Le poids des équipements fixes ;

Les poids, les poussées et les pressions dues à des terres ou des liquides lorsque les niveaux
de ces derniers varient peu ;

Les déformations imposées à la construction (retrait, tassement différentiel des appuis);

La force de précontrainte.

b / Actions variables Q

Ces actions sont celles dont l’intensité varie fréquemment et de façon importante dans le
temps. Elles comprennent en particulier :

Les charges d’exploitation ;

Les charges climatiques ;

Les charges appliquées en cours d’exécution des travaux et qui proviennent en général des
équipements et engins de chantiers.

Les effets dus à la température.

Pour la conception des ponts à Madagascar, seules les charges d’exploitation correspondant
à l’utilisation prévue de l’ouvrage et le vent seront prises en compte.

Notons Qr les charges d’exploitations particulières comme la surcharge A(l), système B et


les piétons et W l’action due au vent.

Surcharge A(l) : la chaussée supporte une charge uniformément repartie d’intensité égale à :
𝐴(𝑙) = 350 + 3

320 × 106

𝑘𝑔

[ 2]

𝑙 + 60𝑙 + 225000 𝑚

où l est la longueur surchargée en [m].

Les surcharges du système A n’ont pas à être affectées du Coefficient de Majoration


Dynamique (CMD) car lors de l’établissement de la formule, il a été déjà tenu en compte.

Système de surcharge B :

Système Bc

C’est un camion type qui a pour surfaces d’impacts d’une roue arrière de 0,25×0,25[m²] et
une roue avant de 0,20×0,20 [m²]. La longueur et la largeur d’encombrement sont
respectivement 10,5 [m] et 2,60 [m].

Système Be : composé d’un essieu isolé de 100 [kN] ;

Système Bt : composé d’une roue isolée de 80 [kN].

Pour le système de surcharge B, on tient compte le CMD qui a pour expression :

0,4

𝛿= 1 + 𝛼+ 𝛽= 1 + + 1 + 0,2𝑙

0,6
1+4𝑃

Avec l : longueur de l’élément considéré ; P : Charge permanente ;

S : Surcharge maximale du système B.

Surcharge des trottoirs

Les surcharges à considérer sont différentes suivant que l’on envisage le calcul du tablier
(surcharge locale) ou le calcul des poutres principales (surcharge générale).

Pour le calcul du tablier (élément de couverture, dalle, longeron, entretoise), nous


considèrerons successivement :

Une surcharge uniforme de 450 kg/m². Elle sera disposée tant en longueur qu’en largeur
pour produire l’effet maximal envisagé. Ces effets pourront éventuellement se cumuler avec
ceux du système B.

Une roue isolée de 3 T (sur les trottoirs en bordure des chaussées seulement) avec surface
d’impact 0.20x0.20 m et qui sera disposée dans la position la plus défavorable. Les effets de
cette roue ne se cumuleront pas avec ceux des autres surcharges de chaussée ou de trottoir.

Pour le calcul des poutres principales, nous appliquerons sur les trottoirs une charge
uniforme de 150 kg/m² de façon à produire l’effet maximal cherché.

c / Action accidentelle FA

Ces actions sont celles provenant des phénomènes se produisant rarement et avec une
faible durée d’application. A titre d’exemple, nous pouvons citer les chocs des bateaux sur
les piliers implantés dans les cours d’eau d’une voie navigable, les chocs des véhicules
routiers sur une pile d’un pont franchissant une voie de circulation, les séismes.

Les actions accidentelles ne sont à considérer que pour les ELU. II-2-2 / Combinaison
d’action

Pour déterminer les sollicitations : Mf, Mt, N et V auxquelles une construction est

soumise, nous utilisons les combinaisons d’actions définies ci-après :


Gmax : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est défavorable pour la justification
d’un élément donné ;

Gmin : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est favorable ;

Q1 : Action variable dite de base ;

Qi (i > 1) : Autres actions variables dite d’accompagnement.

Les combinaisons d’action à envisager sont différentes pour les ELU et ELS.

a / Combinaison d’action à considérer pour les ELU

Nous distinguons les situations durables ou transitoires qui font intervenir seulement les
actions permanentes, variables et les situations accidentelles qui prennent en compte les
actions accidentelles.

Situation durable et transitoire

La combinaison accidentelle à considérer est représentée symboliquement par :

1,35𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝑄
1 𝑄1 + ∑ 𝑄𝑖𝑄𝑖

γQ1 = 1,5 sauf dans le cas spécifié ci-dessous ;

γQ1 = 1,35 pour les charges de caractère particulier (convoi militaire et convoi
exceptionnel, convois spéciaux sur les ponts rails).

Le coefficient γQi, qui dépend de la nature des actions considérées, a pour valeur 0,8 pour
les effets dus à la température (s’il y a lieu de les prendre en compte).

Situation accidentelle

En désignant par FA la valeur représentative de l’action accidentelle, la combinaison


d’action à considérer est représentée symboliquement par :

𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝐹𝐴 + ∑ 𝐴𝑖𝑄𝑖

b / Combinaison d’action pour les ELS

Pour les Etats Limites de Service, la combinaison d’action s’écrit :


𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝑄1 + ∑ 0,
𝜓 𝑖𝑄𝑖

/ Caractéristique physique et mécanique des matériaux

/ Le béton

a / Béton armé

Dosage : 400 Kg de CPA de classe 45 (CEM I -42,5) par m3 de béton ;

Résistance caractéristique à priori du béton : f28 = 30 MPa ;

Résistance à la compression du béton à j jours :

𝑓𝑐𝑗 = 4,86 + 0,83𝑗 𝑓𝑐28

Résistance caractéristique à la traction : 𝑓𝑡𝑗 = 0,6 + 0,06𝑓𝑐𝑗

Résistance limite à la compression relative à l’E.L.U : dont :

0,85

𝑓𝑏𝑢 = 𝑏 𝑓𝑐28

γb = 1,15: Coefficient pour les actions accidentelles ;


γb = 1,5: Coefficient de sécurité du béton pour les combinaisons fondamentales ; θ = 1 : Si la
durée d’application des charges est supérieure à 24 heures ;

θ = 0,9 : Si la durée d’application des charges varient entre 1 heure à 24 heures ; θ = 0,85 : Si
la durée d’application des charges est inférieure à 1 heure.

Pour les ponts routes, la durée d’application des charges est inférieure à 1h. Par suite,
prenons θ = 0,85.

Résistance limite à la compression relative à l’E.L.S : 𝑏̅̅ 𝑐̅ = 0,6𝑓𝑐28

b/ Béton précontraint

Seule la résistance à la compression à 28 jours différencie le béton précontraint au béton


armé. Ce qui entraine les différences des valeurs des autres caractéristiques.

Dosage : 400 [kg] de ciment de CEMI de classe 42,5 par m3 du béton ;

Résistance caractéristique à priori du béton à 28 jours : fc28 = 40 MPa.

/ Acier d’armature

a / Armature passive

Type : barre à haute adhérence de classe FeE400 ;

Limite d’élasticité : fe = 400 MPa ;

Module de déformation longitudinale : Es = 2,1 105 MPa

Contrainte de calcul à l’ELU :

= 𝑓𝑒𝑑 = 𝑓𝑒 = 348𝑀𝑃𝑎

où γs = 1.15 : Coefficient de sécurité ;


si εs ≥ εsl

Avec εs : déformation de l’acier ;

εsl : déformation limite de l’acier.

Contrainte à l’ELS

Pour un pont, la fissuration est soit préjudiciable lorsque les éléments sont exposés aux
intempéries ou à des condensations, ou peuvent être alternativement émergés ou noyés en
eau douce ou soit très préjudiciable lorsque les éléments sont exposés à un milieu agressif
ou doivent assurer une étanchéité.

Pour notre cas, nous allons considérer la fissuration préjudiciable car notre pont se situe
près de la commune d’Ampandrianomby. La contrainte de traction des armatures sera
limitée donc à :

𝑠̅ = 𝜉= 𝑚𝑖𝑛 {3 𝑓𝑒; max(0,5𝑓𝑒; 110√𝑓𝑡𝑗


𝜎̅̅ 𝜂 }

η: coefficient de fissuration égale à 1,6 pour les armatures à haute adhérence en BA.

b / Acier de précontrainte

Pour le cas de la post tension, nous pouvons opter pour des torons T15 à Très

Basse relaxation (TBR) enfilés dans des gaines souples dont les caractéristiques sont les
suivantes :

Principe de précontrainte : Freyssinet ;

Câbles : 12T13

Diamètre d’une gaine : 0,071 m ;

Section d’un toron : 139mm² ;


Les caractéristiques mécaniques sont :

La contrainte de rupture garantie : fprg = 1812MPa ;

La contrainte à la limite conventionnelle d’élasticité : fpeg = 1590MPa ;

Le module d’élasticité des armatures de précontrainte : E = 1,9 105MPa ;

La valeur maximale de la tension à l’origine en post tension

𝑓0 = min(0,8𝑝𝑟𝑔 ; 0,9𝑓𝑝𝑒𝑔)

La valeur garantie de la perte par relaxation à 1000h : ρ1000 = 0,025 ;

Coefficient sans dimension : μ0 = 0,43 ;

Coefficient de perte en ligne : φ =0,002 ;

Coefficient de frottement du câble sur son conduit : f =0,18 rad-1

Recul d’ancrage probable : g = 0,006 m

DECAL : Ecart existant dans les parties les plus courbes du câble entre le centre de gravité
des aciers durs et l’axe de la gaine. (Valeur conseillée 0,11 du diamètre de la gaine).

/ Sable

Nous utilisons des sables bien propres provenant de concassage ou de sable de la rivière
mais leurs caractéristiques sont préconisées pour garantir la résistance du béton.

/ Eau de gâchage

L’eau de gâchage du béton doit être propre, potable si possible. Le dosage en eau est en
génal compris entre 140 à 240 litres pour une mètre cube de béton.

/ Adjuvant

Les adjuvants entrant dans la composition du béton doivent être conformes à la norme NF P
18-103. Les adjuvants à utiliser selon les cas sont répertoriées dans le tableau suivant :

Tableau 42 : Adjuvant et leur utilisation


CHAPITRE III : CALCUL DE LA DALLE DU PONT

Dans le domaine de construction d’un pont, la dalle est appelée hourdis. C’est la partie de la
superstructure qui sera appelée à recevoir directement les effets des surcharges Elle doit
être l’objet de justification, d’une part, en tant que plaque fléchie et, d’autre part, vis-à-vis du
poinçonnement par des charges locales.

/ Hourdis central

Les dimensions pour le calcul seront déterminées entre les nus de deux poutres et les nus
des deux entretoises successives.

/ Caractéristique de la dalle

On prendra les valeurs obtenues lors du pré dimensionnement de la superstructure dans la


proposition des variantes.

Figure 9 : Hourdis central

Les dimensions concernées dans ce calcul sont :

La portée dans le sens transversal est la longueur entre nus des deux poutres successives

: lx =2,76 m ;

La portée dans le sens longitudinal est la longueur entre nus des deux entretoises
successives: ly =9,72 m ;

Epaisseur de la dalle : ed =0,18 m.

/ Détermination du Coefficient de Majoration Dynamique

Pour tenir compte des effets dynamiques des surcharges, on considère le coefficient de

majoration dynamique défini par :

0,4

𝛿 = 1 + 𝛼 + 𝛽 = 1 ++

1 + 0,2𝑙
0,6

1+4𝑆

où l : largeur roulable = 7,00m ;

S = 600kN : Surcharge maximale du système B incluse dans le carré de côté l. P : Charge


permanente totale de la dalle correspondant au carré de côté l

Charge permanente

_ Poids de hourdis : 25 x 0,18 x 7,00 x 7,00 = 220,50kN

_ Revêtement : 23 x 0,05 x 7,00 x 7,00 = 56,35kN

P = 276,85kN

Surcharge maximale du système B Alors on a

0,4

𝛿 = 1 + 𝛼 + 𝛽 = 1 ++

1 + 0,2 × 7,00

0,6

276,85

1 + 4 600

δ = 1,378

/ Sollicitation
a / Sens de portée de la dalle

𝑙= 𝑥= 2,76 = 0,28 < 0,4

Comme on a le petit côté.

𝑙𝑦 9,72

alors la dalle sera considérée comme étant portée sur

b / Calcul des moments fléchissant

Moment sous charge permanente

La dalle est portée en un seul sens, donc assimilée à une poutre de largeur unité et de
longueur égale à lx encastré partiellement aux poutres.

Figure 10 : Modélisation de la charge permanente

Le moment isostatique maximal en travée s’écrit :

𝑀0

𝑔𝑙²

8
où g : charge uniformément repartie par mètre linéaire qui a pour valeur :

_ Dalle :25 x 0,18 x 1,00 = 4,50kN/m

_ Revêtement : 23 x 0,05 x 1,00 = 1,15kN/m

Soit g = 5,65kN/m Avec l = lx = 2,76m, on obtient M0G = 5,38kN.m

Moment sous surcharge d’exploitation

Largeur d’influence par l’application de la surcharge B

Figure 11 : Modélisation des roues de camion sur l’hourdis

Suivant l’axe longitudinal du pont, la largeur influencée par l’application du système B vaut :

𝑙𝑏 𝑙𝑏 2𝑙𝑏

𝑆𝑖 𝑎 + ≤ 1,5𝑚 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎 = 𝑎 + 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎 ≥

1 3 1 3 3

𝑙𝑏 1 𝑙𝑏 𝑙𝑏

𝑆𝑖 𝑎 + ≥ 1,5𝑚 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎 = (𝑎 + 1,5 + ) 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎 ≥ + 0,8

1 3 2 1 3 3

Avec a1 = a2 + hr
a2 : côté parallèle à l’axe longitudinal du pont, de la surface d’impact de roue correspondant
au système de surcharge étudié ;

hr = 0,05m : épaisseur du revêtement.

Suivant l’axe transversal du pont, cette largeur vaut : b1 = b2 + hr

b2 : côté parallèle à l’axe transversal du pont, de la surface d’impact de roue correspondant


au système de surcharge étudié.

Après calcul, on obtient les valeurs suivantes pour les largeurs d’influence :

Tableau 43 : Largeur d’influence des roues de camion sur l’hourdis central

Poids surfacique des roues sur la largeur d’influence

Pour une charge concentrée :

𝑝1

𝑃1

𝑎𝑏1

Pour deux charges concentrées

𝑝2
𝑃1

= (𝑏 + 𝑐)𝑎

Ainsi, nous récapitulons dans le tableau ci-contre nos résultats :

Tableau 44 : Poids surfacique des charges de camion

Les moments isostatiques dus à ces systèmes de surcharges sont donc :

𝑀 = 𝑝1𝑏1 (𝑙 − 𝑏1) 𝑝𝑜𝑢𝑟 1 𝑅𝑜𝑢𝑒

0𝑄

4 𝑏 2

En tenant compte de l’excentrement dans l’emplacement de deux roues sur la dalle, le


moment isostatique a pour expression :

(2𝑙𝑏 − 𝑏1 − 𝑐) 2

𝑀0𝑄 =

(𝑝2(𝑏1 + 𝑐)

2𝐿 )
2𝑝2

𝑝𝑜𝑢𝑟 2 𝑅𝑜𝑢𝑒𝑠

Alors on a :

Tableau 45 : Moment isostatique due à la surcharge des camions

Combinaisons d’actions

La combinaison d’action pour les états limites considérés s’écrivent : A l’ELS :

𝑀0 = 𝑀0𝐺 + 𝑀
× 1,2 × 1,07 × 𝑄 0𝑄

A l’ELU :

𝑀0 = 1,35𝑀0𝐺 + 1,5 × 𝑀
× 1,07 × 𝑄 0𝑄

Il convient cependant de multiplier l’effet dû à la surcharge Bc par un coefficient de


pondération bc = 1,1.

En tenant compte des encastrements partiels des appuis, le moment au centre et aux appuis
donne :

Mt = 0,85M0 à mi travée ; Ma = -0,30M0 aux appuis

Calculs faites, voici nos résultats :

Tableau 46 : Moment aux appuis et en travée pour ELU et ELS

c / Effort tranchant
On calcule l’effort tranchant en deux sections I et II limitant le gousset et correspondant
respectivement à l’abscisse x0 = 0 m et x0 = 0,15m selon le schéma de calcul ci-après:

Figure 12 : Section I et II pour le calcul des efforts tranchants

Grace à cette disposition, nous allons placer les essieux du camion Bc, Bt et Be calculer les
efforts tranchants par la ligne d’influence des efforts tranchants.

Figure 13 : Ligne d’influence des efforts tranchants pour le système de roue

La combinaison d’action à effectuer pour le calcul des efforts tranchants en chaque section
s’écrit :

𝐴 𝑙′𝐸𝐿𝑆: 𝑉 = 𝑔 (𝑙𝑏 − 𝑥

𝑦𝑘

) + (1,2 × 𝑃× 𝑃 × ∑ )

ℎ 2 0

′ 𝑙𝑏

1 𝑎𝑘

𝑦𝑘
𝐴 𝑙 𝐸𝐿𝑈: 𝑉 = 1,35𝑔ℎ ( 2 − 𝑥0) + 1,5 (1,07 × 𝑃× 𝑎 1 × ∑ 𝑎 )

Dont :

x0 : Distance de la section considérée au nu de l’appui considéré

ax : Largeur influencée par l’application de la charge P1 du système étudié yx : Ordonnée de


la ligne d’influence de V sous la charge de calcul P.

Les étapes se décrivent comme suit :

Calcul de a0 , x’ et y’k

𝑎 = 𝑙𝑏 𝑠𝑖 𝑎

< 𝑙𝑏

0 3 1

𝑎 = 𝑎 𝑠𝑖 𝑎

≥ 𝑙𝑏

0 1 1 3
𝑥′ = 𝑥0

+ 𝑏1

𝑦′ = 1 + 𝑏1

𝑥 2𝑙𝑏

Calcul de a’x

𝑎′ = 𝑎 + 2𝑥′ 𝑠𝑖 𝑥′ ≤ 𝑙𝑏

𝑥 0 6

𝑎′ = 𝑎 + 𝑙𝑏 𝑠𝑖 𝑙𝑏 ≤ 𝑥′ ≤ 5𝑙𝑏

𝑥 0 3 6 6

𝑎′ = 𝑎 + 2𝑙

− 2𝑥′ 𝑠𝑖 5𝑙𝑏 ≤ 𝑥′ ≤ 𝑙

𝑥 0 𝑏

6 𝑏

Calcul de a″x, x″ et y″k


𝑎" = 𝑎 + 𝑙𝑏 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎" ≥ 2𝑙𝑏

𝑥 1 3 𝑥 3

𝑥" = 𝑥 + 𝑏1 + 𝑐

0 2

𝑦" = 1 −

𝑥′ + 𝑐

𝑙𝑏

Calculs faits, on a :

Tableau 47 : Ordonnées de la ligne d’influence pour Section I d’abscisse x = 0,00m

Tableau 48 : Ordonnées de la ligne d’influence pour Section II d’abscisse x = 0,15m


Finalement, on peut déterminer les valeurs des efforts tranchants en ces sections I et II

Tableau 49 : Efforts tranchants à l’ELU et à l’ELS

/ Hourdis en console

/ Efforts dus aux charges permanentes

Figure 14 : Modélisation de la charge permanente sur l’hourdis central

Les efforts dus aux charges permanentes sont déterminés par mètre linéaire de largeur de
hourdis.

Les charges permanentes à prendre en compte sont :

Poids propre du revêtement : 0,05 x 1 x 23 = 1,15 kN/ml ;

Poids propre du hourdis : 0,18 x 1 x 25 = 4,50 kN/ml ;

Poids du parapet : 0,60 kN/ml ;

Poids propre du trottoir : 0,15 x 25 x 1 = 3,75 kN/ml.

On note gh : le poids du revêtement + poids du hourdis ; gt : le poids propre du trottoir ;

gp : poids du parapet.

Alors, on a gh = 5,65kN gt = 3,75kN gp = 0,60kN

a / Moment fléchissant

Le moment fléchissant est donné par la formule suivante :

𝑀 = 𝑔h × 𝑏h² + 𝑔 𝑏′ (𝑏′′ + 𝑏′) + 𝑔 𝑏

g 2 t 2

bh, b’’ et b’ sont représentés dans la figure précédente.


D’après le pré dimensionnement des éléments qu’on effectue dans la partie précédent, nous
pouvons en déduire que :

bh = 1,38 m ; b’’ = 0,38 m ;

b’ = 1,00 m.

On en tire la valeur de Mg = 9,51kN.m

b / Effort tranchant

L’effort tranchant est donné par :

𝑉 = 𝑔h𝑏h + 𝑔t𝑏′ + 𝐺p

Nous trouvons Vg = 9,82kN

/ Efforts dus aux surcharges d’exploitation

_ Pour la partie console du hourdis, nous considérons seulement l’effet de la surcharge


venant du système Bc30 soit une roue de 60kN avec une surface d’impact 0,25m x 0,25m.

Pour le trottoir, on retient ce qui donne les effets défavorables entre une roue de 30kN de
surface d’impact de 0,20m x 0,20 m et une charge surfacique de 450 Kg/m².

a / Surcharge Bc

Figure 15 : Modélisation de la charge de 60kN d’une roue Bc

La partie influencée par l’application de la surcharge Bc au niveau du hourdis:

Transversalement :

b1 = b2 + 2hr = 0,35 m
Longitudinalement :

a = a1 + 2x0

avec a1 = a2 + 2hr = 0,25+ 2 x 0,05 = 0,35 m x0 = b1 = 0,35m.

Soit a = 1,05m < 1,5m.

Moment fléchissant

Etant donné a = 1,05m < 1,50m, alors la formule du moment fléchissant s’écrit :

𝑀𝐵𝑐 = 𝛿

𝑝0𝑎1𝑥02 2𝑎

avec

𝑝0

= 1,1 ×

2𝑎1𝑏1

60

= 1,1 ×

0,35 × 0,35
= 538,78𝑘𝑁/𝑚²

Pour δ = 1,378 MBc = 15,16kN.m

Effort tranchant

Sa valeur est donnée par la valeur suivante :

𝑉 = 𝑏 𝑝𝑎 0𝑥 1𝑥 0

𝐵𝑐 𝑐 𝑎

Alors VBc = 86,62kN

b / Surcharge de 4,50kN/m² sur le trottoir

Il consiste de déterminer le moment fléchissant Mt et l’effort tranchant Vt pour une


surcharge p0 = 4,50 kN/m² posée sur le trottoir.

Moment fléchissant

La formule qui permet de la déterminer est :

𝑏′

𝑀𝑡 = 𝑝0𝑏′ (𝑏′′ + 2 )

Avec p0 = 4,50kN/m² ; b’ = 1,00m et b’’ = 0,40m, on a Mt = 4,05kN.m

Effort tranchant

Nous avons Vt = p0 b’. Soit Vt = 4,50kN.

c / Roue isolée de 30kN

Figure 16 : Roue isolée de 30kN

Moment fléchissant
𝑃

𝑀p = 2𝑏 + 𝑎 (𝑏h − 𝑎1)

Avec P = 30 kN, bh = 1,38 m et a1 = 0,20 m Nous trouvons Mp = 11,96kN.m.

Effort tranchant

𝑉p = 2𝑏 + 𝑎

Soit Vp = 10,14 kN.

Vu ces résultats, nous pouvons constater que celle due à une roue isolée de 30kN est
défavorable en ce qui concerne le trottoir.

/ Combinaison d’action

Il s’agit de combiner les charges pouvant donner l’effet le plus défavorable c’est-à dire l’effet
dû aux charges permanentes, surcharge Bc30 et surcharge de trottoir due à une roue de
30kN.

ELS

𝑀app,c = 𝑀g + 1,2 × [𝑀Bc + 𝑀𝑝] = 42,05𝑘𝑁. 𝑚

𝑉app,c = 𝑉g + 1,2 × [𝑉Bc + 𝑉p] = 125,93𝑘𝑁

ELU

𝑀app,c = 1,35𝑀g + 1,5 × 1,07 × [𝑀bc + 𝑀p] = 56,37𝑘𝑁. 𝑚


𝑉app,c = 1,35𝑉g + 1,5 × 1,07 × [𝑉bc + 𝑉p] = 168,56𝑘𝑁

/ Récapitulation des sollicitations

Nous retenons les valeurs maximales entre les valeurs de calcule obtenues de l’hourdis
central et l’hourdis console.

Soit :

Tableau 50 : Sollicitation maximale en travée et aux appuis

III_3 / Calcul des armatures

La détermination des armatures se fait en flexion simple. Nous avons résumés les étapes en
deux organigrammes :

Organigramme 1 :Etapes de calcul des armatures en ELU

Organigramme 2 : Etapes de calcul des armatures en ELS

Avec une quantité d’armature minimale On a finalement A = max (Au ,Aser, Amin) Ainsi on a
:

Aux appuis b = 1,00m ;

h = 0,18m ; d = 0,15m ;
𝐴𝑚𝑖𝑛

𝑓𝑡𝑗

= 0,23 𝑏. 𝑑

𝑓𝑒

Mser = 42,05kN soit Aser = 15,10cm² et Amin = 2,07cm² Mu = 56,69kN soit Au = 11,8cm²

Alors A = 15,10cm². Prenons 8HA16, A = 16,08cm²

En travée b = 1,00m ;

h = 0,18m ; d = 0,15m ;

Mser = 61,49kN soit Aser = 22,7cm² et Amin = 2,07cm² Mu = 77,31kN soit Au = 16,7cm²

Alors A = 22,7cm². Prenons 12HA16, A = 24,13cm²

III-2-7 / Vérification au poinçonnement de la dalle

La vérification au poinçonnement de la dalle est nécessaire sous l’action des charges

concentrées. Donc, il faut que :

𝑄u

≤ 0,045 × 𝑢c

× ℎ𝑑
× 𝑓c28

Qu = 1,5 x 1,07 x δ x P : charge dbe calcul à l’ELU ;

uc : périmètre du rectangle d’impact au niveau feuillet moyen de la dalle ; uc = 2 × (a + b) où


a = a2 + hd + 2hr et b = b2 + hd + 2hr ;

hd : épaisseur de la dalle.

Résumons les résultats dans le tableau suivant :

Tableau 51 : Vérification au poinçonnement

d / Conclusion

Les trois systèmes vérifient la condition au poinçonnement donc la dalle résiste au


poinçonnement.

CHAPITRE IV : CALCUL DES ENTRETOISES

Les entretoises ont pour rôle de répartir les charges entre les poutres et de les encastrer à la
torsion sur appuis.

Dans les premières réalisations, les ponts à poutres préfabriquées de type VIPP, comme les
ponts à poutres en béton armé, comportaient des entretoises à l'about et des entretoises
intermédiaires en travée. Ces entretoises intermédiaires étaient en général situées à mi-
portée et aux quarts de portée, ce qui conduisait à cinq entretoises au total. Toutefois, pour
des ouvrages anciens, on peut rencontrer un plus grand nombre d'entretoises,
régulièrement espacées ou non.

Chaque travée de l’entretoise est assimilée à une poutre encastrée partiellement aux
poutres. De plus, on ne considère que les charges appliquées entre deux entretoises
encadrant l’entretoise considérée.
/ Dimension

Les dimensions sont celles prises dans la partie précédente :

Longueur : 2,76m ;

Hauteur : 1,50m ;

Epaisseur : 0,28m ;

Entraxe des deux entretoises successives : 9,72m.

/ Sollicitations dues à la charge permanente

Les charges permanentes proviennent de :

_ Poids propre de l’entretoise : g = 0,28 x 1,50 x 25 = 10,50kN/ml

_ Poids propre de la dalle (répartition triangulaire) :

Figure 17 : Modélisation de la charge permanente sur l’entretoise

La charge uniformément répartie produisant le même effet que la charge triangulaire est
donnée par :

Pour le calcul des efforts tranchants :

𝑔v

= 𝑝𝑙𝑥 × 2

4
Pour le calcul des moments fléchissant :

𝑝𝑙𝑥

𝑔m = ×2

où p = (0,18 3x 2,5) + (0,05 x 2,3) = 5,65kN/m²

Soit gv = 7,80kN/ml et gm = 10,40kN/ml Ainsi, pour le calcul de :

_ Effort tranchant, gv = 18,30kN/ml

_ Moment fléchissant, gm = 20,90kN/ml

/ Moment fléchissant isostatique

Figure 18 : Modélisation de la charge permanente pour le calcul du moment

Le moment isostatique a pour expression :

𝑀0𝑔 =

𝑔𝑚𝑙2

20,90 × 2,762

= 19,90𝑘𝑁𝑚
8

/ Effort tranchant

𝑉0𝑔 = 𝑔𝑣 2 =

18,30 × 2,76

= 25,25𝑘𝑁

/ Sollicitations dues aux surcharges d’exploitation

Comme les entretoises sont encastrés aux deux poutres, alors la justification des éléments
du tablier sera référée à l’aide du système de surcharge B.

/ Moment fléchissant

Pour le calcul des moments fléchissant engendrés par chaque convoi, on utilisera la
méthode de la ligne d’influence.

Calcul du coefficient de majoration dynamique

0,4

𝛿=1+𝛼+𝛽=1+ + 1 + 0,2𝑙

0,6
1+4𝑃

Où : L = 39,21 m : longueur de calcul de la travée de la poutre principale ; P = 1,570 x 2,76 =


516,92T

S =132 T : Surcharge maximale du système Bc30 sur la travée affectée du coefficient bc


=1,1 ; Ainsi δ = 1,081

Moment due au système Bc

On doit d’abord calculer l’effet défavorable produit par une file de roue en utilisant la ligne
d’influence de la réaction d’appui constituée par l’entretoise étudiée la plus défavorable.

On a alors la figure suivante :

Figure 19 : File de roue du camion Bc comprise sur l’entretoise

Avec P0 = ΣPiyi

On obtient alors P0 = 30 x 0,54 + 60 x 1 + 60 x 0,85 + 30 x 0,38 = 138,60kN

On peut maintenant déplacer P0 suivant la longueur de l’entretoise pour avoir la disposition


la plus défavorable.

Soit :

Figure 20 : Rangée de roue du camion Bc sur l’entretoise


Le moment fléchissant isostatique a pour expression

M0Bc = δ. P0. Σyi’ = 1,081 x 138,60 x (0,70 + 0,45) = 172,30kN.m

Moment du au système Bt

Avec le même principe que la précédente, la disposition la plus défavorable pour


l’entretoise considérée est :

Figure 21 : File de roue du camion Bt sur l’entretoise

Avec P0 = ΣPiyi

On obtient alors P0 = 80 x 1 + 80 x 0,86 = 148,80kN En déplaçant la charge P0 le long de


l’entretoise, on a :

Figure 22 : Rangée de roue Bt sur l’entretoise

Le moment fléchissant isostatique a pour expression

M0Bt = δ. P0. Σyi’ = 1,081 x 148,80 x (0,70 + 0,19) = 143,16kN.m

Prenons alors M0Q = M0Bc = 148,80kN.m

/ Effort tranchant

Effort tranchant du au système Bc


On utilisera la ligne d’influence des efforts tranchants. Les dispositions à considérer sont
comme l’indique la figure suivante :

Figure 23 : Ligne d’influence des efforts tranchants aux appuis et en travée pour Bc

Avec VBc = δ. P0. Σyi’, on a :

A mi_ travée

V0BcTr = 1,081 x 138,60 x (0,5 + 0,32) = 122,86kN

Aux appuis

V0BcApp = 1,081 x 138,60 x (1 + 0,82 + 0,09) = 286,17kN

Effort tranchant du au système Bt

Procédons par la méthode de la ligne d’influence, on a :

Figure 24 : Ligne d’influence des efforts tranchants aux appuis et en travée pour Bt

Ainsi, on a :

A mi-travée

V0BtTr = 1,081 x 148,80 x (0,5 + 0,14) = 102,95kN

Aux appuis

V0BtApp = 1,081 x 148,80 x (1 + 0,63) = 262,19kN

On prend la valeur la plus défavorable entre Bc et Bt, soit V0Q = V0Bc


/ Combinaisons d’actions

A l’ELU : MELU = 1,35M0G + 1,5M0Q VELU = 1,35V0G + 1,5V0Q

A l’ELS : MELS = M0G + M0Q

VELS = V0G + V0Q

En tenant compte les encastrements partiels aux extrémités, on a :

Aux appuis Ma = -0,5M0

Va = -1,10V0

A mi travée MT = 0,8M0

Le tableau ci _dessous résume nos résultats :

Tableau 52 : Sollicitation aux appuis et en travée à l’ELU et à l’ELS

IV-1-5 / Armatures

Armature longitudinale Les paramètres à considérer sont :

Largeur: b = 0,28m; Hauteur: h = 1,50m; Enrobage: e = 0,03m;


fc28 = 25MPa, fe = 400MPa.

On obtient alors :

Tableau 53 : Armatures aux appuis et en travée

Armature transversale

Diamètre

ℎ 𝑏

𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛 {𝑙𝛷
𝛷 ; ; }

35 10

Soit Φt ≤ min {1,4cm ; 4,28cm ; 2,8cm}

Prenons Φt = 8mm.

Vérification de la contrainte tangentielle

𝑢
𝜏

≤𝑢
= 𝑚𝑖𝑛 {0,2 𝑓𝑐28 ; 4𝑀𝑃𝑎} = 2,5𝑀𝑃𝑎

τu = Vu / bd = 0,509 / 0,28 x 1,47 = 1,24MPa

La condition est vérifiée

Espacement

Elle est limitée par la relation :

0,9 × 𝐴𝑡

× 𝑓𝑒

𝑠𝑡 ≤ 𝑏 × (𝜏

− 0,3𝑓𝑡28)

En utilisant 2 brins de HA8 on a At = 1,01cm². Soit st ≤ 18,47cm

Pour le cas de l’espacement proprement dit des cadres, on utilisera la démarche inverse en
partant des valeurs des espacements selon Caquot pour déterminer la valeur de l’effort
tranchant résistante. Soit

𝑉𝑢𝑅 = 𝑧𝑏𝑓𝑠𝑢𝐴𝑡/𝑠𝑡
Le résultat est montré dans l’annexe sur le ferraillage des entretoises.

Armature de peau

La hauteur des entretoises est supérieure à 0,80 m, on doit prévoir des armatures de peau
pour éviter une masse de béton non armé et pour minimiser le retrait.

Ap = 3 cm² par mètre linéaire, pour la fissuration préjudiciable.

CHAPITRE V : CALCUL DE LA POUTRE PRINCIPALE

/ Calcul des actions

/ Charge permanente

Charge uniformément répartie

Poids du revêtement : 0,05 x 7,0 x 2,3 = 8,05kN ∕ m Poids propre du trottoir: 2 x 1,00 x 0,15
x 2,5 = 7,50kN ∕ m Poids propre du garde-corps: 0,06 x 2 = 1,20kN ∕ m

Poids propre de la dalle : 9 x 0,18 x 2,5= 40,50 kN ∕ m Poids des poutres préfabriquées : 3 x
0,775 x 2,5 = 58,18kN∕ m Poids des entretoises : 10 x 2,76 x 0,28 x 1,50/ 39,21 = 2,96kN
∕m

Ainsi gTotal = 118,38kN/m

/ Surcharge d’exploitation

Surcharge uniforme de la chaussée Cette surcharge a pour expression

𝐴(𝑙) = 230 +

36000

𝑙 + 12
𝑘𝑔 [𝑚2]

Pour notre cas cette formule est applicable entièrement car nous avons un ouvrage de
première classe à 2 voies de 3,5 m.

Comme l = 39,21m alors

𝐴(𝑙) = 230 +

36000

39,21 + 12

= 932,93𝑘𝑔/𝑚²

Soit A(l) = 9,33kN/m²

Surcharge du trottoir

Pour le calcul des poutres principales, on appliquera sur les trottoirs une charge uniforme
de 150 kg/m² de façon à produire l’effet maximal cherché. Soit A(t) = 1,50 kN/m².

Surcharge due au système B

Les charges du système B composées de Bc, Bt et Br sont frappées de majoration


dynamiques et le coefficient de Majoration applicable aux trois systèmes Bc ; Bt et Be est le
même pour chaque élément d’ouvrage :

Soit δ = 1,081 (cf calcul des entretoises).


/ Coefficient de répartition transversale (CRT)

Le coefficient de répartition transversale définit les charges et surcharges supporté par


chaque poutre.

Pour le déterminer, on se propose d’utiliser la méthode de COURBON, dont les conditions à


remplir sont :

Poutre :

Parallèles ;

Solidarisées par des entretoises perpendiculaires aux poutres ;

Portée des poutres > largeur du pont

Inertie des poutres suivant la même loi de variation en fonction de l’abscisse (à un facteur
de proportionnalité près) ;

Résistance à la torsion supposée négligeable.

Entretoise :

Inertie comparable à celle des poutres ;

Coexistence des entretoises intermédiaires

De ce fait, on peut considérer l’indéformabilité de la section transversale du pont s’appuyant


sur les poutres principales considérées comme des appuis élastiques.

Ainsi, le coefficient est donné par :

𝐼𝑖𝛥
𝑖 𝑒. 𝑎𝑖 ∑𝑛 𝐼𝑖

𝜂=

𝑖= 1 + 𝑖=1

∑𝑛

𝐼𝑖 où
∑𝑛 𝐼 𝑎2

𝑖=1

𝑖=1 𝑖 𝑖

i : Numéro des poutres considérées ;

ai : Entraxe des poutres

e : Excentricité de la charge ou surcharge considérée par rapport au centre de gravité du


tablier dans le sens transversale, elle est exprimée en valeur algébrique.

Comme les poutres ont tous une inertie constante et identique et sont également espacés
alors :

𝑖= 𝛥𝑖

avec

𝑛 + 1 − 2𝑖 6𝑒

𝛥=1+ ×

où n désigne le nombre de poutre

𝑛 𝑖
𝑛2 − 1 𝑎

Charge permanente

Comme la charge permanente est symétrique à l’axe de l’ouvrage donc le coefficient


répartition est la même pour les poutres :

Soit e = 0m et ηg = 1/3.

Surcharge d’exploitation

Les poutres extrêmes et poutres intermédiaires ont même rigidité, les coefficients de
répartition prennent les valeurs suivantes :

CRT de la surcharge uniforme de la chaussée A(l)

La CRT sur les poutres sont les mêmes aussi car la surcharge sont symétrique de valeur : η =
1/3.

CRT de la surcharge du trottoir Deux trottoirs chargés :

Comme la surcharge est symétrique au plan axial donc : η = 1/3 pour les poutres de rive et
la poutre intermédiaire Un trottoir chargé :

Figure 25 : Excentrement de la surcharge du trottoir

On a une excentricité maximale e = 4m

Avec x1 = -3m ; x2 = 0m et x3 = 3m, a = 3,00m. Poutre de rive : i = 1

Soit η = 1.

Poutre intermédiaire : i = 2 Soit η = 1/3

CRT du à la surcharge Bc30

Pour le cas de surcharge Bc, on cherche à placer le camion pour avoir l’excentricité maximal.
Dans notre cas l’excentricité maximal est e = 1,00 m.
Figure 26 : Excentrement de la résultante des forces due au camion Bc

Soit :

η = 0,5 pour les poutres de rive ;

η = 0,33 pour la poutre intermédiaire.

CRT du au surcharge Bt

Pour le cas de surcharge Bt, on cherche à placer le camion pour avoir l’excentricité maximal.
Dans notre cas l’excentricité maximal est e = 0,5 m.

Poutre de rive : η = 0,417 ; Poutre intermédiaire : η = 1/3.

Ainsi

Tableau 54 : Coefficient de Répartition Transversale pour chaque surcharge

/ Détermination des sollicitations

Nous déterminons les sollicitations par la méthode des lignes d’influence afin d’obtenir
leurs courbes enveloppes.

/ Tracé des lignes d’influences du moment fléchissant

Les LI des moments d’une section d’abscisse x de l’appui de la travée sont obtenus à partir
de la relation suivante :

𝑀(∝ , 𝑥) = 𝑥 (1 − 𝐿) 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝

𝑀(∝ , 𝑥) =∝ (1 − 𝐿) 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝

Divisons alors la section en 20 parties égales et appliquons les formules précédentes afin
d’obtenir les aires de la ligne d’influence.

Les résultats sont affichés dans le tableau suivant :

Tableau 55 : Ordonnée et aire de la ligne d’influence du moment fléchissant

/ Moments fléchissant dus à la charge permanente

Le moment du aux charges permanentes dans une section donnée est obtenue par la
formule suivante :

Mg = ωp x g Avec :
ωp : Aire de la ligne d’influence du moment fléchissant de la section considérée. et g =
118,38kN/m

/ Moments dus aux surcharges d’exploitation

a / Moment du à la surcharge A(l)

Le moment du a la surcharge A(l) est donnée par la relation suivante : MA(l) = ωp x l x gA(l)

Avec l = 7,00m : Largeur de la chaussée ;

gA(l) = A(l) = 9,33T/m² : Surcharge de la chaussée ;

ωp : Aire de la ligne d’influence du moment fléchissant de la section considérée.

b / Moment dû à la surcharge du trottoir

Pour un seul trottoir chargé :

MA(t) = ωp x l x gA(t)

Pour deux trottoirs chargés :

MA(t) = 2 x ωp x l x gA(t)

Avec :

l = 1,0 m : largeur du trottoir ;

A(t)= 1,50 T/m2 : surcharge du trottoir ;

ωp : Aire de la ligne d’influence du moment fléchissant de la section considérée. Les


résultats des calculs précédents sont récapitulés dans le tableau suivant :

Tableau 56 : Moment du à la surcharge du trottoir


c / Moment du à la surcharge Bc30

Les effets dus aux autres surcharges sont faibles. Alors seul le système Bc sera étudié. La
disposition la plus défavorable du convoi dans le sens longitudinal (celle qui donne la
sollicitation maximale), est déterminée en faisant déplacer le convoi vers la LI de la
sollicitation sur la section considérée.

La figure ci-dessous montre une position défavorable pour la section à mi travée.

Figure 28 : Ligne d’influence du moment fléchissant pour une position du camion Bc

L’expression du moment s’écrit :

𝑀𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖

δ: Coefficient de majoration dynamique ; Pi : Poids de l’essieu i ;

ηi: Coefficient de répartition transversal considère pour le système B ; bc : Coefficient de


surcharge Bc

yi : sont respectivement les ordonnées de la LI dans les parties positives au droit de Pz ;

β0 : Coefficient dépendant du nombre de voies c'est-a-dire le nombre de rangées de


camions que l’on peut placer sur le pont .Les valeurs de βI sont données sur le tableau ci-
après :

Tableau 57 : Valeur de β0 en fonction du Nombre de voie de circulation


Afin de mieux faciliter la tâche, on a essayé les diverses combinaisons possibles sur le
logiciel Autocad et obtenu les résultats dans le tableau suivant :

Tableau 58 : Moment fléchissant dû à la surcharge Bc

/Moment dans chaque poutre Le moment dans chaque poutre est :

Mp = η x M

η : Coefficient de répartition transversale ; M : moment fléchissant de l’ensemble.

a / Moment dû à la charge permanente

Tableau 59 : Moment fléchissant dans chaque poutre dû à la charge permanente

b / Moment dû à la surcharge de la chaussée

Tableau 60 : Moment fléchissant dû à la surcharge A(l) dans chaque poutre

c / Moment dû à la surcharge du trottoir

Tableau 61 : Moment fléchissant dû à la surcharge des trottoirs dans chaque poutre

d / Moment dû à la surcharge Bc

Tableau 62 : Moment fléchissant dû à la surcharge Bc dans chaque poutre


/ Combinaison d’action

Les combinaisons d’action à considérer pour le calcul des sollicitations totales sont :

A l’ELU :

A l’ELS :

𝑀𝐸𝐿𝑈 = 1,35𝑀𝑔 + 1,5 × 1,05 × [𝑚𝑎𝑥(𝑀𝐴(𝑙); 𝑀𝐵𝑐30) + 𝑚𝑎𝑥(𝑀𝐴(𝑡1); 𝑀𝐴(𝑡2))]

𝑀𝐸𝐿𝑆 = 𝑀𝑔 + 1,2 × [𝑚𝑎𝑥(𝑀𝐴(𝑙); 𝑀𝐵𝑐30) + 𝑚𝑎𝑥(𝑀𝐴(𝑡1); 𝑀𝐴(𝑡2))]

Tableau 63 : Moment fléchissant à l’ELU et à l’ELS

/ Ligne d’influence de l’effort tranchant

Les fonctions d’influence d’effort tranchant dans la section d’abscisse x sont :

𝑉(∝ , 𝑥 ) = 1 − 𝐿 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝


𝑉(∝ , 𝑥 ) = − 𝐿 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≥ ∝

Les aires positives et négatives wp et wn de la ligne d’influence sont récapitulées dans ce

tableau :

Tableau 64 : Aire et ordonnée de la ligne d’influence des efforts tranchants

/ Effort tranchant dû à la charge permanente

L’effort tranchant du aux charges permanentes est donne par la relation suivante :

En phase de service Vg = g x ω

g = 1T et ω : aire de la ligne d’influence.

Tableau 65 : Effort tranchant dû à la charge permanente

/ Effort tranchant dû aux surcharges d’exploitation

a / Surcharge due à A(l)

L’effort tranchant dû aux charges permanentes est donne par la relation suivante : En phase
de service :

Max : Vg = A(l) × wp × l Min: Vg = A(l) × wn × l

A(l) = 9,33T /ml : surcharge de la chaussée ;

wp : Aire des LI des parties positives ; wn : Aire des LI des parties négatives.

Tableau 66 : Effort tranchant dû à la surcharge A(l)


b / Surcharge due à A(t)

Un seul trottoir chargé :

𝑀𝑎𝑥𝑉𝐴(𝑡) = 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑝

{𝑀𝑖𝑛𝑉𝐴(𝑡) = 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑛

Deux trottoirs chargés :

𝑀𝑎𝑥𝑉𝐴(𝑡) = 2 × 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑝

{𝑀𝑖𝑛𝑉𝐴(𝑡) = 2 × 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑛

Tableau 67 : Effort tranchant dû à la surcharge A(t)

/ Effort tranchant dans chaque poutre L’effort tranchant dans chaque poutre vaut :

Vi = η x V

η : Coefficient de répartition transversale ; V : moment fléchissant de l’ensemble

a / Effort tranchant dû à la charge permanente

Tableau 68 : Effort tranchant dû à la charge permanente dans chaque poutre

b / Effort tranchant du à A(l)

Tableau 69 : Effort tranchant dû à la surcharge A(l) dans chaque poutre


c / Effort tranchant du à A(t)

Tableau 70 : Effort tranchant dû à la surcharge A(t) dans chaque poutre

d / Effort tranchant du à la surcharge Bc30

𝑀𝑎𝑥𝑉𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖

𝑀𝑖𝑛𝑉𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖

δ = 1,081 : Coefficient de majoration dynamique ;

β. = 0,9 : Coefficient dépendant du nombre de voies c'est-à-dire le nombre de rangées de


camions que l’on peut placer sur le pont ;

bc : Coefficient de surcharge Bc30 ;

ηB = 0,333 : Coefficient de répartition transversale ; Pi : Poids d’un essieu ;

yPi et yNi : Ordonnées de ligne d’influence positive et négative.

Tableau 71 : Effort tranchant dû à la surcharge Bc dans chaque poutre

/ Combinaison d’action

Les combinaisons d’action à considérer pour le calcul des sollicitations totales sont :
A l’ELS : A l’ELU :

𝑉𝐸𝐿𝑈 = 1,35𝑉𝑔 + 1,5 × 1,05 × [𝑚𝑎𝑥(𝑉𝐴(𝑙); 𝑉𝐵𝑐30) + 𝑚𝑎𝑥(𝑉𝐴(𝑡1); 𝑉𝐴(𝑡2))]

𝑉𝐸𝐿𝑆 = 𝑉𝑔 + 1,2 × [𝑚𝑎𝑥(𝑉𝐴(𝑙); 𝑉𝐵𝑐30) + 𝑚𝑎𝑥(𝑉𝐴(𝑡1); 𝑉𝐴(𝑡2))]

Tableau 72 : Effort tranchant à l’ELU et à l’ELS

/ Calcul de la précontrainte

/ Caractéristique des sections

Les sections des poutres sont représentées comme dans la figure suivante :

Figure 29 : Section de la poutre en Té

a / Section d’about

_ Section : A = 0,878m² ;

_ Distance du centre de gravité a la fibre supérieure : ν = 0,976m ;

_ Distance du centre de gravité a la fibre inferieure : ν’ = 1,024m ;


_ Moment d’inertie passant par l’axe du centre de gravité : I = 0,418m4 ;

_ Distance entre le sommet supérieur du noyau central et le centre de gravité du béton :

𝑐= = 0,465𝑚

𝑆′

_ Distance entre le sommet inferieur du noyau central et le centre de gravité du béton :

𝑐′ =

= 0,488𝑚

_ Rendement géométrique de la section :

𝑖2 = 𝐼 = 0,476𝑚²

𝜌= = 0,476

𝑆′

_ Rayon de giration : 𝑆

b / Section médiane

_ Section : A = 0,776m² ;
_ Distance du centre de gravité a la fibre supérieure : ν = 0,979m ;

_ Distance du centre de gravité a la fibre inferieure : ν’ = 1,021m ;

_ Moment d’inertie passant par l’axe du centre de gravité : I = 0,393m4 ;

_ Distance entre le sommet supérieur du noyau central et le centre de gravité du béton :

𝑐= = 0,497𝑚

𝑆′

_ Distance entre le sommet inferieur du noyau central et le centre de gravité du béton :

𝑐′ =

= 0,518𝑚

_ Rendement géométrique de la section :

_ Rayon de giration : 𝑖2 = 𝐼 = 0,507𝑚²

𝜌=
𝑆′

= 0,507

/ Vérification de la section du béton

La vérification de la section du béton des poutres est nécessaire pour le calcul de la


précontrainte. En effet, on doit vérifier si les sections qu’on obtient dans le pré-
dimensionnement remplissent les conditions nécessaires pour qu’on puisse poursuivre
notre étude.

La condition est telle que :

𝑆𝑢𝑝 (

;)≥

𝜈′

𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀𝑚𝑖𝑛 0,6𝑓𝑐28 − 𝑓𝑡28

Pour la poutre intermédiaire :


Mmax = MELS = 12,82MNm et Mmin = Mg = 7,58MN

fc28 = 40MPa et ft28 = 3MPa

alors

𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀𝑚𝑖𝑛 = 0,250𝑚3 0,6𝑓𝑐28 − 𝑓𝑡28

Comme

𝑆𝑢𝑝 ( ;

) = 0,402𝑚3

≥ 0,250𝑚3

, la condition est vérifiée pour la poutre de

𝜈 𝜈′

rive.

Pour la poutre de rive : Mmax = 12,82MNm Mmin = 7,58MN

𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀𝑚𝑖𝑛

= 0,269𝑚3 et
𝐼

𝑆𝑢𝑝 ( ;

) = 0,428𝑚3

≥ 0,269𝑚3

0,6𝑓𝑐28 − 𝑓𝑡28

𝜈 𝜈′

D’après ces résultats, la condition est vérifiée. Les dimensions données aux poutres peuvent
être retenues pour la suite de l’étude et nous pouvons donc déterminer la force de
précontrainte.

/Détermination de la force de précontrainte

a / Section sous critique et critique

La section est dite sous critique si le fuseau de passage est strictement situé hors de la zone
d’enrobage.

La précontrainte sous critique est donnée par la relation suivante :

𝑃1 = 𝑐 + 𝑐′

Avec : ΔM = Mmax - Mmin

Où Mmax : Moment fléchissant dus aux charges permanentes et aux surcharges ; Mmin :
Moment fléchissant dus aux charges permanentes.

13220,52 − 7575,99
𝑃1 =

= 5169,39𝑘𝑁

0,497 + 0.518

b / Section sur critique

Une section est dite sur critique si le fuseau de passage, à une de ses limites, coupe la

zone d’enrobage.

La précontrainte sur critique est donnée par l’expression suivante :

𝑃2

𝑀𝑚𝑎𝑥

=𝑐+𝑐
′−𝑐

cp = 0,05h = 0,100 m : enrobage des câbles ;

13220,52

𝑃2 = 0,492 + 1,021 − 0,100 = 9043,84𝑘𝑁

La force de précontrainte est donnée par : P =max [P1 ; P2] = 9043,84kN

Or il faut que la condition suivante soit vérifiée :

𝑃 ≤ 𝐴lim 𝑚𝑎𝑥 − ℎ

𝑀
𝑃 = 9043,84𝑘𝑁 < 𝐴lim 𝑚𝑎𝑥 − ℎ= 13447,41 𝑘𝑁

La condition est vérifiée.

c / Nombre de câbles de précontrainte

Le nombre de câble nécessaire est donne par la formule suivante :

𝑛=

Avec P est la force de précontrainte d’un câble ;

Tension à l’origine du câble

Sa valeur s’obtient par la relation suivante

0 ≤ 𝑖𝑛 {0,8𝑓
𝑚

; 0,9𝑓 }

𝑠𝑝

𝑝𝑟𝑔

𝑝𝑒𝑔

fprg = 1812MPa ; fpeg = 1590MPa ;

0 ≤ 𝑖𝑛 {1449,6; 1431,0} = 1431𝑀𝑃𝑎


𝑚
Valeur de chute et perte de tension

Cette valeur de perte et chute de tension est estimée au total 25% de la tension initiale.

D’où :

∑ 𝑠𝑝 = 0,250
𝑀= 357,75𝑃𝑎

Soit, une contrainte après la chute et perte de tension égale à :

𝑠𝑝 = 𝜎0 − ∑ 𝛥𝜎

= 1073,25𝑀𝑃𝑎

Force de précontrainte

𝑃̅ = 𝑠𝑝𝐴𝐶𝑃

Avec Acp : section d’un câble

Les câbles que nous allons utiliser sont les câbles 12 T 13 dont la section est : Acp =
1130mm²

𝑃̅ = 1212,77𝑘𝑁
𝑛=

Nombre de câble

9043,84

= 7,46

1212,77

Soit n = 8 câbles.

On obtient la section réelle des câbles nAcp = 9040mm².

La mise en tension de câble s’effectue en 2 phases :

La première phase consiste à tendre les câbles pour reprendre l’effet des charges
permanentes : ce sont les câbles de la première famille.

La deuxième phase consiste à tendre les câbles destines à reprendre les actions
supplémentaires : câbles de la deuxième famille.

/ Nombre de câbles de la première famille

A 7 jours d’âge, nous ferons la mise en tension des câbles de la première famille.

Dans cette phase, la fibre inférieure de la poutre va subir des efforts de compression.

Contrainte de compression admissible

𝑏̅ = 0,6𝑓𝑐7 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑓𝑐7 = 26,49𝑀𝑃𝑎

𝑏̅ = 15,89𝑀𝑃𝑎

Contrainte due aux poids propre de la poutre :

_ Fibre supérieure :

𝑠= 𝑀𝑔 𝑣

𝑔 𝐼
Mg = gp x ωp Avec gp: Poids propre de la poutre seule ;

𝑠= 3,726 × 0,979 = 9,275 𝑀𝑃𝑎

𝑔 0,393

_ Fibre inférieure :

𝑖= − 𝑀𝑔 𝑣′

𝑔 𝐼

𝑖= − 3,726 × 1,021 = − 9,673 𝑀𝑃𝑎

𝑔 0,393

On doit vérifier la condition suivante :

𝑛1 × 1,25𝜎

+𝜎

≤ 0,6𝑓

𝑛 𝑝,𝑚𝑎𝑥

𝑔𝑝,𝑚𝑎𝑥

𝑐7
𝑃

, 𝑚𝑎𝑥 = 𝑆 (1 −
𝑝

𝑒 × 𝜈′

𝑖2 )

𝑒 = −(′ℎ− 0,05ℎ )

Le calcul nous donne

σp,max = 32,29MPa σgp,max = -9,673MPa Ainsi on a :

5,045n1 – 9,673 ≤ 15,82

n1 ≤ 5,05, soit n1 = 5 câbles

Nombre de câble a la deuxième famille n = n1 + n2

D’où n2 = 3 câbles.

/ Disposition constructive

Les dispositions constructives se feront suivant les règles BPEL.

L’espacement des câbles doit être supérieur à deux fois le diamètre du cône d’ancrage ;

Le rayon de courbure Ri de la câble i st donné par : Ri ≥ sup [800Φ ; 4m] avec Φ = 1,3cm :
diamètre d’un câble. Soit Ri ≥ 10,4m.

Prenons le septième câble R7 = 10,5m ; Pour la câble i-1 : Ri-1=Ri + 1,20 m.


La longueur L de la partie rectiligne de conduite de la câble est tel que : 0,5m ≤ L ≤ 1 m

Prenons L=1 m.

Espacement horizontal : L’espacement horizontal est tel que :

𝑠 𝑖 𝑝 ≤2

𝑒ℎ ≥ 𝑀𝑎𝑥 {1,5∅ 𝑠𝑖 𝑝 = 3}

1,5∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 2

Espacement vertical : L’espacement vertical est tel que :

∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 1

𝑒𝑣 ≥ 𝑀𝑎𝑥 {1,2∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 2}

4 𝑐𝑚

Figure 30 : Espacement horizontal et vertical des câbles de précontrainte

Avec : p : nombre de ligne de conduits ; q : nombre de colonne de conduits ;

∅: Diamètre des conduits des câbles ; Ainsi pour notre cas, on a :

p = 1 et q = 1

∅ = 71 mm eg = 71 mm eh = 71 mm

Distance des armatures de précontraintes au parement :

La distance minimale c entre un conduit ou un paquet de conduits et un parement doit


satisfaire aux conditions ci-après :

Figure 31 : Distance des armatures au parement

3𝑎

𝑐 ≥ 𝑀𝑎𝑥 { 4 ; ∅; 𝑑}
Où :

a : dimension horizontale du rectangle circonscrit au conduit ou au paquet de conduits ; d :


enrobage tel que :

_ d = 3 cm pour les ouvrages à l’abri des intempéries ;

_ d = 4 cm pour les ouvrages courants ;

_ d = 5 cm pour les ouvrages soumis à une atmosphère agressives.

Prenons pour notre cas d = 4 cm a = 7,1 cm

D’ou c = 7,1 cm.

Ancrage des câbles

_ Une plaque d’ancrage de diamètre extérieur minimum D = 22,5cm ;

_ Un entraxe minimum des deux cônes : d = 27 cm ;

_ Une distance minimum de l’axe d’un cône a la paroi inferieure: ea= 18cm. Dans notre cas
on a : D = 23 cm ; d = 40 cm et ea = 37,5 cm.

Figure 32 : Disposition des câbles au niveau de la zone relevée

/ Relevage des câbles

Le nombre de câbles relevés en travée est de 40% du total des câbles. Dans notre cas, les
câbles relevés sont les câbles de la deuxième famille.

La longueur de relevage des câbles est donnée par la condition suivante :

𝐿0 ≤ 𝐿 4

𝑟𝑒𝑙
≤ 𝐿0

où L0 : portée libre de la poutre = 36,78m.

On obtient alors 9,19m ≤ Lrel ≤ 12,26m. Prenons Lrel = 10,50m.

- Pour les câbles sortis en extrados, l’angle de relevage est 24°15 ;

- 𝑐𝑖 = 𝐿𝑐𝑜𝑠 ∝𝑖 ;

- 𝑑𝑖 = 𝑅𝑖𝑠𝑖𝑛 ∝𝑖 ;

- 𝑐𝑜𝑠 ∝ = 1 − 𝑎𝑖 ;

- 𝑏𝑖 = 𝑐𝑖 + 𝑑𝑖 ;

𝑅𝑖

Pour le tracé de câbles, notons par la position des câbles par les coordonnée (X ; Y) dans le
repère (O, X, Y), avec Y=f(X).

Les coordonnées de chaque câble sont obtenues à partir des équations suivantes : Si X < Lrel
– 20 : il n’y a pas de câble ;

Si Lrel – 20 ≤ X ≤ Lrel – 0,2 + ci → 𝑌 = −𝑋𝑡𝑎𝑛 ∝𝑖+ 𝑒 + 𝑎𝑖 + (𝐿𝑟𝑒𝑙 − 0,20) × 𝑡𝑎𝑛 ∝𝑖 ;

Si Lrel – 0,2 + ci ≤ X ≤ Lrel – 0,2 + bi →


√ 𝐿𝑟𝑒𝑙 − 0,20 + 𝑏𝑖 − 𝑋 ;

Si Lrel – 0,2 + bi ≤ X → Y = e.

e: enrobage des câbles à mi- travée.

𝑌 = 𝑒 + 𝑅𝑖 × [1 −

1−(

)]

𝑅𝑖

Les résultats de calculs sont donnés dans les tableaux suivants :

Tableau 73 : Paramètres pour le tracé des câbles

Tableau 74 : Coordonnée des câbles

/ Tracé de câble équivalent

Le câble équivalent est un câble fictif qui passe par le centre de gravité Gc des groupes de
câbles de chaque section de la poutre. On peut déterminer la position Gc par rapport à la
fibre inferieure de la poutre par la formule suivante :

∑𝑛 𝐴𝑐𝑝𝑖 × 𝑦𝑖
𝑦𝑒𝑑

𝑖=1

𝑐𝑝

Si nous utilisons un seul type de câble de même section, alors nous avons :

∑𝑛 𝑦𝑖

𝑦𝑒𝑑 = 𝑖=1

n: nombre des câbles

Les résultats sont répertoriés dans le tableau suivant :

Tableau 75 : Tracé de câble équivalent

/ Tracé de fuseau limite

a / Première fuseau limite

C’est le fuseau à l’intérieur duquel doit se trouver le tracé du câble moyen pour qu’il n’y ait
pas de traction sur l’une ou l’autre des fibres extrêmes quel que soit le cas de charge
envisagée. Par conséquent leur centre de pression eeq doit être à l’intérieur au noyau
central :

Bord inférieur du noyau limite ei :

𝑒𝑖

= −𝑐′ − 𝑀𝑚𝑖𝑛

Bord supérieure du noyau limitée es :

𝑒𝑠

= 𝑐 − 𝑀𝑚𝑎𝑥

b / Deuxième fuseau limite

C’est le fuseau a l’intérieur duquel doit se trouver le câble équivalent pour que la contrainte
maximal reste inferieur a σb’= 0,6fc28 par l’une ou l’autre fibre extrêmes et quel que soit le
cas de charge.

Bord inferieure du noyau limite :


𝑒 = [1 − 𝑏 𝑆] 𝑐 − 𝑀𝑚𝑖𝑛

𝑖 𝑃 𝑃

Bord supérieure du noyau limite :

𝑒 = [𝑏 𝑆 − 1] 𝑐′ − 𝑀𝑚𝑎𝑥

𝑠 𝑃 𝑃

Mmin : Moment dus aux charges permanentes ;

Mmax : Moment dus aux charges permanentes et aux charges d’exploitations; P : Force de
précontrainte ;

c et c’: Respectivement noyau limite inférieur et supérieur ; S : Aire de la section complète.

Tableau 76 : Fuseau limite

/ Vérification du passage du câble équivalent

Le tracé du câble équivalent doit à la fois être à l’intérieure du premier fuseau limite et du
deuxième fuseau limite. L’intersection de ces zones s’appelle fuseau de passage.

On doit alors vérifier la condition : ei ≤ eeq ≤ es Avec ei = max(ei1 ; ei2) et es = min(es1 ;


es2).

Tableau 77 : Fuseau de passage


Figure 33 : Tracé de câble

Les résultats de la courbe nous permettent de conclure que les câbles sont à l’intérieur du
fuseau de passage et on peut tracer l’allure du câble entre les fuseaux de passage.

/ Perte de précontrainte

D’une façon générale, on désigne sous le nom de ≪ perte de tension ≫ ou ≪ perte de


précontrainte ≫ toute différence entre l’effort exercé lors de sa mise en tension et l’effort
qui s’exerce en un point donné d’une armature à un instant donné.

En post tension, l’effort de précontrainte varie à la fois:

dans l’espace, avec l’abscisse le long du câble, du fait de fortement;

dans le temps, à cause du retrait et du fluage du béton et de la relaxation des aciers.

En pré tension, l’effort de précontrainte varie principalement dans le temps du fait de


l’application successive des actions.

Les pertes de tension se divisent en deux groupes dont :

Pertes de tension Instantanées :

Pertes de tension par frottement ;

Pertes de tension par recul de l’ancrage ;

Pertes de tension par déformations instantanées du béton.

Pertes de tension Différées :

Pertes dues au retrait du béton ;

Pertes dues à la relaxation des aciers ;

Pertes dues au fluage.


/ Pertes de tension Instantanées

a / Perte par frottement des câbles précontraints

La mise en tension d’un câble produit un déplacement du câble par rapport à sa gaine et ce
mouvement relatif s’accompagne inévitablement de frottement. En conséquence, la force
dans le câble diminue à mesure qu’on s’éloigne de la section de verbiage. On va déduire
l’expression de la perte de frottement à partir de la tension a l’origine.

L’expression de la perte de frottement à une abscisse x sera donnée par :

∆(𝑥𝑃) = 𝑃− 𝑥(𝑥 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑃( 𝑥) = 𝑃× 𝑒−(𝑓∝ + 𝑥


)

0 0 0 0

∆(𝑥𝑃) = 𝑒(1 − 𝑓 −(∝+ 𝑥


))

f : coefficient de la frottement de la courbe tel que f = 0.18 radians ; φ:Coefficient de


frottement par unité de longueur. φ = 0,002 m-1 ;

α:Somme des déviations angulaires arithmétiques du câble sur la distance x (rd); x :


distance de la section considérée (m).

Tableau 78 : Perte de tension par frottement

b / Perte de tension à l’ancrage

C’est la perte de tension à l’enfoncement ou à la rentrée du cône d’ancrage c’est-à-dire perte


due au glissement de l’armature par rapport à son ancrage. La valeur de la perte est obtenue
par la formule suivante :

∆𝐿1 + ∆𝐿2

∆𝜎 = 𝐸
𝑎𝑛𝑐

𝐿𝑖 𝑝

Dont :

Ep = 190 000MPa : Module d’élasticité longitudinale de l’armature de précontrainte ; ΔL1


=1 mm : déplacement de la rondelle situé entre l’ancre et le béton ;

ΔL2 =1 mm : déformation propre de l’ancre ;

Li : Longueur de l’armature de précontrainte considérée. Les résultats sont donnés dans le


tableau suivant :

Tableau 79 : Perte de tension à l’ancrage

c / Perte de tension par déformation instantanée du béton

L’application des actions permanentes après la réalisation de l’ancrage d’un câble entraine
la déformation du béton adjacent à celui-ci. Du fait de l’adhérence, le câble suit la
déformation du béton, d’où une perte ou gaine de tension.

La perte de tension par déformation instantanée du béton est donnée par la formule
suivante :

∆𝑝𝑖(𝑥) = 𝐸𝑝

𝐾. ∆𝑏𝑗(𝑥)

𝐸𝑖𝑗
Où K=1 : coefficient multiplicateur ;

: Module d’élasticité du béton.

𝐸𝑖𝑗 = 11000√𝑓𝑐𝑗

Après 7 jours de durcissement de la poutre, Ei7 = 32 791 MPa ;

Après 28 jours, mise en tension du câble restant, Ei28 = 37 619 MPa.

Δσbj(x) : Variation de contrainte au niveau du béton qui enrobe le câble considéré. Cette
variation de contrainte est déterminée à l’aide des formules suivantes :

Pour une variation due à une action extérieure après la mise en tension du câble considéré :

∆𝑏𝑗(𝑥) =

𝑀. 𝑦

Avec M : moment fléchissant engendré par l’action extérieure ;

y : excentricité du câble considéré par rapport au centre de gravité de la section résistante


de l’action extérieure ;

I : moment d’inertie de la section résistante (poutre seule ou poutre +hourdis) par rapport à
son centre de gravité.

Pour la variation de contrainte provenant de la mise en tension des câbles de la deuxième


famille :
∆𝜎

(𝑥) = ∑ 𝜎

1 𝑒2𝑦

(𝑥) × 𝐴 × [ + ]

𝑏𝑗

𝑝2

𝑐𝑝 𝑆 𝐼

∑σP2(x) : tension avec les câbles de la deuxième famille après les pertes de tensions dues
au frottement et a l’ancrage ;

Acp : aire de la section d’un câble 12T13 ;

Sb : aire de la section brute (poutre + hourdis) ;

e2 : excentricité du câble fictif équivalent aux câbles de la deuxième famille ; Ib : moment


d’inertie de la section brute (poutre + hourdis).

Tableau 80 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°1

Tableau 81 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°2


Tableau 82 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°3

Tableau 83 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°4

Tableau 84 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°5

Tableau 85 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°6

Tableau 86 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°7

Tableau 87 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°8

d / Tension probable après perte de tension instantanée

Après pertes instantanées, la tension initiale probable dans un câble est déterminée par la
formule suivante :

𝑝𝑖(𝑥) = 𝑝
0 − [∆ 𝑥𝑎
( ) + ∆𝑛𝑐 + ∆𝑝𝑖(𝑥)]
Tableau 88 : Tension probable après perte de tension instantanée

V-6-3 / Perte de tension différée Les pertes de tension différée sont composées de :

a / Perte de tension due au retrait du béton

Le retrait se manifeste dès le durcissement du béton.

La perte de tension due au retrait du béton dans un câble à l’instant t a pour expression :

∆(𝑟 𝑡) = [𝑟 𝑟(𝑡) − 𝑟(𝑡0)]𝐸𝑝

Avec εr = 2,5.10-4 : valeur expérimentale du retrait du béton ;

r(t) : La loi de variation du retrait du béton à l’instante t telle que :

𝑟(𝑡) =

𝑡 + 9𝑟𝑚

où rm = B/P ;

B = 0,7757 m², aire de la poutre ;


P= 7,87 m, Périmètre extérieure de la section ; t0 : âge du béton à la mise de tension des
câbles.

- Pour t=7 jours, r(t0) = 0,073 ;

- Pour t=28 jours, r(t0) = 0,240 ;

- Pour t =∞, r(t) = 1.

Ainsi, nous en déduisons les valeurs de pertes de tension dans un câble :

Perte de tension dans un câble de la première famille :

∆(𝑟 𝑡) = 2,5 × 10−4 × [1 − 0,073] × 190000 = 44,026𝑀𝑃𝑎

Perte de tension dans un câble de la deuxième famille :

∆(𝑟 𝑡) = 2,5 × 10−4 × [1 − 0,240] × 190000 = 36,105𝑀𝑃𝑎

b / Perte de tension due à la relaxation des armatures

La perte de tension due aux relaxations des aciers est donnée par :

∆(𝑝 𝑥) = 6. 10−2. 𝑝
1000. (𝑖− 𝑥
0). 𝜎𝑝 𝑖(𝑥 )

𝑝𝑖(𝑥)

𝜇=

𝑓𝑝𝑟𝑔

fprg = 1812MPa : Résistance minimum garantie à la rupture (Pour les 12T13) ;

ρ1000 = 2,5% : Relaxation isotherme à 1000 heures en pourcentage de la tension initiale;


μ0 = 0,43 : Pour les armatures à très basses relaxation ; μ0 = 0,35 : Pour les armatures à
basses relaxation ;

μ0 = 0,30 : Pour les armatures à relaxation normale.

c / Perte de tension due au fluage du béton

Le fluage du béton est la déformation qui se produit sous l’effet d’une contrainte.

La perte de tension est déterminée à partir de la formule suivante :

𝑓𝑙

= (𝑏

+𝑀

𝐸𝑝

𝐸𝑖𝑗

σM : La contrainte maximale du béton au niveau du câble moyen définie par :

∑ 𝑝𝑖𝐴𝑐𝑝
=

∑ 𝑝𝑖

𝐴𝑐𝑝

𝑝+

(𝑀𝑔 + 𝑀ℎ + 𝑀𝑒𝑛)𝑒𝑝

Avec Acp : section d’un câble ;

Mg : Moment fléchissant dû à la poutre ; Mh : Moment fléchissant dû à l’hourdis ; Men :


Moment fléchissant dû à l’entretoise.

ep : Excentricité du câble moyen par rapport au centre de gravité de la section brute


(hourdis + poutre).

σb : Contrainte finale dans le béton au niveau du câble moyen lorsque toutes les pertes
différées sont produites ;

Eij : Module d’élasticité longitudinale instantanée du béton ;

j: âge du béton à la mise en précontrainte qui est égale à 7 jours et ce qui donne : Ei7 = 32
791 MPa.
Après avoir trouvé la valeur de σM, on calcul Δσfl en résolvant l’équation (1) où :

𝑥(𝑥 ) = 𝜎

(𝑥) +

𝑀𝑠𝑒𝑝

− ∑ 𝛥𝜎

𝐴𝑐𝑝

(𝑥) [

𝐴𝑐𝑝

𝑝]

𝑏 𝑀 𝐼

𝑑 𝑆 𝐼
avec

∑ (𝑑 𝑥) = ∑ 𝑟( 𝑥) + ∑ 𝑓𝑙(𝑥) + 6 ∑ (𝑝 𝑥)

Σ Δσd(x) : Pertes différées totales

Δσfl(x) : Perte de tension par fluage dans chaque câble ; Σ Δσfl(x) : Somme des pertes dues
au fluage ;

Σ Δσr(x) : Somme des pertes de tension dues au retrait du béton ; Σ Δσp(x) : Somme des
pertes dues à la relaxation des aciers.

Les résultats sont donnés dans les tableaux ci-après :

Tableau 89 : Perte de tension due à la relaxation des armatures

Tableau 90 : Perte de tension due au fluage du béton

Tableau 91 : Perte de tension différée totale

Tableau 92 : Perte de tension totale

/ Justification des sections vis-à-vis des contraintes normales à l’ELS :

Le but de cette justification, c’est de vérifier l’état de la section du béton pour qu’il ne soit ni
trop comprimée ni tendue. Par la suite, nous devons déterminer les contraintes au niveau
des fibres inférieures et supérieures de la section résistante au cours des diverses phases de
la précontrainte.

/ Différentes phases de justification

A l’état limite de service, nous avons cinq phases de vérifications de contraintes à savoir :

Phase I :

Mise en tension des câbles de la première famille après 7 jours de durcissement de la


poutre. Dans ce cas, nous avons les paramètres suivants :

Section résistante : section nette de la poutre seule ;

Action à prendre en compte : poids propres de la poutre, sollicitations dues aux câbles de la
première famille, après perte par frottement et perte par recul d’ancrage.

Phase II :

Juste après coulage du hourdis et des entretoises après 28 jours d’âges du béton des
poutres.

Section résistante : section nette de la poutre seule ;

Action à prendre en compte : poids propres de la poutre et du hourdis, des entretoises,


forces de précontrainte dues aux câbles de la première famille après pertes instantanées.

Phase III :

Après mise en tension des câbles de la deuxième (après 28 jours de durcissement de la


poutre)

Section résistante : section nette de la poutre seule et de la dalle ;

Action à prendre en compte : poids propre du tablier ; précontrainte dues aux câbles de la
première famille après les pertes citées ci-après :

Pertes instantanées :

Frottement : première et deuxième familles des câbles ; Rentrée d’ancrage : première et


deuxième famille des câbles ;

Déformation instantanée du béton provenant de la mise en œuvre du hourdis et de la mise


en tension des câbles de la deuxième famille.

Perte différées :

Retrait à 28 jours pour les câbles de la première famille ;


Relaxation des aciers et fluage du béton : nous supposons que les câbles de la première
famille ont effectué 25% de ces pertes de tension.

Phase IV :

Juste après la mise en place de la superstructure

Section résistante : section nette de la poutre + dalle ;

Les actions à prendre en compte sont les mêmes que dans la phase 3 en considérant la
déformation instantanée du béton.

Phase V :

C’est la phase d’exploitation de l’ouvrage.

Section résistante : section nette de la poutre et du hourdis pour les charges permanentes,
section homogène de la poutre et du hourdis pour les surcharges d’exploitation ;

Les actions à prendre en compte : action des câbles de précontrainte après pertes
instantanées et différées, poids propre de l’ouvrage et surcharge d’exploitation.

/ Section de référence pour le calcul des contraintes

normales

a / Section nette

La section nette est la section propre du béton en enlevant l’aire de trou de gaine de
précontrainte.

Aire de la section nette :

𝜋𝜙2

𝐴𝑛 = 𝐴 − 𝑛 4

Où A : aire de la section brute ;

n: nombre de câbles de précontrainte au niveau de la section considérée ; Φ : Diamètre


d’une gaine.

Centre de gravité de la section par rapport à la fibre inférieure de la poutre : Il est donné par
la formule suivante :
𝐴 × 𝑉′

𝑉′ =

−𝑛

𝜋𝜙2

4 × 𝑉′𝑐

𝜋𝜙2

𝐴−𝑛 4

V’ : Position du centre de gravité e la section brute par rapport à la fibre inférieure de la


poutre ; V’c : Position du centre de gravité des câbles par rapport à la fibre inférieure de la
poutre.

Moment d’inertie par rapport à son centre de gravité :

𝜋𝜙2

𝐼𝑛 = 𝐼 + [𝑉′ − 𝑉′]2 × 𝐴 − [𝑉′ − 𝑉′]² × 𝑛

𝑛 𝑛 𝑐 4

b / Section homogénéisée

C’est la section nette ajoutée de l’aire de section des armatures longitudinales de


précontraintes multipliée par un coefficient d’équivalence (k=5 pour le béton- acier de
précontrainte).

Aire de la section homogène

𝐴𝐻 = 𝐴𝑛 + 𝑘𝑛𝐴𝑐𝑝

ACP : Section d’un câble 12T13.

Centre de gravité par rapport à la fibre inférieure de la poutre


𝑉′𝐴 + 𝑘𝑛𝑉′𝐴

𝑉′ =

𝑛 𝑛

𝐴 + 𝑘𝑛𝐴𝑐𝑝

𝑐𝑝

Moment d’inertie de la section homogène par rapport à son centre de gravité

𝐼𝐻 = 𝐼𝑛 + [𝑉′ − 𝑉′]2 × 𝐴𝑛 + 𝑘𝑛[𝑉′ − 𝑉′]² × 𝐴𝑐𝑝

𝐻 𝑛 𝐻 𝑐

/ Calcul des contraintes normales

a / Contrainte normale limite

Phase I et II

Dans les deux premières phases, les contraintes admissibles sont : Pour fc28 = 40 MPa, on a
fc7 = 26,49 MPa et ft7 = 2,19 MPa

Contrainte admissible en compression : σbc = 0,6fc7 = 0,6 x 26,49 = 15,894 MPa ;


Contrainte admissible en traction :

σbt = -0,7ft7 = 1,53 MPa dans la section d’enrobage ; σbt = 1,5ft7 = -3,28 MPa ailleurs.

Phase III, IV et V

Les contraintes admissibles sont :

Pour fc28 = 40MPa, ft28 = -3 MPa, on a :

σbc = 0,6fc28 = 24 MPa

σbt = -0,7ft7 = -2,1 MPa dans la section d’enrobage ; σbt = -1,5ft7 = -4,5 MPa ailleurs.

b / Contraintes normales de compression dans le béton :

Contraintes normales dans le béton dues aux forces de précontraintes :

_ Dans la fibre supérieure de la section résistant :


𝑃

𝑥(𝑥 ) =

+ 𝑃 × 𝑒𝑃 𝑉

𝑏 𝐴𝑛 𝐼𝑛 𝑛

_ Dans la fibre inférieure de la section résistante :

𝜎′

(𝑥) =

− 𝑃 × 𝑒𝑃 𝑉′

𝑏 𝐴𝑛 𝐼𝑛 𝑛

Où ep : excentricité du câble moyen par rapport au centre de gravité de la section nette ; P :


force de précontrainte.

Contraintes normales dans le béton dues aux effets actions extérieures :

Dans la fibre supérieure de la section résistant :

( 𝑥) =
𝑏
𝑀𝐶𝑃,𝑄

𝐼𝑛

𝑉𝑛

Dans la fibre inférieure de la section résistante :

′𝑏𝑏

(𝑥) = − 𝑀𝐶𝑃,𝑄 𝑉′

𝐼𝑛 𝑛

Tableau 93 : Section nette de la poutre

Tableau 94 : Section nette de la poutre + hourdis

Tableau 95 : Section homogénéisée de la poutre


Tableau 96 : Contrainte normale dans le béton au cours de la phase I

Tableau 97 : Contrainte normale dans le béton au cours de la phase II

Tableau 98 : Contrainte normale dans le béton au cours de la phase III

Tableau 99 : Contrainte normal dans le béton au cours de la phase IV

Tableau 100 : Contrainte normal dans le béton au cours de la phase V

En comparant les valeurs de contraintes normales dans le béton montrées par le tableau ci –
dessus avec celles des valeurs admissibles calculées dans le paragraphe V-7-3, on peut
conclure que les contraintes normales sont toutes respectées c’est-à-dire ne dépassent pas
les valeurs limites.

/ Justification des contraintes tangentielles

Il s’agit de vérifier, est-ce que les effets de l’effort tranchant cumulés à ceux du moment
fléchissant et celui de l’effort normal ne mettent pas en cause la sécurité de l’ouvrage. Pour
cela, on doit vérifier les deux conditions suivantes :

2 2 2

𝑓≤ 0,4𝑡𝑗 (𝑓𝑡𝑗 + 3 𝑥
)= 1
𝑓2 ≤ 0,4 𝑡𝑗 (0,6𝑓 − 𝑓) (𝑓 + 2 𝜎 ) = 𝜏

𝑓𝑐𝑗

2 = 𝑚𝑖𝑛{2; 2}

𝑐𝑗

𝑥 𝑡𝑗

3𝑥 2

Soit 1 2

avec

𝑥=

∑ 𝑃𝑖

la contrainte normale due aux actions extérieures et à la précontrainte

longitudinale A la section nette du béton et Pi la Force de précontrainte d’un câble;


τ : Contrainte tangentielle ou de cisaillement. Elle est déterminée à partir de la formule de
résistance de matériaux :

= 𝑟𝑒𝑑 × 𝑆𝐴
𝑉

𝐼 × 𝑏𝑛

bn : largeur nette de la section au niveau du centre de gravité ;

SA : moment statique par rapport à l’axe horizontal passant par le centre de gravité ;

I : moment d’inertie de la section nette par rapport à l’axe horizontale passant par son
centre de gravité ;

Vred : effort tranchant réduit tel que :

𝑉𝑟𝑒𝑑 = |𝑉 − ∑ 𝑃𝑖𝑠𝑖𝑛 ∝𝑖|

V : effort tranchant au niveau de la section.

La justification sera effectuée dans la section d’about et d’arrêt des câbles, au niveau du
centre de gravité de la section nette de la poutre et durant de la phase d’exploitation de
l’ouvrage où les contraintes tangentiel sont les plus contraignantes.

/ Vérification de la section d’about

Section d’abscisse x = 0,00m avec 5 câbles La section d’about a les caractéristiques


suivantes :

An = 0,842m2; Sa = 0,269m3 In = 0,510m4

bn = 0,30 – 0,071 = 0,229m

A la section d’about :

, 𝑚𝑎𝑥 = 1,020
𝑝 𝑝 − 0,8(∆ 𝑝𝑖 − ∆𝑝𝑑)

𝑃=𝑝
, 𝑚𝑎𝑥 × 𝐴𝑐𝑝
Tableau 101 : Force d’arrêt dans la section d’about

Pour x = 0,00m, VELSmax = 1307,97kN soit Vred = 1306,49kN

1306,49 × 0,272 𝑘𝑁

𝜏= = 3009,30 2 = 9,06𝑃𝑎
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑀 2

Alors

0,510 × 0,229

𝑚2

Et de plus, σx = 2614,46 / 0,862 x 1000 = 3,10MPa

2 = 6,08𝑀𝑃𝑎2 2 = 15,89𝑀𝑃𝑎2

Comme fc28 = 40MPa, ft28 = 3MPa alors 1 et 2

2 = 𝑚𝑖𝑛{2; 2} = 6,08𝑀𝑃𝑎2 > 2


𝑀= 3,10𝑃𝑎 2

On a 1 2

La condition est vérifiée pour cette section

Section d’abscisse x = 4,00m avec 6 câbles An = 0,828m²

Sa = 0,267m3 In = 0,515m4

bn = 0,217m
VELSmax = 1054,85kN

Tableau 102 : Force de précontrainte dans la section d’arrêt du câble n°6

On obtient

τ² = 0,46MPa²;

σx = 1,62MPa;

2 = 4,89𝑀𝑃𝑎2

2 = 13,69𝑀𝑃𝑎2

La condition est vérifiée pour cette section.

Section d’abscisse x = 7,00m avec 7 câbles An = 0,808m²

Sa = 0,264m3 In = 0,523m4

bn = 0,208m VELSmax = 883,45kN

Tableau 103 : Force de précontrainte dans la section d’arrêt du câble n°7

Les résultats des calculs sont : τ² = 4,89MPa²;

σx = 2,22MPa;
2 = 5,38𝑀𝑃𝑎2

2 = 14,64𝑀𝑃𝑎2

Pour cette section aussi, la contrainte appliquée est inférieure à la contrainte admissible.

Section d’abscisse x = 11,00m avec 8 câbles An = 0,789m²

Sa = 0,260m3 In = 0,530m4

bn = 0,195m VELSmax = 679,26kN

Tableau 104 : Force de précontrainte dans la section d’arrêt du câble n°8

Soit

τ² = 0,98MPa²;

σx = 1,36MPa;

2 = 4,69𝑀𝑃𝑎2

2 = 13,27𝑀𝑃𝑎2

La condition est vérifiée une fois de plus pour la section.

V_9 / Détermination des armatures passives

Pour les ouvrages en béton précontraint, on doit prévoir des armatures passives, qui

sont :

Les armatures de peau ;


Les armatures dans la zone tendue.

Le tableau de calcul des contraintes normales nous a donné que des valeurs positives qui
signifient qu’il n’y a pas de traction.

On en déduit que seules les armatures de peau sont nécessaires.

Armature de peau

Les armatures de peau sont destinées à limiter les fissures probables avant la mise en
précontrainte de la poutre. Elles sont disposées dans le sens parallèles à la fibre moyenne.

La section totale des armatures de peau doit vérifier la relation suivante :

Ap ≥ sup (4cm² par mètre de parement; 0,10% de la section du béton de la poutre) Ap ≥ sup
(4 cm²; 7,757 cm²)

Ap ≥ 7,757cm² Soit Ap = 10HA12 de section réelle Ap = 7,85 cm².

/ Etat limite de service vis-à-vis des déformations

/ Calcul des flèches et contreflèche

Généralement, la flèche est comptée positivement vers le bas et négativement vers le haut.

a / Flèche due aux charges permanentes

Sa valeur est donnée par la relation suivante :

5 𝑔𝐿4

𝑓𝑔 = 354 × 0,85 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

L= 39,21 m : travée de calcul des poutres ; g = 39,46 kN/ml: charge permanente ;


𝐸𝑣𝑗 =

𝐸𝑖𝑗

11000 × 3√𝑓𝑐𝑗

A 28 jours, nous avons Ev28 = 12 540 MPa : module de déformation différée du béton. Ired
= 0,709 m4 : Moment d’inertiel réduit par rapport au centre de gravité du béton.

On obtient alors fg = 0,174 m.

b / Flèche due à la surcharge d’exploitation

Elle est donnée par la formule suivante :

5 𝑞𝐿4

𝑓𝑞 = 354 × 0,85 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

Avec q = ηA(l)A(l) + ηA(t)A(t) = 0,333 x 0,933 + 1,000 x 0,150 = 0,461T/ml Ei28 =


37619MPa

Soit fq = 0,010m
c / Contre flèche de précontrainte

Elle est donnée par la relation suivante :

1 𝑃𝑐 × 𝑒𝑜𝑝 × 𝐿2

𝑓𝑃 = 8 × 0,8 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

Pc = 9043,85kN : La force de précontrainte obtenue avec les 8 câbles dans la section


médiane après toutes les pertes ;

eop = -1,282 : Distance du centre de gravité des câbles par rapport à celui du béton. Le
calcul nous donne fp = -0,333 m.

d / Contre flèche de construction

Comme fg < fp, le tablier du pont prend donc une forme faiblement cambre. Pour éviter cet
inconvénient, on peut donner au fond du coffrage une flèche de construction fc donnée par :

𝑓𝑐 = 4 |𝑓𝑝 − 𝑓𝑔| = 0,119𝑚

e / Flèche résultante

Flèche en service à vide fv = fg + fp + fc

On obtient fv = 0,174 – 0,333 + 0,119 = -0,0397m soit fv = 3,97cm

Flèche en service en charge fs = fg + fp + fc + fq

On a fs = 0,174 – 0,333 + 0,119 + 0,010 = -0,0297m soit fs = 2,97cm.


f / Vérification des flèches

Il s’agit de la vérification de la condition de transport roulant sur le pont.

La condition est telle que fq < f = L/400 = 0,098m

Comme on a fq = 0,010 m < f = 0,098 m, la condition est donc bien vérifiée.

/ Calcul et vérification des rotations

a / Rotation due aux charges permanentes

1 𝑔𝑙3

𝑔= 24 × 0,85 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

Soit βg = 0,013rad

b / Rotation due aux surcharges d’exploitation

1 𝑞𝑙3

𝑞= 24 × 0,85 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

Soit βq = 0,001rad
c / Rotation due aux forces de précontrainte

1 𝑃𝑐 × 𝑒𝑜𝑝 × 𝐿

𝑝= 24 × 0,8 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

Soit βp = -0,034rad

d / Rotation résultante

Rotation en service à vide βv = βg + βp

βv = -0,021rad

Rotation en service en charge βr,max = βg + βp + βq = 0,020rad

On voit bien que la rotation maximale admissible est de β = 0,024 rad > βr,max. La condition
est vérifiée, donc il n’y a rien à craindre au point de vue de rotation.

/ Vérification de section à l’état limite ultime

Les conditions limites de calcul sont :

S’il y a du béton tendu, il est négligé ;

Le diagramme de contrainte de calcul pour le béton est rectangulaire et la contrainte


uniformément répartie sur une hauteur de 0,8y = 𝑏̅

Les contraintes limites de traction par le calcul des armatures passives comprimées et des
câbles précontraints sont respectivement égales à :
,𝑠 𝑢

= 𝑓𝑒

et 𝑠𝑝,𝑢

𝑓𝑝𝑒𝑔

Les contraintes de compression dans les armatures passives comprimées et des câbles de
précontraints situés dans la zone de béton comprimé sont négligeables.

Les déformations ou les contraintes de traction dans les armatures ou câbles de


précontraint sont déterminées en fonction de la hauteur de la zone comprimée du béton α.

La condition de résistance doit vérifier la relation suivante : Mu < Mcpt Où Mu : le moment


ultimes dues aux actions extérieures ;

Mcpt : le moment de capacité portante de la pièce par rapport aux précontraints tendus.

/ Position de l’axe neutre

Dans le cas où l’axe neutre tombe dans la table, nous avons l’inégalité suivant :

𝐴𝑇 +

𝐴 ≤ 𝑏ℎ

+ ′𝐴′ +

𝐴′𝑇
0,85

= 𝑓

𝑠𝑝,𝑢

𝐶𝑃

𝑠,𝑢

𝑏 0 𝑠

𝑠𝑝,𝑢

𝐶𝑃

où 𝑏

𝑐28

Pour γb = 1,5, fc28 = 40MPa alors

𝑏 = 26,67𝑀𝑃𝑎

,𝑠 𝑢
= 𝑓𝑒 = 348𝑀𝑃𝑎

et 𝑠𝑝,𝑢

𝑓𝑝𝑒𝑔

= = 1383𝑀𝑃𝑎

𝐴𝑇 = 𝑛 × 𝐴𝐶𝑃 = 8 × 1130 = 90,4𝑐𝑚2

′𝑇

𝐶𝑃

A = 0 et A’ = 0

Comme b = 150cm et h0 = 10cm alors : 1383 x 90,4 x 10-4 > 26,67 x 10 x 150 x 10-4

12,5023MN > 4,0005MN

On peut dire que l’axe neutre tombe dans la nervure.

Hauteur de la zone comprimée L’équilibre statique permet d’avoir :

𝑠𝑝,𝑢𝐴𝑇 = 𝑏 × 0,8 × 𝑦 × 𝑏0 + 𝑏 × (𝑏 − 𝑏0) × ℎ0

Alors

𝑠𝑝,𝑢𝐴𝑇 − 𝑏(𝑏 − 𝑏0)ℎ0


𝑦=

𝑏 × 0,8 × 𝑏0

Ainsi y = 1,785m

𝐴𝑇 𝑠𝑝

∝= 𝐶𝑃

0,8𝑏𝑑𝑏

α = 0,20

Hauteur relative de la zone du béton comprimé

Cette hauteur correspond à l’état de rupture du béton comprimé.

∝1= 1 + 𝑤
1 (1 − 𝑤 )

𝜎2

1,1

avec 𝑤 = 0,85 − 0,008𝑏 = 0,64

1 = sup(,𝑠 𝑢; 𝑠𝑝,𝑢 + 400 − 𝑠𝑝)

𝑠𝑝 = 1,020
𝑓 − 0,8∆𝑖𝑛𝑎𝑙

σ2 = 400MPa
σ1 = sup(348 ; 761,23) = 761,23MPa

Soit α1 = 0,55

/ Capacité portante de la section

𝑀𝐶𝑃 = 𝑏𝑏0 × (𝑑 − 0,4𝑦) × 0,8𝑦 + 𝑏 × (𝑏 − 𝑏0) × ℎ0 × (𝑑 − 0,5ℎ0)

Nous trouvons MCP =2051,968 Tm et MU = 1809,01 T D’où Mu < MCP, la résistance à la


flexion est assurée.

/ Minimum des armatures transversales

La section des armatures minimales transversales est donnée par la relation suivante :

𝐴𝑡 ≥ 0,6𝑏

𝑠𝑡

0 𝑓𝑒

At: Section d’armatures transversales ;

St: Espacement des armatures transversales ; b0: Epaisseur de l’âme.

Dans la zone médiane

Si nous décidons de prendre 2HA12 alors At = 2,26cm². Soit st ≤ 65,56cm

Avec un minimum de st ≤ min (1m ; 0,8h ; 3b0) = 72cm. Prenons st = 40cm.

Dans la zone d’about


Avec 4HA12 alors At = 4,52cm² et b0 = 30cm, on a st ≤ 87,34cm Avec un minimum de st ≤
min (1m ; 0,8h ; 3b0) = 90cm.

Comme on a un effort tranchant maximal aux abouts, prenons st = 40cm.

/ Justification des armatures transversales Dans les sections critiques (zone d’about) de la
poutre, il faut que :

𝑉𝑟𝑒𝑑,𝑢𝑠𝐴

𝐴𝑡

𝑓𝑒

𝑓𝑡𝑗

𝑟𝑒𝑑,𝑢 =

𝐼𝑏

≤ 𝑢 = [𝑠 𝑏

× 𝑐] 𝑜𝑡𝑔 + 3

𝑛𝑛 𝑡𝑛 𝑠

𝑟𝑒𝑑,𝑢 =
|𝑉𝑢 − ∑ 𝑃𝑖𝑠𝑖𝑛 ∝𝑖|𝑠𝐴

𝐼𝑛𝑏𝑛

= 0,39MPa

𝑡𝑔2𝑟= 2𝑒𝑑 ,𝑢

Soit tg2β = 0,33 alors cotgβ = 5,84.

Ainsi on obtient τu = 8,65MPa > τred,u

/ Justification des bielles de béton

Cette condition est traduite, pour éviter tout calcul complémentaire, en une vérification de
la contrainte de cisaillement sur les sections droites de l’ouvrage.

La condition à vérifier est :

𝑟𝑒𝑑,𝑢 ≤

0,85𝑓𝑐𝑗

3𝑏
𝑠𝑖𝑛2𝛽

Avec sin2β = 0,33

Alors on a 0,85 x 40 x 0,33 / 3 x 1,5 = 2,49MPa > 0,39MPa. La condition est vérifiée.
CHAPITRE VI : CALCUL DES APPAREILS D’APPUIS

Les appareils d’appuis sont des équipements placés sous chaque poutre. Ces appareils,
composés essentiellement de caoutchouc, ont la capacité de se distordre afin d’absorber les
réactions venant du tablier.

Dans le cas courants, les appareils d’appuis utilisés sont des appareils d’appui

STUP en élastomères frettées qui sont constitués par des plaques élastomères associées à
des plaques intermédiaires en acier inoxydable ou non.

L’élastomère considéré est le néoprène. Le principe de calcul est les suivants :

Imposer les dimensions des appareils ;

Calculer la répartition des efforts horizontaux connaissant les coefficients de souplesses des
appuis ;

Nous vérifions les contraintes et la stabilité des appareils.

/ Dimensionnement des appareils d’appuis

Figure 34 : Appareil d’appui

Les dimensions pour un appareil d’appui sont :(a× b × n) (t +ts), avec : b : côté
perpendiculaire à l’axe longitudinale de l’ouvrage ;

a : côté parallèle à l’axe longitudinale de l’ouvrage ; n : nombres de feuillets élémentaires


d’élastomères ; t : épaisseur de la couche élémentaire ;

ts : épaisseur d’un frette intermédiaire ;

A : surface de l’appareil d’appui


e : épaisseur totale de l’appareil d’appui.

La dimension transversale de l’appareil d’appui est choisie aussi grande que possible, de
manière à autoriser une plus grande rotation.

Chaque dimension est néanmoins contrainte à s’adapter au talon de la poutre. Prenons alors
:

b = 500mm ; a = 400mm ; n = 4 ;

t = 10mm ; ts = 3mm ; e = 50mm.

On obtient alors la valeur du coefficient de forme par la formule :

𝛽=

𝑎𝑏 2𝑡(𝑎 + 𝑏)

Soit β = 11,11.

/ Distribution des efforts horizontaux aux appuis

Les efforts à considérer sont notamment :

les réactions venant de la charge permanente et surcharge d’exploitation du tablier ;

les efforts de freinage dus au mouvement des surcharges ;

le retrait et raccourcissement du béton du à la variation de température.

/ Effort de freinage
a / Coefficient de souplesse de chaque appui

Coefficient de souplesse de la pile

Colonne

𝐾𝑐𝑜𝑙

= 𝑐

3𝑛𝐸𝐼

I : moment d’inertie d’une colonne de la pile ;

𝜋𝛷4

𝐼=

64

où Φ = 1,00m, désigne le diamètre d’une colonne ; n = 3 : nombre de colonne de la pile ;

hc = 8,5m ;

Ei : module d’élasticité instantanée du béton ayant pour expression :

𝐸𝑖𝑗 = 11000√𝑓𝑐𝑗
EV : module d’élasticité différée du béton ayant pour expression :

𝐸𝑣 = 3700 √𝑓𝑐𝑗

Tableau 105 : Coefficient de souplesse pour la colonne

𝐾𝑐ℎ

Chevêtre

(ℎ𝑐ℎ + ℎ𝑐)3 − ℎ3

3𝑛𝐸𝐼𝑐ℎ

𝑏𝑐ℎℎ3

avec

𝐼𝑐ℎ

= 𝑐ℎ
12

où bch = 1,20m et hch = 0,80m alors Ich = 0,051m4.

Tableau 106 : Coefficient de souplesse pour la chevêtre

𝐾𝑎𝑝𝑝

Appareil d’appui

= 𝑒𝑇

𝑛𝐺𝑎𝑏

Avec G le module d’élasticité transversale de l’appareil d’appui ; G (instantanée)=1,6 MPa ;

G (différée) = 0,80 MPa.

Tableau 107 : Coefficient de souplesse pour les appareils d’appui


La somme des coefficients de souplesses de toutes ses composantes nous donne le
coefficient de souplesse de la pile, soit :

Tableau 108 : Coefficient de souplesse pour la pile

Coefficient de souplesse des culées

Les coefficients de souplesse des culées sont égaux aux coefficients de souplesse des
appareils d’appui.

b / Distribution des efforts de freinage

Les charges de chaussée des systèmes A et Bc sont susceptibles de développer des réactions
de freinage, efforts s’exerçants à la surface de la chaussée, dans l’un ou l’autre sens de
circulation.

Freinage due à A(l)

Selon le fascicule 61, cette force a pour valeur :

𝐴(𝑙)

𝐻𝑓 = 20 + 0,0035 × 𝑆

Avec S = 39,21 x 7 = 274,47m² : désigne la surface de chaussée chargée ; A(l) = 0,933T/m²


équivaut à A(l) = 256,08T

Alors Hf = 12,217T.

Freinage du au système Bc

Chaque essieu d’un camion du système Bc peut développer un effort de freinage égal à son
poids. Parmi les camions Bc que nous pouvons placer sur le pont, un seul est supposé
freiner. Nous avons alors Hf = 300kN.

Pour la transmission des efforts de freinage au niveau de chaque appui, on appliquera la


formule suivante qui est fonction des coefficients de souplesse de ces appuis :
𝐾𝑖

𝐻= ×𝐻

𝑖 ∑ 𝐾𝑖 𝑓

Les résultats sont donnés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 109 : Effort de freinage due à la surcharge Bc et A(l)

/ Effort du au retrait, au fluage et à la variation de température Les différentes étapes de


calcul sont résumées comme suit :

Détermination de di = λ x Xi : raccourcissement du tablier au niveau de l’appui où Xi :


abscisse de l’appui considéré ;

Détermination des déplacements de chaque appui par les formules :

𝑈0 = −

∑ 𝐾𝑖𝑑𝑖

∑ 𝐾𝑖

: 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑢𝑙é𝑒

𝑈1 = 𝑈0 + 𝑑𝑖: 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑖𝑙𝑒 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒

Détermination de la distribution des efforts par Fi = KiUi ;


Dans ces formules, Ki est la rigidité instantanée de l’appui i s’il s’agit de calculer la
distribution des efforts dus à la variation des températures à court terme.

Les déformations relatives du tablier sont :

λ1 = 3. 10-4 m/m : Phénomène dû au retrait et au fluage du béton ;

λ2 = 3. 10-4 m/m : Phénomène dû à la variation de température à long terme; λ3 = 2. 10-4


m/m : Phénomène dû à la variation de température à court terme.

Après calcul, on résume les valeurs obtenues dans le tableau suivant :

Tableau 110 :Effort du au fluage, retrait et à la variation de température

/ Vérification des appareils d’appui

L’appareil d’appui doit être vérifié vis-à-vis des efforts qui le sollicitent à savoir :

Réaction du tablier provenant des charges permanentes et des surcharges A(L), Bc et des
surcharges de trottoirs ;

Réaction provenant des efforts de freinage ;

Variations linéaires dues à la température, au fluage et au retrait.

/ Descente de charge

Les charges verticales sur des appareils d’appui des poutres sont :

Poids propre de la superstructure : Ng=g x L =4642,50kN ;

Surcharge A(L) : NA(L) =A(L) x S x lc = 1280,40kN (lc : largeur de la chaussée et S


aire de la LI) ;

Surcharge Bc30 : NBc =δ x Σ Piyi = 989,80 kN ;

Surcharge des trottoirs : Nt = qt x S =2q x lt x S = 58,80kN

Soit Nmax =5981,70kN


/ Vérification des appareils d’appui

Les charges et surcharges sollicitant un appareil d’appui sont rassemblées dans le tableau
suivant (les efforts horizontaux sollicitant un appareil sont obtenus en divisant ceux
encaissés par l’appui par le nombre d’appareil d’appui de cette dernière):

Tableau 111 : Efforts horizontaux et verticaux sur la culée et la pile

Nous allons procéder au diverses vérifications, à savoir :

La limitation de contrainte moyenne de compression

= 𝑎𝑏 < 15𝑀𝑃𝑎
𝑚

Condition de non cheminement

> 2𝑀𝑃𝑎

𝑎𝑏

Condition de non glissement

𝐻 < 𝑓𝑁𝑚𝑎𝑥

où H =202,50kN : effort horizontal maximal appliqué à l’appareil d’appui. f : coefficient de


frottement ayant pour expression :

𝑓 = 0,10 +

0,6
𝑚

= 0,10

𝑓𝑁𝑚𝑎𝑥 = 598,10𝑘𝑁 > 𝐻 = 202,50𝑘𝑁

La condition de non glissement est donc vérifiée.

Vérification de l’épaisseur des frettes

𝑎𝑚

𝑡𝑠 ≥ 𝑚𝑎𝑥 ( 𝑚
; 2𝑚)

𝑡𝑠 ≥ max(2,679𝑚𝑚; 2𝑚𝑚)

Avec ts = 3mm, la condition est vérifiée.

 Vérification des contraintes de cisaillement

Contrainte de cisaillement du à l’effort vertical

1,5𝑁

= 𝑎𝑏
𝑁

Contrainte de cisaillement due au retrait, fluage et variation de température

1
𝐻

= 𝐺𝑢1 < 0,5𝐺 = 0,4𝑀𝑃𝑎 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝐺 = 0,8𝑀𝑃𝑎


𝑒𝑡

u1 : déformation de l’appareil d’appui due à ces trois termes ; et : épaisseur totale de


l’appareil d’appui ;

G = 0,8MPa: Module d’élasticité transversale différée.

Contrainte de cisaillement due à l’effort de freinage

𝐻𝑓

2=
𝐻 𝑎𝑏

Alors

= 1
𝐻 𝐻+ 2 < 0,7 𝐺 = 0,56𝑀𝑃𝑎
𝐻

Contrainte de cisaillement due à la rotation des appareils d’appui

𝑑=

Où :

𝐺𝑎 (

2 𝑡

2𝑇

<𝑁
n : le nombre de feuillets élémentaires d’élastomère, n=4 ; t : épaisseur nominale d’un
feuillet élémentaire, t =10 mm ;

αt/n: Angle de rotation, exprimé en radian d’un feuillet élémentaire d’élastomère.

Compte tenu des calculs dans l’étude de la poutre principale, les rotations aux appuis sont :
Due à l’imperfection de la pose des poutres : 0,001 rad ;

Due aux charges permanentes : -0,021rad ;

Due aux charges d’exploitation maximale : 0,001 rad ; Due aux charges d’exploitation
minimale : 0 rad ;

La somme de toutes ces contraintes de cisaillement doit vérifier la condition suivante :

=𝐻
𝑁 + 𝑑+ < 5 𝑀= 4𝑃𝑎
𝐺

Pour les vérifications des appareils d’appui, nous allons considérer trois cas : Cas1 : charge
permanente + retrait et fluage + température de courte durée ;

Cas2 : charge permanente + charge d’exploitation maximale + retrait et fluage +


température de longue durée ;

Cas3 : charge permanente + charge d’exploitation minimale + retrait et fluage +


température de longue durée.

CHAPITRE VII : CALCUL DE LA CULEE

Les diverses pièces principales de la culée sont montrée dans la figure ci-dessous :

Figure 35 : Vue en élévation de la culée

/ Stabilité de la culée

La culée est stable vis-à-vis du renversement si la condition suivante est vérifiée :

𝑀𝑆 ≥ 1,5
𝑀𝑅

MS : somme des moments qui tendent à stabiliser la culée ; MR : somme des moments qui
tendent à renverser la culée.

/ Moment stabilisant

C’est le moment qui maintient la stabilité de la structure. Ce moment est engendré par les
charges verticales venant des éléments structuraux de la culée ainsi que celles du tablier par
rapport à un point O situé à la base de la semelle.

a / Poids propre des éléments de la culée

Les poids des éléments qui composent la culée sont répertoriés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 112 : Volume et poids de chaque élément de la culée

Grace au bras de levier pris par rapport au point O, ces poids vont engendrer un moment
dont les résultats sont les suivantes :

Tableau 113 : Moment du poids des éléments par rapport au point O

Ms1 = 5985,34kN

b / Action de la superstructure

Cette action est provoquée par :

Le poids propre de la superstructure : Rg = g x L/2 Rg = 118,38 x 39,21/2 = 2320,84kN ;


La surcharge A(L) : RA(L) = A(L) x lc x L/2 RA(L) = 9,33 x 7,00 x 39,21/2 =
1280,40kN ;

La surcharge Bc30 : RBc = δ x Σ Piyi

RBc = 1,081 x 915,60 = 989,76kN ;

La surcharge des trottoirs : Rt = 2qt x lt x L/2

Rt = 2 x 1,50 x 1,00 x 39,21/2 = 58,82kN

Soit Rmax = Rg + max (RBc ; RA(L)) + RA(t) = 3660,06kN

Le moment stabilisant du à cette action par rapport à O a pour valeur :

Ms2 = 3660,06 x 2,25 = 8236,13kN.m soit Ms2 = 915,13kN/m pour une longueur L = 9,00m
VII-1-2 / Moment renversant

Il s’agit du moment qui tend à renverser l’ouvrage. Ce moment provient de :

la poussée de terre créée par les remblais qui s’appuient derrière le mur garde grève et mur
de front ;

la force de freinage provoquée sur le tablier ;

la déformation du béton.

a / Poussée de terre

Cette poussée est modélisée comme suit :

Figure 36 : Modélisation de la poussée de terre

L’effort dû à la charge créée par les remblais est établi par les relations suivantes :
𝑄1

= 𝑞0𝐻

et 𝑄2

= 𝑞1𝐻

dont

𝑞0

=𝑘

𝑎𝑞𝑞

et 𝑞1 = ℎ𝑘𝑎𝐻

où :

kaq : Coefficient de poussée de surcharge du remblai ;

kaγ : Coefficient de poussée du remblai ; γh = 18kN/m3 : Poids volumique humide ; φ =


22° : Angle de frottement interne ;

q = 10kN/m3 : Surcharge du remblai ;

H = 6,00m : Hauteur du mur de garde grève (hg) + Hauteur du mur de front ( hf ) + Hauteur
du sommier

On a
1 − 𝑠𝑖𝑛

𝑘𝑎 = 1 + 𝑠𝑖𝑛 = 0,455 = 𝑘𝑎𝑞

Soit q0 = 4,55kN/m² et q1 = 49,14kN/m² Alors Q1 = 27,30kN/m et Q2 = 147,41kN/m

Les moments créés par ces poussées par rapport au point O sont résumés dans le tableau
suivant :

Tableau 114 : Moment provoqué par la poussée de terre par rapport à O

Soit Mr1 = 551,41kN.m/m

b / Force due au freinage et déformation du béton

La force de freinage est de 202,48kN équivaut à 22,50kN/ml

La force due au raccourcissement du tablier : 62,74kN soit 6,97kN/ml.

Comme ces forces sont appliquées au sommet de la culée et le bras de levier est pris par
rapport à la base de la semelle de liaison alors les moments auront pour valeur :

MFreinage = FFreinage x (H + Hsemelle)= 202,48 x (6,00 + 1,00) = 157,50kNm

MRaccourcissement = FRacc x (H + Hsemelle) = 62,74 x (6,00 + 1,00) = 48,79kNm. Soit Mr2


= 206,29kN.m/m.

On peut finalement procéder à la vérification de la stabilité avec :

Ms = 665,04 + 915,13 = 1580,17kNm/m

Mr = 551,41 + 206,29 = 757,77kNm/m

1580,17
D’où

≥ 2,08

757,77

Le résultat nous montre que le renversement n’est pas à craindre. Passons alors au
dimensionnement de chaque élément de la culée.

/ Mur garde-grève

Les dimensions du mur garde-grève sont les suivantes :

Longueur = 9,00m ; Hauteur = 2,10m ; Epaisseur = 0,25m.

/ Calcul des sollicitations

Le mur garde-grève est supposé encastré au niveau du sommier. Les forces qui lui sont
soumis sont les suivantes :

poussée de terre ;

poussée due à la surcharge des remblais ;

force de freinage.

a / Poussée de terre

Figure 37 : Modélisation de la poussée de terre

La poussée de terre suit une répartition linéaire croissante dont l’intensité est :
𝑞𝑖 = 𝑘𝑎ℎℎ + 𝑞𝑘𝑎𝑞

Avec :

kaq = 0,455 kaγ = 0,455 ;

γh = 18kN/m3 ;

φ = 22° ;

q = 10kN/m3 ;

𝑞𝑖 = 8,19ℎ + 4,55

La valeur de la charge totale s’obtient en intégrant l’expression de qi pour une valeur de z


partant de 0 jusqu’à hg = 2,10m

Soit

2,1

𝑄𝑖 = ∫ (8,19𝑧 + 4,55)𝑑𝑧 = 27,61𝑘𝑁/𝑚𝑙

Le moment fléchissant engendré par cette poussée a pour expression :

Avec différents centre de gravité, le calcul du moment en prendra conséquence : Ainsi MP =


19,33kNm/ml.

b / Poussée due à la surcharge des remblais

La sollicitation la plus défavorable est l’effet de l’essieu arrière de 12 T de camions type


Bc30. Cette charge uniforme est repartie sur une surface rectangulaire de 0,25 x 0,75 m² et
se diffuse sous un angle de 45°.
Figure 38 : Modélisation de la poussée due au surcharge des remblais

Le moment fléchissant du à cette surcharge a pour expression :

12𝐾

ℎ ℎ−𝑧

𝑀𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖 = 0,75 + 2ℎ ∫

𝑑𝑧

0,25 + 𝑧

dont : K = kaγ x q x δ x bc

δ = 1 : Coefficient de majoration dynamique pour le cas de charge remblai ; q = 10,00kN/m3


: Surcharge de remblai ;

bc = 1,1 : pour deux voies chargées. Soit K = 5,00

Après calcul, on obtient Mremblai = 38,18kNm/m

L’effort tranchant est défini par :

𝑉𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖 = ∫ 12𝐾(0,25 + 𝑧)𝑑𝑧

Soit Vremblai = 163,80kN équivaut à Vremblai = 18,20kN/ml


c / Force de freinage

Il s’agit d’interpréter l’effet provoqué par le camion Bc sur le mur garde grève. Le moment
de cette force a pour expression:

60ℎ

𝑀𝑓 = 0,25 + 2ℎ 𝑞

Soit Mf = 28,31 kNm/ml

L’effort tranchant vaut Vf = 60kN soit Vf = 6,67 kN/ml.

VII-1-2 / Armatures

Combinaison d’action : ELU :

𝑀𝑢 = 1,35𝑀𝑝 + 1,5 × 1,07(𝑀𝑞 + 𝑀𝑓)

𝑉𝑢 = 1,35𝑉𝑝 + 1,5(𝑉𝑞 + 𝑉𝑓)

ELS :

𝑀𝑠 = 𝑀𝑝 + 1,2(𝑀𝑞 + 𝑀𝑓)

𝑉𝑠 = 𝑉𝑝 + 1,2(𝑉𝑞 + 𝑉𝑓)

Les résultats sont récapitulés dans le tableau suivant :

Tableau 115 : Sollicitation à l’ELU et à l’ELS

a / Armatures verticales
Avec comme cas de fissuration préjudiciable. b = 100cm;

h = 30cm; d = 27cm;

fc28 = 30MPa; fe =400MPa;

Aser = 19,4cm² et Amin = 3,72cm²

Pour 7HA20, Aréel = 21,99cm² et les aciers sont espacés de 14cm.

b / Armatures horizontales

Par définition At = A / 3 Soit At = 7,33m²

Prenons 10HA10 = 7,85cm²

c / Vérification à l’effort de cisaillement

La nécessite des armatures transversale ne doit pas requises si la contrainte tangentielle


vérifie la relation suivante :

𝑉𝑢

𝜏 = <𝜏

= 0,07 𝑓𝑐28

𝑢 𝑏𝑑 𝑢

Pour Vu = 0,077MN alors τu = 0,29MPa


Et de plus,

30

= 0,07 × = 1,4𝑀𝑃𝑎 > 0,29𝑀𝑃𝑎 1,5

On en déduit que les armatures transversales ne sont pas nécessaires.

/ Mur en retour

Les murs en retour sont des voiles en BA destinés à soutenir les remblais contigus de
l’ouvrage dans le sens transversal du pont. Ils sont encastres avec le mur garde-grève et le
sommier formant ainsi un système unique et rigide.

Figure 39 : Vue en élévation du mur en retour

Ses dimensions sont :

Hr = 2,90m ;

hr = 1,00m ; er = 30cm ; Lr = 4,00m.

/ Calcul des sollicitations Ce mur est sollicité par :

son poids propre ;

la poussée du remblai ;

une charge verticale de 4 T et une charge horizontale de 2 T est appliques a l’extrémité du


mur.

Ces deux charges sont conventionnelles et permettent de présenter :


Les actions appliquées au cours de la construction ;

Les poussées sur le mur dues aux charges locales sur remblai ;

Les surcharges accidentelles appliquées au mur en retour.

Sollicitations dues aux charges verticales :

Poids propre du mur en retour : 𝑃 = 2,5𝐿 𝑒

𝐻𝑟 + ℎ𝑟

( )

𝑟𝑟 2

P = 58,50kN

Le moment fléchissant à l’encastrement vaut :

𝑀 = 4(𝐿𝑟 − 𝑥𝐺) + 𝑃𝑥𝐺

Avec xG : Position du centre de gravité du mur par rapport à l’axe ox

𝑥 = 𝐿𝑟 2ℎ𝑟 + 𝐻𝑟

𝐺 (

3 𝐻𝑟

+ ℎ𝑟
) = 1,675𝑚

Alors, on a M = 191,00kNm et V = P + 4 = 98,50kN

Sollicitation due aux charges horizontales Il s’agit de :

une charge concentrée de 2 T

une charge uniformément reparties sur toute la surface du mur d’intensité (yG + 0,5)T/m²

(𝐻𝑟 − ℎ𝑟) (𝐻 − ℎ ) + ℎ 𝐻

avec

𝑦𝐺 =

3 𝑟 𝑟

𝐻𝑟 + ℎ𝑟

𝑟 𝑟

= 1,052𝑚

Le moment a pour expression : 𝑀 = (𝑦𝐺 + 0,5)𝑆𝑥𝐺 + 2𝐿𝑟

avec
𝑆 = 𝐿𝑟

(𝐻𝑟 + ℎ𝑟) 2

Alors S = 7,80m² et M = 282,81kNm Effort tranchant

V = (yG +0,5) x S +2 V = 141,07kN

Récapitulons les combinaisons d’action aux états limites dans le tableau suivant :

Tableau 116 : Charge horizontale et verticale à l’ELU et à l’ELS

Longitudinal Mser = 258,00kNm/ml

b = 0,25m h = 1,00m

/ Armatures

a / Armature pour les forces verticales

Aser = 13,9cm², soit 10HA14 = 15,39cm²

Armature de repartition

Ar = A /3 = 5,13cm². Soit 7HA10 = 5,50cm².


Vérification de l’effort de cisaillement

Comme dans le cas précédent, la condition suivante doit être vérifiée sinon on aura besoin
d’armature transversale :

𝑉𝑢

𝜏 = <𝜏

= 0,07 𝑓𝑐28

𝑢 𝑏𝑑 𝑢

Pour Vu = 0,132MN alors τu = 0,544MPa < 1,4MPa (valeur calculée précédemment). La


condition est vérifiée.

b / Armature pour les forces horizontales

Longitudinale Mser = 282,81kNm/ml

b = 0,25m h = 1,00m

Aser = 15,3cm². Soit 10HA14 = 15,39cm²

Armature de répartition

Ar = A / 3 = 5,13cm². Soit 7HA10 = 5,50cm².

Vérification de l’effort de cisaillement


Avec Vu = 0,190MN alors τu = 0,783MPa < 1,4MPa Les armatures transversales ne sont pas
nécessaires.

/ Mur de front

/ Calcul des sollicitations

Le mur de front est sollicité par les charges suivantes :

Poids propre ;

Action du tablier sous les charges permanentes et les surcharges d’exploitation ;

Action due au freinage et au raccourcissement ;

Poussée de terre ;

a / Poussée de terre

La poussée de terre est modélisée de la manière suivante :

Figure 40 : Modélisation de la poussée de terre

Les intensités de Q1 et Q2 comme calculés précédemment sont respectivement : Q1 =


27,30kN/m et Q2 = 147,41kN/m.

Avec comme bras de levier pris par rapport au point d’encastrement de la base du mur de
front, on a :

MPoussée = (27,30 x 6,00 /2) + (147,41 x 6,00/3) = 349,42kNm/m

b / Force due au freinage et à la déformation du béton

Avec un point d’application au sommet de la culée, ces forces entraineront entraine un


moment d’intensité :
MFreinage = 22,50 x 6,00 = 135,00kNm/m MRaccourcissement = 6,97 x 6,00 =
41,82kNm/m

c / Action du tablier et du poids de la culée

Le tablier et la culée (sans semelle) vont transmettre un effort normal de compression au


mur de front.

Soit Npermanente la charge permanente transmise par les poids de ces éléments.
Npermanente = 2321,20 + 1235,25 = 3556,45kN équivaut à Npermanente = 395,16kN/m.

Soit Nexploitation la surcharge d’exploitation venant de la superstructure. Son intensité est


de :

Nexploitation = max (RBc ; RA(L)) + RA(t) = max (989,76 ;1280,40) + 58,82 = 1339,22kN
équivaut à Nexploitation = 148,80kN/m

La combinaison de ces sollicitations est résumée dans le tableau suivant :

Tableau 117 : Sollicitation à l’ELU et à l’ELS

/ Armatures

a / Armature longitudinale

La section des armatures se calcule par mètre linéaire de base et par mètre linéaire de
hauteur.

Effort de compression centré maximal supporté par le béton

𝑁𝑏𝑚𝑎𝑥 = 𝑏ℎ𝑓𝑏𝑐 = 14400𝑘𝑁 pour un fc28 = 30MPa et fbc = 0,6fc28

Coefficient de remplissage

𝑁𝑢 772,29

𝜓 = = = 0,053

1 𝑁𝑏𝑚𝑎𝑥
14400

Comme Ψ1 < 0,81 alors déterminons l’excentricité critique

1 + √9 − 12𝜓1

𝜉= = 0,165

4(3 + √9 − 12𝜓1)

Calcul de l’excentricité e

𝑒 = 𝑀𝑢 = 0,98𝑚

𝑁𝑢

Calcul de eNC

𝑒𝑁𝐶 = ℎ= 0,17 𝑚

Comme e > eNC, alors la section est partiellement comprimée.

On déterminera les armatures de la pièce en flexion simple soumise à un moment fictif dont
la formule est :

ℎ ℎ

𝑀𝑢𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓 = 𝑀𝑢 + 𝑁𝑢 (𝑑 − 2) = 𝑁𝑢 (𝑒 + 𝑑 − 2)

𝑀𝑢𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓 = 1119,82𝑘𝑁𝑚/𝑚𝑙

On obtient alors Asfictif = 34,8cm²


La section réelle d’aciers comprimés est la section trouvée ci-dessus ; La section réelle
d’aciers tendus vaut :

𝐴𝑠

= 𝐴𝑠𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓

𝑁𝑢

𝑠𝑢

As = 0,00348 – 0,772 x 1,15 / 400 = 0,00125m²

Après calcul As = 12,59cm². Cette valeur doit être supérieure à l’armature donnée par la
règle du millième et la condition de non fragilité qui s’écrivent :

𝐴𝑠

𝑏ℎ

≥ 𝑚𝑎𝑥 {1000

; 0,23𝑏𝑑 𝑓𝑡28}

𝑓𝑒

On a ainsi Asmin = 10,71cm².


Soit As = 12,59cm². Prenons 12HA12 = 13,57cm²

Comme e > eNC, nous n’avons pas besoin de vérifier la section d’armatures AS par rapport à
la section du béton car l’état ultime peut ne pas être atteint.

b / Armature de répartition

Ar = A / 3 = 4,19cm². Soit 6HA10 = 4,70cm².

c / Vérification de la contrainte tangentielle

Avec la condition à respecter : 𝜏

≤𝜏 où

𝑉𝑢

et 𝜏

= 0,07 𝑓𝑐28

𝑢 𝑢 𝑢= 𝑏𝑑

𝑢 𝑏

Avec Vu = 0,28MN alors τu = 0,36MPa < 1,4MPa

Les armatures transversales ne sont donc pas nécessaires.

/ Semelle sous culée


/ Semelle sous culée

Poids propre :

 Culée : 2304,00kN Charges transmises par la superstructure :

Charge permanente : 2321,20kN ;

Charge d’exploitation : 1339,22kN. Ainsi la charge à prendre en compte est :

A l’ELU : Nu = 8252,85kN ; A l’ELS : Ns = 5964,42kN.

/ Disposition constructive

a / Nombre de pieu sous semelle

Le nombre de pieux sous culée est donné par la formule suivante :

𝑛 = 𝑁𝑢 𝛾 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝛾 = 1,6 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑢𝑙é𝑒

𝑄1

𝑃𝑃

𝑃𝑃

Q1 = 4428,86kN Pour un diamètre de pieux égal à 1000mm. Après calcul, nous avons n =
3,024 pieux soit n = 4 pieux

Pour un fonctionnement correct de la bielle, nous admettons que son angle d’inclinaison est
défini par : 45° ≤ θ ≤ 55°. Prenons θ = 50°.

b / Distance entraxe des pieux

Elle est donnée par la formule :

𝑏′ = 𝐷𝑃 + 2ℎ

2 𝑡𝑎𝑛

Où Dp =0,80 m: épaisseur du mur de front ;


h =1,00 m : la hauteur de la semelle ;

Tout calcul fait, nous obtenons : b’=1,80 m, prenons b’=2 m.

c / Hauteur utile des armatures tendues

0,5 (𝑏′ − 𝐷𝑃) ≤ 𝑑 ≤ 0,7 (𝑏′ − 𝐷𝑃)

Soit 0,80 ≤ d ≤ 1,12 Prenons d =1,00 m.

d / Etat limite ultime de la compression de la bielle

Les charges verticales appliquées à la semelle donnent naissance à des lignes de tensions au
niveau de celui-ci en qui peuvent être modélisée par des bielles.

Il est alors nécessaires de vérifier chaque point de contact c’est-à-dire la base du mur et les
têtes de pieu vis-à-vis de la compression afin d’assurer la bonne transmission d’effort.

Figure 41 : Transmission des efforts de compression du mur la semelle


Au niveau de la base de la culée Elle est donnée par l’expression suivante :

𝑁𝑢𝑓

≤ 0,9𝑓

𝑆𝑃𝑠𝑖𝑛2

𝑐28

Où SP = 0,80 x 9,00 = 7,20 m² : section du mur de front sur la culée ;

Nuf = (8252,85 - 1,35 x 1068,80) = 6809,97kN : Charges transmises à la semelle par la culée.
Après calcul, nous avons : 1,63 MPa ≤ 27 MPa

La condition est vérifiée.

Au niveau de la tête du pieu

Nous devons vérifier la relation suivante :

3𝑆0

𝑁𝑢𝑓

(1,35𝐺𝑠𝑒𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒 + 𝑠𝑖𝑛²)𝑓 ≤ 0,9𝑐28

So : section du pieu ;
Gsemelle : poids propre de la semelle

Tout calcul fait, nous avons : 5,58 MPa ≤ 27MPa. La condition est vérifiée.

e / Etat limite de cisaillement du béton

Nous désignons par τuo la contrainte tangentielle conventionnelle qui doit vérifier la
condition suivante :

0 ≤ 1,5 𝑓𝑡28 = 3,6𝑀𝑃𝑎


𝑢

𝑃𝑢 8252,85

𝜏 = =

= 945,34 [𝑘𝑁⁄ ] 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝜏

= 0,94𝑀𝑃𝑎

𝑢0

2𝑏𝑠𝑑

2 × 4,50 × 0,97

𝑚²

𝑢0

La condition est vérifiée, le cisaillement du béton n’est pas à craindre


f / Etat limite de résistance

Armature principale

Pour notre cas, la fissuration est préjudiciable. Les armatures principales inférieures
équilibrent la composante horizontale de la bielle. La section des armatures doit être
majorée de 50% afin de respecter l’état limite d’ouverture des fissures.

La section d’armature est donnée par la relation suivante :

1,5𝑁𝑢

𝐴 = 𝑓𝑒

2 𝑠 𝑡𝑎𝑛

Après majoration, nous trouvons A = 179,18 cm². Soit A =15HA40 = 188,50cm².

Armature complémentaire

Elles sont destinées en partie, de reprendre les éventuels moments de torsion résultant des
écarts d’implantation.

Armature supérieure A’ ≥ 10%A = 17,92cm² Soit A’= 12HA14 =18,47 cm².

Armature transversale

Ces armatures sont constituées par des cadres ou étriers intérieurs répandant sur une
longueur égale d. elles ont un pourcentage de :

⎛𝐴𝑉 = 1 × 𝜏
𝑢0 × 𝐴

𝑑𝑏

4 𝑓𝑡28

𝑑𝑏
⎨ 𝐴𝑉

≥ 0,20

𝑏𝑑

Tout calcul fait, nous avons Av = 15,27 cm² et Av ≥ 3,76 cm² Prenons Av =10HA14 = 15,39
cm².

Armature horizontale

Les armatures horizontales sont constituées par des cadres réparties entre les armatures
inférieures et supérieures. Leur section totale est égale à :

𝐴ℎ

= [1 𝑢
0 ] × 𝐴 − 𝐴′ 4 𝑓𝑡28

Avec une section minimale à respecter qui est égale à 10%A:

Après calcul, nous obtenons :

Ah = - 0,116 cm² et 10%A = 15,079 cm² Soit Ah =10HA14 =15,39 cm².

Armature de peau

Les armatures de peau sont réparties et disposées parallèlement à la fibre moyenne de la


semelle. Leur section est d’au moins égale à 3 cm² par mètre de longueur du parement.
Prenons 4HA12 = 4,52 cm².
CHAPITRE VIII : ETUDE DE LA PILE

/ Détermination des efforts appliquées sur la pile

VIII_1_1 / Efforts verticaux

Poids propre de la pile

- Chevêtre : 0,80 x 1,20 x 9,00 x 25 = 216,00kN

- Colonne : 3 x 3,14 x (1,00² / 4) x 8,50 x 25 = 500,69kN

- Semelle de liaison : 9,50 x 4,50 x 1,00 x 25 = 1068,75kN

Réaction du tablier

Poids propre du tablier : g x L = 4642,40kN Surcharge A(L) : RA(L) = A(L) x S x lc =


1280,40kN Surcharge Bc30 : RBc = δ x Σ Piyi = 989,80kN Surcharge des trottoirs : Rt = qt x
S = 2q x lt x S = 58,80kN Soit R = 5981,60kN

VIII-1-2 / Efforts horizontaux

Effet du vent

La pression du vent est prise égale à 4,00kN/m² pour le vent extrême et 2,50kN/m² pour le
vent normal.

Effet dû au retrait, fluage et variation de la température : 62,74kN

Effet du courant :

Le courant exerce sur la partie immergée une action hydrodynamique. La valeur de la


résultante R des actions hydrodynamiques est : R = ρKSV².

ρ : Masse volumique de l’eau en kg/m3 ; K = 0,4 : Coefficient ;

S = 6,109 x π x 1 = 19,192 m² : Surface de la pile frappée par le courant (PHEC = 6,109 m) ;

V=2,539m/s (vitesse du courant d’après l’étude hydraulique). R = 4,00 x 19,192 x 2,539² x


1000 = 49488,65N = 49,49kN

/ Stabilité au renversement de la pile

Nous devons vérifier la stabilité dans le sens transversal et longitudinale du pont.


L’étude de ces deux stabilités se fait par rapport à la base de la semelle en respectant la
condition suivante :

𝑀𝑆

≥ 1,5

𝑀𝑅

Avec

MS : Moment stabilisant ; MR : Moment renversant.

La combinaison la plus défavorable qui tend à renverser la pile est celle où il y a vent
extrême entrainant l’absence de surcharge d’exploitation.

Soit la figure suivante :

Figure 42 : Modélisation des efforts sur la pile

Ainsi on obtient :

Tableau 118 : Moment engendré par chaque effort par rapport à O

/ Stabilité transversale

Moment renversant : Mr = 6459,46kN.m

Moment stabilisant : Ms = 30532,24Tm

Comme les sollicitations de renversement sont des actions variables, alors le moment de
renversant est multiplier par le coefficient 1,2 ce qui donne :
Mr = 7751,35kNm d’où

𝑀𝑆

≥ 3,94

𝑀𝑅

/ Stabilité transversale

Moment renversant : Mr = 782,99kN.m

Moment stabilisant : Ms = 14462,64kN.m

D’où :

𝑀𝑆

≥ 18,47

𝑀𝑅

/ Dimensionnement du chevêtre

/ Calcul des sollicitations

La modélisation des charges qui s’appliquent sur la pile s’effectue suivant deux cas bien
distincts :

 En situation de vent normal

Figure 43 : Effort appliqué sur la pile en cas de vent normal

 En situation de vent extrême

Figure 44 : Effort appliqué sur la pile en cas de vent extrême

g : poids propre de la chevêtre ; q : surcharge A(l) + A(t) ;


Fv : Effet du vent ;

Fe : Effet du courant ;

Pour déterminer les sollicitations dans un portique, on a une large gamme de méthode mais
la plus classique est sans doute la méthode de Hardy Cross qui propose une résolution par
relaxation.

Les différentes étapes à suivre sont les suivantes :

Détermination de l’inertie des barres I ( I = bh3 / 12 pour une section rectangulaire et I

= πΦ4 / 64 pour une section circulaire)

Calcul de la raideur R des barres où R = I / L pour une barre encastrée à ses deux extrémités
et R = 3I / 4L s’il s’agit d’une barre encastré d’un côté et articulé de l’autre ;

Calcul des moments d’encastrement parfait des barres : M ;

Répartition et transmission des moments jusqu’à avoir une somme de moment nulle en
chaque nœuds ;

Refaire l’opération pour chaque déplacement de nœuds envisageable.

Après calcul sur Excel, on obtient les valeurs suivantes pour chaque cas de charge :

Tableau 119 : Moment fléchissant en cas de vent normal

Tableau 120 : Moment fléchissant en cas de vent extrême

On peut ainsi en déduire les moments maximaux en chaque barre.


Tableau 121 : Moment fléchissant maxima résultant des deux cas de vent

b = 1,20m; h = 0,80m;

/ Armature des chevêtres

a / Longitudinale

Mser = MCB = 422,87kN. fe = 400MPa ;

fc28 = 30MPa

Soit Aser = 27,9cm² et Amin = 12,75cm². Prenons 9HA20 = 28,27cm²

b / Répartition

Nous avons :

Ar = A / 3 = 9,3cm²

Soit Ar = 9HA12 = 10,18 cm²

c / Armature de peau

Elle est nécessaire si on une longueur de parement supérieure ou égale à 80 cm.

Or notre béton a une hauteur 80 cm, alors nous devons prévoir une armature de peau qui a
pour section 3 cm² par mètre linéaire.

Nous avons Ap = 3cm² soit 2HA14 =3,08 cm²/ml.


d / Vérification au cisaillement

La nécessite des armatures transversale ne doit pas requises si la contrainte tangentielle


vérifie la relation suivante :

𝑉𝑢

𝜏 = <𝜏

= 0,07 𝑓𝑐28

𝑢 𝑏𝑑 𝑢

Avec Vu = VBC = 368,70kN

30

Soit τu = 0,39MPa et La condition est vérifiée.

𝑢 = 0,07 × 1,5 = 1,40𝑀𝑃𝑎 > 0,39𝑀𝑃𝑎

/ Dimensionnement de la colonne

/ Calcul de sollicitation

La colonne est soumise à un effort normal venant de la superstructure et du chevêtre ainsi


qu’au moment de flexion engendré par le courant et le vent.

/ Armature
a / Armature longitudinale

Le calcul des armatures se fera en flexion composée. Il faudra donc suivre les étapes
suivantes :

Longueur de flambement

Etant donné une colonne qui est supposée encastrée dans la semelle de liaison et dans le
chevêtre, alors, sa longueur de flambement est donné par :

𝑙𝑓

= 𝑙0

Ainsi pour l = 8,5m ; lf = 4,25m

Elancement

Son expression pour une section circulaire est de :

4𝑙𝑓

𝜆=

Comme Φ = 1,00m, alors λ = 17

Calcul de l’excentricité e0 :

Selon la valeur algébrique de l’effort normal Nu et celle de l’excentricité e0 par rapport au


noyau central, on pourra dire si cette section est soit entièrement tendue ou comprimé soit
partiellement comprimée.
𝑒 = 𝑀𝑢 = 672,02

= 0,22𝑚 > = 0,13𝑚

0 𝑁𝑢

3081,20 8

Comme Nu > 0 et e0 > D/8 montre qu’il s’agit d’une compression mais avec une excentricité
en dehors du noyau central.

Il s’agit alors d’une section partiellement comprimée.

Calcul de l’excentricité du premier ordre e1 :

𝑒1 = 𝑒0 + 𝑒𝑎

avec ea = max {2cm ; L / 250} = 0,034m : excentricité additionnelle Soit e1 = 0,22 + 0,03 =
0,25m.

Vérification de la stabilité de forme La condition suivante doit être respectée :

𝐿𝑓

≤ 𝑚𝑎𝑥 (15; 20

𝑒1)

𝐷
Lf / D = 4,25

max (15 ; 20 x 0,25 / 1,00) = 15

Alors, la section peut être vérifiée uniquement en flexion composée, à condition


d’augmenter l’excentricité de e2 qui tient compte de façon forfaitaire l’effet du second
ordre.

Calcul de l’excentricité du second ordre

𝑒2

3𝐿2

= 104𝐷

(2 + Φ
)

avec

𝑀𝐺

𝛼 =
𝑀𝐺 + 𝑀𝑄

Soit α = 1 et Φ = 2 Alors e2 = 0,022m

Sollicitation de calcul en flexion composée Le moment de calcul s’obtient alors par la


formule :

M = Nu (e1 + e2) = 3081,20 (0,25 + 0,022) = 838,09kN.m

Armature

La section d’armature est déterminée par la relation suivante :

4𝐴𝑓𝑒𝑑

= 𝑓2𝑓
𝐷

dont sa valeur dépend de v et μG et c / D avec c = 0,03m : enrobage

= 𝑓2𝑓
𝐷

3,081

= 𝜋(1,0)217 = 0,057

4𝑀

= 3
𝐺 𝐷 𝑓
= 0,06

= 0,03

Grâce à ces valeurs obtenues, on peut lire l’abaque d’intersection dans l’annexe et on a ρ =
0,1.

Ainsi A = 38,38cm² soit 13HA20 = 40,84cm².

Vérification des armatures

La condition suivante doit être vérifiée :

𝑀𝑎𝑥 [4;𝐵0,2𝑟 ] ≤ 𝐴 ≤ 5𝐵𝑟

100 100

Où Br : du béton réduit de 1 cm d’épaisseur sur toute la périphérie de la colonne :

𝜋(𝜙 − 1)2

𝐵𝑟 =

= 7693,78𝑐𝑚²

μ: Périmètre de la colonne exprimée en [m]: μ = πΦ = 3,14 m;

15,40cm² ≤ A ≤ 384,88 cm²


Cette condition est vérifiée

Nous devons aussi vérifier la condition suivante :

𝑁𝑢 ≤ 𝑁𝑢𝑐

𝑁 =𝐵
[𝐵

𝑓𝑐28 𝑓𝑒

+𝐴 ]

𝑢𝑐

𝑟 0,90𝑏

avec

𝛼=

0,85

𝜆 2

1 + 0,2 ( )

35

Après calcul Nuc = 12080kN > N = 3081,20kN.


b / Armature de répartition

Le diamètre des armatures transversales est donné par :

≥𝑙

Pour Φl = 20mm alors Φt = 6,67mm ; Soit Φt = 8mm.

c / Espacement

L’espacement doit respecter la règle suivante :

𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{15;𝑙 𝑎 + 10𝑐𝑚; 40𝑐𝑚}

Avec a : diamètre de la colonne

On a alors 𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{30𝑚𝑚; 110𝑐𝑚; 40𝑐𝑚}

Prenons st = 25mm.

/ Semelle de liaison

/ Descente de charge

Poids propre :

- Chevêtre : 9,00 x 1,20 x 0,80 x 25 = 216,00kN

- Colonne : 3 x π x (1,00²/4) x 8,50 x 25 = 500,70kN

- Semelle : 9,50 x 4,50 x 1,00 x 25 = 1068,70kN


Charge venant de la superstructure :

Charge permanente : 4642,40kN

Surcharge d’exploitation : 1339,20kN D’ après la combinaison des charges :

ELU : Nu = 10686,30kN ELS : Ns = 7767,00kN

/ Disposition constructive

Pour un fonctionnement correct de la bielle, nous admettons que son angle d’inclinaison est
défini par : 45°≤ θ ≤ 55°. Prenons θ=50°.

a / Nombre de pieux

Nombre de pieux sous semelle :

Le nombre de pieux sous culée est donné par la formule suivante :

𝑛 = 𝑁𝑈 𝛾 𝑜ù 𝛾 = 1,4 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑝𝑖𝑒𝑢 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑖𝑙𝑒

𝑄𝑙

𝑃𝑃

𝑃𝑃

Ql = 4428,86kN .Pour un diamètre de pieux égal à 1000 mm, on a n = 4pieux.

b / Distance entraxe des pieux

𝑏′ = 𝐷𝑃 + 2ℎ

2 𝑡𝑎𝑛
Où Dp =1,00 m: diamètre du pilier ; h =1,00 m : la hauteur de la semelle ;

Tout calcul fait, nous obtenons : b’=2,18 m.

c / Hauteur utile des armatures tendues

0,5 (𝑏′ − 𝐷𝑃) ≤ 𝑑 ≤ 0,7 (𝑏′ − 𝐷𝑃)

2 2

Alors 0,84 ≤ d ≤ 1,18. Prenons d = 1,00m

d / Etat limite de la compression de la bielle

Au niveau de la base du pilier

L’état limite de la compression des bielles doit être vérifié par la relation suivante :

𝑁𝑢

≤ 0,9𝑓

𝑆𝑃𝑠𝑖𝑛2

𝑐28

Avec SP : Section du pilier = 0,785m²

Nu = (10686,30 - 1,35 x 1068,70) = 9243,42kN : Charges transmises à la semelle par les


piliers.

Après calcul, nous avons : 20,06 MPa ≤ 22,5 MPa La condition est vérifiée.

Au niveau de la tête du pieu


Nous devons vérifier la relation suivante :

3𝑆0

𝑁𝑢𝑓

(1,35𝐺𝑠𝑒𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒 + 𝑠𝑖𝑛²)𝑓 ≤ 0,9𝑐28

So : section du pieu ;

Gsemelle : poids propre de la semelle

Tout calcul fait, nous avons : 7,30 MPa ≤ 22,5 MPa. La condition est vérifiée.

e / Etat limite de cisaillement du béton

Nous désignons par τuo la contrainte tangentielle conventionnelle qui doit vérifier la
condition suivante :

0 ≤ 1,5 𝑓𝑡28 = 3,60𝑀𝑃𝑎


𝑢

𝑃𝑢 10686,30

𝜏 = =

= 1187,36 [𝑘𝑁⁄ ]

𝑢0
2𝑏𝑠𝑑

2 × 4,50 × 1

𝑚²

La condition est vérifiée, le cisaillement du béton n’est pas à craindre.

f / Etat limite de résistance

Armature principale

Pour notre cas, la fissuration est préjudiciable. Les armatures principales inférieures
équilibrent la composante horizontale de la bielle. La section des armatures doit être
majorée de 50% afin de respecter l’état limite d’ouverture des fissures.

La section d’armature est donnée par la relation suivante :

1,5𝑁𝑢

𝐴 = 𝑓𝑒

2 𝑠 𝑡𝑎𝑛

Après majoration, nous trouvons A = 167,14 cm². Soit A =14HA40 = 175,93 cm².

Armature complémentaire

Les écarts d’implantation peuvent entrainer des moments de torsion, d’où la nécessité des
armatures complémentaires.

Armature supérieure A’ ≥ 10%A = 17,59cm² cm² Soit A’=12HA14 = 18,47 cm².

Armature transversale
Ces armatures sont constituées par des cadres ou étriers intérieurs répandant sur une
longueur égale d. elles ont un pourcentage de :

⎛𝐴𝑉 = 1 × 𝑢
0× 𝐴

𝑑𝑏

4 𝑓𝑡28

𝑑𝑏

⎨ 𝐴𝑉

≥ 0,20

𝑏𝑑

Tout calcul fait, nous avons Av = 24,11 cm² et Av ≥ 4,39 cm² Prenons Av = 12HA16 =
24,13cm².

Armature horizontale

Les armatures horizontales sont constituées par des cadres réparties entre les armatures
inférieures et supérieures. Leur section totale est égale à :

𝐴ℎ

= [1 𝑢
0 ] × 𝐴 − 𝐴′ 4 𝑓𝑡28

Avec une section minimale à respecter qui est égale à 10%A:


Après calcul, nous obtenons :

Ah = 6,24 cm² et 10%A = 17,59 cm² Soit Ah =12HA14 = 18,47 cm².

Armature de peau

Les armatures de peau sont réparties et disposées parallèlement à la fibre moyenne de la


semelle. Leur section est d’au moins égale à 3 cm² par mètre de longueur du parement.
Prenons 4HA12 = 4,52 cm².

CHAPITRE IX : CALCUL DES PIEUX

Les principes de justification des fondations profondes sont conformes à la théorie générale
du calcul aux états limites qui consiste, pour un état limite donné, à vérifier que la charge
axiale de calcul reste égale ou inférieure à la charge maximum de l’élément de fondation.

IX_1 / Détermination de la charge limite Ql par la méthode pressiométrique

/ Calcul de la charge limite de pointe La charge limite de pointe est désignée par :

𝑄𝑃 = 𝐴𝑘𝑝𝑝∗

Avec : A section de pointe ; kP: Facteur de portance ;

𝑃∗ : Pression limite nette équivalente.

Section de pointe Elle est définie par :

𝐴=

𝜋𝜙2

4
avec Φ : diamètre du pieux.

Pression limite nette équivalente

C’est une pression moyenne autour de la base du pieu. Elle est déterminée de la manière
suivante :

Figure 45 : Représentation de la pression limite nette

On a :

𝑃∗ =

1 𝐷+3𝑎

∫ 𝑃∗(𝑧)𝑑𝑧

𝑙𝑒

3𝑎 + 𝑏

𝐷−𝑏

Avec a = B/2 si B > 1 m ; a =0,5 m si B <1 m ;

B : largeur de l’élément de fondation. Pour un pieu circulaire, B = Φ ;

b = min (a, h) où h est la hauteur de l’élément de fondation dans la couche porteuse. D’après
les recommandations du rapport géotechnique, h = 3Φ
Ce calcul ne cependant valable que dans le cas d’une formation porteuse homogène c’est-à-
dire une couche pour laquelle les valeurs maximales de pl n’excèdent pas deux fois les
valeurs minimales de pl.

𝑃∗(𝑧): est obtenu en joignant par des segments de droite sur une échelle linéaire les
différents

𝑃∗ mesuré.

Facteur de portance kp :

Elles sont données par le tableau suivant :

Tableau 122 : Valeur de kp en fonction du type de sol

D’après le résultat du sondage présenté dans l’annexe, le sol est formé de succession de
couche parfois limoneuse compacte à très compact, alors décidons de classer ce terrain en
argile, limons de classe B sans refoulement du sol lors de la mise en œuvre.

Soit kp = 1,2

On décide d’ancrer les pieux à 20m.

Les paramètres utilisés pour le calcul sont alors :

- D = 20m ;

- a = 0,5m ;

- b = 0,5m ;
- Φ = 1,00m ;

- D + 3a = 21,5m;

- D – b = 19,5m;

L’extrait des valeurs de

𝑃∗ classé dans le tableau suivant:

Tableau 123 : Extrait de l’essai pressiométrique

𝑝∗ = 1

2,00 + 2,05 2,05 + 2,02 2,02 + 2,05

[ × 0,5 + × 1,00 + × 0,50]

𝑙𝑒
(3 × 0,5) + 0,5 2 2 2

= 2,033MPa

Alors Qup = 1915,60kN

/ Calcul de la charge limite de frottement latéral Qs

L’effort total limite mobilisable par frottement latéral sur toute la hauteur h concernée du
fût du pieu est calculé par l’expression suivante :

𝑄𝑠 = 𝑃 ∫ 𝑞𝑠(𝑥)𝑑𝑧

Dans cette expression P désigne le périmètre du pieu et qs(z) le frottement latéral unitaire
limite à la cote z.

Le frottement latéral unitaire limite est donné en fonction de la pression limite nette

𝑃∗ (qui exprime la compacité ou le serrage du sol) par les courbes de la figure ci-après :

Figure 46 : Valeur de qs en fonction de Pl*

Le choix de courbe se fait en fonction de la nature du sol et de l’élément de la fondation.

Tableau 124 : Choix de la courbe Q en fonction de la mode de réalisation du pieu et du type


de sol
Réalésage et rainurage en fin de forage ;

Pieux de grandes longueurs (supérieure à 30 m) ;

Forage à sec, tube non louvoyé ;

Dans le cas des craies, le frottement latéral peut être très faible pour certains types de pieux.
Il convient d’effectuer une étude spécifique dans chaque cas ;

Sans tubage ni virole foncé perdu (parois rugueuses) ;

Injection sélective et répétitive à faible débit.

D’après les courbes et les résultats des essais pressiométriques, nous pouvons déterminer
la valeur de qs.

Comme, le mode de réalisation des pieux s’agit de pieu foré boue et en considérant
l’homogénéité des couches sur les parois du pieux (Argile, limon), on peut en déduire que la
courbe à utiliser est Q1.

Pour Pl* = 1,965MPa, on a qs = 0,04MPa.

Soit Qs = π x 1,00² x 0,04 x 20 = 2,5132MN équivaut à Qs = 2513,27kN. IX-1-3 / Charge


limite totale Ql

Dans le cas général, les pieux travaillent en compression.

L’expression de la charge limite d’un élément de fondation profonde : Ql = QP + Qs

La formule de la charge de fluage en compression Qc, pour les éléments de fondation mise
en œuvre par excavation du sol est donnée par :

Qc = 0,5Qp + 0,7Qs.

Tableau 125 : Charge limite admissible


/ Descente de charge

D’après les descentes des charges effectuées aux études de stabilités des appuis, nous
avons :

Au niveau de la culée :

ELU : Nu = 8252,85kN ;

ELS : Ns = 5964,42kN ;

Au niveau de la pile :

ELU : Nu = 10686,30kN ;

ELS : Ns = 7767,00kN

On obtient alors la charge transmise sur un pieu :

Au niveau de la culée :

ELU : Nu = 2063,21kN

ELS : Ns = 1491,11kN

Au niveau de la pile :

ELU : Nu = 2671,57kN

ELS : Ns = 1941,75kN

/ Justification aux états limites

Nous devons vérifier que la charge transmise par un pieu doit inférieure à la charge
maximale dont les expressions sont :

A l’ELU :

𝑄𝑚𝑎𝑥
𝑄𝑙

1,4

A l’ELS :

𝑄𝑚𝑎𝑥

𝑄𝑐

1,4

Tableau 126 : Vérification de la charge limite par rapport à la charge appliquée

/ Ferraillage des pieux

Supposons que les pieux soumis à des compressions simples :

La longueur de flambement d’un pieu est donné par :

𝑙𝑓

𝑙0
=

√2

Avec l0 = 20 m : longueur libre du pieu :

Soit lf = 14,14 m.

𝜆=

- L’élancement pour le pieu circulaire s’écrit :

4𝑙𝑓

Pour Φ = 1,00m, alors λ = 56,56

- Le coefficient de réduction a pour valeur :

50 2

𝛼 = 0,60 × ( )

𝜆
car

50 ≤ 𝜆 ≤ 70

α = 0,468.

/ Armatures

a / Longitudinale

L’armature longitudinale doit vérifier la condition :

𝑀𝑎𝑥 [4;𝐵0,2𝑟 ] ≤ 𝐴 ≤ 5𝐵𝑟

100 1 100

Où Br : du béton réduit de 1 cm d’épaisseur sur toute la périphérie de la colonne :

𝜋(𝜙 − 1)2

𝐵𝑟 =

= 7697,68𝑐𝑚²

μ: Périmètre de la colonne exprimée en [m]: μ = πΦ = 3,14 m;

15,40cm² ≤ A1 ≤ 384,88 cm² Prenons Al = 6HA20=18,85 cm².

Nous devons vérifier la condition suivante :

𝑁𝑢 ≤ 𝑁𝑢𝑐
𝑁 =𝐵
[𝐵

𝑓𝑐28 𝑓𝑒

+𝐴 ]

𝑢𝑐

𝑟 0,90𝑏

Avec Nu = 2063,21kN pour la culée ; Nu = 2671,57kN pour la pile.

Après calcul, nous avons : Nuc = 6977,00kN > Nu La condition est vérifiée.

b / Armature transversale

Le diamètre des armatures transversales est donné par :

≥𝑙

Pour Φl = 20mm alors Φt = 6,67mm ; Soit Φt = 8mm.

c / Espacement

L’espacement doit respecter la règle suivante :

𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{15;𝑙 𝑎 + 10𝑐𝑚; 40𝑐𝑚}


Avec a : diamètre du pieu

On a alors 𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{30𝑚𝑚; 110𝑐𝑚; 40𝑐𝑚}

Prenons st = 25mm.

Après avoir passé à l’étude technique de l’ensemble des composantes de l’ouvrage, il est
essentiel de tenir compte qu’aucun projet n’est envisageable sans qu’on en tirer profit.

Voilà pourquoi il faut passer à ce qu’on appelle étude financière, pour décortiquer les
diverses facettes sur le côté budgétaire d’un projet à réaliser.
CHAPITRE I : PHASAGE DES TRAVAUX

Phase1 :

La phase 1 comprend :

Travaux préparatoires ;

L’amenée d’engins et des matériels pour l’exécution des travaux ;

L’édification de bureau, de magasin, d’ateliers et l’aménagement nécessaire des aires de


stockage et de travail ;

La construction des ouvrages auxiliaires (piste d’accès à la carrière, gite et emprunts). Phase
2 : réalisation des appuis

Constructions des culées :

Forage des pieux ;

Confections des semelles de liaison ;

Confections des différents murs ;

Confections des sommiers d’appui ;

Et mise en place des appareils d’appui.

Constructions des piles :

Excavation du sol ;

Mise en place des palplanches;

Forages des pieux ;

Confection des semelles de liaison ;

Confection des colonnes ;

Confection de chevêtres ;
Mise en place des appareils d’appuis. Phase3 : Réalisation du tablier :

Poutres :

Coffrages des poutres préfabriqués ;

Coffrages des plaques d’abouts préfabriquées ;

Réalisation du ferraillage ;

Bétonnage de la poutre ;

Mise en tension de la première famille des câbles de précontrainte au 7ème jour ;

Transfert du banc de préfabrication vers l’aire de stockage ;

Cachetage des ancrages ;

Préparation de poutre avant lancement (préparation des surfaces de reprise avant


bétonnage éventuelle, déploiement d’armature en attente…) ;

Lancement des poutres ;

Entretoises ;

Coffrages des entretoises ;

Ferraillage de l’entretoise ;

Bétonnage sur place.

Hourdis :

Confection des prédalles ;

Mise en place des prédalles ;

Ferraillages du hourdis ;

Bétonnage ;

Mise en tension de la deuxième famille de câbles à 28 jours d’âge du béton des poutres;

Bétonnage définitif. Phase 4 : finition des appuis

Mises en œuvre des enrochements au niveau de la semelle de fondation ;

Exécution des remblais derrière les culées ;

Mise en place de la dalle de transition.


Phase5 : mise en place des équipements

Revêtement du tablier ;

Mise en œuvre de la couche d’imprégnation et de la couche d’accrochage ;

Fixation des tous les éléments restants (glissière, garde-corps).

Implantations des panneaux de signalisation routière ; Phase6 : phase d’essai et


assainissement

Essai de mise ne charge ;

Nettoyage et balayage ;

Réception provisoire ;

Repli de chantier.

CHAPITRE II : CALCUL DE COEFFICIENT DE MAJORATION DE DEBOURSE

K est obtenu par la formule suivante:

(1 + 𝐴1)(1 + 𝐴2)

𝐾=

1 − 𝐴3

(1 + 𝑇)

Tableau 127 : Coefficient de déboursé

Après calcul, nous avons :


K = 1,435

Nous entendons par :

Frais de chantier, tous les éléments tels que :

Salaires, charges, frais de déplacement ;

Logement de chantier, mobilier, installation de chantier, installation diverse non comprise


dans l’installation du chantier.

Frais d’étude et de laboratoire, tous les éléments tels que :

Frais de laboratoire au titre des essais de convenance’ d’agrément et de contrôle ;

Frais d’étude ;

Frais de conception et de plan.

Les aléas et révision de prix : tous les éléments rémunérant les aléas à la révision des prix ;

Les aléas techniques: aléas et impact technique (évacuation d’accident).

CHAPITRE III : DEVIS QUANTITATIF

Le but est de déterminer les quantités des matériaux nécessaires pour la construction. Pour
le cas des armatures, on détermine le poids des aciers par mètre cube de béton à partir des
résultats de calculs des ferraillages dans l’étude technique.

Les résultats de calculs sont donnés dans le tableau suivant :

Tableau 128 : Devis quantitatif des matériaux

CHAPITRE IV : SOUS DETAIL DES PRIX

/ Numéro des prix

Tableau 129 : Numéro des séries de prix


/ Sous détail des prix

Le but de ce paragraphe est de déterminer le prix unitaire des éléments tels que béton
Q400, Aciers HA, Coffrage,…

Ce prix est donné par :

𝑃𝑈 = 𝐾 ×

Où D : total des déboursés ;

K : coefficient des déboursés ; R : Rendement journalier.

Pour notre cas, on va montrer quelques exemples de calcul.

Prix N°210

Désignation : Béton Q400 Rendement : 25 m3/j

Tableau 130 : Sous détail du prix du Béton Q400

Prix N°211

Désignation : Béton Q350 Rendement : 25 m3/j

Tableau 131 : Sous détail du prix du Béton Q350

Prix N°201
Désignation : Couche d’imprégnation Rendement : 2 T/j

Tableau 132 : Sous détail du prix de la couche d’imprégnation

Prix N°213

Désignation : Acier ordinaire HA Rendement : 3550 Kg/j

Tableau 133 : Sous détail du prix de l’Acier HA

Prix N°215

Désignation : Coffrage Métallique Rendement : 75 m²/j

Tableau 134 : Sous détail du prix du coffrage métallique

Prix N°400

Désignation : Forage des pieux Rendement : 621 m3/j

Tableau 135 : Sous détail du prix du forage

CHAPITRE V : EVALUATION FINANCIERE DU PROJET

/ Bordereau Détail Estimatif

L’évaluation de cout du projet est donnée par le tableau suivant en utilisant les prix unitaire
calculés précédent.

Tableau 136 : Bordereau Détail Estimatif

Tableau 137 : Prix de la totalité de l’ouvrage


Arrêté ce présent devis estimatif à la somme de « SEPT MILLIARDS CENT

SOIXANTE DEUX MILLIONS QUATORZE MILLE HUIT CENT DIX ARIARY» (Ar
7162014810Ar).

/ Etude de rentabilité

Un investissement est considéré rentable dans la mesure où le flux des recettes qu’il
rapporte est supérieur à la dépense qu’il représente.

Pour mesurer la rentabilité économique d’un investissement, la théorie microéconomique


classique retient l’appréciation de la rentabilité économique :

Valeur actuelle nette (VAN) ;

Taux de rentabilité interne (TRI) ;

Délai de récupération du capital des investissements (DRCI).

/ Calcul de la VAN

La valeur actuelle nette est la somme des « cash-flows »prévisionnels du projet actualisé au
taux de rendement minimum exigé qui est le taux d’actualisation.

𝑉𝐴𝑁 = ∑ 𝐹𝑃(1 + 𝑖)−𝑛 − 𝐼

𝑖=1

FP : représente les flux de trésoreries des années 1 à n appelé « Cash-flow ». Il est déterminé
par la relation suivante :

FP = (Rn + A) ;

Rn = Recette – Dépense ; A : Amortissement;

FP (1 + I)-P : Cash-flow actualisé; I: Investissement initial;

i: Taux d’actualisation. n : nombre d’année


a / Recette

Selon les enquêtes effectuées, la recette annuelle de la commune s’élève à 698 958 000Ar
avec un taux de croissance annuel estimé à 10%.

b / Dépense

A part le coût d’exécution du projet, pour pouvoir maintenir en bon état un ouvrage routier,
il faut bien les entretenir.

Pour un ouvrage de franchissement qui se fait en béton précontraint, nous estimons qu’il
nécessite un entretien à partir de la dixième année. Le coût est pris égal à 4% de la recette
du projet.

c / Amortissement

Nous considérons une durée de 20 ans pour que notre projet soit amorti.

Le taux d’amortissement linéaire t est estimé à 5%.

D’où, pour n =20, l’amortissement A = I x t = 7 162 014 810 x 0,05 = 358 100 740

Ainsi A = Ar 349 841 152.

Le taux d’actualisation dépend du taux directeur de la Banque centrale et au taux d’inflation


actuelle. Dans notre cas, nous prenons que le taux est de i = 10%.

Les résultats de calculs sont donnés dans le tableau suivant :

Tableau 138 : Valeur actualisée de revenu

Tout calcul fait, on obtient

VAN = 9 659 613 801 +7 162 014 810 = 2 497 598 991Ar.

/ Taux de rentabilité interne (TRI)

Le taux interne de rentabilité correspond au taux d’actualisation qui rendre nulle la valeur
actuelle nette.
Soit x = TIR ; x tel que :

𝑇𝑅𝐼 = {𝑥/ ∑ 𝐹𝑃(1 + 𝑖)−𝑛 − 𝐼 = 0}

𝑝=1

Le TIR est obtenu soit en résolvant l’équation précédent soit en faisant varier le taux
d’actualisation jusqu’à nous aurons de VAN =0.

En raisonnant à partir du théorème de la valeur intermédiaire, il suffit de calculer deux


valeurs de VAN de signes contraires et en tirer le TRI.

Soit i = 13% donne VAN = 18644105 et i = 14% donne VAN = - 613 389 682 Après
interpolation, nous avons, TIR =13,029%.

/ Délai de récupération du capital investi (DRCI)

Le DRCI consiste à mesurer le temps que l’investissement met à récupérer sa de fond. Il est
évident que plus le DRCI est court, meilleur est le projet d’investissement. En faisant le
cumul des cash-flows pendant des années, nous avons que le montant de l’investissement
est compris entre le cumul du cash – flow de la quinzième année et celui de la seizième
année.

Après interpolation, nous avons :

DRCI = 15,63

Soit DRCI= 15 ans 7mois 22jours.

/ Conclusion

Comme la VAN est positive et de plus on a un TRI qui dépasse le taux d’actualisation, alors
on peut dire que le projet est rentable.

Etant donné sa rentabilité financière, il est à noter que l’implantation d’un nouvel ouvrage
sur un lieu pourra provoquer des dommages de type collatéraux c’est-à-dire sur son
environnement récepteur.

Ainsi, la particularité de l’étude à suivre, se focalisera sur l’ensemble des impacts


environnementaux causés par la présence du pont.
CHAPITRE VI : ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAUX

L'étude d'impact sur l’environnement (EIE) est un instrument institue par une loi et des
règlementations afin d’assurer une meilleure intégration des considérations
environnementales au développement et une meilleure utilisation des ressources et du
territoire.

L’EIE sert à prévoir et à déterminer les conséquences écologiques et sociales, positives et


négatives, d’un projet. L’importance relative attribuée aux impacts négatifs devrait aboutir à
la définition de mesures d’atténuation ou de mesures de compensation contribuant à
réduire les impacts. L’étude peut également permettre de développer d’autres alternatives
ou variantes du projet moins dommageables pour l’environnement.

Pour préserver la nature du lieu suivant la charte de l’environnement malagasy, on devra


tenir compte des textes suivants : Conformément a l’article 10 de la loi N° 90-033 du 21
décembre 1990, modifiée par la loi n° 97-012 du 06 juin 1997, les projets d’investissements
publics ou prives susceptibles de porter atteinte à l’environnement doivent faire l’objet
d’une étude d’impact environnemental (EIE).

En application de cet article 10 de la Charte, le décret N° 99 954 du 15 décembre 1999,


portant refonte du décret N° 95-377 du 23 mai 1995 relatif à la mise en compatibilité des
investissements avec l’environnement (MECIE), fixe les règles et les procédures à suivre par
les promoteurs pour la mise en œuvre d’une EIE.

VI_1 / Méthodologie d’évaluation des impacts

La méthodologie adoptée pour l’évaluation des impacts repose sur une analyse multicritère
(intensité, durée, portée) et la combinaison des valeurs des critères pour apprécier leur
importance. L’effet direct ou indirect est tenu en compte car renforce la valeur de
l’importance.

Intensité ou ampleur : définit la gravité de l'impact du projet sur l'environnement. Elle est
fonction de l'ampleur des changements engendrés par le projet sur une composante du
milieu touché. Elle peut être :

Forte (valeur 3) : changement irréversible, modification importante (>50%) de l’intégrité et


de l’utilisation de la composante.

Moyenne (2) : changement réversible, modification partielle (30-50%)

Faible (1) : changement réversible, modification légère (<30%).

Durée :

Permanente (3) : changement continu ou intermittent mais régulier même après le projet ;
Temporaire (2) : changement continu ou intermittent mais régulier durant une phase du
projet ;

Occasionnelle (1) : changement intermittent pendant une phase du projet.

Etendue ou portée mesure la superficie ou l’espace affecté sur une composante du milieu.
Elle varie de :

Régionale (3) : modification totale et ressentie par 100% population

Locale (2) : modification partielle ressentie par la population environnante

Ponctuelle (1) : modification très localisée perçue par une petite portion de la population.

L’importance de l’impact est définie en fonction de la résultante des trois critères ci- dessus
décrits à savoir l’intensité, l’étendue et la durée :

Majeure (≥7) : modification notoire pouvant mettre en danger la vie ou la survie des êtres
vivants

Moyenne (5-6) : changement partiel non dangereux.

Mineure (<5) : changement légèrement perçu et non dangereux.

L’évaluation des impacts est effectuée à l’aide de la matrice d’évaluation à double entrée
combinant les activités de chaque phase du projet et les critères d’évaluation.

Tableau 139 : Critère d’évaluation d’impact

Il convient de considérer surtout les impacts d’importance majeure (valeur ≥ 7).

/ Identification des impacts prévisionnels

Quel que soit le choix de conception de ces ponts, les opérations à mener restent classiques
à la construction d’ouvrages de franchissement.

/ En phase préparatoire

La phase préparatoire considère surtout les impacts rattachés aux opérations d’installation
des sites connexes (base vie, carrières et voies d’accès, Site de dépôt de déchets de chantier,
etc.). Leur aménagement peut compacter le sol ; les déchets épars de base vie, les
entrainements par les eaux de ruissellement de fines particules résultant des éventuels
déblais peuvent polluer les sols et l’eau.

Des impacts sur le milieu biophysique

Ils sont rattachés aux opérations d’exploitation des sites d’emprunt, utilisés pour
l’approvisionnement en terres de remblais nécessités pour l’aménagement des déviations,
tels la perturbation du milieu biophysique, par l’érosion engendrée (défrichement,
décapage de

terres végétales), le compactage du sol dû à la circulation des engins. Ils sont d’ordre
mineur, vu que d’une part le maximum de volume nécessaire n’excède pas les 8000m3, et
que d’autre part ces quantités de remblais seront approvisionnées sur des sites diffus en
milieu écologiquement peu sensible le long de la RN4.

Notons que l’étude APD n’a pas développé d’étude spécifique sur les gites, emprunts et
carrière. Il sera recommandé à l’entreprise de s’approvisionner auprès de fournisseur
disposant de carrière agréé, d’autant plus que la RN4 abonde de carrières déjà exploitées,
localisées en dehors de toute zone sensible.

Des impacts sur le milieu humain

Les conditions d’aménagement des ponts ou des déviations à leur niveau nécessitent le
déplacement involontaire de population. L’analyse des impacts à leur propos se présente tel
que l’occupation définitive par le nouvel emplacement au Pont Manambatromby au PK
374+254, va affecter quatre cases construites en matériaux locaux de construction, et une
dizaine d’arbres fruitiers implantés sur l’emprise de la construction du nouveau pont
définitive. L’impact sur le milieu humain est classé moyen.

Tableau 140 : Impact prévisionnel en phase préparatoire

/ En phase de chantier

Différentes opérations menées sur chantier peuvent être sources d’impacts négatifs pour
l’environnement :

Par rapport au milieu biophysique

L’aménagement de déviations nécessite un besoin en matériaux rocheux (le maximum,


nécessité pour un pont n’excède même pas les 2000 m3).Le prélèvement de ces volumes
sont diffus le long de la RN4, dans des zones dépourvues de sensibilité particulière.
Les résidus de béton, issus de la démolition des anciens ouvrages, l’aménagement des accès
aux nouveaux ponts, pourraient engendrer la pollution par de particules solides et
l’ensablement des cours d’eau, entrainer la rétention et l’accumulation de débris de
branchage charriés par les eaux. Dans tous les cas, l’enlèvement des déchets de démolition
et résidus divers est prévu dans la description du projet.

Les déchets résultant de la démolition d’ouvrage, les déblais des déviations sont à déposer
tous ses déchets sur des sites agréés par la MDC et disposant de PPES développé en
considération de la description du milieu et validé par la MDC. Le cas échéant, Ils peuvent
être cédés aux riverains qui sont intéressés à recueillir des volumes de remblais sur leurs
terrains. Le devenir de ces volumes de déchets doit être traçables, pour qu’on puisse vérifier
que l’entreprise ne se contente pas d’une évacuation directe par entrainement par les eaux
de rivière.

Le transport et le stockage des matériaux engendrent des nuisances sonores, la compaction


du sol. Ces impacts peuvent facilement être limités par le respect des vitesses de circulation,
notamment à la traversée des agglomérations.

Ces activités du projet ne vont occasionner aucun impact négatif significatif additionnel ni
sur les zones sensibles, ni sur le sol ou la végétation. Ils sont tous classés mineurs. Leur
réalisation en respect des règles de l’art suffit à limiter correctement leurs impacts.

Par rapport au milieu humain

L’approvisionnement en matériaux nécessitera 10 allers retours d’unités de camions au


maximum pour le transport des matériaux rocheux et variant de 100 à 525 allers retours
d’unités de camions pour celui des matériaux meubles. Le transport de ces matériaux
présente ainsi des risques potentiels d’accident, notamment aux points de sortie des sites

d’approvisionnement et en cas d’excès de vitesse, catégorisé d’importance moyenne. Aussi,


le plan de gestion des risques et accident doit inclure la validation de l’itinéraire de
transport des camions, adaptée à l’emplacement de chaque site d’approvisionnement de
matériaux, outre la signalisation habituelle des points de sortie des camions.

Les travaux sur l’ensemble des chantiers peuvent être des sources d’accidents divers,
notamment pour le personnel et éventuellement pour les usagers. Les risques sont jugés
d’ordre moyen, car peuvent affecter des vies humaines. Ils sont gérables par simple respect
des règles de l’art sur chantier (port d’EPI, délimitation du chantier, panneaux de
signalisation).

Les travaux sur les ponts engendrent des perturbations des riverains dans leurs activités
quotidiennes et des restrictions de circulation des usagers notamment du fait de la
circulation en demi-chaussée sur les déviations. Ces impacts sont classés mineurs compte
tenu de la courte durée des travaux, et seront atténués par le maintien de la circulation
durant les travaux et la gestion de la circulation alternée sur la déviation ;

L’aménagement des déviations pourrait empiéter sur des zones de cultures utilisées par des
riverains. Ces impacts mineurs sont d’ordre temporaire. Les mesures de compensation y
afférentes ont été négociées avec les PAPs concernées, et les pertes de récoltes seront
indemnisées avant le démarrage des travaux.

La main d’oeuvre allochtone, non accompagnée par leurs familles respectives, peut être
tentée à sortir avec la jeunesse riveraine, avec risque de propagation des MST/VIH-SIDA
(importance moyenne). En sus du règlement du personnel, les entreprises seront tenues de
mettre en place des plans de gestion des risques de propagation des MST/VIH-SIDA au sein
de son personnel.

Des travaux de fouille sur le chantier ou dans les sites connexes peuvent toucher des
vestiges culturels ou fossiles. Ces impacts sont jugés d’importance moyenne, mais les
travaux doivent être immédiatement suspendus en attendant les directives des autorités
compétentes sur les mesures de préservation du patrimoine culturel.

Aucun impact négatif additionnel significatif n’est donc identifié pour l'environnement
humain par rapport à la situation initiale sans projet.

Aucune activité de subsistance ne sera définitivement interrompue durant l’exécution du


projet.

Tableau 141 : Impact prévisionnel en phase de chantier

/ En phase d’exploitation

Comme la circulation sur la route n’est pas interrompue durant les travaux qui sont
habituellement menés en demi-chaussée, la phase d’exploitation correspond à la remise
totale des ouvrages au maître d’ouvrage, en fin de chantier.

Aucun impact notable n’est identifié pour cette phase.


Par rapport au milieu biophysique,

Aucune augmentation des pollutions de l’air pour les riverains par les gaz d’échappement ;

Aucune augmentation du bruit par les véhicules, pour les riverains ne sera notée, ce qui
suppose qu’il n’y aura pas d’augmentation du bruit par les véhicules, ni de modification du
niveau de pollution de l’air pour les riverains par les gaz d’échappement,

Les risques d’érosion engendrés sur les sites de prélèvement de remblais pour
l’aménagement des déviations sont d’importance mineure, car les quantités de remblais à
prélever sont diffuses le long de laRN4.

Il ressort de l’analyse des impacts prévisionnels du projet que ce dernier ne va occasionner


aucun impact négatif significatif additionnel sur l’environnement : ni sur les zones sensibles,
ni sur le sol ou la végétation, vu que la mise en oeuvre des travaux reste sur l’emplacement
actuel des ouvrages.

Par rapport au milieu humain,

Par rapport aux risques d’accidents, les travaux de réhabilitation et de reconstruction vont
améliorer voire renouveler l’état des ouvrages fortement dégradés. Ainsi, le projet va
contribuer à amener un minimum de qualité de calculabilité, et une amélioration du confort
des usagers. Cependant, ceci ne va pas spécifiquement susciter une augmentation
potentielle du trafic, ni un accroissement de la vitesse de circulation sur la route, vu l’état
général de la RN4 d’une part et les localisations tronçonnées des interventions pour la
réhabilitation des petits ponts. Aucun accroissement des risques d’accidents n’est ainsi
envisagé. Sinon, la pose de panneaux de signalisation ou de limitation de vitesse exigée par
le Code de la Route est déjà prévue.

Sur l’ensemble des zones d’emprise et directement concernées par le projet, aucun impact
additionnel significatif ne sera apporté par le projet

Tableau 142 : Impact prévisionnel en phase d’exploitation

/ Mesures à adopter

Les mesures à prévoir pour ce projet sont présentées dans le PGE et à insérer dans le
Dossier d’Appel d’Offres du projet, en sus des mesures environnementales distinguées dans
le Bordereau des Prix.

Par rapport au milieu biophysique


Vu la nature et la faible envergure des opérations, aucun impact sur l’environnement ne
devra survenir sur le milieu biophysique, du fait du projet. Un suivi des règles de l’art
applicables sur chantier et sur les sites connexes suffit pour préserver l’environnement de
la pollution et des effets de l’érosion.

L’enlèvement des déchets résultant de la démolition d’ouvrage ou des produits de fouilles,


l’enlèvement des déviations en fin travaux devra s’effectuer en dehors de période de
grosses pluies.

L’entreprise est tenue de déposer tous ses déchets sur des sites agréés par la MDC et
disposant de

PPES développé en considération de la description du milieu et validé par la MDC.

Par rapport au milieu humain

Les pertes de récoltes résultant de l’occupation provisoire des déviations sur des aires de
cultures seront compensées avant le démarrage des travaux.

Les pertes de biens résultant de la libération de l’emprise des travaux (Pont


Manambatromby) seront indemnisées avant le démarrage des travaux

Pour minimiser les perturbations éventuelles et nuisances aux usagers et riverains, les
dispositions envisagées consistent en :

la mise en place des panneaux de signalisation à l’entrée et à la sortie des têtes de chantier,
lors de la conduite des travaux.

des limitations de vitesse des camions à la traversée des agglomérations, autant pour
minimiser la pollution de l’air par les poussières que pour éviter les risques d’accident

des dispositions pour assurer la circulabilité des usagers sur la route.

Des risques et dangers peuvent survenir pour le personnel de l’entreprise lors des travaux
sur chantier en cas de négligence dans le respect des règles de l’art en matière de sécurité.
Aussi, le port d’Equipements de Protection Individuelle ou EPI est à prévoir, outre le rappel
périodique des consignes de sécurité. Durant les phases de chantier, des dispositions de
matérialisation doivent être apposés autour des aires de chantier pour restreindre la
circulation des personnes non autorisées tels les riverains de la route.

Spécifiquement par rapport au risque de prolifération des MST/ SIDA :

Il incombe à l’entreprise prestataire des travaux d’adopter les opérations classiques de


prévention des risques de transmission de maladies sexuellement transmissibles (MST,
VIH/SIDA) au niveau du personnel sur chantier, suivant les approches préconisées dans la
politique nationale en la matière.

Les responsabilités de l’entrepreneur en la matière prévoient :

la Promotion du plaidoyer par la communication pour le changement de comportement face


à l’IST/VIH/SIDA

la disponibilité de préservatifs pour toute la main d’oeuvre, y compris celle des sous-
traitants

Notons que ces actions pour le personnel de l’entreprise sont autant que possible à
compléter par le plan d’action de sensibilisation de prévention et de lutte, effectué par la
Direction des Impacts sociaux et environnementaux (DISE) du MTP, suivant les mêmes
approches mais ciblant surtout les usagers et les riverains de la route.

Le projet prévoit la reconstruction d’un nouveau pont en amont du pont actuel. La


circulation routière se poursuivra sur le pont actuel pendant les travaux. L’enlèvement de la
voie d’accès au pont actuel n’est pas prévu dans le projet. Toutefois le nouvel emplacement
du pont va nécessiter la destruction de 4 cases entièrement construites en matériaux locaux
et de 16 arbres fruitiers, appartenant à 2 ménages.

L’indemnisation des biens détruits s’élève à 6 188 200 Ar.

Des mesures sont prévues pour l’indemnisation des biens affectés à la sortie du pont sur
l’emplacement même du nouveau pont à aménager,

Les séries de consultations menées depuis 2013 ont rendus les PAPs familiers aux
procédures à suivre pour leur indemnisation.

La base de calcul de l’indemnisation des cases autant que des arbres fruitiers a été fixée par
un comité ad hoc. Les montants d’indemnisation des ménages affectés définis en
conséquence restent supérieurs aux montants présentés par ces derniers. Ainsi, aucun litige
ne devrait survenir. Le cas échéant, tout litige sera porté au comité ad hoc, déjà opérationnel
au niveau des fokontany.

Bien que toutes les études soient parfaites, il n’y aura aucune valeur sans une bonne
réalisation et effectivement un bon contrôle.

CHAPITRE VII : CONTROLE DE TRAVAUX

/ Généralités

Le contrôle des travaux est l’opération qui consiste à faire réaliser un projet conformément
aux plans et spécifications. Le contrôle représente donc, pour le Maître de l’ouvrage
l’assurance d’avoir un ouvrage conforme au projet qui a été conçu, ou à l’objectif qui a été
fixé.

/ But du contrôle

Le contrôle est une opération nécessaire pour passer d’un désir de réalisation à la
réalisation elle-même. A ce titre, il se doit d’être constructif c’est-à-dire d’apporter des
éléments permettant de contribuer à la qualité de l’ouvrage et devra œuvrer dans un esprit
de coopération avec l’Entreprise.

Pour être satisfaisant, le contrôle doit avoir pour objectif :

d’obtenir des matériaux ayant des qualités et des quantités requises et qu’ils soient mis en
œuvre dans les meilleures conditions ;

d’être en mesure de percevoir au plus tôt les insuffisances éventuelles afin d’y porter
remède avant qu’il ne soit trop tard ;

de rassembler les résultats du contrôle en vue de leur exploitation ultérieure ;

assurer le déroulement d’un chantier selon les règles de l’Art.

Enfin, pour être complet et efficace, le contrôle doit s’exercer avant, pendant et après les
travaux.

/ Equipe de contrôle L’équipe de contrôle comprend généralement :

l’ingénieur en Chef du marché, qui représente le Maître de l’Ouvrage et qui a pouvoir de


signature ;

l’ingénieur chargé du contrôle qui a la responsabilité effective du contrôle ;

des Surveillants de travaux responsables du contrôle d’un ou plusieurs échelons


(terrassement, chaussée,…) mais qui n’ont pas généralement pas pouvoir de décision ;

des cellules de services : administratives et laboratoires.

/ Condition requise pour l’exécution d’un bon contrôle

La qualité de contrôle dépend dans une large mesure de la responsabilité et de la


compétence des divers responsables et en particulier de l’Ingénieur chargé de contrôle.

L’expérience montre en effet que quel que soit le degré de perfection d’une étude il se
présente toujours lors de l’exécution des travaux des difficultés imprévues.
Il appartient alors au contrôle d’apporter des solutions rationnelles sur le plan technique et
acceptable sur le plan pécuniaire.

L’ingénieur chargé du contrôle devra donc avoir de nombreuses qualités : bonne expérience
technique, beaucoup de sens critique et surtout de bon sens, des qualités de jugement, une
grande honnêteté intellectuelle et beaucoup de patience aussi.

Pour le cas de notre ouvrage, le contrôle a été assuré par le Laboratoire Nationale du
Travaux Publics et du Bâtiment (LNTPB).

Photo 3 : Visite du LNTPB sur le chantier Manambatromby

/ Techniques de contrôle des travaux d’ouvrage d’art

/ Implantation

a / Principes

L’implantation a pour but de matérialiser sur le terrain la position exacte des divers
éléments de l’ouvrage à construire. Elle comporte d’une part le piquetage général qui fixe

définitivement la position de l’ouvrage et d’autre part, le piquetage complémentaire qui


matérialise les emplacements des divers éléments.

Le piquetage général qui est assuré habituellement par le Maître d’œuvre, consiste à
matérialiser sur le terrain, l’axe longitudinal de l’ouvrage à réaliser et à fixer sur cet axe la
position de l’ouvrage en plaçant un repère correspondant à un point particulier.

Le piquetage complémentaire qui est mis en place par l’entrepreneur, sert à avoir les
précisions topographiques requises pour la réalisation de l’ouvrage. Les axes longitudinaux
et transversaux des appuis et le contour de leur fondation doivent être piquetés.

b / Mode d’exécution de l’implantation

Le piquetage général doit être matérialisé par des repères qui devront subsister pendant
toute la durée du chantier. Ces repères doivent donc être placés hors de la zone où le sol est
susceptible d’être remué en cours de travaux. L’exécution du piquetage général comprend
donc d’une part, la mise en place de piquets à l’emplacement des points que l’on désire
matérialiser et d’autre part, la pose de bornes bien enracinées dans le sol et très visibles qui
permettront en cas de besoin de remettre les piquets en place par des méthodes simples.
L’ensemble de ces opérations doit être décrit dans le procès-verbal de piquetage.

/ Fondation

a / Généralité

L’étude géotechnique faite au stade de projet ne permet de définir les différentes couches
du sol que par interpolation entre les sondages, et elle laisse donc subsister quelque
incertitude.

C’est pourquoi, lors de l’exécution des travaux de fondations, l’ingénieur doit s’efforcer de
compléter sa connaissance du sol d’après les résultats du chantier, et son rôle n’est plus
alors seulement de contrôler mais également de prendre des décisions tenant compte de ce
complément d’information.

b / Fondation sur pieux

Système de forage

Pour la mise en œuvre de pieu sur le pont de Manambatromby, le forage consiste à la fois à
forer puis à colmater directement les pores par un mélange du sol extrait avec de la
bentonite. Cette méthode, moins couteuse, ne peut travailler qu’à une vitesse de 25cm par
heure.

Comme le sol extrait est directement utilisé pour le colmatage, la coupe de terrain lors de
l’étude doit être précise afin d’anticiper la quantité d’argile à additionner.

Photo 4 : Forage d’un pieu

Contrôle

Dans le cas de fondation sur pieux, l’observation directe du terrain de fondation n’est pas
possible. L’appréciation de la conformité du sol rencontré avec les prévisions fournies par
l’étude géotechnique ne peut se faire qu’en rassemblant le maximum d’information lors du
forage.
Le rôle de l’ingénieur est d’assurer que toutes ces observations sont bien effectuées et d’en
interpréter les résultats afin de décider notamment si la côte choisie pour l’arrêt des pieux
peut être maintenue ou s’il y a lieu de la modifier.

Le principal renseignement à recueillir lors de la réalisation des pieux est la présence de


nappe d’eau ou de sol à faible cohésion qui peuvent engendrer des poches d’air aux
alentours de la paroi du pieu.

Voilà pourquoi chaque pieu est muni de trois tubes de réservation pour la réalisation des
essais auscultations soniques.

Cet essai permet de détecter grâce à l’onde sonore la poche de vide éventuel sur la paroi du
pieu.

Si l’essai s’avère positif, une correction au micro pieu s’impose d’où le diamètre du
troisième tube de réservation sur les pieux qui est plus grand (de diamètre 1000mm).

Photo 5 : Tube de réservation

/ Béton

a / Introduction

Lorsque l’ingénieur chargé de contrôle d’un chantier estime que le béton réalisé par un
entrepreneur n’a pas les qualités de résistance requises, il n’y a d’autre choix que de le faire
démolir. En effet, un béton de mauvaise qualité ne peut être amélioré.

L’ingénieur chargé de contrôle doit donc :

veiller à ce que l’entrepreneur fasse ses études de béton en temps voulu pour que même si
un complément s’avère nécessaire, le démarche des travaux de bétonnage ne soit pas
retardé ;

s’assurer que les résultats obtenus sont compatibles avec le respect des résistances requises
;

vérifier au cours de l’exécution que la composition étudiée est bien respectée et que la mise
en œuvre et la cure sont bien effectuées suivant les règles de l’Art.
b / Essai

Les qualités demandées au béton sont d’être résistant mécaniquement, aussi imperméable
que possible, indécomposable et maniable.

Pour arriver à ce résultat, il est absolument indispensable de suivre la procédure figurant au


C.P.C, c’est-à-dire de réaliser successivement :

l’épreuve d’étude :

Elle a pour but de trouver la composition granulométrique qui permette d’obtenir un béton
résistant mécaniquement, aussi imperméable que possible (recherche d’une forte densité)
et indécomposable (choix du ciment).

Les agrégats, le sable et l’eau doivent provenir des carrières du chantier.

L’ingénieur doit se préoccuper de la consistance de ce béton frais en faisant des mesures


d’affaissement au cône d’ABRAMS.

l’épreuve de convenance :

L’épreuve de convenance a pour but de vérifier que la composition granulométrique telle


qu’obtenue lors de l’étude et le matériel de mise en œuvre permettent bien d’obtenir un
béton possédant les caractéristiques mécaniques recherchées.

Il doit ressortir de l’épreuve de convenance que les résistances requises peuvent être
effectivement atteintes sur le chantier. S’il en était autrement, les qualités des matériaux ou
les conditions de fabrication devraient être améliorées et l’épreuve de convenance
recommencée dans les conditions nouvelles.

l’essai de contrôle :

Ces essais permettent de vérifier, a postériori, la qualité intrinsèque du béton sorti de la


bétonnière. L’ingénieur doit particulièrement veiller au respect des conditions de
conservation (20° atmosphère humide puis immersion) car des éprouvettes placées dans
des conditions différentes ne donneront pas de résultats significatifs.

l’essai d’information :
Ils permettent de suivre l’évolution dans le temps du béton de l’ouvrage, compte tenu par
exemple des variations de la température ambiante, et de déterminer à partir de quelle date
l’ouvrage peut être mis en service.

La conservation des éprouvettes doit se faire dans des conditions comparables à celles des
parties d’ouvrages qu’elles sont censées représenter.

Photo 6 : Centrale à béton

c / Granulats, ciment et eau de gâchage

Dans ce domaine, les interventions de l’ingénieur comprennent d’une part des décisions :
agrément des carrières, du ciment, de l’eau de gâchage, et d’autre part des contrôles :
vérification de qualité, de granularité et de propreté.

L’agrément définitif des carrières, du ciment et de l’eau ne peut être donné qu’après
l’épreuve d’étude, mais l’ingénieur doit indiquer dès que l’entrepreneur le consulte, s’il y a
d’autres motifs qu’un échec lors de l’épreuve d’étude, pour refuser la carrière, le ciment ou
l’eau. Il doit exiger dans ce but que l’entrepreneur lui fournisse les résultats d’analyse
chimique de l’eau et des agrégats, et ceux des essais de réception du ciment employé.

Après agrément des carrières, du ciment et de l’eau, l’ingénieur doit assurer que les qualités
des divers constituants destinés à la fabrication du béton restent bien constantes et
identiques à celles des constituants du béton de l’épreuve.

Les vérifications doivent être systématiques, et porter sur :

le choix des veines d’où sont extraits les granulats ;

la propreté des sables (mesures de l’équivalent de sable) ;

la granularité et la forme des granulats ;


l’homogénéité et la bonne conservation des lots de ciment.

Photo 7 : Granulats

Photo 8 : Eau de gâchage

d / Mise en œuvre

Vérification de dosage :

Pour être sûr d’obtenir un béton dont les caractéristiques mécaniques soient conformes au
béton d’étude et au béton de convenance, l’ingénieur doit s’assurer que l’entrepreneur
prend toutes précautions pour que les proportions des divers éléments soient respectées
(en poids sec).

Il y a souvent conflit sur les chantiers entre la nécessité de respecter le dosage en eau prévu
et celle de réaliser un béton qui se mette facilement en place.

C’est là qu’intervient l’ingénieur où il devra trouver un compromis entre la composition


proposé par l’entrepreneur et le béton témoin réalisé lors de l’épreuve de convenance.

Vibration

Le but de la vibration est de serrer le béton frais, facilitant ainsi la mise en place dans le
coffrage. Ce serrage se traduit par une augmentation de densité du béton, qui améliore
considérablement ses caractéristiques finales.

La vibration est obligatoire pour tous les bétons de qualité et l’entrepreneur doit indiquer
dans son programme de bétonnage comment sera effectuée la vibration.

Avant de donner son visa au programme de bétonnage, l’ingénieur doit s’assurer :

de l’adaptation du matériel de vibration aux dimensions de l’ouvrage à réaliser ;

de présence de cheminées de bétonnage suffisantes pour le matériel de vibration prévu


(cheminée supérieure de 1cm au moins au diamètre du vibrateur) ;
de la compatibilité de l’épaisseur des couches à vibrer et du matériel de vibration prévu
(rayon d’action).

Figure 47 : Fonctionnement d’un pervibrateur

/ Armature

a / Façonnage

L’ingénieur doit veiller très attentivement au respect de toutes les recommandations des
fiches d’identification ou des documents analogues établis dans les pays d’origine des
aciers. A ce titre, il doit notamment s’assurer que les aciers à haute adhérence ne sont
soumis ni volontairement ni accidentellement à des pliages non définitifs.

Tout manquement à ces règles risque d’amorcer des fissures dans les aciers entraînant des
risques de rupture brutale sous l’effet des contraintes de service.

b / Mise en place

Lors de la réception des ferraillages, l’ingénieur devra notamment s’assurer que les
armatures sont bien à l’emplacement prévu par les plans et qu’elles ne sont pas susceptibles
de se déplacer lors de la mise en place du béton.

/ Câbles de précontrainte

a / Façonnage

L’ingénieur doit particulièrement veiller à ce que :

la longueur des câbles soit respectée à 1cm près ;

les gaines soient mises en place en les laissant pendre entre leurs points extrêmes et ceux
où la définition du tracé change (point d’inflexion), puis en réglant leur tracé et en ne les
fixant qu’ensuite aux points intermédiaires de façon à éviter toute perte de tension parasite.

b / Mise en tension

Avant le début de l’opération, l’ingénieur doit exiger la remise du programme de mise en


tension qui définit dans quel ordre est effectuée la mise en tension des câbles et quel est
l’allongement prévu pour chacun d’entre eux.
En cours d’opération, l’ingénieur doit suivre l’évolution des allongements en fonction des
pressions. Le tracé du graphe correspondant permet d’obtenir l’allongement réel Δl0 qui
doit être comparé à celui annoncé par le programme de mise en tension.

En cas d’écart supérieur à 5% entre allongement prévus et les allongements réels, il faut
chercher les causes de cette différence et prendre les décisions en conséquence. Ces
décisions sont à prendre par un spécialiste du béton précontraint.

La mise en tension doit être interrompue en cas d’apparition d’anomalie constaté au niveau
du béton ou des câbles jusqu’à ce que les causes aient pu être trouvées et les remèdes
apportés.

Après mise en tension, on procède à l’injection des câbles. L’ingénieur doit particulièrement
vérifier à ce que l’entrepreneur :

insuffle de l’air comprimé plusieurs fois par jour dans les gaines des câbles déjà tendus et
non injectés, pour en chasser l’humidité ;

injecte des câbles dans un délai maximal de six jours en atmosphère normal après leur mise
en tension ;

mesure la quantité injectée dans chaque gaine jusqu’à remplissage complet pour comparer
avec le volume théorique et détecter des fuites éventuelles dans d’autres gaines ;

fasse déborder suffisamment le coulis d’injection après le remplissage pour que l’on soit sûr
qu’il ne reste pas d’air emprisonné dans la gaine.

Le coulis doit être préparé dans un malaxeur à haute turbulence (agitateur électrique à
hélice tournant à 4000tours/mn).

VII-2-6 / Epreuve des ouvrages

a / Généralités

En plus du soin avec lequel il a surveillé l’exécution des travaux, l’ingénieur doit s’assurer
que les ouvrages construits peuvent effectivement remplir le rôle qui lui est attribué :
assurer la circulation des véhicules en toute sécurité.

L’ingénieur doit donc contrôler le comportement global des ouvrages en leur faisant subir
des surcharges qui simuleront la circulation ultérieure des véhicules.

b / Organisation des épreuves

Les épreuves comprennent :


l’épreuve statique qui consiste à appliquer sur l’ouvrage un poids mort voisin de la charge
maximale de calcul et à faire les mesures de flèches et, dans le cas de grands ouvrages les
mesures de rotation sur appui ;

l’épreuve dynamique qui consiste à étudier le comportement de l’ouvrage (enregistrement


des variations de la flèche) au passage d’une surcharge roulante.

Le programme des épreuves doit tenir compte des moyens disponibles et des possibilités de
pesage des camions et engins destinés à constituer la surcharge.

CONCLUSION

Le problème de l’ancien pont à Manambatromby a été jusqu’à présent remplacé par un pont
provisoire. On vient pourtant de montrer que la région qui abrite cette commune regorge de
ressources non négligeable et que le trafic ne cesse d’accroitre. Il faudra alors envisager une
solution à long terme. D’où la construction d’un nouveau pont.

Afin que ce nouveau pont puisse bien s’intégrer dans son milieu, il a fallu effectuer certaines
études relatifs au cours d’eau et au lit de la rivière .C’est à partir de cela qu’on a pu tirer les
dimensions adéquats du futur ouvrage. Ces dimensions ont ensuite servi à effectuer une
estimation sommaire sur les coûts de chaque variante qui peuvent être proposée et nous a
permis d’opter pour la variante en béton précontraint.

Grâce aux règles classiquement utilisée pour le dimensionnement en ouvrages d’art, en


béton armé et en béton précontraint, il nous est été possible de dimensionner chaque
composant du pont afin que ce dernier puisse remplir son rôle en tant que porteur de
convoi.

Tout ce qu’on a avancé jusqu’ici ne nous permet pas cependant d’affirmer directement
qu’un projet doit être impérativement réalisé sans que ce dernier ci soit rentable
financièrement, respectueux de l’environnement. On oubliera sans aucun doute la
participation active d’un ingénieur de contrôle au cours d’un chantier pour veiller au
respect de la Règle de l’Art.

Vue la demande accrue en terme de chargement des transporteurs employant cette route, il
serait préférable de dimensionner les ouvrages avec une charge plus élevée que celle
utilisée normalement.

BIBLIOGRAPHIE
[1]. Albert Fuentes-« CALCUL PRATIQUE DES OSSATURES DE BATIMENTS EN

BETON ARME », Eyrolle, 270 pages, 1983

[2]. BCEOM, CEBTP-« MANUEL SUR LES ROUTES DANS LES ZONES TROPICALES

ET DESRTIQUES », Etude et Construction, 483 pages, 1975

[3]. ENPC-« FLEXION TRANSVERSALE DES OUVRAGES A POUTRES » ;25 pages

,2015

[4]. Henry Thonier-« CONCEPTION ET CALCUL DE STRUCTURE DE BATIMENT1 »,

Presse Ponts et Chaussée, 165pages, 1999

[5]. Fascicule n° 61 titre II – « CONCEPTION, CALCUL ET EPREUVES DES OUVRAGES

D’ARTS »

[6]. Fascicule n° 62- Titre I - Section I –« Règles techniques de conception et de calcule des
ouvrages et constructions en béton armé suivant la méthode des états limites – BPAL 91
révisé 99 » 246 pages ; Avril 1999.

[7]. Fascicule n° 62- Titre I - Section II –« Règles techniques de conception et de calcule des
ouvrages et constructions en béton précontraint suivant la méthode des états

limites –BPEL 91 révisé 99 » 399 pages ; Avril 1999.

[8]. Fascicule n° 62- Titre V–« Règles techniques de conception et de calcul des fondations
des ouvrages en Génie Civil » 188pages.

[9]. Henry Thonier-« LE BETON PRECONTRAINT AUX ETATS LIMITES », Presse Ponts

et Chaussée,279 pages, 1982

[10]. J.M Destrac-« MEMOTECH GENIE CIVIL»,Castella, 236 pages , 1996

[11]. M.Roche-« HYDROLOGIE DE SURFACE», ORSTOM, 431 pages,1963

[12]. Olivier Gagliardini-« COURS DE BETON ARME »,104 pages, 2004

[13]. SETRA-« CALCUL DE HOURDIS DE PONTS »,Bulletin Technique n)1,191 pages,

Mai 1972

[14]. SETRA-« PONTS A POUTRE PREFABRIQUEES PRECONTRAINT PAR POST

TENSION », Guide de Conception, 168 pages, 1996


[15]. SETRA – « Guide du projeteur ouvrage d’art – Ponts courant », SETRA ; 356 pages ;

ANNEXE

ANNEXE A : TABLEAU DE GAUSS

ANNEXE B : TABLE DE φ EN FONCTION DE γ

ANNEXE C : ESTIMATION DES CRUES SEUIL DE CONFIANCE 95%

ANNEXE D : TABLE DE PEARSON III

TABLE DE PEARSON III SUITE

ANNEXE E : TABLE DEDISTRIBUTION χ2 DE PEARSON


ANNEXE F : FONCTION FACTORIELLE D’EULER

ANNEXE G : ABAQUE POUR LA DETERMINATION DU COEFFICIENT DE DEBIT

ANNEXE H : RESULTAT PENETROMETRIQUE

ANNEXE I : ABAQUE D’INTERACTION DE WALTER


TABLE DES MATIERES

...................................................................................................................................................................

...................................................................................................................................................................

Nom : RABOTO

Prénom : Paul Yvon

Adresse : III J 139 TER PP Soanierana

E-mail :
Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du Grade Master II

Titre Ingénieur

Titre :

« Projet de construction d’un pont sis à Manambatromby sur la RN4 au PK 374 + 254»

Nombre de pages : 257 Nombre de tableaux : 142 Nombre de figures : 47

RESUME :

En résume le projet va propulser la région sur le plan économique mais aussi sur le plan
social.

L’étude socio-économique sur cette région affirme les privilèges et les intérêts apportés par
le pont sur ces régions. L’étude de variante a permis d’affirmer que le pont en béton
précontraint est la plus adéquate. L’étude financière donne un résultat du montant réel du
projet et d’en sortir la rentabilité du projet vis-à-vis du revenus annuel de la région.

Sur le côté environnemental, toutes les dispositions ont été adoptées afin d’anticiper les
dégâts probables. Finalement, toute réalisation qui nécessite la règle de l’art doit avoir un
ingénieur comme pièce maîtresse.

Mots clés : Béton Précontraint, Pont, Tension, Règle, Etude

SUMMARY :

To summary, the project contributes to boost the local economy and improve the social
standing.

The socioeconomic study on the region asserts us the privileges and the interests that this
bridge is going to bring on. Besides, the variants study helps us to conclude that prestressed
concrete bridge is the most appropriate.

Moreover, the financial study gives us the profits of the real cost of the project and to bring
out its profitability toward the annual income.

Finally, the environment of the region is insured by the front last chapter which study
positive and negative impacts as well as their measure of mitigation to have no damage but
improve the situation.

Keys words : Prestressed Concrete, Bridge, Stress, Rule , Study

Rapporteur : Monsieur RIVONIRINA RAKOTOARIVELO 08 Juillet 2017


III. RÉSULTATS
PARTIE III : ETUDE DE LA VARIANTE RETENUE

A- SUPERSTRUCTURE

B- INFRASTRUCTURE

PARTIE IV : EVALUATION FINANCIERE, ETUDE D'IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX,


CONTROLE DE TRAVAUX
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURE
LISTE DES PHOTOS
LISTE DES ANNEXES

LISTE DES ABBREVIATIONS

Ar : Ariary

ARM : Autorité Routière de Madagascar

BA : Béton Armée

BAEL : Béton Armé suivant la méthode des Etats Limites

BP : Béton Précontrainte

BPEL : Béton Précontrainte aux Etats Limites CRT : Coefficient de réparation


Transversale ELS : Etat Limite de Service

ELU : Etat Limite Ultime

ESPA : Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo

FP : Fissuration Préjudiciable

FPP : Fissuration Peut Préjudiciable FTP : Fissuration Très Préjudiciable HA


: Haute Adhérence

HT : hors taxe
TVA : Taxes sur Valeurs Ajoutée INSTAT : Institut Nationale de la Statistique LI
: Ligne d’Influence

LNTPB : Laboratoire Nationale des Travaux Public

MO : Main d’œuvre

MST : Maladies Sexuellement Transmissibles

N° : Numéro

PHE : Plus Hautes Eaux

PHEC : Plus Hautes Eaux Cycloniques

PK : Points Kilométriques

PU : Prix Unitaire

RN : Route Nationale

SETRA : Service d’Etudes Techniques des Routes et Autoroutes

U :Unité

LISTE DES NOTATIONS

Minuscules latines:

A : Section d’armatures tendues Amin : Armature minimale

Ar : Armature de répartition

Au : Section d’armatures à l’ELU Aser : Section d’armatures à l’ELS

B : Aire de la section du béton

C : Coefficient de débit

E : Module d’élasticité longitudinal H : hauteur, profondeur

: Pente moyenne, Moment d’inertie d’une section

L : Longueur d’une pièce en béton

M : Moment fléchissant
Mu : Moment fléchissant à l’ELU Mser : Moment fléchissant à l’ELS N : Effort Normal

Nu : Effort Normal à l’ELU Nser : Effort Normal à l’ELS

P : Périmètre mouillé

Q : Débit de crue

Qsu : Charge limite de frottement latéral Q : Charge limite

Qc : Charge de fluage

Qpu : Charge limite de pointe

R : Rayon hydraulique

S : Surface mouillée

V : Vitesse d’écoulement de l’eau V : Effort tranchant

Vu : Effort tranchant à l’ELU Vser : Effort tranchant à l’ELS

Minuscules latines

b : Largeur d’une section rectangulaire

d : Hauteur utile d’une section rectangulaire

e : Enrobage, excentricité

f : Flèche / Coefficient de frottement en courbe d’armature de précontrainte fc28 :


Résistance caractéristique du béton à la compression à l’âge de 28 j ft28 : Résistance du
béton à la traction à l’âge de 28 j

fbu : Contrainte de calcul du béton à l’ELU fe : Limite élastique de l’acier

g : Accélération de la pesanteur

h : Hauteur d’une section rectangulaire

C : Coefficient de rugosité

l : Longueur, portée d’une pièce lf : Longueur de flambement

n : Coefficient d’équivalence acier-béton pl : Pression limite

ple : Pression limite équivalente

z : Bras de levier
Minuscules grecques

α : Coefficient adimensionnel, angle

γb : Coefficient de sécurité vis-à-vis du béton γs : Coefficient de sécurité vis-à-vis de l’acier

δ : Coefficient de majoration dynamique, rapport η : Coefficient de fissuration

λ : Elancement d’une pièce en béton

φ : Angle

ρ : Masse volumique, rendement

ρ1000 : Valeur garantie par la relaxation de l’acier à 1000h

σs : Contrainte admissible de l’acier à l’ELS

σbc : Contrainte du béton en service

σs : Contrainte de l’acier en service

τu : Contrainte tangente conventionnelle du béton τu : Contrainte tangente limite du béton

Majuscules grecques

Δz : Surélévation d’eau Φ : Diamètre des aciers

Φt : Diamètre des armatures transversales

INTRODUCTION

Madagascar figure parmi les plus beau pays du monde, notamment par sa biodiversité
majoritairement endémique, la grande richesse qu’elle renferme mais aussi par cette
population chaleureuse et accueillante.

Nous allons aborder sur la province de Mahajanga qui est bien évidemment reconnu pour
être une destination touristique et surtout une région constamment chaude. Ce joyau risque
pourtant d’être à l’écart du monde si toutes les infrastructures permettant d’y accéder sont
dans des états déplorables.

C’est essentiellement dans ce but qu’est née l’initiative de l’Etat Malagasy à rénover les
principaux ouvrages reliant cet axe routier à savoir la Route Nationale N° 4.

Ce présent mémoire qui s’intitule « PROJET DE CONSTRUCTION D’UN PONT SIS A


MANAMBATROMBY SUR LA RN4 AU PK374 + 254 » a été élaboré spécialement pour traiter
le projet de construction d’un nouveau pont dans la région de Maevatanana et plus
précisément la commune de Manambatromby.

Il est bien difficile de définir la nécessité de construire un nouvel ouvrage sur un lieu sans
avoir une idée bien tangible du potentiel qu’il renferme. Notre première partie abordera
alors la justification du projet.

Viens ensuite, les études préliminaires pour caler les dimensions du futur ouvrage et
l’estimation sommaire de la variante la mieux adaptée. Nous en ferons la deuxième partie.

On enchainera après au travail d’ingénieur d’étude, qu’est de dimensionner et vérifier les


différents éléments constituants le pont vis-à-vis des conditions auxquelles il sera soumis.
Notre troisième partie sera donc l’étude technique de la variante retenue.

La dernière mais pas le moindre, on terminera avec une étude de factibilité qui portera sur
l’étude financière et l’étude d’impact environnemental. Nous rajouterons à tout cela le
contrôle des travaux qui met en valeur la poste clé qu’un ingénieur tient au cours d’un
chantier.

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LE PROJET

/ Contexte du projet

La voie de communication à Madagascar prend une place primordiale pour le


développement du secteur économique, touristique et sociale.

Actuellement, le réseau structurant de Madagascar comprenant RN4-RN2 –RN7 occupe une


place importante dans le développement économique conformément à la politique générale
de l’Etat Malagasy. Or sur ces 3 Routes Nationales, certains ouvrages de franchissement ont
été construits pendant la période coloniale.

Vu le trafic actuel, le contexte hydrologique et climatique, certains ponts sont en état de


dégradations avancées, nécessitant la construction d’un autre ouvrage pour son
remplacement.

/ Localisation du projet

L’objet de ce projet se situe à l’Ouest de Madagascar sur la route nationale n°04 au PK

374 + 254, un pont reliant Antananarivo et Mahajanga, et où traverse la rivière de


Manambatromby dans la commune d’Ambalanjanakomby.

Figure 1 : Localisation du projet


/ Etat actuel du projet

L’ouvrage de Manambatromby est constitué d’une partie en BA et d’une partie en


métallique supportée par des poutres latérales de type Warren.

Les dernières visites ont montré que la partie en BA est fortement dégradée et a été
remplacée par un pont Bailey en Mai 2014 :

Photo 1 : Ancien pont en béton armé

La partie métallique ne montre aucune défaillance majeure mais ne comporte qu’une seule
voie de circulation. Elle ne répond plus aux exigences du trafic actuel. La solution à long
terme est de construire un nouveau pont.

Photo 2 : Emplacement du nouveau pont à côté du pont Bailey


CHAPITRE II : ETUDE SOCIO-ECONOMIQUE DE LA ZONE D’INFLUENCE

/ Zone d’influence

La zone d’influence du projet est celle qui est délimitée par les zones d’impact, et pouvant
bénéficier directement de la présence de ce projet.

/ Délimitation de la zone d’influence

Le pont à construire se trouve à l’ouest de Madagascar, dans la région de Betsiboka. Cette


région est la partie centre sud de la province de Mahajanga. Elle est délimitée au Nord par la
région de Boeny, au Nord-est par la région de Sofia, à l’Est par la région d’Alaotra- Mangoro,
au Sud par la région d’Analamanga et la région de Bongolava et à l’Ouest par la région de
Melaky.

Elle est subdivisée en trois districts : Kandreho, Maevatanana et Tsaratanana.

Tableau 1 : Superficie des districts dans la région de Betsiboka

Source : INSTAT 2013

/ Climat de la zone d’influence

Le climat de la région est de type tropical sec avec une alternance entre saison sèche de
7(sept) mois, d’avril à novembre, et une saison humide de 5(cinq) mois, de novembre à
avril.

A / Température

A saison contrastée où la chaleur est constante, la température moyenne annuelle,


relativement élevée par rapport à celle des autres régions est de 28°C avec une amplitude
de 12°C. Classée parmi les régions les plus chaudes de Madagascar, cette température peut
atteindre 40 à 42°C.

B / Pluviométrie

La précipitation moyenne se situe entre 1000mm et 1800mm répartie pendant la saison


humide de novembre à avril. La pluviométrie annuelle de la commune de Maevatanana est

estimée à 1800mm se concentrant pendant les mois de novembre à mars. Pendant 4 mois
(quatre), il fait plus sec et chaud.
C / Vent et cyclones

Cette région n’est pas classée comme zone cyclonique. Les cyclones qui viennent de l’Océan
Indien arrivent sur cette zone déjà affaiblie, apportant de fortes précipitations, mais ne sont
plus violents ni dévastateurs, exception faite du cyclone Gafilo en 2004 qui, même si s’étant
formé dans l’Océan Indien, n’a pas perdu de force lorsqu’il a traversé la partie Ouest de l’île.

/ Contexte sociaux

/ Etat de la population

La connaissance de l’état de la population permet de connaître les caractéristiques


démographiques, économiques et socio-culturelles de la population. Il constitue de ce fait
un précieux instrument pour l’élaboration des programmes de développement tant au
niveau national que des collectivités locales. La structure en pourcentage de la population
dans chaque district se fait comme l’indique le tableau suivant :

Tableau 2:Structure de la population dans la région Betsiboka

Source : VPEI/CREAM/Monographie 2009

Selon les statistiques issues de l’enquête monographique de 2009, 1,4% de la population


nationale vivent dans la région de Betsiboka. C’est le district de Maevatanana qui concentre
51,5% de la population de cette région. Suivi ensuite de Tsaratanana avec 40,2% et enfin,
Kandreho qui tient un faible taux, dû surement à l’enclavement du district.

/ Infrastructure sanitaire et sociale :

Les zones rurales sont moins équipées de dispositifs sanitaires. Ils sont inégalement
répartis à l’intérieur des Communes. On constate un effort conséquent ces dernières années,
néanmoins, une insuffisance et un déséquilibre dans la répartition du personnel soignant
ont été constatés. On trouve différents types de centres de soins qu’on peut voir dans le
tableau suivant :

Tableau 3 : Répartition des communes par district selon la disposition d’infrastructures


sanitaires

Source : INSTAT 2013


Tableau 4 : Répartition des communes par district suivant la disposition d’infrastructures
sanitaires privées

Source : INSTAT 2013

L’insuffisance du personnel soignant et des infrastructures sanitaires de la Région n’est plus


à démontrer. L’état de malnutrition de la population, surtout des enfants et des mères ; on
assiste également à une recrudescence de la tuberculose, la lèpre, le paludisme, la diarrhée,
le MST, en particulier le SIDA. Les efforts initiés par la SECCALINE ces dernières années ont
pu réhabiliter en partie cette situation.

Avec cette répartition, la formation sanitaire la plus proche se trouve à moins de 5km dans
les districts de Maevatanana et Tsaratanana. A Kandreho, ce sont les 56% des formations

sanitaires qui se trouvent à moins de 5km de la majorité des habitants, 20% entre 5 et 10km
et un quart se trouve à plus de 10km.

/ Education

Plus de la majorité de la population active de la région n’a suivi que l’école primaire et 1/3
est analphabète. Les écoles sont souvent loin des habitants ou même sont inexistantes dans
certaines communes. Les conditions pour rejoindre les écoles sont ardues : les enfants
faisant les parcours à pied ou même en charrette. Ce taux élevé de la population qui n’a pas
suivi l’école secondaire et l’enseignement supérieur (89,4 %) entraîne un impact négatif sur
le développement de la dynamique entrepreneuriale dans la région.

Le tableau ci-dessous montre les infrastructures scolaires dont dispose chaque district :

Tableau 5 : Les Infrastructures scolaires publics en 2008 dans la région de Betsiboka

Source : INSTAT 2013

/ Contexte économique

/ Agriculture

La région se distingue par la grande diversité de ses ressources agro-pédologiques qui lui
permet d’avoir une gamme diversifiée de cultures sur les immenses plaines alluviales, le
long des couloirs de baiboho et des bas-fonds inondables. Le calendrier agricole de la
région, qui se base sur le rapport entre le niveau topographique et le niveau des crues,
repose sur trois cycles culturaux :

Les cultures ASARA se pratiquent à un niveau nettement supérieur à celui des crues. Elles
s’étendent de novembre à mars et sont appelées aussi « cultures pluviales » car elles
nécessitent beaucoup de pluie ;

Les cultures ATRIATRY de mars à juillet se pratiquent à un niveau plus bas, sur les terres
qui viennent de subir la décrue, on espère ainsi que le sol gorgé d’eau puisse résister à la
longue saison sèche ;

Les cultures JEBY, quant à elles, sont les cultures de pleine saison sèche, entre mai et
octobre. Elles se situent dans les endroits les plus humides, aux abords des lacs et des
rivières. La surface cultivable est assez généreuse puisque celle-ci s’étend sur 1 682 751 ha
soit autour de 56 % de la superficie totale de la région.

C’est dans le district de Maevatanana que se trouve la plus grande portion de terres
propices à la culture (1 041 000 ha), ensuite Tsaratanana (616 200 ha) et enfin Kandreho
(25 551 ha). Toutefois, par manque d’infrastructures et d’encadrement technique des
paysans notamment, très peu de ces terres sont réellement cultivées. Ainsi, dans le district
de Maevatanana où la surface cultivable est la plus importante, seules 2,4 % de celles-ci sont
réellement cultivées. Par rapport au niveau national où les surfaces réellement cultivées
sont de l’ordre de 51,7 %, la proportion dans la région n’atteint que 4,5 %.

Tableau 6 : Surface cultivée/cultivable

Source : INSTAT 2013

Les agriculteurs en grand nombre dans la région n’utilisent encore que très peu les
méthodes de production améliorées. De plus les infrastructures d’appui aux paysans telles
que les dépôts d’engrais et de semence sont inexistants dans la région. Les habitants
privilégient encore en premier lieu, l’agriculture de subsistance et du fait du manque
d’industries de transformation, les produits phares demeurent inexploités et ne lui
apportent pas de valeur ajoutée.

Autres types de culture

Le manioc est cultivé comme culture d’appoint sur 7,1 % des surfaces totales cultivées et 7,9
% des surfaces cultivées en cultures vivrières. Tandis que l culture du haricot se pratique
dans les zones inondables de baiboho longeant le fleuve, c’est pourquoi, cette culture ne se
rencontre qu’en saison Jeby, après le retrait des eaux d’inondation de mi-avril à mi-mai.
La superficie cultivée en manioc est plus ou moins stagnante et le rendement est bas,
environ 6 tonnes à l’hectare. Le rendement du maïs est généralement bas (0,58 t à
l’hectare).

La culture du haricot se fait en petites superficies.

/ Elevage

L’ensemble de la région offre des conditions naturelles assez favorables à l’élevage. En effet,
elle est composée de plateaux à savanes, de dépressions enfermant de nombreux points
d’eau et des zones de baiboho offrant de vastes pâturages. En général, on distingue trois
systèmes d’élevage dans la région :

l’élevage de type extensif qui est répandu dans toutes les zones ;

le gardiennage qui consiste à conduire les bœufs aux pâturages de la journée ;

le système de transhumance pendant la saison pluvieuse.

Le cheptel bovin est prédominant, il représente 2,89% du cheptel national, viennent ensuite
les porcs. Le petit élevage et l’apiculture sont aussi présents dans la région.

/ Pêche

La région n’étant pas bordée par la mer, les activités de pêche de la région dépendent
surtout de ses lacs. D’autre part, la grande partie de la production de la pêche est
autoconsommée ou vendue sur le marché local. Ainsi, d’après les enquêtes du CREAM en
2009, la pêche en eau douce utilisant les méthodes de pêche traditionnelle est l’activité la
plus pratiquée dans la région et celle-ci est surtout pratiquée dans 47,06 % des communes
de Maevatanana. Vient ensuite la pisciculture qui elle aussi se pratique surtout dans le
district de Maevatanana par 17,65 % de ses communes. La rizipisciculture ainsi que
l’aquaculture ne sont pas exercées dans la région.

Tableau 7 : Proportion des communes pratiquant la pêche, rizipisciculture, pisciculture

Source : INSTAT 2013

/ Ressources minières

La Région Betsiboka recèle dans son sous-sol beaucoup de richesses, en particulier l’or qui
assure des revenus consistants à la population (60 à 80 % sont des orpailleurs). Le quartz,
le béryl et le gypse y sont également extraits mais intéressent peu d’habitants en raison du
problème de débouchés. La majorité des extractions se font de manière informelle,
traditionnelle et artisanale dans l’eau des rivières ou les mines informelles. Les enquêtes du
CREAM en 2009 ont permis de dénombrer 10 acheteurs de pierres et métaux précieux
possédant un local fixe dans la région et qui sont situés à Kandreho. A part le lavage, aucune
manipulation n’est faite dans la région et les produits sont évacués sous leur forme brute
dans les régions voisines.

Après l’or, l’extraction de chromite fait la réputation de la région. La société d’Etat Kraoma,
située dans le Sud du district de Tsaratanana, assure principalement l’extraction. Cette

entreprise très florissante assure l’exportation vers le Japon, la Chine, l’Europe et les Etats-
Unis et a réalisé, depuis sa création en 1969, un tonnage autour de 4 millions de tonnes avec
une moyenne de 100 000 t/an7. Elle assure ainsi un revenu régulier pour la région.

D’autres minerais ont fait aussi la renommée de la région dont le quartz de Kandreho et le
gypse de Mahazoma.

Tableau 8 : Activité minière de la région

Source : INSTAT 2013

/ Forêts et aires protégés

Les conditions naturelles de la région contribuent à la diversification des formations


végétales toutes aussi importantes les unes que les autres en matière de potentialités. Elle
possède ainsi une biodiversité animale et végétale très riche. En 2005, sa superficie
forestière a été estimée à 64.818 ha et couvre 5,22 % de la superficie totale de la région. On
note l’existence de quatre types de forêts à savoir :

la forêt dense humide de moyenne altitude ;

la forêt dense sèche ;

la forêt rizicole ;

la forêt dense sèche dégradée.

La région dispose d’une réserve spéciale et deux sites sous protection temporaire à savoir :
la réserve Spéciale de Kasijy, la plus grande réserve naturelle de la région puisqu’elle couvre
22 956 ha. Celle-ci bénéficie d’une protection de niveau IV signifiant une aire de
conservation des habitats ou des espèces avec intervention au niveau de la gestion ;

les zones humides des communes de Tsararano, Mangabe et Ambalanjanakomby qui


recouvrent 20 899 ha et qui sont sous protection temporaire ;

le site de Kamoro, 5.522 ha, également sous protection temporaire. II-3-6 / Tourisme

La Région Betsiboka, un passage obligé pour rejoindre l’extrême Ouest et le Nord-Ouest

de Madagascar est riche en sites et produits touristiques malgré la pauvreté de ses


infrastructures routières qui rend beaucoup de ses communes pratiquement enclavées. Elle
possède un Office du Tourisme qui s’occupe de la promotion du secteur. Au dernier
recensement, il apparaît que la région dispose de 62 sites touristiques.

La réserve spéciale de Kasijy, avec une superficie de 19 800 ha, s’étend à l’Ouest du fleuve
Mahavavy. Elle compte 15 espèces de mammifères, 22 espèces de reptiles et 67 espèces
d’oiseaux. Sur ces espèces d’oiseaux, cinq figurent dans la liste de l’Union Internationale
pour la Conservation de la Nature (UICN). Ces espèces sont presque toutes endémiques de
Madagascar et sont pour la majorité forestière.

Le fleuve Betsiboka le plus grand fleuve de Madagascar est aussi une des curiosités de la
région. Il se caractérise par ses chûtes tumultueuses et sa couleur rougeâtre due aux
quantités impressionnantes de terres qu’il charrie.

La ville de Maevatanana, une des villes les plus chaudes du pays, dispose d’un important
relais de taxis-brousse qui relie l’axe Antananarivo et Mahajanga. On y retrouve de jolis
modèles d’architecture classique-tel que le monument des Français datant de 1 895 et un
marché riche en artisanat et produits miniers.

Tableau 9 : Hôtels et restaurants dans la région

Source : INSTAT 2013

II-3-7 / Transport

a / Transport routier
Le réseau routier est le lien naturel qui permet de relier les communes et les districts d’une
région entre eux et assure sa liaison avec le reste du pays. Sa vocation est de permettre les
échanges ainsi que les transferts de biens ou de personnes.

Le réseau routier pour la Région Betsiboka mesure 1 975 km et se répartit en 3 classes


administratives:

les routes nationales : 455 km (23,2 %) ;

les routes régionales : 153 km (7,8 %) ;

les routes communales : 1 353 km (69,0 %).

Beaucoup de communes de la région souffrent de leur enclavement et le très faible niveau


d’équipement en infrastructures de transport constitue une contrainte primordiale. A
l’exception de la RN4, les voies secondaires qui relient les villages et hameaux sis sur la RN4
sont très éloignés les uns des autres; il en est de même entre les 3 chefs-lieux de district.
Certaines routes ont été inadaptées par rapport à la morphologie du district, comme à
Kandreho dont une partie du tracé des routes est située dans des vallées de basses altitudes
à côté des rizières et le long d’un fleuve, d’où l’immersion inévitable pendant la saison
pluvieuse. Face à

tous ces problèmes, le coût de transport est très cher, plus de 200 Ar à 500 Ar par km en
période de pluie9. En matière de transport, la liaison entre Kandreho et la RN4 est
handicapée par l’absence du pont sur l’Ikopa.

Tableau 10 : Transport routier

Source : INSTAT 2013

b / Trafic fluvial

La région est composée d’un dense réseau fluvial. Il est le seul moyen approprié pour
désenclaver certaines Communes, comme le cas de Mangabe, au nord de Maevatanana et
Kandreho. Le réseau est plus fonctionnel en saison des pluies.

c / Aérodrome et Trafic aérien

La Région dispose de 3 aéroports dont un exploité par KRAOMA et un par ADEMA.


L’aérodrome de Tsaratanana accueille régulièrement les vols intérieurs d’Air Madagascar, il
s’agit d’un lieu pour servir uniquement d’atterrissage et de décollage. En résumé, cette
région recèle une potentialité économique et peut _on dire de même pour l’amélioration du
trafic ?

CHAPITRE III : ETUDE DE TRAFIC

/ Objectif

Le trafic est le nombre total de véhicules par catégorie circulant sur un axe routier bien
déterminé. Il sert à évaluer l’importance du réseau sur les activités économiques et le
déplacement de la population dans les zones d’influence.

La connaissance du trafic permet donc de :

Estimer le trafic futur et en conséquence prévoir un ouvrage conforme à celui-ci et un


renforcement de la chaussée existante ou sa reconstruction totale ;

Déterminer le nombre de voie de l’ouvrage ;

Estimer le coût d’entretien des infrastructures existantes.

/ Taux de croissance α

Avant de faire l’étude sur le trafic futur, il faut connaître d’abord le nombre de trafic qui
passe. Ce tableau nous fournit les données obtenues auprès de la commune.

Tableau 11 : Trafic journalier passé

Source : ARM

Par définition, le taux de croissance du trafic a pour expression :

100

𝛼 =

Avec :

𝑇𝑛 (
𝑇0

− 1)

Tn : nombre de trafic de l’année ;

T0 : nombre de trafic de l’année de référence ; Tn =T2009 = 315 ;

T0 =T2006 = 226 ;

n = 2009 – 2006 = 3 ans .

Calcul faite, on a α = 13,13%

/ Trafic actuel

Nous pouvons estimer l’évolution de trafic sur la RN4, suivant une loi exponentielle :

𝑇𝑛 = 𝑇0(1 + 𝑛
)𝑛 +1

On a :

Tn = T2016 Trafic à l’année 2016 ; T0 = T2009 = 315 ;

n = 2016 – 2009 = 7ans; α = 13,13%

D’où T2016 est estimé à 845 véhicules/jour.

/ Trafic futur

Suite à la croissance démographique et aux activités économiques, le trafic ne cessera


d’évoluer. Ce qui nous pousse à déterminer le trafic à venir durant la durée de vie du nouvel
ouvrage afin de satisfaire les besoins des usagers.

En utilisant la formule ci-dessus, le volume du trafic est donné par le tableau suivant :
Tableau 12 : Trafic futur

Apres avoir effectué l’étude socio-économique de cette région, on constate que la région
Nord-Ouest de Madagascar a un fort potentiel économique élevé. La mise en œuvre d’une
infrastructure routière sur cette région est donc très importante pour le désenclavement.
L’étude de trafic nous affirme que ce trafic va s’améliorer dans les 50 ans qui viennent. Alors
il est donc nécessaire que le projet soit à deux voies de communication.

Afin de bien caler les dimensions de l’ouvrage, il est primordial de tenir compte des
paramètres de la rivière à franchir d’où la nécessité de faire une étude hydrologique pour le
calcul du débit maximal pour un temps de retour donné T et une étude hydraulique qui
donne la côte sous poutre du pont en fonction de ce débit.
CHAPITRE I : ETUDE HYDROLOGIQUE

/ Généralités

Afin de bien s'adapter au site où il sera implanté, un pont doit être conçu selon les
paramètres relatifs à ce site.

Ce sont les paramètres :

topographiques qui concernent l'adaptation du pont au relief;

hydrologiques qui abordent le cycle saisonnier de l'eau;

géologiques qui est relatif au sol.

L’hydrologie est la science qui étudie la répartition et l’équilibre de l’eau dans la nature et
l’évolution de celle-ci à la surface de la terre et dans le sol sous ces trois états : solide,
liquide et gazeux. Nous parlerons ici l’hydrologie continentale qui étudie une partie du cycle
de l’eau depuis les précipitations qui atteignent le sol jusqu’au retour de l’eau à l’océan
suivant des voies plus ou moins longues et plus ou moins rapides.

L’écoulement est fonction des caractéristiques de bassin versant et de la pluviométrie. Alors


l’objet de la présente étude consiste à évaluer les caractéristiques et les comportements
hydrologiques du bassin versant pour pouvoir déterminer le débit cinquantennal et
centennal du fleuve que devrait évacuer l'ouvrage.

/ Caractéristiques du bassin versant

Un bassin versant ou bassin de drainage de rivière relatif à un exutoire donné d’un cours
d’eau est définit comme la totalité de la surface topographique drainée par ce cours d’eau et
ses affluents à l’amont de l’exutoire. Tous les écoulements qui ont pris naissance à
l’intérieur de cette surface doivent traverser cet exutoire avant de poursuivre leurs trajets
vers l’aval.

Le bassin Versant de la rivière de Manambatromby est caractérisé par sa surface S, son


périmètre P, son coefficient de forme K, la longueur du talweg principal L et sa pente
moyenne I.

/ Surface, périmètre et pente

Le périmètre(P), la surface (S) et la pente (I) du bassin versant sont obtenus auprès de la
Direction de la météorologie et de l’Hydrologie :

Surface (S) = 190 km²

Périmètre équivalent (P) = 80km

Pente (I) = 8,14m/km

/ Indice de compacité

L'indice admis pour caractériser la forme d'un bassin versant est l'indice de compacité de
GRAVELIUS qui est le rapport du périmètre du bassin à celui d'un cercle de même surface

𝐾𝑐 = = 2√𝑆

0,28 𝑃
√𝑆

Kc = 1,625

/ Rectangle équivalent

Le bassin est assimilé à un rectangle de même surface et de même périmètre appelé «


rectangle équivalent »

𝐿 = 2,45 √𝑆

L = 33,77091944 km

/ Estimation des débits de crues

Dans l'hydrologie, la détermination des débits de crues est généralement ajustable à de très
nombreux lois statiques mais on n'utilise que la loi qui fait intervenir que peu de
paramètres et facilement utilisable. Ce sont :

La loi de GIBRAT-GALTON ;

La loi de GUMBEL ou loi doublement exponentielle ;

La loi de FRECHET et de GOODRICH ou lois exponentielles généralisées

La loi de PEARSON III ou loi gamma incomplète.

Tableau 13 : Hauteur de pluie max journalière

/ Loi de GIBRAT_GALTON
La loi de GALTON s'appelle également loi log-normale ou loi gausso-logarithmique car son
expression est proche de celle de la loi normale à une anamorphose près, de type
logarithmique, sur la variable. On peut, en effet, lui donner la représentation suivante :

1 𝑢

𝐹(𝐻) = ∫ 𝑒

−𝑢²

2 𝑑𝑢

dans laquelle on a : u = alog (H – H0) + b

√2𝜋 −∞

Calcul de la moyenne algébrique

𝐻̅ = ∑ 𝐻

𝑖=1

𝐻̅ = 126,812

Calcul de l’écart-type
∑𝑁 (𝐻𝑖 − 𝐻̅ )²

𝑖= √ 𝑖=1

𝑁−1

σ = 56,67

Calcul du moment centré d’ordre 3

𝜇3

(𝑁 − 1)(𝑁 − 2)

∑(𝐻𝑖

− 𝐻̅ )3

μ3 = 97338,09

Calcul des paramètres d'ajustement H0, a et b

Calcul de H0

on obtient alors H0 = -194,25


Calcul de a

1,517

𝑎=

√log(1 + 𝜎² )

(𝐻̅ − 𝐻0)²

Calcul de b

1,513

𝑏= − 𝑎𝑙𝑜𝑔(𝐻̅ − 𝐻 )

d' où a = 13,14

𝑎 0 d’ où b = -32,83

Alors, la fonction de répartition s’écrit :

u = 13,14log (H + 194,25) – 32,83

Les calculs des hauteurs de pluie de fréquence donnée peuvent alors se faire avec l’aide
d’une table de GAUSS qui donne les valeurs de u pour chaque valeur de F pendant un temps
de retour T donnée.

On obtient ainsi les hauteurs de pluie :


Tableau 14 : Hauteur de pluie selon la loi de GIBRAT-GALTON

/ Loi de GUMBEL ou Doublement Exponentielle

La loi de GUMBEL traduit assez bien une distribution dans laquelle les crues de fréquence
rare émergent à peine d’une série d’autres crues de niveaux voisins. Par contre, elle
représente mal les crues exceptionnelles des régions tropicales. Cela tient au fait, qu’à
l’image de la loi de GAUSS, elle régit les écarts absolus dq des débits et non leurs écarts
relatifs dq/q.

La fonction de répartition s'écrit :

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−𝑢

et 𝑢=𝐻
(𝐻 − 𝐻 0)

; fonction de non dépassement

; où α et H0 sont les paramètres d'ajustement de GUMBEL.

Calcul de la moyenne algébrique

1
𝐻̅ = ∑ 𝐻

𝑖=1

= 126,812

Calcul de l’écart-type

∑𝑁

(𝐻𝑖 − 𝐻̅̅ )̅̅²̅

𝑖= √ 𝑖=1 = 56,66

𝑁−1

Calcul des paramètres d'ajustement de GUMBEL sont les suivantes:

= 0,78𝜎

𝛼
𝐻0 = 𝐻 − 0,45𝜎

Alors α = 0,0226 et H0 = 101,31

Ainsi la fonction de répartition s’écrit :

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−0,0226(𝐻−101,31)

Avec T qui désigne la période de retour et u = -ln (-ln(F)), les hauteurs de pluie pour cette
loi sont :

Tableau 15 : Hauteur de pluie selon la loi de GUMBEL

/ Loi de FRECHET

Sa fonction de répartition est la même que celle de la loi de GUMBEL mais la variable est
réduite.

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−𝑢

avec

𝑢 = 𝑙𝑛𝐻
( − 𝑙𝑛𝐻0) = −ln(−𝑙𝑛𝐹)

Détermination des paramètres d’ajustement de la loi de FRECHET

𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ = ∑ 𝑙𝑜𝑔𝐻𝑖
𝑁

𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ = 2,061

Calcul de l’écart-type

𝑙= √∑(𝑜𝑔𝐻 − 𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ 0̅)²

𝑁−1

σ = 0,198

Calcul de α et logH

Avec

= 0,78𝜎

𝑙𝑜𝑔𝐻0 = 𝑙𝑜𝑔𝐻 − 0,45𝜎

Ainsi α= 6,465 et logH0 = 1,971 La fonction de répartition s’écrit :

u = 6,465(logH- 1,971)

Pour la loi de FRECHET, les hauteurs de pluies sont classées dans le tableau suivant :

Tableau 16 : Hauteur de pluie selon la loi de FRECHET


/ Loi de GOODRICH

Elle fait partie des lois exponentielles généralisées. Sa fonction de répartition s'écrit :

𝐹(𝐻) = 1 − 𝑒−𝐴(𝐻−𝐻0)𝑛

Calcul des paramètres d’ajustement pour la loi de GOODRICH

−1

Γ1. 𝜎

𝐻 = 𝐻̅ − et

𝜎²

2𝑛

√Γ − Γ2

𝐴=[ 2]

2 1 Γ2 − Γ 1
Avec Γ1, Γ2 et Γ3 sont les paramètres d'Euler ;

où Γ1 = 𝑛
(𝑛 + 1)

Γ2 = 𝑛
(2𝑛 + 1)

Γ3 = 𝑛
(3𝑛 + 1)

et la valeur de n s'obtient à l'aide de φ(n) dont les expressions sont :

(𝑛 ) = 𝜇3
𝑛

𝜎3 et

dont certaines valeurs sont obtenues antérieurement, à savoir : μ3 = 97338,09

σ = 56,66 d'où φ(n) = 0,535

𝐻̅ = 126,812

Tableau 17 : Valeur de φ(n)

On obtient par interpolation la valeur de n = 0,464 Γ1 (1,464) = 0,8856

Γ2 (1,929) = 0,9720

Γ3 (2,393) = 1,2368

Alors, on a H0 = 10,97m A = 2,8. 10-5


La fonction de répartition s’écrit :

𝐹(𝐻) = 1 − 𝑒−0,000028(𝐻− 10,97)0,464

Les hauteurs de pluie pour la loi de GOODRICH sont :

Tableau 18 : Hauteur de pluie selon la loi de GOODRICH

/ Loi de PEARSON III

La loi de Pearson III est utilisée souvent pour l'analyse statique des débits extrêmes : crue et
étiage.

En retenant toujours H comme variable, la variable réduite est :

u = aH

et la fonction de répartition est

𝐹(𝐻) =

𝑎
𝛤(𝛾)

∫ 𝑒−𝑎𝐻𝐻−1𝑑𝐻

Dans cette formule, Γ est la fonction d'Euler et a,γ sont les paramètres d'ajustement. On
obtient la valeur de γ par la formule :

(𝑙 ) = 𝑜𝑔𝐻̅ − ∑ 𝑙𝑜𝑔𝐻
𝐻

𝑁 𝑖

φ(H) = 2,103 – 2,061

φ(H) = 0,0425

Après lecture du tableau dans l'annexe qui donne une valeur de φ en fonction γ, on a :

γ = 5,60

𝑎=

= 5,60 ∕ 126,812 = 0,0441


Ainsi la fonction de répartition est :

𝐹(𝐻) =

𝑎5,60

𝛤(5,60)

∫ 𝑒−0,0441𝐻𝐻4,60𝑑𝐻

Pour déterminer les hauteurs de pluie de fréquence donnée, nous utiliserons la table de
PEARSON qui donne F(u), en fonction de la variable réduite u et du paramètre γ

Tableau 19 : Hauteur de pluie selon la loi de PEARSON III

/ Test de validité

a / Généralités

Le test de validité de l’ajustement permet de juger si les lois appliquées sont parfaitement
acceptables ou non. Pour représenter la distribution statistique des H (24, T), des lois
convenables qui fournissent le résultat relativement bien groupé très homogène. L’un des
tests le plus utilisés est le test de khi-deux χ².

b / Méthode
L’échantillon des N valeurs classées par ordre décroissant ou croissant est divisé en k
classes arbitraires telles que chaque classe i contienne au minimum un nombre ni ≥ 5 des
valeurs expérimentales ;

Nous déterminons les nombres théoriques des valeurs contenues dans la classe i par la
relation suivante

Nous calculons la valeur de χ² définie par l’expression suivante

Avec

𝜒2

=∑

𝑖=1

(𝑛𝑖 − 𝑖)²

ni : nombre des valeurs expérimentales dans la classe i

vi : nombre théorique des valeurs contenues dans la classe i Cette répartition dépend du
nombre de degré de liberté λ= k-1-p k : nombre de classe d'échantillon;

p : nombre de paramètres dont dépend la loi de répartition :

p = 3 pour les lois de GIBRAT-GALTON et GOODRICH (H, σ, μ3);


p = 2 pour la loi de PEARSON (H, logH);

p = 2 pour les lois de GUMBEL et FRECHET (H, σ)

On recherche sur la table de distribution χ² de PEARSON la probabilité de dépassement


correspondant au nombre de degré de liberté λ. Si cette probabilité est supérieure à 0,05,
l’ajustement est satisfaisant et si elle est inférieure à 0,05 ; l’ajustement soit mauvais, donc il
est préférable de le rejeter.

c / Test de χ²

Divisons l’échantillon de 33 hauteurs enregistrées par le service de la Météorologie à


Maevatanana (1976-2000) en 5 classes.

Tableau 20 : Classement des échantillons

Test de la loi de GIBRAT-GALTON La fonction de répartition s’écrit :

1 𝑢

𝐹(𝐻) = ∫ 𝑒

−𝑢²

2 𝑑𝑢

avec u = 13,14log (H + 194,25) – 32,83

√2𝜋 −∞
Pour déterminer les valeurs vi, nous remplaçons H de la formule de u par les valeurs aux
bornes de chaque classe puis nous déterminons F (H) correspondant à l’aide de tableau de
GAUSS en Annexe et on calcule vi à l’aide de sa formule.

Calcul de vi

Tableau 21 : Valeur de vi pour la loi de GIBRAT_GALTON

Calcul de χ² et P(χ²)

2 = ∑ (𝑖 − 𝑖)²
𝑛

𝑖=1

χ² = 2,80

Le nombre de degré de liberté est λ = k – 1 – p = 5 – 1 – 3 = 1

Les tables de PEARSON donnent pour ces valeurs une probabilité de P(χ²) = 0,096.

Test de la loi de GUMBEL La fonction de répartition s'écrit :

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−0,0226(𝐻−101,31)

Calcul de vi
Tableau 22 : Valeur de vi pour la loi de GUMBEL

Calcul de χ² et P(χ²) Après calcul, la valeur de χ² donne : χ² = 3,12 et λ = 2

Ainsi, la probabilité P(χ²) = 0,212 > 0,05

L’ajustement est satisfaisant, ce qui montre que la loi de GUMBEL est valable pour
l’échantillon étudié.

Test de la loi de GOODRICH

La fonction de répartition de cette loi s'écrit :

𝐹(𝐻) = 1 − 𝑒−0,000028(𝐻− 10,97)0,464

Calcul de vi

Tableau 23 : Valeur de vi pour la loi de GOODRICH

On obtient de la même manière la valeur de χ² = 2,307 et λ = 1 Alors la probabilité


P(χ²) = 0,138 > 0,05

Ainsi, pour représenter la distribution fréquentielle des hauteurs de pluies, la loi de


GOODRICH est acceptable.

Test de la loi de FRECHET La fonction de répartition s’écrit :

𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−6,465(𝑙𝑜𝑔𝐻−1,971)
Calcul de vi

Tableau 24 : Valeur de vi pour la loi de FRECHET

Le calcul nous donne :

χ² = 4,38

λ=2

P(χ²) = 0,116 > 0,05

L’ajustement est satisfaisant, ce qui montre que la loi de FRECHET est acceptable pour
l’échantillon étudié.

Test de la loi de PEARSON III Sa fonction de répartition s'écrit :

𝐹(𝐻) =

𝑎5,60

𝛤(5,60)

𝑄
∫ 𝑒−0,0441𝐻𝐻4,60𝑑𝐻

Calcul de vi

Tableau 25 : Valeur de vi pour la loi de PEARSON III

On obtient alors

χ² = 3,208

λ=2

P(χ²) = 0,202 > 0,05

La loi de PEARSON III est acceptable pour représenter la distribution statistique des 25
échantillons des pluviométries annuelles étudiées.

Tableau 26 : Récapitulation des hauteurs de pluie

Toutes les lois sont acceptables pour représenter la distribution statistique des hauteurs de
pluie à Maevatanana.

Nous adoptons à la loi de GUMBEL qui est la plus fiable pour représenter les valeurs des
averses pour les différentes périodes afin de bien caler l’ouvrage pour assurer sa sécurité.

/ Intervalle de confiance

a / Notion

En générale, la valeur de la pluviométrie estimée à l’aide des lois statistiques ne correspond


pas à la vraie valeur qui ne peut être connue qu’avec un échantillonnage de dimension
infinie. C’est pour cette raison que nous sommes obligés d’introduire la notion d’intervalle
de confiance.
Il s’agit de l’intervalle dans lequel il y a une certaine chance de trouver la valeur du
paramètre cherché.

b / Degré de confiance

C’est la probabilité pour que la vraie valeur se trouve dans l’intervalle. Le choix de ce degré
de confiance dépend du risque que le projeteur accepte. Il est choisi d’autant plus élevé que
l’on cherche la sécurité. Les valeurs communément admises sont :

95% pour les projets importants économiquement et/ou exigeant une sécurité élevée ;

70% pour les projets d’importance économique moindre et/ou n’exigeant une sécurité très
poussée.

c / Détermination de l’intervalle de confiance

Dans notre cas, nous allons déterminer l’intervalle de confiance selon la loi de GUMBEL au
bout de temps de retour T=50 ans car la durée de vie de nouvel ouvrage est estimée à ce
temps.

Si H est la valeur donnée par la loi de GUMBEL pour les averses théoriques de temps de
retour T, la valeur réelle HT des averses est telle que

H - K2σ ≤ Hc ≤ H - K1σ

K1 et K2 étant les coefficients fournis par les graphiques dépendant du seuil de confiance
fixé 95% ou 70% et de la racine carrée de la taille de l’échantillon.

σ : ecart-type

Tableau 27 : Intervalle de confiance

IV. DISCUSSION
Cette section discute les résultats obtenus :
- Pertinence du projet de pont au vu du trafic futur et du développement socio-économique.
- Choix technique des variantes et justification du dimensionnement.
- Limites : manque de données récentes, contraintes budgétaires.
- Perspectives : améliorer les études environnementales et appliquer la méthodologie à
d’autres infrastructures.

V. CONCLUSION
d / Conclusion

Pour notre choix de période de retour T= 50[ans] et pour un seuil de confiance 95%, la
pluviométrie théorique H(24,50) = 273,75 mm de GUMBEL tombe très bien dans l’intervalle
de confiance] 172,91 ; 334,97[.

/ Détermination des débits de crue

Elle est indispensable pour dimensionner les évacuateurs des crues. La crue de projet
est la crue maximale que l’ouvrage devrait pouvoir sans causer de dommage.

a / Formule de DURET

Le bassin mesure 190 Km², on peut donc le classer dans la catégorie des grands bassins de
Madagascar (S > 150 Km²).

Il remplit la condition d’utilisation de la méthode de calcul des débits qui découle de


l’analyse statistique des grands bassins, réalisés en 1976 par Mr DURET Louis du Service
Central technique du Ministère de l’Aménagement du Territoire.

𝑄 = 𝐾𝑆∝𝐼0,32𝐻(24, 𝑇) [1 − 36 ]²

𝐻(24,𝑇)

QT : Débit maximal

I : Pente moyenne du Bassin Versant

H (24, T) : hauteur maximal de l’averse en [mm] de durée 24h S : surface du Bassin Versant

Pour notre cas, K = 0,025 et α = 0,8

Avec notre intervalle de confiance, le débit à 50ans donné par la formule de DURET est
compris entre Q50 = 352,69m3 et Q50 = 868,20m3

b / Formule simplifiée de SOMEAH

On utilisera la formule pour un bassin versant supérieur à 150 km² de superficie.


𝑄𝑇 = 0,002𝑆0,8𝐼0,32𝐻(24, 𝑇)1,39

QT : Débit maximal

I : pente moyenne du Bassin Versant

H (24, T) : hauteur maximal de l’averse en [mm] de durée 24h S : surface du Bassin Versant

Après calcul, nous avons compris entre Q50 = 335,74m3 et Q50 = 841,80m3

Le calcul hydrologique fournis avec les données du pont a montré une crue de période de
retour de 50ans valant 750m3.

Cette valeur rentre bien évidemment dans notre intervalle de confiance.

Ainsi Q50 = 750m3.

CHAPITRE II : ETUDE HYDRAULIQUE

/ Détermination de la hauteur d’eau naturelle

C’est la hauteur d’eau correspondant à la crue du projet au droit du franchissement, sans


l’ouvrage. Elle est fonction des paramètres suivants :

Le débit de crue de projet (débit centennal) ;

Les caractéristiques géométriques du cours d’eau ;

L’état de berge et le fond de la rivière.

La formule la plus utilisée pour déterminer cette hauteur est celle de Manning- Strickler qui
s’écrit comme suit :

2 1

𝑄 = 𝐾 × 𝑆 × 𝑅3 × 𝐼2

dont K : Coefficient de Strickler qui désigne l’état des berges et du fond du lit.

S : Section mouillée (m²) ; P : Périmètre mouillé (m²) ;


I : Pente du cours d’eau (%) ;

R : Rayon hydraulique (m) avec R = S / P

En assimilant le lit de la rivière à une section fictive trapézoïdale, on a la figure suivante :

Figure 2 : Section fictive trapézoïdale de la rivière

Les valeurs de S et P qui sont exprimées en fonction de b, m et h nous permettent de tirer la


valeur de h.

′ ℎ²

2 𝑃 = 𝑏 + ℎ√𝑚2 + 1 + ℎ√𝑚′2 + 1

Avec

b = 36m ;

m = m’ = 2,5 ; K = 30 ;

I = 0,10% ;

Grâce au théorème des valeurs intermédiaires et à l’interpolation, on peut obtenir une de


débit Q = 750m3 pour une hauteur d’eau h = 5,838m.

Un autre moyen de résolution consiste à tracer la courbe de tarage qui relie débit et hauteur
d’eau naturelle.

Tableau 28 : Valeur de Q(H)


Figure 3 : Courbe de tarage

/ Surélévation du niveau de l’eau et hauteur du PHEC

/ Surélévation du niveau de l’eau

L’étranglement dû à la réalisation de l’ouvrage et ses remblais d’accès provoque en général


des pertes de charges qui entraînent, pour un débit donné, une surélévation du niveau de
l’eau.

Cette surélévation Δz du niveau de l’eau provoquée par l’ouvrage de franchissement est


donnée par la formule suivante, tirée du théorème de BERNOUILLI.
∆𝑧 =

𝑄² 2𝑔𝐶2𝑆0²

−𝐴
𝑀+ ∆ 𝐻𝑓

2𝑔

Perte de charge due aux caractéristiques hydrauliques du pont Sa valeur est définie par
l’expression suivante :

𝑄² 2𝑔𝐶2𝑆0²

Q : débit correspondant à la crue du projet ;

S0 : débouché du pont ou surface mouillé correspondant au débit Q = 295,37m² g : intensité


de la pesanteur = 9,81m/s²

C : coefficient du débit :

𝐶 = 𝐶𝐶 × 𝐶𝐸 × 𝐶 × 𝐶𝑃 × 𝐶𝐹 × 𝐶𝑌 × 𝐶𝑋 × 𝐶𝑆

 Coefficient de contraction Cc :

B0 : Débouché linéaire du pont qui est égal à 80m

b : largeur moyenne des remblais d'accès talutés à 1/1, égal à 10m

Ainsi b/B0 = 0,125.

2
𝑇0 𝑆0𝑅03𝐾0

𝑚 = 1 −= 1 −

Avec

𝑇𝐴𝑀

𝑆𝐴𝑀 𝑅𝐴𝑀 3𝐾𝐴𝑀

Or, les caractéristiques du cours d’eau ainsi que l’état de berges en amont et l’état de berge
au droit du pont sont à peu près les mêmes c’est-à-dire :

𝑇𝐴𝑀 = 𝑇0 = 𝑆0𝑅03𝐾0 = 23718

Donnant à m une valeur égale à 0.

La lecture de l’abaque dans l’annexe permet d’avoir Cc = 0,85.

Coefficient due aux conditions d’entrée CE :

Le coefficient dû aux conditions d’entrée CE, au cas où l’ouvrage présente des murs en aile
formant un angle θ avec l’axe du pont

Pour notre cas on prend θ = 90° et m = 0 d’où CE = 1.

Coefficient du biais θ que forme le pont avec les lignes d’écoulement Cθ :


θ = 90 car le pont est perpendiculaire au lignes d'écoulement Alors, on a Cϴ = 1.

Coefficient dû à la présence des piles CP :

Ce coefficient dépend des dimensions, du nombre, du type des piles et de la contraction de


la section d’écoulement au droit de l’ouvrage.

Soient n : le nombre des piles ; p : la largeur de la pile ;

m : contraction de la section d’écoulement au droit de l’ouvrage. Alors CP = f (n, p, m, B0)

Avec n = 3 ; p = 1,00m ;m = 0 et B0 = 80m on a CP = 1.

Coefficient du au nombre de FROUDE CF :

𝐹𝑅 =

𝑆𝐴𝑉 × √𝑔 × 𝑦𝐴𝑉

où SAV est la section d’écoulement à l’aval du pont qui est sensiblement égale à S0 :

SAV = 295,374m²

yAV : la profondeur d’eau moyenne dans cette section aval, yAV = 6m g : intensité de
pesanteur, g = 9,81 m/s² ;

Q = Q50 = 750m3

On obtient
FR = 0,13 et CF = 0,93.

Coefficient du à la profondeur relative de l’eau CY :

Ce coefficient est déterminé en fonction de y / B0 et m à partir de l’abaque et on a CY = 1 car


m = 0.

Coefficient du à l’excentrement du pont par rapport au champ d’écoulement majeur CX :

Cx = 1 du fait que le pont projeté ne sera pas excentré.

Coefficient dû à la submersion éventuelle du pont CS : Comme la submersion du pont est à


éviter, alors la valeur de CS est égale à 1.

Ainsi C = 0,79. Numériquement

𝑄²

2𝑔𝐶2𝑆 ² = 0,526𝑚

Hauteur d’eau correspondant à la pression dynamique en amont

L’expression de cette hauteur d’eau correspondant à la pression dynamique en amont est :

𝐴
𝑀

2𝑔
VAM : est la vitesse moyenne à l’amont du pont et α le coefficient représentant la
distribution de vitesse dans la section.

La valeur du coefficient α est donnée par la formule :

𝑆2 𝑇3

= 𝑀∑
𝐴 𝑖𝐴𝑀

𝐴𝑀

𝑖𝐴𝑀

Pratiquement, cette valeur varie de 1 à 2.

Prenons α = 1,05.

L’expression de VAM est : 𝑉

𝑄𝑆0 𝑄𝑆0

= = = 2,539𝑚/𝑠

𝐴𝑀
𝑆𝐴𝑀 𝑆0

Soit Alors

𝑀= 0,345
𝐴 𝑚 2𝑔

Perte de charge due au frottement Δhf

∆ℎ𝑓 = 𝐿𝐴𝑀 (

2 𝑄2

)+b( )

𝑇𝐴𝑀

𝑇0

LAM est la distance entre l’ouvrage et une section amont suffisamment loin des
perturbations provoquées par l’ouvrage.

En général, LAM = B0 = 80m

b est la largeur moyenne des culées = 10m Ainsi on a Δhf = 0,09m.


Calcul faites, on a comme valeur de Δz = 0,526 – 0,345 + 0,09 = 0,27m.

/ Hauteur de PHEC (Plus Haute Eau Cyclonique)

Par définition : PHEC = h + Δz

h désigne la hauteur naturelle de l’eau ; Δz désigne la surélévation.

Soit : PHEC = 5,84 + 0,27 = 6,11 m

/ Tirant d’air

La prévision d’un tirant d’air est obligatoire pour diminuer le risque d’obstruction partielle
ou totale de l’ouverture du pont provoquée par des détritus, corps flottants, branchages,
souches.

Nous admettrons un tirant d’air de 2 m puisque nous avons un grand charriage du bassin
versant.

/ Hauteur sous poutre

Elle est obtenue par la somme de hauteur de PHEC et le tirant d’air. H = PHEC + tirant d’air =
6,11 + 2,00 = 8,11 m

/ Affouillement

/ Description du phénomène

Le phénomène d’affouillement est assez connu dans ses généralités, mais très difficile à
estimer dans chaque cas particulier.

L’affouillement est le résultat de l’entraînement des matériaux solides composant le lit de la


rivière. Cet entraînement est directement lié à la vitesse d’écoulement des eaux ; au fond du
lit cet écoulement n’est pas uniforme mais tourbillonnaire.

L’entrainement des matériaux peut s’effectuer de trois manières différentes, selon leur
grosseur :

les éléments les plus fins sont mis en suspension et y sont maintenus par le mouvement
tourbillonnaire des eaux ;

les éléments moyens progressent par sauts ;

les éléments les plus gros roulent sur le fond.


L’obstacle que représente une pile ou une culée dans l’écoulement des eaux en période de
crue notamment, se traduit par une augmentation de la vitesse aux alentours de cet
obstacle, vitesse qui peut provoquer un affouillement local ou généralisé soit emporter
quasiment l’ouvrage.

/ Détermination de la profondeur d’affouillement Ha

Pour déterminer la profondeur d’affouillement au niveau d’une pile, il faudra tenir compte
des profondeurs d’affouillement qui proviennent de :

la réduction de section du cours d’eau due à la présence des remblais d’accès ;

la modification de débits ;

la présence des piles.

a / Profondeur due à la réduction de section du cours d’eau Hr

Comme la section du cours d’eau n’est pas rétractée par des remblais d’accès, alors elle
entrainera aucun d’affouillement au niveau de la pile.

Soit Hr = 0,00m.

b / Profondeur d’affouillement due à la modification de débits

Son expression est de :

𝐻 = 0,48𝑄0,36 − 𝐴1 𝑠𝑖 𝑑 < 6𝑚𝑚

𝑛 0

𝐵𝑚 90

𝐻 = 0,249𝑄−0.5𝑑 −0,11𝐵−0.5 − 𝐴1 𝑠𝑖 𝑑 > 6𝑚𝑚

𝑛 0 90
𝑚 𝐵𝑚 90

Q0 est le débit du projet ;

d90 : Dimension caractéristique de l’échantillon à la profondeur Hn ;

A1 : Section mouillée de la rivière correspondant au PHE du projet ;

Bm : Largeur au miroir du lit mineur de la rivière correspondant à la crue du projet.

Comme A1 = bh + mh² = 36 x 5,838 + 2,5 x 5,838² = 295,37m² B1 = b + 2mh = 36 + 2 x 2,5 x


5,838 = 65,19m

Avec Q0 = 750m3, on obtient Hn = 0,67m.

c / Profondeur d’affouillement due à la présence des piles Hc

Une formule empirique a été proposée par BREUSERS (1965) et s’écrit :

Hc = 1,4 x P où P désigne la largeur de la pile projetée sur un plan perpendiculaire à


l’écoulement.

Pour notre cas P = 1,00m (diamètre d’une colonne) soit Hc = 1,40m. Finalement, la
profondeur d’affouillement a pour valeur :

Ha = Hr + Hn + Hc = 0,00 + 0,67 + 1,40 = 2,07m

/ Protection contre l’affouillement

Comme il a été vu précédemment, l’affouillement est causé par l’entrainement de particules


se trouvant au niveau de la semelle par le courant.

Il est alors impératif de protéger ce dernier par des blocs enrochements.


Figure 4 : Protection contre l'affouillement

La formule la plus connue pour déterminer le diamètre de ces blocs est sans doute la
formule d’IZBASH dont l’expression est :

2
𝑉

𝑑=

𝑚𝑎𝑥

0,72𝑔(𝑠− 𝜌 )

Vmax : vitesse de l’écoulement correspondant à Q50, Vmax = 2,539 m/s ; g : accélération de


la pesanteur, g = 9,81 m/s² ;

ρ : masse volumique de l’eau, ρ = 1 000 kg/m3;

ρS : masse volumique de l’enrochement ρS = 2 600 kg/m3; d : diamètre de l’enrochement.

Calcul faite, on a d = 0,57m soit d = 60cm.

/ Récapitulation des caractéristiques de l’ouvrage

Les caractéristiques de l’ouvrage sont les suivantes :

PHEC = 6,11m ;

Hauteur sous poutre H = 8,11m ;

Profondeur d’affouillement Ha = 2,07m.

Après avoir fixé les dimensions de l’ouvrage, passons maintenant à une estimation
sommaire pour voir quelle variante sera plus adéquate pour notre projet.
CHAPITRE III : PROPOSITION ET ANALYSE DES VARIANTES

/ Généralités

L’estimation de quelques variantes suivie de leur comparaison a pour objectif de retenir


une variante de structure plus rationnelle du point de vue technique, économique et
éventuellement esthétique en tenant compte des contraintes d’ordre naturel et fonctionnel.

Afin de déterminer la meilleure variante possible, il est essentiel de se baser sur plusieurs
critères à savoir :

Le coût de construction ;

La durée d’exécution ;

Les conditions d’entretien ;

La rentabilité ;

La technique d’exécution ;

Le type de fondation.

Pour comparer les variantes proposées, nous avons besoin de quantifier les matériaux afin
que nous puissions déterminer les coûts sommaires de chaque variante proposée.

/ Proposition des variantes

Pour ce projet, les études précédentes de choisir trois variantes :

Un ouvrage en béton armé, comportant 4 travées indépendantes de 20,00m avec trois


poutres principales;

Un ouvrage en VIPP de travées égales à 40,00m avec trois poutres principales;

Un ouvrage mixte acier-béton continu.


béton :

/ Hypothèses et données de base pour la comparaison de variante

/ Ratio des armatures

Le tableau ci-dessous nous montre le ratio approximatif en acier par mètre cube de

Tableau 29 : Ratio des armatures

/ Poids volumique

Les poids volumiques utilisés pour l’estimation des variantes sont données par le tableau
suivant :

Tableau 30 : Poids volumique

/ Prix unitaire

Pour l’estimation de coût de construction pour chaque variante, nous adoptons comme prix
unitaires qui sont donnés dans le tableau suivant :

Tableau 31 : Prix unitaire

/ Combinaison d’action

Une action est un ensemble de forces ou de couples appliquées à la construction ou bien une
déformation qui lui est imposée. Les actions proviennent des charges permanentes, des
charges d’exploitation, des charges climatiques et des déformations imposées à la
construction.

La combinaison accidentelle à considérer est représentée symboliquement par : GP = 1,35


Gmax + Gmin + γQ1 Q1 + Σ γQi Qi

Gmax : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est défavorable pour la justification
d’un élément donné ;

Gmin : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est favorable pour la justification d’un
élément donné ;

Q1 : Action variable dite de base ;

Qi (i > 1) : Autres actions variables dite d’accompagnement. Le coefficient γQ1 a pour valeur
:

γQ1 = 1,5 sauf dans le cas spécifié ci-dessous ;

γQ1 = 1,35 pour les charges de caractère particulier (convoi militaire et convoi
exceptionnel, convois spéciaux sur les ponts rails).

Prenons Gmin = 0 pour avoir l’effet défavorable aux actions permanentes de la


superstructure et nous allons négliger les actions des charges variables d’accompagnement
pour l’étude de comparaison des variantes. La combinaison d’action devient donc

GP = 1,35 Gmax + 1.5Q1

/ Nombre de pieux

Le nombre de pieux sera déterminé à partir du rapport entre la charge totale transmise par
les piles ou les culées et la capacité portante moyenne d’un pieu en multipliant par le
coefficient de sécurité relatif aux conditions de travail des pieux.

Soient CT la charge totale que doit supporter les pieux, Cpp la capacité portante d’un pieu et
γPP le coefficient de sécurité (pondération). L’expression de nombre de pieu est tirée par la
relation suivante :

𝐶𝑇 𝑄𝑙

𝐶𝑇
( )≤( )

𝑛 𝑃𝑃

soit

𝑛≥

𝑄𝑙

𝛾PP

/ Estimation des variantes

a / Variante n°1

Il s’agit d’un pont en béton armé composé de 4 travées ayant chacune 20m de portée et
possédant 3 poutres sous la chaussée :

Figure 5 : Variante en BA

Longueur de travée de calcul

Les valeurs approximatives de la travée de calcul L et de la longueur totale de la poutre L1


de la structure peuvent être calculées à l’aide des formules suivantes :

L = 1,05 L0 + 0,60

L1 = 1,07 L0 + 0,65
avec L0 : Portée libre ;

L1 : Longueur totale de la travée = 20m ; L : Longueur de travée de calcul.

A partir de la deuxième équation, on obtient la valeur de L0 = 18,08 m D'où L = 1,05 x


18,08 + 0,60 = 19,58m

Figure 6 : Longueur de travée de calcul

Pré dimensionnement de la superstructure

Dalle en béton armé

L’entraxe des poutres doit être compris entre 2,50m et 4,00m. La détermination de
l’épaisseur de hourdis dépend de distance entraxe de 2 poutres. Les valeurs courantes de
l’épaisseur du hourdis en fonction de la distance e entraxe des poutres sont données dans le
tableau suivant :

Tableau 32 : Epaisseur du hourdis en fonction de l'entraxe des poutres

En prenant e = 3,00m, on a hd = 18cm

Chaussée

D’après la prévision du trafic, nous nous intéressons à une chaussée à double voie de 7 [m]
de large.

Trottoir

Il a pour largeur de 1 m et d’épaisseur fixée à e =15 cm.


Poutre principale

Hauteur de la poutre

La hauteur de la poutre ht est déterminée en fonction de la portée libre ou portée de calcul


ou portée totale de la poutre. Pour 15m ≤ L0 ≤ 40m on a 1∕15 ≤ ht ≤ 1/11.

Avec L0 = 20m, 1,33m ≤ ht ≤ 1,81m. Prenons ht = 1,50m

Largeur de la nervure b0

La valeur de b0 est donnée par la formule suivante :

b0 = ψh Où h = 0,9 ht = 0,9 x 1,50 = 1,35m

Et ψ est un coefficient variant entre 0,25 et 0,5. Prenons ψ = 0,3 Nous avons b0 = 0,405m
soit b0 = 0,50 m

Distance entraxe des poutres Cette valeur e a été prise ultérieurement pour 3m.

Entretoise

Hauteur : Elle est voisine de celle de la poutre principale Soit he = 1,50 m ;

Epaisseur : Prenons e =30 cm comme valeur de l’épaisseur de l’entretoise ;

Entraxe : L’entraxe ee des entretoises est obtenu par la relation ci-après : 3 ht ≤ ee ≤ 5,5 ht.
Fixons cette valeur à ee = 5m soit 10 entretoise par travée.

Garde-corps

Le garde-corps sera en acier. Sa hauteur est prise égale à 1 m.

Revêtement du tablier
Nous devons mettre une couche de béton bitumineux de 5 cm d’épaisseur au-dessus du
béton.

Estimation des quantités des matériaux

Volume du béton :

Poutre : 3 x 19,59 x 0,50 x (1,50 – 0,18) = 38,79m3

Entretoise : 10 x (3,00 – 0,50) x 0,30 x (1,50 – 0,18) = 9,90m3

Dalle : 19,59 x 9,00 x 0,18 = 31,73m3

Trottoir : 2 x 19,59 x 1,00 x 0,15 = 5,88m3 Ainsi, pour une travée, le volume en
béton de la superstructure est de 86,30m3

Poids en acier d’armature

La formule permettant d’obtenir le poids A en acier d’armature en fonction du volume de


béton V s’écrit : A = V x 150

D’où A = 12945,00kg/m3

Pré dimensionnement de l’infrastructure

Culées

Mur garde grève

Epaisseur : elle est définie par 20cm ≤ eg ≤ 30cm Soit eg = 25cm

Hauteur hg : Sa valeur est de 2,10m

Longueur : L = 9,00m Volume du béton V = 9,00 x 0,25 x 2,10 = 4,725m3

Mur en retour

Epaisseur : Elle est donnée par 𝑒r = 𝑙r+2

20

où lr : longueur du mur en retour comprise entre 2 à 6m, choisissons lr = 4,00m. Alors er =


30cm.
Hauteur : Elle se calcule par la formule hr = hg + hc où hg : hauteur du mur garde grève ;

hc : hauteur du chevêtre pris égale à 0,80m. Soit hr = 2,90m

Volume du béton V = 3,480m3

Sommier

Longueur : 9,00m

Largeur : 1,20m

Epaisseur : 0,80m

Volume du béton V = 9,00 x 1,20 x 0,80 = 8,640m3

Mur de front

Longueur : 9,00m

Epaisseur : 0,80m

Hauteur : 3,10m

Volume du béton V = 9,00 x 0,80 x 3,10 = 22,320m3

Semelle

Longueur : Sa longueur est voisine à la largeur du tablier mais avec un débord de 0,50m,
d’où Ls = 9,5m ;

Largeur : elle donnée par la relation 4,5Φ ≤ ls ≤ 5Φ où Φ est le diamètre du pieu pris égal à
1m.

Ainsi, ls = 4,5m.

Epaisseur : e = 1,00m
Volume du béton V = 9,50 x 4,50 x 1,00 = 42,750m3 Volume totale de la culée V = 81,915m3

Piles

Chaque pile sera composée de trois colonnes et un chevêtre, qui se reposent sur la semelle
et qui à son tour se repose sur des pieux.

Chevêtre

Hauteur : la hauteur du chevêtre hc est telle que hc ≥ 0,60 m, prenons 0,80 [m] comme
valeur de hc ;

Longueur : la longueur n’est autre que celle de la largeur du tablier du pont qui est de 9 m ;

Largeur : la largeur est de 1,20 m.

Volume du béton V = 9,00 x 1,20 x 0,80 = 8,640m3

Colonne ou fût

La hauteur de la pile est prise égale à hf = 8,50 m. Son diamètre est obtenu par D ≥ hf /12
soit D ≥ 0,80 m. Prenons D = 1,00 m.

𝜋 × 1,002

Volume du béton

𝑉=3×

× 8,50 = 20,027𝑚3

Semelle sous pile

Elle a la même dimension que celle de la culée.


Le volume total de la pile est alors égal à V = 71,417m3

Pieux

Pieux sous pile Descente de charge

La surface de chargement pour une pile est égale à la surface d’une travée.

Charge permanente

_ Elément en BA de la superstructure 86,30 x 2 5= 2157,50kN

_ Revêtement ……………………… : 19,59 x 7,00 x 0,05 x 23 = 157,70kN

_ Parapet …....……………………….. : 2 x 19,59 x 1,00 x 0,60 = 23,51kN G1 = 2338,71kN

-Poids propre de la pile avec la semelle de liaison G2 = 71,417 x 25 = 1785,42kN

Ainsi on a G = 4124,13kN

Surcharge d’exploitation

𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔

où ω désigne l’aire de la ligne d’influence ;

= 19,58 × 2 × 1 = 19,58𝑚 2
𝑚

2
Numériquement, 𝑄 = [2,13 × 2 + (0,45 × 2 × 1)] × 19,58 = 1010,33𝑘𝑁

Combinaison

Afin d’obtenir la charge totale, la combinaison d’action se fait suivant deux états limites :

_ ELS : CT = G + Q = 5134,46kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 7083,07kN

Nombre de pieux Elle est définie par la relation :

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾

𝑄𝑙 PP

où Ql = 4428,86kN d’après le tableau obtenu dans le chapitre étude des pieux

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 2,24

On a

𝑄𝑙

𝑃𝑃

soit npieux = 3

Volume du béton

Les résultats de l’étude géotechnique ont permis de choisir un ancrage à 20m de


profondeur.
Soit

𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4

La quantité d’acier correspondant est A = 47,12 x 80 = 3769,91kg/m3

Pieux sous culée Descente de charge

Charge permanente

Elle est composée par la charge transmise aux culées et au poids propre des culées elle-
même. La charge qui est supportée par la culée est celle à partir de la mi- travée soit :

𝐺′ = 𝐺 1

1 2 d’où G1’ = 1169,35kN

-Poids totale de la culée : G2’ = 81,81 x 25 = 2047,87kN Alors G = 3217,22kN

Surcharge d’exploitation

Pour une longueur L1 = 19,58m, q1qc = 2,87T

𝑄′ = [2,87 × 2 + (0,45 × 1 × 2)] × 19,58 = 650,17𝑘𝑁

Soit 1

Combinaison
De manière homologue à celle faite précédemment :

_ ELS : CT = G + Q = 3867,39kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 5318,50kN

Nombre de pieux

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 1,92

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑄𝑙

Soit npieux = 2

Volume du béton

𝑉=𝑚
1² × 2 × 20 = 31,41𝑚 3 4

Acier d’armature A = 2513,27kg/m3

Tableau 33 : Devis quantitatif de matériau pour la variante en BA

Tableau 34 : Devis estimatif sommaire pour la variante en BA

b / Variante n°2

Il s’agit d’une variante en béton précontraint à deux travées indépendantes de 40m ayant 3
poutres principales.
Longueur de travée de calcul

De la même manière que la précédente, la formule permettant d’obtenir cette longueur est :
L = 1,05 L0 + 0,60

L1 = 1,07 L0 + 0,65

Soit L0 = 36,78m Alors L = 39,21m

Pré dimensionnement de la superstructure

Dalle

En se basant sur le tableau précédent, on choisira un entraxe des poutres à 3,00m soit 18cm
d’épaisseur pour la dalle.

Poutre principale

On dimensionne les poutres suivant la section la plus sollicitée.

Pratiquement les dimensions de la table de compression de la poutre sont déterminées lors


du calcul de la dalle du tablier.

Hauteur de la poutre

Pour ce type d’ouvrage, la hauteur h de la poutre est de l’ordre de 1/15 à 1/18 de la portée.
Néanmoins, la formule suivante permet aussi de l’obtenir :

− 0,20 ≤ ℎ ≤

20
𝐿

+ 0,50 → 1,76 ≤ ℎ ≤ 2,46

20

Soit h = 2,00m

Largeur de la table de compression

La largeur b de la table supérieure de la poutre préfabriquée est de l’ordre de 0,65 à 0,75h.

En choisissant une valeur maximale, on a b = 0,75h = 1,50m.

Epaisseur de l’âme

L’épaisseur de l’âme dépend en général de la résistance à l’effort tranchant et des conditions


d’enrobage des câbles.

C’est souvent la deuxième condition qui prévaut en béton précontraint. Les facteurs
intervenant dans cette valeur sont :

diamètre des câbles pris égal à 8T15, d’où Φ = 76mm ;

dimension maximum des granulats cg = 25mm ;

un réserve entre les aciers pour permettre un bétonnage parfait, soit 1,5cg = 38mm ;

diamètre des aciers de peau, Φ = 10mm ;

diamètre des aciers transversaux = 10mm ; Après calcul, on a b0 = 232mm soit b0 = 24cm.

Gousset supérieur

Leur objet est de faciliter la mise en place du béton et de réduire la portée effective du
hourdis. On leur donne une pente de 45° à 60° par rapport à l’horizontale et une largeur de
0,10m et 0,15m.
A ce fait, on décide de prendre gs = 15cm.

Largeur de talon

Les talons des poutres, constituant la fibre inférieure de la structure, sont dimensionnés par
la flexion et doivent permettre de loger les câbles de précontrainte dans de bonnes
conditions d'enrobage et d'espacement.

En première approximation, pour un béton de 35 MPa de résistance, on pourra déterminer


la largeur totale des talons par la formule empirique suivante :

𝑏𝑡

𝑙𝐿²

= ℎ𝑡2𝐾

avec 1100 ≤ K ≤ 1300

où l : largeur du tablier ; L : Portée de la travée ;

ht : Hauteur totale du tablier.

Pour un ouvrage normalement élancé au 1/17, la largeur des talons varie de 0,60 à 0,90 m
lorsque la distance entre axes des poutres varie de 2,50 m à 4,00 m.

Si on décide de loger 4câbles par lits, il faudra une largeur de 9Φg = 9 x 7,6 = 68,4cm. Ainsi
bt = 70cm.

Hauteur du talon de la poutre


La hauteur ou pied de talon est généralement comprise entre 0,10 m et 0,20 m pour des
largeurs de talons variant de 0,60 m à 0,90 m.

Afin de pouvoir placer les 2 lits de câble, prenons ht =20cm

Gousset du talon

Le pan incliné du talon doit être relativement pentu, ce qui est favorable à une bonne mise
en œuvre du béton et conduit à faciliter le relevage des câbles de précontrainte. Ainsi, dans
le schéma ci-dessous, la tangente de l'angle α est normalement comprise entre 1 et 1,5.

Soit α = 45°.

Alors, on a une hauteur gt = 24cm.

Figure 7 : angle alpha sur gousset inférieur de la poutre

Espacement des poutres

L’entraxe des poutres principales varie en général entre 2,5 et 3,5 m. Dans la pratique, on
cherche à positionner les poutres de rive de manière à bien coffrer la totalité de l’hourdis.

On prendra pour notre cas, un espacement de 3,00m.

Entretoise

Hauteur he

Les entretoises ont une hauteur voisine de celle des poutres, ce qui leur confère une bonne
rigidité.

En pratique, la jonction entre l'entretoise et la poutre coïncide souvent avec une des
extrémités du pan incliné du talon.

Cette réduction de hauteur facilite l'accès aux appareils d'appuis en ménageant un espace
suffisant entre le chevêtre d'appui et les entretoises. A cet égard, une distance minimale de
0,50 m semble convenable, soit he = 1,50m.

Epaisseur e
Dans la pratique, cette épaisseur varie de 25 cm à 30 cm.

En plus, on doit tenir en compte de :

l’enrobage 20mm ;

aciers de peau 10mm ;

aciers transversaux 10mm ;

passage de pervibrateur 70mm ;

emplacement de gaine 53mm ;

Soit e = 273mm d’où la valeur de e = 28cm

Espacement des entretoises

Comme le cas précédent, l’espacement doit respecter la condition 3 ht ≤ ee ≤ 5,5 ht.

Soit 6,00m ≤ ee ≤ 11,00m pour une hauteur de 2,00m.

Afin d’avoir un espacement identique, prenons ee = 9,80m avec L = 39,21m. On a alors 10


entretoises par travée.

Longueur des entretoises

Comme la poutre possède une épaisseur de 24cm et un entraxe de 3,00m, alors la longueur
de l’entretoise est de 2,76m.

Chaussée

Nous avons une chaussée de 7 m de large

L’épaisseur du trottoir sera fixée à 15 cm et sa largeur est de 1 m.

Volume du béton

Poutre principale

Pour la détermination du volume en béton, nous considérons les caractéristiques


géométriques de la poutre c’est-à-dire nous divisons la section de la poutre principale en
plusieurs sections élémentaires pour faciliter le calcul et nous faisons la somme après.

On obtient ainsi V = 3 x 0,775 x 39,21 = 91,16m3

Entretoise : V = 10 x 2,76 x 0,28 x 1,50 = 11,59m3

Dalle : V = 39,21 x 9,00 x 0,18 = 63,52m3


Trottoir : V = 39,21 x 2 x 1,00 x 0,15 = 11,76m3 Le volume en béton de la
superstructure est de V = 178,04m3

Poids en acier d’armature

Armature de précontrainte : A = 91,16 x 90 = 8204,40kg/m3

Armature passive A = 178,04 x 95 = 16913,80kg/m3

Pré dimensionnement de l’infrastructure

Pour les trois variantes proposées, le pré dimensionnement des piles et des culées sera pris
égal.

Pieux sous pile Descente de charge

Charge permanent

_ Elément en BA de la superstructure : 178,04 x 25 = 4451,00kN

_ Revêtement : 39,21 x 7,00 x 0,05 x 23 = 315,64kN

_ Parapet : 2 x 39,21 x 1,00 x 0,06 = 47,05kN Soit G1 = 4813,70kN

_ Poids propre de la pile avec la semelle de liaison :

G2 = 71,42 x 25 = 1785,43kN

D’où G = 6599,13kN

Surcharge d’exploitation
𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔

où ω désigne l’aire de la ligne d’influence ;

= 39,21 × 2 = 39,21𝑚 2
𝑚

Alors

𝑄 = [1,76 × 2 + (0,45 × 2 × 1)] × 39,21 = 1733,08𝑘𝑁

Combinaison

_ ELS : CT = G + Q = 8332,21kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 11508,45kN

Nombre de pieux

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾
11508,45

= × 1,4 = 3,64

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥

𝑄𝑙

4428,86

Soit npieux = 4 pieux

Volume du béton

𝑉=𝑚
1² × 4 × 20 = 62,83𝑚 3 4

Poids d’acier d’armature = 5026,4kg/m3

Pieux sous culée Descente de charge

Charge permanente

_ La charge transmise par la culée est la charge venant de la demi-travée soit :

𝐺1
′ = 𝐺1 d’où G1’ = 2406,85kN

_ Le poids propre de la culée avec la semelle est de : G2’ = 2047,86kN

D’où G = 4454,73kN

Surcharge d’exploitation

Pour L1 = 39,21m, q1qc = 2,44T/m

39,21 × 1

Soit

𝑄1 = [2,44 × 2 + (0,45 × 1 × 2)] ×

Combinaison

= 1133,16𝑘𝑁

_ ELS : CT = G + Q = 5587,90kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 7713,62kN


𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾

Nombre de pieux

7713,62

= × 1,6 = 2,78

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥

Soit npieux = 3

𝑄𝑙

4428,86

Volume de béton :

𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,124𝑚 3 4

Poids d’acier d’armature : A = 3769,91kg/m3

Tableau 35 : Devis quantitatif de matériau pour la variante en BP


Tableau 36 : Devis estimatif pour la variante en BP

c / Variante n°3

Pont mixte acier béton à deux travées de 40m.

Longueur de travée de calcul

En suivant les mêmes démarches que précédemment, avec L1 = 40m, on a L0 = 36,78m et L


= 39,21m

Pré dimensionnement de la superstructure

Poutre principale

La poutre en acier a une section en I dont les caractéristiques sont montrées par la figure
suivante :

Figure 8 : Section de la poutre en acier

Hauteur

Nous allons supposer que les poutres principales sont des poutres à âmes pleines.

Les élancements courants admissibles pour les poutres en acier sont telles que :

𝐿 𝐿

≤𝐻≤

25 20
Prenons la valeur de H = L/25 afin de limiter les déformations. Soit H = 1,57m d’où H =
1,60m

Epaisseur de l’âme

Il y a trois conditions qui doivent être vérifiée pour pouvoir choisir cette épaisseur, à
savoir :

La condition d’élancement qui demande un h ≈ hw, on finit par trouver tw ≥ 9,63mm pour h
= 1,60m ;

𝑡𝑤

≥ ℎ𝑤 .En supposant

166

La condition d’épaisseur minimale impose tw ≥ 12 mm ;

Pour limiter le phénomène de voilement et le nombre de raidisseurs,

𝑉𝐸𝐿𝑈 𝑁

on se propose de limiter la contrainte τ à 160MPa à l’ELU soit : ≤ 160 [

𝑡𝑤ℎ𝑤

𝑚𝑚²

Maintenant, nous n’avons pas encore les valeurs de l’effort tranchant à l’ELU, donc nous
nous intéressons sur les deux conditions pour la détermination de l’épaisseur de l’âme.

Finalement on a tw =12mm.

Largeur des membrures

Les largeurs des membrures sont fournies par des tables et des tableaux en fonction de la
portée de l’ouvrage.
Tableau 37 : Largeur des membrures en fonction de la portée de la poutre

Pour notre cas, on a bs = 550mm et bi = 600mm.

Epaisseur des membrures

L’élancement de la semelle doit être suffisant afin d’empêcher tout risque de voilement. Les
conditions s’écrivent en arrondissant au [mm] supérieur :

𝑡𝑠

= 𝑏𝑠 − 𝑡𝑤 = 24𝑚𝑚 28𝜀

𝑡𝑖

= 𝑏𝑖 − 𝑡𝑤 = 26𝑚𝑚 28𝜀

235

𝜀=√
𝑓𝑦

235

=√

355

= 0,81

Soit hw = h – (ts + ti) = 1550mm

Entretoise en acier

Hauteur

Elle est de l’ordre de 1/10 à 1/15 de sa portée soit de la distance entre deux poutres
consécutifs. Pour cette variante, on a adopté deux poutres principales distantes de 5,50m.
D’où

une hauteur égale à 1

12,5

× 5,50 = 0,44𝑚. Nous allons alors prendre he = 0,50m.

Epaisseur de l’âme

Nous admettons que l’épaisseur de l’âme des entretoises soit égale à 12mm.
Largeur des membrures

La largeur des membrures joue un rôle important contre le déversement lors du bétonnage
et la fixation des connecteurs. Dans le cas pratique, elle varie de 220 à 350mm.

Prenons une largeur de 250 mm avec une épaisseur de 20 mm pour les deux membrures.

Espacement des entretoises

L’espacement des entretoises est de 6 à 10 m selon le risque de flambement latéral des


membrures comprimées. Prenons 9,80 m comme entraxes des entretoises. Donc on aura 5
entretoises pour une travée.

Dalle en béton armé

Cette épaisseur varie de 𝑙

35

≤𝑒≤𝑙

25

avec l étant la distance entre deux poutres consécutives.

Comme l = 5,50m, 0,16m ≤ e ≤ 0,22m. Soit une épaisseur e = 20cm tout au long de la travée.

Quantité des matériaux de la superstructure

Volume du béton

_ Volume du béton de la dalle : 0,20 x 9,00 x 39,21 = 70,58m3


_ Trottoir : 2 x 1,00 x 0,15 x 39,21 = 11,76m3

Poids en acier

_ Poutre principale en acier : 2 x 39,21 x 0 ,047 x 78,5 = 291,79kN

_ Entretoise en IPE : 5 x 7,00 x 0,0155 x 78,5 = 42,64kN

Pré dimensionnement de l’infrastructure

Piles et culées variante (cf. variante n°1)

Pieux sous piles Descente de charge

Charge permanente

_ Elément en BA de la superstructure : 82,34 x 25 = 2058,50kN

_ Revêtement : 0,05 x 7,00 x 23 x 39,21 = 315,64kN

_ Parapet : 2 x 0,6 x 39,21 = 47,05kN

_ Poutre et entretoise : = 334,43kN

Soit G1 = 2755,62kN

_ Poids propre du pilier massif avec les semelles : G2 = 1785,43kN

Ainsi G = 4541,05kN
Surcharge d’exploitation

𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔

où ω désigne l’aire de la ligne d’influence ;

= 39,21 × 2 × 1 = 39,21𝑚 2
𝑚

Alors 𝑄 = [1,76 × 2 + (0,45 × 2 × 1)] × 39,21 = 1733,08𝑘𝑁

Combinaison

_ ELS : CT = G + Q = 6274,13kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 8730,00kN

Nombre de pieux

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾

8730

=
× 1,4 = 2,79

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑄𝑙 4365,2

D’où npieux = 3

Volume de béton pour les pieux :

𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4

Poids d’acier d’armature : A = 3769,91kg/m3

Pieux sous culée Descente de charges

Charge permanente

_ La charge transmise par la culée est la charge venant de la demi-travée soit :

𝐺1

′ = 𝐺1

d’où G1’ = 1377,81kN

_ Le poids propre de la culée avec la semelle est de : G2’ = 2047,86kN Soit G = 3425,67kN

Surcharge d’exploitation
Pour L1 = 40m, q1qc = 2,44T/m

39,21 × 1

Soit

𝑄1 = [2,44 × 2 + (0,45 × 1 × 2)] ×

= 1133,16𝑘𝑁

Q1’ = 1133,16kN

Combinaison d’action

_ ELS : CT = G + Q = 4558,83kN

_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 6324,39kN

Nombre de pieux

𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 6324,39 × 1,4 = 2,02 soit n = 3

𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥

𝑄𝑙
4365,2

pieux

Volume de béton des pieux :

𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4

Poids d’acier d’armature : A = 3769,91kg/m3

Tableau 38 : Devis quantitatif de matériau pour la variante mixte

Tableau 39 : Devis estimatif pour la variante mixte

III_ 4 / Analyse des trois variantes

Les analyses de variantes proposées sont résumées dans le tableau suivant :

Tableau 40 : Analyse multicritère des trois variantes

/ Choix multicritère
Après avoir fait ces quelques études sur les variantes proposées, le choix définitif de la
variante à retenir sera adopté par le système de notation à l’aide du tableau de synthèse du
choix multicritères.

On essayera de fixer une échelle de notation selon son importance, à savoir :

Note = 1 : moins avantageux ;

Note = 2 : avantageux ;

Note = 3 : très avantageux.

Tableau 41 : Notation des trois variantes

D’après ce que révèle la notation des trois variantes, on peut affirmer que pour notre projet,
la variante principale sera donc en béton précontraint à poutre sous chaussée.
CHAPITRE I : NOTION DE LA PRECONTRAINTE

/ Définition

Une construction en béton est dite en béton précontraint quand elle est soumise à un
système d’efforts crées artificiellement pour engendrer des contraintes permanentes qui,
composées avec les contraintes dues aux charges extérieures, donnent des contraintes
totales comprises entre les limites que le béton peut supporter indéfiniment, en toute
sécurité.

La valeur minimale de l’effort de précontrainte est déterminée par la condition de maintenir


le béton comprimé(ou d’en limiter suffisamment la traction), et la section minimale de
béton par la condition de limiter la compression maximale du béton à sa valeur amissible.

/ Mode de réalisation

Pour l’installation de la superstructure d’un pont, on peut admettre des différents ordres de
mise en tension des câbles, de la formation des sections et d’application des charges aux
poutres. La technologie adoptée pour la fabrication des poutres ainsi que la continuité de
leur chargement doivent avoir des influences sur les différents calculs (calcul des
sollicitations, dimensionnement de la pièce, calcul de la section des armatures et des câbles
précontraints, …). Dans le cas général, il y a deux types de mise en précontrainte des
poutres sous chaussées

la précontrainte par post tension ou post contrainte ;

la précontrainte par pré tension. I-2-1 / Post tension

Dans cette méthode, la mise en tension des câbles est réalisée après la prise nécessaire

du béton. Les vérins s’appuient directement sur les poutres préfabriquées et les forces de
tractions sont appliquées aux abouts des câbles. A la fin de tirage, la contrainte des câbles
est transmise aux bétons à l’aide d’un système d’ancrage spécial, on a ainsi la possibilité de
libérer les vérins.

Les câbles doivent être placés à l’intérieur du béton, de façon à être protégés de la
corrosion, et à obtenir un tracé courbe. Mas, pour être tendus, et donc s’allonger, ils doivent
pouvoir coulisser par rapport au béton. Aussi place-t-on les câbles dans des conduits
réservés par des gaines (on les places avant coulage du béton, ou les enfile ensuite dans ces
gaines).

Les gaines débouchent sur les coffrages. Les câbles doivent en émerger d’une longueur
suffisante pour qu’ils puissent être saisis par les vérins.

A Madagascar, la précontrainte par post tension est la plus fréquemment rencontrée et les
armatures de précontrainte les plus utilisées sont les torons de 7 et de12.

/ Pré tension

Cette méthode est appelée « méthode des précontraintes par fils adhérents » lorsque nous
utilisons des fils crantés et « méthode de précontrainte par ancrage » lorsqu’on utilise des
fils lisses.

Dans ce cas, la mise en précontrainte se fait avant le durcissement du béton à l’aide des
vérins (hydrauliques ou électriques) sur un banc spécial. La pression des vérins est
transmise à la construction du banc.

Après le coulage et la prise nécessaire du béton, on libère les vérins et la transmission des
forces de compression au béton est réalisée grâce à l’existence de la force d’adhérence entre
le câble et le béton ou bien à l’aide d’un tirant d’ancrage installé aux extrémités de chaque
câble.

/ Phase de précontrainte

La précontrainte d’une poutre se fait en deux phases bien distinctes à savoir :


a / Phase 1

A 7 jours d’âge, le durcissement du béton est atteint. La résistance à la compression du

7 × 40

béton est de ce fait égal à

𝑓𝑐7 = 4,86 + 0,83 × 7 = 26,24𝑀𝑃𝑎

Pendant cette phase, nous avons comme tâche :

Mise en tension des câbles d’about ;

Injection de coulis de ciment de ces câbles ;

Lancement de la poutre sur les appuis.

b / Phase 2

A 28 jours d’âge, la résistance à la compression du béton atteint 40 MPa, on met en œuvre :

Coulage de la dalle et des entretoises ;

Mise en tension des câbles relevés ;

Injection de coulis des câbles relevés.

/ Choix de la précontrainte

En général, le choix de la mise en tension est en fonction de la longueur de la travée du pont.


Suivant les 2 modes de précontraintes, on peut avoir :

les ponts à poutres précontraintes par pré-tension ou PRAD qui occupent une gamme de
portée allant de 10 à 35mètres ;

les ponts à poutres précontraintes par post-tension ou VIPP qui sont employés pour les
portées comprises entre 30 à 50mètres.
CHAPITRE II : HYPOTHESE DE CALCUL

/ Règlements de calculs utilisés

/ Les règlements

Les règlements pour tous les calculs à faire sont les suivantes :

Programme de charges et épreuves des ponts : Titre II du Fascicule 61 ;

Les règles de conception et de calcul des ouvrages et construction en béton armé suivant la
méthode des états limites : BAEL 91 révisé 99 ;

Les règles de conception et de calcul des ouvrages et construction en béton précontraint


suivant la méthode des états limites : BPEL 91 révisé 99 ;

Les règles techniques de conception et de calcul des fondations des ouvrages en Génie Civil :
Titre V du Fascicule 62.

/ Les Etats Limites Ultimes (ELU)

Ce sont des états limites qui mettent en jeu la sécurité des biens et des personnes.

Cela correspond à l’attente maximale ; à la capacité portante de l’ouvrage ou de l’un de ses


Instabilité de forme ou flambement ;

La transformation de la structure en mécanisme. Les critères de calculs pour les ELU sont :

Déformation ultime ;

Calcul à la rupture.

/ Les Etats Limites de Service (ELS)

Ce sont des états limites qui considèrent les conditions normales d’exploitation et de
durabilité, en particulier les fissures et les déformations. Ils correspondent aux phénomènes
suivants :

Ouverture excessive des fissures à la déformation des éléments porteurs ;

Compression excessive du béton ;

Vibration excessive ;

Perte d’étanchéité.

Les critères de calculs sont la contrainte limite et le calcul de type élastique.

/ Hypothèses adoptées
Les sections planes avant déformation restent planes après déformation (hypothèse de
BERNOULLI) ;

Le béton et l’acier sont considérés comme des matériaux linéairement élastiques : la


contrainte est proportionnelle à la déformation et on suppose qu’il n’y a pas de glissement
relatif entre eux ;

La résistance à la traction du béton est négligée à cause de la fissuration.

Pour les pièces en béton précontraint, les trois principes suivants sont pris en compte :

La précontrainte transforme le béton en un matériau homogène et élastique ;

La compression dans le béton et la traction dans l’acier de précontraint forme un couple de


résistance interne égal au moment fléchissant produits par des charges appliquées.

L’effet de la précontrainte est équivalent à un chargement agissant dans le sens contraire de


celui dû aux charges appliquées car la précontrainte compense une partie de ces charges.

/ Actions et combinaison d’actions

/ Actions

On appelle actions les forces et les couples dues aux charges appliquées et aux déformations
imposées à une construction c’est-à-dire toute cause produisant un état de contrainte dans
la construction. On distingue trois sortes d’actions :

a / Actions permanentes G

Elles comprennent notamment :

Le poids propre de la structure ;

Le poids des équipements fixes ;

Les poids, les poussées et les pressions dues à des terres ou des liquides lorsque les niveaux
de ces derniers varient peu ;

Les déformations imposées à la construction (retrait, tassement différentiel des appuis);

La force de précontrainte.
b / Actions variables Q

Ces actions sont celles dont l’intensité varie fréquemment et de façon importante dans le
temps. Elles comprennent en particulier :

Les charges d’exploitation ;

Les charges climatiques ;

Les charges appliquées en cours d’exécution des travaux et qui proviennent en général des
équipements et engins de chantiers.

Les effets dus à la température.

Pour la conception des ponts à Madagascar, seules les charges d’exploitation correspondant
à l’utilisation prévue de l’ouvrage et le vent seront prises en compte.

Notons Qr les charges d’exploitations particulières comme la surcharge A(l), système B et


les piétons et W l’action due au vent.

Surcharge A(l) : la chaussée supporte une charge uniformément repartie d’intensité égale à :

𝐴(𝑙) = 350 + 3

320 × 106

𝑘𝑔

[ 2]

𝑙 + 60𝑙 + 225000 𝑚

où l est la longueur surchargée en [m].


Les surcharges du système A n’ont pas à être affectées du Coefficient de Majoration
Dynamique (CMD) car lors de l’établissement de la formule, il a été déjà tenu en compte.

Système de surcharge B :

Système Bc

C’est un camion type qui a pour surfaces d’impacts d’une roue arrière de 0,25×0,25[m²] et
une roue avant de 0,20×0,20 [m²]. La longueur et la largeur d’encombrement sont
respectivement 10,5 [m] et 2,60 [m].

Système Be : composé d’un essieu isolé de 100 [kN] ;

Système Bt : composé d’une roue isolée de 80 [kN].

Pour le système de surcharge B, on tient compte le CMD qui a pour expression :

0,4

𝛿=1+𝛼+𝛽=1+ + 1 + 0,2𝑙

0,6

1+4𝑃

Avec l : longueur de l’élément considéré ; P : Charge permanente ;

S : Surcharge maximale du système B.

Surcharge des trottoirs

Les surcharges à considérer sont différentes suivant que l’on envisage le calcul du tablier
(surcharge locale) ou le calcul des poutres principales (surcharge générale).

Pour le calcul du tablier (élément de couverture, dalle, longeron, entretoise), nous


considèrerons successivement :
Une surcharge uniforme de 450 kg/m². Elle sera disposée tant en longueur qu’en largeur
pour produire l’effet maximal envisagé. Ces effets pourront éventuellement se cumuler avec
ceux du système B.

Une roue isolée de 3 T (sur les trottoirs en bordure des chaussées seulement) avec surface
d’impact 0.20x0.20 m et qui sera disposée dans la position la plus défavorable. Les effets de
cette roue ne se cumuleront pas avec ceux des autres surcharges de chaussée ou de trottoir.

Pour le calcul des poutres principales, nous appliquerons sur les trottoirs une charge
uniforme de 150 kg/m² de façon à produire l’effet maximal cherché.

c / Action accidentelle FA

Ces actions sont celles provenant des phénomènes se produisant rarement et avec une
faible durée d’application. A titre d’exemple, nous pouvons citer les chocs des bateaux sur
les piliers implantés dans les cours d’eau d’une voie navigable, les chocs des véhicules
routiers sur une pile d’un pont franchissant une voie de circulation, les séismes.

Les actions accidentelles ne sont à considérer que pour les ELU. II-2-2 / Combinaison
d’action

Pour déterminer les sollicitations : Mf, Mt, N et V auxquelles une construction est

soumise, nous utilisons les combinaisons d’actions définies ci-après :

Gmax : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est défavorable pour la justification
d’un élément donné ;

Gmin : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est favorable ;

Q1 : Action variable dite de base ;

Qi (i > 1) : Autres actions variables dite d’accompagnement.

Les combinaisons d’action à envisager sont différentes pour les ELU et ELS.

a / Combinaison d’action à considérer pour les ELU

Nous distinguons les situations durables ou transitoires qui font intervenir seulement les
actions permanentes, variables et les situations accidentelles qui prennent en compte les
actions accidentelles.
Situation durable et transitoire

La combinaison accidentelle à considérer est représentée symboliquement par :

1,35𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝑄
1 𝑄1 + ∑ 𝑄𝑖𝑄𝑖

γQ1 = 1,5 sauf dans le cas spécifié ci-dessous ;

γQ1 = 1,35 pour les charges de caractère particulier (convoi militaire et convoi
exceptionnel, convois spéciaux sur les ponts rails).

Le coefficient γQi, qui dépend de la nature des actions considérées, a pour valeur 0,8 pour
les effets dus à la température (s’il y a lieu de les prendre en compte).

Situation accidentelle

En désignant par FA la valeur représentative de l’action accidentelle, la combinaison


d’action à considérer est représentée symboliquement par :

𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝐹𝐴 + ∑ 𝐴𝑖𝑄𝑖

b / Combinaison d’action pour les ELS

Pour les Etats Limites de Service, la combinaison d’action s’écrit :

𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝑄1 + ∑ 𝑖0, 𝑄𝑖

/ Caractéristique physique et mécanique des matériaux

/ Le béton

a / Béton armé

Dosage : 400 Kg de CPA de classe 45 (CEM I -42,5) par m3 de béton ;

Résistance caractéristique à priori du béton : f28 = 30 MPa ;

Résistance à la compression du béton à j jours :


𝑗

𝑓𝑐𝑗 = 4,86 + 0,83𝑗 𝑓𝑐28

Résistance caractéristique à la traction : 𝑓𝑡𝑗 = 0,6 + 0,06𝑓𝑐𝑗

Résistance limite à la compression relative à l’E.L.U : dont :

0,85

𝑓𝑏𝑢 = 𝑏 𝑓𝑐28

γb = 1,15: Coefficient pour les actions accidentelles ;

γb = 1,5: Coefficient de sécurité du béton pour les combinaisons fondamentales ; θ = 1 : Si la


durée d’application des charges est supérieure à 24 heures ;

θ = 0,9 : Si la durée d’application des charges varient entre 1 heure à 24 heures ; θ = 0,85 : Si
la durée d’application des charges est inférieure à 1 heure.

Pour les ponts routes, la durée d’application des charges est inférieure à 1h. Par suite,
prenons θ = 0,85.

Résistance limite à la compression relative à l’E.L.S : 𝑏̅̅ 𝑐̅ = 0,6𝑓𝑐28

b/ Béton précontraint

Seule la résistance à la compression à 28 jours différencie le béton précontraint au béton


armé. Ce qui entraine les différences des valeurs des autres caractéristiques.

Dosage : 400 [kg] de ciment de CEMI de classe 42,5 par m3 du béton ;

Résistance caractéristique à priori du béton à 28 jours : fc28 = 40 MPa.


/ Acier d’armature

a / Armature passive

Type : barre à haute adhérence de classe FeE400 ;

Limite d’élasticité : fe = 400 MPa ;

Module de déformation longitudinale : Es = 2,1 105 MPa

Contrainte de calcul à l’ELU :

= 𝑓𝑒𝑑 = 𝑓𝑒 = 348𝑀𝑃𝑎

où γs = 1.15 : Coefficient de sécurité ;

si εs ≥ εsl

Avec εs : déformation de l’acier ;

εsl : déformation limite de l’acier.

Contrainte à l’ELS

Pour un pont, la fissuration est soit préjudiciable lorsque les éléments sont exposés aux
intempéries ou à des condensations, ou peuvent être alternativement émergés ou noyés en
eau douce ou soit très préjudiciable lorsque les éléments sont exposés à un milieu agressif
ou doivent assurer une étanchéité.
Pour notre cas, nous allons considérer la fissuration préjudiciable car notre pont se situe
près de la commune d’Ampandrianomby. La contrainte de traction des armatures sera
limitée donc à :

𝑠̅ = 𝑚𝑖𝑛
= {3 𝑓𝑒; max(0,5𝑓𝑒; 110√𝑓𝑡𝑗}

η: coefficient de fissuration égale à 1,6 pour les armatures à haute adhérence en BA.

b / Acier de précontrainte

Pour le cas de la post tension, nous pouvons opter pour des torons T15 à Très

Basse relaxation (TBR) enfilés dans des gaines souples dont les caractéristiques sont les
suivantes :

Principe de précontrainte : Freyssinet ;

Câbles : 12T13

Diamètre d’une gaine : 0,071 m ;

Section d’un toron : 139mm² ;

Les caractéristiques mécaniques sont :

La contrainte de rupture garantie : fprg = 1812MPa ;

La contrainte à la limite conventionnelle d’élasticité : fpeg = 1590MPa ;

Le module d’élasticité des armatures de précontrainte : E = 1,9 105MPa ;

La valeur maximale de la tension à l’origine en post tension

𝑓0 = min(0,8𝑝𝑟𝑔 ; 0,9𝑓𝑝𝑒𝑔)

La valeur garantie de la perte par relaxation à 1000h : ρ1000 = 0,025 ;

Coefficient sans dimension : μ0 = 0,43 ;

Coefficient de perte en ligne : φ =0,002 ;


Coefficient de frottement du câble sur son conduit : f =0,18 rad-1

Recul d’ancrage probable : g = 0,006 m

DECAL : Ecart existant dans les parties les plus courbes du câble entre le centre de gravité
des aciers durs et l’axe de la gaine. (Valeur conseillée 0,11 du diamètre de la gaine).

/ Sable

Nous utilisons des sables bien propres provenant de concassage ou de sable de la rivière
mais leurs caractéristiques sont préconisées pour garantir la résistance du béton.

/ Eau de gâchage

L’eau de gâchage du béton doit être propre, potable si possible. Le dosage en eau est en
génal compris entre 140 à 240 litres pour une mètre cube de béton.

/ Adjuvant

Les adjuvants entrant dans la composition du béton doivent être conformes à la norme NF P
18-103. Les adjuvants à utiliser selon les cas sont répertoriées dans le tableau suivant :

Tableau 42 : Adjuvant et leur utilisation


CHAPITRE III : CALCUL DE LA DALLE DU PONT

Dans le domaine de construction d’un pont, la dalle est appelée hourdis. C’est la partie de la
superstructure qui sera appelée à recevoir directement les effets des surcharges Elle doit
être l’objet de justification, d’une part, en tant que plaque fléchie et, d’autre part, vis-à-vis du
poinçonnement par des charges locales.

/ Hourdis central

Les dimensions pour le calcul seront déterminées entre les nus de deux poutres et les nus
des deux entretoises successives.

/ Caractéristique de la dalle

On prendra les valeurs obtenues lors du pré dimensionnement de la superstructure dans la


proposition des variantes.
Figure 9 : Hourdis central

Les dimensions concernées dans ce calcul sont :

La portée dans le sens transversal est la longueur entre nus des deux poutres successives

: lx =2,76 m ;

La portée dans le sens longitudinal est la longueur entre nus des deux entretoises
successives: ly =9,72 m ;

Epaisseur de la dalle : ed =0,18 m.

/ Détermination du Coefficient de Majoration Dynamique

Pour tenir compte des effets dynamiques des surcharges, on considère le coefficient de

majoration dynamique défini par :

0,4

𝛿 = 1 + 𝛼 + 𝛽 = 1 ++

1 + 0,2𝑙

0,6

1+4𝑆

où l : largeur roulable = 7,00m ;

S = 600kN : Surcharge maximale du système B incluse dans le carré de côté l. P : Charge


permanente totale de la dalle correspondant au carré de côté l

Charge permanente
_ Poids de hourdis : 25 x 0,18 x 7,00 x 7,00 = 220,50kN

_ Revêtement : 23 x 0,05 x 7,00 x 7,00 = 56,35kN

P = 276,85kN

Surcharge maximale du système B Alors on a

0,4

𝛿 = 1 + 𝛼 + 𝛽 = 1 ++

1 + 0,2 × 7,00

0,6

276,85

1 + 4 600

δ = 1,378

/ Sollicitation

a / Sens de portée de la dalle

𝑙= 𝑥= 2,76 = 0,28 < 0,4

Comme on a le petit côté.

𝑙𝑦 9,72
alors la dalle sera considérée comme étant portée sur

b / Calcul des moments fléchissant

Moment sous charge permanente

La dalle est portée en un seul sens, donc assimilée à une poutre de largeur unité et de
longueur égale à lx encastré partiellement aux poutres.

Figure 10 : Modélisation de la charge permanente

Le moment isostatique maximal en travée s’écrit :

𝑀0

𝑔𝑙²

où g : charge uniformément repartie par mètre linéaire qui a pour valeur :

_ Dalle :25 x 0,18 x 1,00 = 4,50kN/m

_ Revêtement : 23 x 0,05 x 1,00 = 1,15kN/m

Soit g = 5,65kN/m Avec l = lx = 2,76m, on obtient M0G = 5,38kN.m

Moment sous surcharge d’exploitation


Largeur d’influence par l’application de la surcharge B

Figure 11 : Modélisation des roues de camion sur l’hourdis

Suivant l’axe longitudinal du pont, la largeur influencée par l’application du système B vaut :

𝑙𝑏 𝑙𝑏 2𝑙𝑏

𝑆𝑖 𝑎 + ≤ 1,5𝑚 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎 = 𝑎 + 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎 ≥

1 3 1 3 3

𝑙𝑏 1 𝑙𝑏 𝑙𝑏

𝑆𝑖 𝑎 + ≥ 1,5𝑚 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎 = (𝑎 + 1,5 + ) 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎 ≥ + 0,8

1 3 2 1 3 3

Avec a1 = a2 + hr

a2 : côté parallèle à l’axe longitudinal du pont, de la surface d’impact de roue correspondant


au système de surcharge étudié ;

hr = 0,05m : épaisseur du revêtement.

Suivant l’axe transversal du pont, cette largeur vaut : b1 = b2 + hr

b2 : côté parallèle à l’axe transversal du pont, de la surface d’impact de roue correspondant


au système de surcharge étudié.

Après calcul, on obtient les valeurs suivantes pour les largeurs d’influence :
Tableau 43 : Largeur d’influence des roues de camion sur l’hourdis central

Poids surfacique des roues sur la largeur d’influence

Pour une charge concentrée :

𝑝1

𝑃1

𝑎𝑏1

Pour deux charges concentrées

𝑝2

𝑃1

= (𝑏 + 𝑐)𝑎

Ainsi, nous récapitulons dans le tableau ci-contre nos résultats :

Tableau 44 : Poids surfacique des charges de camion


Les moments isostatiques dus à ces systèmes de surcharges sont donc :

𝑀 = 𝑝1𝑏1 (𝑙 − 𝑏1) 𝑝𝑜𝑢𝑟 1 𝑅𝑜𝑢𝑒

0𝑄

4 𝑏 2

En tenant compte de l’excentrement dans l’emplacement de deux roues sur la dalle, le


moment isostatique a pour expression :

(2𝑙𝑏 − 𝑏1 − 𝑐) 2

𝑀0𝑄 =

(𝑝2(𝑏1 + 𝑐)

2𝐿 )

2𝑝2

𝑝𝑜𝑢𝑟 2 𝑅𝑜𝑢𝑒𝑠

Alors on a :

Tableau 45 : Moment isostatique due à la surcharge des camions


Combinaisons d’actions

La combinaison d’action pour les états limites considérés s’écrivent : A l’ELS :

𝑀0 = 𝑀0𝐺 + 𝑀
× 1,2 × 1,07 × 𝑄 0𝑄

A l’ELU :

𝑀0 = 1,35𝑀0𝐺 + 1,5 × 𝑀
× 1,07 × 𝑄 0𝑄

Il convient cependant de multiplier l’effet dû à la surcharge Bc par un coefficient de


pondération bc = 1,1.

En tenant compte des encastrements partiels des appuis, le moment au centre et aux appuis
donne :

Mt = 0,85M0 à mi travée ; Ma = -0,30M0 aux appuis

Calculs faites, voici nos résultats :

Tableau 46 : Moment aux appuis et en travée pour ELU et ELS

c / Effort tranchant

On calcule l’effort tranchant en deux sections I et II limitant le gousset et correspondant


respectivement à l’abscisse x0 = 0 m et x0 = 0,15m selon le schéma de calcul ci-après:

Figure 12 : Section I et II pour le calcul des efforts tranchants

Grace à cette disposition, nous allons placer les essieux du camion Bc, Bt et Be calculer les
efforts tranchants par la ligne d’influence des efforts tranchants.

Figure 13 : Ligne d’influence des efforts tranchants pour le système de roue


La combinaison d’action à effectuer pour le calcul des efforts tranchants en chaque section
s’écrit :

𝐴 𝑙′𝐸𝐿𝑆: 𝑉 = 𝑔 (𝑙𝑏 − 𝑥

𝑦𝑘

) + (1,2 × 𝑃× 𝑃 × ∑ )

ℎ 2 0

′ 𝑙𝑏

1 𝑎𝑘

𝑦𝑘

𝐴 𝑙 𝐸𝐿𝑈: 𝑉 = 1,35𝑔ℎ ( 2 − 𝑥0) + 1,5 (1,07 × 𝑃× 𝑎 1 × ∑ 𝑎 )

Dont :

x0 : Distance de la section considérée au nu de l’appui considéré

ax : Largeur influencée par l’application de la charge P1 du système étudié yx : Ordonnée de


la ligne d’influence de V sous la charge de calcul P.

Les étapes se décrivent comme suit :

Calcul de a0 , x’ et y’k
𝑎 = 𝑙𝑏 𝑠𝑖 𝑎

< 𝑙𝑏

0 3 1

𝑎 = 𝑎 𝑠𝑖 𝑎

≥ 𝑙𝑏

0 1 1 3

𝑥′ = 𝑥0

+ 𝑏1

𝑦′ = 1 + 𝑏1

𝑥 2𝑙𝑏

Calcul de a’x
𝑎′ = 𝑎 + 2𝑥′ 𝑠𝑖 𝑥′ ≤ 𝑙𝑏

𝑥 0 6

𝑎′ = 𝑎 + 𝑙𝑏 𝑠𝑖 𝑙𝑏 ≤ 𝑥′ ≤ 5𝑙𝑏

𝑥 0 3 6 6

𝑎′ = 𝑎 + 2𝑙

− 2𝑥′ 𝑠𝑖 5𝑙𝑏 ≤ 𝑥′ ≤ 𝑙

𝑥 0 𝑏

6 𝑏

Calcul de a″x, x″ et y″k

𝑎" = 𝑎 + 𝑙𝑏 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎" ≥ 2𝑙𝑏

𝑥 1 3 𝑥 3

𝑥" = 𝑥 + 𝑏1 + 𝑐

0 2

𝑦" = 1 −
𝑥′ + 𝑐

𝑙𝑏

Calculs faits, on a :

Tableau 47 : Ordonnées de la ligne d’influence pour Section I d’abscisse x = 0,00m

Tableau 48 : Ordonnées de la ligne d’influence pour Section II d’abscisse x = 0,15m

Finalement, on peut déterminer les valeurs des efforts tranchants en ces sections I et II

Tableau 49 : Efforts tranchants à l’ELU et à l’ELS

/ Hourdis en console

/ Efforts dus aux charges permanentes


Figure 14 : Modélisation de la charge permanente sur l’hourdis central

Les efforts dus aux charges permanentes sont déterminés par mètre linéaire de largeur de
hourdis.

Les charges permanentes à prendre en compte sont :

Poids propre du revêtement : 0,05 x 1 x 23 = 1,15 kN/ml ;

Poids propre du hourdis : 0,18 x 1 x 25 = 4,50 kN/ml ;

Poids du parapet : 0,60 kN/ml ;

Poids propre du trottoir : 0,15 x 25 x 1 = 3,75 kN/ml.

On note gh : le poids du revêtement + poids du hourdis ; gt : le poids propre du trottoir ;

gp : poids du parapet.

Alors, on a gh = 5,65kN gt = 3,75kN gp = 0,60kN

a / Moment fléchissant

Le moment fléchissant est donné par la formule suivante :

𝑀 = 𝑔h × 𝑏h² + 𝑔 𝑏′ (𝑏′′ + 𝑏′) + 𝑔 𝑏

g 2 t 2

bh, b’’ et b’ sont représentés dans la figure précédente.

D’après le pré dimensionnement des éléments qu’on effectue dans la partie précédent, nous
pouvons en déduire que :

bh = 1,38 m ; b’’ = 0,38 m ;

b’ = 1,00 m.

On en tire la valeur de Mg = 9,51kN.m

b / Effort tranchant
L’effort tranchant est donné par :

𝑉 = 𝑔h𝑏h + 𝑔t𝑏′ + 𝐺p

Nous trouvons Vg = 9,82kN

/ Efforts dus aux surcharges d’exploitation

_ Pour la partie console du hourdis, nous considérons seulement l’effet de la surcharge


venant du système Bc30 soit une roue de 60kN avec une surface d’impact 0,25m x 0,25m.

Pour le trottoir, on retient ce qui donne les effets défavorables entre une roue de 30kN de
surface d’impact de 0,20m x 0,20 m et une charge surfacique de 450 Kg/m².

a / Surcharge Bc

Figure 15 : Modélisation de la charge de 60kN d’une roue Bc

La partie influencée par l’application de la surcharge Bc au niveau du hourdis:

Transversalement :

b1 = b2 + 2hr = 0,35 m

Longitudinalement :

a = a1 + 2x0

avec a1 = a2 + 2hr = 0,25+ 2 x 0,05 = 0,35 m x0 = b1 = 0,35m.

Soit a = 1,05m < 1,5m.

Moment fléchissant

Etant donné a = 1,05m < 1,50m, alors la formule du moment fléchissant s’écrit :
𝑀𝐵𝑐 = 𝛿

𝑝0𝑎1𝑥02 2𝑎

avec

𝑝0

= 1,1 ×

2𝑎1𝑏1

60

= 1,1 ×

0,35 × 0,35

= 538,78𝑘𝑁/𝑚²

Pour δ = 1,378 MBc = 15,16kN.m

Effort tranchant

Sa valeur est donnée par la valeur suivante :

𝑉 = 𝑏 𝑝𝑎 0𝑥 1𝑥 0

𝐵𝑐 𝑐 𝑎
Alors VBc = 86,62kN

b / Surcharge de 4,50kN/m² sur le trottoir

Il consiste de déterminer le moment fléchissant Mt et l’effort tranchant Vt pour une


surcharge p0 = 4,50 kN/m² posée sur le trottoir.

Moment fléchissant

La formule qui permet de la déterminer est :

𝑏′

𝑀𝑡 = 𝑝0𝑏′ (𝑏′′ + 2 )

Avec p0 = 4,50kN/m² ; b’ = 1,00m et b’’ = 0,40m, on a Mt = 4,05kN.m

Effort tranchant

Nous avons Vt = p0 b’. Soit Vt = 4,50kN.

c / Roue isolée de 30kN

Figure 16 : Roue isolée de 30kN

Moment fléchissant

𝑀p = 2𝑏 + 𝑎 (𝑏h − 𝑎1)

Avec P = 30 kN, bh = 1,38 m et a1 = 0,20 m Nous trouvons Mp = 11,96kN.m.

Effort tranchant

𝑉p = 2𝑏 + 𝑎

1
Soit Vp = 10,14 kN.

Vu ces résultats, nous pouvons constater que celle due à une roue isolée de 30kN est
défavorable en ce qui concerne le trottoir.

/ Combinaison d’action

Il s’agit de combiner les charges pouvant donner l’effet le plus défavorable c’est-à dire l’effet
dû aux charges permanentes, surcharge Bc30 et surcharge de trottoir due à une roue de
30kN.

ELS

𝑀app,c = 𝑀g + 1,2 × [𝑀Bc + 𝑀𝑝] = 42,05𝑘𝑁. 𝑚

𝑉app,c = 𝑉g + 1,2 × [𝑉Bc + 𝑉p] = 125,93𝑘𝑁

ELU

𝑀app,c = 1,35𝑀g + 1,5 × 1,07 × [𝑀bc + 𝑀p] = 56,37𝑘𝑁. 𝑚

𝑉app,c = 1,35𝑉g + 1,5 × 1,07 × [𝑉bc + 𝑉p] = 168,56𝑘𝑁

/ Récapitulation des sollicitations

Nous retenons les valeurs maximales entre les valeurs de calcule obtenues de l’hourdis
central et l’hourdis console.

Soit :

Tableau 50 : Sollicitation maximale en travée et aux appuis


III_3 / Calcul des armatures

La détermination des armatures se fait en flexion simple. Nous avons résumés les étapes en
deux organigrammes :

Organigramme 1 :Etapes de calcul des armatures en ELU

Organigramme 2 : Etapes de calcul des armatures en ELS

Avec une quantité d’armature minimale On a finalement A = max (Au ,Aser, Amin) Ainsi on a
:

Aux appuis b = 1,00m ;

h = 0,18m ; d = 0,15m ;

𝐴𝑚𝑖𝑛

𝑓𝑡𝑗

= 0,23 𝑏. 𝑑

𝑓𝑒

Mser = 42,05kN soit Aser = 15,10cm² et Amin = 2,07cm² Mu = 56,69kN soit Au = 11,8cm²

Alors A = 15,10cm². Prenons 8HA16, A = 16,08cm²


En travée b = 1,00m ;

h = 0,18m ; d = 0,15m ;

Mser = 61,49kN soit Aser = 22,7cm² et Amin = 2,07cm² Mu = 77,31kN soit Au = 16,7cm²

Alors A = 22,7cm². Prenons 12HA16, A = 24,13cm²

III-2-7 / Vérification au poinçonnement de la dalle

La vérification au poinçonnement de la dalle est nécessaire sous l’action des charges

concentrées. Donc, il faut que :

𝑄u

≤ 0,045 × 𝑢c

× ℎ𝑑

× 𝑓c28

Qu = 1,5 x 1,07 x δ x P : charge dbe calcul à l’ELU ;

uc : périmètre du rectangle d’impact au niveau feuillet moyen de la dalle ; uc = 2 × (a + b) où


a = a2 + hd + 2hr et b = b2 + hd + 2hr ;

hd : épaisseur de la dalle.

Résumons les résultats dans le tableau suivant :

Tableau 51 : Vérification au poinçonnement


d / Conclusion

Les trois systèmes vérifient la condition au poinçonnement donc la dalle résiste au


poinçonnement.

CHAPITRE IV : CALCUL DES ENTRETOISES

Les entretoises ont pour rôle de répartir les charges entre les poutres et de les encastrer à la
torsion sur appuis.

Dans les premières réalisations, les ponts à poutres préfabriquées de type VIPP, comme les
ponts à poutres en béton armé, comportaient des entretoises à l'about et des entretoises
intermédiaires en travée. Ces entretoises intermédiaires étaient en général situées à mi-
portée et aux quarts de portée, ce qui conduisait à cinq entretoises au total. Toutefois, pour
des ouvrages anciens, on peut rencontrer un plus grand nombre d'entretoises,
régulièrement espacées ou non.

Chaque travée de l’entretoise est assimilée à une poutre encastrée partiellement aux
poutres. De plus, on ne considère que les charges appliquées entre deux entretoises
encadrant l’entretoise considérée.

/ Dimension

Les dimensions sont celles prises dans la partie précédente :

Longueur : 2,76m ;

Hauteur : 1,50m ;

Epaisseur : 0,28m ;

Entraxe des deux entretoises successives : 9,72m.

/ Sollicitations dues à la charge permanente

Les charges permanentes proviennent de :


_ Poids propre de l’entretoise : g = 0,28 x 1,50 x 25 = 10,50kN/ml

_ Poids propre de la dalle (répartition triangulaire) :

Figure 17 : Modélisation de la charge permanente sur l’entretoise

La charge uniformément répartie produisant le même effet que la charge triangulaire est
donnée par :

Pour le calcul des efforts tranchants :

𝑔v

= 𝑝𝑙𝑥 × 2

Pour le calcul des moments fléchissant :

𝑝𝑙𝑥

𝑔m = ×2

où p = (0,18 3x 2,5) + (0,05 x 2,3) = 5,65kN/m²

Soit gv = 7,80kN/ml et gm = 10,40kN/ml Ainsi, pour le calcul de :

_ Effort tranchant, gv = 18,30kN/ml

_ Moment fléchissant, gm = 20,90kN/ml


/ Moment fléchissant isostatique

Figure 18 : Modélisation de la charge permanente pour le calcul du moment

Le moment isostatique a pour expression :

𝑀0𝑔 =

𝑔𝑚𝑙2

20,90 × 2,762

= 19,90𝑘𝑁𝑚

/ Effort tranchant

𝑉0𝑔 = 𝑔𝑣 2 =

18,30 × 2,76

= 25,25𝑘𝑁
2

/ Sollicitations dues aux surcharges d’exploitation

Comme les entretoises sont encastrés aux deux poutres, alors la justification des éléments
du tablier sera référée à l’aide du système de surcharge B.

/ Moment fléchissant

Pour le calcul des moments fléchissant engendrés par chaque convoi, on utilisera la
méthode de la ligne d’influence.

Calcul du coefficient de majoration dynamique

0,4

𝛿=1+𝛼+𝛽=1+ + 1 + 0,2𝑙

0,6

1+4𝑃

Où : L = 39,21 m : longueur de calcul de la travée de la poutre principale ; P = 1,570 x 2,76 =


516,92T

S =132 T : Surcharge maximale du système Bc30 sur la travée affectée du coefficient bc


=1,1 ; Ainsi δ = 1,081

Moment due au système Bc

On doit d’abord calculer l’effet défavorable produit par une file de roue en utilisant la ligne
d’influence de la réaction d’appui constituée par l’entretoise étudiée la plus défavorable.

On a alors la figure suivante :


Figure 19 : File de roue du camion Bc comprise sur l’entretoise

Avec P0 = ΣPiyi

On obtient alors P0 = 30 x 0,54 + 60 x 1 + 60 x 0,85 + 30 x 0,38 = 138,60kN

On peut maintenant déplacer P0 suivant la longueur de l’entretoise pour avoir la disposition


la plus défavorable.

Soit :

Figure 20 : Rangée de roue du camion Bc sur l’entretoise

Le moment fléchissant isostatique a pour expression

M0Bc = δ. P0. Σyi’ = 1,081 x 138,60 x (0,70 + 0,45) = 172,30kN.m

Moment du au système Bt

Avec le même principe que la précédente, la disposition la plus défavorable pour


l’entretoise considérée est :
Figure 21 : File de roue du camion Bt sur l’entretoise

Avec P0 = ΣPiyi

On obtient alors P0 = 80 x 1 + 80 x 0,86 = 148,80kN En déplaçant la charge P0 le long de


l’entretoise, on a :

Figure 22 : Rangée de roue Bt sur l’entretoise

Le moment fléchissant isostatique a pour expression

M0Bt = δ. P0. Σyi’ = 1,081 x 148,80 x (0,70 + 0,19) = 143,16kN.m

Prenons alors M0Q = M0Bc = 148,80kN.m

/ Effort tranchant

Effort tranchant du au système Bc

On utilisera la ligne d’influence des efforts tranchants. Les dispositions à considérer sont
comme l’indique la figure suivante :

Figure 23 : Ligne d’influence des efforts tranchants aux appuis et en travée pour Bc

Avec VBc = δ. P0. Σyi’, on a :

A mi_ travée

V0BcTr = 1,081 x 138,60 x (0,5 + 0,32) = 122,86kN

Aux appuis
V0BcApp = 1,081 x 138,60 x (1 + 0,82 + 0,09) = 286,17kN

Effort tranchant du au système Bt

Procédons par la méthode de la ligne d’influence, on a :

Figure 24 : Ligne d’influence des efforts tranchants aux appuis et en travée pour Bt

Ainsi, on a :

A mi-travée

V0BtTr = 1,081 x 148,80 x (0,5 + 0,14) = 102,95kN

Aux appuis

V0BtApp = 1,081 x 148,80 x (1 + 0,63) = 262,19kN

On prend la valeur la plus défavorable entre Bc et Bt, soit V0Q = V0Bc

/ Combinaisons d’actions

A l’ELU : MELU = 1,35M0G + 1,5M0Q VELU = 1,35V0G + 1,5V0Q

A l’ELS : MELS = M0G + M0Q

VELS = V0G + V0Q


En tenant compte les encastrements partiels aux extrémités, on a :

Aux appuis Ma = -0,5M0

Va = -1,10V0

A mi travée MT = 0,8M0

Le tableau ci _dessous résume nos résultats :

Tableau 52 : Sollicitation aux appuis et en travée à l’ELU et à l’ELS

IV-1-5 / Armatures

Armature longitudinale Les paramètres à considérer sont :

Largeur: b = 0,28m; Hauteur: h = 1,50m; Enrobage: e = 0,03m;

fc28 = 25MPa, fe = 400MPa.

On obtient alors :

Tableau 53 : Armatures aux appuis et en travée

Armature transversale

Diamètre
ℎ 𝑏

𝑡≤ 𝑚𝑖𝑛 {;𝑙 ; }

35 10

Soit Φt ≤ min {1,4cm ; 4,28cm ; 2,8cm}

Prenons Φt = 8mm.

Vérification de la contrainte tangentielle

≤𝑢

= 𝑚𝑖𝑛 {0,2 𝑓𝑐28 ; 4𝑀𝑃𝑎} = 2,5𝑀𝑃𝑎

τu = Vu / bd = 0,509 / 0,28 x 1,47 = 1,24MPa

La condition est vérifiée

Espacement

Elle est limitée par la relation :


0,9 × 𝐴𝑡

× 𝑓𝑒

𝑠𝑡 ≤ 𝑏 × (𝜏

− 0,3𝑓𝑡28)

En utilisant 2 brins de HA8 on a At = 1,01cm². Soit st ≤ 18,47cm

Pour le cas de l’espacement proprement dit des cadres, on utilisera la démarche inverse en
partant des valeurs des espacements selon Caquot pour déterminer la valeur de l’effort
tranchant résistante. Soit

𝑉𝑢𝑅 = 𝑧𝑏𝑓𝑠𝑢𝐴𝑡/𝑠𝑡

Le résultat est montré dans l’annexe sur le ferraillage des entretoises.

Armature de peau

La hauteur des entretoises est supérieure à 0,80 m, on doit prévoir des armatures de peau
pour éviter une masse de béton non armé et pour minimiser le retrait.

Ap = 3 cm² par mètre linéaire, pour la fissuration préjudiciable.

CHAPITRE V : CALCUL DE LA POUTRE PRINCIPALE

/ Calcul des actions

/ Charge permanente
Charge uniformément répartie

Poids du revêtement : 0,05 x 7,0 x 2,3 = 8,05kN ∕ m Poids propre du trottoir: 2 x 1,00 x 0,15
x 2,5 = 7,50kN ∕ m Poids propre du garde-corps: 0,06 x 2 = 1,20kN ∕ m

Poids propre de la dalle : 9 x 0,18 x 2,5= 40,50 kN ∕ m Poids des poutres préfabriquées : 3 x
0,775 x 2,5 = 58,18kN∕ m Poids des entretoises : 10 x 2,76 x 0,28 x 1,50/ 39,21 = 2,96kN
∕m

Ainsi gTotal = 118,38kN/m

/ Surcharge d’exploitation

Surcharge uniforme de la chaussée Cette surcharge a pour expression

𝐴(𝑙) = 230 +

36000

𝑙 + 12

𝑘𝑔 [𝑚2]

Pour notre cas cette formule est applicable entièrement car nous avons un ouvrage de
première classe à 2 voies de 3,5 m.

Comme l = 39,21m alors

𝐴(𝑙) = 230 +
36000

39,21 + 12

= 932,93𝑘𝑔/𝑚²

Soit A(l) = 9,33kN/m²

Surcharge du trottoir

Pour le calcul des poutres principales, on appliquera sur les trottoirs une charge uniforme
de 150 kg/m² de façon à produire l’effet maximal cherché. Soit A(t) = 1,50 kN/m².

Surcharge due au système B

Les charges du système B composées de Bc, Bt et Br sont frappées de majoration


dynamiques et le coefficient de Majoration applicable aux trois systèmes Bc ; Bt et Be est le
même pour chaque élément d’ouvrage :

Soit δ = 1,081 (cf calcul des entretoises).

/ Coefficient de répartition transversale (CRT)

Le coefficient de répartition transversale définit les charges et surcharges supporté par


chaque poutre.

Pour le déterminer, on se propose d’utiliser la méthode de COURBON, dont les conditions à


remplir sont :

Poutre :

Parallèles ;

Solidarisées par des entretoises perpendiculaires aux poutres ;

Portée des poutres > largeur du pont


Inertie des poutres suivant la même loi de variation en fonction de l’abscisse (à un facteur
de proportionnalité près) ;

Résistance à la torsion supposée négligeable.

Entretoise :

Inertie comparable à celle des poutres ;

Coexistence des entretoises intermédiaires

De ce fait, on peut considérer l’indéformabilité de la section transversale du pont s’appuyant


sur les poutres principales considérées comme des appuis élastiques.

Ainsi, le coefficient est donné par :

𝐼𝑖𝑖 𝑒. 𝑎𝑖 ∑𝑛 𝐼𝑖

𝜂=

𝑖= 1 + 𝑖=1

∑𝑛

𝐼𝑖 où

∑𝑛 𝐼 𝑎2

𝑖=1

𝑖=1 𝑖 𝑖

i : Numéro des poutres considérées ;


ai : Entraxe des poutres

e : Excentricité de la charge ou surcharge considérée par rapport au centre de gravité du


tablier dans le sens transversale, elle est exprimée en valeur algébrique.

Comme les poutres ont tous une inertie constante et identique et sont également espacés
alors :

𝑖= 𝛥𝑖

avec

𝑛 + 1 − 2𝑖 6𝑒

𝛥=1+ ×

où n désigne le nombre de poutre

𝑛 𝑖

𝑛2 − 1 𝑎

Charge permanente

Comme la charge permanente est symétrique à l’axe de l’ouvrage donc le coefficient


répartition est la même pour les poutres :

Soit e = 0m et ηg = 1/3.

Surcharge d’exploitation

Les poutres extrêmes et poutres intermédiaires ont même rigidité, les coefficients de
répartition prennent les valeurs suivantes :
CRT de la surcharge uniforme de la chaussée A(l)

La CRT sur les poutres sont les mêmes aussi car la surcharge sont symétrique de valeur : η =
1/3.

CRT de la surcharge du trottoir Deux trottoirs chargés :

Comme la surcharge est symétrique au plan axial donc : η = 1/3 pour les poutres de rive et
la poutre intermédiaire Un trottoir chargé :

Figure 25 : Excentrement de la surcharge du trottoir

On a une excentricité maximale e = 4m

Avec x1 = -3m ; x2 = 0m et x3 = 3m, a = 3,00m. Poutre de rive : i = 1

Soit η = 1.

Poutre intermédiaire : i = 2 Soit η = 1/3

CRT du à la surcharge Bc30

Pour le cas de surcharge Bc, on cherche à placer le camion pour avoir l’excentricité maximal.
Dans notre cas l’excentricité maximal est e = 1,00 m.

Figure 26 : Excentrement de la résultante des forces due au camion Bc

Soit :

η = 0,5 pour les poutres de rive ;

η = 0,33 pour la poutre intermédiaire.


CRT du au surcharge Bt

Pour le cas de surcharge Bt, on cherche à placer le camion pour avoir l’excentricité maximal.
Dans notre cas l’excentricité maximal est e = 0,5 m.

Poutre de rive : η = 0,417 ; Poutre intermédiaire : η = 1/3.

Ainsi

Tableau 54 : Coefficient de Répartition Transversale pour chaque surcharge

/ Détermination des sollicitations

Nous déterminons les sollicitations par la méthode des lignes d’influence afin d’obtenir
leurs courbes enveloppes.

/ Tracé des lignes d’influences du moment fléchissant

Les LI des moments d’une section d’abscisse x de l’appui de la travée sont obtenus à partir
de la relation suivante :

𝑀(∝ , 𝑥) = 𝑥 (1 − 𝐿) 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝

𝑀(∝ , 𝑥) =∝ (1 − 𝐿) 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝
Divisons alors la section en 20 parties égales et appliquons les formules précédentes afin
d’obtenir les aires de la ligne d’influence.

Les résultats sont affichés dans le tableau suivant :

Tableau 55 : Ordonnée et aire de la ligne d’influence du moment fléchissant

/ Moments fléchissant dus à la charge permanente

Le moment du aux charges permanentes dans une section donnée est obtenue par la
formule suivante :

Mg = ωp x g Avec :

ωp : Aire de la ligne d’influence du moment fléchissant de la section considérée. et g =


118,38kN/m

/ Moments dus aux surcharges d’exploitation

a / Moment du à la surcharge A(l)

Le moment du a la surcharge A(l) est donnée par la relation suivante : MA(l) = ωp x l x gA(l)

Avec l = 7,00m : Largeur de la chaussée ;

gA(l) = A(l) = 9,33T/m² : Surcharge de la chaussée ;


ωp : Aire de la ligne d’influence du moment fléchissant de la section considérée.

b / Moment dû à la surcharge du trottoir

Pour un seul trottoir chargé :

MA(t) = ωp x l x gA(t)

Pour deux trottoirs chargés :

MA(t) = 2 x ωp x l x gA(t)

Avec :

l = 1,0 m : largeur du trottoir ;

A(t)= 1,50 T/m2 : surcharge du trottoir ;

ωp : Aire de la ligne d’influence du moment fléchissant de la section considérée. Les


résultats des calculs précédents sont récapitulés dans le tableau suivant :

Tableau 56 : Moment du à la surcharge du trottoir

c / Moment du à la surcharge Bc30

Les effets dus aux autres surcharges sont faibles. Alors seul le système Bc sera étudié. La
disposition la plus défavorable du convoi dans le sens longitudinal (celle qui donne la
sollicitation maximale), est déterminée en faisant déplacer le convoi vers la LI de la
sollicitation sur la section considérée.

La figure ci-dessous montre une position défavorable pour la section à mi travée.


Figure 28 : Ligne d’influence du moment fléchissant pour une position du camion Bc

L’expression du moment s’écrit :

𝑀𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖

δ: Coefficient de majoration dynamique ; Pi : Poids de l’essieu i ;

ηi: Coefficient de répartition transversal considère pour le système B ; bc : Coefficient de


surcharge Bc

yi : sont respectivement les ordonnées de la LI dans les parties positives au droit de Pz ;

β0 : Coefficient dépendant du nombre de voies c'est-a-dire le nombre de rangées de


camions que l’on peut placer sur le pont .Les valeurs de βI sont données sur le tableau ci-
après :

Tableau 57 : Valeur de β0 en fonction du Nombre de voie de circulation

Afin de mieux faciliter la tâche, on a essayé les diverses combinaisons possibles sur le
logiciel Autocad et obtenu les résultats dans le tableau suivant :

Tableau 58 : Moment fléchissant dû à la surcharge Bc

/Moment dans chaque poutre Le moment dans chaque poutre est :

Mp = η x M

η : Coefficient de répartition transversale ; M : moment fléchissant de l’ensemble.


a / Moment dû à la charge permanente

Tableau 59 : Moment fléchissant dans chaque poutre dû à la charge permanente

b / Moment dû à la surcharge de la chaussée

Tableau 60 : Moment fléchissant dû à la surcharge A(l) dans chaque poutre

c / Moment dû à la surcharge du trottoir

Tableau 61 : Moment fléchissant dû à la surcharge des trottoirs dans chaque poutre

d / Moment dû à la surcharge Bc

Tableau 62 : Moment fléchissant dû à la surcharge Bc dans chaque poutre

/ Combinaison d’action

Les combinaisons d’action à considérer pour le calcul des sollicitations totales sont :

A l’ELU :

A l’ELS :

𝑀𝐸𝐿𝑈 = 1,35𝑀𝑔 + 1,5 × 1,05 × [𝑚𝑎𝑥(𝑀𝐴(𝑙); 𝑀𝐵𝑐30) + 𝑚𝑎𝑥(𝑀𝐴(𝑡1); 𝑀𝐴(𝑡2))]


𝑀𝐸𝐿𝑆 = 𝑀𝑔 + 1,2 × [𝑚𝑎𝑥(𝑀𝐴(𝑙); 𝑀𝐵𝑐30) + 𝑚𝑎𝑥(𝑀𝐴(𝑡1); 𝑀𝐴(𝑡2))]

Tableau 63 : Moment fléchissant à l’ELU et à l’ELS

/ Ligne d’influence de l’effort tranchant

Les fonctions d’influence d’effort tranchant dans la section d’abscisse x sont :

𝑉(∝ , 𝑥 ) = 1 − 𝐿 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝

𝑉(∝ , 𝑥 ) = − 𝐿 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≥ ∝

Les aires positives et négatives wp et wn de la ligne d’influence sont récapitulées dans ce

tableau :

Tableau 64 : Aire et ordonnée de la ligne d’influence des efforts tranchants

/ Effort tranchant dû à la charge permanente

L’effort tranchant du aux charges permanentes est donne par la relation suivante :
En phase de service Vg = g x ω

g = 1T et ω : aire de la ligne d’influence.

Tableau 65 : Effort tranchant dû à la charge permanente

/ Effort tranchant dû aux surcharges d’exploitation

a / Surcharge due à A(l)

L’effort tranchant dû aux charges permanentes est donne par la relation suivante : En phase
de service :

Max : Vg = A(l) × wp × l Min: Vg = A(l) × wn × l

A(l) = 9,33T /ml : surcharge de la chaussée ;

wp : Aire des LI des parties positives ; wn : Aire des LI des parties négatives.

Tableau 66 : Effort tranchant dû à la surcharge A(l)

b / Surcharge due à A(t)

Un seul trottoir chargé :

𝑀𝑎𝑥𝑉𝐴(𝑡) = 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑝

{𝑀𝑖𝑛𝑉𝐴(𝑡) = 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑛

Deux trottoirs chargés :

𝑀𝑎𝑥𝑉𝐴(𝑡) = 2 × 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑝
{𝑀𝑖𝑛𝑉𝐴(𝑡) = 2 × 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑛

Tableau 67 : Effort tranchant dû à la surcharge A(t)

/ Effort tranchant dans chaque poutre L’effort tranchant dans chaque poutre vaut :

Vi = η x V

η : Coefficient de répartition transversale ; V : moment fléchissant de l’ensemble

a / Effort tranchant dû à la charge permanente

Tableau 68 : Effort tranchant dû à la charge permanente dans chaque poutre

b / Effort tranchant du à A(l)

Tableau 69 : Effort tranchant dû à la surcharge A(l) dans chaque poutre

c / Effort tranchant du à A(t)

Tableau 70 : Effort tranchant dû à la surcharge A(t) dans chaque poutre


d / Effort tranchant du à la surcharge Bc30

𝑀𝑎𝑥𝑉𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖

𝑀𝑖𝑛𝑉𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖

δ = 1,081 : Coefficient de majoration dynamique ;

β. = 0,9 : Coefficient dépendant du nombre de voies c'est-à-dire le nombre de rangées de


camions que l’on peut placer sur le pont ;

bc : Coefficient de surcharge Bc30 ;

ηB = 0,333 : Coefficient de répartition transversale ; Pi : Poids d’un essieu ;

yPi et yNi : Ordonnées de ligne d’influence positive et négative.

Tableau 71 : Effort tranchant dû à la surcharge Bc dans chaque poutre

/ Combinaison d’action

Les combinaisons d’action à considérer pour le calcul des sollicitations totales sont :

A l’ELS : A l’ELU :

𝑉𝐸𝐿𝑈 = 1,35𝑉𝑔 + 1,5 × 1,05 × [𝑚𝑎𝑥(𝑉𝐴(𝑙); 𝑉𝐵𝑐30) + 𝑚𝑎𝑥(𝑉𝐴(𝑡1); 𝑉𝐴(𝑡2))]

𝑉𝐸𝐿𝑆 = 𝑉𝑔 + 1,2 × [𝑚𝑎𝑥(𝑉𝐴(𝑙); 𝑉𝐵𝑐30) + 𝑚𝑎𝑥(𝑉𝐴(𝑡1); 𝑉𝐴(𝑡2))]

Tableau 72 : Effort tranchant à l’ELU et à l’ELS


/ Calcul de la précontrainte

/ Caractéristique des sections

Les sections des poutres sont représentées comme dans la figure suivante :

Figure 29 : Section de la poutre en Té

a / Section d’about

_ Section : A = 0,878m² ;

_ Distance du centre de gravité a la fibre supérieure : ν = 0,976m ;

_ Distance du centre de gravité a la fibre inferieure : ν’ = 1,024m ;

_ Moment d’inertie passant par l’axe du centre de gravité : I = 0,418m4 ;

_ Distance entre le sommet supérieur du noyau central et le centre de gravité du béton :

𝑐= = 0,465𝑚

𝑆′

_ Distance entre le sommet inferieur du noyau central et le centre de gravité du béton :

𝐼
𝑐′ =

= 0,488𝑚

_ Rendement géométrique de la section :

𝑖2 = 𝐼 = 0,476𝑚²

𝜌= = 0,476

𝑆′

_ Rayon de giration : 𝑆

b / Section médiane

_ Section : A = 0,776m² ;

_ Distance du centre de gravité a la fibre supérieure : ν = 0,979m ;

_ Distance du centre de gravité a la fibre inferieure : ν’ = 1,021m ;

_ Moment d’inertie passant par l’axe du centre de gravité : I = 0,393m4 ;

_ Distance entre le sommet supérieur du noyau central et le centre de gravité du béton :


𝐼

𝑐= = 0,497𝑚

𝑆′

_ Distance entre le sommet inferieur du noyau central et le centre de gravité du béton :

𝑐′ =

= 0,518𝑚

_ Rendement géométrique de la section :

_ Rayon de giration : 𝑖2 = 𝐼 = 0,507𝑚²

𝜌=

𝑆′

= 0,507

/ Vérification de la section du béton


La vérification de la section du béton des poutres est nécessaire pour le calcul de la
précontrainte. En effet, on doit vérifier si les sections qu’on obtient dans le pré-
dimensionnement remplissent les conditions nécessaires pour qu’on puisse poursuivre
notre étude.

La condition est telle que :

𝑆𝑢𝑝 (

;)≥

𝜈′

𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀𝑚𝑖𝑛 0,6𝑓𝑐28 − 𝑓𝑡28

Pour la poutre intermédiaire :

Mmax = MELS = 12,82MNm et Mmin = Mg = 7,58MN

fc28 = 40MPa et ft28 = 3MPa

alors

𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀𝑚𝑖𝑛 = 0,250𝑚3 0,6𝑓𝑐28 − 𝑓𝑡28


Comme

𝑆𝑢𝑝 ( ;

) = 0,402𝑚3

≥ 0,250𝑚3

, la condition est vérifiée pour la poutre de

𝜈 𝜈′

rive.

Pour la poutre de rive : Mmax = 12,82MNm Mmin = 7,58MN

𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀𝑚𝑖𝑛

= 0,269𝑚3 et

𝑆𝑢𝑝 ( ;

) = 0,428𝑚3

≥ 0,269𝑚3
0,6𝑓𝑐28 − 𝑓𝑡28

𝜈 𝜈′

D’après ces résultats, la condition est vérifiée. Les dimensions données aux poutres peuvent
être retenues pour la suite de l’étude et nous pouvons donc déterminer la force de
précontrainte.

/Détermination de la force de précontrainte

a / Section sous critique et critique

La section est dite sous critique si le fuseau de passage est strictement situé hors de la zone
d’enrobage.

La précontrainte sous critique est donnée par la relation suivante :

𝑃1 = 𝑐 + 𝑐′

Avec : ΔM = Mmax - Mmin

Où Mmax : Moment fléchissant dus aux charges permanentes et aux surcharges ; Mmin :
Moment fléchissant dus aux charges permanentes.

13220,52 − 7575,99

𝑃1 =

= 5169,39𝑘𝑁

0,497 + 0.518

b / Section sur critique

Une section est dite sur critique si le fuseau de passage, à une de ses limites, coupe la

zone d’enrobage.
La précontrainte sur critique est donnée par l’expression suivante :

𝑃2

𝑀𝑚𝑎𝑥

=𝑐+𝑐
′−𝑐

cp = 0,05h = 0,100 m : enrobage des câbles ;

13220,52

𝑃2 = 0,492 + 1,021 − 0,100 = 9043,84𝑘𝑁

La force de précontrainte est donnée par : P =max [P1 ; P2] = 9043,84kN

Or il faut que la condition suivante soit vérifiée :

𝑃 ≤ 𝐴lim 𝑚𝑎𝑥 − ℎ

𝑃 = 9043,84𝑘𝑁 < 𝐴lim 𝑚𝑎𝑥 − ℎ= 13447,41 𝑘𝑁

La condition est vérifiée.

c / Nombre de câbles de précontrainte

Le nombre de câble nécessaire est donne par la formule suivante :

𝑛=

𝑃
Avec P est la force de précontrainte d’un câble ;

Tension à l’origine du câble

Sa valeur s’obtient par la relation suivante

0 ≤ 𝑖𝑛 {0,8𝑓
𝑚

; 0,9𝑓 }

𝑠𝑝

𝑝𝑟𝑔

𝑝𝑒𝑔

fprg = 1812MPa ; fpeg = 1590MPa ;

0 ≤ 𝑖𝑛 {1449,6; 1431,0} = 1431𝑀𝑃𝑎


𝑚

Valeur de chute et perte de tension

Cette valeur de perte et chute de tension est estimée au total 25% de la tension initiale.

D’où :

∑ 𝑠𝑝 = 0,250
𝑀= 357,75𝑃𝑎

Soit, une contrainte après la chute et perte de tension égale à :


𝑠𝑝 = 𝜎0 − ∑ 𝛥𝜎

= 1073,25𝑀𝑃𝑎

Force de précontrainte

𝑃̅ = 𝑠𝑝𝐴𝐶𝑃

Avec Acp : section d’un câble

Les câbles que nous allons utiliser sont les câbles 12 T 13 dont la section est : Acp =
1130mm²

𝑃̅ = 1212,77𝑘𝑁

𝑛=

Nombre de câble

9043,84

= 7,46

1212,77

Soit n = 8 câbles.

On obtient la section réelle des câbles nAcp = 9040mm².


La mise en tension de câble s’effectue en 2 phases :

La première phase consiste à tendre les câbles pour reprendre l’effet des charges
permanentes : ce sont les câbles de la première famille.

La deuxième phase consiste à tendre les câbles destines à reprendre les actions
supplémentaires : câbles de la deuxième famille.

/ Nombre de câbles de la première famille

A 7 jours d’âge, nous ferons la mise en tension des câbles de la première famille.

Dans cette phase, la fibre inférieure de la poutre va subir des efforts de compression.

Contrainte de compression admissible

𝑏̅ = 0,6𝑓𝑐7 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑓𝑐7 = 26,49𝑀𝑃𝑎

𝑏̅ = 15,89𝑀𝑃𝑎

Contrainte due aux poids propre de la poutre :

_ Fibre supérieure :

𝑠= 𝑀𝑔 𝑣

𝑔 𝐼

Mg = gp x ωp Avec gp: Poids propre de la poutre seule ;

𝑠= 3,726 × 0,979 = 9,275 𝑀𝑃𝑎

𝑔 0,393

_ Fibre inférieure :

𝑖= − 𝑀𝑔 𝑣′

𝑔 𝐼

𝑖= − 3,726 × 1,021 = − 9,673 𝑀𝑃𝑎

𝑔 0,393
On doit vérifier la condition suivante :

𝑛1 × 1,25𝜎

+𝜎

≤ 0,6𝑓

𝑛 𝑝,𝑚𝑎𝑥

𝑔𝑝,𝑚𝑎𝑥

𝑐7

, 𝑚𝑎𝑥 = 𝑆 (1 −
𝑝

𝑒 × 𝜈′

𝑖2 )

𝑒 = −(′ℎ− 0,05ℎ )
Le calcul nous donne

σp,max = 32,29MPa σgp,max = -9,673MPa Ainsi on a :

5,045n1 – 9,673 ≤ 15,82

n1 ≤ 5,05, soit n1 = 5 câbles

Nombre de câble a la deuxième famille n = n1 + n2

D’où n2 = 3 câbles.

/ Disposition constructive

Les dispositions constructives se feront suivant les règles BPEL.

L’espacement des câbles doit être supérieur à deux fois le diamètre du cône d’ancrage ;

Le rayon de courbure Ri de la câble i st donné par : Ri ≥ sup [800Φ ; 4m] avec Φ = 1,3cm :
diamètre d’un câble. Soit Ri ≥ 10,4m.

Prenons le septième câble R7 = 10,5m ; Pour la câble i-1 : Ri-1=Ri + 1,20 m.

La longueur L de la partie rectiligne de conduite de la câble est tel que : 0,5m ≤ L ≤ 1 m

Prenons L=1 m.

Espacement horizontal : L’espacement horizontal est tel que :

∅ 𝑠𝑖 𝑝 ≤ 2

𝑒ℎ ≥ 𝑀𝑎𝑥 {1,5∅ 𝑠𝑖 𝑝 = 3}

1,5∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 2

Espacement vertical : L’espacement vertical est tel que :

∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 1

𝑒𝑣 ≥ 𝑀𝑎𝑥 {1,2∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 2}
4 𝑐𝑚

Figure 30 : Espacement horizontal et vertical des câbles de précontrainte

Avec : p : nombre de ligne de conduits ; q : nombre de colonne de conduits ;

∅: Diamètre des conduits des câbles ; Ainsi pour notre cas, on a :

p = 1 et q = 1

∅ = 71 mm eg = 71 mm eh = 71 mm

Distance des armatures de précontraintes au parement :

La distance minimale c entre un conduit ou un paquet de conduits et un parement doit


satisfaire aux conditions ci-après :

Figure 31 : Distance des armatures au parement

3𝑎

𝑐 ≥ 𝑀𝑎𝑥 { 4 ; ∅; 𝑑}

Où :

a : dimension horizontale du rectangle circonscrit au conduit ou au paquet de conduits ; d :


enrobage tel que :

_ d = 3 cm pour les ouvrages à l’abri des intempéries ;

_ d = 4 cm pour les ouvrages courants ;

_ d = 5 cm pour les ouvrages soumis à une atmosphère agressives.

Prenons pour notre cas d = 4 cm a = 7,1 cm

D’ou c = 7,1 cm.


Ancrage des câbles

_ Une plaque d’ancrage de diamètre extérieur minimum D = 22,5cm ;

_ Un entraxe minimum des deux cônes : d = 27 cm ;

_ Une distance minimum de l’axe d’un cône a la paroi inferieure: ea= 18cm. Dans notre cas
on a : D = 23 cm ; d = 40 cm et ea = 37,5 cm.

Figure 32 : Disposition des câbles au niveau de la zone relevée

/ Relevage des câbles

Le nombre de câbles relevés en travée est de 40% du total des câbles. Dans notre cas, les
câbles relevés sont les câbles de la deuxième famille.

La longueur de relevage des câbles est donnée par la condition suivante :

𝐿0 ≤ 𝐿 4

𝑟𝑒𝑙

≤ 𝐿0

où L0 : portée libre de la poutre = 36,78m.

On obtient alors 9,19m ≤ Lrel ≤ 12,26m. Prenons Lrel = 10,50m.

- Pour les câbles sortis en extrados, l’angle de relevage est 24°15 ;

- 𝑐𝑖 = 𝐿𝑐𝑜𝑠 ∝𝑖 ;
- 𝑑𝑖 = 𝑅𝑖𝑠𝑖𝑛 ∝𝑖 ;

- 𝑐𝑜𝑠 ∝ = 1 − 𝑎𝑖 ;

- 𝑏𝑖 = 𝑐𝑖 + 𝑑𝑖 ;

𝑅𝑖

Pour le tracé de câbles, notons par la position des câbles par les coordonnée (X ; Y) dans le
repère (O, X, Y), avec Y=f(X).

Les coordonnées de chaque câble sont obtenues à partir des équations suivantes : Si X < Lrel
– 20 : il n’y a pas de câble ;

Si Lrel – 20 ≤ X ≤ Lrel – 0,2 + ci → 𝑌 = −𝑋𝑡𝑎𝑛 ∝𝑖+ 𝑒 + 𝑎𝑖 + (𝐿𝑟𝑒𝑙 − 0,20) × 𝑡𝑎𝑛 ∝𝑖 ;

Si Lrel – 0,2 + ci ≤ X ≤ Lrel – 0,2 + bi →

√ 𝐿𝑟𝑒𝑙 − 0,20 + 𝑏𝑖 − 𝑋 ;

Si Lrel – 0,2 + bi ≤ X → Y = e.

e: enrobage des câbles à mi- travée.

𝑌 = 𝑒 + 𝑅𝑖 × [1 −

1−(
)]

𝑅𝑖

Les résultats de calculs sont donnés dans les tableaux suivants :

Tableau 73 : Paramètres pour le tracé des câbles

Tableau 74 : Coordonnée des câbles

/ Tracé de câble équivalent

Le câble équivalent est un câble fictif qui passe par le centre de gravité Gc des groupes de
câbles de chaque section de la poutre. On peut déterminer la position Gc par rapport à la
fibre inferieure de la poutre par la formule suivante :

∑𝑛 𝐴𝑐𝑝𝑖 × 𝑦𝑖

𝑦𝑒𝑑

𝑖=1

𝑐𝑝

Si nous utilisons un seul type de câble de même section, alors nous avons :

∑𝑛 𝑦𝑖

𝑦𝑒𝑑 = 𝑖=1
𝑛

n: nombre des câbles

Les résultats sont répertoriés dans le tableau suivant :

Tableau 75 : Tracé de câble équivalent

/ Tracé de fuseau limite

a / Première fuseau limite

C’est le fuseau à l’intérieur duquel doit se trouver le tracé du câble moyen pour qu’il n’y ait
pas de traction sur l’une ou l’autre des fibres extrêmes quel que soit le cas de charge
envisagée. Par conséquent leur centre de pression eeq doit être à l’intérieur au noyau
central :

Bord inférieur du noyau limite ei :

𝑒𝑖

= −𝑐′ − 𝑀𝑚𝑖𝑛

𝑃
Bord supérieure du noyau limitée es :

𝑒𝑠

= 𝑐 − 𝑀𝑚𝑎𝑥

b / Deuxième fuseau limite

C’est le fuseau a l’intérieur duquel doit se trouver le câble équivalent pour que la contrainte
maximal reste inferieur a σb’= 0,6fc28 par l’une ou l’autre fibre extrêmes et quel que soit le
cas de charge.

Bord inferieure du noyau limite :

𝑒 = [1 − 𝑏 𝑆] 𝑐 − 𝑀𝑚𝑖𝑛

𝑖 𝑃 𝑃

Bord supérieure du noyau limite :

𝑒 = [𝑏 𝑆 − 1] 𝑐′ − 𝑀𝑚𝑎𝑥

𝑠 𝑃 𝑃

Mmin : Moment dus aux charges permanentes ;


Mmax : Moment dus aux charges permanentes et aux charges d’exploitations; P : Force de
précontrainte ;

c et c’: Respectivement noyau limite inférieur et supérieur ; S : Aire de la section complète.

Tableau 76 : Fuseau limite

/ Vérification du passage du câble équivalent

Le tracé du câble équivalent doit à la fois être à l’intérieure du premier fuseau limite et du
deuxième fuseau limite. L’intersection de ces zones s’appelle fuseau de passage.

On doit alors vérifier la condition : ei ≤ eeq ≤ es Avec ei = max(ei1 ; ei2) et es = min(es1 ;


es2).

Tableau 77 : Fuseau de passage

Figure 33 : Tracé de câble

Les résultats de la courbe nous permettent de conclure que les câbles sont à l’intérieur du
fuseau de passage et on peut tracer l’allure du câble entre les fuseaux de passage.

/ Perte de précontrainte
D’une façon générale, on désigne sous le nom de ≪ perte de tension ≫ ou ≪ perte de
précontrainte ≫ toute différence entre l’effort exercé lors de sa mise en tension et l’effort
qui s’exerce en un point donné d’une armature à un instant donné.

En post tension, l’effort de précontrainte varie à la fois:

dans l’espace, avec l’abscisse le long du câble, du fait de fortement;

dans le temps, à cause du retrait et du fluage du béton et de la relaxation des aciers.

En pré tension, l’effort de précontrainte varie principalement dans le temps du fait de


l’application successive des actions.

Les pertes de tension se divisent en deux groupes dont :

Pertes de tension Instantanées :

Pertes de tension par frottement ;

Pertes de tension par recul de l’ancrage ;

Pertes de tension par déformations instantanées du béton.

Pertes de tension Différées :

Pertes dues au retrait du béton ;

Pertes dues à la relaxation des aciers ;

Pertes dues au fluage.

/ Pertes de tension Instantanées

a / Perte par frottement des câbles précontraints

La mise en tension d’un câble produit un déplacement du câble par rapport à sa gaine et ce
mouvement relatif s’accompagne inévitablement de frottement. En conséquence, la force
dans le câble diminue à mesure qu’on s’éloigne de la section de verbiage. On va déduire
l’expression de la perte de frottement à partir de la tension a l’origine.

L’expression de la perte de frottement à une abscisse x sera donnée par :

∆(𝑥𝑃) = 𝑃− 𝑥(𝑥 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑃( 𝑥) = 𝑃× 𝑒−(𝑓∝ + 𝑥


)

0 0 0 0

∆(𝑥𝑃) = 𝑒(1 − 𝑓 −(∝+ 𝑥


))
f : coefficient de la frottement de la courbe tel que f = 0.18 radians ; φ:Coefficient de
frottement par unité de longueur. φ = 0,002 m-1 ;

α:Somme des déviations angulaires arithmétiques du câble sur la distance x (rd); x :


distance de la section considérée (m).

Tableau 78 : Perte de tension par frottement

b / Perte de tension à l’ancrage

C’est la perte de tension à l’enfoncement ou à la rentrée du cône d’ancrage c’est-à-dire perte


due au glissement de l’armature par rapport à son ancrage. La valeur de la perte est obtenue
par la formule suivante :

∆𝐿1 + ∆𝐿2

∆𝜎 = 𝐸

𝑎𝑛𝑐

𝐿𝑖 𝑝

Dont :

Ep = 190 000MPa : Module d’élasticité longitudinale de l’armature de précontrainte ; ΔL1


=1 mm : déplacement de la rondelle situé entre l’ancre et le béton ;

ΔL2 =1 mm : déformation propre de l’ancre ;


Li : Longueur de l’armature de précontrainte considérée. Les résultats sont donnés dans le
tableau suivant :

Tableau 79 : Perte de tension à l’ancrage

c / Perte de tension par déformation instantanée du béton

L’application des actions permanentes après la réalisation de l’ancrage d’un câble entraine
la déformation du béton adjacent à celui-ci. Du fait de l’adhérence, le câble suit la
déformation du béton, d’où une perte ou gaine de tension.

La perte de tension par déformation instantanée du béton est donnée par la formule
suivante :

∆𝑝𝑖(𝑥) = 𝐸𝑝

𝐾. ∆𝑏𝑗(𝑥)

𝐸𝑖𝑗

Où K=1 : coefficient multiplicateur ;

: Module d’élasticité du béton.

𝐸𝑖𝑗 = 11000√𝑓𝑐𝑗

Après 7 jours de durcissement de la poutre, Ei7 = 32 791 MPa ;

Après 28 jours, mise en tension du câble restant, Ei28 = 37 619 MPa.

Δσbj(x) : Variation de contrainte au niveau du béton qui enrobe le câble considéré. Cette
variation de contrainte est déterminée à l’aide des formules suivantes :
Pour une variation due à une action extérieure après la mise en tension du câble considéré :

∆𝑏𝑗(𝑥) =

𝑀. 𝑦

Avec M : moment fléchissant engendré par l’action extérieure ;

y : excentricité du câble considéré par rapport au centre de gravité de la section résistante


de l’action extérieure ;

I : moment d’inertie de la section résistante (poutre seule ou poutre +hourdis) par rapport à
son centre de gravité.

Pour la variation de contrainte provenant de la mise en tension des câbles de la deuxième


famille :

∆𝜎

(𝑥) = ∑ 𝜎

1 𝑒2𝑦

(𝑥) × 𝐴 × [ + ]

𝑏𝑗
𝑝2

𝑐𝑝 𝑆 𝐼

∑σP2(x) : tension avec les câbles de la deuxième famille après les pertes de tensions dues
au frottement et a l’ancrage ;

Acp : aire de la section d’un câble 12T13 ;

Sb : aire de la section brute (poutre + hourdis) ;

e2 : excentricité du câble fictif équivalent aux câbles de la deuxième famille ; Ib : moment


d’inertie de la section brute (poutre + hourdis).

Tableau 80 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°1

Tableau 81 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°2

Tableau 82 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°3

Tableau 83 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°4

Tableau 84 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°5


Tableau 85 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°6

Tableau 86 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°7

Tableau 87 : Perte de tension par déformation du béton pour le câble n°8

d / Tension probable après perte de tension instantanée

Après pertes instantanées, la tension initiale probable dans un câble est déterminée par la
formule suivante :

𝑝𝑖(𝑥) = 𝑝
0 − [∆ 𝑥𝑎
( ) + ∆𝑛𝑐 + ∆𝑝𝑖(𝑥)]

Tableau 88 : Tension probable après perte de tension instantanée

V-6-3 / Perte de tension différée Les pertes de tension différée sont composées de :

a / Perte de tension due au retrait du béton

Le retrait se manifeste dès le durcissement du béton.

La perte de tension due au retrait du béton dans un câble à l’instant t a pour expression :
∆(𝑟 𝑡) = [𝑟 𝑟(𝑡) − 𝑟(𝑡0)]𝐸𝑝

Avec εr = 2,5.10-4 : valeur expérimentale du retrait du béton ;

r(t) : La loi de variation du retrait du béton à l’instante t telle que :

𝑟(𝑡) =

𝑡 + 9𝑟𝑚

où rm = B/P ;

B = 0,7757 m², aire de la poutre ;

P= 7,87 m, Périmètre extérieure de la section ; t0 : âge du béton à la mise de tension des


câbles.

- Pour t=7 jours, r(t0) = 0,073 ;

- Pour t=28 jours, r(t0) = 0,240 ;

- Pour t =∞, r(t) = 1.

Ainsi, nous en déduisons les valeurs de pertes de tension dans un câble :

Perte de tension dans un câble de la première famille :


∆(𝑟 𝑡) = 2,5 × 10−4 × [1 − 0,073] × 190000 = 44,026𝑀𝑃𝑎

Perte de tension dans un câble de la deuxième famille :

∆(𝑟 𝑡) = 2,5 × 10−4 × [1 − 0,240] × 190000 = 36,105𝑀𝑃𝑎

b / Perte de tension due à la relaxation des armatures

La perte de tension due aux relaxations des aciers est donnée par :

∆(𝑝 𝑥) = 6. 10−2. 𝑝
1000. (𝑖− 𝑥
0). 𝜎𝑝 𝑖(𝑥 )

𝑝𝑖(𝑥)

𝜇=

𝑓𝑝𝑟𝑔

fprg = 1812MPa : Résistance minimum garantie à la rupture (Pour les 12T13) ;

ρ1000 = 2,5% : Relaxation isotherme à 1000 heures en pourcentage de la tension initiale;

μ0 = 0,43 : Pour les armatures à très basses relaxation ; μ0 = 0,35 : Pour les armatures à
basses relaxation ;

μ0 = 0,30 : Pour les armatures à relaxation normale.

c / Perte de tension due au fluage du béton

Le fluage du béton est la déformation qui se produit sous l’effet d’une contrainte.

La perte de tension est déterminée à partir de la formule suivante :

𝑓𝑙
= (𝑏

+𝑀

𝐸𝑝

𝐸𝑖𝑗

σM : La contrainte maximale du béton au niveau du câble moyen définie par :

∑ 𝑝𝑖𝐴𝑐𝑝

∑ 𝑝𝑖

𝐴𝑐𝑝

𝑝+
(𝑀𝑔 + 𝑀ℎ + 𝑀𝑒𝑛)𝑒𝑝

Avec Acp : section d’un câble ;

Mg : Moment fléchissant dû à la poutre ; Mh : Moment fléchissant dû à l’hourdis ; Men :


Moment fléchissant dû à l’entretoise.

ep : Excentricité du câble moyen par rapport au centre de gravité de la section brute


(hourdis + poutre).

σb : Contrainte finale dans le béton au niveau du câble moyen lorsque toutes les pertes
différées sont produites ;

Eij : Module d’élasticité longitudinale instantanée du béton ;

j: âge du béton à la mise en précontrainte qui est égale à 7 jours et ce qui donne : Ei7 = 32
791 MPa.

Après avoir trouvé la valeur de σM, on calcul Δσfl en résolvant l’équation (1) où :

𝑥(𝑥 ) = 𝜎

(𝑥) +

𝑀𝑠𝑒𝑝
− ∑ 𝛥𝜎

𝐴𝑐𝑝

(𝑥) [

𝐴𝑐𝑝

𝑝]

𝑏 𝑀 𝐼

𝑑 𝑆 𝐼

avec

∑ (𝑑 𝑥) = ∑ 𝑟( 𝑥) + ∑ 𝑓𝑙(𝑥) + 6 ∑ (𝑝 𝑥)

Σ Δσd(x) : Pertes différées totales


Δσfl(x) : Perte de tension par fluage dans chaque câble ; Σ Δσfl(x) : Somme des pertes dues
au fluage ;

Σ Δσr(x) : Somme des pertes de tension dues au retrait du béton ; Σ Δσp(x) : Somme des
pertes dues à la relaxation des aciers.

Les résultats sont donnés dans les tableaux ci-après :

Tableau 89 : Perte de tension due à la relaxation des armatures

Tableau 90 : Perte de tension due au fluage du béton

Tableau 91 : Perte de tension différée totale

Tableau 92 : Perte de tension totale

/ Justification des sections vis-à-vis des contraintes normales à l’ELS :

Le but de cette justification, c’est de vérifier l’état de la section du béton pour qu’il ne soit ni
trop comprimée ni tendue. Par la suite, nous devons déterminer les contraintes au niveau
des fibres inférieures et supérieures de la section résistante au cours des diverses phases de
la précontrainte.

/ Différentes phases de justification

A l’état limite de service, nous avons cinq phases de vérifications de contraintes à savoir :

Phase I :

Mise en tension des câbles de la première famille après 7 jours de durcissement de la


poutre. Dans ce cas, nous avons les paramètres suivants :

Section résistante : section nette de la poutre seule ;

Action à prendre en compte : poids propres de la poutre, sollicitations dues aux câbles de la
première famille, après perte par frottement et perte par recul d’ancrage.
Phase II :

Juste après coulage du hourdis et des entretoises après 28 jours d’âges du béton des
poutres.

Section résistante : section nette de la poutre seule ;

Action à prendre en compte : poids propres de la poutre et du hourdis, des entretoises,


forces de précontrainte dues aux câbles de la première famille après pertes instantanées.

Phase III :

Après mise en tension des câbles de la deuxième (après 28 jours de durcissement de la


poutre)

Section résistante : section nette de la poutre seule et de la dalle ;

Action à prendre en compte : poids propre du tablier ; précontrainte dues aux câbles de la
première famille après les pertes citées ci-après :

Pertes instantanées :

Frottement : première et deuxième familles des câbles ; Rentrée d’ancrage : première et


deuxième famille des câbles ;

Déformation instantanée du béton provenant de la mise en œuvre du hourdis et de la mise


en tension des câbles de la deuxième famille.

Perte différées :

Retrait à 28 jours pour les câbles de la première famille ;

Relaxation des aciers et fluage du béton : nous supposons que les câbles de la première
famille ont effectué 25% de ces pertes de tension.

Phase IV :

Juste après la mise en place de la superstructure

Section résistante : section nette de la poutre + dalle ;

Les actions à prendre en compte sont les mêmes que dans la phase 3 en considérant la
déformation instantanée du béton.

Phase V :

C’est la phase d’exploitation de l’ouvrage.


Section résistante : section nette de la poutre et du hourdis pour les charges permanentes,
section homogène de la poutre et du hourdis pour les surcharges d’exploitation ;

Les actions à prendre en compte : action des câbles de précontrainte après pertes
instantanées et différées, poids propre de l’ouvrage et surcharge d’exploitation.

/ Section de référence pour le calcul des contraintes

normales

a / Section nette

La section nette est la section propre du béton en enlevant l’aire de trou de gaine de
précontrainte.

Aire de la section nette :

𝜋𝜙2

𝐴𝑛 = 𝐴 − 𝑛 4

Où A : aire de la section brute ;

n: nombre de câbles de précontrainte au niveau de la section considérée ; Φ : Diamètre


d’une gaine.

Centre de gravité de la section par rapport à la fibre inférieure de la poutre : Il est donné par
la formule suivante :

𝐴 × 𝑉′

𝑉′ =

−𝑛

𝜋𝜙2

4 × 𝑉′𝑐

𝜋𝜙2
𝐴−𝑛 4

V’ : Position du centre de gravité e la section brute par rapport à la fibre inférieure de la


poutre ; V’c : Position du centre de gravité des câbles par rapport à la fibre inférieure de la
poutre.

Moment d’inertie par rapport à son centre de gravité :

𝜋𝜙2

𝐼𝑛 = 𝐼 + [𝑉′ − 𝑉′]2 × 𝐴 − [𝑉′ − 𝑉′]² × 𝑛

𝑛 𝑛 𝑐 4

b / Section homogénéisée

C’est la section nette ajoutée de l’aire de section des armatures longitudinales de


précontraintes multipliée par un coefficient d’équivalence (k=5 pour le béton- acier de
précontrainte).

Aire de la section homogène

𝐴𝐻 = 𝐴𝑛 + 𝑘𝑛𝐴𝑐𝑝

ACP : Section d’un câble 12T13.

Centre de gravité par rapport à la fibre inférieure de la poutre

𝑉′𝐴 + 𝑘𝑛𝑉′𝐴

𝑉′ =

𝑛 𝑛

𝐴 + 𝑘𝑛𝐴𝑐𝑝

𝑐𝑝

Moment d’inertie de la section homogène par rapport à son centre de gravité


𝐼𝐻 = 𝐼𝑛 + [𝑉′ − 𝑉′]2 × 𝐴𝑛 + 𝑘𝑛[𝑉′ − 𝑉′]² × 𝐴𝑐𝑝

𝐻 𝑛 𝐻 𝑐

/ Calcul des contraintes normales

a / Contrainte normale limite

Phase I et II

Dans les deux premières phases, les contraintes admissibles sont : Pour fc28 = 40 MPa, on a
fc7 = 26,49 MPa et ft7 = 2,19 MPa

Contrainte admissible en compression : σbc = 0,6fc7 = 0,6 x 26,49 = 15,894 MPa ;


Contrainte admissible en traction :

σbt = -0,7ft7 = 1,53 MPa dans la section d’enrobage ; σbt = 1,5ft7 = -3,28 MPa ailleurs.

Phase III, IV et V

Les contraintes admissibles sont :

Pour fc28 = 40MPa, ft28 = -3 MPa, on a :

σbc = 0,6fc28 = 24 MPa

σbt = -0,7ft7 = -2,1 MPa dans la section d’enrobage ; σbt = -1,5ft7 = -4,5 MPa ailleurs.

b / Contraintes normales de compression dans le béton :

Contraintes normales dans le béton dues aux forces de précontraintes :

_ Dans la fibre supérieure de la section résistant :

𝑥(𝑥 ) =

+ 𝑃 × 𝑒𝑃 𝑉

𝑏 𝐴𝑛 𝐼𝑛 𝑛
_ Dans la fibre inférieure de la section résistante :

𝜎′

(𝑥) =

− 𝑃 × 𝑒𝑃 𝑉′

𝑏 𝐴𝑛 𝐼𝑛 𝑛

Où ep : excentricité du câble moyen par rapport au centre de gravité de la section nette ; P :


force de précontrainte.

Contraintes normales dans le béton dues aux effets actions extérieures :

Dans la fibre supérieure de la section résistant :

( 𝑥) =
𝑏

𝑀𝐶𝑃,𝑄

𝐼𝑛

𝑉𝑛

Dans la fibre inférieure de la section résistante :


′𝑏𝑏

(𝑥) = − 𝑀𝐶𝑃,𝑄 𝑉′

𝐼𝑛 𝑛

Tableau 93 : Section nette de la poutre

Tableau 94 : Section nette de la poutre + hourdis

Tableau 95 : Section homogénéisée de la poutre

Tableau 96 : Contrainte normale dans le béton au cours de la phase I

Tableau 97 : Contrainte normale dans le béton au cours de la phase II

Tableau 98 : Contrainte normale dans le béton au cours de la phase III


Tableau 99 : Contrainte normal dans le béton au cours de la phase IV

Tableau 100 : Contrainte normal dans le béton au cours de la phase V

En comparant les valeurs de contraintes normales dans le béton montrées par le tableau ci –
dessus avec celles des valeurs admissibles calculées dans le paragraphe V-7-3, on peut
conclure que les contraintes normales sont toutes respectées c’est-à-dire ne dépassent pas
les valeurs limites.

/ Justification des contraintes tangentielles

Il s’agit de vérifier, est-ce que les effets de l’effort tranchant cumulés à ceux du moment
fléchissant et celui de l’effort normal ne mettent pas en cause la sécurité de l’ouvrage. Pour
cela, on doit vérifier les deux conditions suivantes :

2 2 2

𝑓≤ 0,4𝑡𝑗 (𝑓𝑡𝑗 + 3 𝑥
)= 1

𝑓2 ≤ 0,4 𝑡𝑗 (0,6𝑓 − 𝑓) (𝑓 + 2 𝜎 ) = 𝜏

𝑓𝑐𝑗

2 = 𝑚𝑖𝑛{2; 2}

𝑐𝑗

𝑥 𝑡𝑗
3𝑥 2

Soit 1 2

avec

𝑥=

∑ 𝑃𝑖

la contrainte normale due aux actions extérieures et à la précontrainte

longitudinale A la section nette du béton et Pi la Force de précontrainte d’un câble;

τ : Contrainte tangentielle ou de cisaillement. Elle est déterminée à partir de la formule de


résistance de matériaux :

= 𝑟𝑒𝑑 × 𝑆𝐴
𝑉

𝐼 × 𝑏𝑛

bn : largeur nette de la section au niveau du centre de gravité ;

SA : moment statique par rapport à l’axe horizontal passant par le centre de gravité ;

I : moment d’inertie de la section nette par rapport à l’axe horizontale passant par son
centre de gravité ;

Vred : effort tranchant réduit tel que :


𝑉𝑟𝑒𝑑 = |𝑉 − ∑ 𝑃𝑖𝑠𝑖𝑛 ∝𝑖|

V : effort tranchant au niveau de la section.

La justification sera effectuée dans la section d’about et d’arrêt des câbles, au niveau du
centre de gravité de la section nette de la poutre et durant de la phase d’exploitation de
l’ouvrage où les contraintes tangentiel sont les plus contraignantes.

/ Vérification de la section d’about

Section d’abscisse x = 0,00m avec 5 câbles La section d’about a les caractéristiques


suivantes :

An = 0,842m2; Sa = 0,269m3 In = 0,510m4

bn = 0,30 – 0,071 = 0,229m

A la section d’about :

, 𝑚𝑎𝑥 = 1,020
𝑝 𝑝 − 0,8(∆ 𝑝𝑖 − ∆𝑝𝑑)

𝑃=𝑝
, 𝑚𝑎𝑥 × 𝐴𝑐𝑝

Tableau 101 : Force d’arrêt dans la section d’about

Pour x = 0,00m, VELSmax = 1307,97kN soit Vred = 1306,49kN

1306,49 × 0,272 𝑘𝑁

𝜏= = 3009,30 2 = 9,06𝑃𝑎
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑀 2
Alors

0,510 × 0,229

𝑚2

Et de plus, σx = 2614,46 / 0,862 x 1000 = 3,10MPa

2 = 6,08𝑀𝑃𝑎2 2 = 15,89𝑀𝑃𝑎2

Comme fc28 = 40MPa, ft28 = 3MPa alors 1 et 2

2 = 𝑚𝑖𝑛{2; 2} = 6,08𝑀𝑃𝑎2 > 2


𝑀= 3,10𝑃𝑎 2

On a 1 2

La condition est vérifiée pour cette section

Section d’abscisse x = 4,00m avec 6 câbles An = 0,828m²

Sa = 0,267m3 In = 0,515m4

bn = 0,217m

VELSmax = 1054,85kN

Tableau 102 : Force de précontrainte dans la section d’arrêt du câble n°6

On obtient

τ² = 0,46MPa²;
σx = 1,62MPa;

2 = 4,89𝑀𝑃𝑎2

2 = 13,69𝑀𝑃𝑎2

La condition est vérifiée pour cette section.

Section d’abscisse x = 7,00m avec 7 câbles An = 0,808m²

Sa = 0,264m3 In = 0,523m4

bn = 0,208m VELSmax = 883,45kN

Tableau 103 : Force de précontrainte dans la section d’arrêt du câble n°7

Les résultats des calculs sont : τ² = 4,89MPa²;

σx = 2,22MPa;

2 = 5,38𝑀𝑃𝑎2

2 = 14,64𝑀𝑃𝑎2

Pour cette section aussi, la contrainte appliquée est inférieure à la contrainte admissible.

Section d’abscisse x = 11,00m avec 8 câbles An = 0,789m²

Sa = 0,260m3 In = 0,530m4

bn = 0,195m VELSmax = 679,26kN


Tableau 104 : Force de précontrainte dans la section d’arrêt du câble n°8

Soit

τ² = 0,98MPa²;

σx = 1,36MPa;

2 = 4,69𝑀𝑃𝑎2

2 = 13,27𝑀𝑃𝑎2

La condition est vérifiée une fois de plus pour la section.

V_9 / Détermination des armatures passives

Pour les ouvrages en béton précontraint, on doit prévoir des armatures passives, qui

sont :

Les armatures de peau ;

Les armatures dans la zone tendue.

Le tableau de calcul des contraintes normales nous a donné que des valeurs positives qui
signifient qu’il n’y a pas de traction.

On en déduit que seules les armatures de peau sont nécessaires.

Armature de peau

Les armatures de peau sont destinées à limiter les fissures probables avant la mise en
précontrainte de la poutre. Elles sont disposées dans le sens parallèles à la fibre moyenne.

La section totale des armatures de peau doit vérifier la relation suivante :

Ap ≥ sup (4cm² par mètre de parement; 0,10% de la section du béton de la poutre) Ap ≥ sup
(4 cm²; 7,757 cm²)
Ap ≥ 7,757cm² Soit Ap = 10HA12 de section réelle Ap = 7,85 cm².

/ Etat limite de service vis-à-vis des déformations

/ Calcul des flèches et contreflèche

Généralement, la flèche est comptée positivement vers le bas et négativement vers le haut.

a / Flèche due aux charges permanentes

Sa valeur est donnée par la relation suivante :

5 𝑔𝐿4

𝑓𝑔 = 354 × 0,85 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

L= 39,21 m : travée de calcul des poutres ; g = 39,46 kN/ml: charge permanente ;

𝐸𝑣𝑗 =

𝐸𝑖𝑗

11000 × 3√𝑓𝑐𝑗
3

A 28 jours, nous avons Ev28 = 12 540 MPa : module de déformation différée du béton. Ired
= 0,709 m4 : Moment d’inertiel réduit par rapport au centre de gravité du béton.

On obtient alors fg = 0,174 m.

b / Flèche due à la surcharge d’exploitation

Elle est donnée par la formule suivante :

5 𝑞𝐿4

𝑓𝑞 = 354 × 0,85 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

Avec q = ηA(l)A(l) + ηA(t)A(t) = 0,333 x 0,933 + 1,000 x 0,150 = 0,461T/ml Ei28 =


37619MPa

Soit fq = 0,010m

c / Contre flèche de précontrainte

Elle est donnée par la relation suivante :

1 𝑃𝑐 × 𝑒𝑜𝑝 × 𝐿2

𝑓𝑃 = 8 × 0,8 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Pc = 9043,85kN : La force de précontrainte obtenue avec les 8 câbles dans la section
médiane après toutes les pertes ;

eop = -1,282 : Distance du centre de gravité des câbles par rapport à celui du béton. Le
calcul nous donne fp = -0,333 m.

d / Contre flèche de construction

Comme fg < fp, le tablier du pont prend donc une forme faiblement cambre. Pour éviter cet
inconvénient, on peut donner au fond du coffrage une flèche de construction fc donnée par :

𝑓𝑐 = 4 |𝑓𝑝 − 𝑓𝑔| = 0,119𝑚

e / Flèche résultante

Flèche en service à vide fv = fg + fp + fc

On obtient fv = 0,174 – 0,333 + 0,119 = -0,0397m soit fv = 3,97cm

Flèche en service en charge fs = fg + fp + fc + fq

On a fs = 0,174 – 0,333 + 0,119 + 0,010 = -0,0297m soit fs = 2,97cm.

f / Vérification des flèches

Il s’agit de la vérification de la condition de transport roulant sur le pont.

La condition est telle que fq < f = L/400 = 0,098m

Comme on a fq = 0,010 m < f = 0,098 m, la condition est donc bien vérifiée.

/ Calcul et vérification des rotations

a / Rotation due aux charges permanentes

1 𝑔𝑙3
𝑔= 24 × 0,85 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

Soit βg = 0,013rad

b / Rotation due aux surcharges d’exploitation

1 𝑞𝑙3

𝑞= 24 × 0,85 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑

Soit βq = 0,001rad

c / Rotation due aux forces de précontrainte

1 𝑃𝑐 × 𝑒𝑜𝑝 × 𝐿

𝑝= 24 × 0,8 × 𝐸

× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Soit βp = -0,034rad

d / Rotation résultante

Rotation en service à vide βv = βg + βp

βv = -0,021rad

Rotation en service en charge βr,max = βg + βp + βq = 0,020rad

On voit bien que la rotation maximale admissible est de β = 0,024 rad > βr,max. La condition
est vérifiée, donc il n’y a rien à craindre au point de vue de rotation.

/ Vérification de section à l’état limite ultime

Les conditions limites de calcul sont :

S’il y a du béton tendu, il est négligé ;

Le diagramme de contrainte de calcul pour le béton est rectangulaire et la contrainte


uniformément répartie sur une hauteur de 0,8y = 𝑏̅

Les contraintes limites de traction par le calcul des armatures passives comprimées et des
câbles précontraints sont respectivement égales à :

,𝑠 𝑢

= 𝑓𝑒

et 𝑠𝑝,𝑢

𝑓𝑝𝑒𝑔
=

Les contraintes de compression dans les armatures passives comprimées et des câbles de
précontraints situés dans la zone de béton comprimé sont négligeables.

Les déformations ou les contraintes de traction dans les armatures ou câbles de


précontraint sont déterminées en fonction de la hauteur de la zone comprimée du béton α.

La condition de résistance doit vérifier la relation suivante : Mu < Mcpt Où Mu : le moment


ultimes dues aux actions extérieures ;

Mcpt : le moment de capacité portante de la pièce par rapport aux précontraints tendus.

/ Position de l’axe neutre

Dans le cas où l’axe neutre tombe dans la table, nous avons l’inégalité suivant :

𝐴𝑇 +

𝐴 ≤ 𝑏ℎ

+ ′𝐴′ +

𝐴′𝑇

0,85

= 𝑓

𝑠𝑝,𝑢

𝐶𝑃

𝑠,𝑢
𝑏 0 𝑠

𝑠𝑝,𝑢

𝐶𝑃

où 𝑏

𝑐28

Pour γb = 1,5, fc28 = 40MPa alors

𝑏 = 26,67𝑀𝑃𝑎

,𝑠 𝑢

= 𝑓𝑒 = 348𝑀𝑃𝑎

et 𝑠𝑝,𝑢

𝑓𝑝𝑒𝑔

= = 1383𝑀𝑃𝑎
𝑠

𝐴𝑇 = 𝑛 × 𝐴𝐶𝑃 = 8 × 1130 = 90,4𝑐𝑚2

′𝑇

𝐶𝑃

A = 0 et A’ = 0

Comme b = 150cm et h0 = 10cm alors : 1383 x 90,4 x 10-4 > 26,67 x 10 x 150 x 10-4

12,5023MN > 4,0005MN

On peut dire que l’axe neutre tombe dans la nervure.

Hauteur de la zone comprimée L’équilibre statique permet d’avoir :

𝑠𝑝,𝑢𝐴𝑇 = 𝑏 × 0,8 × 𝑦 × 𝑏0 + 𝑏 × (𝑏 − 𝑏0) × ℎ0

Alors

𝑠𝑝,𝑢𝐴𝑇 − 𝑏(𝑏 − 𝑏0)ℎ0

𝑦=

𝑏 × 0,8 × 𝑏0

Ainsi y = 1,785m

𝐴𝑇 𝑠𝑝

∝= 𝐶𝑃

0,8𝑏𝑑𝑏

α = 0,20
Hauteur relative de la zone du béton comprimé

Cette hauteur correspond à l’état de rupture du béton comprimé.

∝1= 1 + 𝑤
1 (1 − 𝑤 )

𝜎2

1,1

avec 𝑤 = 0,85 − 0,008𝑏 = 0,64

1 = sup(,𝑠 𝑢; 𝑠𝑝,𝑢 + 400 − 𝑠𝑝)

𝑠𝑝 = 1,020
𝑓 − 0,8∆𝑖𝑛𝑎𝑙

σ2 = 400MPa

σ1 = sup(348 ; 761,23) = 761,23MPa

Soit α1 = 0,55

/ Capacité portante de la section

𝑀𝐶𝑃 = 𝑏𝑏0 × (𝑑 − 0,4𝑦) × 0,8𝑦 + 𝑏 × (𝑏 − 𝑏0) × ℎ0 × (𝑑 − 0,5ℎ0)


Nous trouvons MCP =2051,968 Tm et MU = 1809,01 T D’où Mu < MCP, la résistance à la
flexion est assurée.

/ Minimum des armatures transversales

La section des armatures minimales transversales est donnée par la relation suivante :

𝐴𝑡 ≥ 0,6𝑏

𝑠𝑡

0 𝑓𝑒

At: Section d’armatures transversales ;

St: Espacement des armatures transversales ; b0: Epaisseur de l’âme.

Dans la zone médiane

Si nous décidons de prendre 2HA12 alors At = 2,26cm². Soit st ≤ 65,56cm

Avec un minimum de st ≤ min (1m ; 0,8h ; 3b0) = 72cm. Prenons st = 40cm.

Dans la zone d’about

Avec 4HA12 alors At = 4,52cm² et b0 = 30cm, on a st ≤ 87,34cm Avec un minimum de st ≤


min (1m ; 0,8h ; 3b0) = 90cm.

Comme on a un effort tranchant maximal aux abouts, prenons st = 40cm.

/ Justification des armatures transversales Dans les sections critiques (zone d’about) de la
poutre, il faut que :
𝑉𝑟𝑒𝑑,𝑢𝑠𝐴

𝐴𝑡

𝑓𝑒

𝑓𝑡𝑗

𝑟𝑒𝑑,𝑢 =

𝐼𝑏

≤ 𝑢 = [𝑠 𝑏

× 𝑐] 𝑜𝑡𝑔 + 3

𝑛𝑛 𝑡𝑛 𝑠

𝑟𝑒𝑑,𝑢 =

|𝑉𝑢 − ∑ 𝑃𝑖𝑠𝑖𝑛 ∝𝑖|𝑠𝐴

𝐼𝑛𝑏𝑛

= 0,39MPa
𝑡𝑔2𝑟= 2𝑒𝑑 ,𝑢

Soit tg2β = 0,33 alors cotgβ = 5,84.

Ainsi on obtient τu = 8,65MPa > τred,u

/ Justification des bielles de béton

Cette condition est traduite, pour éviter tout calcul complémentaire, en une vérification de
la contrainte de cisaillement sur les sections droites de l’ouvrage.

La condition à vérifier est :

𝑟𝑒𝑑,𝑢 ≤

0,85𝑓𝑐𝑗

3𝑏

𝑠𝑖𝑛2𝛽

Avec sin2β = 0,33

Alors on a 0,85 x 40 x 0,33 / 3 x 1,5 = 2,49MPa > 0,39MPa. La condition est vérifiée.
CHAPITRE VI : CALCUL DES APPAREILS D’APPUIS

Les appareils d’appuis sont des équipements placés sous chaque poutre. Ces appareils,
composés essentiellement de caoutchouc, ont la capacité de se distordre afin d’absorber les
réactions venant du tablier.

Dans le cas courants, les appareils d’appuis utilisés sont des appareils d’appui

STUP en élastomères frettées qui sont constitués par des plaques élastomères associées à
des plaques intermédiaires en acier inoxydable ou non.

L’élastomère considéré est le néoprène. Le principe de calcul est les suivants :

Imposer les dimensions des appareils ;

Calculer la répartition des efforts horizontaux connaissant les coefficients de souplesses des
appuis ;

Nous vérifions les contraintes et la stabilité des appareils.

/ Dimensionnement des appareils d’appuis

Figure 34 : Appareil d’appui

Les dimensions pour un appareil d’appui sont :(a× b × n) (t +ts), avec : b : côté
perpendiculaire à l’axe longitudinale de l’ouvrage ;

a : côté parallèle à l’axe longitudinale de l’ouvrage ; n : nombres de feuillets élémentaires


d’élastomères ; t : épaisseur de la couche élémentaire ;

ts : épaisseur d’un frette intermédiaire ;

A : surface de l’appareil d’appui

e : épaisseur totale de l’appareil d’appui.

La dimension transversale de l’appareil d’appui est choisie aussi grande que possible, de
manière à autoriser une plus grande rotation.

Chaque dimension est néanmoins contrainte à s’adapter au talon de la poutre. Prenons alors
:

b = 500mm ; a = 400mm ; n = 4 ;
t = 10mm ; ts = 3mm ; e = 50mm.

On obtient alors la valeur du coefficient de forme par la formule :

𝛽=

𝑎𝑏 2𝑡(𝑎 + 𝑏)

Soit β = 11,11.

/ Distribution des efforts horizontaux aux appuis

Les efforts à considérer sont notamment :

les réactions venant de la charge permanente et surcharge d’exploitation du tablier ;

les efforts de freinage dus au mouvement des surcharges ;

le retrait et raccourcissement du béton du à la variation de température.

/ Effort de freinage

a / Coefficient de souplesse de chaque appui

Coefficient de souplesse de la pile

Colonne

1
𝐾𝑐𝑜𝑙

= 𝑐

3𝑛𝐸𝐼

I : moment d’inertie d’une colonne de la pile ;

𝜋𝛷4

𝐼=

64

où Φ = 1,00m, désigne le diamètre d’une colonne ; n = 3 : nombre de colonne de la pile ;

hc = 8,5m ;

Ei : module d’élasticité instantanée du béton ayant pour expression :

𝐸𝑖𝑗 = 11000√𝑓𝑐𝑗

EV : module d’élasticité différée du béton ayant pour expression :

𝐸𝑣 = 3700 √𝑓𝑐𝑗

Tableau 105 : Coefficient de souplesse pour la colonne


1

𝐾𝑐ℎ

Chevêtre

(ℎ𝑐ℎ + ℎ𝑐)3 − ℎ3

3𝑛𝐸𝐼𝑐ℎ

𝑏𝑐ℎℎ3

avec

𝐼𝑐ℎ

= 𝑐ℎ

12

où bch = 1,20m et hch = 0,80m alors Ich = 0,051m4.

Tableau 106 : Coefficient de souplesse pour la chevêtre


1

𝐾𝑎𝑝𝑝

Appareil d’appui

= 𝑒𝑇

𝑛𝐺𝑎𝑏

Avec G le module d’élasticité transversale de l’appareil d’appui ; G (instantanée)=1,6 MPa ;

G (différée) = 0,80 MPa.

Tableau 107 : Coefficient de souplesse pour les appareils d’appui

La somme des coefficients de souplesses de toutes ses composantes nous donne le


coefficient de souplesse de la pile, soit :

Tableau 108 : Coefficient de souplesse pour la pile

Coefficient de souplesse des culées


Les coefficients de souplesse des culées sont égaux aux coefficients de souplesse des
appareils d’appui.

b / Distribution des efforts de freinage

Les charges de chaussée des systèmes A et Bc sont susceptibles de développer des réactions
de freinage, efforts s’exerçants à la surface de la chaussée, dans l’un ou l’autre sens de
circulation.

Freinage due à A(l)

Selon le fascicule 61, cette force a pour valeur :

𝐴(𝑙)

𝐻𝑓 = 20 + 0,0035 × 𝑆

Avec S = 39,21 x 7 = 274,47m² : désigne la surface de chaussée chargée ; A(l) = 0,933T/m²


équivaut à A(l) = 256,08T

Alors Hf = 12,217T.

Freinage du au système Bc

Chaque essieu d’un camion du système Bc peut développer un effort de freinage égal à son
poids. Parmi les camions Bc que nous pouvons placer sur le pont, un seul est supposé
freiner. Nous avons alors Hf = 300kN.

Pour la transmission des efforts de freinage au niveau de chaque appui, on appliquera la


formule suivante qui est fonction des coefficients de souplesse de ces appuis :

𝐾𝑖

𝐻= ×𝐻

𝑖 ∑ 𝐾𝑖 𝑓

Les résultats sont donnés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 109 : Effort de freinage due à la surcharge Bc et A(l)


/ Effort du au retrait, au fluage et à la variation de température Les différentes étapes de
calcul sont résumées comme suit :

Détermination de di = λ x Xi : raccourcissement du tablier au niveau de l’appui où Xi :


abscisse de l’appui considéré ;

Détermination des déplacements de chaque appui par les formules :

𝑈0 = −

∑ 𝐾𝑖𝑑𝑖

∑ 𝐾𝑖

: 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑢𝑙é𝑒

𝑈1 = 𝑈0 + 𝑑𝑖: 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑖𝑙𝑒 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒

Détermination de la distribution des efforts par Fi = KiUi ;

Dans ces formules, Ki est la rigidité instantanée de l’appui i s’il s’agit de calculer la
distribution des efforts dus à la variation des températures à court terme.

Les déformations relatives du tablier sont :

λ1 = 3. 10-4 m/m : Phénomène dû au retrait et au fluage du béton ;

λ2 = 3. 10-4 m/m : Phénomène dû à la variation de température à long terme; λ3 = 2. 10-4


m/m : Phénomène dû à la variation de température à court terme.

Après calcul, on résume les valeurs obtenues dans le tableau suivant :


Tableau 110 :Effort du au fluage, retrait et à la variation de température

/ Vérification des appareils d’appui

L’appareil d’appui doit être vérifié vis-à-vis des efforts qui le sollicitent à savoir :

Réaction du tablier provenant des charges permanentes et des surcharges A(L), Bc et des
surcharges de trottoirs ;

Réaction provenant des efforts de freinage ;

Variations linéaires dues à la température, au fluage et au retrait.

/ Descente de charge

Les charges verticales sur des appareils d’appui des poutres sont :

Poids propre de la superstructure : Ng=g x L =4642,50kN ;

Surcharge A(L) : NA(L) =A(L) x S x lc = 1280,40kN (lc : largeur de la chaussée et S


aire de la LI) ;

Surcharge Bc30 : NBc =δ x Σ Piyi = 989,80 kN ;

Surcharge des trottoirs : Nt = qt x S =2q x lt x S = 58,80kN

Soit Nmax =5981,70kN

/ Vérification des appareils d’appui

Les charges et surcharges sollicitant un appareil d’appui sont rassemblées dans le tableau
suivant (les efforts horizontaux sollicitant un appareil sont obtenus en divisant ceux
encaissés par l’appui par le nombre d’appareil d’appui de cette dernière):

Tableau 111 : Efforts horizontaux et verticaux sur la culée et la pile


Nous allons procéder au diverses vérifications, à savoir :

La limitation de contrainte moyenne de compression

= 𝑎𝑏 < 15𝑀𝑃𝑎
𝑚

Condition de non cheminement

> 2𝑀𝑃𝑎

𝑎𝑏

Condition de non glissement

𝐻 < 𝑓𝑁𝑚𝑎𝑥

où H =202,50kN : effort horizontal maximal appliqué à l’appareil d’appui. f : coefficient de


frottement ayant pour expression :

𝑓 = 0,10 +

0,6

= 0,10

𝑓𝑁𝑚𝑎𝑥 = 598,10𝑘𝑁 > 𝐻 = 202,50𝑘𝑁


La condition de non glissement est donc vérifiée.

Vérification de l’épaisseur des frettes

𝑎𝑚

𝑡𝑠 ≥ 𝑚𝑎𝑥 ( 𝑚
; 2𝑚)

𝑡𝑠 ≥ max(2,679𝑚𝑚; 2𝑚𝑚)

Avec ts = 3mm, la condition est vérifiée.

 Vérification des contraintes de cisaillement

Contrainte de cisaillement du à l’effort vertical

1,5𝑁

= 𝑎𝑏
𝑁

Contrainte de cisaillement due au retrait, fluage et variation de température

1
𝐻

= 𝐺𝑢1 < 0,5𝐺 = 0,4𝑀𝑃𝑎 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝐺 = 0,8𝑀𝑃𝑎

𝑒𝑡

u1 : déformation de l’appareil d’appui due à ces trois termes ; et : épaisseur totale de


l’appareil d’appui ;

G = 0,8MPa: Module d’élasticité transversale différée.


Contrainte de cisaillement due à l’effort de freinage

𝐻𝑓

2=
𝐻 𝑎𝑏

Alors

= 1
𝐻 𝐻+ 2 < 0,7 𝐺 = 0,56𝑀𝑃𝑎
𝐻

Contrainte de cisaillement due à la rotation des appareils d’appui

𝑑=

Où :

𝐺𝑎 (

2 𝑡

2𝑇

<𝑁

n : le nombre de feuillets élémentaires d’élastomère, n=4 ; t : épaisseur nominale d’un


feuillet élémentaire, t =10 mm ;

αt/n: Angle de rotation, exprimé en radian d’un feuillet élémentaire d’élastomère.

Compte tenu des calculs dans l’étude de la poutre principale, les rotations aux appuis sont :
Due à l’imperfection de la pose des poutres : 0,001 rad ;

Due aux charges permanentes : -0,021rad ;

Due aux charges d’exploitation maximale : 0,001 rad ; Due aux charges d’exploitation
minimale : 0 rad ;
La somme de toutes ces contraintes de cisaillement doit vérifier la condition suivante :

=𝐻
𝑁 + 𝑑+ < 5 𝑀= 4𝑃𝑎
𝐺

Pour les vérifications des appareils d’appui, nous allons considérer trois cas : Cas1 : charge
permanente + retrait et fluage + température de courte durée ;

Cas2 : charge permanente + charge d’exploitation maximale + retrait et fluage +


température de longue durée ;

Cas3 : charge permanente + charge d’exploitation minimale + retrait et fluage +


température de longue durée.

CHAPITRE VII : CALCUL DE LA CULEE

Les diverses pièces principales de la culée sont montrée dans la figure ci-dessous :

Figure 35 : Vue en élévation de la culée

/ Stabilité de la culée

La culée est stable vis-à-vis du renversement si la condition suivante est vérifiée :

𝑀𝑆 ≥ 1,5

𝑀𝑅

MS : somme des moments qui tendent à stabiliser la culée ; MR : somme des moments qui
tendent à renverser la culée.

/ Moment stabilisant

C’est le moment qui maintient la stabilité de la structure. Ce moment est engendré par les
charges verticales venant des éléments structuraux de la culée ainsi que celles du tablier par
rapport à un point O situé à la base de la semelle.
a / Poids propre des éléments de la culée

Les poids des éléments qui composent la culée sont répertoriés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 112 : Volume et poids de chaque élément de la culée

Grace au bras de levier pris par rapport au point O, ces poids vont engendrer un moment
dont les résultats sont les suivantes :

Tableau 113 : Moment du poids des éléments par rapport au point O

Ms1 = 5985,34kN

b / Action de la superstructure

Cette action est provoquée par :

Le poids propre de la superstructure : Rg = g x L/2 Rg = 118,38 x 39,21/2 = 2320,84kN ;

La surcharge A(L) : RA(L) = A(L) x lc x L/2 RA(L) = 9,33 x 7,00 x 39,21/2 =


1280,40kN ;

La surcharge Bc30 : RBc = δ x Σ Piyi

RBc = 1,081 x 915,60 = 989,76kN ;

La surcharge des trottoirs : Rt = 2qt x lt x L/2

Rt = 2 x 1,50 x 1,00 x 39,21/2 = 58,82kN


Soit Rmax = Rg + max (RBc ; RA(L)) + RA(t) = 3660,06kN

Le moment stabilisant du à cette action par rapport à O a pour valeur :

Ms2 = 3660,06 x 2,25 = 8236,13kN.m soit Ms2 = 915,13kN/m pour une longueur L = 9,00m
VII-1-2 / Moment renversant

Il s’agit du moment qui tend à renverser l’ouvrage. Ce moment provient de :

la poussée de terre créée par les remblais qui s’appuient derrière le mur garde grève et mur
de front ;

la force de freinage provoquée sur le tablier ;

la déformation du béton.

a / Poussée de terre

Cette poussée est modélisée comme suit :

Figure 36 : Modélisation de la poussée de terre

L’effort dû à la charge créée par les remblais est établi par les relations suivantes :

𝑄1

= 𝑞0𝐻

et 𝑄2

= 𝑞1𝐻

2
dont

𝑞0

=𝑘

𝑎𝑞𝑞

et 𝑞1 = ℎ𝑘𝑎𝐻

où :

kaq : Coefficient de poussée de surcharge du remblai ;

kaγ : Coefficient de poussée du remblai ; γh = 18kN/m3 : Poids volumique humide ; φ =


22° : Angle de frottement interne ;

q = 10kN/m3 : Surcharge du remblai ;

H = 6,00m : Hauteur du mur de garde grève (hg) + Hauteur du mur de front ( hf ) + Hauteur
du sommier

On a

1 − 𝑠𝑖𝑛

𝑘𝑎 = 1 + 𝑠𝑖𝑛 = 0,455 = 𝑘𝑎𝑞

Soit q0 = 4,55kN/m² et q1 = 49,14kN/m² Alors Q1 = 27,30kN/m et Q2 = 147,41kN/m

Les moments créés par ces poussées par rapport au point O sont résumés dans le tableau
suivant :

Tableau 114 : Moment provoqué par la poussée de terre par rapport à O


Soit Mr1 = 551,41kN.m/m

b / Force due au freinage et déformation du béton

La force de freinage est de 202,48kN équivaut à 22,50kN/ml

La force due au raccourcissement du tablier : 62,74kN soit 6,97kN/ml.

Comme ces forces sont appliquées au sommet de la culée et le bras de levier est pris par
rapport à la base de la semelle de liaison alors les moments auront pour valeur :

MFreinage = FFreinage x (H + Hsemelle)= 202,48 x (6,00 + 1,00) = 157,50kNm

MRaccourcissement = FRacc x (H + Hsemelle) = 62,74 x (6,00 + 1,00) = 48,79kNm. Soit Mr2


= 206,29kN.m/m.

On peut finalement procéder à la vérification de la stabilité avec :

Ms = 665,04 + 915,13 = 1580,17kNm/m

Mr = 551,41 + 206,29 = 757,77kNm/m

1580,17

D’où

≥ 2,08

757,77

Le résultat nous montre que le renversement n’est pas à craindre. Passons alors au
dimensionnement de chaque élément de la culée.

/ Mur garde-grève

Les dimensions du mur garde-grève sont les suivantes :


Longueur = 9,00m ; Hauteur = 2,10m ; Epaisseur = 0,25m.

/ Calcul des sollicitations

Le mur garde-grève est supposé encastré au niveau du sommier. Les forces qui lui sont
soumis sont les suivantes :

poussée de terre ;

poussée due à la surcharge des remblais ;

force de freinage.

a / Poussée de terre

Figure 37 : Modélisation de la poussée de terre

La poussée de terre suit une répartition linéaire croissante dont l’intensité est :

𝑞𝑖 = 𝑘𝑎ℎℎ + 𝑞𝑘𝑎𝑞

Avec :

kaq = 0,455 kaγ = 0,455 ;

γh = 18kN/m3 ;

φ = 22° ;

q = 10kN/m3 ;

𝑞𝑖 = 8,19ℎ + 4,55

La valeur de la charge totale s’obtient en intégrant l’expression de qi pour une valeur de z


partant de 0 jusqu’à hg = 2,10m
Soit

2,1

𝑄𝑖 = ∫ (8,19𝑧 + 4,55)𝑑𝑧 = 27,61𝑘𝑁/𝑚𝑙

Le moment fléchissant engendré par cette poussée a pour expression :

Avec différents centre de gravité, le calcul du moment en prendra conséquence : Ainsi MP =


19,33kNm/ml.

b / Poussée due à la surcharge des remblais

La sollicitation la plus défavorable est l’effet de l’essieu arrière de 12 T de camions type


Bc30. Cette charge uniforme est repartie sur une surface rectangulaire de 0,25 x 0,75 m² et
se diffuse sous un angle de 45°.

Figure 38 : Modélisation de la poussée due au surcharge des remblais

Le moment fléchissant du à cette surcharge a pour expression :

12𝐾

ℎ ℎ−𝑧

𝑀𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖 = 0,75 + 2ℎ ∫

𝑑𝑧
0,25 + 𝑧

dont : K = kaγ x q x δ x bc

δ = 1 : Coefficient de majoration dynamique pour le cas de charge remblai ; q = 10,00kN/m3


: Surcharge de remblai ;

bc = 1,1 : pour deux voies chargées. Soit K = 5,00

Après calcul, on obtient Mremblai = 38,18kNm/m

L’effort tranchant est défini par :

𝑉𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖 = ∫ 12𝐾(0,25 + 𝑧)𝑑𝑧

Soit Vremblai = 163,80kN équivaut à Vremblai = 18,20kN/ml

c / Force de freinage

Il s’agit d’interpréter l’effet provoqué par le camion Bc sur le mur garde grève. Le moment
de cette force a pour expression:

60ℎ

𝑀𝑓 = 0,25 + 2ℎ 𝑞

Soit Mf = 28,31 kNm/ml

L’effort tranchant vaut Vf = 60kN soit Vf = 6,67 kN/ml.


VII-1-2 / Armatures

Combinaison d’action : ELU :

𝑀𝑢 = 1,35𝑀𝑝 + 1,5 × 1,07(𝑀𝑞 + 𝑀𝑓)

𝑉𝑢 = 1,35𝑉𝑝 + 1,5(𝑉𝑞 + 𝑉𝑓)

ELS :

𝑀𝑠 = 𝑀𝑝 + 1,2(𝑀𝑞 + 𝑀𝑓)

𝑉𝑠 = 𝑉𝑝 + 1,2(𝑉𝑞 + 𝑉𝑓)

Les résultats sont récapitulés dans le tableau suivant :

Tableau 115 : Sollicitation à l’ELU et à l’ELS

a / Armatures verticales

Avec comme cas de fissuration préjudiciable. b = 100cm;

h = 30cm; d = 27cm;

fc28 = 30MPa; fe =400MPa;

Aser = 19,4cm² et Amin = 3,72cm²

Pour 7HA20, Aréel = 21,99cm² et les aciers sont espacés de 14cm.

b / Armatures horizontales

Par définition At = A / 3 Soit At = 7,33m²


Prenons 10HA10 = 7,85cm²

c / Vérification à l’effort de cisaillement

La nécessite des armatures transversale ne doit pas requises si la contrainte tangentielle


vérifie la relation suivante :

𝑉𝑢

𝜏 = <𝜏

= 0,07 𝑓𝑐28

𝑢 𝑏𝑑 𝑢

Pour Vu = 0,077MN alors τu = 0,29MPa

Et de plus,

30

= 0,07 × = 1,4𝑀𝑃𝑎 > 0,29𝑀𝑃𝑎 1,5

On en déduit que les armatures transversales ne sont pas nécessaires.


/ Mur en retour

Les murs en retour sont des voiles en BA destinés à soutenir les remblais contigus de
l’ouvrage dans le sens transversal du pont. Ils sont encastres avec le mur garde-grève et le
sommier formant ainsi un système unique et rigide.

Figure 39 : Vue en élévation du mur en retour

Ses dimensions sont :

Hr = 2,90m ;

hr = 1,00m ; er = 30cm ; Lr = 4,00m.

/ Calcul des sollicitations Ce mur est sollicité par :

son poids propre ;

la poussée du remblai ;

une charge verticale de 4 T et une charge horizontale de 2 T est appliques a l’extrémité du


mur.

Ces deux charges sont conventionnelles et permettent de présenter :

Les actions appliquées au cours de la construction ;

Les poussées sur le mur dues aux charges locales sur remblai ;

Les surcharges accidentelles appliquées au mur en retour.

Sollicitations dues aux charges verticales :

Poids propre du mur en retour : 𝑃 = 2,5𝐿 𝑒

𝐻𝑟 + ℎ𝑟

( )
𝑟𝑟 2

P = 58,50kN

Le moment fléchissant à l’encastrement vaut :

𝑀 = 4(𝐿𝑟 − 𝑥𝐺) + 𝑃𝑥𝐺

Avec xG : Position du centre de gravité du mur par rapport à l’axe ox

𝑥 = 𝐿𝑟 2ℎ𝑟 + 𝐻𝑟

𝐺 (

3 𝐻𝑟

+ ℎ𝑟

) = 1,675𝑚

Alors, on a M = 191,00kNm et V = P + 4 = 98,50kN

Sollicitation due aux charges horizontales Il s’agit de :

une charge concentrée de 2 T

une charge uniformément reparties sur toute la surface du mur d’intensité (yG + 0,5)T/m²

(𝐻𝑟 − ℎ𝑟) (𝐻 − ℎ ) + ℎ 𝐻
avec

𝑦𝐺 =

3 𝑟 𝑟

𝐻𝑟 + ℎ𝑟

𝑟 𝑟

= 1,052𝑚

Le moment a pour expression : 𝑀 = (𝑦𝐺 + 0,5)𝑆𝑥𝐺 + 2𝐿𝑟

avec

𝑆 = 𝐿𝑟

(𝐻𝑟 + ℎ𝑟) 2

Alors S = 7,80m² et M = 282,81kNm Effort tranchant

V = (yG +0,5) x S +2 V = 141,07kN

Récapitulons les combinaisons d’action aux états limites dans le tableau suivant :

Tableau 116 : Charge horizontale et verticale à l’ELU et à l’ELS


Longitudinal Mser = 258,00kNm/ml

b = 0,25m h = 1,00m

/ Armatures

a / Armature pour les forces verticales

Aser = 13,9cm², soit 10HA14 = 15,39cm²

Armature de repartition

Ar = A /3 = 5,13cm². Soit 7HA10 = 5,50cm².

Vérification de l’effort de cisaillement

Comme dans le cas précédent, la condition suivante doit être vérifiée sinon on aura besoin
d’armature transversale :

𝑉𝑢

𝜏 = <𝜏

= 0,07 𝑓𝑐28

𝑢 𝑏𝑑 𝑢
𝑏

Pour Vu = 0,132MN alors τu = 0,544MPa < 1,4MPa (valeur calculée précédemment). La


condition est vérifiée.

b / Armature pour les forces horizontales

Longitudinale Mser = 282,81kNm/ml

b = 0,25m h = 1,00m

Aser = 15,3cm². Soit 10HA14 = 15,39cm²

Armature de répartition

Ar = A / 3 = 5,13cm². Soit 7HA10 = 5,50cm².

Vérification de l’effort de cisaillement

Avec Vu = 0,190MN alors τu = 0,783MPa < 1,4MPa Les armatures transversales ne sont pas
nécessaires.

/ Mur de front

/ Calcul des sollicitations

Le mur de front est sollicité par les charges suivantes :

Poids propre ;

Action du tablier sous les charges permanentes et les surcharges d’exploitation ;

Action due au freinage et au raccourcissement ;

Poussée de terre ;

a / Poussée de terre
La poussée de terre est modélisée de la manière suivante :

Figure 40 : Modélisation de la poussée de terre

Les intensités de Q1 et Q2 comme calculés précédemment sont respectivement : Q1 =


27,30kN/m et Q2 = 147,41kN/m.

Avec comme bras de levier pris par rapport au point d’encastrement de la base du mur de
front, on a :

MPoussée = (27,30 x 6,00 /2) + (147,41 x 6,00/3) = 349,42kNm/m

b / Force due au freinage et à la déformation du béton

Avec un point d’application au sommet de la culée, ces forces entraineront entraine un


moment d’intensité :

MFreinage = 22,50 x 6,00 = 135,00kNm/m MRaccourcissement = 6,97 x 6,00 =


41,82kNm/m

c / Action du tablier et du poids de la culée

Le tablier et la culée (sans semelle) vont transmettre un effort normal de compression au


mur de front.

Soit Npermanente la charge permanente transmise par les poids de ces éléments.
Npermanente = 2321,20 + 1235,25 = 3556,45kN équivaut à Npermanente = 395,16kN/m.

Soit Nexploitation la surcharge d’exploitation venant de la superstructure. Son intensité est


de :

Nexploitation = max (RBc ; RA(L)) + RA(t) = max (989,76 ;1280,40) + 58,82 = 1339,22kN
équivaut à Nexploitation = 148,80kN/m

La combinaison de ces sollicitations est résumée dans le tableau suivant :


Tableau 117 : Sollicitation à l’ELU et à l’ELS

/ Armatures

a / Armature longitudinale

La section des armatures se calcule par mètre linéaire de base et par mètre linéaire de
hauteur.

Effort de compression centré maximal supporté par le béton

𝑁𝑏𝑚𝑎𝑥 = 𝑏ℎ𝑓𝑏𝑐 = 14400𝑘𝑁 pour un fc28 = 30MPa et fbc = 0,6fc28

Coefficient de remplissage

𝑁𝑢 772,29

𝜓 = = = 0,053

1 𝑁𝑏𝑚𝑎𝑥

14400

Comme Ψ1 < 0,81 alors déterminons l’excentricité critique

1 + √9 − 12𝜓1

𝜉= = 0,165

4(3 + √9 − 12𝜓1)
Calcul de l’excentricité e

𝑒 = 𝑀𝑢 = 0,98𝑚

𝑁𝑢

Calcul de eNC

𝑒𝑁𝐶 = ℎ= 0,17 𝑚

Comme e > eNC, alors la section est partiellement comprimée.

On déterminera les armatures de la pièce en flexion simple soumise à un moment fictif dont
la formule est :

ℎ ℎ

𝑀𝑢𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓 = 𝑀𝑢 + 𝑁𝑢 (𝑑 − 2) = 𝑁𝑢 (𝑒 + 𝑑 − 2)

𝑀𝑢𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓 = 1119,82𝑘𝑁𝑚/𝑚𝑙

On obtient alors Asfictif = 34,8cm²

La section réelle d’aciers comprimés est la section trouvée ci-dessus ; La section réelle
d’aciers tendus vaut :

𝐴𝑠

= 𝐴𝑠𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓

𝑁𝑢

𝑠𝑢

As = 0,00348 – 0,772 x 1,15 / 400 = 0,00125m²


Après calcul As = 12,59cm². Cette valeur doit être supérieure à l’armature donnée par la
règle du millième et la condition de non fragilité qui s’écrivent :

𝐴𝑠

𝑏ℎ

≥ 𝑚𝑎𝑥 {1000

; 0,23𝑏𝑑 𝑓𝑡28}

𝑓𝑒

On a ainsi Asmin = 10,71cm².

Soit As = 12,59cm². Prenons 12HA12 = 13,57cm²

Comme e > eNC, nous n’avons pas besoin de vérifier la section d’armatures AS par rapport à
la section du béton car l’état ultime peut ne pas être atteint.

b / Armature de répartition

Ar = A / 3 = 4,19cm². Soit 6HA10 = 4,70cm².

c / Vérification de la contrainte tangentielle

Avec la condition à respecter : 𝜏


≤𝜏 où

𝑉𝑢

et 𝜏

= 0,07 𝑓𝑐28

𝑢 𝑢 𝑢= 𝑏𝑑

𝑢 𝑏

Avec Vu = 0,28MN alors τu = 0,36MPa < 1,4MPa

Les armatures transversales ne sont donc pas nécessaires.

/ Semelle sous culée

/ Semelle sous culée

Poids propre :

 Culée : 2304,00kN Charges transmises par la superstructure :

Charge permanente : 2321,20kN ;

Charge d’exploitation : 1339,22kN. Ainsi la charge à prendre en compte est :

A l’ELU : Nu = 8252,85kN ; A l’ELS : Ns = 5964,42kN.

/ Disposition constructive

a / Nombre de pieu sous semelle

Le nombre de pieux sous culée est donné par la formule suivante :


𝑛 = 𝑁𝑢 𝛾 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝛾 = 1,6 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑢𝑙é𝑒

𝑄1

𝑃𝑃

𝑃𝑃

Q1 = 4428,86kN Pour un diamètre de pieux égal à 1000mm. Après calcul, nous avons n =
3,024 pieux soit n = 4 pieux

Pour un fonctionnement correct de la bielle, nous admettons que son angle d’inclinaison est
défini par : 45° ≤ θ ≤ 55°. Prenons θ = 50°.

b / Distance entraxe des pieux

Elle est donnée par la formule :

𝑏′ = 𝐷𝑃 + 2ℎ

2 𝑡𝑎𝑛

Où Dp =0,80 m: épaisseur du mur de front ;

h =1,00 m : la hauteur de la semelle ;

Tout calcul fait, nous obtenons : b’=1,80 m, prenons b’=2 m.

c / Hauteur utile des armatures tendues

0,5 (𝑏′ − 𝐷𝑃) ≤ 𝑑 ≤ 0,7 (𝑏′ − 𝐷𝑃)

Soit 0,80 ≤ d ≤ 1,12 Prenons d =1,00 m.


2

d / Etat limite ultime de la compression de la bielle

Les charges verticales appliquées à la semelle donnent naissance à des lignes de tensions au
niveau de celui-ci en qui peuvent être modélisée par des bielles.

Il est alors nécessaires de vérifier chaque point de contact c’est-à-dire la base du mur et les
têtes de pieu vis-à-vis de la compression afin d’assurer la bonne transmission d’effort.

Figure 41 : Transmission des efforts de compression du mur la semelle

Au niveau de la base de la culée Elle est donnée par l’expression suivante :

𝑁𝑢𝑓

≤ 0,9𝑓

𝑆𝑃𝑠𝑖𝑛2

𝑐28

Où SP = 0,80 x 9,00 = 7,20 m² : section du mur de front sur la culée ;

Nuf = (8252,85 - 1,35 x 1068,80) = 6809,97kN : Charges transmises à la semelle par la culée.
Après calcul, nous avons : 1,63 MPa ≤ 27 MPa
La condition est vérifiée.

Au niveau de la tête du pieu

Nous devons vérifier la relation suivante :

3𝑆0

𝑁𝑢𝑓

(1,35𝐺𝑠𝑒𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒 + 𝑠𝑖𝑛²)𝑓 ≤ 0,9𝑐28

So : section du pieu ;

Gsemelle : poids propre de la semelle

Tout calcul fait, nous avons : 5,58 MPa ≤ 27MPa. La condition est vérifiée.

e / Etat limite de cisaillement du béton

Nous désignons par τuo la contrainte tangentielle conventionnelle qui doit vérifier la
condition suivante :

0 ≤ 1,5 𝑓𝑡28 = 3,6𝑀𝑃𝑎


𝑢

𝑃𝑢 8252,85

𝜏 = =
= 945,34 [𝑘𝑁⁄ ] 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝜏

= 0,94𝑀𝑃𝑎

𝑢0

2𝑏𝑠𝑑

2 × 4,50 × 0,97

𝑚²

𝑢0

La condition est vérifiée, le cisaillement du béton n’est pas à craindre

f / Etat limite de résistance

Armature principale

Pour notre cas, la fissuration est préjudiciable. Les armatures principales inférieures
équilibrent la composante horizontale de la bielle. La section des armatures doit être
majorée de 50% afin de respecter l’état limite d’ouverture des fissures.

La section d’armature est donnée par la relation suivante :

1,5𝑁𝑢

𝐴 = 𝑓𝑒

2 𝑠 𝑡𝑎𝑛
Après majoration, nous trouvons A = 179,18 cm². Soit A =15HA40 = 188,50cm².

Armature complémentaire

Elles sont destinées en partie, de reprendre les éventuels moments de torsion résultant des
écarts d’implantation.

Armature supérieure A’ ≥ 10%A = 17,92cm² Soit A’= 12HA14 =18,47 cm².

Armature transversale

Ces armatures sont constituées par des cadres ou étriers intérieurs répandant sur une
longueur égale d. elles ont un pourcentage de :

⎛𝐴𝑉 = 1 × 𝑢
0× 𝐴

𝑑𝑏

4 𝑓𝑡28

𝑑𝑏

⎨ 𝐴𝑉

≥ 0,20

𝑏𝑑

Tout calcul fait, nous avons Av = 15,27 cm² et Av ≥ 3,76 cm² Prenons Av =10HA14 = 15,39
cm².

Armature horizontale
Les armatures horizontales sont constituées par des cadres réparties entre les armatures
inférieures et supérieures. Leur section totale est égale à :

𝐴ℎ

= [1 𝑢
0 ] × 𝐴 − 𝐴′ 4 𝑓𝑡28

Avec une section minimale à respecter qui est égale à 10%A:

Après calcul, nous obtenons :

Ah = - 0,116 cm² et 10%A = 15,079 cm² Soit Ah =10HA14 =15,39 cm².

Armature de peau

Les armatures de peau sont réparties et disposées parallèlement à la fibre moyenne de la


semelle. Leur section est d’au moins égale à 3 cm² par mètre de longueur du parement.
Prenons 4HA12 = 4,52 cm².

CHAPITRE VIII : ETUDE DE LA PILE

/ Détermination des efforts appliquées sur la pile

VIII_1_1 / Efforts verticaux

Poids propre de la pile

- Chevêtre : 0,80 x 1,20 x 9,00 x 25 = 216,00kN

- Colonne : 3 x 3,14 x (1,00² / 4) x 8,50 x 25 = 500,69kN

- Semelle de liaison : 9,50 x 4,50 x 1,00 x 25 = 1068,75kN

Réaction du tablier
Poids propre du tablier : g x L = 4642,40kN Surcharge A(L) : RA(L) = A(L) x S x lc =
1280,40kN Surcharge Bc30 : RBc = δ x Σ Piyi = 989,80kN Surcharge des trottoirs : Rt = qt x
S = 2q x lt x S = 58,80kN Soit R = 5981,60kN

VIII-1-2 / Efforts horizontaux

Effet du vent

La pression du vent est prise égale à 4,00kN/m² pour le vent extrême et 2,50kN/m² pour le
vent normal.

Effet dû au retrait, fluage et variation de la température : 62,74kN

Effet du courant :

Le courant exerce sur la partie immergée une action hydrodynamique. La valeur de la


résultante R des actions hydrodynamiques est : R = ρKSV².

ρ : Masse volumique de l’eau en kg/m3 ; K = 0,4 : Coefficient ;

S = 6,109 x π x 1 = 19,192 m² : Surface de la pile frappée par le courant (PHEC = 6,109 m) ;

V=2,539m/s (vitesse du courant d’après l’étude hydraulique). R = 4,00 x 19,192 x 2,539² x


1000 = 49488,65N = 49,49kN

/ Stabilité au renversement de la pile

Nous devons vérifier la stabilité dans le sens transversal et longitudinale du pont.

L’étude de ces deux stabilités se fait par rapport à la base de la semelle en respectant la
condition suivante :

𝑀𝑆

≥ 1,5

𝑀𝑅

Avec

MS : Moment stabilisant ; MR : Moment renversant.


La combinaison la plus défavorable qui tend à renverser la pile est celle où il y a vent
extrême entrainant l’absence de surcharge d’exploitation.

Soit la figure suivante :

Figure 42 : Modélisation des efforts sur la pile

Ainsi on obtient :

Tableau 118 : Moment engendré par chaque effort par rapport à O

/ Stabilité transversale

Moment renversant : Mr = 6459,46kN.m

Moment stabilisant : Ms = 30532,24Tm

Comme les sollicitations de renversement sont des actions variables, alors le moment de
renversant est multiplier par le coefficient 1,2 ce qui donne :

Mr = 7751,35kNm d’où

𝑀𝑆

≥ 3,94

𝑀𝑅

/ Stabilité transversale

Moment renversant : Mr = 782,99kN.m

Moment stabilisant : Ms = 14462,64kN.m

D’où :
𝑀𝑆

≥ 18,47

𝑀𝑅

/ Dimensionnement du chevêtre

/ Calcul des sollicitations

La modélisation des charges qui s’appliquent sur la pile s’effectue suivant deux cas bien
distincts :

 En situation de vent normal

Figure 43 : Effort appliqué sur la pile en cas de vent normal

 En situation de vent extrême

Figure 44 : Effort appliqué sur la pile en cas de vent extrême

g : poids propre de la chevêtre ; q : surcharge A(l) + A(t) ;

Fv : Effet du vent ;

Fe : Effet du courant ;

Pour déterminer les sollicitations dans un portique, on a une large gamme de méthode mais
la plus classique est sans doute la méthode de Hardy Cross qui propose une résolution par
relaxation.

Les différentes étapes à suivre sont les suivantes :

Détermination de l’inertie des barres I ( I = bh3 / 12 pour une section rectangulaire et I

= πΦ4 / 64 pour une section circulaire)


Calcul de la raideur R des barres où R = I / L pour une barre encastrée à ses deux extrémités
et R = 3I / 4L s’il s’agit d’une barre encastré d’un côté et articulé de l’autre ;

Calcul des moments d’encastrement parfait des barres : M ;

Répartition et transmission des moments jusqu’à avoir une somme de moment nulle en
chaque nœuds ;

Refaire l’opération pour chaque déplacement de nœuds envisageable.

Après calcul sur Excel, on obtient les valeurs suivantes pour chaque cas de charge :

Tableau 119 : Moment fléchissant en cas de vent normal

Tableau 120 : Moment fléchissant en cas de vent extrême

On peut ainsi en déduire les moments maximaux en chaque barre.

Tableau 121 : Moment fléchissant maxima résultant des deux cas de vent

b = 1,20m; h = 0,80m;

/ Armature des chevêtres


a / Longitudinale

Mser = MCB = 422,87kN. fe = 400MPa ;

fc28 = 30MPa

Soit Aser = 27,9cm² et Amin = 12,75cm². Prenons 9HA20 = 28,27cm²

b / Répartition

Nous avons :

Ar = A / 3 = 9,3cm²

Soit Ar = 9HA12 = 10,18 cm²

c / Armature de peau

Elle est nécessaire si on une longueur de parement supérieure ou égale à 80 cm.

Or notre béton a une hauteur 80 cm, alors nous devons prévoir une armature de peau qui a
pour section 3 cm² par mètre linéaire.

Nous avons Ap = 3cm² soit 2HA14 =3,08 cm²/ml.

d / Vérification au cisaillement

La nécessite des armatures transversale ne doit pas requises si la contrainte tangentielle


vérifie la relation suivante :

𝑉𝑢

𝜏 = <𝜏

= 0,07 𝑓𝑐28
𝑢 𝑏𝑑 𝑢

Avec Vu = VBC = 368,70kN

30

Soit τu = 0,39MPa et La condition est vérifiée.

𝑢 = 0,07 × 1,5 = 1,40𝑀𝑃𝑎 > 0,39𝑀𝑃𝑎

/ Dimensionnement de la colonne

/ Calcul de sollicitation

La colonne est soumise à un effort normal venant de la superstructure et du chevêtre ainsi


qu’au moment de flexion engendré par le courant et le vent.

/ Armature

a / Armature longitudinale

Le calcul des armatures se fera en flexion composée. Il faudra donc suivre les étapes
suivantes :

Longueur de flambement

Etant donné une colonne qui est supposée encastrée dans la semelle de liaison et dans le
chevêtre, alors, sa longueur de flambement est donné par :

𝑙𝑓
= 𝑙0

Ainsi pour l = 8,5m ; lf = 4,25m

Elancement

Son expression pour une section circulaire est de :

4𝑙𝑓

𝜆=

Comme Φ = 1,00m, alors λ = 17

Calcul de l’excentricité e0 :

Selon la valeur algébrique de l’effort normal Nu et celle de l’excentricité e0 par rapport au


noyau central, on pourra dire si cette section est soit entièrement tendue ou comprimé soit
partiellement comprimée.

𝑒 = 𝑀𝑢 = 672,02

= 0,22𝑚 > = 0,13𝑚

0 𝑁𝑢

3081,20 8
Comme Nu > 0 et e0 > D/8 montre qu’il s’agit d’une compression mais avec une excentricité
en dehors du noyau central.

Il s’agit alors d’une section partiellement comprimée.

Calcul de l’excentricité du premier ordre e1 :

𝑒1 = 𝑒0 + 𝑒𝑎

avec ea = max {2cm ; L / 250} = 0,034m : excentricité additionnelle Soit e1 = 0,22 + 0,03 =
0,25m.

Vérification de la stabilité de forme La condition suivante doit être respectée :

𝐿𝑓

≤ 𝑚𝑎𝑥 (15; 20

𝑒1)

Lf / D = 4,25

max (15 ; 20 x 0,25 / 1,00) = 15

Alors, la section peut être vérifiée uniquement en flexion composée, à condition


d’augmenter l’excentricité de e2 qui tient compte de façon forfaitaire l’effet du second
ordre.
Calcul de l’excentricité du second ordre

𝑒2

3𝐿2

= 104𝐷

(2 + Φ
)

avec

𝑀𝐺

𝛼 =

𝑀𝐺 + 𝑀𝑄

Soit α = 1 et Φ = 2 Alors e2 = 0,022m

Sollicitation de calcul en flexion composée Le moment de calcul s’obtient alors par la


formule :

M = Nu (e1 + e2) = 3081,20 (0,25 + 0,022) = 838,09kN.m

Armature

La section d’armature est déterminée par la relation suivante :


4𝐴𝑓𝑒𝑑

= 𝑓2𝑓
𝐷

dont sa valeur dépend de v et μG et c / D avec c = 0,03m : enrobage

= 𝑓2𝑓
𝐷

3,081

= 𝜋(1,0)217 = 0,057

4𝑀

= 3
𝐺 𝐷 𝑓

= 0,06

= 0,03

Grâce à ces valeurs obtenues, on peut lire l’abaque d’intersection dans l’annexe et on a ρ =
0,1.

Ainsi A = 38,38cm² soit 13HA20 = 40,84cm².


Vérification des armatures

La condition suivante doit être vérifiée :

𝑀𝑎𝑥 [4;𝐵0,2𝑟 ] ≤ 𝐴 ≤ 5𝐵𝑟

100 100

Où Br : du béton réduit de 1 cm d’épaisseur sur toute la périphérie de la colonne :

𝜋(𝜙 − 1)2

𝐵𝑟 =

= 7693,78𝑐𝑚²

μ: Périmètre de la colonne exprimée en [m]: μ = πΦ = 3,14 m;

15,40cm² ≤ A ≤ 384,88 cm²

Cette condition est vérifiée

Nous devons aussi vérifier la condition suivante :

𝑁𝑢 ≤ 𝑁𝑢𝑐

𝑁 =𝐵
[𝐵

𝑓𝑐28 𝑓𝑒

+𝐴 ]
𝑢𝑐

𝑟 0,90𝑏

avec

𝛼=

0,85

𝜆 2

1 + 0,2 ( )

35

Après calcul Nuc = 12080kN > N = 3081,20kN.

b / Armature de répartition

Le diamètre des armatures transversales est donné par :

≥𝑙

3
Pour Φl = 20mm alors Φt = 6,67mm ; Soit Φt = 8mm.

c / Espacement

L’espacement doit respecter la règle suivante :

𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{15;𝑙 𝑎 + 10𝑐𝑚; 40𝑐𝑚}

Avec a : diamètre de la colonne

On a alors 𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{30𝑚𝑚; 110𝑐𝑚; 40𝑐𝑚}

Prenons st = 25mm.

/ Semelle de liaison

/ Descente de charge

Poids propre :

- Chevêtre : 9,00 x 1,20 x 0,80 x 25 = 216,00kN

- Colonne : 3 x π x (1,00²/4) x 8,50 x 25 = 500,70kN

- Semelle : 9,50 x 4,50 x 1,00 x 25 = 1068,70kN

Charge venant de la superstructure :

Charge permanente : 4642,40kN

Surcharge d’exploitation : 1339,20kN D’ après la combinaison des charges :

ELU : Nu = 10686,30kN ELS : Ns = 7767,00kN

/ Disposition constructive

Pour un fonctionnement correct de la bielle, nous admettons que son angle d’inclinaison est
défini par : 45°≤ θ ≤ 55°. Prenons θ=50°.

a / Nombre de pieux
Nombre de pieux sous semelle :

Le nombre de pieux sous culée est donné par la formule suivante :

𝑛 = 𝑁𝑈 𝛾 𝑜ù 𝛾 = 1,4 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑝𝑖𝑒𝑢 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑖𝑙𝑒

𝑄𝑙

𝑃𝑃

𝑃𝑃

Ql = 4428,86kN .Pour un diamètre de pieux égal à 1000 mm, on a n = 4pieux.

b / Distance entraxe des pieux

𝑏′ = 𝐷𝑃 + 2ℎ

2 𝑡𝑎𝑛

Où Dp =1,00 m: diamètre du pilier ; h =1,00 m : la hauteur de la semelle ;

Tout calcul fait, nous obtenons : b’=2,18 m.

c / Hauteur utile des armatures tendues

0,5 (𝑏′ − 𝐷𝑃) ≤ 𝑑 ≤ 0,7 (𝑏′ − 𝐷𝑃)

2 2

Alors 0,84 ≤ d ≤ 1,18. Prenons d = 1,00m


d / Etat limite de la compression de la bielle

Au niveau de la base du pilier

L’état limite de la compression des bielles doit être vérifié par la relation suivante :

𝑁𝑢

≤ 0,9𝑓

𝑆𝑃𝑠𝑖𝑛2

𝑐28

Avec SP : Section du pilier = 0,785m²

Nu = (10686,30 - 1,35 x 1068,70) = 9243,42kN : Charges transmises à la semelle par les


piliers.

Après calcul, nous avons : 20,06 MPa ≤ 22,5 MPa La condition est vérifiée.

Au niveau de la tête du pieu

Nous devons vérifier la relation suivante :

3𝑆0

𝑁𝑢𝑓

(1,35𝐺𝑠𝑒𝑚𝑒𝑙𝑙𝑒 + 𝑠𝑖𝑛²)𝑓 ≤ 0,9𝑐28


So : section du pieu ;

Gsemelle : poids propre de la semelle

Tout calcul fait, nous avons : 7,30 MPa ≤ 22,5 MPa. La condition est vérifiée.

e / Etat limite de cisaillement du béton

Nous désignons par τuo la contrainte tangentielle conventionnelle qui doit vérifier la
condition suivante :

0 ≤ 1,5 𝑓𝑡28 = 3,60𝑀𝑃𝑎


𝑢

𝑃𝑢 10686,30

𝜏 = =

= 1187,36 [𝑘𝑁⁄ ]

𝑢0

2𝑏𝑠𝑑

2 × 4,50 × 1

𝑚²

La condition est vérifiée, le cisaillement du béton n’est pas à craindre.

f / Etat limite de résistance


Armature principale

Pour notre cas, la fissuration est préjudiciable. Les armatures principales inférieures
équilibrent la composante horizontale de la bielle. La section des armatures doit être
majorée de 50% afin de respecter l’état limite d’ouverture des fissures.

La section d’armature est donnée par la relation suivante :

1,5𝑁𝑢

𝐴 = 𝑓𝑒

2 𝑠 𝑡𝑎𝑛

Après majoration, nous trouvons A = 167,14 cm². Soit A =14HA40 = 175,93 cm².

Armature complémentaire

Les écarts d’implantation peuvent entrainer des moments de torsion, d’où la nécessité des
armatures complémentaires.

Armature supérieure A’ ≥ 10%A = 17,59cm² cm² Soit A’=12HA14 = 18,47 cm².

Armature transversale

Ces armatures sont constituées par des cadres ou étriers intérieurs répandant sur une
longueur égale d. elles ont un pourcentage de :

⎛𝐴𝑉 = 1 × 𝑢
0× 𝐴

𝑑𝑏

4 𝑓𝑡28

𝑑𝑏

⎨ 𝐴𝑉
𝐴

≥ 0,20

𝑏𝑑

Tout calcul fait, nous avons Av = 24,11 cm² et Av ≥ 4,39 cm² Prenons Av = 12HA16 =
24,13cm².

Armature horizontale

Les armatures horizontales sont constituées par des cadres réparties entre les armatures
inférieures et supérieures. Leur section totale est égale à :

𝐴ℎ

= [1 𝑢
0 ] × 𝐴 − 𝐴′ 4 𝑓𝑡28

Avec une section minimale à respecter qui est égale à 10%A:

Après calcul, nous obtenons :

Ah = 6,24 cm² et 10%A = 17,59 cm² Soit Ah =12HA14 = 18,47 cm².

Armature de peau

Les armatures de peau sont réparties et disposées parallèlement à la fibre moyenne de la


semelle. Leur section est d’au moins égale à 3 cm² par mètre de longueur du parement.
Prenons 4HA12 = 4,52 cm².

CHAPITRE IX : CALCUL DES PIEUX


Les principes de justification des fondations profondes sont conformes à la théorie générale
du calcul aux états limites qui consiste, pour un état limite donné, à vérifier que la charge
axiale de calcul reste égale ou inférieure à la charge maximum de l’élément de fondation.

IX_1 / Détermination de la charge limite Ql par la méthode pressiométrique

/ Calcul de la charge limite de pointe La charge limite de pointe est désignée par :

𝑄𝑃 = 𝐴𝑘𝑝𝑝∗

Avec : A section de pointe ; kP: Facteur de portance ;

𝑃∗ : Pression limite nette équivalente.

Section de pointe Elle est définie par :

𝐴=

𝜋𝜙2

avec Φ : diamètre du pieux.

Pression limite nette équivalente

C’est une pression moyenne autour de la base du pieu. Elle est déterminée de la manière
suivante :

Figure 45 : Représentation de la pression limite nette


On a :

𝑃∗ =

1 𝐷+3𝑎

∫ 𝑃∗(𝑧)𝑑𝑧

𝑙𝑒

3𝑎 + 𝑏

𝐷−𝑏

Avec a = B/2 si B > 1 m ; a =0,5 m si B <1 m ;

B : largeur de l’élément de fondation. Pour un pieu circulaire, B = Φ ;

b = min (a, h) où h est la hauteur de l’élément de fondation dans la couche porteuse. D’après
les recommandations du rapport géotechnique, h = 3Φ

Ce calcul ne cependant valable que dans le cas d’une formation porteuse homogène c’est-à-
dire une couche pour laquelle les valeurs maximales de pl n’excèdent pas deux fois les
valeurs minimales de pl.

𝑃∗(𝑧): est obtenu en joignant par des segments de droite sur une échelle linéaire les
différents

𝑃∗ mesuré.

Facteur de portance kp :

Elles sont données par le tableau suivant :

Tableau 122 : Valeur de kp en fonction du type de sol


D’après le résultat du sondage présenté dans l’annexe, le sol est formé de succession de
couche parfois limoneuse compacte à très compact, alors décidons de classer ce terrain en
argile, limons de classe B sans refoulement du sol lors de la mise en œuvre.

Soit kp = 1,2

On décide d’ancrer les pieux à 20m.

Les paramètres utilisés pour le calcul sont alors :

- D = 20m ;

- a = 0,5m ;

- b = 0,5m ;

- Φ = 1,00m ;

- D + 3a = 21,5m;

- D – b = 19,5m;

L’extrait des valeurs de


𝑃∗ classé dans le tableau suivant:

Tableau 123 : Extrait de l’essai pressiométrique

𝑝∗ = 1

2,00 + 2,05 2,05 + 2,02 2,02 + 2,05

[ × 0,5 + × 1,00 + × 0,50]

𝑙𝑒

(3 × 0,5) + 0,5 2 2 2

= 2,033MPa

Alors Qup = 1915,60kN


/ Calcul de la charge limite de frottement latéral Qs

L’effort total limite mobilisable par frottement latéral sur toute la hauteur h concernée du
fût du pieu est calculé par l’expression suivante :

𝑄𝑠 = 𝑃 ∫ 𝑞𝑠(𝑥)𝑑𝑧

Dans cette expression P désigne le périmètre du pieu et qs(z) le frottement latéral unitaire
limite à la cote z.

Le frottement latéral unitaire limite est donné en fonction de la pression limite nette

𝑃∗ (qui exprime la compacité ou le serrage du sol) par les courbes de la figure ci-après :

Figure 46 : Valeur de qs en fonction de Pl*

Le choix de courbe se fait en fonction de la nature du sol et de l’élément de la fondation.

Tableau 124 : Choix de la courbe Q en fonction de la mode de réalisation du pieu et du type


de sol

Réalésage et rainurage en fin de forage ;

Pieux de grandes longueurs (supérieure à 30 m) ;

Forage à sec, tube non louvoyé ;

Dans le cas des craies, le frottement latéral peut être très faible pour certains types de pieux.
Il convient d’effectuer une étude spécifique dans chaque cas ;

Sans tubage ni virole foncé perdu (parois rugueuses) ;

Injection sélective et répétitive à faible débit.


D’après les courbes et les résultats des essais pressiométriques, nous pouvons déterminer
la valeur de qs.

Comme, le mode de réalisation des pieux s’agit de pieu foré boue et en considérant
l’homogénéité des couches sur les parois du pieux (Argile, limon), on peut en déduire que la
courbe à utiliser est Q1.

Pour Pl* = 1,965MPa, on a qs = 0,04MPa.

Soit Qs = π x 1,00² x 0,04 x 20 = 2,5132MN équivaut à Qs = 2513,27kN. IX-1-3 / Charge


limite totale Ql

Dans le cas général, les pieux travaillent en compression.

L’expression de la charge limite d’un élément de fondation profonde : Ql = QP + Qs

La formule de la charge de fluage en compression Qc, pour les éléments de fondation mise
en œuvre par excavation du sol est donnée par :

Qc = 0,5Qp + 0,7Qs.

Tableau 125 : Charge limite admissible

/ Descente de charge

D’après les descentes des charges effectuées aux études de stabilités des appuis, nous
avons :

Au niveau de la culée :

ELU : Nu = 8252,85kN ;

ELS : Ns = 5964,42kN ;

Au niveau de la pile :
ELU : Nu = 10686,30kN ;

ELS : Ns = 7767,00kN

On obtient alors la charge transmise sur un pieu :

Au niveau de la culée :

ELU : Nu = 2063,21kN

ELS : Ns = 1491,11kN

Au niveau de la pile :

ELU : Nu = 2671,57kN

ELS : Ns = 1941,75kN

/ Justification aux états limites

Nous devons vérifier que la charge transmise par un pieu doit inférieure à la charge
maximale dont les expressions sont :

A l’ELU :

𝑄𝑚𝑎𝑥

𝑄𝑙

1,4

A l’ELS :
𝑄𝑚𝑎𝑥

𝑄𝑐

1,4

Tableau 126 : Vérification de la charge limite par rapport à la charge appliquée

/ Ferraillage des pieux

Supposons que les pieux soumis à des compressions simples :

La longueur de flambement d’un pieu est donné par :

𝑙𝑓

𝑙0

√2

Avec l0 = 20 m : longueur libre du pieu :

Soit lf = 14,14 m.
𝜆=

- L’élancement pour le pieu circulaire s’écrit :

4𝑙𝑓

Pour Φ = 1,00m, alors λ = 56,56

- Le coefficient de réduction a pour valeur :

50 2

𝛼 = 0,60 × ( )

car

50 ≤ 𝜆 ≤ 70

α = 0,468.

/ Armatures
a / Longitudinale

L’armature longitudinale doit vérifier la condition :

𝑀𝑎𝑥 [4;𝐵0,2𝑟 ] ≤ 𝐴 ≤ 5𝐵𝑟

100 1 100

Où Br : du béton réduit de 1 cm d’épaisseur sur toute la périphérie de la colonne :

𝜋(𝜙 − 1)2

𝐵𝑟 =

= 7697,68𝑐𝑚²

μ: Périmètre de la colonne exprimée en [m]: μ = πΦ = 3,14 m;

15,40cm² ≤ A1 ≤ 384,88 cm² Prenons Al = 6HA20=18,85 cm².

Nous devons vérifier la condition suivante :

𝑁𝑢 ≤ 𝑁𝑢𝑐

𝑁 =𝐵
[𝐵

𝑓𝑐28 𝑓𝑒

+𝐴 ]

𝑢𝑐

𝑟 0,90𝑏

𝑠
Avec Nu = 2063,21kN pour la culée ; Nu = 2671,57kN pour la pile.

Après calcul, nous avons : Nuc = 6977,00kN > Nu La condition est vérifiée.

b / Armature transversale

Le diamètre des armatures transversales est donné par :

≥𝑙

Pour Φl = 20mm alors Φt = 6,67mm ; Soit Φt = 8mm.

c / Espacement

L’espacement doit respecter la règle suivante :

𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{15;𝑙 𝑎 + 10𝑐𝑚; 40𝑐𝑚}

Avec a : diamètre du pieu

On a alors 𝑠𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{30𝑚𝑚; 110𝑐𝑚; 40𝑐𝑚}

Prenons st = 25mm.

Après avoir passé à l’étude technique de l’ensemble des composantes de l’ouvrage, il est
essentiel de tenir compte qu’aucun projet n’est envisageable sans qu’on en tirer profit.
Voilà pourquoi il faut passer à ce qu’on appelle étude financière, pour décortiquer les
diverses facettes sur le côté budgétaire d’un projet à réaliser.

CHAPITRE I : PHASAGE DES TRAVAUX

Phase1 :

La phase 1 comprend :
Travaux préparatoires ;

L’amenée d’engins et des matériels pour l’exécution des travaux ;

L’édification de bureau, de magasin, d’ateliers et l’aménagement nécessaire des aires de


stockage et de travail ;

La construction des ouvrages auxiliaires (piste d’accès à la carrière, gite et emprunts). Phase
2 : réalisation des appuis

Constructions des culées :

Forage des pieux ;

Confections des semelles de liaison ;

Confections des différents murs ;

Confections des sommiers d’appui ;

Et mise en place des appareils d’appui.

Constructions des piles :

Excavation du sol ;

Mise en place des palplanches;

Forages des pieux ;

Confection des semelles de liaison ;

Confection des colonnes ;

Confection de chevêtres ;

Mise en place des appareils d’appuis. Phase3 : Réalisation du tablier :

Poutres :

Coffrages des poutres préfabriqués ;

Coffrages des plaques d’abouts préfabriquées ;

Réalisation du ferraillage ;

Bétonnage de la poutre ;

Mise en tension de la première famille des câbles de précontrainte au 7ème jour ;

Transfert du banc de préfabrication vers l’aire de stockage ;


Cachetage des ancrages ;

Préparation de poutre avant lancement (préparation des surfaces de reprise avant


bétonnage éventuelle, déploiement d’armature en attente…) ;

Lancement des poutres ;

Entretoises ;

Coffrages des entretoises ;

Ferraillage de l’entretoise ;

Bétonnage sur place.

Hourdis :

Confection des prédalles ;

Mise en place des prédalles ;

Ferraillages du hourdis ;

Bétonnage ;

Mise en tension de la deuxième famille de câbles à 28 jours d’âge du béton des poutres;

Bétonnage définitif. Phase 4 : finition des appuis

Mises en œuvre des enrochements au niveau de la semelle de fondation ;

Exécution des remblais derrière les culées ;

Mise en place de la dalle de transition.

Phase5 : mise en place des équipements

Revêtement du tablier ;

Mise en œuvre de la couche d’imprégnation et de la couche d’accrochage ;

Fixation des tous les éléments restants (glissière, garde-corps).

Implantations des panneaux de signalisation routière ; Phase6 : phase d’essai et


assainissement

Essai de mise ne charge ;

Nettoyage et balayage ;
Réception provisoire ;

Repli de chantier.

CHAPITRE II : CALCUL DE COEFFICIENT DE MAJORATION DE DEBOURSE

K est obtenu par la formule suivante:

(1 + 𝐴1)(1 + 𝐴2)

𝐾=

1 − 𝐴3

(1 + 𝑇)

Tableau 127 : Coefficient de déboursé

Après calcul, nous avons :

K = 1,435

Nous entendons par :

Frais de chantier, tous les éléments tels que :

Salaires, charges, frais de déplacement ;

Logement de chantier, mobilier, installation de chantier, installation diverse non comprise


dans l’installation du chantier.

Frais d’étude et de laboratoire, tous les éléments tels que :

Frais de laboratoire au titre des essais de convenance’ d’agrément et de contrôle ;


Frais d’étude ;

Frais de conception et de plan.

Les aléas et révision de prix : tous les éléments rémunérant les aléas à la révision des prix ;

Les aléas techniques: aléas et impact technique (évacuation d’accident).

CHAPITRE III : DEVIS QUANTITATIF

Le but est de déterminer les quantités des matériaux nécessaires pour la construction. Pour
le cas des armatures, on détermine le poids des aciers par mètre cube de béton à partir des
résultats de calculs des ferraillages dans l’étude technique.

Les résultats de calculs sont donnés dans le tableau suivant :

Tableau 128 : Devis quantitatif des matériaux

CHAPITRE IV : SOUS DETAIL DES PRIX

/ Numéro des prix

Tableau 129 : Numéro des séries de prix

/ Sous détail des prix

Le but de ce paragraphe est de déterminer le prix unitaire des éléments tels que béton
Q400, Aciers HA, Coffrage,…

Ce prix est donné par :


𝐷

𝑃𝑈 = 𝐾 ×

Où D : total des déboursés ;

K : coefficient des déboursés ; R : Rendement journalier.

Pour notre cas, on va montrer quelques exemples de calcul.

Prix N°210

Désignation : Béton Q400 Rendement : 25 m3/j

Tableau 130 : Sous détail du prix du Béton Q400

Prix N°211

Désignation : Béton Q350 Rendement : 25 m3/j

Tableau 131 : Sous détail du prix du Béton Q350

Prix N°201

Désignation : Couche d’imprégnation Rendement : 2 T/j

Tableau 132 : Sous détail du prix de la couche d’imprégnation

Prix N°213

Désignation : Acier ordinaire HA Rendement : 3550 Kg/j

Tableau 133 : Sous détail du prix de l’Acier HA


Prix N°215

Désignation : Coffrage Métallique Rendement : 75 m²/j

Tableau 134 : Sous détail du prix du coffrage métallique

Prix N°400

Désignation : Forage des pieux Rendement : 621 m3/j

Tableau 135 : Sous détail du prix du forage

CHAPITRE V : EVALUATION FINANCIERE DU PROJET

/ Bordereau Détail Estimatif

L’évaluation de cout du projet est donnée par le tableau suivant en utilisant les prix unitaire
calculés précédent.

Tableau 136 : Bordereau Détail Estimatif

Tableau 137 : Prix de la totalité de l’ouvrage

Arrêté ce présent devis estimatif à la somme de « SEPT MILLIARDS CENT

SOIXANTE DEUX MILLIONS QUATORZE MILLE HUIT CENT DIX ARIARY» (Ar
7162014810Ar).

/ Etude de rentabilité
Un investissement est considéré rentable dans la mesure où le flux des recettes qu’il
rapporte est supérieur à la dépense qu’il représente.

Pour mesurer la rentabilité économique d’un investissement, la théorie microéconomique


classique retient l’appréciation de la rentabilité économique :

Valeur actuelle nette (VAN) ;

Taux de rentabilité interne (TRI) ;

Délai de récupération du capital des investissements (DRCI).

/ Calcul de la VAN

La valeur actuelle nette est la somme des « cash-flows »prévisionnels du projet actualisé au
taux de rendement minimum exigé qui est le taux d’actualisation.

𝑉𝐴𝑁 = ∑ 𝐹𝑃(1 + 𝑖)−𝑛 − 𝐼

𝑖=1

FP : représente les flux de trésoreries des années 1 à n appelé « Cash-flow ». Il est déterminé
par la relation suivante :

FP = (Rn + A) ;

Rn = Recette – Dépense ; A : Amortissement;

FP (1 + I)-P : Cash-flow actualisé; I: Investissement initial;

i: Taux d’actualisation. n : nombre d’année

a / Recette

Selon les enquêtes effectuées, la recette annuelle de la commune s’élève à 698 958 000Ar
avec un taux de croissance annuel estimé à 10%.

b / Dépense

A part le coût d’exécution du projet, pour pouvoir maintenir en bon état un ouvrage routier,
il faut bien les entretenir.
Pour un ouvrage de franchissement qui se fait en béton précontraint, nous estimons qu’il
nécessite un entretien à partir de la dixième année. Le coût est pris égal à 4% de la recette
du projet.

c / Amortissement

Nous considérons une durée de 20 ans pour que notre projet soit amorti.

Le taux d’amortissement linéaire t est estimé à 5%.

D’où, pour n =20, l’amortissement A = I x t = 7 162 014 810 x 0,05 = 358 100 740

Ainsi A = Ar 349 841 152.

Le taux d’actualisation dépend du taux directeur de la Banque centrale et au taux d’inflation


actuelle. Dans notre cas, nous prenons que le taux est de i = 10%.

Les résultats de calculs sont donnés dans le tableau suivant :

Tableau 138 : Valeur actualisée de revenu

Tout calcul fait, on obtient

VAN = 9 659 613 801 +7 162 014 810 = 2 497 598 991Ar.

/ Taux de rentabilité interne (TRI)

Le taux interne de rentabilité correspond au taux d’actualisation qui rendre nulle la valeur
actuelle nette.

Soit x = TIR ; x tel que :

𝑇𝑅𝐼 = {𝑥/ ∑ 𝐹𝑃(1 + 𝑖)−𝑛 − 𝐼 = 0}

𝑝=1
Le TIR est obtenu soit en résolvant l’équation précédent soit en faisant varier le taux
d’actualisation jusqu’à nous aurons de VAN =0.

En raisonnant à partir du théorème de la valeur intermédiaire, il suffit de calculer deux


valeurs de VAN de signes contraires et en tirer le TRI.

Soit i = 13% donne VAN = 18644105 et i = 14% donne VAN = - 613 389 682 Après
interpolation, nous avons, TIR =13,029%.

/ Délai de récupération du capital investi (DRCI)

Le DRCI consiste à mesurer le temps que l’investissement met à récupérer sa de fond. Il est
évident que plus le DRCI est court, meilleur est le projet d’investissement. En faisant le
cumul des cash-flows pendant des années, nous avons que le montant de l’investissement
est compris entre le cumul du cash – flow de la quinzième année et celui de la seizième
année.

Après interpolation, nous avons :

DRCI = 15,63

Soit DRCI= 15 ans 7mois 22jours.

/ Conclusion

Comme la VAN est positive et de plus on a un TRI qui dépasse le taux d’actualisation, alors
on peut dire que le projet est rentable.

Etant donné sa rentabilité financière, il est à noter que l’implantation d’un nouvel ouvrage
sur un lieu pourra provoquer des dommages de type collatéraux c’est-à-dire sur son
environnement récepteur.

Ainsi, la particularité de l’étude à suivre, se focalisera sur l’ensemble des impacts


environnementaux causés par la présence du pont.

CHAPITRE VI : ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAUX

L'étude d'impact sur l’environnement (EIE) est un instrument institue par une loi et des
règlementations afin d’assurer une meilleure intégration des considérations
environnementales au développement et une meilleure utilisation des ressources et du
territoire.
L’EIE sert à prévoir et à déterminer les conséquences écologiques et sociales, positives et
négatives, d’un projet. L’importance relative attribuée aux impacts négatifs devrait aboutir à
la définition de mesures d’atténuation ou de mesures de compensation contribuant à
réduire les impacts. L’étude peut également permettre de développer d’autres alternatives
ou variantes du projet moins dommageables pour l’environnement.

Pour préserver la nature du lieu suivant la charte de l’environnement malagasy, on devra


tenir compte des textes suivants : Conformément a l’article 10 de la loi N° 90-033 du 21
décembre 1990, modifiée par la loi n° 97-012 du 06 juin 1997, les projets d’investissements
publics ou prives susceptibles de porter atteinte à l’environnement doivent faire l’objet
d’une étude d’impact environnemental (EIE).

En application de cet article 10 de la Charte, le décret N° 99 954 du 15 décembre 1999,


portant refonte du décret N° 95-377 du 23 mai 1995 relatif à la mise en compatibilité des
investissements avec l’environnement (MECIE), fixe les règles et les procédures à suivre par
les promoteurs pour la mise en œuvre d’une EIE.

VI_1 / Méthodologie d’évaluation des impacts

La méthodologie adoptée pour l’évaluation des impacts repose sur une analyse multicritère
(intensité, durée, portée) et la combinaison des valeurs des critères pour apprécier leur
importance. L’effet direct ou indirect est tenu en compte car renforce la valeur de
l’importance.

Intensité ou ampleur : définit la gravité de l'impact du projet sur l'environnement. Elle est
fonction de l'ampleur des changements engendrés par le projet sur une composante du
milieu touché. Elle peut être :

Forte (valeur 3) : changement irréversible, modification importante (>50%) de l’intégrité et


de l’utilisation de la composante.

Moyenne (2) : changement réversible, modification partielle (30-50%)

Faible (1) : changement réversible, modification légère (<30%).

Durée :

Permanente (3) : changement continu ou intermittent mais régulier même après le projet ;

Temporaire (2) : changement continu ou intermittent mais régulier durant une phase du
projet ;

Occasionnelle (1) : changement intermittent pendant une phase du projet.

Etendue ou portée mesure la superficie ou l’espace affecté sur une composante du milieu.
Elle varie de :
Régionale (3) : modification totale et ressentie par 100% population

Locale (2) : modification partielle ressentie par la population environnante

Ponctuelle (1) : modification très localisée perçue par une petite portion de la population.

L’importance de l’impact est définie en fonction de la résultante des trois critères ci- dessus
décrits à savoir l’intensité, l’étendue et la durée :

Majeure (≥7) : modification notoire pouvant mettre en danger la vie ou la survie des êtres
vivants

Moyenne (5-6) : changement partiel non dangereux.

Mineure (<5) : changement légèrement perçu et non dangereux.

L’évaluation des impacts est effectuée à l’aide de la matrice d’évaluation à double entrée
combinant les activités de chaque phase du projet et les critères d’évaluation.

Tableau 139 : Critère d’évaluation d’impact

Il convient de considérer surtout les impacts d’importance majeure (valeur ≥ 7).

/ Identification des impacts prévisionnels

Quel que soit le choix de conception de ces ponts, les opérations à mener restent classiques
à la construction d’ouvrages de franchissement.

/ En phase préparatoire

La phase préparatoire considère surtout les impacts rattachés aux opérations d’installation
des sites connexes (base vie, carrières et voies d’accès, Site de dépôt de déchets de chantier,
etc.). Leur aménagement peut compacter le sol ; les déchets épars de base vie, les
entrainements par les eaux de ruissellement de fines particules résultant des éventuels
déblais peuvent polluer les sols et l’eau.

Des impacts sur le milieu biophysique

Ils sont rattachés aux opérations d’exploitation des sites d’emprunt, utilisés pour
l’approvisionnement en terres de remblais nécessités pour l’aménagement des déviations,
tels la perturbation du milieu biophysique, par l’érosion engendrée (défrichement,
décapage de
terres végétales), le compactage du sol dû à la circulation des engins. Ils sont d’ordre
mineur, vu que d’une part le maximum de volume nécessaire n’excède pas les 8000m3, et
que d’autre part ces quantités de remblais seront approvisionnées sur des sites diffus en
milieu écologiquement peu sensible le long de la RN4.

Notons que l’étude APD n’a pas développé d’étude spécifique sur les gites, emprunts et
carrière. Il sera recommandé à l’entreprise de s’approvisionner auprès de fournisseur
disposant de carrière agréé, d’autant plus que la RN4 abonde de carrières déjà exploitées,
localisées en dehors de toute zone sensible.

Des impacts sur le milieu humain

Les conditions d’aménagement des ponts ou des déviations à leur niveau nécessitent le
déplacement involontaire de population. L’analyse des impacts à leur propos se présente tel
que l’occupation définitive par le nouvel emplacement au Pont Manambatromby au PK
374+254, va affecter quatre cases construites en matériaux locaux de construction, et une
dizaine d’arbres fruitiers implantés sur l’emprise de la construction du nouveau pont
définitive. L’impact sur le milieu humain est classé moyen.

Tableau 140 : Impact prévisionnel en phase préparatoire

/ En phase de chantier

Différentes opérations menées sur chantier peuvent être sources d’impacts négatifs pour
l’environnement :

Par rapport au milieu biophysique

L’aménagement de déviations nécessite un besoin en matériaux rocheux (le maximum,


nécessité pour un pont n’excède même pas les 2000 m3).Le prélèvement de ces volumes
sont diffus le long de la RN4, dans des zones dépourvues de sensibilité particulière.

Les résidus de béton, issus de la démolition des anciens ouvrages, l’aménagement des accès
aux nouveaux ponts, pourraient engendrer la pollution par de particules solides et
l’ensablement des cours d’eau, entrainer la rétention et l’accumulation de débris de
branchage charriés par les eaux. Dans tous les cas, l’enlèvement des déchets de démolition
et résidus divers est prévu dans la description du projet.

Les déchets résultant de la démolition d’ouvrage, les déblais des déviations sont à déposer
tous ses déchets sur des sites agréés par la MDC et disposant de PPES développé en
considération de la description du milieu et validé par la MDC. Le cas échéant, Ils peuvent
être cédés aux riverains qui sont intéressés à recueillir des volumes de remblais sur leurs
terrains. Le devenir de ces volumes de déchets doit être traçables, pour qu’on puisse vérifier
que l’entreprise ne se contente pas d’une évacuation directe par entrainement par les eaux
de rivière.

Le transport et le stockage des matériaux engendrent des nuisances sonores, la compaction


du sol. Ces impacts peuvent facilement être limités par le respect des vitesses de circulation,
notamment à la traversée des agglomérations.

Ces activités du projet ne vont occasionner aucun impact négatif significatif additionnel ni
sur les zones sensibles, ni sur le sol ou la végétation. Ils sont tous classés mineurs. Leur
réalisation en respect des règles de l’art suffit à limiter correctement leurs impacts.

Par rapport au milieu humain

L’approvisionnement en matériaux nécessitera 10 allers retours d’unités de camions au


maximum pour le transport des matériaux rocheux et variant de 100 à 525 allers retours
d’unités de camions pour celui des matériaux meubles. Le transport de ces matériaux
présente ainsi des risques potentiels d’accident, notamment aux points de sortie des sites

d’approvisionnement et en cas d’excès de vitesse, catégorisé d’importance moyenne. Aussi,


le plan de gestion des risques et accident doit inclure la validation de l’itinéraire de
transport des camions, adaptée à l’emplacement de chaque site d’approvisionnement de
matériaux, outre la signalisation habituelle des points de sortie des camions.

Les travaux sur l’ensemble des chantiers peuvent être des sources d’accidents divers,
notamment pour le personnel et éventuellement pour les usagers. Les risques sont jugés
d’ordre moyen, car peuvent affecter des vies humaines. Ils sont gérables par simple respect
des règles de l’art sur chantier (port d’EPI, délimitation du chantier, panneaux de
signalisation).

Les travaux sur les ponts engendrent des perturbations des riverains dans leurs activités
quotidiennes et des restrictions de circulation des usagers notamment du fait de la
circulation en demi-chaussée sur les déviations. Ces impacts sont classés mineurs compte
tenu de la courte durée des travaux, et seront atténués par le maintien de la circulation
durant les travaux et la gestion de la circulation alternée sur la déviation ;

L’aménagement des déviations pourrait empiéter sur des zones de cultures utilisées par des
riverains. Ces impacts mineurs sont d’ordre temporaire. Les mesures de compensation y
afférentes ont été négociées avec les PAPs concernées, et les pertes de récoltes seront
indemnisées avant le démarrage des travaux.

La main d’oeuvre allochtone, non accompagnée par leurs familles respectives, peut être
tentée à sortir avec la jeunesse riveraine, avec risque de propagation des MST/VIH-SIDA
(importance moyenne). En sus du règlement du personnel, les entreprises seront tenues de
mettre en place des plans de gestion des risques de propagation des MST/VIH-SIDA au sein
de son personnel.
Des travaux de fouille sur le chantier ou dans les sites connexes peuvent toucher des
vestiges culturels ou fossiles. Ces impacts sont jugés d’importance moyenne, mais les
travaux doivent être immédiatement suspendus en attendant les directives des autorités
compétentes sur les mesures de préservation du patrimoine culturel.

Aucun impact négatif additionnel significatif n’est donc identifié pour l'environnement
humain par rapport à la situation initiale sans projet.

Aucune activité de subsistance ne sera définitivement interrompue durant l’exécution du


projet.

Tableau 141 : Impact prévisionnel en phase de chantier

/ En phase d’exploitation

Comme la circulation sur la route n’est pas interrompue durant les travaux qui sont
habituellement menés en demi-chaussée, la phase d’exploitation correspond à la remise
totale des ouvrages au maître d’ouvrage, en fin de chantier.

Aucun impact notable n’est identifié pour cette phase.

Par rapport au milieu biophysique,

Aucune augmentation des pollutions de l’air pour les riverains par les gaz d’échappement ;

Aucune augmentation du bruit par les véhicules, pour les riverains ne sera notée, ce qui
suppose qu’il n’y aura pas d’augmentation du bruit par les véhicules, ni de modification du
niveau de pollution de l’air pour les riverains par les gaz d’échappement,

Les risques d’érosion engendrés sur les sites de prélèvement de remblais pour
l’aménagement des déviations sont d’importance mineure, car les quantités de remblais à
prélever sont diffuses le long de laRN4.

Il ressort de l’analyse des impacts prévisionnels du projet que ce dernier ne va occasionner


aucun impact négatif significatif additionnel sur l’environnement : ni sur les zones sensibles,
ni sur le sol ou la végétation, vu que la mise en oeuvre des travaux reste sur l’emplacement
actuel des ouvrages.

Par rapport au milieu humain,

Par rapport aux risques d’accidents, les travaux de réhabilitation et de reconstruction vont
améliorer voire renouveler l’état des ouvrages fortement dégradés. Ainsi, le projet va
contribuer à amener un minimum de qualité de calculabilité, et une amélioration du confort
des usagers. Cependant, ceci ne va pas spécifiquement susciter une augmentation
potentielle du trafic, ni un accroissement de la vitesse de circulation sur la route, vu l’état
général de la RN4 d’une part et les localisations tronçonnées des interventions pour la
réhabilitation des petits ponts. Aucun accroissement des risques d’accidents n’est ainsi
envisagé. Sinon, la pose de panneaux de signalisation ou de limitation de vitesse exigée par
le Code de la Route est déjà prévue.

Sur l’ensemble des zones d’emprise et directement concernées par le projet, aucun impact
additionnel significatif ne sera apporté par le projet

Tableau 142 : Impact prévisionnel en phase d’exploitation

/ Mesures à adopter

Les mesures à prévoir pour ce projet sont présentées dans le PGE et à insérer dans le
Dossier d’Appel d’Offres du projet, en sus des mesures environnementales distinguées dans
le Bordereau des Prix.

Par rapport au milieu biophysique

Vu la nature et la faible envergure des opérations, aucun impact sur l’environnement ne


devra survenir sur le milieu biophysique, du fait du projet. Un suivi des règles de l’art
applicables sur chantier et sur les sites connexes suffit pour préserver l’environnement de
la pollution et des effets de l’érosion.

L’enlèvement des déchets résultant de la démolition d’ouvrage ou des produits de fouilles,


l’enlèvement des déviations en fin travaux devra s’effectuer en dehors de période de
grosses pluies.

L’entreprise est tenue de déposer tous ses déchets sur des sites agréés par la MDC et
disposant de

PPES développé en considération de la description du milieu et validé par la MDC.


Par rapport au milieu humain

Les pertes de récoltes résultant de l’occupation provisoire des déviations sur des aires de
cultures seront compensées avant le démarrage des travaux.

Les pertes de biens résultant de la libération de l’emprise des travaux (Pont


Manambatromby) seront indemnisées avant le démarrage des travaux

Pour minimiser les perturbations éventuelles et nuisances aux usagers et riverains, les
dispositions envisagées consistent en :

la mise en place des panneaux de signalisation à l’entrée et à la sortie des têtes de chantier,
lors de la conduite des travaux.

des limitations de vitesse des camions à la traversée des agglomérations, autant pour
minimiser la pollution de l’air par les poussières que pour éviter les risques d’accident

des dispositions pour assurer la circulabilité des usagers sur la route.

Des risques et dangers peuvent survenir pour le personnel de l’entreprise lors des travaux
sur chantier en cas de négligence dans le respect des règles de l’art en matière de sécurité.
Aussi, le port d’Equipements de Protection Individuelle ou EPI est à prévoir, outre le rappel
périodique des consignes de sécurité. Durant les phases de chantier, des dispositions de
matérialisation doivent être apposés autour des aires de chantier pour restreindre la
circulation des personnes non autorisées tels les riverains de la route.

Spécifiquement par rapport au risque de prolifération des MST/ SIDA :

Il incombe à l’entreprise prestataire des travaux d’adopter les opérations classiques de


prévention des risques de transmission de maladies sexuellement transmissibles (MST,
VIH/SIDA) au niveau du personnel sur chantier, suivant les approches préconisées dans la
politique nationale en la matière.

Les responsabilités de l’entrepreneur en la matière prévoient :

la Promotion du plaidoyer par la communication pour le changement de comportement face


à l’IST/VIH/SIDA

la disponibilité de préservatifs pour toute la main d’oeuvre, y compris celle des sous-
traitants

Notons que ces actions pour le personnel de l’entreprise sont autant que possible à
compléter par le plan d’action de sensibilisation de prévention et de lutte, effectué par la
Direction des Impacts sociaux et environnementaux (DISE) du MTP, suivant les mêmes
approches mais ciblant surtout les usagers et les riverains de la route.

Le projet prévoit la reconstruction d’un nouveau pont en amont du pont actuel. La


circulation routière se poursuivra sur le pont actuel pendant les travaux. L’enlèvement de la
voie d’accès au pont actuel n’est pas prévu dans le projet. Toutefois le nouvel emplacement
du pont va nécessiter la destruction de 4 cases entièrement construites en matériaux locaux
et de 16 arbres fruitiers, appartenant à 2 ménages.

L’indemnisation des biens détruits s’élève à 6 188 200 Ar.

Des mesures sont prévues pour l’indemnisation des biens affectés à la sortie du pont sur
l’emplacement même du nouveau pont à aménager,

Les séries de consultations menées depuis 2013 ont rendus les PAPs familiers aux
procédures à suivre pour leur indemnisation.

La base de calcul de l’indemnisation des cases autant que des arbres fruitiers a été fixée par
un comité ad hoc. Les montants d’indemnisation des ménages affectés définis en
conséquence restent supérieurs aux montants présentés par ces derniers. Ainsi, aucun litige
ne devrait survenir. Le cas échéant, tout litige sera porté au comité ad hoc, déjà opérationnel
au niveau des fokontany.

Bien que toutes les études soient parfaites, il n’y aura aucune valeur sans une bonne
réalisation et effectivement un bon contrôle.

CHAPITRE VII : CONTROLE DE TRAVAUX

/ Généralités

Le contrôle des travaux est l’opération qui consiste à faire réaliser un projet conformément
aux plans et spécifications. Le contrôle représente donc, pour le Maître de l’ouvrage
l’assurance d’avoir un ouvrage conforme au projet qui a été conçu, ou à l’objectif qui a été
fixé.

/ But du contrôle

Le contrôle est une opération nécessaire pour passer d’un désir de réalisation à la
réalisation elle-même. A ce titre, il se doit d’être constructif c’est-à-dire d’apporter des
éléments permettant de contribuer à la qualité de l’ouvrage et devra œuvrer dans un esprit
de coopération avec l’Entreprise.

Pour être satisfaisant, le contrôle doit avoir pour objectif :


d’obtenir des matériaux ayant des qualités et des quantités requises et qu’ils soient mis en
œuvre dans les meilleures conditions ;

d’être en mesure de percevoir au plus tôt les insuffisances éventuelles afin d’y porter
remède avant qu’il ne soit trop tard ;

de rassembler les résultats du contrôle en vue de leur exploitation ultérieure ;

assurer le déroulement d’un chantier selon les règles de l’Art.

Enfin, pour être complet et efficace, le contrôle doit s’exercer avant, pendant et après les
travaux.

/ Equipe de contrôle L’équipe de contrôle comprend généralement :

l’ingénieur en Chef du marché, qui représente le Maître de l’Ouvrage et qui a pouvoir de


signature ;

l’ingénieur chargé du contrôle qui a la responsabilité effective du contrôle ;

des Surveillants de travaux responsables du contrôle d’un ou plusieurs échelons


(terrassement, chaussée,…) mais qui n’ont pas généralement pas pouvoir de décision ;

des cellules de services : administratives et laboratoires.

/ Condition requise pour l’exécution d’un bon contrôle

La qualité de contrôle dépend dans une large mesure de la responsabilité et de la


compétence des divers responsables et en particulier de l’Ingénieur chargé de contrôle.

L’expérience montre en effet que quel que soit le degré de perfection d’une étude il se
présente toujours lors de l’exécution des travaux des difficultés imprévues.

Il appartient alors au contrôle d’apporter des solutions rationnelles sur le plan technique et
acceptable sur le plan pécuniaire.

L’ingénieur chargé du contrôle devra donc avoir de nombreuses qualités : bonne expérience
technique, beaucoup de sens critique et surtout de bon sens, des qualités de jugement, une
grande honnêteté intellectuelle et beaucoup de patience aussi.

Pour le cas de notre ouvrage, le contrôle a été assuré par le Laboratoire Nationale du
Travaux Publics et du Bâtiment (LNTPB).
Photo 3 : Visite du LNTPB sur le chantier Manambatromby

/ Techniques de contrôle des travaux d’ouvrage d’art

/ Implantation

a / Principes

L’implantation a pour but de matérialiser sur le terrain la position exacte des divers
éléments de l’ouvrage à construire. Elle comporte d’une part le piquetage général qui fixe

définitivement la position de l’ouvrage et d’autre part, le piquetage complémentaire qui


matérialise les emplacements des divers éléments.

Le piquetage général qui est assuré habituellement par le Maître d’œuvre, consiste à
matérialiser sur le terrain, l’axe longitudinal de l’ouvrage à réaliser et à fixer sur cet axe la
position de l’ouvrage en plaçant un repère correspondant à un point particulier.

Le piquetage complémentaire qui est mis en place par l’entrepreneur, sert à avoir les
précisions topographiques requises pour la réalisation de l’ouvrage. Les axes longitudinaux
et transversaux des appuis et le contour de leur fondation doivent être piquetés.

b / Mode d’exécution de l’implantation

Le piquetage général doit être matérialisé par des repères qui devront subsister pendant
toute la durée du chantier. Ces repères doivent donc être placés hors de la zone où le sol est
susceptible d’être remué en cours de travaux. L’exécution du piquetage général comprend
donc d’une part, la mise en place de piquets à l’emplacement des points que l’on désire
matérialiser et d’autre part, la pose de bornes bien enracinées dans le sol et très visibles qui
permettront en cas de besoin de remettre les piquets en place par des méthodes simples.

L’ensemble de ces opérations doit être décrit dans le procès-verbal de piquetage.

/ Fondation

a / Généralité

L’étude géotechnique faite au stade de projet ne permet de définir les différentes couches
du sol que par interpolation entre les sondages, et elle laisse donc subsister quelque
incertitude.

C’est pourquoi, lors de l’exécution des travaux de fondations, l’ingénieur doit s’efforcer de
compléter sa connaissance du sol d’après les résultats du chantier, et son rôle n’est plus
alors seulement de contrôler mais également de prendre des décisions tenant compte de ce
complément d’information.

b / Fondation sur pieux

Système de forage

Pour la mise en œuvre de pieu sur le pont de Manambatromby, le forage consiste à la fois à
forer puis à colmater directement les pores par un mélange du sol extrait avec de la
bentonite. Cette méthode, moins couteuse, ne peut travailler qu’à une vitesse de 25cm par
heure.

Comme le sol extrait est directement utilisé pour le colmatage, la coupe de terrain lors de
l’étude doit être précise afin d’anticiper la quantité d’argile à additionner.

Photo 4 : Forage d’un pieu

Contrôle

Dans le cas de fondation sur pieux, l’observation directe du terrain de fondation n’est pas
possible. L’appréciation de la conformité du sol rencontré avec les prévisions fournies par
l’étude géotechnique ne peut se faire qu’en rassemblant le maximum d’information lors du
forage.

Le rôle de l’ingénieur est d’assurer que toutes ces observations sont bien effectuées et d’en
interpréter les résultats afin de décider notamment si la côte choisie pour l’arrêt des pieux
peut être maintenue ou s’il y a lieu de la modifier.

Le principal renseignement à recueillir lors de la réalisation des pieux est la présence de


nappe d’eau ou de sol à faible cohésion qui peuvent engendrer des poches d’air aux
alentours de la paroi du pieu.

Voilà pourquoi chaque pieu est muni de trois tubes de réservation pour la réalisation des
essais auscultations soniques.

Cet essai permet de détecter grâce à l’onde sonore la poche de vide éventuel sur la paroi du
pieu.
Si l’essai s’avère positif, une correction au micro pieu s’impose d’où le diamètre du
troisième tube de réservation sur les pieux qui est plus grand (de diamètre 1000mm).

Photo 5 : Tube de réservation

/ Béton

a / Introduction

Lorsque l’ingénieur chargé de contrôle d’un chantier estime que le béton réalisé par un
entrepreneur n’a pas les qualités de résistance requises, il n’y a d’autre choix que de le faire
démolir. En effet, un béton de mauvaise qualité ne peut être amélioré.

L’ingénieur chargé de contrôle doit donc :

veiller à ce que l’entrepreneur fasse ses études de béton en temps voulu pour que même si
un complément s’avère nécessaire, le démarche des travaux de bétonnage ne soit pas
retardé ;

s’assurer que les résultats obtenus sont compatibles avec le respect des résistances requises
;

vérifier au cours de l’exécution que la composition étudiée est bien respectée et que la mise
en œuvre et la cure sont bien effectuées suivant les règles de l’Art.

b / Essai

Les qualités demandées au béton sont d’être résistant mécaniquement, aussi imperméable
que possible, indécomposable et maniable.

Pour arriver à ce résultat, il est absolument indispensable de suivre la procédure figurant au


C.P.C, c’est-à-dire de réaliser successivement :

l’épreuve d’étude :

Elle a pour but de trouver la composition granulométrique qui permette d’obtenir un béton
résistant mécaniquement, aussi imperméable que possible (recherche d’une forte densité)
et indécomposable (choix du ciment).

Les agrégats, le sable et l’eau doivent provenir des carrières du chantier.


L’ingénieur doit se préoccuper de la consistance de ce béton frais en faisant des mesures
d’affaissement au cône d’ABRAMS.

l’épreuve de convenance :

L’épreuve de convenance a pour but de vérifier que la composition granulométrique telle


qu’obtenue lors de l’étude et le matériel de mise en œuvre permettent bien d’obtenir un
béton possédant les caractéristiques mécaniques recherchées.

Il doit ressortir de l’épreuve de convenance que les résistances requises peuvent être
effectivement atteintes sur le chantier. S’il en était autrement, les qualités des matériaux ou
les conditions de fabrication devraient être améliorées et l’épreuve de convenance
recommencée dans les conditions nouvelles.

l’essai de contrôle :

Ces essais permettent de vérifier, a postériori, la qualité intrinsèque du béton sorti de la


bétonnière. L’ingénieur doit particulièrement veiller au respect des conditions de
conservation (20° atmosphère humide puis immersion) car des éprouvettes placées dans
des conditions différentes ne donneront pas de résultats significatifs.

l’essai d’information :

Ils permettent de suivre l’évolution dans le temps du béton de l’ouvrage, compte tenu par
exemple des variations de la température ambiante, et de déterminer à partir de quelle date
l’ouvrage peut être mis en service.

La conservation des éprouvettes doit se faire dans des conditions comparables à celles des
parties d’ouvrages qu’elles sont censées représenter.
Photo 6 : Centrale à béton

c / Granulats, ciment et eau de gâchage

Dans ce domaine, les interventions de l’ingénieur comprennent d’une part des décisions :
agrément des carrières, du ciment, de l’eau de gâchage, et d’autre part des contrôles :
vérification de qualité, de granularité et de propreté.

L’agrément définitif des carrières, du ciment et de l’eau ne peut être donné qu’après
l’épreuve d’étude, mais l’ingénieur doit indiquer dès que l’entrepreneur le consulte, s’il y a
d’autres motifs qu’un échec lors de l’épreuve d’étude, pour refuser la carrière, le ciment ou
l’eau. Il doit exiger dans ce but que l’entrepreneur lui fournisse les résultats d’analyse
chimique de l’eau et des agrégats, et ceux des essais de réception du ciment employé.

Après agrément des carrières, du ciment et de l’eau, l’ingénieur doit assurer que les qualités
des divers constituants destinés à la fabrication du béton restent bien constantes et
identiques à celles des constituants du béton de l’épreuve.

Les vérifications doivent être systématiques, et porter sur :

le choix des veines d’où sont extraits les granulats ;

la propreté des sables (mesures de l’équivalent de sable) ;

la granularité et la forme des granulats ;

l’homogénéité et la bonne conservation des lots de ciment.

Photo 7 : Granulats

Photo 8 : Eau de gâchage

d / Mise en œuvre

Vérification de dosage :
Pour être sûr d’obtenir un béton dont les caractéristiques mécaniques soient conformes au
béton d’étude et au béton de convenance, l’ingénieur doit s’assurer que l’entrepreneur
prend toutes précautions pour que les proportions des divers éléments soient respectées
(en poids sec).

Il y a souvent conflit sur les chantiers entre la nécessité de respecter le dosage en eau prévu
et celle de réaliser un béton qui se mette facilement en place.

C’est là qu’intervient l’ingénieur où il devra trouver un compromis entre la composition


proposé par l’entrepreneur et le béton témoin réalisé lors de l’épreuve de convenance.

Vibration

Le but de la vibration est de serrer le béton frais, facilitant ainsi la mise en place dans le
coffrage. Ce serrage se traduit par une augmentation de densité du béton, qui améliore
considérablement ses caractéristiques finales.

La vibration est obligatoire pour tous les bétons de qualité et l’entrepreneur doit indiquer
dans son programme de bétonnage comment sera effectuée la vibration.

Avant de donner son visa au programme de bétonnage, l’ingénieur doit s’assurer :

de l’adaptation du matériel de vibration aux dimensions de l’ouvrage à réaliser ;

de présence de cheminées de bétonnage suffisantes pour le matériel de vibration prévu


(cheminée supérieure de 1cm au moins au diamètre du vibrateur) ;

de la compatibilité de l’épaisseur des couches à vibrer et du matériel de vibration prévu


(rayon d’action).

Figure 47 : Fonctionnement d’un pervibrateur

/ Armature

a / Façonnage
L’ingénieur doit veiller très attentivement au respect de toutes les recommandations des
fiches d’identification ou des documents analogues établis dans les pays d’origine des
aciers. A ce titre, il doit notamment s’assurer que les aciers à haute adhérence ne sont
soumis ni volontairement ni accidentellement à des pliages non définitifs.

Tout manquement à ces règles risque d’amorcer des fissures dans les aciers entraînant des
risques de rupture brutale sous l’effet des contraintes de service.

b / Mise en place

Lors de la réception des ferraillages, l’ingénieur devra notamment s’assurer que les
armatures sont bien à l’emplacement prévu par les plans et qu’elles ne sont pas susceptibles
de se déplacer lors de la mise en place du béton.

/ Câbles de précontrainte

a / Façonnage

L’ingénieur doit particulièrement veiller à ce que :

la longueur des câbles soit respectée à 1cm près ;

les gaines soient mises en place en les laissant pendre entre leurs points extrêmes et ceux
où la définition du tracé change (point d’inflexion), puis en réglant leur tracé et en ne les
fixant qu’ensuite aux points intermédiaires de façon à éviter toute perte de tension parasite.

b / Mise en tension

Avant le début de l’opération, l’ingénieur doit exiger la remise du programme de mise en


tension qui définit dans quel ordre est effectuée la mise en tension des câbles et quel est
l’allongement prévu pour chacun d’entre eux.

En cours d’opération, l’ingénieur doit suivre l’évolution des allongements en fonction des
pressions. Le tracé du graphe correspondant permet d’obtenir l’allongement réel Δl0 qui
doit être comparé à celui annoncé par le programme de mise en tension.

En cas d’écart supérieur à 5% entre allongement prévus et les allongements réels, il faut
chercher les causes de cette différence et prendre les décisions en conséquence. Ces
décisions sont à prendre par un spécialiste du béton précontraint.

La mise en tension doit être interrompue en cas d’apparition d’anomalie constaté au niveau
du béton ou des câbles jusqu’à ce que les causes aient pu être trouvées et les remèdes
apportés.
Après mise en tension, on procède à l’injection des câbles. L’ingénieur doit particulièrement
vérifier à ce que l’entrepreneur :

insuffle de l’air comprimé plusieurs fois par jour dans les gaines des câbles déjà tendus et
non injectés, pour en chasser l’humidité ;

injecte des câbles dans un délai maximal de six jours en atmosphère normal après leur mise
en tension ;

mesure la quantité injectée dans chaque gaine jusqu’à remplissage complet pour comparer
avec le volume théorique et détecter des fuites éventuelles dans d’autres gaines ;

fasse déborder suffisamment le coulis d’injection après le remplissage pour que l’on soit sûr
qu’il ne reste pas d’air emprisonné dans la gaine.

Le coulis doit être préparé dans un malaxeur à haute turbulence (agitateur électrique à
hélice tournant à 4000tours/mn).

VII-2-6 / Epreuve des ouvrages

a / Généralités

En plus du soin avec lequel il a surveillé l’exécution des travaux, l’ingénieur doit s’assurer
que les ouvrages construits peuvent effectivement remplir le rôle qui lui est attribué :
assurer la circulation des véhicules en toute sécurité.

L’ingénieur doit donc contrôler le comportement global des ouvrages en leur faisant subir
des surcharges qui simuleront la circulation ultérieure des véhicules.

b / Organisation des épreuves

Les épreuves comprennent :

l’épreuve statique qui consiste à appliquer sur l’ouvrage un poids mort voisin de la charge
maximale de calcul et à faire les mesures de flèches et, dans le cas de grands ouvrages les
mesures de rotation sur appui ;

l’épreuve dynamique qui consiste à étudier le comportement de l’ouvrage (enregistrement


des variations de la flèche) au passage d’une surcharge roulante.

Le programme des épreuves doit tenir compte des moyens disponibles et des possibilités de
pesage des camions et engins destinés à constituer la surcharge.
CONCLUSION

Le problème de l’ancien pont à Manambatromby a été jusqu’à présent remplacé par un pont
provisoire. On vient pourtant de montrer que la région qui abrite cette commune regorge de
ressources non négligeable et que le trafic ne cesse d’accroitre. Il faudra alors envisager une
solution à long terme. D’où la construction d’un nouveau pont.

Afin que ce nouveau pont puisse bien s’intégrer dans son milieu, il a fallu effectuer certaines
études relatifs au cours d’eau et au lit de la rivière .C’est à partir de cela qu’on a pu tirer les
dimensions adéquats du futur ouvrage. Ces dimensions ont ensuite servi à effectuer une
estimation sommaire sur les coûts de chaque variante qui peuvent être proposée et nous a
permis d’opter pour la variante en béton précontraint.

Grâce aux règles classiquement utilisée pour le dimensionnement en ouvrages d’art, en


béton armé et en béton précontraint, il nous est été possible de dimensionner chaque
composant du pont afin que ce dernier puisse remplir son rôle en tant que porteur de
convoi.

Tout ce qu’on a avancé jusqu’ici ne nous permet pas cependant d’affirmer directement
qu’un projet doit être impérativement réalisé sans que ce dernier ci soit rentable
financièrement, respectueux de l’environnement. On oubliera sans aucun doute la
participation active d’un ingénieur de contrôle au cours d’un chantier pour veiller au
respect de la Règle de l’Art.

Vue la demande accrue en terme de chargement des transporteurs employant cette route, il
serait préférable de dimensionner les ouvrages avec une charge plus élevée que celle
utilisée normalement.

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