Memoire IMRED Complet
Memoire IMRED Complet
IMRED)
I. INTRODUCTION
II. MÉTHODES
PARTIE I : JUSTIFICATION DU PROJET
Ar : Ariary
BA : Béton Armée
BP : Béton Précontrainte
FP : Fissuration Préjudiciable
FPP : Fissuration Peut Préjudiciable FTP : Fissuration Très Préjudiciable HA
: Haute Adhérence
HT : hors taxe
MO : Main d’œuvre
N° : Numéro
PK : Points Kilométriques
PU : Prix Unitaire
RN : Route Nationale
U :Unité
Minuscules latines:
Ar : Armature de répartition
C : Coefficient de débit
M : Moment fléchissant
P : Périmètre mouillé
Q : Débit de crue
Qc : Charge de fluage
R : Rayon hydraulique
S : Surface mouillée
Minuscules latines
e : Enrobage, excentricité
g : Accélération de la pesanteur
C : Coefficient de rugosité
z : Bras de levier
Minuscules grecques
φ : Angle
Majuscules grecques
INTRODUCTION
Madagascar figure parmi les plus beau pays du monde, notamment par sa biodiversité
majoritairement endémique, la grande richesse qu’elle renferme mais aussi par cette
population chaleureuse et accueillante.
Nous allons aborder sur la province de Mahajanga qui est bien évidemment reconnu pour
être une destination touristique et surtout une région constamment chaude. Ce joyau risque
pourtant d’être à l’écart du monde si toutes les infrastructures permettant d’y accéder sont
dans des états déplorables.
C’est essentiellement dans ce but qu’est née l’initiative de l’Etat Malagasy à rénover les
principaux ouvrages reliant cet axe routier à savoir la Route Nationale N° 4.
Il est bien difficile de définir la nécessité de construire un nouvel ouvrage sur un lieu sans
avoir une idée bien tangible du potentiel qu’il renferme. Notre première partie abordera
alors la justification du projet.
Viens ensuite, les études préliminaires pour caler les dimensions du futur ouvrage et
l’estimation sommaire de la variante la mieux adaptée. Nous en ferons la deuxième partie.
La dernière mais pas le moindre, on terminera avec une étude de factibilité qui portera sur
l’étude financière et l’étude d’impact environnemental. Nous rajouterons à tout cela le
contrôle des travaux qui met en valeur la poste clé qu’un ingénieur tient au cours d’un
chantier.
/ Contexte du projet
/ Localisation du projet
Les dernières visites ont montré que la partie en BA est fortement dégradée et a été
remplacée par un pont Bailey en Mai 2014 :
La partie métallique ne montre aucune défaillance majeure mais ne comporte qu’une seule
voie de circulation. Elle ne répond plus aux exigences du trafic actuel. La solution à long
terme est de construire un nouveau pont.
Photo 2 : Emplacement du nouveau pont à côté du pont Bailey
/ Zone d’influence
La zone d’influence du projet est celle qui est délimitée par les zones d’impact, et pouvant
bénéficier directement de la présence de ce projet.
Le climat de la région est de type tropical sec avec une alternance entre saison sèche de
7(sept) mois, d’avril à novembre, et une saison humide de 5(cinq) mois, de novembre à
avril.
A / Température
B / Pluviométrie
C / Vent et cyclones
Cette région n’est pas classée comme zone cyclonique. Les cyclones qui viennent de l’Océan
Indien arrivent sur cette zone déjà affaiblie, apportant de fortes précipitations, mais ne sont
plus violents ni dévastateurs, exception faite du cyclone Gafilo en 2004 qui, même si s’étant
formé dans l’Océan Indien, n’a pas perdu de force lorsqu’il a traversé la partie Ouest de l’île.
/ Contexte sociaux
/ Etat de la population
Les zones rurales sont moins équipées de dispositifs sanitaires. Ils sont inégalement
répartis à l’intérieur des Communes. On constate un effort conséquent ces dernières années,
néanmoins, une insuffisance et un déséquilibre dans la répartition du personnel soignant
ont été constatés. On trouve différents types de centres de soins qu’on peut voir dans le
tableau suivant :
Avec cette répartition, la formation sanitaire la plus proche se trouve à moins de 5km dans
les districts de Maevatanana et Tsaratanana. A Kandreho, ce sont les 56% des formations
sanitaires qui se trouvent à moins de 5km de la majorité des habitants, 20% entre 5 et 10km
et un quart se trouve à plus de 10km.
/ Education
Plus de la majorité de la population active de la région n’a suivi que l’école primaire et 1/3
est analphabète. Les écoles sont souvent loin des habitants ou même sont inexistantes dans
certaines communes. Les conditions pour rejoindre les écoles sont ardues : les enfants
faisant les parcours à pied ou même en charrette. Ce taux élevé de la population qui n’a pas
suivi l’école secondaire et l’enseignement supérieur (89,4 %) entraîne un impact négatif sur
le développement de la dynamique entrepreneuriale dans la région.
Le tableau ci-dessous montre les infrastructures scolaires dont dispose chaque district :
/ Contexte économique
/ Agriculture
La région se distingue par la grande diversité de ses ressources agro-pédologiques qui lui
permet d’avoir une gamme diversifiée de cultures sur les immenses plaines alluviales, le
long des couloirs de baiboho et des bas-fonds inondables. Le calendrier agricole de la
région, qui se base sur le rapport entre le niveau topographique et le niveau des crues,
repose sur trois cycles culturaux :
Les cultures ASARA se pratiquent à un niveau nettement supérieur à celui des crues. Elles
s’étendent de novembre à mars et sont appelées aussi « cultures pluviales » car elles
nécessitent beaucoup de pluie ;
Les cultures ATRIATRY de mars à juillet se pratiquent à un niveau plus bas, sur les terres
qui viennent de subir la décrue, on espère ainsi que le sol gorgé d’eau puisse résister à la
longue saison sèche ;
Les cultures JEBY, quant à elles, sont les cultures de pleine saison sèche, entre mai et
octobre. Elles se situent dans les endroits les plus humides, aux abords des lacs et des
rivières. La surface cultivable est assez généreuse puisque celle-ci s’étend sur 1 682 751 ha
soit autour de 56 % de la superficie totale de la région.
C’est dans le district de Maevatanana que se trouve la plus grande portion de terres
propices à la culture (1 041 000 ha), ensuite Tsaratanana (616 200 ha) et enfin Kandreho
(25 551 ha). Toutefois, par manque d’infrastructures et d’encadrement technique des
paysans notamment, très peu de ces terres sont réellement cultivées. Ainsi, dans le district
de Maevatanana où la surface cultivable est la plus importante, seules 2,4 % de celles-ci sont
réellement cultivées. Par rapport au niveau national où les surfaces réellement cultivées
sont de l’ordre de 51,7 %, la proportion dans la région n’atteint que 4,5 %.
Les agriculteurs en grand nombre dans la région n’utilisent encore que très peu les
méthodes de production améliorées. De plus les infrastructures d’appui aux paysans telles
que les dépôts d’engrais et de semence sont inexistants dans la région. Les habitants
privilégient encore en premier lieu, l’agriculture de subsistance et du fait du manque
d’industries de transformation, les produits phares demeurent inexploités et ne lui
apportent pas de valeur ajoutée.
Le manioc est cultivé comme culture d’appoint sur 7,1 % des surfaces totales cultivées et 7,9
% des surfaces cultivées en cultures vivrières. Tandis que l culture du haricot se pratique
dans les zones inondables de baiboho longeant le fleuve, c’est pourquoi, cette culture ne se
rencontre qu’en saison Jeby, après le retrait des eaux d’inondation de mi-avril à mi-mai.
La superficie cultivée en manioc est plus ou moins stagnante et le rendement est bas,
environ 6 tonnes à l’hectare. Le rendement du maïs est généralement bas (0,58 t à
l’hectare).
/ Elevage
L’ensemble de la région offre des conditions naturelles assez favorables à l’élevage. En effet,
elle est composée de plateaux à savanes, de dépressions enfermant de nombreux points
d’eau et des zones de baiboho offrant de vastes pâturages. En général, on distingue trois
systèmes d’élevage dans la région :
l’élevage de type extensif qui est répandu dans toutes les zones ;
Le cheptel bovin est prédominant, il représente 2,89% du cheptel national, viennent ensuite
les porcs. Le petit élevage et l’apiculture sont aussi présents dans la région.
/ Pêche
La région n’étant pas bordée par la mer, les activités de pêche de la région dépendent
surtout de ses lacs. D’autre part, la grande partie de la production de la pêche est
autoconsommée ou vendue sur le marché local. Ainsi, d’après les enquêtes du CREAM en
2009, la pêche en eau douce utilisant les méthodes de pêche traditionnelle est l’activité la
plus pratiquée dans la région et celle-ci est surtout pratiquée dans 47,06 % des communes
de Maevatanana. Vient ensuite la pisciculture qui elle aussi se pratique surtout dans le
district de Maevatanana par 17,65 % de ses communes. La rizipisciculture ainsi que
l’aquaculture ne sont pas exercées dans la région.
/ Ressources minières
La Région Betsiboka recèle dans son sous-sol beaucoup de richesses, en particulier l’or qui
assure des revenus consistants à la population (60 à 80 % sont des orpailleurs). Le quartz,
le béryl et le gypse y sont également extraits mais intéressent peu d’habitants en raison du
problème de débouchés. La majorité des extractions se font de manière informelle,
traditionnelle et artisanale dans l’eau des rivières ou les mines informelles. Les enquêtes du
CREAM en 2009 ont permis de dénombrer 10 acheteurs de pierres et métaux précieux
possédant un local fixe dans la région et qui sont situés à Kandreho. A part le lavage, aucune
manipulation n’est faite dans la région et les produits sont évacués sous leur forme brute
dans les régions voisines.
Après l’or, l’extraction de chromite fait la réputation de la région. La société d’Etat Kraoma,
située dans le Sud du district de Tsaratanana, assure principalement l’extraction. Cette
entreprise très florissante assure l’exportation vers le Japon, la Chine, l’Europe et les Etats-
Unis et a réalisé, depuis sa création en 1969, un tonnage autour de 4 millions de tonnes avec
une moyenne de 100 000 t/an7. Elle assure ainsi un revenu régulier pour la région.
D’autres minerais ont fait aussi la renommée de la région dont le quartz de Kandreho et le
gypse de Mahazoma.
la forêt rizicole ;
la réserve Spéciale de Kasijy, la plus grande réserve naturelle de la région puisqu’elle couvre
22 956 ha. Celle-ci bénéficie d’une protection de niveau IV signifiant une aire de
conservation des habitats ou des espèces avec intervention au niveau de la gestion ;
le site de Kamoro, 5.522 ha, également sous protection temporaire. II-3-6 / Tourisme
La réserve spéciale de Kasijy, avec une superficie de 19 800 ha, s’étend à l’Ouest du fleuve
Mahavavy. Elle compte 15 espèces de mammifères, 22 espèces de reptiles et 67 espèces
d’oiseaux. Sur ces espèces d’oiseaux, cinq figurent dans la liste de l’Union Internationale
pour la Conservation de la Nature (UICN). Ces espèces sont presque toutes endémiques de
Madagascar et sont pour la majorité forestière.
Le fleuve Betsiboka le plus grand fleuve de Madagascar est aussi une des curiosités de la
région. Il se caractérise par ses chûtes tumultueuses et sa couleur rougeâtre due aux
quantités impressionnantes de terres qu’il charrie.
La ville de Maevatanana, une des villes les plus chaudes du pays, dispose d’un important
relais de taxis-brousse qui relie l’axe Antananarivo et Mahajanga. On y retrouve de jolis
modèles d’architecture classique-tel que le monument des Français datant de 1 895 et un
marché riche en artisanat et produits miniers.
II-3-7 / Transport
a / Transport routier
Le réseau routier est le lien naturel qui permet de relier les communes et les districts d’une
région entre eux et assure sa liaison avec le reste du pays. Sa vocation est de permettre les
échanges ainsi que les transferts de biens ou de personnes.
tous ces problèmes, le coût de transport est très cher, plus de 200 Ar à 500 Ar par km en
période de pluie9. En matière de transport, la liaison entre Kandreho et la RN4 est
handicapée par l’absence du pont sur l’Ikopa.
b / Trafic fluvial
La région est composée d’un dense réseau fluvial. Il est le seul moyen approprié pour
désenclaver certaines Communes, comme le cas de Mangabe, au nord de Maevatanana et
Kandreho. Le réseau est plus fonctionnel en saison des pluies.
/ Objectif
Le trafic est le nombre total de véhicules par catégorie circulant sur un axe routier bien
déterminé. Il sert à évaluer l’importance du réseau sur les activités économiques et le
déplacement de la population dans les zones d’influence.
/ Taux de croissance α
Avant de faire l’étude sur le trafic futur, il faut connaître d’abord le nombre de trafic qui
passe. Ce tableau nous fournit les données obtenues auprès de la commune.
Source : ARM
100
𝛼=
Avec :
𝑇𝑛 (
𝑇0
− 1)
T0 =T2006 = 226 ;
/ Trafic actuel
Nous pouvons estimer l’évolution de trafic sur la RN4, suivant une loi exponentielle :
𝑇𝑛 = 𝑇0(1 + 𝑛
)𝑛 +1
On a :
/ Trafic futur
En utilisant la formule ci-dessus, le volume du trafic est donné par le tableau suivant :
Tableau 12 : Trafic futur
Apres avoir effectué l’étude socio-économique de cette région, on constate que la région
Nord-Ouest de Madagascar a un fort potentiel économique élevé. La mise en œuvre d’une
infrastructure routière sur cette région est donc très importante pour le désenclavement.
L’étude de trafic nous affirme que ce trafic va s’améliorer dans les 50 ans qui viennent. Alors
il est donc nécessaire que le projet soit à deux voies de communication.
Afin de bien caler les dimensions de l’ouvrage, il est primordial de tenir compte des
paramètres de la rivière à franchir d’où la nécessité de faire une étude hydrologique pour le
calcul du débit maximal pour un temps de retour donné T et une étude hydraulique qui
donne la côte sous poutre du pont en fonction de ce débit.
CHAPITRE I : ETUDE HYDROLOGIQUE
/ Généralités
Afin de bien s'adapter au site où il sera implanté, un pont doit être conçu selon les
paramètres relatifs à ce site.
L’hydrologie est la science qui étudie la répartition et l’équilibre de l’eau dans la nature et
l’évolution de celle-ci à la surface de la terre et dans le sol sous ces trois états : solide,
liquide et gazeux. Nous parlerons ici l’hydrologie continentale qui étudie une partie du cycle
de l’eau depuis les précipitations qui atteignent le sol jusqu’au retour de l’eau à l’océan
suivant des voies plus ou moins longues et plus ou moins rapides.
Un bassin versant ou bassin de drainage de rivière relatif à un exutoire donné d’un cours
d’eau est définit comme la totalité de la surface topographique drainée par ce cours d’eau et
ses affluents à l’amont de l’exutoire. Tous les écoulements qui ont pris naissance à
l’intérieur de cette surface doivent traverser cet exutoire avant de poursuivre leurs trajets
vers l’aval.
Le périmètre(P), la surface (S) et la pente (I) du bassin versant sont obtenus auprès de la
Direction de la météorologie et de l’Hydrologie :
/ Indice de compacité
L'indice admis pour caractériser la forme d'un bassin versant est l'indice de compacité de
GRAVELIUS qui est le rapport du périmètre du bassin à celui d'un cercle de même surface
𝐾𝑐 = = 2√𝜋
𝑆
0,28 𝑃
√𝑆
Kc = 1,625
/ Rectangle équivalent
𝐿 = 2,45 √𝑆
L = 33,77091944 km
Dans l'hydrologie, la détermination des débits de crues est généralement ajustable à de très
nombreux lois statiques mais on n'utilise que la loi qui fait intervenir que peu de
paramètres et facilement utilisable. Ce sont :
La loi de GIBRAT-GALTON ;
/ Loi de GIBRAT_GALTON
La loi de GALTON s'appelle également loi log-normale ou loi gausso-logarithmique car son
expression est proche de celle de la loi normale à une anamorphose près, de type
logarithmique, sur la variable. On peut, en effet, lui donner la représentation suivante :
1 𝑢
𝐹(𝐻) = ∫ 𝑒
−𝑢²
2 𝑑𝑢
√2𝜋 −∞
𝐻̅ = ∑ 𝐻
𝑖=1
𝐻̅ = 126,812
Calcul de l’écart-type
∑𝑁 (𝐻𝑖 − 𝐻̅ )²
𝜎= √ 𝑖=1
𝑁−1
σ = 56,67
𝜇3
(𝑁 − 1)(𝑁 − 2)
∑(𝐻𝑖
− 𝐻̅ )3
μ3 = 97338,09
Calcul de H0
1,517
𝑎=
√log(1 + 𝜎² )
(𝐻̅ − 𝐻0)²
Calcul de b
1,513
𝑏= − 𝑎𝑙𝑜𝑔(𝐻̅ − 𝐻 )
d' où a = 13,14
𝑎 0 d’ où b = -32,83
Les calculs des hauteurs de pluie de fréquence donnée peuvent alors se faire avec l’aide
d’une table de GAUSS qui donne les valeurs de u pour chaque valeur de F pendant un temps
de retour T donnée.
La loi de GUMBEL traduit assez bien une distribution dans laquelle les crues de fréquence
rare émergent à peine d’une série d’autres crues de niveaux voisins. Par contre, elle
représente mal les crues exceptionnelles des régions tropicales. Cela tient au fait, qu’à
l’image de la loi de GAUSS, elle régit les écarts absolus dq des débits et non leurs écarts
relatifs dq/q.
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−𝑢
et 𝑢=𝐻
(𝐻 − 𝐻 0)
1
𝐻̅ = ∑ 𝐻
𝑖=1
= 126,812
Calcul de l’écart-type
∑𝑁
𝑖= √ 𝑖=1 = 56,66
𝑁−1
= 0,78𝜎
𝛼
𝐻0 = 𝐻 − 0,45𝜎
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−0,0226(𝐻−101,31)
Avec T qui désigne la période de retour et u = -ln (-ln(F)), les hauteurs de pluie pour cette
loi sont :
/ Loi de FRECHET
Sa fonction de répartition est la même que celle de la loi de GUMBEL mais la variable est
réduite.
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−𝑢
avec
𝑢 = 𝑙𝑛𝐻
( − 𝑙𝑛𝐻0) = −ln(−𝑙𝑛𝐹)
𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ = ∑ 𝑙𝑜𝑔𝐻𝑖
𝑁
𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ = 2,061
Calcul de l’écart-type
𝑁−1
σ = 0,198
Calcul de α et logH
Avec
= 0,78𝜎
u = 6,465(logH- 1,971)
Pour la loi de FRECHET, les hauteurs de pluies sont classées dans le tableau suivant :
Elle fait partie des lois exponentielles généralisées. Sa fonction de répartition s'écrit :
𝐹(𝐻) = 1 − 𝑒−𝐴(𝐻−𝐻0)𝑛
−1
Γ1. 𝜎
𝐻 = 𝐻̅ − et
𝜎²
2𝑛
√Γ − Γ2
𝐴=[ 2]
2 1 Γ2 − Γ 1
Avec Γ1, Γ2 et Γ3 sont les paramètres d'Euler ;
où Γ1 = 𝛤
(𝑛 + 1)
Γ2 = 𝑛
(2𝑛 + 1)
Γ3 = 𝑛
(3𝑛 + 1)
(𝑛) = 𝜇3
𝜑
𝜎3 et
𝐻̅ = 126,812
Γ2 (1,929) = 0,9720
Γ3 (2,393) = 1,2368
La loi de Pearson III est utilisée souvent pour l'analyse statique des débits extrêmes : crue et
étiage.
u = aH
𝐹(𝐻) =
𝑎𝛾
𝛤(𝛾)
∫ 𝑒−𝑎𝐻𝐻−1𝑑𝐻
Dans cette formule, Γ est la fonction d'Euler et a,γ sont les paramètres d'ajustement. On
obtient la valeur de γ par la formule :
(𝑙 ) = 𝑜𝑔𝐻̅ − ∑ 𝑙𝑜𝑔𝐻
𝐻
𝑁 𝑖
φ(H) = 0,0425
Après lecture du tableau dans l'annexe qui donne une valeur de φ en fonction γ, on a :
γ = 5,60
𝑎=
𝐹(𝐻) =
𝑎5,60
𝛤(5,60)
∫ 𝑒−0,0441𝐻𝐻4,60𝑑𝐻
Pour déterminer les hauteurs de pluie de fréquence donnée, nous utiliserons la table de
PEARSON qui donne F(u), en fonction de la variable réduite u et du paramètre γ
/ Test de validité
a / Généralités
Le test de validité de l’ajustement permet de juger si les lois appliquées sont parfaitement
acceptables ou non. Pour représenter la distribution statistique des H (24, T), des lois
convenables qui fournissent le résultat relativement bien groupé très homogène. L’un des
tests le plus utilisés est le test de khi-deux χ².
b / Méthode
L’échantillon des N valeurs classées par ordre décroissant ou croissant est divisé en k
classes arbitraires telles que chaque classe i contienne au minimum un nombre ni ≥ 5 des
valeurs expérimentales ;
Nous déterminons les nombres théoriques des valeurs contenues dans la classe i par la
relation suivante
Avec
𝜒2
=∑
𝑖=1
(𝑛𝑖 − 𝑖𝜈)²
vi : nombre théorique des valeurs contenues dans la classe i Cette répartition dépend du
nombre de degré de liberté λ= k-1-p k : nombre de classe d'échantillon;
c / Test de χ²
1 𝑢
𝐹(𝐻) = ∫ 𝑒
−𝑢²
2 𝑑𝑢
√2𝜋 −∞
Pour déterminer les valeurs vi, nous remplaçons H de la formule de u par les valeurs aux
bornes de chaque classe puis nous déterminons F (H) correspondant à l’aide de tableau de
GAUSS en Annexe et on calcule vi à l’aide de sa formule.
Calcul de vi
Calcul de χ² et P(χ²)
2 = ∑ (𝑖 − 𝑖)²
𝑛
𝑖=1
χ² = 2,80
Les tables de PEARSON donnent pour ces valeurs une probabilité de P(χ²) = 0,096.
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−0,0226(𝐻−101,31)
Calcul de vi
Tableau 22 : Valeur de vi pour la loi de GUMBEL
L’ajustement est satisfaisant, ce qui montre que la loi de GUMBEL est valable pour
l’échantillon étudié.
Calcul de vi
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−6,465(𝑙𝑜𝑔𝐻−1,971)
Calcul de vi
χ² = 4,38
λ=2
L’ajustement est satisfaisant, ce qui montre que la loi de FRECHET est acceptable pour
l’échantillon étudié.
𝐹(𝐻) =
𝑎5,60
𝛤(5,60)
𝑄
∫ 𝑒−0,0441𝐻𝐻4,60𝑑𝐻
Calcul de vi
On obtient alors
χ² = 3,208
λ=2
La loi de PEARSON III est acceptable pour représenter la distribution statistique des 25
échantillons des pluviométries annuelles étudiées.
Toutes les lois sont acceptables pour représenter la distribution statistique des hauteurs de
pluie à Maevatanana.
Nous adoptons à la loi de GUMBEL qui est la plus fiable pour représenter les valeurs des
averses pour les différentes périodes afin de bien caler l’ouvrage pour assurer sa sécurité.
/ Intervalle de confiance
a / Notion
b / Degré de confiance
C’est la probabilité pour que la vraie valeur se trouve dans l’intervalle. Le choix de ce degré
de confiance dépend du risque que le projeteur accepte. Il est choisi d’autant plus élevé que
l’on cherche la sécurité. Les valeurs communément admises sont :
95% pour les projets importants économiquement et/ou exigeant une sécurité élevée ;
70% pour les projets d’importance économique moindre et/ou n’exigeant une sécurité très
poussée.
Dans notre cas, nous allons déterminer l’intervalle de confiance selon la loi de GUMBEL au
bout de temps de retour T=50 ans car la durée de vie de nouvel ouvrage est estimée à ce
temps.
Si H est la valeur donnée par la loi de GUMBEL pour les averses théoriques de temps de
retour T, la valeur réelle HT des averses est telle que
H - K2σ ≤ Hc ≤ H - K1σ
K1 et K2 étant les coefficients fournis par les graphiques dépendant du seuil de confiance
fixé 95% ou 70% et de la racine carrée de la taille de l’échantillon.
σ : ecart-type
d / Conclusion
Pour notre choix de période de retour T= 50[ans] et pour un seuil de confiance 95%, la
pluviométrie théorique H(24,50) = 273,75 mm de GUMBEL tombe très bien dans l’intervalle
de confiance] 172,91 ; 334,97[.
a / Formule de DURET
Le bassin mesure 190 Km², on peut donc le classer dans la catégorie des grands bassins de
Madagascar (S > 150 Km²).
𝑄 = 𝐾𝑆∝𝐼0,32𝐻(24, 𝑇) [1 − 36 ]²
𝐻(24,𝑇)
QT : Débit maximal
H (24, T) : hauteur maximal de l’averse en [mm] de durée 24h S : surface du Bassin Versant
Avec notre intervalle de confiance, le débit à 50ans donné par la formule de DURET est
compris entre Q50 = 352,69m3 et Q50 = 868,20m3
𝑄𝑇 = 0,002𝑆0,8𝐼0,32𝐻(24, 𝑇)1,39
QT : Débit maximal
H (24, T) : hauteur maximal de l’averse en [mm] de durée 24h S : surface du Bassin Versant
Après calcul, nous avons compris entre Q50 = 335,74m3 et Q50 = 841,80m3
Le calcul hydrologique fournis avec les données du pont a montré une crue de période de
retour de 50ans valant 750m3.
Cette valeur rentre bien évidemment dans notre intervalle de confiance.
La formule la plus utilisée pour déterminer cette hauteur est celle de Manning- Strickler qui
s’écrit comme suit :
2 1
𝑄 = 𝐾 × 𝑆 × 𝑅3 × 𝐼2
dont K : Coefficient de Strickler qui désigne l’état des berges et du fond du lit.
′ ℎ²
2 𝑃 = 𝑏 + ℎ√𝑚2 + 1 + ℎ√𝑚′2 + 1
Avec
b = 36m ;
m = m’ = 2,5 ; K = 30 ;
I = 0,10% ;
Un autre moyen de résolution consiste à tracer la courbe de tarage qui relie débit et hauteur
d’eau naturelle.
∆𝑧 =
𝑄² 2𝑔𝐶2𝑆0²
−𝐴
𝑀+ ∆ 𝐻𝑓
2𝑔
Perte de charge due aux caractéristiques hydrauliques du pont Sa valeur est définie par
l’expression suivante :
𝑄² 2𝑔𝐶2𝑆0²
C : coefficient du débit :
𝐶 = 𝐶𝐶 × 𝐶𝐸 × 𝐶𝜃× 𝐶𝑃 × 𝐶𝐹 × 𝐶𝑌 × 𝐶𝑋 × 𝐶𝑆
Coefficient de contraction Cc :
𝑇0 𝑆0𝑅03𝐾0
𝑚 = 1 −= 1 −
Avec
𝑇𝐴𝑀
Le coefficient dû aux conditions d’entrée CE, au cas où l’ouvrage présente des murs en aile
formant un angle θ avec l’axe du pont
𝐹𝑅 =
𝑆𝐴𝑉 × √𝑔 × 𝑦𝐴𝑉
où SAV est la section d’écoulement à l’aval du pont qui est sensiblement égale à S0 :
SAV = 295,374m²
yAV : la profondeur d’eau moyenne dans cette section aval, yAV = 6m g : intensité de
pesanteur, g = 9,81 m/s² ;
Q = Q50 = 750m3
On obtient
FR = 0,13 et CF = 0,93.
𝑄²
2𝑔𝐶2𝑆 ² = 0,526𝑚
𝐴
𝑀
2𝑔
𝑆2 𝑇3
= 𝑀∑
𝐴 𝑖𝐴𝑀
3
𝐴𝑀
𝑖𝐴𝑀
Prenons α = 1,05.
𝑄𝑆0 𝑄𝑆0
= = = 2,539𝑚/𝑠
𝐴𝑀
𝑆𝐴𝑀 𝑆0
Soit Alors
𝑀= 0,345
𝐴 𝑚 2𝑔
Perte de charge due au frottement Δhf
∆ℎ𝑓 = 𝐿𝐴𝑀 (
2 𝑄2
)+b( )
𝑇𝐴𝑀
𝑇0
LAM est la distance entre l’ouvrage et une section amont suffisamment loin des
perturbations provoquées par l’ouvrage.
/ Tirant d’air
La prévision d’un tirant d’air est obligatoire pour diminuer le risque d’obstruction partielle
ou totale de l’ouverture du pont provoquée par des détritus, corps flottants, branchages,
souches.
Nous admettrons un tirant d’air de 2 m puisque nous avons un grand charriage du bassin
versant.
Elle est obtenue par la somme de hauteur de PHEC et le tirant d’air. H = PHEC + tirant d’air =
6,11 + 2,00 = 8,11 m
/ Affouillement
/ Description du phénomène
Le phénomène d’affouillement est assez connu dans ses généralités, mais très difficile à
estimer dans chaque cas particulier.
L’entrainement des matériaux peut s’effectuer de trois manières différentes, selon leur
grosseur :
les éléments les plus fins sont mis en suspension et y sont maintenus par le mouvement
tourbillonnaire des eaux ;
L’obstacle que représente une pile ou une culée dans l’écoulement des eaux en période de
crue notamment, se traduit par une augmentation de la vitesse aux alentours de cet
obstacle, vitesse qui peut provoquer un affouillement local ou généralisé soit emporter
quasiment l’ouvrage.
Pour déterminer la profondeur d’affouillement au niveau d’une pile, il faudra tenir compte
des profondeurs d’affouillement qui proviennent de :
Comme la section du cours d’eau n’est pas rétractée par des remblais d’accès, alors elle
entrainera aucun d’affouillement au niveau de la pile.
Soit Hr = 0,00m.
𝑛 0
𝐵𝑚 90
𝑛 0 90
𝑚 𝐵𝑚 90
où
Pour notre cas P = 1,00m (diamètre d’une colonne) soit Hc = 1,40m. Finalement, la
profondeur d’affouillement a pour valeur :
La formule la plus connue pour déterminer le diamètre de ces blocs est sans doute la
formule d’IZBASH dont l’expression est :
𝑉2
𝜌
𝑑=
𝑚𝑎𝑥
0,72𝑔(𝑠− 𝜌 )
PHEC = 6,11m ;
Après avoir fixé les dimensions de l’ouvrage, passons maintenant à une estimation
sommaire pour voir quelle variante sera plus adéquate pour notre projet.
/ Généralités
Afin de déterminer la meilleure variante possible, il est essentiel de se baser sur plusieurs
critères à savoir :
Le coût de construction ;
La durée d’exécution ;
La rentabilité ;
La technique d’exécution ;
Le type de fondation.
Pour comparer les variantes proposées, nous avons besoin de quantifier les matériaux afin
que nous puissions déterminer les coûts sommaires de chaque variante proposée.
béton :
Le tableau ci-dessous nous montre le ratio approximatif en acier par mètre cube de
Tableau 29 : Ratio des armatures
/ Poids volumique
Les poids volumiques utilisés pour l’estimation des variantes sont données par le tableau
suivant :
/ Prix unitaire
Pour l’estimation de coût de construction pour chaque variante, nous adoptons comme prix
unitaires qui sont donnés dans le tableau suivant :
/ Combinaison d’action
Une action est un ensemble de forces ou de couples appliquées à la construction ou bien une
déformation qui lui est imposée. Les actions proviennent des charges permanentes, des
charges d’exploitation, des charges climatiques et des déformations imposées à la
construction.
Gmax : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est défavorable pour la justification
d’un élément donné ;
Gmin : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est favorable pour la justification d’un
élément donné ;
γQ1 = 1,35 pour les charges de caractère particulier (convoi militaire et convoi
exceptionnel, convois spéciaux sur les ponts rails).
/ Nombre de pieux
Le nombre de pieux sera déterminé à partir du rapport entre la charge totale transmise par
les piles ou les culées et la capacité portante moyenne d’un pieu en multipliant par le
coefficient de sécurité relatif aux conditions de travail des pieux.
Soient CT la charge totale que doit supporter les pieux, Cpp la capacité portante d’un pieu et
γPP le coefficient de sécurité (pondération). L’expression de nombre de pieu est tirée par la
relation suivante :
𝐶𝑇 𝑄𝑙
𝐶𝑇
( )≤( )
𝑛 𝑃𝑃
soit
𝑛≥
𝑄𝑙
𝛾PP
a / Variante n°1
Il s’agit d’un pont en béton armé composé de 4 travées ayant chacune 20m de portée et
possédant 3 poutres sous la chaussée :
Figure 5 : Variante en BA
L = 1,05 L0 + 0,60
L1 = 1,07 L0 + 0,65
L’entraxe des poutres doit être compris entre 2,50m et 4,00m. La détermination de
l’épaisseur de hourdis dépend de distance entraxe de 2 poutres. Les valeurs courantes de
l’épaisseur du hourdis en fonction de la distance e entraxe des poutres sont données dans le
tableau suivant :
Chaussée
D’après la prévision du trafic, nous nous intéressons à une chaussée à double voie de 7 [m]
de large.
Trottoir
Poutre principale
Hauteur de la poutre
Largeur de la nervure b0
La valeur de b0 est donnée par la formule suivante :
Et ψ est un coefficient variant entre 0,25 et 0,5. Prenons ψ = 0,3 Nous avons b0 = 0,405m
soit b0 = 0,50 m
Distance entraxe des poutres Cette valeur e a été prise ultérieurement pour 3m.
Entretoise
Entraxe : L’entraxe ee des entretoises est obtenu par la relation ci-après : 3 ht ≤ ee ≤ 5,5 ht.
Fixons cette valeur à ee = 5m soit 10 entretoise par travée.
Garde-corps
Revêtement du tablier
Volume du béton :
D’où A = 12945,00kg/m3
Culées
Mur en retour
20
Sommier
Longueur : 9,00m
Largeur : 1,20m
Epaisseur : 0,80m
Mur de front
Longueur : 9,00m
Epaisseur : 0,80m
Hauteur : 3,10m
Semelle
Longueur : Sa longueur est voisine à la largeur du tablier mais avec un débord de 0,50m,
d’où Ls = 9,5m ;
Largeur : elle donnée par la relation 4,5Φ ≤ ls ≤ 5Φ où Φ est le diamètre du pieu pris égal à
1m.
Ainsi, ls = 4,5m.
Epaisseur : e = 1,00m
Volume du béton V = 9,50 x 4,50 x 1,00 = 42,750m3 Volume totale de la culée V = 81,915m3
Piles
Chaque pile sera composée de trois colonnes et un chevêtre, qui se reposent sur la semelle
et qui à son tour se repose sur des pieux.
Chevêtre
Hauteur : la hauteur du chevêtre hc est telle que hc ≥ 0,60 m, prenons 0,80 [m] comme
valeur de hc ;
Longueur : la longueur n’est autre que celle de la largeur du tablier du pont qui est de 9 m ;
Colonne ou fût
La hauteur de la pile est prise égale à hf = 8,50 m. Son diamètre est obtenu par D ≥ hf /12
soit D ≥ 0,80 m. Prenons D = 1,00 m.
𝜋 × 1,002
Volume du béton
𝑉=3×
× 8,50 = 20,027𝑚3
Pieux
La surface de chargement pour une pile est égale à la surface d’une travée.
Charge permanente
Ainsi on a G = 4124,13kN
Surcharge d’exploitation
𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔
= 19,58 × 2 × 1 = 19,58𝑚 2
𝑚
Combinaison
Afin d’obtenir la charge totale, la combinaison d’action se fait suivant deux états limites :
_ ELS : CT = G + Q = 5134,46kN
_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 7083,07kN
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾
𝑄𝑙 PP
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 2,24
On a
𝑄𝑙
𝑃𝑃
soit npieux = 3
Volume du béton
Soit
𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4
Charge permanente
Elle est composée par la charge transmise aux culées et au poids propre des culées elle-
même. La charge qui est supportée par la culée est celle à partir de la mi- travée soit :
𝐺′ = 𝐺 1
Surcharge d’exploitation
Soit 1
Combinaison
_ ELS : CT = G + Q = 3867,39kN
Nombre de pieux
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 1,92
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑄𝑙
Soit npieux = 2
Volume du béton
𝑉=𝑚
1² × 2 × 20 = 31,41𝑚 3 4
b / Variante n°2
Il s’agit d’une variante en béton précontraint à deux travées indépendantes de 40m ayant 3
poutres principales.
De la même manière que la précédente, la formule permettant d’obtenir cette longueur est :
L = 1,05 L0 + 0,60
L1 = 1,07 L0 + 0,65
Soit L0 = 36,78m Alors L = 39,21m
Dalle
En se basant sur le tableau précédent, on choisira un entraxe des poutres à 3,00m soit 18cm
d’épaisseur pour la dalle.
Poutre principale
Hauteur de la poutre
Pour ce type d’ouvrage, la hauteur h de la poutre est de l’ordre de 1/15 à 1/18 de la portée.
Néanmoins, la formule suivante permet aussi de l’obtenir :
− 0,20 ≤ ℎ ≤
20
20
Soit h = 2,00m
Largeur de la table de compression
Epaisseur de l’âme
C’est souvent la deuxième condition qui prévaut en béton précontraint. Les facteurs
intervenant dans cette valeur sont :
un réserve entre les aciers pour permettre un bétonnage parfait, soit 1,5cg = 38mm ;
diamètre des aciers transversaux = 10mm ; Après calcul, on a b0 = 232mm soit b0 = 24cm.
Gousset supérieur
Leur objet est de faciliter la mise en place du béton et de réduire la portée effective du
hourdis. On leur donne une pente de 45° à 60° par rapport à l’horizontale et une largeur de
0,10m et 0,15m.
Largeur de talon
Les talons des poutres, constituant la fibre inférieure de la structure, sont dimensionnés par
la flexion et doivent permettre de loger les câbles de précontrainte dans de bonnes
conditions d'enrobage et d'espacement.
𝑙𝐿²
= ℎ𝑡2𝐾
Pour un ouvrage normalement élancé au 1/17, la largeur des talons varie de 0,60 à 0,90 m
lorsque la distance entre axes des poutres varie de 2,50 m à 4,00 m.
Si on décide de loger 4câbles par lits, il faudra une largeur de 9Φg = 9 x 7,6 = 68,4cm. Ainsi
bt = 70cm.
La hauteur ou pied de talon est généralement comprise entre 0,10 m et 0,20 m pour des
largeurs de talons variant de 0,60 m à 0,90 m.
Gousset du talon
Le pan incliné du talon doit être relativement pentu, ce qui est favorable à une bonne mise
en œuvre du béton et conduit à faciliter le relevage des câbles de précontrainte. Ainsi, dans
le schéma ci-dessous, la tangente de l'angle α est normalement comprise entre 1 et 1,5.
Soit α = 45°.
Alors, on a une hauteur gt = 24cm.
L’entraxe des poutres principales varie en général entre 2,5 et 3,5 m. Dans la pratique, on
cherche à positionner les poutres de rive de manière à bien coffrer la totalité de l’hourdis.
Entretoise
Hauteur he
Les entretoises ont une hauteur voisine de celle des poutres, ce qui leur confère une bonne
rigidité.
En pratique, la jonction entre l'entretoise et la poutre coïncide souvent avec une des
extrémités du pan incliné du talon.
Cette réduction de hauteur facilite l'accès aux appareils d'appuis en ménageant un espace
suffisant entre le chevêtre d'appui et les entretoises. A cet égard, une distance minimale de
0,50 m semble convenable, soit he = 1,50m.
Epaisseur e
l’enrobage 20mm ;
Comme la poutre possède une épaisseur de 24cm et un entraxe de 3,00m, alors la longueur
de l’entretoise est de 2,76m.
Chaussée
Volume du béton
Poutre principale
Pour les trois variantes proposées, le pré dimensionnement des piles et des culées sera pris
égal.
Pieux sous pile Descente de charge
Charge permanent
G2 = 71,42 x 25 = 1785,43kN
D’où G = 6599,13kN
Surcharge d’exploitation
𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔
= 39,21 × 2 = 39,21𝑚 2
𝑚
2
Alors
Combinaison
_ ELS : CT = G + Q = 8332,21kN
Nombre de pieux
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾
11508,45
= × 1,4 = 3,64
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥
𝑄𝑙
4428,86
Soit npieux = 4 pieux
Volume du béton
𝑉=𝑚
1² × 4 × 20 = 62,83𝑚 3 4
Charge permanente
𝐺1
D’où G = 4454,73kN
Surcharge d’exploitation
39,21 × 1
Soit
Combinaison
= 1133,16𝑘𝑁
_ ELS : CT = G + Q = 5587,90kN
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾
Nombre de pieux
7713,62
= × 1,6 = 2,78
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥
Soit npieux = 3
𝑄𝑙
4428,86
Volume de béton :
𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,124𝑚 3 4
c / Variante n°3
Poutre principale
La poutre en acier a une section en I dont les caractéristiques sont montrées par la figure
suivante :
Hauteur
Nous allons supposer que les poutres principales sont des poutres à âmes pleines.
Les élancements courants admissibles pour les poutres en acier sont telles que :
𝐿 𝐿
≤𝐻≤
25 20
Prenons la valeur de H = L/25 afin de limiter les déformations. Soit H = 1,57m d’où H =
1,60m
Epaisseur de l’âme
Il y a trois conditions qui doivent être vérifiée pour pouvoir choisir cette épaisseur, à
savoir :
La condition d’élancement qui demande un h ≈ hw, on finit par trouver tw ≥ 9,63mm pour h
= 1,60m ;
𝑡𝑤
≥ ℎ𝑤 .En supposant
166
𝑡𝑤ℎ𝑤
𝑚𝑚²
Maintenant, nous n’avons pas encore les valeurs de l’effort tranchant à l’ELU, donc nous
nous intéressons sur les deux conditions pour la détermination de l’épaisseur de l’âme.
Finalement on a tw =12mm.
Les largeurs des membrures sont fournies par des tables et des tableaux en fonction de la
portée de l’ouvrage.
L’élancement de la semelle doit être suffisant afin d’empêcher tout risque de voilement. Les
conditions s’écrivent en arrondissant au [mm] supérieur :
𝑡𝑠
= 𝑏𝑠 − 𝑡𝑤 = 24𝑚𝑚 28𝜀
𝑡𝑖
= 𝑏𝑖 − 𝑡𝑤 = 26𝑚𝑚 28𝜀
235
𝜀=√
𝑓𝑦
235
=√
355
= 0,81
Entretoise en acier
Hauteur
Elle est de l’ordre de 1/10 à 1/15 de sa portée soit de la distance entre deux poutres
consécutifs. Pour cette variante, on a adopté deux poutres principales distantes de 5,50m.
D’où
12,5
Epaisseur de l’âme
Nous admettons que l’épaisseur de l’âme des entretoises soit égale à 12mm.
La largeur des membrures joue un rôle important contre le déversement lors du bétonnage
et la fixation des connecteurs. Dans le cas pratique, elle varie de 220 à 350mm.
Prenons une largeur de 250 mm avec une épaisseur de 20 mm pour les deux membrures.
≤𝑒≤𝑙
25
Comme l = 5,50m, 0,16m ≤ e ≤ 0,22m. Soit une épaisseur e = 20cm tout au long de la travée.
Volume du béton
Poids en acier
Charge permanente
_ Elément en BA de la superstructure : 82,34 x 25 = 2058,50kN
Soit G1 = 2755,62kN
Ainsi G = 4541,05kN
Surcharge d’exploitation
𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔
= 39,21 × 2 × 1 = 39,21𝑚 2
𝑚
Combinaison
_ ELS : CT = G + Q = 6274,13kN
Nombre de pieux
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾
8730
× 1,4 = 2,79
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑄𝑙 4365,2
D’où npieux = 3
𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4
Charge permanente
_ La charge transmise par la culée est la charge venant de la demi-travée soit :
𝐺1
′ = 𝐺1
_ Le poids propre de la culée avec la semelle est de : G2’ = 2047,86kN Soit G = 3425,67kN
Surcharge d’exploitation
39,21 × 1
Soit
= 1133,16𝑘𝑁
Q1’ = 1133,16kN
Combinaison d’action
_ ELS : CT = G + Q = 4558,83kN
_ ELU : CT = 1,35G + 1,5Q = 6324,39kN
Nombre de pieux
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥
𝑄𝑙
4365,2
pieux
𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4
/ Choix multicritère
Après avoir fait ces quelques études sur les variantes proposées, le choix définitif de la
variante à retenir sera adopté par le système de notation à l’aide du tableau de synthèse du
choix multicritères.
Note = 2 : avantageux ;
D’après ce que révèle la notation des trois variantes, on peut affirmer que pour notre projet,
la variante principale sera donc en béton précontraint à poutre sous chaussée.
CHAPITRE I : NOTION DE LA PRECONTRAINTE
/ Définition
Une construction en béton est dite en béton précontraint quand elle est soumise à un
système d’efforts crées artificiellement pour engendrer des contraintes permanentes qui,
composées avec les contraintes dues aux charges extérieures, donnent des contraintes
totales comprises entre les limites que le béton peut supporter indéfiniment, en toute
sécurité.
/ Mode de réalisation
Pour l’installation de la superstructure d’un pont, on peut admettre des différents ordres de
mise en tension des câbles, de la formation des sections et d’application des charges aux
poutres. La technologie adoptée pour la fabrication des poutres ainsi que la continuité de
leur chargement doivent avoir des influences sur les différents calculs (calcul des
sollicitations, dimensionnement de la pièce, calcul de la section des armatures et des câbles
précontraints, …). Dans le cas général, il y a deux types de mise en précontrainte des
poutres sous chaussées
Dans cette méthode, la mise en tension des câbles est réalisée après la prise nécessaire
du béton. Les vérins s’appuient directement sur les poutres préfabriquées et les forces de
tractions sont appliquées aux abouts des câbles. A la fin de tirage, la contrainte des câbles
est transmise aux bétons à l’aide d’un système d’ancrage spécial, on a ainsi la possibilité de
libérer les vérins.
Les câbles doivent être placés à l’intérieur du béton, de façon à être protégés de la
corrosion, et à obtenir un tracé courbe. Mas, pour être tendus, et donc s’allonger, ils doivent
pouvoir coulisser par rapport au béton. Aussi place-t-on les câbles dans des conduits
réservés par des gaines (on les places avant coulage du béton, ou les enfile ensuite dans ces
gaines).
Les gaines débouchent sur les coffrages. Les câbles doivent en émerger d’une longueur
suffisante pour qu’ils puissent être saisis par les vérins.
A Madagascar, la précontrainte par post tension est la plus fréquemment rencontrée et les
armatures de précontrainte les plus utilisées sont les torons de 7 et de12.
/ Pré tension
Cette méthode est appelée « méthode des précontraintes par fils adhérents » lorsque nous
utilisons des fils crantés et « méthode de précontrainte par ancrage » lorsqu’on utilise des
fils lisses.
Dans ce cas, la mise en précontrainte se fait avant le durcissement du béton à l’aide des
vérins (hydrauliques ou électriques) sur un banc spécial. La pression des vérins est
transmise à la construction du banc.
Après le coulage et la prise nécessaire du béton, on libère les vérins et la transmission des
forces de compression au béton est réalisée grâce à l’existence de la force d’adhérence entre
le câble et le béton ou bien à l’aide d’un tirant d’ancrage installé aux extrémités de chaque
câble.
/ Phase de précontrainte
a / Phase 1
7 × 40
b / Phase 2
/ Choix de la précontrainte
les ponts à poutres précontraintes par pré-tension ou PRAD qui occupent une gamme de
portée allant de 10 à 35mètres ;
les ponts à poutres précontraintes par post-tension ou VIPP qui sont employés pour les
portées comprises entre 30 à 50mètres.
/ Les règlements
Les règlements pour tous les calculs à faire sont les suivantes :
Les règles de conception et de calcul des ouvrages et construction en béton armé suivant la
méthode des états limites : BAEL 91 révisé 99 ;
Les règles techniques de conception et de calcul des fondations des ouvrages en Génie Civil :
Titre V du Fascicule 62.
Ce sont des états limites qui mettent en jeu la sécurité des biens et des personnes.
La transformation de la structure en mécanisme. Les critères de calculs pour les ELU sont :
Déformation ultime ;
Calcul à la rupture.
Ce sont des états limites qui considèrent les conditions normales d’exploitation et de
durabilité, en particulier les fissures et les déformations. Ils correspondent aux phénomènes
suivants :
Vibration excessive ;
Perte d’étanchéité.
/ Hypothèses adoptées
Les sections planes avant déformation restent planes après déformation (hypothèse de
BERNOULLI) ;
Pour les pièces en béton précontraint, les trois principes suivants sont pris en compte :
/ Actions
On appelle actions les forces et les couples dues aux charges appliquées et aux déformations
imposées à une construction c’est-à-dire toute cause produisant un état de contrainte dans
la construction. On distingue trois sortes d’actions :
a / Actions permanentes G
Les poids, les poussées et les pressions dues à des terres ou des liquides lorsque les niveaux
de ces derniers varient peu ;
La force de précontrainte.
b / Actions variables Q
Ces actions sont celles dont l’intensité varie fréquemment et de façon importante dans le
temps. Elles comprennent en particulier :
Les charges appliquées en cours d’exécution des travaux et qui proviennent en général des
équipements et engins de chantiers.
Pour la conception des ponts à Madagascar, seules les charges d’exploitation correspondant
à l’utilisation prévue de l’ouvrage et le vent seront prises en compte.
Surcharge A(l) : la chaussée supporte une charge uniformément repartie d’intensité égale à :
𝐴(𝑙) = 350 + 3
320 × 106
𝑘𝑔
[ 2]
𝑙 + 60𝑙 + 225000 𝑚
Système de surcharge B :
Système Bc
C’est un camion type qui a pour surfaces d’impacts d’une roue arrière de 0,25×0,25[m²] et
une roue avant de 0,20×0,20 [m²]. La longueur et la largeur d’encombrement sont
respectivement 10,5 [m] et 2,60 [m].
0,4
𝛿= 1 + 𝛼+ 𝛽= 1 + + 1 + 0,2𝑙
0,6
1+4𝑃
Les surcharges à considérer sont différentes suivant que l’on envisage le calcul du tablier
(surcharge locale) ou le calcul des poutres principales (surcharge générale).
Une surcharge uniforme de 450 kg/m². Elle sera disposée tant en longueur qu’en largeur
pour produire l’effet maximal envisagé. Ces effets pourront éventuellement se cumuler avec
ceux du système B.
Une roue isolée de 3 T (sur les trottoirs en bordure des chaussées seulement) avec surface
d’impact 0.20x0.20 m et qui sera disposée dans la position la plus défavorable. Les effets de
cette roue ne se cumuleront pas avec ceux des autres surcharges de chaussée ou de trottoir.
Pour le calcul des poutres principales, nous appliquerons sur les trottoirs une charge
uniforme de 150 kg/m² de façon à produire l’effet maximal cherché.
c / Action accidentelle FA
Ces actions sont celles provenant des phénomènes se produisant rarement et avec une
faible durée d’application. A titre d’exemple, nous pouvons citer les chocs des bateaux sur
les piliers implantés dans les cours d’eau d’une voie navigable, les chocs des véhicules
routiers sur une pile d’un pont franchissant une voie de circulation, les séismes.
Les actions accidentelles ne sont à considérer que pour les ELU. II-2-2 / Combinaison
d’action
Pour déterminer les sollicitations : Mf, Mt, N et V auxquelles une construction est
Les combinaisons d’action à envisager sont différentes pour les ELU et ELS.
Nous distinguons les situations durables ou transitoires qui font intervenir seulement les
actions permanentes, variables et les situations accidentelles qui prennent en compte les
actions accidentelles.
1,35𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝑄
1 𝑄1 + ∑ 𝑄𝑖𝑄𝑖
γQ1 = 1,35 pour les charges de caractère particulier (convoi militaire et convoi
exceptionnel, convois spéciaux sur les ponts rails).
Le coefficient γQi, qui dépend de la nature des actions considérées, a pour valeur 0,8 pour
les effets dus à la température (s’il y a lieu de les prendre en compte).
Situation accidentelle
/ Le béton
a / Béton armé
0,85
𝑓𝑏𝑢 = 𝑏 𝑓𝑐28
θ = 0,9 : Si la durée d’application des charges varient entre 1 heure à 24 heures ; θ = 0,85 : Si
la durée d’application des charges est inférieure à 1 heure.
Pour les ponts routes, la durée d’application des charges est inférieure à 1h. Par suite,
prenons θ = 0,85.
b/ Béton précontraint
/ Acier d’armature
a / Armature passive
= 𝑓𝑒𝑑 = 𝑓𝑒 = 348𝑀𝑃𝑎
Contrainte à l’ELS
Pour un pont, la fissuration est soit préjudiciable lorsque les éléments sont exposés aux
intempéries ou à des condensations, ou peuvent être alternativement émergés ou noyés en
eau douce ou soit très préjudiciable lorsque les éléments sont exposés à un milieu agressif
ou doivent assurer une étanchéité.
Pour notre cas, nous allons considérer la fissuration préjudiciable car notre pont se situe
près de la commune d’Ampandrianomby. La contrainte de traction des armatures sera
limitée donc à :
η: coefficient de fissuration égale à 1,6 pour les armatures à haute adhérence en BA.
b / Acier de précontrainte
Pour le cas de la post tension, nous pouvons opter pour des torons T15 à Très
Basse relaxation (TBR) enfilés dans des gaines souples dont les caractéristiques sont les
suivantes :
Câbles : 12T13
𝑓0 = min(0,8𝑝𝑟𝑔 ; 0,9𝑓𝑝𝑒𝑔)
DECAL : Ecart existant dans les parties les plus courbes du câble entre le centre de gravité
des aciers durs et l’axe de la gaine. (Valeur conseillée 0,11 du diamètre de la gaine).
/ Sable
Nous utilisons des sables bien propres provenant de concassage ou de sable de la rivière
mais leurs caractéristiques sont préconisées pour garantir la résistance du béton.
/ Eau de gâchage
L’eau de gâchage du béton doit être propre, potable si possible. Le dosage en eau est en
génal compris entre 140 à 240 litres pour une mètre cube de béton.
/ Adjuvant
Les adjuvants entrant dans la composition du béton doivent être conformes à la norme NF P
18-103. Les adjuvants à utiliser selon les cas sont répertoriées dans le tableau suivant :
Dans le domaine de construction d’un pont, la dalle est appelée hourdis. C’est la partie de la
superstructure qui sera appelée à recevoir directement les effets des surcharges Elle doit
être l’objet de justification, d’une part, en tant que plaque fléchie et, d’autre part, vis-à-vis du
poinçonnement par des charges locales.
/ Hourdis central
Les dimensions pour le calcul seront déterminées entre les nus de deux poutres et les nus
des deux entretoises successives.
/ Caractéristique de la dalle
La portée dans le sens transversal est la longueur entre nus des deux poutres successives
: lx =2,76 m ;
La portée dans le sens longitudinal est la longueur entre nus des deux entretoises
successives: ly =9,72 m ;
Pour tenir compte des effets dynamiques des surcharges, on considère le coefficient de
0,4
𝛿 = 1 + 𝛼 + 𝛽 = 1 ++
1 + 0,2𝑙
0,6
1+4𝑆
Charge permanente
P = 276,85kN
0,4
𝛿 = 1 + 𝛼 + 𝛽 = 1 ++
1 + 0,2 × 7,00
0,6
276,85
1 + 4 600
δ = 1,378
/ Sollicitation
a / Sens de portée de la dalle
𝑙𝑦 9,72
La dalle est portée en un seul sens, donc assimilée à une poutre de largeur unité et de
longueur égale à lx encastré partiellement aux poutres.
𝑀0
𝑔𝑙²
8
où g : charge uniformément repartie par mètre linéaire qui a pour valeur :
Suivant l’axe longitudinal du pont, la largeur influencée par l’application du système B vaut :
𝑙𝑏 𝑙𝑏 2𝑙𝑏
1 3 1 3 3
𝑙𝑏 1 𝑙𝑏 𝑙𝑏
1 3 2 1 3 3
Avec a1 = a2 + hr
a2 : côté parallèle à l’axe longitudinal du pont, de la surface d’impact de roue correspondant
au système de surcharge étudié ;
Après calcul, on obtient les valeurs suivantes pour les largeurs d’influence :
𝑝1
𝑃1
𝑎𝑏1
𝑝2
𝑃1
= (𝑏 + 𝑐)𝑎
0𝑄
4 𝑏 2
(2𝑙𝑏 − 𝑏1 − 𝑐) 2
𝑀0𝑄 =
(𝑝2(𝑏1 + 𝑐)
2𝐿 )
2𝑝2
𝑝𝑜𝑢𝑟 2 𝑅𝑜𝑢𝑒𝑠
Alors on a :
Combinaisons d’actions
𝑀0 = 𝑀0𝐺 + 𝑀
× 1,2 × 1,07 × 𝑄 0𝑄
A l’ELU :
𝑀0 = 1,35𝑀0𝐺 + 1,5 × 𝑀
× 1,07 × 𝑄 0𝑄
En tenant compte des encastrements partiels des appuis, le moment au centre et aux appuis
donne :
c / Effort tranchant
On calcule l’effort tranchant en deux sections I et II limitant le gousset et correspondant
respectivement à l’abscisse x0 = 0 m et x0 = 0,15m selon le schéma de calcul ci-après:
Grace à cette disposition, nous allons placer les essieux du camion Bc, Bt et Be calculer les
efforts tranchants par la ligne d’influence des efforts tranchants.
La combinaison d’action à effectuer pour le calcul des efforts tranchants en chaque section
s’écrit :
𝐴 𝑙′𝐸𝐿𝑆: 𝑉 = 𝑔 (𝑙𝑏 − 𝑥
𝑦𝑘
) + (1,2 × 𝑃× 𝑃 × ∑ )
ℎ 2 0
′ 𝑙𝑏
1 𝑎𝑘
𝑦𝑘
𝐴 𝑙 𝐸𝐿𝑈: 𝑉 = 1,35𝑔ℎ ( 2 − 𝑥0) + 1,5 (1,07 × 𝑃× 𝑎 1 × ∑ 𝑎 )
Dont :
Calcul de a0 , x’ et y’k
𝑎 = 𝑙𝑏 𝑠𝑖 𝑎
< 𝑙𝑏
0 3 1
𝑎 = 𝑎 𝑠𝑖 𝑎
≥ 𝑙𝑏
0 1 1 3
𝑥′ = 𝑥0
+ 𝑏1
𝑦′ = 1 + 𝑏1
𝑥 2𝑙𝑏
Calcul de a’x
𝑎′ = 𝑎 + 2𝑥′ 𝑠𝑖 𝑥′ ≤ 𝑙𝑏
𝑥 0 6
𝑎′ = 𝑎 + 𝑙𝑏 𝑠𝑖 𝑙𝑏 ≤ 𝑥′ ≤ 5𝑙𝑏
𝑥 0 3 6 6
𝑎′ = 𝑎 + 2𝑙
− 2𝑥′ 𝑠𝑖 5𝑙𝑏 ≤ 𝑥′ ≤ 𝑙
𝑥 0 𝑏
6 𝑏
𝑥 1 3 𝑥 3
𝑥" = 𝑥 + 𝑏1 + 𝑐
0 2
𝑦" = 1 −
𝑥′ + 𝑐
𝑙𝑏
Calculs faits, on a :
/ Hourdis en console
Les efforts dus aux charges permanentes sont déterminés par mètre linéaire de largeur de
hourdis.
gp : poids du parapet.
a / Moment fléchissant
g 2 t 2
b’ = 1,00 m.
b / Effort tranchant
𝑉 = 𝑔h𝑏h + 𝑔t𝑏′ + 𝐺p
Pour le trottoir, on retient ce qui donne les effets défavorables entre une roue de 30kN de
surface d’impact de 0,20m x 0,20 m et une charge surfacique de 450 Kg/m².
a / Surcharge Bc
Transversalement :
b1 = b2 + 2hr = 0,35 m
Longitudinalement :
a = a1 + 2x0
Moment fléchissant
Etant donné a = 1,05m < 1,50m, alors la formule du moment fléchissant s’écrit :
𝑀𝐵𝑐 = 𝛿
𝑝0𝑎1𝑥02 2𝑎
avec
𝑝0
= 1,1 ×
2𝑎1𝑏1
60
= 1,1 ×
0,35 × 0,35
= 538,78𝑘𝑁/𝑚²
Effort tranchant
𝑉 = 𝑏 𝑝𝑎 0𝑥 1𝑥 0
𝐵𝑐 𝑐 𝑎
Moment fléchissant
𝑏′
𝑀𝑡 = 𝑝0𝑏′ (𝑏′′ + 2 )
Effort tranchant
Moment fléchissant
𝑃
𝑀p = 2𝑏 + 𝑎 (𝑏h − 𝑎1)
Effort tranchant
𝑉p = 2𝑏 + 𝑎
Vu ces résultats, nous pouvons constater que celle due à une roue isolée de 30kN est
défavorable en ce qui concerne le trottoir.
/ Combinaison d’action
Il s’agit de combiner les charges pouvant donner l’effet le plus défavorable c’est-à dire l’effet
dû aux charges permanentes, surcharge Bc30 et surcharge de trottoir due à une roue de
30kN.
ELS
ELU
Nous retenons les valeurs maximales entre les valeurs de calcule obtenues de l’hourdis
central et l’hourdis console.
Soit :
La détermination des armatures se fait en flexion simple. Nous avons résumés les étapes en
deux organigrammes :
Avec une quantité d’armature minimale On a finalement A = max (Au ,Aser, Amin) Ainsi on a
:
h = 0,18m ; d = 0,15m ;
𝐴𝑚𝑖𝑛
𝑓𝑡𝑗
= 0,23 𝑏. 𝑑
𝑓𝑒
Mser = 42,05kN soit Aser = 15,10cm² et Amin = 2,07cm² Mu = 56,69kN soit Au = 11,8cm²
En travée b = 1,00m ;
h = 0,18m ; d = 0,15m ;
Mser = 61,49kN soit Aser = 22,7cm² et Amin = 2,07cm² Mu = 77,31kN soit Au = 16,7cm²
𝑄u
≤ 0,045 × 𝑢c
× ℎ𝑑
× 𝑓c28
hd : épaisseur de la dalle.
d / Conclusion
Les entretoises ont pour rôle de répartir les charges entre les poutres et de les encastrer à la
torsion sur appuis.
Dans les premières réalisations, les ponts à poutres préfabriquées de type VIPP, comme les
ponts à poutres en béton armé, comportaient des entretoises à l'about et des entretoises
intermédiaires en travée. Ces entretoises intermédiaires étaient en général situées à mi-
portée et aux quarts de portée, ce qui conduisait à cinq entretoises au total. Toutefois, pour
des ouvrages anciens, on peut rencontrer un plus grand nombre d'entretoises,
régulièrement espacées ou non.
Chaque travée de l’entretoise est assimilée à une poutre encastrée partiellement aux
poutres. De plus, on ne considère que les charges appliquées entre deux entretoises
encadrant l’entretoise considérée.
/ Dimension
Longueur : 2,76m ;
Hauteur : 1,50m ;
Epaisseur : 0,28m ;
La charge uniformément répartie produisant le même effet que la charge triangulaire est
donnée par :
𝑔v
= 𝑝𝑙𝑥 × 2
4
Pour le calcul des moments fléchissant :
𝑝𝑙𝑥
𝑔m = ×2
𝑀0𝑔 =
𝑔𝑚𝑙2
20,90 × 2,762
= 19,90𝑘𝑁𝑚
8
/ Effort tranchant
𝑉0𝑔 = 𝑔𝑣 2 =
18,30 × 2,76
= 25,25𝑘𝑁
Comme les entretoises sont encastrés aux deux poutres, alors la justification des éléments
du tablier sera référée à l’aide du système de surcharge B.
/ Moment fléchissant
Pour le calcul des moments fléchissant engendrés par chaque convoi, on utilisera la
méthode de la ligne d’influence.
0,4
𝛿=1+𝛼+𝛽=1+ + 1 + 0,2𝑙
0,6
1+4𝑃
On doit d’abord calculer l’effet défavorable produit par une file de roue en utilisant la ligne
d’influence de la réaction d’appui constituée par l’entretoise étudiée la plus défavorable.
Avec P0 = ΣPiyi
Soit :
Moment du au système Bt
Avec P0 = ΣPiyi
/ Effort tranchant
Figure 23 : Ligne d’influence des efforts tranchants aux appuis et en travée pour Bc
A mi_ travée
Aux appuis
Figure 24 : Ligne d’influence des efforts tranchants aux appuis et en travée pour Bt
Ainsi, on a :
A mi-travée
Aux appuis
Va = -1,10V0
A mi travée MT = 0,8M0
IV-1-5 / Armatures
On obtient alors :
Armature transversale
Diamètre
ℎ 𝑏
𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛 {𝑙𝛷
𝛷 ; ; }
35 10
Prenons Φt = 8mm.
𝑢
𝜏
≤𝑢
= 𝑚𝑖𝑛 {0,2 𝑓𝑐28 ; 4𝑀𝑃𝑎} = 2,5𝑀𝑃𝑎
Espacement
0,9 × 𝐴𝑡
× 𝑓𝑒
𝑠𝑡 ≤ 𝑏 × (𝜏
− 0,3𝑓𝑡28)
Pour le cas de l’espacement proprement dit des cadres, on utilisera la démarche inverse en
partant des valeurs des espacements selon Caquot pour déterminer la valeur de l’effort
tranchant résistante. Soit
𝑉𝑢𝑅 = 𝑧𝑏𝑓𝑠𝑢𝐴𝑡/𝑠𝑡
Le résultat est montré dans l’annexe sur le ferraillage des entretoises.
Armature de peau
La hauteur des entretoises est supérieure à 0,80 m, on doit prévoir des armatures de peau
pour éviter une masse de béton non armé et pour minimiser le retrait.
/ Charge permanente
Poids du revêtement : 0,05 x 7,0 x 2,3 = 8,05kN ∕ m Poids propre du trottoir: 2 x 1,00 x 0,15
x 2,5 = 7,50kN ∕ m Poids propre du garde-corps: 0,06 x 2 = 1,20kN ∕ m
Poids propre de la dalle : 9 x 0,18 x 2,5= 40,50 kN ∕ m Poids des poutres préfabriquées : 3 x
0,775 x 2,5 = 58,18kN∕ m Poids des entretoises : 10 x 2,76 x 0,28 x 1,50/ 39,21 = 2,96kN
∕m
/ Surcharge d’exploitation
𝐴(𝑙) = 230 +
36000
𝑙 + 12
𝑘𝑔 [𝑚2]
Pour notre cas cette formule est applicable entièrement car nous avons un ouvrage de
première classe à 2 voies de 3,5 m.
𝐴(𝑙) = 230 +
36000
39,21 + 12
= 932,93𝑘𝑔/𝑚²
Surcharge du trottoir
Pour le calcul des poutres principales, on appliquera sur les trottoirs une charge uniforme
de 150 kg/m² de façon à produire l’effet maximal cherché. Soit A(t) = 1,50 kN/m².
Poutre :
Parallèles ;
Inertie des poutres suivant la même loi de variation en fonction de l’abscisse (à un facteur
de proportionnalité près) ;
Entretoise :
𝐼𝑖𝛥
𝑖 𝑒. 𝑎𝑖 ∑𝑛 𝐼𝑖
𝜂=
𝑖= 1 + 𝑖=1
∑𝑛
𝐼𝑖 où
∑𝑛 𝐼 𝑎2
𝑖=1
𝑖=1 𝑖 𝑖
Comme les poutres ont tous une inertie constante et identique et sont également espacés
alors :
𝑖= 𝛥𝑖
avec
𝑛 + 1 − 2𝑖 6𝑒
𝛥=1+ ×
𝑛 𝑖
𝑛2 − 1 𝑎
Charge permanente
Soit e = 0m et ηg = 1/3.
Surcharge d’exploitation
Les poutres extrêmes et poutres intermédiaires ont même rigidité, les coefficients de
répartition prennent les valeurs suivantes :
La CRT sur les poutres sont les mêmes aussi car la surcharge sont symétrique de valeur : η =
1/3.
Comme la surcharge est symétrique au plan axial donc : η = 1/3 pour les poutres de rive et
la poutre intermédiaire Un trottoir chargé :
Soit η = 1.
Pour le cas de surcharge Bc, on cherche à placer le camion pour avoir l’excentricité maximal.
Dans notre cas l’excentricité maximal est e = 1,00 m.
Figure 26 : Excentrement de la résultante des forces due au camion Bc
Soit :
CRT du au surcharge Bt
Pour le cas de surcharge Bt, on cherche à placer le camion pour avoir l’excentricité maximal.
Dans notre cas l’excentricité maximal est e = 0,5 m.
Ainsi
Nous déterminons les sollicitations par la méthode des lignes d’influence afin d’obtenir
leurs courbes enveloppes.
Les LI des moments d’une section d’abscisse x de l’appui de la travée sont obtenus à partir
de la relation suivante :
∝
𝑀(∝ , 𝑥) = 𝑥 (1 − 𝐿) 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝
𝑀(∝ , 𝑥) =∝ (1 − 𝐿) 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝
Divisons alors la section en 20 parties égales et appliquons les formules précédentes afin
d’obtenir les aires de la ligne d’influence.
Le moment du aux charges permanentes dans une section donnée est obtenue par la
formule suivante :
Mg = ωp x g Avec :
ωp : Aire de la ligne d’influence du moment fléchissant de la section considérée. et g =
118,38kN/m
Le moment du a la surcharge A(l) est donnée par la relation suivante : MA(l) = ωp x l x gA(l)
MA(t) = ωp x l x gA(t)
MA(t) = 2 x ωp x l x gA(t)
Avec :
Les effets dus aux autres surcharges sont faibles. Alors seul le système Bc sera étudié. La
disposition la plus défavorable du convoi dans le sens longitudinal (celle qui donne la
sollicitation maximale), est déterminée en faisant déplacer le convoi vers la LI de la
sollicitation sur la section considérée.
𝑀𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖
Mp = η x M
d / Moment dû à la surcharge Bc
Les combinaisons d’action à considérer pour le calcul des sollicitations totales sont :
A l’ELU :
A l’ELS :
𝑉(∝ , 𝑥 ) = 1 − 𝐿 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝
∝
𝑉(∝ , 𝑥 ) = − 𝐿 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≥ ∝
tableau :
L’effort tranchant du aux charges permanentes est donne par la relation suivante :
En phase de service Vg = g x ω
L’effort tranchant dû aux charges permanentes est donne par la relation suivante : En phase
de service :
wp : Aire des LI des parties positives ; wn : Aire des LI des parties négatives.
𝑀𝑎𝑥𝑉𝐴(𝑡) = 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑝
{𝑀𝑖𝑛𝑉𝐴(𝑡) = 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑛
𝑀𝑎𝑥𝑉𝐴(𝑡) = 2 × 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑝
{𝑀𝑖𝑛𝑉𝐴(𝑡) = 2 × 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑛
/ Effort tranchant dans chaque poutre L’effort tranchant dans chaque poutre vaut :
Vi = η x V
𝑀𝑎𝑥𝑉𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖
𝑀𝑖𝑛𝑉𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖
/ Combinaison d’action
Les combinaisons d’action à considérer pour le calcul des sollicitations totales sont :
A l’ELS : A l’ELU :
/ Calcul de la précontrainte
Les sections des poutres sont représentées comme dans la figure suivante :
a / Section d’about
_ Section : A = 0,878m² ;
𝑐= = 0,465𝑚
𝑆′
𝑐′ =
= 0,488𝑚
𝑖2 = 𝐼 = 0,476𝑚²
𝜌= = 0,476
𝑆′
_ Rayon de giration : 𝑆
b / Section médiane
_ Section : A = 0,776m² ;
_ Distance du centre de gravité a la fibre supérieure : ν = 0,979m ;
𝑐= = 0,497𝑚
𝑆′
𝑐′ =
= 0,518𝑚
𝜌=
𝑆′
= 0,507
𝑆𝑢𝑝 (
;)≥
𝜈′
alors
Comme
𝑆𝑢𝑝 ( ;
) = 0,402𝑚3
≥ 0,250𝑚3
𝜈 𝜈′
rive.
𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀𝑚𝑖𝑛
= 0,269𝑚3 et
𝐼
𝑆𝑢𝑝 ( ;
) = 0,428𝑚3
≥ 0,269𝑚3
0,6𝑓𝑐28 − 𝑓𝑡28
𝜈 𝜈′
D’après ces résultats, la condition est vérifiée. Les dimensions données aux poutres peuvent
être retenues pour la suite de l’étude et nous pouvons donc déterminer la force de
précontrainte.
La section est dite sous critique si le fuseau de passage est strictement situé hors de la zone
d’enrobage.
𝑃1 = 𝑐 + 𝑐′
Où Mmax : Moment fléchissant dus aux charges permanentes et aux surcharges ; Mmin :
Moment fléchissant dus aux charges permanentes.
13220,52 − 7575,99
𝑃1 =
= 5169,39𝑘𝑁
0,497 + 0.518
Une section est dite sur critique si le fuseau de passage, à une de ses limites, coupe la
zone d’enrobage.
𝑃2
𝑀𝑚𝑎𝑥
=𝑐+𝑐
′−𝑐
13220,52
𝑃 ≤ 𝐴lim 𝑚𝑎𝑥 − ℎ
𝑀
𝑃 = 9043,84𝑘𝑁 < 𝐴lim 𝑚𝑎𝑥 − ℎ= 13447,41 𝑘𝑁
𝑛=
0 ≤ 𝑖𝑛 {0,8𝑓
𝑚
; 0,9𝑓 }
𝑠𝑝
𝑝𝑟𝑔
𝑝𝑒𝑔
Cette valeur de perte et chute de tension est estimée au total 25% de la tension initiale.
D’où :
∑ 𝑠𝑝 = 0,250
𝑀= 357,75𝑃𝑎
𝑠𝑝 = 𝜎0 − ∑ 𝛥𝜎
= 1073,25𝑀𝑃𝑎
Force de précontrainte
𝑃̅ = 𝑠𝑝𝐴𝐶𝑃
Les câbles que nous allons utiliser sont les câbles 12 T 13 dont la section est : Acp =
1130mm²
𝑃̅ = 1212,77𝑘𝑁
𝑛=
Nombre de câble
9043,84
= 7,46
1212,77
Soit n = 8 câbles.
La première phase consiste à tendre les câbles pour reprendre l’effet des charges
permanentes : ce sont les câbles de la première famille.
La deuxième phase consiste à tendre les câbles destines à reprendre les actions
supplémentaires : câbles de la deuxième famille.
A 7 jours d’âge, nous ferons la mise en tension des câbles de la première famille.
Dans cette phase, la fibre inférieure de la poutre va subir des efforts de compression.
𝑏̅ = 15,89𝑀𝑃𝑎
_ Fibre supérieure :
𝑠= 𝑀𝑔 𝑣
𝑔 𝐼
Mg = gp x ωp Avec gp: Poids propre de la poutre seule ;
𝑔 0,393
_ Fibre inférieure :
𝑖= − 𝑀𝑔 𝑣′
𝑔 𝐼
𝑔 0,393
𝑛1 × 1,25𝜎
+𝜎
≤ 0,6𝑓
𝑛 𝑝,𝑚𝑎𝑥
où
𝑔𝑝,𝑚𝑎𝑥
𝑐7
𝑃
, 𝑚𝑎𝑥 = 𝑆 (1 −
𝑝
𝑒 × 𝜈′
𝑖2 )
𝑒 = −(′ℎ− 0,05ℎ )
D’où n2 = 3 câbles.
/ Disposition constructive
L’espacement des câbles doit être supérieur à deux fois le diamètre du cône d’ancrage ;
Le rayon de courbure Ri de la câble i st donné par : Ri ≥ sup [800Φ ; 4m] avec Φ = 1,3cm :
diamètre d’un câble. Soit Ri ≥ 10,4m.
Prenons L=1 m.
𝑠 𝑖 𝑝 ≤2
𝑒ℎ ≥ 𝑀𝑎𝑥 {1,5∅ 𝑠𝑖 𝑝 = 3}
1,5∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 2
∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 1
𝑒𝑣 ≥ 𝑀𝑎𝑥 {1,2∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 2}
4 𝑐𝑚
p = 1 et q = 1
∅ = 71 mm eg = 71 mm eh = 71 mm
3𝑎
𝑐 ≥ 𝑀𝑎𝑥 { 4 ; ∅; 𝑑}
Où :
_ Une distance minimum de l’axe d’un cône a la paroi inferieure: ea= 18cm. Dans notre cas
on a : D = 23 cm ; d = 40 cm et ea = 37,5 cm.
Le nombre de câbles relevés en travée est de 40% du total des câbles. Dans notre cas, les
câbles relevés sont les câbles de la deuxième famille.
𝐿0 ≤ 𝐿 4
𝑟𝑒𝑙
≤ 𝐿0
- 𝑐𝑖 = 𝐿𝑐𝑜𝑠 ∝𝑖 ;
- 𝑑𝑖 = 𝑅𝑖𝑠𝑖𝑛 ∝𝑖 ;
- 𝑐𝑜𝑠 ∝ = 1 − 𝑎𝑖 ;
- 𝑏𝑖 = 𝑐𝑖 + 𝑑𝑖 ;
𝑅𝑖
Pour le tracé de câbles, notons par la position des câbles par les coordonnée (X ; Y) dans le
repère (O, X, Y), avec Y=f(X).
Les coordonnées de chaque câble sont obtenues à partir des équations suivantes : Si X < Lrel
– 20 : il n’y a pas de câble ;
Si Lrel – 0,2 + bi ≤ X → Y = e.
𝑌 = 𝑒 + 𝑅𝑖 × [1 −
1−(
)]
𝑅𝑖
Le câble équivalent est un câble fictif qui passe par le centre de gravité Gc des groupes de
câbles de chaque section de la poutre. On peut déterminer la position Gc par rapport à la
fibre inferieure de la poutre par la formule suivante :
∑𝑛 𝐴𝑐𝑝𝑖 × 𝑦𝑖
𝑦𝑒𝑑
𝑖=1
𝑐𝑝
Si nous utilisons un seul type de câble de même section, alors nous avons :
∑𝑛 𝑦𝑖
𝑦𝑒𝑑 = 𝑖=1
C’est le fuseau à l’intérieur duquel doit se trouver le tracé du câble moyen pour qu’il n’y ait
pas de traction sur l’une ou l’autre des fibres extrêmes quel que soit le cas de charge
envisagée. Par conséquent leur centre de pression eeq doit être à l’intérieur au noyau
central :
𝑒𝑖
= −𝑐′ − 𝑀𝑚𝑖𝑛
𝑒𝑠
= 𝑐 − 𝑀𝑚𝑎𝑥
C’est le fuseau a l’intérieur duquel doit se trouver le câble équivalent pour que la contrainte
maximal reste inferieur a σb’= 0,6fc28 par l’une ou l’autre fibre extrêmes et quel que soit le
cas de charge.
𝑖 𝑃 𝑃
𝑒 = [𝑏 𝑆 − 1] 𝑐′ − 𝑀𝑚𝑎𝑥
𝑠 𝑃 𝑃
Mmax : Moment dus aux charges permanentes et aux charges d’exploitations; P : Force de
précontrainte ;
Le tracé du câble équivalent doit à la fois être à l’intérieure du premier fuseau limite et du
deuxième fuseau limite. L’intersection de ces zones s’appelle fuseau de passage.
Les résultats de la courbe nous permettent de conclure que les câbles sont à l’intérieur du
fuseau de passage et on peut tracer l’allure du câble entre les fuseaux de passage.
/ Perte de précontrainte
La mise en tension d’un câble produit un déplacement du câble par rapport à sa gaine et ce
mouvement relatif s’accompagne inévitablement de frottement. En conséquence, la force
dans le câble diminue à mesure qu’on s’éloigne de la section de verbiage. On va déduire
l’expression de la perte de frottement à partir de la tension a l’origine.
0 0 0 0
∆𝐿1 + ∆𝐿2
∆𝜎 = 𝐸
𝑎𝑛𝑐
𝐿𝑖 𝑝
Dont :
L’application des actions permanentes après la réalisation de l’ancrage d’un câble entraine
la déformation du béton adjacent à celui-ci. Du fait de l’adhérence, le câble suit la
déformation du béton, d’où une perte ou gaine de tension.
La perte de tension par déformation instantanée du béton est donnée par la formule
suivante :
∆𝑝𝑖(𝑥) = 𝐸𝑝
𝐾. ∆𝑏𝑗(𝑥)
𝐸𝑖𝑗
Où K=1 : coefficient multiplicateur ;
𝐸𝑖𝑗 = 11000√𝑓𝑐𝑗
Δσbj(x) : Variation de contrainte au niveau du béton qui enrobe le câble considéré. Cette
variation de contrainte est déterminée à l’aide des formules suivantes :
Pour une variation due à une action extérieure après la mise en tension du câble considéré :
∆𝑏𝑗(𝑥) =
𝑀. 𝑦
I : moment d’inertie de la section résistante (poutre seule ou poutre +hourdis) par rapport à
son centre de gravité.
(𝑥) = ∑ 𝜎
1 𝑒2𝑦
(𝑥) × 𝐴 × [ + ]
𝑏𝑗
𝑝2
𝑐𝑝 𝑆 𝐼
∑σP2(x) : tension avec les câbles de la deuxième famille après les pertes de tensions dues
au frottement et a l’ancrage ;
Après pertes instantanées, la tension initiale probable dans un câble est déterminée par la
formule suivante :
𝑝𝑖(𝑥) = 𝑝
0 − [∆ 𝑥𝑎
( ) + ∆𝑛𝑐 + ∆𝑝𝑖(𝑥)]
Tableau 88 : Tension probable après perte de tension instantanée
V-6-3 / Perte de tension différée Les pertes de tension différée sont composées de :
La perte de tension due au retrait du béton dans un câble à l’instant t a pour expression :
𝑟(𝑡) =
𝑡 + 9𝑟𝑚
où rm = B/P ;
La perte de tension due aux relaxations des aciers est donnée par :
∆(𝑝 𝑥) = 6. 10−2. 𝑝
1000. (𝑖− 𝑥
0). 𝜎𝑝 𝑖(𝑥 )
𝑝𝑖(𝑥)
𝜇=
𝑓𝑝𝑟𝑔
Le fluage du béton est la déformation qui se produit sous l’effet d’une contrainte.
𝑓𝑙
= (𝑏
+𝑀
𝐸𝑝
𝐸𝑖𝑗
∑ 𝑝𝑖𝐴𝑐𝑝
=
∑ 𝑝𝑖
𝐴𝑐𝑝
𝑝+
(𝑀𝑔 + 𝑀ℎ + 𝑀𝑒𝑛)𝑒𝑝
σb : Contrainte finale dans le béton au niveau du câble moyen lorsque toutes les pertes
différées sont produites ;
j: âge du béton à la mise en précontrainte qui est égale à 7 jours et ce qui donne : Ei7 = 32
791 MPa.
Après avoir trouvé la valeur de σM, on calcul Δσfl en résolvant l’équation (1) où :
𝑥(𝑥 ) = 𝜎
(𝑥) +
𝑀𝑠𝑒𝑝
− ∑ 𝛥𝜎
𝐴𝑐𝑝
(𝑥) [
𝐴𝑐𝑝
𝑝]
𝑏 𝑀 𝐼
𝑑 𝑆 𝐼
avec
∑ (𝑑 𝑥) = ∑ 𝑟( 𝑥) + ∑ 𝑓𝑙(𝑥) + 6 ∑ (𝑝 𝑥)
Δσfl(x) : Perte de tension par fluage dans chaque câble ; Σ Δσfl(x) : Somme des pertes dues
au fluage ;
Σ Δσr(x) : Somme des pertes de tension dues au retrait du béton ; Σ Δσp(x) : Somme des
pertes dues à la relaxation des aciers.
Le but de cette justification, c’est de vérifier l’état de la section du béton pour qu’il ne soit ni
trop comprimée ni tendue. Par la suite, nous devons déterminer les contraintes au niveau
des fibres inférieures et supérieures de la section résistante au cours des diverses phases de
la précontrainte.
A l’état limite de service, nous avons cinq phases de vérifications de contraintes à savoir :
Phase I :
Action à prendre en compte : poids propres de la poutre, sollicitations dues aux câbles de la
première famille, après perte par frottement et perte par recul d’ancrage.
Phase II :
Juste après coulage du hourdis et des entretoises après 28 jours d’âges du béton des
poutres.
Phase III :
Action à prendre en compte : poids propre du tablier ; précontrainte dues aux câbles de la
première famille après les pertes citées ci-après :
Pertes instantanées :
Perte différées :
Phase IV :
Les actions à prendre en compte sont les mêmes que dans la phase 3 en considérant la
déformation instantanée du béton.
Phase V :
Section résistante : section nette de la poutre et du hourdis pour les charges permanentes,
section homogène de la poutre et du hourdis pour les surcharges d’exploitation ;
Les actions à prendre en compte : action des câbles de précontrainte après pertes
instantanées et différées, poids propre de l’ouvrage et surcharge d’exploitation.
normales
a / Section nette
La section nette est la section propre du béton en enlevant l’aire de trou de gaine de
précontrainte.
𝜋𝜙2
𝐴𝑛 = 𝐴 − 𝑛 4
Centre de gravité de la section par rapport à la fibre inférieure de la poutre : Il est donné par
la formule suivante :
𝐴 × 𝑉′
𝑉′ =
−𝑛
𝜋𝜙2
4 × 𝑉′𝑐
𝜋𝜙2
𝐴−𝑛 4
𝜋𝜙2
𝑛 𝑛 𝑐 4
b / Section homogénéisée
𝐴𝐻 = 𝐴𝑛 + 𝑘𝑛𝐴𝑐𝑝
𝑉′ =
𝑛 𝑛
𝐴 + 𝑘𝑛𝐴𝑐𝑝
𝑐𝑝
𝐻 𝑛 𝐻 𝑐
Phase I et II
Dans les deux premières phases, les contraintes admissibles sont : Pour fc28 = 40 MPa, on a
fc7 = 26,49 MPa et ft7 = 2,19 MPa
σbt = -0,7ft7 = 1,53 MPa dans la section d’enrobage ; σbt = 1,5ft7 = -3,28 MPa ailleurs.
Phase III, IV et V
σbt = -0,7ft7 = -2,1 MPa dans la section d’enrobage ; σbt = -1,5ft7 = -4,5 MPa ailleurs.
𝑥(𝑥 ) =
+ 𝑃 × 𝑒𝑃 𝑉
𝑏 𝐴𝑛 𝐼𝑛 𝑛
𝜎′
(𝑥) =
− 𝑃 × 𝑒𝑃 𝑉′
𝑏 𝐴𝑛 𝐼𝑛 𝑛
( 𝑥) =
𝑏
𝑀𝐶𝑃,𝑄
𝐼𝑛
𝑉𝑛
′𝑏𝑏
(𝑥) = − 𝑀𝐶𝑃,𝑄 𝑉′
𝐼𝑛 𝑛
En comparant les valeurs de contraintes normales dans le béton montrées par le tableau ci –
dessus avec celles des valeurs admissibles calculées dans le paragraphe V-7-3, on peut
conclure que les contraintes normales sont toutes respectées c’est-à-dire ne dépassent pas
les valeurs limites.
Il s’agit de vérifier, est-ce que les effets de l’effort tranchant cumulés à ceux du moment
fléchissant et celui de l’effort normal ne mettent pas en cause la sécurité de l’ouvrage. Pour
cela, on doit vérifier les deux conditions suivantes :
2 2 2
𝑓≤ 0,4𝑡𝑗 (𝑓𝑡𝑗 + 3 𝑥
)= 1
𝑓2 ≤ 0,4 𝑡𝑗 (0,6𝑓 − 𝑓) (𝑓 + 2 𝜎 ) = 𝜏
𝑓𝑐𝑗
2 = 𝑚𝑖𝑛{2; 2}
𝑐𝑗
𝑥 𝑡𝑗
3𝑥 2
Soit 1 2
avec
𝑥=
∑ 𝑃𝑖
= 𝑟𝑒𝑑 × 𝑆𝐴
𝑉
𝐼 × 𝑏𝑛
SA : moment statique par rapport à l’axe horizontal passant par le centre de gravité ;
I : moment d’inertie de la section nette par rapport à l’axe horizontale passant par son
centre de gravité ;
La justification sera effectuée dans la section d’about et d’arrêt des câbles, au niveau du
centre de gravité de la section nette de la poutre et durant de la phase d’exploitation de
l’ouvrage où les contraintes tangentiel sont les plus contraignantes.
A la section d’about :
, 𝑚𝑎𝑥 = 1,020
𝑝 𝑝 − 0,8(∆ 𝑝𝑖 − ∆𝑝𝑑)
𝑃=𝑝
, 𝑚𝑎𝑥 × 𝐴𝑐𝑝
Tableau 101 : Force d’arrêt dans la section d’about
1306,49 × 0,272 𝑘𝑁
𝜏= = 3009,30 2 = 9,06𝑃𝑎
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑀 2
Alors
0,510 × 0,229
𝑚2
2 = 6,08𝑀𝑃𝑎2 2 = 15,89𝑀𝑃𝑎2
On a 1 2
Sa = 0,267m3 In = 0,515m4
bn = 0,217m
VELSmax = 1054,85kN
On obtient
τ² = 0,46MPa²;
σx = 1,62MPa;
2 = 4,89𝑀𝑃𝑎2
2 = 13,69𝑀𝑃𝑎2
Sa = 0,264m3 In = 0,523m4
σx = 2,22MPa;
2 = 5,38𝑀𝑃𝑎2
2 = 14,64𝑀𝑃𝑎2
Pour cette section aussi, la contrainte appliquée est inférieure à la contrainte admissible.
Sa = 0,260m3 In = 0,530m4
Soit
τ² = 0,98MPa²;
σx = 1,36MPa;
2 = 4,69𝑀𝑃𝑎2
2 = 13,27𝑀𝑃𝑎2
Pour les ouvrages en béton précontraint, on doit prévoir des armatures passives, qui
sont :
Le tableau de calcul des contraintes normales nous a donné que des valeurs positives qui
signifient qu’il n’y a pas de traction.
Armature de peau
Les armatures de peau sont destinées à limiter les fissures probables avant la mise en
précontrainte de la poutre. Elles sont disposées dans le sens parallèles à la fibre moyenne.
Ap ≥ sup (4cm² par mètre de parement; 0,10% de la section du béton de la poutre) Ap ≥ sup
(4 cm²; 7,757 cm²)
Généralement, la flèche est comptée positivement vers le bas et négativement vers le haut.
5 𝑔𝐿4
𝑓𝑔 = 354 × 0,85 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
𝐸𝑖𝑗
11000 × 3√𝑓𝑐𝑗
A 28 jours, nous avons Ev28 = 12 540 MPa : module de déformation différée du béton. Ired
= 0,709 m4 : Moment d’inertiel réduit par rapport au centre de gravité du béton.
5 𝑞𝐿4
𝑓𝑞 = 354 × 0,85 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Soit fq = 0,010m
c / Contre flèche de précontrainte
1 𝑃𝑐 × 𝑒𝑜𝑝 × 𝐿2
𝑓𝑃 = 8 × 0,8 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
eop = -1,282 : Distance du centre de gravité des câbles par rapport à celui du béton. Le
calcul nous donne fp = -0,333 m.
Comme fg < fp, le tablier du pont prend donc une forme faiblement cambre. Pour éviter cet
inconvénient, on peut donner au fond du coffrage une flèche de construction fc donnée par :
e / Flèche résultante
1 𝑔𝑙3
𝑔= 24 × 0,85 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Soit βg = 0,013rad
1 𝑞𝑙3
𝑞= 24 × 0,85 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Soit βq = 0,001rad
c / Rotation due aux forces de précontrainte
1 𝑃𝑐 × 𝑒𝑜𝑝 × 𝐿
𝑝= 24 × 0,8 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Soit βp = -0,034rad
d / Rotation résultante
βv = -0,021rad
On voit bien que la rotation maximale admissible est de β = 0,024 rad > βr,max. La condition
est vérifiée, donc il n’y a rien à craindre au point de vue de rotation.
Les contraintes limites de traction par le calcul des armatures passives comprimées et des
câbles précontraints sont respectivement égales à :
,𝑠 𝑢
= 𝑓𝑒
et 𝑠𝑝,𝑢
𝑓𝑝𝑒𝑔
Les contraintes de compression dans les armatures passives comprimées et des câbles de
précontraints situés dans la zone de béton comprimé sont négligeables.
Mcpt : le moment de capacité portante de la pièce par rapport aux précontraints tendus.
Dans le cas où l’axe neutre tombe dans la table, nous avons l’inégalité suivant :
𝐴𝑇 +
𝐴 ≤ 𝑏ℎ
+ ′𝐴′ +
𝐴′𝑇
0,85
= 𝑓
𝑠𝑝,𝑢
𝐶𝑃
𝑠,𝑢
𝑏 0 𝑠
𝑠𝑝,𝑢
𝐶𝑃
où 𝑏
𝑐28
𝑏 = 26,67𝑀𝑃𝑎
,𝑠 𝑢
= 𝑓𝑒 = 348𝑀𝑃𝑎
et 𝑠𝑝,𝑢
𝑓𝑝𝑒𝑔
= = 1383𝑀𝑃𝑎
′𝑇
𝐶𝑃
A = 0 et A’ = 0
Comme b = 150cm et h0 = 10cm alors : 1383 x 90,4 x 10-4 > 26,67 x 10 x 150 x 10-4
Alors
𝑏 × 0,8 × 𝑏0
Ainsi y = 1,785m
𝐴𝑇 𝑠𝑝
∝= 𝐶𝑃
0,8𝑏𝑑𝑏
α = 0,20
∝1= 1 + 𝑤
1 (1 − 𝑤 )
𝜎2
1,1
𝑠𝑝 = 1,020
𝑓 − 0,8∆𝑖𝑛𝑎𝑙
σ2 = 400MPa
σ1 = sup(348 ; 761,23) = 761,23MPa
Soit α1 = 0,55
La section des armatures minimales transversales est donnée par la relation suivante :
𝐴𝑡 ≥ 0,6𝑏
𝑠𝑡
0 𝑓𝑒
/ Justification des armatures transversales Dans les sections critiques (zone d’about) de la
poutre, il faut que :
𝑉𝑟𝑒𝑑,𝑢𝑠𝐴
𝐴𝑡
𝑓𝑒
𝑓𝑡𝑗
𝑟𝑒𝑑,𝑢 =
𝐼𝑏
≤ 𝑢 = [𝑠 𝑏
× 𝑐] 𝑜𝑡𝑔 + 3
𝑛𝑛 𝑡𝑛 𝑠
𝑟𝑒𝑑,𝑢 =
|𝑉𝑢 − ∑ 𝑃𝑖𝑠𝑖𝑛 ∝𝑖|𝑠𝐴
𝐼𝑛𝑏𝑛
= 0,39MPa
𝑡𝑔2𝑟= 2𝑒𝑑 ,𝑢
Cette condition est traduite, pour éviter tout calcul complémentaire, en une vérification de
la contrainte de cisaillement sur les sections droites de l’ouvrage.
𝑟𝑒𝑑,𝑢 ≤
0,85𝑓𝑐𝑗
3𝑏
𝑠𝑖𝑛2𝛽
Alors on a 0,85 x 40 x 0,33 / 3 x 1,5 = 2,49MPa > 0,39MPa. La condition est vérifiée.
CHAPITRE VI : CALCUL DES APPAREILS D’APPUIS
Les appareils d’appuis sont des équipements placés sous chaque poutre. Ces appareils,
composés essentiellement de caoutchouc, ont la capacité de se distordre afin d’absorber les
réactions venant du tablier.
Dans le cas courants, les appareils d’appuis utilisés sont des appareils d’appui
STUP en élastomères frettées qui sont constitués par des plaques élastomères associées à
des plaques intermédiaires en acier inoxydable ou non.
Calculer la répartition des efforts horizontaux connaissant les coefficients de souplesses des
appuis ;
Les dimensions pour un appareil d’appui sont :(a× b × n) (t +ts), avec : b : côté
perpendiculaire à l’axe longitudinale de l’ouvrage ;
La dimension transversale de l’appareil d’appui est choisie aussi grande que possible, de
manière à autoriser une plus grande rotation.
Chaque dimension est néanmoins contrainte à s’adapter au talon de la poutre. Prenons alors
:
b = 500mm ; a = 400mm ; n = 4 ;
𝛽=
𝑎𝑏 2𝑡(𝑎 + 𝑏)
Soit β = 11,11.
/ Effort de freinage
a / Coefficient de souplesse de chaque appui
Colonne
𝐾𝑐𝑜𝑙
= 𝑐
3𝑛𝐸𝐼
𝜋𝛷4
𝐼=
64
hc = 8,5m ;
𝐸𝑖𝑗 = 11000√𝑓𝑐𝑗
EV : module d’élasticité différée du béton ayant pour expression :
𝐸𝑣 = 3700 √𝑓𝑐𝑗
𝐾𝑐ℎ
Chevêtre
(ℎ𝑐ℎ + ℎ𝑐)3 − ℎ3
3𝑛𝐸𝐼𝑐ℎ
𝑏𝑐ℎℎ3
avec
𝐼𝑐ℎ
= 𝑐ℎ
12
𝐾𝑎𝑝𝑝
Appareil d’appui
= 𝑒𝑇
𝑛𝐺𝑎𝑏
Les coefficients de souplesse des culées sont égaux aux coefficients de souplesse des
appareils d’appui.
Les charges de chaussée des systèmes A et Bc sont susceptibles de développer des réactions
de freinage, efforts s’exerçants à la surface de la chaussée, dans l’un ou l’autre sens de
circulation.
𝐴(𝑙)
𝐻𝑓 = 20 + 0,0035 × 𝑆
Alors Hf = 12,217T.
Freinage du au système Bc
Chaque essieu d’un camion du système Bc peut développer un effort de freinage égal à son
poids. Parmi les camions Bc que nous pouvons placer sur le pont, un seul est supposé
freiner. Nous avons alors Hf = 300kN.
𝐻= ×𝐻
𝑖 ∑ 𝐾𝑖 𝑓
𝑈0 = −
∑ 𝐾𝑖𝑑𝑖
∑ 𝐾𝑖
: 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑢𝑙é𝑒
L’appareil d’appui doit être vérifié vis-à-vis des efforts qui le sollicitent à savoir :
Réaction du tablier provenant des charges permanentes et des surcharges A(L), Bc et des
surcharges de trottoirs ;
/ Descente de charge
Les charges verticales sur des appareils d’appui des poutres sont :
Les charges et surcharges sollicitant un appareil d’appui sont rassemblées dans le tableau
suivant (les efforts horizontaux sollicitant un appareil sont obtenus en divisant ceux
encaissés par l’appui par le nombre d’appareil d’appui de cette dernière):
= 𝑎𝑏 < 15𝑀𝑃𝑎
𝑚
> 2𝑀𝑃𝑎
𝑎𝑏
𝐻 < 𝑓𝑁𝑚𝑎𝑥
𝑓 = 0,10 +
0,6
𝑚
= 0,10
𝑎𝑚
𝑡𝑠 ≥ 𝑚𝑎𝑥 ( 𝑚
; 2𝑚)
𝑡𝑠 ≥ max(2,679𝑚𝑚; 2𝑚𝑚)
1,5𝑁
= 𝑎𝑏
𝑁
1
𝐻
𝐻𝑓
2=
𝐻 𝑎𝑏
Alors
= 1
𝐻 𝐻+ 2 < 0,7 𝐺 = 0,56𝑀𝑃𝑎
𝐻
𝑑=
Où :
𝐺𝑎 (
2 𝑡
2𝑇
<𝑁
n : le nombre de feuillets élémentaires d’élastomère, n=4 ; t : épaisseur nominale d’un
feuillet élémentaire, t =10 mm ;
Compte tenu des calculs dans l’étude de la poutre principale, les rotations aux appuis sont :
Due à l’imperfection de la pose des poutres : 0,001 rad ;
Due aux charges d’exploitation maximale : 0,001 rad ; Due aux charges d’exploitation
minimale : 0 rad ;
=𝐻
𝑁 + 𝑑+ < 5 𝑀= 4𝑃𝑎
𝐺
Pour les vérifications des appareils d’appui, nous allons considérer trois cas : Cas1 : charge
permanente + retrait et fluage + température de courte durée ;
Les diverses pièces principales de la culée sont montrée dans la figure ci-dessous :
/ Stabilité de la culée
𝑀𝑆 ≥ 1,5
𝑀𝑅
MS : somme des moments qui tendent à stabiliser la culée ; MR : somme des moments qui
tendent à renverser la culée.
/ Moment stabilisant
C’est le moment qui maintient la stabilité de la structure. Ce moment est engendré par les
charges verticales venant des éléments structuraux de la culée ainsi que celles du tablier par
rapport à un point O situé à la base de la semelle.
Les poids des éléments qui composent la culée sont répertoriés dans le tableau ci-dessous :
Grace au bras de levier pris par rapport au point O, ces poids vont engendrer un moment
dont les résultats sont les suivantes :
Ms1 = 5985,34kN
b / Action de la superstructure
Ms2 = 3660,06 x 2,25 = 8236,13kN.m soit Ms2 = 915,13kN/m pour une longueur L = 9,00m
VII-1-2 / Moment renversant
la poussée de terre créée par les remblais qui s’appuient derrière le mur garde grève et mur
de front ;
la déformation du béton.
a / Poussée de terre
L’effort dû à la charge créée par les remblais est établi par les relations suivantes :
𝑄1
= 𝑞0𝐻
et 𝑄2
= 𝑞1𝐻
dont
𝑞0
=𝑘
𝑎𝑞𝑞
et 𝑞1 = ℎ𝑘𝑎𝐻
où :
H = 6,00m : Hauteur du mur de garde grève (hg) + Hauteur du mur de front ( hf ) + Hauteur
du sommier
On a
1 − 𝑠𝑖𝑛
Les moments créés par ces poussées par rapport au point O sont résumés dans le tableau
suivant :
Comme ces forces sont appliquées au sommet de la culée et le bras de levier est pris par
rapport à la base de la semelle de liaison alors les moments auront pour valeur :
1580,17
D’où
≥ 2,08
757,77
Le résultat nous montre que le renversement n’est pas à craindre. Passons alors au
dimensionnement de chaque élément de la culée.
/ Mur garde-grève
Le mur garde-grève est supposé encastré au niveau du sommier. Les forces qui lui sont
soumis sont les suivantes :
poussée de terre ;
force de freinage.
a / Poussée de terre
La poussée de terre suit une répartition linéaire croissante dont l’intensité est :
𝑞𝑖 = 𝑘𝑎ℎℎ + 𝑞𝑘𝑎𝑞
Avec :
γh = 18kN/m3 ;
φ = 22° ;
q = 10kN/m3 ;
𝑞𝑖 = 8,19ℎ + 4,55
Soit
2,1
12𝐾
ℎ ℎ−𝑧
𝑀𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖 = 0,75 + 2ℎ ∫
𝑑𝑧
0,25 + 𝑧
dont : K = kaγ x q x δ x bc
Il s’agit d’interpréter l’effet provoqué par le camion Bc sur le mur garde grève. Le moment
de cette force a pour expression:
60ℎ
𝑀𝑓 = 0,25 + 2ℎ 𝑞
VII-1-2 / Armatures
ELS :
𝑀𝑠 = 𝑀𝑝 + 1,2(𝑀𝑞 + 𝑀𝑓)
𝑉𝑠 = 𝑉𝑝 + 1,2(𝑉𝑞 + 𝑉𝑓)
a / Armatures verticales
Avec comme cas de fissuration préjudiciable. b = 100cm;
h = 30cm; d = 27cm;
b / Armatures horizontales
𝑉𝑢
𝜏 = <𝜏
= 0,07 𝑓𝑐28
𝑢 𝑏𝑑 𝑢
30
/ Mur en retour
Les murs en retour sont des voiles en BA destinés à soutenir les remblais contigus de
l’ouvrage dans le sens transversal du pont. Ils sont encastres avec le mur garde-grève et le
sommier formant ainsi un système unique et rigide.
Hr = 2,90m ;
la poussée du remblai ;
Les poussées sur le mur dues aux charges locales sur remblai ;
𝐻𝑟 + ℎ𝑟
( )
𝑟𝑟 2
P = 58,50kN
𝑥 = 𝐿𝑟 2ℎ𝑟 + 𝐻𝑟
𝐺 (
3 𝐻𝑟
+ ℎ𝑟
) = 1,675𝑚
une charge uniformément reparties sur toute la surface du mur d’intensité (yG + 0,5)T/m²
(𝐻𝑟 − ℎ𝑟) (𝐻 − ℎ ) + ℎ 𝐻
avec
𝑦𝐺 =
3 𝑟 𝑟
𝐻𝑟 + ℎ𝑟
𝑟 𝑟
= 1,052𝑚
avec
𝑆 = 𝐿𝑟
(𝐻𝑟 + ℎ𝑟) 2
Récapitulons les combinaisons d’action aux états limites dans le tableau suivant :
b = 0,25m h = 1,00m
/ Armatures
Armature de repartition
Comme dans le cas précédent, la condition suivante doit être vérifiée sinon on aura besoin
d’armature transversale :
𝑉𝑢
𝜏 = <𝜏
= 0,07 𝑓𝑐28
𝑢 𝑏𝑑 𝑢
b = 0,25m h = 1,00m
Armature de répartition
/ Mur de front
Poids propre ;
Poussée de terre ;
a / Poussée de terre
Avec comme bras de levier pris par rapport au point d’encastrement de la base du mur de
front, on a :
Soit Npermanente la charge permanente transmise par les poids de ces éléments.
Npermanente = 2321,20 + 1235,25 = 3556,45kN équivaut à Npermanente = 395,16kN/m.
Nexploitation = max (RBc ; RA(L)) + RA(t) = max (989,76 ;1280,40) + 58,82 = 1339,22kN
équivaut à Nexploitation = 148,80kN/m
/ Armatures
a / Armature longitudinale
La section des armatures se calcule par mètre linéaire de base et par mètre linéaire de
hauteur.
Coefficient de remplissage
𝑁𝑢 772,29
𝜓 = = = 0,053
1 𝑁𝑏𝑚𝑎𝑥
14400
1 + √9 − 12𝜓1
𝜉= = 0,165
4(3 + √9 − 12𝜓1)
Calcul de l’excentricité e
𝑒 = 𝑀𝑢 = 0,98𝑚
𝑁𝑢
Calcul de eNC
𝑒𝑁𝐶 = ℎ= 0,17 𝑚
On déterminera les armatures de la pièce en flexion simple soumise à un moment fictif dont
la formule est :
ℎ ℎ
𝑀𝑢𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓 = 𝑀𝑢 + 𝑁𝑢 (𝑑 − 2) = 𝑁𝑢 (𝑒 + 𝑑 − 2)
𝑀𝑢𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓 = 1119,82𝑘𝑁𝑚/𝑚𝑙
𝐴𝑠
= 𝐴𝑠𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓
𝑁𝑢
𝑠𝑢
Après calcul As = 12,59cm². Cette valeur doit être supérieure à l’armature donnée par la
règle du millième et la condition de non fragilité qui s’écrivent :
𝐴𝑠
𝑏ℎ
≥ 𝑚𝑎𝑥 {1000
; 0,23𝑏𝑑 𝑓𝑡28}
𝑓𝑒
Comme e > eNC, nous n’avons pas besoin de vérifier la section d’armatures AS par rapport à
la section du béton car l’état ultime peut ne pas être atteint.
b / Armature de répartition
≤𝜏 où
𝑉𝑢
et 𝜏
= 0,07 𝑓𝑐28
𝑢 𝑢 𝑢= 𝑏𝑑
𝑢 𝑏
Poids propre :
/ Disposition constructive
𝑄1
𝑃𝑃
𝑃𝑃
Q1 = 4428,86kN Pour un diamètre de pieux égal à 1000mm. Après calcul, nous avons n =
3,024 pieux soit n = 4 pieux
Pour un fonctionnement correct de la bielle, nous admettons que son angle d’inclinaison est
défini par : 45° ≤ θ ≤ 55°. Prenons θ = 50°.
𝑏′ = 𝐷𝑃 + 2ℎ
2 𝑡𝑎𝑛
Les charges verticales appliquées à la semelle donnent naissance à des lignes de tensions au
niveau de celui-ci en qui peuvent être modélisée par des bielles.
Il est alors nécessaires de vérifier chaque point de contact c’est-à-dire la base du mur et les
têtes de pieu vis-à-vis de la compression afin d’assurer la bonne transmission d’effort.
𝑁𝑢𝑓
≤ 0,9𝑓
𝑆𝑃𝑠𝑖𝑛2
𝑐28
Nuf = (8252,85 - 1,35 x 1068,80) = 6809,97kN : Charges transmises à la semelle par la culée.
Après calcul, nous avons : 1,63 MPa ≤ 27 MPa
3𝑆0
𝑁𝑢𝑓
So : section du pieu ;
Gsemelle : poids propre de la semelle
Tout calcul fait, nous avons : 5,58 MPa ≤ 27MPa. La condition est vérifiée.
Nous désignons par τuo la contrainte tangentielle conventionnelle qui doit vérifier la
condition suivante :
𝑃𝑢 8252,85
𝜏 = =
= 0,94𝑀𝑃𝑎
𝑢0
2𝑏𝑠𝑑
2 × 4,50 × 0,97
𝑚²
𝑢0
Armature principale
Pour notre cas, la fissuration est préjudiciable. Les armatures principales inférieures
équilibrent la composante horizontale de la bielle. La section des armatures doit être
majorée de 50% afin de respecter l’état limite d’ouverture des fissures.
1,5𝑁𝑢
𝐴 = 𝑓𝑒
2 𝑠 𝑡𝑎𝑛
Armature complémentaire
Elles sont destinées en partie, de reprendre les éventuels moments de torsion résultant des
écarts d’implantation.
Armature transversale
Ces armatures sont constituées par des cadres ou étriers intérieurs répandant sur une
longueur égale d. elles ont un pourcentage de :
⎛𝐴𝑉 = 1 × 𝜏
𝑢0 × 𝐴
𝑑𝑏
4 𝑓𝑡28
𝑑𝑏
⎨ 𝐴𝑉
≥ 0,20
𝑏𝑑
Tout calcul fait, nous avons Av = 15,27 cm² et Av ≥ 3,76 cm² Prenons Av =10HA14 = 15,39
cm².
Armature horizontale
Les armatures horizontales sont constituées par des cadres réparties entre les armatures
inférieures et supérieures. Leur section totale est égale à :
𝐴ℎ
= [1 𝑢
0 ] × 𝐴 − 𝐴′ 4 𝑓𝑡28
Armature de peau
Réaction du tablier
Effet du vent
La pression du vent est prise égale à 4,00kN/m² pour le vent extrême et 2,50kN/m² pour le
vent normal.
Effet du courant :
𝑀𝑆
≥ 1,5
𝑀𝑅
Avec
La combinaison la plus défavorable qui tend à renverser la pile est celle où il y a vent
extrême entrainant l’absence de surcharge d’exploitation.
Ainsi on obtient :
/ Stabilité transversale
Comme les sollicitations de renversement sont des actions variables, alors le moment de
renversant est multiplier par le coefficient 1,2 ce qui donne :
Mr = 7751,35kNm d’où
𝑀𝑆
≥ 3,94
𝑀𝑅
/ Stabilité transversale
D’où :
𝑀𝑆
≥ 18,47
𝑀𝑅
/ Dimensionnement du chevêtre
La modélisation des charges qui s’appliquent sur la pile s’effectue suivant deux cas bien
distincts :
Fe : Effet du courant ;
Pour déterminer les sollicitations dans un portique, on a une large gamme de méthode mais
la plus classique est sans doute la méthode de Hardy Cross qui propose une résolution par
relaxation.
Calcul de la raideur R des barres où R = I / L pour une barre encastrée à ses deux extrémités
et R = 3I / 4L s’il s’agit d’une barre encastré d’un côté et articulé de l’autre ;
Répartition et transmission des moments jusqu’à avoir une somme de moment nulle en
chaque nœuds ;
Après calcul sur Excel, on obtient les valeurs suivantes pour chaque cas de charge :
b = 1,20m; h = 0,80m;
a / Longitudinale
fc28 = 30MPa
b / Répartition
Nous avons :
Ar = A / 3 = 9,3cm²
c / Armature de peau
Or notre béton a une hauteur 80 cm, alors nous devons prévoir une armature de peau qui a
pour section 3 cm² par mètre linéaire.
𝑉𝑢
𝜏 = <𝜏
= 0,07 𝑓𝑐28
𝑢 𝑏𝑑 𝑢
30
/ Dimensionnement de la colonne
/ Calcul de sollicitation
/ Armature
a / Armature longitudinale
Le calcul des armatures se fera en flexion composée. Il faudra donc suivre les étapes
suivantes :
Longueur de flambement
Etant donné une colonne qui est supposée encastrée dans la semelle de liaison et dans le
chevêtre, alors, sa longueur de flambement est donné par :
𝑙𝑓
= 𝑙0
Elancement
4𝑙𝑓
𝜆=
Calcul de l’excentricité e0 :
0 𝑁𝑢
3081,20 8
Comme Nu > 0 et e0 > D/8 montre qu’il s’agit d’une compression mais avec une excentricité
en dehors du noyau central.
𝑒1 = 𝑒0 + 𝑒𝑎
avec ea = max {2cm ; L / 250} = 0,034m : excentricité additionnelle Soit e1 = 0,22 + 0,03 =
0,25m.
𝐿𝑓
≤ 𝑚𝑎𝑥 (15; 20
𝑒1)
𝐷
Lf / D = 4,25
𝑒2
3𝐿2
= 104𝐷
(2 + Φ
)
avec
𝑀𝐺
𝛼 =
𝑀𝐺 + 𝑀𝑄
Armature
4𝐴𝑓𝑒𝑑
= 𝑓2𝑓
𝐷
= 𝑓2𝑓
𝐷
3,081
= 𝜋(1,0)217 = 0,057
4𝑀
= 3
𝐺 𝐷 𝑓
= 0,06
= 0,03
Grâce à ces valeurs obtenues, on peut lire l’abaque d’intersection dans l’annexe et on a ρ =
0,1.
100 100
𝜋(𝜙 − 1)2
𝐵𝑟 =
= 7693,78𝑐𝑚²
𝑁𝑢 ≤ 𝑁𝑢𝑐
𝑁 =𝐵
[𝐵
𝑓𝑐28 𝑓𝑒
+𝐴 ]
𝑢𝑐
𝑟 0,90𝑏
avec
𝛼=
0,85
𝜆 2
1 + 0,2 ( )
35
≥𝑙
c / Espacement
Prenons st = 25mm.
/ Semelle de liaison
/ Descente de charge
Poids propre :
/ Disposition constructive
Pour un fonctionnement correct de la bielle, nous admettons que son angle d’inclinaison est
défini par : 45°≤ θ ≤ 55°. Prenons θ=50°.
a / Nombre de pieux
𝑄𝑙
𝑃𝑃
𝑃𝑃
𝑏′ = 𝐷𝑃 + 2ℎ
2 𝑡𝑎𝑛
Où Dp =1,00 m: diamètre du pilier ; h =1,00 m : la hauteur de la semelle ;
2 2
L’état limite de la compression des bielles doit être vérifié par la relation suivante :
𝑁𝑢
≤ 0,9𝑓
𝑆𝑃𝑠𝑖𝑛2
𝑐28
Après calcul, nous avons : 20,06 MPa ≤ 22,5 MPa La condition est vérifiée.
3𝑆0
𝑁𝑢𝑓
So : section du pieu ;
Tout calcul fait, nous avons : 7,30 MPa ≤ 22,5 MPa. La condition est vérifiée.
Nous désignons par τuo la contrainte tangentielle conventionnelle qui doit vérifier la
condition suivante :
𝑃𝑢 10686,30
𝜏 = =
= 1187,36 [𝑘𝑁⁄ ]
𝑢0
2𝑏𝑠𝑑
2 × 4,50 × 1
𝑚²
Armature principale
Pour notre cas, la fissuration est préjudiciable. Les armatures principales inférieures
équilibrent la composante horizontale de la bielle. La section des armatures doit être
majorée de 50% afin de respecter l’état limite d’ouverture des fissures.
1,5𝑁𝑢
𝐴 = 𝑓𝑒
2 𝑠 𝑡𝑎𝑛
Après majoration, nous trouvons A = 167,14 cm². Soit A =14HA40 = 175,93 cm².
Armature complémentaire
Les écarts d’implantation peuvent entrainer des moments de torsion, d’où la nécessité des
armatures complémentaires.
Armature transversale
Ces armatures sont constituées par des cadres ou étriers intérieurs répandant sur une
longueur égale d. elles ont un pourcentage de :
⎛𝐴𝑉 = 1 × 𝑢
0× 𝐴
𝑑𝑏
4 𝑓𝑡28
𝑑𝑏
⎨ 𝐴𝑉
≥ 0,20
𝑏𝑑
Tout calcul fait, nous avons Av = 24,11 cm² et Av ≥ 4,39 cm² Prenons Av = 12HA16 =
24,13cm².
Armature horizontale
Les armatures horizontales sont constituées par des cadres réparties entre les armatures
inférieures et supérieures. Leur section totale est égale à :
𝐴ℎ
= [1 𝑢
0 ] × 𝐴 − 𝐴′ 4 𝑓𝑡28
Armature de peau
Les principes de justification des fondations profondes sont conformes à la théorie générale
du calcul aux états limites qui consiste, pour un état limite donné, à vérifier que la charge
axiale de calcul reste égale ou inférieure à la charge maximum de l’élément de fondation.
/ Calcul de la charge limite de pointe La charge limite de pointe est désignée par :
𝑄𝑃 = 𝐴𝑘𝑝𝑝∗
𝐴=
𝜋𝜙2
4
avec Φ : diamètre du pieux.
C’est une pression moyenne autour de la base du pieu. Elle est déterminée de la manière
suivante :
On a :
𝑃∗ =
1 𝐷+3𝑎
∫ 𝑃∗(𝑧)𝑑𝑧
𝑙𝑒
3𝑎 + 𝑏
𝐷−𝑏
b = min (a, h) où h est la hauteur de l’élément de fondation dans la couche porteuse. D’après
les recommandations du rapport géotechnique, h = 3Φ
Ce calcul ne cependant valable que dans le cas d’une formation porteuse homogène c’est-à-
dire une couche pour laquelle les valeurs maximales de pl n’excèdent pas deux fois les
valeurs minimales de pl.
𝑃∗(𝑧): est obtenu en joignant par des segments de droite sur une échelle linéaire les
différents
𝑃∗ mesuré.
Facteur de portance kp :
D’après le résultat du sondage présenté dans l’annexe, le sol est formé de succession de
couche parfois limoneuse compacte à très compact, alors décidons de classer ce terrain en
argile, limons de classe B sans refoulement du sol lors de la mise en œuvre.
Soit kp = 1,2
- D = 20m ;
- a = 0,5m ;
- b = 0,5m ;
- Φ = 1,00m ;
- D + 3a = 21,5m;
- D – b = 19,5m;
𝑝∗ = 1
𝑙𝑒
(3 × 0,5) + 0,5 2 2 2
= 2,033MPa
L’effort total limite mobilisable par frottement latéral sur toute la hauteur h concernée du
fût du pieu est calculé par l’expression suivante :
𝑄𝑠 = 𝑃 ∫ 𝑞𝑠(𝑥)𝑑𝑧
Dans cette expression P désigne le périmètre du pieu et qs(z) le frottement latéral unitaire
limite à la cote z.
Le frottement latéral unitaire limite est donné en fonction de la pression limite nette
𝑃∗ (qui exprime la compacité ou le serrage du sol) par les courbes de la figure ci-après :
Dans le cas des craies, le frottement latéral peut être très faible pour certains types de pieux.
Il convient d’effectuer une étude spécifique dans chaque cas ;
D’après les courbes et les résultats des essais pressiométriques, nous pouvons déterminer
la valeur de qs.
Comme, le mode de réalisation des pieux s’agit de pieu foré boue et en considérant
l’homogénéité des couches sur les parois du pieux (Argile, limon), on peut en déduire que la
courbe à utiliser est Q1.
La formule de la charge de fluage en compression Qc, pour les éléments de fondation mise
en œuvre par excavation du sol est donnée par :
Qc = 0,5Qp + 0,7Qs.
D’après les descentes des charges effectuées aux études de stabilités des appuis, nous
avons :
Au niveau de la culée :
ELU : Nu = 8252,85kN ;
ELS : Ns = 5964,42kN ;
Au niveau de la pile :
ELU : Nu = 10686,30kN ;
ELS : Ns = 7767,00kN
Au niveau de la culée :
ELU : Nu = 2063,21kN
ELS : Ns = 1491,11kN
Au niveau de la pile :
ELU : Nu = 2671,57kN
ELS : Ns = 1941,75kN
Nous devons vérifier que la charge transmise par un pieu doit inférieure à la charge
maximale dont les expressions sont :
A l’ELU :
𝑄𝑚𝑎𝑥
𝑄𝑙
1,4
A l’ELS :
𝑄𝑚𝑎𝑥
𝑄𝑐
1,4
𝑙𝑓
𝑙0
=
√2
Soit lf = 14,14 m.
𝜆=
4𝑙𝑓
50 2
𝛼 = 0,60 × ( )
𝜆
car
50 ≤ 𝜆 ≤ 70
α = 0,468.
/ Armatures
a / Longitudinale
100 1 100
𝜋(𝜙 − 1)2
𝐵𝑟 =
= 7697,68𝑐𝑚²
𝑁𝑢 ≤ 𝑁𝑢𝑐
𝑁 =𝐵
[𝐵
𝑓𝑐28 𝑓𝑒
+𝐴 ]
𝑢𝑐
𝑟 0,90𝑏
Après calcul, nous avons : Nuc = 6977,00kN > Nu La condition est vérifiée.
b / Armature transversale
≥𝑙
c / Espacement
Prenons st = 25mm.
Après avoir passé à l’étude technique de l’ensemble des composantes de l’ouvrage, il est
essentiel de tenir compte qu’aucun projet n’est envisageable sans qu’on en tirer profit.
Voilà pourquoi il faut passer à ce qu’on appelle étude financière, pour décortiquer les
diverses facettes sur le côté budgétaire d’un projet à réaliser.
CHAPITRE I : PHASAGE DES TRAVAUX
Phase1 :
La phase 1 comprend :
Travaux préparatoires ;
La construction des ouvrages auxiliaires (piste d’accès à la carrière, gite et emprunts). Phase
2 : réalisation des appuis
Excavation du sol ;
Confection de chevêtres ;
Mise en place des appareils d’appuis. Phase3 : Réalisation du tablier :
Poutres :
Réalisation du ferraillage ;
Bétonnage de la poutre ;
Entretoises ;
Ferraillage de l’entretoise ;
Hourdis :
Ferraillages du hourdis ;
Bétonnage ;
Mise en tension de la deuxième famille de câbles à 28 jours d’âge du béton des poutres;
Revêtement du tablier ;
Nettoyage et balayage ;
Réception provisoire ;
Repli de chantier.
(1 + 𝐴1)(1 + 𝐴2)
𝐾=
1 − 𝐴3
(1 + 𝑇)
Frais d’étude ;
Les aléas et révision de prix : tous les éléments rémunérant les aléas à la révision des prix ;
Le but est de déterminer les quantités des matériaux nécessaires pour la construction. Pour
le cas des armatures, on détermine le poids des aciers par mètre cube de béton à partir des
résultats de calculs des ferraillages dans l’étude technique.
Le but de ce paragraphe est de déterminer le prix unitaire des éléments tels que béton
Q400, Aciers HA, Coffrage,…
𝑃𝑈 = 𝐾 ×
Prix N°210
Prix N°211
Prix N°201
Désignation : Couche d’imprégnation Rendement : 2 T/j
Prix N°213
Prix N°215
Prix N°400
L’évaluation de cout du projet est donnée par le tableau suivant en utilisant les prix unitaire
calculés précédent.
SOIXANTE DEUX MILLIONS QUATORZE MILLE HUIT CENT DIX ARIARY» (Ar
7162014810Ar).
/ Etude de rentabilité
Un investissement est considéré rentable dans la mesure où le flux des recettes qu’il
rapporte est supérieur à la dépense qu’il représente.
/ Calcul de la VAN
La valeur actuelle nette est la somme des « cash-flows »prévisionnels du projet actualisé au
taux de rendement minimum exigé qui est le taux d’actualisation.
𝑖=1
FP : représente les flux de trésoreries des années 1 à n appelé « Cash-flow ». Il est déterminé
par la relation suivante :
FP = (Rn + A) ;
Selon les enquêtes effectuées, la recette annuelle de la commune s’élève à 698 958 000Ar
avec un taux de croissance annuel estimé à 10%.
b / Dépense
A part le coût d’exécution du projet, pour pouvoir maintenir en bon état un ouvrage routier,
il faut bien les entretenir.
Pour un ouvrage de franchissement qui se fait en béton précontraint, nous estimons qu’il
nécessite un entretien à partir de la dixième année. Le coût est pris égal à 4% de la recette
du projet.
c / Amortissement
Nous considérons une durée de 20 ans pour que notre projet soit amorti.
D’où, pour n =20, l’amortissement A = I x t = 7 162 014 810 x 0,05 = 358 100 740
VAN = 9 659 613 801 +7 162 014 810 = 2 497 598 991Ar.
Le taux interne de rentabilité correspond au taux d’actualisation qui rendre nulle la valeur
actuelle nette.
Soit x = TIR ; x tel que :
𝑝=1
Le TIR est obtenu soit en résolvant l’équation précédent soit en faisant varier le taux
d’actualisation jusqu’à nous aurons de VAN =0.
Soit i = 13% donne VAN = 18644105 et i = 14% donne VAN = - 613 389 682 Après
interpolation, nous avons, TIR =13,029%.
Le DRCI consiste à mesurer le temps que l’investissement met à récupérer sa de fond. Il est
évident que plus le DRCI est court, meilleur est le projet d’investissement. En faisant le
cumul des cash-flows pendant des années, nous avons que le montant de l’investissement
est compris entre le cumul du cash – flow de la quinzième année et celui de la seizième
année.
DRCI = 15,63
/ Conclusion
Comme la VAN est positive et de plus on a un TRI qui dépasse le taux d’actualisation, alors
on peut dire que le projet est rentable.
Etant donné sa rentabilité financière, il est à noter que l’implantation d’un nouvel ouvrage
sur un lieu pourra provoquer des dommages de type collatéraux c’est-à-dire sur son
environnement récepteur.
L'étude d'impact sur l’environnement (EIE) est un instrument institue par une loi et des
règlementations afin d’assurer une meilleure intégration des considérations
environnementales au développement et une meilleure utilisation des ressources et du
territoire.
La méthodologie adoptée pour l’évaluation des impacts repose sur une analyse multicritère
(intensité, durée, portée) et la combinaison des valeurs des critères pour apprécier leur
importance. L’effet direct ou indirect est tenu en compte car renforce la valeur de
l’importance.
Intensité ou ampleur : définit la gravité de l'impact du projet sur l'environnement. Elle est
fonction de l'ampleur des changements engendrés par le projet sur une composante du
milieu touché. Elle peut être :
Durée :
Permanente (3) : changement continu ou intermittent mais régulier même après le projet ;
Temporaire (2) : changement continu ou intermittent mais régulier durant une phase du
projet ;
Etendue ou portée mesure la superficie ou l’espace affecté sur une composante du milieu.
Elle varie de :
Ponctuelle (1) : modification très localisée perçue par une petite portion de la population.
L’importance de l’impact est définie en fonction de la résultante des trois critères ci- dessus
décrits à savoir l’intensité, l’étendue et la durée :
Majeure (≥7) : modification notoire pouvant mettre en danger la vie ou la survie des êtres
vivants
L’évaluation des impacts est effectuée à l’aide de la matrice d’évaluation à double entrée
combinant les activités de chaque phase du projet et les critères d’évaluation.
Quel que soit le choix de conception de ces ponts, les opérations à mener restent classiques
à la construction d’ouvrages de franchissement.
/ En phase préparatoire
La phase préparatoire considère surtout les impacts rattachés aux opérations d’installation
des sites connexes (base vie, carrières et voies d’accès, Site de dépôt de déchets de chantier,
etc.). Leur aménagement peut compacter le sol ; les déchets épars de base vie, les
entrainements par les eaux de ruissellement de fines particules résultant des éventuels
déblais peuvent polluer les sols et l’eau.
Ils sont rattachés aux opérations d’exploitation des sites d’emprunt, utilisés pour
l’approvisionnement en terres de remblais nécessités pour l’aménagement des déviations,
tels la perturbation du milieu biophysique, par l’érosion engendrée (défrichement,
décapage de
terres végétales), le compactage du sol dû à la circulation des engins. Ils sont d’ordre
mineur, vu que d’une part le maximum de volume nécessaire n’excède pas les 8000m3, et
que d’autre part ces quantités de remblais seront approvisionnées sur des sites diffus en
milieu écologiquement peu sensible le long de la RN4.
Notons que l’étude APD n’a pas développé d’étude spécifique sur les gites, emprunts et
carrière. Il sera recommandé à l’entreprise de s’approvisionner auprès de fournisseur
disposant de carrière agréé, d’autant plus que la RN4 abonde de carrières déjà exploitées,
localisées en dehors de toute zone sensible.
Les conditions d’aménagement des ponts ou des déviations à leur niveau nécessitent le
déplacement involontaire de population. L’analyse des impacts à leur propos se présente tel
que l’occupation définitive par le nouvel emplacement au Pont Manambatromby au PK
374+254, va affecter quatre cases construites en matériaux locaux de construction, et une
dizaine d’arbres fruitiers implantés sur l’emprise de la construction du nouveau pont
définitive. L’impact sur le milieu humain est classé moyen.
/ En phase de chantier
Différentes opérations menées sur chantier peuvent être sources d’impacts négatifs pour
l’environnement :
Les déchets résultant de la démolition d’ouvrage, les déblais des déviations sont à déposer
tous ses déchets sur des sites agréés par la MDC et disposant de PPES développé en
considération de la description du milieu et validé par la MDC. Le cas échéant, Ils peuvent
être cédés aux riverains qui sont intéressés à recueillir des volumes de remblais sur leurs
terrains. Le devenir de ces volumes de déchets doit être traçables, pour qu’on puisse vérifier
que l’entreprise ne se contente pas d’une évacuation directe par entrainement par les eaux
de rivière.
Ces activités du projet ne vont occasionner aucun impact négatif significatif additionnel ni
sur les zones sensibles, ni sur le sol ou la végétation. Ils sont tous classés mineurs. Leur
réalisation en respect des règles de l’art suffit à limiter correctement leurs impacts.
Les travaux sur l’ensemble des chantiers peuvent être des sources d’accidents divers,
notamment pour le personnel et éventuellement pour les usagers. Les risques sont jugés
d’ordre moyen, car peuvent affecter des vies humaines. Ils sont gérables par simple respect
des règles de l’art sur chantier (port d’EPI, délimitation du chantier, panneaux de
signalisation).
Les travaux sur les ponts engendrent des perturbations des riverains dans leurs activités
quotidiennes et des restrictions de circulation des usagers notamment du fait de la
circulation en demi-chaussée sur les déviations. Ces impacts sont classés mineurs compte
tenu de la courte durée des travaux, et seront atténués par le maintien de la circulation
durant les travaux et la gestion de la circulation alternée sur la déviation ;
L’aménagement des déviations pourrait empiéter sur des zones de cultures utilisées par des
riverains. Ces impacts mineurs sont d’ordre temporaire. Les mesures de compensation y
afférentes ont été négociées avec les PAPs concernées, et les pertes de récoltes seront
indemnisées avant le démarrage des travaux.
La main d’oeuvre allochtone, non accompagnée par leurs familles respectives, peut être
tentée à sortir avec la jeunesse riveraine, avec risque de propagation des MST/VIH-SIDA
(importance moyenne). En sus du règlement du personnel, les entreprises seront tenues de
mettre en place des plans de gestion des risques de propagation des MST/VIH-SIDA au sein
de son personnel.
Des travaux de fouille sur le chantier ou dans les sites connexes peuvent toucher des
vestiges culturels ou fossiles. Ces impacts sont jugés d’importance moyenne, mais les
travaux doivent être immédiatement suspendus en attendant les directives des autorités
compétentes sur les mesures de préservation du patrimoine culturel.
Aucun impact négatif additionnel significatif n’est donc identifié pour l'environnement
humain par rapport à la situation initiale sans projet.
/ En phase d’exploitation
Comme la circulation sur la route n’est pas interrompue durant les travaux qui sont
habituellement menés en demi-chaussée, la phase d’exploitation correspond à la remise
totale des ouvrages au maître d’ouvrage, en fin de chantier.
Aucune augmentation des pollutions de l’air pour les riverains par les gaz d’échappement ;
Aucune augmentation du bruit par les véhicules, pour les riverains ne sera notée, ce qui
suppose qu’il n’y aura pas d’augmentation du bruit par les véhicules, ni de modification du
niveau de pollution de l’air pour les riverains par les gaz d’échappement,
Les risques d’érosion engendrés sur les sites de prélèvement de remblais pour
l’aménagement des déviations sont d’importance mineure, car les quantités de remblais à
prélever sont diffuses le long de laRN4.
Par rapport aux risques d’accidents, les travaux de réhabilitation et de reconstruction vont
améliorer voire renouveler l’état des ouvrages fortement dégradés. Ainsi, le projet va
contribuer à amener un minimum de qualité de calculabilité, et une amélioration du confort
des usagers. Cependant, ceci ne va pas spécifiquement susciter une augmentation
potentielle du trafic, ni un accroissement de la vitesse de circulation sur la route, vu l’état
général de la RN4 d’une part et les localisations tronçonnées des interventions pour la
réhabilitation des petits ponts. Aucun accroissement des risques d’accidents n’est ainsi
envisagé. Sinon, la pose de panneaux de signalisation ou de limitation de vitesse exigée par
le Code de la Route est déjà prévue.
Sur l’ensemble des zones d’emprise et directement concernées par le projet, aucun impact
additionnel significatif ne sera apporté par le projet
/ Mesures à adopter
Les mesures à prévoir pour ce projet sont présentées dans le PGE et à insérer dans le
Dossier d’Appel d’Offres du projet, en sus des mesures environnementales distinguées dans
le Bordereau des Prix.
L’entreprise est tenue de déposer tous ses déchets sur des sites agréés par la MDC et
disposant de
Les pertes de récoltes résultant de l’occupation provisoire des déviations sur des aires de
cultures seront compensées avant le démarrage des travaux.
Pour minimiser les perturbations éventuelles et nuisances aux usagers et riverains, les
dispositions envisagées consistent en :
la mise en place des panneaux de signalisation à l’entrée et à la sortie des têtes de chantier,
lors de la conduite des travaux.
des limitations de vitesse des camions à la traversée des agglomérations, autant pour
minimiser la pollution de l’air par les poussières que pour éviter les risques d’accident
Des risques et dangers peuvent survenir pour le personnel de l’entreprise lors des travaux
sur chantier en cas de négligence dans le respect des règles de l’art en matière de sécurité.
Aussi, le port d’Equipements de Protection Individuelle ou EPI est à prévoir, outre le rappel
périodique des consignes de sécurité. Durant les phases de chantier, des dispositions de
matérialisation doivent être apposés autour des aires de chantier pour restreindre la
circulation des personnes non autorisées tels les riverains de la route.
la disponibilité de préservatifs pour toute la main d’oeuvre, y compris celle des sous-
traitants
Notons que ces actions pour le personnel de l’entreprise sont autant que possible à
compléter par le plan d’action de sensibilisation de prévention et de lutte, effectué par la
Direction des Impacts sociaux et environnementaux (DISE) du MTP, suivant les mêmes
approches mais ciblant surtout les usagers et les riverains de la route.
Des mesures sont prévues pour l’indemnisation des biens affectés à la sortie du pont sur
l’emplacement même du nouveau pont à aménager,
Les séries de consultations menées depuis 2013 ont rendus les PAPs familiers aux
procédures à suivre pour leur indemnisation.
La base de calcul de l’indemnisation des cases autant que des arbres fruitiers a été fixée par
un comité ad hoc. Les montants d’indemnisation des ménages affectés définis en
conséquence restent supérieurs aux montants présentés par ces derniers. Ainsi, aucun litige
ne devrait survenir. Le cas échéant, tout litige sera porté au comité ad hoc, déjà opérationnel
au niveau des fokontany.
Bien que toutes les études soient parfaites, il n’y aura aucune valeur sans une bonne
réalisation et effectivement un bon contrôle.
/ Généralités
Le contrôle des travaux est l’opération qui consiste à faire réaliser un projet conformément
aux plans et spécifications. Le contrôle représente donc, pour le Maître de l’ouvrage
l’assurance d’avoir un ouvrage conforme au projet qui a été conçu, ou à l’objectif qui a été
fixé.
/ But du contrôle
Le contrôle est une opération nécessaire pour passer d’un désir de réalisation à la
réalisation elle-même. A ce titre, il se doit d’être constructif c’est-à-dire d’apporter des
éléments permettant de contribuer à la qualité de l’ouvrage et devra œuvrer dans un esprit
de coopération avec l’Entreprise.
d’obtenir des matériaux ayant des qualités et des quantités requises et qu’ils soient mis en
œuvre dans les meilleures conditions ;
d’être en mesure de percevoir au plus tôt les insuffisances éventuelles afin d’y porter
remède avant qu’il ne soit trop tard ;
Enfin, pour être complet et efficace, le contrôle doit s’exercer avant, pendant et après les
travaux.
L’expérience montre en effet que quel que soit le degré de perfection d’une étude il se
présente toujours lors de l’exécution des travaux des difficultés imprévues.
Il appartient alors au contrôle d’apporter des solutions rationnelles sur le plan technique et
acceptable sur le plan pécuniaire.
L’ingénieur chargé du contrôle devra donc avoir de nombreuses qualités : bonne expérience
technique, beaucoup de sens critique et surtout de bon sens, des qualités de jugement, une
grande honnêteté intellectuelle et beaucoup de patience aussi.
Pour le cas de notre ouvrage, le contrôle a été assuré par le Laboratoire Nationale du
Travaux Publics et du Bâtiment (LNTPB).
/ Implantation
a / Principes
L’implantation a pour but de matérialiser sur le terrain la position exacte des divers
éléments de l’ouvrage à construire. Elle comporte d’une part le piquetage général qui fixe
Le piquetage général qui est assuré habituellement par le Maître d’œuvre, consiste à
matérialiser sur le terrain, l’axe longitudinal de l’ouvrage à réaliser et à fixer sur cet axe la
position de l’ouvrage en plaçant un repère correspondant à un point particulier.
Le piquetage complémentaire qui est mis en place par l’entrepreneur, sert à avoir les
précisions topographiques requises pour la réalisation de l’ouvrage. Les axes longitudinaux
et transversaux des appuis et le contour de leur fondation doivent être piquetés.
Le piquetage général doit être matérialisé par des repères qui devront subsister pendant
toute la durée du chantier. Ces repères doivent donc être placés hors de la zone où le sol est
susceptible d’être remué en cours de travaux. L’exécution du piquetage général comprend
donc d’une part, la mise en place de piquets à l’emplacement des points que l’on désire
matérialiser et d’autre part, la pose de bornes bien enracinées dans le sol et très visibles qui
permettront en cas de besoin de remettre les piquets en place par des méthodes simples.
L’ensemble de ces opérations doit être décrit dans le procès-verbal de piquetage.
/ Fondation
a / Généralité
L’étude géotechnique faite au stade de projet ne permet de définir les différentes couches
du sol que par interpolation entre les sondages, et elle laisse donc subsister quelque
incertitude.
C’est pourquoi, lors de l’exécution des travaux de fondations, l’ingénieur doit s’efforcer de
compléter sa connaissance du sol d’après les résultats du chantier, et son rôle n’est plus
alors seulement de contrôler mais également de prendre des décisions tenant compte de ce
complément d’information.
Système de forage
Pour la mise en œuvre de pieu sur le pont de Manambatromby, le forage consiste à la fois à
forer puis à colmater directement les pores par un mélange du sol extrait avec de la
bentonite. Cette méthode, moins couteuse, ne peut travailler qu’à une vitesse de 25cm par
heure.
Comme le sol extrait est directement utilisé pour le colmatage, la coupe de terrain lors de
l’étude doit être précise afin d’anticiper la quantité d’argile à additionner.
Contrôle
Dans le cas de fondation sur pieux, l’observation directe du terrain de fondation n’est pas
possible. L’appréciation de la conformité du sol rencontré avec les prévisions fournies par
l’étude géotechnique ne peut se faire qu’en rassemblant le maximum d’information lors du
forage.
Le rôle de l’ingénieur est d’assurer que toutes ces observations sont bien effectuées et d’en
interpréter les résultats afin de décider notamment si la côte choisie pour l’arrêt des pieux
peut être maintenue ou s’il y a lieu de la modifier.
Voilà pourquoi chaque pieu est muni de trois tubes de réservation pour la réalisation des
essais auscultations soniques.
Cet essai permet de détecter grâce à l’onde sonore la poche de vide éventuel sur la paroi du
pieu.
Si l’essai s’avère positif, une correction au micro pieu s’impose d’où le diamètre du
troisième tube de réservation sur les pieux qui est plus grand (de diamètre 1000mm).
/ Béton
a / Introduction
Lorsque l’ingénieur chargé de contrôle d’un chantier estime que le béton réalisé par un
entrepreneur n’a pas les qualités de résistance requises, il n’y a d’autre choix que de le faire
démolir. En effet, un béton de mauvaise qualité ne peut être amélioré.
veiller à ce que l’entrepreneur fasse ses études de béton en temps voulu pour que même si
un complément s’avère nécessaire, le démarche des travaux de bétonnage ne soit pas
retardé ;
s’assurer que les résultats obtenus sont compatibles avec le respect des résistances requises
;
vérifier au cours de l’exécution que la composition étudiée est bien respectée et que la mise
en œuvre et la cure sont bien effectuées suivant les règles de l’Art.
b / Essai
Les qualités demandées au béton sont d’être résistant mécaniquement, aussi imperméable
que possible, indécomposable et maniable.
l’épreuve d’étude :
Elle a pour but de trouver la composition granulométrique qui permette d’obtenir un béton
résistant mécaniquement, aussi imperméable que possible (recherche d’une forte densité)
et indécomposable (choix du ciment).
l’épreuve de convenance :
Il doit ressortir de l’épreuve de convenance que les résistances requises peuvent être
effectivement atteintes sur le chantier. S’il en était autrement, les qualités des matériaux ou
les conditions de fabrication devraient être améliorées et l’épreuve de convenance
recommencée dans les conditions nouvelles.
l’essai de contrôle :
l’essai d’information :
Ils permettent de suivre l’évolution dans le temps du béton de l’ouvrage, compte tenu par
exemple des variations de la température ambiante, et de déterminer à partir de quelle date
l’ouvrage peut être mis en service.
La conservation des éprouvettes doit se faire dans des conditions comparables à celles des
parties d’ouvrages qu’elles sont censées représenter.
Dans ce domaine, les interventions de l’ingénieur comprennent d’une part des décisions :
agrément des carrières, du ciment, de l’eau de gâchage, et d’autre part des contrôles :
vérification de qualité, de granularité et de propreté.
L’agrément définitif des carrières, du ciment et de l’eau ne peut être donné qu’après
l’épreuve d’étude, mais l’ingénieur doit indiquer dès que l’entrepreneur le consulte, s’il y a
d’autres motifs qu’un échec lors de l’épreuve d’étude, pour refuser la carrière, le ciment ou
l’eau. Il doit exiger dans ce but que l’entrepreneur lui fournisse les résultats d’analyse
chimique de l’eau et des agrégats, et ceux des essais de réception du ciment employé.
Après agrément des carrières, du ciment et de l’eau, l’ingénieur doit assurer que les qualités
des divers constituants destinés à la fabrication du béton restent bien constantes et
identiques à celles des constituants du béton de l’épreuve.
Photo 7 : Granulats
d / Mise en œuvre
Vérification de dosage :
Pour être sûr d’obtenir un béton dont les caractéristiques mécaniques soient conformes au
béton d’étude et au béton de convenance, l’ingénieur doit s’assurer que l’entrepreneur
prend toutes précautions pour que les proportions des divers éléments soient respectées
(en poids sec).
Il y a souvent conflit sur les chantiers entre la nécessité de respecter le dosage en eau prévu
et celle de réaliser un béton qui se mette facilement en place.
Vibration
Le but de la vibration est de serrer le béton frais, facilitant ainsi la mise en place dans le
coffrage. Ce serrage se traduit par une augmentation de densité du béton, qui améliore
considérablement ses caractéristiques finales.
La vibration est obligatoire pour tous les bétons de qualité et l’entrepreneur doit indiquer
dans son programme de bétonnage comment sera effectuée la vibration.
/ Armature
a / Façonnage
L’ingénieur doit veiller très attentivement au respect de toutes les recommandations des
fiches d’identification ou des documents analogues établis dans les pays d’origine des
aciers. A ce titre, il doit notamment s’assurer que les aciers à haute adhérence ne sont
soumis ni volontairement ni accidentellement à des pliages non définitifs.
Tout manquement à ces règles risque d’amorcer des fissures dans les aciers entraînant des
risques de rupture brutale sous l’effet des contraintes de service.
b / Mise en place
Lors de la réception des ferraillages, l’ingénieur devra notamment s’assurer que les
armatures sont bien à l’emplacement prévu par les plans et qu’elles ne sont pas susceptibles
de se déplacer lors de la mise en place du béton.
/ Câbles de précontrainte
a / Façonnage
les gaines soient mises en place en les laissant pendre entre leurs points extrêmes et ceux
où la définition du tracé change (point d’inflexion), puis en réglant leur tracé et en ne les
fixant qu’ensuite aux points intermédiaires de façon à éviter toute perte de tension parasite.
b / Mise en tension
En cas d’écart supérieur à 5% entre allongement prévus et les allongements réels, il faut
chercher les causes de cette différence et prendre les décisions en conséquence. Ces
décisions sont à prendre par un spécialiste du béton précontraint.
La mise en tension doit être interrompue en cas d’apparition d’anomalie constaté au niveau
du béton ou des câbles jusqu’à ce que les causes aient pu être trouvées et les remèdes
apportés.
Après mise en tension, on procède à l’injection des câbles. L’ingénieur doit particulièrement
vérifier à ce que l’entrepreneur :
insuffle de l’air comprimé plusieurs fois par jour dans les gaines des câbles déjà tendus et
non injectés, pour en chasser l’humidité ;
injecte des câbles dans un délai maximal de six jours en atmosphère normal après leur mise
en tension ;
mesure la quantité injectée dans chaque gaine jusqu’à remplissage complet pour comparer
avec le volume théorique et détecter des fuites éventuelles dans d’autres gaines ;
fasse déborder suffisamment le coulis d’injection après le remplissage pour que l’on soit sûr
qu’il ne reste pas d’air emprisonné dans la gaine.
Le coulis doit être préparé dans un malaxeur à haute turbulence (agitateur électrique à
hélice tournant à 4000tours/mn).
a / Généralités
En plus du soin avec lequel il a surveillé l’exécution des travaux, l’ingénieur doit s’assurer
que les ouvrages construits peuvent effectivement remplir le rôle qui lui est attribué :
assurer la circulation des véhicules en toute sécurité.
L’ingénieur doit donc contrôler le comportement global des ouvrages en leur faisant subir
des surcharges qui simuleront la circulation ultérieure des véhicules.
Le programme des épreuves doit tenir compte des moyens disponibles et des possibilités de
pesage des camions et engins destinés à constituer la surcharge.
CONCLUSION
Le problème de l’ancien pont à Manambatromby a été jusqu’à présent remplacé par un pont
provisoire. On vient pourtant de montrer que la région qui abrite cette commune regorge de
ressources non négligeable et que le trafic ne cesse d’accroitre. Il faudra alors envisager une
solution à long terme. D’où la construction d’un nouveau pont.
Afin que ce nouveau pont puisse bien s’intégrer dans son milieu, il a fallu effectuer certaines
études relatifs au cours d’eau et au lit de la rivière .C’est à partir de cela qu’on a pu tirer les
dimensions adéquats du futur ouvrage. Ces dimensions ont ensuite servi à effectuer une
estimation sommaire sur les coûts de chaque variante qui peuvent être proposée et nous a
permis d’opter pour la variante en béton précontraint.
Tout ce qu’on a avancé jusqu’ici ne nous permet pas cependant d’affirmer directement
qu’un projet doit être impérativement réalisé sans que ce dernier ci soit rentable
financièrement, respectueux de l’environnement. On oubliera sans aucun doute la
participation active d’un ingénieur de contrôle au cours d’un chantier pour veiller au
respect de la Règle de l’Art.
Vue la demande accrue en terme de chargement des transporteurs employant cette route, il
serait préférable de dimensionner les ouvrages avec une charge plus élevée que celle
utilisée normalement.
BIBLIOGRAPHIE
[1]. Albert Fuentes-« CALCUL PRATIQUE DES OSSATURES DE BATIMENTS EN
[2]. BCEOM, CEBTP-« MANUEL SUR LES ROUTES DANS LES ZONES TROPICALES
,2015
D’ARTS »
[6]. Fascicule n° 62- Titre I - Section I –« Règles techniques de conception et de calcule des
ouvrages et constructions en béton armé suivant la méthode des états limites – BPAL 91
révisé 99 » 246 pages ; Avril 1999.
[7]. Fascicule n° 62- Titre I - Section II –« Règles techniques de conception et de calcule des
ouvrages et constructions en béton précontraint suivant la méthode des états
[8]. Fascicule n° 62- Titre V–« Règles techniques de conception et de calcul des fondations
des ouvrages en Génie Civil » 188pages.
[9]. Henry Thonier-« LE BETON PRECONTRAINT AUX ETATS LIMITES », Presse Ponts
Mai 1972
ANNEXE
...................................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................................
Nom : RABOTO
E-mail :
Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du Grade Master II
Titre Ingénieur
Titre :
« Projet de construction d’un pont sis à Manambatromby sur la RN4 au PK 374 + 254»
RESUME :
En résume le projet va propulser la région sur le plan économique mais aussi sur le plan
social.
L’étude socio-économique sur cette région affirme les privilèges et les intérêts apportés par
le pont sur ces régions. L’étude de variante a permis d’affirmer que le pont en béton
précontraint est la plus adéquate. L’étude financière donne un résultat du montant réel du
projet et d’en sortir la rentabilité du projet vis-à-vis du revenus annuel de la région.
Sur le côté environnemental, toutes les dispositions ont été adoptées afin d’anticiper les
dégâts probables. Finalement, toute réalisation qui nécessite la règle de l’art doit avoir un
ingénieur comme pièce maîtresse.
SUMMARY :
To summary, the project contributes to boost the local economy and improve the social
standing.
The socioeconomic study on the region asserts us the privileges and the interests that this
bridge is going to bring on. Besides, the variants study helps us to conclude that prestressed
concrete bridge is the most appropriate.
Moreover, the financial study gives us the profits of the real cost of the project and to bring
out its profitability toward the annual income.
Finally, the environment of the region is insured by the front last chapter which study
positive and negative impacts as well as their measure of mitigation to have no damage but
improve the situation.
A- SUPERSTRUCTURE
B- INFRASTRUCTURE
Ar : Ariary
BA : Béton Armée
BP : Béton Précontrainte
FP : Fissuration Préjudiciable
HT : hors taxe
TVA : Taxes sur Valeurs Ajoutée INSTAT : Institut Nationale de la Statistique LI
: Ligne d’Influence
MO : Main d’œuvre
N° : Numéro
PK : Points Kilométriques
PU : Prix Unitaire
RN : Route Nationale
U :Unité
Minuscules latines:
Ar : Armature de répartition
C : Coefficient de débit
M : Moment fléchissant
Mu : Moment fléchissant à l’ELU Mser : Moment fléchissant à l’ELS N : Effort Normal
P : Périmètre mouillé
Q : Débit de crue
Qc : Charge de fluage
R : Rayon hydraulique
S : Surface mouillée
Minuscules latines
e : Enrobage, excentricité
g : Accélération de la pesanteur
C : Coefficient de rugosité
z : Bras de levier
Minuscules grecques
φ : Angle
Majuscules grecques
INTRODUCTION
Madagascar figure parmi les plus beau pays du monde, notamment par sa biodiversité
majoritairement endémique, la grande richesse qu’elle renferme mais aussi par cette
population chaleureuse et accueillante.
Nous allons aborder sur la province de Mahajanga qui est bien évidemment reconnu pour
être une destination touristique et surtout une région constamment chaude. Ce joyau risque
pourtant d’être à l’écart du monde si toutes les infrastructures permettant d’y accéder sont
dans des états déplorables.
C’est essentiellement dans ce but qu’est née l’initiative de l’Etat Malagasy à rénover les
principaux ouvrages reliant cet axe routier à savoir la Route Nationale N° 4.
Il est bien difficile de définir la nécessité de construire un nouvel ouvrage sur un lieu sans
avoir une idée bien tangible du potentiel qu’il renferme. Notre première partie abordera
alors la justification du projet.
Viens ensuite, les études préliminaires pour caler les dimensions du futur ouvrage et
l’estimation sommaire de la variante la mieux adaptée. Nous en ferons la deuxième partie.
La dernière mais pas le moindre, on terminera avec une étude de factibilité qui portera sur
l’étude financière et l’étude d’impact environnemental. Nous rajouterons à tout cela le
contrôle des travaux qui met en valeur la poste clé qu’un ingénieur tient au cours d’un
chantier.
/ Contexte du projet
/ Localisation du projet
Les dernières visites ont montré que la partie en BA est fortement dégradée et a été
remplacée par un pont Bailey en Mai 2014 :
La partie métallique ne montre aucune défaillance majeure mais ne comporte qu’une seule
voie de circulation. Elle ne répond plus aux exigences du trafic actuel. La solution à long
terme est de construire un nouveau pont.
/ Zone d’influence
La zone d’influence du projet est celle qui est délimitée par les zones d’impact, et pouvant
bénéficier directement de la présence de ce projet.
Le climat de la région est de type tropical sec avec une alternance entre saison sèche de
7(sept) mois, d’avril à novembre, et une saison humide de 5(cinq) mois, de novembre à
avril.
A / Température
B / Pluviométrie
estimée à 1800mm se concentrant pendant les mois de novembre à mars. Pendant 4 mois
(quatre), il fait plus sec et chaud.
C / Vent et cyclones
Cette région n’est pas classée comme zone cyclonique. Les cyclones qui viennent de l’Océan
Indien arrivent sur cette zone déjà affaiblie, apportant de fortes précipitations, mais ne sont
plus violents ni dévastateurs, exception faite du cyclone Gafilo en 2004 qui, même si s’étant
formé dans l’Océan Indien, n’a pas perdu de force lorsqu’il a traversé la partie Ouest de l’île.
/ Contexte sociaux
/ Etat de la population
Les zones rurales sont moins équipées de dispositifs sanitaires. Ils sont inégalement
répartis à l’intérieur des Communes. On constate un effort conséquent ces dernières années,
néanmoins, une insuffisance et un déséquilibre dans la répartition du personnel soignant
ont été constatés. On trouve différents types de centres de soins qu’on peut voir dans le
tableau suivant :
Avec cette répartition, la formation sanitaire la plus proche se trouve à moins de 5km dans
les districts de Maevatanana et Tsaratanana. A Kandreho, ce sont les 56% des formations
sanitaires qui se trouvent à moins de 5km de la majorité des habitants, 20% entre 5 et 10km
et un quart se trouve à plus de 10km.
/ Education
Plus de la majorité de la population active de la région n’a suivi que l’école primaire et 1/3
est analphabète. Les écoles sont souvent loin des habitants ou même sont inexistantes dans
certaines communes. Les conditions pour rejoindre les écoles sont ardues : les enfants
faisant les parcours à pied ou même en charrette. Ce taux élevé de la population qui n’a pas
suivi l’école secondaire et l’enseignement supérieur (89,4 %) entraîne un impact négatif sur
le développement de la dynamique entrepreneuriale dans la région.
Le tableau ci-dessous montre les infrastructures scolaires dont dispose chaque district :
/ Contexte économique
/ Agriculture
La région se distingue par la grande diversité de ses ressources agro-pédologiques qui lui
permet d’avoir une gamme diversifiée de cultures sur les immenses plaines alluviales, le
long des couloirs de baiboho et des bas-fonds inondables. Le calendrier agricole de la
région, qui se base sur le rapport entre le niveau topographique et le niveau des crues,
repose sur trois cycles culturaux :
Les cultures ASARA se pratiquent à un niveau nettement supérieur à celui des crues. Elles
s’étendent de novembre à mars et sont appelées aussi « cultures pluviales » car elles
nécessitent beaucoup de pluie ;
Les cultures ATRIATRY de mars à juillet se pratiquent à un niveau plus bas, sur les terres
qui viennent de subir la décrue, on espère ainsi que le sol gorgé d’eau puisse résister à la
longue saison sèche ;
Les cultures JEBY, quant à elles, sont les cultures de pleine saison sèche, entre mai et
octobre. Elles se situent dans les endroits les plus humides, aux abords des lacs et des
rivières. La surface cultivable est assez généreuse puisque celle-ci s’étend sur 1 682 751 ha
soit autour de 56 % de la superficie totale de la région.
C’est dans le district de Maevatanana que se trouve la plus grande portion de terres
propices à la culture (1 041 000 ha), ensuite Tsaratanana (616 200 ha) et enfin Kandreho
(25 551 ha). Toutefois, par manque d’infrastructures et d’encadrement technique des
paysans notamment, très peu de ces terres sont réellement cultivées. Ainsi, dans le district
de Maevatanana où la surface cultivable est la plus importante, seules 2,4 % de celles-ci sont
réellement cultivées. Par rapport au niveau national où les surfaces réellement cultivées
sont de l’ordre de 51,7 %, la proportion dans la région n’atteint que 4,5 %.
Les agriculteurs en grand nombre dans la région n’utilisent encore que très peu les
méthodes de production améliorées. De plus les infrastructures d’appui aux paysans telles
que les dépôts d’engrais et de semence sont inexistants dans la région. Les habitants
privilégient encore en premier lieu, l’agriculture de subsistance et du fait du manque
d’industries de transformation, les produits phares demeurent inexploités et ne lui
apportent pas de valeur ajoutée.
Le manioc est cultivé comme culture d’appoint sur 7,1 % des surfaces totales cultivées et 7,9
% des surfaces cultivées en cultures vivrières. Tandis que l culture du haricot se pratique
dans les zones inondables de baiboho longeant le fleuve, c’est pourquoi, cette culture ne se
rencontre qu’en saison Jeby, après le retrait des eaux d’inondation de mi-avril à mi-mai.
La superficie cultivée en manioc est plus ou moins stagnante et le rendement est bas,
environ 6 tonnes à l’hectare. Le rendement du maïs est généralement bas (0,58 t à
l’hectare).
/ Elevage
L’ensemble de la région offre des conditions naturelles assez favorables à l’élevage. En effet,
elle est composée de plateaux à savanes, de dépressions enfermant de nombreux points
d’eau et des zones de baiboho offrant de vastes pâturages. En général, on distingue trois
systèmes d’élevage dans la région :
l’élevage de type extensif qui est répandu dans toutes les zones ;
Le cheptel bovin est prédominant, il représente 2,89% du cheptel national, viennent ensuite
les porcs. Le petit élevage et l’apiculture sont aussi présents dans la région.
/ Pêche
La région n’étant pas bordée par la mer, les activités de pêche de la région dépendent
surtout de ses lacs. D’autre part, la grande partie de la production de la pêche est
autoconsommée ou vendue sur le marché local. Ainsi, d’après les enquêtes du CREAM en
2009, la pêche en eau douce utilisant les méthodes de pêche traditionnelle est l’activité la
plus pratiquée dans la région et celle-ci est surtout pratiquée dans 47,06 % des communes
de Maevatanana. Vient ensuite la pisciculture qui elle aussi se pratique surtout dans le
district de Maevatanana par 17,65 % de ses communes. La rizipisciculture ainsi que
l’aquaculture ne sont pas exercées dans la région.
/ Ressources minières
La Région Betsiboka recèle dans son sous-sol beaucoup de richesses, en particulier l’or qui
assure des revenus consistants à la population (60 à 80 % sont des orpailleurs). Le quartz,
le béryl et le gypse y sont également extraits mais intéressent peu d’habitants en raison du
problème de débouchés. La majorité des extractions se font de manière informelle,
traditionnelle et artisanale dans l’eau des rivières ou les mines informelles. Les enquêtes du
CREAM en 2009 ont permis de dénombrer 10 acheteurs de pierres et métaux précieux
possédant un local fixe dans la région et qui sont situés à Kandreho. A part le lavage, aucune
manipulation n’est faite dans la région et les produits sont évacués sous leur forme brute
dans les régions voisines.
Après l’or, l’extraction de chromite fait la réputation de la région. La société d’Etat Kraoma,
située dans le Sud du district de Tsaratanana, assure principalement l’extraction. Cette
entreprise très florissante assure l’exportation vers le Japon, la Chine, l’Europe et les Etats-
Unis et a réalisé, depuis sa création en 1969, un tonnage autour de 4 millions de tonnes avec
une moyenne de 100 000 t/an7. Elle assure ainsi un revenu régulier pour la région.
D’autres minerais ont fait aussi la renommée de la région dont le quartz de Kandreho et le
gypse de Mahazoma.
la forêt rizicole ;
La région dispose d’une réserve spéciale et deux sites sous protection temporaire à savoir :
la réserve Spéciale de Kasijy, la plus grande réserve naturelle de la région puisqu’elle couvre
22 956 ha. Celle-ci bénéficie d’une protection de niveau IV signifiant une aire de
conservation des habitats ou des espèces avec intervention au niveau de la gestion ;
le site de Kamoro, 5.522 ha, également sous protection temporaire. II-3-6 / Tourisme
La réserve spéciale de Kasijy, avec une superficie de 19 800 ha, s’étend à l’Ouest du fleuve
Mahavavy. Elle compte 15 espèces de mammifères, 22 espèces de reptiles et 67 espèces
d’oiseaux. Sur ces espèces d’oiseaux, cinq figurent dans la liste de l’Union Internationale
pour la Conservation de la Nature (UICN). Ces espèces sont presque toutes endémiques de
Madagascar et sont pour la majorité forestière.
Le fleuve Betsiboka le plus grand fleuve de Madagascar est aussi une des curiosités de la
région. Il se caractérise par ses chûtes tumultueuses et sa couleur rougeâtre due aux
quantités impressionnantes de terres qu’il charrie.
La ville de Maevatanana, une des villes les plus chaudes du pays, dispose d’un important
relais de taxis-brousse qui relie l’axe Antananarivo et Mahajanga. On y retrouve de jolis
modèles d’architecture classique-tel que le monument des Français datant de 1 895 et un
marché riche en artisanat et produits miniers.
II-3-7 / Transport
a / Transport routier
Le réseau routier est le lien naturel qui permet de relier les communes et les districts d’une
région entre eux et assure sa liaison avec le reste du pays. Sa vocation est de permettre les
échanges ainsi que les transferts de biens ou de personnes.
tous ces problèmes, le coût de transport est très cher, plus de 200 Ar à 500 Ar par km en
période de pluie9. En matière de transport, la liaison entre Kandreho et la RN4 est
handicapée par l’absence du pont sur l’Ikopa.
b / Trafic fluvial
La région est composée d’un dense réseau fluvial. Il est le seul moyen approprié pour
désenclaver certaines Communes, comme le cas de Mangabe, au nord de Maevatanana et
Kandreho. Le réseau est plus fonctionnel en saison des pluies.
/ Objectif
Le trafic est le nombre total de véhicules par catégorie circulant sur un axe routier bien
déterminé. Il sert à évaluer l’importance du réseau sur les activités économiques et le
déplacement de la population dans les zones d’influence.
/ Taux de croissance α
Avant de faire l’étude sur le trafic futur, il faut connaître d’abord le nombre de trafic qui
passe. Ce tableau nous fournit les données obtenues auprès de la commune.
Source : ARM
100
𝛼 =
Avec :
𝑇𝑛 (
𝑇0
− 1)
T0 =T2006 = 226 ;
/ Trafic actuel
Nous pouvons estimer l’évolution de trafic sur la RN4, suivant une loi exponentielle :
𝑇𝑛 = 𝑇0(1 + 𝑛
)𝑛 +1
On a :
/ Trafic futur
En utilisant la formule ci-dessus, le volume du trafic est donné par le tableau suivant :
Tableau 12 : Trafic futur
Apres avoir effectué l’étude socio-économique de cette région, on constate que la région
Nord-Ouest de Madagascar a un fort potentiel économique élevé. La mise en œuvre d’une
infrastructure routière sur cette région est donc très importante pour le désenclavement.
L’étude de trafic nous affirme que ce trafic va s’améliorer dans les 50 ans qui viennent. Alors
il est donc nécessaire que le projet soit à deux voies de communication.
Afin de bien caler les dimensions de l’ouvrage, il est primordial de tenir compte des
paramètres de la rivière à franchir d’où la nécessité de faire une étude hydrologique pour le
calcul du débit maximal pour un temps de retour donné T et une étude hydraulique qui
donne la côte sous poutre du pont en fonction de ce débit.
CHAPITRE I : ETUDE HYDROLOGIQUE
/ Généralités
Afin de bien s'adapter au site où il sera implanté, un pont doit être conçu selon les
paramètres relatifs à ce site.
L’hydrologie est la science qui étudie la répartition et l’équilibre de l’eau dans la nature et
l’évolution de celle-ci à la surface de la terre et dans le sol sous ces trois états : solide,
liquide et gazeux. Nous parlerons ici l’hydrologie continentale qui étudie une partie du cycle
de l’eau depuis les précipitations qui atteignent le sol jusqu’au retour de l’eau à l’océan
suivant des voies plus ou moins longues et plus ou moins rapides.
Un bassin versant ou bassin de drainage de rivière relatif à un exutoire donné d’un cours
d’eau est définit comme la totalité de la surface topographique drainée par ce cours d’eau et
ses affluents à l’amont de l’exutoire. Tous les écoulements qui ont pris naissance à
l’intérieur de cette surface doivent traverser cet exutoire avant de poursuivre leurs trajets
vers l’aval.
Le périmètre(P), la surface (S) et la pente (I) du bassin versant sont obtenus auprès de la
Direction de la météorologie et de l’Hydrologie :
/ Indice de compacité
L'indice admis pour caractériser la forme d'un bassin versant est l'indice de compacité de
GRAVELIUS qui est le rapport du périmètre du bassin à celui d'un cercle de même surface
𝐾𝑐 = = 2√𝑆
0,28 𝑃
√𝑆
Kc = 1,625
/ Rectangle équivalent
𝐿 = 2,45 √𝑆
L = 33,77091944 km
Dans l'hydrologie, la détermination des débits de crues est généralement ajustable à de très
nombreux lois statiques mais on n'utilise que la loi qui fait intervenir que peu de
paramètres et facilement utilisable. Ce sont :
La loi de GIBRAT-GALTON ;
/ Loi de GIBRAT_GALTON
La loi de GALTON s'appelle également loi log-normale ou loi gausso-logarithmique car son
expression est proche de celle de la loi normale à une anamorphose près, de type
logarithmique, sur la variable. On peut, en effet, lui donner la représentation suivante :
1 𝑢
𝐹(𝐻) = ∫ 𝑒
−𝑢²
2 𝑑𝑢
√2𝜋 −∞
𝐻̅ = ∑ 𝐻
𝑖=1
𝐻̅ = 126,812
Calcul de l’écart-type
∑𝑁 (𝐻𝑖 − 𝐻̅ )²
𝑖= √ 𝑖=1
𝑁−1
σ = 56,67
𝜇3
(𝑁 − 1)(𝑁 − 2)
∑(𝐻𝑖
− 𝐻̅ )3
μ3 = 97338,09
Calcul de H0
1,517
𝑎=
√log(1 + 𝜎² )
(𝐻̅ − 𝐻0)²
Calcul de b
1,513
𝑏= − 𝑎𝑙𝑜𝑔(𝐻̅ − 𝐻 )
d' où a = 13,14
𝑎 0 d’ où b = -32,83
Les calculs des hauteurs de pluie de fréquence donnée peuvent alors se faire avec l’aide
d’une table de GAUSS qui donne les valeurs de u pour chaque valeur de F pendant un temps
de retour T donnée.
La loi de GUMBEL traduit assez bien une distribution dans laquelle les crues de fréquence
rare émergent à peine d’une série d’autres crues de niveaux voisins. Par contre, elle
représente mal les crues exceptionnelles des régions tropicales. Cela tient au fait, qu’à
l’image de la loi de GAUSS, elle régit les écarts absolus dq des débits et non leurs écarts
relatifs dq/q.
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−𝑢
et 𝑢=𝐻
(𝐻 − 𝐻 0)
1
𝐻̅ = ∑ 𝐻
𝑖=1
= 126,812
Calcul de l’écart-type
∑𝑁
𝑖= √ 𝑖=1 = 56,66
𝑁−1
= 0,78𝜎
𝛼
𝐻0 = 𝐻 − 0,45𝜎
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−0,0226(𝐻−101,31)
Avec T qui désigne la période de retour et u = -ln (-ln(F)), les hauteurs de pluie pour cette
loi sont :
/ Loi de FRECHET
Sa fonction de répartition est la même que celle de la loi de GUMBEL mais la variable est
réduite.
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−𝑢
avec
𝑢 = 𝑙𝑛𝐻
( − 𝑙𝑛𝐻0) = −ln(−𝑙𝑛𝐹)
𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ = ∑ 𝑙𝑜𝑔𝐻𝑖
𝑁
𝑙̅𝑜̅̅𝑔̅̅𝐻̅̅ = 2,061
Calcul de l’écart-type
𝑁−1
σ = 0,198
Calcul de α et logH
Avec
= 0,78𝜎
u = 6,465(logH- 1,971)
Pour la loi de FRECHET, les hauteurs de pluies sont classées dans le tableau suivant :
Elle fait partie des lois exponentielles généralisées. Sa fonction de répartition s'écrit :
𝐹(𝐻) = 1 − 𝑒−𝐴(𝐻−𝐻0)𝑛
−1
Γ1. 𝜎
𝐻 = 𝐻̅ − et
𝜎²
2𝑛
√Γ − Γ2
𝐴=[ 2]
2 1 Γ2 − Γ 1
Avec Γ1, Γ2 et Γ3 sont les paramètres d'Euler ;
où Γ1 = 𝑛
(𝑛 + 1)
Γ2 = 𝑛
(2𝑛 + 1)
Γ3 = 𝑛
(3𝑛 + 1)
(𝑛 ) = 𝜇3
𝑛
𝜎3 et
𝐻̅ = 126,812
Γ2 (1,929) = 0,9720
Γ3 (2,393) = 1,2368
La loi de Pearson III est utilisée souvent pour l'analyse statique des débits extrêmes : crue et
étiage.
u = aH
𝐹(𝐻) =
𝑎
𝛤(𝛾)
∫ 𝑒−𝑎𝐻𝐻−1𝑑𝐻
Dans cette formule, Γ est la fonction d'Euler et a,γ sont les paramètres d'ajustement. On
obtient la valeur de γ par la formule :
(𝑙 ) = 𝑜𝑔𝐻̅ − ∑ 𝑙𝑜𝑔𝐻
𝐻
𝑁 𝑖
φ(H) = 0,0425
Après lecture du tableau dans l'annexe qui donne une valeur de φ en fonction γ, on a :
γ = 5,60
𝑎=
𝐹(𝐻) =
𝑎5,60
𝛤(5,60)
∫ 𝑒−0,0441𝐻𝐻4,60𝑑𝐻
Pour déterminer les hauteurs de pluie de fréquence donnée, nous utiliserons la table de
PEARSON qui donne F(u), en fonction de la variable réduite u et du paramètre γ
/ Test de validité
a / Généralités
Le test de validité de l’ajustement permet de juger si les lois appliquées sont parfaitement
acceptables ou non. Pour représenter la distribution statistique des H (24, T), des lois
convenables qui fournissent le résultat relativement bien groupé très homogène. L’un des
tests le plus utilisés est le test de khi-deux χ².
b / Méthode
L’échantillon des N valeurs classées par ordre décroissant ou croissant est divisé en k
classes arbitraires telles que chaque classe i contienne au minimum un nombre ni ≥ 5 des
valeurs expérimentales ;
Nous déterminons les nombres théoriques des valeurs contenues dans la classe i par la
relation suivante
Avec
𝜒2
=∑
𝑖=1
(𝑛𝑖 − 𝑖)²
vi : nombre théorique des valeurs contenues dans la classe i Cette répartition dépend du
nombre de degré de liberté λ= k-1-p k : nombre de classe d'échantillon;
c / Test de χ²
1 𝑢
𝐹(𝐻) = ∫ 𝑒
−𝑢²
2 𝑑𝑢
√2𝜋 −∞
Pour déterminer les valeurs vi, nous remplaçons H de la formule de u par les valeurs aux
bornes de chaque classe puis nous déterminons F (H) correspondant à l’aide de tableau de
GAUSS en Annexe et on calcule vi à l’aide de sa formule.
Calcul de vi
Calcul de χ² et P(χ²)
2 = ∑ (𝑖 − 𝑖)²
𝑛
𝑖=1
χ² = 2,80
Les tables de PEARSON donnent pour ces valeurs une probabilité de P(χ²) = 0,096.
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−0,0226(𝐻−101,31)
Calcul de vi
Tableau 22 : Valeur de vi pour la loi de GUMBEL
L’ajustement est satisfaisant, ce qui montre que la loi de GUMBEL est valable pour
l’échantillon étudié.
Calcul de vi
𝐹(𝐻) = 𝑒−𝑒−6,465(𝑙𝑜𝑔𝐻−1,971)
Calcul de vi
χ² = 4,38
λ=2
L’ajustement est satisfaisant, ce qui montre que la loi de FRECHET est acceptable pour
l’échantillon étudié.
𝐹(𝐻) =
𝑎5,60
𝛤(5,60)
𝑄
∫ 𝑒−0,0441𝐻𝐻4,60𝑑𝐻
Calcul de vi
On obtient alors
χ² = 3,208
λ=2
La loi de PEARSON III est acceptable pour représenter la distribution statistique des 25
échantillons des pluviométries annuelles étudiées.
Toutes les lois sont acceptables pour représenter la distribution statistique des hauteurs de
pluie à Maevatanana.
Nous adoptons à la loi de GUMBEL qui est la plus fiable pour représenter les valeurs des
averses pour les différentes périodes afin de bien caler l’ouvrage pour assurer sa sécurité.
/ Intervalle de confiance
a / Notion
b / Degré de confiance
C’est la probabilité pour que la vraie valeur se trouve dans l’intervalle. Le choix de ce degré
de confiance dépend du risque que le projeteur accepte. Il est choisi d’autant plus élevé que
l’on cherche la sécurité. Les valeurs communément admises sont :
95% pour les projets importants économiquement et/ou exigeant une sécurité élevée ;
70% pour les projets d’importance économique moindre et/ou n’exigeant une sécurité très
poussée.
Dans notre cas, nous allons déterminer l’intervalle de confiance selon la loi de GUMBEL au
bout de temps de retour T=50 ans car la durée de vie de nouvel ouvrage est estimée à ce
temps.
Si H est la valeur donnée par la loi de GUMBEL pour les averses théoriques de temps de
retour T, la valeur réelle HT des averses est telle que
H - K2σ ≤ Hc ≤ H - K1σ
K1 et K2 étant les coefficients fournis par les graphiques dépendant du seuil de confiance
fixé 95% ou 70% et de la racine carrée de la taille de l’échantillon.
σ : ecart-type
IV. DISCUSSION
Cette section discute les résultats obtenus :
- Pertinence du projet de pont au vu du trafic futur et du développement socio-économique.
- Choix technique des variantes et justification du dimensionnement.
- Limites : manque de données récentes, contraintes budgétaires.
- Perspectives : améliorer les études environnementales et appliquer la méthodologie à
d’autres infrastructures.
V. CONCLUSION
d / Conclusion
Pour notre choix de période de retour T= 50[ans] et pour un seuil de confiance 95%, la
pluviométrie théorique H(24,50) = 273,75 mm de GUMBEL tombe très bien dans l’intervalle
de confiance] 172,91 ; 334,97[.
Elle est indispensable pour dimensionner les évacuateurs des crues. La crue de projet
est la crue maximale que l’ouvrage devrait pouvoir sans causer de dommage.
a / Formule de DURET
Le bassin mesure 190 Km², on peut donc le classer dans la catégorie des grands bassins de
Madagascar (S > 150 Km²).
𝑄 = 𝐾𝑆∝𝐼0,32𝐻(24, 𝑇) [1 − 36 ]²
𝐻(24,𝑇)
QT : Débit maximal
H (24, T) : hauteur maximal de l’averse en [mm] de durée 24h S : surface du Bassin Versant
Avec notre intervalle de confiance, le débit à 50ans donné par la formule de DURET est
compris entre Q50 = 352,69m3 et Q50 = 868,20m3
QT : Débit maximal
H (24, T) : hauteur maximal de l’averse en [mm] de durée 24h S : surface du Bassin Versant
Après calcul, nous avons compris entre Q50 = 335,74m3 et Q50 = 841,80m3
Le calcul hydrologique fournis avec les données du pont a montré une crue de période de
retour de 50ans valant 750m3.
La formule la plus utilisée pour déterminer cette hauteur est celle de Manning- Strickler qui
s’écrit comme suit :
2 1
𝑄 = 𝐾 × 𝑆 × 𝑅3 × 𝐼2
dont K : Coefficient de Strickler qui désigne l’état des berges et du fond du lit.
′ ℎ²
2 𝑃 = 𝑏 + ℎ√𝑚2 + 1 + ℎ√𝑚′2 + 1
Avec
b = 36m ;
m = m’ = 2,5 ; K = 30 ;
I = 0,10% ;
Un autre moyen de résolution consiste à tracer la courbe de tarage qui relie débit et hauteur
d’eau naturelle.
𝑄² 2𝑔𝐶2𝑆0²
−𝐴
𝑀+ ∆ 𝐻𝑓
2𝑔
Perte de charge due aux caractéristiques hydrauliques du pont Sa valeur est définie par
l’expression suivante :
𝑄² 2𝑔𝐶2𝑆0²
C : coefficient du débit :
𝐶 = 𝐶𝐶 × 𝐶𝐸 × 𝐶 × 𝐶𝑃 × 𝐶𝐹 × 𝐶𝑌 × 𝐶𝑋 × 𝐶𝑆
Coefficient de contraction Cc :
2
𝑇0 𝑆0𝑅03𝐾0
𝑚 = 1 −= 1 −
Avec
𝑇𝐴𝑀
Or, les caractéristiques du cours d’eau ainsi que l’état de berges en amont et l’état de berge
au droit du pont sont à peu près les mêmes c’est-à-dire :
Le coefficient dû aux conditions d’entrée CE, au cas où l’ouvrage présente des murs en aile
formant un angle θ avec l’axe du pont
𝐹𝑅 =
𝑆𝐴𝑉 × √𝑔 × 𝑦𝐴𝑉
où SAV est la section d’écoulement à l’aval du pont qui est sensiblement égale à S0 :
SAV = 295,374m²
yAV : la profondeur d’eau moyenne dans cette section aval, yAV = 6m g : intensité de
pesanteur, g = 9,81 m/s² ;
Q = Q50 = 750m3
On obtient
FR = 0,13 et CF = 0,93.
𝑄²
2𝑔𝐶2𝑆 ² = 0,526𝑚
𝐴
𝑀
2𝑔
VAM : est la vitesse moyenne à l’amont du pont et α le coefficient représentant la
distribution de vitesse dans la section.
𝑆2 𝑇3
= 𝑀∑
𝐴 𝑖𝐴𝑀
𝐴𝑀
𝑖𝐴𝑀
Prenons α = 1,05.
𝑄𝑆0 𝑄𝑆0
= = = 2,539𝑚/𝑠
𝐴𝑀
𝑆𝐴𝑀 𝑆0
Soit Alors
𝑀= 0,345
𝐴 𝑚 2𝑔
∆ℎ𝑓 = 𝐿𝐴𝑀 (
2 𝑄2
)+b( )
𝑇𝐴𝑀
𝑇0
LAM est la distance entre l’ouvrage et une section amont suffisamment loin des
perturbations provoquées par l’ouvrage.
/ Tirant d’air
La prévision d’un tirant d’air est obligatoire pour diminuer le risque d’obstruction partielle
ou totale de l’ouverture du pont provoquée par des détritus, corps flottants, branchages,
souches.
Nous admettrons un tirant d’air de 2 m puisque nous avons un grand charriage du bassin
versant.
Elle est obtenue par la somme de hauteur de PHEC et le tirant d’air. H = PHEC + tirant d’air =
6,11 + 2,00 = 8,11 m
/ Affouillement
/ Description du phénomène
Le phénomène d’affouillement est assez connu dans ses généralités, mais très difficile à
estimer dans chaque cas particulier.
L’entrainement des matériaux peut s’effectuer de trois manières différentes, selon leur
grosseur :
les éléments les plus fins sont mis en suspension et y sont maintenus par le mouvement
tourbillonnaire des eaux ;
Pour déterminer la profondeur d’affouillement au niveau d’une pile, il faudra tenir compte
des profondeurs d’affouillement qui proviennent de :
la modification de débits ;
Comme la section du cours d’eau n’est pas rétractée par des remblais d’accès, alors elle
entrainera aucun d’affouillement au niveau de la pile.
Soit Hr = 0,00m.
𝑛 0
𝐵𝑚 90
𝑛 0 90
𝑚 𝐵𝑚 90
où
Pour notre cas P = 1,00m (diamètre d’une colonne) soit Hc = 1,40m. Finalement, la
profondeur d’affouillement a pour valeur :
La formule la plus connue pour déterminer le diamètre de ces blocs est sans doute la
formule d’IZBASH dont l’expression est :
2
𝑉
𝑑=
𝑚𝑎𝑥
0,72𝑔(𝑠− 𝜌 )
PHEC = 6,11m ;
Après avoir fixé les dimensions de l’ouvrage, passons maintenant à une estimation
sommaire pour voir quelle variante sera plus adéquate pour notre projet.
CHAPITRE III : PROPOSITION ET ANALYSE DES VARIANTES
/ Généralités
Afin de déterminer la meilleure variante possible, il est essentiel de se baser sur plusieurs
critères à savoir :
Le coût de construction ;
La durée d’exécution ;
La rentabilité ;
La technique d’exécution ;
Le type de fondation.
Pour comparer les variantes proposées, nous avons besoin de quantifier les matériaux afin
que nous puissions déterminer les coûts sommaires de chaque variante proposée.
Le tableau ci-dessous nous montre le ratio approximatif en acier par mètre cube de
/ Poids volumique
Les poids volumiques utilisés pour l’estimation des variantes sont données par le tableau
suivant :
/ Prix unitaire
Pour l’estimation de coût de construction pour chaque variante, nous adoptons comme prix
unitaires qui sont donnés dans le tableau suivant :
/ Combinaison d’action
Une action est un ensemble de forces ou de couples appliquées à la construction ou bien une
déformation qui lui est imposée. Les actions proviennent des charges permanentes, des
charges d’exploitation, des charges climatiques et des déformations imposées à la
construction.
Gmax : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est défavorable pour la justification
d’un élément donné ;
Gmin : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est favorable pour la justification d’un
élément donné ;
Qi (i > 1) : Autres actions variables dite d’accompagnement. Le coefficient γQ1 a pour valeur
:
γQ1 = 1,35 pour les charges de caractère particulier (convoi militaire et convoi
exceptionnel, convois spéciaux sur les ponts rails).
/ Nombre de pieux
Le nombre de pieux sera déterminé à partir du rapport entre la charge totale transmise par
les piles ou les culées et la capacité portante moyenne d’un pieu en multipliant par le
coefficient de sécurité relatif aux conditions de travail des pieux.
Soient CT la charge totale que doit supporter les pieux, Cpp la capacité portante d’un pieu et
γPP le coefficient de sécurité (pondération). L’expression de nombre de pieu est tirée par la
relation suivante :
𝐶𝑇 𝑄𝑙
𝐶𝑇
( )≤( )
𝑛 𝑃𝑃
soit
𝑛≥
𝑄𝑙
𝛾PP
a / Variante n°1
Il s’agit d’un pont en béton armé composé de 4 travées ayant chacune 20m de portée et
possédant 3 poutres sous la chaussée :
Figure 5 : Variante en BA
L = 1,05 L0 + 0,60
L1 = 1,07 L0 + 0,65
avec L0 : Portée libre ;
L’entraxe des poutres doit être compris entre 2,50m et 4,00m. La détermination de
l’épaisseur de hourdis dépend de distance entraxe de 2 poutres. Les valeurs courantes de
l’épaisseur du hourdis en fonction de la distance e entraxe des poutres sont données dans le
tableau suivant :
Chaussée
D’après la prévision du trafic, nous nous intéressons à une chaussée à double voie de 7 [m]
de large.
Trottoir
Hauteur de la poutre
Largeur de la nervure b0
Et ψ est un coefficient variant entre 0,25 et 0,5. Prenons ψ = 0,3 Nous avons b0 = 0,405m
soit b0 = 0,50 m
Distance entraxe des poutres Cette valeur e a été prise ultérieurement pour 3m.
Entretoise
Entraxe : L’entraxe ee des entretoises est obtenu par la relation ci-après : 3 ht ≤ ee ≤ 5,5 ht.
Fixons cette valeur à ee = 5m soit 10 entretoise par travée.
Garde-corps
Revêtement du tablier
Nous devons mettre une couche de béton bitumineux de 5 cm d’épaisseur au-dessus du
béton.
Volume du béton :
Trottoir : 2 x 19,59 x 1,00 x 0,15 = 5,88m3 Ainsi, pour une travée, le volume en
béton de la superstructure est de 86,30m3
D’où A = 12945,00kg/m3
Culées
Mur en retour
20
Sommier
Longueur : 9,00m
Largeur : 1,20m
Epaisseur : 0,80m
Mur de front
Longueur : 9,00m
Epaisseur : 0,80m
Hauteur : 3,10m
Semelle
Longueur : Sa longueur est voisine à la largeur du tablier mais avec un débord de 0,50m,
d’où Ls = 9,5m ;
Largeur : elle donnée par la relation 4,5Φ ≤ ls ≤ 5Φ où Φ est le diamètre du pieu pris égal à
1m.
Ainsi, ls = 4,5m.
Epaisseur : e = 1,00m
Volume du béton V = 9,50 x 4,50 x 1,00 = 42,750m3 Volume totale de la culée V = 81,915m3
Piles
Chaque pile sera composée de trois colonnes et un chevêtre, qui se reposent sur la semelle
et qui à son tour se repose sur des pieux.
Chevêtre
Hauteur : la hauteur du chevêtre hc est telle que hc ≥ 0,60 m, prenons 0,80 [m] comme
valeur de hc ;
Longueur : la longueur n’est autre que celle de la largeur du tablier du pont qui est de 9 m ;
Colonne ou fût
La hauteur de la pile est prise égale à hf = 8,50 m. Son diamètre est obtenu par D ≥ hf /12
soit D ≥ 0,80 m. Prenons D = 1,00 m.
𝜋 × 1,002
Volume du béton
𝑉=3×
× 8,50 = 20,027𝑚3
Pieux
La surface de chargement pour une pile est égale à la surface d’une travée.
Charge permanente
Ainsi on a G = 4124,13kN
Surcharge d’exploitation
𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔
= 19,58 × 2 × 1 = 19,58𝑚 2
𝑚
2
Numériquement, 𝑄 = [2,13 × 2 + (0,45 × 2 × 1)] × 19,58 = 1010,33𝑘𝑁
Combinaison
Afin d’obtenir la charge totale, la combinaison d’action se fait suivant deux états limites :
_ ELS : CT = G + Q = 5134,46kN
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾
𝑄𝑙 PP
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 2,24
On a
𝑄𝑙
𝑃𝑃
soit npieux = 3
Volume du béton
𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4
Charge permanente
Elle est composée par la charge transmise aux culées et au poids propre des culées elle-
même. La charge qui est supportée par la culée est celle à partir de la mi- travée soit :
𝐺′ = 𝐺 1
Surcharge d’exploitation
Soit 1
Combinaison
De manière homologue à celle faite précédemment :
_ ELS : CT = G + Q = 3867,39kN
Nombre de pieux
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾 = 1,92
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑄𝑙
Soit npieux = 2
Volume du béton
𝑉=𝑚
1² × 2 × 20 = 31,41𝑚 3 4
b / Variante n°2
Il s’agit d’une variante en béton précontraint à deux travées indépendantes de 40m ayant 3
poutres principales.
Longueur de travée de calcul
De la même manière que la précédente, la formule permettant d’obtenir cette longueur est :
L = 1,05 L0 + 0,60
L1 = 1,07 L0 + 0,65
Dalle
En se basant sur le tableau précédent, on choisira un entraxe des poutres à 3,00m soit 18cm
d’épaisseur pour la dalle.
Poutre principale
Hauteur de la poutre
Pour ce type d’ouvrage, la hauteur h de la poutre est de l’ordre de 1/15 à 1/18 de la portée.
Néanmoins, la formule suivante permet aussi de l’obtenir :
− 0,20 ≤ ℎ ≤
20
𝐿
20
Soit h = 2,00m
Epaisseur de l’âme
C’est souvent la deuxième condition qui prévaut en béton précontraint. Les facteurs
intervenant dans cette valeur sont :
un réserve entre les aciers pour permettre un bétonnage parfait, soit 1,5cg = 38mm ;
diamètre des aciers transversaux = 10mm ; Après calcul, on a b0 = 232mm soit b0 = 24cm.
Gousset supérieur
Leur objet est de faciliter la mise en place du béton et de réduire la portée effective du
hourdis. On leur donne une pente de 45° à 60° par rapport à l’horizontale et une largeur de
0,10m et 0,15m.
A ce fait, on décide de prendre gs = 15cm.
Largeur de talon
Les talons des poutres, constituant la fibre inférieure de la structure, sont dimensionnés par
la flexion et doivent permettre de loger les câbles de précontrainte dans de bonnes
conditions d'enrobage et d'espacement.
𝑏𝑡
𝑙𝐿²
= ℎ𝑡2𝐾
Pour un ouvrage normalement élancé au 1/17, la largeur des talons varie de 0,60 à 0,90 m
lorsque la distance entre axes des poutres varie de 2,50 m à 4,00 m.
Si on décide de loger 4câbles par lits, il faudra une largeur de 9Φg = 9 x 7,6 = 68,4cm. Ainsi
bt = 70cm.
Gousset du talon
Le pan incliné du talon doit être relativement pentu, ce qui est favorable à une bonne mise
en œuvre du béton et conduit à faciliter le relevage des câbles de précontrainte. Ainsi, dans
le schéma ci-dessous, la tangente de l'angle α est normalement comprise entre 1 et 1,5.
Soit α = 45°.
L’entraxe des poutres principales varie en général entre 2,5 et 3,5 m. Dans la pratique, on
cherche à positionner les poutres de rive de manière à bien coffrer la totalité de l’hourdis.
Entretoise
Hauteur he
Les entretoises ont une hauteur voisine de celle des poutres, ce qui leur confère une bonne
rigidité.
En pratique, la jonction entre l'entretoise et la poutre coïncide souvent avec une des
extrémités du pan incliné du talon.
Cette réduction de hauteur facilite l'accès aux appareils d'appuis en ménageant un espace
suffisant entre le chevêtre d'appui et les entretoises. A cet égard, une distance minimale de
0,50 m semble convenable, soit he = 1,50m.
Epaisseur e
Dans la pratique, cette épaisseur varie de 25 cm à 30 cm.
l’enrobage 20mm ;
Comme la poutre possède une épaisseur de 24cm et un entraxe de 3,00m, alors la longueur
de l’entretoise est de 2,76m.
Chaussée
Volume du béton
Poutre principale
Pour les trois variantes proposées, le pré dimensionnement des piles et des culées sera pris
égal.
Charge permanent
G2 = 71,42 x 25 = 1785,43kN
D’où G = 6599,13kN
Surcharge d’exploitation
𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔
= 39,21 × 2 = 39,21𝑚 2
𝑚
Alors
Combinaison
_ ELS : CT = G + Q = 8332,21kN
Nombre de pieux
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾
11508,45
= × 1,4 = 3,64
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥
𝑄𝑙
4428,86
Volume du béton
𝑉=𝑚
1² × 4 × 20 = 62,83𝑚 3 4
Charge permanente
𝐺1
′ = 𝐺1 d’où G1’ = 2406,85kN
D’où G = 4454,73kN
Surcharge d’exploitation
39,21 × 1
Soit
Combinaison
= 1133,16𝑘𝑁
_ ELS : CT = G + Q = 5587,90kN
Nombre de pieux
7713,62
= × 1,6 = 2,78
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥
Soit npieux = 3
𝑄𝑙
4428,86
Volume de béton :
𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,124𝑚 3 4
c / Variante n°3
Poutre principale
La poutre en acier a une section en I dont les caractéristiques sont montrées par la figure
suivante :
Hauteur
Nous allons supposer que les poutres principales sont des poutres à âmes pleines.
Les élancements courants admissibles pour les poutres en acier sont telles que :
𝐿 𝐿
≤𝐻≤
25 20
Prenons la valeur de H = L/25 afin de limiter les déformations. Soit H = 1,57m d’où H =
1,60m
Epaisseur de l’âme
Il y a trois conditions qui doivent être vérifiée pour pouvoir choisir cette épaisseur, à
savoir :
La condition d’élancement qui demande un h ≈ hw, on finit par trouver tw ≥ 9,63mm pour h
= 1,60m ;
𝑡𝑤
≥ ℎ𝑤 .En supposant
166
𝑉𝐸𝐿𝑈 𝑁
𝑡𝑤ℎ𝑤
𝑚𝑚²
Maintenant, nous n’avons pas encore les valeurs de l’effort tranchant à l’ELU, donc nous
nous intéressons sur les deux conditions pour la détermination de l’épaisseur de l’âme.
Finalement on a tw =12mm.
Les largeurs des membrures sont fournies par des tables et des tableaux en fonction de la
portée de l’ouvrage.
Tableau 37 : Largeur des membrures en fonction de la portée de la poutre
L’élancement de la semelle doit être suffisant afin d’empêcher tout risque de voilement. Les
conditions s’écrivent en arrondissant au [mm] supérieur :
𝑡𝑠
= 𝑏𝑠 − 𝑡𝑤 = 24𝑚𝑚 28𝜀
𝑡𝑖
= 𝑏𝑖 − 𝑡𝑤 = 26𝑚𝑚 28𝜀
235
𝜀=√
𝑓𝑦
235
=√
355
= 0,81
Entretoise en acier
Hauteur
Elle est de l’ordre de 1/10 à 1/15 de sa portée soit de la distance entre deux poutres
consécutifs. Pour cette variante, on a adopté deux poutres principales distantes de 5,50m.
D’où
12,5
Epaisseur de l’âme
Nous admettons que l’épaisseur de l’âme des entretoises soit égale à 12mm.
Largeur des membrures
La largeur des membrures joue un rôle important contre le déversement lors du bétonnage
et la fixation des connecteurs. Dans le cas pratique, elle varie de 220 à 350mm.
Prenons une largeur de 250 mm avec une épaisseur de 20 mm pour les deux membrures.
35
≤𝑒≤𝑙
25
Comme l = 5,50m, 0,16m ≤ e ≤ 0,22m. Soit une épaisseur e = 20cm tout au long de la travée.
Volume du béton
Poids en acier
Charge permanente
Soit G1 = 2755,62kN
Ainsi G = 4541,05kN
Surcharge d’exploitation
𝑄 = (𝑞1𝑞𝑝 + 𝑞1𝑞𝑐) × 𝜔
= 39,21 × 2 × 1 = 39,21𝑚 2
𝑚
Combinaison
_ ELS : CT = G + Q = 6274,13kN
Nombre de pieux
𝑛 = 𝐶𝑇 𝛾
8730
=
× 1,4 = 2,79
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑄𝑙 4365,2
D’où npieux = 3
𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4
Charge permanente
𝐺1
′ = 𝐺1
_ Le poids propre de la culée avec la semelle est de : G2’ = 2047,86kN Soit G = 3425,67kN
Surcharge d’exploitation
Pour L1 = 40m, q1qc = 2,44T/m
39,21 × 1
Soit
= 1133,16𝑘𝑁
Q1’ = 1133,16kN
Combinaison d’action
_ ELS : CT = G + Q = 4558,83kN
Nombre de pieux
𝑝𝑖𝑒𝑢𝑥
𝑄𝑙
4365,2
pieux
𝑉=𝑚
1² × 3 × 20 = 47,12𝑚 3 4
/ Choix multicritère
Après avoir fait ces quelques études sur les variantes proposées, le choix définitif de la
variante à retenir sera adopté par le système de notation à l’aide du tableau de synthèse du
choix multicritères.
Note = 2 : avantageux ;
D’après ce que révèle la notation des trois variantes, on peut affirmer que pour notre projet,
la variante principale sera donc en béton précontraint à poutre sous chaussée.
CHAPITRE I : NOTION DE LA PRECONTRAINTE
/ Définition
Une construction en béton est dite en béton précontraint quand elle est soumise à un
système d’efforts crées artificiellement pour engendrer des contraintes permanentes qui,
composées avec les contraintes dues aux charges extérieures, donnent des contraintes
totales comprises entre les limites que le béton peut supporter indéfiniment, en toute
sécurité.
/ Mode de réalisation
Pour l’installation de la superstructure d’un pont, on peut admettre des différents ordres de
mise en tension des câbles, de la formation des sections et d’application des charges aux
poutres. La technologie adoptée pour la fabrication des poutres ainsi que la continuité de
leur chargement doivent avoir des influences sur les différents calculs (calcul des
sollicitations, dimensionnement de la pièce, calcul de la section des armatures et des câbles
précontraints, …). Dans le cas général, il y a deux types de mise en précontrainte des
poutres sous chaussées
Dans cette méthode, la mise en tension des câbles est réalisée après la prise nécessaire
du béton. Les vérins s’appuient directement sur les poutres préfabriquées et les forces de
tractions sont appliquées aux abouts des câbles. A la fin de tirage, la contrainte des câbles
est transmise aux bétons à l’aide d’un système d’ancrage spécial, on a ainsi la possibilité de
libérer les vérins.
Les câbles doivent être placés à l’intérieur du béton, de façon à être protégés de la
corrosion, et à obtenir un tracé courbe. Mas, pour être tendus, et donc s’allonger, ils doivent
pouvoir coulisser par rapport au béton. Aussi place-t-on les câbles dans des conduits
réservés par des gaines (on les places avant coulage du béton, ou les enfile ensuite dans ces
gaines).
Les gaines débouchent sur les coffrages. Les câbles doivent en émerger d’une longueur
suffisante pour qu’ils puissent être saisis par les vérins.
A Madagascar, la précontrainte par post tension est la plus fréquemment rencontrée et les
armatures de précontrainte les plus utilisées sont les torons de 7 et de12.
/ Pré tension
Cette méthode est appelée « méthode des précontraintes par fils adhérents » lorsque nous
utilisons des fils crantés et « méthode de précontrainte par ancrage » lorsqu’on utilise des
fils lisses.
Dans ce cas, la mise en précontrainte se fait avant le durcissement du béton à l’aide des
vérins (hydrauliques ou électriques) sur un banc spécial. La pression des vérins est
transmise à la construction du banc.
Après le coulage et la prise nécessaire du béton, on libère les vérins et la transmission des
forces de compression au béton est réalisée grâce à l’existence de la force d’adhérence entre
le câble et le béton ou bien à l’aide d’un tirant d’ancrage installé aux extrémités de chaque
câble.
/ Phase de précontrainte
7 × 40
b / Phase 2
/ Choix de la précontrainte
les ponts à poutres précontraintes par pré-tension ou PRAD qui occupent une gamme de
portée allant de 10 à 35mètres ;
les ponts à poutres précontraintes par post-tension ou VIPP qui sont employés pour les
portées comprises entre 30 à 50mètres.
CHAPITRE II : HYPOTHESE DE CALCUL
/ Les règlements
Les règlements pour tous les calculs à faire sont les suivantes :
Les règles de conception et de calcul des ouvrages et construction en béton armé suivant la
méthode des états limites : BAEL 91 révisé 99 ;
Les règles techniques de conception et de calcul des fondations des ouvrages en Génie Civil :
Titre V du Fascicule 62.
Ce sont des états limites qui mettent en jeu la sécurité des biens et des personnes.
La transformation de la structure en mécanisme. Les critères de calculs pour les ELU sont :
Déformation ultime ;
Calcul à la rupture.
Ce sont des états limites qui considèrent les conditions normales d’exploitation et de
durabilité, en particulier les fissures et les déformations. Ils correspondent aux phénomènes
suivants :
Vibration excessive ;
Perte d’étanchéité.
/ Hypothèses adoptées
Les sections planes avant déformation restent planes après déformation (hypothèse de
BERNOULLI) ;
Pour les pièces en béton précontraint, les trois principes suivants sont pris en compte :
/ Actions
On appelle actions les forces et les couples dues aux charges appliquées et aux déformations
imposées à une construction c’est-à-dire toute cause produisant un état de contrainte dans
la construction. On distingue trois sortes d’actions :
a / Actions permanentes G
Les poids, les poussées et les pressions dues à des terres ou des liquides lorsque les niveaux
de ces derniers varient peu ;
La force de précontrainte.
b / Actions variables Q
Ces actions sont celles dont l’intensité varie fréquemment et de façon importante dans le
temps. Elles comprennent en particulier :
Les charges appliquées en cours d’exécution des travaux et qui proviennent en général des
équipements et engins de chantiers.
Pour la conception des ponts à Madagascar, seules les charges d’exploitation correspondant
à l’utilisation prévue de l’ouvrage et le vent seront prises en compte.
Surcharge A(l) : la chaussée supporte une charge uniformément repartie d’intensité égale à :
𝐴(𝑙) = 350 + 3
320 × 106
𝑘𝑔
[ 2]
𝑙 + 60𝑙 + 225000 𝑚
Système de surcharge B :
Système Bc
C’est un camion type qui a pour surfaces d’impacts d’une roue arrière de 0,25×0,25[m²] et
une roue avant de 0,20×0,20 [m²]. La longueur et la largeur d’encombrement sont
respectivement 10,5 [m] et 2,60 [m].
0,4
𝛿=1+𝛼+𝛽=1+ + 1 + 0,2𝑙
0,6
1+4𝑃
Les surcharges à considérer sont différentes suivant que l’on envisage le calcul du tablier
(surcharge locale) ou le calcul des poutres principales (surcharge générale).
Une roue isolée de 3 T (sur les trottoirs en bordure des chaussées seulement) avec surface
d’impact 0.20x0.20 m et qui sera disposée dans la position la plus défavorable. Les effets de
cette roue ne se cumuleront pas avec ceux des autres surcharges de chaussée ou de trottoir.
Pour le calcul des poutres principales, nous appliquerons sur les trottoirs une charge
uniforme de 150 kg/m² de façon à produire l’effet maximal cherché.
c / Action accidentelle FA
Ces actions sont celles provenant des phénomènes se produisant rarement et avec une
faible durée d’application. A titre d’exemple, nous pouvons citer les chocs des bateaux sur
les piliers implantés dans les cours d’eau d’une voie navigable, les chocs des véhicules
routiers sur une pile d’un pont franchissant une voie de circulation, les séismes.
Les actions accidentelles ne sont à considérer que pour les ELU. II-2-2 / Combinaison
d’action
Pour déterminer les sollicitations : Mf, Mt, N et V auxquelles une construction est
Gmax : Ensemble des actions permanentes dont l’effet est défavorable pour la justification
d’un élément donné ;
Les combinaisons d’action à envisager sont différentes pour les ELU et ELS.
Nous distinguons les situations durables ou transitoires qui font intervenir seulement les
actions permanentes, variables et les situations accidentelles qui prennent en compte les
actions accidentelles.
Situation durable et transitoire
1,35𝐺𝑚𝑎𝑥 + 𝐺𝑚𝑖𝑛 + 𝑄
1 𝑄1 + ∑ 𝑄𝑖𝑄𝑖
γQ1 = 1,35 pour les charges de caractère particulier (convoi militaire et convoi
exceptionnel, convois spéciaux sur les ponts rails).
Le coefficient γQi, qui dépend de la nature des actions considérées, a pour valeur 0,8 pour
les effets dus à la température (s’il y a lieu de les prendre en compte).
Situation accidentelle
/ Le béton
a / Béton armé
0,85
𝑓𝑏𝑢 = 𝑏 𝑓𝑐28
θ = 0,9 : Si la durée d’application des charges varient entre 1 heure à 24 heures ; θ = 0,85 : Si
la durée d’application des charges est inférieure à 1 heure.
Pour les ponts routes, la durée d’application des charges est inférieure à 1h. Par suite,
prenons θ = 0,85.
b/ Béton précontraint
a / Armature passive
= 𝑓𝑒𝑑 = 𝑓𝑒 = 348𝑀𝑃𝑎
si εs ≥ εsl
Contrainte à l’ELS
Pour un pont, la fissuration est soit préjudiciable lorsque les éléments sont exposés aux
intempéries ou à des condensations, ou peuvent être alternativement émergés ou noyés en
eau douce ou soit très préjudiciable lorsque les éléments sont exposés à un milieu agressif
ou doivent assurer une étanchéité.
Pour notre cas, nous allons considérer la fissuration préjudiciable car notre pont se situe
près de la commune d’Ampandrianomby. La contrainte de traction des armatures sera
limitée donc à :
𝑠̅ = 𝑚𝑖𝑛
= {3 𝑓𝑒; max(0,5𝑓𝑒; 110√𝑓𝑡𝑗}
η: coefficient de fissuration égale à 1,6 pour les armatures à haute adhérence en BA.
b / Acier de précontrainte
Pour le cas de la post tension, nous pouvons opter pour des torons T15 à Très
Basse relaxation (TBR) enfilés dans des gaines souples dont les caractéristiques sont les
suivantes :
Câbles : 12T13
𝑓0 = min(0,8𝑝𝑟𝑔 ; 0,9𝑓𝑝𝑒𝑔)
DECAL : Ecart existant dans les parties les plus courbes du câble entre le centre de gravité
des aciers durs et l’axe de la gaine. (Valeur conseillée 0,11 du diamètre de la gaine).
/ Sable
Nous utilisons des sables bien propres provenant de concassage ou de sable de la rivière
mais leurs caractéristiques sont préconisées pour garantir la résistance du béton.
/ Eau de gâchage
L’eau de gâchage du béton doit être propre, potable si possible. Le dosage en eau est en
génal compris entre 140 à 240 litres pour une mètre cube de béton.
/ Adjuvant
Les adjuvants entrant dans la composition du béton doivent être conformes à la norme NF P
18-103. Les adjuvants à utiliser selon les cas sont répertoriées dans le tableau suivant :
Dans le domaine de construction d’un pont, la dalle est appelée hourdis. C’est la partie de la
superstructure qui sera appelée à recevoir directement les effets des surcharges Elle doit
être l’objet de justification, d’une part, en tant que plaque fléchie et, d’autre part, vis-à-vis du
poinçonnement par des charges locales.
/ Hourdis central
Les dimensions pour le calcul seront déterminées entre les nus de deux poutres et les nus
des deux entretoises successives.
/ Caractéristique de la dalle
La portée dans le sens transversal est la longueur entre nus des deux poutres successives
: lx =2,76 m ;
La portée dans le sens longitudinal est la longueur entre nus des deux entretoises
successives: ly =9,72 m ;
Pour tenir compte des effets dynamiques des surcharges, on considère le coefficient de
0,4
𝛿 = 1 + 𝛼 + 𝛽 = 1 ++
1 + 0,2𝑙
0,6
1+4𝑆
Charge permanente
_ Poids de hourdis : 25 x 0,18 x 7,00 x 7,00 = 220,50kN
P = 276,85kN
0,4
𝛿 = 1 + 𝛼 + 𝛽 = 1 ++
1 + 0,2 × 7,00
0,6
276,85
1 + 4 600
δ = 1,378
/ Sollicitation
𝑙𝑦 9,72
alors la dalle sera considérée comme étant portée sur
La dalle est portée en un seul sens, donc assimilée à une poutre de largeur unité et de
longueur égale à lx encastré partiellement aux poutres.
𝑀0
𝑔𝑙²
Suivant l’axe longitudinal du pont, la largeur influencée par l’application du système B vaut :
𝑙𝑏 𝑙𝑏 2𝑙𝑏
1 3 1 3 3
𝑙𝑏 1 𝑙𝑏 𝑙𝑏
1 3 2 1 3 3
Avec a1 = a2 + hr
Après calcul, on obtient les valeurs suivantes pour les largeurs d’influence :
Tableau 43 : Largeur d’influence des roues de camion sur l’hourdis central
𝑝1
𝑃1
𝑎𝑏1
𝑝2
𝑃1
= (𝑏 + 𝑐)𝑎
0𝑄
4 𝑏 2
(2𝑙𝑏 − 𝑏1 − 𝑐) 2
𝑀0𝑄 =
(𝑝2(𝑏1 + 𝑐)
2𝐿 )
2𝑝2
𝑝𝑜𝑢𝑟 2 𝑅𝑜𝑢𝑒𝑠
Alors on a :
𝑀0 = 𝑀0𝐺 + 𝑀
× 1,2 × 1,07 × 𝑄 0𝑄
A l’ELU :
𝑀0 = 1,35𝑀0𝐺 + 1,5 × 𝑀
× 1,07 × 𝑄 0𝑄
En tenant compte des encastrements partiels des appuis, le moment au centre et aux appuis
donne :
c / Effort tranchant
Grace à cette disposition, nous allons placer les essieux du camion Bc, Bt et Be calculer les
efforts tranchants par la ligne d’influence des efforts tranchants.
𝐴 𝑙′𝐸𝐿𝑆: 𝑉 = 𝑔 (𝑙𝑏 − 𝑥
𝑦𝑘
) + (1,2 × 𝑃× 𝑃 × ∑ )
ℎ 2 0
′ 𝑙𝑏
1 𝑎𝑘
𝑦𝑘
Dont :
Calcul de a0 , x’ et y’k
𝑎 = 𝑙𝑏 𝑠𝑖 𝑎
< 𝑙𝑏
0 3 1
𝑎 = 𝑎 𝑠𝑖 𝑎
≥ 𝑙𝑏
0 1 1 3
𝑥′ = 𝑥0
+ 𝑏1
𝑦′ = 1 + 𝑏1
𝑥 2𝑙𝑏
Calcul de a’x
𝑎′ = 𝑎 + 2𝑥′ 𝑠𝑖 𝑥′ ≤ 𝑙𝑏
𝑥 0 6
𝑎′ = 𝑎 + 𝑙𝑏 𝑠𝑖 𝑙𝑏 ≤ 𝑥′ ≤ 5𝑙𝑏
𝑥 0 3 6 6
𝑎′ = 𝑎 + 2𝑙
− 2𝑥′ 𝑠𝑖 5𝑙𝑏 ≤ 𝑥′ ≤ 𝑙
𝑥 0 𝑏
6 𝑏
𝑥 1 3 𝑥 3
𝑥" = 𝑥 + 𝑏1 + 𝑐
0 2
𝑦" = 1 −
𝑥′ + 𝑐
𝑙𝑏
Calculs faits, on a :
Finalement, on peut déterminer les valeurs des efforts tranchants en ces sections I et II
/ Hourdis en console
Les efforts dus aux charges permanentes sont déterminés par mètre linéaire de largeur de
hourdis.
gp : poids du parapet.
a / Moment fléchissant
g 2 t 2
D’après le pré dimensionnement des éléments qu’on effectue dans la partie précédent, nous
pouvons en déduire que :
b’ = 1,00 m.
b / Effort tranchant
L’effort tranchant est donné par :
𝑉 = 𝑔h𝑏h + 𝑔t𝑏′ + 𝐺p
Pour le trottoir, on retient ce qui donne les effets défavorables entre une roue de 30kN de
surface d’impact de 0,20m x 0,20 m et une charge surfacique de 450 Kg/m².
a / Surcharge Bc
Transversalement :
b1 = b2 + 2hr = 0,35 m
Longitudinalement :
a = a1 + 2x0
Moment fléchissant
Etant donné a = 1,05m < 1,50m, alors la formule du moment fléchissant s’écrit :
𝑀𝐵𝑐 = 𝛿
𝑝0𝑎1𝑥02 2𝑎
avec
𝑝0
= 1,1 ×
2𝑎1𝑏1
60
= 1,1 ×
0,35 × 0,35
= 538,78𝑘𝑁/𝑚²
Effort tranchant
𝑉 = 𝑏 𝑝𝑎 0𝑥 1𝑥 0
𝐵𝑐 𝑐 𝑎
Alors VBc = 86,62kN
Moment fléchissant
𝑏′
𝑀𝑡 = 𝑝0𝑏′ (𝑏′′ + 2 )
Effort tranchant
Moment fléchissant
𝑀p = 2𝑏 + 𝑎 (𝑏h − 𝑎1)
Effort tranchant
𝑉p = 2𝑏 + 𝑎
1
Soit Vp = 10,14 kN.
Vu ces résultats, nous pouvons constater que celle due à une roue isolée de 30kN est
défavorable en ce qui concerne le trottoir.
/ Combinaison d’action
Il s’agit de combiner les charges pouvant donner l’effet le plus défavorable c’est-à dire l’effet
dû aux charges permanentes, surcharge Bc30 et surcharge de trottoir due à une roue de
30kN.
ELS
ELU
Nous retenons les valeurs maximales entre les valeurs de calcule obtenues de l’hourdis
central et l’hourdis console.
Soit :
La détermination des armatures se fait en flexion simple. Nous avons résumés les étapes en
deux organigrammes :
Avec une quantité d’armature minimale On a finalement A = max (Au ,Aser, Amin) Ainsi on a
:
h = 0,18m ; d = 0,15m ;
𝐴𝑚𝑖𝑛
𝑓𝑡𝑗
= 0,23 𝑏. 𝑑
𝑓𝑒
Mser = 42,05kN soit Aser = 15,10cm² et Amin = 2,07cm² Mu = 56,69kN soit Au = 11,8cm²
h = 0,18m ; d = 0,15m ;
Mser = 61,49kN soit Aser = 22,7cm² et Amin = 2,07cm² Mu = 77,31kN soit Au = 16,7cm²
𝑄u
≤ 0,045 × 𝑢c
× ℎ𝑑
× 𝑓c28
hd : épaisseur de la dalle.
Les entretoises ont pour rôle de répartir les charges entre les poutres et de les encastrer à la
torsion sur appuis.
Dans les premières réalisations, les ponts à poutres préfabriquées de type VIPP, comme les
ponts à poutres en béton armé, comportaient des entretoises à l'about et des entretoises
intermédiaires en travée. Ces entretoises intermédiaires étaient en général situées à mi-
portée et aux quarts de portée, ce qui conduisait à cinq entretoises au total. Toutefois, pour
des ouvrages anciens, on peut rencontrer un plus grand nombre d'entretoises,
régulièrement espacées ou non.
Chaque travée de l’entretoise est assimilée à une poutre encastrée partiellement aux
poutres. De plus, on ne considère que les charges appliquées entre deux entretoises
encadrant l’entretoise considérée.
/ Dimension
Longueur : 2,76m ;
Hauteur : 1,50m ;
Epaisseur : 0,28m ;
La charge uniformément répartie produisant le même effet que la charge triangulaire est
donnée par :
𝑔v
= 𝑝𝑙𝑥 × 2
𝑝𝑙𝑥
𝑔m = ×2
𝑀0𝑔 =
𝑔𝑚𝑙2
20,90 × 2,762
= 19,90𝑘𝑁𝑚
/ Effort tranchant
𝑉0𝑔 = 𝑔𝑣 2 =
18,30 × 2,76
= 25,25𝑘𝑁
2
Comme les entretoises sont encastrés aux deux poutres, alors la justification des éléments
du tablier sera référée à l’aide du système de surcharge B.
/ Moment fléchissant
Pour le calcul des moments fléchissant engendrés par chaque convoi, on utilisera la
méthode de la ligne d’influence.
0,4
𝛿=1+𝛼+𝛽=1+ + 1 + 0,2𝑙
0,6
1+4𝑃
On doit d’abord calculer l’effet défavorable produit par une file de roue en utilisant la ligne
d’influence de la réaction d’appui constituée par l’entretoise étudiée la plus défavorable.
Avec P0 = ΣPiyi
Soit :
Moment du au système Bt
Avec P0 = ΣPiyi
/ Effort tranchant
On utilisera la ligne d’influence des efforts tranchants. Les dispositions à considérer sont
comme l’indique la figure suivante :
Figure 23 : Ligne d’influence des efforts tranchants aux appuis et en travée pour Bc
A mi_ travée
Aux appuis
V0BcApp = 1,081 x 138,60 x (1 + 0,82 + 0,09) = 286,17kN
Figure 24 : Ligne d’influence des efforts tranchants aux appuis et en travée pour Bt
Ainsi, on a :
A mi-travée
Aux appuis
/ Combinaisons d’actions
Va = -1,10V0
A mi travée MT = 0,8M0
IV-1-5 / Armatures
On obtient alors :
Armature transversale
Diamètre
ℎ 𝑏
𝑡≤ 𝑚𝑖𝑛 {;𝑙 ; }
35 10
Prenons Φt = 8mm.
≤𝑢
Espacement
× 𝑓𝑒
𝑠𝑡 ≤ 𝑏 × (𝜏
− 0,3𝑓𝑡28)
Pour le cas de l’espacement proprement dit des cadres, on utilisera la démarche inverse en
partant des valeurs des espacements selon Caquot pour déterminer la valeur de l’effort
tranchant résistante. Soit
𝑉𝑢𝑅 = 𝑧𝑏𝑓𝑠𝑢𝐴𝑡/𝑠𝑡
Armature de peau
La hauteur des entretoises est supérieure à 0,80 m, on doit prévoir des armatures de peau
pour éviter une masse de béton non armé et pour minimiser le retrait.
/ Charge permanente
Charge uniformément répartie
Poids du revêtement : 0,05 x 7,0 x 2,3 = 8,05kN ∕ m Poids propre du trottoir: 2 x 1,00 x 0,15
x 2,5 = 7,50kN ∕ m Poids propre du garde-corps: 0,06 x 2 = 1,20kN ∕ m
Poids propre de la dalle : 9 x 0,18 x 2,5= 40,50 kN ∕ m Poids des poutres préfabriquées : 3 x
0,775 x 2,5 = 58,18kN∕ m Poids des entretoises : 10 x 2,76 x 0,28 x 1,50/ 39,21 = 2,96kN
∕m
/ Surcharge d’exploitation
𝐴(𝑙) = 230 +
36000
𝑙 + 12
𝑘𝑔 [𝑚2]
Pour notre cas cette formule est applicable entièrement car nous avons un ouvrage de
première classe à 2 voies de 3,5 m.
𝐴(𝑙) = 230 +
36000
39,21 + 12
= 932,93𝑘𝑔/𝑚²
Surcharge du trottoir
Pour le calcul des poutres principales, on appliquera sur les trottoirs une charge uniforme
de 150 kg/m² de façon à produire l’effet maximal cherché. Soit A(t) = 1,50 kN/m².
Poutre :
Parallèles ;
Entretoise :
𝐼𝑖𝑖 𝑒. 𝑎𝑖 ∑𝑛 𝐼𝑖
𝜂=
𝑖= 1 + 𝑖=1
∑𝑛
𝐼𝑖 où
∑𝑛 𝐼 𝑎2
𝑖=1
𝑖=1 𝑖 𝑖
Comme les poutres ont tous une inertie constante et identique et sont également espacés
alors :
𝑖= 𝛥𝑖
avec
𝑛 + 1 − 2𝑖 6𝑒
𝛥=1+ ×
𝑛 𝑖
𝑛2 − 1 𝑎
Charge permanente
Soit e = 0m et ηg = 1/3.
Surcharge d’exploitation
Les poutres extrêmes et poutres intermédiaires ont même rigidité, les coefficients de
répartition prennent les valeurs suivantes :
CRT de la surcharge uniforme de la chaussée A(l)
La CRT sur les poutres sont les mêmes aussi car la surcharge sont symétrique de valeur : η =
1/3.
Comme la surcharge est symétrique au plan axial donc : η = 1/3 pour les poutres de rive et
la poutre intermédiaire Un trottoir chargé :
Soit η = 1.
Pour le cas de surcharge Bc, on cherche à placer le camion pour avoir l’excentricité maximal.
Dans notre cas l’excentricité maximal est e = 1,00 m.
Soit :
Pour le cas de surcharge Bt, on cherche à placer le camion pour avoir l’excentricité maximal.
Dans notre cas l’excentricité maximal est e = 0,5 m.
Ainsi
Nous déterminons les sollicitations par la méthode des lignes d’influence afin d’obtenir
leurs courbes enveloppes.
Les LI des moments d’une section d’abscisse x de l’appui de la travée sont obtenus à partir
de la relation suivante :
𝑀(∝ , 𝑥) = 𝑥 (1 − 𝐿) 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝
𝑀(∝ , 𝑥) =∝ (1 − 𝐿) 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝
Divisons alors la section en 20 parties égales et appliquons les formules précédentes afin
d’obtenir les aires de la ligne d’influence.
Le moment du aux charges permanentes dans une section donnée est obtenue par la
formule suivante :
Mg = ωp x g Avec :
Le moment du a la surcharge A(l) est donnée par la relation suivante : MA(l) = ωp x l x gA(l)
MA(t) = ωp x l x gA(t)
MA(t) = 2 x ωp x l x gA(t)
Avec :
Les effets dus aux autres surcharges sont faibles. Alors seul le système Bc sera étudié. La
disposition la plus défavorable du convoi dans le sens longitudinal (celle qui donne la
sollicitation maximale), est déterminée en faisant déplacer le convoi vers la LI de la
sollicitation sur la section considérée.
𝑀𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖
Afin de mieux faciliter la tâche, on a essayé les diverses combinaisons possibles sur le
logiciel Autocad et obtenu les résultats dans le tableau suivant :
Mp = η x M
d / Moment dû à la surcharge Bc
/ Combinaison d’action
Les combinaisons d’action à considérer pour le calcul des sollicitations totales sont :
A l’ELU :
A l’ELS :
𝑉(∝ , 𝑥 ) = 1 − 𝐿 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≤ ∝
𝑉(∝ , 𝑥 ) = − 𝐿 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ≥ ∝
tableau :
L’effort tranchant du aux charges permanentes est donne par la relation suivante :
En phase de service Vg = g x ω
L’effort tranchant dû aux charges permanentes est donne par la relation suivante : En phase
de service :
wp : Aire des LI des parties positives ; wn : Aire des LI des parties négatives.
𝑀𝑎𝑥𝑉𝐴(𝑡) = 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑝
{𝑀𝑖𝑛𝑉𝐴(𝑡) = 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑛
𝑀𝑎𝑥𝑉𝐴(𝑡) = 2 × 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑝
{𝑀𝑖𝑛𝑉𝐴(𝑡) = 2 × 𝑞𝑡 × 𝑙𝑡 × 𝑛
/ Effort tranchant dans chaque poutre L’effort tranchant dans chaque poutre vaut :
Vi = η x V
𝑀𝑎𝑥𝑉𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖
𝑀𝑖𝑛𝑉𝐵𝑐30 = 𝑏× 𝑐
0 × 𝐵 × 𝑃× ∑ 𝑖𝑦𝑖
/ Combinaison d’action
Les combinaisons d’action à considérer pour le calcul des sollicitations totales sont :
A l’ELS : A l’ELU :
Les sections des poutres sont représentées comme dans la figure suivante :
a / Section d’about
_ Section : A = 0,878m² ;
𝑐= = 0,465𝑚
𝑆′
𝐼
𝑐′ =
= 0,488𝑚
𝑖2 = 𝐼 = 0,476𝑚²
𝜌= = 0,476
𝑆′
_ Rayon de giration : 𝑆
b / Section médiane
_ Section : A = 0,776m² ;
𝑐= = 0,497𝑚
𝑆′
𝑐′ =
= 0,518𝑚
𝜌=
𝑆′
= 0,507
𝑆𝑢𝑝 (
;)≥
𝜈′
alors
𝑆𝑢𝑝 ( ;
) = 0,402𝑚3
≥ 0,250𝑚3
𝜈 𝜈′
rive.
𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀𝑚𝑖𝑛
= 0,269𝑚3 et
𝑆𝑢𝑝 ( ;
) = 0,428𝑚3
≥ 0,269𝑚3
0,6𝑓𝑐28 − 𝑓𝑡28
𝜈 𝜈′
D’après ces résultats, la condition est vérifiée. Les dimensions données aux poutres peuvent
être retenues pour la suite de l’étude et nous pouvons donc déterminer la force de
précontrainte.
La section est dite sous critique si le fuseau de passage est strictement situé hors de la zone
d’enrobage.
𝑃1 = 𝑐 + 𝑐′
Où Mmax : Moment fléchissant dus aux charges permanentes et aux surcharges ; Mmin :
Moment fléchissant dus aux charges permanentes.
13220,52 − 7575,99
𝑃1 =
= 5169,39𝑘𝑁
0,497 + 0.518
Une section est dite sur critique si le fuseau de passage, à une de ses limites, coupe la
zone d’enrobage.
La précontrainte sur critique est donnée par l’expression suivante :
𝑃2
𝑀𝑚𝑎𝑥
=𝑐+𝑐
′−𝑐
13220,52
𝑃 ≤ 𝐴lim 𝑚𝑎𝑥 − ℎ
𝑛=
𝑃
Avec P est la force de précontrainte d’un câble ;
0 ≤ 𝑖𝑛 {0,8𝑓
𝑚
; 0,9𝑓 }
𝑠𝑝
𝑝𝑟𝑔
𝑝𝑒𝑔
Cette valeur de perte et chute de tension est estimée au total 25% de la tension initiale.
D’où :
∑ 𝑠𝑝 = 0,250
𝑀= 357,75𝑃𝑎
= 1073,25𝑀𝑃𝑎
Force de précontrainte
𝑃̅ = 𝑠𝑝𝐴𝐶𝑃
Les câbles que nous allons utiliser sont les câbles 12 T 13 dont la section est : Acp =
1130mm²
𝑃̅ = 1212,77𝑘𝑁
𝑛=
Nombre de câble
9043,84
= 7,46
1212,77
Soit n = 8 câbles.
La première phase consiste à tendre les câbles pour reprendre l’effet des charges
permanentes : ce sont les câbles de la première famille.
La deuxième phase consiste à tendre les câbles destines à reprendre les actions
supplémentaires : câbles de la deuxième famille.
A 7 jours d’âge, nous ferons la mise en tension des câbles de la première famille.
Dans cette phase, la fibre inférieure de la poutre va subir des efforts de compression.
𝑏̅ = 15,89𝑀𝑃𝑎
_ Fibre supérieure :
𝑠= 𝑀𝑔 𝑣
𝑔 𝐼
𝑔 0,393
_ Fibre inférieure :
𝑖= − 𝑀𝑔 𝑣′
𝑔 𝐼
𝑔 0,393
On doit vérifier la condition suivante :
𝑛1 × 1,25𝜎
+𝜎
≤ 0,6𝑓
𝑛 𝑝,𝑚𝑎𝑥
où
𝑔𝑝,𝑚𝑎𝑥
𝑐7
, 𝑚𝑎𝑥 = 𝑆 (1 −
𝑝
𝑒 × 𝜈′
𝑖2 )
𝑒 = −(′ℎ− 0,05ℎ )
Le calcul nous donne
D’où n2 = 3 câbles.
/ Disposition constructive
L’espacement des câbles doit être supérieur à deux fois le diamètre du cône d’ancrage ;
Le rayon de courbure Ri de la câble i st donné par : Ri ≥ sup [800Φ ; 4m] avec Φ = 1,3cm :
diamètre d’un câble. Soit Ri ≥ 10,4m.
Prenons L=1 m.
∅ 𝑠𝑖 𝑝 ≤ 2
𝑒ℎ ≥ 𝑀𝑎𝑥 {1,5∅ 𝑠𝑖 𝑝 = 3}
1,5∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 2
∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 1
𝑒𝑣 ≥ 𝑀𝑎𝑥 {1,2∅ 𝑠𝑖 𝑞 = 2}
4 𝑐𝑚
p = 1 et q = 1
∅ = 71 mm eg = 71 mm eh = 71 mm
3𝑎
𝑐 ≥ 𝑀𝑎𝑥 { 4 ; ∅; 𝑑}
Où :
_ Une distance minimum de l’axe d’un cône a la paroi inferieure: ea= 18cm. Dans notre cas
on a : D = 23 cm ; d = 40 cm et ea = 37,5 cm.
Le nombre de câbles relevés en travée est de 40% du total des câbles. Dans notre cas, les
câbles relevés sont les câbles de la deuxième famille.
𝐿0 ≤ 𝐿 4
𝑟𝑒𝑙
≤ 𝐿0
- 𝑐𝑖 = 𝐿𝑐𝑜𝑠 ∝𝑖 ;
- 𝑑𝑖 = 𝑅𝑖𝑠𝑖𝑛 ∝𝑖 ;
- 𝑐𝑜𝑠 ∝ = 1 − 𝑎𝑖 ;
- 𝑏𝑖 = 𝑐𝑖 + 𝑑𝑖 ;
𝑅𝑖
Pour le tracé de câbles, notons par la position des câbles par les coordonnée (X ; Y) dans le
repère (O, X, Y), avec Y=f(X).
Les coordonnées de chaque câble sont obtenues à partir des équations suivantes : Si X < Lrel
– 20 : il n’y a pas de câble ;
√ 𝐿𝑟𝑒𝑙 − 0,20 + 𝑏𝑖 − 𝑋 ;
Si Lrel – 0,2 + bi ≤ X → Y = e.
𝑌 = 𝑒 + 𝑅𝑖 × [1 −
1−(
)]
𝑅𝑖
Le câble équivalent est un câble fictif qui passe par le centre de gravité Gc des groupes de
câbles de chaque section de la poutre. On peut déterminer la position Gc par rapport à la
fibre inferieure de la poutre par la formule suivante :
∑𝑛 𝐴𝑐𝑝𝑖 × 𝑦𝑖
𝑦𝑒𝑑
𝑖=1
𝑐𝑝
Si nous utilisons un seul type de câble de même section, alors nous avons :
∑𝑛 𝑦𝑖
𝑦𝑒𝑑 = 𝑖=1
𝑛
C’est le fuseau à l’intérieur duquel doit se trouver le tracé du câble moyen pour qu’il n’y ait
pas de traction sur l’une ou l’autre des fibres extrêmes quel que soit le cas de charge
envisagée. Par conséquent leur centre de pression eeq doit être à l’intérieur au noyau
central :
𝑒𝑖
= −𝑐′ − 𝑀𝑚𝑖𝑛
𝑃
Bord supérieure du noyau limitée es :
𝑒𝑠
= 𝑐 − 𝑀𝑚𝑎𝑥
C’est le fuseau a l’intérieur duquel doit se trouver le câble équivalent pour que la contrainte
maximal reste inferieur a σb’= 0,6fc28 par l’une ou l’autre fibre extrêmes et quel que soit le
cas de charge.
𝑒 = [1 − 𝑏 𝑆] 𝑐 − 𝑀𝑚𝑖𝑛
𝑖 𝑃 𝑃
𝑒 = [𝑏 𝑆 − 1] 𝑐′ − 𝑀𝑚𝑎𝑥
𝑠 𝑃 𝑃
Le tracé du câble équivalent doit à la fois être à l’intérieure du premier fuseau limite et du
deuxième fuseau limite. L’intersection de ces zones s’appelle fuseau de passage.
Les résultats de la courbe nous permettent de conclure que les câbles sont à l’intérieur du
fuseau de passage et on peut tracer l’allure du câble entre les fuseaux de passage.
/ Perte de précontrainte
D’une façon générale, on désigne sous le nom de ≪ perte de tension ≫ ou ≪ perte de
précontrainte ≫ toute différence entre l’effort exercé lors de sa mise en tension et l’effort
qui s’exerce en un point donné d’une armature à un instant donné.
La mise en tension d’un câble produit un déplacement du câble par rapport à sa gaine et ce
mouvement relatif s’accompagne inévitablement de frottement. En conséquence, la force
dans le câble diminue à mesure qu’on s’éloigne de la section de verbiage. On va déduire
l’expression de la perte de frottement à partir de la tension a l’origine.
0 0 0 0
∆𝐿1 + ∆𝐿2
∆𝜎 = 𝐸
𝑎𝑛𝑐
𝐿𝑖 𝑝
Dont :
L’application des actions permanentes après la réalisation de l’ancrage d’un câble entraine
la déformation du béton adjacent à celui-ci. Du fait de l’adhérence, le câble suit la
déformation du béton, d’où une perte ou gaine de tension.
La perte de tension par déformation instantanée du béton est donnée par la formule
suivante :
∆𝑝𝑖(𝑥) = 𝐸𝑝
𝐾. ∆𝑏𝑗(𝑥)
𝐸𝑖𝑗
𝐸𝑖𝑗 = 11000√𝑓𝑐𝑗
Δσbj(x) : Variation de contrainte au niveau du béton qui enrobe le câble considéré. Cette
variation de contrainte est déterminée à l’aide des formules suivantes :
Pour une variation due à une action extérieure après la mise en tension du câble considéré :
∆𝑏𝑗(𝑥) =
𝑀. 𝑦
I : moment d’inertie de la section résistante (poutre seule ou poutre +hourdis) par rapport à
son centre de gravité.
∆𝜎
(𝑥) = ∑ 𝜎
1 𝑒2𝑦
(𝑥) × 𝐴 × [ + ]
𝑏𝑗
𝑝2
𝑐𝑝 𝑆 𝐼
∑σP2(x) : tension avec les câbles de la deuxième famille après les pertes de tensions dues
au frottement et a l’ancrage ;
Après pertes instantanées, la tension initiale probable dans un câble est déterminée par la
formule suivante :
𝑝𝑖(𝑥) = 𝑝
0 − [∆ 𝑥𝑎
( ) + ∆𝑛𝑐 + ∆𝑝𝑖(𝑥)]
V-6-3 / Perte de tension différée Les pertes de tension différée sont composées de :
La perte de tension due au retrait du béton dans un câble à l’instant t a pour expression :
∆(𝑟 𝑡) = [𝑟 𝑟(𝑡) − 𝑟(𝑡0)]𝐸𝑝
𝑟(𝑡) =
𝑡 + 9𝑟𝑚
où rm = B/P ;
La perte de tension due aux relaxations des aciers est donnée par :
∆(𝑝 𝑥) = 6. 10−2. 𝑝
1000. (𝑖− 𝑥
0). 𝜎𝑝 𝑖(𝑥 )
𝑝𝑖(𝑥)
𝜇=
𝑓𝑝𝑟𝑔
μ0 = 0,43 : Pour les armatures à très basses relaxation ; μ0 = 0,35 : Pour les armatures à
basses relaxation ;
Le fluage du béton est la déformation qui se produit sous l’effet d’une contrainte.
𝑓𝑙
= (𝑏
+𝑀
𝐸𝑝
𝐸𝑖𝑗
∑ 𝑝𝑖𝐴𝑐𝑝
∑ 𝑝𝑖
𝐴𝑐𝑝
𝑝+
(𝑀𝑔 + 𝑀ℎ + 𝑀𝑒𝑛)𝑒𝑝
σb : Contrainte finale dans le béton au niveau du câble moyen lorsque toutes les pertes
différées sont produites ;
j: âge du béton à la mise en précontrainte qui est égale à 7 jours et ce qui donne : Ei7 = 32
791 MPa.
Après avoir trouvé la valeur de σM, on calcul Δσfl en résolvant l’équation (1) où :
𝑥(𝑥 ) = 𝜎
(𝑥) +
𝑀𝑠𝑒𝑝
− ∑ 𝛥𝜎
𝐴𝑐𝑝
(𝑥) [
𝐴𝑐𝑝
𝑝]
𝑏 𝑀 𝐼
𝑑 𝑆 𝐼
avec
∑ (𝑑 𝑥) = ∑ 𝑟( 𝑥) + ∑ 𝑓𝑙(𝑥) + 6 ∑ (𝑝 𝑥)
Σ Δσr(x) : Somme des pertes de tension dues au retrait du béton ; Σ Δσp(x) : Somme des
pertes dues à la relaxation des aciers.
Le but de cette justification, c’est de vérifier l’état de la section du béton pour qu’il ne soit ni
trop comprimée ni tendue. Par la suite, nous devons déterminer les contraintes au niveau
des fibres inférieures et supérieures de la section résistante au cours des diverses phases de
la précontrainte.
A l’état limite de service, nous avons cinq phases de vérifications de contraintes à savoir :
Phase I :
Action à prendre en compte : poids propres de la poutre, sollicitations dues aux câbles de la
première famille, après perte par frottement et perte par recul d’ancrage.
Phase II :
Juste après coulage du hourdis et des entretoises après 28 jours d’âges du béton des
poutres.
Phase III :
Action à prendre en compte : poids propre du tablier ; précontrainte dues aux câbles de la
première famille après les pertes citées ci-après :
Pertes instantanées :
Perte différées :
Relaxation des aciers et fluage du béton : nous supposons que les câbles de la première
famille ont effectué 25% de ces pertes de tension.
Phase IV :
Les actions à prendre en compte sont les mêmes que dans la phase 3 en considérant la
déformation instantanée du béton.
Phase V :
Les actions à prendre en compte : action des câbles de précontrainte après pertes
instantanées et différées, poids propre de l’ouvrage et surcharge d’exploitation.
normales
a / Section nette
La section nette est la section propre du béton en enlevant l’aire de trou de gaine de
précontrainte.
𝜋𝜙2
𝐴𝑛 = 𝐴 − 𝑛 4
Centre de gravité de la section par rapport à la fibre inférieure de la poutre : Il est donné par
la formule suivante :
𝐴 × 𝑉′
𝑉′ =
−𝑛
𝜋𝜙2
4 × 𝑉′𝑐
𝜋𝜙2
𝐴−𝑛 4
𝜋𝜙2
𝑛 𝑛 𝑐 4
b / Section homogénéisée
𝐴𝐻 = 𝐴𝑛 + 𝑘𝑛𝐴𝑐𝑝
𝑉′𝐴 + 𝑘𝑛𝑉′𝐴
𝑉′ =
𝑛 𝑛
𝐴 + 𝑘𝑛𝐴𝑐𝑝
𝑐𝑝
𝐻 𝑛 𝐻 𝑐
Phase I et II
Dans les deux premières phases, les contraintes admissibles sont : Pour fc28 = 40 MPa, on a
fc7 = 26,49 MPa et ft7 = 2,19 MPa
σbt = -0,7ft7 = 1,53 MPa dans la section d’enrobage ; σbt = 1,5ft7 = -3,28 MPa ailleurs.
Phase III, IV et V
σbt = -0,7ft7 = -2,1 MPa dans la section d’enrobage ; σbt = -1,5ft7 = -4,5 MPa ailleurs.
𝑥(𝑥 ) =
+ 𝑃 × 𝑒𝑃 𝑉
𝑏 𝐴𝑛 𝐼𝑛 𝑛
_ Dans la fibre inférieure de la section résistante :
𝜎′
(𝑥) =
− 𝑃 × 𝑒𝑃 𝑉′
𝑏 𝐴𝑛 𝐼𝑛 𝑛
( 𝑥) =
𝑏
𝑀𝐶𝑃,𝑄
𝐼𝑛
𝑉𝑛
(𝑥) = − 𝑀𝐶𝑃,𝑄 𝑉′
𝐼𝑛 𝑛
En comparant les valeurs de contraintes normales dans le béton montrées par le tableau ci –
dessus avec celles des valeurs admissibles calculées dans le paragraphe V-7-3, on peut
conclure que les contraintes normales sont toutes respectées c’est-à-dire ne dépassent pas
les valeurs limites.
Il s’agit de vérifier, est-ce que les effets de l’effort tranchant cumulés à ceux du moment
fléchissant et celui de l’effort normal ne mettent pas en cause la sécurité de l’ouvrage. Pour
cela, on doit vérifier les deux conditions suivantes :
2 2 2
𝑓≤ 0,4𝑡𝑗 (𝑓𝑡𝑗 + 3 𝑥
)= 1
𝑓2 ≤ 0,4 𝑡𝑗 (0,6𝑓 − 𝑓) (𝑓 + 2 𝜎 ) = 𝜏
𝑓𝑐𝑗
2 = 𝑚𝑖𝑛{2; 2}
𝑐𝑗
𝑥 𝑡𝑗
3𝑥 2
Soit 1 2
avec
𝑥=
∑ 𝑃𝑖
= 𝑟𝑒𝑑 × 𝑆𝐴
𝑉
𝐼 × 𝑏𝑛
SA : moment statique par rapport à l’axe horizontal passant par le centre de gravité ;
I : moment d’inertie de la section nette par rapport à l’axe horizontale passant par son
centre de gravité ;
La justification sera effectuée dans la section d’about et d’arrêt des câbles, au niveau du
centre de gravité de la section nette de la poutre et durant de la phase d’exploitation de
l’ouvrage où les contraintes tangentiel sont les plus contraignantes.
A la section d’about :
, 𝑚𝑎𝑥 = 1,020
𝑝 𝑝 − 0,8(∆ 𝑝𝑖 − ∆𝑝𝑑)
𝑃=𝑝
, 𝑚𝑎𝑥 × 𝐴𝑐𝑝
1306,49 × 0,272 𝑘𝑁
𝜏= = 3009,30 2 = 9,06𝑃𝑎
𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑀 2
Alors
0,510 × 0,229
𝑚2
2 = 6,08𝑀𝑃𝑎2 2 = 15,89𝑀𝑃𝑎2
On a 1 2
Sa = 0,267m3 In = 0,515m4
bn = 0,217m
VELSmax = 1054,85kN
On obtient
τ² = 0,46MPa²;
σx = 1,62MPa;
2 = 4,89𝑀𝑃𝑎2
2 = 13,69𝑀𝑃𝑎2
Sa = 0,264m3 In = 0,523m4
σx = 2,22MPa;
2 = 5,38𝑀𝑃𝑎2
2 = 14,64𝑀𝑃𝑎2
Pour cette section aussi, la contrainte appliquée est inférieure à la contrainte admissible.
Sa = 0,260m3 In = 0,530m4
Soit
τ² = 0,98MPa²;
σx = 1,36MPa;
2 = 4,69𝑀𝑃𝑎2
2 = 13,27𝑀𝑃𝑎2
Pour les ouvrages en béton précontraint, on doit prévoir des armatures passives, qui
sont :
Le tableau de calcul des contraintes normales nous a donné que des valeurs positives qui
signifient qu’il n’y a pas de traction.
Armature de peau
Les armatures de peau sont destinées à limiter les fissures probables avant la mise en
précontrainte de la poutre. Elles sont disposées dans le sens parallèles à la fibre moyenne.
Ap ≥ sup (4cm² par mètre de parement; 0,10% de la section du béton de la poutre) Ap ≥ sup
(4 cm²; 7,757 cm²)
Ap ≥ 7,757cm² Soit Ap = 10HA12 de section réelle Ap = 7,85 cm².
Généralement, la flèche est comptée positivement vers le bas et négativement vers le haut.
5 𝑔𝐿4
𝑓𝑔 = 354 × 0,85 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
𝐸𝑣𝑗 =
𝐸𝑖𝑗
11000 × 3√𝑓𝑐𝑗
3
A 28 jours, nous avons Ev28 = 12 540 MPa : module de déformation différée du béton. Ired
= 0,709 m4 : Moment d’inertiel réduit par rapport au centre de gravité du béton.
5 𝑞𝐿4
𝑓𝑞 = 354 × 0,85 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Soit fq = 0,010m
1 𝑃𝑐 × 𝑒𝑜𝑝 × 𝐿2
𝑓𝑃 = 8 × 0,8 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Pc = 9043,85kN : La force de précontrainte obtenue avec les 8 câbles dans la section
médiane après toutes les pertes ;
eop = -1,282 : Distance du centre de gravité des câbles par rapport à celui du béton. Le
calcul nous donne fp = -0,333 m.
Comme fg < fp, le tablier du pont prend donc une forme faiblement cambre. Pour éviter cet
inconvénient, on peut donner au fond du coffrage une flèche de construction fc donnée par :
e / Flèche résultante
1 𝑔𝑙3
𝑔= 24 × 0,85 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Soit βg = 0,013rad
1 𝑞𝑙3
𝑞= 24 × 0,85 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Soit βq = 0,001rad
1 𝑃𝑐 × 𝑒𝑜𝑝 × 𝐿
𝑝= 24 × 0,8 × 𝐸
× 𝐼𝑟𝑒𝑑
Soit βp = -0,034rad
d / Rotation résultante
βv = -0,021rad
On voit bien que la rotation maximale admissible est de β = 0,024 rad > βr,max. La condition
est vérifiée, donc il n’y a rien à craindre au point de vue de rotation.
Les contraintes limites de traction par le calcul des armatures passives comprimées et des
câbles précontraints sont respectivement égales à :
,𝑠 𝑢
= 𝑓𝑒
et 𝑠𝑝,𝑢
𝑓𝑝𝑒𝑔
=
Les contraintes de compression dans les armatures passives comprimées et des câbles de
précontraints situés dans la zone de béton comprimé sont négligeables.
Mcpt : le moment de capacité portante de la pièce par rapport aux précontraints tendus.
Dans le cas où l’axe neutre tombe dans la table, nous avons l’inégalité suivant :
𝐴𝑇 +
𝐴 ≤ 𝑏ℎ
+ ′𝐴′ +
𝐴′𝑇
0,85
= 𝑓
𝑠𝑝,𝑢
𝐶𝑃
𝑠,𝑢
𝑏 0 𝑠
𝑠𝑝,𝑢
𝐶𝑃
où 𝑏
𝑐28
𝑏 = 26,67𝑀𝑃𝑎
,𝑠 𝑢
= 𝑓𝑒 = 348𝑀𝑃𝑎
et 𝑠𝑝,𝑢
𝑓𝑝𝑒𝑔
= = 1383𝑀𝑃𝑎
𝑠
′𝑇
𝐶𝑃
A = 0 et A’ = 0
Comme b = 150cm et h0 = 10cm alors : 1383 x 90,4 x 10-4 > 26,67 x 10 x 150 x 10-4
Alors
𝑦=
𝑏 × 0,8 × 𝑏0
Ainsi y = 1,785m
𝐴𝑇 𝑠𝑝
∝= 𝐶𝑃
0,8𝑏𝑑𝑏
α = 0,20
Hauteur relative de la zone du béton comprimé
∝1= 1 + 𝑤
1 (1 − 𝑤 )
𝜎2
1,1
𝑠𝑝 = 1,020
𝑓 − 0,8∆𝑖𝑛𝑎𝑙
σ2 = 400MPa
Soit α1 = 0,55
La section des armatures minimales transversales est donnée par la relation suivante :
𝐴𝑡 ≥ 0,6𝑏
𝑠𝑡
0 𝑓𝑒
/ Justification des armatures transversales Dans les sections critiques (zone d’about) de la
poutre, il faut que :
𝑉𝑟𝑒𝑑,𝑢𝑠𝐴
𝐴𝑡
𝑓𝑒
𝑓𝑡𝑗
𝑟𝑒𝑑,𝑢 =
𝐼𝑏
≤ 𝑢 = [𝑠 𝑏
× 𝑐] 𝑜𝑡𝑔 + 3
𝑛𝑛 𝑡𝑛 𝑠
𝑟𝑒𝑑,𝑢 =
𝐼𝑛𝑏𝑛
= 0,39MPa
𝑡𝑔2𝑟= 2𝑒𝑑 ,𝑢
Cette condition est traduite, pour éviter tout calcul complémentaire, en une vérification de
la contrainte de cisaillement sur les sections droites de l’ouvrage.
𝑟𝑒𝑑,𝑢 ≤
0,85𝑓𝑐𝑗
3𝑏
𝑠𝑖𝑛2𝛽
Alors on a 0,85 x 40 x 0,33 / 3 x 1,5 = 2,49MPa > 0,39MPa. La condition est vérifiée.
CHAPITRE VI : CALCUL DES APPAREILS D’APPUIS
Les appareils d’appuis sont des équipements placés sous chaque poutre. Ces appareils,
composés essentiellement de caoutchouc, ont la capacité de se distordre afin d’absorber les
réactions venant du tablier.
Dans le cas courants, les appareils d’appuis utilisés sont des appareils d’appui
STUP en élastomères frettées qui sont constitués par des plaques élastomères associées à
des plaques intermédiaires en acier inoxydable ou non.
Calculer la répartition des efforts horizontaux connaissant les coefficients de souplesses des
appuis ;
Les dimensions pour un appareil d’appui sont :(a× b × n) (t +ts), avec : b : côté
perpendiculaire à l’axe longitudinale de l’ouvrage ;
La dimension transversale de l’appareil d’appui est choisie aussi grande que possible, de
manière à autoriser une plus grande rotation.
Chaque dimension est néanmoins contrainte à s’adapter au talon de la poutre. Prenons alors
:
b = 500mm ; a = 400mm ; n = 4 ;
t = 10mm ; ts = 3mm ; e = 50mm.
𝛽=
𝑎𝑏 2𝑡(𝑎 + 𝑏)
Soit β = 11,11.
/ Effort de freinage
Colonne
1
𝐾𝑐𝑜𝑙
= 𝑐
3𝑛𝐸𝐼
𝜋𝛷4
𝐼=
64
hc = 8,5m ;
𝐸𝑖𝑗 = 11000√𝑓𝑐𝑗
𝐸𝑣 = 3700 √𝑓𝑐𝑗
𝐾𝑐ℎ
Chevêtre
(ℎ𝑐ℎ + ℎ𝑐)3 − ℎ3
3𝑛𝐸𝐼𝑐ℎ
𝑏𝑐ℎℎ3
avec
𝐼𝑐ℎ
= 𝑐ℎ
12
𝐾𝑎𝑝𝑝
Appareil d’appui
= 𝑒𝑇
𝑛𝐺𝑎𝑏
Les charges de chaussée des systèmes A et Bc sont susceptibles de développer des réactions
de freinage, efforts s’exerçants à la surface de la chaussée, dans l’un ou l’autre sens de
circulation.
𝐴(𝑙)
𝐻𝑓 = 20 + 0,0035 × 𝑆
Alors Hf = 12,217T.
Freinage du au système Bc
Chaque essieu d’un camion du système Bc peut développer un effort de freinage égal à son
poids. Parmi les camions Bc que nous pouvons placer sur le pont, un seul est supposé
freiner. Nous avons alors Hf = 300kN.
𝐾𝑖
𝐻= ×𝐻
𝑖 ∑ 𝐾𝑖 𝑓
𝑈0 = −
∑ 𝐾𝑖𝑑𝑖
∑ 𝐾𝑖
: 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑢𝑙é𝑒
Dans ces formules, Ki est la rigidité instantanée de l’appui i s’il s’agit de calculer la
distribution des efforts dus à la variation des températures à court terme.
L’appareil d’appui doit être vérifié vis-à-vis des efforts qui le sollicitent à savoir :
Réaction du tablier provenant des charges permanentes et des surcharges A(L), Bc et des
surcharges de trottoirs ;
/ Descente de charge
Les charges verticales sur des appareils d’appui des poutres sont :
Les charges et surcharges sollicitant un appareil d’appui sont rassemblées dans le tableau
suivant (les efforts horizontaux sollicitant un appareil sont obtenus en divisant ceux
encaissés par l’appui par le nombre d’appareil d’appui de cette dernière):
= 𝑎𝑏 < 15𝑀𝑃𝑎
𝑚
> 2𝑀𝑃𝑎
𝑎𝑏
𝐻 < 𝑓𝑁𝑚𝑎𝑥
𝑓 = 0,10 +
0,6
= 0,10
𝑎𝑚
𝑡𝑠 ≥ 𝑚𝑎𝑥 ( 𝑚
; 2𝑚)
𝑡𝑠 ≥ max(2,679𝑚𝑚; 2𝑚𝑚)
1,5𝑁
= 𝑎𝑏
𝑁
1
𝐻
𝑒𝑡
𝐻𝑓
2=
𝐻 𝑎𝑏
Alors
= 1
𝐻 𝐻+ 2 < 0,7 𝐺 = 0,56𝑀𝑃𝑎
𝐻
𝑑=
Où :
𝐺𝑎 (
2 𝑡
2𝑇
<𝑁
Compte tenu des calculs dans l’étude de la poutre principale, les rotations aux appuis sont :
Due à l’imperfection de la pose des poutres : 0,001 rad ;
Due aux charges d’exploitation maximale : 0,001 rad ; Due aux charges d’exploitation
minimale : 0 rad ;
La somme de toutes ces contraintes de cisaillement doit vérifier la condition suivante :
=𝐻
𝑁 + 𝑑+ < 5 𝑀= 4𝑃𝑎
𝐺
Pour les vérifications des appareils d’appui, nous allons considérer trois cas : Cas1 : charge
permanente + retrait et fluage + température de courte durée ;
Les diverses pièces principales de la culée sont montrée dans la figure ci-dessous :
/ Stabilité de la culée
𝑀𝑆 ≥ 1,5
𝑀𝑅
MS : somme des moments qui tendent à stabiliser la culée ; MR : somme des moments qui
tendent à renverser la culée.
/ Moment stabilisant
C’est le moment qui maintient la stabilité de la structure. Ce moment est engendré par les
charges verticales venant des éléments structuraux de la culée ainsi que celles du tablier par
rapport à un point O situé à la base de la semelle.
a / Poids propre des éléments de la culée
Les poids des éléments qui composent la culée sont répertoriés dans le tableau ci-dessous :
Grace au bras de levier pris par rapport au point O, ces poids vont engendrer un moment
dont les résultats sont les suivantes :
Ms1 = 5985,34kN
b / Action de la superstructure
Ms2 = 3660,06 x 2,25 = 8236,13kN.m soit Ms2 = 915,13kN/m pour une longueur L = 9,00m
VII-1-2 / Moment renversant
la poussée de terre créée par les remblais qui s’appuient derrière le mur garde grève et mur
de front ;
la déformation du béton.
a / Poussée de terre
L’effort dû à la charge créée par les remblais est établi par les relations suivantes :
𝑄1
= 𝑞0𝐻
et 𝑄2
= 𝑞1𝐻
2
dont
𝑞0
=𝑘
𝑎𝑞𝑞
et 𝑞1 = ℎ𝑘𝑎𝐻
où :
H = 6,00m : Hauteur du mur de garde grève (hg) + Hauteur du mur de front ( hf ) + Hauteur
du sommier
On a
1 − 𝑠𝑖𝑛
Les moments créés par ces poussées par rapport au point O sont résumés dans le tableau
suivant :
Comme ces forces sont appliquées au sommet de la culée et le bras de levier est pris par
rapport à la base de la semelle de liaison alors les moments auront pour valeur :
1580,17
D’où
≥ 2,08
757,77
Le résultat nous montre que le renversement n’est pas à craindre. Passons alors au
dimensionnement de chaque élément de la culée.
/ Mur garde-grève
Le mur garde-grève est supposé encastré au niveau du sommier. Les forces qui lui sont
soumis sont les suivantes :
poussée de terre ;
force de freinage.
a / Poussée de terre
La poussée de terre suit une répartition linéaire croissante dont l’intensité est :
𝑞𝑖 = 𝑘𝑎ℎℎ + 𝑞𝑘𝑎𝑞
Avec :
γh = 18kN/m3 ;
φ = 22° ;
q = 10kN/m3 ;
𝑞𝑖 = 8,19ℎ + 4,55
2,1
12𝐾
ℎ ℎ−𝑧
𝑀𝑟𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖 = 0,75 + 2ℎ ∫
𝑑𝑧
0,25 + 𝑧
dont : K = kaγ x q x δ x bc
c / Force de freinage
Il s’agit d’interpréter l’effet provoqué par le camion Bc sur le mur garde grève. Le moment
de cette force a pour expression:
60ℎ
𝑀𝑓 = 0,25 + 2ℎ 𝑞
ELS :
𝑀𝑠 = 𝑀𝑝 + 1,2(𝑀𝑞 + 𝑀𝑓)
𝑉𝑠 = 𝑉𝑝 + 1,2(𝑉𝑞 + 𝑉𝑓)
a / Armatures verticales
h = 30cm; d = 27cm;
b / Armatures horizontales
𝑉𝑢
𝜏 = <𝜏
= 0,07 𝑓𝑐28
𝑢 𝑏𝑑 𝑢
Et de plus,
30
Les murs en retour sont des voiles en BA destinés à soutenir les remblais contigus de
l’ouvrage dans le sens transversal du pont. Ils sont encastres avec le mur garde-grève et le
sommier formant ainsi un système unique et rigide.
Hr = 2,90m ;
la poussée du remblai ;
Les poussées sur le mur dues aux charges locales sur remblai ;
𝐻𝑟 + ℎ𝑟
( )
𝑟𝑟 2
P = 58,50kN
𝑥 = 𝐿𝑟 2ℎ𝑟 + 𝐻𝑟
𝐺 (
3 𝐻𝑟
+ ℎ𝑟
) = 1,675𝑚
une charge uniformément reparties sur toute la surface du mur d’intensité (yG + 0,5)T/m²
(𝐻𝑟 − ℎ𝑟) (𝐻 − ℎ ) + ℎ 𝐻
avec
𝑦𝐺 =
3 𝑟 𝑟
𝐻𝑟 + ℎ𝑟
𝑟 𝑟
= 1,052𝑚
avec
𝑆 = 𝐿𝑟
(𝐻𝑟 + ℎ𝑟) 2
Récapitulons les combinaisons d’action aux états limites dans le tableau suivant :
b = 0,25m h = 1,00m
/ Armatures
Armature de repartition
Comme dans le cas précédent, la condition suivante doit être vérifiée sinon on aura besoin
d’armature transversale :
𝑉𝑢
𝜏 = <𝜏
= 0,07 𝑓𝑐28
𝑢 𝑏𝑑 𝑢
𝑏
b = 0,25m h = 1,00m
Armature de répartition
Avec Vu = 0,190MN alors τu = 0,783MPa < 1,4MPa Les armatures transversales ne sont pas
nécessaires.
/ Mur de front
Poids propre ;
Poussée de terre ;
a / Poussée de terre
La poussée de terre est modélisée de la manière suivante :
Avec comme bras de levier pris par rapport au point d’encastrement de la base du mur de
front, on a :
Soit Npermanente la charge permanente transmise par les poids de ces éléments.
Npermanente = 2321,20 + 1235,25 = 3556,45kN équivaut à Npermanente = 395,16kN/m.
Nexploitation = max (RBc ; RA(L)) + RA(t) = max (989,76 ;1280,40) + 58,82 = 1339,22kN
équivaut à Nexploitation = 148,80kN/m
/ Armatures
a / Armature longitudinale
La section des armatures se calcule par mètre linéaire de base et par mètre linéaire de
hauteur.
Coefficient de remplissage
𝑁𝑢 772,29
𝜓 = = = 0,053
1 𝑁𝑏𝑚𝑎𝑥
14400
1 + √9 − 12𝜓1
𝜉= = 0,165
4(3 + √9 − 12𝜓1)
Calcul de l’excentricité e
𝑒 = 𝑀𝑢 = 0,98𝑚
𝑁𝑢
Calcul de eNC
𝑒𝑁𝐶 = ℎ= 0,17 𝑚
On déterminera les armatures de la pièce en flexion simple soumise à un moment fictif dont
la formule est :
ℎ ℎ
𝑀𝑢𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓 = 𝑀𝑢 + 𝑁𝑢 (𝑑 − 2) = 𝑁𝑢 (𝑒 + 𝑑 − 2)
𝑀𝑢𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓 = 1119,82𝑘𝑁𝑚/𝑚𝑙
La section réelle d’aciers comprimés est la section trouvée ci-dessus ; La section réelle
d’aciers tendus vaut :
𝐴𝑠
= 𝐴𝑠𝑓𝑖𝑐𝑡𝑖𝑓
𝑁𝑢
𝑠𝑢
𝐴𝑠
𝑏ℎ
≥ 𝑚𝑎𝑥 {1000
; 0,23𝑏𝑑 𝑓𝑡28}
𝑓𝑒
Comme e > eNC, nous n’avons pas besoin de vérifier la section d’armatures AS par rapport à
la section du béton car l’état ultime peut ne pas être atteint.
b / Armature de répartition
𝑉𝑢
et 𝜏
= 0,07 𝑓𝑐28
𝑢 𝑢 𝑢= 𝑏𝑑
𝑢 𝑏
Poids propre :
/ Disposition constructive
𝑄1
𝑃𝑃
𝑃𝑃
Q1 = 4428,86kN Pour un diamètre de pieux égal à 1000mm. Après calcul, nous avons n =
3,024 pieux soit n = 4 pieux
Pour un fonctionnement correct de la bielle, nous admettons que son angle d’inclinaison est
défini par : 45° ≤ θ ≤ 55°. Prenons θ = 50°.
𝑏′ = 𝐷𝑃 + 2ℎ
2 𝑡𝑎𝑛
Les charges verticales appliquées à la semelle donnent naissance à des lignes de tensions au
niveau de celui-ci en qui peuvent être modélisée par des bielles.
Il est alors nécessaires de vérifier chaque point de contact c’est-à-dire la base du mur et les
têtes de pieu vis-à-vis de la compression afin d’assurer la bonne transmission d’effort.
𝑁𝑢𝑓
≤ 0,9𝑓
𝑆𝑃𝑠𝑖𝑛2
𝑐28
Nuf = (8252,85 - 1,35 x 1068,80) = 6809,97kN : Charges transmises à la semelle par la culée.
Après calcul, nous avons : 1,63 MPa ≤ 27 MPa
La condition est vérifiée.
3𝑆0
𝑁𝑢𝑓
So : section du pieu ;
Tout calcul fait, nous avons : 5,58 MPa ≤ 27MPa. La condition est vérifiée.
Nous désignons par τuo la contrainte tangentielle conventionnelle qui doit vérifier la
condition suivante :
𝑃𝑢 8252,85
𝜏 = =
= 945,34 [𝑘𝑁⁄ ] 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝜏
= 0,94𝑀𝑃𝑎
𝑢0
2𝑏𝑠𝑑
2 × 4,50 × 0,97
𝑚²
𝑢0
Armature principale
Pour notre cas, la fissuration est préjudiciable. Les armatures principales inférieures
équilibrent la composante horizontale de la bielle. La section des armatures doit être
majorée de 50% afin de respecter l’état limite d’ouverture des fissures.
1,5𝑁𝑢
𝐴 = 𝑓𝑒
2 𝑠 𝑡𝑎𝑛
Après majoration, nous trouvons A = 179,18 cm². Soit A =15HA40 = 188,50cm².
Armature complémentaire
Elles sont destinées en partie, de reprendre les éventuels moments de torsion résultant des
écarts d’implantation.
Armature transversale
Ces armatures sont constituées par des cadres ou étriers intérieurs répandant sur une
longueur égale d. elles ont un pourcentage de :
⎛𝐴𝑉 = 1 × 𝑢
0× 𝐴
𝑑𝑏
4 𝑓𝑡28
𝑑𝑏
⎨ 𝐴𝑉
≥ 0,20
𝑏𝑑
Tout calcul fait, nous avons Av = 15,27 cm² et Av ≥ 3,76 cm² Prenons Av =10HA14 = 15,39
cm².
Armature horizontale
Les armatures horizontales sont constituées par des cadres réparties entre les armatures
inférieures et supérieures. Leur section totale est égale à :
𝐴ℎ
= [1 𝑢
0 ] × 𝐴 − 𝐴′ 4 𝑓𝑡28
Armature de peau
Réaction du tablier
Poids propre du tablier : g x L = 4642,40kN Surcharge A(L) : RA(L) = A(L) x S x lc =
1280,40kN Surcharge Bc30 : RBc = δ x Σ Piyi = 989,80kN Surcharge des trottoirs : Rt = qt x
S = 2q x lt x S = 58,80kN Soit R = 5981,60kN
Effet du vent
La pression du vent est prise égale à 4,00kN/m² pour le vent extrême et 2,50kN/m² pour le
vent normal.
Effet du courant :
L’étude de ces deux stabilités se fait par rapport à la base de la semelle en respectant la
condition suivante :
𝑀𝑆
≥ 1,5
𝑀𝑅
Avec
Ainsi on obtient :
/ Stabilité transversale
Comme les sollicitations de renversement sont des actions variables, alors le moment de
renversant est multiplier par le coefficient 1,2 ce qui donne :
Mr = 7751,35kNm d’où
𝑀𝑆
≥ 3,94
𝑀𝑅
/ Stabilité transversale
D’où :
𝑀𝑆
≥ 18,47
𝑀𝑅
/ Dimensionnement du chevêtre
La modélisation des charges qui s’appliquent sur la pile s’effectue suivant deux cas bien
distincts :
Fv : Effet du vent ;
Fe : Effet du courant ;
Pour déterminer les sollicitations dans un portique, on a une large gamme de méthode mais
la plus classique est sans doute la méthode de Hardy Cross qui propose une résolution par
relaxation.
Répartition et transmission des moments jusqu’à avoir une somme de moment nulle en
chaque nœuds ;
Après calcul sur Excel, on obtient les valeurs suivantes pour chaque cas de charge :
Tableau 121 : Moment fléchissant maxima résultant des deux cas de vent
b = 1,20m; h = 0,80m;
fc28 = 30MPa
b / Répartition
Nous avons :
Ar = A / 3 = 9,3cm²
c / Armature de peau
Or notre béton a une hauteur 80 cm, alors nous devons prévoir une armature de peau qui a
pour section 3 cm² par mètre linéaire.
d / Vérification au cisaillement
𝑉𝑢
𝜏 = <𝜏
= 0,07 𝑓𝑐28
𝑢 𝑏𝑑 𝑢
30
/ Dimensionnement de la colonne
/ Calcul de sollicitation
/ Armature
a / Armature longitudinale
Le calcul des armatures se fera en flexion composée. Il faudra donc suivre les étapes
suivantes :
Longueur de flambement
Etant donné une colonne qui est supposée encastrée dans la semelle de liaison et dans le
chevêtre, alors, sa longueur de flambement est donné par :
𝑙𝑓
= 𝑙0
Elancement
4𝑙𝑓
𝜆=
Calcul de l’excentricité e0 :
𝑒 = 𝑀𝑢 = 672,02
0 𝑁𝑢
3081,20 8
Comme Nu > 0 et e0 > D/8 montre qu’il s’agit d’une compression mais avec une excentricité
en dehors du noyau central.
𝑒1 = 𝑒0 + 𝑒𝑎
avec ea = max {2cm ; L / 250} = 0,034m : excentricité additionnelle Soit e1 = 0,22 + 0,03 =
0,25m.
𝐿𝑓
≤ 𝑚𝑎𝑥 (15; 20
𝑒1)
Lf / D = 4,25
𝑒2
3𝐿2
= 104𝐷
(2 + Φ
)
avec
𝑀𝐺
𝛼 =
𝑀𝐺 + 𝑀𝑄
Armature
= 𝑓2𝑓
𝐷
= 𝑓2𝑓
𝐷
3,081
= 𝜋(1,0)217 = 0,057
4𝑀
= 3
𝐺 𝐷 𝑓
= 0,06
= 0,03
Grâce à ces valeurs obtenues, on peut lire l’abaque d’intersection dans l’annexe et on a ρ =
0,1.
100 100
𝜋(𝜙 − 1)2
𝐵𝑟 =
= 7693,78𝑐𝑚²
𝑁𝑢 ≤ 𝑁𝑢𝑐
𝑁 =𝐵
[𝐵
𝑓𝑐28 𝑓𝑒
+𝐴 ]
𝑢𝑐
𝑟 0,90𝑏
avec
𝛼=
0,85
𝜆 2
1 + 0,2 ( )
35
b / Armature de répartition
≥𝑙
3
Pour Φl = 20mm alors Φt = 6,67mm ; Soit Φt = 8mm.
c / Espacement
Prenons st = 25mm.
/ Semelle de liaison
/ Descente de charge
Poids propre :
/ Disposition constructive
Pour un fonctionnement correct de la bielle, nous admettons que son angle d’inclinaison est
défini par : 45°≤ θ ≤ 55°. Prenons θ=50°.
a / Nombre de pieux
Nombre de pieux sous semelle :
𝑄𝑙
𝑃𝑃
𝑃𝑃
𝑏′ = 𝐷𝑃 + 2ℎ
2 𝑡𝑎𝑛
2 2
L’état limite de la compression des bielles doit être vérifié par la relation suivante :
𝑁𝑢
≤ 0,9𝑓
𝑆𝑃𝑠𝑖𝑛2
𝑐28
Après calcul, nous avons : 20,06 MPa ≤ 22,5 MPa La condition est vérifiée.
3𝑆0
𝑁𝑢𝑓
Tout calcul fait, nous avons : 7,30 MPa ≤ 22,5 MPa. La condition est vérifiée.
Nous désignons par τuo la contrainte tangentielle conventionnelle qui doit vérifier la
condition suivante :
𝑃𝑢 10686,30
𝜏 = =
= 1187,36 [𝑘𝑁⁄ ]
𝑢0
2𝑏𝑠𝑑
2 × 4,50 × 1
𝑚²
Pour notre cas, la fissuration est préjudiciable. Les armatures principales inférieures
équilibrent la composante horizontale de la bielle. La section des armatures doit être
majorée de 50% afin de respecter l’état limite d’ouverture des fissures.
1,5𝑁𝑢
𝐴 = 𝑓𝑒
2 𝑠 𝑡𝑎𝑛
Après majoration, nous trouvons A = 167,14 cm². Soit A =14HA40 = 175,93 cm².
Armature complémentaire
Les écarts d’implantation peuvent entrainer des moments de torsion, d’où la nécessité des
armatures complémentaires.
Armature transversale
Ces armatures sont constituées par des cadres ou étriers intérieurs répandant sur une
longueur égale d. elles ont un pourcentage de :
⎛𝐴𝑉 = 1 × 𝑢
0× 𝐴
𝑑𝑏
4 𝑓𝑡28
𝑑𝑏
⎨ 𝐴𝑉
𝐴
≥ 0,20
𝑏𝑑
Tout calcul fait, nous avons Av = 24,11 cm² et Av ≥ 4,39 cm² Prenons Av = 12HA16 =
24,13cm².
Armature horizontale
Les armatures horizontales sont constituées par des cadres réparties entre les armatures
inférieures et supérieures. Leur section totale est égale à :
𝐴ℎ
= [1 𝑢
0 ] × 𝐴 − 𝐴′ 4 𝑓𝑡28
Armature de peau
/ Calcul de la charge limite de pointe La charge limite de pointe est désignée par :
𝑄𝑃 = 𝐴𝑘𝑝𝑝∗
𝐴=
𝜋𝜙2
C’est une pression moyenne autour de la base du pieu. Elle est déterminée de la manière
suivante :
𝑃∗ =
1 𝐷+3𝑎
∫ 𝑃∗(𝑧)𝑑𝑧
𝑙𝑒
3𝑎 + 𝑏
𝐷−𝑏
b = min (a, h) où h est la hauteur de l’élément de fondation dans la couche porteuse. D’après
les recommandations du rapport géotechnique, h = 3Φ
Ce calcul ne cependant valable que dans le cas d’une formation porteuse homogène c’est-à-
dire une couche pour laquelle les valeurs maximales de pl n’excèdent pas deux fois les
valeurs minimales de pl.
𝑃∗(𝑧): est obtenu en joignant par des segments de droite sur une échelle linéaire les
différents
𝑃∗ mesuré.
Facteur de portance kp :
Soit kp = 1,2
- D = 20m ;
- a = 0,5m ;
- b = 0,5m ;
- Φ = 1,00m ;
- D + 3a = 21,5m;
- D – b = 19,5m;
𝑝∗ = 1
𝑙𝑒
(3 × 0,5) + 0,5 2 2 2
= 2,033MPa
L’effort total limite mobilisable par frottement latéral sur toute la hauteur h concernée du
fût du pieu est calculé par l’expression suivante :
𝑄𝑠 = 𝑃 ∫ 𝑞𝑠(𝑥)𝑑𝑧
Dans cette expression P désigne le périmètre du pieu et qs(z) le frottement latéral unitaire
limite à la cote z.
Le frottement latéral unitaire limite est donné en fonction de la pression limite nette
𝑃∗ (qui exprime la compacité ou le serrage du sol) par les courbes de la figure ci-après :
Dans le cas des craies, le frottement latéral peut être très faible pour certains types de pieux.
Il convient d’effectuer une étude spécifique dans chaque cas ;
Comme, le mode de réalisation des pieux s’agit de pieu foré boue et en considérant
l’homogénéité des couches sur les parois du pieux (Argile, limon), on peut en déduire que la
courbe à utiliser est Q1.
La formule de la charge de fluage en compression Qc, pour les éléments de fondation mise
en œuvre par excavation du sol est donnée par :
Qc = 0,5Qp + 0,7Qs.
/ Descente de charge
D’après les descentes des charges effectuées aux études de stabilités des appuis, nous
avons :
Au niveau de la culée :
ELU : Nu = 8252,85kN ;
ELS : Ns = 5964,42kN ;
Au niveau de la pile :
ELU : Nu = 10686,30kN ;
ELS : Ns = 7767,00kN
Au niveau de la culée :
ELU : Nu = 2063,21kN
ELS : Ns = 1491,11kN
Au niveau de la pile :
ELU : Nu = 2671,57kN
ELS : Ns = 1941,75kN
Nous devons vérifier que la charge transmise par un pieu doit inférieure à la charge
maximale dont les expressions sont :
A l’ELU :
𝑄𝑚𝑎𝑥
𝑄𝑙
1,4
A l’ELS :
𝑄𝑚𝑎𝑥
𝑄𝑐
1,4
𝑙𝑓
𝑙0
√2
Soit lf = 14,14 m.
𝜆=
4𝑙𝑓
50 2
𝛼 = 0,60 × ( )
car
50 ≤ 𝜆 ≤ 70
α = 0,468.
/ Armatures
a / Longitudinale
100 1 100
𝜋(𝜙 − 1)2
𝐵𝑟 =
= 7697,68𝑐𝑚²
𝑁𝑢 ≤ 𝑁𝑢𝑐
𝑁 =𝐵
[𝐵
𝑓𝑐28 𝑓𝑒
+𝐴 ]
𝑢𝑐
𝑟 0,90𝑏
𝑠
Avec Nu = 2063,21kN pour la culée ; Nu = 2671,57kN pour la pile.
Après calcul, nous avons : Nuc = 6977,00kN > Nu La condition est vérifiée.
b / Armature transversale
≥𝑙
c / Espacement
Prenons st = 25mm.
Après avoir passé à l’étude technique de l’ensemble des composantes de l’ouvrage, il est
essentiel de tenir compte qu’aucun projet n’est envisageable sans qu’on en tirer profit.
Voilà pourquoi il faut passer à ce qu’on appelle étude financière, pour décortiquer les
diverses facettes sur le côté budgétaire d’un projet à réaliser.
Phase1 :
La phase 1 comprend :
Travaux préparatoires ;
La construction des ouvrages auxiliaires (piste d’accès à la carrière, gite et emprunts). Phase
2 : réalisation des appuis
Excavation du sol ;
Confection de chevêtres ;
Poutres :
Réalisation du ferraillage ;
Bétonnage de la poutre ;
Entretoises ;
Ferraillage de l’entretoise ;
Hourdis :
Ferraillages du hourdis ;
Bétonnage ;
Mise en tension de la deuxième famille de câbles à 28 jours d’âge du béton des poutres;
Revêtement du tablier ;
Nettoyage et balayage ;
Réception provisoire ;
Repli de chantier.
(1 + 𝐴1)(1 + 𝐴2)
𝐾=
1 − 𝐴3
(1 + 𝑇)
K = 1,435
Les aléas et révision de prix : tous les éléments rémunérant les aléas à la révision des prix ;
Le but est de déterminer les quantités des matériaux nécessaires pour la construction. Pour
le cas des armatures, on détermine le poids des aciers par mètre cube de béton à partir des
résultats de calculs des ferraillages dans l’étude technique.
Le but de ce paragraphe est de déterminer le prix unitaire des éléments tels que béton
Q400, Aciers HA, Coffrage,…
𝑃𝑈 = 𝐾 ×
Prix N°210
Prix N°211
Prix N°201
Prix N°213
Prix N°400
L’évaluation de cout du projet est donnée par le tableau suivant en utilisant les prix unitaire
calculés précédent.
SOIXANTE DEUX MILLIONS QUATORZE MILLE HUIT CENT DIX ARIARY» (Ar
7162014810Ar).
/ Etude de rentabilité
Un investissement est considéré rentable dans la mesure où le flux des recettes qu’il
rapporte est supérieur à la dépense qu’il représente.
/ Calcul de la VAN
La valeur actuelle nette est la somme des « cash-flows »prévisionnels du projet actualisé au
taux de rendement minimum exigé qui est le taux d’actualisation.
𝑖=1
FP : représente les flux de trésoreries des années 1 à n appelé « Cash-flow ». Il est déterminé
par la relation suivante :
FP = (Rn + A) ;
a / Recette
Selon les enquêtes effectuées, la recette annuelle de la commune s’élève à 698 958 000Ar
avec un taux de croissance annuel estimé à 10%.
b / Dépense
A part le coût d’exécution du projet, pour pouvoir maintenir en bon état un ouvrage routier,
il faut bien les entretenir.
Pour un ouvrage de franchissement qui se fait en béton précontraint, nous estimons qu’il
nécessite un entretien à partir de la dixième année. Le coût est pris égal à 4% de la recette
du projet.
c / Amortissement
Nous considérons une durée de 20 ans pour que notre projet soit amorti.
D’où, pour n =20, l’amortissement A = I x t = 7 162 014 810 x 0,05 = 358 100 740
VAN = 9 659 613 801 +7 162 014 810 = 2 497 598 991Ar.
Le taux interne de rentabilité correspond au taux d’actualisation qui rendre nulle la valeur
actuelle nette.
𝑝=1
Le TIR est obtenu soit en résolvant l’équation précédent soit en faisant varier le taux
d’actualisation jusqu’à nous aurons de VAN =0.
Soit i = 13% donne VAN = 18644105 et i = 14% donne VAN = - 613 389 682 Après
interpolation, nous avons, TIR =13,029%.
Le DRCI consiste à mesurer le temps que l’investissement met à récupérer sa de fond. Il est
évident que plus le DRCI est court, meilleur est le projet d’investissement. En faisant le
cumul des cash-flows pendant des années, nous avons que le montant de l’investissement
est compris entre le cumul du cash – flow de la quinzième année et celui de la seizième
année.
DRCI = 15,63
/ Conclusion
Comme la VAN est positive et de plus on a un TRI qui dépasse le taux d’actualisation, alors
on peut dire que le projet est rentable.
Etant donné sa rentabilité financière, il est à noter que l’implantation d’un nouvel ouvrage
sur un lieu pourra provoquer des dommages de type collatéraux c’est-à-dire sur son
environnement récepteur.
L'étude d'impact sur l’environnement (EIE) est un instrument institue par une loi et des
règlementations afin d’assurer une meilleure intégration des considérations
environnementales au développement et une meilleure utilisation des ressources et du
territoire.
L’EIE sert à prévoir et à déterminer les conséquences écologiques et sociales, positives et
négatives, d’un projet. L’importance relative attribuée aux impacts négatifs devrait aboutir à
la définition de mesures d’atténuation ou de mesures de compensation contribuant à
réduire les impacts. L’étude peut également permettre de développer d’autres alternatives
ou variantes du projet moins dommageables pour l’environnement.
La méthodologie adoptée pour l’évaluation des impacts repose sur une analyse multicritère
(intensité, durée, portée) et la combinaison des valeurs des critères pour apprécier leur
importance. L’effet direct ou indirect est tenu en compte car renforce la valeur de
l’importance.
Intensité ou ampleur : définit la gravité de l'impact du projet sur l'environnement. Elle est
fonction de l'ampleur des changements engendrés par le projet sur une composante du
milieu touché. Elle peut être :
Durée :
Permanente (3) : changement continu ou intermittent mais régulier même après le projet ;
Temporaire (2) : changement continu ou intermittent mais régulier durant une phase du
projet ;
Etendue ou portée mesure la superficie ou l’espace affecté sur une composante du milieu.
Elle varie de :
Régionale (3) : modification totale et ressentie par 100% population
Ponctuelle (1) : modification très localisée perçue par une petite portion de la population.
L’importance de l’impact est définie en fonction de la résultante des trois critères ci- dessus
décrits à savoir l’intensité, l’étendue et la durée :
Majeure (≥7) : modification notoire pouvant mettre en danger la vie ou la survie des êtres
vivants
L’évaluation des impacts est effectuée à l’aide de la matrice d’évaluation à double entrée
combinant les activités de chaque phase du projet et les critères d’évaluation.
Quel que soit le choix de conception de ces ponts, les opérations à mener restent classiques
à la construction d’ouvrages de franchissement.
/ En phase préparatoire
La phase préparatoire considère surtout les impacts rattachés aux opérations d’installation
des sites connexes (base vie, carrières et voies d’accès, Site de dépôt de déchets de chantier,
etc.). Leur aménagement peut compacter le sol ; les déchets épars de base vie, les
entrainements par les eaux de ruissellement de fines particules résultant des éventuels
déblais peuvent polluer les sols et l’eau.
Ils sont rattachés aux opérations d’exploitation des sites d’emprunt, utilisés pour
l’approvisionnement en terres de remblais nécessités pour l’aménagement des déviations,
tels la perturbation du milieu biophysique, par l’érosion engendrée (défrichement,
décapage de
terres végétales), le compactage du sol dû à la circulation des engins. Ils sont d’ordre
mineur, vu que d’une part le maximum de volume nécessaire n’excède pas les 8000m3, et
que d’autre part ces quantités de remblais seront approvisionnées sur des sites diffus en
milieu écologiquement peu sensible le long de la RN4.
Notons que l’étude APD n’a pas développé d’étude spécifique sur les gites, emprunts et
carrière. Il sera recommandé à l’entreprise de s’approvisionner auprès de fournisseur
disposant de carrière agréé, d’autant plus que la RN4 abonde de carrières déjà exploitées,
localisées en dehors de toute zone sensible.
Les conditions d’aménagement des ponts ou des déviations à leur niveau nécessitent le
déplacement involontaire de population. L’analyse des impacts à leur propos se présente tel
que l’occupation définitive par le nouvel emplacement au Pont Manambatromby au PK
374+254, va affecter quatre cases construites en matériaux locaux de construction, et une
dizaine d’arbres fruitiers implantés sur l’emprise de la construction du nouveau pont
définitive. L’impact sur le milieu humain est classé moyen.
/ En phase de chantier
Différentes opérations menées sur chantier peuvent être sources d’impacts négatifs pour
l’environnement :
Les résidus de béton, issus de la démolition des anciens ouvrages, l’aménagement des accès
aux nouveaux ponts, pourraient engendrer la pollution par de particules solides et
l’ensablement des cours d’eau, entrainer la rétention et l’accumulation de débris de
branchage charriés par les eaux. Dans tous les cas, l’enlèvement des déchets de démolition
et résidus divers est prévu dans la description du projet.
Les déchets résultant de la démolition d’ouvrage, les déblais des déviations sont à déposer
tous ses déchets sur des sites agréés par la MDC et disposant de PPES développé en
considération de la description du milieu et validé par la MDC. Le cas échéant, Ils peuvent
être cédés aux riverains qui sont intéressés à recueillir des volumes de remblais sur leurs
terrains. Le devenir de ces volumes de déchets doit être traçables, pour qu’on puisse vérifier
que l’entreprise ne se contente pas d’une évacuation directe par entrainement par les eaux
de rivière.
Ces activités du projet ne vont occasionner aucun impact négatif significatif additionnel ni
sur les zones sensibles, ni sur le sol ou la végétation. Ils sont tous classés mineurs. Leur
réalisation en respect des règles de l’art suffit à limiter correctement leurs impacts.
Les travaux sur l’ensemble des chantiers peuvent être des sources d’accidents divers,
notamment pour le personnel et éventuellement pour les usagers. Les risques sont jugés
d’ordre moyen, car peuvent affecter des vies humaines. Ils sont gérables par simple respect
des règles de l’art sur chantier (port d’EPI, délimitation du chantier, panneaux de
signalisation).
Les travaux sur les ponts engendrent des perturbations des riverains dans leurs activités
quotidiennes et des restrictions de circulation des usagers notamment du fait de la
circulation en demi-chaussée sur les déviations. Ces impacts sont classés mineurs compte
tenu de la courte durée des travaux, et seront atténués par le maintien de la circulation
durant les travaux et la gestion de la circulation alternée sur la déviation ;
L’aménagement des déviations pourrait empiéter sur des zones de cultures utilisées par des
riverains. Ces impacts mineurs sont d’ordre temporaire. Les mesures de compensation y
afférentes ont été négociées avec les PAPs concernées, et les pertes de récoltes seront
indemnisées avant le démarrage des travaux.
La main d’oeuvre allochtone, non accompagnée par leurs familles respectives, peut être
tentée à sortir avec la jeunesse riveraine, avec risque de propagation des MST/VIH-SIDA
(importance moyenne). En sus du règlement du personnel, les entreprises seront tenues de
mettre en place des plans de gestion des risques de propagation des MST/VIH-SIDA au sein
de son personnel.
Des travaux de fouille sur le chantier ou dans les sites connexes peuvent toucher des
vestiges culturels ou fossiles. Ces impacts sont jugés d’importance moyenne, mais les
travaux doivent être immédiatement suspendus en attendant les directives des autorités
compétentes sur les mesures de préservation du patrimoine culturel.
Aucun impact négatif additionnel significatif n’est donc identifié pour l'environnement
humain par rapport à la situation initiale sans projet.
/ En phase d’exploitation
Comme la circulation sur la route n’est pas interrompue durant les travaux qui sont
habituellement menés en demi-chaussée, la phase d’exploitation correspond à la remise
totale des ouvrages au maître d’ouvrage, en fin de chantier.
Aucune augmentation des pollutions de l’air pour les riverains par les gaz d’échappement ;
Aucune augmentation du bruit par les véhicules, pour les riverains ne sera notée, ce qui
suppose qu’il n’y aura pas d’augmentation du bruit par les véhicules, ni de modification du
niveau de pollution de l’air pour les riverains par les gaz d’échappement,
Les risques d’érosion engendrés sur les sites de prélèvement de remblais pour
l’aménagement des déviations sont d’importance mineure, car les quantités de remblais à
prélever sont diffuses le long de laRN4.
Par rapport aux risques d’accidents, les travaux de réhabilitation et de reconstruction vont
améliorer voire renouveler l’état des ouvrages fortement dégradés. Ainsi, le projet va
contribuer à amener un minimum de qualité de calculabilité, et une amélioration du confort
des usagers. Cependant, ceci ne va pas spécifiquement susciter une augmentation
potentielle du trafic, ni un accroissement de la vitesse de circulation sur la route, vu l’état
général de la RN4 d’une part et les localisations tronçonnées des interventions pour la
réhabilitation des petits ponts. Aucun accroissement des risques d’accidents n’est ainsi
envisagé. Sinon, la pose de panneaux de signalisation ou de limitation de vitesse exigée par
le Code de la Route est déjà prévue.
Sur l’ensemble des zones d’emprise et directement concernées par le projet, aucun impact
additionnel significatif ne sera apporté par le projet
/ Mesures à adopter
Les mesures à prévoir pour ce projet sont présentées dans le PGE et à insérer dans le
Dossier d’Appel d’Offres du projet, en sus des mesures environnementales distinguées dans
le Bordereau des Prix.
L’entreprise est tenue de déposer tous ses déchets sur des sites agréés par la MDC et
disposant de
Les pertes de récoltes résultant de l’occupation provisoire des déviations sur des aires de
cultures seront compensées avant le démarrage des travaux.
Pour minimiser les perturbations éventuelles et nuisances aux usagers et riverains, les
dispositions envisagées consistent en :
la mise en place des panneaux de signalisation à l’entrée et à la sortie des têtes de chantier,
lors de la conduite des travaux.
des limitations de vitesse des camions à la traversée des agglomérations, autant pour
minimiser la pollution de l’air par les poussières que pour éviter les risques d’accident
Des risques et dangers peuvent survenir pour le personnel de l’entreprise lors des travaux
sur chantier en cas de négligence dans le respect des règles de l’art en matière de sécurité.
Aussi, le port d’Equipements de Protection Individuelle ou EPI est à prévoir, outre le rappel
périodique des consignes de sécurité. Durant les phases de chantier, des dispositions de
matérialisation doivent être apposés autour des aires de chantier pour restreindre la
circulation des personnes non autorisées tels les riverains de la route.
la disponibilité de préservatifs pour toute la main d’oeuvre, y compris celle des sous-
traitants
Notons que ces actions pour le personnel de l’entreprise sont autant que possible à
compléter par le plan d’action de sensibilisation de prévention et de lutte, effectué par la
Direction des Impacts sociaux et environnementaux (DISE) du MTP, suivant les mêmes
approches mais ciblant surtout les usagers et les riverains de la route.
Des mesures sont prévues pour l’indemnisation des biens affectés à la sortie du pont sur
l’emplacement même du nouveau pont à aménager,
Les séries de consultations menées depuis 2013 ont rendus les PAPs familiers aux
procédures à suivre pour leur indemnisation.
La base de calcul de l’indemnisation des cases autant que des arbres fruitiers a été fixée par
un comité ad hoc. Les montants d’indemnisation des ménages affectés définis en
conséquence restent supérieurs aux montants présentés par ces derniers. Ainsi, aucun litige
ne devrait survenir. Le cas échéant, tout litige sera porté au comité ad hoc, déjà opérationnel
au niveau des fokontany.
Bien que toutes les études soient parfaites, il n’y aura aucune valeur sans une bonne
réalisation et effectivement un bon contrôle.
/ Généralités
Le contrôle des travaux est l’opération qui consiste à faire réaliser un projet conformément
aux plans et spécifications. Le contrôle représente donc, pour le Maître de l’ouvrage
l’assurance d’avoir un ouvrage conforme au projet qui a été conçu, ou à l’objectif qui a été
fixé.
/ But du contrôle
Le contrôle est une opération nécessaire pour passer d’un désir de réalisation à la
réalisation elle-même. A ce titre, il se doit d’être constructif c’est-à-dire d’apporter des
éléments permettant de contribuer à la qualité de l’ouvrage et devra œuvrer dans un esprit
de coopération avec l’Entreprise.
d’être en mesure de percevoir au plus tôt les insuffisances éventuelles afin d’y porter
remède avant qu’il ne soit trop tard ;
Enfin, pour être complet et efficace, le contrôle doit s’exercer avant, pendant et après les
travaux.
L’expérience montre en effet que quel que soit le degré de perfection d’une étude il se
présente toujours lors de l’exécution des travaux des difficultés imprévues.
Il appartient alors au contrôle d’apporter des solutions rationnelles sur le plan technique et
acceptable sur le plan pécuniaire.
L’ingénieur chargé du contrôle devra donc avoir de nombreuses qualités : bonne expérience
technique, beaucoup de sens critique et surtout de bon sens, des qualités de jugement, une
grande honnêteté intellectuelle et beaucoup de patience aussi.
Pour le cas de notre ouvrage, le contrôle a été assuré par le Laboratoire Nationale du
Travaux Publics et du Bâtiment (LNTPB).
Photo 3 : Visite du LNTPB sur le chantier Manambatromby
/ Implantation
a / Principes
L’implantation a pour but de matérialiser sur le terrain la position exacte des divers
éléments de l’ouvrage à construire. Elle comporte d’une part le piquetage général qui fixe
Le piquetage général qui est assuré habituellement par le Maître d’œuvre, consiste à
matérialiser sur le terrain, l’axe longitudinal de l’ouvrage à réaliser et à fixer sur cet axe la
position de l’ouvrage en plaçant un repère correspondant à un point particulier.
Le piquetage complémentaire qui est mis en place par l’entrepreneur, sert à avoir les
précisions topographiques requises pour la réalisation de l’ouvrage. Les axes longitudinaux
et transversaux des appuis et le contour de leur fondation doivent être piquetés.
Le piquetage général doit être matérialisé par des repères qui devront subsister pendant
toute la durée du chantier. Ces repères doivent donc être placés hors de la zone où le sol est
susceptible d’être remué en cours de travaux. L’exécution du piquetage général comprend
donc d’une part, la mise en place de piquets à l’emplacement des points que l’on désire
matérialiser et d’autre part, la pose de bornes bien enracinées dans le sol et très visibles qui
permettront en cas de besoin de remettre les piquets en place par des méthodes simples.
/ Fondation
a / Généralité
L’étude géotechnique faite au stade de projet ne permet de définir les différentes couches
du sol que par interpolation entre les sondages, et elle laisse donc subsister quelque
incertitude.
C’est pourquoi, lors de l’exécution des travaux de fondations, l’ingénieur doit s’efforcer de
compléter sa connaissance du sol d’après les résultats du chantier, et son rôle n’est plus
alors seulement de contrôler mais également de prendre des décisions tenant compte de ce
complément d’information.
Système de forage
Pour la mise en œuvre de pieu sur le pont de Manambatromby, le forage consiste à la fois à
forer puis à colmater directement les pores par un mélange du sol extrait avec de la
bentonite. Cette méthode, moins couteuse, ne peut travailler qu’à une vitesse de 25cm par
heure.
Comme le sol extrait est directement utilisé pour le colmatage, la coupe de terrain lors de
l’étude doit être précise afin d’anticiper la quantité d’argile à additionner.
Contrôle
Dans le cas de fondation sur pieux, l’observation directe du terrain de fondation n’est pas
possible. L’appréciation de la conformité du sol rencontré avec les prévisions fournies par
l’étude géotechnique ne peut se faire qu’en rassemblant le maximum d’information lors du
forage.
Le rôle de l’ingénieur est d’assurer que toutes ces observations sont bien effectuées et d’en
interpréter les résultats afin de décider notamment si la côte choisie pour l’arrêt des pieux
peut être maintenue ou s’il y a lieu de la modifier.
Voilà pourquoi chaque pieu est muni de trois tubes de réservation pour la réalisation des
essais auscultations soniques.
Cet essai permet de détecter grâce à l’onde sonore la poche de vide éventuel sur la paroi du
pieu.
Si l’essai s’avère positif, une correction au micro pieu s’impose d’où le diamètre du
troisième tube de réservation sur les pieux qui est plus grand (de diamètre 1000mm).
/ Béton
a / Introduction
Lorsque l’ingénieur chargé de contrôle d’un chantier estime que le béton réalisé par un
entrepreneur n’a pas les qualités de résistance requises, il n’y a d’autre choix que de le faire
démolir. En effet, un béton de mauvaise qualité ne peut être amélioré.
veiller à ce que l’entrepreneur fasse ses études de béton en temps voulu pour que même si
un complément s’avère nécessaire, le démarche des travaux de bétonnage ne soit pas
retardé ;
s’assurer que les résultats obtenus sont compatibles avec le respect des résistances requises
;
vérifier au cours de l’exécution que la composition étudiée est bien respectée et que la mise
en œuvre et la cure sont bien effectuées suivant les règles de l’Art.
b / Essai
Les qualités demandées au béton sont d’être résistant mécaniquement, aussi imperméable
que possible, indécomposable et maniable.
l’épreuve d’étude :
Elle a pour but de trouver la composition granulométrique qui permette d’obtenir un béton
résistant mécaniquement, aussi imperméable que possible (recherche d’une forte densité)
et indécomposable (choix du ciment).
l’épreuve de convenance :
Il doit ressortir de l’épreuve de convenance que les résistances requises peuvent être
effectivement atteintes sur le chantier. S’il en était autrement, les qualités des matériaux ou
les conditions de fabrication devraient être améliorées et l’épreuve de convenance
recommencée dans les conditions nouvelles.
l’essai de contrôle :
l’essai d’information :
Ils permettent de suivre l’évolution dans le temps du béton de l’ouvrage, compte tenu par
exemple des variations de la température ambiante, et de déterminer à partir de quelle date
l’ouvrage peut être mis en service.
La conservation des éprouvettes doit se faire dans des conditions comparables à celles des
parties d’ouvrages qu’elles sont censées représenter.
Photo 6 : Centrale à béton
Dans ce domaine, les interventions de l’ingénieur comprennent d’une part des décisions :
agrément des carrières, du ciment, de l’eau de gâchage, et d’autre part des contrôles :
vérification de qualité, de granularité et de propreté.
L’agrément définitif des carrières, du ciment et de l’eau ne peut être donné qu’après
l’épreuve d’étude, mais l’ingénieur doit indiquer dès que l’entrepreneur le consulte, s’il y a
d’autres motifs qu’un échec lors de l’épreuve d’étude, pour refuser la carrière, le ciment ou
l’eau. Il doit exiger dans ce but que l’entrepreneur lui fournisse les résultats d’analyse
chimique de l’eau et des agrégats, et ceux des essais de réception du ciment employé.
Après agrément des carrières, du ciment et de l’eau, l’ingénieur doit assurer que les qualités
des divers constituants destinés à la fabrication du béton restent bien constantes et
identiques à celles des constituants du béton de l’épreuve.
Photo 7 : Granulats
d / Mise en œuvre
Vérification de dosage :
Pour être sûr d’obtenir un béton dont les caractéristiques mécaniques soient conformes au
béton d’étude et au béton de convenance, l’ingénieur doit s’assurer que l’entrepreneur
prend toutes précautions pour que les proportions des divers éléments soient respectées
(en poids sec).
Il y a souvent conflit sur les chantiers entre la nécessité de respecter le dosage en eau prévu
et celle de réaliser un béton qui se mette facilement en place.
Vibration
Le but de la vibration est de serrer le béton frais, facilitant ainsi la mise en place dans le
coffrage. Ce serrage se traduit par une augmentation de densité du béton, qui améliore
considérablement ses caractéristiques finales.
La vibration est obligatoire pour tous les bétons de qualité et l’entrepreneur doit indiquer
dans son programme de bétonnage comment sera effectuée la vibration.
/ Armature
a / Façonnage
L’ingénieur doit veiller très attentivement au respect de toutes les recommandations des
fiches d’identification ou des documents analogues établis dans les pays d’origine des
aciers. A ce titre, il doit notamment s’assurer que les aciers à haute adhérence ne sont
soumis ni volontairement ni accidentellement à des pliages non définitifs.
Tout manquement à ces règles risque d’amorcer des fissures dans les aciers entraînant des
risques de rupture brutale sous l’effet des contraintes de service.
b / Mise en place
Lors de la réception des ferraillages, l’ingénieur devra notamment s’assurer que les
armatures sont bien à l’emplacement prévu par les plans et qu’elles ne sont pas susceptibles
de se déplacer lors de la mise en place du béton.
/ Câbles de précontrainte
a / Façonnage
les gaines soient mises en place en les laissant pendre entre leurs points extrêmes et ceux
où la définition du tracé change (point d’inflexion), puis en réglant leur tracé et en ne les
fixant qu’ensuite aux points intermédiaires de façon à éviter toute perte de tension parasite.
b / Mise en tension
En cours d’opération, l’ingénieur doit suivre l’évolution des allongements en fonction des
pressions. Le tracé du graphe correspondant permet d’obtenir l’allongement réel Δl0 qui
doit être comparé à celui annoncé par le programme de mise en tension.
En cas d’écart supérieur à 5% entre allongement prévus et les allongements réels, il faut
chercher les causes de cette différence et prendre les décisions en conséquence. Ces
décisions sont à prendre par un spécialiste du béton précontraint.
La mise en tension doit être interrompue en cas d’apparition d’anomalie constaté au niveau
du béton ou des câbles jusqu’à ce que les causes aient pu être trouvées et les remèdes
apportés.
Après mise en tension, on procède à l’injection des câbles. L’ingénieur doit particulièrement
vérifier à ce que l’entrepreneur :
insuffle de l’air comprimé plusieurs fois par jour dans les gaines des câbles déjà tendus et
non injectés, pour en chasser l’humidité ;
injecte des câbles dans un délai maximal de six jours en atmosphère normal après leur mise
en tension ;
mesure la quantité injectée dans chaque gaine jusqu’à remplissage complet pour comparer
avec le volume théorique et détecter des fuites éventuelles dans d’autres gaines ;
fasse déborder suffisamment le coulis d’injection après le remplissage pour que l’on soit sûr
qu’il ne reste pas d’air emprisonné dans la gaine.
Le coulis doit être préparé dans un malaxeur à haute turbulence (agitateur électrique à
hélice tournant à 4000tours/mn).
a / Généralités
En plus du soin avec lequel il a surveillé l’exécution des travaux, l’ingénieur doit s’assurer
que les ouvrages construits peuvent effectivement remplir le rôle qui lui est attribué :
assurer la circulation des véhicules en toute sécurité.
L’ingénieur doit donc contrôler le comportement global des ouvrages en leur faisant subir
des surcharges qui simuleront la circulation ultérieure des véhicules.
l’épreuve statique qui consiste à appliquer sur l’ouvrage un poids mort voisin de la charge
maximale de calcul et à faire les mesures de flèches et, dans le cas de grands ouvrages les
mesures de rotation sur appui ;
Le programme des épreuves doit tenir compte des moyens disponibles et des possibilités de
pesage des camions et engins destinés à constituer la surcharge.
CONCLUSION
Le problème de l’ancien pont à Manambatromby a été jusqu’à présent remplacé par un pont
provisoire. On vient pourtant de montrer que la région qui abrite cette commune regorge de
ressources non négligeable et que le trafic ne cesse d’accroitre. Il faudra alors envisager une
solution à long terme. D’où la construction d’un nouveau pont.
Afin que ce nouveau pont puisse bien s’intégrer dans son milieu, il a fallu effectuer certaines
études relatifs au cours d’eau et au lit de la rivière .C’est à partir de cela qu’on a pu tirer les
dimensions adéquats du futur ouvrage. Ces dimensions ont ensuite servi à effectuer une
estimation sommaire sur les coûts de chaque variante qui peuvent être proposée et nous a
permis d’opter pour la variante en béton précontraint.
Tout ce qu’on a avancé jusqu’ici ne nous permet pas cependant d’affirmer directement
qu’un projet doit être impérativement réalisé sans que ce dernier ci soit rentable
financièrement, respectueux de l’environnement. On oubliera sans aucun doute la
participation active d’un ingénieur de contrôle au cours d’un chantier pour veiller au
respect de la Règle de l’Art.
Vue la demande accrue en terme de chargement des transporteurs employant cette route, il
serait préférable de dimensionner les ouvrages avec une charge plus élevée que celle
utilisée normalement.