Chap 7
Chap 7
Introduction
Les réseaux de données que nous utilisons quotidiennement pour apprendre, jouer et travailler vont du petit
réseau local au vaste interréseau mondial. À domicile, un utilisateur peut avoir un routeur et deux ordinateurs ou
plus. Au travail, une entreprise disposera peut-être de plusieurs routeurs et commutateurs pour répondre aux
besoins de communication de données de centaines, voire de milliers d'ordinateurs.
Sur un vaste réseau avec de nombreux réseaux et sous-réseaux, la configuration et la mise à jour des routes
statiques entre ceux-ci requièrent une importante surcharge administrative et opérationnelle. Cette surcharge
opérationnelle est particulièrement notable lorsque des modifications sont apportées au réseau, comme
l'interruption d'un lien ou la mise en œuvre d'un nouveau sous-réseau. La mise en œuvre de protocoles de
routage dynamique peut alléger la charge des tâches de configuration et de maintenance, et permettre
l'évolutivité du réseau.
Ce chapitre présente les protocoles de routage dynamique. Il explore les avantages de l'utilisation de protocoles
de routage dynamique, la façon dont les différents protocoles de routage sont classifiés et les métriques utilisées
par les protocoles de routage afin de déterminer le meilleur chemin pour le trafic réseau. Ce chapitre aborde
d'autres sujets, notamment les caractéristiques des protocoles de routage dynamique ainsi que les différences
entre les différents protocoles de routage. Les professionnels des réseaux doivent comprendre les protocoles de
routage à leur disposition pour prendre des décisions éclairées quant à l'utilisation du routage statique ou du
routage dynamique. Ils doivent également savoir quel protocole de routage dynamique convient le mieux dans un
environnement réseau spécifique.
Sar 1
Introduction
Vous ferez partie d'une équipe de cinq étudiants et parcourrez des routes pour effectuer les scénarios de
l'exercice. Chaque groupe devra se munir d'un appareil photo numérique ou d'un périphérique doté d'un appareil
photo numérique, d'un chronomètre et du document correspondant à l'exercice. Une personne sera désignée par
le groupe pour prendre des photos et consigner les événements. Les quatre membres restants de l'équipe
participeront activement aux scénarios ci-dessous.
Ces exercices peuvent être réalisés dans une salle de classe, un couloir, un terrain de sport, le parking de l'école
ou tout autre lieu adapté.
Exercice 1
La plus grande personne du groupe marque une ligne de départ et une ligne d'arrivée séparées de 15 pas,
indiquant ainsi la distance de la route de l'équipe. Chaque étudiant fait ensuite 15 pas en direction de la ligne
d'arrivée depuis la ligne de départ, aucun pas supplémentaire n'est autorisé.
Remarque : tous les étudiants n'atteindront pas nécessairement la même distance depuis la ligne de départ en
raison des différences de taille de chacun. Lorsque chaque étudiant a effectué ses 15 pas, le photographe prend
une photo du groupe.
Exercice 2
Une ligne de départ et une ligne d'arrivée sont à nouveau marquées. La distance les séparant sera cependant
plus importante dans cet exercice que dans le précédent. La route est créée librement, sans nombre de pas
maximal. Un par un, les étudiants parcourent deux fois la nouvelle route, du début à la fin.
Chaque membre de l'équipe devra compter le nombre de pas nécessaire pour parcourir l'ensemble de la route.
La personne chargée de consigner les événements chronométrera chaque étudiant et, à l'arrivée de la route de
chacun des membres, notera le temps que ces derniers ont mis ainsi que le nombre de pas nécessaires pour
parcourir la route. Ces mesures sont ensuite consignées dans le document correspondant à l'exercice.
Une fois les deux exercices terminés, les équipes utiliseront la photo numérique prise pour l'exercice 1 et leurs
données enregistrées à partir du fichier de l'exercice 2 pour répondre aux questions de réflexion.
Les réponses des groupes peuvent être traitées en cours, selon le temps disponible.
Sar 2
Les protocoles de routage dynamique sont utilisés dans les réseaux depuis la fin des années quatre-vingt. Le
protocole RIP (Routing Information Protocol) est l'un des tout premiers protocoles de routage. La version 1 du
protocole RIP (RIPv1) a été publiée en 1988, mais certains de ses algorithmes de base étaient déjà utilisés sur
ARPANET (Advanced Research Projects Agency Network) dès 1969.
À mesure que les réseaux évoluaient et devenaient plus complexes, de nouveaux protocoles de routage ont
émergé. Le protocole de routage RIP a été mis à jour pour prendre en compte la croissance de l'environnement
réseau, devenant ainsi RIPv2. Toutefois, à ce jour, cette nouvelle version n'est toujours pas adaptée aux grands
réseaux. Aussi, deux protocoles de routage avancés ont été développés pour répondre aux besoins des réseaux
plus importants : OSPF (Open Shortest Path First) et IS-IS (Intermediate System-to-Intermediate System). Cisco
a développé les protocoles IGRP (Interior Gateway Routing Protocol) et Enhanced IGRP (EIGRP), qui s'adaptent
également bien aux réseaux de plus grande taille.
Il a fallu par ailleurs interconnecter des interréseaux différents et assurer un routage entre ces derniers. Le
protocole BGP (Border Gateway Protocol) (BGP) est désormais utilisé entre les fournisseurs d'accès Internet
(FAI). Le protocole BGP est également utilisé entre les FAI et leurs clients privés plus importants pour échanger
des informations de routage.
Le nombre d'appareils personnels utilisant le protocole IP ne cessant de croître, l'espace d'adressage IPv4 est
pratiquement épuisé, ce qui a donné lieu à l'émergence du protocole IPv6. De nouvelles versions des protocoles
de routage IP ont été développées pour prendre en charge les communications reposant sur IPv6 (voir la
ligne IPv6 dans la figure).
Le protocole RIP est le plus simple des protocoles de routage dynamique. Il est utilisé dans cette section pour
fournir des notions de base sur le protocole de routage.
Sar 3
Les protocoles de routage sont utilisés pour faciliter l'échange d'informations de routage entre des routeurs. Un
protocole de routage est un ensemble de processus, d'algorithmes et de messages qui sont utilisés pour
échanger des informations de routage et construire la table de routage en y indiquant les meilleurs chemins
choisis par le protocole. La fonction des protocoles de routage dynamique inclut les éléments suivants :
Capacité à trouver un nouveau meilleur chemin si le chemin actuel n'est plus disponible
Les principaux composants des protocoles de routage dynamique incluent les éléments suivants :
Structures de données : pour fonctionner, les protocoles de routage utilisent généralement des tables ou
des bases de données. Ces informations sont conservées dans la mémoire vive.
Messages de protocoles de routage : les protocoles de routage utilisent différents types de messages
pour découvrir les routeurs voisins, échanger des informations de routage et effectuer d'autres tâches afin
d'obtenir et de gérer des informations précises relatives au réseau.
Algorithme : un algorithme est une liste précise d'étapes permettant d'accomplir une tâche. Les protocoles
de routage utilisent des algorithmes pour faciliter l'échange d'informations de routage et déterminer le
meilleur chemin d'accès.
La figure illustre les structures de données, les messages de protocole de routage et l'algorithme de routage
utilisé par le protocole EIGRP.
Sar 4
Les protocoles de routage permettent aux routeurs de partager de manière dynamique des informations sur les
réseaux distants et d'ajouter automatiquement ces informations à leurs propres tables de routage (voir l'animation
dans la figure).
Les protocoles de routage déterminent le meilleur chemin, ou la meilleure route, vers chaque réseau. Cette route
est alors ajoutée à la table de routage. L'un des principaux avantages des protocoles de routage dynamique est
l'échange d'informations de routage entre les routeurs lors de la modification de la topologie. Cet échange permet
aux routeurs de découvrir automatiquement de nouveaux réseaux et également de trouver d'autres chemins en
cas d'échec d'un lien vers un réseau actif.
Par rapport au routage statique, les protocoles de routage dynamique requièrent une charge administrative
moindre. Toutefois, l'utilisation de protocoles de routage dynamique implique qu'une partie des ressources d'un
routeur est dédiée au fonctionnement du protocole (y compris le temps processeur et la bande passante du lien
réseau). Malgré les avantages du routage dynamique, le routage statique a encore toute sa légitimité. Selon la
situation, l'un conviendra mieux que l'autre. Le routage statique et le routage dynamique peuvent être configurés
sur des réseaux moyennement complexes.
Avant de déterminer les avantages des protocoles de routage dynamique, réfléchissez aux raisons pour
lesquelles les professionnels des réseaux utilisent le routage statique. Bien que le routage dynamique présente
certainement plusieurs avantages par rapport au routage statique, ce dernier est toujours utilisé sur les réseaux
actuels. Pour être plus précis, les réseaux combinent généralement le routage dynamique et le routage statique.
Faciliter la maintenance des tables de routage dans les réseaux de petite taille qui ne sont pas amenés à
se développer de manière significative
Permettre le routage vers et à partir d'un réseau d'extrémité, à savoir un réseau avec une seule route par
défaut vers l'extérieur et aucune connaissance d'aucun des réseaux distants
Accès à une seule route par défaut (qui sert à représenter un chemin vers tout réseau ne présentant
aucune correspondance plus spécifique avec une autre route figurant dans la table de routage)
Sar 7
La table de la figure illustre les avantages et les inconvénients du routage statique. Il est facile de mettre en
œuvre le routage statique sur un petit réseau. Les routes statiques restent inchangées, ce qui rend leur
dépannage assez facile. Les routes statiques n'envoient pas de messages de mise à jour et, par conséquent,
n'entraînent qu'une surcharge minime.
Les routes statiques ne sont pas faciles à mettre en œuvre dans un grand réseau.
Sar 8
Les protocoles de routage dynamique permettent aux administrateurs réseau de gérer le processus fastidieux et
astreignant de configuration et de maintenance des routes statiques.
Supposons qu'il faille mettre à jour les configurations de routage statique pour les sept routeurs de la Figure 1.
Que se passerait-il si l'entreprise s'étendait et disposait à présent de quatre régions et de 28 routeurs à gérer,
comme illustré dans la Figure 2 ? Que se passerait-il en cas de panne d'un lien ? Comment s'assurer de la
disponibilité de chemins redondants ?
Sar 9
La table dans la figure illustre les avantages et les inconvénients du routage dynamique. Les protocoles de
routage dynamique fonctionnent bien dans n'importe quel type de réseau constitué de plusieurs routeurs. Ils sont
évolutifs et déterminent automatiquement les meilleures routes en cas de modification de la topologie. Bien que
d'autres éléments interviennent dans la configuration des protocoles de routage dynamique, ces derniers sont
plus simples à configurer dans un grand réseau.
Il y a des inconvénients au routage dynamique. Le routage dynamique nécessite la connaissance de commandes
supplémentaires. Il est également moins sécurisé que le routage statique parce que les interfaces identifiées par
le protocole de routage envoient des mises à jour de routage. Les routes empruntées peuvent varier d'un paquet
à l'autre. L'algorithme de routage utilise des capacités supplémentaires en matière de processeur, de mémoire
vive et de bande passante.
Remarquez que le routage dynamique apporte une solution aux inconvénients du routage statique.
Sar 10
Tous les protocoles de routage sont conçus pour découvrir les réseaux distants et s'adapter rapidement en cas
de modification de la topologie. La méthode adoptée à cette fin par un protocole de routage dépend de
l'algorithme qu'il utilise et des caractéristiques de fonctionnement de ce protocole.
D'une manière générale, le fonctionnement d'un protocole de routage dynamique peut être décrit de la manière
suivante :
2. Le routeur partage les messages et les informations de routage avec d'autres routeurs qui utilisent le même
protocole de routage.
3. Les routeurs échangent des informations de routage pour découvrir des réseaux distants.
4. Lorsqu'un routeur détecte une modification de topologie, le protocole de routage peut l'annoncer aux autres
routeurs.
Cliquez sur Lecture dans la figure pour voir une animation des protocoles de routage dynamique en action.
Sar 12
Tous les protocoles de routage suivent les mêmes schémas de fonctionnement. Pour illustrer ceci, examinez le
scénario suivant dans lequel les trois routeurs exécutent tous RIPv2.
Lorsqu'un routeur est mis sous tension, il ne dispose d'aucune information sur la topologie du réseau. Il ne sait
même pas que des périphériques sont connectés à l'autre extrémité de ses liaisons. Les seules informations dont
dispose un routeur sont celles de son propre fichier de configuration qui est stocké dans la mémoire vive non
volatile. Une fois amorcé avec succès, le routeur applique la configuration enregistrée. Si l'adressage IP est
correctement configuré, le routeur détecte d'abord ses propres réseaux connectés directement.
Cliquez sur Lecture dans la figure pour voir une animation de détection initiale des réseaux connectés pour
chaque routeur.
Observez la façon dont les routeurs effectuent le processus d'amorçage et détectent ensuite tous les réseaux
connectés directement et masques de sous-réseau. Ces informations sont ajoutées à leurs tables de routage
comme suit :
R1 ajoute le réseau 10.1.0.0 disponible via l'interface FastEthernet 0/0 et 10.2.0.0 devient alors disponible
via l'interface série 0/0/0.
R2 ajoute le réseau 10.2.0.0 disponible via l'interface série 0/0/0 et 10.3.0.0 devient alors disponible via
l'interface série 0/0/1.
R3 ajoute le réseau 10.3.0.0 disponible via l'interface série 0/0/1 et 10.4.0.0 devient alors disponible via
l'interface FastEthernet 0/0.
Avec ces informations initiales, les routeurs recherchent ensuite des sources de route supplémentaires pour leurs
tables de routage.
Après un démarrage et une détection initiaux, la table de routage est mise à jour avec tous les réseaux
directement connectés et les interfaces sur lesquelles ces réseaux résident.
Si un protocole de routage est configuré, l'étape suivante pour le routeur est de commencer à échanger des
mises à jour de routage pour découvrir toutes les routes distantes.
Le routeur envoie un paquet de mise à jour à toutes les interfaces activées sur le routeur. La mise à jour contient
les informations de la table de routage, qui correspondent actuellement à tous les réseaux directement
connectés.
Parallèlement, le routeur reçoit et traite également les mises à jour similaires provenant d'autres routeurs
connectés. Dès qu'il reçoit une mise à jour, le routeur y recherche de nouvelles informations. Tous les réseaux
qui ne sont actuellement pas répertoriés dans la table de routage sont ajoutés.
Reportez-vous à la figure ci-contre pour obtenir une configuration de topologie entre trois routeurs, R1, R2 et R3.
En fonction de cette topologie, vous trouverez ci-dessous une liste des différentes mises à jour que R1, R2 et R3
envoient et reçoivent durant la convergence initiale.
R1 :
Envoie une mise à jour sur le réseau 10.1.0.0 via l'interface Serial 0/0/0.
Envoie une mise à jour sur le réseau 10.2.0.0 via l'interface FastEthernet0/0.
Reçoit une mise à jour de R2 sur le réseau 10.3.0.0 et augmente le nombre de sauts de 1.
R2 :
Envoie une mise à jour sur le réseau 10.3.0.0 via l'interface Serial 0/0/0.
Envoie une mise à jour sur le réseau 10.2.0.0 via l'interface Serial 0/0/1.
Reçoit une mise à jour de R1 sur le réseau 10.1.0.0 et augmente le nombre de sauts de 1.
Reçoit une mise à jour de R3 sur le réseau 10.4.0.0 et augmente le nombre de sauts de 1.
R3 :
Envoie une mise à jour sur le réseau 10.4.0.0 via l'interface Serial 0/0/1.
Envoie une mise à jour sur le réseau 10.3.0.0 via l'interface FastEthernet0/0.
Reçoit une mise à jour de R2 sur le réseau 10.2.0.0 et augmente le nombre de sauts de 1.
Cliquez sur Lecture dans la figure pour voir une animation de R1, R2 et R3 démarrant l'échange initial.
Après cette première série d'échange de mises à jour, chaque routeur connaît les réseaux connectés de ses
voisins connectés directement. Toutefois, avez-vous noté que R1 ne connaît pas encore l'existence du réseau
10.4.0.0 et que R3 ne connaît pas encore l'existence du réseau 10.1.0.0 ? La connaissance du réseau n'est pas
complète et sa convergence ne peut pas avoir lieu tant qu'un autre échange d'informations de routage n'a pas été
effectué.
À ce stade, les routeurs connaissent leurs propres réseaux directement connectés et les réseaux connectés de
leurs voisins immédiats. Pour se rapprocher de la convergence, les routeurs échangent la série suivante de
mises à jour régulières. Chaque routeur vérifie à nouveau les mises à jour à la recherche de nouvelles
informations.
Reportez-vous à la figure ci-contre pour obtenir une configuration de topologie entre trois routeurs, R1, R2 et R3.
Une fois la détection initiale terminée, chaque routeur poursuit le processus de convergence en envoyant et
recevant les mises à jour suivantes.
R1 :
Envoie une mise à jour sur le réseau 10.1.0.0 via l'interface Serial 0/0/0.
Envoie une mise à jour sur les réseaux 10.2.0.0 et 10.3.0.0 via l'interface FastEthernet 0/0.
Reçoit une mise à jour de R2 sur le réseau 10.4.0.0 et augmente le nombre de sauts de 1.
La même mise à jour de R2 contient des informations sur le réseau 10.3.0.0 avec une métrique de 1.
Aucune modification n'est intervenue ; par conséquent, les informations de routage restent les mêmes.
R2 :
Envoie une mise à jour sur les réseaux 10.3.0.0 et 10.4.0.0 via l'interface Serial 0/0/0.
Envoie une mise à jour sur les réseaux 10.1.0.0 et 10.2.0.0 via l'interface Serial 0/0/1.
Reçoit une mise à jour de R1 sur le réseau 10.1.0.0. Aucune modification n'est intervenue ; par
conséquent, les informations de routage restent les mêmes.
Reçoit une mise à jour de R3 sur le réseau 10.4.0.0. Aucune modification n'est intervenue ; par
conséquent, les informations de routage restent les mêmes.
R3 :
Envoie une mise à jour sur le réseau 10.4.0.0 via l'interface Serial 0/0/1.
Envoie une mise à jour sur les réseaux 10.2.0.0 et 10.3.0.0 via l'interface FastEthernet 0/0.
Reçoit une mise à jour de R2 sur le réseau 10.1.0.0 et augmente le nombre de sauts de 1.
Stocke le réseau 10.1.0.0 dans la table de routage avec une métrique de 2.
La même mise à jour de R2 contient des informations sur le réseau 10.2.0.0 avec une métrique de 1.
Aucune modification n'est intervenue ; par conséquent, les informations de routage restent les mêmes.
Cliquez sur Lecture dans la figure pour voir une animation de R1, R2 et R3 envoyant la dernière table de routage
à leurs voisins.
Les protocoles de routage à vecteur de distance mettent généralement en œuvre une technique de prévention
découpage d'horizon empêche l'envoi d'informations via l'interface qui les a envoyées. Par
exemple, R2 n'envoie pas de mise à jour contenant le réseau 10.1.0.0 via l'interface Serial 0/0/0, car R2 a pris
connaissance du réseau 10.1.0.0 via l'interface Serial 0/0/0.
Une fois que les routeurs d'un réseau ont convergé, le routeur peut ensuite utiliser les informations au sein de la
table de route pour déterminer le meilleur chemin permettant d'atteindre une destination. Des protocoles de
routage différents ont différentes façons de calculer le meilleur chemin.
Le réseau a convergé lorsque tous les routeurs disposent d'informations complètes et précises sur le réseau
entier, comme vous le voyez dans la Figure 1. Le temps de convergence est le temps nécessaire aux routeurs
pour partager des informations, calculer les meilleurs chemins et mettre à jour leurs tables de routage. Un réseau
n'est pas complètement opérationnel tant qu'il n'a pas convergé. Par conséquent, le temps de convergence doit
être bref pour la plupart des réseaux.
La convergence est à la fois collaborative et indépendante. Les routeurs partagent des informations les uns avec
les autres, mais doivent calculer chacun de leur côté l'impact des modifications de la topologie sur leurs propres
routes. Comme ils développent un accord avec la nouvelle topologie de manière indépendante, il est dit qu'ils
convergent sur ce consensus.
Les propriétés de convergence incluent la vitesse de propagation des informations de routage et le calcul des
chemins optimaux. La vitesse de propagation désigne le temps nécessaire aux routeurs du réseau pour
transférer les informations de routage.
Comme illustré dans la Figure 2, les protocoles de routage peuvent être classés en fonction de leur vitesse de
convergence : une convergence rapide améliore un protocole de routage. En général, les protocoles plus
anciens, tels que le protocole RIP, convergent lentement, tandis que les protocoles modernes, tels que les
protocoles EIGRP et OSPF, convergent plus rapidement.
Sar 16
Cet exercice vous aidera à identifier les informations importantes dans les tables de routage et à observer le
processus de convergence du réseau.
Objectif - Protocole IGP (Interior Gateway Protocol) ou protocole EGP (Exterior Gateway Protocol)
Par exemple, les protocoles de routage IPv4 sont classés comme suit :
IGRP (ancien) - IGP, vecteur de distance, le protocole par classe développé par Cisco (abandonné depuis
l'IOS 12.2 et versions ultérieures)
EIGRP - IGP, vecteur de distance, protocole sans classe développé par Cisco
Les protocoles de routage par classe, RIPv1 et IGRP, sont des protocoles anciens et sont uniquement utilisés
dans les réseaux plus anciens. Ces protocoles de routage ont évolué pour devenir respectivement les protocoles
de routage sans classe RIPv2 et EIGRP. Les protocoles de routage à état de liens sont sans classe par nature.
La Figure 1 présente une vue hiérarchique de la classification des protocoles de routage dynamique.
Les figures 2 à 5 illustrent le rôle, le fonctionnement et le comportement des différents protocoles de routage.
Sar 17
Un système autonome (SA) est un ensemble de routeurs au sein d'une administration commune telle qu'une
société ou une organisation. Un SA est également appelé « domaine de routage ». Des exemples typiques de SA
sont le réseau interne d'une entreprise et le réseau d'un fournisseur d'accès Internet.
Internet repose sur le concept du SA ; par conséquent, deux types de protocoles de routage sont nécessaires :
L'exemple de la figure fournit des scénarios simples illustrant le déploiement des protocoles IGP et BGP, ainsi
que du routage statique :
ISP-1 - Il s'agit d'un SA et le protocole IS-IS est utilisé comme protocole IGP. Il s'interconnecte avec
d'autres systèmes autonomes et fournisseurs de services en utilisant le protocole BGP pour contrôler
explicitement la manière dont le trafic est routé.
ISP-2 - Il s'agit d'un SA et le protocole OSPF est utilisé comme protocole IGP. Il s'interconnecte avec
d'autres systèmes autonomes et fournisseurs de services en utilisant le protocole BGP pour contrôler
explicitement la manière dont le trafic est routé.
AS-1 - il s'agit d'une grande entreprise et le protocole EIGRP est utilisé comme protocole IGP. Comme il
est multiconnecté (c'est-à-dire qu'il est connecté à deux fournisseurs de services différents), il utilise le
protocole BGP pour contrôler explicitement la façon dont le trafic entre dans le SA et en sort.
AS-2 - Il s'agit d'une entreprise de taille moyenne et le protocole OSPF est utilisé comme protocole IGP. Il
est également multiconnecté ; par conséquent, il utilise le protocole BGP pour contrôler explicitement la
façon dont le trafic entre dans le SA et en sort.
AS-3 - Il s'agit d'une petite entreprise avec les routeurs plus anciens au sein du système autonome ; il
utilise le protocole RIP comme protocole IGP. Le protocole BGP n'est pas nécessaire car il est à connexion
unique (c'est-à-dire qu'il se connecte à un seul fournisseur de services). Au lieu de cela, le routage statique
est mis en œuvre entre le SA et le fournisseur de services.
Remarque : le protocole BGP sort du cadre de ce cours et n'est pas traité en détail.
Sar 18
Le vecteur de distance signifie que les routes sont annoncées grâce à deux caractéristiques :
Distance - Identifie la distance par rapport au réseau de destination et est basée sur une métrique comme
le nombre de sauts, le coût, la bande passante, le délai, etc.
Vecteur - Indique la direction de l'interface du routeur de tronçon suivant ou de l'interface de sortie pour
atteindre sa destination.
Par exemple, dans la figure présentée, R1 sait que la distance pour atteindre le réseau 172.16.3.0/24 est de
1 saut et que la direction est celle de l'interface S0/0/0 vers R2.
Un routeur utilisant un protocole de routage à vecteur de distance ne connaît pas le chemin complet vers un
réseau de destination. Les protocoles à vecteur de distance utilisent les routeurs comme poteaux indicateurs le
long du chemin et ceci jusqu'à la destination finale. La seule information dont dispose un routeur à propos d'un
réseau distant est la distance ou métrique d'éloignement de ce réseau et le chemin ou l'interface à utiliser pour y
accéder. Les protocoles de routage à vecteur de distance ne disposent pas d'une véritable carte de la topologie
du réseau.
IGRP - Protocole propriétaire Cisco de première génération (obsolète et remplacé par EIGRP)
EIGRP - Version avancée du routage à vecteur de distance
Sar 19
À la différence d'un protocole de routage à vecteur de distance, un routeur configuré avec un protocole de
routage à état de liens peut créer une « vue complète » ou une topologie du réseau en récupérant des
informations provenant de tous les autres routeurs.
Pour reprendre l'analogie avec les poteaux indicateurs, lorsque vous utilisez un protocole de routage à état de
liens, c'est comme si vous disposiez d'une carte complète de la topologie du réseau. Les poteaux indicateurs le
long du chemin entre la source et la destination ne sont pas nécessaires, car tous les routeurs à état de liens
utilisent une carte du réseau identique. Un routeur à état de liens utilise les informations d'état de liens pour créer
une topologie et sélectionner le meilleur chemin vers tous les réseaux de destination de la topologie.
Les routeurs compatibles RIP envoient des mises à jour régulières de leurs informations de routage à leurs
voisins. Les protocoles de routage à état de liens n'utilisent pas de mises à jour régulières. Une fois que le réseau
a convergé, une mise à jour d'état de liens est envoyée uniquement en cas de modification de la topologie. Par
exemple, dans l'animation, la mise à jour d'état de liens n'est pas envoyée tant que le réseau 172.16.3.0 n'est pas
hors service.
Cliquez sur Lecture dans la figure pour afficher les opérations d'état de liens.
Les protocoles à état de liens sont tout particulièrement adaptés dans les situations suivantes :
Administrateurs ayant une bonne connaissance du protocole de routage à état de liens implémenté
Sar 20
La distinction la plus notable entre les protocoles de routage « par classe » et « sans classe » est que les
protocoles de routage par classe n'envoient pas d'informations de masque de sous-réseau dans leurs mises à
jour de routage. Les protocoles de routage sans classe incluent les informations de masque de sous-réseau dans
les mises à jour de routage.
Les deux protocoles de routage IPv4 développés à l'origine étaient RIPv1 et IGRP. Ils ont été créés lorsque des
adresses réseau ont été attribuées en fonction des classes (c'est-à-dire, les classes A, B ou C). À cette époque,
un protocole de routage n'avait pas besoin d'inclure le masque de sous-réseau dans la mise à jour de routage,
parce que le masque de réseau pouvait être déterminé en fonction du premier octet de l'adresse réseau.
Remarque : seuls les protocoles RIPv1 et IGRP sont des protocoles par classe. Tous les autres protocoles de
routage IPv4 et IPv6 sont sans classe. L'adressage par classe n'a jamais fait partie du protocole IPv6.
Le fait que les protocoles RIPv1 et IGRP n'incluent pas les informations de masque de sous-réseau dans leurs
mises à jour signifie qu'ils ne peuvent pas fournir de masques de sous-réseau de longueur variable (VLSM) et de
routage interdomaine sans classe (CIDR).
Les protocoles de routage par classe créent également des problèmes sur les réseaux discontinus. On parle de
« réseau discontinu » lorsque des sous-réseaux de la même adresse d'un réseau principal par classe sont
séparés par une adresse réseau par classe différente.
Pour illustrer les défauts du routage par classe, reportez-vous à la topologie dans la Figure 1. Notez que les
réseaux locaux de R1 (172.16.1.0/24) et R3 (172.16.2.0/24) sont tous deux des sous-réseaux du même réseau
de classe B (172.16.0.0/16). Ils sont séparés par différentes adresses réseau par classe (192.168.1.0/30 et
192.168.2.0/30).
Lorsque R1 transmet une mise à jour à R2, le protocole RIPv1 n'inclut pas les informations de masque de sous-
réseau avec la mise à jour ; il transmet uniquement l'adresse réseau de classe B 172.16.0.0.
R2 reçoit et traite la mise à jour. Ensuite, il crée et ajoute une entrée pour le réseau de classe B 172.16.0.0/16
dans la table de routage, comme illustré dans la Figure 2.
La Figure 3 montre que lorsque R3 transfère une mise à jour vers R2, il n'inclut pas non plus les informations de
masque de sous-réseau et donc transmet uniquement l'adresse réseau par classe 172.16.0.0.
Dans la Figure 4, R2 reçoit et traite la mise à jour et ajoute une autre entrée pour l'adresse réseau par classe
172.16.0.0/16 à sa table de routage. Lorsqu'il y a deux entrées avec des métriques identiques dans la table de
routage, le routeur partage la charge du trafic en parts égales entre les deux liens. On parle d'équilibrage de la
charge.
Comme l'illustre la Figure 5, cela a un impact négatif sur un réseau discontinu. Notez le comportement erratique
des commandes ping et traceroute.
Sar 21
Les réseaux modernes n'utilisent plus l'adressage IP par classe et le masque de sous-réseau ne peut pas être
déterminé par la valeur du premier octet. Les protocoles de routage IPv4 sans classe (RIPv2, EIGRP, OSPF et
IS-IS) incluent tous les informations de masque de sous-réseau avec l'adresse réseau dans les mises à jour de
routage. Les protocoles de routage sans classe prennent en charge le masquage de sous-réseau de longueur
variable (VLSM) et le routage interdomaine sans classe (CIDR).
Les protocoles de routage IPv6 sont sans classe. Généralement, la distinction entre un protocole de routage par
classe ou sans classe s'applique uniquement aux protocoles de routage IPv4. Tous les protocoles de routage
IPv6 sont considérés comme étant sans classe car ils incluent la longueur de préfixe avec l'adresse IPv6.
Les Figures 1 à 5 illustrent la façon dont le routage sans classe résout les problèmes créés par le routage par
classe :
Figure 1 - Dans cette conception de réseau discontinu, le protocole sans classe RIPv2 a été mis en œuvre
sur l'ensemble des trois routeurs. Lorsque R1 transmet une mise à jour à R2, le protocole RIPv2 inclut les
informations de masque de sous-réseau avec la mise à jour 172.16.1.0/24.
Figure 2 - R2 reçoit, traite et ajoute deux entrées dans la table de routage. La première ligne affiche
l'adresse réseau par classe 172.16.0.0 avec le masque de sous-réseau /24 de la mise à jour. Il s'agit de la
route parent. La seconde entrée indique l'adresse réseau VLSM 172.16.1.0 avec l'adresse de sortie et de
tronçon suivant. On parle alors de « route enfant ». Les routes parent n'incluent jamais l'adresse IP
d'interface de sortie ou de tronçon suivant.
Figure 3 - Lorsque R3 transmet une mise à jour à R2, le protocole RIPv2 inclut les informations de masque
de sous-réseau avec la mise à jour 172.16.2.0/24.
Figure 4 - R2 reçoit, traite et ajoute une autre entrée de route enfant 172.16.2.0/24 sous l'entrée de route
parent 172.16.0.0.
Figure 5 - R2 est maintenant au courant des réseaux divisés en sous-réseaux.
Sar 22
Vitesse de convergence - La vitesse de convergence définit la rapidité à laquelle les routeurs dans la
topologie du réseau parviennent à partager les informations de routage et à disposer d'une base de
connaissances cohérente. Plus la convergence est rapide, plus le protocole est recommandé. Des boucles
de routage peuvent survenir lorsque des tables de routage incohérentes ne sont pas mises à jour en raison
d'une convergence lente dans un réseau changeant.
Évolutivité - L'évolutivité définit la taille maximale d'un réseau en fonction du protocole de routage qui est
déployé. Plus le réseau est grand, plus le protocole de routage doit être évolutif.
Par classe ou sans classe (utilisation du VLSM) - Les protocoles de routage par classe n'incluent pas le
masque de sous-réseau et ne peuvent pas prendre en charge le VLSM. Les protocoles de routage sans
classe incluent le masque de sous-réseau dans les mises à jour. Les protocoles de routage sans classe
prennent en charge la technique VLSM et la récapitulation des meilleures routes.
Utilisation des ressources - Inclut les exigences d'un protocole de routage, telles que l'espace mémoire
(RAM), l'utilisation du processeur et l'utilisation de la bande passante. Pour des besoins en ressources plus
élevés, un matériel plus puissant est nécessaire pour prendre en charge le fonctionnement du protocole de
routage en plus des processus de transfert de paquets.
Le tableau présenté dans la figure récapitule les caractéristiques de chaque protocole de routage.
Sar 23
Il peut arriver qu'un protocole de routage découvre plusieurs routes menant à la même destination. Pour
sélectionner le meilleur chemin, il doit pouvoir évaluer et différencier les chemins disponibles. Pour ce faire, les
métriques de routage doivent être utilisées.
Une métrique est une valeur mesurable attribuée par le protocole de routage à différentes routes selon l'utilité de
la route spécifique. Dans les cas où il existe plusieurs chemins vers le même réseau distant, les métriques de
routage sont utilisées pour déterminer le « coût » global d'un chemin entre la source et la destination. Les
protocoles de routage déterminent le meilleur chemin en fonction de la route qui présente le coût le plus faible.
Les métriques utilisées par les protocoles de routage varient en fonction du protocole. La métrique utilisée par un
protocole de routage n'est pas comparable à celle utilisée par un autre protocole. Deux protocoles de routage
différents peuvent choisir des chemins différents vers une même destination.
L'animation dans la figure montre que le protocole RIP choisit le chemin comportant le moins de sauts, tandis que
le protocole OSPF choisit le chemin avec la bande passante la plus élevée.
Sar 24
Les protocoles de routage à vecteur de distance partagent les mises à jour entre voisins. Les voisins sont des
routeurs qui partagent une liaison et qui sont configurés de manière à utiliser le même protocole de routage. Le
routeur ne connaît que les adresses réseau de ses propres interfaces et les adresses des réseaux distants qu'il
peut atteindre par le biais de ses voisins. Les routeurs utilisant le routage à vecteur de distance ne connaissent
pas la topologie du réseau.
Certains protocoles de routage à vecteur de distance envoient des mises à jour périodiques. Par exemple, le
protocole RIP envoie une mise à jour périodique à tous ses voisins toutes les 30 secondes. Le protocole RIP
effectue cette opération même si la topologie n'a pas changé ; il continue à envoyer des mises à jour. Le
protocole RIPv1 atteint l'ensemble de ses voisins en envoyant des mises à jour à l'adresse IPv4 de tous les
hôtes, 255.255.255.255, par le biais d'une diffusion.
La diffusion de mises à jour périodiques est inefficace, car les mises à jour consomment de la bande passante et
pèsent sur les ressources processeur des périphériques réseau. Chaque périphérique réseau doit traiter un
message de diffusion. Au lieu de cela, les protocoles RIPv2 et EIGRP utilisent des adresses de multidiffusion de
façon à ce que seuls les voisins qui requièrent des mises à jour les reçoivent. Le protocole EIGRP peut
également envoyer un message monodiffusion uniquement au voisin affecté. En outre, le protocole EIGRP
envoie uniquement des mises à jour lorsque nécessaire, plutôt que régulièrement.
Comme l'illustre la figure, les deux protocoles modernes de routage à vecteur de distance IPv4 sont RIPv2 et
EIGRP. Les protocoles RIPv1 et IGRP sont indiqués uniquement à des fins de précision historique.
Sar 28
Au centre du protocole à vecteur de distance, l'algorithme de routage sert à calculer les meilleurs chemins et à
envoyer ces informations aux voisins.
L'algorithme utilisé pour les protocoles de routage définit les processus suivants :
Mécanisme de calcul des meilleurs chemins et d'installation de routes dans la table de routage
Dans l'animation de la figure, R1 et R2 sont configurés avec le protocole de routage RIP. L'algorithme envoie et
reçoit des mises à jour. R1 et R2 recueillent ensuite de nouvelles informations à partir de la mise à jour. Dans le
cas présent, chaque routeur découvre un nouveau réseau. L'algorithme de chaque routeur effectue ses calculs
indépendamment et met à jour la table de routage en y incluant les nouvelles informations. En cas de panne du
réseau local sur R2, l'algorithme construit une mise à jour déclenchée et l'envoie à R1. R1 supprime ensuite le
réseau de la table de routage.
Les protocoles de routage utilisent des algorithmes différents pour installer des routes dans la table de routage,
envoyer des mises à jour aux voisins et déterminer le meilleur chemin Par exemple :
Le protocole RIP utilise l'algorithme Bellman-Ford en tant qu'algorithme de routage. Il est
basé sur deux algorithmes développés en 1958 et en 1956 par Richard Bellman et Lester Ford, Jr.
Les protocoles IGRP et EIGRP utilisent l'algorithme de routage DUAL (Diffusing Update Algorithm)
développé par Dr. J.J. Garcia-Luna-Aceves de SRI International.
Le protocole RIP (Routing Information Protocol) était un protocole de routage de première génération pour le
protocole IPv4 initialement défini dans le document RFC 1058. Il est facile à configurer, ce qui en fait un bon
choix pour les petits réseaux.
Les mises à jour de routage sont diffusées (255.255.255.255) toutes les 30 secondes.
En 1993, le protocole RIPv1 a évolué en protocole de routage sans classe connu sous le nom de RIP version 2
(RIPv2). Le protocole RIPv2 a apporté les améliorations suivantes :
Protocole de routage sans classe - Prend en charge VLSM et CIDR, car il inclut le masque de sous-
réseau dans les mises à jour de routage.
Efficacité accrue - Transmet les mises à jour à l'adresse de multidiffusion 224.0.0.9, au lieu de
l'adresse de diffusion 255.255.255.255.
Entrées de routage réduites - Prend en charge la récapitulation de route manuelle sur n'importe quelle
interface.
Sécurité - Prend en charge un mécanisme d'authentification visant à sécuriser les mises à jour des tables
de routage entre les voisins.
La table dans la figure récapitule les différences entre les protocoles RIPv1 et RIPv2.
Les mises à jour RIP sont encapsulées dans un segment UDP, avec les numéros de ports source et de
Sar 31
Le protocole IGRP (Interior Gateway Routing Protocol) est le premier protocole de routage IPv4 propriétaire
développé par Cisco en 1984. Il utilisait les caractéristiques conceptuelles suivantes :
La bande passante, le délai, la charge et la fiabilité sont utilisés pour créer une métrique composite.
Par défaut, les mises à jour de routage sont diffusées toutes les 90 secondes.
En 1992, le protocole IGRP a été remplacé par le protocole EIGRP (Enhanced IGRP). Comme le
protocole RIPv2, le protocole EIGRP a également introduit la prise en charge de VLSM et de CIDR. Le
protocole EIGRP améliore l'efficacité, réduit les mises à jour de routage et prend en charge l'échange sécurisé
des messages.
La table dans la figure récapitule les différences entre les protocoles IGRP et EIGRP.
Mises à jour déclenchées associées - Il n'envoie pas de mises à jour périodiques. Seules les
modifications de la table de routage sont propagées, chaque fois qu'une modification se produit. Cela réduit
la charge que le protocole de routage place sur le réseau. Les mises à jour déclenchées associées ont pour
conséquence que le protocole EIGRP envoie uniquement aux voisins qui en ont besoin. Moins de bande
passante est utilisée, particulièrement sur les grands réseaux avec de nombreuses routes.
Mécanisme de maintien de connexion (Hello) - Un petit message Hello est échangé régulièrement afin
de maintenir les contiguïtés avec les routeurs voisins. Cela implique une très faible utilisation des
ressources réseau en fonctionnement normal, à la place des mises à jour périodiques.
Gestion d'une table topologique - Gère toutes les routes reçues des voisins (pas seulement les meilleurs
chemins) dans une table topologique. L'algorithme DUAL permet d'insérer les routes de secours dans la
table topologique EIGRP.
Convergence rapide - Dans la plupart des cas, c'est le protocole IGP qui converge le plus rapidement car
il conserve des routes alternatives, permettant une convergence quasiment instantanée. Si une route
principale échoue, le routeur peut utiliser l'autre route identifiée. Le basculement vers l'autre route est
immédiat et n'implique pas l'interaction avec d'autres routeurs.
Prise en charge du protocole de couche réseau - Le protocole EIGRP utilise des modules dépendants
du protocole (PDM), ce qui signifie qu'il s'agit du seul protocole à inclure une prise en charge d'autres
protocoles que IPv4 et IPv6, tels que les protocoles anciens IPX et Appletalk.
Sar 32
PCA et PCB ont besoin de communiquer. Le chemin emprunté par les données entre ces périphériques finaux
peut transiter par R1, R2 et R3. Elles peuvent également transiter par R4et R5. Le processus par lequel les
routeurs sélectionnent le meilleur chemin est fonction du protocole de routage. Nous étudierons le comportement
des deux protocoles de routage à vecteur de distance, le protocole EIGRP (Enhanced Interior Gateway Routing
Protocol) et le protocole RIPv2 (Routing Information Protocol version 2).
Bien que le protocole RIP soit rarement utilisé dans les réseaux modernes, il est utile en ce sens qu'il permet de
comprendre les principes de base du routage de réseau. Pour cette raison, cette section donne un bref aperçu de
la configuration des paramètres de base du protocole RIP et de la vérification du protocole RIPv2.
Examinez la topologie de référence dans la Figure 1 et la table d'adressage dans la Figure 2. Dans ce scénario,
tous les routeurs ont été configurés avec les fonctionnalités de gestion de base et toutes les interfaces identifiées
dans la topologie de référence sont configurées et activées. Aucune route statique n'est configurée et aucun
protocole de routage n'est activé. Par conséquent, l'accès au réseau distant est actuellement impossible. Le
protocole RIPv2 est utilisé comme protocole de routage dynamique. Pour activer le protocole RIP, utilisez la
commande router rip, comme illustré dans la Figure 3. Cette commande ne lance pas automatiquement le
processus RIP. À la place, il permet d'accéder au mode de configuration du routeur dans lequel les paramètres
de routage RIP sont configurés.
Pour désactiver et éliminer le protocole RIP, utilisez la commande de configuration globale no router rip.
Cette commande arrête le processus RIP et efface toutes les configurations RIP existantes.
La Figure 4 présente les différentes commandes RIP pouvant être configurées. Les mots-clés mis en évidence
sont décrits dans cette section.
Sar 34
Lorsque vous passez en mode de configuration du routeur RIP, le routeur est chargé d'exécuter le protocole RIP.
Toutefois, le routeur doit encore savoir quelles interfaces locales il doit utiliser pour communiquer avec d'autres
routeurs et quels réseaux connectés localement il doit annoncer à ces routeurs.
Pour activer le routage RIP pour un réseau, utilisez la commande du mode de configuration de
routeur network network-address. Entrez l'adresse réseau par classe de chaque réseau connecté
directement. Cette commande :
Active le protocole RIP sur toutes les interfaces qui appartiennent à un réseau spécifique. Les interfaces
associées envoient et reçoivent désormais les mises à jour RIP.
Annonce le réseau spécifié dans les mises à jour de routage RIP envoyées aux autres routeurs toutes les
30 secondes.
Remarque : si une adresse de sous-réseau est entrée, l'IOS la convertit automatiquement en adresse réseau par
classe. N'oubliez pas que le protocole RIPv1 est un protocole de routage par classe pour IPv4. Par exemple, la
commande network 192.168.1.32 serait automatiquement convertie en network 192.168.1.0 dans le
fichier de configuration en cours. L'IOS n'affiche pas de message d'erreur, mais à la place il corrige l'entrée et
entre l'adresse réseau par classe.
Dans la Figure 1, la commande network permet d'annoncer les réseaux connectés directement de R1.
Sar 35
La commande show ip protocols affiche les paramètres de protocole de routage IPv4 actuellement
configurés sur le routeur. Ce résultat illustré dans la Figure 1 confirme la plupart des paramètres RIP,
notamment :
2. Les valeurs des différents compteurs ; par exemple, la prochaine mise à jour de routage est envoyée par R1 en
16 secondes.
6. Les voisins RIP sont répertoriés avec leur adresse IP de tronçon suivant, la distance administrative associée
que R2 utilise pour les mises à jour envoyées par ce voisin et le moment auquel la dernière modification envoyée
par ce voisin a été reçue.
Remarque : cette commande s'avère également très utile pour vérifier les opérations effectuées par d'autres
protocoles de routage (c'est-à-dire, EIGRP et OSPF).
La commande show ip route affiche les routes RIP installées dans la table de routage. Dans la Figure 2, R1
connaît désormais les réseaux en surbrillance.
Utilisez le contrôleur de syntaxe dans la Figure 3 pour vérifier les paramètres et les routes RIP de R2 et R3.
Sar 36
Par défaut, lorsqu'un processus RIP est configuré sur un routeur Cisco, il exécute le protocole RIPv1, comme
illustré dans la Figure 1. Cependant, bien que le routeur n'envoie que des messages RIPv1, il peut tout aussi bien
interpréter les messages RIPv1 et les messages RIPv2. Un routeur RIPv1 ignore les champs RIPv2 dans l'entrée
de route.
Utilisez la commande du mode de configuration de routeur version 2 afin d'activer RIPv2, comme illustré dans
la Figure 2. Remarquez que la commande show ip protocols vérifie que R2 est désormais configuré pour
envoyer et recevoir des messages version 2 uniquement. Le processus RIP inclut désormais le masque de sous-
réseau dans toutes les mises à jour et convertit ainsi RIPv2 en un protocole de routage sans classe.
La Figure 3 vérifie qu'il ne reste aucune route RIP dans la table de routage. Ceci parce que R1 n'écoute à présent
que les mises à jour RIPv2. R2 et R3 envoient toujours les mises à jour RIPv1. Par conséquent, la
commande version 2 doit être configurée sur tous les routeurs du domaine de routage.
Utilisez le contrôleur de syntaxe dans la Figure 4 pour activer le protocole RIPv2 sur R2 et R3.
Sar 37
Comme l'illustre la Figure 1, le protocole RIPv2 récapitule automatiquement les réseaux au niveau des
périphéries du réseau principal par défaut, tout comme le protocole RIPv1.
Pour modifier le comportement par défaut de récapitulation automatique du protocole RIPv2, utilisez la
commande du mode de configuration de routeur no auto-summary comme illustré dans la Figure 2. Cette
commande n'a aucun effet lors de l'utilisation du protocole RIPv1. Une fois la récapitulation automatique
désactivée, le protocole RIPv2 ne récapitule plus les réseaux dans leur adresse par classe au niveau des
routeurs de périphérie. RIPv2 inclut maintenant tous les sous-réseaux et leurs masques appropriés dans ses
mises à jour de routage. La commande show ip protocols indique à présent que la récapitulation réseau
automatique n'est pas en vigueur (automatic network summarization is not in effect).
Remarque : le protocole RIPv2 doit être activé avant la désactivation de la récapitulation automatique.
Utilisez le contrôleur de syntaxe dans la Figure 3 pour désactiver la récapitulation automatique sur R2 et R3.
Sar 38
Par défaut, les mises à jour RIP sont transférées via toutes les interfaces compatibles RIP. Cependant, les mises
à jour RIP doivent réellement être envoyées via des interfaces qui se connectent à d'autres routeurs compatibles
RIP.
Par exemple, consultez la topologie dans la Figure 1. Le protocole RIP envoie des mises à jour à partir de son
interface G0/0 même si aucun périphérique RIP n'existe sur ce réseau local. Le routeur R1 n'a aucun moyen de
savoir cela et envoie donc une mise à jour toutes les 30 secondes. L'envoi de mises à jour non nécessaires sur
un réseau local a une incidence sur le réseau à trois niveaux :
Gaspillage de la bande passante - La bande passante est utilisée pour transporter les mises à jour
inutiles. Puisque les mises à jour RIP sont diffusées ou multidiffusées, les commutateurs transfèrent
également les mises à jour via tous les ports.
Gaspillage des ressources - Tous les périphériques du réseau local doivent traiter la mise à jour
jusqu'aux couches transport, point à partir duquel les périphériques ignoreront la mise à jour.
Risque de sécurité - L'annonce des mises à jour sur un réseau de diffusion constitue un risque pour la
sécurité. Les mises à jour RIP peuvent être interceptées par un logiciel d'analyse de paquets. Les mises à
jour de routage peuvent être modifiées et retournées au routeur avec des métriques fausses qui altèrent la
table de routage et provoquent l'acheminement incorrect du trafic.
Il est inutile que R1, R2 et R3 transmettent les mises à jour RIP via leurs interfaces LAN. La configuration dans la
Figure 2 identifie l'interface G0/0 de R1 comme étant passive. La commande show ip protocols permet
ensuite de vérifier que l'interface Gigabit Ethernet était passive. Notez que l'interface G0/0 n'est plus indiquée
comme envoyant ou recevant des mises à jour de la version 2, mais figure plutôt maintenant dans la section
Passive Interface(s). Notez par ailleurs que le réseau 192.168.1.0 figure toujours sous Routing for Networks, ce
qui signifie que ce réseau est encore inclus en tant qu'entrée de route dans les mises à jour RIP envoyées à R2.
Utilisez le contrôleur de syntaxe dans la Figure 3 pour configurer l'interface LAN comme interface passive sur R2
et R3.
Toutes les interfaces peuvent également être rendues passives à l'aide de la commandepassive-interface
default. Les interfaces qui ne doivent pas être passives peuvent être réactivées à l'aide de la commande no
passive-interface.
Sar 39
Reportez-vous à la figure 1. Dans ce scénario, R1 comporte une connexion unique à un fournisseur de services.
Par conséquent, tout ce qu'il faut à R1 pour accéder à Internet, c'est une route statique par défaut sortant de
l'interface Serial 0/0/1.
Des routes statiques par défaut similaires peuvent être configurées sur R2 et R3, mais il est beaucoup plus
intéressant en matière d'évolutivité de l'entrer une fois sur le routeur de périphérie R1 et de demander ensuite à
R1 de la propager à tous les autres routeurs au moyen du protocole RIP. Pour assurer la connectivité Internet de
tous les autres réseaux dans le domaine de routage RIP, la route statique par défaut doit être annoncée à tous
les autres routeurs qui utilisent le protocole de routage dynamique.
Pour propager une route par défaut, le routeur de périphérie doit être configuré avec les éléments suivants :
Une route statique par défaut au moyen de la commande ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 exit-intf
next-hop-ip.
L'exemple de la Figure 2 configure une route statique par défaut entièrement spécifiée vers le fournisseur de
services et ensuite la route est diffusée par le protocole RIP. Remarquez que R1 dispose désormais d'une
passerelle de dernier recours et que la route par défaut est installée dans sa table de routage.
Utilisez le contrôleur de syntaxe dans la Figure 3 pour vérifier que la route par défaut a été propagée vers R2 et
R3.
Sar 40
Bien que le protocole RIP soit rarement utilisé dans les réseaux modernes, il est utile en ce sens qu'il permet de
comprendre les principes de base du routage de réseau. Dans cet exercice, vous allez configurer une route par
défaut, protocole RIP version 2, avec des propositions réseau appropriées et des interfaces passives, et vérifier
l'intégralité de la connectivité.
Comme pour son homologue IPv4, le protocole RIPng est rarement utilisé sur les réseaux modernes. Il est
également utile pour comprendre les principes de base du routage de réseau. Pour cette raison, cette section
donne un bref aperçu de la configuration de base du protocole RIPng.
Examinez la topologie de référence dans la figure. Dans ce scénario, tous les routeurs ont été configurés avec les
fonctionnalités de gestion de base et toutes les interfaces identifiées dans la topologie de référence sont
configurées et activées. Aucune route statique n'est configurée et aucun protocole de routage n'est activé. Par
conséquent, l'accès au réseau distant est actuellement impossible.
Pour permettre à un routeur IPv6 de transférer des paquets IPv6, la commande ipv6 unicast-routing doit
être configurée.
Contrairement au protocole RIPv2, le protocole RIPng est activé sur une interface, mais pas en mode de
configuration du routeur. En fait, aucune commande network network-address n'est disponible dans le
protocole RIPng. À la place, utilisez la commande de configuration d'interface ipv6 rip domain-
name enable.
Dans la Figure 1, le routage monodiffusion IPv6 est activé et les interfaces Gigabit Ethernet 0/0 et Serial 0/0/0
sont activées pour le protocole RIPng en utilisant le nom de domaine RIP-AS.
Le processus de propagation d'une route par défaut dans le protocole RIPng est identique pour le
protocole RIPv2, mis à part qu'une route statique par défaut IPv6 doit être spécifiée. Par exemple, supposons que
R1 a une connexion Internet depuis une interface Serial 0/0/1 vers l'adresse IP 2001:DB8:FEED:1::1/64. Pour
propager une route par défaut, R3 doit être configuré avec :
Une route statique par défaut au moyen de la commande de configuration globale ipv6 route 0::/0
2001:DB8:FEED:1::1.
Sar 41
Dans la Figure 1, la commande show ipv6 protocols ne fournit pas le même niveau d'informations que son
homologue IPv4. Cependant, elle permet de confirmer les paramètres suivants :
La commande show ipv6 route affiche les routes installées dans la table de routage comme illustré dans la
Figure 2. Le résultat confirme que R1 a désormais détecté les réseaux RIPng en surbrillance.
Remarquez que le réseau local du routeur R2 est annoncé comme étant à deux sauts. La raison de ceci est qu'il
existe une différence dans la façon dont les protocoles RIPv2 et RIPng calculent le nombre de sauts. Avec le
protocole RIPv2 (et RIPv1), la métrique vers le réseau local du routeur R2 correspondrait à un saut. Cela
s'explique par le fait que la métrique (le nombre de sauts) qui s'affiche dans la table de routage IPv4 correspond
au nombre de sauts nécessaires pour atteindre le réseau distant (en comptant le routeur de tronçon suivant
déjà qu'il se trouve à un saut ; par conséquent, R2 annonce son réseau local avec
une métrique de 1. Lorsque R1 reçoit la mise à jour, il ajoute un saut supplémentaire à la métrique. Par
conséquent, R1 considère que le réseau local du routeur R2 est à deux sauts de distance. De même, il considère
que le réseau local de R3 se trouve à trois sauts.
L'ajout du mot clé rip à la commande comme illustré dans la Figure 3 répertorie uniquement les réseaux RIPng.
Utilisez le contrôleur de syntaxe dans la Figure 4 pour vérifier les routeurs R2 et R3.
Sar 42
RIPng (protocole RIP nouvelle génération) est un protocole de routage à vecteur de distance permettant
d'acheminer les adresses IPv6. Le protocole RIPng est basé sur le protocole RIPv2. Il dispose de la même
distance administrative et de la même limitation à 15 sauts. Cet exercice vous aidera à vous familiariser avec le
protocole RIPng.
Exo tp 73.24
Les protocoles de routage à état de liens sont également connus sous le nom de protocoles du plus court chemin
et sont élaborés à partir de l'algorithme du plus court chemin (SPF) d'Edsger Dijkstra. L'algorithme SPF sera
expliqué plus en détail dans une section ultérieure.
Les protocoles de routage à état de liens IPv4 sont présentés dans la figure :
Les protocoles de routage à état de liens ont la réputation d'être beaucoup plus complexes que leurs équivalents
à vecteur de distance. Cependant, les fonctionnalités de base et la configuration des protocoles de routage à état
de liens sont également simples.
Tout comme les protocoles RIP et EIGRP, les opérations de base du protocole OSPF peuvent être configurées
au moyen des éléments suivants :
Sar 43
Tous les protocoles de routage à état de liens appliquent l'algorithme de Dijkstra pour calculer le meilleur chemin
pour la route. Cet algorithme est en général désigné sous le nom d'algorithme SPF. Cet algorithme utilise le coût
total de chaque chemin, de la source à la destination, afin de déterminer le coût total de la route.
Dans le schéma, chaque chemin est étiqueté avec une valeur de coût arbitraire. Le coût du plus court chemin
pour que R2 envoie des paquets vers le réseau local attaché à R3 correspond à 27. Chacun d'eux détermine son
propre coût vers chaque destination de la topologie. En d'autres termes, chaque routeur exécute l'algorithme SPF
et détermine le coût depuis sa propre perspective.
Remarque : la présente section traite du coût, qui est déterminé par l'arborescence SPF. Pour cette raison, les
illustrations dans l'ensemble de cette section présentent les connexions de l'arborescence SPF, et non la
topologie. Tous les liens sont représentés par une ligne noire continue.
Sar 44
La table dans la Figure 1 illustre le chemin le plus court et le coût cumulé pour accéder aux réseaux de
destination identifiés du point de vue de R1.
Le chemin le plus court n'est pas nécessairement celui qui comporte le moins de sauts. Par exemple, regardez le
chemin vers le réseau local R5. Vous pourriez penser que R1 envoie directement les données vers R4 plutôt que
vers R3. Cependant, le coût permettant d'atteindre R4 directement (22) est plus élevé que le coût qui permet
d'atteindre R4 via R3 (17)
Observez le chemin le plus court de chaque routeur pour atteindre chaque réseau local, comme indiqué dans les
Figures 2 à 5.
Sar 45
Comment fonctionne exactement un protocole de routage à état de liens ? Dans les protocoles de routage à état
de liens, un lien désigne une interface de routeur. Les informations relatives à l'état de ces liens sont appelées
état de liens.
Examinez la topologie de la figure. Tous les routeurs de la topologie vont effectuer le processus de routage à état
de liens générique qui suit pour atteindre un état de convergence :
1. Chaque routeur prend connaissance de ses propres liens et des réseaux qui lui sont connectés directement.
Cette opération s'effectue en détectant qu'une interface se trouve dans l'état up.
2. Chaque routeur est responsable de la détection de ses voisins sur les réseaux connectés directement. Les
routeurs à état de liens effectuent cette détection en échangeant des paquets Hello avec d'autres routeurs à état
de liens situés sur des réseaux connectés directement.
3. Chaque routeur construit un paquet LSP (Link-State Packet) contenant l'état de chacun des liens connectés
directement. Il procède en enregistrant toutes les informations pertinentes sur chaque voisin, notamment l'ID du
voisin, le type de lien et la bande passante.
4. Chaque routeur inonde tous les voisins avec des paquets LSP. Les voisins stockent tous les paquets LSP
reçus dans une base de données. Ensuite, ils diffusent les paquets LSP à leurs voisins jusqu'à ce que tous les
routeurs de la zone aient reçu ceux-ci. Chaque routeur stocke une copie de chaque LSP reçu de ses voisins dans
une base de données locale
5. Chaque routeur utilise la base de données pour élaborer une carte complète de la topologie et calcule le
meilleur chemin vers chaque réseau de destination. Le routeur possède ainsi une carte complète s'apparentant à
une carte routière de l'ensemble des destinations de la topologie et des routes pour les atteindre. L'algorithme
SPF sert à construire la carte de la topologie et à déterminer le meilleur chemin vers chaque réseau.
Remarque : ce processus est identique à la fois pour OSPF pour IPv4 et OSPF pour IPv6. Les exemples de
cette section font référence au protocole OSPF pour IPv4.
Sar 46
La première étape du processus de routage à état de liens consiste à faire en sorte que chaque routeur prenne
connaissance de ses propres liens et de ses propres réseaux connectés directement. Lorsqu'une interface de
routeur est configurée avec une adresse IP et un masque de sous-réseau, elle devient partie intégrante de ce
réseau.
Consultez la topologie dans la Figure 1. Dans le cadre de cette discussion, supposons que le routeur R1 ait
préalablement été configuré et dispose d'une connectivité totale avec tous les voisins. Toutefois, une brève
coupure de courant est survenue sur le routeur R1 et ce dernier a dû redémarrer.
Pendant le démarrage, R1 charge le fichier de configuration initiale qui a été enregistré. Lorsque les interfaces
précédemment configurées deviennent actives, R1 prend connaissance de ses propres réseaux connectés
directement. Quels que soient les protocoles de routage utilisés, ces réseaux connectés directement figurent à
présent comme entrées dans la table de routage.
Comme pour les protocoles à vecteur de distance et les routes statiques, l'interface doit être correctement
configurée avec une adresse IPv4 et un masque de sous-réseau, et le lien doit être à l'état actif (up) avant que le
protocole de routage à état de liens puisse le détecter. Comme avec les protocoles à vecteur de distance,
l'interface doit être incluse dans une des instructions de configuration de routeur network avant de pouvoir
participer au processus d'état de liens.
Le type de réseau, par exemple Ethernet (diffusion) ou lien série point à point
Le coût du lien
Remarque : l'implémentation Cisco du protocole OSPF indique la métrique de routage OSPF comme coût du lien
basé sur la bande passante de l'interface de sortie. Pour les besoins de ce chapitre, nous emploierons des
valeurs de coût arbitraires pour simplifier la démonstration.
Sar 47
La deuxième étape du processus de routage à état de liens consiste à faire en sorte que chaque routeur se
charge de répondre à ses voisins sur les réseaux connectés directement.
Les routeurs avec protocoles de routage à état de liens utilisent le protocole Hello pour détecter les voisins sur
ses liens. Un voisin est un routeur qui prend en charge le même protocole à état de liens.
Cliquez sur Lecture dans la figure pour voir une animation sur le processus de découverte de voisins à état de
liens à l'aide de paquets Hello.
Dans l'animation, R1 envoie des paquets hello à partir de ses liens (interfaces) pour détecter la présence de
voisins. R2, R3 et R4 répondent au paquet Hello avec leurs propres paquets Hello, les routeurs étant configurés
avec le même protocole de routage à état de liens. Il n'y a pas de voisin sur l'interface FastEthernet 0/0. Comme
R1 ne reçoit pas de paquet Hello sur cette interface, il ne poursuit pas les étapes de processus de routage à état
de liens sur le lien FastEthernet 0/0.
Lorsque deux routeurs à état de liens apprennent qu'ils sont voisins, ils forment une contiguïté. Ces
petits paquets Hello continuent de s'échanger entre deux voisins contigus, et font office de fonction de veille pour
surveiller l'état du voisin. Si un routeur cesse de recevoir des paquets Hello d'un voisin, ce dernier est considéré
comme injoignable et la contiguïté est interrompue.
Sar 48
La troisième étape du processus de routage à état de liens consiste à faire en sorte que chaque routeur
construise un LSP (Link-State Packet) contenant l'état de chaque lien connecté directement.
Une fois qu'un routeur a établi des contiguïtés, il est en mesure de créer des paquets LSP contenant des
informations à état de liens par rapport à ses propres liens. Une version simplifiée du paquet LSP de R1 affiché
dans la figure contient les éléments suivants :
Sar 49
La quatrième étape du processus de routage à état de liens consiste à faire en sorte que chaque routeur diffuse
le LSP à tous ses voisins, qui vont alors stocker l'ensemble des LSP reçus dans une base de données.
Chaque routeur diffuse ses informations d'états de liens à l'ensemble des routeurs à état de liens dans la zone de
routage. Lorsqu'un routeur reçoit un paquet LSP d'un routeur du voisinage, il l'envoie immédiatement à toutes les
autres interfaces, sauf à celle qui l'a reçu au départ. Ce processus crée un effet de diffusion de LSP à partir de
tous les routeurs de la zone de routage.
Cliquez sur Lecture dans la figure pour voir une animation sur l'inondation de paquets LSP.
Dans l'animation, notez la façon dont les paquets LSP sont diffusés presque immédiatement après avoir été
reçus sans calculs intermédiaires. Les protocoles de routage à état de liens calculent l'algorithme SPF au terme
de l'inondation. Par conséquent, les protocoles de routage à état de liens parviennent à une convergence très
rapidement.
Souvenez-vous que les paquets LSP n'ont pas besoin d'être envoyés de façon périodique. Un LSP doit être
envoyé uniquement :
Lors du démarrage initial du processus de protocole de routage sur ce routeur (par exemple, le
redémarrage du routeur)
Lorsque la topologie a été modifiée (par exemple, en cas d'activation ou de désactivation d'un lien ou
d'établissement ou de rupture d'une contiguïté entre voisins)
Outre les données d'état de liens, un paquet LSP contient également d'autres informations, par exemple des
numéros d'ordre et des données chronologiques, afin d'aider à gérer le processus d'inondation. Ces informations
sont utilisées par chaque routeur pour déterminer si celui-ci a déjà reçu le paquet LSP provenant d'un autre
routeur ou si le paquet LSP contient de nouvelles informations, par rapport à la base de données d'états de liens.
Ce processus permet à un routeur de conserver uniquement les informations à jour dans sa base de données
d'états de liens.
Sar 50
L'étape finale du processus de routage d'état de liens est la suivante : chaque routeur utilise la base de données
pour créer une carte topologique complète et calcule le meilleur chemin vers chaque réseau de destination.
Par la suite, tous les routeurs reçoivent un paquet LSP de chaque autre routeur à état de liens dans la zone de
routage. Les LSP sont stockés dans la base de données d'états de liens.
Lorsque la base de données d'états de liens est complète, R1 peut utiliser cette dernière ainsi que
l'algorithme SPF (short path first) pour calculer le chemin préféré ou le plus court de chaque réseau résultant
dans l'arborescence SPF.
Sar 51
Chaque routeur de la zone de routage utilise la base de données d'états de liens et l'algorithme SPF pour
construire l'arborescence SPF.
Par exemple, grâce aux informations d'état de liens de tous les autres routeurs, R1 est en mesure de construire
une arborescence SPF du réseau. Pour commencer, l'algorithme SPF interprète les paquets LSP de chaque
routeur pour identifier les réseaux et les coûts associés.
Dans les Figures 2 à 5, R1 continue à ajouter tous les réseaux inconnus et les coûts associés à
l'arborescence SPF. Notez que R1 ignore tous les réseaux qu'il a déjà identifiés.
L'algorithme SPF calcule ensuite les chemins les plus courts pour atteindre chaque réseau individuel résultant
dans l'arborescence SPF comme indiqué dans la Figure 6. R1 possède maintenant une topologie complète de la
zone d'état de liens.
Chaque routeur construit sa propre arborescence SPF indépendamment des autres routeurs. Pour garantir un
routage approprié, les bases de données d'états de liens utilisées pour élaborer ces arborescences restent
identiques sur tous les routeurs.
Sar 52
Grâce aux informations de plus court chemin déterminées par l'algorithme SPF, les chemins peuvent maintenant
être ajoutés à la table de routage. La figure illustre les routes qui ont été ajoutées à présent à la table de routage
IPv4 de R1.
La table de routage contient également toutes les routes et tous les réseaux connectés directement provenant
d'autres sources, par exemple les routes statiques. Les paquets sont désormais acheminés en fonction de ces
entrées dans la table de routage.
Sar 53
Comme le montre la figure, les protocoles de routage à état de liens offrent plusieurs avantages par rapport aux
protocoles de routage à vecteur de distance.
Élaboration d'une carte topologique - Les protocoles de routage à état de liens créent une carte
topologique ou une arborescence SPF de la topologie du réseau. Les protocoles de routage à état de liens
échangeant des états de liens, l'algorithme SPF peut construire une arborescence SPF du réseau. En
utilisant l'arborescence SPF, chaque routeur peut déterminer le plus court chemin vers chaque réseau de
façon indépendante.
Convergence rapide - À la réception d'un paquet LSP, les protocoles de routage à état de liens diffusent
immédiatement le paquet LSP sur toutes les interfaces, à l'exception de celle sur laquelle il a reçu le
paquet LSP. En revanche, le protocole RIP doit traiter chaque mise à jour de routage et chaque mise à jour
de sa table de routage avant de les envoyer vers d'autres interfaces.
Mises à jour pilotées par événement - Après la diffusion initiale des paquets LSP, les protocoles de
routage à état de liens n'envoient un paquet LSP que lorsqu'un changement de topologie intervient. Ce
dernier ne contient que les informations relatives au lien concerné. Contrairement à certains protocoles de
routage à vecteur de distance, les protocoles de routage à état de liens n'envoient pas des mises à jour
périodiques.
Conception hiérarchique - Les protocoles de routage à état de liens utilisent le concept de zones.
Plusieurs zones créent une structure de réseau hiérarchique, ce qui permet une meilleure agrégation
(récapitulation) des routes et l'isolement des problèmes de routage dans une zone.
Les protocoles à état de liens présentent également quelques inconvénients en comparaison avec les protocoles
de routage à vecteur de distance :
Besoins en matière de mémoire - Les protocoles à état de liens nécessitent des capacités mémoire
supplémentaires pour créer et mettre à jour la base de données d'états de liens et l'arborescence SPF.
Besoins en matière de traitement - Les protocoles à état de liens peuvent également nécessiter
davantage de temps processeur que leurs homologues à vecteur de distance. L'algorithme SPF a besoin
de davantage de temps processeur que les algorithmes à vecteur de distance tels que Bellman-Ford, car
les protocoles à état de liens construisent une carte topologique complète.
Besoins en matière de bande passante - La diffusion de paquets à état de liens peut affecter la bande
passante disponible sur le réseau de plusieurs façons. Il se peut que cela ne se produise que pendant le
démarrage initial des routeurs, mais peut s'avérer problématique sur les réseaux instables.
Sar 55
Les protocoles de routage à état de liens modernes sont conçus pour minimiser les effets sur la mémoire, l'unité
centrale et la bande passante. L'utilisation et la configuration de plusieurs zones permettent de réduire la taille
des bases de données d'états de liens. Plusieurs zones permettent également de limiter la quantité de données à
état de liens diffusées sur un domaine et l'envoi des paquets LSP uniquement aux routeurs qui en ont besoin.
Lorsqu'une modification de la topologie se produit, seuls les routeurs de la zone concernée reçoivent le
paquet LSP et exécutent l'algorithme SPF. Cela peut permettre d'isoler un lien instable dans une zone spécifique
du domaine de routage.
Par exemple, dans la figure, il existe trois domaines de routage différents : zone 1, zone 0 et zone 51. Si un
réseau de la zone 51 tombe en panne, le paquet LSP contenant les informations sur le lien interrompu est
uniquement diffusé vers les autres routeurs de cette zone. Seuls les routeurs de la zone 51 doivent mettre à jour
leurs bases de données d'états de liens, ré-exécuter l'algorithme SPF, créer une nouvelle arborescence SPF et
mettre à jour leurs tables de routage. Les routeurs des autres zones découvrent que cette route est interrompue,
mais par un type de paquet LSP ne nécessitant pas la ré-exécution de leur algorithme SPF. Les routeurs des
autres zones peuvent mettre à jour leurs tables de routage directement.
Sar 56
Le protocole OSPF (Open Shortest Path First) est l'implémentation la plus répandue. Il a été conçu par le groupe
de travail OSPF de l'IETF (Internet Engineering Task Force). Le développement du protocole OSPF a commencé
en 1987 ; il en existe aujourd'hui deux versions :
OSPFv2- OSPF pour les réseaux IPv4 (RFC 1247 et RFC 2328)
Remarque : grâce à la fonctionnalité de familles d'adresses OSPFv3, OSPFv3 prend en charge à la fois les
protocoles IPv4 et IPv6.
Le protocole IS-IS a été conçu par l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et est décrit dans la norme
ISO 10589. La première version de ce protocole de routage a été développée par la Digital Equipment
Corporation (DEC) et est connue sous le nom de DECnet Phase V. Radia Perlman était le concepteur en chef du
protocole de routage IS-IS.
Il était à l'origine conçu pour l'ensemble de protocoles OSI et non pour TCP/IP. Par la suite, Integrated IS-IS, ou
Dual IS-IS, a intégré la prise en charge des réseaux IP. Bien qu'IS-IS soit connu comme le protocole de routage
de la plupart des FAI et opérateurs télécom, un nombre croissant de sociétés commencent à l'utiliser.
Les protocoles OSPF et IS-IS ont beaucoup de points communs, mais présentent également de nombreuses
différences. OSPF et IS-SF ont chacun leurs partisans, qui discutent et débattent des avantages respectifs d'un
protocole de routage sur l'autre. Les deux protocoles offrent les fonctions de routage nécessaires.
Sar 57
La topologie illustrée dans la Figure 1 est utilisée comme topologie de référence pour cette section. Notez que
dans la topologie :
R1 est le routeur de périphérie qui se connecte à Internet. Par conséquent, il propage une route statique
par défaut vers R2 et R3.
R1, R2 et R3 contiennent des réseaux discontinus séparés par un autre réseau par classe.
La Figure 2 affiche la table de routage IPv4 de R1 avec des routes connectées directement, statiques et
dynamiques.
Remarque : la hiérarchie de table de routage de Cisco IOS était à l'origine mise en œuvre avec le schéma de
routage par classe. Bien que la table de routage incorpore à la fois l'adressage par classe et sans classe, la
structure globale se base toujours sur le schéma par classe.
Sar 58
Comme indiqué dans la Figure 1, la table de routage de R1 contient trois réseaux connectés directement.
Remarquez que deux entrées de la table de routage sont automatiquement créées lorsqu'une interface de
routeur active est configurée avec une adresse IP et un masque de sous-réseau.
La Figure 2 illustre une des entrées de la table de routage sur R1 pour le réseau connecté directement
172.16.1.0. Ces entrées ont été automatiquement ajoutées à la table de routage lorsque l'interface
GigabitEthernet 0/0 a été configurée et activée. Les rapports contiennent les informations suivantes :
Origine de la route : indique comment la route a été apprise. Les interfaces connectées directement ont
deux codes d'origine de la route. C signale un réseau connecté directement. Les réseaux connectés
directement sont automatiquement créés lorsqu'une interface est configurée à l'aide d'une adresse IP et
activée. L indique qu'il s'agit d'une route locale. Les routes locales sont automatiquement créées chaque
fois qu'une interface est configurée avec une adresse IP et est activée.
Réseau de destination : adresse du réseau distant et façon dont ce réseau est connecté.
Interface de sortie : identifie l'interface de sortie à utiliser lors du transfert de paquets au réseau de
destination.
Remarque : les entrées de la table de routage locale ne sont pas apparues dans les tables de routage avant la
version 15 d'IOS.
Un routeur comporte généralement plusieurs interfaces configurées. La table de routage stocke des informations
à la fois sur les routes connectées directement et les routes distantes. Comme avec les réseaux connectés
directement, la source de la route indique comment la route a été découverte. Par exemple, les codes courants
des réseaux distants sont les suivants :
S – Indique que la route a été créée manuellement par un administrateur pour atteindre un réseau
spécifique. Il s'agit d'une route statique.
D – Indique que la route a été apprise dynamiquement à partir d'un autre routeur au moyen du protocole de
routage EIGRP.
O – Indique que la route a été apprise dynamiquement à partir d'un autre routeur au moyen du protocole de
routage OSPF.
R – Indique que la route a été apprise dynamiquement à partir d'un autre routeur au moyen du protocole de
routage RIP.
Sar 59
La figure illustre une entrée de table de routage IPv4 sur R1 pour la route vers le réseau distant 172.16.4.0 sur
R3. L'entrée identifie les informations suivantes :
Métrique : indique la valeur attribuée pour atteindre le réseau distant. Les valeurs inférieures indiquent les
routes préférées.
Tronçon suivant : indique l'adresse IPv4 du prochain routeur auquel transférer le paquet.
Horodatage de route : détermine à quel moment la route a été détectée pour la dernière fois.
Interface de sortie : identifie l'interface de sortie à utiliser pour transférer un paquet vers la destination
finale.
Sar 60
La table de routage
Routes IPv4 apprises dynamiquement
Une table de routage créée de façon dynamique fournit de nombreuses informations, comme le montre la figure.
Par conséquent, il est essentiel de comprendre le résultat généré par la table de routage. Des conditions
spéciales sont appliquées lors de la présentation du contenu d'une table de routage.
La table de routage IP Cisco n'est pas une base de données linéaire. La table de routage est en fait une structure
hiérarchique utilisée pour accélérer le processus de recherche lors de la localisation de routes et du transfert de
paquets. La hiérarchie de cette structure comprend plusieurs niveaux.
meilleure route
route de niveau 1
route parent de niveau 1
routes enfant de niveau 2
sar 62
Une meilleure route est une entrée de table de routage qui contient soit une adresse IPv4 de tronçon suivant, soit
une interface de sortie. Les routes connectées directement, les routes apprises de manière dynamique et les
routes locales sont considérées comme étant de meilleures routes.
Dans la figure, les zones mises en évidence sont des exemples de meilleures routes. Notez que toutes ces
routes spécifient une adresse IPv4 de tronçon suivant ou une interface de sortie.
Sar 63
Une route de niveau 1 est une route possédant un masque de sous-réseau inférieur ou égal au masque par
classe de l'adresse réseau. Par conséquent, une route de niveau 1 peut être :
Une route de réseau : une route de réseau est une route dotée d'un masque de sous-réseau égal à celui
du masque par classe.
Une route de super-réseau : une route de super-réseau est une adresse réseau avec un masque inférieur
au masque par classe, par exemple une adresse récapitulative.
Une route par défaut : une route par défaut est une route statique avec l'adresse 0.0.0.0/0.
La source d'une route de niveau 1 peut être un réseau connecté directement, une route statique ou un protocole
de routage dynamique.
La Figure 1 illustre en quoi les routes de niveau 1 sont également de meilleures routes.
Sar 64
Comme le montre la Figure 1, une route parent de niveau 1 est une route réseau de niveau 1 divisée en sous-
réseaux. Une route parent ne peut jamais être une meilleure route.
La Figure 2 illustre les routes parent de niveau 1 dans la table de routage de R1. La table de routage fournit
essentiellement un en-tête pour les sous-réseaux spécifiques qu'elle contient. Chaque entrée affiche l'adresse
réseau par classe, le nombre de sous-réseaux et le nombre de masques de sous-réseau différents correspondant
aux subdivisions de l'adresse par classe.
Sar 65
Une route enfant de niveau 2 est une route correspondant à un sous-réseau d'une adresse réseau par classe.
Comme le montre la Figure 1, une route parent de niveau 1 est une route réseau de niveau 1 divisée en sous-
réseaux. Les routes parent de niveau 1 contiennent des routes enfant de niveau 2, comme illustré dans la
Figure 2.
À l'instar d'une route de niveau 1, la source d'une route de niveau 2 peut être un réseau connecté directement,
une route statique ou une route apprise dynamiquement. Les routes enfant de niveau 2 sont également de
meilleures routes.
Remarque : n'oubliez pas que la hiérarchie des tables de routage dans Cisco IOS se base sur un schéma de
routage par classe. Une route parent de niveau 1 est l'adresse réseau par classe de la route de sous-réseau.
Cela est vrai même si un protocole de routage sans classe est la source de la route de sous-réseau.
Sar 66
Lorsqu'un paquet arrive sur une interface de routeur, le routeur examine l'en-tête IPv4, identifie l'adresse IPv4 de
destination et poursuit avec le processus de recherche de routeur.
Dans la Figure 1, le routeur examine les routes réseau de niveau 1 à la recherche de la meilleure
correspondance avec l'adresse de destination du paquet IPv4.
1. Si la meilleure correspondance est une meilleure route de niveau 1, la route est alors utilisée pour transférer le
paquet.
2. Si la meilleure correspondance est une route parent de niveau 1, passez à l'étape suivante.
Dans la Figure 2, le routeur examine les routes enfant (les routes de sous-réseau) de la route parent à la
recherche d'une meilleure correspondance.
3. En cas de correspondance avec une route enfant de niveau 2, ce sous-réseau est utilisé pour transférer le
paquet.
4. Si vous ne trouvez pas de correspondance avec une route enfant de niveau 2, passez à l'étape suivante.
Dans la Figure 3, le routeur continue à rechercher des routes de super-réseau de niveau 1 dans la table de
routage, y compris la route par défaut, le cas échéant.
5. En cas de correspondance inférieure avec une route de super-réseau de niveau 1 ou une route par défaut, le
routeur utilise maintenant cette route pour transférer le paquet.
6. En cas d'absence de correspondance avec une route de la table de routage, le routeur supprime le paquet.
Remarque : une route référençant uniquement une adresse IP de tronçon suivant mais pas d'interface de sortie
doit être convertie en route avec une interface de sortie. Une recherche récurrente est effectuée sur l'adresse IP
de tronçon suivant jusqu'à ce que la route soit convertie en interface de sortie.
Sar 68
Qu'entend-on par le routeur doit trouver la meilleure correspondance dans la table de routage ? La meilleure
correspondance est égale à la correspondance la plus longue.
Pour obtenir une correspondance entre l'adresse IPv4 de destination d'un paquet et une route de la table de
routage, l'adresse IPv4 du paquet et la route de la table de routage doivent partager un certain nombre de bits les
plus à gauche identiques. Le masque de sous-réseau de la route dans la table de routage permet de déterminer
le nombre minimum de bits les plus à gauche qui doivent correspondre. N'oubliez pas qu'un paquet IPv4 ne
contient que l'adresse IPv4, et non le masque de sous-réseau.
La meilleure correspondance est la route de la table de routage qui possède le plus grand nombre de bits les plus
à gauche correspondants à ceux de l'adresse IPv4 de destination du paquet. La route dotée du plus grand
nombre de bits les plus à gauche correspondants (ou la plus longue correspondance) constitue toujours la route
préférée.
Dans la figure, un paquet est destiné à 172.16.0.10. Le routeur a trois routes possibles qui correspondent à ce
paquet : 172.16.0.0/12, 172.16.0.0/18 et 172.16.0.0/26. Parmi les trois routes, 172.16.0.0/26 est celle qui
présente la plus longue correspondance et elle est donc choisie pour transférer le paquet. N'oubliez pas qu'une
route est une correspondance lorsqu'elle possède au minimum le nombre de bits correspondants indiqués par le
masque de sous-réseau de la route.
Sar 69
La table de routage
Analyse d'une table de routage IPv6
Les composants de la table de routage IPv6 sont très similaires à ceux de la table de routage IPv4. Par exemple,
elle est peuplée au moyen d'interfaces connectées directement, de routes statiques et de routes apprises de
manière dynamique.
Étant donné que le protocole IPv6 est sans classe par sa conception, toutes les routes sont effectivement des
meilleures routes de niveau 1. Il n'y a aucun parent de niveau 1 pour les routes enfant de niveau 2.
La topologie illustrée dans la figure est utilisée comme topologie de référence pour cette section. Notez que dans
la topologie :
R1, R2 et R3 sont configurés dans une topologie à maillage global. Tous les routeurs ont des chemins
redondants vers divers réseaux.
R2 est le routeur de périphérie et se connecte au FAI ; toutefois, une route statique par défaut n'est pas
annoncée.
Le protocole EIGRP pour IPv6 a été configuré sur l'ensemble des trois routeurs.
Sar 71
La table de routage de R1 est illustrée dans la Figure 1 à l'aide de la commande show ipv6 route. Bien que
les résultats de la commande s'affichent de façon légèrement différente par rapport à la version IPv4, ils
contiennent toujours les informations de route appropriées.
La Figure 2 met en évidence les entrées du réseau connecté et de la table de routage locale des interfaces
connectées directement. Les trois entrées ont été ajoutées lorsque les interfaces ont été configurées et activées.
Comme le montre la Figure 3, les entrées de route connectées directement affichent les informations suivantes :
Origine de la route : indique comment la route a été apprise. Les interfaces connectées directement ont
deux codes sources de route (« C » identifie un réseau connecté directement tandis que « L » indique qu'il
s'agit d'une route locale.)
Distance administrative : indique la fiabilité de l'origine de la route. L'IPv6 utilise les mêmes distances que
l'IPv4. La valeur 0 indique la meilleure source et la plus fiable.
Métrique : indique la valeur attribuée pour atteindre le réseau distant. Les valeurs inférieures indiquent les
routes préférées.
Interface de sortie : identifie l'interface de sortie à utiliser lors du transfert de paquets au réseau de
destination.
Remarque : les liens série ont des bandes passantes de référence configurées pour observer la façon dont les
métriques EIGRP permettent de sélectionner la meilleure route. La bande passante de référence n'est pas une
représentation réaliste des réseaux actuels. Elle permet uniquement de fournir une indication visuelle de la
vitesse des liens.
Sar 72
La Figure 1 met en évidence les entrées de la table de routage pour les trois réseaux distants (c'est-à-dire, le
LAN de R2, le LAN de R3, et le lien entre R2 et R3). Les trois entrées ont été ajoutées par le protocole EIGRP.
La Figure 2 illustre une entrée de table de routage sur R1 pour la route vers le réseau distant
2001:DB8:CAFE:3::/64 sur R3. L'entrée identifie les informations suivantes :
Origine de la route : indique comment la route a été apprise. Les codes courants sont O (OSPF), D
(EIGRP), R (RIP) et S (route statique).
Distance administrative : identifie la fiabilité de la route source. L'IPv6 utilise les mêmes distances que
l'IPv4.
Métrique : indique la valeur attribuée pour atteindre le réseau distant. Les valeurs inférieures indiquent les
routes préférées.
Tronçon suivant : indique l'adresse IPv6 du prochain routeur auquel transférer le paquet.
Interface de sortie : identifie l'interface de sortie à utiliser pour transférer un paquet vers la destination
finale.
Lorsqu'un paquet IPv6 arrive sur une interface de routeur, le routeur examine l'en-tête IPv6 et identifie
l'adresse IPv6 de destination. Le routeur passe ensuite au processus de recherche du routeur suivant.
Le routeur examine les routes réseau de niveau 1 à la recherche de la meilleure correspondance avec l'adresse
de destination du paquet IPv6. Tout comme pour le protocole IPv4, la plus longue correspondance est la
meilleure correspondance. Par exemple, s'il existe plusieurs correspondances dans la table de routage, le routeur
choisit la route présentant la plus longue correspondance. Une correspondance est obtenue en associant les bits
les plus à gauche dans l'adresse IPv6 de destination du paquet au préfixe et à la longueur de préfixe IPv6 dans la
table de routage IPv6.
Sar 73
Résumé
Résumé
Après avoir étudié les concepts présentés dans ce chapitre concernant l'IPv6, vous devriez être en mesure de lire
une table de routage facilement et d'interpréter les informations de routage IPv6 qui y sont répertoriées.
Avec un partenaire, utilisez le diagramme de la table de routage IPv6 et le fichier PDF fournis pour cet exercice.
Comparez ensuite vos réponses avec celles d'au moins un autre groupe de la classe.
Les protocoles de routage dynamique sont utilisés par les routeurs pour faciliter l'échange d'informations de
routage entre des routeurs. Rôle des protocoles de routage dynamique : détection des réseaux distants,
actualisation des informations de routage, choix du meilleur chemin vers les réseaux de destination et capacité à
trouver un autre meilleur chemin si l'actuel n'est plus disponible. Tandis que les protocoles de routage dynamique
nécessitent moins de surcharge administrative que le routage statique, il est nécessaire de consacrer une partie
des ressources d'un routeur au fonctionnement du protocole, y compris le temps processeur et la bande passante
du lien réseau.
Les réseaux combinent généralement le routage dynamique et le routage statique. Le routage dynamique est le
meilleur choix pour les réseaux de grande taille et le routage statique est idéal pour les réseaux d'extrémité.
Les protocoles de routage sont chargés de découvrir les réseaux distants, ainsi que de gérer des informations
précises sur le réseau. En cas de modification affectant le routage de la topologie, les protocoles propagent ces
informations dans l'ensemble du domaine de routage. Le processus consistant à amener toutes les tables de
routage à un même état de cohérence, dans lequel tous les routeurs du même domaine ou de la même zone de
routage disposent d'informations complètes et précises sur le réseau, est appelé la convergence. Certains
protocoles de routage convergent plus rapidement que d'autres.
Les protocoles de routage peuvent être de différentes sortes : par classe ou sans classe, à vecteur de distance
ou à état de liens, et protocole IGP ou protocole EGP.
Les protocoles à vecteur de distance utilisent les routeurs comme « poteaux indicateurs » le long du chemin, et
ceci jusqu'à la destination finale. La seule information dont dispose un routeur à propos d'un réseau distant est la
distance ou métrique d'éloignement de ce réseau et le chemin ou l'interface à utiliser pour y accéder. Les
protocoles de routage à vecteur de distance ne disposent pas d'une véritable carte de la topologie du réseau.
Un routeur configuré avec un protocole de routage à état de liens peut créer un affichage complet ou une
topologie complète du réseau en recueillant des informations à partir de tous les autres routeurs.
Les protocoles de routage utilisent des métriques pour déterminer le meilleur chemin ou le chemin le plus court
pour atteindre un réseau de destination. Les métriques utilisées par les protocoles de routage varient en fonction
du protocole. En général, une métrique faible indique un chemin plus approprié. Les métriques peuvent être
déterminées par les sauts, la bande passante, le délai, la fiabilité et la charge.
Les routeurs découvrent parfois plusieurs routes vers le même réseau par l'intermédiaire de routes statiques et
de protocoles de routage dynamique. Lorsqu'un routeur découvre un réseau de destination via plusieurs sources
de routage, les routeurs Cisco utilisent la valeur de la distance administrative pour déterminer quelle source
utiliser. Chaque protocole de routage dynamique possède une valeur de distance administrative unique, il en va
de même pour les routes statiques et les réseaux directement connectés. Plus la valeur de la distance
administrative est faible, plus la source de la route est privilégiée. Un réseau connecté directement constitue
toujours la source préférée, suivi par les routes statiques, puis par les différents protocoles de routage
dynamique.
La commande show ip protocols affiche les paramètres de protocole de routage IPv4 actuellement
configurés sur le routeur. Pour le protocole IPv6, utilisez show ipv6 protocols.
Dans les protocoles de routage à état de liens tels que OSPF, un lien désigne une interface de routeur. Les
informations relatives à l'état de ces liens sont appelées état de liens. Tous les protocoles de routage à état de
liens appliquent l'algorithme de Dijkstra pour calculer le meilleur chemin pour la route. Cet algorithme est en
général désigné sous le nom d'algorithme SPF. Cet algorithme utilise le coût total de chaque chemin, de la
source à la destination, afin de déterminer le coût total de la route.
Sar 75