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Résumé de Texte N°1

Claude Bernard critique les théories dualistes de la vie qui voient les êtres comme des machines au service des autres, affirmant que chaque organisme a ses propres lois intrinsèques. Il soutient que la physiologie générale révèle une unité vitale entre les règnes animal et végétal, où chaque être vit pour lui-même et non pour autrui. Ainsi, la finalité des organismes ne doit pas être interprétée à travers le prisme de l'utilité humaine, mais plutôt comme une expression de leur propre existence.

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Résumé de Texte N°1

Claude Bernard critique les théories dualistes de la vie qui voient les êtres comme des machines au service des autres, affirmant que chaque organisme a ses propres lois intrinsèques. Il soutient que la physiologie générale révèle une unité vitale entre les règnes animal et végétal, où chaque être vit pour lui-même et non pour autrui. Ainsi, la finalité des organismes ne doit pas être interprétée à travers le prisme de l'utilité humaine, mais plutôt comme une expression de leur propre existence.

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FRANÇAIS-PHILOSOPHIE 2025/2026 LT- MOHAMMEDIA- CPGE- MP

THÈME : EXPÉRIENCES DE LA NATURE

RÉSUMÉ DE TEXTE N°1 (Texte de Claude Bernard)

Au point de vue philosophique, les théories dualistes de la vie ont eu pour objet de
nous montrer d'une manière saisissante les rapports des êtres dans les trois règnes de la
nature. Elles ont étudié surtout les conséquences de ces rapports et regardé chaque être
comme une machine travaillant au service d'autrui. Ces théories sont surtout empreintes
des considérations finalistes que l'homme ne peut s'empêcher d'exprimer lorsqu'il se fait le
centre des grands phénomènes cosmiques qui l'entourent : le règne minéral est le réservoir
général ; les végétaux travaillent pour les animaux, et le monde entier est fait pour l'homme,
qui en utilise les produits pour son bien-être matériel ou dans l'intérêt social. Par ce côté, ces
théories paraissent se relier à la vie pratique. C'est pourquoi on en a fait ((à l'agriculture, à
l'hygiène)), de nombreuses applications que nous n'avons pas à examiner ici.

Toutefois, nous pensons que ces vues théoriques qui reposent sur des résultats
évidents et incontestables ne répondent pas à la véritable conception physiologique des
phénomènes.

En effet, l'identification de l'organisme animal à un appareil dans lequel


s'engendrent des forces vives, à un fourneau dans lequel vient s'engouffrer et se brûler le
règne végétal, peut représenter une apparence extérieure ; mais ce n'est pas l'expression
physiologique d'une loi qui relierait la vie animale et végétale. Sans doute les animaux se
nourrissent de plantes, et les carnassiers1 des herbivores. Ces résultats qui assurent l'équilibre
cosmique sont les conséquences, ainsi que nous le montrerons plus tard, de la loi générale
de la lutte pour l'existence, d'après laquelle la nature ne peut engendrer la vie que par la
mort, la création par la destruction. Pour nous ces faits, quoique nécessaires, sont en réalité
accidentels et contingents dans leur déterminisme ; ils restent en dehors de la finalité
physiologique.

La loi de la finalité physiologique est dans chaque être en particulier et non hors
de lui : l’organisme vivant est fait pour lui-même, il a ses lois propres, intrinsèques. Il
travaille pour lui et non pour d'autres. ((Il n'y a rien dans la loi de l'évolution de l'herbe qui
implique qu'elle doit être broutée par l'herbivore ; rien dans la loi d'évolution de l'herbivore
qui indique qu'il doit être dévoré par un carnassier, rien dans la loi de végétation de la canne
qui annonce que son sucre devra sucrer le café de l'homme. Le sucre formé dans la betterave
n'est pas destiné non plus à entretenir la combustion respiratoire des animaux qui s'en
nourrissent ; il est destiné à être consommé par la betterave elle-même dans la seconde année
de sa végétation, lors de sa floraison et de sa fructification. L'œuf de poule n'est pas pondu
pour servir d'aliment à l'homme, mais bien pour produire un poulet, etc)). Toutes ces finalités

1
Le carnassier est un animal qui se nourrit exclusivement de viande crue, de proie vivante.

1
utilitaires à notre usage sont des œuvres qui nous appartiennent et qui n'existent point
dans la nature en dehors de nous. La loi physiologique ne condamne pas d'avance les êtres
vivants à être mangés par d'autres ; l'animal et le végétal sont créés pour la vie. [...]

En résumé, la physiologie2 générale, qui ne considère la vie que dans ses


phénomènes essentiels et généraux, ne nous permet pas d'admettre une dualité des
animaux et des végétaux, une physiologie animale et une physiologie végétale distinctes.
Il n'y a qu'une seule manière de vivre, qu'une seule physiologie pour tous les êtres vivants :
c'est la physiologie générale qui conclut à l'unité vitale dans les deux règnes.

Claude Bernard, Leçons sur les phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux, 1885

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La biographie de l’auteur : Claude Bernard est un physiologiste français (né dans le Rhône en 1813
et mort à Paris en 1878). Après des études médicales à Paris, il obtient son doctorat de médecine en
1843. Il devient, en 1868, professeur de physiologie comparée au Muséum de Paris. Pour lui, l'étude
du corps humain et la réflexion religieuse doivent rester indépendantes. De fait, la vision de la science,
telle qu’il la défend dans ses écrits, est expérimentale, positiviste (la connaissance vient de l'expérience
et doit s'appuyer sur des faits réels, vérifiables), sans pour autant nier l'existence de Dieu. Il écrit que
“la connaissance médicale découle de l'observation rationnelle des phénomènes”; il rejoint ainsi les
théories déterministes selon lesquelles tout phénomène biologique est régi par des lois naturelles,
prévisibles. Il a notamment influencé le médecin et philosophe Canguilhem.

Pour vous aider, nous avons mis :


En Gras, les idées qu’il est indispensable de conserver.
Souligné, les connecteurs logiques importants.
En Italique, les éléments d’énonciation et les modalisateurs.
Entre parenthèses (…), les exemples illustratifs qu’il ne faut pas reprendre.

2
La physiologie est une branche de la biologie qui étudie le fonctionnement des organismes vivants, humains,
végétaux ou animaux. Elle se concentre sur les fonctions et les propriétés des tissus, des organes, des cellules et
des molécules.
La physiologie générale est une branche de la physiologie qui étudie les fonctions vitales communes à tous les
êtres vivants.

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